Bulletin officiel de l'exposition universelle de 1889
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- 4e Année. — 2e Série
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- Le Numéro : 15 centimes.
- Numéro Spécimen.
- BULLETIN OFFICIEL tau*
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LA DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements..............
- Étranger, le port en sus.
- 20 fr.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Annonces....................... la ligne 3 fr.
- Réclames....................... — 5 »
- Fait divers.................... — 10 »
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : A nos anciens abonnés. — Partie officielle : Arrêté. — Partie non officielle : Bulletin officiel quotidien illustré. — 1884-1889, Georges Robert. — Chronique en zig-zags. — Echos. — A travers l’Exposition, Guy Lort, — Les Bons de l’Exposition, Paul Talbot. — Nouvelles diverses. — L’Opéra-Comique au Grand-Théâtre de l’Exposition. —La Publicité à l’Exposition, Jehan.— Théâtres. — Réclames et Annonces.
- VUE INTÉRIEURE
- DU
- PALAIS
- DES
- MACHINES
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
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- A nos Anciens Abonnés
- A partir du 1er mai, nous ferons paraître deux éditions du « Bulletin officiel » :
- 1° L’édition hebdomadaire actuelle, qui sera servie à nos anciens abonnés comme par le passé;
- 2° Une édition quotidienne illustrée, avec format agrandi.
- Le prix de l’abonnement à l’édition quotidienne est de20 francs pour toute la durée de l’Exposition. Cèux de nos abonnés actuels qui désireraient recevoir l’édition quotidienne, au lieu de l’édition hebdomadaire, devront nous adresser, par mandat-poste, la différence entre le prix des deux abonnements, calculée sur le temps que leur abonnement actuel à encore à courir.
- PARTIE OFFICIELLE
- Par arrêté, en date du2 avril 1889,M. Alphand, Commissaire-général des Fêtes dù Centenaire, a nommé, sur la présentation de la commission de contrôle des Fêtes :
- Vice-Président s de cette Commission : MM. Georges Berger, Ghautemps, le Général Coste et Charles Garnier ;
- Président du Comité d’Etudes : M. Antonin Proust ;
- Secrétaire du Comité d’Etudes : M. Brown;
- Secrétaire-adjoint : M. Saillard ;
- Ingénieur des Fêtes : M. Lion ;
- Architecte des Fêtes qui seront données au Palais de l’Industrie : M. Thomas ;
- Chef du Bureau des Fêtes : M. Saillard ;
- Sous-chef de ce bureau : M. Saunois de Chavert.
- PARTIE NON OFFICIELLE
- DEUXIÈME SÉRIE
- Le Bulletin officiel, créé en vertu d’une décision ministérielle du 7 octobre 1886, a rempli la première partie cle son programme.
- Depuis près de trois années il a publié tous les documents officiels relatifs à l’Exposition universelle de 1889.
- Lois, décrets, arrêtés, décisions, avis, communications, nominations, formations de comités et de commissions, nominations de jurys et de délégations; toute la documentation se trouve donc renfermée dans la première Série du Bulletin officiel hebdomadaire.
- Cette Série constitue le recueil le plus complet et le plus précieux des documents qui ont vu le jour avant T ouverture de l’Exposition universelle. Dans le passé, le Bulletin officiel a été le journal qui a enregistré, jusque dans leurs moindres détails, les phénomènes de la période de formation de la grande manifestation nationale de 1889.
- De la période laborieuse de formation, l’Exposition universelle va, dans quelques
- jours, entrer dans la phase éclatante de l’épanouissement.
- Le Bulletin offciel, né avec l’Exposition universelle, doit se transformer avec elle et comme elle.
- Il a été à peu près exclusivement documentaire. Il va, sans abandonner son rôle officiel, devenir un journal vivant et mondain, de reportage et d’actualité.
- Hebdomadaire jusqu’à ce jour, il va, dès l’ouverture de l’Exposition, devenir quotidien illustré.
- Jusqu’à ce jour, les illustrations, fort belles sans doute, publiées par le Bulletin offciel hebdomadaire, n’ont été en quelque sorte que la suite graphique donnée aux documents qui l’absorbaieut.
- Le Bulletin officiel, devenu quotidien illustré, consacrera ses illustrations à l’actualité, au fait du jour, aux événements mondains aussi bien qu’aux cérémonies et aux événements officiels. Elles représenteront les édifices de l’Exposition (après achèvement) et toutes les manifestations de l’art et de l’industrie.
- Cette seconde Série du Bulletin offciel sera donc, après la clôture de l’Exposition :
- Par le texte, le plus complet recueil de documents officiels et l’assemblage le plus curieux elle plus intéressant des récits des fêtes, des solennités, de conférences, de réunions, des distributions de récompenses, de plaisirs, de représentations, de concours qui se produiront pendant le semestre féerique de la durée de l’Exposition de 1889;
- Par les gravures, il constituera un Album somptueux de plusieurs centaines de planches.
- Le volume du Bulletin Offciel quotidien illustré sera le plus beau et leplus précieux « souvenir » de l’Exposition.
- La partie graphique, dirigée par M. Charles Lallemand, sera exécutée par nos meilleurs dessinateurs, avec le concours du photographe de l’Exposition, qui n’est autre que M. Pierre Petit, dont le nom seul est synonyme de célébrité. C’est à lui qu’il incombera de surprendre par l’instantanéïté de ses objectifs les fêtes et les cérémonies de l’Exposition.
- La rédaction du Bulletin offciel quoti-tidien est confiée aux meilleurs écrivains; son information est mise aux mains de maîtres reporters.
- Chaque jour le numéro du Bulletin officiel contiendra :
- Une partie officielle;
- Une Chronique d’actualité ;
- Des échos;
- Une Chronique mondaine;
- Une Promenade à travers l’Exposition;
- Des nouvelles diverses ;
- Le compte-rendu des réunions, conférences, auditions, et les procès-verbaux des assemblées de Sociétés diverses ;
- Le compte-rendu des représentations théâtrales et des concerts de l’Exposition ;
- L’annonce des fêtes, représentations, conférences et réunions du lendemain ;
- Les renseignements utiles, moyens de locomotion, tarifs divers, itinéraires, indi-
- cations indispensables ('pour les visiteurs, etc., etc.
- Et enfin tout ce que l’actualité pourra commander on inspirer.
- Chaque numéro du Bulletin offciel sera le vade-Ÿnecum, le guide quotidien des visiteurs de l’Exposition. Il aura, sur le guide rédigé à l’avance, l’avantage de la précision absolue, des renseignements pour le jour ou pour le lendemain, quelqu’imprévus qu’ils aient pu être.
- 1884-1889
- C’est dans le courant de 1884 qu’apparaît, pour la première fois, l’idée d’une Exposition destinée à célébrer l’anniversaire de la Révolution française.
- Certains voulaient qu’on confiât à l’initiative privée, toujours plus audacieuse que celle de l’Etat, le soin de donner à l’œuvre projetée les proportions rêvées' par l’imagination populaire.
- Finalement, M. Lockroy se prononça pour le-maintien à l’Etat de l’organisation et de la responsabilité de l’entreprise. Il considéra qu’il y avait un intérêt de premier ordre à édifier l’Exposition dans Paris même, et il choisit une fois de plus le Champ de Mars, avec le Trocadéro et toutes ses dépendances, comme offrant l’avantage de la proximité et de la facilité des communications. Il y ajouta, toutefois, l’Esplanade des Invalides, toute la longueur du quai d’Orsay, avec les berges de la Seine, de façon à constituer un ensemble assez vaste et d’une cohésion suffisante.
- Le 3 avril 1886, M. le Ministre du Commerce présentait aux Chambres un projet de loi dans ce sens ; et, trois mois après, le 6 juillet, paraissait-au Journal Offciel, la loi créatrice de l’Exposition. L’Etat, la Ville de Paris et une Société de garantie, composée des personnalités les plus importantes de la finance, de l’industrie et du commerce, participaient, dans une proportion déterminée, à l’organisation financière, dont le budget de dépenses était évalué à. 43 millions.
- Le 28 juillet, le Ministre. Commissaire général, prenait un arrêté plaçant à la tête de l’Exposition trois directeurs généraux : MM. Alphand, pour les travaux ; M. Georges Berger, pour l’exploitation ; M. Grison, pour les finances.
- M. Edouard Lockroy et ses trois collaborateurs se mirent immédiatement à l’œuvre.
- Le concours ouvert entre tous les architectes de France fit triompher le projet de MM. For-migé, Dutert et Bouvard, auxquels fut adjoint. M. Contamin, chargé, avec MM. Charton et Pierron, du contrôle des constructions métalliques.
- En même temps était approuvé le projet de la Tour de 300 mètres, conçu parM. Eiffel, très critiqué et très attaqué tout d’abord, surtout par certains artistes, mais que M. Lockroy, d’accord avec la grande masse du public, soutint envers et contre tous et fit définitivement adopter.
- Ceux qui, comme nous, ont assisté depuis trois ans, jour par jour, à l’enfantement et à la création de l’œuvre que M. le Président de la République doit présenter à la France et au monde le 6 mai prochain , peuvent seuls se rendre compte de la somme d’efforts, de talents, d’activité et d’énergie qu’il a fallu dépenser pour arriver à produire cet ensemble merveilleux. et gigantesque, qui constitue la plus magnifique Exposition offerte jusqu’ici à la curiosité et à l’admiration de l’Univers.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
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- Le ministre et les directeurs généraux déployèrent la plus grande ardeur à poursuivre la patriotique mission qu’ils avaient acceptée ; sans désespérer un seul instant, sans se laisser émouvoir par le pessimisme des uns, par la malveillance des autres, ils redoublèrent d’activité, ils multiplièrent les efforts, et le succès, se dessinant chaque jour davantage, vint bientôt leur prouver qu’ils avaient bien fait d’avoir -confiance dans le génie de la France.
- Caractère résolu, travailleur acharné, l’esprit •ouvert aux idées nouvelles et hardies, M. Al-phand donna immédiatement aux travaux une impulsion extraordinaire. Sous sa haute direction, sous celle de ses actifs collaborateurs, M. de Mallevoue, secrétaire général; M. Délions, secrétaire technique ; M. Rosier, chef du bureau technique; sous celle enfin de MM. Bouvard, Dutert, Formigé, Contamin, Charfcon et Pierron, brillamment secondés par une pléiade d’architectes de talent, MM. Gravigny, Bla-vette, Delyane, Hénard, Devienne, Morisset, Montel, etc., le Champ de Mars prit en peu de temps un aspect animé, les constructions s’élevèrent de toutes parts, en même temps que M. Eiffel, assisté de son gendre, M. Salles, de ses ingénieurs et de M. Compagnon, le diligent -et laborieux chef de service dont le concours lui a été si précieux, présidait à l’ascension vertigineuse de la tour de trois cents mètres.
- A l’Exploitation, M. Georges Berger communiquait à tous son ardeur et son entrain. Successivement à Lille, à Rouen, à Bordeaux, à Toulouse, dans les principales villes de France enfin, puis à Londres, à Bruxelles, il faisait des conférences, il provoquait la formation de commissions, il faisait appel au patriotisme des uns, à l’intérêt des autres, et déterminait autour de l’Exposition une utile agitation, qui devait en peu de temps porter ses fruits. Les représentants les plus éminents de l’industrie et du commerce, vivement stimulés par lui, se mettaient bientôt à la tête du mouvement, entraient dans les comités, et entraînaient après eux la grande masse du monde des affaires, d’abord irrésolu et hésitant. Les nations étrangères revenaient à de meilleures dispositions, grâce à l’intelligente initiative de l’infatigable directeur général, et les gouvernements même qui avaient refusé leur concours officiel, encourageaient la formation de commissions privées, destinées à recueillir les adhésions et à Rassurer la participation de leur pays à la grande entreprise française.
- Les demandes d’admission, qui s’étaient faites rares au début, arrivaient maintenant en foule, non seulement de France et d’Europe, mais de tous les points du monde ; et il fallait, pour essayer de donner satisfaction à tous, rechercher de nouveaux emplacements, utiliser des espaces que l’on avait cru pouvoir laisser vides, réduire le plus possible la superficie accordée à chaque puissance et à chaque exposant.
- Un état-major de collaborateurs distingués et dévoués secondait M. Georges Berger dans cette admirable campagne : M. Thurneyssen, secrétaire général, M. Monthiers, chef des sections françaises, MM. de Lacretelle et Marc Millas, chefs des sections étrangères, MM. Ossude et Dupuich, les inspecteurs si zélés et si actifs, à l’accueil si bienveillant et si aimable — qualité particulièrement appréciée par les exposants en quête de renseignements — M. Sédille, le brillant architecte, M. Yigreux, le savant ingénieur, etc., etc.
- Aux Finances, enfin, M.Grisou et son aimable secrétaire général, M. Savoye,apportaient, dans l’emploi des fonds, une méthode et une économie qui ont permis de couvrir, avec les seuls •crédits votés, toutes les dépenses prévues par les devis estimatifs des travaux.
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- Aujourd’hui, l’œuvre commencée il y a trois
- ans, sous de si défavorables auspices, est à peu près achevée, et l’on peut dire que le résultat a dépassé toutes les espérances.
- Les grands palais de l’Exposition se dressent imposants et magnifiques au milieu du Champ de Mars : Palais des machines, dont les prodigieuses fermes de 115 mètres, si hardiment conçues et exécutées par M. Contamin, vous étonnent et vous émeuvent à l’égal de la tour Eiffel ; Palais des industries diverses, avec son superbe dôme et ses galeries féériques d’entrée, en façade sur les jardins; Palais des Beaux-Arts et des Arts libéraux, si brillants, si gais, au caractère vraiment original et artistique.
- La tour Eiffel, en dépit de toutes les railleries, malgré les grèves et les mauvais présages, a atteint mathématiquement ses trois cents mètres au jour fixé par son éminent inventeur.
- Les jardins et les parcs sont parsemés d’une multitude de constructions : expositions spéciales, comme celles des aquarellistes et des pastellistes ; pavillons des nations américaines, les uns charmants et coquets comme ceux de la Bolivie et de la République Argentine, les autres plus sévères comme celui du Mexique ; Grand-Théâtre de l’Exposition (Palais des Enfants), dont la construction pleine de grâce et d’élégance fait grand honneur à l’habile architecte, M. Ulmann ; Théâtre des Folies -Parisiennes, etc., sans oublier le pavillon du Bulletin officiel.
- Sur le quai d’Orsay, l’Histoire de l’habitation, cette curieuse reconstitution entreprise par l’éminent artiste quia construit l’Opéra, M. Ch. Garnier, est entièrement achevée. Le Palais des produits alimentaires, jeté sur pilotis aux bords de la Seine, se termine rapidement, encore que les crues en aient quelque peu retardé les travaux. L’Exposition maritime estprête.Lespein-tres du Panorama de la Compagnie transatlantique ontdonné leurs derniers coups de pinceau à cette merveille de l’illusion. Les bâtiments consacrés à l’Exposition des Produits agricoles et horticoles sont à la disposition des exposants.
- A l’Esplanade des Invalides, enfin, les palais des pays de Protectorat, le Palais de l’Algérie, le Palais de l’Exposition tunisienne, dont l’infatigable Résident général à Tunis, M Massi-cault, a tenu à surveiller lui-même les derniers travaux; ies pavillons du Tonkin, de l’Annam. delà Cochinchine, du Cambodge; le palais du Ministère de la Guerre, le panorama Castellani, le Pavillon gastronomique, présentent au visiteur émerveillé l’aspect de leurs constructions bizarres et pittoresques, et lui donnent la perception d’un palais des « Mille et une Nuits » subitement sorti de terre à la face du rigide et imposant hôtel des Invalides.
- Partout règne une vie intense et agitée. Les exposants s’empressent au milieu de la fourmilière des ouvriers occupés à terminer les travaux, à construire des vitrines, à donner les dernières couches de peinture et de vernis. Les locomotives sifflent, remorquant, de la gare du Champ de Mars, des wagons chargés de marchandises. Les marteaux font rage dans le Palais des Machines, où les constructeurs travaillent à monter pièce à pièce les- moteurs puissants, les machines énormes qui doivent garnir l’immense hall et lui donner une physionomie prodigieusement mouvementée.
- A peine un calme relatif s’établit-il à l’heure du déjeûner quand la foule se précipite dans les restaurants, dont plusieurs sont ouverts depuis plus d’un mois ; dont les autres se disputent maintenant la clientèle des exposants, en attendant celle des provinciaux et des étrangers.
- Encore quelques jours, et ce gigantesque ensemble de bâtiments et de palais sera terminé, et M. Carnot pourra déclarer que l’Exposition Universelle de 1889 est ouverte.
- Ce magnifique résultat provoquera certainement l’admiration du monde. Les peuples re-
- connaîtront qu’elle n’est point dégénérée, la nation qui engendre, en si peu de temps et dans des circonstances aussi difficiles, une œuvre aussi considérable et aussi puissante.
- Les Français ont voulu faire grand, disait tout récemment un journal anglais.
- L’Exposition de 1889 sera, en effet, plus grande, dans toutes les acceptions du mot, que toutes celles qui l’ont précédée en France et à l’Etranger.
- Jamais édifices plus vastes n’auront été consacrés à une exposition. Jamais les constructeurs d’aucun pays du monde n’auront eu à leur disposition une salle comparable au Palais des Machines que leur offrent MM. Contamin et Dutert. Jamais ingénieur n’avait osé tenter d’élever une tour de trois cents mètres de hauteur.
- Jamais, non plus, un aussi grand nombre d’exposants, appartenant à des pays aussi divers, n’aura été réuni. Jamais, enfin, plus de distractions et de plaisirs n’auront été assurés aux visiteurs qui s’annoncent déjà, innombrables, de tous les points du globe.
- Car, si l’on a fait grand, on veut aussi faire gai. Le public s’était plaint que l’Exposition de 1878, si remarquable à divers titres, avait une allure un peu sévère, un peu triste même. On tient à éviter le même reproche, cette année. Sans compter les théâtres, dont nous avons parlé, une commission présidée par M. Alpliand élabore tout un programme de réjouissances, d’attractions, de banquets, de soirées musicales et dansantes. Les fêtes du soir seront, dit-on, merveilleuses. La lumière électrique, des fontaines lumineuses à l’aspect féérique et qui, à elles seules, constitueront un spectacle inconnu jusqu’à ce jour, éclaireront les palais et les jardins, et aussi la Tour Eiffel.
- Rien de pareil n’aura encore été vu.
- A la veille du jour où Paris et la France vont recueillir enfin les fruits de cette grandiose entreprise, il n’est que juste de rendre hommage à ceux qui avaient acccepté la mission de la mener à bien, et qui ont poursuivi leur tâche avec une inébranlable énergie, à travers toutes les vicissitudes et toutes les difficultés.
- Honneur d’abord à M. Edouard Lockroy, le Ministre qui a préparé et fait signer le projet d’Exposition, et qui, dès le premier jour, s’était appliqué, avec l’ardeur de sa nature enthousiaste et artiste, à l’exécution d’une œuvre qu’il s’était bien promis alors de conduire jusqu’à complet achèvemènt.
- Honneur aux Ministres du Commerce qui lui ont succédé, MM. Dautresme, Pierre Legrand, Tirard, qui se sont montrés ses dignes continuateurs.
- Honneur à MM. Alphand et Georges Berger, auxquels nous sommes plus spécialement redevables des magnifiques résultats obtenus. Honneur à M. Grison, qui leur a prêté le précieux concours de sa grande expérience administrative et financière.
- Honneur à MM. Bouvard, Formigé et Dutert. Honneur à M. Eiffel et à M. Contamin.
- Honneur enfin à tous ceux, grands ou petits, collaborateurs des travaux, de l’exploitation, des finances, qui ont travaillé à l’Exposition que nous allons inaugurer, et qui ont contribué, dans une proportion diverse, à son organisation et à sa réussite.
- Le gouvernement de la République décernera bientôt, à la plupart des organisateurs de l’Exposition de 1889, les récompenses dues à leur mérite et à leur succès. Qu’ils reçoivent, dès aujourd’hui, les félicitations de ceux qui, pendant trois ans, les ont vus à l’œuvre, et qui ont été témoins de leurs efforts, de leur activité et de leur patriotique dévouement.
- Georges Robert.
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- BULLETIN OFFICIEL I)E L’EXPOSITION DE 1889.
- ÉGHOB
- Le Ministre de la guerre vient de décider que les musiques militaires du gouvernement militaire de Paris se feront entendre, les mercredis et dimanches. de 4 heures à 6 heures du soir, dans les jardins de l’Exposition militaire à l’Esplanade des Invalides.
- La musique de la Garde républicaine jouera les premier et troisième mercredis de chaque mois.
- Ces concerts seront certainement très goûtés des visiteurs de l’Exposition universelle et ils augmenteront les éléments d’attraction déjà si nombreux de l’Exposition militaire.
- A
- Le dôme central des Expositions diverses est dégagé. C’est une pure merveille. Chaque jour des visiteurs ébahis stationnent sous cette coupole immense d’où la lumière tombe comme une pluie d’or à travers des merveilleux vitraux de Champigneulles.
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- Les danseuses de Sumatra sont en route. Elles voguent sur les océans, embarquées sur le Djemmah, et vont aborder à Marseille dans quelques jours. Que les vents et les flots soient favorables à ces ballerines des antipodes.
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- Le Soleil de Perse est levé pour nous. Le Schali de Perse est parti. Il a quitté ses états à l’heure présente. Le Gouvernement français s’est préoccupé d’offrir une résidence digne de ce prince d’Orient.
- •A
- La coupole du vestibule du Palais des machines, à l’extrémité de la galerie de 30 mètres est appréciable. C’est une merveille de grâce et de fraîcheur.
- A
- On estime à plus de dix mille les ouvriers qui travaillent en ce moment sur les divers chantiers de l’Exposition. Une armée ! Au Palais des machines, le bruit des marteaux et des machines est tel que c’est un roulement continu.
- Tout arrive! Avant hier, une jeune dame en état fort intéressant a été tellement saisie par la magnificence des constructions du Champ de Mars, qu’elle a été prise du mal d’enfant. Son mari n’a eu que le temps de faire approcher une voiture et de la conduire à son domicile, dans le quartier Marbeuf. La mère et l’enfant se portent bien.
- C’est presque dommage! Voyez-vous ce premier né de l’Exposition !
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- Chronique en zig-zags
- Nous voici arrivés à l’ouverture solennelle de l’Exposition. Il est d’usage de dire qu’une exposition n’est jamais prête à l’heure fixée. C’est d’ailleurs une sorte de coquetterie. Elle doit durer six mois, elle veut rester fraîche aussi longtemps que possible, elle retarde sa toilette, et cependant celle-là s’est plus hâtée que ses devancières; il y a bien çà et là quel-
- ques lacunes, on trouve dans les palais des vitrines vides, mais pendant que nous visiterons les palais déjà peuplés de leurs merveilles, les petits coins vides auront le temps de se meubler.
- Quelle activité règne en ce moment au Champ de Mars ! on dirait l’émigration d’une ville entière, c’est un pêle-mêle de caisses qu’on déballe et qui encombrent les galeries. Il s’agit bien, en effet, d’une ville entière qui s’installe, d’une ville avec ses maisons, ses palais, ses restaurants, ses attractions, ses théâtres et sa population internationale.
- On parle là toutes les langues, on coudoie toutes les nationalités, q.ui fraternisent dans le brouhaha de l’arrivée; les concurrents du grand tournoi pacifique, comme dirait M. Pernclion, se rendent mutuellement visite pour mesurer d’un coup d’œil les progrès accomplis par le voisin ; on signale la vitrine de M. X... qui contient quelque nouveauté inédite, et l’exposition de M. Y..., qui renferme des curiosités dont on parlera après-demain. Il y a des accumulations de richesses vraiment extraordinaires, la bijouterie est éblouissante. Il y a là des pierreries et des brillants d’une valeur inestimable ; aussi on me raconte que des gardiens spéciaux ont été préposés à la garde de ces joyaux, et que le plancher a été machiné de telle sorte, que la présence d’un imposteur, la nuit, fût signalée à l’avance et à distance. On ne pourra marcher la nuit dans les galeries avoisinantes de la bijouterie, sans que des sonneries électriques soient mises en mouvement et avertissent les gardiens. On nous montrera des jouets d’un admirable mécanisme, des jouets animés et des tentures et des draperies et des robes d’un luxe étonnant; les exposants sont là qui achèvent l’installation de leur vitrine.
- Les amateurs de répétition générale, qui sont aujourd’hui plus nombreux que les amateurs de premières, parce qu’il leur faut devancer les plus favorisés de la fortune, assiègent les bureaux de l’administration pour avoir un laissez-passer; c’est le jour du vernissage à huis-clos, ils veulent pouvoir donner leurs impressions avant tout le monde et surtout se vanter d’une faveur que leur persévérance, leur patience ou leur esprit d’intrigue a obtenue. On ne rencontre guère dans les galeries les sommités ou les illustrations du Tout-Paris, mais bien tout ce que la France et le monde renferme de grands commerçants et d’industriels considérables.
- M. Alphandestlà, qui examine toutes les constructions auxquelles on enlève les derniers échafaudages et M. Georges Berger passe la revue de toute son armée d’exposants. Je jette un coup d’œil dans le bâtiment de la direction générale des finances. M. Grison est assailli par les solliciteurs de cartes, permis, bien qu’il doit avoir dans ses bureaux, plus de 200,000 photographies d’exposants, de membres de comités et de membres dupersonnel. Les journalistes, à leur poste, parcourent toutes les salles, prennent des notes et recueillent des renseignements.
- Les restaurants et les cafés s’installent sous les arcades des Palais des Beaux-Arts et des Arts-Libéraux. Songez qu’il y aura de 80,000 à 100,000 visiteurs par jour, qu’il faudra substancer tous les estomacs et désaltérer tous les gosiers; des légions de garçons de café rangent les tables sur les terrasses, disposent les chaises ; d’innombrables tonneaux de bière et de vin sont entassés dans les caves. On dirait les préparatifs de quelque repas pantagruélique. C’est que l’Exposition sera une immense table d’hôte, et qu’il passera, par le Champ de Mars, plus de 20 millions de visiteurs.
- M. Alphand parcourt ses jardins. Il a transformé ce carré de sable, comme disait Edouard Lockroy, en un parc merveilleux; il est là, caressant ses arbres et ses arbustes du regard, ses chers magnolias et ses admirables rhododendrons. Nul mieux que lui ne sait varier en maître les essences. Ses gazons
- sont le triomphe de la civilisation végétale ; ils ont une nuance d’an vert tendre qui ressemble à l’émeraude et sont bien peignés, j’allais dire bien pommadés, car ils sont reluisants sous les gouttes d’eau lancées par les tuyaux d’arrosoir, d’où s’échappent par de petits trous, des milliers de gerbes en éventail. Les fontaines sontmagnifiques; on nous promet pour lundi, jour de l’ouverture, des merveilles pyrotechniques dans les cascades et dans les arbres, qui seront peuplés de vers luisants, sous la forme de lampes électriques multicolores.
- Voilà la grande Tour, dont les pieds reposent sur des rocailles et des rochers et sont entourés d’une multitude de constructions. Nous nous trouvons là dans une ville internationale, dans le pays du Soleil. Cest une féerie des Mille et une Nuits. 11 y a encore des échafaudages, qui vont disparaître demain.
- On se heurte là contre des caisses, contre des ballots, contre des colis ; il y a une accumulation de curiosités et de richesses qui viennent d’au-delà des mers, et qui ont pour nous la saveur de l’originalité, l’intérêt et l’attrait de l’inédit ; les Américains de toutes les Amériques, les Russes, les Suédois, les Norvégiens, arrangent leurs palais et leurs pavillons ; on s’agite, on se heurte, on se bouscule. Ce bruit d’en bas se prolonge et se continue jusqu’au haut de la Tour Eiffel, dont le premier étage ressemble à une petite ville, peuplée de nombreux habitants. Il y a là-haut tout un monde qui se remue ; ce sont des restaurateurs qui achèvent leur organisation. Les ascenseurs, qui vont monter dans deux jours vingt mille personnes par jour, servent aujourd’hui au transport du mobilier et des vivres; au second étage, qui représente la hauteur de six de nos plus hautes maisons superposées, les bars s’installent; on voudra luncher à la hauteur du dôme des Invalides, et on y trouvera toujours de l’air, même par nos plus chaudes journées d’été.
- Je quitte la Tour Eiffel, pour m’engager dans le dédale des rues de la ville internationale. Cette profusion de couleurs vives, ce mélange de tous les styles, cette variété de modèles d’architecture, toutes ces tours et toutes ces tourelles, ces cloches et ces clochetons, ces minarets éblouissants produisent l’effet de quelque décor de féerie; le Champ de Mars n’est-il pas, d’ailleurs, machiné comme un théâtre? J’aperçois, dans les arbres, de petites lampes qui se dissimulent sous les feuilles. Tous ces massifs, tous ces parterres, ces eaux vives et ces fontaines jaillissantes, vont se colorer le premier soir de feux multicolores, qui donneront l’impression d’une série de petits feux d’artifice aquatiques.
- Me voici au Palais des Enfants. Il est entièrement rempli par les exposants qui viennent installer leurs vitrines. Nos mioches vont s’amuser : il y a là des polichinelles, des poupées, des jouets mécaniques, des musiques, et on déballe, tout près de la Galerie des Jouets, les marionnettes, les fameuses marionnettes de Barnard, qui sont si bien faites qu’on les croirait vivantes. Voici une laiterie qui s’installe, et je vois un homme très habile dans l’art de distraire les enfants qui prépare des jeux, mais je mêlais, afin de ménager à nos jeunes hommes en expectative quelques surprises.
- Le Grand-Théâtre de l’Exposition, qui est dans l’enceinte du Palais des Enfants, a un bel aspect. On pourra donner là de belles représentations; je vais dans le foyer, dans les loges d’artistes : tout cela est très confortable.
- Je termine ma tournée par l’Esplanade des Inva-lices, — Cochinchinois, Annamites, .Tunisiens, Cambodgiens, achèvent de décorer leurs palais et leurs souks. On a si bien transformé l’Esplanade, qu’on se croirait très loin de Paris, dans nos colonies, et le soleil est si brillant, qu’on jurerait que nos Tunisiennes nous apportent leur soleil dans leurs malles.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
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- A TRAVERS L'EXPOSITION
- Voici huit jours que nous n’avions parcouru l’ensemble de l’Exposition ; nous venons de refaire eette excursion et notre émerveillement a été grand de voir quel véritable changement à vue d’œil s’était opéré en un laps de temps aussi court. La prodigieuse activité déployée sur ce vaste chantier change son aspect de jour en jour, l’on pourrait presque dire d’heure en heure. Peu à peu, les échafaudages disparaissent, les peintres achèvent la décoration, les vitrines sont mises en place et nombre d’exposants commencent déjà leur installation.
- Dans le Palais des Machines, nous avons notamment remarqué les expositions du Creusot et de Fives-Lille, presque terminées.
- Dans les galeries des expositions diverses, les installations de vitrines sont à peu près achevées et dans quelques jours, lorsqu’après cette course rapide à travers l’Exposition, nous aurons l’occasion d’examiner en détail chaque groupe et chaque classe, nous ne manquerons pas de mentionner les expositions les plus intéressantes.'
- Dans les Palais des Beaux-Arts et des Arts-Libéraux, les travaux avancent également très rapidement.
- Sous les galeries qui entourent le jardin central, les restaurants s’ouvrent déjà nombreux. Lehig-' life commence à apprendre le chemin de l’établissement que Ducarre, le propriétaire des Ambassadeurs, a ouvert il y a huit jours à peine du côté des Arts-Libéraux etlepublic accourt en foule au restaurant Ducastaing,dontla terrasse est presque envahie parles Vénus de Milo, les dieux Mars et les groupes allégoriques les plus divers qui se morfondent à la porte du Palais des Beaux-Arts attendant que les travaux soient terminés pour y faire leur entrée solennelle.
- Le Palais des Enfants, qui sera à l’Exposition de 1889 la joie des petits, bien qu’il réserve également aux grandes personnes de nombreuses attractions, est entre les mains des décorateurs qui vont avoir achevé leur travail dans quelques jours.
- Les remarquables constructions de l’histoire de l’habitation que nous devons à M. Charles Garnier, l’éminent architecte, sont aujourd’hui complètement terminées.
- Dans quinze jours; il n’y aura plus un seul ouvrier au Trocadéro. Les peintres ont pris, il y a déjà quatre jours, possession du restaurant et de la taverne de France, dont la charpente n’était pas encore achevée lors de notre dernière visite. Quant aux constructions rustiques et décoratives qui s’élèvent dans le parc, on y met actuellement la dernière main. Notons en passant les ruines très artistiques qu’y a édifiées M. Chassin, l’entrepreneur bien connu de tous les grands propriétaires.
- L’activité n’est pas moins grande à l’Esplanade des Invalides, et, sans parler de l’Exposition, véritablement grandiose, du ministère de la Guerre, rien n’est curieux comme cette ruche exotique où l’on retrouve tous les types de nos colonies. Au Palais des Expositions coloniales, que l’aimable commissaire, M. Ferdinand des Tournelles, nous a fait visiter en détail, les travaux sont menés très rapidement, et cette exposition sera certainement l’une des premières prêtes.
- Quant au Kampong (village indien), que M. Wun-derly, délégué du comité néerlandais, organise egalement à l’Esplanade, ce sera, à coup sûr, l’un des clous de l’Exposition.
- Mais, une des plus étranges impressions que l’on puisse ressentir est celle que l’on éprouve, lorsqu’après avoir traversé cette curieuse Exposition Coloniale, on pénètre au panorama du Tout-Paris. Quitter l’Algérie, la Tunisie, l’Annam, la Cochin-chine, Sumatra, Java, dont l’Exposition nous donne toute la réalité, et tomber, sans transition, sur la place de l’Opéra, au milieu de ce Tout-Paris que le peintre Gastellani a si artistement groupé sur sa toile, procure une sensation que je recommande aux futurs visiteurs de notre Exposition. Cette incursion au Panorama Gastellani doit d’ailleurs être le couronnement de toute visite à l’Exposition, car c’est bien un peu au Tout-Paris que nous devrons cette splendide solennité, puisque c’est à cette élite de penseurs, d’écrivains, d’artistes, que Paris doit d’être la capitale du monde.
- Guy Lort.
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- LES BONS DE L’EXPOSITION
- La création des valeurs à lots a incontestablement démocratisé l’épargne en enrôlant dans l’armée des épargnants les travailleurs attirés par l’espoir d’un lot à gagner.
- Le Crédit foncier, qui avait ouvert la voie avec ses obligations à lots, ses bons de cent francs et ses bons de la Presse, vient de faire
- un nouveau pas en avant avec les bons de l’Exposition. 11 ne pouvait choisir une meilleure occasion que le Centenaire de 1789 pour cette nouvelle tentative bien démocratique qui a pour but de vulgariser les placements d’argent. C’est justement ce que ne peuvent lui pardonner les exploiteurs de la fortune publique. Les opérations faites au grand jour par le Crédit foncier tuent leur industrie.
- Mais nous n’avons cure de déplorer leur déception.
- Arrivons donc sans plus tarder à l’exposé de la nouvelle combinaison financière qui vient modifier le contratpassé entre l’Etat, la Ville de Paris et la Société de garantie relativement à l’Exposition.
- La loi votée par la Chambre, le 3 avril dernier, et ratifiée le lendemain par le Sénat, approuve la convention passée le 20 mars 1889, entre M. Tirard, président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889,
- Et M. Christophle, gouverneur du Crédit Foncier de France, agissant pour le compte d’un groupe d’établissements de crédit et de maisons de banque, pour lesquels il se porte fort,
- Ayant pour objet l’émission de 1,200,000bons de 25 francs munis chacun de 25 tickets d’entrée à l’Exposition.
- Ces bons, qui seront dispensés de tout impôt, participeront à 81 tirages ; 6 tirages auront lieu pendant la durée de l’Exposition : les 31 mai,
- 30 juin, 31 juillet, 31 août, 30 septembre et
- 31 octobre 1889.
- Les 5 premiers tirages comprendront chacun : un lot de 100,000 francs, un lot de 10,000 francs, 10 lots de 1,000 francs et 100 lots de 100 francs.
- Le 6e tirage comprendra : un lot de 500,000 francs; 2 lots de 10,000 francs, 10 lots de 1,000 francs et 200 lots de 100 francs, et à partir de 1890, et pendant 75 ans, il y aura un tirage par an qui comprendra : pendant les 10 premières années, un lot de 50,000 francs, 10 lots de 1,000 francs et 120 lots de 100 francs; pendant les 65 années suivantes, un lot de 10,000 francs, un lot de 2,000 francs, 200 lots de 100 francs et 1,000 lots de 25 francs.
- Tous les bons restant en circulation seront remboursés dans la dernière année.
- Sur les 30 millions formant le produit brut de l’émission :
- 3,500,000 francs sont affectés, à titre de fonds de concours, aux dépenses complémentaires de l’Exposition, le maximum prévu par l’article premier de la loi du 6 juillet 1886, étant ainsi porté de‘43,000,000 de francs à 46,500,000 francs.
- 18 millions serviront à désintéresser l’Association de garantie, qui n’aurait plus de risques à courir et consentirait à abandonner sa part dans les bénéfices éventuels.
- Les 8 millions 1/2 de surplus seront employés par les soins et sous la responsabilité du Crédit foncier, à la reconstitution du capital nécessaire au paiement des lots, capital qui s’élève à 5 millions 500,000 francs.
- Les 3 millions restant disponibles seront consacrés aux frais d’émission et pourront se décomposer ainsi :
- Commission de garantie, 1 franc 25 centimes
- par bon...................... 1.500.000 »
- Commission des guichets,
- 0 fr. 75 cent, par bon....... • 900.000 »
- Frais de confection des billets, prospectus, annonces, etc. 600.000 »
- 3.000.000 »
- La fabrication des bons sera faite aux frais des contractants et sous la surveillance d’agents du Ministère des Finances. Ces bons porteront le timbre du Crédit Foncier.
- L’administration des Finances délivrera aux intermédiaires désignés des tickets détachés des bons.
- Dans le cas où son approvisionnement se trouverait insuffisant, elle conserve la faculté de délivrer les tickets fabriqués par l’Etat et dont le produit profitera au budget de l’Exposition.
- Toutes les recettes de l’Exposition, autres que les droits d’entrée au moyen de tickets détachés des bons, c’est-à-dire notamment les diverses
- cartes d’abonnements, les tickets fabriqués par l’Etat, les redevances dues par les exposants, la revente des matériaux, seront affectés avant tout à payer les dépenses venant en excédent des quarante-trois millions prévus.
- Dans ces excédents de dépense figurera la somme de 1,800,000 francs, à laquelle est fixé à forfait le remboursement à effectuer au Syndicat des électriciens, qui devait récupérer ses dépenses sur les recettes du soir.
- Tout le surplus des recettes sera partagé entre l’Etat et la Ville de Paris, dans la proportion de leurs apports respectifs, soit 17/25 pour l’Etat et 8/25 pour la Ville de Paris, la Commission de contrôle et de finances ayant renoncé, au nom de l’Association de garantie, à tout bénéfice éventuel.
- Si nous examinons maintenant les avantages réservés aux souscripteurs des bons de l’Exposition, nous voyons qu’ils auront droit tout d’abord à de nombreux-lots et comme pis aller au remboursement au pair.
- Mais ce n’est pas tout. Chaque bon sera muni, ainsi qu’on l’a vti, de 25 tickets d’une valeui de 1 iranc, donnant droit à une entrée à l’Exposition.
- C’est un double remboursement des 25 fr. versés, l’un immédiat, l’autre dans un avenir plus ou moins lointain.
- On sait qu’il y aura trois prix d’entrée a l’Exposition : 1 franc dans la journée, 2 fr. le soir, et pour les grandes fêtes 5 francs.
- Les porteurs de Bons détacheront un, deux, ou cinq tickets, suivant les cas.
- Les tickets feront l’effet des billets de faveur des théâtres, ce qui est pour les Parisiens le suprême bonheur.
- Les porteurs, des bons de l’Exposition entreront au Champ de Mars avec leurs tickets ; il pourront en faire des cadeaux ; ils pourront même les vendre aux débitants.
- Ces multiples combinaisons expliquent l’immense succès d’ores et déjà assuré à cette émission; succès déjà escompté en banque où les titres se négocient couramment à 28 50 et 28 87, c’est-à-dire avec une prime de 3 50 à 3 87.
- Paul TALBOT.
- Nouvelles Diverses
- L’Exposition n’est pas encore ouverte qu’on parle déjà de prolonger sa durée. Comme on s’attend à un très grand succès, on ne serait pas éloigné de la proroger jusqu’à la fin du mois de novembre. Il serait, en effet, très regrettable que toutes les merveilles qui ont exigé deux ans et demi de travaux disparussent au bout de six mois.
- Par suite du vote du projet sur les bons de l’Exposition, on compte d’abord sur trente millions de visiteurs, représentant les trente millions de tickets des bons; on évalue à quelques millions les visiteurs qui entreront avec de simples tickets; dans les expositions antérieures, le nombre des entrées ne s’élevait qu’à douze et à quatorze millions.
- Le chiffre des étrangers qui viendront au Champ de Mars sera considérable; on nous écrit de New-York, que les Américains, en très grand nombre, se disposent à émigrer en France pendant toute la durée de l’Exposition. Ces paquebots de la Cte Générale Transatlantique sont retenus pour plusieurs mois. Et l’on se préoccupe de faire des installations complémentaires sur les bateaux qui font le service de l’Amérique.
- La tour Eiffel excite si vivement la curiosité à l’étranger, que les administrateurs de la tour savent d’ores et déjà qu’ils ne pourront satisfaire au début l’impatience des visiteurs. On nous raconte que des admirateurs trop ardents, ont voulu retenir à l’avance leur place dans les ascenseurs qui feront les premiers voyages, Y aura-t-il des « ascenseurs loués? >»
- Tout dans le Champ de Mars est un objet d’exposition. C’est ainsi que les gazons qui ornent les par-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- terres et qui bordent les plate-bandes participeront eux-mêmes aux récompenses.
- L’Exposition de 1889 sera un triomphe pour l’éclairage électrique ; et, à ce sujet, on a émis l’avis qu’à l’aide de l’électricité, on pourrait produire des effets très variés, en plaçant dans le parc des tableaux en verre, à travers desqels on pourrait faire passer des étincelles intermittentes et multicolores. Nous soumettons cette idée à la Commission des fêtes.
- L'OPÉRA-COMIQUE
- au Grand-Théâtre de l’Exposition
- (palais des enfants)
- Dans un de ses derniers numéros le Figaro a donné, sur les représentations de l’Opéra-Comique au Grand-Théâtre de l’Exposition (Palais des Enfants), des notes du plus haut intérêt. Il suffit de citer le nom de leur auteur, M. Lacôme, dont l’autorité, en cette matière, est depuis longtemps incontestée. Nous tenons à citer quelques extraits de cet intéressant article :
- MM. Paravey et Danbé ayant décidé de faire donner par la troupe de l’Opéra-Comique des représentations extraordinaires au Champ de Mars sous ce titre d’ensemble :
- L’Opéra-Comique pendant la Révolution.
- il s’est présenté la difficulté de composer des programmes de spectacles lyriques répondant à l’idée de l’Exposition tout en y introduisant des éléments assez amusants pour plaire au difficile public de nos jours.
- Je vais, dit M. Lacôme, énumérer par ordre chronologique, les pièces qui composent la série de nos programmes, en faisant ressortir les caractères ou les circonstances qui me les font considérer comme topiques.
- %
- 1788
- Le Barbier de Séville Remis en français par Framery. — Musique de Païsiello.
- . On sait la grande germination d’idées nouvelles formulée par le théâtre de Beaumarchais. Le Barbier de Séville avec la musique de Païsiello, et traduit ou plutôt remis en français par Framery, fut joué devant Leurs Majestés à Trianon, le 14 septembre et, à Versailles, le 8 octobre 1784. Cet ouvrage était dédié à la' Reine, bien qu’il n’ait été repris à Paris qu’en 1793; il me paraît que cette oeuvre a sa place tout indiquée au premier plan de nos programmes, comme pièce à tendances. Cette partition est, du reste, considérée avec justice comme un des chefs-d’œuvre de l’école bouffe italienne.
- ***
- 178!»
- Raoul de Créqui (31 octobre 1789)
- Paroles de Monvel. — Musique de Dalayrac.
- Avant de commencer la série des pièces reflétant plus ou moins le caractère ou les préoccupations révolutionnaires, j’ai pensé qu’il serait bon d’en produire une qui offrit un spécimen du genre et de la tournure d’esprit, en faveur à cette époque. Parmi les œuvres nées en 1789, mon choix s’est arrêté sur Raoul de Créqui, pièce intéressante, dont la musique renferme plusieurs pages hors de pair.
- A
- 179©
- La Soirée Orageuse (29 mai 1790)
- Paroles de Radet. — Musique de Dalayrac.
- Voici une pièce qui nous donne le reflet exact de l’état des esprits dans les commencements de l’année 1790. Il ne faut pas oublier qu’après la mémorable séance du 4 février 1790 (le Serment civique), il se produisit une détente générale et un rapprochement enthousiaste entre Louis XVI et la nation, qui ont fait appeler ces courts instants les derniers beaux jours de la royauté. Le couplet final de la Soirée Orageuse est la preuve historique de ce fait :
- Chacun sait qu’en France autrefois Sous un ministère sauvage On trompa le meilleur des rois ;
- Le peuple fut dans l’esclavage.
- Mais enfin ce temps est passé,
- La France est libre, elle est heureuse,
- Et ses beaux jours ont commencé Par une soirée orageuse.
- Ajoutons que, pour comble de fortune, la Soirée Orageuse est une merveille de drôlerie.
- 1791
- Nicodème dans la lune
- Par Le Cousin Jacques
- Voici une pièce jouée plus de quatre cents fois d« suite, ce qui nous engage à la choisir pour représenter l’année 1791, qu’elle occupa en réalité tout entière. C’est une œuvre absolument politique et satirique dans sa forme ultra fantaisiste et comique, et la critique des vices du temps n’y exclut pas un certain sentiment réactionnaire.
- A
- 1792
- Les Visüandines (7 juillet 1792)
- Paroles de Picard. — Musique de Devienne
- Cet opéra-comique est un petit chef-d’œuvre dont la province faisait encore ses délices il n’y a pas vingt ans. Cette remarque suffit à prouver que, tout en portant la trace évidente de l’hostilité contre les ordres religieux qui se faisait jour de toute part, et qui en fait une pièce absolument à tendances, les Visitandines n’en restent pas moins un spectacle dont l’inolfensive gaieté ne saurait blesser les susceptibilités les plus grandes; il est bon de rappeler que la première représentation de ce très amusant ouvrage était donnée au moment du manifeste de Brunswick, et à la veille de la patrie en danger.
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- 1799
- La Partie carrée (27 juin 1792)
- Paroles de Ilennequin. — Musique de Gaveaux
- Représentée en pleine Terreur, la Partie carrée donne lieu à toutes les réflexions et observations que nous venons de faire à propos des Visitan-dines. Il n’y a pas un seul rôle de femme dans cet ouvrage, joué cependant à la salle Feydeau, où brillaient des étoiles de premier ordre.
- 1794
- Les vrais Sans-Culottes ou l’hospitalité républicaine (12 mai 1794)
- Rézicourt. — G. Lemoine
- L’année 1794, jusqu’au 9 thermidor, est la véritable année,de la Terreur; il ne faut donc pas être surpris de voir tous les théâtres célébrer à peu près exclusivement les gloires et les vertus de la jeune et terrible République. Ce sont : Les épreuves du républicain, Ce que peut la liberté, L’intérieur d’un ménage républicain, L’apothéose de Bara et de Viala, La prise de Toulon, etc... ou bien des œuvres sentimentales d’une fadeur extraordinaire, comme L’enfance de J.-J. Rousseau, L’école de l’adolescence, et tant _ d’autres dont la lecture est insoutenable. J’ai fini par arrêter mon choix sur Les vrais Sans-Culottes, tableau de mœurs populaires, éminemment vertueux, mais qui ne manque ni de couleur ni de mouvement, et offre un spectacle absolument caractéristique dans sa brièveté (un acte), ou bien sur Rose et Aurèle de Picard et Devienne, pièce à sentiments élevés, où l’amour de la patrie et le désintéressement de la vie sont professés avec la générosité particulière à cette époque.
- /fc
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- 1795
- Madame Angot Maillot
- Nous sommes au point extrême du temps compris dans le mot Révolution. La Convention est dissoute, le Directoire est né, la réaction s’affirme. Un type fameux personnifia, aux yeux des contemporains, la couche nouvelle des parvenus, éclose à la faveur des derniers bouleversements, et ce type, c’est la légendaire Madame Angot, la poissarde enrichie. Madame Angot fut jouée plusieurs années de suite et engendra une lignée fameuse, dont les succès retentissaient naguère encore.
- Deux raisons principales nous ont fait arrêter ici notre œuvre de reconstitution. D’abord, la. somme énorme de travail que huit pièces nouvelles à apprendre hâtivement vont imposer au dévouement des excellents artistes de l’Opéra-Comique; et puis l’absence, après l’année 1795, de toute pièce réellement à tendances, c’est-à-dire portant le reflet des événements contemporains.
- Du reste, le groupe que nous venons d’énumérer répond absolument au but que nous nous proposions : faire revivre l’Opéra-Comique pendant la Révolution, et la Révolution à l’Opéra-Comique.
- Il convient d’ajouter que certaines de ces pièces étant trop courtes pour fournir un spectacle à elles
- seules, Faffiche sera complétée par des ballets, choisis parmi les plus jolis ou les plus amusants de l’ancien répertoire.
- Ces représentations auront lieu au Grand-Théâtre de VExpositioyi, à trois heures de l’après-midi, une fois par semaine.
- Ce théâtre est construit dans l’enceinte du Palais des Enfants, au cœur de l’Exposition, à côté de la Tour Eiffel, et dans le quartier des Beaux-Arts.
- Chaque semaine, on donnera une pièce nouvelle, en suivant l’ordre chronologique.
- La série des huit pièces durera deux mois.
- Chaque série sera donnée trois fois.
- Tel est l’ensemble considérable des travaux auxquels, sans préjudice du courant, va se livrer, en tout dévouement et en tout désintéressement, le personnel entier de l’Opéra-Comique, désireux de contribuer, pour sa part, à l’éclat de l’Exposition universelle. Il espère que le public voudra bien le suivre dans cette curieuse exégèse, et il compte bien lui prouver, par le choix de ces pièces, que, s’il veut l’intéresser et l’instruire, il a surtout à cœur de lui offrir, au Champ de Mars comme à l’Opéra-Comique, un spectacle avant tout français et divertissant.
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- LA PUBLICITÉ A L’EXPOSITION
- C’est tout d’abord par son allure grandiose que l’Exposition de 1889 frappera plus particulièrement les visiteurs. Que si elle doit briller également, par le côté artistique, il n’en apparaît pas moins que Tune des principales préoccupations de ses organisateurs aura été de faire grand.
- Depuis la tour Eiffel, cette construction colossale, jusqu’ à la galerie des Machines qui semble un palais de géants, tout y affecte des dimensions énormes. Il en est de même delà publicité, qui y prend des proportions qu’on n’avait pas encore rêvées jusqu’à ce jour.
- Quelques chiffres ne seront pas inutiles pour donner une idée de ce que sera cette vaste entreprise.
- Les palisssades qui entourent l’Exposition et où commerçants et industriels s’empressent d’apposer — en guise de cartes de visite — d’immenses panneaux-affiches de 1 mètre 80 de hauteur sur 4 mètres de largeur, ces palissades, dis-je, s’étendent sur un développement d’environ 8 kilomètres. Voici déjà de ce seul chef une superficie de près de quatre lieues carrées consacrées à la publicité.
- Quarante chalets ou seront vendus les sirops, le lait, les gâteaux et soixante-quatre kiosques affectés à lavente des journaux,du tabac,des jouets et bibelots de toute sorte sont répartis sur tou te l’étendue de l’Exposition. Ces chalets et kiosques qui seront éclairés à la lumière électrique dans toutes les parties éclairées à l’électricité, et au gaz dans toutes les autres parties, constituent la publicité lumineuse qui ne comporte pas moins de 2,000 mètres carrés de vitrage.
- C’est également par kilomètres carrés qu’il faut mesurer Tafficbage qui sera fait sur le parcours du chemin de fer Decauville.
- Quant à la publicité dans la Tour Eiffel, je déclare sincèrement être un trop pauvre calculateur pour l’évaluer en chiffres. Je rappellerai simplement qu’elle sera surtout faite dans les gares des ascenseurs et dans les quatre escaliers en spirale de la tour.
- C’était, on le voit, une affaire, devant l’importance de laquelle les plus téméraires avaient le droit de reculer; cet affermage d’une durée utile de six mois à peine, représentant une dépense de plus de 500,000 francs.
- Une seule maison pouvait tenter une pareille entreprise, une maison qui, quoique de fondation relativement récente, tient aujourd'hui le premier rang parmi nos agences de publicité, nous avons nommé Y Affichage National, autrement dit la maison Vve Crespin et Georges Dufayel, qui a son siège à Paris, 13, boulevard Barbés.
- L’Affichage National s’est, en effet, rendu adjudicataire de toutes ces concessions et, ne se tenant pas encore pour satisfait, il a pris, au-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
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- tour de l’Exposition, tout ce qu’il a estimé être de bonne publicité.
- C’est ainsi qu’il a affermé le Centenaire de la Bastille et le Pays des Fées.
- Mme Veuve Crespin etM. Georges Dufayel, grâce aux énormes capitaux et aux moyens d’action considérables dont ils disposent, veulent arriver à faire l’ajfichage comme on le pratique en Angleterre et en Amérique, et c’est ainsi qu’ils ont pu récemment conclure un traité tel qu’aucune maison de France n’en avait réalisé avant eux: traité par lequel ils s’engagent à placer pour une maison américaine 20,000 affiches en conservation pendant la durée de l’Exposition.
- L’aimable Directeur de la Publicité de VAffichage national, M. Morin, qui est en même temps un de nos confrères, a bien voulu me fournir sur le mécanisme de cette agence quelques renseignements qui donnent un aperçu de ce que peut être l’affichage ainsi compris :
- Mme veuve Crespin et M. Georges Dufayel se sont assurés à Paris la propriétés de plus de 25 kilomètres carrés de murs exclusivement réservés aux panneaux peints ; pour P affichage en conservation, ils disposent à l’heure qu’il est de plus de 3,000 emplacements réservés, ils ont organisé pour le transport de leurs afficheurs un service de voitures assez semblables à celles des pompiers, et l’inspection de l’affichage est faite par un personnel spécial de vélocipédistes.
- Le recrutement d’une véritable armée d’afficheurs n’est pas toujours, paraît-il, chose facile; Il faut, en effet, surtout en temps d’élections, avoir sous la main de véritables combattants, bien rompus au métier et solidement aguerris. VAffichage National a su se créer une troupe d’élite. M. Morin raconte, à cet égard, un fait bien typique :
- L’affichage, ainsi qu’on le sait, se fait à la petite échelle et à la grande échelle. La petite échelle de 2m50 que l’afficheur porte sur le dos, lui permet de placarder hors de la portée des passants; avec la grande échelle de 20 mètres, il place ses affiches au premier et même au deuxième étage des maisons.
- U Affichage National fait mieux, car il compte dans son personnel l’inventeur de l’affichage à la corde à nœuds. Celui-ci, qui est un fanatique de l’affichage, rêvait de faire mieux que ses collègues et se creusait depuis longtemps la tête, lorsqu’un jour, enfin, il exulta, il avait trouvé!
- Voici comment il opère :
- Muni d’une longue corde à nœuds, il pénètre dans les maisons, monte sur le toit et fixe sa corde à une cheminée; cela fait, il redescend, s’arme de tout son attirail d’affichage, et, grimpant comme un chat à sa corde à nœuds, va poser ses affiches jusqu’au faîte des maisons. C’est, sans jeu de mots, le comble de l’art ; après lui on peut — n’est-ce pas le cas de le dire — tirer l’échelle.
- Ajoutons que 1 ’Affichage national possède des correspondants dans nos principales stations balnéaires et jusque dans les bourgades les plus reculées de France.
- A Paris, M. Dufayel a récemment inauguré la publicité automatique à laquelle on peut, sans être devin, prédire un grand succès. La liste est trop longue, pour que nous puissons la donner entière, de toutes les publicités dont 1 ’Affichage national s’est rendu concessionnaire. Nous nous bornerons donc à citer parmi les plus importantes : celle des Buffets Parisiens, de la Bourse du Commerce, des Folies-Bergère, du théâtre de l’Ambigu, du Palais d’Hiver.
- Jehan.
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- THÉÂTRES
- Grand-Théâtre de l’Exposition
- Quelle vengeance et quelle réclame pour l’Odéon !
- On prétendait jusqu’ici que le second théâtre français était plus éloigné que Carcassonne et
- dans des régions plus sauvages que la Kamts-cliaka; eh bien, chaque soir, il est un théâtre plus éloigné du boulevard que l’Odéon, sur la rive gauche comme lui, qui attirera si bien la foule et la foule la plus élégante, que l’on se croira au cœur de Paris.
- Il est vrai que Paris ne sera plus dans Paris, qu’il sera tout à l’Exposition. On s’en rendra mieux compte que partout ailleurs, au Grand-Théâtre de l’Exposition (Palais des Enfants), qui se trouve au centre de la fête, dans le parc, du côté des merveilleux palais des républiques américaines.
- Chaque jour, de 2 heures à G heures, la fête est pour les jeunes, tout en intéressant aussi les anciens; mais le soir, le spectacle est plus varié.
- Les numéros se succéderont si rapidement, que le spectateur décidé à ne rester qu’un moment y achèvera son après-midi en sa soirée ! Sa bourse n’en souffrira, du reste, pas trop : pour 50 centimes dans le jour et 1 franc dans la soirée, il pourra applaudir tout le spectacle !
- On peut prédire le plus grand succès à cette excellente troupe de pan tomime anglaise Alexander, avec son «. Pic Nie », aussi amusant que leurs légendaires « Turbulations d’un touriste », qui ont fait fureur à Londres, tout l’hiver dernier.
- Bien surprenante aussi, l’habileté de Karl Aix, qui a su rendre ses chiens aussi agiles que le plus adroit acrobate; c’est nouveau et séduisant ! Le ballet d’enfants est assuré dans la journée d’un tel succès que l’on sera, à mon avis, obligé de l’intercaler dans le programme du soir. C’est l’Opéra vu par le gros bout de la lorgnette; il suffit de dire le nom de la maîtresse de ballet : Madame Mariquita. Mlle Kara, une jeune arabe, sortie l’an dernier du Conservatoire, charmera avec ses airs d’Afrique, ses chants créoles et ses manolas espagnoles.
- Les acrobates et les clowns sont d’une force et d’un entrain hors ligne. Un jeune chanteur de 15 ans, le Petit Lucien, Paulus de l’avenir, sera trissé à chaque chansonnette; son succès sera partagé par une danseuse lilliputienne ; ce sont de vrais petits prodiges.
- Les chanteurs et danseurs japonais jettent une note absolument étrange dans cette suite de nouveautés ; à signaler encore, la prestidigitatrice indienne, la troupe russe, avec ses hymnes et ses chœurs, dont le rithme est d’une poésie si pénétrante.
- Le quadrille incohérent est absolument ahurissant; sur une musique endiablée, la fantaisie et l’agilité des danseurs se donnent libre carrière.
- Guillaume Tell n’était qu’à peine adroit à côté du tireur canadien, accompagné de sa femme, un vrai régal pour la vue.
- Des tableaux vivants forts adroitement mis en scène, obligeront la toile à se relever plusieurs fois, sur les applaudissements. L’orchestre excellent, sera conduit de main de maître par Artus, qui a tenu le bâton du commandement au Châtelet, et dont les airs de danse nous font danser depuis longues années!
- Durant l’entr’acte, fou rire dans le promenoir, où Barnard et ses célèbres marionnettes, genre Holden, donneront l’illusion des vrais ballets et de pantomimes avec de petites poupées, chefs-d’œuvre de mécanique.
- Je n’ai qu’un conseil à donner : rendez vous au Grand-Théâtre de l’Exposition (Palais des enfants), vous le trouverez en prenant comme but, l’immense ballon captif qui domine le Champ de Mars et sur lequel vous lirez : Grand-Théâtre !
- Les Folies-Psurisieimes
- Le Théâtre-Concert des Folies-Parisiennes obtiendra certainement du succès, sa jolie construction signée Poisson, attire déjà les visiteurs et, comme à l’intérieur on y offrira de jolis ballets, des chansonnettes amusantes, la salle sera-t-elle toujours pleine! On annonce, pour l’ouverture, des débuts intéressants.
- Théâtre Annamite
- Chaque soir, grand gala au Théâtre Annamite !
- de la couleur locale partout, sur la scène et dans la salle. On pourra se croire à Hué ou non loin de la baie d’ïlalong; seul, l’empereur d’Annam, se fera chaque soir excuser!
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- AVEC LOTS
- Munis de 25 TICKETS d’entrée de 1 FR.
- LOI DU 4 AVRIL 1889 81 Tirages donnant droit à des Lots de ÎOO à 500,000 francs Dont 6 Tirages pendant la durée de l’Exposition, Comprenant notamment
- 5 Lots de 100,000 fr. et 1 Lot de 500,000 fr.
- Le premier Tirage aura lieu le 31 Mai 1889
- Le paiement des Lots et 'le remboursement des Titres à 25 francs seront faits par les soins et sous la responsabilité du Crédit Foncier de France.
- PRIX D’ÉMISSION : 25 FRANCS
- Payables, soit intégralement en souscrivant,soit 10 fr en souscrivant et 15 fr. à la répartition.
- Souscription publique le 15 AVRIL 1889
- Au Crédit Foncier de France ;
- A la Société Générale ;
- Au Crédit Lyonnais ;
- Au Crédit Industriel;
- A la Banque de Paris et des Pays-Bas ;
- A la Société des Dépôts et Comptes Courants ;
- A la Banque d’Escompte.
- DANS LES DÉPARTEMENTS :
- Aux Trésoreries Générlcs; I Aux Agences des Socié-Aux Recettes des Finanes I tés ci-dessus;
- A L’ÉTRANGER : aux Agences des mêmes Sociétés.
- à Paris, aux sièges des Sociétés ci-dessus.
- Les souscriptions par liste ne sont pas admises.
- Si les demandes dépassent le nombre des Titres émis, la répartition se fera au prorata des souscriptions.
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- LE PAVILLON DE LA EVIER
- Contigu au Grand - Théâtre de PExposition
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- Dans le Parc du Champ de Mars Renfermera de grandes attractions : le voyage sur l’Océan; la Ville Japonaise: une rue à Yeddo, des scènes de la vie populaire au Japon; sur la terrasse, des chants et danses nationales.
- Le célèbre orchestre des Dames viennoises jouera pendant les fêtes de jour et de nuit.
- LE PRIX d’entrée SERA DE 25 CENTIMES. ---------------—*------------------
- GUIDE ILLUSTRÉ
- DE
- L’EXPOSITION
- Le Guide illustré de l'Exposition, publié par le Bulletin Officiel de /’Exposition, formera un beau volume de plus de 200 pages, illustré de nombreuses gravures.
- Il contiendra tous les renseignements nécessaires aux étrangers qui voudront visiter l’Exposition : description extérieure et intérieure des palais, des jardins, des pavillons étrangers ; distractions et plaisirs de l’Exposition ; emplacement des cafés et restaurants; prix et tarifs des entrées tant à l’Exposition que dans tous les établissements payants ; moyens de locomotion pour se rendre de Paris à l’Exposition ou pour passer du Champ de Mars à l’Esplanade des Invalides. Il sera, en un mot, un guide sûr et complet, permettant à l’étranger de se mouvoir, sans difficulté, au milieu du dédale de constructions et de salles qui constitueront l’Exposition.
- Un itinéraire à suivre pour les personnes désireuses de visiter l’Exposition en huit jours, des plans du Champ de Mars, des quais et de l’Esplanade des Invalides, de nombreuses gravures et
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- vues de l’Exposition, compléteront cet ensemble de renseignements et d’indications.
- Le Guide illustré de l’Exposition, publié par le Bulletin Officiel, du format in-8° couronne, c’est-à-dire d’un maniement facile et pouvant aisément se mettre dans la poche, et revêtu d’une magnifique couverture illustrée par Gilbert et tirée en couleur, ne sera vendu que 60 centimes.
- Il sera donc le meilleur marché des guides vendus à l’Exposition.
- Le tirage de la première édition sera de 50.000 exemplaires au. minimum. Mais nous croyons pouvoir affirmer que, grâce à l’organisation toute spéciale de vente de l’administration du Bulletin Officiel, tant dans l’intérieur de l’Exposition qu’au dehors, et notamment à l’étran-
- ger, plusieurs nouvelles éditions succéderont à cette première, et que le tirage du Guide illustré atteindra un chiffre énorme d’exemplaires.
- PIERRE PETIT, photographe du Bulletin Officiel de l’Exposition, se tiendra à la disposition des exposants, pour les photographies qu’ils pourraient désirer.
- Les prix du tarif, pour les tirages par les differents procédés, aux encres grasses, — en noir et en couleur, — sont de 30 0/0 meilleur marché que tous ceux faits par les maisons analogues.
- Les reproductions des différentes expositions peuvent paraître dans le Bulletin Officiel quotidien et illustré.
- S’adresser chez Pierre Petit, place Cadet, ou au bureau de la photographie du Bulletin. Officiel, 16, avenue de La Bourdonnais.
- Le Gérant: Gustave SIMON. "IMPRIMERIE DE L’EXPOSITION
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- 2e Série. — N° 1
- Le Numéro : 15 Centimes.
- Lundi 6 Mai 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LA. DURÉE DE DEPOSITION
- Paris et Départements............
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Annonces................ ...... la ligne 3 fr.
- Réclames....................... — 5 »
- Faits divers................... — 10 »
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La B)urdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- _ _ ———
- SOMMAIRE : Inauguration de l'Exposition universelle (Programme do la Fête du 6 mai 1889).-— Ouverture officielle de l’Exposition. — A nos abonnés.— Transformation du Bulletin officie — Chronique en zigzags. — A travers l’Exposition. — Nos Guides. — Echos. — Qui jo suis?— Exposition algérienne. _La Tunisie à Paris. — Le Banqiet annuel des Jurys. — Théâtres. — Grand-Théâtre de l’Exposition. — Annonces.
- INAUGURATION de D’EXPOSITION UNIVERSEDDE DE 1889
- M. Carnot, Président de la RépubU^^ arrive devant le Dôme central, au Champ de Mars, le 6 mai, à 2 heures de l’après midi
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- INAUGURATION
- PROGRAMME
- Ouverture de l’Exposition Universelle par M. le Président de la BépuUique à deux heures.
- Des salves d’artillerie annonceront l’arrivée du Cortège officiel qui entrera dans le Champ de Mars par le pont d’Iéna et se rendra au Dôme central en passant sous la Tour Eiffel.
- Cérémonie d’inauguration en présence des Corps constitués.
- Audition musicale.
- Visite des principales galeries de l’Exposition.
- Décoration et pavoisement des édifices et monuments publics, des principales places, des ponts, quais et berges de la Seine depuis la pointe de Tlle-Saint-Louis jusqu’à la passerelle de Passy, de l’avenue Rapp et de l’enceinte de l’Exposition.
- Illumination des édifices, monuments et emplacements susindiqués et des massifs d’arbres des quais.
- Fête vénitienne sur la Seine, entre le pont Louis-Philippe et la passerelle de Passy, avec concerts de musique militaire sur des bateaux à vapeur illuminés.
- Flottille de bateaux à vapeur et d’embarcations particulières, pavoisés et illuminés, circulant sur la Seine.
- Des médailles seront accordées aux propriétaires des embarcations qui seront le mieux décorées et illuminées.
- Feux d’artifice à dix heures du soir :
- Sur le terre-plein du Pont-Neuf;
- Sur la terrasse des Tuileries ;
- A la pointe de l’Ile des Cygnes.
- Grande fête de mat dans l’enceinte de l’Exposition Universelle :
- Illumination des jardins et palais du Champ de Mars et du Trocadpro, de la Tour Eiffel et du Dôme central, au moyen de l’électricité, du gaz, des ballons lumineux et des flammes de Bengale.
- Fontaines lumineuses. Inauguration des cascades et effets d’eau colorés à l’électricité.
- Embrasement général de la Tour Eiffel au moyen de flammes de Bengale.
- Fêtes locales organisées avec le concours de la population et comprenant des décorations de la voie publique, des arcs de triomphe, des illuminations, des cortèges, des bals et des concerts.
- NOTA. — Aucune invitation spéciale n’étant adressée pour l’inauguration officielle de l’Exposition, le public sera librement admis dans son enceinte pendant toute la durée de la fête de jour et de nuit, moyennant trois tickets de 1 franc pour chaque entrée.
- Arrêté par la Commission de Contrôle des Fêtes, dans sa séance du 29 mars 1889.
- Le Commissaire général des Fêtes du Centenaire,
- Signé: ALPHAND.
- Vu. ET APPROUVÉ :
- Le Président du Conseil,
- Ministre du Commerce, de l’Industrie et des Colonies, Commissaire général de l’Exposition,
- Signé: TIRARD.
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- OUVERTURE OFFICIELLE
- de l’Exposition universelle de 1889
- L’Exposition sera prête ! Elle ne sera pas prête ! Elle sera prête ! Elle ne sera pas prête ! Elle sera prête ! Telle a été la scie de la semaine
- DE L'EXPOSITION UNIVERSELLE
- DE LA. FÊTE DU 6 MAI 1389
- passée. Telle sera l’éternelle r rengaine des veilles d’Exposition. Telle elle fut en 1855, en 1867, en 1878, telle elle est encore en l’an de grâce du Centenaire en 1889. Il fallait s’y attendre.
- Ceux qui avancent qu’elle est prête ont raison : ceux qui affirment le contraire n’ont pas tort. Le tout, en pareil cas, est de s’entendre. Il y a fagots et fagots, dit un vieux proverbe.
- Si l’on entend qu’elle est tout aussi prête que ses devancières au jour fixé pour l’ouverture officielle, l’Exposition de 1889 est aussi prête que possible. Si l’on admet qu’on peut dire d’une Exposition qu’elle n’est prête que lorsque le dernier ouvrier a frappé le dernier coup de marteau. Eh bien, elle n’est pas prête encore, tant s’en faut.
- Elle a été suffisamment prête pour faire faire au Président de la République et à ses invités une promenade superbe, à travers les parties achevées. Et c’était l’essentiel.
- Combien d’endroits couverts d’échafaudages samedi dernier, qui sont dégagés et en état aujourd’hui, lundi, 6 mai ? Et c’est sur l’état d’avant-hier que certains appréciaient l’état d’aujourd’hui; alors que, pour beaucoup, il n’y avait plus que le dernier coup à donner pour passer de l’état désordonné et troublé de l’exécution à l’état parfait de l’exhibition.
- Le Président de la République vient donc d’inaugurer solennellement cette merveilleuse et incomparable Exposition de 1889. Il a quitté l’Elysée à une heure et demie pour se rendre au Champ de Mars. Son arrivée au pont d’Iéna, a été marquée par des salves d’artillerie tirées de l’île des Cygnes.
- M. Carnot est arrivé à deux heures à l’entrée du dôme central. Au moment où il est descendu de voiture, il a été reçu par M. Tirard, ministre du Commerce, de l’Industrie et des Colonies, et Commissaire général de l’Exposition, ayant à ses côtés les trois directeurs généraux, MM. Alphand, Berger et Grison, entourés de leur haut personnel, et M. David Dautresme, chef du cabinet.
- M. le Président de la République a pris place ensuite sur une estrade richement décorée, installée sous la coupole de ce merveilleux dôme, tout ruisselant de lumière dorée. Il était entouré par les présidents des Chambres et les ministres.
- Il y avait là le Corps diplomatique, les sénateurs et les députés et des délégations du Conseil d’Etat, des grands-croix, des grands officiers de la Légion d’honneur et du Conseil de l’Ordre, de la Cour de Cassation, de la Cour des Comptes, du Conseil supérieur de l’Instruction publique, de l’Institut, de la Cour d’appel, du Conseil supérieur du Commerce.
- Les Gouverneur et Sous-Gouverneprs de la Banque de France ; '
- Les Gouverneur et Sous-Gouverneurs du Crédit Foncier;
- Les Secrétaires généraux, Directeurs, Sous-Directeurs et Chefs de cabinet des Ministères et de la Légion d’honneur ;
- Le Préfet de la Seine et le Secrétaire général ;
- La Députation du Conseil de préfecture de la Seine ;
- Le Préfet de police et le Secrétaire général ;
- Le Conseil municipal de Paris, et le Conseil général de la Seine ;
- Les Directeurs et Sous-Directeurs des préfectures de la Seine et de police ;
- Les Maires de Paris;
- Le Corps académique et l’Instruction publique ;
- Les députations : du tribunal de lre instance de la Seine, du tribunal de commerce, de la chambre de commerce, des juges de paix, du conseil des prud’hommes, des commissaires de police, du conseil général des ponts et chaussées, du conseil général des mines, de l’école des ponts et chaussées, de l’école des mines, des présidents et directeurs de chemins de fer, du collège de France, de l’école normale, de l’école des langues orientales vivantes, de l’école des Chartes, du muséum d’histoire naturelle, de l’académie de médecine, du Conservatoire national des arts et métiers, de l’école spéciale des Beaux Arts, de 1a. Société nationale d’agriculture, de l’institut agronomique, de l’école centrale des arts et manufactures, des hautes études commerciales, du conseil de l’ordre des avocats au conseil d’Etat et à la cour de cassation, du conseil de l’ordre des avocats à la cour d’appel, du conseil des référendaires au sceau, de la chambre des notaires, de la chambre des avoués près la cour d’appel, de la chambre des avoués de lre instance, de la chambre des commissaires-priseurs, de la chambre des huissiers* de la chambre syndicale des agents de change, de la chambre syndicale des courtiers d’assurances, de la chambre syndicale des courtiers en marchandises;
- Le Préfet de Seine-et-Oise et le Secrétaire général ;
- Les Députations du Conseil de préfecture de Seine-et-Oise et du Conseil général de Seine-et-Oise;
- Le Maire de Versailles;
- Les Députations du Conseil municipal de Versailles et du tribunal de lre instance de Seine-et-Oise;
- Les Députations de l’armée de terre et de la marine.
- Des places spéciales avaient été affectées à MM. les membres des bureaux des chambres.
- Arrivé sur l’estrade, le Président du Conseil, commissaire général de l’Exposition, a adressé un discours à M. le Président de la République, qui lui a répondu et a déclaré l’Exposition ouverte.
- Immédiatement après, M. le Président de la République est descendu de l’estrade, accompagné des présidents et des bureaux des chambres, fies ministres et des directeurs généraux, et a visité les diverses galeries du Champ de Mars.
- Le personnel de l’Exposition, les présidents et commissaires généraux des sections étrangères, les présidents et membres des comités d’installation se trouvaient entête de leur exposition respective, sur le parcours du Président de la République, à qui ils ont été présentés.
- Après avoir visité les diverses parties du Champ de Mars, le Président de la République est remonté en voiture, à l’entrée du Dôme, accompagné du Président du Conseil, commissaire général, et des directeurs généraux, et a parcouru, en se retirant, l’exposition d’agriculture, sur le quai d’Orsay, et les expositions de l’esplanade des Invalides.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- A NOS ABONNÉS
- Le Bulletin Officiel sera imprimé sous les yeux des visiteurs, au Palais des Machines.
- Sa rédaction et son administration n’en conservent pas moins leur siège au Pavillon du Bulletin Officiel, 16, avenue de La Bourdonnais.
- De même, le journal sera composé et mis en pages, comme par le passé, à l’imprimerie du Bulletin Officiel, 16, avenue de La Bourdonnais.
- Les installations d’imprimerie Frictionneront régulièrement au Palais d)s Machines vers le 12 ou 15 mai, et dès "e jour le Bulletin officiel paraîttra quotidieniement.
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- Transforaatiou it Bulletin officiel MiMaire
- EN JOURNAL QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Le Bulletin officiel de l’Exposition uwerselle de 1889, créé en vertu d’une décision linisté-rielle en date du 7 octobre 1886, et qui grâce à son caractère officiel, à la sûreté de ses (formations et à son organisation exceptionnel pour tout ce qui concerne Imposition, a pu îquérir une grande autorité dans le monde des eiosants français et étrangers, a résolu à la veille e l’ouverture de l’Exposition :
- 1° De paraître tous les jours, au lieu (Montes les semaines comme précédemment;
- 2° D’agrandir son format : go De publier chaque jour une ou pfeieurs gravures relatives à 1 Exposition.
- Le Bulletin officiel deviendra ainsi qihdien illustré, de huit pages au moins, forrit des grands journaux illustrés.
- U contiendra chaque jour :
- Tous les documents, lois, décrets, av, renseignements de toutes sortes concernant Imposition;
- Des chroniques et articles par une réction nombreuse et choisie ;
- Des échos, nouvelles et faits divers rétifs à tous les événements et incidents qui se pdui-ront dans les enceintes de l’Exposition ;
- Le compte rendu de toutes les cérémoni, des conférences, des solennités, etc.;
- Le programme des fêtes, spectacles et ccerts du jour et du lendemain;
- L’indication des principales curiosités déposition, etc., etc.
- Il publiera, en outre, chaque jour, un <ploi de la journée, qui sera d’une grande utilitiour les visiteurs.
- Enfin, chacune de ses gravures quotidmes sera successivement consacrée à l’Expositioians son ensemble, puis, à ses diverses parties;ant extérieures qu’intérieures, aux monumentpa-villons, constructions les plus remarquable! la reproduction des diverses solennités qui &>nt lieu au Champ de Mars, aux principales e»si-tions particulières, de sorte que sa collton formera une représentation complète de Position, dans toutes ses parties et dans toutes formes.
- L’abonnement au Bulletin officiel, qui seiQ-dispensable à tous les exposants et à toutes
- personnes qui s’intéressent à l’Exposition, ne coûtera que vingt francs pour toute la durée de l’Exposition.
- Le prix du numéro avec la gravure n’est que de 15 centimes.
- La Direction du Bulletin Officiel.
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- Chronique en zigzags
- Elle est donc arrivée cette première dont les répétitions durent depuis plusieurs mois. En huit jours on a fait des prodiges; les salles d’expositions qui étaient vides sont aujourd’hui remplies, et les vitrines qui attendaient leurs hôtes sont presque partout garnies; il y a bien encore ça et là quelques retardataires; mais dans une dizaine de jours personne ne manquera à l’appel.
- Ce Palais des industries diverses est d’ailleurs fort bien disposé ; l’aile centrale parallèle à la galerie des machines est réservée aux sections françaises, et les deux ailes latérales en bordure sur le jardin sont réservées aux sections étrangères.
- On a eu une très heureuse idée, on a repoussé l’uniformité; les vitrines ont chacune leur originalité et leur caractère particuliers; elles sont simples ou ornées, à colonnes ou à moulures; c’est gai, c’est varié. Je ne parle pas de leur contenu, il y a là des merveilles sur lesquelles nous reviendrons.
- Nous quittons le Palais des industries diverses pour nous rendre dans le Palais des machines. Nous ne parlerons pas de cette admirable voûte de fer, chef-d’œuvre de hardiesse et de puissance, sous laquelle la colonne Vendôme pourrait s’élever sans que la statue qui la couronne touche au sommet.
- Nous l’avons décrite, et un de nos collaborateurs chargé des questions techniques consacrera plusieurs articles à ce prodigieux effort de la science de nos ingénieurs. Je me borne ici à noter l’impression que j’ai éprouvée en parcourant cette forêt de machines qui représentent les derniers progrès de la science mécanique. On éprouve un sentiment de respect en constatant que le plus faible outil de la création ait pu forger des instruments aussi puissants et des engins aussi formidables. Il y a là une masse d’acier en mouvement qui provoque comme une sorte de vertige et qui, sous les feux de la lumière électrique, prendra l’aspect fantastique d’un colossal décor de féerie.
- Nous traversons la galerie de trente mètres qui relie le Palais des machines au dôme central, sorte d’entrée monumentale sur les jardins. Cette galerie avec ses vitraux, sa décoration luxueuse, son admirable exposition des manufactures nationales est gaie et séduisante.
- Nous sortons de la galerie de trente mètres pour entrer dans les jardins. Est-ce bien le Champ de Mars ? Des gazons de fine verdure, des parterres de fleurs multicolores, des arbustes de toutes les nuances, des arbres au feuillage naissant, des fontaines jaillissantes, un véritable parc encadré par les Palais des Beaux-Arts et des Arts libéraux, tous remplis des chefs-d’œuvre des peintres et des curiosités rétrospectives.
- Nous arrivons à la Tour Eiffel qui abrite entre ses quatre piliers monumentaux un jardin avec la belle fontaine de Saint-Vidal et qui serait considéré comme un parc par nos châtelains des environs de Paris. Des grappes humaines remplissent les escaliers de la Tour, car les ascenseurs ne sont pas encore terminés ; on arrive au premier étage, une véritable ville, des restau-
- rants remplis de visiteurs, une galerie circulaire d’où l’on aperçoit le panorama le plus merveilleux; la colonne humaine semblable à un serpent se déroule jusqu’au second étage.
- Je quitte la Tour et je me rends dans la partie du Champ de Mars située du côté de l’avenue de Suffren; les pavillons des républiques américaines se touchent les uns les autres, une profusion de couleurs et de drapeaux, d’ornements et de dômes, de tourelles etae clochetons.
- J’arrive au Palais des Enfants ou se trouve le grand théâtre de l’Exposition; une salle fraîche, du rose et du bleu; les contes de Perrault en médaillon, des peintures de clowns et de danseuses, le Petit Poucet et Barbe-Bleue, l’Ogre et Peau d’Ane. On joue des pantomimes, on représente des ballets, l’excellent chef d’orchestre, Artus, est là, au pupitre. A côté le Pavillon de la mer, avec ses bateaux en mouvement et le Musée japonais une des plus curieuses reconstitutions delà vie japonaise.
- Je traverse le Champ de Mars et je vais du côté de l’avenue de La Bourdonnais; le théâtre des Folies-Parisiennes nous donne une représentation, un ballet très brillant; je vais sur le quai d’Orsay, la rue de l’Habitation nous présente le défilé de ses constructions originales dans lesquelles des marchands de tous les pays fabriquent des objets indigènes.
- Je hâte le pas sur le pont d’Iéna, me voici dans les jardins du Trocadéro, une véritable symphonie de couleurs. Toutes les richesses de la flore, tous les spécimens de l’arboriculture sont là accumulés. C’est la campagne civilisée transportée en plein Paris; c’est la nature perfectionnée parla main de l’homme.
- Il faut terminer cette course rapide. Je repasse le pont d’Iéna, je prends à la Tour Eiffel le chemin de fer, qui en quelques minutes nous porte à l’esplanade des Invalides après avoir longé les sections agricoles. C’est la féerie des Mille et une-Nuits. On ne voit que dômes et minarets, une débauche d’or, de rouge, un luxe de façades décoratives, ou une construction monumentale comme l’exposition militaire. J’ai vu beaucoup de choses et je n’ai rien vu dans cette course à bâtons rompus et, cependant, j’avais voulu tout voir. Je sors de là ébloui et, je peux le dire sans chauvinisme, plein d’admiration pour une exposition qui fait un grand honneur à la France.
- Je la quitte jusqu’à demain avec l’impression ineffaçable d’un rêve, plein de séduction qui se continuera pendant six mois.
- A TRAVERS L’EXPOSITION
- Samedi dernier, Messieurs Decauville invitaient la presse à l'inauguration du chemin de fer de l’Exposition et au lunch qui devait avoir lieu à 4 heures-et.demie à la station Trocadéro-Tour Eiffel. Le rendez-vous était fixé à 4 heures à la gare de la Concorde (Esplanade des Invalides). A cette station deux trains attendaient les nombreux invités de MM. Decauville et les conduisaient en dix minutes-au pied de la Tour Eiffel.
- La gare du Trocadéro étant trop étroite pour contenir la foule qui avait répondu à la gracieuse invitation des organisateurs de cette petite fête, ces Messieurs avaient eu l’originale idée d'organiser un buffet sur wagons que leurs invités virent soudain déboucher d’un tunnel, majestueusement poussé par une locomotive de Petit-Bourg et escortéMe chaque côté d’une haie de maîtres d’hôtels d’une irréprochable correction. L’effet était des plus curieux : cette longue table à nappe éclatante, aux cristaux brillants et aux bouteilles de Champagne casquées d’argent, s’avançait immaculée au milieu du chantier poudreux de l’Exposition.
- Le lunch achevé, on se sépare, après un toast porté par M. Decauville aîné à la Presse.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- Le Restaurant Russe du 1er étage de la Tour Eiffel.
- NOS GUIDES
- Le Bulletin Officiel est en trop bonne place pour ne pas tirer parti d’une précieuse expérience acquise par trois années de vie commune avec les Administrations créatrices de la grande 'Exposition universelle de 1889. Aussi t-t-il résolu de publier deux Guides l’un Général, l’autre spécial pour la Tour Eiffel.
- Nous avons cru bien faire ,en publiant, dans ce numéro, les jolies couvertures dessinées, jour ces deux guides, par M. Gil Baer, le dessinateur spécial du Bulletin Officiel.
- Ces Guides paraîtront aussitôt que les installations des diverses expositions seront en état de supporter la description, c’est-à-dire dans quelques jours.
- Ne voulant pas offrir au publc un travail incomplet ou négligé, l’Administration a préféré atteidre un plus parfait achèvement de l’Exposition.
- . Ges deux Guides seront renplis de vignettes et constitueront de charmants souvenirs de 1g visite de l’Exposition ou de l’ascension dans la Tour Eiffel.
- Le chemin de fer de l’Exposition qui a un parcours total de trois kilomètres, dessert actuellement la partie de l’Exposition comprise entre l’Esplanade et la Tour Eiffel (avec haltes à l’Agriculture et au pavillon de l’Alimentation), au moyen de trains montants et descendants qui partiront toutes les dix minutes, de neuf heures du matin à minuit.
- Chaque train comprend cinq voitures de 2e classe de 60 places, avec prix unique de 25 centimes pour tout ou partie du parcours. — Les enfants et les militaires paient place entière.
- Les billets sont valables pour toute la durée de l’Exposition.
- Si l’Administration autorise la mise en service de voitures de luxe (lre classe ou wagon-salon), il sera perçu un supplément de 25 centimes par personne, que l’on paiera au contrôleur attaché à chaque voiture de luxe.
- En dépit de l’activité incroyable dont chacun fait preuve en ce moment à l’Exposition, il est certain que bien des choses seront encore inachevées le jour de l’ouverture. Je crois pouvoir affirmer cependant que tous les restaurants et cafés seront prêts; un grand nombre ont déjà, depuis longtemps, ouvert leurs portes au public, et quelques-uns même ont déjà commencé l’exploitation en coupe réglée du consommateur. L’Administration les ayant forcés d’afficher leurs tarifs, ils ne peuvent ou n’osent encore enfler la note, ils se rattrapent sur la quantité et la qualité des plats, c’est toujours autant de pris sur ce pauvre public, qui pourrait bien cependant, que Messieurs les restaurateurs y prennent garde, ne pas se laisser toujours égorger sans protester.
- A
- A l’esplanade des Invalides, où les travaux sont fort avancés, on se croirait déjà transporté en Orient. Tout un monde exotique, aux costumes bariolés, vit et s’agite dans ce coin si curieux. Le Kamphy javanais s’est élevé comme par enchantement sous la direction du Comité néerlandais et sera l’une des grandes attractions de notre Exposition, la plus merveilleuse d’ailleurs qui ait jamais été.
- Guy Lort.
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- BULLETIN OFFICIEL DE T/EXPOSITION DE 1889.
- 5
- M. CARNOT
- PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
- ÉCHOS
- Hier soir répétition générale des fontaines lumineuses dans le parc du Champ de Mars. Nous n’hésitons pas à le proclamer, cette illumination dépasse tout ce que l’imagination a jamais pu rêver.
- Aucune image ne peut rendre l’impression de ce que nous avons vu: c’est de l’éblouissement, et les assistants n’ont pu par moment retenir leurs bravps et même leurs cris d’admiration. La fontaine de Coutan est reliée au grand bassin central par un canal d’où émergent d’immenses gerbes d’eau; dans le bassin, un colossal jet flanqué d’autres jets et de gerbes innombrables. Telle est la partie que j’appellerai fixée des grandes eaux, dans le goût de celles de Versailles; mais ce qui est ia surprise éblouissante, c'est de voir à chaque minute la forme de ces gerbes et de ces jets se transformer
- comme dans les apothéoses de féerie ; tantôt un sujet s’élève seul, des nappes basses le soutiennent, tantôt ce sont vingt jets qui s’élancent à la fois, ensuite un ensemble de gerbes partent de tous côtés.
- Et à ces transformations s’ajoute le triomphe des couleurs, les eaux deviennent roses, bleues, vertes, jaunes. Un même jet, vert dans le haut, est carmin dans le bas.C’esttoutela gamme de l’arc-en-ciel, des cascades de rubis,. d’émeraudes et de saphirs, deviennent, par moment, un feu d’or ou d’argent.
- Le succès colossal de ces fontaines suffira à amener tous les soirs, au Champ de Mars, la foule, qui sera dans l’enthousiasme.
- Le Panorama du Tout-Paris ne sera pas ouvert. Nous n’en sommes pas surpris. Nous pensions qu’on représenterait le Tout-Paris et qu’on ne ferait
- pas dans une Exposition internationale une œuvre politique. Or, M. Castellani a placé le général Boulanger en grand uniforme au premier plan avec son état-major politique.
- Le ministre de l’Intérieur n’a pas cru devoir autoriser l’ouverture du Panorama; M. Castellani sera obligé de remanier un peu sa toile, et l’Interdit sera aussitôt levé.
- Le groupe de l’horticulture a fait construire une corbeille de fleurs et de fruits qui est un véritable monument, car elle ne mesure pas moins de 2 mètres de diamètre sur 1 mètre 60 de hauteur.
- Ne pouvant être présentée, à cause de ses dimensions colossales, au Président de la République, au pont d’Iéna à l’arrivée du cortège, les horticulteurs ont présenté et offert ce chef-d’œuvre, ce matin, à l’Elysée, à Madame Carnot.
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- 6
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- Qui je suis?
- Je suis une très grande personne, ayant atteint le maximum de la croissance à l’âge où d’autres quittent à peine le maillot : à deux ans !
- Je n’ai qu’un père, je ne connais pas de mère, étant l’œuvre de qui m’a conçue.
- A côté de ce père, j’en ai encore beaucoup d’autres, à qui je dois d’exister... tout comme la « Fille du régiment ».
- L’opinion publique est ma marraine.
- Ouverte à tout le monde, je n’en ai pas moins des qualités solides, et ma vertu n’est pas ébranlée pour si peu.
- Selon les arrêts du Destin, je manque de bras— comme l’Agriculture;—je me tiens sur quatre pieds ; j’ai une tête et un ventre — un ventre du genre de celui que Zola a prêté à Paris. — Je n’ai qu’un œil unique à la tête, comme les Cyclopes. On veut me mettre un cadran sur l’abdomen comme au nègre du boulevard Saint-Martin. Je suis matériellement attachée à la terre par les pieds; tandis que mon cerveau, comme celui des rêveurs, ne cesse d’être dans les nuages.
- Je suis faite d’idée et de matière.
- La matière dont je suis pétrie est impénétrable, et nul n’est plus cependant pénétrable que moi.
- On m’a créée sans entrailles ; et je n’en suis pas moins l’incarnation de toutes les vertus hospitalières!
- On a jeté feu et flammes pour me faire naître, la fièvre a présidé à ma mise au jour; et je n’en demeure pas moins l’image de l’impassibilité.
- Mes admirateurs et mes adorateurs sont plus que légion... ils sont peuples! Eole et Zéphire m’obsèdent de leurs caresses, douces ou furieuses : mais je reste insensible à ce flot d’hommages; on ne me connaît aucune... inclinaison. Seul, Phœ-bus, a le don de dilater mon être sous les baisers de ses chauds rayons; mais sans qu’il puisse en tirer la plus petite ombre... de vanité.
- On me voit de partout— et je ne vois personne.
- Je suis tout à la fois, ce qu’il y a de plus léger et ce qu’il y a de plus lourd au monde !
- Je permets toutes les privautés ; je supporte les dernières familiarités, j’autorise l’us et l’abus, sans cesser un seul instant d’être une personne bien élevée.
- Je suis sortie du cerveau de mon père tout d’une pièce, casquée et bardée, tout comme Minerve sortit de la cuisse du maître de l’Olympe.
- Je me suis donnée toute entière à mon père, sans que qui que ce soit ait crié à l’inceste !
- Après quatre lustres écoulés, je me donnerai à un autre, sans qu’on y trouve à redire, et sans perdre mon état civil, c’est-à-dire le nom de mon père. J’aurai alors une belle-mère sans que mon père ait eu besoin de se remarier.
- Je suis, selon l’état du ciel, blonde, brune ou ousse. On me dit insensible, et cependant le spectacle d’un de ces merveilleux couchers de soleil que Paris connaît, me fait rougir comme une cerise des pieds à la tête.
- Je n’ai pas de chair: mon corps est tout de veines, dans .lesquelles ne cesse de courir le fluide qui donne la vie ; et, n’en ayant pas, la terre me prête ses entrailles pour recevoir ce merveilleux fluide.
- Ma devise est : Ail right.
- Et maintenant: qui je suis ?
- La Tour Eiffel.
- Pour copie conforme,
- C. L.
- Exposition Algérienne
- M. L. Tirman, gouverneur général de l’Algérie, est arrivé à Paris jeudi, pour assister aux fêtes de l’inauguration.
- Vendredi, à l’arrivée de l’express de Marseille, la gare de P.-L.-M. offrait un spectacle à se croire dans une station des railways algériens. En effet, la Nouba (musique indigène des tirailleurs), vingt Arabes nomades et seize Kabyles, hommes, femmes et enfants, descendaient de wagon sous la conduite de M. Gas-tanier, administrateur adjoint de commune mixte, qui a amené tout ce monde à bon port à travers la Méditerranée et la France.
- Nos Arabes étaient suivis d’.une centaine de colis plus ou moins bizarres, parmi lesquels des caisses de moutons vivants.
- Les six grandes voitures de la Compagnie, qui ont transporté gens et matériel au Palais algérien de l’esplanade des Invalides, ont obtenu sur leur parcours un vif succès de curiosité.
- A l’heure où nous écrivons ces lignes, Kabyles et Arabes s’installent, qui dans une maison dont l’aspect réaliste leur a fait manifester leur étonnement, qui sous leurs tentes en poils de chameau.
- Avant hier, samedi, est arrivé un second convoi de cinquante indigènes composant le personnel du café-concert mauresque de l’exposition algérienne.
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- LA TUNISIE A PARIS
- On ne m’accusera pas de partialité lorsque l’on aura visité la section tunisienne. Parce que je suis en train d’enfanter un livre sur Tunis, actuellement sous presse chez Quantin, on est tenté de croire, chez moi, à quelque débordement d’imagination. Qu’on aille voir la section tunisienne et l’on jugera.
- On y verra des monuments et des souks (boutiques) si habilement reconstitués par M. Saladin, architecte, que l’on est, fût-on arrivé d’hier de Tunis, transporté dans la capitale de la Régence. .Au milieu de cette cité tunisienne improvisée, toute une population d’indigènes aux vêtements éclatants, drapés comme des statues romaines. M. de la Blan-chère, directeur des beaux-arts en Tunisie, y a apporté ses merveilleuses découvertes archéologiques qui vous transportent, par la pensée, au pays punique où, chacune pendant sept siècles, brillèrent la Carthage des Carthaginois et la Carthage des Romains et des Byzantins.
- S’il faut louer M. Sanson, commissaire général du gouvernement tunisien à Paris, et M. Saladin, architecte, pour l’ordre et la disposition des installations, il faut aussi rappeler qu’un Comité tunisien a fonctionné à Tunis, qui a veillé à ce qu’aucune marchandise ne fût expédiée à Paris, qui ne fût de fabrication tunisienne ou de provenance authentique. Ce Comité, composé de notables commerçants, banquiers ou industriels, était présidé par Sidi-Mohammed-Djellouli, ministre de la France, et par M. Régnault, le si sympathique secrétaire général du gouvernement tunisien. M. Régnault vient d’arriver à Paris pour présider à l’installation des innombrables envois expédiés de Tunis sous sa haute surveillance.
- J’apprends avec le plus vif plaisir que M. Charles Sanson est décoré de la Légion d’honneur. Cette récompense a été largement gagnée par le dévouement sans bornes et l’absolu désintéressement avec lesquels, depuis tantôt trois ans, il s’est attelé à l’œuvre de la section tunisienne.
- C. L.
- LE BANQDET ANNUEL DES JURYS
- Un banquet de quatre cents couverts réunissait le 1er mai, dans la galerie des Fêtes de l’Hôtel Continental, les membres des jurys et des divers comités des Expositions universelles tenues à Paris en 1878, à Anvers en 1883, à Amsterdam en 1885, à Barcelone en 1888 et de ceux de l’Exposition prochaine.
- Depuis 1879, chaque année, le 1er mai, les jurys et comités resserrent dans un cordial banquet, dont le nombre des convives augmente de plus en plus, les liens d’amitié contractés au cours des opérations faites en commun. Une association a été formée dont le comité de direction se compose de quinze membres. Le plus souvent le banquet tient lieu d’assemblée générale.
- M. Dietz-Monnin, qui présidait, était entouré de MM. Tirard, président du Conseil, Etienne, sous-sgcrétaire d’Etat aux colonies, Berger, directeur général de l’Exposition, Teisserenc de Bort, Dau-tresme, Prevet, etc. Au dessert, M. Dietz-Monnin, après avoir rappelé la fondation de l’association et son but, a proposé à l’assistance de porter tout d’abord un toast au chef de l’Etat, à M. Carnot, fils de ses oeuvres, dont le nom a suffi pour assurer à la France tous les dévouements et toutes les sympathies. Il a salué ensuite, au milieu des applaudissements, M. Tirard, M. Etienne, M. Berger, M. Anto-nin Proust, dont il a regretté l’absence, et a toasté une seconde fois au succès de la grande manifestation dont la France termine les préparatifs.
- Le président du Conseil, M. Tirard, a tenu à remercier M. Dietz-Monnin des paroles qu’il venait de prononcer, et il a terminé sa courte allocution en buvant à la France.
- Par un vote immédiat à main levée, l’assemblée a ensuite renouvelé son comité, auquel elle a adjoint quinze nouveaux membres. La présidence d’honneur a été offerte à M. Tirard, et la présidence effective à M. Berger.
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- THÉÂTRES
- GRAND THÉÂTRE DE L’EXPOSITION
- PALAIS DES ENFANTS
- Première représentation
- 1. Marche triomphale.
- 2. Mlle Irma, équilibriste.
- 3. Le petit Lucien.
- 4. Figaro, galop.
- 5. Les Constanti.
- 6. Duo par M. et Mme Coventry.
- 7. MHe Kara.
- 8. Karl Aix et ses chiens.
- 9. Ballet.
- Deuxième représentation
- 1. Miranda, valse.
- 2. MHe Kara.
- 3. Le petit Lucien.
- 4. Miss Ada Gibson.
- 5. Paris-Quatuor.
- 6. Miss Georgina.
- 7. Galop.
- 8. Des Tribulations d’un touriste (les Alexander).
- THEATRE DES FOLIES-PARISIENNES
- Lundi 4 mai, à 2 heures, ouverture du grand concert-spectacle les « Folies-Parisiennes » situé en face de la porte A, au bout de la rue de l’Université et près de la Tour Eiffel.
- Orchestre : 50 musiciens.
- Ballet: 40 danseuses.
- Représentation tous les jours de 1 heure à 6 heures, et tous les soirs de 8 heures à 11 heures 1/2.
- Chaque jour, deux ballets, deux pantomimes, opérettes, saynètes, morceaux d’orchestre, concert, Intermèdes, clowns, etc., etc. Prix des, consommations : 1 franc. — Entrée libre.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
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- PROGRAMME DES FÊTES DE LA JOURNÉE
- Arrivée du Président de la République avec son escorte par le pont •d’Iéna, à deux heures.
- Le cortège après avoir passé sous la tour Eiffel longera le palais des Beaux-Arts, le groupe IV delà galerie des produits industriels renfermant les sections étrangères, le groupe IV des sections françaises, et s’arrêtera devant le Dôme central.
- Réception par les autorités.
- Après la cérémonie d’inauguration, le Président quittera le Dôme central, traversera le vestibule d’honneur pour se rendre au Palais des Machines, montera au premier étage de ce palais (côté de l’avenue de La Bourdonnais), descendra du premier étage par le grand escalier, traversera le palais dans toute sa longueur, se rendra au palais des produits industriels, groupe III, section française (coté de l’avenue de Suffren), ira à la section du Japon, traversera le groupe III des sections étrangères et visitera le palais des Arts-Libéraux.
- Il sortira de ce dernier palais pour longer les pavillons des républiques .-américaines, passera devant le Grand-Théâtre de l’Exposition (Palais des Enfants), rentrera dans le Palais des Arts Libéraux, puis traversera le jardin du Champ de Mars pour se rendre au Palais des Beaux-Arts, où l’orchestre de M. Danbé exécutera un morceau spécialemen t composé pour Ta circonstance.
- Du Palais des Beaux-Arts, M. le Président de la République se rendra au Palais des produits industriels, groupe IV (sections étrangères) au -groupe IV (sections françaises), et reviendra, par le grand vestibule, au
- Dôme central.
- Là, M. le Président de la République montera en voiture et suivra, pour revenir au pont d’Iéna, le même itinéraire qu’à l’arrivée. Il prendra le quai d’Orsay, visitera les galeries de l’agriculture, et s’arrêtera au Palais des produits alimentaires, où un lunch lui sera offert à 4 heures.
- Il continuera ensuite sa route par les galeries de l’Agriculture, pour arriver à l’Esplanade des Invalides qu’il traversera dans toute sa longueur jusqu’à la place des Invalides, où il terminera sa visite.
- &8e RÉGIMENT D’INFANTERIE
- 1. Enjoué! Feu...................... C. Hérard
- 2. Zig-Zag.......................... Strauss
- 3. Sous les branches................ Desormes
- 4. Le Canard à trois becs........... Jonas
- 5. Le Tribut de Zamora.............. Gounod
- 6. Coquelicot....................... Métra
- 7. Lever de Soleil.................. Mallet
- 8. Le Tramway....................... Goblaerts
- Le Chef de musique,
- H. Houziaux.
- 119e RÉGIMENT D’INFANTERIE
- 1. Le Petit Chariot..................... P. Bidegain
- 2. La Marseillaise....................... Rouget
- 3. Ké-Son............................... P. Bidegain
- 4. Quadrille joyeux......................
- 5. La Corsoise........................... P. Bidegain
- 6. Le Petit Français..................... P. Bidegain
- 7. Charles............................... Lécussan
- 8. Le Havrais........................ P. Bidegain
- 9. Violette des Bois (Polka)............ P. Bidegain
- 10. Andréa (Valse)....................... P. Bidegain
- 11. Le Touriste (Quadrille).............. Germain
- 12. Le Voyageur.......................... P. Bidegain
- Le Chef de musique,
- Bidegain.
- Fontaines Lumineuses
- Auditions musicales au moment de la Cérémonie du Mine
- Sous la Direction de M. Colonne.
- Orchestre................................. 150 musiciens
- Chœurs conduits par M. Danhauser.......... 180 exécutants
- PROGRAMME
- 1. La Marseillaise (Orchestre et Chœurs).. Rouget de l’Isle
- 2. Marche Troyenne (Orchestre).......... Berlioz
- 3. France (Orchestre et Chœurs)......... Ambroise Thomas
- MUSIQUE DE LA GARDE RÉPUBLICAINE
- PROGRAMME B F 6 MAI
- Rouget de l’Isle Pierné A. Thomas Michaeli Meyerbeer Auber O. Métra Le Chef de Musique,
- G. Wettge.
- Fête TV antique
- f. BATEAUX-ORCHESTRES
- 24« RÉGIMENT D’INFANTERIE
- 1. Cécilia........ ......:......... _... Joh Van Dam
- 2. Ouverture de la Muette de Portici... Auber
- 3. Friquette.......................... Wittmann
- 4. La Givetoise................Bonnelle
- 5. Ouverture de Zampa. ................ Hérold.
- 6. Souvenir de Cadix................... Schwaruz
- 7. ,Le Mariage au Tambour.............. . E. Tava
- 8. Le Drapeau.......................... F. Leroux
- Le Chef de musique,
- Bonnelle.
- Tous les soirs, illumination des Fontaines, des Gerbes, des Bassins.
- Transformation des Jets et des Nappes d’eau.
- Couleurs variables.
- Les Fontaines, les Jets d’eau prendront les aspects les plus fantastiques, tantôt sous forme de pluies de diamants, tantôt sons forme de pluies d’or, d’émeraudes, de rubis ou de topazes; d’autres fois écrin complet tout ruisselant et se transformant dans ses ensembles comme les images du Kaléidoscope.
- Véritable féerie, avec ce double sentiment du feu et de la fraîcheur.
- C’est • l’éclat, la séduction du feu d’artifice, mais d’un feu d’artifice qui se prolonge indéfiniment, sans que tout retombe dans la nuit noire après deux minutes d’un spectacle sans durée.
- Horaire officiel des coups de canon et des allumages de toute nature
- JOURNÉE
- A 10 heures, 2 coups de canon annonçant la battue.
- A 1 heure, 2 coups de canon annonçant l’entrée du public.
- SOIR
- A 6 heures 45, 2 coups de canon annonçant le commencement de l’allumage.
- Effets d’eau
- 1° A 9 heures du matin, 2 coups de canon annonçant le premier effet d’eau.
- Premier effet d’eau, de 9 h. à 9 b. 20.
- Deuxième effet d’eau, de 9 h. 40 à 10 h.
- Troisième effet d’eau, de 10 h. 20 à 10 h. 40.
- Embrasement de la tour par des flammes de Bengale
- A 9 h. et demie, allumage de la tour par les flammes de Bengale, 1 coup de canon.
- Allumage de la tour, de 9 li. et demie à 11 heures.
- Première série de flammes de dix minutes en dix minutes.
- Deuxième série de flammes de vingt minutes en vingt minutes.
- A H h. et demie, coup de canon annonçant l’extinction des illuminations.
- Le soir, on ouvre la galerie Rapp, les parcs et le Dôme central.
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- 1. La3 Marseillaise.................
- 2. Marche solennelle de l’Exposition
- 3. Ballet d’Hamlet....................
- 4. Patrouille Turque..................
- 5. Marche du Prophète..........-.....
- 6. Muette de Portici..................
- 7. La Nuit (grande valse)..-.-.......
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889.
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Quoique commencé tardivement, le Grand-Théâtre de l’Exposition sera un des Palais dont l’installation laissera peu à désirer dès le jour de l’ouverture.
- Nous venons d’assister à la répétition générale à laquelle nous avait gracieusement convié la Direction, et nous avouons tout franchement que nous avons été émerveillés de ce que nous venons de voir et d’entendre. Ce sera, en effet,une surprise pour tous de trouver, dans le Parc du Champ de Mars, la plus coquette des salles de spectacle, avec un programme plein d’intérêt.
- Nous avons applaudi la troupe Alexander dans une pantomime inénarrable, intitulée « Les Tribulations d’un Touriste »; ce sont certainement, dans leur genre, des maîtres que ces mimes anglais !
- À signaler aussi les acrobates Les Constanti ; les chiens admirablement dressés du clown Karl et surtout un prodige de grâce et de force appelé Georgina Aix, qui, âgée de 8 ans, nous a montré des tours que nous n’avions
- PALAIS DES ENFANTS
- jamais vu faire aux acrobates les plus adroits.
- A côté des clowneries, l’art le plus sérieux est représenté par Mlle Kara, une jeune mauresque qui a passé par notre Conservatoire, dont elle a pris les bonnes traditions.
- Je promets un succès au « Paris-Quatuor » qui nous a fait entendre un beau chant patriotique intitulé « 89 », composé spécialement pour le Grand-Théâtre de l’Exposition, par M. Missa, grand prix de Rome.
- N’oublions point un exquis ballet d’enfants, réglé par Mme Mariquita et l’orchestre dirigé de de main de maître par Alexandre Artus.
- Nous n’avons pu assister à la représentation des Marionnettes dans le promenoir, mais on nous assure qu’elles feront sensation ; j’en accepte l’augure.
- D’après cette répétition, nous pouvons annoncer que c’est dans ce coin du Champ de Mars, côté Sufïren, que sera la fête de l’Exposition.
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- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Avis aux abonnés. — Chronique1. — Echos. — Les dépenses de l’Exposition. — 1867-78-79. — Nos gravures. — Bourse des Tickets. — Les Omnibus et Tramways. — Nouvelles diverses. — L’Exposition de la Ville de Paris. — Grand-Théâtre de l’Exposition. — Annonces.
- LA TOUR EIFFEL ET L’EXPOSITION DU CHAMP DE MARS
- (Vas prise de lu passerelle de Passy)
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
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- A NOS ABONNES
- Le Bulletin Officiel sera imprimé sous les yeux des visiteurs, au Palais des Machines.
- Sa rédaction et son administration n’en conservent pas moins leur siège au Pavillon du Bulletin Officiel, 16, avenue de La Bourdonnais.
- De même, le journal sera composé et mis en pages, comme par le passé, à l’imprimerie du Bulletin Officiel, 16, avenue de La Bourdonnais.
- Nous avons mis le plus grand bon vouloir pour satisfaire nos abonnés. Mais force nous a été de retarder de quelques jours l’impression au Palais des Machines.
- La machine qui doit mettre en mouvement nos presses au Palais des Machines, a subi une avarie et ne peut fonctionner encore.
- Devant ce cas de force majeure, nous nous trouvons dans le cas de prier nos abonnés de prendre patience quelques jours encore.
- Nous leur enverrons, à titre de prime gratuite, le Guide de l’Exposition, qui est sous presse, et que va publier le Bulletin Officiel.
- CHRONIQUE
- Le 6 mai sera inoubliable. Dès le moment où le Président de la République a quitté le Palais de l’Elysée, le soleil s’est mis de la fête. La journée a été magnifique. Pas un accroc, pas une fausse note dans ce programme qui a mis des heures à se dérouler. Quel peuple charmant que ce peuple de Paris, quand la joie déborde de son cœur. Victor Hugo a appelé Paris la Ville-Lumière. Le 6 mai on eût pu l’appeler la Ville-Sourire.
- L’ouverture de l’Exposition a été un succès colossal. Mais qu’il me soit permis ici de placer un point d’orgue dans l’accès de lyrisme dans lequel je suis enveloppé. C’est pour vous dire mon « épatement » ! Ce néologisme boulevardier ne peut donner qu’une mince idée de l’étonnement où m’ont jeté bon nombre de classes.
- J’avais traversé vendredi les élégantes galeries dessinées par M. Guérinot, architecte, pour les chefs-d’œuvres du bronze français. Tout était à faire, les vitrines étaient vides ou à peu près.
- Jamais, me dis-je, jamais ce ne sera près lundi prochain.
- Jugez de mon-étonnement! Lundi dernier, tout était en place. Et c’était une accumulation de merveilles et de chefs-d’œuvre.
- Vendredi dernier la galerie de trente mètres, ce splendide boulevard intérieur qui est comme l’âme de l’Exposition, allant du Dôme central au Palais des machines, était encore tout encombrée. Et lundi, le Président de la République a pu admirer, tout achevés, les merveilleuses vitrines et tous les édicules élevés entre l’arc, qui est de triomphe pour les céramistes français, et la magistrale fontaine de Bartholdi qui se trouve sous le vestibule de la galerie des Machines!’ avec la statue équestre d’Etienne Marcel au centre.
- Je n’en revenais pas.
- Les quatorze portiques donnant accès aux galeries des expositions diverses étaient encore en partie masqués par des échafaudages, les becs électriques n’étaient pas tous en place, tout semblait en retard et, lundi, tout était prêt, pimpant, luisant, terminé!
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- Ce coup de la fin n’a pas été sans faire des victimes. La journée de dimanche a été particulièrement dure.
- La fièvre était partout et dans tout. Et puis la chaleur était grande; aussi les accidents ont été nombreux. JJn vrai jour de bataille.
- Je ne dis pas cela pour jeter une note triste dans le récit de cette merveilleuse ouverture d’Ex-position.
- Loin de là.
- Un vieuxp/overbe dit que « la joie rend l’âme bonne ». Ne serait-ce pas le moment de penser aux victimes obscures de ce grand combat pour le beau livré la semaine dernière. Il y a des veuves, des orphelins, des estropiés, des blessés. Pense-t-on à eux autrement que pour leur allouer des secours prévus et normaux?
- On va iaire une tombola qui produira des millions. Ne pourrait-on pas prélever la dîme des victimes sur le produit de cette opération. Ce produit est destiné aux acquisitions à faire e-hez les exposants. Quel exposant se plaindrait si V<m prélevait dix pour cent sur le produit delà loterie pour soulager les victimes des colossales et vertigineuses constructions élevées comme par enchantement, en moins de deux ans, et qui couvrent une surface sur laquelle on pourrait bâtir une ville?
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- Mais on n’a pas l’argent de la tombola tout de suite sous la main, pour soulager sans retard des infortunes qui sont comme les ombres de cet incomparable succès : l’Exposition de 1889.
- Je ne suis pas grand clerc en choses de finances ; mais j’oserais parier que M. Christophle, pressenti, trouverait facilement quelque combinaison permettant de disposer immédiatement de cent ou deux cent mille francsf à prélever plus tard sur le produit de la tombola.
- Voyez-vous cela? Cent ou deux cent mille francs distribués de suite aux veuves, aux orphelins, aux blessés des travaux de l’Exposition. Quelle belle consécration du Centenaire ce serait!
- J’avais pris la plume pour parler de la Fête du 6 mai, et je me suis laissé emballer par l’idée de prélever, par anticipation, une petite part du produit de la tombola pour le soulagement des victimes du travail de l’Exposition.
- Et je n’en ai aucun regret.
- Et aucun de ceux qui liront le Bulletin Officiel ne m’en tiendra rigueur.
- Une note gaie a été le manque de nourriture au Champ de Mars, dans la soirée du 6 mai. Comme de simples criquets d’Algérie, deux cent mille visiteurs ont tout dévoré ce que l’on a pu trouver de solide dans les restaurants. A sept heures du soir le pain est venu à manquer. On en est arrivé à « utiliser » les débris des dîners passés. Finalement, il ne restait même plus de miettes. Le radeau de la Méduse, quoi ! Un peu plus, on en serait arrivé à tirer au sort à qui serait mangé le premier.
- Un de mes amis — il appartient à la carrière diplomatique — avait cru faire une gracieuseté à son époüse en la conduisant dîner à l’Exposition. Il avait compté sans les centaines de mille mâchoires qui avaient opéré avant lui : et le dîner se réduisit, en tout et pour tout, à un bock et à deux biscuits pour chacun des époux. Et pas moyen de sortir de là, tant la foule était grande.
- Ce « manque de pain » a été l’une des surprises drolatiques de cette journée de tous points mémorable. Le public des consommateurs — un euphémisme — a pris la chose gaiement. Et l’on riait de voir des gens du meilleur monde dans l’obligation de manger sur le pouce les débris qu’ils pouvaient se procurer... avec des protections encore!
- Sur le tard, des mitrons sont apparus avec des hottes de pain. C’était le salut ! Devant un restaurant, un loustic s’est écrié à cette vue : « Vive le boulanger ! » Le mot, pour n’avoir cette fois aucun sens politique, n’en fut pas moins répété avec enthousiasme, avec frénésie même.
- Quant à moi, je dois vous avouer que j’ai été le témoin impassible de toutes ces émotions, de tous ces appétits. Je voyais pâlir ces affamés sans sourciller. J’entendais les cris de la faim sans que mes entrailles fussent remuées. J’écoutais, sans trop de .compassion au cœur, des enfants, des jeunes femmes, dire : « J’ai faim. »
- — Mais alors ?
- — C’est bien simple!
- — Comment ?
- — J’avais dîné avant d’aller au Champ de Mars.
- C. L.
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- ÉCHOS
- La police ou Champ de Mars
- Les jardins de l’Exposition sont ouverts'Te soir au public, mais les galeries doivent être fermées le soir à sept heures. 11 faut donc s’assurer, avant la clôture, qu’elles sont complètement évacuées.
- Voici comment ce service est organisé : une brigade de trois cents agents, commandée par MM. Thiébautet Montpellier, officiers de paix, se divise en escouades de cent hommes chacune et parcourt les galeries, veillant scrupuleusement à ce que personne ne se cache dans ces vastes enceintes.
- A onze heures un quart du soir, c’est la retraite générale. A partir d’aujourd’hui, la place de Paris déléguera deux tambours qui battront la retraite dès dix heures et demie. Une ronde, composée de deux cents agents et de cinquante hommes de la garde de Paris, munis de falots, visite les galeries extérieures, les jardins, les bosquets, les établissements publics, et refoule les retardataires jusqu’au pont d’Iéna. j
- La nuit, il y a des patrouilles incessantes. Dans chaque classe, deux ou trois agents dé service, porteurs de falots, s’assurent qu’il n’y a personne dans l’enceinte de l’Exposition; ils arrêtent quiconque est rencontré, et, faute de réponse au : qui vive ! leur consigne est de crier : « Au secoufs ! » ‘
- Pour garantir contre tout risque d’incendie, de quart d’heure en quart d’heure, des pompiers escortés de gardiens de la paix procèdent à des rondes minutieuses. Ils sont arrêtés, suivant la consigne, par tous les agents qui les rencontrent.
- MM. Ossude, inspecteur principal de l’Exposition et Thurneyssen, secrétaire de M. Berger, ont vérifié hier soir le fonctionnement de ces services.
- Banquet Belge
- Mardi, à l’hôtel Continental, les membres du Comité de la section belge ont invité à un banquet les fonctionnaires de la légation à Paris, le haut perso nnel de l’Exposition et les principaux membres de la colonie belge. La musique des grenadiers de la garde, en grand uniforme, avec bonnets à poils, et la société chorale la Légia, de Liège, ont exécuté pendant la fête les plus brillants morceaux de leur répertoire. C’est le général Sterckx qui a amené les grenadiers à Paris.
- Aujourd’hui, jeudi, cette même musique, dont l’habileté est renommée, se fera entendre, de deux à quatre heures, à l’Exposition militaire de l’esplanade des Invalides.
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- Banquet des Horlogers
- La Chambre syndicale des horlogers, sous la présidence de M. Rodanet, a donné mardi un banquet suivi de bal, à l’hôtel Continental, aux exposants et aux commissions de leur section à l’Exposition.
- La République Dominicaine
- Mardi, un déjeuner réunissait au Lyon d’Or, sous la présidence de M. le baron Emmanuel de Almeda, ministre de la République dominicaine, les exposants de cette nation et un grand nombre d’invités, parmi lesquels les directeurs généraux de l’Exposition. On fêtait l’inauguration du pavillon dominicain. La réunion a été des plus cordiales, l’on a bu au Centenaire et aux mille et une merveilles du Champ de Mars.
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- Les Recettes
- Voici le bilan de la journée, relevé aux 38 gui-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
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- chets donnant accès, le jour de l’ouverture, à l’enceinte -merveilleuse :
- Tickets des bons de l’Exposition.. 330.914 Tickets du Trésor............... 2.970
- Total......... 333.884
- En 1878, lors de l’ouverture de l’Exposition, il n’y avait eu que :
- Cartes d’invitation ... 54.537
- Tickets.. ... 11.125
- Entrées gratuites ... 4.820
- Total ... 70.482
- -Cette année le dépouillement des entrées se fait chaque jour dans les bureaux sous les ordres d’un contrôleur général. Ce service est sous la dépendance du ministère des finances. Pour les entrées de lundi, vingt-cinq employés-ont travaillé dans la journée, de sept heures à onze heures et demie, et, hier matin, de sept à dix heures.
- A
- Deuxième journée. —7 mai.
- Entrées de huit heures du matin à dix heures,
- 1,204personnes à deux tickets. . . 2,528 tickets
- De dix heures du matin à six heures du soir, 50,870 personnes à un
- ticket........................... 50,870 —
- De six heures du soir à dix heures,
- 3,102 personnes à deux tickets. . 0,204 —
- Soit 55,242 personnes et 59.608 tickets.
- Il y a eu, en outre, 15,673 entrées gratuites. Total: 70,915 personnes.
- Il y a eu 838 tickets du Trésor et 58,770 tickets du Crédit foncier.
- En 1878, le nombre des entrées payantes avahété de 27,608; celui des entrées gratuites, de 8,547; total, 36,165.
- *SL
- Le bruit a couru que le Conseil des directeurs de l’Exposition était dans l’intention de fermer pendant une huitaine, à partir de six heures du §oir, le Champ de Mars au public, afin de hâter l’achèvement des travaux. Sur les renseignements qui nous ont été fournis par l’administration elle-même, nous pouvons affirmer que cette nouvelle est inexacte. Le Champ de Mars restera ouvert au public tous les soirs.
- Si les ambassadeurs des grandes puissances boudent l’Exposition, la mauvaise humeur de leurs gouvernements ne paraît guère influencer l’opinion de la pressé dans les pays de véritable liberté et l’importance qu’elle attache à cette grande manifestation du génie industriel et artistique. Nous en trouvons la preuve dans le grand journal scientifique anglais, VEngineering, lequel ne consacre pas moins de quatre-vingt-huit pages à notre Exposition universelle, avec plans et dessins, c’est-à-dire cinq ou six fois la matière d’un de ses numéros ordinaires. C’est là un fait bon à noter.
- L’exposition rétrospective du Trocadéro
- Contrairement à ce qui a été dit par un de nos confrères, l’Exposition rétrospective du Trocadéro sera prête à la date fixée. Cette exposition, qui consistera surtout en travaux d’orfèvrerie, promet même d’avoir un très vif éclat. Parmi les amateurs qui ont envoyé les pièces les plus précieuses de leur collection, nous pouvons citer M. Yermesch (de Bruxelles) etM. Oppenheim (de Cologne).
- L’archevêque de Malines a prêté les objets les plus riches de l’admirable trésor de son église. Les membres du haut clergé à l’étranger comme en France, remarquons-le à ce propos, ont mis beaucoup d’empressement à répondre à l’appel'de M. A. Proust. C’est ainsi que, grâce à l’obligeance patriotique de l’évêque de Montauban, nous reverrons à l’Exposition le chef-d’œuvre d’Ingres : le Vœu de Louis XIII.
- Le Pavillon des forêts
- Dans la construction de ce pavillon, tantôt l’arbre a servi comme colonnes décoratives,, consoles, ornements; tantôt il a été équarri pour la construction, et les écorces, aux couleurs brillantes, ont servi à la décoration des plafonds, des corniches ou des' panneaux. Le but â. été de faire par la décoration à l’extérieur, une exposition de tous les bois connus.
- Le pavillon proprement dit, avec ses galeries, occupe une surface d’environ 1,000 mètres, les annexes une surface d’environ 600 mètres.
- Le pavillon est entièrement construit sur pilotis. ---------------------+------
- LES DÉPENSES DE L’EXPOSITION
- Il faut, au moment où l’Exposition universelle ouvre ses portes, rendre un public hommage à MM. Alphand, Berger et Grison, qui ont conduit les choses avec méthode et qui ont eu un réel souci de l’économie. Gomme c’est là un exemples de gestion peut-être unique dans un aussi colossal ensemble de travaux, ie Bulletin Officiel tient à le constater, chiffres à l’appui.
- Voici ce que ces chiffres donnaient en mars dernier.
- DÉSIGNATION Evaluations Evaluations
- des travaux primitives actuelles
- Palais des Arts, galeries Rapp et
- Desaix....................... H.372.484 6.764.707
- Palais des Machines............... 7.233.384 7.513.894
- Palais des Industries diverses.. 5.786.406 5.885.637
- Nivellement.— Réseaux d’égouts. 524.847 524.847
- Réserve....................... 82.825 95.91,2
- Exposition d’Horficiilture....... 300.000 300.000
- — d’Agriculture............. 600.000 600.000
- Parcs et Jardins.................. 3.082.654 2.032.654
- Bureaux, Postes de police, etc... 458.911 • 458.911
- Clôtures............................ 450.000 450.000
- Viabilité de la tranchée rive
- gauche....................... 80.000 25.672
- Passerelles diverses......... 200.000 200.000
- Eau et gaz.......................... 600.000 600.000
- Voies ferrées.. ;.................. 363.259 363.259
- Water-closets................... 175.000 —
- Réserve s’appliquant aux galeries
- des Machines, etc.............. 4.815.220 3.082.063
- Réserve spéciale................ 1.004.873 —
- Service mécanique................... 93.000 93.000
- Expositions horticoles.......... 66.000 66.000
- Exposition d’économie sociale... 75 600 75.600
- Totaux.................. 32.664.518 29.432.160
- L’excédent sur les évaluations primitives a été : Palais des Arts, 392,225 fr.; Palais des Machines, 280,510 fr.; Palais des Industries diverses, 99,230 fr.: Réserve, 13,035 fr.; au total, 785,000 fr. La diminution sur les évaluations a été : Parcs et Jardins, 1,050,000 fr.; Viabilité, 54,328 fr.; Water-closets, 175,000fr.; Réserve, 1,733,156 fr.; Réserve spéciale, 1,004,873 fr.; total, 4,017,358 fr. Différence en excédent, 3,232,358 fr.
- C’est un résultat remarquable auquel nous n’avons pas toujours été habitués et qui nous permet de bien augurer de l’avenir.
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- 7, 1878, 1889
- On a beaucoup écrit sur l’Exposition universelle qui ouvre ses portes au monde entier en ce moment. On a jeté en l’air des comparaisons plus ou moins légèrement conçues et formulées avec les Expositions précédentes. Certains, comme les vieillards, ne trouvent beau et bien que ce qui est resté, de leur jeunesse, au fin fond de leur souvenir. Et l’on entend sans cesse ces rengaines : « Ah! démon temps ! » ou « Ce n’est plus comme en 1867 ! « ou encore « On n’a rien fait de plus réussi que Londres en 1852 ». On était jeune alors, les femmes et les choses souriaient, et l’on ne se rend pas compte du vernis que sa propre jeunesse, de cet âge où l’on voit tout en rose, donnait à toutes choses.
- Il faut être un peu plus précis et se dire, surtout, que si les vieux d’aujourd’hui n’ont plus leurs yeux de vingt ans, il y a tout amour d’eux de jeunes.générations qui sont, à leur tour, tout feu et flamme et ne demandent qu’à classer dans leurs souvenirs de grands et riants tableaux.
- Et, pour être précis, rappelons qu’en 1867 il n’y eut que 50,226 exposants, et que le nombre des visiteurs dépassa 10 millions. La surface totale du Palais couvrit 15 hectares et demi, y compris les 5,700 mètres du jardin intérieur; l’exposition agricole avait été placée dans l’île de Billancourt.
- En 1878, il y eut 53.100 exposants et 12 millions de visiteurs. Le Palais occupait, à lui seul, plus de 25 hectares.
- Il tallait prévoir pour 1889 un emplacement autrement considérable que les 45 hectares dont il était possible de disposer au Champ de Mars. Aussi y a-t-on ajouté d’abord les jardins du Trocadéro comme en 1878, ensuite tout le quai d’Orsay avec les berges de la Seine et toute l’esplanade des Invalides.
- L’enceinte fermée de l’Exposition est donc immense. Le Champ de Mars seul mesure environ 1,100 mètres de long, de l’Ecole militaire à la Seine, et 470 mètres de large ; le Trocadéro a environ 360 mètres de profondeur sur 470 mètres de large ; le quai d’Orsay plus d’un kilomètre; l’Esplanade, à peu près 500 mètres sur 300 mètres ; ce qui conduit à un développement direct de près de deux lieues.
- Le visiteur, qui aura parcouru toute l’enceinte, avec les berges, les diverses allées, les galeries, etc., aura certainement effectué un voyage de plus de 40 kilomètres. L’Es position occupe au total 20 hectares de plus qu’en 1878, soit 70 hectares, non compris les berges de la Seine.
- Au Champ de Mars, qui reste la partie principale-et maîtresse de l’Exposition, on a placé les'sections-des beaux-arts, des arts libéraux, des industries diverses et des machines; au Trocadéro, l’horticulture; au quai d’Orsay, les produits et appareils-agricoles, les produits alimentaires; à l’Esplanade, les expositions du ministère des colonies et des pays de protectorat.
- On voit donc, par ce qui précède, qu’au point de vue de la surface l’Exposition universelle de 1889 laisse loin derrière elle les Expositions précédentes.
- Comparons maintenant les dispositions respectives des trois Expositions de 1867, 1878 et 1889.
- Les plans
- En 1867, le Palais du Champ de Mars offrait l’aspect d’un cotisée gigantesque de 1 kilomètre lj2 de pourtour, 1 kilomètreulans la plus grande largeur,. 380 mètres dans sa plus petite, comprise entre les avenues de La Bourdonnais et de Suffren. Les galeries étaient circulaires d’une part et rayonnantes de-l’autre. L’arrangement combiné par M. Le Play, sorte de table de Pythagore, était lel qu’en suivant une galerie circulaire on voyait bien groupés les produits similaires de toutes les nations; en longeant, au contraire, une galerie rayonnante, on passait en revue l’exposition collective de tout un peuple.
- En 1878, M. Krantz construisit un immense rectangle raccordé à des demi-circonférences; la largeur regardant la Seine était de 350 mètres, la longueur de 718 mètres. On avait conservé pour le groupement les principes de M. Le Play. Les objets dé même nature étaient installés dans les galeries longitudinales, et les galeries transversales limitaient les expositions de chaque peuple. On critiqua à cette époque les perspectives interminables des galeries droites, comme on s’était plaint antérieurement des galeries courbes.
- Cette fois, on ne pourra adresser les mêmes reproches aux dispositions adoptées ; on n’a rien emprunté au passé, le plan est nouveau; pour rompre toute monotonie à l’ancien groupement méthodique, on a presque partout substitué l’ordre disséminé. Pour les constructions, on avait jusqu’ici un peu négligé le . côté artistique. On a fait appel aux architectes. A la suite d’un concours, les trois premiers prix furent donnés àM. Dutert, à. M. Formigé' et à M. Eiffel. Avec la collaboration de MM. Dutert et Formigé, et sous lç, haute inspiration de M. Alphand, les plans définitifs furent bientôt arrêtés. Au mois d’août 1887, on commençait les études préparatoires. Les travaux préliminaires de nivellement du Champ de Mars et de création du réseau, d’égouts étaient menés rapidement par M. Lion.. Dès le mois d’octobre, on donnait les premiers coups-de pioche et, en novembre, la plupart des chantiers étaient organisés. Depuis on a travaillé sans relâche; il aura fallu à peine deux ans et demi pour accomplir cette œuvre prodigieuse et colossale qui fait l’étonnement des personnes compétentes.
- Cette fois, plus d’édifice au milieu du Champ de-, Mars ; l’emplacement central reste libre, c’est un parc; au fond et sur les côtés, les constructions! Le plan général affecte assez exactement la forme-d’un U.
- Ce plan est très réussi; les façades et les perspectives des Palais sont à la fois grandioses et agréables à l’œil.
- L’impression générale est vraiment satisfaisante. Le rédacteur en chef d’un journal anglais formulait ainsi son opinion tout dernièrement : « L’Exposition de 1889 sera la plus colossale et la plus extraordinaire que l’univers ait jamais vue »; et il ajoutait :
- « Les Français aiment à faire grand; ils sont en train de prouver une fois de plus qu’ils s’y entendent. Leur Exposition du Centenaire- de 1789 est déjà absolument stupéfiante; ni les peines, ni l’argent n’ont été ménagés. Lien de mesquin n’afflige le regard; jusque dans la plus petite charpente de fer, le sentiment artistique et le goût éclatent. Le résultat est de nature à démontrer à l’univers que la France est toujours la plus laborieuse et la plus artiste des nations, et qu’une fois résolue à faire une chose, elle sait s’y mettre corps et âme. L’Exposition va attirer à Paris la moitié du monde civilisé. » Nous ne saurions désirer une appréciation plus flatteuse et plus indépendante. 11 est de fait que l’on a exécuté de grandes choses au Champ de Mars et à l’Esplanade depuis deux ans ; jamais on n’a poussé-aussi loin l’ampleur des constructions et l’originalité des conceptions. Si l’on cherche maintenant à recommencer ailleurs, il sera difficile de ne pas^nous imiter forcément; toutes les combinaisons, à très peu près, ont été épuisées.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889,
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- NOS GRAVURES
- Nous publions en première page de ce numéro une vue de l’Expositon, prise de la passerelle de Passy. Elle fait saisir les proportions gigantesques de la Tour Eiffel, à côté des autres édifices du Champ de Mars, si grands et si puissants cependant.
- Il est à remarquer que les aspects de la Tour Eiffel varient suivant le point où l’on se place. Si l’on se place perpendiculairement à l’un des côtés de sa base, au Trocadéro par exemple, elle apparaît mince et svelte; Fimmense arc de sa base est ouvert tout entier et encadre le dôme central. Du premier au second étage, on dirait un seul arbalétrier de chaque côté et un grand triangle à jour découpe le ciel au milieu.
- Mais si l’on se place dans le sens de la diagonale du carré de sa base, la Tour apparaît tout autre,commedupontde l’Alma par exemple.L’on voit alors en biais et très étroits, deux arcs de sa base, un pied les sépare. La base est alors élargie. Le jour du premier et du second étage a presque complètement disparu et les quatre montants forment un enchevêtrement inextricable de leurs entretoises.
- Si l’on se place entre la diagonale de la base et la perpendiculaire sur un des côtés, le fouillis est encore plus grand, ainsi que l’on peut voir sur la gravure de notre première page. Aucun jour n’est plus visible.
- On peut dire que le dessin de dentelle de fer de la Tour varie à chaque pas. Il suffit de se déplacer de cinquante mètres le long des quais de la rive droite, pour qu’il se modifie du tout au tout.
- A la page 4 nous avons des vues des restaurants du premier étage de la Tour. Les restaurants russe, flamand et anglo-américain. Puis une opposition assez curieuse entre le rocher de la caverne des hommes primitifs, restituée dans l’histoire de Y Habitation, par M. Ch. Garnier, et de la Tour qui apparaît dans le fond comme le dernier mot de l’intelligence et du savoir de l’ingénieur de notre temps.
- A la page 5, une petite vue de la Tour Eiffel, prise de l’île des Cygnes. Et au bas de la page, à droite* un de ces industriels de plein vent qui, tout le long du parapet du quai de Billy, louent des longues-vues aux gens curieux de voir de près le sommet de la Tour.
- Deux autres vignettes de cette page représentent, l’une l’un des vaillants forgerons des chantiers de M. Eiffel, et l’autre un camelot offrant des vues de la Tour aux passants.
- Restaurant flamand au premier étage de la Tour Eiffel
- BOURSE DES TICKETS
- Dans le coin de la Bourse qui fait face à la station des omnibus, grouille perpétuellement tout un monde de petits spéculateurs, auxquels la fortune ingrate ne permet point l’accès de la corbeille.
- C’est là qu’en 1878 s’est tenue la Bourse des billets de la fameuse loterie de l’Exposition.
- C’est là maintenant que se vendent, chaque jour, les tickets de l’Exposition.
- Cette petite Bourse commence tous les matins dès dix heures.
- Vendeurs et preneurs s’agitent, se bousculent, crient, gesticulent, et l’on n’entend que ces cris : « J’ai des tickets ! qui veut des tickets ! »
- Les cours varient de 60 à 65 centimes.
- LES OMNIBUS ET TRAMWAYS
- Les Compagnies ont un devoir à remplir : c’est d’augmenter au plus tôt le nombre de leurs voitures. Pour ne parler que de la ligne du Trocadéro à la Villette et de celle de l’Etoile à Montparnasse, il n’y a de départs, pour la première, que tous les quarts d’heure, et pour la seconde que toutes les dix minutes, jusqu’à dix heures du matin.
- Pourtant, c’est une fausse économie, car le nombre des voyageurs est tel qu’il remplirait ces voitures si elles étaient en nombre triple. Nous reviendrons sur cette question importante qui, dans une certaine mesure, touche de près au succès de l’Exposition, dans le cas où les Compagnies feraient la sourde oreille, car il faut que chacun apporte son aide à la grande manifestation nationale.
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- Restaurant russe au premier étage de la Tour Eiffel
- Nouvelles Diverses
- Les Ouvriers et le Président de la République
- Avant-hier, les ouvriers de la Tour Eiffel, au nombre de trois cents, se présentaient à l’Elysée pour rendre hommage au chef de l’Etat. Ces vrais héros du travail triomphant s’étaient fait représenter, pour être introduits auprès du Président, par une délégation de dix d’entre eux portant une bannière tricolore sur laquelle étaient inscrits ces mots : Centenaire de 1789. Ils étaient conduits par M. Compagnon, chef des ateliers.
- Mais M. Carnot a voulu que tous fussent à l’honneur. Après avoir serré la main dés délégués, il a fait ouvrir les portes à ces trois cents braves gens. Il les a reçus avec une charmante cordialité, ayant pour chacun d’eux un mot aimable qui les a comblés de joie et de fierté.
- Les ouvriers offraient au Président, en môme temps que leur bannière commémorative, une petite tour en acier d’une parfaite exactitude. Cette réduction de la Tour Eiffel porte une plaque et une inscription: « Centenaire de 1789. — Hommage des ouvriers de la Tour Eiffel àM. Carnot. »
- Le banquet du 9 mai
- La série officielle des fêtes à l’Elysée commencera par un grand dîner offert, aujourd’hui 9 mai, par M. Carnot, et suivi, à neuf heures et demie, d’une réception ouverte.
- Les mauvais effets de la Disette
- Dans la soirée de lundi, un grand nombre de visiteurs que la faim talonnait ont été étrillés par quelques restaurateurs, qui ont eu le tort de profiter de la disette générale. Ces messieurs ont fait payer un bock 2 francs et un pain 5 francs !
- M. Berger est décidé à réprimer désormais ces abus de la façon la plus rigoureuse. Tout le monde approuvera les intentions sévères de M. le Directeur général de l’Exploitaion.
- Restaurant anglo-américain au premier étage de la Tour Eiffel
- L’âge de pierre et l’âge de 1er. — La grotte et la Tour Eiffel
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- L’Exposition de la Ville de Paris
- Les Pavillons
- La surface totale concédée à la Ville de Paris est de 3,000 mètres. Cette superficie, prise sur le jardin central, est répartie en deux espaces égaux, en avant et de chaque côté du dôme des Industries diverses.
- Sur ces emplacements, M. Bouvard, architecte en chef des travaux de la Ville, a élevé, avec les fermes provenant de l’exposition du Cinquantenaire des Chemins de fer, deux constructions symétriques décorées, sur les façades et sur les côtés, des armes de Paris.
- On a quelque peu plaisanté l’aspect assez médiocre de ces pavillons : ils ont du moins cet avantage de laisser aux divers services qui v sont contenus dès espaces suffisamment vastes", séparés par des passages où le public pourra circuler sans difficulté, et ils ont coûté assez peu d’argent pour pouvoir être démolis sans regret après l’Exposition.
- En outre, certains services élèveront, soit dans les jardins, soit sur les berges de la Seine, plusieurs constructions types dont il sera parlé plus loin.
- Le Plan de Paris
- Pour bien marquer le caractère de l’Exposition de 1889, —l’Exposition du Centenaire — l’Administration a tenu à y faire figurer des vues comparatives de la Ville, prises au début de la Révolution et dans les derniers mois de l’année courante.
- A cet effet, quatre grands dessins perspectifs représenteront l’aspect du centre de Paris et celui des quartiers excentriques en 1789 et en 1889.
- Pour figurer les faubourgs, on a choisi le quartier de la Bastille avec le faubourg Saint-Antoine et les rues avoisinantes.
- La Commission a, en outre, fait exécuter par des artistes connus dix aquarelles représentant divers points de la zone voisine des fortifications, afin de conserver l’aspect actuel de ces quartiers qui tendent tous à se modifier rapidement.
- Les Travaux de Paris
- On peut comprendre, sous cette rubrique, tout ce qui concerne les embellissements, la voirie et l’hygiène de la capitale, c’est-à-dire les services des beaux-arts et de l’architecture, des eaux et de l’assainissement.
- Les uns et les autres sont représentés par des modèles, des graphiques, des photographies.
- Dans le service des beaux-arts, les visiteurs retrouveront sans doute avec plaisir les originaux ou les copies d’un certain nombre de statues, de tableaux, de gravures, que la Ville a acquis depuis 1878, et qui sont placés dans certains monuments municipaux : par exemple, les compositions de MM. Gormon, Gervex, Boulanger, qui décorent les salles de mariage de plusieurs mairies ; les statues de Barrias, Mercié, Carrier-Belleuse, enfermées soit à l’Hôtel de Ville, soit au pavillon de Flore; les photographies ou maquettes des œuvres primées aux divers concours ouverts par la Ville.
- Le service d’architecture exposera des modèles en réduction de la nouvelle Sorbonne, de l’Ecole de Médecine et de l’Ecole pratique de Médecine, actuellement en consrtuction ; des plans et des vues photographiques des édifices
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
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- construits en ces dix dernières années, écoles, mairies, etc.
- Des plans, ainsi que des échantillons de matériaux et des outils employés représenteront le service de la voie publique ; une réduction (plan, coupe, élévation), du four crématoire; des plans et vues des nouveaux cimetières de Pantin et de Bagneux, ainsi que des parcs du Champ de Mars, du Trocadéro et du futur square de Montmartre, rappelleront les travaux du service des promenades et plantations.
- Assistance publique
- Deux salles contiendront, Tune les spécimens du matériel hospitalier actuel à côté des appareils et des installations aujourd’hui abandonnées; l’autre les vues et les plans comparatifs des hôpitaux et maisons de secours de Paris, à diverses époques.
- Il y aura, en outre, des moulages, des travaux d’enfants assistés, des statistiques établissant les services rendus par l’administration hospitalière.
- Préfecture de police
- On sait que le laboratoire municipal et le corps
- des sapeurs-pompiers sont du ressort de la préfecture de police.
- Chacun de ces deux services s’est ingénié à montrer au public toutes les ressources dont il dispose.
- Derrière une cloison vitrée, les visiteurs pourront voir les chimistes du laboratoire analyser les matières alimentaires, à l’aide des appareils en usage aujourd’hui.
- Dans une autre salle, à côté du matériel si perfectionné actuellement employé par les pompiers, on trouvera une exposition du système de défense contre les incendies en 1789.
- Dans la même salle, un plan de Paris indiquera la hauteur des eaux de protection dans les divers quartiers, et l’organisation du réseau d’avertissement télégraphique.
- Le service des prisons et celui de l’hygiène seront également représen tés : le premier, par des photographies relatives aux prisons, aux aliénés, au service anthropométrique ; le second, par les appareils microscopiques employés pour les viandes.
- Ce second service fera, en outre, construire, sur la berge de la Seine, un pavillon de secours, renfermant les divers appareils de sauvetage aujourd’hui adoptés et organisés de façon à pouvoir fonctionner, si besoin était, concurremment avec le service de secours de l’Exposition.
- Services divers
- Les autres services seront surtout représentés par des graphiques et des ouvrages divers : plans des halles, des marchés et des cimetières; tableaux de la consommation; ouvrages de bibliothèques ; appareils et instruments en usage dans les maisons d’aliénés; travaux des malades; tableaux statistiques.
- Cette exposition est digne de la renommée de la grande ville.
- Deux maisons types
- Enfin le service des assainissements construira, dans le jardin, deux maisons d’habitation : l’une réunira toutes les causes d’insalubrité qui peuvent se rencontrer à Paris; l’autre, véritable maison modèle, sera munie de tous les appareils nécessaires et bâtie avec tous les perfectionnements qui rendent une maison parfaitement salubre.
- Ce service sera, en outre, représenté dans les pavillons par des albums et des vues photographiques qui feront connaître à tous le réseau compliqué des égouts de Paris, et des réductions au dixième et au vingtième reproduiront certaines dispositions nouvellement adoptées, telles que le système des ponts volants de la porte de Flandre.
- I/enseignement
- La ville de Paris, depuis le vote de la loi sur l’enseignement obligatoire, s’est préoccupée non seulement d’appliquer rigoureusement cette loi, mais encore de modifier l’organisation scolaire, de façon que cette rigueur causât la moindre gêne possible aux parents, et apportât aux enfants la plus grande somme de profit et d’agrément.
- Elle a constamment perfectionné le mobilier et l’installation des écoles; elle a établi des cantines fournissant aux enfants des aliments sains et à bon marché ; elle a développé le plus possible 1’enseignement professionnel, l’enseignement commercial et renseignement primaire supérieur, et elles les a rendus accessibles à tous.
- Aussi, cette partie de son exposition sera-t-elle des plus intéressantes.
- L’espace réservé à la direction de l’enseignement sera divisé en classes, préaux, dépendances
- diverses, et formera un véritable groupe scolaire complet, où chaque genre d’école sera représenté.
- Il y aura un préau couvert, avec une cantine, un réfectoire et une salle de gymnastique ; une classe d’école primaire, d’école maternelle, d’école primaire supérieure, d’école professionnelle, installées chacune comme des classes véritables, bureaux, tableaux, cartes, accessoires divers, une salle de dessin, disposée pour l’enseignement du dessin géométrique et du dessin à vue, avec plâtres et modèles; un atelier de travail manuel avec les outils. Dans chacune de ces salies seront exposés des travaux et compositions d’élèves, montrant les progrès accomplis par l’enfant au fur et à mesure qu’il passe d’une division à l’autre.
- Des comptes rendus, des relations écrites par les élèves, feront connaître les elforts faits par la Ville pour amélorer la santé et élargir l’instruction des enfants, en organisant à leur profit des voyages de vacances et des colonies scolaires.
- Enfin, ce qui constituera la curiosité de cette section, c’est un salon entièrement aménagé par les élèves des écoles spéciales: les ferrures, vitrines, mannequins proviennent de l’école Diderot; les meubles de l’école Boulle : les ornementations peintes ou sculptées de l’école, spéciale de dessin, rue des Petits-Hôtels; la cheminée, de l’école d’application des Beaux-Arts à l’Industrie; les tentures, rideaux, portières, les costumes, les modèles de lingerie exposés dans les vitrines des diverses écoles professionnelles de filles.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE ,1889.
- RENSEIGNEMENTS UTILES
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication .de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant, directement à l’Exposition, ou qui .s’y rattachent par correspondance. .11 y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. —: Point d’arrivée: Trocadéro. , . ...
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Poiids d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro. " .
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée : Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare do Lvon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont du T’AI ma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la place de l’Etoile avec Taitbout-là-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villelte. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par MMeleino-Auteuil). , „
- Place de la. République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Près avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à_ la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- ‘Louvre-P as sy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways (lu quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Gâte de -Lyon-Pont de l’Alma. —Idem.
- Rue. Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villeite. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militrire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée : Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro : par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-.La Vil-lette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Mngdebourg.
- A i/Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-lssy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin sijx omnibus ou tramways amènent les voyageurs sw le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Rourse-Passy, Ghamps-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Lo\ivre-Arincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodèro-Ceinture, fonctionnera prochainement; il est probable que la porte Bapp sera également desservie par _ une station supplémentaire; mais rien n’èst encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne desservie on amont et en aval s’étend de Su-resnes à Gharenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l’Exposition.
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons do départ et d’arrivée, groupés du pont d’Iéria au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, (5 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdobourg.
- . Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur_ de l’avenue de Sulfren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie^ directement pur la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Sulfren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure on quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est on outre relié à la ligne de l’Ouest par des" trains partant' d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Mcudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchâmps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être'autorisées au cours de la période de l’Exposition, le service;des voitures de place est assuré par des stations établies à la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Bapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — Course, 2 heures.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance cl’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente.des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 li. matin, 2 tickets (2 1T.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections:
- I, — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (0 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir.) Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- JH. — Section Rapp. — Porte Bapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- Y. — ‘Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 lieuses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6. heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. — Un chemin de fer intérieur a, voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides a 1 Ecole militaire : il longe le quai d’Orsay et l’avenue do Sulfren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. —Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 8 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts-compris.)
- Wagonnet de lrc classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les-besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est orgàms_é à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarit : 2..1r. o0 l’heure, plus 70 centimes par quart d heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes^ réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également sans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureap central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées par jour :
- Matin : 7h. 30, 10heures, midi. •
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais. '
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses., côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants :
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La. Rourdormais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la. station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
- La Librairie du « Bulletin des Halles »,33, rue
- Jean-Jacqu-s-Rousseau, vient .de mettre en vente un Plan illustré de l’Exposition universelle, avec un Indicateur alphabétique, imprimé en six couleurs et représentant exactement la place des différentes expositions.
- Ce plan, richement illustré, est indispensable aux visiteurs, qui trouveront aisément à se guider, en sortant du Panorama le Tout-Paris, une des principales attractions de l’Exposition.
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- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
- RECOMMANDÉS
- ABAT-JOUR
- Dcgalïët et Cie Succrs, (ancienne maison Grimai,), 28, rue Albouy, Paris. — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
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- A. Vaillant, 10, rue Meslay, Paris. — Fabrique de meubles de luxe. Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité de cacliepots, jardinières, tables à ouvrages et à.jeux, bureaux de dames et liseuses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Quoique commencé tardivement, le Grand-Théâtre de l’Exposition sera un des Palais dont l’installation laissera peu à désirer dès le jour de l’ouverture.
- Nous venons d’assister à la répétition générale, à laquelle nous avait gracieusement convié la Direction, et nous avouons tout franchement que nous avons été émerveillés de ce que nous venons de voir et d’entendre. Ce sera, ên effet,une surprise pour tous de trouver, dans le Parc du Champ de Mars, la plus coquette des salles de spectacle, avec un programme plein d’intérêt.
- Nous avons applaudi la troupe Alexander dans une pantomime inénarrable, intitulée « les Tribulations d’un Touriste »; ce sont certainement, dans leur genre, des maîtres que ces mimes anglais !
- A signaler aussi les acrobates les Constanti ; les chiens admirablement dressés du clown Karl et surtout un prodige de grâce et de force appelé Georgina Aix, qui, âgée de 8 ans, nous a montré des tours que nous n’avions
- PALAIS DES ENFANTS
- jamais vu faire aux acrobates les plus adroits.
- A côté des clowneries, l’art le plus sérieux est représenté par Mlle Ivara, une jeune mauresque qui a passé par notre Conservatoire, dont elle a pris les bonnes traditions.
- Je promets un succès au « Paris-Quatuor » qui nous a fait entendre un beau chant patriotique intitulé « 89 », composé spécialement pour le Grand-Théâtre de l’Exposition, par M. Missa, grand prix de Rome.
- N’oublions point un exquis ballet d’enfants, réglé par Mme Mariquita et l’orchestre dirigé de main de maître par Alexandre Artus.
- Nous n’avons pu assister à la représentation des Marionnettes dans le promenoir, mais on nous assure qu’elles feront sensation ; j’en accepte l’augure.
- D’après cette répétition, nous pouvons annoncer que c’est dans ce coin du Champ de Mars, côté Suffren, que sera la fête de l’Exposition.
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- 2e Série
- N° 3
- Le Numéro : 15 Centimes
- Jeudi 16 Mai 1889
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LA. DURÉE DE L’EXPOSITION
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- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Tiré à l'Exposition dans la Galerie des Machines, sons les yeux du public
- (CLASSE 58)
- Annonces Réclames Faits divers
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Partie officielle : Arrêté. — Partie non officielle : Chronique. — En zig-zags. — Importante circulaire. — L’Exposition de 1878 comparée à celle de 1889. — Échos. — Concours de médailles. — Nouvelles. — Fontaines lumineuses. — Renseignements utiles. — Réclames et Annonces.
- GALERIE DU PREMIER ÉTA&E DU PALAIS DES MACHINES
- (avant l’mstallation des vitrines).
- CHRONIQUE
- J’ai suivi, émerveillé chaque jour par quelque transformation nouvelle, par quelque improvisation étrange, par quelque éclosion magique, l’œuvre de M. Laforcade, œuvre de patience, de méthode et de tactique, aboutissant aux joyeusetés de la terre, à l’épanouissement des fleurs, là où il n’y avait rien, mais rien du tout la veille.
- ?0n a fait M. Alphand grand-croix de la Légion d’honneur : c’est mérité.. Mais méritée aussi la
- fleur d’honneur que le président de la République a fait éclore à la boutonnière de celui auquel obéissent les plantes et les fleurs, du maître des éclosions et des floraisons, M. Laforcade.
- Aujourd’hui, les |ardins de l’Exposition sont magnifiques. Et si bien venus, si verdoyants et si fleuris, qu’on les dirait âgés de plusieurs années. Aucune plante ne paraît avoir souffert. C’est merveille.
- . Je puis à peine me rappeler, devant ce spectacle si complet et si beau, les travaux de formation, les moments où les contours du jardin, à peine arrêtés, se jalonnaient de superbes magnolias,
- arrivés là encapuchonnés de toile grise, comme des voyageurs qui ont à traverser la montagne, et où, quelques jours après, on les retrouvait encadrés d’énormes massifs de rhododendrons et de kalmias chargés de boutons, promettant la floraison merveilleuse d’aujourd’hui. Puis il n’était pas un vide, pas un coin de terre qui, du jour au lendemain, ne se trouvât garni de magnifiques végétaux ; où l’on avait laissé une parcelle boueuse encombrée de débris de pierres et de matériaux, on retrouvait une pelouse verdoyante, des massifs de pâquerettes, de tulipes, de myosotis, de pensées, etc. Et, çà et là, isolés sur les gazons, des
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- BULLETIN OFFICIEL D.E L'EXPOSITION DE 1889.
- «exemplaires d’arbustes rares et de dimensions si exceptionnelles que l’on a bien rarement l’occasion d’en admirer de semblables.
- J’ai souvent exalté des merveilles créées par M. Alphand, ce magicien fameux qui a entrepris de transformer Paris en un jardin, donnant aux reclus de la cité immense la joie de la verdure, aux enfants la vue des fleurs. La population actuelle et les générations à venir n’auront jamais assez de gratitude vis-à-vis de l’homme qui a •exercé une influence morale bienfaisante sur le peuple, plus et mieux que ne peuvent le faire les livres les meilleurs.
- • Mais le magicien de nos squares et de nos jardins devait être mis à une épreuve nouvelle, extravagante cette fois. Comment arriverait-il à montrer, en quelques jours, des fleurs, des arbres et de frais gazons, là où il n’y avait que des cailloux, des ornières ou des marécages ?
- M. Alphand et son bras droit, M. Laforcade, jardinier en chef, avaient tout prévu.
- Des milliers de mètres cubes de terre de bruyère, de terreau et de terre végétale, plus de 2 5,ooo mètres carrés de carreaux de gazon prêts à être mis en place, des centaines de mille d’arbres et d’arbustes avaient été patiemment préparés et réservés pour les jardins de l’Exposition.
- Aussi notre confrère de Cherville, du Temps, a-t-il pu rappeler, à cette occasion, que Robert-Houdin semant un pépin d’orange dans une caisse, au bout de quelques minutes on en voyait sortir un arbrisseau ; il devenait un arbre qui se couvrait de feuilles et se chargeait de fleurs, bientôt changées en fruits, de vraies oranges que l’enchanteur offrait galamment aux belles dames.
- M. Alphand ne nous a point donné d’oranges, il est vrai; mais, en revanche, ni ses feuilles, ni ses fleurs ne sont en papier, comme celles du célèbre prestidigitateur.
- Mon éminent confrère, M. de Cherville, trouve que l’on a peut-être trop largement usé des palmiers, « dont le panache, d’un vert foncé, d’une raideur quelque peu métallique, a besoin du bleu intense du ciel d Orient pour repoussoir; il craint que la bise âpre de notre climat ne ménage trop rapidement, à ces Africains, la physionomie consternée de leurs camarades de la promenade des Anglais, à Nice. »
- Je ne le suivrai pas dans sa bénigne critique, et ne saurais partager ses craintes.
- Les palmiers-chamerops, ornement des magnifiques terrasses qui régnent devant les deux Palais des Arts et dominent les jardins, font un effet merveilleux, plus décoratifs et moins obstruants pour la vue des façades des palais qu’aucun autre arbre.
- Quant à la physionomie consternée des camarades de Nice, les palmiers que nous voyons au Champ de Mars et à l’Esplanade n’auront pas le temps de la prendre, n’ayant à passer, sous notre ciel de Paris, que les six mois de belle saison. Après quoi ils reprendront le chemin du pays du soleil ou des serres, où ils pourront continuer de vivre selon leurs convenances.
- L’horticulture est une des industries modernes quiontfaitles plus étonnants progrès depuis trente ans. Aussi, n’est-ce que justice si elle est de celles qui sont le plus largement représentées à l’Exposition et elle aura sur les autres’' l’avantage de renouveler ses envois à d’assez courts intervalles. L’étranger y prend une part considérable ; les grands spécialistes des oignons à fleurs, les Hollandais y font figurer leurs variétés les plus rares; la Belgique, non moins horticole que sa voisine du Nord, a envoyé les plus beaux spécimens de ses cultures sous verre ; les rosiéristes du Luxembourg sont venus concourir avec les nôtres. On attendait avec un grand intérêt les apports du Japon, qui étaient nombreux et auraient probablement fait connaître quelques nouveautés ; malheureusement, si minutieux dans leurs fabrications, les Japonais ont quelque chose à apprendre en ce qui concerne l’emballage des végétaux; le^ leur était si mal conçu qu’une certaine quantité de leurs plantes sont arrivées dans un état déplorable. Il en a été de même pour nos colonies, qui ont mis une bonne volonté dont nous leur resterons reconnaissants quand même pour nous faire connaître leurs produits ;. le voyage de ceux-ci s’est opéré dans de telles conditions que Beaucoup de plantes ont été considérées comme .perdues, que les plus résistantes ont dû entrer à l’hôpital, c’est-à-dire dans les serres de la ville de Paris, où l’on essaye de leur rendre la santé.
- . Onze concours ont été fixés pour l’horticulture
- et la pomologie. On les a espacés suivant l’époque de la floraison et la maturation des divers végétaux auxquels ils sont réservés. Le premier a été ouvert hier, 11 mai; il comprend la flore printanière, tulipes, jacinthes, pensées, etc.
- L’exposition d’horticulture du Trocadéro contiendra une inno vation curieuse, celle de la création d’un jardin maraîcher, dans la partie du Trocadéro qui avoisine le quai, et qui fournira quelques spécimens de cette culture potagère dans laquelle les jardiniers de la banlieue sont passés maîtres. M. Alphand ne pouvait pas laisser échapper cette occasion de démontrer urbi et orbi les effets bienfaisants des eaux d’égout; il en arrosera un coin de son potager.
- PARTIE OFFICIELLE
- Par arrêté en date du 12 mai 1889, le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, a nommé membres associés du jury pour le premier concours temporaire* des produits de laiterie :
- MM. Biron (Francis), administrateur de la société générale des laiteries.
- Dedron, négociant en fromages.
- Demagny, maire d’Isigny.
- J iodé '(Victor), négociant en beurres, œufs et fromages.
- Fournol (Paul), conseiller général de l’Aveyron.
- Gervais, négociant en fromages à Neufclnitel (Seine-In f é ri eu r e ).
- Langlois (Pierre), négociant en beurres et fromages.
- Lézé, professeur à l’école d’agriculture de Grignon.
- Moreau (Edouard), négociant en beurres et fromages.
- Rouchez, secrétaire général du syndicat des courtiers de la Seine.
- Munier (Cyrille), directeur de la fruiterie-école de Marignac (Haute-Garonne).
- NOS GRAVURES
- Nous publions, en première page, une vue des galeries du premier étage du Palais des Machines. Nous avons voulu la montrer avant l’encombrement des vitrines, afin de faire bien comprendre l’immensité de la surface de ces galeries.
- Cette gravure a été faite d’après une photographie de Pierre Petit.
- Nous publions, en outre, deux gravures représentant des vues du Palais tunisien, un des clous de l’Esplanade des invalides.
- PARTIE NON OFFICIELLE
- En Zig-Zags
- Le 12 mai a été le premier dimanche, depuis l’ouverture de l’Exposition. Il a donc été, pour le peuple de Paris, la véritable ouverture ; 218.227 personnes sont entrées à l’Exposition avant-hier, dont 160.794 entrées payantes. La population d’une grande ville d’Europe. On n’avait jamais vu chose pareille !
- De 3 à 4 heures, il y avait à tous les guichets, à ceux de l’Esplanade comme à ceux du Champ de Mars, des queues de plusieurs centaines de personnes. On a, à cette occasion, reconnu l’imperfection du mode d’oblitération des tickets, qui prenait trop de temps. Désormais, les préposés se borneront à enfiler les tickets dans de longues agrafes de fer. De cette façon, le contrôle sera plus facile et plus rapide.
- Il faut louer l’administration toutes les fois qu’elle épargnera au public les interminables stations devan t les guichets : car il est navrant de penser que de bonnes gens, mis en route pour leur agrément, peuvent perdre des heures d’attente fastidieuse devant un édicule à contrôle.
- Par exemple, l’averse de 5 heures du soir a mis en déroute bien du monde. Aussi, c’est la faute aux muezzins de l’Algérie et de la Tunisie. Ces fidèles serviteurs du Prophète ont si souvent demandé de l’eau dans leurs prières, que, par habitude sans doute, ils auront continué et qu’Allah les aura écoutés : au grand détriment des deux cent mille Rounds assemblés à l’Exposition. Mais qu’importe à Allah la joie ou les peines des Roumis infidèles? Ils ne sont pas do son bord.
- A
- A cinq heures l’orage était balayé et le temps s’est éclairci. Par suite, soirée magnifique; avec un monde fou dans les jardins du Champ do Mars. Quatre et cinq rangs de curieux, sur des bancs et sur des chaises, autour des Fontaines lumineuses, qui ont merveilleusement fonctionné. C’était réjouissant de voir l’ébahissement des curieux et d’entendre les oh ! et les ah ! admi-ratifs de la foule, chaque fois qu’une coloration nouvelle se produisait, avec toutes les harmonies de l’arc-en-ciel, mais avec un plus vif éclat.
- — Tiens, des émeraudes !
- — Mais c’est de l’or!
- — On dirait du feu.
- — Yoici des fusées.
- — C’est blanc comme une robe de mariée.
- — C’est rouge comme l’enfer.
- — Ça ressemble à des aigrettes.
- — C’est comme du duvet.
- — Ne dirait-on pas des panaches en plumes d’autruches.
- Et ainsi de suite. Les réflexions n’en finissaient pas.
- Les Fontaines avaient à peine éteint leurs feux de pierres précieuses, qu’un coup de canon annonçait l’embrasement de la Tour Eiffel.
- ##
- Je l’avais vu à distance lundi dernier. Cette lois j’étais tout près. C’est plus grandiose encore. Ces gigantesques arceaux, rouges comme au sortir de la forge, semblaient les voûtes du palais du dieu des enfers! Pluton, Vulcain, Lucifer n’ont pas, dans leurs légendes, de palais pareils.
- C’est un spectacle inconcevable !
- Je conseillerais aux amateurs de la variété de regarder aussi l’embrasement dans le sens de la diagonale de la base de la Tour, par exemple de la terrasse du Palais des Beaux-Arts, un peu au devant du palais de Monaco. Il y a là un enchevêtrement inouï d’entretoises incandescentes.
- Puisque je parle de la Tour Eiffel, je dois annoncer à mes lecteurs que c’est demain que l’on doit l’inaugurer. Le travail des ascenseurs n’étant pas encore totalement terminé, le public ne sera admis qu’au deuxième étage, où il accédera par les escaliers de la Tour.
- Les restaurants et brasseries de la première plate-forme, qui ont aujourd’hui achevé leurs installations, fonctionneront demain.
- Rappelons que les prix sont ainsi fixés :
- L’ascension complète, S francs;
- Jusqu’à la seconde plate-forme, 3 francs ;
- Jusqu’à la première, 2 francs.
- La durée du séjour des visiteurs dans la Tour n’est pas limitée.
- .
- La réro Ite du Caire ! c’est le titre d’un opéra-comique du bon ancien temps. Ce pourrait être celui de la mutinerie des ailiers que M. le Commissaire général d’Egypte a fait venir des bords du Nil. Yoici les faits :
- Beaucoup d’entre eux, gorgés de pourboires, libres dès 6 heures du soir, s’en vont courir la
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
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- pretentaine et oublient de rentrer à l’heure de la fermeture des portes de l’enceinte générale. Et ils trouvent alors tout naturel d’escalader les palissades au milieu de la nuit.
- Les remontrances n’ayant pas abouti, on a sévi, et plusieurs d’entre ces fils des Pharaons ont goûté du violon, où ils ont passé la nuit. Ils ont alors monté la tête à leurs camarades qui les ont accompagnés chez leur consul pour réclamer contre cette iniquité.
- Le consul, tout en les apaisant, leur a fait entendre qu’il existait en France des lois auxquelles on devait se soumettre. Il n’a donc pu que les engager à rentrer à la section et à y obéir aux ordres du commissaire général, auquel le khédive les avait confiés.
- On va s’amuser à l’Esplanade. M. Etienne, sous-secrétaire d’Etat aux colonies, a pris, le 10 niai, un arrêté nommant une commission qui aura pour objet d’organiser à la section coloniale de l’Exposition de grandes fêtes pendant le cours de l’été.
- Cette commission se compose de MM. Dislère, président; Chabrier, administrateur de la Compagnie transatlantique; llaussmann, Rueff, Fou-cbet, Villequez, Revoil, Destournelles et Cachet, secrétaire; M. llenrique, commissaire général, délégué par le ministère des colonies, est chargé de l’exécution de l’arrêté susdit.
- La commission se réunira probablement demain ou après-demain pour statuer sur le programme des divertissements qu’offrira, pendant ces fêtes, la section coloniale, et pour fixer la date de la première d’entre elles.
- Dès à présent, nous pouvons annoncer que cette fête, qui aura lieu vers la fin du mois, sera organisée én l’honneur du président de la République.
- Il y aura donc encore de beaux jours et des nuits féeriques aux pieds des minarets d’Algérie et de Tunisie et des pagodes de l’extrême Orient.
- IMPORTANTE CIRCULAIRE
- M. G. Berger vient d’adresser la lettre suivante aux présidents des comités d’installation :
- Monsieur le président.
- Vous avez remarqué et vous regrettez avec moi la lenteur persistante apportée par certains exposants français dans leurs installations.
- Cette situation est fâcheuse après huit jours d’ouverture d’une Exposition extraordinairement prête, dès le début, dans beaucoup de ses parties.
- J’ai l’honneur de compter plus que jamais sur vous pour stimuler le zèle des retardataires. Leur empressement, bien que tardif, sera encore du patriotisme, en face de l’état remarquable d’avancement des sections étrangères.
- En tout cas, il me semble que nous aurons, à partir du 15 ou du 20 mai, le droit de faire profiter des places que leurs titulaires laisseront inoccupées quelques-uns des nombreux fabricants dont les demandes n’ont pu être accueillies en dernière heure, faute d’espace, et dont les produits méritent cependant de figurer à l’Exposition.
- J’ai le devoir d’inviter MM. les présidents à être rigoureux à l’égard des entrepreneurs, qui sont les principaux auteurs de tous les retards. 11 serait juste de leur imposer le payement de l’entrée de leurs ouvriers à partir du 15 ou du 20 mai, si leurs travaux ne sont pas terminés.
- Agréez, etc.
- Le directeur général de l’Exploitation, G. Berger.
- CONCOURS DES MÉDAILLES
- Un concours est ouvert pour la gravure des coins de deux médailles de bronze, l’une dite : « Médaille de récompense », l’autre dite: « Médaille commémorative >>. Le module de ces médailles ne sera pas inférieur à 5 centimètres et demi. Chacune d’elles présentera sur une surface une figure ou un sujet symbolique, avec la légende : « République fran-
- çaise ». Le revers portera un sujet composé en rapport avec la destination de la médaille.
- Les modèles devront être déposés à la direction générale de l’exploitation, avenue de La Bourdonnais, 16, dans les deux mois, à dater de ce jour. Us ne seront pas signés du nom de leur auteur, mais ils porteront une marque qui sera reproduite dans un pli cacheté que les artistes remettront en même temps que leur œuvre; ce pli, en outre, renfermera leur nom et leur adresse.
- Dans les deux mois qui suivront le jugement du concours, les lauréats devront remettre à la Monnaie les poinçons et les coins nécessaires à la fabrication des médailles;
- Ils recevront pour prix de ces fournitures une somme de 8,000 fr. chacun.
- Les auteurs des projets classés en deuxième et troisième rang pourront recevoir des indemnités de 1,000 et de 500 francs.
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- ÉCHOS
- Les tulipes du Trocadéro
- Les amateurs de tulipes vont affluer au Trocadéro.
- On vient, en effet, de placer au bas de la pelouse centrale quatre énormes corbeilles de tulipes, venues directement de la Hollande.
- Toutes les espèces les plus rares et les plus richement colorées se trouvent réunies là ; un écriteau indique même certains spécimens inédits.
- Le général Franklin
- Le général Franklin, commissaire général de la section des Etats-Unis, a fait, dimanche matin, une longue promenade dans toutes les parties de l’Exposition. II était accompagné de son officier d’ordonnance et d’un attaché à la légation; à quelques pas en arrière suivait un soldat américain en petite tenue.
- Le général a témoigné à diverses reprises son admiration pour le bon goût qui a présidé aux installations des galeries françaises et pour les innombrables richesses artistiques et industrielles qui y sont accumulées.
- Les décors de théâtre
- Au centre du Palais des Arts libéraux est construite une vaste rotonde qui contient, au rez-de-chaussée, l’exposition des théâtres, c’est-à-dire les maquettes des principaux décors des pièces en renom.
- Au-dessus de la rotonde est placé, depuis hier, un grand ballon qui s’enlève sous le dôme.
- L’effet est très curieux et très réussi.
- Lue médaille commémorative
- On vient de frapper, en souvenir de la fête du 5 mai dernier, pour la commémoration du Centenaire de la Révolution, une médaille qui a été distribuée aux présidents des Chambres, aux ministres et aux principales autorités qui ont été présentes à la fête.
- Sur l’une des faces de cette médaille sont gravés en relief les traits de M. Carnot, président de la République. Au revers figure une inscription relatant la date de la cérémonie et les noms du chef de l’État, des ministres et des présidents des Chambres.
- La médaille est l’œuvre du graveur Alphée Dubois.
- Un nouveau Congres
- La Société contre l’abus du tabac organise en ce moment un congrès qui se tiendra pendant l’Exposition. On s’y occupera, paraît-il, de la guérison d’affectations nicotiniques par le renoncement au tabac. Désespérant de réussir, par la persuasion et l’éloquence, à dégoûter les incorrigibles fumeurs de leur détestable manie, la Société est, paraît-il, décidée à appeler à son secours des méthodes plus modernes et à employer au besoin l’hypnotisme et la suggestion pour nous guérir malgré nous. L’intention est certainement louable. Reste à savoir si quelque entêté amoureux de kon vice ne protestera pas, au nom de la liberté, contre ce prosélytisme déloyal.
- Fête de gymnastique
- Parmi les fêtes projetées à l’occasion de l’Exposition, une des plus intéressantes sera la quinzième fête fédérale française de gymnastique, qui aura lieu les 9 et 10 juin. Elle sera présidée par M. le président de la République.
- Iœ programme comporte des concours de gymnastique et de tir qui, en raison de leur caractère national, seront assurément les plus importants organisés jusqu’à ce jour. Plus de 12,000 gymnastes sont
- appelés à y prendre part; de nombreux prix et récompenses y seront décernés.
- La Commission de contrôle et de finance» à l’Exposition
- La commission de contrôle et de finances vient de se réunir sous la présidence de M. Tirard, président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général.
- Elle a autorisé l’établissement d’un chemin de fer à propulseur hydraulique « système Girard ».
- Le public qui voudra expérimenter ce chemin de fer, qui constitue un amusement et non une voie de communication, payera une redevance de 20 centimes. L’administration percevra une redevance de de 10 0/0 sur la recette totale.
- La commission s’est occupée ensuite des médailles à accorder aux industriels récompensés et aux col-loborateurs de l’Exposition; elle a décidé l’ouverture d’un concours tant pour les médailles dites de récompense destinées à tous les exposants ayant obtenu une récompense supérieure à la mention honorable, que pouf la médaille commémorative destinée aux collaborateurs français et étrangers de l’Exposition.
- Chacune de ces médailles présentera sur une face une figure ou un objet symbolique avec les attributs delà paix et du travail et la légende « République française », sur l’autre face, un sujet composé en rapport avec la destination de la médaille, et en légende : Exposition de 1889. Médaille de récompense ou Médaille commémorative.
- Les artistes français seront seuls admis au concours.
- Bon eflêt de l’Exposition
- Il est intéressant d’examiner quel avait été le produit des droits d’octroi à Paris pendant le mois d’avril dernier. Il résulte de ce relevé que les recettes de l’octroi, pendant ce mois, se sont élevées à 12,220,837 francs, et qu’elles sont supérieures, de 908,014 francs à celles de la période correspondante de 1888, et de 880,837 francs aux évaluations. On voit que Paris a fait des approvisionnements considérables en vue de l’Exposition, et que les finances de la Ville ont profité dans une large mesure de cette accélération de la vie commerciale.
- Toilettes ((‘Exposition
- Pour le matin, le costume anglais court, en drap léger ou en alpaga. Dans la journée, le costume élégant en foulard, en surah, à forme très simple et très plate, sans relevé.
- Très adoptée aussi la tunique à revers, s’ouvrant sur un jupon de dentelle ou la jupe ronde froncée ou plissée accordéon et garnie dans le bas de broderies ou de ruches de dentelles.
- Les corsages à ceinture de large ruban noué derrière ou sur le côté. La manche, toujours à gigot, longue ou serrée au poignet.
- Les fleurs abondent sur les chapeaux, mais les fleurs simples de préférence : coquelicot, marguerite, bluet et même simple fleur de foin.
- On porte aussi beaucoup de choux et de nœuds de rubans sur tous les chapeaux et sur les robes de soies ou habillées de jour.
- La Mission annamite
- La mission annamite qui doit ainsi qu’on l’a déjà annoncé, se rendre à l’Exposition universelle de Paris, partira le 26 mai de Saigon.
- Elle se composera du prince Mien-Tien, fils de Minh-Mang, mandarin de U'e classe ; de Vo-Van-Bach, ancien tong-doc de Sontay, ayant rang de ministre ; d’Uguyen-Trun, assesseur au conseil secret, ayant rang de.conseiller d’Etat.
- La mission sera accompagnée d’une suite de neuf personnes.
- Les Figures du Dôme Central
- Les deux figures monumentales érigées des deux côtés delà façade du Dôme central, n’ont pas moins-de sept mètres de hauteur. On a dû, comme celles qui ornent les Palais des Beaux-Arts et des Arts libéraux, les monter sur chantier et les monter par fragments. Elles sont bronzées a reflets d’or.
- U Industrie de Gauthier se dresse, les flancs largement drapés et s’appuyant de la main gauche sur un marteau. La poitrine est découverte, et la gorge ornée d’un collier en fers de lance. Im main droite élevée montre des lames de métal, qui se transformeront bientôt sous l’action puissante de l’Industrie. Aux pieds de. celle-ci sont deux enfants. l’un traçant un projet sur une tablette, l’autre tenant un vase et un pinceau.
- Le Commerce, de Gautherin, représenté sous les traits conventionnels de Mercure, élève de sa main
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- gauche le caducée, taudis que sa droite porte sur une ancre marine. Une draperie flottante l’enveloppe. Son pied droit est appuyé sur une corne d’abondance, que tient un enfant à demi couché. Mercure est adossé à là proue d’une galère, où un deuxième enfant puise des fruits.
- Les pick-pockels
- Les agents du service de sûreté chargés de la surveillance des pick-pockets à l’Exposition, ont arrêté hier en flagrant délit de vol à la tire au préjudice de M. Royer, conseiller municipal de Sarcelles (Seine-et-Oise), le nommé Joseph Alozaga, âgé de trente-cinq ans, sujet brésilien, disant venir de Londres.
- Au moment où les agents procédaient à cette arrestation, l’inculpé a jeté la montre qu’il venait de dérober; les agents l’ont ramassée et remise à M. Royer.
- Vers minuit, deux autres pick-pockets ont été appréhendés à la station des omnibus, au pont de l’Alma, par les agents du même service. Ils étaient porteurs de trois porte-monnaie contenant ensemble vingt et un franc et d’une montre en or.
- Statue balayée
- M. A. Croisy, le statuaire, avait 'envoyé à l’Exposition universelle deux ouvrages, reçus d’office, le Nid, un groupe en marbre, et l'Armée de la Loire, modèle en plâtre du monument érigé au Mans. Le dernier de ces ouvrages, revenant de la fonte, était en de multiples morceaux et devait nécessiter un assez important travail de montage. Etant donnée son importance — il comporte quatorze figures — on avait réservé à ce groupe une assez bonne place, à l’entrée principale du palais des Beaux-arts, dans le vestibule qui précède le Dôme; mais le long travail auquel le montage de cette œuvre devait donner lieu en avait fait jusqu’ici, dans le coup de feu quia procédé l’ouverture, retarder l’exposition.
- Dans la matinée du jour qui a précédé l’inauguration de l’Exposition, vers sept heures, les balayeurs de M. Alpliand, occupés au grand nettoyage, ont pris les fragments en plâtre du modèle de M. Croisy pour des débris de statues et, sans aucun ménagement, les ont transportés sur la terrasse du jardin central, où ils allaient être jetés dans un des tombereaux de la Ville, quand M. Ju-dicelli, inspecteur des Beaux-arts, arrivant au Champ de Mars et s’apercevant du fait, en a aussitôt arrêté la destruction.
- Les Pastellistes
- Hier, très brillante inauguration du pavillon des pastellistes à l’Exposition, M. Antonin Proust présidait. Dans la foule : Mme la princesse Mathilde, Mme et Mlle Madeleine Madeleine Lemaire, MM. Roger Ballu, Yon, Adrien, Moreau Heilbuth, John Lewis-Brown, etc.
- Un Ouvrier annamite.
- LE DINER DU LORD-MAIRE
- Le lord-maire a rendu hier soir un grand diner à M. le ministre du commerce, au commissaire général de la section anglaise, au préfet de la Seine, au président du conseil municipal de Paris.
- Le lord-maire, on le sait, est une manière de souverain, et il a tenu à honneur que le représentant de la ville de Londres ne fût pas en reste avec la municipalité de Paris.
- Les convives étaient au nombre de soixante. Le lord-maire avait à sa droite M. Tirard, président du conseil et à sa gauche, M. Poubelle, préfet de la Seine.
- En face le lord-maire, était M. Polydore de Key-ser, commissaire général de la section britannique, qui avait à sa droite M. Chautemps, président du conseil municipal, et à sa gauche M. Alphand, directeur général de l’Exploitation à l’Exposition.
- Parmi les autres convives, citons : MM. le général Brugère, Eggerton, premier secrétaire de l’ambassade anglaise; Austin Lee, second secrétaire, et de Villiers, attaché militaire ; Lozé, préfet de police ; Berger et Grison, directeurs généraux à l’Exposition ; Teisserenc de Bort, sénateur, ancien commissaire général de 1878; Dautresme, député; Christo-phle, député, gouverneur du Crédit foncier; Eiffel ; Antonin Proust, député, commissaire général des beaux-arts à l’Exposition; Garnier, Bouvard, Ballu Dutert, Formigé, de Lacretelle, directeur de la commission des sections étrangères à l’Exposition, etc.
- Pendant le dîner, un orchestre, dirigé par M. Lucas, s’est fait entendre.
- Au dessert, le lord-maire a porté un toast â la la reine Victoria. Il a remercié la République de' l’accueil chaleureux et respectueux qu’elle a fait à la reine d’Angleterre , chaque fois que la gracieuse souveraine a eu l’occasion de traverser la France ou d’y séjourner.
- L’orchestre a ensuite joué le God save the Queen.
- Après l’audition du chant national anglais, le lord-maire s’est levé de nouveau et a porté un toast au président de la République,
- « J’ai pu constater avec joie, a-t-il dit, combien M. Carnot était aimé et vénéré par le peuple français. »
- Il a terminé en faisant l’éloge des vertus civiques du président de la République.
- Ce petit speech a été immédiatement suivi de l’exécution de la Marseillaise.
- Le lord-maire a bu ensuite au conseil des ministres et à son président, M. Tirard.
- Ces divers toasts ont été prononcés en anglais, avec cette spirituelle bonhomie particulière aux personnages anglais.
- Le président du conseil a répondu en levant son verre à la santé de la reine et du premier magistrat de Londres.
- Le lord-maire a pris de nouveau la parole pour remercier la ville de Paris des sympathies qu’il avait rencontrées dès son arrivée, et il a vivement félicité le conseil d’apporter des soins si assidus et si pleinement couronnés de succès à l’embellissement de la capitale.
- M. Chautemps a répliqué en disant qu’une grande partie de ces embellissements étaient dus aux excellents exemples qui venaient de Londres. En effet, le conseil municipal n’a jamais hésité à y envoyer des délégués pour étudier toutes les questions d’édi-lité.
- Le lord-maire, infatigable en familière éloquence, a enfin porté deux deruiers toasts, l’un aux principaux collaborateurs de l’Exposition, et l’autre à M. Polydore de Keyser.
- MM. Alphand et Berger ont remercié l’honorable M. Whitehead, et M. Polydore de Keyser a protesté, aux applaudissements de l’auditoire, qu’il avait fait
- tous ses efforts pour que la section britanique fût digne de la grande nation anglaise.
- Les convives sont ensuite descendus dans le salon de musique, où le café était servi, et ils se sont séparés â onze heures.
- L’Exposition de 1878 comparée à celle de 1889
- Voici, d’après le Journal officiel, les chiffres des entrées durant les cinq premiers jours de l’Exposition universelle :
- 6 mai.. ... 112,294 entrées, 333,884 tickets
- 7 mai. ... 51,142 — 59,608 —
- 8 mai.. ... 45,082 — 49,751 —
- 9 mai. ... 47,483 — 51,056 —
- 10 mai. ... 36,322 - 39,690 —
- Soit, au total, 296,423 entrées et 533,989 tickets.
- En 1878, l’Exposition a ouvert le 1er mai et les recettes, durant les dix premiers jours, ne se sont élevées qu’à 286,811 tickets. La différence est donc en faveur de 1889, dont l’Exposition n’est ouverte que depuis cinq jours, de 247,178 tickets.
- Enfin si, faisant abstraction du jour de l’inauguration, qui a produit cette année une si énorme recette, on compare les journées des 7, 8, 9 et 10 mai 1889 à celles des 7, 8, 9 et 10 mai 1878, on trouve que l’augmentation est, en faveur de cette année-ci, de 77,031 entrées et de 93,007 tickets. .
- Le nombre des entrées à l’Exposition pendant la journée de samedi a été de :
- Entrées payantes.......... 41.879
- — gratuites............ 11.913
- Total.......... 53.792
- Dans ce chiffre ne sont pas comprises les entrées d’ouvriers et d’employés effectuées avec les jetons de service.
- Nouvelles de l’Exposition
- La troupe du colonel Gody est arrivée à Neuilly, route de la Révolte, où elle installe son campement dans un vaste terrain aménagé pour des représentations qui feront courir tous les Parisiens et tous les provinciaux et étrangers qui sont actuellement nos hôtes. La troupe du colonel Gody, Buffalo Bill, c’est-à-dire chasseur de buffles, est arrivée au Havre sur un paquebot affrété pour son transport et celui des 250 chevaux, mulets, buffles, cerfs, dogs des prairies, et du matériel de campement de la troupe. Celle-ci compose d’indiens, Peaux-Rouges du Far-West, de cowboys américains et de Canadiens français, parmi lesquels se trouvent Dumont, Lépine, Goulet et Mario, compagnons d’armes de Riel pendant la dernière révolte du Canada contre l’Angleterre.
- Le colonel Cody, Buffalo-Bill, &st un homme remarquable à tous les points de vue ; colonel de l’armée américaine, il s’illustra pendant la guerre de sécession ; il continua depuis â guerroyer contre les tribus indiennes. Le gouvernement américain lui accorda l’autorisation d’emmener en France une centaine d’indiens, ses prisonniers de guerre.
- Nous aurons l’occasion de reparler de l’exhibition des types curieux de la troupe de Buffalo-Bill et de leurs exercices extraordi-
- naires qui se composent de scènes de la vie même, combats et chasses de ces populations du Far-West américain.
- La direction de l’Exposition, toujours préoccupée d’accumuler dans l’enceinte du Champ de Mars le plus grand nombre possible d’attractions inédites et originales, organise en ce moment des « auditions de musique pittoresque et populaire » qui seront d’un grand intérêt pour les dilettantes. Ces auditions auront lieu en plein air, dans les j ardins. Les tam-
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- bourin aires les plus célèbres du Midi y alterneront avec les plus habiles joueurs de galoubet. On y entendra successivement les binious de la Bretagne, les vielles de la Savoie, les cornemuses du centre de la France. Les estudiantin as des provinces voisines de nos frontières y viendront comme jadis aux fêtes du Soleil, chanter les plus jolies sérénades de leur répertoire. Les programmes de ces concerts seront composés de préférence d’air locaux ou d’improvisations que variera à l’infini la libre fantaisie des artistes. Une commission a- ôté nommée pour régler tous les détails de ces auditions, dont on voudrait faire de véritables concours de musique populaire internationale.
- Une bonne nouvelle !
- A la suite des réclamations qui se sont produites dans la presse et dans le public, l’administration s’est entendue avec un certain nombre de fabricants de sièges, et huit mille bancs vont être placés dans les jardins et terrasses du Champ de Mars et du Trocadéro.
- Il faut espérer que cette excellente mesure s’étendra à l’Esplanade des Invalides, qui est dépourvue totalement de sièges.
- M. Michel Popoff, commissaire général adjoint de la section russe et président du comité russe de Paris, vient de mourir subitement à Paris.
- M. Popoff, officier de la Légion d’honneur et de l’ordre de Wladimir, était un grand propriétaire foncier du gouvernement de Mohileff, et le directeur de plusieurs entreprises agricoles et industrielles de Russie.
- A l’Exposition de 1878, il faisait partie de la délégation de la cour impériale.
- Ses obsèques auront lieu aujourd’hui à midi. On se réunira boulevard Malesherbes, 51.
- Echo de la visite du président de la République à l’Exposition.
- Devant la porte monumentale de la classe 20 (horlogerie), M. Berger a présenté à M. Carnot le président de cette classe, M. A.-H. Rodanet. .
- En sa qualité de président-directeur de l’école d’horlogerie de Paris, M. A.-H. Rodanet a offert au président de la République un régulateur astronomique d’une exécution remarquable, construit par les élèves de cette école.
- M. Carnot a bien voulu accepter ce souvenir d’une école technique qui rend de grands services à l’horlogerie française.
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- LES FONTAINES LUMINEUSES
- Voici d’abord la description de la Fontaine qui est illuminée tous les soirs dans le Jardin de l’Exposition :
- Elle est divisée en trois parties bien distinctes : le
- groupe décoratif avec ses naïades, dauphins, urnes et cornes d’abondance accoutumés; une rivière centrale bordée sur ses deux rives de massifs de roseaux, pour l’échappement des effets d’eau, et un bassin octogonal, placé au croisement de l’axe longitudinal du Champ de Mars et de celui du Dôme central.
- De Ja gueule des dauphins, du pavillon des cornes d’abondance, du sein des urnes et des bouquets de roseaux s’échappent des jets paraboliques ou s’élèvent des gerbes en corolles. En résumé, quarante-huit effets d’eau, comprenant près de trois cents ajustages, débitant au moins trois cents cinquante litres d’eau par seconde. Le réservoir de Villejuif, situé à environ 90 mètres d’altitude, alimente cette grandiose installation.
- Le sous-sol de la Fontaine est une véritable crypte aux galeries entrecroisées, au mur desquels serpentent les fils électriques portant la lumière, et les cordes de rappel des plaques colorées; disons tout de suite, d’une manière générale, que la coloration, l’illumination des gerbes et des jets qui s’échappent de la gueule des dauphins, des roseaux de la rivière ou de la grande gerbe du bassin octoganal, s’obtient très simplement par l’interposition, entre le jet lui-même et une source de lumière, de plaques teintées de couleurs diverses, facilement chan-geables à volonté par une manœuvre élémentaire. La source de lumière, d’origine électrique, est placée dans les couloirs souterrains de la Fontaine, au-dessous des ajustages d’échappement de chacune des gerbes.
- C’est dans ce sous-sol que sont les fils qui produisent chaque soir le miracle des colorations mer veilleuses des eaux, dont les jets prennent les aspects les plus fantastiques, tantôt sous forme de pluies de diamants, tantôt sous forme de pluies d’or, d’émeraudes, de rubis ou de topazes ; d’autres fois écrin complet tout ruisselant et se transformant dans ses ensembles comme les images du kaléidoscope.
- Véritable féerie, avec ce double sentiment du feu et de la fraîcheur.
- C’est l’éclat, la séduction du feu d’artifice, mais d’un feu d’artifice qui se prolonge indéfiniment, sans que tout retombe dans la nuit noire après deux minutes d’un spectacle sans durée.
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- Voyons maintenant ce qui se passe pendant les manœuvres souterraines qui produisent ces merveilles. Nous sommes placés sous l’un des jets, par exemple. Il n’est séparé de nous qne par une dalle en verre qui nous laisse voir, à deux mètres environ au-dessus de nos têtes, la gerbe s’élevant rapidement en jets limpides, et retombant en fines gou-telettes. Au-dessous d’elle, une source de lumière électrique, deux crayons analogues à ceux des lampes à arc de nos rues ou de nos monuments. En face de ces crayons, un miroir concave en verre argenté qui concentre les rayons lumineux et les renvoie sur un autre miroir placé dans le mênie plan et incliné à 45 degrés. Par cette disposition élémentaire, ces mêmes rayons lumineux se trouvent renvoyés verticalement dans l’axe même de la gerbe, et l’éclairent entièrement.
- Que l’on fasse maintenant glisser une plaque colorée, rouge ou jaune, et le faisceau lumineux, incolore il y a quelques instants, va envelopper la gerbe d’eau d’une légère gaze de feu ou d’or.
- Rien de plus simple.
- Veut-on obtenir un éclairage uniforme de la pièce d’eau et du groupe monumental qui la surmonte, il suffit d’interposer des plaques de même coloration. Désirez-vous, au contraire, des colorations différentes, vous faites varier à votre gré les plaques, dont chaque appareil comporte une série : rouge, bleu, or, verte ou simplement blanche. Ce sont les cinq couleurs adoptéespourl’illumina-tion de la fontaine du Champ de Mars. Elles peuvent, du reste, être variées à l’infini, soit dans leur coloration elle-même, soit dans les mille combinaisons que comporte leur distribution.
- L’agencement intérieur qui a nécessité l’installation de cette coloration,si simple en elle-même, a exigé laplus minutieuse exactitude. Sous chaque gerbe du bassin, de la rivière centrale, des dauphins, des cornes d’abondance, enfin de tous les groupes de la fon-
- Patio du Palais Tunisien,
- taine de M. Coutan, sont des miroirs appropriés, manœuvrés à distance, sans que le public puisse à aucun moment se douter de leur origine, ni voir même l’ombre de la clé qui commande toute cette merveilleuse installation.
- Au bas du petit escalier qui se trouve derrière le groupe monumental, on rencontre au détour de la galerie souterraine l’appareil à leviers, semblable à un système d’aiguillage de chemin de fer, qui commande le mouvement et l’échange des plaques colorées; tout ce système vous apparaît dans la plus admirable simplicité. Une fois remonté au jour, par une illusion facile à comprendre, il vous semble déjà voir, au signal électrique donné par un agent placé à distauce dans un kiosque vitré d’où il domine toute la pièce d’eau sans être vu du public, jouer les-leviers numérotés, et changer brusquement les couleurs des feux, dont le mystère est désormais pleinement dévoilé.
- Une source de lumière électrique, un système de plaques colorées interposées entre le jet d’eau et cette lumière, une manœuvre mécanique appropriée, expliquent au lecteur le principe d’un phénomène si plein de magie.
- SPECTACLES ET DISTRACTIONS
- CHAMP DE MARS
- JARDIN
- Musiques militaires, de 3 à 5 heures, dans les quatre kiosques.
- Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, à l’extrémité du Palais des Arts Libéraux. —-Représentations de jour et de nuit.
- Pavillon de la Mer.
- Folies-Parisiennes, près l’entrée de la rue de l’Université. — Représentations de jour et de nuit.
- Pavillons des Aquarellistes et des Pastellistes à l’extrémité du Palais des Beaux-arts.
- POURTOUR
- Rue du Caire. — Café-Concert. — Promenades à âne. — Pavillon du Maroc. — Café-Concert, danses.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- Palais des Produits alimentaires ;
- Czarda hongroise; dégustation; musique.
- PALAIS DES MACHINES
- Promenade sur les ponts roulants.
- Tirage du Bulletin Officiel, classe 58, près la porte La Bourdonnais.
- ESPLANADE
- Concert algérien.
- Concert tunisien.
- Villages malgache, tonkinois, annamite, pahouin, canaque, javanais.
- Le Soir
- Fontaines lumineuses.
- Illumination de la Tour.
- Illumination des parcs et des j ardins et du Dôme central.
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- RENSEIGNEMENTS UTILES
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil, — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Qarè cle l’Est. — Point d’arrivée : Troca-déro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Mont'holon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Près avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée ; Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. —Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- _ Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militrire. : •
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée : Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Vil- lette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdèbourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle,-. Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- . Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Ièna au pont de l’Alma.
- ' Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdèbourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la .flottille des Magasins du Louvre*
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies à la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50.— Course, 2 heures.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débils de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aiix portes de l’Exposition : des kiosques, spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 lickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. — Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. — Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 3 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts, compris.)
- Wagonnet de lrc classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. oO l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé-dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue-de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve ' en permanence.
- Toutes^réclamations relatives au service des gardiens, devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également sans le^pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16,. avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des. Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il,, communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées par jour :
- Matin: 7h. 30, 10heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- . Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté),., près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits-suivants :
- Trocadéro : à 1,'entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté 'Suffren-, près du bouillon. Duval (à hauteur dn quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du. vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène-et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
- La Librairie du « Bulletin des Halles », 33, rue
- Jean-Jacques-Rousseau, vient de mettre en vente un Plan illustré de l’Exposition universelle, avec un Indicateur alphabétique, imprimé en six couleurs et représentant exactement. la place des différentes expositions.
- Ce plan, richement illustré, est indispensable aux visiteurs, qui trouveront aisément à se guider, en sortant du. Panorama le Tout-Paris, une des principales attractions, de l’Exposition..
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-lssy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodérô-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera également desservie par une station supplémentaire ; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Suresnes à Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l’Exposition.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- I. —Section des. Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à. 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures, matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir.) Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.
- II. — Section de la Seine. — Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte dupont de l’Alma amont (6 heures matin à8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —-Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 lieuses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- VI. — Section clu Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdèbourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
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- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
- RE COMMANDES
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- Degaflfet et O Succrs, (ancienne maison Grimal), 28, rue Albou'y, Paris. — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
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- A. Vaillant, 10, rue Meslay, Paris. — Fabrique de meubles de luxe. Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité de cachepots, jardinières, tables à ouvrages et à jeux, bureaux de dames et liseuses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
- N. Kalmus et Ci6, 87, Faubourg-St-Antoine, Paris. — Ameublements complets, chambres à coucher en noyer, palissandre, bois noir. Élégance et solidité. — Prix modérés.
- Maignüé, 176, rue de Charonne, Paris. — Ameublements complets, tapisseries, tentures, spécialité de buffets noyer et armoires à glaces et à portes pleines. — Grandes facilités de paiement.
- Iïilgert, 20, passage Tocanier, Paris — 'Fabricant de chiffonniers et tables de nuit chiffonniers en tous genres.
- Ch. Galvani, faubourg Saint-Antoine, 137, et rue d’Avron, 28. — Grande fabrique de lits et chambres à coucher en tous styles. Envoi franco du catalogue.
- G. Ilerrmaim, 9, rue St-Ambroise et 7, cité d’Angoulême, Paris.—Ameublements complets de tous genres. Ebénis-terie et tapisserie. Meubles anciens, sièges et tables de tous styles pour salles à manger. Chambres à coucher, salons, bibliothèques et bureaux.
- Quarré, 143, r. d’Aboukir, (us. r. de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de style pour meubles, de décoration pour cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voiture, marque : Au Lion.
- ARMES «& ARMURES
- R. Gutperlc, 12,boulevard Magenta, Paris. — Armes, armures, panoplies et trophées. Cuirasses secrètes garantissant de l’arme blanche et de la balle de revolver. Bijoux, armes et armures pour théâtres.
- ARTICLES POUR FUMEURS
- Quentin et O, 22, r. de Bondy, Paris. — Pipes Gambier. Papiers Riz
- La * et Goudron La *.
- BALANCES
- BASCULES
- L. Paupier construit1,mécanicien, rue Saint-Maur, 84, Balances* Bascules, Petits chemins de fer, matériel roulant,
- (voir classe 49, Hangar 1, n°l). Voir Esplanade des Invalides, classes 49 et 74. Agriculture.
- BATTEURS D’OR
- X. Jacquesson, 7, rue Chariot, Paris. — Fabrique d’or, d’argent et de platine en feuilles, en poudre et en coquille. — Exposant, classe 41, groupe Y. — Téléphone.
- BEBES, JOUETS, JEUX
- J. Steiner, fabricant du bébé mécanique vivant, du bébé incassable, parlant, et ordinaire (dit le petit parisien), 22 brevets. — Demander marque Steiner.
- BIJOUTERIE, JOAILLERIE
- Piichon et Cie, 10, rue du Parc-Royal, Paris. — Fabricants de doublé or, or sur argent.
- Ancienne maison Lefebvre et fils, fondée en 1843. Lefebvre fils aîné successeur. 106, rue de Rivoli. Ateliers, 3 rue des Halles, —Corbeilles de mariage bijoux riches, pierres fines de premier choix. Fab. spéciale de bijoux,1 orfèvrerie et objets d’art de style or et argent, ciselure) émaux, modèles spéciaux déposés. Médaille argent, Paris, 1884. Exposant classe 37. CORSETS
- Félix Brassier, 10, rue Merlin, Paris. — Innovation et fabrique de corsets en tous genres, spécialité de corsets sur mesure, modèle exclusif de la maison.
- A. Briot, Trouillet et Lambert Srs, 13, rue Etienne-Marcel et 133, rue Saint-Denis, Paris. — Manufacture de Corsets, Commission, Exportation. Marque déposée: A la B émois elle.
- Lambert -Vormus, 3 boul. St-Denis. — Bijouterie-joaillerie. Fabrique de Pendules.
- COULEURS FINES
- Lambert Lévy fabricant, 31 et 33, boulevard St-Martin. Maison fondée en 1829.— Joaillerie, bijouterie, horlogerie, bronzes. — Vente en détail au prix du gros.
- Chevillet, A. Grenier successeur, 31, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de couleurs fines pour artistes. Exposant classe 10, groupe II.
- BILLARDS (et Accessoires de)
- L. Plainchamp, maison fondée en 1798, boul. de Strasbourg, 35, Paris. — Couleurs et vernis pour bâtiments, voitures et industrie, décors et tableaux.
- Iliolle, Marillier et Cie fabricants de queues de Billards. Procédé mobile à vis, breveté s. g. d.g. — 45, boulevard St-Martin, Paris.
- DRAPERIE
- BOUTONS
- Mme Cuchet, 3, rue d’Aboukir, Paris. — Drap-Canevas Pénélope, médaillé, remplaçant avec avantage le canevas pour tapis, coussins, Pantoufles, etc.
- G. Bagriot, [nc] 168-170, rue St-Denis, à Paris. — Exposant classe 35. Boutons Livrée, Administrations, Uniformes pour tous pays.
- ÉVENTAILS
- E. Buissot, 46, rue des Petites-Ecuries, Paris.— Fabrique d’éventails pour la France , et l’exportation, corbeilles de mariages, éventails anciens, réparations de tous éventails.
- BRETELLES
- FONDEUR-LAMINEUR
- Ch. Guyot, inventeur A C. Gr. et seul fabricant spé- fôREULLESHVGlEHipUES] cialdes Bretelles hy- VîévetéftsSàâV ^niques, 13 rue Bé-| ranger, Paris.— Usage agréable, solidité, bon goût, bon marché. Se trouvent dans les principales maisons.
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- E. Wattier, ingénieur-architecte, 5, rue Mazagran (porte Saint-Denis) et 33, av. de la Bourdonnais (Exposition). — Représentation aux expositions, brevets d’invention, dépôts, marques, dessins, modèles, France et étranger.
- GANTERIE
- Marcault, 8, boulevard Bonne-Nou-vellé, Paris. — (Classe 35), Chevreau et Suède, marque L. S Gants Tan- Russe, b. s. g. d. g.
- BRONZES D’ART
- E. Pinédo, LNC1 C. * * * * Exposant, classe 25. — Groupes, Statuettes, Encriers, etc., 40, boulevard du Temple.
- GRAINES & PLANTES
- Maison Loise-Chauvière, fondée en 1845, Dupanloup et Cie, successeurs, 14, quai de la Mégisserie, Paris. (Exposants).
- HOUBLONS
- BRONZE IMITATION
- Edouard Bernet, 17, rue de Cléry, Paris; succursale, 52, faub. Stanislas, Nancy. — Houblons de toutes provenances. — Méd. etdipl. d’honneur. Exposant cl. 44, gr. V.
- Coupier fils et Drouart, rue Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets -d’art. Editions d’Œuvres du Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis XVI. — Exposant classe 25, groupe n° 3.
- MARQUES D’EMBALLAGE
- BRONZES POUR ÉGLISES Foucault, 9, rue des Trois-Bornes, Paris. —‘ Presses et marques à feu, Pinces à plomber, Alphabets et chiffres acier fondu, Marques de fabrique.
- Thiery-Figaret successeur de L. Fi-garet, 2, rue Breguet et 24, rue St-Sabin, Paris. — Manufacture de bronzes pour églises, parque L. F. Paris. — Exposant, classe ...
- MANCHES DE PARAPLUIES
- Ancienne maison G. LamoiSsé et Tardy, V. Marguin et Cie, successeurs, anc. 80, rue de Bondy, actuellement 95 et 97, boulevard du Port-Royal. — Téléphone.
- COURROIES
- . J* Levy jeune, 47, avenue Parmen-lier, Paris. — Courroie Gandy coton.
- OR EN FEUILLES ET EN POUDRE
- Dumilâtre et Faubcrt, Faubourg-du-Temple, 22, Paris. — Fabrique d’or et de Platine en feuilles, en poudre et en coquilles. — Exposant, groupe V, classe 41.
- ORGUES
- Alexandre père et fils, rue de Richelieu, 106, Paris. — Orgues. — Exposant, groupe II, classe 13.
- OUATAGES
- Marinpoy, 10, rue Paul - Lelong, Paris. — Tissus ouatés, mousselinés, brevetés, pour doublures de vêtements et jupons. — Usine à force motrice, 26 et 23, rue de la Pointe-dTvry.
- PARFUMERIE
- E. Bronchain, parfumeur;fabrique, 3, rue de l’Avenir, Asnières. — Reine des neiges, Poudre de riz à base de glycérine, Edei} Powder, fleur de riz superfine, invisible et adhérente.
- PASSEMENTERIE D’AMEUBLEMENT
- Camille Weber (veuve et flls), 15, rue Poissonnière, Paris. — Spécialité pour ameublement. Articles de style et de fantaisie. — Médaille d’or, Paris 1878.
- PRODUITS HYGIENIQUES
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- PLUMEAUX
- J.-E. Durup, (successeur de P. Leullier etCe), 15, rue Vieille-du-Temple, Paris. —Fabrique de plumeaux en tous genres, autruche, dinde, coq, fantaisie. Marque de fabrique déposée, Récompense à l’Exposition universelle de 1878. Exposant classe 29.
- SIEGES
- J. Tixier. Grande fabrique de sièges d’art et de style, garnis cuir de Gordone, reliefs, gravés, décorés et autres; écussons, chiffres, monogrammes, etc. ; matériel et outillage spéciaux pour cette fabrication.— Exposant.
- SOIES ECRUES & TEINTES
- E. Ilamelin et Cie, 144, rue Saint-Denis, Paris. — « Au Mûrier » « Au Palmier ». Diplôme d’honneur. Filatures et Moulinages à Bagnole (Gard) et aux Andelys (Eure).
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Quoique commencé tardivement, le Grand-Théâtre de l’Exposition sera un des Palais dont l’installation laissera peu à désirer dès le jour de l’ouverture.
- Nous venons d’assister à la répétition générale, à laquelle nous avait gracieusement convié la Direction, et nous avouons tout franchement que nous avons été émerveillés de ce que nous venons de voir et d’entendre. Ce sera, en effet,une surprise pour tous de trouver, dans le Parc du Champ de Mars, la plus coquette des salles de spectacle, avec un programme plein d’intérêt.
- Nous avons applaudi la troupe Alexander dans une pantomime inénarrable, intitulée « les Tribulations d’un Touriste »; ce sont certainement, dans leur genre, des maîtres que ces mimes anglais !
- A signaler aussi les acrobates les Constanti ; les chiens admirablement dressés du clown Karl et surtout un prodige de grâce et de force appelé Georgina Aix, qui, âgée de 8 ans, nous a montré des tours que nous n’avions
- PALAIS DES ENFANTS
- jamais vu faire aux acrobates les plus adroits.
- A côté des clowneries, l’art le plus sérieux est représenté par Mlle Kara, une jeune mauresque qui a passé par notre Conservatoire, dont elle a pris les bonnes traditions.
- Je promets un succès au « Paris-Quatuor » qui nous a fait entendre un beau chant patriotique intitulé « 89 », composé spécialement pour le Grand-Théâtre de l’Exposition, par M. Missa, grand prix de Rome.
- N’oublions point un exquis ballet d’enfants, réglé par Mme Mariquita et l’orchestre dirigé de main de maître par Alexandre Artus.
- Nous n’avons pu assister à la représentation des Marionnettes dans le promenoir, mais on nous assure qu’elles feront sensation ; j’en accepte l’augure.
- D’après cette répétition, nous pouvons annoncer que c’est dans ce coin du Champ de Mars, côté Suffren, que sera la fête de l’Exposition.
- Exposition Universelle de 1889
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- 2e Série. — N° 4
- Le Numéro : 15 Centimes
- Vendredi 17 Mai 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR IA DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements.............. 20 fr.
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
- (CLASSE 58)
- Annonces....................... la ligne 3 fr.
- Réclames....................... — 5 »
- Faits divers................... — 10 »
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — À nos Abonnés. — Partie officielle : Règlement du service médical. — Partie non officielle : Chronique. — Les Aquarellistes et les Pastellistes. — Les Banquets. — Le Sénégal à l’Exposition. — Echos. — Nouvelles. — Monographies. — Spectacles et distractions.
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- LA TOUR EIFFEL
- VUE DU PONTjjDE GRENELLE
- ILE DES CYGNES
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- A NOS ABONNES
- La rupture d’un moteur de la Galerie des Machines qui- devait faire marcher nos presses nous a un peu retardés.
- Nous voici en route quotidiennement et nous espérons donner satisfaction à ceux de nos abonnés qui ont manifesté un peu d’impatience.
- PARTIE OFFICIELLE
- EXPOSITION -UNIVERSELLE DE 1889
- Règlement du Service médical
- L’Exposition Universelle ouvrant à 8 heures 'du matin et fermant à 11 heures.
- Le service' médical comprenant 27 médecins attachés à répartir en trois postes.
- Art. 1er. — Le roulement du service est constitué suivant les tableaux remis à chaque médecin.
- Art. 2. Chacun des postes sera sous la direction et la responsabilité d’un des médecins adjoints du poste central, sous la haute direction du médecin en chef.
- Art. 3. — Les différents postes permutent tous les mois et restent sous leur direction primitive (voir art. 1er).
- Art. 4. — Le médecin de service ne pourra abandonner son poste que pour porter secours à un malade. Il ne devra se retirer qu’à l’arrivée de son remplaçant.
- Art. 5. — En cas d’empêchement grave ou de maladie, il devra prévenir le médecin en chef par les voies les plus rapides et se pourvoir d’un remplaçant agréé par le chef du service.
- Art. 6. — Chaque médecin consignera dans un rapport les accidents survenus et les réclamations qui pourraient lui être adressées pendant la durée de son service.
- Art. 7. — Les pansements et les secours d’urgence seuls sont autorisés, exception faite pour les ouvriers et le personnel de T Administration.-
- Art. 8. — Chaque médecin devra signer une feuille de présence, formalité indispensable pour le réglement des appointements.
- Art. 9. — Les postes seront approvisionnés par les soins du poste central et sur bon des médecins adjoints.
- Le médecin en chef,
- Signé : Moizard. DES INFIRMIERS
- Les infirmiers sont sous les ordres du médecin de service.
- Ils sont chargés de tenir leur poste dans un état de propreté irréprochable, de faire les pansements, etc.
- Ils doivent être de la plus grande politesse envers toute personne réclamant leurs soins.
- Us ne doivent solliciter aucun pourboire.
- Leur tenue sera irréprochable.
- Toute infraction à ce règlement devra être consignée par le médecin de service dans son rapport quotidien.
- Us devront, sur un caduer affecté à cet effet, consigner les noms, qualités, adresses et nature des accidents des visiteurs ayant réclamé des soins.
- U sont chargés de remettre à l’interne du poste central, tous les soirs, les rapports, réclamations, cahiers de service, bons de fournitures, etc.
- Le médecin en chef,
- Signé : Moizard.
- PAIITIE NON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- Ouverture de la Tour Eiffel.
- L’administration de la Tour Eiffel a voulu, dans les limites du possible, tenir les engagements qu’elle avait pris envers le public. Elle a
- entr’ouvert ses portes, et les premiers visiteurs ont pu gravir l’escalier de la pile Ouest vers onze heures et demie du matin.
- Un élégant chalet, installé au pied de chaque pile, est affecté à la distribution des tickets d’ascension.
- L’escalier a été, du bas en haut, remis à neuf. Les marches sont en gros madriers de chêne. U faut dire (pie les marches primitives avaient été littéralement usées par le passage des équipes d’ouvriers de la Tour.
- La montée du premier étage par l’escalier (318 marches), peut se faire en trois ou quatre minutes avec un peu de vigueur danslesjarrêts. En cinq ou six minutes, si l’on monte doucement, à la papa.
- Au premier étage, on en est au dernier coup de feu d’installation. Les galeries et les terrasses, sont déblayées.
- J’ai fait mon ascension dès le matin, pour constater l’état des choses avant l’arrivée du public. J’ai trouvé les restaurants dans la lièvre de dernière installation.
- Les dames-serveuses prenaient leur repas pour être prêtes au moment voulu. De toutes parts on installait les chaises, les tables et les comptoirs. Les fourneaux étaient allumés, déjà l’odeur des cuisines provoquait l’appétit.
- Le Restaurant français, dont une partie était occupée par les appareils destinés à monter les pièces de construction an premier étage, sera le dernier ouvert au public, dans trois ou quatre jours. U se compose de deux grands salons, d’un petit salon et de deux cabinets où l’on pourra dîner de 8 à 10 couverts, Le style Louis XV a été choisi pour le Restaurant français et je dois déclarer rornementa-tion très réussie. Les terrasses extérieures du Restaurant français ont vue sur les jardins de l’Exposition. Le panorama est magnifique.
- Le Restaurant français appartient à la société des Bouillons de Paris, et il est dirigé par M. Brébant.
- Le restaurant qui fait face au Trocadéro devait être un restaurant flamand. U es1-, et personne ne s’en plaindra, devenu le restaurant (VAlsace-Lorraine , de la compagnie des cafés-restaurants. Il est dirigé par M. Boll. La bière qu’on y consomme provient de la brasserie de la « Croix de Lorraine » à Bar-le-Due. Sept dames servent, portant le costume alsacien ; sept autres le costume lorrain.
- Le restaurant russe, un bijou d’architecture et de décoration moscovite, fait face à Paris. U se compose d’une grande salle sur la surface de laquelle on a prélevé un bar séparé ouvert sur les galeries. Des.dames en costume russe servent les consommateurs du bar. '
- Ce restaurant a été ouvert aujourd’hui àû pu-’ blic. U est exploité par M. Raffestin.
- Le restaurant anglo-américain, faisant face à Grenelle, ne forme qu’une salle unique, immense; plus les terrasses extérieures; Sa décoration est si fraîche qu’elle rafraîchit les yeux, avant que les consommations ne désaltèrent les excursionnistes. La vue de la terrasse du restaurant anglo-américain s’étend sur Grenelle, sur la Seine et sur le mont Valérien. II est exploité par MM. Spiers et Pound.
- On commençait l’installation des boutiques et kiosques destinés à la vente des tickets, des guides et des photographies. Us sont très élégants.
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- J’ai rencontré là un Algérien très connu, Tunisien d’adoption, Ali, un Arabe au courant de la littérature française comme vous et moi. Mon confrère Bonnetain, du Figaro, faisait les honneurs de la Tour à ce premier visiteur du 15 mai.
- Avec eux, j’ai gravi l’escalier tournant qui mène au second étage et nous avons été tout droit à l'imprimerie du Figaro. Cette imprime-
- rie mignonne est fort bien installée. Une charmante petite presse rotative commençait à rouler et le Figaro de la Tour voyait le jour pour la première fois à 115 mètres au-dessus du niveau du Champ de Mars.
- Mes confrères étaient à leur poste. Périvier commandait la manoeuvre; Bonnetain tenant la barre de la « chronique » ; Beer et de Gastel-hme à leur place de bataille. Tout autour d eux, une équipe complète, vaillante et assidue: proie, metteur en pages, compositeurs, etc.
- Lo Figaro de la Tour et le' Bulletin Officiel sont les deux seuls journaux faits à l’Exposition.
- Au Figaro, le royaume des cieux !
- Au Bulletin, cette terre d’où j’écris .ces lignes.
- S’il m’arrivait de commettre quelqu’une de ces sottises capables de compromettre ma place au paradis, je prierais Périvier, Bonnetain, Beer et de Castellane d’intercéder pour moi : étant placés plus près du ciel que moi.
- Les Aquarellistes et les Pastellistes
- Avant-hier s’est ouvert, au Champ de Mars, sur lettres d invitation, le pavillon quoies aquarellistes s’y sont tait construire en bordure de l'avenue tic La Bourdonnais, tout proche du Palais des Beaux-Arts. La construction, à un étage, est ornée à son centre d’un escalier monumental décoré de peintures de M'ie Suzanne Lemaire, Cet escalier et son vestibule divisent le pavillon en deux ailes qui ont été transformées en de nombreux petits salons. Quatre cent soixante-trois ouvrages y sont exposés dont les principaux auteurs sont MM. Albert Bos-nard, A. de Neuville, G. Jeanniot, John Lewis-Brown, Charles Cazin, Lherrnitte, Edouard Détaillé, Ernest Duez, Henri Harpignies, etc., etc.
- L’Exposition est donc ouverte au public.
- En même temps avait lieu, en présence de M. An-tonin Proust, commissaire général des beaux-arts, l’inauguration du pavillon des pastellistes, dont l’ouverture avait dû, au dernier moment, être retardée de quelques jours.
- La vaste salle d’exposition, qu’il renferme a ses murailles entièrement recouvertes d’ouvrages, parmi les signatures desquels on. relève les noms de MM. Pu vis de Chavannes, Roll, Besnard, Blanche, Dagnan-Bouveret, Helleu, Montenard, James Tissot, etc., etc.
- Comme pour les aquarellistes, dès maintenant le public est admis à visiter le pavillon.
- RÉCLAMATIONS
- Les bateaux-omnibus qui partaient dimanche de l’Hôtel de Ville pour se rendre à l’Exposition s’arrêtaient bien aux pontons intermédiaires, mais n’y prenaient aucun voyageur, savoir : Pont-Neuf pont des .Saints-Pères, pont Royal, Concorde II -y ’ aŸait â ces Rations dés1 centaines de voyageurs faisant queue et qui ont attendu vainement pendant des heuies entières qu’un de ces bateaux veuille bien les recevoir.
- Il faudrait ou réserver des places, comme dans les trains de chemins ne fer, pour les stations intermédiaires, ou faire des services intermédiaires. Le dimanche, les services populaires sont absolument insuffisants.
- Le Sénégal à l’Esplanade
- La petite cité sénégalaise comprendra un forgeron sciraholé, qui travaillera avec un aide sous la maison commune du village; un tisserand lébou, avec son métier; un bijoutier scim-balciobé, dont l’atelier a été reconstitué à l’Esplanade; un second bijoutier qui, celui-là, vient du Soudan français ; un cordonnier ouolof • un peulh, pasteur, dont le gourbi, dès à présent achevé, est entouré de cases, bambara, etc . Ce village contiendra enfin quelques griots, musiciens noirs, jouant de la guitare et de la harpe, une harpe très curieuse de forme, dont la caisse d’harmonie est formée par une simple calebasse. •
- Dès que les travaux seront terminés, les habitants prendront possession du village. Ils
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- sont arrivés à Paris au nombre d’une trentaine. Hommes, femmes, enfants, tous sont du plus beau noir et d’un type très pur. Plusieurs d’entre eux parlent correctement le français. Leur chef est un vigoureux gaillard, une manière de colosse à la physionomie extrêmement douce. Il se nomme Samba-Lambé-Thiam et exerce à Saint-Louis la profession de bijoutier.
- Sept chèvres indigènes, accompagnées de cinq à six personnes, dont quelques enfants, partiront le 28 mai de Saint-Louis pour rejoindre les Sénégalais déjà arrivés aux Invalides.
- Le costume des Sénégalais se compose presque uniformément, pour toutes les races, de la culotte ample, descendant jusqu’au genou, et du boubou, une sorte de houppelande d’une coupe primitive, sans manche, et ouverte sur la poitrine. Des sandales retenues au coude-pied par une étroite courroie, complètent ce costume. Des broderies au boubou, établissent une distinction entre le riche et le pauvre.
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- LES BANQUETS
- Samedi prochain, aura lieu, à l’Hôtel Continental, un grand banquet offert à M. Tirard, président du conseil, commissaire général, et à tous les chefs de service de l’Exposition universelle par les représentants des républiques américaines:
- Baron de Almeda, ministre de la République dominicaine; colonel Juan L. Diaz, ministre de l’Uruguay; Ramon Fernandez, ministre du Mexique; Francisco Médina, ministre de Nicaragua; José-C. Raz, ministre de la République argentine; Gusman Rlanco, ministre du Venezuela; Crisanto Médina, ministre du Guatemala; Carlos Candamo, ministre du Pérou; Carlos Antunez, ministre du Chili ; Ale-jandro Posada, ministre de Colombie; L. Salin as Vega, chargé d’affaires de Bolivie, et Antonio Quiros, ministre du Salvador.
- Le banquet sera présidé par Mac Lane, ministre des Etats-Unis d’Amérique du Nord, à qui ses collègues désirent donner avant son départ ce témoignage de sympathie et de considération.
- Autre banquet.
- Celui-ci, offert par M. Antonin Proust, député, commissaire spécial des beaux-arts, aux commissaires généraux étrangers et aux directeurs de l’Exposition .
- En tout quarante couverts.
- Le banquet aura lieu lundi, au Restauran t Russe.
- ÉCHOS
- Les entrées
- Les entrées payantes de la journée de lundi se sont élevées à 54,494, et celles de mardi à 41,879.
- En présence de l’encombrement qui s’est produit dimanche aux guichets du quai d’Orsay, en face des affaires étrangères, il a été décidé par les directeurs de l’Exposition qu’un nouveau guichet et un demi-guichet allaient être installés en cette partie de l’Exposition.
- De plus, un nouveau guichet sera ouvert à la porte de la rue de Grenelle faisant face à l’hôtel des Invalides.
- Toujours au môme sujet, une conférence: a eu lieu dans la journée d’hier entre M. Tirard, président du conseil, commissaire général de l’Exposition, et M. Constans, ministre de l’intérieur. Il a été question dans cet entretien de l’augmentation du service de la police à l’Exposition.
- L’expérience de dimanche a, en effet, démontré l’insuffisance du service de police jusqu’ici affecté aux entrées. L’administration s’est occupée hier des modifications à y introduire et il est très probable que dorénavant trois gardiens seront postés à chaque entrée de l’Exposition.
- En attendant que les nouveaux guichets soient construits, le service du contrôle usera, sur les points que nous venons d’indiquer, de guérites, ou, ce qui donnerait certes'plus de sécurité, de baraques Collet.
- Il a été décidé, en outre, que, jusqu’à nouvel ordre, l’Exposition de l’Esplanade des Invalides ne serait ouverte que jusqu’à G heures du soir. Toutefois, la porte principale située près du ministère des affaires étrangères sera ouverte pour le service du chemin de fer jusqu’à dix heures et demie,
- L’ « Impérial » *
- De tous les objets précieux qui figurent à l’Exposition universelle, le plus merveilleux est assuré-
- ment 1’ « Impérial », un diamant énorme découvert en 1885 dans les mines du sud de l’Afrique.
- If « Impérial » a naturellement intéressé tous les joailliers de Paris, et une commission composée de MM. Saglio, membre de l’Institut, Vanderheym et Falize a voulu comparer, en présence de M. Paru, l’un de ses principaux propriétaires, ce merveilleux diamant au Régent.
- Cette commission s’est donc rendue au Louvre, où elle a constaté que 1’ « Impérial » est plus grand et plus lourd que le Régent et qu’il peut même, par sa qualité, rivaliser avec le célèbre joyau de la couronne de France.
- Quant à la valeur vénale de 1’ « Impérial », il est difficile de la déterminer. On ne la pourrait fixer que par comparaison, en rappelant que le Régent est estimé, dans l’inventaire de 1791, à 12 millions de francs.
- La Tombola
- Le Conseil des Ministres a décidé de soumettre aux Chambres un .projet de loi ayant pour objet d’autoriser l’organisation d’une tombola de l’Exposition, laquelle comporterait quinze millions de billets à un franc, et servirait à acheter aux exposants les objets les plus remarquables et en même temps à payer les frais de voyage à Paris d’instituteurs, d’ouvriers et d’agriculteurs qui viendraient visiter l’Exposition.
- Cette tombola ne comporterait aucun lot en argent, mais seulement des lots constitués par les objets achetés à l’Exposition.
- On estime qu’il faudra environ 8 millions pour les frais de voyage des instituteurs, ouvriers et agriculteurs.
- Les gardiens de la paix
- Le Conseil des Ministres a reconnu la nécessité de réparer une omission qui a été commise à l’égard des gardiens de la paix de la Ville de Paris, lors du vote du projet de loi accordant une gratification de 10 0/0 de leur traitement pendant la durée de l’Ex-positiod aux fonctionnaires et employés de l’Etat dont le traitement ne dépasse pas 2,000 francs.
- Les gardiens de la paix sont payés sur le budget de la préfecture de police qui est alimenté, on le sait, moitié par l’Etat, moitié par la Ville de Paris. Le Conseil municipal, dans une de ses dernières séances, a décidé d’accorder aux gardiens de la paix une gratification de 5 0/0 de leur traitement, laissant à l’Etat le soin de payer le complément nécessaire pour porter l’indemnité à 10 0/0. M. Constans, ministre de l’intérieur, va se rendre à la commission du budget à la Chambre, pour lui demander d’accorder le crédit nécessaire au paiement de cette indemnité complémentaire.
- A l’Exposition rétrospective du Trocadéro
- Il s’agit de l’exposition rétrospective d’objets d’art français, qui occupe une partie de l’aile occidentale du Palais du Trocadéro, dont l’installation est confiée à M. Darcel, Directeur du musée de Cluny, délégué du Commissariat spécial des Beaux-Arts.
- A la demande de M. Darcel, M. G. Loustau, ingénieur, lui a remis les objets suivants qui font partie de sa collection archéologique.
- Un fermailmérovingien en or garni de cabochons;.
- Une crosse abbatiale du 15e siècle en émail champ levé ;
- Un diptyque en argent doré.et en émail translucide sur relief du XIVe siècle.
- Les fraudes
- Les tickets ou jetons de service, de couleur saumon, sont valables pour un jour, Sous divers prétextes les ouvriers peuvent donc sortir et rentrer à leur gré.
- Aussi un trafic qui prenait des proportions inquiétantes n’a-t-il pas tardé à se produire. Les débits de vins de l’avenue de La Bourdonnais et des alentours se' sont transformés en petites Bourses et les tickets, vendus au rabais par leurs détenteurs, ont augmenté quelque peu le nombre des entrées gratuites au Champ de Mars.
- D’autres personnes, moins scrupuleuses encore, rentraient dans, l’enceinte, puis s’approchant d’un complice posté à l’extérieur sur un point déterminé, lui passait à travers la balustrade leur ticket, qui de la manière pouvait servir à introduire sans bourse délier, des familles entières. Des ordres sévères viennent d’être donnés pour empêcher ces abus et il est probable que la condamnation des quinze individus arrêtés déjà pour de pareils faits feront réfléchir ceux qui seraient tentés de commettre les mêmes délits.
- Puisque nous parlons des fraudes auxquelles ont
- donné lien les entrées, ajoutons quelques mots sur les bruits qui ont couru et d’après lesquels certains tickets faux auraient été saisis aux guichets de l’Exposition. Nous pouvons affirmer qu’aucun ticket faux n’a encore été saisi. Toutefois, un tirage de tickets, fait primitivement et modifié en dernier lieu a été annulé. Si quelqu’un de ces tickets se trouvait frauduleusement en circulation, il suffirait de la particularité suivante pour le distinguer:
- Dans l’estampille à l’encre rouge, la barre médiane de l’E déborde un peu du grand jambage, qui au contraire est d’une absolue netteté dans les tickets ordinaires. La pointe débordante était en forme d’agrafe. Elle a été supprimée dans le tirage définitif.
- Le Phare de la Tour Eiffel
- Un habitant de Bar-sur-Aube, M. Camille Sail-lard, est parvenu à observer, de cette ville, le phare de la Tour Eiffel.
- Il s’est placé au sommet d’une colline élevée de deux cent cinquante mètres au-dessus du niveau de la mer et, en s’orientant -à l’aide d’une boussole, il a pu, avec la longue-vue, trouver le rayon lumineux passant par la vallée de l’Arvin. La distance qui sépare la Tour Eiffel de Bar-sur-Aube étant de cent soixante kilomètres à vol d’oiseau, le cercle de ce rayon embrasse une surface qui réprésente environ le vingtième de la France entière.
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- L’OBSERVATOIRE
- Gomme on le pense, l’Observatoire ne se déplacera pas pendant l’Exposition universelle. Toutefois, M. le contre-amiral Mouchez, directeur de l’Observatoire, enverra, pour être exposés dans la section des arts rétrospectifs, un certain nombre d’appareils datant du dix-septième et du dix-huitième siècles : entre, autres un quart de cercle construit par Meigné en 1784. Mais c’est à l’Observatoire qu’il faudra aller pour trouver un enseignement et des émotions sur les choses célestes.
- Indépendamment du Congrès international qui se tiendra dans cet établissement le 15 septembre, l’Observatoire sera ouvert au public plusieurs fois par mois. On pourra voir, entre autres nouveautés, les premières épreuves de la carte du ciel.
- La confection de la carte dont nous parlons ne tend à rien moins qu’à reproduire par la photographie la coupole entière du firmament avec ses astres de nuit. Il faut pour cela la collaboration de tous les pays du monde entier.. Seize directeurs d’observatoires étrangers ont déjà promis d’assister au Congrès du mois de-septembre, réunion dans laquelle doivent être arrêtées les bases du travail colossal à entreprendre.
- Tous les appareils destinés aux pays étrangers et fabriqués, en grande partie, à Paris sont prêts. Un chiffre, pour donner une idée de l’importance de ces appareils photographiques : le directeur de l’Observatoire naval de Washington a demandé au gouvernement des Etats-Unis 250,000 francs pour construire l’appareil qui lui permettra de prendre part à l’exécution de la carte du ciel.
- La confection de cette carte demandera au moins sept ou huit années d’un travail suivi. La carte complète se composera d’environ 7,500 clichés, mesurant 30 centimètres de haut sur 25 de large. On estime que dans ces clichés réunis seront reproduites et pourront être vues presque à l’œil nu de vingt-cinq à trente millions d’étoiles !
- Autre nouveauté : on vient de poser la première pierre d’une tour de seize mètres de hauteur qui va être construite dans les terrains de l’Observatoire situés en bordure du boulevard Arago. Cette tour est destinée à l’installation du grand équatorial coudé, nouvel instrument d’une grande puissance, dû à M. Gautier. Cet instrument aura 60centimètres d’ouverture et 18 mètres de distance focale.
- Il coûtera 220,000 francs. La construction de la tour au sommet de laquelle il doit être installé occasionnera une dépense de 140,000 francs.
- Les travaux vont être menés avec la plus grande activité, de façon que ce nouvel instrument puisse fonctionner avant la fin de l’Exposition.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- NOUVELLES DE L’EXPOSÏTÏON
- La compagnie de l’Ouest, une des principales voies de communication, qui conduisent les visiteurs
- du Champ de Mars au cœur de Paris, à la gare Saint-Lazare, vient de prendre possession du pavillon situé à l’angle de la place du Havre et de la rue d’Amsterdam. Ce nouveau pavillon est consacré au service des grandes lignes.
- Les guichets où les billets sont délivrés sont situés dans un vaste vestibule. D’un, côté, à droite, au guichet n° 1, sont distribués les billets des lignes Havre et Bretagne ; à gauche, au guichet n° 4, ceux des lignes Gisors et Cherbourg. D’autres guichets ont été établis, en cas d’une trop grande affluence de voya-Le Phare de la Tour Eiiïe\ geurs.
- Au centre du vestibule, sous la salle des Pas-Perdus, se trouve la salle d’enregistrement des bagages ; ceux-ci sont élevés au niveau des quais au moyen d’ascenseurs. Si le voyageur veut pénétrer, muni de son billet, dans la salle d’attente, deux escaliers, placés vis-à-vis l’un de l’autre, lui permettent d’arriver à la salle des Pas-Perdus, qui maintenant se voit tout entière. Elle a 190 mètres de longueur et s’étend de la rue de Rome à la rue d’Amsterdam.
- . Les salles d’attente des grandes lignes sont les mêmes que celles qui existaient avant les travaux ; elles n’ont subi que de légères modifications et, comme auparavant, donnent de plain-pied sur le quai.
- Le Restaurant alsacien-Iorrain de la Tour
- Le lord-maire de Londres a offert, lundi soir, an Grand-Hôtel, un somptueux dîner à M. Tirard, aux autorités municipales de Paris et au haut personnel de l’Exposition, soit une soixantaine de convives environ. Au dessert, le lord-maire a porté, selon la mode anglaise, plusieurs toasts successifs : à la reine d’Angleterre d’abord, au président de la République, au conseil des ministres et à M. Tirard, son président; aux collaborateurs de l’Exposition et enfin à sir Polydor de Keyser, président de la section anglaise. MM. Tirard, Chautemps, président du conseil municipal; Alphand et Berger ont, par de brèves allocutions, remercié l’éminent magistrat londonien.
- Le Restaurant russe de la Tour
- Le comité de la Société des gens de lettres, d’accord avec l’Association littéraire internationale, a décidé qu’un congrès littéraire aurait lieu, à Paris, dans le local de l’Exposition universelle et sous les auspices du gouvernement.
- La séance solennelle d’ouverture aura lieu le 20
- juin au Trocadéro, et la session sera close le 27 du même mois.
- Ce congrès, auquel sont conviés les écrivains étrangers, aura pour objet principal la discussion des questions se rattachant au droit de propriété littéraire internationale, dont nous avons donné ici, il y a quelques jours, les articles principaux.
- MONOGRAPHIES
- La Tour Eiffel
- Aujourd’hui, 15 mai 1889, six semaines après son arrivée à la hauteur voulue de 300 mètres, la Tour Eiffel ouvre ses escaliers au public, en attendant le fonctionnement des ascenseurs.
- A cette occasion le Bulletin officiel se croit dans l’obligation de publier la monographie suivante :
- A
- « Les malveillants avaient dit que la Tour Eiffel ne serait pas achevée. Elle a été achevée la première. Ils disaient qu’elle écraserait Paris: Elle ne l’écrase pas; elle l’annonce. Elle sera le grand éclat de l’Exposition. On viendra pour voir cette Tour de 300 mètres, le premier ouvrage des hommes qui se soit élevé si haut. Des artistes s’étaient coalisés pour protester contre elle au nom de l’art. Ignoraient-ils que l’immensité est aussi une beauté? Cette Tour donne, plus que tout autre monument, l’impression de la, force. Elle est bien à sa place dans une Exposition, puisqu’elle est le chefkl’œuvre de l'art du constructeur. Elle vient à son heure, à la veille du xxe siècle, pour symboliser l’àge de fer où nous entrons. Au second étage, et surtout sur la plus haute plateforme, on découvre un paysage tel que les yeux ded’homme n’en ont jamais vu. C’est là haut qu’il fait bon philosopher sur la marche des siècles. La nature et l’histoire se déroulent l’uue et l’autre sous leur plus puissant aspect. C’est à cette plaine étendue sous vos pieds que tout le passé vient aboutir. C’est là que l’avenir s’accomplira. »
- Nous, avons placé cette courte et vibrante appréciation d’un des plus grands penseurs de ce siècle en tête de ce guide. Qu’aurions-nous trouvé de plus précis, de plus saisissant et de plus vrai que ces quelques lignes détachées d’un article tout récent de M. Jules Simon ?
- La Tour et la Groll^préliislorique
- Cette distinction, cent fois justifiée déjà p ar d’étonnants travaux accomplis en France et à l’étranger, M. Eiffel, ne l’attendait pas ce jour-là ; et cette surprise lui a été faite par M. Tirard aux applaudissements chaleureux de toute l’assistance.
- On sait que les usines de M. Eiffel sont situées à Levallois-Perret. Or, le 20 avril dernier, le maire de cette commune suburbaine de Paris, la municipalité et une grande partie de la population se sont rendus aux ateliers de montage de la tour de 300 mètres pour féliciter M. Eiffel de sa promotion au grade d’officier de la Légion d’honneur.
- Par une description sincère et scrupuleuse, nous désirons être utile, indispensable même pour le voyageur qui entreprend l’ascension de la Tour de 300 mètres.
- Les mots « voyage » et « ascension » ne sont pas déplacés, puisque le trajet entre la base et le sommet de la Tour est coupé par plusieurs stations, qu’on peut le parcourir par des moyens de locomotion divers, et que l’on y rencontre de véritables villes, comme au premier étage, où des milliers de personnes peuvent stationner, s’attabler pour déjeuner, pour dîner ou pour souper, dans d’immenses et magnifiques restaurants.
- M. Eiffel
- Il n’est que juste de parler du père avant de parler de l’enfant. C’est un devoir que nous allons remplir tout d’abord en guide consciencieux.
- Une énergie indomptable, • une volonté opiniâtre, une ténacité de fer forment le fond du caractère de l’éminent ingénieur qui a attaché à la tour de 300 mètres un nom désormais connu dans le monde entier, jusque dans les bourgades reculées; plus et mieux connu sans doute qu’aucun des noms mis en relief par la politique. A côté de cela, M. Eiffel est un homme bienveillant, doux, avec une certaine timidité dans les relations.
- M. Eiffel a eu de vaillants collaborateurs : Son gendre, M. Salles,ingénieur; MM. Nouguier et Koechlin, ingénieurs de sa maison, etM. Sau-vestre, architecte.
- Porté dès le début par l’opinion publique, M. Eiffel a surmonté les obstacles que rencontrent toujours la réalisation des conceptions grandioses, faites pour exciter l’envie.
- A point nommé, le 31 mars 1889, M. Eiffel a pu planter lui-même le drapeau français sur ce monument incomparable, le plus élevé qui soit jamais sorti de la main des hommes.
- Ce jour-là M. Tirard, président du Conseil et commissaire général de l’Exposition, lui a annoncé en présence de ses ingénieurs, de ses ouvriers et du haut personnel de l’Exposition, que le président de la République lui avait conféré la croix d’officier de la Légion d’honneur.
- Le Restaurant anglo-américain de la Tour
- jvi u iujura misons m connaissance de la gigantesque Tour, sortie du cerveau d’un ingénieur déjà célèbre par ses travaux considérables qui ont donné à ce dernier quart de siècle son caractère d’audace et de grandeur, qui ne recule devant aucun obstacle. Le pont de Gara-bit et les projets d’écluses de Panama avaient déjà placé M. Eiffel en ligne avec les plus grands ingénieurs du monde, lorsqu’il a conçu la Tour de 300 mètres.
- Cette Tour merveilleuse est aussi une pile de viaduc exposée au Champ de Mars. Sous ce rapport, elle a été le point de départ de toute une révolution dans l’art des constructions destinées à franchir des vallées et des ravins de grande profondeur, jusqu’alors réputés infranchissables. C’est à peine si l’on avait jusqu’alors osé concevoir des piles de viaduc de plus de 120 à 130 mètres d’élévation, M. Eiffel a démontré qu’on pouvait la porter à 300 mètres.
- Désormais, les lignes de chemin de fer ne feront plus d’énormes ,«. mp détours pour contourner des vallées de 200 ^et 300 mètres de profondeur, et les voyages seront abrégés.
- Un peintre de la Tour Eiffel
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
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- Les Exotiques: Syrien, Sénégalais, Tunisien, Algérien, Peau-Rouge et Roumain.
- Latour de 300 mètres, qui a rendu le nom de M. Eiffel populaire dans le monde entier, ne pèse pas moins de 7.300.000 kilogrammes et elle a étonné les Parisiens par la marche si rapide, si régulière et si scientifique de sa construction, le plus colossal spécimen de l’art de l’ingénieur qui soit au monde.
- Le Champ de Mars appartient en partie à l’Etat et en partie à la ville de Paris. C’est sur le terrain de la Ville que la concession a été donnée à M. Eiffel pour une durée de vingt années ; l’emplacement occupé par' la Tour est au milieu du parc créé en 1878, complété en 1889.
- La Tour est placée dans l’axe du Champ de Mars, et, comme celui-ci est incliné à 45° sur la méridienne, il en résulte que les quatre piles de la Tour se trouvent très exactement aux quatre points cardinaux. Les deux piles en avant, vers la Seine, sont Nord et Ouestcelles en arrière sont Est et Sud. Les piles ont donc reçu les noms des points cardinaux.
- Les fondations des deux piles en arrière sont établies sur un massif de béton de 2 mètres qui repose sur une couche de plus de 5 mètres de gravier et de sable. Les fondations des piles en avant, vers la Seine, sont établies à l’aide de caissons en tôle de 15 mètres de longueur sur 6 mètres de largeur, au nombre de quatre pour chaque pile enfoncés jusqu’à 5 mètres au-dessous du niveau de la Seine. Les fondations sont parfaites.
- Chacune des quatre arêtes en fer de chaque pile transmet obliquement sa part de pression de la masse supportée, qui s’élève, à son entrée dans la maçonnerie, à 565 tonnes sans la pres-
- sion complémentaire qui peut être ajoutée par le vent et 875 tonnes avec le vent réparties sur 90 mètres carrés dans les piles 2 et 3, ce qui donne une charge de 3 kilos 7 par centimètre carré. Et, comme la profondeur est moins grande dans les piles 1 et 2, à cause des caissons de fondation, la charge n’est, de ce côté que de 3 kilos 3 par centimètre.
- Par excès de sécurité, on a, au centre de tous les massifs faisant suite aux 16 arêtes des quatre piles, noyé dans la maçonnerie d’énormes boulons, de 7 mètres 80 de longueur, qui intéressent les massifs de maçonnerie par des sabots en fonte et des fers à T.
- ' Les assises en pierre de taille de Château-Landon sont capables de résister à un écrasement de l,235kilograrnmes par centimètre carré. Et la pression sous les sabots de fonte qui supportent les arêtes de la Tour n’est que de 30 kilogrammes par centimètre carré. La pierre des assises ne travaille donc qu’au quarantième de sa puissance de résistance.
- Il n’y a donc aucun doute à concevoir sur la solidité des fondations. Les fondations proprement dites sont noyées dans un remblai arrasé au niveau du sol. La base massive qui apparaît sous forme de rocaille et de soubassement n’est qu’un habillage La rocaille est composée par des massifs de maçonnerie pittoresquement arrangés, entre lesquels poussent des fleurs et des arbustes. Si bien que chaque pile à l’air d’être placée sur un énorme rocher émergeant du sol. Le soubassement décoratif, vertical d’abord, puis suivant l’inclinaison de la pile, est constitué par des dalles en béton Goignet, égayées par un semis de dessins en creux.
- Puisque nous en sommes encore aux fondations, nous devons dire que celles de la pile n° 3 (Sud) sont à l’état de cave destinée au logement des machines et de leurs générateurs. Cette chambre des machines correspond par un canal à une tourelle qui s’élève derrière le Palais du Brésil, de l’autre côté du lac. Cette tourelle pittoresque est la cheminée de la chambre des machines de la pile n° 3.
- Les fondations, attaquées le 28 janvier 1887, terminées le 30 juin de la même année, ont occasionné . 31,000 ' mètres cubes de fouilles et absorbé 12,000 mètres cubes de maçonnerie.
- Le montage de la partie métallique. — Chaque pile est formée par quatre montants, composés de tronçons dont le poids a varié de 2,500 à 3,000 kilogrammes. Ces montants sont de Aurais caissons dans lesquels un homme peut se tenir. Ces caissons sont reliés entre eux par des treillis et des entretoises qui forment les remarquables et inextricables dentelles de 1er qui font l’admiration de __ tous dans cet édifice si grand, si colossal et ^ si léger à la fois.
- La construction métallique de la Tour Eiffel a été une merveille de précision. Elle a été le dernier mot de l’art de l’in-'génieur. Plus de chantiers à pied d’œuvre,
- Le Palais de la Section Algérienne
- les pièces arrivaient sur place sans avoir besoin de retouches. C’est ainsi que des millions de trous de- rivets et de boulons ont été percés dans les ateliers de Levallois et que ses petits chantiers mobiles qui s’élevaient avec l’édifice ont pu forger, river et boulonner des pièces au fur et à mesure de leur arrivée en place au moyen de grues également mobiles et ascensionnelles. Une telle précision a été l’objet de l’admiration de tous les hommes compétents.
- L’électricité atmosphérique reçue par cette niasse de fer s’écoule dans le sol, dans chaque pile, par deux tuyaux de conduite de 50 centimètres de diamètre, immergés jusqu’à 18 métrés au-dessous du niveau de la nappe aquifère.
- [à suivre) C. L.
- La Pagode d’Angkor (Cambodge)
- SPECTACLES ET DISTRACTIONS
- CHAMP DE MARS
- JARDIN
- Musiques militaires, de 3 à 5 heures, dans les quatre kiosques.
- Grand-Théatre de l’Exposition et Palais des Enfants, à l’extrémité du Palais des Arts Libéraux. — Représentations de jour et de nuit.
- Pavillon de la Mer.
- Folies-Parisiennes, prés l’entrée de la rue de l’Université. — Représentations de jour et de nuit.
- Pavillons des Aquarellistes et des Pastellistes à l’extrémité du Palais des Beaux-arts.
- POURTOUR
- Rue du Caire. — Café-Concert. — Promenades a Ane. — Pavillon du Maroc. — Café-Concert, Danses.
- GALERIES DE L’AGRICULTU RE
- Palais des Produits alimentaires. — Czarda Hongroise. — Dégustation. — Musique.
- PALAIS DES MACHINES
- Promenade sur les Ponts roulants.
- Tirage du Bulletin Officiel, classe 58, près la porte La Bourdonnais.
- ESPLANADE
- Concert Algérien.
- Concert Tunisien.
- Villages Malgache, Tonkinois, Annamite, Pahouin, Canaque, Javanais.
- Le Soir
- Fontaines Lumineuses.
- Illumination de la Tour.
- Illumination des Parcs et des Jardins et du Dôme central.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- RENSEIGNEMENTS
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il f en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. —• Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Près avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militrire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée : Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, -Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-Issy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare-de-Lyon-Pônt de l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette^ Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera également desservie par une station supplémentaire; mais rien'n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies : les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes à Gharenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l'Exposition.
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pont d’Iéna.*
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Iéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur _ de l’avenue de Sulfren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie^ directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées _ au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies^ la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — Course, 2 heures.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Plôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir.) Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures .matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- . V. — ‘Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 lieuses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures
- UTILES
- soir). Porto La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. —Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. — Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 8 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart, d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais'. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également sans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Charnu de Mars. F
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées parjour :
- Matin : 7h. 30, 10heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés .sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants :
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Stiffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins'de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- La Librairie du « Bulletin des Halles », 33, rue
- Jean-Jacques-Rousseau, vient de mettre en vente un Plan illustré de l’Exposition universelle, avec un Indicateur alphabétique, imprimé en six couleurs et représentant exactement la place des différentes expositions.
- Ce plan, richement illustré, est indispensable aux visiteurs, qui trouveront aisément à se guider, en sortant du Panorama le Tout-Paris, une des principales attractions de l’Exposition.
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- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
- RKCOMMANDÉS
- CORSETS
- Félix Brassier, 10, rue Merlin, Paris. — Innovation et fabrique de corsets en tous genres, spécialité de corsets sur mesure, modèle exclusif de la maison.
- A. BRiOT/frouiHet et Lambert Srs, 13, rue Etienne-Marcel et 133, rue Saint-Denis, Paris. — Manufacture de Corsets, Commission, Exportalion. Marque déposée: A la Bernois elle.
- COULEURS FINES
- Chevillet, A. Grenier successeur, 31, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de couleurs fines pour artistes. Exposant classe 10, groupe II.
- L. Plainchamp, maison fondée en 1798, boul. de Strasbourg, 35, Paris. — Couleurs et vernis pour bâtiments, voitures et industrie, décors et tableaux.
- DRAPERIE
- Mme Cachet, 3, rue d’Aboukir, Paris. — Drap-Canevas Pénélope, médaillé, remplaçant avec avantage le canevas pour tapis, coussins, Pantoufles, etc.
- ÉVENTAILS
- E. Butssot, 46, rue des Petites-Ecuries, Paris.— Fabrique d’éventails pour la France et l’exportation, corbeilles de mariages, éventails anciens, réparations de tous éventails.
- FONDEUR-LAMINEUR
- E. Louyot, ingénieur, 16, rue Folie-Méricourt. — Fonte et laminage de tous métaux : nickel, maillechort, cuivres rouge, demi-rouge, laiton. — Téléphone.
- GANTERIE
- Marcàult, 8, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — (Classe 35), Chevreau et Suède, marque. L. S Gants Tan-Russe, b. s. g. d. g.
- GRAINES & PLANTES
- Maison Loise-Ciiauvière, fondée en 1845, Dupanioup et Cie, successeurs, 14, quai de la Mégisserie, Paris. (Exposants).
- HOUBLONS
- Edouard Bernet, 17, rue de Cléry, Paris; succursale, 52, faub. Stanislas, Nancy. — Ploublons de toutes provenances. — Méd. et dipl. d’honneur. Exposant cl. 44, gr. V.
- MARQUES D’EMBALLAGE
- Foucault, 9, rue des Trois-Bornes, Paris. — Presses et marques à feu, Pinces à plomber, Alphabets et chiffres acier fondu, Marques de fabrique.
- MANCHES DE PARAPLUIES
- Ancienne maison G. Lamoisse et Tardy, V. Marguin et Cie, successeurs, anc. 80, rue de Bondy, actuellement 95 et 97, boulevard du Port-Royal. — Téléphone.
- ABAT-JOUR
- Dcgafi'et et Cie Succrs, (ancienne maison Grimal), 28, rue Albouy, Paris. — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
- AMEUBLEMENT
- A. Vaillant, 10, rue Meslay, Paris. — Fabrique de meubles de luxe. Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité de cachepots, jardinières, tables à ouvrages et à jeux, bureaux de dames et liseuses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
- ]\. Kalrnus et Cie, 87, Faubourg-St-Antoine, Paris. — Ameublements complets, chambres à coucher en noyer, palissandre, bois noir. Élégance et solidité. — Prix modérés.
- Maig-nié, 176, rue de Charonne, Paris. — Ameublements complets, tapisseries, tentures, spécialité de buffets noyer et armoires à glaces et à portes pleines. — Grandes facilités de paiement.
- Ililgert, 20, passage Tocanier, Paris — Fabricant de chiffonniers et tables de nuit chiffonniers en tous genres.
- Ch. Galvani,faub@urgSaint-Antoine, 137, et rue d’Avron, 28. — Grande fabrique de lits et chambres à coucher en tous styles. Envoi franco du catalogue.
- G. Ilerrmann, 9, rue St-Ambroise et 7, cité d’Angoulême, Paris.—Ameublements complets de tous genres. Ebénis-terie et tapisserie. Meubles anciens, sièges et tables de tous styles pour salles à manger. Chambres à coucher, salons, bibliothèques et bureaux.
- Quarré, 143, r. d’Aboukir, (us. r. de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de style pour meubles, de décoration pour "cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voiture, marque : Au Lion.
- ARMES & ARMURES
- II. Gutperle, 12,boulevard Magenta, Paris. — Armas, armures, panoplies et trophées. Cuirasses secrètes garantissant de l’arme blanche et de la balle de revolver. Bijoux, armes et armures pour théâtres.
- ARTICLES POUR FUMEURS
- Quentin et O, 22, r. de Bondy, Paris. — Pipes Gambier. Papiers Riz
- La * et Goudron La *.
- BALANCES & BASCULES
- L. Paupler construct1’mécanicien, rue Saint-Maur, 84, Balances, Bascules, Petits chemins de fer, Matériel roulant,
- (voir Classe'49, Hangar 1, n° l). Voir Esplanade des Invalides, classes 49 et 74. Agriculture.
- BATTEURS D’OR
- X. Jacquesson, 7, rue Chariot, Paris. — Fabrique d’or, d’argent et de platine en feuilles, en poudre et en coquille. — Exposant, classe 41, groupe V. — Téléphone.
- BEBES, JOUETS, JEUX
- J. Steiner, fabricant du bébé mécanique vivant, du bébé incassable, parlant et ordinaire (dit le petit parisien), 22 brevets. — Demander marque Steiner.
- BIJOUTERIE, JOAILLERIE
- Pllchon et Cie, 10, rue du Parc-Royal, Paris. — Fabricants de doublé or, or sur argent.
- Ancienne maison Lefebvre et fils, fondée en 1843. Lefebvre fils aîné successeur. 106, rue de Rivoli. Ateliers, 3 rue des Halles, —Corbeilles de mariage bijoux riches, pierres fines de premier choix. Fab. spéciale de bijoux, orfèvrerie et objets d’art de style or et argent, ciselure, émaux, modèles spéciaux déposés. Médaille argent, Paris, 1884. Exposant classe 37.
- Lambert-Vormus, 3 boul. St-
- Denis. — Bijouterie-joaillerie. Fabrique de Pendules.
- Lambert Lévy fabricant, 31 et 33, boulevard St-Martin. Maison fondée en 1829.— Joaillerie, bijouterie, horlogerie, bronzes. — Vente en détail au prix du gros.
- BILLARDS (et Accessoires de)
- lïioile, Marillier et Gie fabricants de queues de Billards. Procédé mobile à vis, breveté s. g. d.g. — 45, boulevard St-Martin, Paris.
- BOUTONS
- G. Bagriot, [nc] 168-170, rue St-Denis, à Paris. — Exposant classe 35. Boutons Livrée, Administrations, Uniformes pour tous pays.
- BRETELLES
- Ch. Guyot, invënteur et seul fabricant spéciales Bretelles hygiéniques, 13 rue Bé-ranger, Paris.— Usage agréable, solidité, bon goût, bon marché. Se trouvent dans les principales maisons.
- BREVETS D’INVENTION
- E. Wattier, ingénieur-architecte, 5, rue Mazagran (porte Saint-Denis) et 33, av. de la Bourdonnais (Exposition). — Représentation aux expositions , brevets d’invention, dépôts, marques, dessins, modèles, France et étranger.
- BRONZES D’AAT
- E. Plnédo, [nc] C. * as *5 *5 Exposant, classe 25. — Groupes, Statuettes, 'Encriers, etc.,40, boulevard du Temple.
- BRONZE IMITATION
- Coupier fils et Drouart, rue Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets d’art. Editions d’Œuvres du Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis XVI. — Exposant classe 25, groupe n° 3.
- BRONZES POUR EGLISES
- Thiery-Fig-aret successeur de L. Fi-garet, 2, rue Breguet et 24, rue St-Sabin, Paris. — Manufacture de bronzes pour églises. Marque L. F. Paris. — Exposant, classe ...
- COURROIES
- . J. Levy jeune, 47, avenue Parmentier, Paris.— Courroie Gandy coton.
- OR EN FEUILLES ET EN POUDRE
- Dumilàtre et Eaubert, Faubourg-du-Temple, 22, Paris. — Fabrique d’or et de Platine en feuilles, en poudre et en coquilles. — Exposant, groupe V, classe 4L
- ORGUES
- Alexandre père et fils, rue de Richelieu, 106, Paris. — Orgues. — Exposant, groupe II, classe 13.
- OUATAGES
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- GRAND-THÉATRE DE
- L’EXPOSITION
- Quoique commencé tardivement, le Grand-Théâtre de l’Exposition sera un des Palais dont l’installation laissera peu à désirer dès le jour de l’ouverture.
- Nous venons d’assister à la représentation, à laquelle nous avait gracieusement convié la Direction, et nous avouons tout franchement que nous avons été émerveillés de ce que nous venons de voir et d’entendre. Ce sera, en effet,une surprise pour tous de trouver; dans le Parc du Champ de Mars, la plus coquette des salles de spectacle, avec un programme plein d’intérêt.
- Nous avons applaudi la troupe Alexander dans une pantomime inénarrable, intitulée « les Tribulations d’un Touriste »; ce sont certainement, dans leur genre, des maîtres que ces mimes anglais !
- A signaler aussi les acrobates les Constanti ; les chiens admirablement dressés du clown Karl et’ surtout un prodige de grâce et de force appelé Georgina Aix, qui, âgée de 8 ans, nous a montré des tours que nous n’avions
- PALAIS DES ENFANTS
- jamais vu faire aux acrobates les plus adroits.
- A côté des clowneries, l’art le plus sérieux est représenté par Mlle Kara, une jeune mauresque qui a passé par notre Conservatoire, dont elle a pris les bonnes traditions.
- Je promets un succès au <s Paris-Quatuor » qui nous a fait entendre un beau chant patriotique intitulé « 89 », composé spécialement pour le Grand-Théâtre de l’Exposition, par M. Missa, grand prix de Rome.
- N’oublions point un exquis ballet d’enfants, réglé par Mme Mariquita et l’orchestre dirigé de main de maître par Alexandre Artus.
- Nous n’avons pu assister à la représentation des Marionnettes dans le promenoir, mais on nous assure qu’elles feront sensation ; j’en accepte l’augure.
- D’après cette représentation , nous pouvons annoncer que c’est dans ce coin du Champ de Mars, côté Suffren, que sera la fête de l’Exposition.
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- À partir du 1er Mai prochain il sera délivré :
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- La durée de validité de ces billets variera entre 2 et 8 jours, selon l’importance du parcours. Elle pourra être prolongée deux fois de moitié moyennant le paiement d’un supplément de 10 0/0 pour chaque prolongation.
- Enfin, les billets d’aller et retour seront acceptés dans les trains express au même titre que les billets ordinaires, et, pendant le service d’été, dans les trains rapides.
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- M. Pierre PETIT, photographe du Bulletin officiel, se tient à la disposition des exposants. S’adresser à lui, place Cadet, 17, 19, 21, à Paris, ou au Bulletin officiel, qui se charge de transmettre les ordres.
- Le Gérant : Gustave SIMON.
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- 2e Série. — N° 5.
- Le Numéro : 15 Centimes.
- Samedi 18 Mai 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- A B O N i\l E M E N T S
- POUR IA DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements..................... 20 fr.
- Étranger, le port en sus.
- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du publie
- (CLASSE 58)
- Annonces......................... la ligne 3 fr.
- Réclames......................... — 5 »
- Faits divers..................... — 10 »
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blomfield Ilouse, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de /’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Partie officielle: Arrêté. — Partie non officielle: Chronique. — L’Exposition Militaire. — Echos. — Les Banquets. — TjGS Jardins du Trocadéro. — A Travers l’Exposition. — Les Danseuses Javanaises. — Nouvelles de l’Exposition. — L’Histoire de l’Habitation. — La Nouba des Tirailleurs. — Les Monographies (suite). — Spectacles et Distractions.
- PARTIE OFFICIELLE
- Le préfet de police vient de prendre l’ordonnance suivante :
- Nous, préfet de police,
- Vu l’arrêté desconsulsdul2 messidor an VIII; Vu la demande de M. le directeur général de 1 exploitation de l’Exposition universelle, Ordonnons ce qui suit :
- Art. 1er. — Il est interdit de fumer dans les galeries et locaux fermés de l’Exposition uni-
- verselle de 1889, autres que les cafés et les établissements de consommation.
- Art. 2. — Les contraventions à la présente ordonnance seront constatées par des procès-verbaux et déférées à la juridiction compétente.
- Art. 3. — La présente ordonnance sera imprimée, publiée et affichée.
- Les commissaires de police, le chef de la police municipale et les agents sous leurs ordres sont chargés d’en assurer l’exécution.
- Le préfet de police,
- H. Lozé.
- PARTIE NON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- Il fallait s’y attendre. Les gens de siège nous tiennent la dragée haute. Mardi dernier, une averse survenue vers six heures du soir, au moment où l’on sortait de l’Exposition, leur a donné une occasion nouvelle d’exercer leur tyrannie intéressée.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
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- L’avenue Rapp était bondée de malheureux trempés comme des soupes, courant follement après des centaines de voitures vides qui passaient devant leur nez sans s’arrêter.
- — lié, là bas !
- — Cocher!
- — Pssit! Psssit! ! Pssssit! ! !
- Appels et cris inutiles ! Messieurs du fouet passaient sans sourciller, goguenards, cherchant d’un regard oblique la victime naïve, capable de payer cent sous la course d’un franc cinquante.
- Je m’adressai à un gardien de la paix, et voici ce qu’il me dit :
- « Tant qu’un cocher marche sans faire
- iention à vous, ni à personne, il est dans son
- /oit: pouvant dire qu’il rentre à sa remise, ou qu’il est commandé ou retenu. Mais, dès qu’il s’arrête pour vous écouter, vous n’avez qu’à vous emparer de la voiture, et c’est vous qui êtes alors dans votre droit. »
- J’ai suivi le conseil du gardien de la paix; mais, hélas ! je dois le dire, sans résultat. Avenue Rapp et rue de Grenelle, j’ai pu faire arrêter trois cochers. Et comme je ne faisais pas mine de vouloir forcer le prix de la course, ils m’ont carrément planté là.
- J’ai avisé alors un nouveau gardien de la paix et je lui ai demandé si, en s’arrêtant et en ayant l’air de vous écouter, un cocher pouvait vous faire traverser la rue sous une pluie battante et vous planter là ensuite?
- — Non, m’a-t-il répondu.
- — Que faire, alors?
- — Prendre le numéro de la voiture et signaler le cocher à la préfecture de police.
- J’ai suivi le conseil et l’on m’assure que le cocher signalé sera tancé ou même mis à pied pour un certain laps.
- Je crois qu’il ne faudrait pas être trop économe de son encre, et que l’on devrait écrire à la préfecture de police chaque fois que quelqu’un de ces gaillards-là se moque du public. Lorsqu’on en aurait pincé un certain nombre, ils y regarderaient à deux fois.
- Tandis que, comptant sur la paresse et l’insouciance des gens qu’ils molestent, messieurs les cochers s’en donnent à plaisir.
- Au public à se défendre.
- #*#
- Question d’harmonie. L’autre soir Massenet est arrivé tard à la répétition d’Esclarmonde. Il s’était attardé aux Fontaines lumineuses du Champ de Mars, séduit par l’harmonie des couleurs de ce spectacle féerique.
- C’est que l’harmonie est une, qu’elle se produise pour les couleurs ou pour les sons.
- Cela est si vrai, que la peinture et la musique s’empruntent réciproquement leurs vocables. Ne dit-on pas couramment qu’une peinture a du ton et qu’une gamme est chromatique. Il y a des peintres harmonistes, d’autres qui sont mélodistes. Il y a des musiciens qui brillent par la couleur, d’autres qui se distinguent par la correction de la ligne.
- Comment s’étonner, dès lors, que les harmonieuses fontaines colorées aient séduit et captivé le maëstro?
- Puisque j’en suis à la musique, un mot sur la musique de l’Exposition.
- Rome n’a pas été bâtie en un jour, et il est fabuleux qu’on ait construit toutes les merveilles de l’Exposition en deux ans ! Aussi n’est-ce pas du premier coup, dans une première semaine, que l’on peut arriver au plein de l’organisation des auditions musicales.
- En étendant extraordinairement la surface du
- territoire de l’Exposition, on a développé ce que j’appellerai des nécessités musicales.
- Pour attirer et charmer les foules il faut de la musique. La musique les attire, les anime et les retient. Sans musique à la clef,, les foules prennent des airs d’enterrement. Une exposition bien comprise doit avoir des musiques partout.
- Un Calino de ma connaissance m’a dit à ce sujet cette phrase magnifique :
- a A peine mes oreilles avaient-elles perdu de vue une musique, que j’en entendais une autre. »
- Mon Calino n’en exprimait pas moins, dans sa satisfaction naïve et drôle, le sentiment des foi des. îl faut que leurs oreilles ne soient jamais en repos.
- Pourquoi le public s’arrête-t-il volontiers dans les charmants jardins de l’Algérie et de la Tunisie? parce qu’il entend sans cesse à la cantonade les chants arabes et les cadences des derboukas. Cela le tierce et le retient.
- U n’est donc pas étonnant que les quatre musiques militaires qui, chaque jour, de trois à cinq heures, se font entendre dans les kiosques du Champ de Mars, obtiennent un si grand succès. La foule les entoure et les écoute avec le plus vif plaisir.
- Je note qu’il n’y a pas assez de sièges gratuits autour des kiosques. Toujours payer fatigue certaines bourses, surtout celles qui méritent le plus de sollicitude, c’est-à-dire les moins bien garnies.
- A l’Esplanade, la nouba, musique arabe des Turcos, donne des auditions qui amusent beaucoup le public.
- Mais le clou musical de l’Esplanade est, sans contredit, la musique des grenadiers de la garde royale belge, qui se fait entendre devant l’exposition du ministère de la guerre. C’est une véritable ovation, lorsque cette excellente musique exécute la Brabançonne ou la Marseillaise.
- On demandait à un Belge, que les lauriers du légendaire Marseillais empêchaient sans doute de dormir, ce qu’il pensait de la Marseillaise?
- — La Marseillaise, savez-vous, c’est la Brabançonne de Paris.
- Toute la Belgique est dans cette ligne.
- Je signale aussi l’excellente Czardab du restaurant hongrois établi sur le quai d’Orsay.
- Lorsque le Trocadéro aura des auditions musicales bien établies, on pourra se promener dans toute l’Exposition sans perdre de vue les flots d’harmonie... comme dirait l’ami Calino.
- Et le soir...? Il y a là une lacune.
- Il me semble que les merveilleux tableaux des Fontaines lumineuses pourraient être coupés par un peu de musique. Ces intermèdes entretiendraient l’enthousiasme général. De même, après l’embrasement de la Tour Eiffel,
- la foule ne serait pas fâchée de s’écouler.........
- en musique.
- Le canevas de cette Exposition est gigantesque. Il faut que l’administration s’efforce de le couvrir de Broderies. C. L.
- L’EXPOSITION MILITAIRE
- Nous avons pu pénétrer hier dans les salles du bâtiment de l’exposition militaire, encore interdites au public.
- Ces salles sont réservées à l’exposition rétrospective militaire.
- Les travaux d’installation sont menés avec la plus grande activité sous la direction de M. le général Cosfce.
- On dispose dans les vitrines, gravures aquarelles, dessins, costumes reconstituant l’histoire de l’uniforme militaire français. Les tableaux et les tapisseries se placent. Les membres de la Commission de l’exposition militaire sont là et dirigent le travail.
- Tous ces messieurs n’ont qu’une voix pour reprocher aux entrepreneurs de vitrines leur inexactitude dans l’exécution des clauses du marché passé avec eux par le département de la guerre au sujet de la confection de ces vitrines. Ces entrepreneurs devaient être prêts le 7 avril et, ils ont à peine aujourd’hui terminé leur travail. Il paraît que ' les glaces destinées aux vitrines font actuellement défaut en France, qu’il aurait fallu les commander à nos grandes fabriques nationales, il y a deux mois déjà, pour les avoir en.temps utile, et que les entrepreneurs du. ministère de la’guerre, n’ayant cru devoir faire cette commande, il/ aurait fallu acheter ces glaces à l’étranger.
- Le département de la guerre, tout en appliquant contre ces entrepreneurs retardataires les dédits fixés parles cahiers des charges, a préféré ajourner à quelques jours l’ouverture complète de l’exposition militaire rétrospective que d’adopter une semblable mesure pour terminer son installation.
- Nous ne pouvons que louer, en l’espèce, la manière d’agir de la commission de l’exposition militaire, mais cette situation n’én est pas moins d’autant plus regrettable quêtons les envois ont été faits par les collectionneurs les plus riches et les plus connus en vue de l’exposition militaire rétrospective, que les membres de la commission de l’exposition militaire n’attendent que les fabricants de vitrines pour terminer l’installation.
- Nous avons tout lieu d’espérer qu’ils n’attendront pas longtemps et que les visiteurs pourront voir bientôt, à l’exposition militaire, de nouvelles salles pleines de curiosités remarquables, tant par leur rareté que par leur richesse: armes, armures, tapisseries, aquarelles, gravures, tableaux, estampes, etc.
- G. C.
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- ÉCHOS
- Les premières ascensions de la Tour
- Si la Tour Eiffel a entrouvert ses portes pour les seuls piétons résolus à gravir les escaliers, il faut avouer qu’elle a joliment ouvert sa caisse.
- Les guichets ont- été ouverts pendant sept heures seulement, de midi à sept heures du soir.
- A 5 heures 1/2, le caissier a arrêté sa caisse, et il a compté une recette de 6,720 francs.
- A 7 heures les recettes étaient de 10,366 francs.
- Et cela sans les ascenseurs.
- Voilà qui est de bon augure pour la Société de la Tour Eiffel.
- Les cartes d’entrée
- En moins de cinq semaines le service des cartes qui fonctionne sous les ordres de M. Savoye, à la direction des finances, a expédié plus de vingt-cinq mille cartes gratuites (avec photographies) aux exposants, à la presse et aux fonctionnaires et ayants droit.
- En 1878, il y avait beaucoup moins de cartes gratuites que pour l’Exposition de 1889, et l’on a employé pour ce service 85 auxiliaires pendant plus de deux mois.
- Cette fois, grâce aux mesures prises par M. Gri-son, et si bien exécutées par M. Savoie, ce service a été fait en moins de cinq semaines par 35 employés auxiliaires.
- Il faut en louer l’administration des finances.
- Les Musiques
- On sait que tous les soirs, à partir de dimanche prochain, des musiques militaires et civiles se feront entendre au Champ de Mars, dans les kiosques construits des deux côtés du jardin.
- On prête, d’autre part, au gouvernement l’intention de réduire à un franc le prix d’entrée du soir. Si ce projet se réalise, il y aura foule pendant les-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
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- belles soirées d’été autour des bassins et des terrasses.
- Les Omnibus
- Il avait ôté question de créer six lignes nouvelles d’omnibus devant desservir directement le Champ de Mars.
- Dans sa dernière session, le conseil municipal s’était préoccupé de la question en proposant à la compagnie des Omnibus d’établir les lignes projetées et fixant le transport à un prix uniforme de 15 centimes. Le conseil, en demandant cette concession de prix, se basait sur ce que ces lignes ne donneraient ni ne recevraient de correspondances.
- L’administration des Omnibus, de son côté, maintenait les conditions ordinaires : soit 30 centimes à l’intérieur et 15 centimes à l’impériale.
- Depuis lors on.n’a plus entendu parler de rien, et les séries de correspondances aux stations d’omnibus atteignent des chiffres complètement fabuleux.
- Il serait temps, pour le Conseil et pour l’administration, d’en arriver à une'solution.
- La mission chinoise
- La mission scientifique chinoise, envoyée par la cour de Pékin à l’Exposition universelle, est arrivée à Paris.
- En passant à Toulon, cette mission, qui se compose des secrétaires d’Etat aux ministères des affaires étrangères, de la guerre et des finances du Céleste-Empire, a visité nos divers établissements maritimes.
- Protestation
- L’adresse suivante circule parmi les membres de l’opposition, à la Chambre des Communes d’Angleterre, et se couvre de signatures :
- « Au président de la République française,
- « Les soussignés, membres du Parlement britannique, ayant appris avec regret l’absence de l’ambassadeur d’Angleterre de Paris, à l’occasion de l’inauguration de l’Exposition, désirent profiter dè cette circonstance pour offrir au peuple et au gouvernement de la France les plus sincères félicitations des grands et utiles changements qui ont été faits dans ce pays au cours du dernier siècle. »
- Cette adresse est une nouvelle preuve que les peuples, à défaut de leurs gouvernements, comprennent l’esprit de la Révolution française.
- Enfin, un membre de la Chambre des Communes, M. Robertson, demandera à la séance d’aujourd’hui une réduction sur le traitement du secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, pour protester contre l’éloignement de l’ambassadeur britannique de Paris le jour de l’inauguration de l’Exposition.
- La police des sections
- Il paraît que tous les négociants n’ont pas pu s’entendre entre eux au sujet des gardiens qui leur sont nécessaires. C’est-à-dire que certains d’entre eux n’ont pas voulu verser la cotisation pour l’entretien des hommes chargés de veiller sur leurs marchandises. Il s’ensuit que, dans certains groupes, les employés spéciaux ne gardent — ce qui est fort naturel — que les objets appartenant à ceux qui les paient. Or, les exposants qui ne sont pas gardés, par leur faute, se plaignent dès que le plus petit objet leur manque ou est abîmé. On ne peut cependant pas leur fournir des gardiens de la paix. La police est aussi bien faite que possible ; elle est organisée au point de vue général et non au point de vue des particuliers.
- L’Exposition se complète
- La Galerie des Machines, qui jusqu’ici avait été fermée au public dès la fin du jour, est devenue accessible pour tout le cours de la soirée, dès hier.
- On a annoncé, à ce propos, que l’administration allait obvier à l’intolérable température régnant sous l’immense toiture de verre en faisant pratiquer des ouvertures en plusieurs endroits de la nef. Il est inexact que des décisions spéciales aient été prises, car dans le plan de la galerie de M. Dutert, tout ce qui concerne l’aération et la ventilation a été prévu.
- En effet, outre les ouvertures aménagées sous chacune des grandes dalles de verre de la toiture, des fenêtres existent sous les arcs des grandes baies de côté, dans la nef. Jusqu’ici, le mécanisme de ces fenêtres avait été tenu secret aux exposants, dans leur intérêt même, de crainte qu’au milieu du brouhaha de l’installation les employés chargés de l’ouverture et de la fermeture ne suivissent pas strictement les instructions données. Un oubli eût pu, en effet, occasionner de graves dommages : la pluie, par exemple, introduite dans le palais par un coup de vent, aurait produit des dégâts considérables.
- Maintenant que l’installation est complète, les gardiens de classe vont recevoir les instructions nécessaires pour l’aérage et la ventilation de la galerie.
- LES BANQUETS
- Mardi soir, les membres de la commission de l’exposition néerlandaise se sont réunis au restaurant Bignon dans un superbe banquet offert parM.Freiwald,délégué de ladite commission. M. Berger, directeur général de l’exploitation à l’Exposition universelle, s’était fait excuser de ne pouvoir se rendre a l’invitation qu’il avait reçue.
- M. Van (1er Vliet, qui a ouvert la série des toasts,a porté la santé du roi de Hollande et de M. Carnot, présidentde la République française, dont il a vanté les vertus civiques. M. Vautier, consul général de Hollande, a exprimé àlacommission néerlandaise la satisfaction qu’éprouvait son gouvernement.
- M. Freiwald, en sa qualité de délégué de la commission néerlandaise, a tenu à remercier l’administration française de la bienveillance et de la courtoisie que la commission et les exposants néerlandais n’ont cessé de trouver auprès d’elle.
- « Nous sommes fiers, a-t-il dit, d’avoir collaboré à cette grande œuvre de l’Exposition universelle de 1889, qui restera comme une date glorieuse, non seulement pour la France, mais encore pour le monde entier. Elle efface, par ses dimensions inusitées, sa splendeur, toutes celles qui l’ont précédée, et donne au monde l’idée la plus élevée du génie de cette France si grande dans l’histoire et toujours si sublime. »
- M. Jouslain, ancien consul de France à Batavia, a remercié les orateurs des paroles si sympathiques pour la France qu’il venait d’entendre.
- Le banquet s’est terminé par un concert où se sont fait entendre un certain nombre d’artistes parisiens, Mrne Desclauzas, M. Gilbert, etc., etc.
- Les Jardins du Trocadéro
- Les jardins du Trocadéro contiennent quatorze pavillons et kiosques, un abri mexicain en maïs où on vendra tous les produits alimentaires tirés du maïs, un pavillon du gouvernement de Victoria, un pavillon du ministère des travaux publics, vingt-cinq serres de constructions plus élégantes les unes que les autres, et le pavillon des forêts;
- Les dames, certainement, quelque fatiguées qu’elles puissent être, ne voudront pas quitter l’Exposition sans aller au Trocadéro. Elles y trouveront des collections de fleurs et de plantes admirables qui les tenteront, sans nulle doute, beaucoup plus que la pomme. Elles feront bien même, si elles veulent nous permettre de leur donner un conseil, de commencer leur visite du Champ de Mars par le Trocadéro. Du haut du parc elles pourront se rendre compte de l’ensemble de l’Exposition..
- Lorsqu’elles pénétreront dans le parc, en regardant le pont d’Iéna, elles auront tout d’abord sous les yeux,à droite et à gauche de la Cascade, des plates-bandes bondées de rosiers de toutes nuances et de toutes espèces ; il y en a plus de quatre mille.
- En avant de la cascade, six corbeilles de tulipes odorantes hollandaises, puis des pensées de toute beauté, des giroflées en nombre considérables, les modestes myosotis, les silènes aux couleurs roses et blanches, etc., etc. En se promenant, elles trouveront un peu partout des rhododendrons remarquables, dont quelques-uns portent les noms suivants : président Carnot, Alphand, Ghevreul, comte de Choiseul, la France, duc d’Anjou, Flou Grolleau, duchesse d’Uzès, etc.
- A indiquer aussi aux élégantes visiteuses propriétaires de jardins une collection de conifères des plus complètes et d’arbustes à feuilles caduques et persistantes. Qu’elles n’oublient pas surtout-de se promener longuement dans le
- jardin du Japon, où elles verront une flore tout à fait inconnue et des plus curieuses.
- Sous les deux premiers vélums perpendiculaires àla Seine sont exposés tous les appareils de chauffage employés dans les serres et les petites machines servant aux horticulteurs. Les deux vélums, plus près du pont d’Iéna, sont réservés aux légumes et plantes potagères.
- Pendant la durée de l’Exposition, il y aura onze concours de fleurs coupées et de fruits ; ils seront renouvelés tous les quinze jours. Deux immenses tentes parallèles au fleuve ont été réservées à cet effet.
- Le pavillon des Forêts, situé à droite, aura un grand succès de curiosité. Entièrement en bois, même la toiture, il a été construit avec toutes les essences qui croissent dans les forêts de la France. Quinze, cents mètres cubes de bois y ont été employés. La galerie principale mesure 43 mètres de longueur sur 16 mètres de largeur; on y expose la plus belle collection d’échantillons de bois qui se soit jamais vue. Dans une salle annexe, une vue dioramique des Alpes montre les opérations du reboisement.
- A gauche, le ministère des travaux publics expose des choses fort intéressantes, entre autres l’exploitation d’une mine de houille.
- Dans cette nomenclature, ilnefautpas oublier de signaler l’établissement des phares.
- Un mot encore.-L’aquarium que tous les Parisiens connaissent n’a reçu aucune modification, contrairement à ce qui a été dit. Il est resté en l’état ; sa population a été augmentée voilà tout.
- A
- Voici des détails surles concours dont nous parlons plus haut :
- lre époque, du G au 11 mai.
- 2e époque, du 24 au 29 mai.
- 3e époque, du 7 au 12 juin.
- 4e époque, du 21 au 27 juin.
- 5e époque, du 12 au 17 juillet.
- 6e époque, du 2 au 7 août.
- 7e époque, du 16 au 21 août.
- 8e époque, du 6 au 11 septembre.
- 9e époque, du 20 au 25 septembre.
- 10e époque, du 4 au 9 octobre.
- 11e époque, du 18 au 23 octobre.
- Les concours des 2e, 5e, 7e et 10e époques, seront des concours généraux des différentes classes du groupe IX qui seront toutes représentées. Ce sont :
- La classe 78,Serres et matériel de l’horticulture, qui comprend : architecture de jardins; plans lavis ou en relief; rochers, grottes, rocailles; constructions de serres; chauffage des serres; appareils de physique et instruments de météorologie appliquées à Phorticulture ; clôtures, mobiliers de jardin, treillages d’espalier, de contre-espalier et d’ornement, fruitiers et appareils à conserver les fruits; vases, poteries et céramiques horticoles ; appareils d’arrosage; tondeuses de gazon; coutellerie, taillanderie, quincaillerie horticoles et machines diverses, telles que : métiers à paillassons, àbouquets,etc,; modèles de fleurs et de fruits ; kiosques, claies et abris, pavillons, chalets rustiques, tentes de jardin.
- La classe 79 : Fleurs et plantes d’ornement de plein air. — Plantes pouvant concourir à l’ornementation des jardins en plein air sous le climat de Paris.
- La classe 80 : Plantes potagères. - Espèces de plantes et spécimens de culture rappelant les types caractéristiques des jardins potagers de chaque contrée.
- La classe 81 : Fruits et arbres fruitiers. — Espèces de plantes et spécimens dé produits de culture rappelant les types caractéristiques de chaque contrée.
- La classe 82 : Graines et plantes d’essences forestières. — Espèces de plantes et spécimens de produits de culture rappelant les procédés de peuplement des forêts usités dans chaque pays.
- Enfin, la classe 83. — Plantes de serre. — Spécimens des cultures usitées dans divers pays en vue de l’agrément et de l’utilité.
- Le jury entrant en fonctions dès l’ouverture de chacun de ces concours, le rangement des apports devra être terminé la veille du jour fixé, ou, au plus tard, le jour même avant huit heures du matin.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- A TRAVERS L'EXPOSITION
- Au bout de la rue du Caire, au Champ de Mars, se trouve l’exposition marocaine. Cette exposition comprend un vaste bazar oriental, dont les galeries s’étendent sur trois des côtés d’une cour centrale, au milieu de laquelle s’élève le café marocain. Du premier étage du café, qu’éclaire une inoucharabié, s’échappent des sons étranges et discordants, ce sont les musiciens indigènes qui chantent en s’accompagnant sur la derbouka, tandis que les aimées exécutent leurs'danses captivantes. Dans les galeries du bazar scintillent les couleurs les plus éclatantes : aux tons chatoyants de la soie se mêlent l’éclat des bijoux artistement émaillés et des cuivres dorés et ciselés, les décorations bariolées des étagères rehaussées d’or et toute la gamme des couleurs vives. Marocains et Marocaines, en costume national, offrent aux clients tous les produits de la fabrication indigène.
- Pour peu qu’un rayon de soleil vienne éclairer ce décor, on se croirait transporté dans un coin de Tanger.
- Rien de plus faux cependant; du moins, pour le moment, nous sommes ici dans le royaume du toc. Tout y est truqué, depuis la Marocaine native de la Villette jusqu’aux pipes turques achetées chez les fabricants du boulevard Magenta. Le Marais est le grand centre de production qui alimente le bazar marocain et les bijoux, si finiment émaillés qu’ils semblent l’œuvre de quelque patient musulman, ont été fabriqués par les ouvriers bijoutiers à la longue blouse noire que l’on voit, à l’heure des repas, encombrer l’étroite rue du Temple.
- L’administration de l’Exposition qui, à la demande de la chambre de commerce de Paris, a interdit aux exposants la vente de leurs * produits pour ne pas nuire au petit commerce parisien, et n’a toléré que la vente des objets de provenance orientale, s’est émue de cet état de choses et a résolu de prendre les mesures les plus énergiques pour y mettre ordre. On a procédé hier, avec le concours des commissaires généraux, à une expertise des objets truqués, qui vont être tous saisis; on a décidé, en outre, que les exposants du Maroc et de l’Egypte qui remettraient en vente un seul objet dont la provenance ne sera pas absolument authentique verraient leurs bazars immédiatement fermés.
- Nous ne pouvons qu’applaudir à cette mesure, car si les exposants orientaux jouissent d’un privilège, au moins est-il iuste qu’ils n’en abusent pas pour tromper le public.
- Guy Lokt
- fées Danseuses javanaises
- Très jolies, dans leur genre, les petites danseuses javanaises. Sveltes, souples, souriantes, à peine jeunes filles ; presque des enfants encore. Des yeux ravissants: Elles portent des costumes superbes, pailletés de clinquant et sont les pieds nus, jaunis par le henné. Deux d’entre elles, costumées en guerriers, ont un kriss en sautoir et portent un casque d’or ciselé et ajouré, surmonté d’une chenille de crin posée en bataille. Les deux autres, qui figurent des princesses, ont un diadème en filigrane d’or surmonté de plumes. Une découpure dans l’or qui cercle leur tête laisse passer leurs oreilles, plus petites qu’un nid de colibri.
- Les musiciens placés derrière elles ont des instruments baroques : des gammes de marmites en bronze dont le son est harmonieux, et des sections de bambous enfilés sur des baguettes et qui donne des sons divers, variés suivant le calibre, l’épaisseur et la densité du cylindre de bambou.
- Les petites javanaises ne dansentpas, à vrai dire. Elles miment.
- Leur unique préoccupation est de draper leurs écharpes, de prendre des poses plastiques et*de faire valoir l’harmonie qui gouverne tout leur gracieux corps. Leurs danses ont un caractère sacré, et des contorsions trop violentes, des déhanchements trop rapidement exécutés seraient peu en rapport avec la solennité des histoires religieuses qu’elles retracent.
- Ges petites danseuses, très sages, sont là avec papa et maman. Elles appartiennent au prince du Solo, qui en possède, dit-on, (leux cents. Comme les affaires ne vont pas très bien, il n’a sans doute pas été taché de les louer pendant la durée de l’Exposition.
- A. Java, la profession de danseur et de danseuse est très considérée. Les princes utilisent leurs nombreux enfants dans le corps de ballet de leur harem.
- Ainsi, le prince actuel du Solo était danseur chez son père. Gomme ce prince dansait fort bien, il ne redoutait pasle«solo», c’est-à-dire que c’était un solo de danse exécuté par le prince du « dito ».
- Quel pays merveilleux que ce beau pays de Java, où la danse mène à tout. A. la mort du défunt prince, le trône ne resta pas longtemps vacant : Mais ici encore, l’on a pu dire « que ce fut un danseur qui l’obtint ».
- L.
- NOUVELLES EÆ L’EXPOSÏTÏON
- , Les lampions et les ballons lumineux de la fête du 6 sont à peine éteints, et voici qu’on songe déjà à la préfecture de la Seine, aux préparatifs de la fête nationale du 14 Juillet.
- L’organisation de cette dernière fête aura lieu d’après le programme adopté, en principe, l’année dernière par la commission des fêtes. Cette commission décida que la fête du 14 Juillet 1888 ayant un caractère exclusivement national, cette fête aurait comme point central la place de la Nation, avec des prolongements dans la direction de la Bastille et du côté de la place de la République par le boulevard Voltaire.
- On n’a pas oublié, en effet, que les grandes illuminations portèrent plus spécialement sur ces deux points.
- La fête du 14 Juillet 1889 devant avoir, au contraire, un caractère international, en raison du nombre considérable d’étrangers qui afflueront à Paris, devra avoir pour point de départ la place de la Concorde pour se prolonger de là dans la direction du Bois de Boulogne, par l’avenue des Champs-Elysées, la place de l’Étoile et l’avenue du Bois de Boulogne. C’est d’après ce dernier programme que la grande fête du 14 Juillet prochain sera organisée.
- Voilà pourquoi on enlève les mâts qui ont servi la semaine dernière à la décoration des ponts, ce matériel devant servir à l’ornementation du nouveau quartier dans lequel doit se tenir la prochaine fête dont les préparatifs dans les ateliers sont commencés.
- On installe en ce moment, au Champ de Mars, de ces édicules spéciaux si instamment réclamés par le public et qui ont rendu célèbre l’empereur Vespa-sien dans l’antiquité, et M. de Rambuteau sous le règne de Louis-Philippe.
- W. C.
- La fanfare municipale des sapeurs-pompiers de Genève se rendra à Paris, le 22 juin, par un train spécial ; elle donnera quatre concerts de bienfaisance, dont un au Trocadéro. La musique comptera quatre-vingt-dix exécutants, en uniforme, sous la direction de M. Jean Delarue.
- L’HISTOIRE DE L’HABITATION
- Les constructions légères de l’histoire de l’habitation se peuplent tous les jours. On compte déjà, parmi les indigènes ayant pris possession du local qui leur est affecté au Champ de Mars, deux Chinois, un marchand égyptien qui vend des antiquités de Boulaq, deux Persans remplissant en Perse les fonctions de coureurs du Jéhah (ceux-ci sont arrivés récemment avec le commissaire délégué par leur souverain, M. le général Lemaire, directeur des musiques impériales) ; un Bulgare; des Congolais, qui habitent la hutte africaine; des soldats mexi-
- cains, dont un poste va être installé dans la maison des Aztèques; enfin, trois Peaux-Rouges.
- La hutte de ces derniers devait recevoir quatre locataires. Elle n’en aura plus que trois. Une petite fille de cinq mois, Marie, dont la mère figure avec son mari parmi les indigènes canadiens de l’Exposition, est morte dimanche, enlevée par une bronchite.
- Ces pauvres gens étaient arrivés à Paris le 26 avril. Le samedi suivant, des symptômes de maladie se manifestèrent chez la petite Marie; mais, malgré les soins qui lui furent prodigués, l’enfant rendait le dernier soupir dans la matinée du 6.
- C’est pourquoi les invités à la cérémonie d’ouverture ne virent, sous le Dôme central, parmi les indigènes placés à chaque angle du vestibule, qu’un Peau-Rouge, le plus âgé du groupe.
- Mercredi on a enterré la petite Marie.
- Ses parents, comme leur compagnon, appartiennent à la tribu des Abanakas, qui dépend de la province de Québec. Ils professent la religion catholique. Il n’y a donc eu pour l’ensevelissement de leur fille aucune cérémonie spéciale. Une messe a été dite à l'église de Passy et le corps a été ensuite transporté au cimetière.
- La « Nouba » des Tirailleurs
- La nouba est une musique arabe tolérée dans les régiments de tirailleurs, où l’élément indigène domine. Celle dont je vous entretiens compte dix-neuf exécutants jouant d’instruments primitifs et peu variés, qui sont : le tboul ou tambour de basque; le derbouka, qui ressemble assez à nos timbales et qui consiste en une demi-sphère de métal ou de poterie recouverte d’une peau d’onagre, sur laquelle on frappe à l’aide d’un bâton recourbé, et le reiùa, espèce de hautbois au son plaintif et un peu nasillard.
- L’effet produit par ces instruments est original et curieux; mais le répertoire des noubistes — c’est ainsi qu’on appelle les artistes arabes qui composent la nouba — ne comprend qu’une petite série de mélopées naïves et mélancoliques.
- Les turcos obtiendront un succès de curiosité à l’Exposition de Paris, où la nouba s’est rendue déjà une fois en 1886, à l’occasion de la grande revue du 14 j uillet.
- MONOGRAPHIES
- La Tour Eiffel
- (Suite)
- La première partie de la Tour Eiffel se compose donc de quatre piles inclinées, réunies, à la hauteur de 55 mètres, par des poutres de 7 mètres 50 qui ont formé de cette hase colossale la masse rigide et fixe sur laquelle s’élève la Tour proprement dite. L’espace occupé par les quatre piles est de plus d’un hectare, puisque de l’axe d’une des piles (à sa hase) à l’axe d’une autre pile il y a 100 mètres.
- Cette première partie du monument, mal jugé par des gens qui n’ont pas la patience d’attendre la fin des choses pour apprécier, est et restera un monument à la fois grandiose et élégant, artistique aussi depuis qu’il a reçu tous ses ornements. Ces quatre arcs immenses ne sont-ils pas des cadres merveilleux qui encadrent les magnifiques édifices sans nuire à leurs proportions, pas plus qu’un cadre énorme, relativement, ne nuit à tel détail d’un tableau. Tout au contraire, ces encadrements font valoir. Us sont gigantesques comme les sujets encadrés et voilà tout.
- Au-dessus de la poutre qui a fermé les grands arcs, se trouve l’encorbellement qui soutient les galeries du premier étage. Entre les consoles
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
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- se trouve une frise sur laquelle sont inscrits en lettres d’or, parfaitement visibles d’en bas, les noms des hommes qui ont honoré la science française.
- Au-dessus, tout autour, la galerie ou promenoir se présente entièrement comme une succession de loggias à arcatures gracieuses, nouées à leurs bases par de superbes écussons en bronze. Les timpans de ces arcades sont en treillis disposés en éventail dont les lignes partent d’une légère colonnette. Les entre-deux verticaux qui séparent les loggias sont à jour, avec des cabochons en cristal de couleur dorée. Derrière chaque cabochon, un bec de gaz. Si bien que ce seront autant de colonnes étincelantes les jours d’illumination. Comme ces jours-là les lignes de feu suivront les grandes lignes du monument, on se rendra compte de la valeur artistique de cette conception cyclopéenne.
- On aura donc les ascenseurs et les escaliers pour monter jusqu’au second étage, et un ascenseur seulement pour monter du second étage au sommet. Parlons des escaliers d’abord.
- Dans les piles n° 2 (est) et n° 4 (ouest) sont disposés des escaliers à solides marches en chêne renouvelées à la veille de l’ouverture de l’Exposition, larges de 1 mètre. Il y a 318 marches pour arriver au premier étage. On monte par celui de la pile n° 4 : celui de pile n° 2 est affecté à la descente des piétons. Ces escaliers sont très doux, coupés par de nombreux paliers. L’ascension n’y est nullement fatigante. 2,000 personnes peuvent prendre cette voie, par heure, sans qu’il y ait encombrement.
- Entre le premier et le second étage, deux escaliers sur quatre sont affectés au public, l’un pour la montée, l’autre pour la descente. Ce sont également ceux des piles nord et sud. Ces escaliers sont hélicoïdaux, de 0m60 de largeur. Ici encore 2,000 personnes pourront monter et descendre par heure.
- Du deuxième étage au sommet, il y a bien encore un escalier hélicoïdal tournant autour de l’axe même de la Tour; mais c’est un escalier de service qui n’est pas mis à la disposition du public.
- Il y aura, de la base au sommet, trois sortes d’ascenseurs.
- Du sol au premier étage le système Roux, Combaluzier et Lepape. Ce système devant suivre une ligne inclinée à courbure variable, on a dû articuler le piston, à la façon d’une chaîne de drague sans fin, portée par une poulie au premier étage. La cabine fixée sur l’un des brins de la chaîne est donc constamment portée par un piston qui la pousse; et, de plus, comme le poids mort se trouve constamment équilibré, aucune chute n’est possible.
- Il y a quatre ascenseurs pour arriver au premier étage, dont deux au service du public.
- Du premier au second étage, on a eu recours au système américain d’Otis, avec un piston hydraulique actionnant un moufle énorme dont le garant passe sur des poulies de renvoi placées de distance en distance jusqu’au-dessus] du second étage et redescend s’accrocher à la cabine. Il en résulte que pour un déplacement de 1 mètre du piston du cylindre de 11 mètres placé dans le pied de la Tour, la cabine monte ou descend de 12 mètres. Le contrepoids se déplace en roulant sous le chemin des ascenseurs.
- Les câbles qui supportent la cabine sont au nombre de six, dont deux sont reliés au contrepoids et quatre appartiennent au système des poulies mouflées. Us sont en fil d’acier. Un
- seul de ces câbles suffirait pour porter, sans se rompre, cabine et voyageurs. On y a, par surcroît, ajouté un frein de sûreté. Le contrepoids étant également muni d’un appareil de sûreté, sa chute est impossible. La cabine, du système Otis, ne contient que 50 voyageurs au lieu de 100 ; mais sa vitesse étant double de celle des autres systèmes, son rendement par heure sera le même.
- Au second étage à la plate-forme supérieure, au-dessous du campanile, l’ascenseur est du système Edoux. Il s’agit ici de fournir une course de 160 mètres, telle que n’en a encore fourni aucun ascenseur. Le plus puissant a été installé, en 1878, dans l’une des tours du Tro-cadéro, où il fonctionne encore. Sa course est de 63 mètres, et c’est également M. Léon Edoux qui l’a construit.
- La course de 160 mètres est coupée en deux par une plate-forme intermédiaire qui” est le vrai point de départ de l’ascenseur Edoux, hydraulique et vertical, plongeur comme ceux du Trocadéro et des maisons de Paris, Gomme dans ceux-ci, une cabine est disposée à l’extrémité d’un piston, qui effectuera le transport du plancher intermédiaire au sommet, soit 80 mètres.
- Elle est reliée par des câbles à une seconde cabine qui forme contrepoids, qui voyage entre le deuxième étage et le plancher intermédiaire, soit 80 mètres en sens contraire. Total pour les deux, 160 mètres.
- De la partie supérieure de la première cabine et des deux extrémités du palonnier, partent quatre câbles qui, passant sur des poulies placées au sommet de la Tour, soutiennent la deuxième cabine. Deux des câbles s’attachent sur un palonnier au milieu duquel est suspendu cette cabine, les deux autres câbles sont fixés au corps de la cabine même.
- Ces cabines ont 14 mètres carrés et peuvent contenir 63 personnes environ et élèvent environ 750 personnes à l’heure.
- Nous avons dit que le plancher intermédiaire était le point de départ des deux cabines. Lorsque la cabine supérieure monte, la cabine à course inférieure, qui lui sert de contrepoids, descend tout naturellement. Il s’ensuit que pour parcourir le trajet de 160 mètres, il y a une station au plancher intermédiaire, comme dans un chemin de fer. Chaque cabine parcourant, la moitié de sa course, il y a échange de voyageurs sur le plancher intermédiaire, sans le moindre encombrement, les « montants » passant par une autre porte que les « descendants », sans perte de temps non plus.
- Il faut 1 minute 1/2 pour arriver au plancher intermédiaire,! minute pour le passage d’une cabine à l’autre, et 1 minute 1/2 pour la course supérieure. Total, 4 minutes, du second à la plate-forme supérieure.
- Un réservoir de 20,000 litres d’eau est placé au sommet de la Tour pour le service de l’ascenseur Edoux.
- Enfin un frein de sûreté (dispositif Backmann) permet de répondre absolument de tout accident et d’affirmer que, même dans les cas de rupture d’un organe important de l’ascenseur, les visiteurs portés par la cabine n’auraient à redouter aucune chute.
- La durée de l’ascension totale, du pied au sommet, au moyen des ascenseurs est de 7 minutes.
- L’ensemble des ascenseurs est servi par un moteur de 400 chevaux installé dans les fondations de la pile n° 3. Il permet d’élever, par heure, 2,350 personnes au premier et au deuxième étage, et 750 au sommet.
- Avec les escaliers, l’on peut dire que chaque heure 5,000 personnes pourront visiter la Tour Eiffel.
- ##
- Le séjour dans la Tour est facultatif.
- Vous imaginez-vous le nombre de personnes que peut contenir la Tourp lorsqu’elle aura reçu son maximum de visiteurs ?
- Non, n’est-ce pas ?
- Eh bien faites le calcul.
- Chacun des restaurants du premier étage,
- 400, soit pour les quatre.............. 1.600
- 1,000 environ pourront se mouvoir sur chacune des quatre galeries extérieures ................................ 4.000
- Entre les restaurants, il y aura des galeries intérieures pouvant contenir ensemble.............,............... 400
- Total pour le premier étage. . . . 6.000
- On pourra être 1,500 au second étage
- et 500 au sommet, ensemble............. 2.000
- Les personnes en voie d’ascension, plus les gens de service peuvent s’évaluer à................................. 2.000
- Et vous,aurez, lorsque la Tour sera
- saturée de visiteurs, un total d’environ 10.000
- Dix milles personnes dans cette résille en fer ; quelle cage à mouches ! Quel bourdonnement ! Quel vie! Une ville dans un tube. Le mouvement perpétuel. Et dire que des jours de cohue, le dimanche par exemple, cela pourra durer de 10 heures du matin à 11 heures du soir.
- (A suivre) C. L.
- SPECTACLES ET DISTRACTIONS
- CHAMP DE MARS
- JARDIN
- Musiques militaires, de 3 à 5 heures, dans les quatre kiosques.
- Grand-Théatre de l’Exposition et Palais des Enfants, à l’extrémité du Palais des Arts Libéraux. — Représentations de jour et de nuit.
- Pavillon de la Mer.
- Folies-Parisiennes, près l’entrée de la rue de l’Université. — Représentations de jour et de nuit.
- Pavillons des Aquarellistes et des Pastellistes à l’extrémité du Palais des Beaux-arts.
- POURTOUR
- Rue du Caire. — Café-Concert. — Promenades a Ane. — Pavillon du Maroc. — Café-Concert, Danses.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- Palais des Produits alimentaires. — Czarda Hongroise. — Dégustation. — Musique.
- PALAIS DES MACHINES
- Promenade sur les Ponts roulants.
- Tirage du Bulletin Officiel, classe 58, près la porte La Bourdonnais.
- ESPLANADE
- Concert Algérien.
- Concert Tunisien.
- Millages Malgache, Tonkinois, Annamite, Pahouin, Canaque, Javanais.
- Le Soir
- Fontaines Lumineuses.
- Illumination de la Tour.
- Illumination des Parcs et des Jardins et du Dôme central.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- RENSEIGNEMENTS
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- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. —Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la place de l’Etoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Chan.ps-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montîiolon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. —.Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Genuain-des-Près avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Pastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taifbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militrire.
- Bastille-Chambre des Réputés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro : par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-Issy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louyre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place ue Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera également desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Omnibus qt les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes à Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l’Exposition.
- Le territoire de l’Exposition est desservi par I pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Ièna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et cl’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur_ de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie directement par la station, du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles lie la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au. Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées au cours de la. période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies à la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantin?), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.) .
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — Course, 2 heures.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous le? bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément.des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir.) Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.
- II. — Section de la Seine. — Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à'six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma, aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à Tl heures soir).
- IV. — Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (0 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à Tl heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 lieuses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures
- UTILES
- soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heur soir).
- VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin a 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. — Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue do Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. — Tour Eiffel.
- (Distance maximaà parcourir : 8 kilomètres 500 mètres. La durée h,mie de ce trajet est de 21 munîtes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2^ fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de.la Direction de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Charnu de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées parjour :
- Matin : 7h. 80, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais, des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits, suivants :
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et: au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
- La Librairie (lu « Bulletin des Halles », 33, rue
- Jean-Jacques-Rousseau, vient de mettre en vente un Plan illustré de l’Exposition universelle, avec un Indicateur alphabétique, imprimé en six couleurs et représentant exactement la place des différentes expositions.
- Ce plan, richement illustré, est indispensable aux visiteurs, qui trouveront aisément à se guider, en sortant du Panorama le Tout-Paris, une des principales attractions de l’Exposition.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
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- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
- RECOMMANDÉS
- Ancienne maison Lefeb\rre et fils, fondée en 1843. Lefebvre fils aîné successeur. 106. rue de Rivoli. Ateliers, 3 rue des Halles, —Corbeilles de mariage . bijoux riches, pierres fines de premier choix.Fab. spéciale de bijoux, orfèvrerie et objets d’art de style or et argent, ciselure, émaux, modèles spéciaux déposés. Médaille argent, Paris, 1884. Exposant classe 37.
- Lambert-Yormus, 3 boul. St-Denis. — Bijouterie-joaillerie. Fabrique de Pendules.
- Lambert Lévy fabricant, 31 et 33, boulevard St-Martin. Maison fondée en 1829.— Joaillerie, bijouterie, horlogerie, bronzes. — Vente en détail au prix du gros.
- BILLARDS (et Accessoires de)
- Molle, Marillier et Cie fabricants de queues de Billards. Procédé mobile à vis, breveté s. g. d.g. — 45, boulevard St-Martin, Paris.
- BOUTONS
- G. Bagriot, [ng] 168-170, rue St-Denis, à Pâris. — Exposant classe 35. Boutons Livrée, Administrations, Uniformes pour tous pays.
- BRETELLES
- Ch. Guyot, inventeur p C/'^Gr. Vv et seul fabricant spé-(BRIIELLESHYGIIHîpiJES] cialdes Bretelles hy-Vïïtévelée^S^dE/ géniques, 13 rue Bé-ranger, Pans.— Usage agréable, solidité, bon goût, bon marché. Se trouvent dans les principales maisons.
- BREVETS D’INVENTION
- E. Wattier, ingénieur-architecte, 5, rue Mazagran (porte Saint-Denis) et 33, av. de la Bourdonnais (Exposition). — Représentation aux expositions, brevets d’invention, dépôts, marques, dessins, modèles, France et étranger.
- BRONZES D’A^T
- E. Pinédo, [_Ncj C. * ^ Exposant, classe 25. — Groupes, Statuettes, Encriers, etc., 40, boulevard du Temple.
- BRONZE IMITATION
- Coupier fils et Drouart, rue Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets d’art. Editions d’OEuvres du Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis XVI. — Exposant classe 25, groupe n° 3.
- BRONZES POUR ÉGLISES
- Thiery-Figaret successeur de L. Fi-garet, 2, rue Breguet et 24, rue St-Sabin, Paris. — Manufacture de bronzes pour églises. Marque L. F. Paris. — Exposant, classe ...
- COURROIES
- CORSETS
- Félix Brassicr, 10, rue Merlin, Paris. — Innovation et fabrique de corsets en tous genres, spécialité de corsets sur mesure, modèle exclusif de la maison.
- A. BvRiOT,TroiiîIlet et Lambert Srs, 13, rue Etienne-Marcel et 133, rue Saint-Denis, Paris. — Manufacture de Corsets, Commission, Exportation. Marque déposée: A la i émois elle.
- COULEURS FINES
- Chevîllet, A. Grenier successeur, 31, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de couleurs fines pour artistes. Exposant classe 10, groupe II.
- L. Plainchamp, maison fondée en 1798, boul. de Strasbourg, 35, Paris. — Couleurs et vernis pour bâtiments, voitures et industrie, décors et tableaux.
- DRAPERIE
- Mme Cuchet, 3, rue d’Aboukir, Paris. — Drap-Canevas Pénélope, médaillé, remplaçant avec avantage le canevas pour tapis, coussins, Pantoufles, etc.
- ÉVENTAILS
- E. Buissot, 46, rue des Petites-Ecuries, Paris.— Fabrique d’éventails pour la France et l’exportation, corbeilles de mariages, éventails anciens, réparations de tous éventails.
- FONDEUR-LAMINEUR
- E. Louyot, ingénieur, 16, rue Folie-Méricourt. — Fonte et laminage de tous métaux : nickel, maillechort, cuivres rouge, demi-rouge, laiton. — Téléphone.
- GANTERIE
- Marcauît, 8, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — (Classe 35), Chevreau et Suède, marque L. S Gants Tan- Russe, b. s. g. d. g.
- GRAINES & PLANTES
- Maison Loise-Chaüvière, fondée en 1845, Dupanloup et Cio, successeurs, 14, quai de la Mégisserie, Pa.ris. (Exposants).
- HOUBLONS
- Edouard Bernet, 17, rue de Cléry, Paris; succursale, 52, faub. Stanislas, Nancy. — Houblons de toutes provenances. — Méd. etdipl. d’honneur. Exposant cl. 44, gr. V.
- MARQUES D’EMBALLAGE
- Foucault, 9, rue des Trois-Bornes, Paris. — Presses et marques à feu, Pinces à plomber, Alphabets et chiffres acier fondu, Marques de fabrique.
- MANCHES DE PARAPLUIES
- Ancienne maison G. Lamolsse et Tardy, V. Marguln et Cp, successeurs, anc. 80, rue de Bondy, actuellement 95 et 97, boulevard du Port-Royal. — Téléphone.
- ABAT-JOUR
- DegalTet et Cio Succrs, (ancienne maison Grimal), 28, rue Àlbouy, Paris.
- — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
- AMEUBLEMENT
- A. Vaillant, 10, rue Meslay, Paris.
- — Fabrique de meubles de luxe. Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité de cacbepots, jardinières, tables à ouvrages et à jeux, bureaux de dames et liseuses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
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- Mlgert, 20, passage Tocanier. Paris — Fabricant de chiffonniers et tables de nuit chiffonniers en tous genres.
- Ch. Galvani, faubourg Saint-Antoine, 137, et rue d’Avron, 28. — Grande fabrique de lits et chambres à coucher en tous styles. Envoi franco du catalogue.
- G. Herrmann, 9, rue St-Ambroise et 7, cité d’Angoulême, Paris.—Ameublements complets de tous genres. Ebénis-terie et tapisserie. Meubles anciens, sièges et tables de tous styles pour salles à manger. Chambres à coucher, salons, bibliothèques et bureaux.
- Quarré, 143, r. d’Aboukir, (us. r. de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de style pour meubles, de décoration pour "cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voiture, marque : Au Lion.
- ARMES & ARMURES
- B. Gutperle, 12, boulevard Magenta, Paris. — Armes, armures, panoplies et trophées. Cuirasses secrètes garantissant de l’arme blanche et de la balle de revolver. Bijoux, armes et armures pour théâtres.
- ARTICLES POUR FUMEURS
- Quentin et O, 22, r. de Bondy, Paris. — Pipes Gambier. Papiers Riz
- La * et Goudron La
- BALANCES & BASCULES
- L. Paupier * constructrmécanicien, rue Saint-Maur, 84, Balances, Bascules, Petits chemins de fer, matériel roulant,
- (voir classe 49, Hangar 1, n°l). Voir Esplanade des Invalides, classes 49 et 74. Agriculture.
- BATTEURS D’OR
- X. Jacquesson, 7, rue Chariot, Paris. — Fabrique d’or, d’argent et de platine en feuilles, en poudre et en coquille. — Exposant, classe 41, groupe V. — Téléphone.
- BEBES, JOUETS, JEUX
- J. Steiner, fabricant du bébé mécanique vivant, du bébé incassable, parlant et ordinaire (dit le petit parisien), 22 brevets. — Demander marque Steiner.
- BIJOUTERIE, JOAILLERIE
- Plichon et C!e, 10, rue du Parc-Royal, Paris. — Fabricants de doublé or, or sur argent.
- . J. Levy jeune, 47, avenue Parmentier, Paris. — Courroie Gandy coton.
- OR EN FEUILLES ET EN POUDRE
- Dumilàtre et Faubert, Faubourg-du-Temple, 22, Paris. — Fabrique d’or et de Platine en feuilles, en poudre et en coquilles. — Exposant, groupe V, classe 4L
- ORGUES
- Alexandre père et (ils, rue de Richelieu, 106, Paris. — Orgues. — Exposant, groupe II, classe 13.
- OUATAGES
- Alarinpoy, 10, rue Paul - Lelong, Paris. — Tissus ouatés, mousselinés, brevetés, pour doublures de vêtements et jupons. — Usine à force motrice, 26 et 28, rue de la Pointe-dTvry.
- PARFUMERIE
- E. Bronchain, parfumeur;fabrique, 3, rue de l’Avenir, Asnières. — Reine des neiges, Poudre de riz à base de glycérine, Eden Powder, fleur de riz superfine, invisible et adhérente.
- PASSEMENTERIE D’AMEUBLEMENT
- Camille Weber (veuve et fils), 15, rue Poissonnière, Paris. — Spécialité pour ameublement. Articles de style et de fantaisie. — Médaille d’or, Paris 1878.
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- PLUMEAUX
- J.-E. Durup, (successeur de P. Leullier etCe), 15, rue Vieille-du-Temple, Paris.—Fabrique de plumeaux en tous genres, autruche, dinde, coq, fantaisie. Marque de fabrique déposée, Récompense à l’Exposition universelle de 1878. Exposant classe 29.
- SIEGES
- J. Tixîer. Grande fabrique de sièges d’art et de style, garnis cuir de Cordoue, reliefs, gravés, décorés et autres ; écussons, chiffres, monogrammes, etc.(matériel et outillage spéciaux pour cette fabrication. — Exposant.
- SOIES ECRUES & TEINTES
- E. Hamelin et Cie, 144, rue Saint-Denis, Paris. — « Au Mûrier » « Au Palmier •». Diplôme d’hmneur. Filatures et Moulinages à Bagnols (Gard) et aux Andelys (Eure).
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- B. Jacob. 19, rue Turbigo. Paris. — Tapis Linoléum et toiles cirées, la plus belle collection. Se charge de la pose à l’Exposition. Conditions les plus ayapta-geuses.
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- Cli. Lespadin, 72, rue d’Angoulême, Paris. — Moules et outillage pour verreries et cristalleries, fabricant breveté s. g. d. g. — Exposant classe 51, groupe VI.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Quoique commencé tardivement, le Grand-Théâtre de l’Exposition sera un des Palais dont l’installation est complètement terminée.
- Nous venons d’assister à la représentation, à laquelle nous avait gracieusement convié la Direction, et nous avouons tout franchement que nous avons été émerveillés de ce que nous venons de voir et d’entendre. Ce sera, en elfet,une surprise pour tous de trouver, dans le Parc du Champ de Mars, la plus coquette des salles de spectacle, avec un programme plein d’intérêt.
- Nous avons applaudi la troupe Alexander dans une pantomime inénarrable, intitulée « les Tribulations d’un Touriste »; ce sont certainement, dans leur genre, des maîtres que ces mimes anglais !
- A signaler aussi les acrobates les Constanti ; les chiens admirablement dressés du clown Karl et surtout un prodige de grâce et de force appelé Georgina Aix, qui, âgée de 8 ans, nous a montré des tours que nous n’avions
- PALAIS DES ENFANTS
- jamais vu faire aux acrobates les plus adroits.
- A côté des clowneries, l’art le plus sérieux est représenté par Mlle Kara, une jeune mauresque qui a passé par notre Conservatoire, dont elle a pris les bonnes traditions.
- Je promets un succès au « Paris-Quatuor » qui nous a fait entendre un beau chant patriotique intitulé « 89 », composé spécialement pour le Grand-Théâtre de l’Exposition, par M. Missa, grand prix de Rome.
- N’oublions point un exquis ballet d’enfants, réglé par Mme Mariquita et l’orchestre dirigé de main de maître par Alexandre Artus.
- Nous n’avons pu assister à la repré-sentaiion des Marionnettes dans le promenoir, mais on nous assure qu’elles feront sensation ; j’en accepte l’au-gure.
- D’après cette représentation, nous pouvons annoncer que c’est dans ce coin du Champ de Mars, côté Suffren, que sera la fête de l’Exposition.
- Chemin de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée
- Billets d’Aller et Retour de toutes classes
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- A partir du 1er Mai prochain il sera délivré :
- 1° A Paris pour toutes les gares du . réseau P. L. M. et réciproquement ; 2° A Lyon et à Marseille pour les gares P.L. M. situées dans un rayon de 400 'kilomètres, autour de ces deux villes et réciproquement, des billets d’aller et retour comportant une réduction de 25 0/0 sur les prix du tarif général.
- La durée de validité de ces billets variera entre 2 et 8 jours, selon l’importance du parcours. Elle pourra être prolongée deux fois de moitié moyennant le paiement d’un supplément de 10 0/0 pour chaque prolongation.
- Enfin, les billets d’aller et retour seront acceptés dans les trains express au même titre que les billets ordinaires, et, pendant le service d’été, dans les trains rapides.
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- M. Pierre PETIT, photographe du Bulletin officiel se tient à la disposition des exposants. S’adresser à lui,, place Cadet, 17, 19, 21, à Paris, ou au Bulletin officiel, qui se charge de transmettre les ordres.
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- 2e Série. — N° 6.
- Le Numéro : 15 Centimes.
- Dimanche 19 Mai 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR Là DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements.............. 20 fr.
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
- (CLASSE 58)
- Annonces..........................la ligne 3 fr.
- Réclames......................... — 5 »
- Faits divers..................... — 10 »
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymodr Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Chronique. — Le Banquet des Beaux-Arts. — Echos. — Le Bal de l’Elysée. — A travers l’Exposition. — Bonne Nouvelle. — Le Registre de la Tour. — Nouvelles de l’Exposition. — Annonces et Réclames. — Nos dessins : le Dôme Central des expositions des'groupes divers; le Plan d’ensemble de l’Exposition de 1889.
- Entrées gratuites
- Dans une statistique des entrées de ces derniers jours, je trouve cette phrase : « Malgré le temps atroce, les entrées se sont encore chiffrées par 41,820 payantes et 55,000 gratuites.... On pourra s’étonner de cet énorme chiffre d’entrées gratuites... »
- Je crois bien qu’on pourra s’en étonnôr !
- Mais, si l’on réfléchit un instant que, dans ______
- l’Exposition, il y a un véritable petit monde d’employés, de gens de service, d’exposants et autres personnes munies d’une carte permanente, on comprendra facilement que le chiffre des entrées, sonnées aux différents guichets, excède de beaucoup le chiffre des entrées réelles.
- Ainsi, moi qui vous parle, bien que je sois une personne très ordinaire sous tous les rapports, et comme importance et comme corpulence, croirez-vous que je suis sonné au moins quatre fois par jour?
- Ecoutez plutôt; c’est une petite histoire absolument authentique : !
- Je demeure au pied de la Butte Montmartre, et je me rends tous les matins à l’Exposition par le tramway du Trocadéro.
- Là, j’entre par le guichet de gauche, après avoir mis scrupuleusement ma séduisante image sous les yeux de l’employé, qui me sonne sans broncher et sans avoir même le temps de vérifier si, oui ou non, le nez que j je lui exhibe est bien mon nez.
- Mais, peu importe, je suis sonné, et voilà déjà que, pour les statisticiens, je compte pour une unité dans l’addition générale.
- Je descends paisiblement la pente le long de laquelle les parterres odoriférants de l’exposition d’horticulture exhalent leurs parfums ; mais je ne me laisse pas griser par ces senteurs et je continue ma marche jusqu’au quai.
- Là, régulièrement, .je devrais escalader la passerelle qui traverse la chaussée et qui aboutit au pont d’Iéna, mais je suis paresseux, comme vous, chers lecteurs, et je regarde à deux fois avant de monter et de descendre les marches assez nombreuses du petit pont improvisé. A quoi bon me fatiguer dès l’aube ? Epargnons nos forces : nous aurons assez à les dépenser tout à l’heure en allées et venues dans cette ville colossale, où la moindre course équivaut bel et bien à un joli petit kilomètre.
- Bref, je sors de l’enceinte du Trocadéro et je vais me faire sonner de nouveau au guichet du pont d’Iéna.
- Et de deux !
- Me voilà déjà un gros personnage, un monsieur qui compte pour deux ! Aussi, je me rengorge, et c’est avec majesté que je passe le pont, tout en jetant un coup d’œil ravi sur le panorama de droite et sur les collines verdoyantes qui s’élèvent au fond du paysage.
- Je vais à mon bureau, je tâche de vous faire une chronique des plus spirituelles et, bien que j’y réussisse moins souvent que je le désirerais
- LE DOME CENTRAL
- des Expositions des Groupes divers
- pour vous, je nous jure qu’il n’y a pas de ma faute : je fais de mon mieux.
- Dès que j’ai donné quelques feuillets à l’imprimerie, de quoi rassasier ces affamés qu’on nomme les typographes, je me sens moi-même un brin d’appétit, et je songe à prendre un acompte sur le déjeuner de midi.
- Or, un hasard heureux veut que j’aie une vieille tante qui demeure avenue de La Bourdonnais ; la respectable dame, qui me voit très rarement en temps ordinaire, m’a fait promettre de venir prendre tous les matins une tasse de thé avec elle, tant que mes occupations m’attireraient au Champ de Mars. Je vais donc prendre religieusement mon thé en famille ; pour cela, il
- faut sortir, et, quand on est sorti, il fautrentrer.
- Et rentrer, au point de vue de 1a. statistique quotidienne, c’est exhiber encore sa photographie, et se faire sonner de reclief.
- Et de trois!
- Il n’est pas dix heures du matin, et je compte déjà pour trois unités dans la comptabilité du jour.
- Vers onze heures, je vais à la commission spéciale des Beaux-arts pour prendre des renseignements officiels; cette administration est en dehors de l’enceinte, rue de l’Université, il y a encore là une entrée et une sortie. Et l’employé ___ imperturbable ne connaissant que son devoir, et ne pouvant pas reconnaître ma tête, puisqu’il ne l’a pas encore vue, me sonne avec la même conscience que les trois précédents.
- Et de quatre !
- Je compte donc tous les jours au moins pour quatre dans la statistique des entrées gratuites ; et je vous épargne les occasions nombreuses que j’ai de sortir une cinquième fois de l’Exposition, soit pour déjeuner avec un ami ou un parent an Pays des Fées ou à la Bastille, soit pour aller dans un ministère chercher des nouvelles dont vous aurez le soir même la primeur.
- Eh bien par ce petit récit des plus simples des pérégrinations forcées du plus modeste des journalistes, vous pouvez juger du chiffre auquel doivent être réduites les entrées gratuites.
- Mettons au tiers, voire même au quart; car, il faut bien supposer que parmi les exposants, employés, ou gens de service qui travaillent à l’Exposition, beaucoup quittent deux ou trois fois l’enceinte, soit pour déjeuner et même dîner dehors, dans des endroits connus d’eux et où l’addition * n’atteint pas les hauteurs de la Tour Eiffel, soit pour aller faire des courses forcées dans — Paris.
- Aussi, le chiffre de 55,000 entrées gratuites se trouve aisément réduit à 15 ou 18,000, et il n’y a plus de quoi pousser des cris de paon contre les faveurs innombrables accordées par l’administration.
- L’impeccable statistique, qui se pique d’avoir l’infaillibilité scientifique, est donc prise, en ce cas, en flagrant délit d’erreur.
- Décidément il ne faudra tabler, désormais, que sur les entrées payantes, et vous allez voir qu’avec le thermomètre elles vont monter... monter, pour ne s’arrêter qu’à la dernière plate-forme.
- F. L.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Le banquet offert aux commissions étrangères par M. Antonin Proust est remis à mardi.
- Voici la liste des invités :
- M. Fallières, ministre de l’instruction publique et des beaux-arts ; M. Larroumet, directeur des beaux-arts;
- M. Polydor de Keyser, commissaire général de l’Angleterre ; M. Frédéric Leighton, commissaire, et Deschamps, secrétaire honoraire de la commission anglaise des beaux-arts ; Louis Burger, président du comité austro-hongrois ; Jules Carlier, commissaire général de la Belgique ; Portaëls, membre de la commission belge ; de Hedemann, Kroyer et Jacobsen, président et membres du comité danois ; le général Rush Hankins, commissaire expert des beaux-arts pour les Etats-Unis ; Hugo Salmson, président du comité des artistes suédois; Baëtzmann, commissaire général de la Norwège; Burnaud, président de la commission suisse des beaux-arts; Vlasto,'commissaire délégué de la Grèce; Robert Rohmann, délégué du comité des beaux-arts russe; Liebermann, délégué des artistes allemands; Enrique Mélida, délégué espagnol.
- Arts et Willy Martens, président et délégué du comité néerlandais; de Bieker, commissaire de la Finlande;
- Puis le personnel de l’Exposition et des Beaux-arts : MM. Alphand, Berger, Grison, directeurs généraux; Roger-Ballu, Armand Dayot, Havard, Marx, inspecteurs des beaux-arts; Formigé, architecte du palais ; Kaempfen, directeur des musées nationaux; Darcel, directeur du musée de Cluny; Giudicelli, Delair, Georges Petit, Beraldi, commissaires aux beaux-arts ; Georges Hecq, chef de bureau au ministère de l’instruction publique; le général Bru-gère, secrétaire-général de la présidence : Dela-borde, secrétaire perpétuel de l’académie des beaux-arts; et MM. Meissonier, Guillaume et Bailly, membres de l’Institut, présidents des jurys de peinture, sculpture et architecture.
- Ajoutons comme détails que le menu sera dessiné par Forain et que l’orchestre des tziganes fera entendre, pendant le dîner, des morceaux empruntés aux répertoires de toutes les nations.
- C’est lundi, à deux heures, qu’aura lieu la visite du président de la République au Palais des Beaux-Arts.
- En dehors des 65 juges titulaires affectés au groupe 1 (beaux-arts), 21 juges suppléants seront nommés, dont 12 pour la section française et 9 pour Iss sections étrangères.
- ÉCHOS
- Les Restaurants de l’Exposition
- Certains restaurants.persistent à faire payer un œuf ou une côtelette des prix très élevés. M. le Directeur général de l’exploitation a rappelé déjà plusieurs de ces restaurateurs au respect des engagements qu’ils ont pris vis-à-vis de l’administration. Il est indispensable que les restaurants mettent les prix sur leur carte. A .ce propos, nous ne saurions trop approuver l’exemple donné par MM. Ducarre et Keller (Ambassadeurs) et par M. Âns-sart.
- Grande Fête de Nuit
- Nous sommes en mesure d’annoncer qu’il y aura une grande fête de nuit à l’Exposition le 1er juin.
- Illuminations, embrasement de la Tour, flammes de Bengale, musiques. Nous donnerons, demain, le programme de cette fête.
- Le Diplôme de l’Exposition
- La commission du diplôme de l’Exposition s’est réunie ce matin sous la présidence de M. Tirard, président du conseil, ministre du commerce, de l'industrie et des colonies, commissaire général.
- La Commission a examiné le dessin définitif exécuté, par M. Galland, qui a remporté le prix au concours.
- D accord avec 1 auteur du dessin, la commission a décidé, à l’unanimité, d’en confier la gravure à M. Waltner.
- M. Spuller à la Section tunisienne
- M. Spuller, ministre des affaires étrangères, a avisé M. Charles Sanson, commissaire général de la* section tunisienne, de l’intention qu’il a de faire
- une visite officielle au Palais tunisien, accompagné de tout le personnel des Affaires étrangères.
- A ce propos, nous rappelons à nos lecteurs que la Tunisie, pays de protectorat, relève du ministère des affaires étrangères. Il serait possible que la visite du ministre ait une signification toute particulière., On sait, en effet, que la Tunisie, c’est-à-dire les colons français de Tunisie réclament, à cor et à cri, un traitement douanier plus équitable que celui dont ils souffrent dans leurs relations avec la mère patrie.
- Le ministre pourrait bien faire quelque allusion à cet état de choses et dire des paroles qui devront trouver un écho au delà de la Méditerranée.
- A l’Esplanade des Invalides
- Un grand nombre d’exposants des colonies se plaignent de ce que l’Esplanade soit fermée à6heures, peudant que les jardins du Champ de Mars sont ouverts jusqu’à 11 heures.
- Encore quelques jours de patience et l’installation de la lumière électrique se terminera là comme ailleurs, et permettra aux visiteurs d’admirer àloisir les constructions si pittoresques de l’Exposition coloniale.
- Déjà la commission des fêtes a décidé qu’une grande réception aurait lieu dans les premiers jours de juin.
- Le président de la République y sera convié ainsi que les ministres. Une collation exotique sera servie aux invités, qui assisteront, en outre, à des divertissements et des spectacles asiatiques.
- Les Arts libéraux
- Nous apprenons que les travaux d’installation des merveilles exposées dans le Palais des Arts libéraux sont terminées et que le public pourra visiter, à partir de lundi prochain, la totalité des exhibitions renfermées dans ce palais.
- La laiterie à l’Exposition
- L’inauguration du premier concours temporaire de la laiterie (groupe VII) a eu lieu mercredi. C’est M. Tirard, président du conseil, et M. Faye, ministre de l’agriculture, qui ont procédé à l’ouverture de cette partie de. l’Exposition, qui est située dans l’avenue Delessert. Les exposants sont au nombre de huit cent vingt-cinq. Le jury a commencé aussitôt l’examen des produits.
- Il ne sera pas, à l’occasion de ce concours, délivré de diplômes, mais il sera donné des notes qui compteront pour l’obtention des prix au concours international du mois de septembre.
- A la Tour Eiffel
- Un service central de téléphone, installé dans le bureau de M. Eiffel, au bas de la Tour, relie tous . les étages et tous les services afin que l’on puisse, au cas où un encombrement par trop grand des plates-formes se produirait, arrêter immédiatement la délivrance des tickets d’ascension.
- A onze heures et demie, l’on a pu ouvrir les guichets de la Tour. La température étant très incertaine, environ deux cents personnes seulement attendaient pour faire l’ascension. Peu à peu les amateurs arrivaient cependant et, vers midi et demi, cinq cents tickets environ avaient été pris aux guichets.
- Le soir, on en avait pris plus de 2,000.
- Les Exotiques
- Un certain nombre de maisons qui constituent l’histoire de l’Habitation humaine sont déjà occupées par des Chinois, des Persans, des Bulgares, des Indiens, des Congolais, etc.
- Les soldats argentins, venus de Buenos-Ayres pour le service de Ta section argentine, sont logés hors de l’Exposition, mais le détachement de soldats mexicains habite l’une des maisons de Charles Garnier.
- Les premiers chemins tle fer
- L’exposition rétrospective des chemins de fer est installée dans le vestibule central du palais des Arts libéraux.
- On y rencontre les premières voitures à voyageurs, les premiers wagons à marchandises et aussi des locomotives rudimentaires. Si, à cette époque, on prenait le chemin de fer pour arriver plus vite, on n’était pas mieux assis que sur l’impériale des vieilles diligences.
- Quel contraste avec ces magnifiques spécimens de machines et de voitures qui composent, dans la Galerie des Machines, l’exposition spéciale des chemins de fer actuels ! Et le dernier mot du confortable n’est pas dit.
- Cinq mille rosiers
- Plus de cinq mille rosiers viennent d’être transplantés dans les longues pelouses qui bordent la cascade du Trocadéro.
- Toutes les espèces, tous les genres, toutes les variétés sont représentés dans cette exposition unique-au monde. Nos horticulteurs se sont surpassés, et lorsque sera venue l’époque de la floraison, ce sera un spectacle véritablement admirable. Et quel parfum dans les allées voisines ! Ce sera à se croire — avec la beauté des fleurs en plus — dans la vallée des Roses, en Bulgarie.
- La Tombola de l’Exposition
- L’Administration n’a pas été sans songer à faciliter aux exposants la vente de leurs produits. Une combinaison ayant, avec ce premier but, celui de venir en aide aux délégations ouvrières envoyées par les départements pour visiter l’Exposition, a été mise à l’étude, et la commission de contrôle et de finances aura bientôt à statuer sur son rejet ou son adoption.
- Cette combinaison consisterait à émettre pour 15 millions de billets de 1 franc, participant au tirage d’une immense tombola.
- Les lots de cette tombola seraient exclusivement composés d’objets achetés seulement aux exposants. Ces achats absorberaient les deux tiers de la somme produite par l’émission.
- Le troisième tiers serait employé à augmenter les subventions votées par les départements et les communes en faveur des délégations ouvrières, pour leur permettre de visiter gratuitement l’Exposition.
- Au cas où le projet réunirait les suffrages des membres de la commission de contrôle et des finances, et serait définitivement adopté, une commission serait nommée qui aurait à s’occuper non seulement de l’achat des marchandises aux exposants et de la répartition des fonds aux délégations, mais encore à prendre toutes les dispositions nécessaires en ce qui concernerait la vie à Paris — logement et nourriture — des ouvriers délégués par les départements et par les villes.
- En Suisse
- La commission centrale suisse de. l’Exposition de Paris se réunit aujourd’hui même, jeudi, à Berne, pour fixer la liste des citoyens suisses qui seront proposés comme membres ou comme membres suppléants du jury international.
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- Se Bal de l’Elysée
- La série des fêtes que M. le président de la République se propose de donner au Palais de l’Elysée, pendant la durée de l’Exposition universelle, s’est ouverte brillamment hier soir par un bal auquel ont assisté plus de huit mille personnes.
- Le coup d’oeil était féerique dans les nouvelles galeries ornées de tentures des Gobelins; partout, et à profusion, des fleurs rares et des arbustes inondés de lumière électrique.
- Le défilé des invités a duré jusqu’à minuit.
- M. Carnot, entouré de sa maison militaire, recevait dans le second salon avec Mme Carnot, qui portait une superbe robe en satin de Lyon gris-perle, brodé d’argent, et une coiffure fantaisie demi-longue, avec ornement de roses en bouton et d’herbes en argent.
- Vers onze heures, le président a fait le tour des salles de la fête avec Mme la baronne.de Beyens.
- . Dans les salons réservés au corps diplomatique, tous les ambassadeurs étaient présents, y compris le nonce apostolique ; beaucoup de dames ; les membres du cabinet, MM. Spuller, de Freycinet, Constans, Rouvier, le préfet de police, le préfet de le Seine, M. Lockroy.
- Dans le salon suivant se trouvait un buffet qui a été réservé pour les représentants des puissances étrangères.
- L’orchestre Desgranges était installé dans le nouveau salon carré ; dans la galerie blanche, un buffet monstre pour les invités. On a soupé très gaiementau premier étage; comme toujours, une longue queue s’est formée entre minuit et une heure devant les portes de la salle à manger encore closes.
- En somme, fête magnifiqne et qui fait bien augurer des suivantes.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- A TRAVERS L’EXPOSITION
- Les théâtres pendant l’Exposition
- Dans le monde des théâtres, c’est assez singulier à constater, on n’est pas aussi persuadé qu’on s’est plu à le dire qu’on ferait fortune pendant l’Exposition. On convient bien que les théâtres de l’Etat atteindront sans grand effort le maximum des recettes, comme pendant les précédentes Expositions, mais on craint pour les autres théâtres la redoutable concurrence des merveilles entassées au Champ, de Mars et un déplacement marqué des plaisirs du public.
- « On ira à la Comédie-Française, à l’Opéra, à l’Opéra-Comique, à l’Odéon encore ! parce que ces théâtres offrent des spectacles uniques par l’excellence de l’interprétation de pièces qui sont presque toutes des chefs-d’œuvre, nous disait hier un directeur. Il n’y a pas de théâtre au monde qui puisse rivaliser avec les artistes de la maison de Molière et même avec l’Opéra. Mais nous? Les amateurs de statistique entassent volontiers les millions en citant la progression constante des recettes pendant les Expositions qui se sont succédé de 1855 à 1878. De 5 millions, on est arrivé à 31 millions c’est superbe ! On espère, l’Assistance publique surtout, que les recettes augmenteront de 10 millions en 1889. Je le veux.bien, mais je n’y cros guère!
- « D’abord, jusqu’à ce jour, les Expositions fermaient le soir; cette année, la grande fête internationale du Champ de Mars durera une grande partie de la nuit, et, avec les milliers de phares électriques qu’on installera là, il y fera clair comme en plein soleil, les promeneurs y resteront et nos salles seront vides !
- . « De plus, les vingt ou trente cafés-concerts ou
- succursales des Folies-Bergère, qu’on compte déjà autour de l’Exposition et où se produiront nos étoiles du genre, absorberont le public. Puis, nous aurons une bonne demi-douzaine de grandes fêtes nationales avec réjouissances publiques et gratuites, comme celles du Centenaire et du Quatorze Juillet, c’est autant de. recettes de moins à encaisser ! Pour moi, je donnerais ma recette du 6 mai, pour cinquante louis. »
- Notez que c’est un directeur qui fait plus de cinq mille francs chaque soir qui nous tenait ce langage.
- Malgré ce qu’il peut y avoir de fondé dans vos prévisions pessimistes, mon cher directeur, nous persistons à croire, nous, que les' théâtres feront tous de bonnes affaires cette année. Lorsque nos hôtes de l’Exposition auront passé quelques soirées sous la coupole du Palais des Arts ou sur la plateforme de la Tour Eiffel, croyez-nous, ils ne seront pas fâchés de se détendre un peu les nerfs dans un fauteuil du Palais-Royal ou du Vaudeville en applaudissant Divorçons ou les Surprises du divorce. De tous temps les théâtres de Paris ont été pour les étrangers un des plaisirs favoris.
- Et maintenant, voyons un peu ce que l’on prépare dans chaque théâtre pour justifier la bonne opinion que l’on a de notre grand art national par delà nos frontières.
- A l’Opéra
- La seule nouveauté que MM. Ritt et Gailhard comptent offrir au public de l’Exposition est la • Tempête, le ballet nouveau de M. Ambroise Thomas.
- Un ballet, cela peut sembler maigre, mais celui-ci sera monté dans des conditions de mise en scène telles, il aura une telle importance de développement qu’on se plaindra peut-être plutôt du trop que du trop peu.
- En tout cas, il est bien certain que l’on compte le réduire, puisqu’il est destiné à s’unir, sur l’affiche, à Henri VIII, revu, corrigé et considérablement amputé également.
- L’œuvre de M. Saint-Saëns aura pour principaux interprètes : Lassalle, dans son beau rôle du roi d’Angleterre ; Mme Adinv dans celui de Catherine d’Aragon, créé par Mme Krauss d’une façon si magistrale, et enfin Mlle Richard, qui reprendra le personnage d’Anne de Boleyn, marqué si puissamment de sa griffe. L’ouvrage est prêt; les répétitions au foyer sont terminées et les costumes ont été mis à l’air. On peut descendre en scène.
- Pour la Tempête, toute la troupe des mimes et le brillant essaim de nos séduisantes ballerines donnera avec ensemble. Souhaiton-leur un triomphe.
- Nous aurons ensuite Hamlet, avec MmeMelba, la célèbre chanteuse de la Monnaie de Bruxelles, une des étoiles de première grandeur de l’école Marchesi qui se fera entendre dans le rôle d’Ophélie avant de se rendre à Londres. Et si le succès répond à l’attente générale, la brillante artiste reviendra se fixer à Paris et nous aurons alors une Chimène pour la reprise du Cid.
- Dans les premiers jours de juin, on. donnera la reprise de Sigurd pour la rentrée de Duc, retour de Lyon. Mlle Litvine débutera dans le rôle de Brune-hilde qu’elle a chanté à Bruxelles. On tentera aussi une reprise de Patrie, sans compter Roméo et Juliette, avec Jean de Reszké, dont les représentations vont se prolonger pendant toute la durée de l’Exposition.
- Il nous faudrait citer aussi tous les chefs-d’œuvre du répertoire courant que tout le monde connaît, mais que tout le monde voudra entendre encore et applaudir sur la scène de notre Académie de musique, où ils sont nés à la gloire et d’où ils sont partis à travers le monde, laissant après eux la traînée lumineuse dans laquelle nos jeunes compositeurs veulent marcher.
- Il y a encore le fameux monument Garnier a visiter. Ce musée, où sont éparpillées tant de merveilles artistiques, excitera toujours la curiosité des étrangers. Son escalier ne fit-il pas la fortune d’un directeur pendant l’Exposition de 1878 ? Cette curiosité n’est pas assouvie. On y compte à l’Opéra peut-être un peu trop !
- Mais la palme dans ce tournoi d’œuvres lyriques certainement reviendra.
- BONNE NOUVELLE
- On a fait hier les premiers essais sérieux des ascenseurs de la Tour de 300 mètres pour le premier étage. M. Eiffel a tenu à faire lui-même l’expérience de ce premier voyage, et il en a paru très satisfait.
- Toutes choses suivent leur marche régulière, et le public sera admis aux ascenseurs dans le courant de la semaine prochaine. ---------------- ----------------------------
- LE REGISTRE DE LA TOUR
- Les premières inscriptions sur le registre déposé au premier étage de la Tour ont été celles-ci :
- Midi moins dix, le 15 mai 1889 :
- Ouverture de l’exploitation et entrée du public... Enfin !...
- Signé : Eiffel.
- Midi moins neuf! ! !
- Signé : Sauvestre, architecte de la Tour.
- Enfin ! Ce mot a été le cri du cœur de l’éminent ingénieur.
- Enfin ! les voici écoulées ces trois années-d’un labeur incessant.
- Enfin ! les voilà résolues ces questions techniques qui se posaient à tout instant.
- Enfin ! les voilà surmontés les mille et un embarras causés par la jalousie, l’envie, la routine ou les administrations.
- Enfin ! les voilà vaincus, gisant aux pieds du géant, les détracteurs inconsidérés, inconscients, prématurés ou malveillants de l’œuvre colossale.
- Enfin ! le voilà qui monte dans ma Tour, ce cher public qui m’a soutenu dans l’immense effort...., et ce, dès la première heure.
- Enfin ! jë viens déposer là l’affirmation formidable d’une révolution nouvelle, la révolution dans l’art de construire. Le jalon est posé... et quel jalon !
- Enfin! je suis au bout de mes peines et au commencement du triomphe.
- Il y a tout cela, et bien d’autres choses encore, dans 'ce seul mot écrit de la main de M. Eiffel sur le registre de la première plateforme.... Enfin !
- F. L.
- Nouvelles de l’Exposition
- La première aux cochers :
- Tout cocher faisant la maraude aux environs de l’Exposition et refusant de marcher est. dès à présent, conduit en fourrière.
- Un service spécial est organisé à cet effet.
- Les gares du joli petit chemin de fer Decauville se terminent.
- On dispose, à l’arrivée et au départ des voyageurs, de grands vélums destinés à garantir les voyageurs du soleil ou de la pluie.
- Enfin, des passerelles sont édifiées de loin en loin, pour permettre d’aller d’un embarcadère à l’autre sans traverser les voies.
- C’est seulement dans les premiers jours de la semaine prochaine que la Galerie des Machines sera ouverte le soir au public, on termine les travaux de l’éclairage électrique.
- Dans la galerie centrale de trente mètres, les essais de lumière électrique, faits depuis plusieurs soirées, ont parfaitement réussi ; mais, comme, en somme, ce grand vestibule ne mène qu’à la Galerie des Machines, son ouverture le. soir coïncidera avec celle de la Galerie des Machines.
- Dimanche aura lieu dans les jardins de l’Exposition la première audition musicale du soir. Le cours de chant des adultes hommes du boulevard Montparnasse se fera entendre de neuf à onze heures.
- Le sculpteur Dalou a émis l’idée d’offrir une fête aux ouvriers de l’Exposition universelle. On ne peut trop applaudir à ce projet. D’ailleurs, il faisait .partie déjà du programme des fêtes de l’Exposition.
- Le Palais de l’Industrie, avec sa vaste nef, est bien fait pour abriter au moins trois mille convives.
- La fête commencera probablement par un banquet et finira par un bal.
- Il ne faut pas trop s’étonner que l’éclairage électrique ne soit pas encore terminé.
- Il ne s’agit pas de l’éclairage de quelques boutiques ou même d’une rue.
- Savez-vous à quoi monte le . nombre de becs à installer ?
- C’est colossal! A cent'soixante-dix mille!
- Déjà, depuis deux soirées, le Palais des Beaux-Arts est éclairé à la lumière électrique et ouvert au public. Dans quelques jours ce sera le tour du Palais des Arts Libéraux.
- Le coup d’œil des statues de marbre blanc, noyées dans les rayons argentés est véritablement féérique et les œuvres d’art produisent beaucoup d’effet chaque soir.
- La première aux restaurateurs. L’administration, prenant à cœur les intérêts des visiteurs ayant tout, vient d’enjoindre à tous les industriels qui donnent à dejeuner ou à dîner d’avoir à marquer sur leurs menus le prix de chaque plat; car ils se laissaient aller facilement à compter à un étranger 6 francs une côtelette et 15 francs une botte d’asperges.
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- 1 Manufacture (les Tabacs.
- 2 Société des Téléphones.
- 3 Restaurant Kuhn.
- 4 Pavillon Eiffel.
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- 6 Chalet norvégien.
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- 9 Taillerie de diamants
- 10 Pavillon Hiunphreys.
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- 12 Folies-Parisiennes.
- 13 Pavillon Toché.
- 14 Tabacs turcs.
- 15 Isba russe.
- IG Pavillon Perrusson.
- 17 » Daval.
- 18 Monaco.
- 19 Pastellistes.
- 20 Aquarellistes.
- 21 Presse.
- 22 Station d’électricité.
- 23 Forges du Nord.
- 24 Pavillon Dillemont.
- 25 Ecurie Milinaire.
- 26 Société de Mariemont.
- 27 Commissariat belge.
- 28 Pavillon Solvay.
- 29 Colonie du Cap.
- 30 Forges de ITIorme.
- 31 Etablissements Cail.
- 32 Pavillons Royaux.
- 33 » Lacour.
- 34 Union mécanique.
- 35 Montchanin.
- 3G Forges de St-Denis.
- 37 Asphaltes.
- 38 Goldenberg.
- 39 Restaurant Duval.
- 40 Générateurs.
- 41 Ateliers Ducommun.
- 42 Restaurant Duval.
- 43 Rue du Caire.
- 44 Maroc.
- 45 Siam.
- 46 Roumanie.
- 47 Chine.
- 48 Indes.
- 49 Haïti.
- 50 Guatemala.
- 51 Paraguay.
- 52 Saint-Domingue.
- 53 Uruguay.
- 54 Globe terrestre.
- 55 Salvador.
- 56 Lota.
- 57 Nicaragua.
- 58 Chili.
- 59 Grand-Théâtre de l’Exposition.
- 60 Pavillon de la Mer.
- 61 Douane.
- 62 Mexique.
- 63 République Argentine.
- 64 Suez.
- 65 Brésil.
- 65 bis Restaurant Tourtel.
- 66 Bolivie.
- 67 Venezuela.
- 68 Restaurant Duval.
- Quais
- i Pavillon du duc de Feltre. i Annexe de la classe 52.
- I | Machines élévatoires.
- ! Station d’électricité.
- ) Panorama du Pétrole in-i j ternational. i Classe 65.
- 1 Panorama de la Gie transatl.
- I Pisciculture.
- ) Ostréiculture.
- ) Ch de commerce maritimes.
- ) bis Palais des produits alim.
- L Portugal.
- ï Gare du chemin de fer.
- 1 Czarda hongroise.
- I Ecurie Rabourdin.
- 5 Espagne.
- 6 Colonies espagnoles.
- 7 Exposition Sylvestre.
- 8 Belgique.
- 9 Pavillon Ducker.
- 0 Autriche-Hongrie.
- 1 Luxembourg.
- 2 Pays-Bas.
- 3 Moulin anglais.
- 4 Laiterie anglaise.
- 5 Beurrerie suédoise.
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- 102 Annam et Tonkin.
- 103 Village de Madagascar.
- 104 Serre.
- 105 ViHage alfourou.
- 106 Viilage canaque.
- 107 Palais des colonies.
- | Village pahouin.
- 110 Colon concessionnaire.
- 111 Guyanne.
- 112 Factorerie du Gabon.
- 113 Indo-Chine.
- 115 } Village cochinchinois.
- 116 Pagode d’Angkor.
- 117 Guadeloupe.
- 118 Martinique.
- 119 Village javanais.
- 120 Panorama de Tout-Paris,
- 121 Maison d’école modèle.
- 122 Chalet démontable.
- 123 Soc. de Secours aux blessés.
- 124 Société de participation.
- 125 Société Leclaire.
- | Maisons ouvrières.
- 128 Restaurant populaire.
- 129 Economie sociale.
- 130 Eaux minérales.
- 131 Assistance publique.
- 132 Hygiène de l’habitation.
- ^ | Assistance publique.
- 135 Union des femmes de France.
- 136 Hangars du Minist. de la guerre.
- 137 Assistance publique.
- 138 Palais du Minist. de la guerre.
- 139 Tente Walker.
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- 147 Poudres et salpêtres.
- 148 Hangar du Minist. de la guerre
- 149 Aérostation.
- 150 Restaurant.
- 151 Postes et télégraphes.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION
- PLAN D’ENSEMBLE DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- L’AMÉRIQUE LATINE
- Descendez toujours, vous tombez dans l’Amérique latine.
- Les républiques espagnoles se jalousent comme des sœurs qu’elles sont pour cette bonne raison que, comme disait Malherbe, quand on a des affaires c’est toujours avec des proches et non pas avec le grand Turc. Elles s’étaient mal trouvées d’être trop rapprochées, en 1878, et deux de leurs représentants étaient allés se battre en Belgique. Cette fois chacune d’elles a son pavillon particulier où elle est complètement chez elle.
- Passons rapidement devant Saint-Domingue, Haïti, le Guatemala, le Paraguay, le Nicaragua, dont les pavillons n’ont point de caractère particulier.
- Mais voici San-Salvador, la petite république de l’Amérique centrale, dont le pavillon construit par M. Lequeux se présente comme un gigantesque rébus. Les quatre faces, en effet, en sont décorées de carreaux de faïence de Gien, dont chacun porte un dessin énigmatique. C’est une collection de symboles empruntés à l’ancienne civilisation mexicaine. Les dessins en ont été fournis par M. Pector, commissaire général de San-Salvador, et par M. Remi Siméon. En les étudiant avec patience, vous deviendrez un américaniste de première force. Sur la façade principale, vous déchiffrerez des hiéroglyphes figurant les dix-huit mois de l’année mexicaine et les vingt jours de chaque mois et vous aurez le plaisir de lire dans la frise du premier étage le chiffre 1889 écrit en nahuatl. Sur la façade postérieure, vous reconnaîtrez les anciens rois du Mexique et les noms de ses villes principales. Le signe placé devant la figure des rois indique, paraît-il, qu’ils avaient seuls le droit d’être orateurs et de parler dans les conseils. Cela devait simplifier énormément les discussions.
- Le Mexique a emprunté également à son ancienne civilisation les motifs du palais qu’il a fait construire. Ce palais, dont la forme farouche reproduit celle des anciensjéocallis aztèques, intrigue fortement les passants. J’ai entendu l’un d’eux demander : « C’est un réservoir pour l’eau, n’est-ce pas? »
- Représentez-vous une masse pyramidale dont les façades ont 70 mètres de long et 14 mètres 50 de haut, sans aucune autre ouverture que le portail d’entrée, un portail sombre qui a l’air d’une gueule d’abîme. L’intérieur sera éclairé par le toit vitré. Sur ces façades pleines M. Pe-nafiel, l’architecte mexicain qui a conçu le plan de cette restitution, et M. Anza, qui l’exécute, fait courir des dessins géométriques scrupuleusement copiés sur les anciens monuments. Douze grandes figures en relief occupent sur la principale des cadres ménagés au milieu de ces bandes de lignes brisées. Les unes représentent les dieux de l’ancien empire, ces dieux auxquels on immolait par centaines des victimes humaines dont les prêtres ouvraient la poitrine avec des couteaux d’obsidienne. Les autres, les anciens empereurs.
- Ne vous attendez pas, du reste, à des images bien fidèles. Ces bas-reliefs ont le caractère que M. Soldi a si bien fait ressortir dans ses Arts méconnus. Les pierres dont se servaient les Mexicains étaient dures et leurs outils étaient tendres. Il s’ensuit qu’ils ne pouvaient qu’indiquer les formes; ils ne les dégageaient point du bloc. Toutes leurs représentations artistiques en sont restées difformes. Par-dessus le marché la laideur en est triste. Ce devait être, en somme, un pays où l’on ne s’amusait guère, que ce sanglant empire, dont les dieux étaient si féroces; de ce moment si intéressant, en tant qu’échan-tillon d’un passé disparu, se dégage, comme l’histoire même du vieux Mexique, je ne sais quelle indicible horreur.
- Pour en finir avec l’ancienne Amérique, il faut voir encore l’édicule construit par M. Pa-
- quin, pour la République de l’Equateur. C’est un tout petit temple carré. Les crêtes en points d’interrogation qui le couronnent, les oiseaux chimériques de la frise, les masques humains aplatis qui encadrent les portes ont été faits d’après les moulages que nos explorateurs ont rapportés au musée du Trocadéro. Quatre grenouilles colossales gardent l’entrée. Du moins j’ai cru reconnaître des grenouilles; vous me soutiendriez que ce sont des tortues que je n’insisterais pas.
- Prise ainsi à petite dose, la truculence américaine est beaucoup plus réjouissante.
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- M. Fouquiau pour la Bolivie, M. Paulin pour le Venezuela ont construit des pavillons où ils se sont inspirés de l’architecture espagnole, supposant avec raison que les colonies n’ont pas d’autres manières modernes de construire que la mère patrie.
- L’Espagne est le pays de Gongora ; il se mêle toujours de l’emphase aux plus fermes productions de son génie. M. Fouquiau, en cherchant ses modèles dans la Renaissance, et M. Paulin, en les prenant dans ce qu’on a appelé le style jésuite, n’ont pas oublié ce caractère. Grâce à cet accent de terroir et à la franchise de leur parti pris, leurs pavillons sont d’excellentes compositions. J’avoue aimer particulièrement celui de Venezuela, non que les ornements pompeux du style jésuite me plaisent en général, mais parce que je trouve dans ce cas particulier la confirmation d’une opinion qui m’est chère : c’est que la décoration est, avant tout, un moyen d’expliquer un édifice, d’en rendre la structure évidente aux yeux. On peut voir là que, si elle reste conforme à ce pricipe, elle peut être excessive sans cependant devenir une cause de confusion et de lourdeur.
- Cette pauvre Bolivie, un pays où la plupart des grands travaux sont faits par des compatriotes à nous, cette pauvre Bolivie traverse une nouvelle crise. Ne pouvant tenir ce qu’elle s’était promis de faire à l’Exposition, elle est en pourparlers avec l’Espagne pour lui vendre son pavillon. Elle ne gardera qu’une petite annexe qui reproduira Fintérieur d’une mine d’or, avec de vraies petites. Malheureusement on ne permettra pas aux prospectus parisiens d’exploiter ce placer.
- Le Chili et la République argentine font construire des palais en fer qu’ils transporteront chez eux après l’Exposition. Ils n’ont rien d’exotique, et ce dernier est trop considérable pour en parler au pied levé dans un article dont il ne relève pas.
- Nos architectes ont eu quelquefois d’étranges problèmes à résoudre, à preuve ce programme que leur proposait le Brésil : « Les concurrents seront fibres de donner à leur composition le caractère architectural qu’ils croiront devoir convenir à un édifice destiné à l’exposition des produits naturels d’un empire latin et américain particulièrement riche en matières premières d’origine minérale et végétale. » Voilà des idées qui ne me paraissent pas précisément faciles à écrire dans des façades, et je ne suis pas sûr que la construction de M. Dauvergne exprime tant de choses. Il a suffi au jeune architecte d’élever un magnifique pavillon composite dominé par une tour de 45 mètres pour que le Brésil soit content.
- A ce pavillon est relié une serre, où, pendant toute l’Exposition, le Brésil entretiendra des collections des plus belles de ses fleurs. A côté de la serre est une pièce d’eau, et dans cette pièce d’eau s’épanouira une des plus grandes attractions du Champ de Mars. Ses tuyaux y versant de l’eau chaude l’entretiendront constamment à 30 degrés. Grâce à cette température tropicale, on y verra pour la première fois en Europe fleurir à ciel ouvert des Victoria regias, dont les feuilles étalent sur l’eau des plateaux de 1 mètre 50 de diamètre et peuvent porter un petit enfant sans sombrer.
- A côté de l’exotisme des édifices, il faudrait parler aussi de celui des hommes.
- La foule commence à se bigarrer fortement autour du Champ de Mars. On parle actuellement sous la tour Eiffel bien plus de langues assurément que la tour de Babel n’en a jamais entendu. Des Turcs restés bruns y retrouvent dans les ouvriers finlandais qui construisent un chalet des frères de race devenus blond de chanvre sous les climats hyperboréens. Des serviteurs malabars en robe rose se laissent emmener chez les marchands de vin par des charpentiers anglais. Des nègres du Congo regardent passer avec un gros sourire stupéfait des petits Japonais lestes comme des singes et des Chinois qui s’empressent avec gravité.
- C’est le rendez-vous de l’univers.
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- COMMERCE DE TICKETS
- Les entrées à l’Exposition ont donné le jour à toutes sortes de petits commerces frauduleux et d’abus, au sujet desquels une quinzaine d’arrestations ont été opérées.
- Pour permettre aux ouvriers et employés qui travaillent à l’intérieur de l’Exposition de pénétrer dans l’enceinte, l’administration a fait imprimer des tickets spéciaux, qui sont remis aux entrepreneurs et aux négociants, selon les besoins de leur service.
- Ces tickets ou jetons de service, de couleur saumon, sont valables pour un jour. Sous divers prétextes, les ouvriers peuvent donc sortir et rentrer à leur gré.
- Aussi, un trafic, qui prenait des proportions inquiétantes, n’a-t-il pas tardé à se produire. Les débits de vin de l’avenue de La Bourdonnais et des alentours se sont transformés en petites bourses, et les tickets vendus au rabais par leurs détenteurs ont augmenté quelque peu le nombre des entrées gratuites au Champ de Mars.
- D’autres personnes, moins scrupuleuses encore, rentraient dans l’enceinte, puis, s’approchant d’un complice posté à l’extérieur sur un point déterminé, lui passait à travers la balustrade leur ticket, qui, de la même manière, pouvait servir à introduire, sans bourse délier, des familles entières. Il est probable que la condamnation des quinze individus arrêtés déjà pour pareils faits fera réfléchir ceux qui seraient tentés de commettre les mêmes délits.
- Puisque nous parlons des fraudes auxquelles ont donné lieu les entrées, ajoutons quelques mots sur les bruits qui ont couru et d’après lesquels certains tickets faux auraient été saisis.
- Nous pouvons affimer qu’aucun ticket faux n’a encore était saisi.
- Toutefois, un tirage de tickets, fait primitivement et modifié en dernier lieu, a été annulé. Si quelqu’un de ces tickets se trouvait frauduleusement en circulation, il suffirait de la particularité suivante pour le distinguer :
- Dans l’estampille à l’encre rouge, la barre médiane de l’E déborde un peu du grand jambage qui, au contraire,est d’une absolue netteté dans les tickets ordinaires. La pointe débordante était en forme d’agrafe. Elle a été supprimée dans le tirage définitif.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- RENSEIGNEMENTS
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Mar tin-Grenelle. -— Points d’arrivée : Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Bourte-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien : Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. —Correspondance _ àf la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux , Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée : Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Troeadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-Issy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petith-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Omnibus eï les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes à Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l’Exposition.
- Le territoire de l’Exposilion est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Ièna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides’. Du même côté, à hauteur de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longcliamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au. Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées _ au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies^ la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — Course, 2 heures.
- D’arrivée
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections:
- I. —Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 lieuses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures
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- UTILES
- soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. — Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. — Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 3 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2° classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées parjour :
- Matin : 7h. 30, 10heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boît«a supplémentaires sont placées dans l’Exposition. '' ’
- U.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants :
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- La Librairie du « Bulletin des Halles », 33, rue
- Jean-Jacques-Rousseau, vient de mettre en vente un Plan illustré de l’Exposition universelle, avec un Indicateur alphabétique, imprimé en six couleurs et représentant exactement la place des différentes expositions.
- Ce plan, richement illustré, est indispensable aux visiteurs, qui trouveront aisément à se guider en sortant du Panorama le Tout-Paris, une des principales attractions de l’Exposition.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Quoique commencé tardivement, le Grand-Théâtre] de l’Exposition est un des Palais dont l’installation est complètement terminée.
- Nous venons d’assister à la représentation à laquelle nous avait gracieusement convié la Direction, et nous avouons tout franchement que nous avons été émerveillés de ce que nous venons de voir et d’entendre. Ce sera, en effet,une surprise pour tous de trouver, dans le Parc du Champ de Mars, la plus coquette des salles de spectacle, avec un programme plein d’intérêt.
- Nous avons applaudi la troupe Alexander dans une pantomime inénarrable, intitulée « les Tribulations d’un Touriste »; ce sont certainement, dans leur genre, des maîtres que ces mimes anglais !
- A signaler aussi les acrobates les Constant] ; les chiens admirablement dressés du clown Karl et surtout un prodige de grâce et de force appelé Georgina Aix, qui, âgée de 8 ans, nous a montré des tours que nous n’avions
- PALAIS DES ENFANTS
- jamais vu faire aux acrobates les plus adroits.
- A côté des clowneries, l’art le plus sérieux est représenté par Mlle Kara, une jeune mauresque qui a passé par notre Conservatoire, dont elle a pris les bonnes traditions.
- Je promets un succès au <r Paris-Quatuor » qui nous a fait entendre un beau chant patriotique intitulé « 89 », composé spécialement pour le Grand-Théâtre de l’Exposition, par M. Missa, grand prix de Rome.
- N’oublions point un exquis ballet d’enfants, réglé par Mme Mariquita et l’orchestre dirigé de main de maître par Alexandre Artus.
- Nous n’avons pu assister à la représentation des Marionnettes dans le promenoir, mais on nous assure qu’elles .feront sensation ; j’en accepte l’augure.
- D’après cette représentation, nous pouvons annoncer que c’est dans ce coin du Champ de Mars, côté Suffren , que sera la fête de l’Exposition.
- Chemin de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée
- CÜIRS D’ART EN RELIEF POUR SIÈGES ET TENTURES
- Billets d’Aller et Retour de toutes classes
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- A partir du 1er Mai prochain il sera délivré :
- 1° A Paris pour toutes les gares du réseau P. L. M. et réciproquement ; 2° A Lyon et à Marseille pour les gares P.L. M. situées dans un rayon de 400 kilomètres autour de ces deux villes et réciproquement, des billets d’aller et retour comportant une réduction de 25 0/0 sur les prix du tarif général.
- La durée de validité de ces billets variera entre 2 et 8 jours, selon l’importance du parcours. Elle pourra être.prolongée deux fois de moitié moyennant le paiement d’un supplément de 10 0/0 pour chaque prolongation.
- Enfin, les billets d’aller et retour seront acceptés dans les trains express au même titre que les billets ordinaires, et, pendant le service d’été, dans les trains rapides.
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- 2e Série. — N° 7.
- Le Numéro : 3.55 Centimes.
- Lundi 20 Mai 18S9.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M Seymoür Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Notre Gravure. — Partie officielle : Commissariat général des fêtes. —Partie non officielle: Les Théâtres et l’Exposition.- — Echos. — If Art et la Ville de Paris. — Economie sociale. — Soldats coloniaux et étrangers, — Les Projections de la Tour Eiffel. — Les Aquarellistes et les Pastellistes. — Nouvelles de l’Exposition. — Fontaines lumineuses. — Monographies (suite). — Spectacles et Distractions. — Annonces et Réclames.
- LE PANORAMA DE -L’EXPOSITION
- (Vue prise du Trocadéro)
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- NOTRE GRAVURE
- Notre gravure représente un panorama de l’Exposition au Champ de Mars. Le dessin a été pris du Trocadéro. Au premier plan se trouvent la Seine, puis la rangée de maisons de la rue de l’Habitation ; au second plan se dresse la Tour Eiffel, entourée des constructions du parc, avec les républiques américaines ; au troisième plan, les deux Palais des Beaux-Arts et des Arts libéraux, qui encadrent les jardins ; au quatrième plan, le Palais des Industries diverses dominé par le Palais des Machines, et au-dessus plane la vue de Paris.
- PARTIE OFFICIELLE
- RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
- LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ
- COMMISSARIAT GÉNÉHAL DES FÊTES
- Exposition universelle de 1889
- Grande Fête de nuit, le samedi 1er Juin, à l’occasion de l’achèvement des installations des Exposants.
- Embrasement de la Tour Eiffel, Jeu de toutes les Fontaines Lumineuses, Illuminations complètes du Trocadéro, Feu d’artifice à l’île des Cygnes.
- Prix d’entrée à la Fête de Nuit :
- Cinq Tickets de UN franc.
- Paris le 20 mai 1889.
- Le Commissaire général des Fêtes, Signé: ALPHAND.
- PARTIE NON OFFICIELLE
- LES THÉÂTRES ET L’EXPOSITION
- Une grosse question à l'horizon, car le théâtre à Paris est le fond de la vie extérieure. Le monde qui s’amuse le soir est, en effet, le monde qui travaille le jour, et à Paris tous travaillent ferme dès l’aube et s’amusent vaillamment dès que le moment du travail est passé.
- Donc les théâtres parisiens sont très inquiets pour l’instant, car leurs recettes sont maigres, dit-on, depuis l’ouverture de l’Exposition ; il paraît que le jour de l’inauguration, certaines grandes scènes ont fait moins de cent francs de recettes. Que sera-ce les jours des fêtes superbes que l’administration prépare au Champ de Mars pour cet été ?
- Essayons de voir un peu quelle est la cause de ces doléances.. Nous compatissons aux plaintes des directeurs de théâtre, mais qu’ils nous permettent de leur dire notre humble opinion sur la situation qui fait, aujourd’hui, l’objet de leurs lamentations.
- N’y a7t-il pas un peu de leur faute dans cet état de chose ? Ils ont escompté trop vite, ce nous semble, le succès probable des théâtres pendant l’Exposition : en 1878, leurs salles n’avaient pas désempli, et le pactole coulait à pleins bords dans leurscaisses, et ils se sont dit qu’en 1889 le résultat serait probablement le même, sinon plus ruisselant encore.
- ##
- Ils avaient compté sans les merveilles et sans les attractions spéciales de l’Exposition actuelle : et, ne se doutant nullement que les soirées du Champ de Mars attireraient le monde qui tient à s’amuser, ils ont assez maladroitement augmenté le prix des places.
- Premier sujet d’effroi et de recul.
- Encore, s’ils nous donnaient des pièces étonnantes, des pièces non encore vues; mais ce qu’ils nous servent sont des plats déjà anciens, de vieilles reprises que tous les Parisiens ont entendues et applaudies à leur heure et dont ils sont las. Quel est, en effet, le vrai Parisien qui ira revoir ces soirs-ci YAdbé Constantin ou Orphée aux Enfers ?
- E finita]la musica, comme disent les Italiens.
- C’est même fini pour les provinciaux et pour les étrangers qui, tous, ont vu, dans leurs villes respectives, les pièces à succès, depuis que la mode des tournées dramatiques a prévalu.
- On a voulu montrer hors Paris toutes les curiosités scéniques de Paris; comment s’étonner qu’aujourd’hui provinciaux et étrangers, revenant à Paris pour leur plaisir, délaissent les théâtres où on offre à leur curiosité des pièces connues d’eux, et courent aux exhibitions nouvelles, aux fontaines lumineuses, à la Tour embrasée, à tous les émerveillements du Champ de Mars et de l’Esplanade des Invalides.
- O directeurs ! qui gémissez et qui prévoyez pour cet été des recettes lilliputiennes, vous qui aviez rêvé des additions gigantesques, pourquoi ne suivez-vous pas la vraie voie, pourquoi n’adoptez-vous pas le seul remède possible?
- Donnez des nouveautés, donnez de belles et grandes choses, qui captiveront les masses et leur montreront le chemin de vos théâtres, en dépit de toutes les séductions du dehors. Jusqu’à présent, un seul théâtre a tenté l’aventure, c’est l’Opéra-Comique avec Esclarmonde\ cette nouvelle œuvre franco-wagnérienne de Massenet, ce rêve mirifique de deux poètes épris d’idéal et de fantaisie romanesque. Eh bien ! vous allez voir comme on y courra !
- Au moins Esclarmonde n’aura pas encore traîné dans le monde entier avec les tournées dramatiques : ce sera une primeur, une vraie primeur, et il faudra venir à Paris pour l’entendre et la voir, car le charme y est aussi grand pour les yeux que pour les oreilles.
- Croyez-vous par hasard que si le clou de T Exposition, la Tour Eiffel, avait été promené par le monde avant le 6 mai 89, onse bousculerait à Paris pour l’admirer ? •
- C’est égal, les théâtres méritent quelque pitié et si l’on pouvait les décharger de tout ou partie des lourds droits des pauvres qui pèsent sur eux, ce ne serait que justice : La chose est à examiner.
- Quant à demander, comme un de nos confrères, que l’Exposition ne joue le soir que tous les deux jours, c’est une idée assez saugrenue et parfaitement irréalisable : le grand spectacle, le spectacle obligatoire de cet été, c’est l’Exposition !
- Pas de relâche : toujours et quand même.
- F. L.
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- Le jeu des fontaines lumineuses excite chaque soir la curiosité publique et obtient un vif succès;- aussi avons-nous cru devoir en donner une description complète dans notre numéro d’aujourd’hui.
- Nous avons puisé aux meilleures sources nos renseignements sur le fonctionnement des fontaines et sur le mécanisme des effets de couleurs. ' .. : t .A l'G V ' y "
- .. ’
- ÉCHOS
- L’Exposition rétrospective
- On peut déjà voir, sous le vestibule central du Palais des Arts libéraux, un commencement d’exposition rétrospective : nous voulons parler de celle des chemins de fer.
- Là, sur des rails primitifs, sont placées les premières voitures à voyageurs, les premiers wagons à marchandises et aussi des locomotives rudimentaires, avec la date 1825.
- On dirait des pataches de l'autre siècle, quand on les compare aux élégants wagons pleins de confortable, aux sleeping-cars, aux dining-cars et aux wagons-salons qui figurent plus loin, près du Palais des Machines.
- Nouveaux guichets
- L’administration ne songe qu’à multiplier les améliorations de toutes sortes, pour remédier aux imperfections inévitables de la première heure.
- Elle a noté particulièrement les guichets où affluent la foule les dimanches et jours de fête, et elle va en ouvrir trois nouveaux à l’Esplanade, deux au quai d’Orsay et un aux Invalides.
- En attendant la construction de ces guichets, les contrôleurs vont être logés dans des guérites provisoires et le nombre des agents augmenté à toutes les portes.
- La prorogation de l’Exposition
- On va peut-être bien vite en besogne en faisant déjà circuler le bruit de la prorogation de l’Exposition, et de sa continuation jusqu’en 1890.
- Le succès initial a été splendide; nul doute qu’il ne se continue et ne s’augmente encore; mais avant de parler de prorogation, jouissons du présent.
- Ne serait-il pas à craindre d’ailleurs que si ce bruit se propageait, les étrangers ne se pressent plus pour venir à Paris ?
- Un tiens vaut mieux que deux tu auras.
- Les Camelots
- L’administration est bien résolue à faire la chasse aux camelots qui se sont abattus sur l’Exposition comme sur un pays conquis, et qui obsèdent le visiteur d’offres de toutes sortes, voire même de cartes transparentes.
- La préfecture de police a reçu les ordres les plus sévères pour empêcher cet abus. Un grand nombre de camelots ont déjà été arrêtés, d’autres ont été expulsés.
- Le public ne pourra que se féliciter de ces mesures.
- Inauguration de l’Électricité
- C’est pour samedi soir qu’était annoncée l’inauguration de l’éclairage électrique des galeries, de même que l’éclairage d’une grande partie des jardins. Toutefois, l’éclairage ne, sera complet dans les jardins que dans une huitaine dejours. C’est à cette époque également que la galerie qui fait face à la galerie Rapp, l’exposition coloniale aux Invalides, et le chemin qui se trouve entre les deux galeries du quai d’Orsay, seront éclairés le soir à la lumière électrique, et, conséquemment, livrés au public.
- Yoici comment sera distribué l’éclairage électri-à l’Esplanade et sur le quai d’Orsay :
- Seule la partie située entre l’allée, centrale et la rue de Constantine sera illuminée ; le côté droit (palais delà guerre, hygiène, etc.) restera fermé. Mais les promeneurs pourront visiter toutes les expositions coloniales et se reposer dans les jardins qui entourent les différents palais et pavillons.
- Sur le quai d’Orsay, les galeries de l’agriculture seront fermées et l’allée centrale seule sera éclairée, mais très largement; ce sera une promenade charmante que celle du Champ de Mars àl’Esplanade, et le public du soir se portera certainement en foule de ce côté.
- La réalisation de ce projet, qui sera fort apprécié, est due aux divers exposants et industriels de l’Esplanade qui se sont syndiqués pour faire à leurs frais les dépenses nécessaires, sous la direction du commissaire général des colonies.
- L’éclairage électrique, qui va bientôt fonctionner, sera fourni par plusieurs machines d’une force totale de 190 chevaux.
- La Vénus en chocolat
- L’immortel statuaire grec qui a fait sortir du marbre le chef-d’œuvre qu’on appelle la Vénus.de Milo ne se doutait guère que le dix-neuvième siècle rendrait hommage à sa déesse en la moulant en chocolat.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
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- On peut, en effet, voir cette exhibition américaine devant la section des Etats-Unis. Les visiteurs -poussant la curiosité jusqu’à la gourmandise, ne se font pas faute de gratter avec leur couteau le piédestal de la statue, pour bien s’assurer qu’elle est en chocolat.
- Pourvu que leur appétit ne monte pas plus haut que le piédestal, car, à la fin de l’Exposition, il ne resterait plus rien de la Vénus noire.
- Incident comique
- Un amusant incident s’est produit ces jours-ci, à l’Exposition, au troisième étage d’une maison qui fait le coin de la rue de l’Université et du Champ de Mars, et dont les fenêtres donnent sur un café-concert.
- Un locataire en bras de chemise s’était installé sur le balcon; irrité sans doute par le bruit de l’or--chestre et les chants du théâtre, il frappait à coups .redoublés sur une grosse-caisse en même temps qu’il battait des cymbales.
- . Une foule nombreuse s’était rassemblée sous les fenêtres et applaudissait en poussant des hurrahs frénétiques.
- L,a mission chinoise
- La mission scientifique chinoise envoyée par la cour de Pékin à l’Exposition universelle, est arrivée à Paris.
- Cette mission, qui se compose des secrétaires d’Etat aux ministères des affaires étrangères, de la guerre et des finances du Céleste Empire, est descendue à l’ambassade chinoise.
- La sauvegarde des pelouses
- Le piétinement des foules menaçait les merveilleuses pelouses du Champ de Mars.
- Le jardinier en chef vient de prendre une excellente mesure contre ces détériorations.Les pelouses seront entourées d’arceaux en fer destinés à protéger le gazon contre les semelles profanatrices. .
- Beaucoup de ces arceaux sont posés.
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- L’ART ET LA VILLE DE PARIS
- Nous avons déjà parlé de la remarquable exposition de la Ville de Paris.
- Dans cette exposition figurent les œuvres commandées pour la décoration de nos monuments publics. Les principales sont :
- En peinture, les cinq panneaux de Léon Co-merre : le Printemps, l’Eté, l’Automne, l’Hiver, et le Destin, pour la mairie du quatrième arrondissement; Y Allégorie du mariage, de Léon Glaize, pour la mairie du vingtième arrondissement; la Liberté, de H. Lévy, plafond pour la mairie du sixième arrondissement; la Défense de Pantin, de Shoinmer, mairie de Pantin, etc.
- En gravure, les reproductions de la Famille et les Sacrifices à la patrie, Boissy-d’ Anglas, la Défense de Paris, etc., par Boutelie, Brac-quemond, Jacquet.
- En sculpture, les torchères Europe, Asie, Afrique, de Allar, Hugues et Turcan; la Défense de Paris, de Barrias; Y Art, de Mar-queste; « 1799! », de Paris; le buste de Victor Hugo, de Rodin, etc.
- Les médailles de Chaplain et Daniel Dupuis : Hôtel de Ville, Face de la République, Ville de Paris (médaille type).
- En architecture, les plans et vues des casernes, écoles, mairies, asiles, etc., par Bouvard, Diel, Cazeaux, etc. : Y Ecole de médecine, Y Ecole pratique, le Musée Galliey^a, le Palais de Justice, la Cour d’appel, la Bourse du Commerce, Y Hôtel Carnavalet, les Archives de la Seine, etc., par nos architectes municipaux.
- De nos manufactures, Limoges et Sèvres exposent de merveilleuses collections d’émaux et de porcelaines; Beauvais et lesGobelins leurs admirables tapisseries.
- Le Salon d’Apollon (au palais de l’Elysée) suite de 17 pièces, d’après M. Galland, Y Escalier d’honneur du palais du Sénat, la Filleule des Fées, les Arts, les Sciences et les Lettres dans l’antiquité, Y Imprimerie, etc. ; puis des ouvrages pour la Bibliothèque nationale, pour la salle des gardes de l’Elysée; enfin les tra-
- vaux successifs des élèves de l’Ecole de tapisserie.
- M. Colin a organisé à l’exposition de l’enseignement du dessin, avec le concours des élèves de province, le l’Ecole des beaux-arts, de l’école des arts décoratifs et de l’Ecole des manufactures. Elle figure au Palais des Arts libéraux et au Palais des Beaux-Arts en deux parties distinctes.
- 1° La pédagogie de l’enseignement des arts du dessin ou les études qui tendent à former un artiste pour l’art ou pour l’industrie ;
- 2° Les applications de ces études, autrement la production qui en résulte : peinture, sculpture, gravure, architecture, tap isserie, étoffes, céramique, bois sculpté, fer forgé, etc., etc.
- Enfin les beaux-arts comprennent également une exposition de céramique et d’objets d’art du treizième au dix-neuvième siècle, au Troca-déro ; une exposition rétrospective des portraits militaires, à l’Esplanade des Invalides ; et, au Palais des Arts libéraux, l’histoire du travail et tant d’autres originalités dont nous avons parlé.
- L'Économie sociale
- En apparence, ce n’est rien, mais à une époque démocratique comme la nôtre, où le progrès social est tout, nous vous prions d’y regarder. Et si vous avez seulement le souvenir de vingt années, vous serez intéressé, charmé, enorgueilli, comme citoyen, de ce que la République nous a apporté depuis ce temps-là.
- Voyez les bibliothèques populaires, elles vous montrent les sources d’instruction qu’elles peuvent répandre aujourd’hui sur cette classe ouvrière dont les enfants demeuraient ignorants, autrefois, par défaut des moyens pécuniaires autant que par les exigences du travail quotidien. Les livres, qu’ils étaient trop pauvres pour acheter, il les ont à leur disposition aujourd’hui, et la collection de ces volumes où le peuple prend, à ses loisirs, sa pâture intellectuelle, grossit et augmente sans cesse.
- Depuis 1879, la Bibliothèque populaire du treizième arrondissement, pour ne parler que de celle-là, a doublé le nombre de ses volumes ; au lieu de trois mille, c’est six mille qu’elle offre, à cette heure, à ses lecteurs ordinaires.
- Les cercles populaires et les sociétés de secours mutuels ne méritent pas moins d’attention. Là s’affirme cette solidarité qui est le salut des malheureux et des vaincus, — des vaincus de la vie et des autres. C’est ainsi que nous signalons la Société de prévoyance des Alsaciens-Lorrains, dont la prospérité grandit toujours.
- La solidarité? Elle se manifeste surtout dans l’association en participation. De quels secours n’est-elle pas matériellement et moralement à l’ouvrier qui travaille de ses mains? C’est le stimulant, c’est l’encouragement au labeur et à l’honnêteté que cette participation aux bénéfices. El, de plus, cette association est une école pour l’apprenti, dont les patrons et les contremaîtres, le premier comme théorie, le second comme pratique, sont les professeurs. Et l’apprenti est rétribué.
- Croyez-m’en : elle est saine et réconfortante, cette visité à la section d’économie sociale.
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- SOLDATS COLONIAUX ET ÉTRANGERS
- Les troupes coloniales françaises et les troupes étrangères qui sont chargées de certains services d’ordre soit au Champ de Mars, soit à l’Esplanade des Invalides, continuent à attirer l’attention.
- Le spectacle est surtout curieux dans une partie de bEcole-Militaire où tous ces exotiques sont logés.
- Voici d’abord le dénombrement des soldats coloniaux :
- Vingt-quatre tirailleurs tonkinois, vingt-quatre tirailleurs saïgonnais avec deux sous-officiers indigènes, huitcipayes de l’Inde et leur sergent-major, six spahis africains et un maréchal des logis, huit Sakalaves et un caporal, plus trois officiers indigènes, voilà pour les troupes coloniales.
- Les soldats étrangers sont un peu moins nombreux : vingt-huit soldats de l’infanterie de marine des Etats-Unis avec deux sous-officiers •
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- •cinq soldats luxembourgeois et un caporal; six marins grecs, enfin trois soldats et un sous-officier de la principauté de Monaco.
- Ce sont surtout les soldats coloniaux qui attirent l’attention.
- Non seulement, en effet, ils sont revêtus des. costumes les plus curieux, mais leurs visages reproduisent toute la gamme des tons noirs et cuivrés.
- Les hommes du 28e régiment de ligne, ca-serné à l’Ecole Militaire, se font un plaisir de rendre le plus agréable possible le séjour de Paris à leurs camarades des colonies.
- Avec les tirailleurs tonkinois, saïgonnais et sakalaves, les relations sont forcément assez restreintes : ils ne savent pas un mot de notre langue et, seuls, deux set gents d’infanterie de marine qui ont escorté les détachements coloniaux peuvent se faire comprendre d’eux.
- Les soldats sénégalais sont un peu plus familiarisés avec le français. L’un d’eux, le sergent Birarn, qui sert la, France depuis dix-huit ans, le parle même très couramment. Les hommes s’expriment en « nègre », c’est-à-dire emploient tous les verbes à l’infinitif et réduisent les phrases à leur plus simple expression.
- C’est parfois comique, mais cela suffit pour entretenir de bons rapports avec les soldats français et pour aller, sous leur conduite, montrer le visage noir et l’élégant uniforme des tirailleurs sénégalais dans les rues environnantes.
- Les spahis sont un peu dans le même cas ; mais, en leur qualité de cavaliers, ils iraient de préférence avec les cuirassiers dont ils montent les chevaux au manège et dont la taille se rapproche le plus de la leur.
- Moins noirs que leurs camarades sénégalais et de taille un peu moins élevée, les cipahis ont un aspect bien distinct et ne sont pas, tant s’en faut, les moins beaux hommes de nos troupes-coloniales.
- Ceux-là non seulement parlent le français, mais l’écrivent; leur sergent-major, Checkinas-tanesaïb, est même un calligraphe très distingué qui 8ligne les pleins et les déliés de la ronde, de l’anglaise et de la bâtarde avec autant de facilité que les cercles et les crochets des caractères hindous.
- Un trait commun à tous les soldats coloniaux : ils ont la passion de la musique ; il n’est pas une de leurs chambres où on ne rencontre un accordéon ou quelque instrument analogue, sans parler des flageolets ou des flûtes qu’ils enferment dans les caisses incrustées qui leur servent à ranger leurs effets, et qui feraient la joie de bien des collectionneurs.
- Les projections de la Tour Eiffel
- A la demande de M. Janssen, membre de l’Institut, les projecteurs électriques de la Tour Eiffel sont dirigés le soir, après la fermeture des portes de l’Exposition, sur l’observatoire de Meudon.
- La première séance de projection, qui a à peine duré une demi-heure, a eu pour résultat d’amener une découverte importante dans l’histoire de l’astronomie physique.
- L’épaisseur de la couche d’air traversée par le rayon électrique lancé du haut de la Tour était, à vol d’oiseau, de 7,800 mètres, précisément égale à la hauteur qu’aurait ,l’atmosphère terrestre, si la masse d’air qui la compose avait la même densité qu’à la surface de la terre au lieu d’aller en s’atténuant à cause de son expansion progressive. Il résulte de cette circonstance que le nombre des molécules d’air rencontrées dans le rayon allant de la Tour Eiffel à l’observatoire de Meudon était le même que s’il venait du soleil en un jour d’été à midi lorsque l’astre est voisin du zénith.
- M. Janssen avait émis cette théorie qu’il n’y a pas d’oxygène dans l’atmosphère du soleil, que si les raies caractéristiques de l’oxygène se montrent dans le spectre de la lumière solaire, elles sont uniquement dues à la modification que les molécules d’oxygène renfermées dans notre atmosphère produisent sur la lumière qui les traverse.
- Cette opinion vient d’être confirmée avec une netteté indiscutable.
- Un des théorèmes fondamentaux de l’analys^
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- BULLETIN OFFICIEL DE I/EXPOSITION DE 1889
- spectrale nous apprend que la valeur des raies caractéristiques d’une substance gazeuse quelconque est proportionnelle au nombre des molécules traversées par le rayon de lumière. M. Janssen a profité de cette disposition dans son observation de dimanche.
- En effet, il a trouvé que la raie B, la plus importante du groupe de l’oxygène, avait précisément la même valeur que si le rayon de lumière analysé Are-nait du soleil au lieu d’avoir été lancé du sommet de la Tour Eiffel.
- La modification que manifestait la présence de la raie B devait donc être attribuée exclusivement à l’action de l’oxygène de l’air atmosphérique. En conséquence, le spectroscope transporté aux limites de notre atmosphère et recevant directement la lumière solaire, à sa sortie du vide planétaire, ne recueillerait aucune trace des modifications indiquant la'présence de l’oxygène.
- Les photographies qui seront mises sous les yeux de l’Académie des sciences, lundi prochain, sont aussi remarquables par l’extraordinaire développement des raies caractéristiques de la vapeur d’eau, ce qui tient, il est à peine besoin de vous le dire, à l’excessive humidité de l’air. Un simple rayon lancé de cette hauteur suffit donc pour laisser un témoin indestructible de l’état météorologique de l’atmosphère.
- Hier soir, des rayons projetés de la Tour et dirigés sur les jardins de l’Elysée sont venus ajouter aux splendeurs de la fête donnée par le président en l’honneur de l’Exposition universelle.
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- LES AQUARELLISTES ET LES PASTELLISTES
- La Société des Aquarellistes et celle des Pastellistes inauguraient, ces jours derniers, en présence de quelques invités seulement, les expositions qu’elles ont installées dans le voisinage du Palais des Beaux-Arts.
- Les amateurs peuvent donc goûter le plaisir de contempler, en leurs coquettes demeures, les envois de nos maîtres de l’aquarelle et du pastel.
- Elégants tous les deux, les pavillons des Aquarellistes et des Pastellistes sont aménagés de façon différente, au mieux de leur destination, avec ingéniosité.
- Aux Aquarellistes, où les envois sont nombreux, s’étagent deux longues galeries. Celle du rez-de-chaussée, ainsi que celle du premier étage, est coupée par des travées qui forment une série de petits salons. On y trouvera — et l’on y retrouvera — de remarquables envois de MM. Bernard, Détaillé, Duez, Français, Béraud, Heilbuth, Harpignies, Eugène Lami, Ca-zin, Lhermitte, John Lewis-Brown, Le Blant, Friant, Gilbert, des chats de M. Lambert, des soldats de M. Loustaunau, des chiens de M. de Penne, des portraits et des fleurs de Mme Lemaire, des scènes espagnoles de M. Worms, des paysages de M. Edmond Yon, des études de M. Jeanniot, des scènes de genre de MM. Maurice Leloir, Delort, Roger Jourdain et Max Claude.
- Une salle unique, où le jour est tamisé par un grand vélum et dont le décor général, or sombre et bouton d’or, est bon à faire valoir les œuvres, contient l’exposition des Pastellistes tout entière. Le maître Pu vis de Chavannes y tient la place d’honneur avec trois grands pastels. La plupart des artistes que nous avons déjà nommés y figurent auprès de lui avec des tableaux de choix. Mme Gazin, MM. Gervex, Hellen, Dagnan-Bouveret, Roll, Adrien Moreau, Tissot, Thévenot, Dubufe, qu’on ne rencontre pas à l’exposition voisine, y apparaissent avec de très intéressants envois, que nous examinerons prochainement à loisir, ainsi que tous les autres, orsque nous aurons pu, librement, sans trop l’encombre, passer la revue des spécimens d’art due contient l’Exposition.
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- Nouvelles de l’Exposition
- Avant-hier les membres du comité de la section norégvienne ont fêté, dans un déjeuner intime, la fin des installations de leur pays. Puis ils ont fait une très originale promenade à travers le Çhamp de Mars, marchant deux par deux et portant en tête leur drapeau national. .
- Beaucoup de personnes entrent à l’Exposition avec un ticket d’ouvrier : cela peut leur procurer beaucoup d’inconvénient. Plusieurs représentants d’exposants ont ainsi été arrêtés et menés devant le commissaire de police.
- L’administration va se hâter de faire délivrer des cartes régulières aux représentants des exposants.
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- Le pavillon du Guatemala vient d’être inauguré par le ministre de ce pays; le public est maintenant admis tous les jours à le visiter.
- L’Exposition militaire du Champ de Mars, dans sa section des armes, va recevoir une relique précieuse.
- Il s’agit d’un splendide fleuret d’escrime, qui a appartenu au fameux chevalier de Saint-Georges.
- Cette arme historique, après être restée dans la salie d’armes du maître Jean-Louis jusqu’en 1829, fût offerte par son propriétaire à l’un de ses meilleurs élèves, qui vient de l’offrir à la riche collection de Vigeant.
- Cent agents vont renforcer le service de police à l’Exposition. Ces agents seront répartis aux guichets des entrées et aux stations du chemin de fer intérieur, où se produisent à chaque instant des encombrements et des bousculades dangereuses.
- On demande avec raison que les balustrades du pont qui traverse le petit chemin de fer Decauville soient construites de telle sorte qu’il ne reste entre les treillages aucun vide par où un enfant puisse passer et tomber.
- C’est de toute nécessité pour éviter de déplorables accidents.
- Quelques personnes se demandaient si la Tour Eiffel n’était pas l’une des causes au moins de la température orageuse que nous avons depuis quelques semaines.
- Nous avons voulu avoir à ce sujet une déclaration catégorique, et nous l’avons demandée au savant directeur du bureau central météorologique. Voici la note qu’a bien voulu nous envoyer M. Mas-car t :
- « L’idée que la Tour Eiffel peut influer sur le temps est une des mille fantaisies que l’on a mises en circulation au sujet de cet édifice. Elle ne sera pas la dernière.
- « E. Mascart. »
- fontaines Lumineuses
- Description
- Les fontaines lumineuses comprennent trois parties bien distinctes : 1° le groupe décoratif avec ses naïades, dauphins, urnes et cornes d’abondance, et au centre le vaisseau allégorique du Progrès ; 2° une rivière centrale bordée [sur ses deux rives de massifs de roseaux pour l’échappement des effets d’eau; 3° un bassin octogonal placé au croisement de Taxe longitudinale du Champ de Mars et de eelni du Dôme du Palais des Arts. C’est au centre de ce bassin que se trouve la gerbe principale.
- Jeux d’eau
- De la gueule des dauphins, du pavillon des
- cornes d’abondance et du sein des urnes de la Fontaine s’échappent des jets paraboliques alimentant une nappe d’eau que grossissent encore les bouillonnements qui figurent les vagues sous la carène du vaisseau.
- Cette nappe retombe en une cascade de 40 mètres de largeur dans la vasque inférieure en communication avec la rivière.
- Dans la rivière, quatorze gerbes de formes variées lancent des jets en corolle.
- Enfin, au centre du bassin octogonal, des bouillonnements d’eau s’échappent de bouquets de roseaux d’où surgit la grande gerbe, composée d’un double jet central et de deux couronnes concentriques comprenant respectivement six à dix groupes de jets verticaux.
- En résumé, quarante-huit effets d’eau, comprenant près de trois cents ajustages, débitant au moins trois cent cinquante litres d’eau par seconde. Le réservoir de Villejuif, situé à environ 90 mètres d’altitude, alimente cette grandiose installation.
- Eclairage et coloration des eaux
- Comment; sont éclairées les gerbes verticales et les jets paraboliques, et comment obtient on ces colorations merveilleuses des eaux, dont les jets prennent les aspects les plus fantastiques, tantôt sous forme de pluies de diamants, tantôt sous forme de pluies d’or, d’émeraudes, de rubis ou de topazes ; d’autres fois écrin complet tout ruisselant et se transformant dans ses ensembles comme les images du kaléidoscope?
- Transportons-nous, pour nous en rendre compte, dans le sous-sol de la fontaine, véritable crypte aux galeries entre-croisées.
- Sous chaque motif : dauphin, urne, gerbe, etc., le fond du bassin est formé par une dalle en verre, au-dessous de laquelle se trouve un foyer lumineux électrique.
- S’agit-il d’éclairer une gerbe verticale?
- On conçoit aisément qu’il est très facile, avec un système de glaces combinées, de faire converger tous les rayons lumineux du foyer électrique sur la gerbe placée directement au-dessus.
- Le problème est un peu plus compliqué par les jets paraboliques. Le rayon lumineux qui s’échappe verticalement du sous-sol du bassin ne se trouve plus dans la direction du jet d’eau, puisque celui-ci forme un cercle à angle droit avec la verticale, en jaillissant de la gueule des dauphins, des cornes d’abondance et des urnes. On a donc dû disposer une seconde glace derrière l’orifice d’où s’échappe le jet, afin de faire converger sur lui le faisceau des rayons lumineux électriques.
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- Voici maintenant comment sont obtenues les colorations diverses qui produisent ces effets féeriques que le public admire chaque soir :
- Sous chaque jet, dans l’espace compris entre le foyer lumineux et la dalle de verre qui sépare les eaux du sous-sol, sont disposés quatre montants supportant cinq étages de rainures dans lesquelles glissent des plaques de verre de colorations différentes, que Ton peut à volonté interposer entre le foyer lumineux et le jet d’eau.
- Que Ton fasse maintenant glisser une plaque colorée, rouge ou jaune, et le faisceau lumineux, incolore il y a quelques instants, va envelopper la gerbe d’eau d’une légère gaze de feu ou d’or.
- Rien de plus simple.
- Veut-on obtenir un éclairage uniforme de la pièce d’eau et du groupe monumental qui la surmonte, il suffit d’interposer des plaques de même coloration. Désirez-vous, au contraire, des colorations différentes, vous faites varier à votre gré les plaques, dont chaque appareil comporte une série : rouge, bleue, or, verte ou simplement blanche. Ce sont les cinq couleurs adoptées pour l’illumination de la fontaine du Champ de Mars. Elles peuvent, du reste, être variées à l’infini, soit dans leur coloration elle-même, soit dans
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE~1889
- les mille combinaisons que comporte leur distribution.
- Manœuvre des verres* de couleur et des effets d’eau
- La manœuvre des verres de couleur est obtenue mécaniquement. Le long des galeries de la crypte courent cinq fils reliés d’une part aux verres colorés placés au-dessus des foyers lumineux, et de l’autre à un appareil à leviers semblable à un système d’aiguillage de chemins de fer.
- Il y a pour la grande pièce d’eau du Champ de Mars deux séries de leviers de manœuvres : Tune placée dans une chambre circulaire disposée sous la grande gerbe, l’autre dans une chambre pratiquée sous le vaisseau allégorique du Progrès. Chaque série comprend vingt-cinq leviers, à la manœuvre desquels un seul homme suffit, soit deux hommes en tout.
- Chacun d’eux a devant les yeux un tableau sur lequel viennent s’inscrire électriquement les ordres transmis par le chef d’équipe.
- Celui-ci se tient en permanence dans un kiosque placé à distance et communiquant par une galerie souterraine avec la chambre circulaire située sous la grande gerbe. Placé à 3m50 environ au-dessus du sol, dans une chambre vitrée d’où il domine toute la pièce d’eau sans être remarqué du public, le chef d’équipe a devant lui :
- 1° Une série de leviers;
- 2° Une rangée de boutons électriques.
- Au moyen des leviers et des tringles qu’ils commandent, il actionne les robinets des effets d’ea.u de la grande gerbe et les fait varier à l’infini. Au moyen des boutons, il transmet électriquement ses ordres aux deux chefs des postes de leviers et modifient les colorations des effets d’eau.
- Les changements de couleur se produisent ainsi simultanément dans tout l’ensemble des fontaines lumineuses, obéissant à une volonté unique.
- Tel est, très succinctement expliqué, le mécanisme de ce décor féérique que lë suffrage public a déjà consacré comme l’un des plus grands succès de l’Exposition universelle de 1889.
- Tout l’honneur de cette intéressante conception revient à MM. Bechmann et Richard pour les installations hydrauliques, et à MM. Formi-et Goutan pour la décoration.
- MONOGRAPHIES
- 1a\ Tosis* Eiffel
- (Suite)
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- On peut monter au premier étage par escalier ou par ascenseur, à son gré, puisque le prix de l’ascension est le même pour les deux modes.
- Le tarif des visites à la Tour Eiffel est ainsi fixé : on montera pour 2 francs à la première plate-forme, pour 3 francs à la seconde, pour 5 francs à la troisième.
- Les trajets parcourus sont, comme on sait, de 70,120 et 280 mètres.
- L’administration a ouvert seize guichets : 10 au rez-de-chaussée, 4 à la première plate-forme et 2 à la deuxième.
- On y délivre des tickets : bleu pour la première plate-forme, blanc pour la seconde et rouge pour le sommet.
- La personne à destination de la première
- plate-forme remet son ticket bleu à l’arrivée. N’en ayant plus, elle ne peut monter plus haut que si elle achète un second ticket, le blanc, qui sert entre la première et la seconde plateforme. Enfin, pour monter au sommet, il faut acheter un ticket rouge. Total : cinq francs.
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- Et les piétons?
- Ceux que les ascenseurs impressionnent ou qui veulent se livrer à un exercice apéritif avant de dîner ou de déjeuner au premier étage, ont à leur disposition deux escaliers confortables pour le service de la première plateforme. Celui de la pile n° 4 pour monter et celui delà pile n° 2 pour descendre. Ils en ont quatre à leur disposition entre la première et la seconde plate-forme : deux pour l’ascension et deux pour la descente.
- Que Ton monte à pied ou en ascenseur, c’est le même prix et les tickets sont pareils. Si bien que les tickets une fois pris, pour le sommet par exemple, on peut varier ses plaisirs en faisant une partie du trajet d’une façon et l’autre d’une autre façon.
- Vous voilà renseigné sur la Tour Eiffel, sur les moyens d’ascension, sur les prix du voyage. Il s’agit maintenant de se mettre en route.
- Vous avez votre ticket rouge pour la première plate-forme. Vous voulez prendre l’ascenseur?
- ' Rien de plus simple, vous abordez la pile et vous pénétrez dans la cabine qui, en deux minutes, vous élève à travers la forêt de treillis et d’entretoises, à travers laquelle vous entrevoyez, comme dans des encadrements, des fractions du superbe panorama de Paris. Ici le dôme doré des Invalides, là le Trocadéro, là le ruban argenté de la Seine, là Saint-Sulpice ou Montmartre ou Notre-Dame ; mais cela va si vite qu’on ne peut saisir ces morceaux de panorama que comme de passagères visions.
- Le piéton est mieux partagé pour cette première partie de l’ascension. Un escalier commode, facile, à paliers nombreux, sur lesquels il peut s’arrêter une minute pour admirer. Nous avons fait cette ascension un grand nombre de fois avant l’ouverture de l’Exposition ; et, chaque fois, avec un plaisir nouveau et grand !
- Si les ascenseurs ont l’avantage de vous élever rapidement et de vous donner la surprise d’un changement subit, les escaliers vous permettent, par contre, de détailler le plaisir de la montée. G’estlà une question de goût et de tempérament. En résumé, nous conseillons les deux modes d’ascension. Celui qui aura détaillé son plaisir vîâ escalier, recherchera ensuite les montées rapides. Celui qui n’aura vu, de sa cabine, en passant, que des brousssailles de fer, ne sera pas fâché de monter une fois à pied, tranquillement, savourant à Taise les cent tableaux différents découpés dans le panorama de Paris par les entretoises et les treillis.
- La montée viâ escalier se faisant par la pile n° 4 on a tout de suite une vue cavalière de cette ville de Palais, de cette cité de contes de fées, composée d’édifices somptueux, originaux, fantastiques même, construits par les Républiques américaines au milieu des jardins au milieu desquels se dédétachent fraîches et gracieuses les tourelles du Palais des Enfants, qui, le soir venu devient le Grand-Théâtre de l’Exposition, une bonbonnière pour l’élégance : mais vaste, gracieuse et aérée. Un tournant d’escalier/vous met devant les yeux le dôme du Palais des Beaux-arts, un énorme bijou de turquoises, derrière lequel ap-
- paraît un bijou d’or non moins énorme, le dôme des Invalides. Tout est colossal dans le colosse dans lequel on s’élève. La montée par l’escalier peut seule donner l’idée de l’immensité du travail de fer accompli sous le premier étage, son admirable ordonnance, et procurer le sentiment de la sécurité parfaite donné par l’édifice tout entier.
- Lorsque Ton arrive aux trois quarts de la montée, à une quinzaine de mètres au-dessous du premier étage, on se trouve comme abrité dans une chambre derrière les parois pleines qui forment à l’extérieur les encorbellements et les voussures qui supportent les galeries. Gomme suspendues sous le premier étage, sont les cuisines et les caves des restaurants ; et il est curieux de voir les chefs, et les marmitons, le nez à leurs fenêtres, si hauts placés, et cependant en sous-sol. Enfin vous émergez de l’escalier, ou vous sortez de la cabine de l’ascenseur. Quelle surprise ! G’est à n’en pas croire ses yeux. On ne sait, en vérité, où porter ses regards. Tout vous sollicite, vous attire. Quatre restaurants magnifiques, grands comme les plus grands de Paris, vous ouvrent des portes hospitalières. A quelques pas de là, des galeries donnant sur l’ouverture béante, au fond de laquelle se trouve la fontaine de Saint-Vidal, les pelouses et les fleurs, entre les étonnants raccourcis des piles de la Tour, avec des bonshommes si petits qu’on s’imagine que Gulliver devait les voir ainsi en Lilliput. Mais si Ton se retourne, c’est le merveilleux panorama de Paris qui se développe et vous empoigne. On resterait des heures à le contempler. D’autant qu’on éprouve, déjà à cette hauteur, un véritable bien-être. On respire à Taise un air pur au sortir de la couche plus ou moins altérée et chargée de microbes qui avoisine le sol de la capitale et se cantonne dans ses rues.
- (A suivre) C. L.
- SPECTACLES ET DISTRACTIONS
- CHAMP DE MARS
- JARDIN
- Musiques militaires, de 3 à 5 heures, dans les quatre kiosques.
- Grand-Théatre de l’Exposition et Palais des Enfants, à l’extrémité du Palais des Arts Libéraux. — Représentations de jour et de nuit.
- Pavillon de la Mer.
- Folies-Parisiennes, près l’entrée de la rue de l’Université. — Représentations de jour et de nuit.
- Pavillons des Aquarellistes et des Pastellistes à l’extrémité du Palais des Beaux-arts.
- POURTOUR
- Rue du Caire. — Café-Concert. — Promenades a Ane. — Pavillon du Maroc. — Café-Concert, Danses.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- Palais des Produits alimentaires. — Czarda Hongroise. — Dégustation. — Musique.
- PALAIS DES MACHINES
- Promenade sur les Ponts roulants.
- Tirage du Bulletin Officiel, classe 58, près la porte La Bourdonnais.
- ESPLANADE
- Concert Algérien.
- Concert Tunisien.
- Villages Malgache, Tonkinois, Annamite, Pahouin, Canaque, Javanais.
- Le Soir
- Fontaines Lumineuses.
- Illumination de la Tour.
- Illumination des Parcs et des Jardins et du Dôme central.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
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- RENSEIGNEMENTS
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient rindication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée : Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée : Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Bo-urse-Passy. — Correspondance à la place de l’Etoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette.'— Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil ; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien : Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. —Correspondance _ la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux ,Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. —idem.
- Louvre- Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy.— Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée : Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-Issy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petith-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies : les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes à Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l’Exposition.
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Ièna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides'. Du même côté, à hauteur de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Celte station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longcliamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées _ au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies ^ la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotto-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — Course, 2 heures.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous le? bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). —De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections:
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures, soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de La-motte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — 'Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 heu-ses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures
- UTILES
- soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. — Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. — Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 3 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2° classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées parjour :
- Matin : 7h. 30, 10heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boit-m supplémentaires sont placées dans l’Exposition. '' "
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- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants :
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourclonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
- La Librairie du « Bulletin des Halles », 33, rue
- Jean-Jacques-Rousseau, vient de mettre en vente un Plan illustré de l’Exposition universelle, avec un Indicateur alphabétique, imprimé en six couleurs et représentant exactement la, place des différentes expositions.
- Ce plan, richement illustré, est indispensable aux visiteurs, qui trouveront aisément à se guider en sortant du Panorama le Tout-Paris, une des principales attractions de l’Exposition.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
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- OR EN FEUILLES ET EN POUDRE
- Dumilâtre et Faubert, Faubourg-du-Temple, 22, Paris. — Fabrique d’or et de Platine en feuilles, en poudre et en coquilles. — Exposant, groupe V, classe 41.
- ORGUES
- Alexandre père et fils, rue de Richelieu, 106, Paris. — Orgues. — Exposant, groupe II, classe 13.
- OUATAGES
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- PARFUMERIE
- E. Bronchain, parfumeur;fabrique, 3, rue de l’Avenir, Asnières. — Reine des neiges, Poudre de riz à base de glycérine, Eden Powder, fleur de riz superfine, invisible et adhérente.
- PASSEMENTERIE D’AMEUBLEMENT
- Camille Weber (veuve et fils), 15, rue Poissonnière, Paris. — Spécialité pour ameublement. Articles de style et de fantaisie. — Médaille d’or, Paris 1878.
- PRODUITS HYGIÉNIQUES
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- PLUMEAUX
- J.-E. Durup, (successeur de P. Leullier etCe), 15, rue Vieille-du-Temple, Paris. —Fabrique de plumeaux en tous genres, autruche, dinde, coq, fantaisie. Marque de fabrique déposée, Récompense à l’Exposition universelle de 1878. Exposant classe 29.
- SIÈGES
- J. Tlxier. Grande fabrique âe sièges d’art et de style, garnis cuir de Gordoue, reliefs, gravés, décorés et autres ; écussons, chiffres, monogrammes, etc. ; matériel et outillage spéciaux pour cette fabrication. — Exposant.
- SOIES ÉCRUES & TEINTES
- E. Ilamelin et Cie, 144, rue Saint-Denis, Paris. — « Au Mûrier » « Au Palmier ». Diplôme d’honneur. Filatures et Moulinages à Bagnols (Gard) et aux Andelys (Eure).
- TAPIS ET TAPISSERIE
- B. Jacob. 19, rue Turbigo. Paris. — Tapis Linoléum et toiles cirées, la plus belle collection. Se charge de la pose à l’Exposition. Conditions les plus avantageuses.
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- VERRERIES (et Fournitures pour)
- Ch. Lespadin, 72, rue d’Angoulême, Paris. — Moules et outillage pour verreries et cristalleries, fabricant breveté s. g. d. g. — Exposant classe 51, groupe VI.
- ABAT-JOUR
- BegalTet et C‘* Suce”, (ancienne maison Grimal), 28, rue Albouy, Paris. — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
- AMEUBLEMENT
- A. Vaillant, 10, rue Meslay, Paris. — Fabrique de meubles de luxe. Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité de cachepots, jardinières, tables à ouvrages et à jeux, bureaux de dames et liseuses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
- Hilgert, 20, passage Tocanier. Paris — Fabricant de chiffonniers et tables de nuit chiffonniers en tous genres.
- Ch. Gai vani, faubourg Saint-Antoine, 137, et rue d’Avron, 28. — Grande fabrique de lits et chambres à coucher en tous styles. Envoi franco du catalogue.
- G. Uerrmann, 9, rue St-Ambroise et 7, cité d’Angoulême, Paris.—Ameublements complets de tous genres. Ebénis-terie et tapisserie. Meubles anciens, sièges et tables de tous styles pour salles à manger. Chambres à coucher, salons, bibliothèques et bureaux.
- Quarré, 143, r. d’Aboukir, (us. r. de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de style pour meubles, de décoration pour cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voiture, marque : Au Lion.
- ARMES & ARMURES
- R. Gutperle, 12, boulevard Magenta, Paris. — Armes, armures, panoplies et trophées. Cuirasses secrètes garantissant de l’arme blanche et de la balle de revolver. Bijoux, armes et armures pour théâtres.
- ARTICLES POUR FUMEURS
- Quentin et Cie, 22, r. de Bondy*, Paris. — Pipes Gambier. Papiers Riz
- La * et Goudron La
- BALANCES & BASCULES
- L. Paupler * constructrmécanicien, rue Saint-Maur, 84, Balances, Bascules, Petits chemins de fer, matériel roulant,
- (voir classe 49, Hangar 1, n°l). Voir Esplanade des Invalides, classes 49 et 74. Agriculture.
- BATTEURS D’OR
- X. Jacquesson, 7, rue Chariot, Paris. — Fabrique d’or, d’argent et de platine en feuilles, en poudre et en coquille. — Exposant, classe 41, groupe V. — Téléphone.
- BEBES, JOUETS, JEUX
- J. Steiner, fabricant du bébé mécanique vivant, du bébé incassable, parlant et ordinaire (dit le 'petit parisien), 22 brevets. — Demander marque Steiner.
- BIJOUTERIE, JOAILLERIE
- Pllchon et Cie, 10, rue duParc-Boyal, Paris. — Fabricants de doublé or, or sur argent.
- Ancienne maison Lefebvre et fils, fondée en 1843. Lefebvre fils aîné successeur. 106, rue de Rivoli. Ateliers, 3 rue des Halles, —Corbeilles de mariage bijoux riches, pierres fines de premier choix.Fab. spéciale de bijoux, orfèvrerie et objets d’art de style or et argent, ciselure, émaux, modèles spéciaux déposés. Médaille argent, Paris, 1884. Exposant classe 37. CORSETS
- A. BRioT.Trouillet et Lambert S”, 13, rue Etienne-Marcel et 133, rue Saint-Denis, Paris. — Manufacture de Corsets, Commission, Exportation. Marque déposée: A la Lemoiselle.
- Lambert-Vormus, 3 boul. St- Denis. — Bijouterie-joaillerie. Fabrique de Pendules.
- COULEURS FINES
- Lambert Lévy fabricant, 31 et 33, boulevard St-Martin. Maison fondée en 1829. — Joaillerie, bijouterie, horlogerie, bronzes. — Vente en détail au prix du gros.
- Chevillet, A. Grenier successeur, 31, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de couleurs fines pour artistes. Exposant classe 10, groupe II.
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- L. Plainchamp, maison fondée en 1798, boul. de Strasbourg, 35, Paris. — Couleurs et vernis pour bâtiments, voitures et industrie, décors et tableaux.
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- OUVRAGES DE DAMES
- BOUTONS
- Mm,! Cuchet, 3, rue d’Aboukir, Paris. — Tapisseries de tous styles, broderies, armoiries, travaux montés, spécial, drap perforé â la machine et à la main, perforation à façon.
- G. Bag-riot. [nc] 168-170, rue St-Denis, à Paris. — Exposant classe 35. Boutons Livrée, Administrations, Uniformes pour tous pays.
- ÉVENTAILS
- E. Buissot, 46, rue des Petites-Ecuries, Paris. — Fabrique d’éventails pour la France et l’exportation, corbeilles de mariages, éventails anciens, réparations de tous éventails.
- BRETELLES
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- GANTERIE
- Marcault, 8, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — (Classe 35), Chevreau et Suède, marque L. S Gants TanJ Russe, b. s. g. d. g.
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- GRAINES & PLANTES
- Maison Loise-Chauvière, fondée en 1845, Dupanloup et Cie, successeurs, 14, quai de la Mégisserie, Paris. (Exposants).
- HOUBLONS
- BRONZE IMITATION Edouard Bernet, 17, rue de Ciéry, Paris; succursale, 52, faub. Stanislas, Nancy. — Houblons de toutes provenances. — Méd. etdipl. d’honneur. Exposant cl. 44, gr. V.
- Coupler fils et Drouart, rue Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets d’art. Editions d’Œuvres du Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis XVI. — Exposant classe 25, groupe n° 3.
- MARQUES D’EMBALLAGE
- BRONZES POUR EGLISES Foucault, 9, rue des Trois-Bornes, Paris. — Presses et marques à feu, Pinces à plomber, Alphabets et chiffres acier fondu, Marques de fabrique.
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- MANCHES DE PARAPLUIES
- Ancienne maison G. Lamoisse et Tardy, V. Rarguin et Cio, successeurs, anc. 80, rue de Bondy, actuellement 95 et 97, boulevard du Port-Royal. — Téléphone.
- COURROIES
- J. Levy jeune, 47, avenue Parmentier, Paris. — Courroie Gandy coton.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Quoique commencé tardivement, le Grand-Théâtre de l’Exposition est un des Palais dont l’installation est complètement terminée.
- Nous venons d’assister à la représentation à laquelle nous avait gracieusement convié la Direction, et nous avouons tout franchement que nous avons été émerveillés de ce que nous venons de voir et d’entendre. Ce sera, en effet,une surprise pour tous de trouver, dans le Parc du Champ de Mars, la plus coquette des salles de spectacle, avec un programme plein d’intérêt.
- Nous avons applaudi la troupe Alexander dans une pantomime inénarrable, intitulée « les Tribulations d’un Touriste »; ce sont certainement, dans leur genre, des maîtres que ces mimes anglais !
- A signaler aussi les acrobates les Constanti ; les chiens admirablement dressés du clown Karl et surtout un prodige de grâce et de force appelé Georgina Aix, qui, âgée de 8 ans, nous a montré des tours que nous n’avions
- PALAIS DES ENFANTS
- jamais vu faire aux acrobates les plus adroits.
- A côté des clowneries, l’art le plus sérieux est représenté par Mlle Kara, une jeune mauresque qui a passé par notre Conservatoire, dont elle a pris les bonnes traditions.
- Je promets un succès au « Paris-Quatuor » qui nous a fait entendre un beau chant patriotique intitulé « 89 », composé spécialement, pour le Grand-Théâtre de l’Exposition, par M. Missa, grand prix de Rome.
- N’oublions point un exquis ballet d’enfants, réglé par Mme Mariquita et l’orchestre dirigé de main de maître par Alexandre Artus.
- Nous n’avons pu assister à la représentation des Marionnettes dans le promenoir, mais on nous assure qu’elles feront sensation ; j’en accepte l’augure. •-
- D’après cette représentation, nous pouvons annoncer que c’est dans ce coin du Champ de Mars, côté Suffren, que sera la fête de l’Exposition.
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- 2e Série. — N° 8
- Le Numéro : 15 Centimes
- Mardi 21 Mai 1889
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- srr-sa— :
- ABONNEMENTS POUR IA DURÉE DE i/EXPOSITION QUOTIDIEN ILLUSTRÉ Annonces la ligne’A'LiL Réclames — 5 » Faits divers 10 »
- Paris et Départements 20 lr. Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M Seymour Wade, Blomfield Bouse, London-Walt.
- Étranger, le port en sus. (CLASSE 58)
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- PARTIE NON OFFICIELLE
- SOMMAIRE : Chronique. — Visite de M. Spuller, ministre des affaires étrangères, à la section tunisienne. — Echos. — La Question des Théâtres. — Le Conseil général de la Seine et M. Alphand. — Banquet des Républiques américaines. — Tombola de l’Exposition. — Les Aquarellistes et les Pastellistes. —- Nouvelles. — Spectacles et distractions. — Renseignements utiles. — Annonces. _--------------------------------------------—
- G H RONIQ U E
- La soirée de samedi comptera dans les annales de l’Exposition; on attendait impatiemment l’ouverture des grandes galeries le soir et leur éclairage à la lumière électrique. Cette inauguration a eu lieu avec un plein succès ; il n’y avait qu’une voix pour admirer le Dôme central, la galerie de 30 mètres et la Galerie des Machines.
- — C’est magnifique ! c’est superbe ! c’est féerique !
- On n’entendait que des exclamations de ce genre.
- Le fait est que le spectacle dépasse tout ce qu’on peut imaginer : le Palais des Machines, notamment, avec la courbure hardie de sa colossale nef et ses superbes verrières, paraît plus vaste encore par l’étincellement des mille feux qui l’inondent. Une centaine d’arcs voltaïques, disposés dans toutes les allées, et quatre lustres de douze arcs, espacés dans la longueur de l’allée centrale, jettent un éclat sans pareil sur tous les détails de la puissante ossature de fer du Palais; au centre, le phare tournant, dont les rayons se promènent alternativement sur les machines en mouvement, sur les roues colossales, sur les métiers agiles, sur les effrayants engins en activité, augmente encore la féerie de cette illumination générale.
- Le réussite de l’éclairage électrique du Palais des Machines dépasse toutes les prévisions. C’est un succès sans précédent et bien digne des efforts faits pour le réaliser, et qui fait oublier promptement les quelques jours de retard qui ont abouti à un si beau résultat.
- Voilà donc les portes de l’Exposition tout entières ouvertes à deux battants tous les soirs ; dans une quinzaine, les galeries des industries diverses et les sections étrangères seront, elles aussi, éclairées à la lumière électrique, et tout le monde voudra voir le soir cette exhibition unique d’un palais ènchanté, plus vaste qu’une ville «entière.
- A
- A côté de ce succès, nous devons en signaler un autre qui, bien qu’il n’ait pas eu comme ,théâtre l’Exposition même se rattache pourtant directement aux spectacles donnés à Paris en vue de l’Exposition : nous voulons parler de Buffalo Bill et de sa troupe d’indiens et de Mexicains.
- Depuis plusieurs semaines, ce nom bizarre, ce portrait mâle et séduisant obsède Paris : il est partout, on se demande quel est cet homme au profd énergique, à la moustache noire, aux longs cheveux, au col hardi et dégagé ; et l’écho nous répondait : c’est Buffalo Bill ; Buffalo Bill, et c’est assez !
- En somme, cela ne nous disait rien du tout; était-ce une réclame de coiffeur, d’eau spéciale contre la chute des cheveux, ou même de chapelier, voulant mettre à la mode ce sombrero ?
- Le mot de l’énigme nous a été donné samedi après-midi. Plus de douze mille invitations avaient été lancées et le nouvel hippodrome voisin de la porte des Ternes, regorgeait littéralement de spectateurs.
- Le Président de la Républiqu e, imitant en
- cela l’exemple de la reine d’Angleterre, avait accepté l’invitation de M. Mac-Lane, ministre des Etats-Unis, et très exactement, il faisait son entrée à deux heures et demie, accompagné de M. Constans, ministre de l’intérieur, de M. Lozé rard et de M. de Freycinet, aux accents de la Marseillaise, jouée par des musiciens en costume de cowboys.
- La présence du premier magistrat de l’Etat donnait naturellement une certaine importance à cette répétition générale; tous les Parisiens pari-siennant s’v étaient rendus, et jamais l’avenue des Ternes, sillonnée en tous.sens par des voitures élégantes, ne s’était trouvée à pareille fête.
- Le pelit détachement américain de soldats d’infanterie de marine, de la section des Etats-Unis, était, lui aussi, venu assister à la représentation : le drapeau américain flottait gaiement à côté de nos trois couleurs.
- L’arène a la forme ovale, elle est recouverte d’une couche de mâchefer et de tan ; au centre s’élève une haute tribune, dont la base est faite de gazon. Une sorte de régisseur y monte et commence à nous lire tout haut le programme des exercices qui vont avoir lieu ; naturellement, vu l’immensité du cirque, on n’entend pas un mot. Parle-t-il anglais? parle-t-il français ? on n’en sait rien; on rit, on applaudit pour le faire taire, mais il persiste.
- Décidément ce programme parlé n’est nullement du goût d’un public français et surtout parisien : Il faudra impitoyablement le supprimer, c’est du reste ce qui se fait dès aujourd’hui, nous assure-t-on.
- Alors a défilé toute la troupe, à cheval, défilé bizarre, d’une puissante originalité, et, chose rare, absolument nouveau pour des spectateurs parisiens. Voici les cow boys, habitants des prairies de l’ouest des Etats-Unis, avec leurs larges sombreros et leurs pantalons de cuir ; voici, d’autre part, les Indiens hommes et femmes, presque nus, armés de piques, coiflés de plumes, la peau peinte en vert, en jaune, en bleu, avec des tatouages et des bariolages fantastiques, se cramponnant d’une main au pommeau de leur selle et brandissant de l’autre des revolvers.
- Le dernier, superbement planté sur un beau cheval blanc, arrive Buffalo, de son vrai nom le colonel Codv, qui s’est distingué dans l’Ouest par de hauts faits contre les Peaux-Bouges, et qui maintenant les exhibe en Amérique et en Europe.
- Sans entrer dans les détails des numéros, nous dirons qu’ils sont tous très curieux, quoique un peu monotones ; nous avons assisté successivement à des exercices de tir, vraiment surprenants, par une jeune Américaine et par un jeune Canadien ; à une chasse aux chevaux sauvages, pris au lasso et sellés de force, à la poursuite d’un troupeau de bisons, à l’attaque d’une diligence, à des danses de Peaux-Rouges, etc.
- On nous assure que Buffalo-Bill a à sa disposition des spectacles très variés; c’est là ce qu’il faut avant tout pour le public parisien. Car, malgré l’étrangeté des cavaliers et de leurs fantasias brillantes, on s’en lasserait vite s’ils n’étaient accompagnés de temps en temps par^ quelques numéros nouveaux et de plus en plus alléchants.
- F. L.
- A .LA SECTION TUNISIENNE
- Hier, dimanche, M. Spuller est arrivé à la section tunisienne à dix heures du matin. Le ministre des affaires étrangères était accompagné de MM. Charmes, d’Estournelles, Blondel.
- Des cavaliers tunisiens en costume de fantasia, montés sur des chevaux richement caparaçonnés, étaient rangés devant le palais de la Tunisie. Sur les marches du palais, les indigènes formaient des groupes colorés. M. Régnault, secrétaire général du gouvernement tunisien ; M. Machuel, directeur de renseignement en Tunisie; M. Ch. Sanson, commissaire général de la section; M. de là Blanchère, directeur des beaux-arts en Tunisie ; M. Saladin, architecte du palais; MM. Charles Géry, de Foucault, de Lespinasse, Savignon, Gandolphe et un grand nombre d’autres propriétaires ou industriels de Tunisie, ont tenu à saluer le ministre, auquel M. d’Estournelles a présenté tous les fonctionnaires suivant l’ordre hiérarchique.Remarqué dans l’assistance M.Waldeck-Rousseau et M. DupartaR.ingénieur en chef du Bone-Guelma.
- Cette présentation faite, M. d’Estournelles a conduit le ministre sous les galeries couvertes du patio, lui faisant admirer les magnifiques sculptures en plâtre et les faïences anciennes qui ornent les murailles et les riches plafonds qui les décorent. Puis il a admiré la belle mosaïque romaine qui décore le sol du patio et que M. de la Blanchère n’a pu rapporter de Tunisie qu’avec des soins inimaginables.
- En passant, M. Spuller a regardé avec plaisir les belles aquarelles de M. Gok,quireprésen-tentlesédifices maritimes delà côte de Tunisie. Le ministre est ensuite entré dans la salle de droite (Sud), où il a vu de jolis vitraux, une curieuse panoplie d’instruments aratoires arabes, des collections provenant des grands domaines de Tunisie, des séries de vins tunisiens en bouteilles. MM. Géry et de Foucault ont donné quelques renseignements sur les beaux domaines de l’Oued-Zargua et de l’Enfida.
- Puis est venu l’exposition des travaux des écoles de Tunis. Cette exposition a vivement intéressé M. Spuller, qui n’a pas ménagé les compliments adressés à M. Machuel, pour lui et ses collaborateurs.
- Après un coup d’œil d’admiration au dessous de la grande coupole, le ministre et son entourage sont descendus dans le jardin.
- Devant la maison en troncs de palmiers, sous laquelle se trouve une belle cave pour la conservation des vins, M. Spuller, en qui se réveillait le Bourguignon, a fait une petite dissertation sur les soins à donner au vin dans les pays chauds.
- Toujours précédé des janissaires que la Résidence a envoyés à Paris, le cortège s’est engagé sous la voûte des souks. Tous les marchands étaient à leur poste, au pied de leur boutique. Les tailleurs et les brodeurs d’abord; puis le barbier, qui a offert au ministre un plat et un rasoir de fabrication arabe ; puis le tourneur, qui se sert de ses pieds pour travailler ; le fabricant de sacoches brodées ; le kaouadji, qui lui a offert le café.
- Le ministre s’est vivement intéressé au travail du tisserand, qui fabrique des étoffes merveilleuses avec un outillage primitif qui date des Phéniciens. Le même marchand lui a montré des harnais en velours brodé d’une rare magnificence.
- Le ministre s’est arrêté dans la riche boutique des frères Barbouchi, dont Ali lui a fait les honneurs. Assis là, M. Spuller a pu assister à une ébauche de fantasia, donnée dans vingt mètres carrés.
- En sortant des souks, M. Spuller a été conduit au théâtre tunisien, où il a pu apprécier la gastérochorégraphie, des danseuses juives, aux
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- costumes éblouissants. C’est là que le ministre, en vrai connaisseur, a. fait une dégustation en rè°'le des crus tunisiens. On comprendra que, pour ne pas faire de jaloux et ne pas faire de réclame personnelle, je me borne à dire qne, d’une façon générale, M. Spuller a trouvé aux vins rouges de Tunisie une grande franchise de goût et une belle couleur ; aux vins blancs, un bouquet exquis.
- Après cette épreuve, dont les vins tunisiens sont sortis triomphalement, le cortège ministériel s’est dirigé de nouveau vers le palais, afin de visiter les salles nord.
- A l’entrée M. Spuller a admiré la restitution en plâtre de deux splendides ruines romaines de Tunisie, celles de Sbeitla et de Thounga. Il s’est arrêté avec le plus vif intérêt devant les recherches et les restitutions faites par M. de la Blanchère pour apprendre à ses compatriotes, les colons actuels, par quels moyens de captation et de dérivation des eaux les Romains avaient fait de ce pays la plus fertile contrée du monde : et prouver que la chose est à refaire.
- Un tombeau punique, datant pour le moins de sept siècles avant l’ère chrétienne, avec tous les vases et plateaux trouvés à côté du squelette, a frappé le ministre.
- Puis la visite s’est continuée par l’examen des travaux et des moulages des missions scientifiques françaises et des vitrines des merveilles archéologiques apportées par M. de la Blanchère, ou envoyées par le cardinal de Lavigerie et par d’autres amateurs.
- Les vêtements brodés d’or, d’une richesse inouïe, ont arrêté l’attention du ministre.
- Après avoir examiné et admiré cent autres objets intéressants, M. Spuller s’est placé sous la riche coupole du salon dit « Salon du Bey » et a prononcé un intéressant discours.
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- Après avoir fait ressortir que l’acquisition de la Tunisie avait un prix inestimable pour la* France, et avoir montré la valeur de cette merveilleuse forme de protectorat si longtemps méconnue, le ministre a dit que la France, après avoir eu M. Cambon, qui a créé le protectorat, est heureuse d’être représenté à Tunis par un homme de la valeur de M. Massicault. Le résident actuel doit donc avoir à l’instant présent la première place dans les souvenirs du représentant du gouvernement français.
- Le ministre se tournant vers M. Régnault, l’a prié de dire à M. Massicault et au gouvernement tunisien combien le gouvernement français approuve et admire la façon dont l’exposition tunisienne a été comprise et accomplie.
- Le ministre le prie également de porter l’approbation et les félicitations du gouvernement français au comité tunisien de l’Exposition, qui a mis tant de complaisance, d’intelligence et d’activité dans l’accomplissement d’une tâche longue et délicate.
- Le ministre se garde bien d’oublier ceux qui, à Paris,ont concouru à l’œuvre commune. C’est d’abord la direction politique des affaires étrangères tout entière qui a droit à ses éloges ?.
- MM. Gabriel et Xavier Charmes et d’Estour-nelles ont reçu du ministre les témoignages de la plus vive satisfaction. ' r
- A M. Blondel, il a fait entrevoir à brëf delai une récompense cent fois méritée.
- Pour M. Charles Sanson, il en a été presque à regretter que la récompense si bien conquise ait déjà été accordée il y a quinze jours. Les paroles du ministre ont été, pour M. Sanson, une vraie mention de rappel de la décoration récemment conférée.
- M. Spuller s’est longuement étendu sur les incontestables mérites de M. Saladin, architecte, qui a su faire une synthèse admirable de l’art tunisien en groupant, en une parfaite unité, ses divers spécimens, et en formant un ensemble correct et séduisant, cadre charmant pour les spécimens d’architecture, d’archéologie,
- de faïence, de décoration, de tissus, de productions agricoles et de travaux scolaires exposés.
- «Mais n’oublionspas la science,la science qui vivifie et fécopde tout ! », a dit M. Spuller en parlant de ces belles recherches de M. de la Blanchère, « qui apprendront à nos colons comment il faut faire, à l’exemple des Romains, pour rendre à la Tunisie son antique et extraordinaire fertilité. »
- Il rappelle les travaux des missions scientifiques françaises de MM. Guérin, Cagnat, Saladin, Reinach et autres, qui ont révélé la Tunisie à la France et ont fait entrevoir le parti merveilleux que l’on peut tirer de cette admirable région.
- La science archéologique a fait éclater en pleine lumière la possibilité de ramener la Tunisie actuelle à l’état florissant, de séjour fortuné de l’époque romaine, où elle comptait douze millions d’habitants.
- « Dans le temps présent il faut, dit le ministre, rappeler avec admiration l’œuvre scolaire accomplie dans la Régence par M. Machuel, le directeur de l’instruction publique. Cette œuvre est l’honneur de la République française qui, partout où elle va, accomplit son œuvre de liberté, d’augmentation de bien-être et de savoir.
- « M. Machuel a été le missionnaire de la science et de la liberté dans ce pays », a ajouté le ministre.
- Il a dit que le gouvernement, frappé du chemin parcouru par la Tunisie dans la voie du progrès en moins de sept années, se trouve engagé envers elle : que son attention est éveillée et qu’il ne faillira pas au devoir qui lui incombe de ce côté.
- Mais, ajoute le ministre, ce n’est pas seulement dans l’ordre intellectuel que des progrès ont été considérables. Les travaux publics n’ont pas été moins remarquables. Une ville européenne a surgi à Tunis comme par enchantement, les commodités de la vie ayant été développées, un port, des chemins de fer, des routes sont construits ou en voie de construction. Ces travaux sont tels, qu’ils dénotent en ce pays une vitalité profonde.
- L’agriculture française, elle aussi, s’y estétablie avec éclat. Non par des concessions, mais avec l’argent, avec le patrimoine des colons.
- Après avoir indiqué l’état florissant des huileries du Sahel, le ministre constate ce fait, que la viticulture a pris une grande et intéressante place en Tunisie. Il dit que le gouvernement en est touché et qu’il comprend qu’il est de son honneur de soutenir les colons français qui ont engagé leur patrimoine en Tunisie sur des promesses dq protection.
- M. Spuller ne fera pas de promesses banales. Ses collaborateurs et lui sauront remplir leur devoir de protection, et ils veilleront' sur les intérêts français établis en Tunisie.
- S’il a surgi de ces obstacles devant lesquels il faut plier momentanément pour ne pas rompre imprudemment, ses collègues et lui s’appliqueront à les tourner, pour la satisfaction de tous.
- M. Spuller termine en portant ses pensées vers le prince honorable et sage qui règne sur la Tunisie sous le protectorat de la France, et ? en lui souhaitant une longue vie.
- M. Spuller a quitté l’Esplanade vers midi, après avoir consacré deux heures entières à la visite de l’exposition tunisienne.
- G. Lallemand.
- ÉCHOS
- Gratifications
- A l’occasion de l’Exposition, M. Thévenet, garde des sceaux, vient d’allouer des gratifications aux petits employés du ministère de la justice. Ces gratifications sont distinctes de l’mJemnité attribuée par .une loi récente aux fonctionnaires de l’Etat dont le traitement est inférieur à 2,000 fr.
- Le garde des sceaux a en outre autorisé les chefs de services de son département ministériel à accor-
- der successivement à tous les employés placés sous leurs ordres une demi-journée de congé en dehors des congés réguliers, pour leur permettre de visiter chaque semaine l’Exposition.
- Les Cartes d’entrée à l’Exposition
- Voici l’état exact des cartes d’entrée gratuites qui avaient été délivrées par l’administration de l’Expo-
- sition au 15 mai :
- Exposants français...................... 15.558
- — étrangers.................... 3.741
- — concessionnaires............... 119
- Agents français.......................... 1.418
- — étrangers............................. 305
- Personnel français....................... 1.437
- — étranger........................ 990
- Presse française et étrangère............ 1.341
- Total........... 24.915
- A ce total on peut ajouter le chiffre approximatif des cartes qui ont été délivrées d’une manière générale dans les trois dernières journées par le service des
- entrées, soit.............................. 700
- Ce qui porterait le chiffre des cartes livrées à ce jour à.......................... 25.015
- Les entrées payantes de samedi se sont élevées à 55,550.
- Abonnements à prix réduits
- La commission de contrôle et de finances a récemment décidé que les souscripteurs à l’ancienne association de garantie auraient le droit de prendre des abonnements au prix réduit de 20 francs.
- Les intéressés qui désirent bénéficier de cette faveur doivent adresser leur demande au directeur général des finances de l’Exposition, 18, avenue de La Bourdonnais, qui leur fera parvenir le certificat constatant leur droit.
- La carte d’abonnement sera délivrée sur la présentation des deux exemplaires signés de la photographie de l’ayant droit, à Paris, à la caisse centrale du Trésor public (ministère des finances, place du Louvre), et dans les départements, au percepteur.
- Délégations ouvrières
- Le conseil général d’Alger vient de voter un crédit de 10,000 francs destiné à subventionner les délégations ouvrières qui se rendent à l’Exposition universelle.
- Une Fête militaire
- Le corps d’officiers du 28e de ligne a reçu à l’Ecole militaire les officiers indigènes et les officiers étrangers venus à Paris avec des détachements de troupes à l’occasion de l’Exposition.
- La question des théâtres de Paris
- Dans une de ses dernières chroniques, le Bulletin Officiel a été le premier à faire remonter aux directeurs de théâtres eux-mêmes la cause de l’abandon dont ils se plaignent. Gomme nous, le Temps d’hier leur reproche de n’avoir pas su attirer le public par des nouveautés, et de ne lui servir que des reprisés connues de la province et de l’étranger par les fameuses « tournées dramatiques » si fort à la mode en ces temps derniers.
- Nous ajouterons que le succès de Buffalo-Bill est la preuve irréfutable de ce fait qu’il y a place pour tout le monde sous le soleil du Paris de l’Exposition. Hier, samedi, plus de douze mille personnes se sont rendues à l’autre bout du monde, hors des murs de Paris, au delà de la porte des Ternes, route de la Révolte, attirées par quoi ? par la nouveauté d’un spectacle et par une réclame bien et largement entendue.
- Est-ce clair ?
- Ce qui est plus clair encore, c’est que l’Exposition n’en a subi aucun abaissement du nombre des entrées.
- Il y a donc place pour tout le monde ; mais donnez du nouveau, messieurs les directeurs.
- Si, par exemple, le Vaudeville tenait un succès comme les' Surprises du divorce dans sa primeur, avant toute tournée vulgarisatrice, croit-on que ses recettes baisseraient ?
- Assurément non, car aucun des visiteurs de l’Exposition ne voudrait quitter Paris sans
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- s’être détendu la rate à une pièce aussi irrésistible dans sa folle gaieté.
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- Les restaurateurs et cafetiers de Paris font chorus, paraît-il, avec les directeurs de théâtres et demandent trois jours de fermeture d’Expo-sition par semaine, pendant la soirée.
- Ici, la question devient délicate: car on ne saurait léser les restaurateurs et cafetiers qui ont traité à l’Exposition pour toutes les soirées de la semaine.
- Les restaurateurs et cafetiers de Paris auraient dû s’inquiéter de la question dès le principe, avant la conclusion des engagements avec l’administration de l’Exposition.
- Qu’ils s’en prennent, en ceci, à une certaine presse, à certains partis politiques, qui ont poursuivi pendant des mois et des mois, à l’égard de l’Exposition, une campagne de dénigrement, de doute et même de négation.
- Qu’ils retournent vers ces patriotes d’un genre particulier leurs doléances d’aujourd’hui.
- N’est-il pas vrai que jusqu’au dernier jour on a entretenu le doute sur l’ouverture, voire même sur la possibilité de l’Exposition ? La veille de l’ouverture encore, on a pu lire partout, entendre partout, que l’Exposition ne serait qu’entr’ouverte, pour être refermée aussitôt pendant un mois ? N’a-t-on pas dit que les étrangers ne viendraient pas, etc., etc. ?
- Qu’en est-il résulté ? C’est qu’au fond, les directeurs n’ont pas cru devoir se mettre en grand frais et se sont contentés de servir des reprises, et que les restaurateurs et cafetiers se sont endormis dans le doute et n’ont élevé aucune prétention en temps opportun.
- La question est là. Là est le mal, si mal il y a, car il n’est pas dit que, lors du grand afflux de juin, de juillet et d’août, tous n’auront pas leur part de gâteau.
- F. L.
- Le Conseil Général de la Seine et M. Alphand
- Le bureau du conseil général de la Seine a chargé M. Jacques, président du conseil général, de remettre officiellement à M. Alphand la lettre suivante :
- Monsieur le directeur,
- Dans sa séance de ce jour, le bureau du conseil général s’est associé avec empressement aux sentiments qu’à inspirés au bureau du Conseil municipal votre promotion à la dignité de grand-croix de la Légion d’honneur. Je suis heureux de vous offrir, en son nom comme au mien, les félicitations les plus chaleureuses.
- En vous conférant cette distinction, monsieur le directeur, le gouvernement de la République a certainement entendu récompenser les prodiges d’intelligence, d’activité et d’énergie qu’il vous a fallu faire pour mener à bien les travaux de la merveilleuse Exposition de 1889, mais il a en même temps ravivé la reconnaissance publique pour les longs et éminents services rendus au département de la Seine, et surtout à Paris, son chef-lieu, qui, grâce à vous, est aujourd’hui digne de l’admiration de tous.
- Veuillez agréer, etc.
- Le président du conseil général de la Seine.
- Ed. Jacques.
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- Hier soir avait lieu, dans la grande salle des fêtes de l’hôtel Continental, le dîner que les représentants des Républiques américaines, pre-
- nant part à l’Exposition universelle, ont offert àM. Tirard, président du conseil et commissaire général, aux directeurs généraux et autres Chefs du service de l’Exposition.
- Les organisateurs de ce banquet, dont le but principal était de provoquer une manifestation sympathique en faveur de la France et de son gouvernement, sont : MM. le baron de Almeda, ministre de la République dominicaine ; colonel Juan L. Diaz, ministre de rUruguay; Ra-mon Fernandez, ministre du Mexique; Francisco Médina, ministre du Nicaragua; José-C. Paz, ministre de la République argentine; Gusman Blanco, ministre du Venezuela; Cri-santo Médina, ministre du Guatemala; Carlos Candamo, ministre du Pérou; Carlos Antunez, ministre du Chili, Alejandro Posada, ministre de Colombie; L. Salinas Vega, chargé d’affaires de Bolivie, et Antonio Quiros, ministre du Salvador.
- Les autres membres du cabinet, le préfet de la Seine, le préfet de police, les ministres de Belgique, de Perse, de Grèce, de Serbie, de Roumanie, de Suisse, de Chine, du Japon, de Haïti, d’Espagne, et M. Whitelaw-Red, le nouveau ministre des Etats-Unis, ainsi que le général Brugère, MM. Chautemps, de Boutellier, des représentants de la presse parisienne et étrangère, ainsi que tous les commissaires des sections américaines et les hauts fonctionnaires du ministère des affaires étrangères figuraient, en outre, au nombre des invités.
- L’importance de cette manifestation grandiose ne saurait échapper.
- La table, splendidement dressée, était disposée en forme de fer à cheval et contenait 150 couverts.
- Le banquet a été présidé par M. Mac Lane, à qui ses collègues désiraient donner avant son départ ce témoignage de considération.
- L’ancien ministre des Etats-Unis avait à sa droite M. Tirard; venaient ensuite MM. de Al-mada, Thévenet, baron de Beyens, de Freycinet, Ramon Fernandez, Fallières, etc. ; à sa gauche avaient pris place MM. Spuller, le colonel Diaz, Constans, général Nazare Agha, Rou-vier, Médina, amiral Krantz, etc., etc.
- On regrettait beaucoup l’absence de M. Alphand, qui s’était fait excuser, ayant dû quitter Paris pour assister au mariage d’une de ses nièces.
- Voici le menu du dîner :
- POTAGES
- Printanier Riche Purée d'Ecrevisses au Madère
- Rissoles à la Lucullus
- RELEVÉ
- Saumon nouveau sauces Crevettes et Hollandaise
- ENTRÉES
- Filet de Bœuf à la Richelieu Cailles en Caisse à la Régence Rocher de Foies gras à la Gelée
- Sorbet au Porto et Granité à la Fine Champagne
- ROTS
- Poulardes Truffées Salade Russe et Salade de Romaine Homard à la Parisienne
- ENTREMETS
- Asperges en Branches sauce Mousseline Suprême de Fruits aux Liqueurs des Iles Bombe glacée Vanille et Ananas Gâteau Punch Dessert
- Corbeilles de Fruits — Bonbons Petits Fours
- VINS
- Amontillado Château Yquem 1879 Saint-Emilion en Carafes Mouton Rothschild — Cbambertin 1874 Champagne frappé Monopole
- CAFÉ ET LIQUBURS
- Au dessert, M. Mac Lane porte le premier toast à M. Tirard, aux collaborateurs de l’Exposition et au président de la République. Ce toast est fort applaudi.
- M. Tirard, président du conseil des ministres, répond à M. Mac Lane :
- « Lorsque la France, dit M. Tirard, a convié
- les puissances étrangères à prendre part à la grande manifestation industrielle dont M. le ministre des Etats-Unis vient de parler, elle croyait qu’il s’agissait non pas seulement de fêter l’art, l’industrie et le commerce, mais elle pensait aussi qu’elle aurait l’occasion de se retrouver au milieu des peuples: il est bien temps, en effet, messieurs, que les peuples s’unissent ensemble dans une seule pensée, la pensée de la fraternité des nations.
- « Nous vous remercions, messieurs les représentants des Républiques américaines, de nous avoir in vité à cette fête de l’union, de la concorde, de la paix..
- « Pourquoi faut-il qu’une pensée triste et amère traverse mon esprit ; j’ai le bonheur, ce soir, de me trouver à côté d’un homme que nous aimons, que nous vénérons et qui va nous quitter. Je lui exprime au nom de la France mes regrets les plus sincères... »
- M. Tirard remercie aussi M. Mac-Lane du loast qu’il a porté à M. le président de la République et lève son verre en l’honneur de tous les gouvernements qui sont représentés au banquet.
- Après lui, M. Spuller, ministre des affaires étrangères, salue le corps diplomatique dont il a su, dit-il, si bien apprécier la bienveillance, la cordialité et la confiance, et termine son discours très applaudi en rappelant que dans trois ans, le 3 octobre 1892, il y aura juste quatre siècles que l’Amérique a été signalée au vieux monde comme un monde nouveau ouvert à la liberté et à la justice,, et il souhaite que dans, trois ans tous les convives du banquet d’aujourd’hui se retrouventfcpour célébrer le centenaire de la découverte de l’Amérique.
- Belle soirée pour la France, qui, en présence de ces témoignages spontanés de l’amitié et de l’admiration du Nouveau-Monde, a de quoi se consoler des dédains jaloux et affectés d’une partie de l’ancien.
- TOMBOLA DE L’EXPOSITION
- Le président de la Répuldique a signé, an conseil des ministres d’hier, le décret autorisant l’émission de la tombola de l’Exposition.
- Voici les parties essentielles du règlement de cette tombola :
- Article premier. — Les billets de tombola seront émis par l’agent comptable du Trésor. Ils seront détachés d’un livre à souche et frappés du timbre-estampille de l’agent comptable.
- Art. 2. — La vente du billet de tombola sera faite, savoir :
- Par les débitants de tabac et autres intermédiaires déjà autorisés à vendre des tickets, à l’exception toutefois des receveurs des postes et des receveurs des bureaux télégraphiques;
- Par les concessionnaires chargés de la vente du catalogue général dans l’intérieur de l’Exposition.
- Les intermédiaires ne pourront se procurer les billets de tombola qu’au bureau de l’agent comptable ! du Trésor. Le prix en sera payé comptant et la livraison s’en fera par feuilles entières de cinq billets.
- Une remise de 2 0/0 sera allouée aux intermédiaires.
- Le prix des billets invendus par les intermédiaires ne leur sera pas remboursé.
- Art.' 3. — Les habitants des départements autres que celui de la Seine pourront se procurer des billets de la tombola nationale en en versant le prix entre les mains des percepteurs de leur résidence.
- Les percepteurs auront droit à la remise de 2 0/0.
- Art. 4 — Les frais inhérents à la tombola nationale, tels que la fabrication des roues et numéros de tirage, impression et numérotage des billets de tombola, remise de 2 0/0 aux intermédiaires, frais de personnel et frais accessoires, seront prélevés sur le produit brut de chaque émission.
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- Art. 5. — Le surplus, constituant le produit net de chaque émission, sera affecté, savoir :
- lo Dans la proportion d’un tiers, à faciliter le voyage et l’entrée à l’Exposition des personnes peu fortunées qui seront désignées par le ministre du commerce ;
- 30 Dans la proportion des deux autres tiers, à acheter des objets, pris exclusivement parmi les produits exposés et destinés à être répartis par la voie du tirage au sort entre les porteurs de billets de souscription de chaque émission.
- Art. G. — Le comité supérieur de révision de l’Exposition remplira les fonctions de commission supérieure et sera chargé de procéder à l’achat des lots dans la limite du produit net de chacune des émissions.
- Les exposants dont les produits auront été achetés par la commission seront autorisés à mettre sur lesdits produits un écriteau libellé : « Acheté pour la tombola nationale d’Encouragement aux Beaux-Arts et à l’Industrie. »
- Art. 7. — A partir du 1er novembre 1889, les lots seront livrés à un garde-magasin nommé par le ministre du commerce.
- Le garde-magasin en délivrera reçu aux ayants droit et apposera sur chaque lot un numéro d’ordre, conformément à une liste préalablement arrêté par la commission.
- Art. 10. — Le tirage au sort des lots aura lieu en séance publique dans la grande salle des Fêtes du Trocadéro, à une date qui sera ultérieurement déterminée.
- Çe tirage sera effectué *u moyen de dix roues distinctes, contenant chacune les chiffres 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9.
- Les dix chiffres extraits des dix roues, placés en regard dans l’ordre de leur extraction, constitueront les numéros gagnants.
- Dans le cas où le même numéro viendrait à sortir deux fois, le numéro double serait considéré comme nul et le tirage serait recommencé.
- Art. 11. — Une commission nommée par le ministre du commerce et de l’industrie et composée de trois membres choisis dans un département, de trois membres appartenant au ministère des finances, et de trois membres désignés par le syndicat de la presse, sera chargée de procéder à l’insertion des chiffres numériques dans les roues des tirages, pour chaque émission, conformément au mode énoncé à l’article précédent.
- Art. 12. — Dans un délai de trois mois, à partir du jourdu tirage, les porteurs de numéros gagnants devront se présenter au président de la commission, qui, après avoir rapproché les billets de leur souche, les annexera au procès-verbal susmentionné et délivrera aux ayants droit un bon de livraison sur le garde-magasin.
- Les lots qui n’auront pas été réclamés dans le délaide trois mois seront vendus par les soins de l’administration des domaines; le produit de cette vente sera attribuée au Trésor.
- LES AQUARELLISTES ET LES PASTELLISTES
- La Société des Aquarellistes et celle des Pastellistes inauguraient, ces jours derniers, en présence de quelques invités seulement, les expositions qu’elles ont installées dans le voisinage du Palais des Beaux-Arts.
- Les amateurs peuvent donc goûter le plaisir de contempler, en leurs coquettes demeures, les envois de nos maîtres de l’aquarelle et du pastel.
- Elégants tous les deux, les pavillons des Aquarellistes et des Pastellistes sont aménagés de façon différente, au mieux de leur destination, avec ingéniosité.
- Aux Aquarellistes, où les envois sont nom-
- breux, s’étagent deux longues galeries. Celle du rez-de-chaussée, ainsi que celle du premier étage, est coupée par des travées qui forment une série de petits salons. On y trouvera — et l’on y retrouvera — de remarquables envois de MM. Bernard, Détaillé, Duez, Français, Béraud, Heilbuth, Harpignies, Eugène Lami, Ca-zin, Lhermitte, John Lewis-Brown, Le Blant, Friant, Gilbert, des chats de M. Lambert, des soldats de M. Loustaunau, des chiens de M. de Penne, des portraits et des fleurs de Mme Lemaire, des scènes espagnoles de M. Worms, des paysages de M. Edmond Yon, des études de M. Jeanniot, des scènes de genre de MM. Maurice Leloir, Delort, Roger Jourdain et Max Claude.
- Une salle unique, où le jour est tamisé par un grand vélum et dont le décor général, or sombre et bouton d’or, est bon à faire valoir les œuvres, contient l’exposition des Pastellistes tout entière. Le maître Puvis de Chavannes y tient la place d’honneur avec trois grands pastels. La plupart des artistes que nous avons déjà nommés y figurent auprès de lui avec des tableaux de choix. Mme Cazin, MM. Gervex, Hellen, Dagnan-Bouveret, Roll, Adrien Moreau, Tissot, Thévenot, Dubufe, qu’on ne rencontre pas à l’exposition voisine, y apparaissent avec de très intéressants envois, que nous examinerons prochainement à loisir, ainsi que tous les autres, lorsque nous aurons pu, librement, sans trop d’encombre, passer la revue des spécimens d’art que contient l’Exposition.
- Les Pastellistes ont reçu dans leur ravissant pavillon, bijou de décoration dessiné par M. Hermant, les commissaires des sections étrangères. Ceux-ci s’étaient rendus très nombreux à l’invitation des artistes français. Vers trois heures, M. Bœtzmann, commissaire général de la Norvège, a pénétré dans le pavillon, accompagné des exposants de sa section. Ceux-ci, qui venaient de célébrer, en un dîner intime, leur fête nationale, parcouraient, drapeau en tète et la boutonnière enrubannée, les diverses parties de l’Exposition.
- NOUVELLES DE L’EXPOSITION
- Les directeurs des constructions navales dans les ports de guerre sont chargés d’inviter les chefs de chantier à désigner chacun deux ouvriers placés sous leurs ordres comme délégués à l’Exposition universelle. Ces ouvriers devront adresser un rapport à l’ingénieur chargé de la délégation. Ils resteront vingtjours à Paris et recevront 150 francs chacun pour leurs frais de déplacement.
- Sur la demande du ministre de la guerre, il a été décidé qu’une part serait réservée pour couvrir les frais de voyage à Paris des sous-officiers et soldats des armées de terre et de mer les plus méritants appartenant aux garnisons de province qui seraient appelés à visiter l’Exposition.
- Quant aux troupes de la garnison de Paris, il a été décidé que chaque jour un certain nombre d’entrées gratuites seraient mises à leur disposition par le ministre de la guërre.
- D’ici une huitaine de jours, le quai d’Orsay et l’esplanade des Invalides seront éclairés à la lumière électrique tous les soirs.
- Seule, la partie située entre l’allée centrale et la rue de Constantine sera illuminée; tout le côté droit (palais de la guerre, hygiène, etc.) restera fermé. Mais les promeneurs pourront visiter toutes les expositions coloniales et se reposer dans les jardins qui entourent les différents pavillons, Sur le quai d’Orsay, les galeries de l’agriculture seront fermées et l’allée centrale seule sera éclairée.
- L’éclairage électrique qui va bientôt fonctionner sera fourni par plusieurs machines d’une force totale de 190 chevaux.
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- Nous ne saurions trop inviter les visiteurs qui ont à se plaindre d’un cocher, soit à l’entrée, soit à la sortie de l’Exposition, à prendre le numéro de l’automédon rikalcitrant et à l’envoyer à l’administration en l’accompagnant d’une plainte motivée.
- Avant-hier, plus de trente cochers ont été ainsi mis à pied pour les délits ordinaires : refus de charger, injures grossières, refus de marcher à l’heure, etc, etc.
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- Sait-on que le dallage du sol du vestibule du Dôme central se compose de plus de 20,000 carreaux?
- Du côté de l’avenue de Suffren, rue du Caire, en face de la section japonaise, est une petite mosquée vers le minaret de laquelle les regards se portent vers cinq heures; du balcon, un Arabe appelle ses coreligionnaires à la prière et psalmodie d’une voix claire : La ilia,h ila Allah! Mohammed résous Allah ! — En français : « Il n’y a de dieu que Dieu, Mahomet est son prophète.
- Le jeûne du Rhamadan est commencé depuis cette semaine. Des télégrammes de Tunis et d’Egypte l’ont annoncé aux vrais croyants de l’Esplanade et du Champ de Mars.
- On vient d’installer dans le Palais des Arts Libéraux, sur l'emplacement réservé à l’anthropologie, une trentaine de types, grandeur naturelle, reconstituant en des scènes diverses la vie aux époques disparues.
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- Il avait été question de créer six lignes nouvelles d’omnibus devant desservir directement le Champ de Mars.
- Dans sa dernière session, le conseil municipal s’était préoccupé de la question, en proposant à la compagnie des Omnibus d’établir les lignes projetées et en fixant le transport à un prix uniforme de 15 centimes. Le conseil, en demandant cette concession de prix, se basait sur ce que ces lignes ne donneraient ni ne recevraient de correspondances.
- L’administration des Omnibus, de son côté, maintenait les conditions ordinaires : soit 30 centimes à l’intérieur et 15 centimes à l’impériale.
- Depuis lors, on n’a plus entendu parler de rien, et es séries de correspondances aux stations d’omnibus atteignent des chiffres complètement fabuleux.
- Il serait temps, pour le conseil et pour l’adminis- • tration, d’en arriver à une solution.
- SPECTACLES ET DISTRACTIONS
- CHAMP DE MARS
- JARDIN
- Musiques militaires, de 3 à 5 heures, dans les quatre kiosques.
- Grand-Théatre de l’Exposition et Palais des Enfants, à l’extrémité du Palais des Arts Libéraux. — Représentations de jour et de nuit.
- Pavillon de la Mer.
- Folies-Parisiennes, près l’entrée de la rue de l’Université. — Représentations de jour et de nuit.
- Pavillons des Aquarellistes et des Pastellistes à l’extrémité du Palais des Beaux-arts.
- POURTOUR
- Rue du Caire. — Café-Concert. — Promenades a Ane. — Pavillon du Maroc. — Café-Concert, Danses.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- Palais des Produits alimentaires. — Czarda Hongroise. — Dégustation. — Musique.
- PALAIS DES MACHINES
- Promenadb sur les Ponts roulants.
- Tirage du Bulletin Officiel, classe 58, près la porte La Bourdonnais.
- ESPLANADE
- Concert Algérien.
- Concert Tunisien.
- Villages Malgache, Tonkinois, Annamite, Pahouin, Canaque, Javanais.
- Le Soir
- Fontaines Lumineuses.
- Illumination de la Tour.
- Illumination des Parcs et des Jardins et du Dôme central.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- RENSEIGNEMENTS
- MOYENS DE TRANSPORT
- et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est.— Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée : Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries a.vec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. —Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée : Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-Issy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes à Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l’Exposition.
- Le territoire de l’Exposifion est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche'. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Ièna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur ^ de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir. '
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies ^ la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. —- Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 lickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entree. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- H. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. — Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 heu-ses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures
- UTILES
- soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- VL — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. —Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. —Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 3 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de 1" classe : 50 centimes ; de 2° classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. —- Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Charnu de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées par jour :
- Matin : 7h. 30, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont, placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de^ la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants :
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
- La Librairie du « Bulletin des Halles », 33, rue
- Jean-Jacques-Rousseau, vient de mettre en vente un Plan illustré de l’Exposition universelle, avec un Indicateur alphabétique, imprimé en six couleurs et représentant exactement la place des différentes expositions.
- Ce plan, richement illustré, est indispensable aux visiteurs, qui trouveront aisément à se guider en sortant du Panorama le Tout-Paris, une des principales attractions de l’Exposition.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
- E COM MAISTDIÎi S
- Ancienne maison Lefebvre et fils, fondée en 1843, Lefebvre fils aîné successeur. 106, rue de Rivoli. Ateliers, 3 rue des Halles, —Corbeilles de mariage bijoux riches, pierres fines de premier choix.Fab. spéciale de bijoux, orfèvrerie et objets d’art de style or et argent, ciselure, émaux, modèles spéciaux déposés. Médaille argent, Paris, 1884. Exposant classe 37.
- Lambert -Vormus, 3 boul. St- Denis. — Bijouterie-joaillerie. Fabrique de Pendules.
- Lambert Lévy fabricant, 31 et 33, boulevard St-Martin. Maison fondée en 1829.— Joaillerie, bijouterie, horlogerie, bronzes. — Vente en détail au prix du gros.
- BILLARDS (et Accessoires de)
- Iliolle, Marillier et Cie fabricants de queues de Billards. Procédé mobile à vis, breveté s. g. d.g. — 45, boulevard St-Martin, Paris.
- BOUTONS
- G. Bag-riot, [nc] 168-170, rue St-Denis, à Paris. — Exposant classe 35. Boutons Livrée, Administrations, Uniformes pour, tous pays.
- BRETELLES
- f'h. Guyot, inventeur et seul fabricant spé- PEMESHYGIENIQUES} cialdes Bretelles hy-J Soniques, 13 rue Bé-\hteveteeaSjaF/ ranger paris._Usage agréable, solidité", bon goût, bon marché. Se trouvent dans les principales maisons.
- BREVETS D’INVENTION
- E. Wattier, ingénieur-architecte, 5, rue Mazagran (porte Saint-Denis) et 33, av. de la Bourdonnais (Exposition). — Représentation aux expositions, brevets d’invention, dépôts, marques, dessins, modèles, France et étranger.
- BRONZES D’ART
- E. Pinédo, LNC1 C. * * * * Exposant, classe 25. — Groupes, Statuettes, Encriers, etc., 40, boulevard du Temple.
- BRONZE IMITATION
- Coupier fils et Drouart, rue Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets d’art. Editions d’Œuvres du Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis XVI. — Exposant classe 25, groupe n° 3.
- BRONZES POUR EGLISES
- Thiery-Figaret successeur de L. Fi-garet, 2, rue Breguet et 24, rue St-Sabin, Paris. — Manufacture de bronzes pour églises. Marque L. F. Paris. — Exposant, classe ...
- COURROIES
- J. Levy jeune, 47, avenue Parmentier, Paris. — Courroie Gandy coton.
- CORSETS
- A. BRiOT,Trouillet et Lambert Srs, 13, rue Etienne-Marcel et 133, rue Saint-Denis, Paris. — Manufacture de Corsets, Commission, Exportation. Marque déposée: A la l'emoiselle.
- COULEURS FINES
- Chevfllet, A. Grenier successeur, 31, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de couleurs fines pour artistes. Exposant classe 10, groupe II.
- L. Plainchamp, maison fondée en 1798, boul. de Strasbourg, 35, Paris. — Couleurs et vernis pour bâtiments, voitures et industrie, décors et tableaux.
- OUVRAGES DE DAMES
- Mme Cuchet, 3, rue d’Aboukir, Paris. — Tapisseries de tous styles, broderies, armoiries, travaux montés, spécial, drap perforé à la machine et à la main, perforation à façon.
- ÉVENTAILS
- E. Buissot, 46, rue des Petites-Ecuries, Paris.— Fabrique d’éventails pour la France et l’exportation, corbeilles de mariages, éventails anciens, réparations de tous éventails.
- FONDEUR-LAMINEUR
- E. Louyot, ingénieur, 16, rue Folie-Méricourt. — Fonte et laminage de tous métaux : nickel, maillechort, cuivres rouge, demi-rouge, laiton. — Téléphone.
- GANTERIE
- Marcault, 8, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — (Classe 35), Chevreau et Suède, marque L. S Gants Tan-Russe, b. s. g. d. g.
- GRAINES & PLANTES
- Maison Loise-Chauvière, fondée en ‘ 1845, Dupanloup et Cie, successeurs, 14, quai de la Mégisserie, Paris. (Exposants).
- HOUBLONS
- Edouard Bernet, 17, rue de Giéry, Paris; succursale, 52, faub. Stanislas, Nancy. — Houblons de toute? provenances. — Méd. etdipl. d’honneur. Exposant cl. 44, gr. V.
- MARQUES D’EMBALLAGE
- Foucault, 9, rue des Trois-Bornes, Paris. — Presses et marques à feu, Pinces à plomber, Alphabets et chiffres acier fondu, Marques de fabrique.
- MANCHES DE PARAPLUIES
- Ancienne maison G. Lamoisse et Tardy, V. Marguin et Cie, successeurs, anc. 80, rue de Bondy, actuellement 95 et 97, boulevard du Port-Royal. — Téléphone.
- ABAT-JOUR
- Degalïèt et Cie Succrs, (ancienne maison Grimal), 28, rue Albouy, Paris. — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
- AMEUBLEMENT
- A. Vaillant, 10, rue Meslay, Paris. — Fabrique de meubles de luxe. Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité de cachepots, jardinières, tables à ouvrages et à jeux, bureaux de dames et liseuses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
- Ililgert, 20, passage Tocanier, Paris — Fabricant de chiffonniers et tables de nuit chiffonniers en tous genres.
- Ch. Galvani, faubourg Saint-Antoine, 137, et rue d’Avron, 28. — Grande fabrique de lits et chambres à coucher en tous styles. Envoi franco du catalogue.
- G. Herrmann, 9, rue St-Ambroise et 7, cité d’Angoulême, Paris.—Ameublements complets de tous genres. Ebénis-terie et tapisserie. Meubles anciens, sièges et tables de tous styles pour salles à manger. Chambres à coucher, salons, bibliothèques et bureaux.
- Quarré, 143, r. d’Aboukir, (us. r. de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de style pour meubles, de décoration pour cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voiture, marque : Au Lion.
- ARMES & ARMURES
- 1t. Gutperle, 12, boulevard Magenta, Paris. — Armes, armures, panoplies et trophées. Cuirasses secrètes garantissant de l’arme, blanche et de la balle de revolver. Bijoux, armes et armures pour théâtres.
- ARTICLES POUR FUMEURS
- Quentin et Cie, 22, r. de Bondy, Paris. — Pipes Gambier. Papiers Riz
- La i® et Goudron La *.
- BALANCES & BASCULES
- L. Paupier * construcP-mécamcien, rue Saint-Maur. 84, Balances, Bascules, Petits chemins de fer, matériel roulant, (voir classe 49,Hangar 1, n°l). Voir Esplanade des Invalides, classes 49 et 74. Agriculture.
- BATTEURS D’OR
- X. Jacquesson, 7, rue Chariot, Paris. — Fabrique d’or, d’argent et de platine en feuilles, en poudre et en coquille. — Exposant, classe 41, groupe V. — Téléphone.
- BÉBÉS, JOUETS, JEUX
- J. Steiner, fabricant du_ bébé mécanique vivant, du bébé incassable, parlant et ordinaire (dit le petit parisien), 22 brevets."— Demander marque Steiner.
- BIJOUTERIE, JOAILLERIE
- Plichon etCie, 10, rue duParc-Royal, Paris. —Fabricants de doublé or, or sur argent.
- OR EN FEUILLES ET EN POUDRE
- Dumilùtre et Faubcrt, Faubourg-du-Temple, 22, Paris. — Fabrique d’or et de Platine en feuilles, en poudre et en coquilles. — Exposant, groupe V, classe 41.
- ORGUES
- Alexandre père et fils, rue de Richelieu, 106, Paris. — Orgues. — Exposant, groupe II, classe 13.
- OUATAGES
- Marinpoy, 10,' rue Paul - Lelong, Paris. — Tissus ouatés, mousselinés, brevetés, pour doublures de vêtements et jupons. — Usine à force motrice, 26 et 28, rue de la Pointe-d’Ivry.
- PARFUMERIE
- E. Broncliain, parfumeur;fabrique, 3, rue de l’Avenir, Asnières. — Reine des neiges, Poudre de riz à base de glycérine, Eden Powder, fleur de. riz superfine, invisible et adhérente.
- PASSEMENTERIE D’AMEUBLEMENT
- Camille Weber (veuve et fils), 15, rue Poissonnière, Paris. — Spécialité pour ameublement. Articles de style et de fantaisie. — Médaille d’or, Paris 1878.
- PRODUITS HYGIÉNIQUES
- X*X)CJél4ÏOX,"J8 0J8 OG XJ 3G
- DÉSINFECTANT LE PLÜS HYGIÉNIQUE (PRIX MONTYOn)
- Phénol-Bobeuf parfumé Dentifrice, Savon et Eau-Bobœuf Aspirateur et Vaporisateur-Bobœuf Paris, 61, faub. Poinonnière, ci-devant, 7, r. Coq-IIéron
- PLUMEAUX
- J.-E. Durup, (successeur de P. Leullier etCe), 15, rue Vieille-du-Temple, Paris. —Fabrique de plumeaux en tous genres, autruche, dinde, coq, fantaisie. Marque de fabrique déposée, Récompense à l’Exposition universelle de 1878. Exposant classe 29.
- SIEGES
- J. Tixier. Grande fabrique de sièges d’art et de s tyle, garnis cuir de Cordoue, reliefs, graves, décorés et autres ; écussons, chiffres, monogrammes, etc. ; matériel et outillage spéciaux pour cette fabrication. — Exposant.
- SOIES ECRUES & TEINTES
- E. Hamelin et O, 144, rue Saint-Denis, Paris. — « Au Mûrier » « Au Palmier ». Diplôme d’honneur. Filatures et Moulinages à Bagnols (Gard) et aux Andelys (Eure).
- TAPIS ET TAPISSERIE
- B. Jacob. 19, rue Turbigo. Paris. — Tapis Linoléum et toiles cirées, la plus belle collection. Se charge de la pose à l’Exposition. Conditions les plus avantageuses.
- marque Genebrlas et Herfort, 23, DE FABRIQUE rue Vivienne. Spécialité pour
- GU tapissiers, ornements d’apparte- B ments, bronzes, rinceaux, patères, porte-chapeaux. Fabrique d’élastiques pour sièges.
- VERRERIES (et Fournitures pour)
- Ch. Lespadin, 72, rue. d’Angoulême, Paris. — Moules et outillage pour verreries et cristalleries, fabricant breveté s. g. d. g. — Exposant classe 51, groupe VI.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Quoique commencé tardivement, le Grand-Théâtre de l’Exposition est un des Palais dont l’installation est complètement terminée.
- Nous venons d’assister à la représentation à laquelle nous avait gracieusement convié la Direction, et nous avouons tout franchement que nous avons été émerveillés de ce que nous venons de voir et d’entendre. Ce sera, en effet,une surprise pour tous de trouver, dans le Parc du Champ de Mars, la plus coquette des salles de spectacle, avec un programme plein d’intérêt.
- Nous avons applaudi la troupe Alexander dans une pantomime inénarrable, intitulée « les Tribulations d’un Touriste »; ce sont certainement, dans leur genre, des maîtres que ces mimes anglais 1
- A signaler aussi les' acrobates les Constanti : les chiens admirablemenl dressés du clown Karl et surtout un prodige de grâce et de force appelé Georgina Aix, qui, âgée delmitans, nous a montré des tours que nous n’avions
- PALAIS DES ENFANTS
- jamais vu faire aux acrobates les plus-adroits.
- A côté des clowneries, l’art le plus-sérieux est représenté par Mlle Kara, une jeune mauresque qui a passé par notre Conservatoire, dont elle a pris les bonnes traditions.
- Je promets un succès au a Paris-Quatuor » qui nous a fait entendre un beau chant patriotique intitulé « 89 », composé spécialement pour le Grand-Théâtre de l’Exposition, par M. Missa, grand prix de Rome.
- N’oublions point un exquis ballet d’enfants, réglé par Mme Mariquita et l’orchestre dirigé de main de maître par Alexandre Artus.
- Nous n’avons pu assister à la représentation des Marionnettes dans le promenoir, mais on nous assure qu’elles feront sensation ; j’en accepte l’augure.
- D’après cette représentation, nous pouvons annoncer que c’est dans ce coin du Champ de Mars, côté Suffren, que sera la fête de l’Exposition.
- WWBüüMim
- Chemin de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- Billets d’Aller et Retour de toutes classes —o—
- A partir du 1er Mai prochain il sera délivré :
- 1° A Paris pour toutes les gares du, réseau P. L. M. et réciproquement ; 2° A Lyon et à Marseille pour les gares P.L. M. situées dans un rayon de 400 kilomètres autour de ces deux villes et réciproquement, des billets d’aller et retour comportant une réduction de 25 0/0 sur les prix du tarif général.
- La durée de validité de ces billets variera entre 2 et 8 jours, selon l’importance du parcours. Elle pourra être prolongée deux fois de moitié moyennant le paiement d’un supplément de 10 0/0 pour chaque prolongation.
- Enfin, les billets d’aller et retour seront acceptés dans les trains express au même titre que les billets ordinaires, et, pendant le service d’été, dans les trains rapides.
- VACTF Ï1ÏÏ1VI? et mille mètres de terrain à
- VAuIfj Eullilll vendre ou à louer en totalité ou en partie, 39, rue de la Briche, Saint-Denis (Seine).
- GRAND DIPLOME D’HONNEUR ET MÉDAILLE D’OR
- Paris 1887
- Le Télé|*la«me si la disposition des diverses classes de FExjsosition.
- La Société Générale des Téléphones, sur sa
- demande, vient d’être autorisée par l’Administration des Postes et Télégraphes à consentir aux noms des présidents des classes de l’Exposition des abonnements spéciaux donnant le droit à tous les exposants d’une môme classe de faire usage du téléphone. Le prix de ces abonnements a été fixé à 1,000 francs pour la durée de l’Exposition.
- Cette somme, divisée par le nombre considérable des exposants de chaque classe, correspond pour chacun d’eux à une cotisation bien minime eu égard à l’avantage considérable qui leur est offert.
- La Société est aussi autorisée à faire pour les Comités des abonnements analogues au prix de 600 fr. donnant le droit à tous les membres de ces Comités de faire usage du téléphone.
- Ce tarif de 600 fr. par an est applicable aux cafés, restaurants et autres établissements ouverts au public qui désirent mettre le téléphone à la disposition de leur clientèle. Il est bien entendu que les propriétaires de ces établissements qui ne voudraient avoir le téléphone que pour leur usage personnel, peuvent contracter l’abonnement ordinaire au prix de 300 francs.
- Sodé L’IICOMBUSTIBILITI
- 3, Boulevard Magenta. — PARIS
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- 2e Série. — N° 9.
- Le Numéro : 15 Centimes,
- Mercredi 22 Mai 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- POUR Là DURÉE DE L’EXPOSITION
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymocr Wàde, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l'Exploitation).
- SOMMAIRE. — Partie non officielle: Chronique. — La Journée de dimanche. — Le Palais des Arts libéraux. — Echos. — La Rue du Caire. — L’Exposition militaire à l’Esplanade des Invalides. — L’Exposition du Ministère de l’Intérieur. — Les soldats à l’Exposition. — Le Palais des Machines. — Petites réclamations. — Spectacles et Distractions. — Annonces et Réclames.
- Palais de la Bolivie
- PARTIE NON OFFICIELLE
- L’Exposition verra certainement beaucoup de dimanches comme celui d’hier ; mais enfin celui d’hier restera inoubliable ! Les entrées ont atteint le chiffre de 234,727. Il faut dire que le temps était bon, ni trop chaud, ni trop froid, avec quelques averses pas méchantes, tombées à point pour abattre la poussière et égayer la verdure des jardins; aussi, le Tout-Paris des travailleurs, des commerçants, des petits employés, — et c’est le vrai public des dimanches, — s’est-il précipité en flots pressés au Champ de Mars et à l’Esplanade.
- Dès midi, ce n’étaient dans les rues que tapissières et véhicules étranges, menant à toutes les entrées de l’Exposition. Bien que les guichets soient de plus en plus nombreux, des encombrements et des bousculades regrettables se sont encore produits dans l’après-midi, vers trois
- LE PALAIS DES ARTS LIBÉRAUX
- heures; mais, en général, la foule se discipline et prend l’habitude de ne pas se bousculer. On arrive avec son ticket tout prêt et l’on passe rapidement, chacun à son tour.
- Jusqu’à midi ou une heure, tout va bien d’ordinaire; mais c’est surtout à partir de deux heures que les visiteurs affluent. Beaucoup apportent des paniers, des paquets, des provisions achetées aux environs, voire même des bouteilles de vin ou de bière.
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- Us commencent leur visite un peu au hasard, sans grande méthode, allant oùles attire tel objet brillant, telle galerie séduisante.
- Quand l’œil et les jambes sont bien fatigués, ces touristes du dimanche s’asseyent où ils peuvent, dans les jardins ou sous les galeries; vers six heures, ils font sortir les victuailles de leur cachette et se mettent à les attaquer vigoureusement, sans vergogne, les uns sur les marches d’un escalier, les autres sur des poutres, des caisses ou des échelles, laissées là par des ouvriers dont le travail n’est pas encore terminé. On dirait un campement, comme on en voit à Longchamps les jours de grande revue ou de Grand-Prix.
- Ges dîners improvisés par les gens modestes ou économes ne font d’ailleurs aucun tort aux restaurateurs de l’Exposition, qui, tous, sont pris d’assaut et ne désemplissent pas de la soirée. Pour renforcer le repas pris sur le pouce, les humbles vont chercher un pain, du jambon, du saucisson, une canette, et ils attendent gaî-ment l’instant où l’illumination générale commencera et où les fontaines lumineuses éblouiront la foule.
- C’est alors que ce peuple se masse et s’installe tout le long du bassin ou sous la Tour Eiffel, pour jouir à son aise du spectacle.
- Hier, ç’ a été partout une véritable invasion? Le chiffre des entrées a dépassé tout ce qu’on avaitpu voir ou prévoir jusqu’à présent : il n’y avait pas le plus petit coin qui ne fût occupé.
- Les Concerts vocaux qu’on inaugurait ont obtenu le plus grand succès, notamment
- PORTE D’ENTRÉE S AU QUAI D’ORSAY
- DITE DE L’ESPLANADE
- celui qui a été donné par les choeurs d’hommes du cours de chant du boulevard Montparnasse.
- L’embrasement de la Tour Eiffel a provoqué dans la foule un longhurrah: toute la journée, d’ailleurs, on était monté en masse sur la Tour et la foule des visiteurs redescendait comme un torrent par l’escalier de la pile Est.
- Bref, on peut dire que, dès maintenant, les recettes du dimanche seront toujours énormes, et avec l’afflux de la province et de l’Etranger, elles ne feront qu’augmenter.
- Vous verrez que l’enceinte de l’Exposition va être trop étroite et qu’il faudrait l’élargir encore — si c’était matériellement possible.
- Et maintenant que l’Exposition est lancée, bien lancée, que ce sera tout l’été le rendez-vous obligatoire, la grande attraction à laquelle personne ne pourra se soustraire, nous demandons absolument l’unification du tarif.
- Pourquoi payer 2 francs après le coup de canon de 6 heures ?
- Un franc! Un franc toute la journée, et pour tout le monde. L’Exposition doit être avant tout démocratique; bien des petites bourses hésitent le soir à cause du tarif trop élevé. Qu’on l’abaisse, que les modestes qui ont admiré l’Ex-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- position pendant le jour puissent s’extasier encore le soir devant l'illumination générale.
- D’ailleurs, si l’on y regarde d’un peu près, c’est une véritable puérilité que l’augmentation du tarif à six heures. Il suffit, en effet, d’entrer à six heures moins cinq minutes avec un ticket pour avoir le droit de rester à l’Exposition jusqu’à onze heures du soir.
- Et, si vous ne venez que de neuf à onze heures, en conscience cela valait-il une augmentation du double?
- Enfin, il faut considérer l’Exposition comme une pièce à succès. La presse a fait des comptes rendus mirobolants; tout le monde est alléché, tout le monde veut voir le spectacle à la mode; la salle est louée pour vingt, pour trente représentations. Mais il faut prévoir le moment où presque tous les curieux auront vu et applaudi la chose, et ils n’y retourneront plus que rarement.
- Les Anglais, les Américains, sur lesquels on compte tant, connaissent les fontaines lumineuses, qu’ils ont eues chez eux avant nous; ce spectacle ne sera donc pas pour eux une attraction nouvelle.
- Et la masse des petits visiteurs, qui aura déjà fait beaucoup de dépenses dans la journée, à Paris, sera bien aise de pouvoir finir à bon marché sa soirée au Champ de Mars.
- Donc, un ticket, n’est-ce pas, un ticket pour la journée entière,— voilà ce qui s’impose absolument !
- F. L.
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- LA JOURNEE DE DIMANCHE
- Le chiffre des entrées de cette journée est tellement éloquent par lui-même qu’il nous dispense d’insister longtemps sur le succès colossal de l’Exposition. Que sera-ce donc lorsqu’elle battra son plein, car actuellement le nombre des étrangers est encore relativement peu considérable. Mais dans les mois de juin, juillet et août ?...
- Cette affluence inattendue n’est pas sans causer quelques préoccupations aux différentes administrations de l’Exposition. Pour les entrées, entre autres, il a fallu augmenter le nombre des guichets.
- Dimanche matin, à six heures, les vingt-quatre préposés supplémentaires qui sont adjoints, les dimanches et jours de fêtes, au personnel ordinaire des entrées, ont pris possession des baraques Collet dont nous avions annoncé la mise en service. Ces baraques, on le sait, fonctionneront en attendant que les nouveaux guichets soient construits. Elles sont au nombre de six.
- Le service de police chargé d’assurer le bon ordre du contrôle a été augmenté dans les proportions que nous avons indiquées déjà. Trois agents sont à chaque guichet. De plus, en certains points de l’Exposition, selon l’importance des portes d’accès, la garde républicaine renforce le service d’ordre.
- Ces précautions ont été cependant insuffisantes et, sur certains points, des queues de six à sept cents personnes, continuellement renouvelées pendant des heures, attendaient avec plus ou moins d’impatience le moment où elles pourraient franchir le seuil des fameux guichets.
- Il y aurait peut-être un moyen de diminuer dans une certaine mesure l’affluence aux guichets en laissant passer par les portes de sortie,
- généralement libres aux heures d’entrées, les personnes munies de cartes de service, de presse, ou d’abonnement. Y a-t-il un intérêt tellement capital à sonner chaque entrée gratuite et ne vaudrait-il pas mieux sacrifier les intérêts de la statistique pour débarrasser un peu les guichets. Le contrôle est facile, chaque carte portant une photographie, que le gardien de la paix peut vérifier, ce qui n’a lieu du reste que bien rarement aux guichets.
- Nous soumettons cette idée à l’administration en attendant les objections matérielles qu’elle peut soulever.
- Souvent l’on s’impatiente aux guichets, au chemin de fer-tramway et l’on finit par se mettre en colère. Il faut convenir que ce n’est pas sans motifs. Beaucoup de visiteurs viennent à pied à l’Esplanade des Invalides, avec l’espoir d’arriver sans fatigue, par le petit chemin de fer, jusqu’au Champ de Mars.
- Ils comptaient sans leur hôte! A trois heures, par exemple, on pénètre à l’Esplanade et que voit-on ? Une queue de plusieurs milliers de personnes attendant leur tour. Or, les trains se succèdent de 10 en 10 minutes et prennent environ 300 personnes chacun, soit au plus un millier par demi-henre.
- Sivousêtes ladeux-millièmepersonneàpasser, il faut attendre plus d’une heure pour quitter l’Esplanade. Si encore pendant ce temps l’on pouvait se promener aux Invalides ; mais non ! si l’on ne défend pas énergiquement sa place, on éprouve une nouvelle heure de retard. Ce service est donc absolument insuffisant.
- L’administration du chemin de fer objecte, paraît-il, que les trains ne peuvent pas se suivre à moins de dix minutes à cause de l’encombrement et des difficultés du passage à niveau du carrefour Malar et de l’avenue delà Bourdonnais. Cette explication nous paraît suffisante. Si les passages à niveau sont un obstacle, qu’on les remplace, comme au pont de l’Alma, par un passage souterrain. Mais il nous paraît indispensable de prendre des mesures plus complètes et d’assurer une plus grande rapidité pour les cas de grande affluence des visiteurs. Dans ce moment-là, le chemin de fer-tramway doit pouvoir transporter les voyageurs en nombre suffisant sans les astreindre à un stationnement d’une ou deux heures. Autrement ce moyen de transport serait presque un leurre et le chemin de fer-tramway ne serait qu’un vulgaire jouet inutile au plus grand nombre. Le prix des places et le nombre des voyageurs donnent un revenu suffisant pour qu’on n’hésite pas à imposer des mesures sérieuses à la compagnie concessionnaire.
- Certains restaurants ont encore profité de l’affluence de visiteurs pour enfler leurs additions de dîners d’une manière inadmissible. Le public proteste, mais paie. Que les susdits restaurants se méfient cependant. Leur cupidité pourrait leur jouer de mauvais tours. En ce qui concerne le Bulletin officiel, nous sommes décidés à mener une campagne énergique contre la Violation des règlements qui imposent aux restaurants un tarif approuvé par l’administration.
- Bon nombre de visiteurs, pour échapper à la cupidité de certains restaurateurs, avaient apporté des provisions de bouche, et entre six et sept heures, ils s’étaient installés un peu partout et particulièrement dans le pourtour de la
- Bourdonnais, où ils se réconfortaient avec les traditionnels œufs dur et le saucisson qu’ils avaient eu la précaution d’apporter. Le coup d’œil sur ses restaurants improvisés ne manquait pas d’originalité.
- J. P.
- ÉÎCIÎOS
- R«duc(ion des Tarifs
- La société de la Tour Eiffel a eu l’excellente idée de réduire ses tarifs pour le dimanche.
- De onze heures du matin à six heures du soir:
- 1 franc pour l’ascension du premier étage et 50 centimes de supplément pour l’ascension de l’étage supérieur.
- De six heures du soir à neuf heures et demie:
- 2 francs pour l’ascension du premier étage etl franc pour l’étage supérieur.
- Distributions nouvelles
- Le bureau des postés et télégraphes de l’Exposition vient de modifierlesheures de ses distributions.
- Elles ont lieu désormais :
- La lre à 8 h. 10 du matin ; la 2e à 9 h. 30; la,3e à midi; la 4e à 2 h. du soir ; la 5e à 4 li. 16; la 6e à 0 h. ; là 7e à 8 h.
- Rappelons que le bureau de l’Exposition sera ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Le délai d’ouverture sera prolongé jusqu’au heures du soir en ce qui concerne les service télégraphique et téléphonique seulement.
- Tes auditions téléphoniques
- On se rappelle qu’à l’exposition d’électricité de 1881, au Palais de l’Industrie, les auditions téléphoniques ont eu un immense succès; elles vont se renouveler cette année dans le pavillon spécial de la Société générale des téléphones : quatre salles ont été réservées aux auditions de l’Opéra et de rOpéra-Comique, qui auront lieu chaque soir, de 8 à 11 heures.
- Dans la journée les mômes salles seront mises en communication avec les divers concerts symphoniques qui seront donnés à l’Exposition.
- Boulevard contre Champ de Mars
- Une campagne est commencée par Paris contre l’Exposilion ; on émet l’idée absolument inadmissible de fermer l’Exposition trois soirs delà semaine!
- Nous pouvons assurer que l’Exposition ne fermera pas le soir : tous les efforts dans ce sens seront superflus.
- Nous donnerons demain, dans un article détaillé, les nombreuses et sérieuses raisons qui militent en faveur de l’Exposition.
- I n visiteur américain
- Le chef du « socialisme agraire américain »>, Henry George, le célèbre auteur du livre à sensation Progrès et Pauvreté, vient visiter l’Exposition. A cette occasion, divers amis et disciples du grand économiste, parmi lesquels MM. Saudners, Flurscheim et E. Simon, organisent un congrès international qui sera consacré à l’étude des diverses réformes sociales.
- La première réunion, qui compte déjà 500 adhérents, se tiendra le 11 juin à l’hôtel Continental.
- L’Angleterre à jeun
- En temps ordinaire, les primeurs parisiennes, les fruits, le poisson, partent à Londres par wagons entiers; mais, depuis que les bouches de Paris se sont augmentées, Londres est menacé de mourir de faim ou du moins d’être privé de bien des victuailles essentiellement françaises.
- A Londres, ces jours-ci, plus de poisson, sinon à des prix exorbitants.
- Alons, messieurs les Anglais, venez à Paris, nous vous nourrirons...à l’Exposition.
- Dîner du personnel de l’Exposition
- Un grand dîner de trois cents couverts sera offert le 29 mai par le ministre du commerce et de l’industrie au haut personnel de l’Exposition.
- Au Grand-Théâtre de l’Exposition
- Le Grand-Théâtre de l’Exposition, près du Palais des Arts libéraux, a donné hier soir une très belle représentation. Le Syndicat des électriciens l’éclairait pour la première fois. Beaucoup de beau monde.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
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- Les Entrées de dimanche
- Le nombre des entrées payantes dans la journée du dimanche a été de 234,727.
- Aux Beaux-Arts
- Les artistes architectes exposants à la section française des Beaux-Arts, trouvant défectueuse l’installation de leurs ouvrages dans le pourtour du 1er étage de la galerie Rapp, se sont concertés aujourd’hui pour étudier les moyens de transformer cette installation.
- En fin de compte, ils ont demandé que l’on construisit sur leur emplacement actuel un certain nombres d’épines ou cloisons dont la surface, venant s’ajouter à celle dont ils disposent déjà, leur donnerait la libre disposition d’une cimaise plus considérable. Ainsi auraient-ils la soixantaine de mètres qui leur est indispensable pour une bonne exposition de leurs œuvres.
- Le commissaire général des Beaux-arts, M. Proust, s’est montré tout disposé à faire droit à cette demande.
- Les quelques modifications réclamées vont être accordées et l’installation, remaniée, sera terminée en quelques jours.
- Jury international des Récompenses
- M. Georges Berger, directeur général de l’exploitation, aura terminé dans peu de jours les listes de propositions pour le jury international des récompenses, et le décret de nomination pourra, avant la tin du mois, être présenté par M. Tirard, président du conseil, commissaire général de l’Exposition de 1889, à la signature du président de la République, de façon que les opérations du jury commencent à la date lixôe du 1er juin.
- En attendant, l’administration a fait prendre la liste exacte des exposants qui étaient prêts le jour de l’ouverture. On note également ceux qui, sans motif plausible, restent en retard. Il importe, en effet, que le jury possède ces renseignements pour tenir compte, s’il y a lieu, des cas où certains exposants ne se seraient installés qu’après avoir vu les objets présentés par leurs concurrents et s’être mis d’après cela en état de leur être supérieurs.
- Lue bonne partie
- Quatre jeunes enragés de manille viennent de faire, à Cannes.un pariasses original. Ils viendront à Paris pour visiter l’Exposition, et feront, sur la deuxième plate-forme de la Tour Eiffel une partie de manille qui durera deux heures.
- Les infortunés perdants auront à payer les frais de voyage et de séjour des gagnants. Espérons que ces derniers n’en abuseront pas.
- Les ascenseurs
- L’ascenseur Edoux, qui monte verticalement de la deuxième plate-forme au sommet de la Tour Eiffel, a fait ses preuves dimanche avec plein succès.
- Quant aux ascenseurs des piles, les essais ont déjà commencé depuis deux jours. Ils fonctionnent à merveille.
- A plusieurs reprises, les deux systèmes ont fonctionné pendant la journée de dimanche. L’ascenseur Otis portait trente-cinq voyageurs, l’ascenseur Combalusier une cinquantaine.
- Ceux que la rude montée pédestre effrayait, avec quelque raison du reste, n’ont plus à attendre que quelques jours pour faire l’ascension le plus doucement du monde. La commission de contrôle des appareils va être réunie incessamment, et jeudi le public pourra prendre des tickets et s’embarquer en wagon.
- M. Eiffel a été vivement félicité par M. Contamin, que M. Alphand avait chargé d’examiner le fonctionnement des systèmes, et qui est monté, dès samedi, jusqu’à la deuxième plate-forme de la Tour.
- Depuis hier, avant donc qu’ils soient définitivement en marche, les ascenseurs chargés de monde sont mis en activité devant le public, qui peut juger de visu du fonctionnement régulier de cet ingénieux système de locomotion.
- De l’air ! de l’air
- Dès que le thermomètre monte un peu, on se plaint, non sans raison, que l’on étouffe dans le Palais des Machines.
- Que sera-ce l’été, disent les gens qui aiment à repirer facilement.
- L’aération a été prévue. Outre l’ouverture ménagée sous chacune des dalles de verre de la toiture, on a installé de grandes fenêtres au milieu de chaque arceau vitré des galeries latérales.
- Les gardiens des diverses classes vont être spé-
- cialement chargés de l’ouverture de ces fenêtres et de la ventilation de la galerie.
- Entrées gratuites
- Les élèves de l’Ecole des beaux-arts ont rédigé et signé une pétition tendant à obtenir la gratuité des entrées à l’Exposition.
- Les jeunes artistes sont trop nombreux pour qu’il soit possible de leur délivrer à tous une entrée permanente. Mais on songe cependant à leur donner satisfaction ; chacun des quatre ateliers de l’Ecole recevrait un certain nombre de cartes non nominatives; chaque élève pourrait bénéficier de ces cartes à tour de rôle; de plus, les élèves récompensés auraient une carte personnelle.
- L’OUVERTURE OFFICIELLE DES BEAUX-ARTS
- Le président de la République a inauguré hier officiellement le Palais des Beaux-Arts. M. Antonin Proust et tous les membres du commissariat spécial des Beaux-Arts attendaient le président de la République à l’entrée de la Porte Rapp. M. Antonin Proust a offert le bras à Mme Carnot, et le cortège a traversé les salles du rez-de-chaussée jusqu’au dôme du Palais.
- Le cortège a gravi alors l’escalier de gauche, et le président de la République a visité les magnifiques salles du premier étage, accompagné des membres des jurys des Beaux-Arts des divers pays exposants.
- Pour la section belge, la visite du président de la République a été une véritable « première », car elle n’a été ouverte au public qu’après la visite de M. Carnot.
- M. Carnot a paru enchanté de sa visite et, vraiment, le chef de l’Etat a pu constater une organisation merveilleuse et tout à fait réussie.
- A
- Nous signalons à M. Antonin Proust qu’une consigne mal donnée et mal exécutée a causé bien des déboires au pied de l’escalier du Dôme.
- Les membres de la presse ont été éconduits sans aucunes façons. On leur répondait que la consigne était de ne laisser passer que les membres des jurys et les personnes munies de cartes d'invitation.
- Or, le gardien préposé au bas de l’escalier laissait entrer des personnes sans cartes et des dames non accompagnées. Sur l’observation faite par un journaliste, il a été répondu sommairement :
- — C’est mon affaire.
- M. A. Proust est trop cousin de la Presse pour ne pas mettre bon ordre à ces fantaisies d’un gardien, et pour ne pas assurer dorénavant quelques égards pour ses anciens confrères.
- Je lui apprendrai aussi que M. Faure, l’illustre artiste, a été éconduit, comme un simple folliculaire, par le gardien de M. Antonin Proust. M. Faure n’avait qu’une invitation, on lui a refusé le passage de son fils et il s’est retiré lui-même visiblement peu satisfait.
- La présence d’une personne plus intelligente que le gardien en question eût évité de regrettables mécomptes, car je crois ne pas me tromper en disant qu’un membre du corps diplomatique a eu à subir le même ennui que certains de mes confrères. ^
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- LE PALAIS DES ARTS LIBÉRAUX
- Voici quelques détails sur les installations qui sont faites et qui offrent un très grand intérêt.
- Disposés dans de petits salons de très bon
- goût se trouvent tout d’abord les plans de l’Exposition, les travaux de l’Ecole centrale des arts et manufactures, des photographies se rattachant aux forges et chantiers de la Méditerranée, à l’exploitation des mines d’or de Californie, etc.
- Viennent ensuite les travaux exécutés par les élèves des Ecoles supérieures professionnelles (filles et garçons) des départements et de Paris, de l’Ecole d’horlogerie, de la chambre de commerce et de l’Ecole supérieure du commerce de Paris, etc. Tout cela est à voir.
- Viennent ensuite, au centre de la galerie, des salles réservées à l’histoire du travail. Nous avons déjà donné des détails complets sur cette section; rappelons seulement qu’elle offre un vif attrait par la reproduction des types des premiers industriels de l’âge de pierre, de fer, etc. Au milieu se trouve un campement de Sa-moyèdes. A citer aussi l’exploitation d’une carrière de pierre. Dans cette même salle se voit l’histoire de l’écriture.
- Sauf deux shpinx, rien de ce qui a trait à l’expédition des Français et aux travaux de la commission en Egypte de 1799 à 1801 n’est encore en place.
- La section d’anatomie n’est pas encore ouverte au public ; elle le sera sous peu et attirera certainement la foule. Dans la partie réservée aux reproductions en cire (chirurgie), les personnes qui aiment le beau admireront le corps nu u’une femme couchée aux formes merveilleusement belles, qui sourit en dormant. Tout, jusqu’à la chevelure blonde dénouée, est d’une exécution parfaite ; c’est inouï d’exactitude, Cette statue est autant à contempler que la Vénus de Milo : davantage même, car au moins elle a les bras.
- A côté, quel contraste. C’est le musée des horreurs; il y a là quelques spécimens de maladie qui font frémir et des copies de la structure intérieure humaine bien remarquables. Une certaine pièce, entre autres, a demandé dix-huit mois de travail. Mais le clou de ce musée qui médusera toutes les femmes, c’est le buste d’un cultivateur assassiné par sa domestique. Celle-ci, un jour, à la suite d’une scène de jalousie, lui porta un terrible coup de bêche sur la tête ; il tomba affreusement blessé. Dans sa fureur sanglante, la douce créature, voyant qu’il n’était pas mort, s’arma d’un couteau, lui scia le cou, et pour maintenir le malheureux qui, dans un dernier râle, se débattait encore; elle appuya si peu sur l’épaule droite de sa victime que ses ongles de la main gauche s’incrustèrent dans la chair. Eh bien ! les blessures, les marques des ongles, l’expression de souffrance du* pauvre homme, tout est reproduit avec une effroyable exactitude. C’est effrayant de réalisme. ----------------------—--------------------—
- LA RUE DU CAIRE
- Que de gens, lorsqu’ils visitent la section égyptienne avec toute une rue du Caire, avec tout un peuple de marchands, de bourgeois, de fellahs, d’âniers du Delta, se disent : « le khédive d’Egypte a joliment bien fait les choses. »
- Quelle erreur est la leur !
- Ce bon khédive a cependant trouvé un joli prétexte pour se dérober et pour garder les écus qu’une exposition au Champ de Mars eût fait sortir de sa cassette. Il a allégué que l’Angleterre, sa patronne, et la Turquie, sa suzeraine, n’ayant pas pris part officiellement à l’Exposition de 1889, lui, leur très humble serviteur, ne pouvait aller plus loin que ces chefs de file. Il s’est donc abstenu. Voilà un souverain dont on ne dira pas que « c’est un lapin », vu le goût médiocre qu’il a montré pour commencer. Et s’il y a un lapin dans l’affaire, c’est celui que ladite altesse nous a posé e.i l’occurence.
- Mais alors, par quel miracle se fait donc cette exposition égyptienne, sans un atome de prince à la clef ! Je vais vous le dire.
- Le refus du successeur des Pharaons laissait un vide regrettable! M. ‘le baron Delort de Gléon s’est mis patriotiquement dans la tête de faire ce que le gouvernement du Caire ne faisait pas. Mi le baron Delort est ce que l’on peut appeler, «un vieil Egyptien »... Depuis plus de
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- La Tunisie
- vingt-cinq ans, il a fait en Egypte, comme ingénieur civil, des travaux de voirie, de haussman-nisation, d’adduction et de répartition d’eaux, créant dans le même temps une compagnie des eaux, une raffinerie, une fabrique de glace et un Crédit foncier égyptien. M. Delort est depuis longtemps le député de la nation. La présentation faite, j’arrive à l’œuvre accomplie.
- Il a d’abord fondé un comité d’organisation et il l’a fait officiellement composer de la manière suivante : les consuls français du Caire, d’Alexandrie et de Port-Saïd, auxquels ont été adjoints les français de marque habitant l’Egypte et quelques riches indigènes. Le comité formé déclara qu’il avait ses poches pleines... de bonne volonté. D’écus... macache\
- Cet aveu dépouillé d’artifice n’était point fait pour barrer le chemin à M. Delort. C’est alors qu’avec le président d’honneur du comité, M. Charles de Lesseps, il fouilla ce terrain californien qu’on appelle Paris. Et l’on y découvrit quatre-vingt mille francs. C’était bien peu pour la mise au jour des projets de M. Delort. Une rue entière, une mosquée, l’arrivée de cent marchands et caouadji, d’autant d’âniers et d’ânes, venant de l’autre extrémité de la Méditerranée, pour quatre-vingt mille francs? M. Delort a pris alors une résolution héroïque : « Pas d’architecte, pas d’entrepreneur. Je serai l’un et l’autre, s’est-il dit. » Et le voilà dessinant les plans des constructions, les modèles des sculptures, les raccordements nécessaires, qu’il fait exécuter, sans aide ni commis, directement par des ouvriers, une police flottante de dix hommes. Et c’est tout.
- Et son œuvre tut prête l’une des premières, originale, pittoresque, intéressante entre toutes. Vous dire que les quatre-vingt mille francs recueillis seront suffisants et que M. le baron Delort n’a pas établi un petit drainage entre sa poche personnelle et le budget de l’exposition égyptienne... je n’en jurerais point.
- En constatant la patriotique énergie de ce Parisien du Caire, j’ai rempli un devoir de gratitude auquel s’associeront, sans nul doute, tous les visiteurs d’aujourd’hui.
- La section égyptienne est contiguë aux expositions étrangères, côté Suffren, au sortir de l’extrémité occidentale du Palais des Machines. En l’abordant de ce côté, elle s’offre à la vue sous la forme de^ « rue du Caire », donnant une idée exacte des rues pittoresques, irrégulières, bordées de maisons aux façades indisciplinées, pour lesquelles l’alignement est chose négligeable ; avec leurs boutiques et leurs cafés au rez-de-chaussée et leurs admirables moucharabiés aux étages supérieurs.
- . On verra d’abord, à droite, une tente arabe énorme, toute brodée et bariolée, avec vélum débordant sur la rue. C’est un café maure, avec musique et distractions arabes. En face, la station des âniers qui est le rendez-vous de cent et tant d’individus, les 55 ânes et leurs conducteurs. Derrière, un lieu d’ablution pour les uns et les autres. Tout aussitôt, à gauche, un grand et
- gracieux pavillon, aux baies largement ouvertes, tracé sur le modèle d’une école du Caire. C’est le Commissariat général. Puis des boutiques de parfumeur et d’autres industriels. A droite, tout de suite, la façade d’une mosquée, avec ses larges bandes horizontales rouges et blanches, simulant les assises des pierres, avec ses baies ornées de coquilles à stalactites. Puis, des deux côtés, des boutiques- de marchands, de selliers, de bourreliers, de fabricants de vitraux, de brodeurs, de tailleurs, de serruriers... que sais-je ? Au milieu, à droite, encore une façade monumentale. Enfin, à gauche, un minaret, merveille de grâce et d’élégance, brodé de fines sculptures sur toutes ses coutures, que M. Delort a composé en mêlant des motifs du minaret de Caïd-Bey à ceux du minaret du Sultan-Hassan. Le bâtiment sur lequel s’élève cet admirable bijou d’architecture arabe est un lieu de réunion de lecture et de correspondance des Egyptiens, à Paris, pendant l’Exposition.
- Cette rue est animée par plus de 250 indigènes, amenés d’Egypte par le baron Delort. Les âniers, la journée finie, ont d’immenses dortoirs, derrière la maison de la rue. Le soir venu, ils ne sortent plus de l’enceipte de l’Exposition. C’est la condition à laquelle ils pourront être maintenus et disciplinés. Le soir, ils se livreront à toutes les pratiques musulmanes. Danses, processions, chants, promenades, prières, dans cette rue curieuse.
- M. Delort les nourrit sur place. Du pain de munition, du riz, du café et de l’eau. C’est tout ce qu’il faut à ces Arabes. Et puis les voici en plein Bhamadan.
- L’exposition militaire n’est pas un des moindres attraits de l’Esplanade des Invalides. Elle est renfermée dans un bâtiment immense, long de plus de 150 mètres et profond de 22 mètres. Et cette surface énorme est tout au plus suffisante.
- Un château-fort du moyen âge, entouré de ses douves, flanqué de tourelles, avec pont-levis, mâchicoulis et chemin de ronde, sert de portique à cette superbe exposition.
- L’exposition militaire se divise en deux parties.
- La première partie est formée par la classe 66, dont les exposants paient l’espace occupé, tout comme au Champ de Mars. Cette classe comprend tous les engins modernes qu’emploie l’art militaire et que fournissent les grandes sociétés de constructions métalliques : Gai!, le Greuzot, les Forges et Chantiers, etc. Il est entendu que messieurs les espions n’ont rien à fourrager dans la classe 66, puisqu’ils n’y trouvent aucun des engins que l’intérêt de la défense nationale oblige à tenir secrets. L’Etat expose dans cette classe les spécimens de fabrication de ses manufactures, pour la guerre et la marine.
- La seconde partie de l’exposition militaire est la partie patriotique, historique et pittoresque : Y Exposition des sciences militaires. Dans ce cadre illimité rentre la reconstition des différentes périodes de l’art militaire.
- Dans deux grandes salles, la commission d’organisation a présenté au public « la synthèse de l’armée française » : portraits, armes, épées, bâtons de commandement, signes honorifiques de capitaines illustres. Le chapeau de Davoust percé d’un biscaïen à côté de l’étendard de Jeanne Hachette et du boulet qui tua Tu-
- Le Dôme Central
- renne. Au milieu des deux salles consacrées à ces trésors historiques, deux chevaux de bataille entièrement caparaçonnés : les seuls que possèé« la France.
- L’artillerie, le génie, l’infanterie, la cavalerie et les services administratifs et de santé sont logés dans les salles voisines; chacun chez soi.
- A côté de canons énormes, de plaques de blindage et d’affûts monstrueux, l’artillerie est représentée par d’admirables modèles réduits de toutes les machines de guerre employées jusqu’à nos jours, avec charrois et projectiles. Ces modèles sont rangés sur des tables de 1 mètre 10 de hauteur, au-dessus desquelles on voit des peintures et des gravures représentant les uniformes des régiments, les hauts faits de l’artillerie française et les portraits de ses généraux célébrés.
- Le génie a reconstitué l’histoire d’un siège à toutes les époques, et il expose, en petits modèles, tout ce qui se rapporte à l’établissement de ponts de bateaux.
- La cavalerie nous montré les transformations successives de ses armes blanches et de ses armes à feu, puis celles du harnachement du cheval. Il y a aussi une histoire de l’équitation.
- L’infanterie a rangé dans sa salle tous les modèles d’armes de jet et d’armes à feu portatives. On y voit des représentations de batailles mémorables, celle de Lodi, par exemple.
- Des voitures, des outils de chirurgie, etc., remplissent la salle des Services administratifs et de santé.
- Pour arriver à constituer une exposition intéressante, M. le général Gervais— et il faut l’en louer — a pensé qu’il fallait adresser un appel à la bonne volonté des collectionneurs et des familles des morts illustres, afin de ne pas se borner à une simple transplantation des objets que l’on voit couramment dans nos musées. Et il a réussi.
- Cet exposé général fait, le Bulletin Officiel s’occupera des objets exposés.
- L’EXPOSITION DU MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR
- Cette exposition offre un grand attrait. Disons tout d’abord que la façade des deux parties de cette exposition (à droite et à gauche sur les côtés) a été faite par les détenus, en vieux chêne ciré. Les bois proviennent d’anciens bâtiments pénitentiaires. Sans exception, d’ailleurs, les meubles, panneaux, moulages, dessins, imprimés, modèles, ont été faits par les prisonniers.
- Le visiteur passe successivement devant les plans en relief des maisons centrales de Melun, Poissy, Gaillon, Embrun, Chiavari, Lambessa.
- Chacune de ces maisons a sa salle particulière, et sur les murs s’étalent les divers travaux des détenus. A côté des travaux obligatoires figurent les travaux qu’ils exécutent à leurs moments perdus. Parmi ces derniers, on remarque surtout un service en mie de pain et une horloge qui donne l’idée de ce que peut faire la patience de l’homme. Elle est en os, mais en os provenant de la cuisine, os souvent brisés. Et cet homme n’est ni horloger, ni sculpteur : c’est un simple paysan !
- Après les prisons pour longue durée viennent les prisons pour courte peine. Est-il nécessaire de dire qu’on s’arrête principalement devant la Grande-Roquette, dont le quartier réservé aux condamnés à mort excite particulièrement la curiosité ; le modèle d’une des cellules que ces derniers occupent est du reste exposé à part. Cette section du ministère de l’intérieur se termine par la maison cellulaire de Bourges, celle de Beaulieu (plan exécuté par un seul détenu), les instruments de torture, les chaînes, les colliers de fer, etc., en usage autrefois.
- La deuxième section (côté gauche) a trait à
- Les Restaurants
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Lé Chemin de fer Decauville
- l’administration départementale, aux chemins vicinaux et aux colonies pénitentiaires. Voici d’abord la maison de Fouilleuse, réservée à l’éducation pénitentiaires des jeunes filles; ce sont elles aussi qui ont exécuté le plan en relief. Quels jolis travaux d’aiguille et de couture -elles font, ces jeunes filles en correction ! Ensuite est la salle de la colonie des Douaires {Eure), réservée aux jeunes gens.
- Les détenus qui ont confectionné le plan méritent une mention spéciale. Non seulement ils ont fabriqué une quantité de menus objets : -charrettes, tonneaux, charrues, etc., placés dans chaque section de leur plan, mais ils ont •été méticuleux au point d’exécuter des bonshommes minuscules en nombre égal à celui des détenus. On sait qu’aujourd’hui, dans tous ces établissements, les jeunes gens sont organisés militairement, aussi nous fait-on assister à une revue. Tous les petits bonshommes, armés, équipés, précédés de leur musique, défilent devant le directeur et leurs instructeurs de l’armée. Ils forment quatre compagnies. Pour récompenser les auteurs de ce travail remarquable, le ministre de l’intérieur a placé leurs noms sur une plaque de cuivre: ils se nomment Ghaillyey «et Ducrot.
- LES SOLDATS A L'EXPOSITION
- Les troupes étrangères et coloniales qui sontj de service à l’Exposition comprennent, pour les premières, vingt-huit soldats de l’infanterie de marine desEtats-Unis avecdeuxsous-offlciers; cinq Luxembourgeois et un caporal ; six marins grecs; enfin trois soldats et un sous-officier de la principauté de Monaco ; pour les secondes, vingt-quatre tirailleurs tonkinois, vingt-quatre tirailleurs saï-gonnais avec deux sous-officiers indigènes, huit cipayes de l’Inde et leur sergent-major, six spahis africains et un maréchal des logis, huit Sakalaves •et un caporal, plus trois officiers indigènes.
- Ces troupes sont logées dans la caserne de l’Ecole militaire, cour Morland.
- Rien de plus curieux que la variété des types et des uniformes des soldats orientaux. Avec leurs vêtements flottants, leur figure imberbe et leurs longs cheveux relevés en chignon, on les prendrait pour des femmes. Mais tous sont de braves soldats déjà médaillés, portant sur la poitrine la preuve fies services qu’ils ont rendus à la France. Avec juste raison, ils sont très fiers de leur décoration. Il ne faudrait pas qu’une sentinelle oubliât devant eux de rectifier la position, car ils se chargeraient de la rappeler à l’ordre : « Y si décoré disent-ils, ti vois bien. >•
- Presque tous les soldats parlent nègre, mais le sous-officier Biram, des Sénégalais, qui est au service depuis dix-huit ans, parle le français très cou-
- Les Fauteuils Roulants
- raniment, et le sergent-major des cipayes, Cheik-mastanesaïb, est un calligraphe très distingué.
- Les troupes étrangères font l’admiration de nos troupiers par leur belle tenue sous les armes et le soin avec lequel elles entretiennent leurs effets et leur armement.
- LE PALAIS DES MACHINES
- Il a ôté beaucoup écrit sur le Palais des Machines. Quelques chiffres inexacts ont été donnés. Voici quels ils sont en réalité. L’espace couvert par la nef immense, aux fermes' de 115 mètres de portée, est de 48,300 mètres. Mais il convient d’y ajouter la surface couverte par les bas-côtés, dont les fermes mesurent 15 mètres de largeur. Comme leur longueur (deux fois 4-20 mètres plus deux fois 115 mètres) est de 1,070 mètres, il s’ensuit qu’ils recouvrent encore 10,050 mètres carrés à ajouter aux 48,300 mètres de la nef.
- C’est donc une surface de plein pied de 64,350 mètres, totalement couverte par le Palais des Machines, soit à peu près six hectares et demi.
- Mais ce n’est pas tout. La surface utilisable est encore augmentée de la surface des galeries circu-
- Gravure réduite de la couverture du GUIDE GÉNÉRAL publié par le Bulletin Officiel, qui vient de paraître.
- laires du premier étage : c’est-à-dire de nouveau de 16,050 mètres carrés.
- La surface utilisable totale est donc de 80,400 mètres carrés, soit de près de huit hectares et demi.
- Une fois l’Exposition close, le Palais des Machines trouvera son utilisation. Quel manège pour la cavalerie : le plus grand du monde !
- Et le concours hippique, si court loti au Palais de l’Industrie ? Ici, une piste superbe sous les galeries, large de quinze mètres et d’un parcours d’un peu plus d’un kilomètre.
- C’est rêvé.
- Et les fêtes populaires ?
- Et les concours agricoles ?
- Mais ce n’est rien que tout cela, à mon sens du moins, en comparaison des services que le Palais des Machines peut rendre en cas de mobilisation. La configuration de nos lignes ferrées amène une concentration considérable à Paris et, ce, au préjudice de l’unité d’action et même de la discipline.
- Or, on pourra coucher près de 30,000 hommes
- sous l’immense palais, à deux mètres et demi carrés par homme, dégagements compris. Et cette armée serait sous la main de son chef : on -pourrait même dire sous clef.
- Si l’on voulait y loger des chevaux, on pourrait y installer commodément de 12 à 15,000 chevaux : les cavaliers couchant sur les galeries.
- Vous verrez que le Palais des Machines deviendra par la suite un monument. d’utilité nationale de premier ordre.
- PETITES RÉCLAMATIONS
- Il nous revient de différents côtés que des gardiens de la paix chargés du service des guichets poussent parfois trop loin l’exécution de leur consigne.
- Ainsi, des visiteurs, qui se trouvaient, il y a quelques-jours, dans la galerie de l’agriculture, à six heures, au moment du coup de canon, ont été repoussés sur l’avenue Rapp et se sont trouvés à la porte malgré leurs protestations.
- Il est évident, que les personnes qui sont dans l’intérieur à six heures, au moment du coup de canon, peuvent y rester jusqu’à la clôture, c’est-à-dire jusqu’à onze heures, sans être obligées de ressortir pour remettre deux tickets aux guichets. S’il en était autrement, il ne faudrait pas payer moins de cinq francs pour passer une journée entière à l’Exposition : deux francs le matin, un franc l’après-midi, et deux francs après six heures du soir.
- Les gardiens de la paix avaient certainement le droit de faire évacuer, à six heures, la Galerie de l’Agriculture ; mais ils ne devaient pas pousser au dehors les personnes qui s’y trouvaient à cette heure; celles-ci avaient le droit strict de circuler jusqu’à onze heures du soir dans les jardins ou dans les autres parties ouvertes de l’Exposition.
- Le service de la police est en général si bien réglé et si bien fait à l’Exposition qu’il suffit de signaler ces petits écarts pour en prévenir le retour.
- SPECTACLES 1 ET DISTRACTIONS
- CHAMP DE MARS
- JARDIN
- Musiques militaires, de 3 à 5 heures, dans les quatre kiosques.
- Grand-Théatre de l’Exposition et Palais des Enfants, à l’extrémité du Palais des Arts Libéraux. — Représentations de jour et de nuit.
- Pavillon de la Mer.
- Folies-Parisiennes, près l’entrée de lu rue de l’Université. — Représentations de jour et de nuit.
- Pavillons des Aquarellistes et des Pastellistes à l’extrémité du Palais des Beaux-arts.
- POURTOUR
- Rue du Caire. -- Café-Concert. — Promenades a Ane. — Pavillon du Maroc. — Café-Concert, Danses.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- Palais des Produits alimentaires. — Czarda Hongroise. — Dégustation. — Musique.
- PALAIS DES MACHINES
- Promenade sur les Ponts roulants.
- Tirage du Bulletin Officiel, classe 58, près la porte La Bourdonnais.
- ESPLANADE
- Concert Algérien.
- Concert Tunisien.
- Villages Malgache, Tonkinois, Annamite, Pahouin, Canaque, Javanais.
- Le Soir
- Fontaines Lumineuses.
- Illumination de la Tour.
- Illumination des Parcs et des Jardins et du Dôme central.
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- RENSEIGNEMENTS
- MOYENS DE TRANSPORT
- ,.Omnibiis et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuïl. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est.— Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- B as tille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Bourse- Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. —idem.
- Louvre-Vincejmes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée : Pont de
- l’Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-Issy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une. station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes à Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l’Exposition.
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pont d’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et - d’arrivée, groupés du pont d’Iéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur de l’avenue de Sulfren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies^ la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Cons tantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et, liqueuis. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entree. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections:
- I. —Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 heu-ses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures
- UTILES
- soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- (VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. —Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. — Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 8 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25, centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. .50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées par jour :
- Matin : 7h. 80, 10heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants :
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
- La Librairie du « Bulletin des Halles », 33, rue
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
- R HJ COMMANDÉ S
- Ancienne maison Lefebvre et fils, fondée en 1843. Lefebvre fils aîné successeur. 106, rue de Rivoli. Ateliers, 3 rue des Halles, —Corbeilles de mariage bijoux riches, pierres fines de premier choix. Eab. spéciale de bijoux, orfèvrerie et objets d’art de style or et argent, ciselure, émaux, modèles spéciaux déposés. Médaille argent, Paris, 1884. Exposant classe 37.
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- Coupler fils et Drouart, rue Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets d’art. Editions d’Œuvres du Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis XVI. — Exposant classe 25, groupe n° 3.
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- Thiery-Figaret successeur de L. Fi-garet, 2, rue Breguet et 24, rue St-Sabin, Paris. — Manufacture de bronzes pour églises. Marque L. F. Paris.— Exposant, classe ...
- COURROIES
- J. Levy jeune, 47, avenue Parmentier, Paris. — Courroie Gandy coton.
- CORSETS
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- COULEURS FINES
- Chevillet, A. Grenier successeur, 31, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de couleurs fines pour artistes. Exposant classe 10, groupe II.
- L. Plainchamp, maison fondée en 1798, boul. de Strasbourg, 35, Paris. — Couleurs et vernis pour bâtiments, voitures et industrie, décors et tableaux.
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- ÉVENTAILS
- E. Buissot, 46, rue des Petites-Ecuries, Paris. — Fabrique d’éventails pour la France et l’exportation, corbeilles de mariages, éventails anciens, réparations de tous éventails.
- FONDEUR-LAMINEUR
- E. Louyot, ingénieur, 16, rue Folie-Méricourt. — Fonte et laminage de tous métaux : nickel, maillechort, enivres rouge, demi-rouge, laiton. — Téléphone.
- GANTERIE
- Marcault, 8, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — (Classe 35), Chevreau et Suède, marque L. S Gants Tan-Russe, b. s. g. d. g.
- GRAINES Sc PLANTES
- Maison Loise-Ciiauvière, fondée en 1845, Dupanloup et Cie, successeurs, 14, quai de la Mégisserie, Paris. (Exposants).
- HOUBLONS
- Edouard Bernet, 17, rue de Ciéry, Paris; succursale, 52, faub. Stanislas, Nancy. — Houblons de toute? provenances. — Méd. etdipl. d’honneur. Exposant cl. 44, gr. V.
- MARQUES D’EMBALLAGE
- Foucault, 9, rue des Trois-Bornes, Paris. — Presses et marques à feu, Pinces à plomber, Alphabets et chiffres acier fondu, Marques de fabrique.
- MANCHES DE PARAPLUIES
- Ancienne maison G. Lamoisse et Tardy, V. Marguin et Cie, successeurs, anc. 80, rue de Bondy, actuellement 95 et 97, boulevard du Port-Royal. — Téléphone.
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- ücgailèt et Cio Suce", (ancienne maison Grimal), 28, rue Albouy, Paris. — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
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- A. Vaillant, 10, rue Meslay, Paris. — Fabrique de meubles de luxe. Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité de cachepots, jardinières, tables à ouvrages et à jeux, bureaux de dames et liseuses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
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- Ch. Galvanf, faubourg Saint-Antoine, 137, et rue d’Avron, 28. — Grande fabrique de lits et chambres à coucher en tous styles. Envoi franco du catalogue.
- G. Iferrmann, 9, rue St-Ambroise et 7, cité d’Angoulême, Paris.—Ameublements complets de tous genres. Ebénis-terie et tapisserie. Meubles anciens, sièges et tables de tous styles pour salles à manger. Chambres à coucher, salons, bibliothèques et bureaux.
- Quarré, 143, r. d’Aboukir, (us. r. de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de style pour meubles, de décoration pour "cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voiture, marque : Au Lion.
- ARMES & ARMURES
- IL Gui perle, 12, boulevard Mngenta, Paris. — Armes, armures, panoplies et trophées. Cuirasses secrètes garantissant de l’arme blan-che"et de la balle de revolver. Bijoux, armes et armures pour théâtres.
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- BATTEURS D’OR
- X. Jacquesson, 7, rue Chariot, Paris. — Fabrique d’or, d’argent et de platine en feuilles, en poudre et en coquille. — Exposant, classe 41, groupe V. — Téléphone.
- BÉBÉS, JOUETS, JEUX
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- BIJOUTERIE, JOAILLERIE
- Plichon et 0,10, rue dn Parc-Royal, Paris. — Fabricants de doublé or, or sur argent.
- OR EN FEUILLES ET EN POUDRE
- Duinilàtre et Faubert, Faubourg-du-Temple, 22, Paris. — Fabrique d’or et de Platine en feuilles, en poudre et en coquilles. — Exposant, groupe V, classe 41.
- ORGUES
- Alexandre père et fils, rue de Richelieu, 106, Paris. — Orgues. — Exposant, groupe II, classe 13.
- OUATAGES
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- Camille Weber (veuve et fils), 15, rue Poissonnière, Paris. — Spécialité pour ameublement. Articles de style et de fantaisie. — Médaille d’or, Paris 1878.
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- E. Hamelin et Cie, 144, rue Saint-Denis, Paris. — « Au Mûrier » « Au Palmier ». Diplôme d’honneur. Filatures et Moulinages à Bagnols (Gard) et aux Andelys (Eure).
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Quoique commencé tardivement, le Grand-Théâtre de l’Exposition est un des Palais dont l’installation est complètement terminée.
- Nous venons d’assister à la représentation à laquelle nous avait gracieusement convié la Direction, et nous avouons tout franchement que nous avons été émerveillés de ce que nous venons de voir et d’entendre. Ce sera, en effet,une surprise pour tous de trouver, dans le Parc du Champ de Mars, ia plus coquette des salles de spectacle, avec un programme plein d’intérêt.
- Nous avons applaudi la troupe Alexander dans une pantomime inénarrable, intitulée « les Tribulations d’un Touriste »; ce sont certainement, dans leur genre, des maîtres que ces mimes anglais !
- A signaler aussi les acrobates les Constanti ; les chiens admirablement dressés du clown Karl et surtout un prodige de grâce et de force appelé Georgina Aix, qui, âgée dehuitans, nous a montré des tours que nous n’avions
- PALAIS DES ENFANTS
- jamais vu faire aux acrobates les plus-adroits.
- A côté des clowneries, l’art le plus sérieux est représenté par Mlle Kara, une jeune mauresque qui a passé par notre Conservatoire, dont elle a pris-les bonnes traditions.
- Je promets un succès au « Paris-Quatuor » qui nous a fait entendre un beau chant patriotique intitulé « 89 », composé spécialement pour le Grand-Théâtre de l’Exposition, par M. Missa, grand prix de Rome.
- N’oublions point un exquis ballet d’enfants, réglé par Mme Mariquita et l’orchestre dirigé de main de maître par Alexandre Artus.
- Nous n’avons pu assister à la repré sentation des Marionnettes dans le promenoir, mais on nous assure qu’elles feront sensation ; j’en accepte l’augure.
- D’après cette représentation, nous pouvons annoncer que c’est dans ce coin du Champ de Mars, côté Suffren, que sera la fête de l’Exposition.
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- La durée de validité de ces billets variera entre 2 et 8 jours, selon l’importance du parcours. Elle pourra être prolongée deux fois de moitié moyennant le paiement d’un supplément de 10 0/0 pour chaque prolongation.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- Il o Téléphone à la disposition des diverses classes de l’Exposition.
- La Société Générale des Téléphones, sur sa
- demande, vient d’être autorisée par l’Administration des Postes et Télégraphes à consentir aux noms des présidents des classes de l’Exposition des abonnements spéciaux donnant le droit à tons les exposants d’une même classe de faire usage-du téléphone. Le prix de ces abonnements a été fixé à 1,000 francs pour la durée de l’Exposition.
- Cette somme, divisée par le nombre considérable des exposants de chaque classe, correspond pour chacun d’eux à une cotisation bien minime eu égard à l’avantage considérable qui leur est offert.
- La Société est aussi autorisée à faire pour les Comités des abonnements analogues au prix de 600 fr. donnant le droit à tous les membres de ces Comités de faire usage du téléphone.
- Ce tarif de 600 fr. par an est applicable aux cafés, restaurants et autres établissements ouverts au public qui désirent mettre le téléphone à la disposition de leur clientèle. Il est bien entendu que les propriétaires de ces établissements qui ne voudraient avoir le téléphone que pour leur usage personnel, peuvent contracter l’abonrement ordinaire au prix de 300 francs.
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez Al Skymoür Wade, lllomfteld House, London-Wall.
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- (près de la Direction Générale de l'Exploitation).
- SOMMAIRE. — Partie non officielle : Chronique. — Quelques documents. — Echos. — Les Projections électriques. — L’Angleterre à l’Exposition. — Les Eaux tickets. — Le Pavillon des Forêts.— Nouvel’es de l'Exposition.— Le Pavil’on Annamite.— L’Exposition du Ministère de l’Instruction publique.— Un Bon ménage.— Spec'ac’eset Distrayions. — Annonces et Réclames.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- PARTIE NON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- « Être ou n’être pas ! »
- Le mot fameux de Shakespeare vient d’être repris à propos de l’Exposition : son succès colossal a fait envie aux envieux, et voilà qu’une vraie campagne de mécontents est commencée contre la grande entreprise nationale.
- C’est absolument incroyable, c’est presque révoltant, et nous ne saurions trop réagir contre de semblables menées. Nous savons d’où elles viennent, nous savons quel esprit de réaction et d’antipatriotisme les a dictées, mais nous n’insisterons pas là-dessus : nous dédaignons ces hostilités et ce sont des raisons sérieuses que nous voulons leur opposer.
- Un journaliste qui représente le parti du trône et de l’autel a fait interwiever par ses reporters tout un groupe de restaurateurs de Paris •et de directeurs de théâtre, qui ont déversé, avec des larmes de crocodile, leurs plaintes dans son sein. Le résumé de ces doléances de limonadiers et d’imprésarios est que l’Exposition attire tous les soirs trop de curieux et que, par conséquent, leurs établissements restent dans le marasme.
- Ils n’avaient pas prévu le cas, et ils. ont augmenté leurs prix, moyen sûr d’éloigner encore la clientèle. Nous ne reviendrons pas sur ce que nous avons déjà dit à propos de la question des théâtres. Restreignons la question aux restaurateurs.
- D’abord, nous sommes persuadés qu’ils s’exagèrent les choses . Ce n’est pas au bout de quinze jours qu’on peut se faire une idée de ce que sera le mouvement de la population et des étrangers pendant les cinq mois et demi qui restent de bon à l’Exposition. Ils s’alarment trop vite. Nul doute que, le premier élan de curiosité passé, le flot ne revienne insensiblement vers Paris. Aujourd’hui, on dîne forcément à l’Exposition; mais, qu’ils se rassurent, s’ils sont raisonnables, on reviendra à eux, surtout les étrangers, qui sont avides de tous les raffinements parisiens, aussi bien de ceux de la bouche que de ceux de l’esprit.
- Et quand même le boulevard serait un peu délaissé pendant cinq mois, les établissements de Paris n’ont-ils pas toute l’année pour se refaire et pour attirer les voyageurs? Laissez cette brillante période à vos concurrents de l’Exposition ; et, d’ailleurs, pourquoi n’êtes-vous pas entrés en lice? On vous a offert de prendre en commun l’exploitation de tous les cafés et restaurants du Champ de Mars, et vous avez refusé : ne vous plaignez plus maintenant, — il est trop tard !
- Vous gémissez sur la perte de vos recettes pendant cet été; mais l’été, vous ne faites jamais rien, ou presque rien.Le Parisien fuit l’asphalte en fusion pour aller dîner à la campagne, sous la tonnelle, et l’étranger préfère St-Gloud, Versailles ou Saint-Germain aux petits cabinets d’entre-sol, où l’on étouffe littéralement. Pour vous, cet été sera donc un été comme un autre ; ne pensez pas au Champ de Mars, qui est une chose à part, une chose exceptionnelle et dont vous n’avez pas à tenir compte, vous qui n’avez pas voulu y participer.
- Et puis, voyons, franchement, les provinciaux ou les étrangers ne vont pas se loger à l’avenue de La Bourdonnais ou à l’avenue Rapp ; ce sont les hôtels de Paris qui les hébergent ; et ils y prendront bien un repas ou deux.
- Bref, que demande-t-on? De fermer l’Exposition le soir, au moins trois fois par semaine. C’est la plus vaste plaisanterie qu’on art jamais éditée, et quand même la question morale du maintien de l’Exposition, toujours et quand même, no s’imposerait pas, il y aurait les questions d’intérêts qui s’y opposeraient formellement.
- L’Etat a passé des contrats avec les concessionnaires des cafés et restaurants ; ceux-ci ont engagé un personnel nombreux et ont même passé des traités avec leurs fournisseurs de boissons et de vivres, dans la conviction absolue que les soirs d’été leur seraient acquis ; car là est, pour eux, la grande source des bénéfices qu’ils ont escomptés d’avance.
- Il y a aussi, et surtout, le Syndicat des électriciens, qui s’est engagé à éclairer gratuitement l’Exposition, à la condition que l’Etat lui allouerait chaque soir une somme correspondante à la moitié des entrées relevées après six heures. Admettons qu’avec l’émission de bons l’Etat ait déjà pu indemniser les électriciens d’environ deux millions ; mais ceux-ci sont encore engagés vis-à-vis des entreprises privées, très nombreuses, qui ont adopté pour chaque soir l’éclairage électrique.
- Donc, à tous les points de vue, il est moralement et matériellement impossible de condescendre à des plaintes qui ne sont nullement fondées. On aura raison de donner quelques fêtes au cœur même de Paris, pendant l’été, afin d’en faire profiter plus directement Paris, mais tout le luxe, toutes les splendeurs, toutes les inventions de plaisirs, toutes les attractions les plus irrésistibles doivent être réservés à l’Exposition.
- Nous comprenons que M. Arthur Meyer le regrette, mais il y a temps pour tout ; les exhibitions de cire ne sont guère de saison, surtout l’été : d’ailleurs, pendant la canicule, elles fondraient comme fondront inévitablement ses recettes.
- F. L.
- QUELQUES DOCUMENTS
- L’Union syndicale des limonadiers et restaurateurs s’est réunie lundi au restaurant du Gymnase. La question qui a été l’objet de la discussion a été le préjudice qui pouvait être causé au commerce par l’ouverture de l’Exposition tous les soirs, d’une façon continue.
- M. Marguery, qui présidait, a rappelé que plusieurs démarches avaient été faites en ce sens, et il a rendu compte d’un entretien qu’il avait eu, quelques jours auparavant, avec M. Alphand, directeur des travaux. M. Alphand lui aurait déclaré qu’il était à peu près impossible de donner satisfaction au commerce parisien.
- Le président a dit que le comité était disposé à agir avec la plus grande modération et a demandé que les assistants voulussent bien donner un mandat à ses membres relativement aux nouvelles démarches à faire.
- MM. Maigret, Ducarre, Hold et Ehrard ont pris successivement la parole et ont exposé les revendications de la corporation. M. Catelain aîné a déclaré, à son tour, « qu’il serait pénible pour les limonadiers et restaurateurs, qui ont fait de gros sacrifices en s’installant à l’Exposition, de voir diminuer leurs chances de profits, et qu’il fallait avoir de la considération pour des confrères ». Il a ajouté que, si l’administration avait le pouvoir de rendre moins nombreuses les fêtes devant être données le soir, au Champ de Mars, il était du devoir de l’Union syndicale d’agir auprès d’elle.
- Les assistants ont décidé de donner mandat à la chambre syndicale de faire des démarches auprès d^s pouvoirs publics, 'directement, sans intermé-
- diaires, de façon à obtenir satisfaction en faveur du commerce parisien.
- Voici, sur cette question des soirées du Champ de Mars, quelques renseignements qui peuvent servir à en bien préciser la portée :
- C’est dans sa séance du 4 mars 1887 que la commission consultative de contrôle et de finances fut appelée à examiner un rapport de M. Berger, directeur de l’Exposition, sur l’ouverture du soir de l’Exposition. M. Berger, dans son exposé des motifs en faveur de cette ouverture, disait : « Depuis que la lumière électrique est devenue d’un usage pratique pour l’éclairage usuel et l’illumination des grands espaces, les expositions, telles que celles de Paris, en 1881, au Palais de l’Industrie, celle de Milan en 1884 et celles de Londres dans les jardins de South-Kensington en 1885 et en 1886, ont ouvertleurs portes le soir avec un succès assez grand pour qu’il semble difficile de faire autrement en 1889, à moins de se résoudre à ce que l’attente et la curiosité du public soient fâcheusement déçues. En dehors de l’attrait permanent et considérable qu’il ne saurait cesser d’offrir par lui-même, l’éclairage électrique facilite l’installation et l’exploitation d’établissements de consommation ou de plaisir dans des conditions particulièrement séduisantes; il permettra, en outre, l’organisation de fêtes d’un éclat incomparable dans un local aussi vaste et aussi pittoresquement aménagé que le sera l’enceinte du Champ de Mars. »
- M. Berger communiquait ensuite à la commission les propositions du syndicat des électriciens pour l’éclairage du soir. Le syndicat s’engagerait à fournir cet éclairage à condition que l’administration lui verserait la moitié des entrées du soir et la concession exclusive de l’éclairage des divers locaux : cafés, restaurants, théâtres, etc. M. Berger ajoutait que « le syndicat ne s’engagerait qu’à la condition que l’Exposition soit ouverte tous les soirs; sinon il lui serait impossible de récupérer sa dépense, attendu qu’entre autres frais, qui deviendraient excessifs, il aurait à payer son personnel comme s’il travaillait chaque soir, afin de pouvoir compter sur lui ».
- Il est dit dans le procès-verbal de la séance du 5 mars 1887 delà commission des 43, où fut examiné le rapport de M. Berger, que la commission a pensé qu’il y avait lieu d’adopter les conclusions du rapport, et qu’il s’agissait seulement de déterminer dans quelles conditions l’ouverture pourrait avoir lieu. Ce procès-verbal fut publié dans les journaux. Donc, dès mars 1887, il était décidé que l’Exposition serait ouverte le soir.
- Ce ne fut qu’une année après qu’il fut procédé à l’adjudication des cafés, restaurants, brasseries, buffets, etc. Les intéressés furent prévenus, par des affiches en date du 13 février 1888, que le 13 mars suivant, il serait procédé à l’adjudication desdits établissements. L’affiche portait l’indication suivante. qui était cependant bien de nature à éveiller l’attention des restaurants et limonadiers parisiens :
- Nota. — Les concurrents sont informés que l’Exposition restera ouverte le soir.
- Aussi les concessionnaires de l’Exposition sont-ils unanimes à déclarer qu’ils sont résolus à porter leurs réclamations devant qui de droit si on ferme l’Exposition le soir. En soumissionnant, ils ont, disent-ils, fait une large part à la probabilité des recettes du soir, et ils considèrent qu’ils serait souverainement injuste de les en priver.
- ÉCHOS
- Un guichet au Trocadéro
- Il n’y a pas de guichet au Trocadéro, en face le pont d’Iéna; on s’en plaint beaucoup et nous espérons qu’on en établira un très prochainement.
- - Cela facilitera l’entrée des visiteurs payants qui arrivent par le quai, et aussi le passage des:gens de service qui, sinon, au sortir du pont d’Iéna, sont obligés d’escalader la passerelle au lieu de traverser la chaussée de plain-pied.
- Des écritaux, s. v. p !
- Pourquoi, dans la section de peinture, au Palais des Beaux-Arts, ne met-on pas sous les tableaux de
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- petits cartouches indiquant, en deux lignes, le sujet de la composition et le nom du peintre.
- J Gela manque absolument et cela désoriente le visiteur, qui ne peut pas toujours se payer le catalogue.
- Puisqu’on l’a fait pour la sculpture, on peut bien le faire pour la peinture !
- Deux urnes, s. v. p !
- On a négligé, jusqu’à présent, déterminer les deux pelles urnes qui décorent à droite et à gauche la fontaine monumentale de Goutan.
- Ce sont les fonds qui manquent le plus : qu’on ajoute vite cet appendice nécessaire.
- La musique au Champ de Mars
- Une excellente mesure, mise en pratique à compter d’hier, vient d’être prise par l’administration de l’Exposition. Dorénavant, les kiosques élevés dans les jardins du Champ de Mars seront occupés tous les soirs par des musiques militaires et civiles ou par des sociétés chorales, qui se feront entendre de neuf heures à dix heures et demie. Accaparé jusqu’ici par les merveilleux effets des fontaines lumineuses et, depuis avant-hier, par le grand aspect de la galerie des machines, éclairée à l’électricité, le public du soir sera désormais plus porté à se disperser sur certains points de l’Exposition qui restaient peu fréquentés.
- Les Musiques populaires
- Les kiosques du parc du Champ de Mars n’auront pas simplement comme hôtes les musiques militaires et les sociétés chorales; il est question d’y donner des auditions de musique pittoresque et populaire.
- C’est ainsi que nous y entendrons les plus célèbres des tambourinaires et les plus habiles joueurs de galoubet, les binious de la Bre.tagne, les vielles de la Savoie et les cornemuses du Berry, sans préjudice des estudiantinas espagnoles.
- Ce sera d’un haut intérêt et cela servira en même temps de concours de musique internationale.
- Accueillons les ouvriers
- On ferait bien d’adopter une mesure qui réussit pleinement lors de la dernière Exposition universelle. Tout patron ou négociant occupant du personnel pouvait donner une lettre émanant de lui à son ouvrier ou employé désirant se rendre à l’Exposition. Celui-ci allait la faire viser au secrétariat de la chambre de commerce et, muni de cette lettre, on lui délivrait au chemin de fer un coupon aller et retour avec 50 0/0 de réduction et valable pour quinze jours.
- En 1878, le nombre des gens qui bénéficièrent de cette faveur, notamment à Rouen, fut considérable; on a tout fait pour que cette Exposition fût supérieure à la précédente, nous appelons l’attention de qui de droit sur cette requête, qui nous semble juste et à laquelle il est facile de faire droit.
- Le chemin de fer Decauville
- Jusqu’à présent, les travaux nécessités par l’installation de la classe des chemins de fer, dans les bas côtes du Palais des Machines, n’ont pas permis aux trains de dépasser la station du pont d’Iéna.
- Mais cette installation est aujourd’hui terminée, et rien ne semble plus s’opposer à ce que le petit chemin de fer quitte un peu le parcours du quai d’Orsay, ponr exploiter jusqu’au bout la ligne qui lui est concédée ; elle doit desservir tout l’intérieur de l’Exposition, depuis l’Esplanade des Invalides jusqu’à l’extrémité de l’avenue de Sufïren, en face de la Galerie des Machines.
- Interprètes
- Il avait été primitivement décidé qu’il n’y aurait pas d’interprètes attachés à l’Exposition. En prenant cette décision, on avait voulu éviter certains désagréments auxquels avaient donné lieu le fonctionnement des interprètes en 1878. Il faut croire que le remède était pire que le mal. Les étrangers erraient dans les galeries sans pouvoir se faire comprendre. On peut voir maintenant des nuées de personnages coiffés d’une casquette ornée d’un gigantesque turban de velours vert : ce sont les interprètes.
- Les moyens de transport
- On vient de procéder aux essais de la petite ligne de raccordement entre la station de l’avenue du Tro-cadéro et la place du Trocadéro.
- Le trajet s’effectue sur l’une des deux voies du tramway de la Muette à la rire Taitbout ; le transport des voyageurs se fait au moyen de deux trains composés chacun d’une machine à air comprimé.
- traînant deux voitures à impériale qui peuvent contenir, au total, cent personnes environ.
- Tous les trains correspondent à ceux de ceinture.
- Pavillon des associations ouvrières
- Les travaux d’installation du pavillon des associations ouvrières sont poussés avec la plus grande activité.
- On veut, en effet, que tout soit absolument prêt avant mercredi prochain, le président de la République devant, ce jour-là, visiter officiellement ce pavillon.
- Le prince de Galles à l’Exposition
- Le prince de Galles doit venir le mois prochain visiter l’Exposition ; l’héritier présomptif de la couronne d’Angleterre compte être à Paris vers la Pentecôte. Le prince assisterait au Grand-Prix avant de regagner l’Angleterre.
- Les Fêtes municipales
- Il y aura encore pour le moins deux grandes fêtes à l’Hôtel-de-Ville, l’une qui s’appellera la Fêle du Travail, et l’autre qui sera donnée en l’honueur des Universités étrangères.
- Il est, en outre, question d’une fête de l’Enfance, destinée à tous les élèves de la Ville de Paris.
- lies ouvriers des ports
- Les directeurs des constructions navales dans les ports de guerre sont chargés d’inviter les chefs de chantiers à désigner chacun deux des ouvriers placés sous leurs ordres et de les déléguer à l’Exposition.
- Ces ouvriers devront avoir ude capacité professionnelle suffisante pour adresser un rapport à l’ingénieur chargé de la délégation.
- Celle-ci restera vingt jours à Paris et chacun de ses membres touchera 150 fr. à titre de frais de déplacement.
- 5Jn procès à l’horizon
- L’une des maisons chargées de l’éclairage électrique d’une partie du Champ de Mars avait commandé à une usine spéciale trois grandes chaudières, livrables le 15 avril dernier. Or, il y a peu de jours seulement, l’usine a envoyé deux chaudières au lieu de trois, et encore ne fonctionnent-elles pas comme elles le devraient.
- Sur assignation en référé, le président du tribunal a commis un expert qui doit déposer son rapport d’urgence.
- Sympathies de la Itussie
- Le journal russe Grajdanine, dans un long article consacré à l’Exposition de Paris, se fait l’écho des sympathies de la Russie pour le développement matériel de la France. 11 félicite la France des grands progrès dont l’Exposition est une preuve éclatante.
- Bile cléricale
- Quelques feuilles cléricales déversent des injures grossières sur l’Exposition, qui, pour elles, est le triomphe du matérialisme et de l’athéisme.
- Nous dédaignons de relever de pareilles inepties, mais nous ne voulons pas priver nos lecteurs d’une annonce comique, élaborée sans doute à grand peine par une rédaction de sacristie; la voici textuellement :
- ENFER
- EXPOSITION UNIVERSELLE
- DE
- TOUS UES VICES Depuis le commencement du monde
- Prix d’entrée r UNE AME
- (ON NE DÉLIVRE PAS DE SORTIES)
- Est-ce assez réussi?
- Pourtant, si ces messieurs mettaient seulement un pied à l’Exposition, ils verraient qu’elle est très fréquentée par le clergé.
- On y rencontre grand nombre de prêtres et de religieuses qui ont l’air de la trouver fort à leur goût.
- Toujours plus haut !
- Deux Anglais, venus à Paris pour visiter l’Exposition, étaient montés samedi soir jusqu’à la seconde plate-forme de la Tour Eiffel. Cette ascension ne leur parut pas suffisante et, escaladant une barrière, ils s’engagèrent dans l’étroit escalier en colimaçon qui conduit au faîte du monument. Un gardien, qui les avait aperçus, courut après eux et fut obligé de les tirer par les jambes pour les forcer à redescendre.
- Conduits chez le commissaire de police, les deux
- Anglais ont déclaré qu’ils devaient repartir bientôt pour leur pays, et qu’ils n’avaient pas voulu quitter Paris sans avoir atteint le sommet de son plus haut monument.
- Bien anglais, n’est-ce-pas? :
- Plus de femmes !
- Serait-ce le refrain fameux du Petit-Duc qui trouverait un écho au Champ de Mars.
- Le Conseil de direction a agité, ces jours-ci, la question de savoir s’il ne vaudrait pas mieux, pour la régularité des services, remplacer dans l’enceinte toutes les vendeuses par des vendeurs hommes.
- Cette motion a rencontré une vive opposition ; il serait, en effet, pénible pour les femmes, qui ont déjà tant de difficulté à gagner honnêtement leur vie, de se voir privées de la faculté de subsister six mois en vendant des journaux, des gâteaux, du tabac ou des rafraîchissements à l’Exposition.
- Dimanche soir, les projecteurs de la Tour Eiffel ont été dirigés sur le mont Valérien, puis, sur l’observatoire de Meudon, où M. Janssen complétait les expériences relatives à la communication qu’il présentait hier à l’Académie des sciences.
- Le prisme a été remplacé dans cette nouvelle série d’expériences photographiques par un réseau de trente mille lignes parallèles gravées au diamant sur une plaque de verre de dix centimètres de longueur. Cet appareil, unique dans-son genre, est celui dont M. Janssen s’est servi dans son observation de la grande éclipse totale-de l’année 1886, étudiée à l’île Caroline, rocher perdu au milieu de l’océan Pacifique.Les résultats ont été les mêmes que dimanche dernier, mais les photographies sensiblement plus parfaites. Afin de guider les opérateurs qui visaient l’observatoire de Meudon, le savant astronome avait fait allumer cette fois deux feux de Bengale. Pour compléter sa démonstration,M. Janssen recommencera prochainement ses expériences en se plaçant avec ses appareils sur une-des tours du Trocadéro.
- Les rayons de la Tour Eiffel traversant une couche d’air insignifiante, les raies caractéristiques de l’oxygène, si développées dans les. expériences précédentes, devront être presque rigoureusement absentes. Enfin, pour étudier d’une façon directe l’action de l’oxygène sur la lumière, M. Janssen demandera au ministre de la guerre de mettre à sa disposition un des projecteurs locomobiles faisantpartie de l’armement-des forts de Paris. A l’aide de cet instrument, dont la puissance est supérieure à celle des projecteurs de la Tour, il fera traverser par un faisceau d’une énergie prodigieuse son grand tube de 100 mètres de long dans lequel de l’oxygène pur se trouve renfermé sous une pression de 200 atmosphères.
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- L’Angleterre et l’Exposition
- Le comité exécutif de Y International ArM-tration and Peace Association a pris la résolution suivante :
- 17 mai 1889.
- Le Comité,
- Reconnaissant dans la présente Exposition de Paris une manifestation frappante de ces mouvements industriels et sociaux de ce siècle qui tendent à resserrer plus étroitement les liens de la solidarité internationale, laquelle entrave l’explosion de la guerre et assure le maintien de la paix;
- Envoie, au nom de Y International Arbitration and Peace Association, au président Carnot et au directeur de l’Exposition, ses sincères et cordiales félicitations pour le succès des cérémonies d’ouverture qui ont eu lieu au milieu des acclamations et avec l’approbation des représentants et des travailleurs de toutes les nations dans les efforts pour le progrès et la paix du monde.
- Le comité déclare aussi regretter profondément que les représentants diplomatiques de la Grande-Bretagne et de deux ou trois autres puissances aient été absents des cérémonies d’ouverture ;
- Décide, en outre, que des copies de la résolution ci-dessus seront envoyées au président Carnot, à M. Tirard et à M. Berger (directeur général de l’Exposition).
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- LES FAUX TICKETS
- Un de nos confrères a reçu la lettre suivante au sujet des faux tickets et des moyens de les contrôler :
- « Monsieur le rédacteur en chef :
- » Comme suite à la lettre de mon fils que vous avez insérée hier au sujet des tickets de l’Exposition, je crois devoir vous renseigner sur le fait suivant :
- » Il a été souvent annoncé qu’il circule de faux tickets, et j’ai lu dans divers journaux que l’administration cherche à rassurer le public, parce que, s’il's’est rencontré quelques dissemblances sur les-dits tickets, c’est que le fait a pu se produire parce que le tirage a été fait par trois imprimeurs différents.
- » Or, il se trouve que j’ai eu l’occasion de comparer de ces billets, portant le même nom d’imprimeur et accusant cependant trois points de dissemblance bien reconnaissables.
- » J’ai prévenu à ce sujet M. le directeur général, en lui déclarant que j’étais prêt à faire la preuve de ce que j’avance.
- » J’ai encore ajouté quej’étais surpris de ce que l’on eût fait imprimer ces billets par des procédés tout à fait grossiers, pour rechercher sans doute le bon marché du tirage, alors qu’il est à la connais-naissance des hommes du métier, et du Crédit foncier en particulier, qu’il existe des moyens d’impression nouveaux qui défient la contrefaçon, et qui, dans tous les cas, permettraient à tout contrôleur de faire la vérification immédiate et à coup sûr de l’authenticité du titre soupçonné.
- » De deux choses l’une : si un tirage aussi important a été confié à trois imprimeurs, pourquoi ne pas avoir adopté un type identique et ne prêtant à aucune équivoque ?
- » Et si l’un des trois imprimeurs s’est permis d’adopter deux types différents pour son tirage, pourquoi l’a-t-on toléré ?
- » Il y a là un mystère à éclaircir sur-le-champ, et je me demande comment il se fait que l’administration, avisée par moi depuis trois jours, ne m’ait pas encore fait l’honneur de m’inviter à faire la preuve de ce que je lui ai avancé.
- » Ce sujet est gros de conséquences !
- » Veuillez agréer...
- » A. SCHLUMBERGER. »
- LE PAVILLON DES FORÊTS
- Le pavillon des forêts, au Trocadéro, a été étudié et construit sous la direction de M. de Gayffier, conservateur des forêts, par M. Lucien Leblanc, architecte chargé des travaux des sections russes à l’Exposition universelle. Dans la construction du pavillon, tantôt l’arbre a servi comme colonnes décoratives, consoles, etc., tantôt il a été équarri pour la construction, et les écorces aux tons différents, aux couleurs brillantes, ont servi à la décoration des plafonds, des corniches, des panneau de revêtement. Le but a été de chercher à faire pour la décoration même à l’extérieur une exposition forestière colorée comme tons et toute nouvelle comme idée.
- Le pavillon proprement dit, avec ses galeries, bassin, escaliers conduisant aux galeries du premier étage, occupe une surface d’environ mille mètres, les annexes (vues diorami-ques, galeries, etc., qui ne s’élèvent qu’à rez-rez-de-chaussée) une surface d’environ six cents mètres.
- Le pavillon est entièrement construit sur pilotis. L’exposition intérieure est des plus remarquables.
- LE PAVILLON ANNAMITE
- Le pavillon annamite est placé à peu près au tiers de l’Esplanade. Il se compose d’un vaste bâtiment, aux toits pointus, relevés comme les nombreuses gravures chinoises nous représentent ceux des pagodes. La maçonnerie a été faite par des ouvriers français, mais ce sont des naturels d’Annam que l’on a chargés de la décoration.
- Ces ouvriers, qui sont de véritables artistes, accomplissent des merveilles. Ils travaillent avec une dextérité et une rapidité que devraient bien imiter nos peintres français. Ils ont enluminé leur palais de dessins extraordinaires : oiseaux gigantesques et fleurs étranges, arabesques légères d’une fantaisie et d’une originalité sans pareille, changent ces murs de plâtre en quelque jardin mystérieux et enchanté. Tout cela peint en tons violents, criards, mais dont l’ensemble flatte l’œil et entraîne l’imagination dans le pays des rêves.
- Leur manière de travailler est très curieuse. Coiffés d’un chapeau en forme d’abat-jour, qui les garantit d’un soleil dont ils se souviennent sans doute; vêtus d’une sorte de petite veste ample, d’étoffe ou de droit, et d’un pantalon court et très large, ils sont juchés sur des échafaudages très étroits et restent accroupis des heures, peignant eu-core et peignant toujours.
- Parfois, ils descendent se chauffer vers un petit foyer où brûlent des débris des charpente. Près de cet âtre improvisé, ils ont aussi le oug die (prononcez oug diou), sorte de pipe qui remplace le narghilé. C’est un petit cruchon au goulot évasé et aplati, contenant de l’eau et percé d’un trou sur le côté ; par ce trou, ils introduisent une longue et mince branche de bambou et, ayant mis du tabac très fin dans le goulot, ils allument et tirent de fortes goulées. Pnis ils retournent à l’ouvrage en lâchant de longues bouffées.
- L’administration, pour leur éviter les ennuis de la grande Ville, leur a construit une petite baraque en planches qu’ils habitent.
- Là, ils mangent leur riz et boivent leur tchoum-tchoum, alcool extrait du riz et qui est d’un degré très élevé ; ils couchent sur des matelas.
- On est, d’ailleurs, rempli de prévenances pour eux, et de temps en temps ils sont menés au cirque ou au spectacle.
- NOUYELLES DE L’EXPOSITÏÜN
- Les banquets :
- Le Comité de la Presse française à l’Exposition se propose d’offrir, dans le courant de juin, une fête précédée d’un banquet aux représentant de la Presse étrangères.
- On annonce, d’autre part, qu’un grand dîner de trois cents couverts sera offert le 29 mai, par le ministre du commerce, à tout le haut personnel de l’Exposition.
- Un commissariat spécial pour l’Esplade des Invalides vient d’être installé. Le service est fait par M. Santucci, commissaire de police des Invalides.
- M. Henri Dallier, organiste de Saint-Eustache, a donné lundi, à deux heures et demie, au palais du Trocadéro, la .première séance officielle d’orgue.
- Un bon point au ministre de la justice. M. Thé-venet vient d’allouer, à l’occasion de l’Exposition, indépendamment des dix pour cent votés par la Chambre, des gratifications aux petits employés de son ministère.
- Il a, de plus, autorisé les chefs de service à accorder une demi-journée de congé pour leur permettre de visiter l’Exposition.
- Les agents du service de la sûreté, détachés à l’Exposition, ont arrêté dans l’intérieur du Champ de Mars, un nommé Martin, employé de commerce, qui fouillait dans les poches des visiteurs.
- La même brigade d’agents, sous la direction du brigadier Coïtée, a opéré, place de l’Alma, à la station des tramways, l’arrestation d’un individu qui a déclaré se nommer Auguste Besnard. Il venait de voler deux porte-monrtaie appartenant à des dames.
- Il a été conduit au poste, d’où il a cherché à s’évader en descellant les barreaux de la fenêtre. On suppose qu’il cache son identité.
- Un malfaiteur, demeuré inconnu, a pu dérober hier, dyns l’une des Galeries d’exposition des industries diverses, près de la section suisse, un cadre en émail représentant la Vierge, l’enfant Jésus et saint Jean. Ce cadre est d’une certaine valeur.
- L’empereur du Brésil a accepté la présidence d’honneur _du congrès de géographie qui se tiendra à Paris le 5 août et a délégué, pour le représenter, le vicomte de Calvacanti, commissaire de l’exposition du Brésil.
- Dinah Salifou, roi du Nalou (Sénégal), vient à Paris pour visiter l’Exposition. Il arrivera par l’aviso Dakar avec une suite de sept personnes.
- Le même courrier amènera en France les fils du chef de (a Mellacorée, qui seront accompagnés de deux griots, musiciens indigènes.
- Kalakaua, le roi des îles Sandwich, se rend également à Paris.
- Après la fête du 1er juin, dont le programme est arrêté, M. Alphand va s’occuper immédiatement du programme de la fête du 14 juillet. Cette fois, les réjouissances ne seront pas circonscrites dans l’enceinte de l’Exposition, mais seront réparties un peu sur tous les points de Paris.
- Il faut que les étrangers voient, dans tout son beau, notre fête nationale et quittent Paris émerveillées de toutes les splendeurs qu’il est capable de montrer au monde.
- M. le maréchal de Mac-Mahon a visité lundi l’exposition des colonies, à l’Esplanade des Invalides. On sait que l’ancien président de la République a été autrefois gouverneur de l’Algérie. Aussi a-t-il paru s’intéresser tout particulièrement à l’exposition de la section algérienne. 11 n’est pas besoin d’ajouter que partout où il a été reconnu il a été accueilli avec la plus respectueuse sympathie.
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- L’EXPOSITION DU MINISTÈRE de l’Instruction publique
- On s’occupe avec activité du placement des envois du ministère de l’instruction publique au premier étage du palais des Arts libéraux.
- Quoiqu’il reste encore pas mal de choses à terminer, il est déjà possible de se rendre compte de l’importance de cette belle exposition.
- M. de Saint-Arroman, tout spécialement chargé des salles réservées aux missions patronnées par le ministère, a bien voulu me guider. Grâce à lui j’ai pu admirer les trésors qui vont être exposés dans ces salles. Ce sont d’abord les cartes des pays parcourus depuis dix ans par de hardis explorateurs dont les noms sont aujourd’hui célèbres, citons au hasard : Coudreau, Ch. Huber, Montaud, Cre-vaux. Mizon, Aubry, Iiarmand, etc.
- Puis des photographies, des dessins, des statues, des costumes, des armes, des fragments d’habitation. A l’aide de ces documents, d’intéressantes reconstructions ont été faites.
- M. Dieulafoy expose, notamment, une repro-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
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- duction très complète du palais d’Artaxercès Mnémon, qui fera la joie des archéologues.
- Plus loin, dans une vitrine, sont rangés les poissons extraordinaires dragués à 5,000 mètres par le Travailleur et le Talisman.
- Il y a là de quoi satisfaire les plus difficiles ; jamais pareille collection de monstres aux formes extravagantes, inattendues, n’a été montrée au public.
- Certains d’entre eux sont si fantastiquement construits que, depuis dix ans, des savants cherchent en vain où est placé leur appareil digestif. Il y en a pour tous les goûts, d’horribles et de curieux. Je vous recommande particulièrement une sorte d’anguille velue, à la tête en forme de cuiller à pot, et dont l’aspect est singulier et comique à la fois.
- Cet animal-là est sûr de son succès!
- US ET COUTUMES DE LA MALAISIE
- Parmi les armes d’une panoplie figure une tête humaine, coupée verticalement en deux ; le visage d’une part, l’occiput de l’autre.
- Il parait qu’en Malaisie — c’est là que le possesseur de cette tête était né — un jeune homme comme il faut ne peut se marier qu’après avoir, au préalable, fait un cadeau à sa fiancée.
- Ce qui paraît être le plus agréable aux jeunes filles de ce pays est une tête humaine.
- Or, deux jeunes hommes, amoureux de la même demoiselle et n’ayant ni l’un ni l’autre coupé jusqu’alors la moindre tête, convinrent de s’associer pour accomplir cette petite formalité.
- Les voilà donc en route; ils se postent au coin du premier bois venu et ne tardent pas à se précipiter sur un passant qui arrive à point nommé pour leur rendre service. Ils le terrassent, lui enlèvent la tête le plus coréenablement possible, et partagent leur trophée, croyant que, vu l’heure avancée, une demi-tête suffira à chacun.
- Les futurs beaux-parents, très embarrassés par la nouveauté du cas, demandent à réfléchir.
- Pendant qu’ils réfléchissent, la peuplade à qui appartenait de son vivant l’infortuné décapité,prend la chose de travers et tombe à bras raccourcis sur le village des amoureux.
- Bataille enragée. Des deux côtés on fait de son mieux, et il en résulte une effroyable quantité de morts et de blessés;
- Notre consul, averti, intervient, met le holà, fait pendre les jeunes gens, la belle-mère et la fiancée, qui s’obstinent à ne pas tomber d’accord, et finalement envoie la tète au ministre de l’instruction publique.
- Allez la voir; elle est très curieuse.
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- LA VENTE ET LA DÉGUSTATION DES TABACS
- A L’EXPOSITION
- A l’Exposition de 1889, comme à celle de 1878, les visiteurs pourront acheter des tabacs, des cigares et des cigarettes de provenances étrangères.
- L’administration.française avait d’abord décidé que l’exposition seule serait autorisée et que la vente -et la dégustation seraient absolument interdites. Elle redoutait les fraudes et elle craignait surtout qu’à la suite de ces. dégustations le consommateur ne s’habituât à rechercher d’autres tabacs que ceux préparés par les manufactures de l’Etat. Mais, en présence des réclamations venues de tous les pays qui récoltent des tabacs et fabriquent des cigares et cigarettes, l’administration, un peu à contre-cœur, a dû céder.
- La vente est donc permise, entourée naturellement de toutes les précautions qui sauvegarderont les intérêts du Trésor : acquittement des droits à l’entrée des produits étrangers, apposition des vignettes de l’Etat, vente dans l’intérieur de l’Exposition, sous la surveillance constante de.Tadministration.
- Bien que ces nouvelles décisions aient été tardivement connues, les producteurs et les fabricants
- de tous les pays ont une exposition des plus complètes, et le nombre des comptoirs de vente est considérable; plusieurs ont terminé leur installation.
- La Havane, tout d’abord, est très brillamment représentée; plus de trente maisons, et les meilleures marques, ont envoyé leurs produits. Divers pays de l’Amérique du Sud, entre autres l’Equateur, le Chili, le Salvador veulent profiter de cette occasion pour faire connaître d’excellents tabacs. Le Mexique compte beaucoup sur la dégustation de ses cigares. Les Etats-Unis vendent surtout leurs cigarettes de tabac quelque peu sucré, enveloppées dans d’amusates vignettes.
- En Europe, l’Espagne, la Belgique, la Russie, l’Autriche et même la Suisse, s’attendent aux plus hautes récompenses.
- L’Orient fait des expositions pittoresques. La régie impériale ottomane s’installe dans un charmant kiosque copié sur les meilleurs modèles de Constantinople et du Bosphore, une véritable dentelle de stuc, tout à côté du pavillon du Bulletin officiel. Dans la rue du Caire, le fournisseur habituel du khédive a aménagé une boutique de beaucoup de caractère. Les Indes anglaises et les Indes néerlandaises vendent leurs tabacs dans le séraï indien au Champ de Mars ou dans le hampong de Batavia, sur l’esplanade des Invalides.
- Les fumeurs pourront donc se livrer aux dégustations les plus variées.
- LÀ JOURNÉE À L’EXPOSITION
- MERCREDI
- (Se munir du Guide illustré du Bulletin officiel)
- A 8 heures, coup de canon de la Tour annonçant l’ouverture des portes et l’entrée à 2 fr. (2 tickets).
- A 10 heures, coup de canon annonçant l’entrée à 1 franc (1 ticket).
- Entrer par la porte de l’avenue de La Bourdonnais, au Palais des Machines.
- Traverser l’allée centrale en face la porte. Voir à gauche, en entrant (classe 58), les presses tirant le Bulletin officiel de VExposition. A droite les sections étrangères : Angleterre, Amérique (exposition Edison), Belgique, Suisse.
- Revenir à gauche, classe 58, papeterie et impressions. — Classe 50, matériel des usines agricoles et alimentaires. — Classe 62, électricité. — Cl 52, mécanique générale. —Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, chimie
- Parcourir le côté de l’allée centrale, classse 55, tissage. — Classe 54, filage. — Classe 59, machines diverses. — Classe 53, machines-outils. —Classe 61 matériel des chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- Monter à la galerie du premier étage : machines de petites dimensions, plans, levis, photographies de machines et d’installations.
- Visiter les générateurs ^ vapeur, derrière le Palais des Machines, coté de l’École militaire.
- A midi, déjeûner au restaurant Duval, coin des avenues de La Bourdonnais et Lamotte-Piquet.
- A 11 heures 1/2, rentrer dans le Palais des Machines et le traverser sur le pont roulant électrique. Descendre à l’extrémité côté Suffren.
- A 2 heures, prendre le café arabe dans la rue du Caire.
- A 3 heures, visiter la rue du Caire, le pavillon indien, le Maroc et le concert marocain.
- A 3 h. 1(2, concert dans le jardin près des pavillons de la ville de Paris.
- A 5 heures, prendre l’apéritif au café Griiber, d’où l’on voit la Tour.
- A 6 heures, coup de canon annonçant la fermeture des galeries non ouvertes le soir, que le prix
- d’entrée est à 2 francs (2 tickets). Les personnes qui ne sortent pas de l’Exposition n’ont pas de supplément à payer.
- A 7 heures, dîner au restaurant.
- De 8 heures à 11 heures, représentations au Grand-Théâtre de l’Exposition (Palais des Enfants).
- De 8 heures à 11 heures, illuminations, éclairage électrique du Jardin, du Parc, de la Tour. Sur la Tour, phare tricolore et projections électriques sur Paris, sur le Dôme Central de l’Exposition et sur la Fontaine.
- Effets lumineux dans les jets d’eau, dans la Fontaine Coutan, sur la rivière du jardin central.
- A 11 heures du soir, retraite militaire pour la fermeture de l’Exposition.
- SPECTACLES ET DISTRACTIONS
- CHAMP DE MARS
- JARDIN
- Musiques militaires, de 3 à 5 heures, dans les quatre kiosques.
- Grand-Théatre de l’Exposition et Palais des Enfants, à l’extrémité du Palais des Arts Libéraux. — Représentations de jour et de nuit.
- Pavillon de la Mer.
- Folies-Parisiennes, près l’entrée de la rue de l’Université. — Représentations de jour ,et de nuit.
- Pavillons des Aquarellistes et des Pastellistes à l’extrémité du Palais des Beaux-arts.
- POURTOUR
- Rue du Caire. — Café-Concert. — Promenades a Ane. — Pavillon du Maroc. — Café-Concert, Danses.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- Palais des Produits alimentaires. — Czarda Hongroise. — Dégustation. — Musique.
- PALAIS DES MACHINES
- Promenade sur les Ponts roulants.
- Tirage du Bulletin Officiel, classe 58, près la porte La Bourdonnais.
- ESPLANADE
- Concert Algérien.
- Concert Tunisien.
- Villages Malgache, Tonkinois, Annamite, Pahouin, Canaque, Javanais.
- Le Soir
- Fontaines Lumineuses.
- Illumination de la Tour.
- Illumination des Parcs et des Jardins et du Dôme central.
- Gravure réduitede la couverture du Programme Officiel publié par le Bulletin Officiel, qui vient de paraître.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- RENSEIGNEMENTS
- MOYENS DE TRANSPORT
- • Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. —Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est.— Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée : Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Bouv^e-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Cliamps-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est ; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil). ,
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Réputés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-Issy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- • Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes à Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l’Exposition.
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Ièna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44 ; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies à la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Conslantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :.
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 lickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- I. —Section des Invalides. Porte des Affaires éiran-gères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à '8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 lieuses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures
- UTILES
- soi]-). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- .VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. —Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren..
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. — Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 8 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de 1™ classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes^ réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploifation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16,. avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Charnu de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures-du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées par jour :
- Matin : 7h. 80, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants :
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Eabert.
- La Librairie du « Bulletin des Halles », 33, rue
- Jean-Jacquf's-Rousseau, vient de mettre en vente un Plan illustré de l’Exposition universelle, avec un Indicateur alphabétique, imprimé en six couleurs et représentant exactement la place des différentes expositions.
- Ce plan, richement illustré, est indispensable aux visiteurs, qui trouveront aisément à se guider en sortant du Panorama le Tout-Paris, une des principales attractions de l’Exposition.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
- HSCOMMAIVDËS
- Ancienne maison Lefebvre et fils, fondée en 1843, Lefebvre fils aîné successeur. 106, rue de Rivoli. Ateliers, 3 rue des Halles,—-Corbeilles de mariage bijoux riches, pierres fines de premier choix. Fab. spéciale de bijoux/orfèvrerie et objets d’art de style or et argent, ciselure, émaux, modèles spéciaux déposés. Médaille argent, Paris, 1884. Exposant classe 37. ,
- Lambert -Vormus, 3 boul. St-Denis. — Bijouterie-joaillerie. Fabrique de Pendules.
- Lambert Lévy fabricant, 31 et 33, boulevard St-Martin. Maison fondée en 1829. — Joaillerie, bijouterie, horlogerie, bronzes. — Vente en détail au prix du gros.
- BILLARDS (et Accessoires de)
- Iiiolle, Marillier et Cie fabricants de queues de Billards. Procédé mobile à vis, breveté s. g. d.g. — 45, boulevard St-Martin, Paris.
- BOUTONS
- G. Bagriot, [nc] 168-170, rue St-Denis, à Paris. Exposant classe 35. Boutons Livrée, Administrations, Uniformes pour tous pays.
- BRETELLES
- Ch. Guyot, inventeur et seu^ fabricant spé-BRETRltSMGIMtS] cialdes Bretelles hy- VBlévetéK-SiE/ ^mques, 13 rue Be-yiiieveiecs&gMfr/ ranger. Pans.—Usage agréable, soliditèT b°n goût, b«n marché. Se trouvent dans les principales maisons.
- BREVETS D’INVENTION
- E. Wattier, ingénieur-architecte, 5, rue Mazagran (porte Saint-Denis) et 33, av. de la Bourdonnais (Exposition). — Représentation aux expositions, brevets d’invention, dépôts, marques, dessins, modèles, France et étranger.
- BRONZES D’A ST
- E. Pinédo, |nc1 G. * * * * Exposant, classe 25. — Groupes, Statuettes, Encriers, etc., 40, boulevard du Temple.
- BRONZE IMITATION
- Coupler fils et Drouart, rue Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets d’art. Editions d’Œuvres du Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis XVI. — Exposant classe 25, groupe n° 3.
- BRONZES POUR EGLISES
- . Thiery-Figaret successeur de L. Fi-garet, 2, rue Breguet et 24, rue St-Sabin, Paris. — Manufacture de bronzes pour églises. Marque L. F. Paris. — Exposant, classe ...
- COURROIES
- J. Levy jeune, 47, avenue Parmentier, Paris. — Gourrcue Gandy coton.
- CORSETS
- A. BRiOT,Trouillet et Lambert Srs, 13, rue Etienne-Marcel et 133, rue Saint-Denis, Paris. — Manufacture de Corsets, Commission, Exportation. Marque déposée: A la Bemoiselle.
- COULEURS FINES
- Chevillet, A. Grenier successeur, 31, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de couleurs fines pour artistes. Exposant classe 10, groupe II.
- Plaincliamp, maison fondée en 1798, boul. de Strasbourg, 35, Paris. — Couleurs et vernis pour bâtiments, voitures et industrie, décors et tableaux.
- OUVRAGES DE DAMES
- Mme Cuchet, 3, rue d’Aboukir, Paris. — Tapisseries de tous styles, broderies, arm'oiries, travaux montés, spécial, drap perforé à la machine et à la main, perforation à façon.
- ÉVENTAILS
- E. Buissot, 46, rue des Petites-Ecuries, Paris.— Fabrique d’éventails pour la France et l’exportation, corbeilles de mariages, éventails anciens, réparations de tous éventails.
- FONDEUR-LAMINEUR
- E. Louyot, ingénieur, 16, rue Folie-Méricourt. — Fonte et laminage de tous métaux : nickel, maillechort, cuivres rouge, demi-rouge, laiton. — Téléphone.
- GANTERIE
- Marcault, 8, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — (Classe 35), Chevreau et Suède, marque L. S Gants Tan-Russe, b. s. g. d. g.
- GRAINES & PLANTES
- Maison Loise-Chauvière, fondée en 1845, Dupanloup et Cie, successeurs, 14, quai de la Mégisserie, Paris. (Exposants).
- HOUBLONS
- Edouard Bernet, 17, rue de Cùéry, Paris; succursale, 52, faub. Stanislas, Nancy. — Houblons de toutes provenances. — Méd. etdipl. d’honneur. Exposant cl. 44, gr. V.
- MARQUES D’EMBALLAGE
- Foucault, 9, rue des Trois-Bornes, Paris. — Presses et marques à feu, Pinces à plomber, Alphabets et chiffres acier fondu, Marques de fabrique.
- MANCHES DE PARAPLUIES
- Ancienne maison G. Lamoisse et Tardy, V. ülarguin et Cie, successeurs, anc. 80, rue de Bondy, actuellement 95 et 97, boulevard du Port-Royal. — Téléphone.
- ABAT-JOUR
- Degaflfet et Cio Suce*, (ancienne maison Grima.l), 28, rue Albouy, Paris. — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
- AMEUBLEMENT
- A. Vaillant, 10, rue Meslay, Paris. — Fabrique de meubles de luxe. Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité de cachepots, jardinières, tables à ouvrages et à jeux, bureaux de dames et liseuses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
- Hilgert, 20, passage Tocanier, Paris — Fabricant de chiffonniers et tables de nuit chiffonniers en tous genres.
- Ch.Galvani,faub0urgSaint-Antoine, 187, et rue d’Avron, 28. — Grande fabrique de lits et chambres à coucher en tous styles. Envoi franco du catalogue.
- G. Herrmann, 9, rue St-Ambroise et 7, cité d’Angoulême, Paris.—Ameublements complets de tous genres. Ebénis-terie et tapisserie. Meubles anciens, sièges et tables de tous styles pour salles à manger. Chambres à coucher, salons, bibliothèques et bureaux.
- Quarré, 143, r. d’Aboukir, (us. r. de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de style pour meubles, de décoration pour cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voiture, marque : Au Lion.
- ARMES & ARMURES
- R. Gutperle, 12, boulevard Magenta, Paris. — Armes, armures, panoplies et trophées. Cuirasses secrètes garantissant de l’arme blanche et de la balle de revolver. Bijoux, armes et armures pour théâtres.
- ARTICLES POUR FUMEURS
- Quentin et O, 22, r. de Bondy, Paris. — Pipes Gambier. Papiers Riz
- La * et Goudron La *.
- BALANCES & BASCULES
- L. Paupier * constructrmécanicien, rue Saint-Maur. 84, Balances, Bascules, Petits chemins de fer, Matériel roulant, (voir classe 49, Hangar 1, n°l). Voir Esplanade des Invalides, classes 49 et 74. Agriculture.
- BATTEURS D’OR
- X. Jacquesson, 7, rue Chariot, Paris. — Fabrique d’or, d’argent et de platine en feuilles, en poudre et en coquille. — Exposant, classe 41, groupe V. — Téléphone.
- BEBES, JOUETS, JEUX
- J. Steiner, fabricant du bébé mécanique vivant, du bébé incassable, parlant et ordinaire (dit le petit parisien), 22 brevets. — Demander marque Steiner.
- BIJOUTERIE, JOAILLERIE
- Plichon et Cie, 10, rue du Parc-Royal, Paris. — Fabricants de doublé or, or sur argent.
- OR EN FEUILLES ET EN POUDRE
- Dumilâtre et Faubert, Faubourg-du-Temple, 22, Paris. — Fabrique d’or et de Platine en feuilles, en poudre et en coquilles. — Exposant, groupe V, classe 41.
- ORGUES
- Alexandre père et fils, rue de Richelieu, 106, Paris. — Orgues. — Exposant, groupe II, classe 13.
- OUATAGES
- Marinpoy, 10, rue Paul - Lelong, Paris. — Tissus ouatés, mousselinés, brevetés, pour doublures de vêtements et jupons. — Usine à force motrice, 26 et 28, rue de la Pointe-d’Ivry.
- PARFUMERIE
- E. Bronchain, parfumeur; fabrique, 3, rue de l’Avenir, Asnières. — Reine des neiges, Poudre de riz à base de glycérine, Eden Powder, fleur de riz superfine, invisible et adhérente.
- PASSEMENTERIE D’AMEUBLEMENT
- Camille Weber (veuve et fils), 15, rue Poissonnière, Paris. — Spécialité pour ameublement. Articles de style et de fantaisie. — Médaille d’or, Paris 1878.
- PRODUITS HYGIENIQUES
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- DÉSINFECTANT LE PLUS HYGIÉNIQUE (PRIX MONTYON)
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- PLUMEAUX
- J.-E. Durup, (successeur de P. Leullier etCe), 15, rue Vieille-du-Temple, Paris.—Fabrique de plumeaux en tous
- genres, autruche, dinde, coq, fantaisie.
- [arque de fabrique déposée, Récompense à l’Exposition universelle de 1878. Exposant classe 29.
- SIEGES
- J. Tixier. Grande fabrique de sièges d’art et de style, garnis cuir de Gordoue, reliefs, graves, décorés et autres ; écussons, chiffres, monogrammes, etc. ; matériel et outillage spéciaux pour cette fabrication. — Exposant.
- SOIES ECRUES & TEINTES
- E. Ilamelfn et C>% 144, rue Saint-Denis, Paris. — « Au Mûrier » « Au Palmier ». Diplôme d’honneur. Filatures et Moulinages à Bagnols (Gard) et aux Andelys (Eure).
- TAPIS ET TAPISSERIE
- B. Jacob, 19, rue Turbigo. Paris. — Tapis Linoléum et toiles cirées, la plus belle collection. Se charge de la pose à l’Exposition. Conditions les plus avantageuses.
- marque Genebrias et Herfort, 23, DE FABRIQUE rue Vivienne. Spécialité pour
- GU tapissiers, ornements d’apparte- ments, bronzes, rinceaux, patères, porte-chapeaux. Fabrique d’élastiques pour sièges.
- VERRERIES (et Fournitures pour)
- Ch. Lespadln, 72, rue d’Angoulême, Paris. — Moules et outillage pour verreries et cristalleries, fabricant breveté s. g. d. g. — Exposant classe 51, groupe VI. •
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Quoique commencé tardivement, le Grand-Théâtre de l’Exposition est un des Palais dont l’installation est com-olètement terminée.
- Nous venons d’assister à la représentation à laquelle nous avait gracieusement convié la Direction, et nous avouons tout franchement que nous avons été émerveillés de ce que nous venons de voir et d’entendre. Ce sera, en effet,une surprise pour tous de trouver, dans le Parc du Champ de Mars, ia plus coquette des salles de spectacle, avec un programme plein d’intérêt.
- Nous avons applaudi la troupe Alexander dans une pantomime inénarrable, intitulée « les Tribulations d’un Touriste »; ce sont certainement, dans leur genre, des maîtres que ces mimes anglais !
- A signaler aussi les acrobates les Constanti ; les chiens admirablement dressés du clown Karl et surtout un prodige de grâce et de force appelé Georgina Aix,qui,âgée dehuitans, nous a montré des tours que nous n’avions
- PALAIS DES ENFANTS
- jamais vu faire aux acrobates les plus-adroits.
- A côté des clowneries, l’art le plus sérieux est représenté par Mlle Kara, une jeune mauresque qui a passé par notre Conservatoire, dont elle a pris-les bonnes traditions.
- Je promets un succès au « Paris-Quatuor » qui nous a fait entendre un-beau chant patriotique intitulé « 89 », composé spécialement pour le Grand-Théâtre de l’Exposition, par M. Missa, grand prix de Rome.
- N’oublions point un exquis ballet d’enfants, réglé par Mme Mariquita et l’orchestre dirigé de main de maître par Alexandre Artus.
- Nous n’avons pu assister à la représentation des Marionnettes dans le promenoir, mais on nous assure qu’elles feront sensation ; j’en accepte l’augure.
- D’après cette représentation, nous pouvons annoncer que c’est dans ce coin du Champ de x\lars, côté Suffren, que sera la fête de l’Exposition.
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- La Société Générale des Téléphones, sur sa
- demande, vient d’être autorisée par l’Administration des Postes et Télégraphes à consentir aux noms des présidents des classes de l’Exposition des abonnements spéciaux donnant le droit à tous les exposants d’une même classe de faire usage du téléphone. Le prix de ces abonnements a été fixé à 1,000 francs pour la durée de l’Exposition.
- Cette somme,' divisée par le nombre considérable des exposants de chaque classe, correspond pour chacun d’eux à une cotisation bien minime eu égard à l’avantage considérable qui leur est offert.
- La Société est aussi autorisée à faire pour les Comités des abonnements analogues au prix de 600 fr. donnant le droit à tous les membres de ces Comités de faire usage du téléphone.
- Ce tarif de 600 fr. par an est applicable aux cafés, restaurants et autres établissements ouverts au public qui désirent mettre le téléphone à la disposition de leur clientèle. Il est bien entendu que les propriétaires de ces établissements qui ne voudraient avoir le téléphone que pour leur usage personnel, peuvent contracter l’abonnement ordinaire au prix de 300 francs.
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- 2e Série. — N® 11.
- Le Numéro : ILS Centimes.
- Vendredi 24 Mai 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- //4."
- — ..., partir i 1 1 ’ '* u»)
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- Paris et Départements 20 fr. Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M Seymodr Wade, Blomfield Iîouse, London-Wall.
- Étranger, le port en sus. (CLASSE 5 8)
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. —Pétition des intéressés au maintien de l’ouverture de l’Exposition le soir. — Service des Entrées. — Chronique. — Les Kabyles. — Echos. — Les .générateurs et les machines motrices. — Le Pavillon des Postes et Télégraphes. — L’Electricité au Champ de Mars . — Grand Concours de Tir à Paris en 1889. — Nouvelles de l’Exposition. — Petites Réclamations.— Spectacles et Distractions. — Annonces et Réclames.
- Le Bulletin officiel a, depuis deux ans et demi, défendu les intérêts de l’Exposition et des exposants. Il croit devoir, au moment où une campagne s’organise en faveur d’une fermeture partielle de l’Exposition le soir, prendre de nouveau en main la défense de ceux dont les légitimes intérêts sont vivement attaqués par une coalition égoïste. Il appartient au Bulletin officiel d’élever' une protestation immédiate contre des prétentions exorbitantes. Il a donc pris l’initiative de la pétition suivante :
- rain de transaction en demandant que l’Exposition ferme, trois jours par semaine, àneuf heures du soir au lieu de onze heures. Il y a là une simple habileté. La fermeture à neuf heures du soir équivaudrait à la fermeture du soir pendan t les trois jours, car les visiteurs ne retourneraient pas à l’Exposition à sept heures pour la quitter presque immédiatement après et pour perdre leur soirée.
- La fermeture partielle aboutirait en réalité à la fermeture totale, car on se déshabituerait de prendre le chemin du Champ du Mars.
- Les soussignés, approuvant et encourageant l’honnête résistance de M. le président du conseil, insistent pour que leurs droits continuent à être protégés au nom de l’équité, au nom des contrats qu’ils ont passés sur la foi des décisions prises par une commission officielle composée des représentants les plus élevés de la politique, du commerce, de la finance et de l’industrie.
- Suivent les signatures.
- (Cette pétition se couvre de signatures.)
- --------------♦----------------
- PÉTITION DES INTÉRESSÉS
- AU MAINTIEN DE L’OUVERTURE
- DE L’EXPOSITION LE SOIR
- Les soussignés remercient M. le président du conseil, qui a fort bien expliqué aux interprètes des doléances de quelques commerçants parisiens qu’il y avait une parole donnée, que les concessionnaires d’établissements s’étaient, sur la foi des décisions de la commission des 48, décrétant l’ouverture du soir, imposé de lourds sacrifices, qu’ils avaient fait des frais considérables, qu’ils avaient, sur cette promesse formelle, augmenté le taux de leur soumission, engagé un nombreux personnel, et que la fermeture même partielle de l’Exposition le soir provoquerait des revendications de la part des commerçants lésés et entraînerait des indemnités considérables.
- Les intéressés soussignés protestent de toute leur énergie contre la tentative qui se produit en ce moment et qui a un caractère superficiel, car, en dépit des plaintes plus ou moins isolées qui se produisent, il n’est douteux pour personne que Paris trouve son profit dans les fêtes qui attirent, à l’intérieur de la capitale, un grand nombre d’étrangers.
- En dehors même de la question d’intérêt, ne serait-il pas déplorable que les étrangers qui sont de passage à Paris ne puissent assister qu’à des intervalles déterminés à ces fêtes du soir ?
- On croit avoir trouvé un ter-
- SOUS LA GALERIE DU PALAIS DES BEAUX-ARTS
- DIRECTION GÉNÉRALE DES FINANCES
- Service des Entrées
- O IR DIRE IDE SERVICE
- Les concessionnaires sont invités à adresser à la Direction générale des Finances, 18, avenue de La Bourdonnais (service des entrées), la liste exacte et nominative du personnel dont l’entrée doit être assurée au moyen dejetons de service.
- Cet envoi doit être fait d’urgence et en tout cas avant le 26 mai, dernier délai.
- Les jetons de service valables à dater du 1er juin seront délivrés le 31 mai, de dix heures à midi et de deux heures à cinq heures, par le Service des entrées, contre un reçu signé du concessionnaire.
- Les jetons ne seront délivrés que sur la présentation des jetons de la quinzaine actuelle.
- Les concessionnaires sontavi-sés que l’Administration est décidée à réprimer les abus pui pourraient désormai s se prod i i e dans l’usage des jetons de service.
- Us sont notamment prévenus que tout jeton qui, à l’expiration de la première quinzaine de juin, ne serait pas représenté donnerait lieu, pour être remplacé pendant la seconde quinzaine, à une perception de 10 francs au profit du Trésor.
- Le secrétaire de la Direction générale des finances, chef du service des entrées, Léon SAVOYE.
- Vu et approuvé :
- Le Directeur général des finances,
- A. G-RISON.
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- 2
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GHRONJQUË
- Les meneurs l’avaient annoncé, et ils ont fait •comme ils l’avaient dit : conduits par un conseiller municipal réactionnaire, M. Georges Berry, ils se sont rendus mardi chez le président du •conseil pour lui présenter leurs doléances.
- M. Tirard a très judicieusement répondu que les contrats passés avec les concessionnaires de l’Exposition qui ont ouvert des restaurants et .autres établissements du même genre au Champ de Mars, prévoyaient formellement l’ouverture de l’Exposition le soir, et qu’il n’étaitpas possible de les modifier après coup.
- Les rapports reçus par le commissariat général ne constatent nullement, d’ailleurs, que Paris soit changé en désert le soir, ainsi que le prétendent les mécontents.
- M. Tirard a insisté sur les sacrifices faits pour •enrichir l’Exposition des merveilleuses attractions qu’elle possède, et proteste énergiquement •contre le projet d’empêcher le public d’en jouir à •son gré.
- Ces messieurs auraient dû alors se retirer, honteux et confus, et s’incliner devant le bon sens, devant la vérité éclatante, devant le patriotisme •de ces raisons, que nous avions avancées également dans notre Chronique d’hier.
- Ils s’en sont bien gardés ! Ils se sont cramponnés en désespérés et ils n’ont fait qu’accentuer leur faute et s’assurer ainsi une défaite plus piteuse encore; ils ont proposé de chercher un moyen terme qui puisse donner satisfaction à tout le monde, par exemple de laisser les portes de l’Exposition ouvertes quatre jours par semaine jusqu’à minuit et de les fermer les autres jours à neuf heures.
- M. Tirard a écouté ces observations avec la plus grande attention et a répondu aux délégués •qu’il en conférerait avec ses collègues et les membres de la Commission des 43.
- Mais ils sont battus d’avance, et tout le monde le souhaitera comme nous.
- En principe, d’ailleurs, toutes les demi-mesures sont détestables, et celle que l’on met finalement •en avant ne profiterait à personne.
- . Bien des gens projettent et projetteront pour les belles nuits d’été d’aller se reposer la soirée dans le parc du Champ de Mars pour jouir au frais du splendide spectacle des illuminations et des fontaines lumineuses.
- S’il n’y avait que quatre soirs fixés pour ces. illuminations, ils ne sortiraient que ces soirs-là, sans pour cela, forcément, aller s’installer et consommer dans un café des boulevards ou de tel autre point de Paris ; l’Exposition y perdrait considérablement, et les limonadiers de Paris n’y gagneraient rien du tout.
- Et puis, ne faudra-t-il pas une singulière dose de mémoire à tous les visiteurs pour se rappeler que c’est précisément le lundi, le mercredi et le samedi, par exemple, que l’Exposition sera fermée à neuf heures, que les illuminations n’auront pas lieu et que, pour le bon plaisir de MM. les buvetier Bcrrystes, ils vont être forcés d’aller étouffer dans tel ou tel établissement du centre.
- Enfin, tous les touristes ne viennent pas pour un mois à Paris; il y en a qui profitent d’un passage de vingt-quatre heures pour aller une soirée à l’Exposition et ce serait justement ce soir-là que l’Exposition serait close !
- Non, c.’est . absolument inadmissible. Il est à souhaiter que les Berrystes échouent sur toute la ligne:
- Il faut que les efforts coupables faits pour
- enrayer un succès désormais irréfutable, un succès éminemment national, éminemment français, soient enrayés dès le début dans leur superbe essor; il vaut même mieux que cet incident se soit produit au début; de la sorte, la question sera une bonne fois enterrée et l’on n’y reviendra plus !
- A
- Mardi, pendant que M. Tirard recevait la visite des protestataires dont nous venons de parler, M. Berger, lui, faisait, à l’Esplanade des Invalides, une visite autrement intéressante et autrement féconde; il a pu constater de visu que l’installation de l’éclairage électrique était très avancée déjà et que d’ici à huit ou dix jours, le vaste emplacement, qui sera plus pittoresque encore le soir, aux rayons des puissants appareils, pourra être ouvert au public.
- C’est là un grand argument et qui milite encore en faveur de l’ouverture permanente et continue de l’Exposition, du matin au soir.
- Avant de se retirer, M. Berger a tenu à étudier sur place la question de la passerelle de l’Alma. Il a décidé qu’une forte rampe en fer serait posée le plus tôt possible au milieu de cette passerelle : dimanche, des gardiens de l’Exposition et des agents de police seront placés aux deux issues afin de régulariser le passage. Enfin, dans le cas où la passerelle, qui, en somme, est trop étroite, serait malgré tout encombrée, un bataillon de ligne serait réquisitionné. Les hommes formeraient une double haie au-dessous de la passerelle; les barrières seraient ouvertes et les visiteurs pourraient ainsi franchir librement la place de l’Alma.
- Comme on le voit, on marche d’améliorations en améliorations et, peu à peu, la perfection sera atteinte.
- F. L.
- LES KABYLES
- avec de petits bras potelés, sa mignonne poitrine à demi nue, des yeux noirs humides et immenses, une bouche fraîche et pourpre, le geste gracieux des chats et l’expression moqueuse d’une femme.
- L’un des garçons est blanc également; pour l’autre, il est noir, d’un noir merveilleux et brillant. Et comme le voilà, debout sur un ban, cambré des reins, tendant les jarets, jambes nues, bras nus, tête nue, une tête frisée, gamine et railleuse, on dirait un petit bronze vivant.
- Et, roublards, ces moucherons exotiques ! rapaces co mme quatre usuriers etmalins comme des singes.
- — Un sou ! un sou ! un sou !
- Us ne disent que cela, mais ils le disent continuellement, sans se lasser, avec les grimaces les plus suppliantes, les sourires les plus engageants, les contorsions les plus irrésistibles.
- — Un sou ! Donnez un sou ! monsieur !
- Et le petit bronze, avec un geste absolument autoritaire, passe effrontément son petit bras noir au-dessus de la balustrade et arrache un beau décime de la main d’un pauvre monsieur, qui tenait ce trésor avec indécision, ne sachant à qui le donner.
- Le monsieur rit, tout le monde rit. Et le petit bronze exécute une culbute en signe de réjouissance.
- La demoiselle use d’nn procédé plus raffiné. Elle demeure appuyée à la balustrade; les dames, qu’attirent sa gentillesse et sa grâce, s’approchent, ldi caressent les joues, l’embrassent, la cajolent; alors, elle, avec l’air de n’y pas toucher, une câlinerie infinie et une douceur angélique, regarde la dame avec ses grands yeux naïfs, tend la main, ouvre son petit bec et dit : « Un sou !»
- La visiteuse se laisse toucher et le tour est joué.
- Quant aux remerciements, ces enfants de la nature les jugent avec raison fastidieux et inutiles. Une fois qu’ils ont empoché le butin, ils ne regardent plus le donateur, et c’est avec une désinvolture parfaite qu’ils passent à d’autres exercices. .
- Les papas kabyles peuvent se reposer, et endormir leur paresse dans les nuages de leurs pipes. Leurs petits travaillent pour eux.
- Gomme disait M. Cardinal : « Des enfants comme ceux-là, c’est une bénédiction pour une famille. »
- Nous empruntons la très pittoresque causerie qui suit à une chronique du journal la Bataille :
- Sous de larges tentes, d’une saleté tout authentique, couchés sur des couvertures qui furent neuves et roulés dans des linges qui furent blancs, les vieux Kabyles — faces bronzées et graves, encadrées dans les plis du burnous — fument toute la journée enveloppés de nuages de tabac et de paresse absolue.
- De temps en temps, au fond de l’ombre de la • tente, quand passe une femme devant la petite barrière de leur enclos, on voit s’allumer deux points de lumière. Ce sont leurs yeux.
- La visiteuse, l’Européenne, curieuse et jolie, s’arrête parfois et considère, un peu étonnée. Alors, eux, ils se soulèvent sur un coude et ils regardent de tout leur regard noir et flamboyant.
- Ah- ! certes, si ces fils du désert, au lieu d’être en ce moment parqués sur un coin de l’Esplanade des Invalides, rencontraient sous le ciel bleu du pays cette étrangère blanche qui les observe comme des bêtes curieuses, il y aurait probablement, sous, le rutilement du soleil, une galopade brusque, des burnous flottant dans l’air, des cris de femme qu’on enlève !
- . Mais toute cette rêverie brutale s’éteint vite. Les paupières bistrées se baissent, les vieux Kabyles se laissent retomber sur le ventre ou sur le dos et de nouveau s’ensevelissent dans leur somnolente et nonchalante hébétude.
- , Mais s’ils ne font rien, eux, leurs enfants, en revanche, agissent et se démènent. Car dans chacune de ces familles il y a une nuée d’enfants, garçons et filles, petites statuettes fines et superbes, aux traits délicats, aux. yeux splendides, drapées uans des haillons étranges.
- En voici.trois» Deux garçons et une demoiselle. La demoiselle est ravissante. Toute frêle,- blanche-
- ËCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Journée du 20 mai :
- Entrées avec billets.................. '05.038
- Entrées avec cajtes d’abonnement, d’exposant ou de presse..................... 14.135
- Comparaison condense
- Voici les chiffres des entrées payantes atteints durant les quinze premiers jours de l’Exposition universelle. Ceux atteints aux mêmes dates et, par une coïncidence curieuse, aux mêmes jours, pen-
- dant l’Exposition de intéressant. 1878 établiront un parallèle
- Entrées payantes en 1878 en 1889
- Le 6 mai 25.949 111.295
- 7 21.930 55.242
- 8 24.392 45.082
- 9 32.298 47.483
- 10 24.478 36.322 :
- 11 24.853 41.879
- 13 Dimanche 78.980 160.794
- 13 32.474 54.394
- 14 31.020 41.821
- 15 29.759 44.466
- 16 37.974 70.402'
- 17 33.173 49.381
- 18 29.400 55.550
- 19 Dimanche 85.702 234.727
- Total.., . 512.382 Total 1. ,048.838
- . Si l’on compare les deux chiffres, on voit qu’il, est entré à l’Exposition actuelle 530,456 personnes de plus quu n'bu T::+ entré du 6 au 20 mai inclus à celle de 1878.
- . Le nombre des entrées à l’Exposition de lundi dernier a été de Entrées payantes, 05,058; entrées
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- 3
- gratuites, 14,125; soit au total, 79,183 entrées, contre 44,114 en 1878.
- Quelques évaluations
- Les prévisions de l’administration portent à 400,000 le nombre de personnes qui peuvent circuler sans trop de peine dans les parties de l’Exposition ouvertes le soir, en y comprenant l’Esplanade des Invalides, côté des Colonies, et l’allée centrale du quai d’Orsay.
- On compte sur 250,000 entrées moyennes dans les journées des dimanches et, le prix étant également de un franc pour la soirée, il n’y a pas d’exagération à compter sur 150,000 entrées du soir durant les belles nuits d’été.
- 1 .a Presse trop pressée
- Plusieurs journaux ont donné les chiffres comparés des évaluations primitives et des évaluations actuelles des dépenses pour l’Exposition de 1889. Ces chiffres ne peuvent avoir une exactitude bien grande, l’administration financière de l’Exposition n’ayant pas encore procédé au collationnement de ces chiffres.
- Le ltanquet de M. Proust
- M. Antonin Proust, commissaire spécial des beaux-arts, a offert, mardi soir, dans les salles du restaurant russe, du Champ de Mars, un banquet aux commissaires généraux étrangers et aux directeurs de l’Exposition.
- M. Proust présidait, ayant à ses côtés M. Meis-sonier et sir Polydor de Keyser.
- Parmi les convives : MM. Larroumet, directeur des beaux-arts, le général Brugère, Lockroy, Berger, directeur général de l’Exposition, Ilavard, Dayot, Ballu, Marx, inspecteurs principaux des beaux-arts, et les commissaires étrangers.
- Au dessert, des discours ont été prononcés par MM. Antonnin Proust, Meisonier, Larroumet, Lockroy, Burnan, commissaire suisse; Lieberman, commissaire allemand; Boldini, commissaire italien, et de Keyser, commissaire anglais.
- Pendant toute la durée du banquet, la musique des Tziganes a fait entendre alternativement .les plus curieux de ses airs nationaux.
- L’assurance des Tableaux
- Mardi, le conseil des ministres s’est occupé de la question de l’assurance des tableaux qui figurent à l’Exposition.
- Tous les tableaux qui font partie de ce qu’on appelle le Salon seront assurés directement par leurs propriétaires et à leurs frais.
- Quant aux tableaux et œuvres d’art qui composent, l’exposition rétrospective, autrement dire,celle du Centenaire, comme ils ont été demandés par l’Etat à leurs propriétaires ou collectionneurs, le gouvernement se chargera de les faire assurer sur la valeur de 12 millions qu’ils représentent; 10 millions seront assurés par les soins de la Société de l’Exposition et 2 millions par le soins du Trésor, à raison de six pour mille.
- Curieuse statistique
- Oû s’arrêtera la statistique ?
- Un monsieur qui en fait et qui a des loisirs, a eu la patience de se livrer au petit calcul que voici, à propos des 3,117 ascensionnistes de la Tour Eiffel dans la journée de samedi.
- En admettant pour chaque ascensionniste un poids moyen de 50 kilos, et une taille moyenne de 1 m. 50, on reconnaît :
- 1° Que la Tour a supporté ce jour-là un poids de cent quarante-cinq mille huit cent cinquante kilos;-
- 2° Que les visiteurs, à la file indienne, représenteraient une hauteur de quatre mille six cent soixante-quinze mètres cinquante centimètres.
- Concours d’animaux gras
- Voilà déjà que l’Exposition ne peut plus tenir dans son enceinte.
- Hier, on a commencé à dresser sur le Cours-la-Reine, aux Champs-Elysées, la clôture en planches destinée à limiter l’emplacement sur lequel se tiendra, au mois de juillet prochain, le concours général international d’animaux gras.
- Les premières palissades s’élèvent le long du trottoir de droite du quai de la Conférence, partant du bureau des tramways; elles se développent sur une longueur de 600 mètres, jusqu’à l’avenue d’Antin.
- Dans le sens de la largeur les deux allées, avec les contre-allées (y compris la contre-allée réservée aux cavaliers) qui existent entre.le quai et le
- Palais de l’Industrie, seront englobées dans le périmètre sur lequel on va construire les baraquements pour abriter les animaux.
- Groupés autour du pavillon de la Ville de Paris, ces baraquements auront une grande importance. On en aura une idée quand on saura que leur construction ne coûtera pas moins d’un demi-million.
- Un comble authentique
- Dans une galerie, étant absorbé dans la contemplation d’une œuvre exposée, je me heurte contre une de ces chaises roulantes qui donnent un faux air de paralytique aux amateurs qui s’y risquent. Quoique froissé matériellement, je me rangeais sans souffler mot, lorsque j’entendis la jeune dame qui s’y prélassait se plaindre d’une voix mourante de ce que les piétons entravaient la circulation des voitures, et, de plus, empêchaient parfaitement, mais parfaitement de voir quoi que ce fût.
- La couleur de la Tour Eiffel
- Savez-vous au juste de quelle couleur elle est?
- Ses tons changeants défient la sagacité de plus d’un curieux. Elle paraît rouge à ceux-ci, bronzée à ceux-là. D’aucuns la voient comme nikelée par endroits. Gela tient à la composition spéciale des enduits adoptés par le constructeur et au jeux de la lumière.
- M. Eiffel s’est longtemps préoccupé de la tonalité qu’il donnerait à son chef-d’œuvre. Il voulait du nouveau, de l’original, du solide aussi. Après deux ans d’essais multipliés, les produits de la Société des gommes nouvelles et vernis fixèrent son choix. Ces peintures ont le poli du stuc, de la faïence ; elles jouent l’émail à s’y méprendre, deviennent très dures, craignent peu la poussière et se lavent même à l’eau chaude sans altération. Le léviathan de fer du Champ de Mars va populariser ces charmantes imitations céramiques. Du pied à la première plateforme, on lui a donné le ton bronze Barbedienne, tirant un peu sur le rouge. De cette première plateforme à la seconde, même teinte, mais plus claire. De là au sommet, trois autres teintes graduées, de moins en moins foncées (la coupole est presque jaune d’or) complètent un ensemble harmonieux et qui fera beaucoup pour la vogue des peintures vernissées qui sont, du reste, déjà adoptées par les ministères et les principaux chemins de fer, etc.
- lia Américain photographe
- Le commis d’un grand bijoutier parisien a surpris mardi un Américain qui, entouré et masqué par sa femme, ses deux enfants et une amie, prenait au moyen d’un appareil portatif de photographie, des clichés instantanés des principaux bijoux exposés dans la classe 37.
- Arrêté et conduit au commissariat de police, cet individu, qui parlait très purement le français, a protesté contre son arrestation : il a prétendu avoir le droit de dessiner ou de photographier les modèles exposés. Mais les précautions dont il s’entourait pour ne pas être surpris prouvaient trop bien qu’il savait commettre un acte répréhensible. Il a été remis en liberté, mais son appareil et ses clichés ont été saisis, ce qui a navré l’Américain au point qu’il a offert 1,000 francs pour rentrer en possession de ces objets.
- Les générateurs de vapeur s’étendent sur un rectangle de 30 mètres de largeur et de 350 mètres de longueur, parallèlement à l’Ecole militaire, entre le Palais des Machines et l’avenue Lamotte-Piquet.
- Ils doivent évaporer 49,600 litres d’eau par minute au minimum et fournir 5,500 chevaux-vapeur.
- Veut-on des chiffres qui permettent de se faire une idée de la valeur de ce simple renseignement ! En voici ;
- A l’Exposition de 1855, la première où il fut donné de voir des machines en mouvement, la force motrice était de 350 chevaux: à l’Exposition de 1867, elle était de 625 chevaux; à l’Exposition de 1878, de 2,500.
- Les machines motrices sont au nombre de trente-deux, fournies par trente et un exposants. La vapeur est fournie gratuitement aux propriétaires de ces machines.
- Le traité passé avec l’administration porte que les machines pourront donner une force égale à deux mille trois cent soixante chevaux-vapeur; deux cent trente-cinq chevaux environ
- sont fournis en plus sous conditions, ce qui porte à près de deux mille six cents chevaux la force motrice disponible sur les arbres de couche du Palais des Machines.
- La puissance maxima que les trente-deux machines seraient susceptibles de développer est. donc supérieure à celle pour laquelle il a été traité, puisque, comme nous l’avons dit plus haut, elles pourraient être appelées à fournir cinq mille cinq cent chevaux-vapeur.
- Dans la répartition de la force motrice entre-divers exposants, l’administration s’est laissée-guider par le désir de donner satisfaction à tous ceux qui lui ont manifesté l’intention de voir produire un travail utile à leurs machines.
- La transmission principale du mouvement comprend quatre lignes d’arbres allant d’un bout à l’autre du Palais des Machines et ayant une longueur totale de 1,359 mètres 56 centimètres.
- Outre cette transmission principale, on a installé dans différentes classes de la galerie des transmissions de moindre importance. Enfin, en dehors du Palais des Machines, les galeries de l’agriculture sont desservies par une transmission de 206 m. 66 de longueur.
- Toutes ces transmissions donnent une longueur totale d’arbres de couche de 1,677 mètres.
- En 1855. la transmission qui donnait le mouvement aux machines exposées était formée d’un arbre unique, long de 420 mètres.
- En 1867, l’arbre de transmission avait une longueur totale de 731 mètres.
- En 1878, on avait établi une double ligne-d’arbres de couche dont la longueur totale était de 2.176 mètres.
- Les canalisations destinées au service des. machines motrices et des générateurs ont nécessité, pour leur pose, la construction de deux importantes galeries souterraines placées dans, le sens longitudinal du Palais et ayant l’ùne 350 mètres, et l’autre 179 mètres de longueur.
- Ges deux galeries à plein cintre ont des sections différentes : la première a une hauteur de 1 m. 90 et une largeur de 2 m. 40; la seconde. 1 m. 70 et 2 mètres.
- Elles contiennent chacune trois tuyaux : pour l’eau froide, pour la vapeur et pour les eaux de condensation.
- Des galeries secondaires transversales, également souterraines, allant des galeries principales aux différents groupes de générateurs, amènent, d’une part, l’eau froide aux chaudières, d’autre part, la vapeur de la chaudière-à un tuyau de vapeur qui est divisé en sections, isolées les unes des autres et alimentées chacune-par un groupe.
- D’autres galeries transversales en maçonnerie et des canivaux boisés relient les galeries principales aux trente-deux machines motrices.
- L’alimentation en eau froide et l’évacuation des eaux chaudes de condensation sont assurées-par deux conduites en fonte de 0 m. 69, placées le long de l’avenue de Suffren et aboutissent, l’une au réservoir d’eau placé sur le quai d’Orsay, l’autre à la Seine.
- La longueur des galeries souterraines est de 700 mètres. La longueur totale des égouts est de 3,500 mètres; celle de la canalisation du gaz de 3,000 mètres, et celle des conduites d’eau, de près de 15 kilomètres.
- Yeut-on encore des chiffres comparatifs?
- En 1867, la surface totale mise à la disposition des exposants des machines était de 42,350 mètres ; en 1878, elle était de 85,564.
- A lui seul le Palais des Machines, avec ses galeries annexes, a 420 mètres de longueur et 145 de largeur, soit une superficie de 60,900-mètres. Et il faut ajouter à ce chiffre ceux que donne la surface'des galeries extérieures, où un grand nombre d’autres machines-outils sont installées.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- LE PAVILLON DES POSTES ET TÉLÉGRAPHES
- M. Vernier en fait, dans la dernière Revue scientifique du Temps, une description très intéressante.
- Le.pavillon des postes et télégraphes français est sur l’esplanade des Invalides, auprès de la charmante exposition algérienne, si remarquable par ses édifices qui semblent sortir d’un conte oriental. On ne saurait assez louer l’aménagementde ce pavillon de l’administration française, l’exactitude de ceux qui ont organisé cette exposition des postes et des télégraphes, et j’ajouterai la complaisance des employés qui sont chargés de faire fonctionner les appareils et de les expliquer. Au point de vue télégraphique, notre attention a été particulièrement attirée par l’appareil Baudot. C’est le dernier mot du télégraphe-imprimeur à transmission multiple, et c’est assurément un appareil extraordinairement ingénieux.
- Imaginez un simple petit clavier composé de cinq touches; à côté est un enregistreur avec son petit rouleau de papier bleu sur lequel s’impriment les lettres. Ne nous occupons point des communications de mouvement et ne regardons que les résultats. Quand l’employé presse une touche, l’appareil imprimeur imprime la lettre A, par exemple; en appuyant sur une autre touche, sur deux touches à la fois, sur trois, on imprime les autres lettres de l’alphabet. On conçoit aisément qu’avec cinq touches touchées, ou isolément, ou par groupes, on puisse obtenir un nombre de combinaisons égal à celui des lettres de l’alphabet. On obtient ainsi l’impression d’une dépêche sur le ruban de papier, sans fatigue, comme on joue du piano, sans faire entendre le bruit sec et insupportable des anciens appareils.
- Pour la démonstration, on a placé le récepteur et le manipulateur l’un à côté de l’autre : dans la pratique, ils sont aux deux extrémités du courant : au point de départ et au point d’arrivée. Quand on appuie sur les touches, des courants sont automatiquement transmis sur la ligne, et le sens de ces courants, leur durée, leur nombre, dépendent du jeu du manipulateur. Au point d’arrivée, les courants actionnent les petits organes délicats qui règlent l’impression. Il faut remarquer que la traduction de ces signaux et leur impression se font à l’aide d’organes indépendants de ceux qui servent à la réception proprement dite; ainsi les opérations en quelque sorte locales de l’impression n’entravent pas le travail de la ligne qui peut être, pendant le même temps, utilisée pour la transmission d’autres signaux. .
- On voit à l’Exposition des appareils où deux employés transmettent deux dépêches en même temps, avec deux claviers différents, sur le même fil. Les deux courants, qui ne se contrarient en rien, peuvent être de même sens ou de sens inverse. On peut, dans la pratique, envoyer, par. exemple, deux dépêches en même temps de Paris à Rome ou une dépêche de Paris à Rome et une autre de Rome à Paris. Sur des distances moindres, par exemple, de Paris aux grandes villes de France, on arrive, à l’aide de ces appareils, à faire marcher quatre dépêches sur un seul fil; on est allé même jusqu’à six. On conçoit qu’avec de tels appareils, avec les Bau-
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- dofjduplex, quadruplex, sextuplex, on arrive à des rendements tout à fait extraordinaires. On m’a parlé de 9,000 mots envoyés à l’heure; le duplex donne couramment 3,000 mots à l’heure.
- Ce qui caractérise ce système, c’est que la transmission des signaux et leur traduction sont choses tout à fait indépendantes ; il en résulte que les organes par lesquels passent les signaux sont indépendants et peuvent être utilisés aussitôt qu’ils deviennent libres. Le plus important de ces organes est le fil même de la ligne ; il peut transmettre un signal, même quand celui qu’il a déjà reçu se traduit dans les organes qui l’emmagasinent, en quelque sorte, et l’impriment. Que faut-il pour ce!a? Un second manipulateur qui travaille à côté du premier, avec un second groupe de relais et un second traducteur de signaux. C’est ainsi que se réalise le problème dos transmissions multiples au moyen d’un seul fil. Le principe général exposé, on comprendra que nous ne puissions entrer ici dans aucun détail sur les très ingénieux et très délicats mécanismes qui servent à l’appliquer; ceux qui ont un peu de familiarité avec la télégraphie et ses procédés auront plaisir à les admirer dans le pavillon de la télégraphie.
- M. Baudot a fait breveter son appareil en juin 1874 et l’a mis à l’essai en 1875 sur un fil partant de Paris, passant par le Havre et Lisieux, revenant à Paris et touchant à Versailles. C’était une longueur de 550'kilomètres. En 1877, on mit cinq appareils en service sur la ligne de Paris à Bordeaux.Ces appareils ont figuré à l’Exposition de 1878. En lo79, on mit en service sur la même ligne deux nouveaux appareils à transmission quadruple ; on appliqua ensuite le système sur la ligne de Paris à Lyon, avec les meilleurs résultats.
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- L’ÉLECTRICITÉ Al! CHAMP DE MARS
- Il se fera à l’Exposition universelle de véritables débauches de lumière électrique. Jamais, dans aucun endroit, on n’aura rien vu de semblable jusqu’alors. Tous les inventeurs,tous les systèmes ont été appelés ; l’Angleterre la Belgique, l’Alsace ont apporté leur contingent de lumière à côté de celle que fournissent les compagnies françaises. La grande Galerie des Machines qui, le jour, a l’aspect si aérien, tant son toit immense laisse entrer de lumière, a, le soir, un aspect féerique. On peut imaginer ce qu’il a fallu de fils et de lampes pour éclairer sa superficie de 45,696 mètres carrés, avec les galeries de son pourtour. Tout au haut de la nef sont quatre lustres de deux mètres de diamètre, ayant chacun douze régulateurs, montés par la Société Gramme ; plus bas, suspendus à d’immenses tiges, viennent se placer sur chaque ferme, à peu près à la hauteur où celles-ci prennent la direction verticale pour poser sur le sol, 5 lampes à arc qui couvrent de lumière le monde bruyant des machines.
- Il y a en tout, dans la galerie, 86 de ces lampes de systèmes divers, qui ont été attribuées à huit compagnies différentes. Les 86 régulateurs sont toujours en fonction et leur lumière sulfit bien à éclairer le grand espace consacré aux machines; les lustres ne fonctionnent pour ainsi dire que par surcroît, et leur service sera interrompu quand le courant qui les alimente servira à l’éclairage des fontaines lumineuses. Nous dirons peu de choses de l’éclairage des galeries du pourtour du bâtiment des machines; comme il y a deux étages, on a dû leur donner 276 régulateurs et un assez grand nombre de lampes à incandescence. Il serait fatigant d’entrer dans le détail de tous les foyers qui
- distribueront la lumière aux grands dômes, aux diverses galeries, aux bureaux, aux cours, aux avenues, au magnifique jardin qui semble être sorti, comme par l’effet d’une baguette de fée, des terrains stériles du Champ de Mars.
- Ce qu’il est nécessaire de noter, ce sont les stations centrales et les postes. Il y a six stations, qui sont comme les sources de cette grande richesse lumineuse, jetée à profusion sur les terrains et dans les bâtiments de l’Exposition ; ces stations sont cachées autant que possible, reléguées dans les parties les plus désertes et les plus isolées ; la station Gramme est dans un jardin, tout auprès de la station de la Société pour la transmission de la force. La station Edison est derrière le Palais des Beaux-Arts,, sur l’avenue La Bourdonnais. Il y a une station placée â l’intérieur du pavillon de la maison Ducommun ; un syndicat a placé sa station entre les stations Gramme et Marcel Deprez. Pour les postes d’électricité, ils sont au nombre de neuf, répartis dans les différentes parties du bâtiment des machines. On y trouve des moteurs à gaz de la Compagnie parisienne et de la Compagnie Otto, un moteur à air comprimé Popp, des machines à vapeur de types divers.
- Ces installations représentent une force motrice d’environ 3,240 chevaux, qui produisent une lumière totale équivalant à 160,000 ou 170,000 carcels. Ce n’est là qu’un minimum, car il faudrait encore tenir compte de nombreuses installations particulières faites par les exposants eux-mêmes, notamment par la Société alsacienne de constructions mécaniques, qui s’est donné un splendide éclairage électrique.
- Jamais, en somme, on n’aura accumulé à ce point les foyers de cette nouvelle lumière, qui semble être la lumière de l’avenir. Que de chemin parcouru depuis les premiers essais qui en ont été faits ! Ce progrès inouï est dû à des causes diverses, mais surtout au perfectionnement des machines dynamos, aux progrès faits dans leur rendement, à la découverte des meilleurs procédés pratiques pourproduirel’incandescence, à la meilleure fabrication des crayons électriques et des régulateurs de lumière.
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- UN BON MÉNAGE
- Ils sont deux dans une île, à l’ombre de grands arbres, s’aimant d’un amour tendre. Le bruit d’une foule immense les enveloppe; mais ils y sont insensibles. Sous les hauts peupliers qui se reflètent dans l’eau, ils vivent tranquilles au milieu de ce tourbillon humain, sans passion et sans émotion.
- Je parle d’un ménage de cygnes qui habite l’îlot qui se trouve au milieu du lac, à gauche de la Tour Eiffel. La femelle a établi son large nid au pied du peuplier, et elle est en train de couver.
- C’est un spectacle charmant que ce ménage blanc, vivant doucement sur cet îlot vert que domine le colosse de fer, qu’entourent des flots humains!
- Pendant que la femelle couve, le mâle prend soin de son beau plumage et fait sa toilette, en attendant son tour de corvée.
- Ce spectacle repose de la fièvre des hommes.
- C. L.
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- BULLETIN OFFICIEL DE ITEXPOSITION DE 1889
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- Grand Concours de Tir à Paris en 1889
- Un Concours national de tir sera organisé, sous le patronage de la Ville de Paris, par l’union des Sociétés de tir de France et l’union des Sociétés de tir de la région de Paris, avec le concours des Sociétés françaises de tir.
- Pour assurer le fonctionnement de ce concours, le Conseil a voté une subvention ferme de 50,000 fr. avec une garantie éven tuelle de 50,000 autres francs. Cette dernière somme ne sera disponible qu’à la fin des opérations et dans le cas seulement où un déficit serait constaté.
- Le comité d’organisation, qui se compose de vingt-quatre membres — conseillers généraux, conseillers municipaux, fonctionnaires, officiers,, tireurs et représentants de la presse spéciale du tir — a constitué son bureau. M. Mérillon. député de la Gironde, a été élu présideat; M. Jacques de Bouteiller, vice-président.
- Le directeur du concours sera M. Lermusiaux, président de la société de tir de Clichv.
- A côté du comité d’organisation fonctionne un comité de contrôle qui s’occupe de la gestion financière. S’il y a déficit, il sera comblé par la garantie de la ville de Paris; s’il y a bénéfice, l’excédent des recettes sera partagé entre l’Union des Sociétés de tir de Fronce et l’Union des Sociétés de tir de la région de Paris, pour un tiers, avec mission donnée à ces sociétés de concentrer leurs efforts pour assurer dans l’avenir la périodicité des concours de tir.
- Le Concours de 1889 aura lieu au Champ de tir du polygone de Vincennes, mis à la disposition des organisateurs par l’autorité militaire.
- Il aura une durée de vingt jours, du'jeudi 8 au mardi 27 août. Il sera exclusivement limité à l’arme nationale, aux armes de tir à longue portée et aux revolvers de guerre. Le tir aura lieu à 300 mètres pour les fusils et à 30 mètres pour le revolver. La distance de 300 mètres est celle des tirs fédéraux de la Suisse.
- Le tir comprendra quatre pavillons dont trois pour le tir. à fusil, désignés sous le nom de France, Paris, Vercingétorix, e,t le quatrième pour le tir au revolver, désigné sous le nom de Jeanne d’Arc.
- Le nombre des cibles sera de 108 pour les fusils et de 20 pour le revolver.
- .La valeur des prix à distribuer ne devra pas être moindre de 150,000 francs. Le dernier concours organisé par l’initiative privée avait donné pour 100 mille francs de prix.
- Le concours sera national, mais les étrangers
- pourront être admis sur invitation] personnelle du comité d’organisation.
- Telles sont, brièvement résumées, les principales conditions de ce concours qui assurera à la région de la banlieue Est — qui se plaint souvent d’être sacrifiée — un mouvement de visiteurs considérable. 11 apportera aussi un précieux encouragement aux sociétés de tir qui, soutenues et encouragées, peuvent devenir un des éléments les plus précieux pour la défense de la patrie.
- NOUVELLES DE L’EXPOSiTïON
- Ainsi que nous l’avions fait prévoir, le ministre de l’intérieur a déposé à la Chambre un projet de loi portant ouverture d’un crédit supplémentaire de 290,000 francs, destiné à compléter, sur le pied de 10 0/0. l'indemnité allouée eux agents de la préfecture de police, à l’occasion de l’Exposition universelle.
- té* té
- Le Comité de la presse française à l’Exposition se propose d’offrir, dans le courant de juin, une fête précédée d’un banquet aux représentants de la presse étrangère.
- #*#
- Le conseil d’administration de la Tour Eiffel, désireux de donner la plus large satisfaction à la Presse, a décidé que toutes les cartes violettes de presse donneront le droit d’ascension dans la Tour.
- „ En raison de cette décision, le conseil ne répondra à aucune demande de permis d’ascension.
- L’Exposition annuelle d’horticulture à laquelle chaque année le public parisien fait un accueil si empressé, sera remplacé cette année par des Concours internationaux qui auront lieu sous les tentes et dans les serres construites dans le parc du Troca-déro.
- Ces Concours seront certainement une des attractions les plus charmantes de l’Exposition universelle, car jamais encore les fleurs n’ont eu une vogue aussi grande qu’en ce moment.
- Nous avons vu aujourd’hui les préparatifs pour le deuxième concours, qui se tiendra du 24 au 29 mai, et nous avons été émerveillés.
- On fait espérer que ce concours sera ouvert par M.le président de la République et par MraeCarnot, dont la passion pour les fleurs est bien connue.
- PETITES RÉCLAMATIONS
- . Les visiteurs.demandent avec instance à la direction de l’Exposition de faire renouveler l’eau de la mare sur laquelle sont construites les habitations de la cité lacustre. Il se dégage de cette eau sale une odeur nauséabonde,.fétide, qui fait le désespoir de tous ceux qui franchissent la passerelle qui fait face à la mare.
- Qu on renouvelle l’eau, ce sera peut-être un peu moins couleur locale, mais ce sera plus propre.
- Petit desideratum.
- Il serait peut-être utile que l’on enseignât aux gardiens, et agents de toutes sortes, employés à 1 Exposition, la topographie du Champ de Mars et de l’esplanade des Invalides.
- Les visiteurs .qu.i ont besoin d’un renseignement ne savent jamais à qui s’adresser, car les gardiens de classes ne connaissent que leur galerie et les gardiens de la paix ignorent en général ce dont il s’agit. Cela est déjà fort ennuyeux et embarrassant pour les Parisiens. Qu’est-ce que cela doit être pour les étrangers qui s’expriment difficilement dans notre langue?
- #*#
- Nous recevons d’un de nos lecteurs quelques ob-
- servatio.ns au sujet de l’occupation des sièges dans les jardins de l’Exposition.
- Notre correspondant croit que l’on obvierait à tout désagrément en placardant une affiche ainsi conçue :
- « Toute personne qui aura près d’elle un certain nombre de chaises non occupées, et qui refusera d’en laisser la libre disposition à ceux qui la lui réclameront, sera tenue de montrer à l’appui de son refus un nombre de tickets représentant la quantité des chaises en litige; et, sur résistance de sa part, la perceveuse sera officiellement requise pour vérifier l’exactitude du fait. »
- SPECTACLES ET DISTRACTIONS
- CHAMP DE MARS
- JARDIN
- Musiques militaires, de 3 à 5 heures, dans les quatre kiosques.
- Grand-Théatre de l’Exposition et Palais des Enfants, à l’extrémité du Palais des Arts Libéraux. — Représentations de jour et de nuit.
- Pavillon de la Mer.
- Folies-Parisiennes, près l’entrée de la rue de l’Université. — Représentations de jour et de nuit.
- Pavillons des Aquarellistes et des Pastellistes à l’extrémité du Palais des Beaux-arts.
- POURTOUR
- Rue du Caire. — Café-Concert. — Promenades a Ane. — Pavillon du Maroc. — Café-Concert, Danses.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- Palais des Produits alimentaires. — Czarda Hongroise. — Dégustation. — Musique.
- PALAIS DES MACHINES
- Promenade sur les Ponts roulants.
- Tirage du Bulletin Officiel, classe 58, près la porte La Bourdonnais.
- ESPLANADE
- Concert Algérien.
- Concert Tunisien.
- Villages Malgache, Tonkinois, Annamite, Pahouin, Canaque, Javanais.
- Le Soir
- Fontaines Lumineuses.
- Illumination de la Tour.
- Illumination des Parcs et des Jardins et du Dôme central.
- Gravure réduite de la couverture du GUIDE GÉNÉRAL, publié par le Bulletin Officiel, qui vient de paraître.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- RENSEIGNEMENTS
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est.— Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée : Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenèlle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Moniholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien : • correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée: pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. —Idem.
- Rue Taifbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Ant-in-Lssy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdébourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-lssy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodèro-Ceinture, fonctionnera prochainement; il est probable que 3a porte Rapp sera également desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Omnibus elles. Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes à Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l’Exposition.
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Ièna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdébourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées _ au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies à la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débils de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de‘ vente ont été établis à portée do la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). —De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition».
- Elles sont réparties en six sections :
- I. — Section des Lnvalicles. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de l'Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole .militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 heures soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures
- UTILES
- soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- ^1. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdébourg (6 heures gnatin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. —Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. — Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 3 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lrc classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Charnu de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées par jour :
- Matin : 7 h. 30, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants :
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux- deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée, du vestibule' Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la riie Fabert.
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- La Librairie du « Bulletin des Malles », 33, rue J.ean-JacqueSrRousseau, vient de mettre en vente un Plan illustré de l’Exposition universelle, avec un Indicateur alphabétique, imprimé en six couleurs et représentant exactement la placé des différentes expositions.
- Ce plan, richement illustré, est indispensable aux visiteurs, qui trouveront aisément à se guider en sortant du Panorama le Tout-Paris, une des principales attractions de l’Exposition.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
- RESCOHMANDËS
- Ancienne maison Lefebvre et fils, fondée en 1843. Lefebvre fils aîné successeur. 106, rue de Rivoli. Ateliers, 3 rue des Halles, —Corbeilles de mariage bijoux riches, pierres fines de premier choix.Fab. spéciale de bijoux, orfèvrerie et objets d’art de style or et argent, ciselure, émaux, modèles spéciaux déposés. Médaille argent, Paris, 1884. Exposant classe 37.
- Lambert -Vormus, 3 boul. St- Denis. — Bijouterie-joaillerie. Fabrique de Pendules.
- Lambert Lévy fabricant, 31 et 33, boulevard St-Martin. Maison fondée en 1829.— Joaillerie, bijouterie, horlogerie, bronzes. — Vente en détail au prix du gros.
- - BILLARDS (et Accessoires de)
- Hlolle, Marillier et Gie fabricants de queues de Billards. Procédé mobile à vis, breveté s. g. d.g. — 45, boulevard St-Martin, Paris.
- BOUTONS
- G. Bagriot, [nc] 168-170, rue St-Denis, à Paris. — Exposant classe 35. Boutons Livrée, Administrations, Uniformes pour tous pays.
- BRETELLES
- Ch. Guyot, inventeur et seu^ fabricant spé- pUttlESHÏOTÉüES) ciaW8s Bretelles hy- agréable, solidité, bon goût, bon marché. Se trouvent dans les principales maisons.
- BREVETS D’INVENTION
- E. Waittier, ingénieur-architecte, 5, rue Mazagran (porte Saint-Denis) et 33, av. de la Bourdonnais (Exposition). — Représentation aux expositions, brevets d’invention, dépôts, marques, dessins, modèles, France et étranger.
- BRONZES D’ART
- E. Plnédo, lNCl G. * * * * Exposant, classe 25. — Groupes, Statuettes, Encriers, etc., 40, boulevard du Temple.
- BRONZE IMITATION
- Coupler fils et Drouart, rue Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets d’art. Editions d’Œuvres du Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis XVI. — Exposant classe 25, groupe n° 3.
- BRONZES POUR EGLISES
- Thiery-Figarét successeur de L. Fi-garet, 2, rue Breguet et 24, rue St-Sabin, Paris. — Manufacture de bronzes pour églises. Manque L. F. Paris. — Exposant, classe ...
- COURROIES
- J. Levy jeune, 47, avenue Parmentier, Paris. — Courroie Gandy coton.
- ABAT-JOUR
- Degafifet et Cie Succri, (ancienne maison Grimal), 28, rue Albouy, Paris. — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
- AMEUBLEMENT
- A. Vaillant, 10, rue Meslay, Paris. — Fabrique de meubles de luxe. Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité de cachepots, jardinières, tables à ouvrages et à jeux, bureaux de dames et liseuses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
- Ililgert, 20, passage Tocanier, Paris — Fabricant de chiffonniers et tables de nuit chiffonniers en tous genres.
- Ch. Galvani, faubourg Saint-Antoine, 137, et rue d’Avron, 28. — Grande fabrique de lits et chambres à coucher en tous styles. Envoi franco du catalogue.
- G. Herrmanh, 9, rue St-Ambroise et 7, cité d’Angoulême, Paris.—Ameublements complets de tous genres. Ebénis-terie et tapisserie. Meubles anciens, sièges et tables de tous styles pour salles à manger. Chambres à coucher, salons, bibliothèques et bureaux.
- Quarré, 143, r. d’Aboukir, (us. r. de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de style pour meubles, de décoration pour cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voiture, marque : Au Lion.
- ARMES & ARMURES
- R. Gutperle, 12, boulevard Magenta, Paris. — Armas, armures, panoplies et trophées. Cuirasses secrètes garantissant de l’arme blanche" et de la balle de revolver. Bijoux, armes et armures pour théâtres.
- ARTICLES POUR FUMEURS
- Quentin et Cie, 22, r. de Bondy, Paris. _ pipes Gambicr. Papiers Riz La * et Goudron La *.
- BALANCES A BASCULES
- L. Paupière conslruct*mécanicien, rue Saint-Miur. 84, Balances, Bascules, Petits chemins de fer, Matériel roulant, (voir classe 49, Hangar 1, n°l). Voir Esplanade des Invalides, classes 49 et 74. Agriculture.
- BATTEURS D’OR
- X. Jacquesson, 7, rue Chariot, Paris. — Fabrique d’or, d’argent et de,platine en feuilles, en poudre et en coquille. — Exposant, classe 41, groupe Y. — Téléphone.
- BEBES, JOUETS, JEUX
- J. Steiner, fabricant du.bébé mécanique vivant, du bébé incassable, parlant et ordinaire (dit le petit parisien), 22 brevets. — Demander marque Steiner. '
- BIJOUTERIE, JOAILLERIE
- Plichonet 0,10, rue du Parc-Royal, Paris. — Fabricants de doublé or, or sur argent.
- CORSETS
- A. BRiOT,TrouiIlet et Lambert Srs, 13, rue Etienne-Marcel et 133, rue Saint-Denis, Paris. — Manufacture de Corsets, Commission, Exportation. Marque déposée: A la l'emoiselle.
- COULEURS FINES
- Chevillet, A. Grenier successeur, 31, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de couleurs fines pour artistes. Exposant classe 10, groupe II.
- »j. Pïainchamp, maison fondée en 1798, boul. de Strasbourg, 35, Paris. — Couleurs et vernis pour bâtiments, voitures et industrie, décors et tableaux.
- OUVRAGES DE DAMES
- Mme Cachet, 3, rue d’Aboukir, Paris. — Tapisseries de tous styles, broderies, arm’oiries, travaux montés, spécial, drap perforé à la machine et à la main, perforation à façon.
- EVENTAILS
- E. Buissot, 46, rue des Petites-Ecuries, Paris.— Fabrique d’éventails pour la France et l’exportation, corbeilles de mariages, éventails anciens, réparations de tous éventails.
- OR EN FEUILLES ET EN POUDRE
- Dumilâtre et Faubert, Faubourg-du-Temple, 22, Paris. — Fabrique d’or t> et de Platine en feuilles, en poudre et en coquilles. — Exposant, groupe V, classe 41.
- ORGUES
- Alexandre père et fils, rue de Richelieu, 106, Paris. — Orgues. — Exposant, groupe II, classe 13.
- OUATAGES
- Marinpoy, 10, rue Paul - Lelong, Paris. — Tissus ouatés, mousselinés, brevetés, pour doublur as de vêtements et jupons. — Usine à force motrice, 26 et 28, rue de la Pointe-d’Ivry.
- PARFUMERIE
- E. Bronchain, parfumeur;fabrique, 3, rue de l’Avenir, Asnières. — Reine des neiges, Poudre de riz à base de glycérine, Eden Powder, fleur de riz superfine, invisible et adhérente.
- PASSEMENTERIE D’AMEUBLEMENT
- Camille Weber (veuve et fils), 15, rue Poissonnière, Paris. — Spécialité pour ameublement. Articles de style et de fantaisie. — Médaille d’or, Paris 1878.
- PRODUITS HYGIENIQUES
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- FONDEUR-LAMINEUR
- E. Louyot, ingénieur, 16, rue Folie-Méricourt. — Fonte et laminage de tous métaux : nickel, maillechort, cuivres rouge, demi-rouge, laiton. — Téléphone.
- GANTERIE
- Marcault, 8, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — (Classe 35), Chevreau et Suède, marque L. S Gants Tan-
- Russe, b. s. g. d. g.
- GRAINES & PLANTES
- Maison Loise-Chauvière, . fondée en 1845, Dupanloup et Cie, successeurs, 14, quai de la Mégisserie, Paris. (Exposants).
- HOUBLONS
- Edouard Bernet, 17, rue de Ciéry, Paris; succursale, 52, faub. Stanislas, Nancy. — Houblons de toutes provenances. — Méd. etdipl. d'honneur. Exposant cl. 44, gr. Y.
- MARQUES D’EMBALLAGE
- Foucault, 9, rue des Trois-Bornes, Paris. — Presses et marques à feu, Pinces à plomber, Alphabets et chiffres acier fondu, Marques de fabrique.
- MANCHES DE PARAPLUIES
- Ancienne maison G. Lamoisse et Tardy, V. Marguin et Cie, successeurs, anc. 80, rue de Bondy, actuëlle-ment 95 et 97, boulevard du Port-Royal. — Téléphone.
- PLUMEAUX
- J.-E. Durup, (successeur de P. Leullier etCe), 15, rue Yieille-du-Temple, Paris. —Fabrique de plumeaux en tous genres, autruche, dinde, coq, fantaisie. Marque de fabrique déposée, Récompense à l’Exposition universelle de 1878. Exposant classe 29.
- SIÈGES
- J. Tixier. Grande fabrique de sièges d’art et de style, garnis cuir de Cordoue, reliefs, gravés, décorés et autres ; écussons, chiffres, monogrammes, etc. ; matériel et outillage spéciaux pour cette fabrication. — Exposant.
- SOIES ÉCRUES & TEINTES
- E. Hamelin et Cie, 144, rue Saint-Denis, Paris. — « Au Mûrier » « Au Palmier ». Diplôme d’honneur. Filatures et Moulinages à Bagnols (Gard) et aux Andelys (Eure).
- TAPIS ET TAPISSERIE
- B. Jacob, 19, rue Turbigo. Paris. — Tapis Linoléum et toiles cirées, la plus belle collection. Se charge de la pose à l’Exposition. Conditions les plus avantageuses.
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- DE FABRIQUE rue Yivienne. Spécialité pour
- GU tapissiers, ornements d’apparte- “ ments, bronzes, rinceaux, patères, porte-chapeaux. Fabriqué d’élastiques pour sièges.
- VERRERIES (et Fournitures pour)
- Ch. Lespadln, 72, rue d’Angoulême, Paris. — Moules et outillage pour verreries et cristalleries, fabricant breveté s. g. d. g. — Exposant classe 51, groupe YI.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- GRAND-THÉATRE DE
- L’EXPOSITION
- Quoique commencé tardivement, le Grand-Théâtre de l’Exposition est un des Palais dont l’installation est com-olètement terminée.
- Nous venons d’assister à la représentation à laquelle nous avait gracieusement convié la Direction, et nous avouons tout franchement que nous avons été émerveillés de ce que nous venons de voir et d’entendre. Ce sera, en effet,une surprise pour tous de trouver, dans le Parc du Champ de Mars, la plus coquette des salles de spectacle, avec un programme plein d’intérêt.
- Nous avons applaudi la troupe Alexander dans une pantomime inénarrable, intitulée « les Tribulations d’un Touriste »; ce sont certainement, dans leur genre, des maîtres que ces mimes anglais !
- A signaler aussi les acrobates les Constanti ; les chiens admirablement dressés du clown Karl et surtout un prodige de grâce et de force appelé Georgina Aix, qui, âgée de huit ans, nous a montré des tours que nous n’avions
- PALAIS DES ENFANTS
- jamais vu faire aux acrobates les plus^ adroits.
- A côté des clowneries, l’art le plus sérieux est représenté par Mlle Kara, une jeune mauresque qui a passé par notre Conservatoire, dont elle a pris les bonnes traditions.
- Je promets un succès au <r Paris-Quatuor » qui nous a fait entendre un beau chant patriotique intitulé « 89 », composé spécialement pour le Grand-Théâtre de l’Exposition, par M. Missa, grand prix de Rome.
- N’oublions point un exquis ballet d’enfants, réglé par Mme Mariquita et l’orchestre dirigé de main de maître par Alexandre Artus.
- Nous n’avons pu assister à la représentation des Marionnettes dans le promenoir, mais on nous assure qu’elles feront sensation ; j’en accepte F augure.
- D’après cette représen tation, nous pouvons annoncer que c’est dans ce coin du Champ de Mars, côté Suffren, que sera la fête de l’Exposition.
- Grand diplôme d’Honneur et Médaille d’Or
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- -3-
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- PARIS
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- La durée de validité de. ces billets variera entre 2 et 8 jours, selon l’importance dn parcours. Elle pourra être prolongée deux fois de moitié moyennant le paiement d’un supplément de 10 0/0 pour chaque prolongation.
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- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- Le Téléphone à la disposition des diverses elasses~de 1 Exposition,
- La Société Générale des Téléphones, sur sa
- demande, vient d’être autorisée par l’Administration des Postes et Télégraphes à consentir aux noms des présidents des ciasses de l’Exposition des abonnements spéciaux donnant le droit à tous les exposants d’une même classe de faire usage du téléphone. Le prix de ces abonnements a été fixé à 1,000 francs pour la durée de l’Exposition.
- Cette somme, divisée par le nombre considérable de"> exposants de chaque classe, correspond pour chacun d’eux à une cotisation bien minime en égard à l’avantage considérable qui leur est offert.
- La Société est aussi autorisée à faire pour les Comités des abonnements analogues au prix de 600 fr. donnant le droit à tous les membres de ces Comités de faire nsage du téléphone.
- Ce tarif de 600 fr. par an est applicable aux cafés, restaurants et autres établissements ouverts au public qui désirent mettre le téléphone à la disposition de leur clientèle. Il est bien entendu que les propriétaires de ces établissements qui ne voudraient avoir le téléphone que pour leur usage personnel, peuvent contracter l’abonnement ordinaire au prix de 300 francs.
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- Exposition Universelle de 1889
- PIERRE PETIT
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- 2e Série. — N° 12.
- Le Numéro : 15 Centimes,
- Samedi 25 Mai 1889,
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR IA DURÉE DE L’EXPOSITION
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- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeui du publie
- (CLASSE 58)
- Annonces.......................... la ligne 3 fr.
- Réclames.......................... — 5 »
- Faits divers..................... 10 »
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M Seymoür Wade, Blomfield llouse, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenu© de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Chronique. — Tout en haut ! — Echos. — Hostilité allemande. — Propositions diverses. —Dents d’Outre-Manche. — Les Trains de plaisir delà Compagnie du Nord. — Nouvelles de l’Exposition. — La Journée à l’Exposition. — Spectacles et Distractions. — Annonces et Réclames.
- AU PREMIER ETAGE DE LA TOUR EIFFEL
- l’escalier du second étage
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- CHRONIQUE
- Il y a unanimité dans la presse sérieuse pour s’élever contre la campagne inqualifiable de MM. Meyer et Berry (Georges).
- Il nous semble curieux de. citer des passages de quelques articles importants.
- Le Journal des Débats :
- Le conseil des ministres a décidé qu’il ne serait pas donné satisfaction aux réclamations des restaurateurs, cafetiers et directeurs de théâtre qui demandent que l’Exposition universelle fût fermée a partir de six heures du soir. Cette décision était prévue. Quelque bien disposé que soit le gouvernement pour les intérêts des pétitionnaires, il ne pouvait cependant pas interdire à la population parisienne sa distraction favorite du moment, et obliger les gens qui aiment à diner au Champ de Mars à se replier sur le centre pour y prendre obligatoirement leurs repas.
- Et pourtant, au début, la feuille de la rue des Prêtres-Saint-Germain-l’Auxerrois n’était guère enthousiaste pour l’Exposition.
- Le Temps :
- Nous ajouterons qu’il est aussi un groupe important de personnes intéressées au maintien des soirées de l’Exposition et dont les réclamants ne paraissent pas, jusqu’ici, tenir grand compte. C’est le public lui-même. Ce sont les milliers de Parisiens, de provinciaux et d’étrangers que ces soirées distrayent, . amusent, et qui manifestent hautement chaque soir leur opinion sur la question en se rendant en foule au Champ de Mars. Nous ne voyons pas bien en vertu de quel droit on les contraindrait à manger ici plutôt que là, à aller écouter de vieilles pièces pour les empêcher de se rendre aux spectacles qu’ils leur préfèrent.
- Nous avons dit tout cela, depuis deux jours, dans nos chroniques, et nous sommes aise de nous trouver en si bonne compagnie.
- Et le Rappel :
- Les journaux que gêne le prodigieux succès de. l’Exposition du Centenaire savent quel obstacle leur proposition rencontrerait dans les conventions passées avec les industriels qui se sont établis au Champ de Mars et qui y ont fait des frais considérables, il en résulterait une avalanche de procès; tant mieux ! tout ce qui troublerait ce grand succès insolent serait doux aux réactionnaires. On ne leur procurera pas cette joie.
- Le journal qui a pris l’initiative de l’Exposition intermittente est, naturellement, un journal boulan-giste. M. Boulanger a disparu dans la grande manifestation internationale, et il est tout simple que son journal, ne pouvant supprimer l’Exposition, essaye au moins de la diminuer. Mais il est tout simple aussi que la République rie de ce parti qui dit à la Tour Eiffel : -
- — Range-toi donc un peu, qu’on voie mon général !
- Bien amusant, ce dernier trait ; il est évident que tout cela devait finir par des plaisanteries.
- La Justice donne la même note :
- Eh ! eh! voici la politique qui s’en mêle. C’était à prévoir. N’est-ce pas M. Arthur Meyer qui a commencé la danse ? N’est-ce pas à Y Autorité que se signent les pétitions ? , .
- Que pensez-vous, par exemple, de ces quelques lignes du journal impérialiste :
- « Quand donc le commerce de Paris finira-t-il par comprendre que, toujours, il fut la dupe de cette République, pour laquelle il se battait jadis sur les barricades, se faisait tuer ou déporter, et qui n’a jamais cessé de l’exploiter, de le duper, sans jamais rien faire pour le secourir ou l’aider ! »
- Voilà où le fil blanc apparaît. Et avec quelle évidence ! Il n’y a que M. de Cassagnac pour coudre ses malices comme des toiles d’emballages.
- Le Figaro est encore bien plus catégorique, et il affirme très justement que l’Exposition sera, à Paris, une source de profits énormes pour tout le monde.
- Elle rapportera de gros bénéfices aux hôtels, elle
- encombrera les magasins élégants d’une clientèle facile et constamment renouvelée, elle enrichira les cochers, et elle sera surtout une affaire excellente pour les limonadiers et les restaurateurs, car les étrangers, même venus à Paris pour l’Exposition, ne passent pas leur vie à l’Exposition, et ce n’est pas au Champ de Mars, « quoi qu’on dise », qu’ils dépensent le plus clair de leur argent.
- On oublie autre chose : c’est que l’Exposition attire tous les jours un nombre considérable de visiteurs parisiens qui y dînent par gourmandise ou par nonchalance (sans y être le moins du monde obligés), mais qui, le jour où on leur fermera les portes, resteront chez eux, en famille, sans se soucier le moins du monde d’aller porter au Café Anglais le louis qu’ils n’auront pu dépenser au restaurant annamite ou à la czarda.
- Les journaux de province ne sont pas les derniers à dire leur mot dans cette question; nous n’en voulons pour exemple que ce filet du Petit Marseillais :
- Il faut couper court à cette entreprise et à ce péti-tionnement des restaurateurs et des directeurs de théâtre, car si on laisse ces messieurs poursuivre leur campagne et si les étrangers aussi bien que les habitants de la province qui s’apprêtent à venir à Paris peuvent craindre je ne sais quelle règlementation arbitraire de leurs plaisirs, il ne viendront pas, où viendront en moins grand nombre.
- Ceux qui veulent trop gagner ne gagneront pas davantage et le succès de l’Exposition sera compromis.
- ##
- A bout d’arguments et de méchanceté, les ennemis de l’Exposition insinuent autre chose : ils prétendent que l’état sanitaire des indigènes de l’Esplanade des Invalides est mauvais et ils nous menacent, à brève échéance, du choléra, du typhus, de la fièvre jaune ou de la petite vérole.
- Voilà qui est complet!
- Après la ruine de Paris, la peste à Paris.
- Or, on sait que tous les indigènes, sans exception, à leur arrivée à Paris, ont été revaccinés ; l’état général est excellent, et tout fait prévoir qu’il continuera à l’être pendant tout l’été.
- Que vont-ils inventer maintenant? Quand nous serons à dix, nous ferons une croix.
- Il y a encore les grincheux, les mécontents quand même, qui se rabattent sur les petits détails et qui critiquent tout à outrance.
- Celui-ci s’est heurté à une porte encore fermée, et il écrit ou il répand partout le bruit que toutes les sections sont encore interdites au public, qu’il n’y a absolument rien à voir, et qu’en octobre il y aura encore des ouvriers partout au Champ de Mars.
- Un second s’étonne que les allées du parc central soient humides quand il a plu dans la nuit ou dans la journée, et il trouve absolument étonnant qu’au Champ de Mars l’eau mouille, tandis qu’on sait parfaitement que, partout ailleurs, elle produit l’effet contraire.
- Cet autre s’irrite parce que, à la fontaine Cou-tan, il manque un fond à l’urne d’une naïade, ou parce qu’il fait noir sous le petit tunnel du chemin de fer Decauville, quand, en général, sous les tunnels (chacun sait ça), il fait clair comme en plein jour.
- J’ai entendu un monsieur au pied de la Tour Eiffel se plaindre qu’elle fût trop haute : sinon il y monterait bien; plus loin un autre trouve après tout que cette Tour n’a rien de bien étonnant; il a fait l’ascension du Mont-Blanc, c’était bien autre chose que cela!
- Et l’Himalaya, donc, monsieur, vous n’y pensez pas ?
- Laissons-les dire, laissons-les jaboter: ils auront beau faire ils n’ébranleront ni la Tour Eiffel, ni le succès de l’Exposition, qui est aussi solide qu’elle !
- F. L.
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- TOUT EN HAUT !
- Et je mont’à la Tour,
- Si haut que j’peux monter!
- Gomme dit la chanson.
- Avant-hier, 21 mai, j’allais tranquillement, minuscule fourmi entre les pieds du géant, en quête d’un grain d’information, ou d’un fétu de nouvelles, lorsqu’on me dit qu’un ascenseur allait « s’essayer » dans la pile ouest. On m’invita à prendre place dans la cabine.
- Je dois d’abord décrire les cabines des ascenseurs du système Combaluzier, logés dans les piles est et ouest, dont le public va probablement se servir dès lundi. Ces cabines sont à deux étages. L’étage inférieur renferme six demi-banquettes de trois places chacune, en se serrant un peu.... mais qu’importe, pour une minute ! Une banquette occupe tout le fond du compartiment, sur laquelle huit à neuf personnes peuvent trouver place. Entre les banquettes et sur l’espace libre en avant, vingt autres voyageurs peuvent se tenir debout. L’étage supérieur est plus long et peut contenir seize personnes de plus que l’étage inférieur, six personnes assises et dix personnes debout.
- Une annexe couverte règne sur l’avant de chacun des étages. C’est là que se tiennent le conducteur et le mécanicien. Celui-ci a la main sur une sorte de roue pleine ou de disque en fer de 70 centimètres de diamètre, qu’il tourne vers la gauche pour la montée et à droite pour la descente.
- Au moment de partir, on s’aperçoit que des ouvriers peintres sont accrochés dans la voie de l’ascenseur. On les hèle :
- — Ohé! l’Raphaël... gare dessus... nous allons passer.
- — Ça va, répond une voix à quarante mètres de là, du milieu de la broussaille de fer.
- Sans doute le peintre s’est rangé, car l’ascenseur s’est aussitôt mis en marche.
- Le mécanicien l’a déclanché à 8 h. 38 minutes.
- Nous montons d’abord très lentement, sans secousse ni bruit.
- Je me suis mis à la fenêtre de droite, qui donne sur l’Exposition. Je vois les jardins, le Dôme central, le Palais des Machines, le Palais des Arts libéraux à travers les entretoises : mais peu à peu le tableau semble s’abaisser. On éprouve une sensation analogue à celle que doit avoir l’oiseau, lorsqu’il quitte le sol pour s’élancer dans les airs.
- Tout à coup les treillis se resserrent et obstruent la vue; la forêt de fer s’épaissit; on ne voit plus rien du tout ; on est arrivé. Un peu plus d’une minute pour arriver au premier étage. Ce n’est pas la peine de s’en passer.
- En arrivant là, je me suis trouvé entre le restaurant russe et le restaurant français.
- Ayantl’intention de monterplüs haut,toutenhaut, je ne me suis pas arrêté au premier étage. J’ai traversé la salle du restaurant russe, peinte, drapée et fort élégante dans son originalité, pour me rendre au pilier nord, où se trouve l’escalier d’ascension livré au public, entre le restaurant russe et le restaurant d’Alsace-Lorraine.
- Je me suis arrêté pendant la montée, vers la ICOe marche, pour voir un des plus jolis morceaux de Paris découpé par les entretoises. Le cadre était largement ouvert. Je voyais de Montmartre au Panthéon. Montmartre donne le sentiment de son altitude ; il se découpe encore sur le ciel, au-dessus de la ligne de l’horizon.
- Je regarde au-dessous de moi. Je ne vois que zinc et verre. Ce sont les toitures rondes des restaurants et des loggias des galeries extérieures du premier étage. Du milieu de ces couvertures brillantes, je vois sortir la pile ouest. On perd le sentiment de l’élévation où l’on se trouve et jusqu’au souvenir des pieds de la Tour, qui vont du sol au premier étage. Toute cette colossale construction du bas n’est plus appréciable, ayant disparu. Il semble que le premier étage soit un point de départ nouveau. Pour l’ascensionniste, placé entre le premier étage et le second, la Tour semble partir du premier comme d’un sol nouveau. Je vois des martinets voler au-dessus de moi, dédaigneusement.
- J’arrive au second étage et je débouche tout près ds l’imprimerie du Figaro. J’en profite pour serrer la main à mes confrères Bonnetain, Reer et de Cas-tellane, que je trouve à leur poste.
- Depuis ma dernière ascension, les cabinets de rédaction ont été installés et clos. Ils sont au nombre de trois. Environ deux mètres carrés pour chacun
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- d’eux. Ce sont des cabines de navire plutôt que des cabinets de rédaction. Rien déplus original. Je comprends la fantaisie de Lemaître. Le rédacteur est littéralement sous verre. Comme le typo, il travaille sous les yeux du public.
- Les compositeurs sont à leurs casses, les imprimeurs à leurs machines, et leclicheur,àmoitié nu, à son fourneau.
- Cette visite confraternelle, faite rapidement comme il sied auprès de gens absorbés, je reprends mon ascension. Il s’agit de gravir 160 mètres dans le tire-bouchon d’un escalier hélycoïdal.
- Je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer.
- Quelle collection de vues merveilleuses, découpées par les treillis. Un album varié à l’infini, mirifique, dans ces innombrables cadres. Le fer n’est plus du tout gênant comme au-dessous. Les entretoises sont d’une légèreté extrême, et dans les jours énormes dessinés entre ces croix de Saint-André, les fragments du panorama sont charmants.
- Je m’arrête à mi-chemin, entre le second étage et le plancher intermédiaire, à peu près à 160 mètres de hauteur. Le Mont-Valérien et Montmartre perdent de leur hauteur, leurs sommets affleurent l’horizon. Au delà apparaissent déjà des coteaux jus--qu’ici invisibles, des terres nouvelles.
- Un phénomène curieux se produit, qui va en s’augmentant à mesure que l’on s’élève. Tandis que les choses éloignées semblent se rapprocher, celles qui sont au pied de la Tour semblent s’éloigner. Le Point-du-Jour, les panaches des chemins de fer de Versailles et de ceinture paraissent plus près; et le Trocadéro plus éloigné.
- On distingue encore le bruit des voitures.
- Quelques martinets tournent autour de la Tour, un peu plus haut que le point où je me trouve. Inquiets. Pensez-donc ! un profane dans ce monde des oiseaux !
- Je reprends ma course.
- Me voici au plancher intermédiaire. Juste à 200 mètres de la belle Fontaine de Saint-Vidal.
- C’est ici que les deux cabines de l’ascenseur Edoux échangent leurs voyageurs. Celle qui s’élèvera du second étage arrivera là, sous la même action mécanique et en même temps que celle qui descendra du troisième. A la rencontre, elles boucheront les deux trous béants que je vois; et leurs planchers ne feront qu’un avec celui du balcon placé entre elles. Ce balcon est divisé en deux parties. Sur l’une déboucheront les ascensionnistes de la cabine « montante » ; de l’autre sortiront les « descendants ». Si bien que chacune se remplira de ce qui sera sorti de l’autre.
- Tout autour, une assez jolie terrasse où, me dit-on, les ascensionnistes pourront faire une petite station de curiosité, entre deux trains, c’est le cas de le dire.
- L’ascenseur Edoux, logé entre trois montants qui portent les pistons, les chaînes, les glissières et les tuyaux, est orienté de' façon à avoir une cabine nord dans la direction de l’Arc de Triomphe et une cabine sud vers Grenelle. La cabine nord fait l’ascension supérieure du plancher intermédiaire a.u troisième et la cabine sud fait le service inférieur. Ces cabines sont très vastes.
- La vue est maintenant magnifique. On est plus près des fers de la Tour et les découpures dans le panorama sont plus larges.
- Pauvre Montmartre! pauvre Mont-Valérien! L’horizon les dépasse maintenant, les submerge. Leurs silhouettes n’ont plus aucun commerce avec le ciel. Elles se détachent minablement sur les terres d’au delà.
- Des pays nouveaux sont visibles.
- A la hauteur où je me trouve, les martinets tournoient autour de moi. Je crois entendre une insulte dans leurs cris stridents.
- « Que viens-tu faire là, misérable sans-ailes ; que ne continues-tu pas à rester sur ta terre, être rampant ! >
- Us n’ont pas osé dire « sans-plumes... » ayant peur de l’encre.
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- Quatrième étape. Encore 75 mètres !
- Allons ! je m’aperçois que la carcasse de fer se rapproche de l’axe. L’ascenseur Edoux finira par remplir l’ossature et par affleurer les entretoises. C’est que la Tour s’amincit notablement.
- On voudrait s’arrêter à chaque marche, tant il y a de belles choses et de surprises tout autour de la Tour. L’Ecole militaire surgit peu à peu derrière le masque de fer et de verre derrière lequel on l’a cachée. On voit les cavaliers manœuvrer dans les
- cours des grandes casernes : mais si petits, si petits qu’on dirait dés cirons à cheval sur des puces, Je crois voir des cloportes dans ces cours. En y regardant, je démêle que ce sont des caissons d’artillerie.
- Enfin j’arrive au troisième étage où je débouche dans une vaste salle octogonale, ou, si vous le préférez, carrée à pans coupés. Les grand côtés mesurent une douzaine de mètres et les pans coupés deux mètres environ. La salle mesure un peu plus de deux mètres et demi en hauteur.
- A hauteur de vue, de magnifiques glaces ferment les baies ; et là, à l’abri des intempéries, on peut admirer le Panorama incomparable qui vous entoure. C’est là que s’arrêtera l’escalade publique.
- Mais l’édifice mesure encore plus de 25 mètres au-dessus du sol de ce salon extraordinaire.
- Je monte plus haut encore. Un escalier en fer de dix marches conduit à un étage supérieur. C’est l’appartement de M. Eiffel et des savants. Une salle triangulaire assez vaste et quatre ou cinq cabinets ou recoins utilisables. La construction est en double muraille de bois ; le vide est rempli de « coton minéral », matière merveilleuse, légère, mauvaise conductrice delà chaleur, rebelle à la vermine. C’est de l’argile prenant l’aspect de laine ou de coton sous une action physique donnée.
- M. Eiffel sera chaudement en hiver et au frais en été, derrière ce matelas de coton-minéral, comme derrière le mur le plus épais. Cet étage ressemble à un intérieur de navire. Comme le logement de M. Eiffel occupe une surface beaucoup plus petite que l’étage inférieur, il est entouré d’une magnifique terrasse, large de près de trois mètres. Cette terrasse est une pure merveille. Les savants pourront y faire les expériences qui doivent être faites à.ciel ouvert ; et les amis de M. Eiffel pourront y passer d’heureux instants, loin et très au-dessus des choses de cette terre.
- J’ai eu de la peine à m’en arracher. Quel horizon ! C’est indescriptible ! Les bruits de Paris ont disparu. Seul, un bourdonnement en sourdine arrive encore à mes oreilles, accompagnant les gémissements*gra-ves des sirènes fluviales et les sifflement aigus des locomotives.
- Je monte toujours. Un escalier droit, de trente marches, conduit à un petit palier rond qui n’a pas un mètre de surface. Je suis au-dessus des hautes poutres en treillis de fer verticales, placées au-dessus de la grande salle, et parfaitement visibles d’en bas.
- Ces poutres ont une épaisseur d’environ 70 centimètres, entre les treillis de celles qui s’orientent du nord au sud, M. Léon Edoux a logé les poulies supérieures etlesjmissantes chaînes de son ascenseur.
- Le dessus de ces poutres est en tôle pleine et forme un plan étroit et allongé sur lequel je ne me promènerais pas pour trois francs soixante-quinze.
- Aux extrémités de ces poutres naissent les quatre arcs sur le croisement desquels s’élève le campanile dans lequel est abrité le phare.
- A partir d’ici, plus d’escalier. Dans le tube en fer qui forme l’axe de cette partie supérieure il y a une porte. En regardant dans ce tube, on voit, à gauche, une échelle en fer collée à la paroi. Il faut monter par là. Vingt échelons, pas plus : et l’on est dans une petite loge octogonale, percée de fenêtres, d’où l’on peut regarder. Un petit balcon d’un mètre entoure cette cage intermédiaire. Mais l’intérêt est plus haut.
- J’ai eu la bonne fortune de rencontrer là le nommé Ferret, père, gardien et mécanicien du phare. Il venait de monter avec son déjeuner dans sa musette. Il a ouvert la trape en fer, fermée à cadenas ; ' et par un petit escalier droit de dix marches nous sommes arrivés dans la loge du phare. La lanterne du phare était recouverte d’une housse en toile rayée rouge et blanc.
- — Vous venez ici tous les jours?
- — Oui, monsieur, M. Eiffel a eu la bonté de me nommer gardien du phare, sur la recommandation de M. Saladin, ingénieur électricien.
- — Et vous restez là tout seul?
- — Je descends, lorsque cela est nécessaire, jusqu’à l’étage de M. Eiffel : mais je n’en ai guère le temps, ayant chaque jour plus d’une demi-journée de travail pour entretenir les prismes, le mécanisme et les glaces du phare dans l’état de propreté qu’il faut : à cause de la poussière.
- — Lapoussière vous vient donc de là-bas? de Paris ?
- — Du tout, c’est de la poussière qui se produit pendant la combustion des charbons. Voyez plutôt.
- Et le brave homme me montra la poussière de
- charbon qui s’était accumulée sur toutes les parties horizontales de la machine.
- La cabine du phare a 2 mètres 60 de diamètre; elle est décagonale. A panneaux pleins jusqu’à la hauteur de 1 mètre 75 et vitrés au-dessus. La hauteur de la cabine est de 3 mètres 30.
- _ La lanterne proprement dite a 90 centimètres de diamètre et repose sur trois pieds en fer. Elle touche au plafond de la cabine et correspond à la partie vitrée des panneaux.
- Les crayons en charbon entre lesquels se produit la combustion lumineuse sont énormes. Ils n’ont pas moins de 3 centimètres de diamètre. Le cylindre des prismes en cristal est fixe. Tout autour tourne un cylindre ou manchon en glace blanche mu par un petit moteur électrique. On a placé contre ce manchon, tantôt à 14 centimètres l’un de l’autre, tantôt à 26, des bandes de verre rouges et bleues larges de 14 centimètres. Si bien que lorsque le manchon se meut, la lumière du phare apparaît successivement avec les couleurs nationales.
- On sort par un trou de 90 centimètres de hauteur sur un tout petit balcon qui fait extérieurement le tour du campanile. C’est le dernier. On ne peut monter plus haut. Il est très étroit, ne mesurant que 60 centimètres de largeur : je ne le conseille pas aux personnes qui ont le vertige.
- Telle est la description d’une ascension totale de la To;ur avant le jeu complet des ascenseurs.
- Du dernier petit balcon j’ai revu mes martinets, ils voletaient pauvrement, à cinquante mètres au moins au-dessous de moi. A mon tour j’eus un mouvement d’orgueil. Et j’allais leur rendre dédain pour dédain, lorsque je me pris à penser que je n’étais pour rien du tout dans la position si élevée que j’occupais au-dessus des deux millions de contemporains qui grouillaient là, au-dessous de moi, comme des fourmis.... et que, sans M. Eiffel......
- G. Lallemand.
- ÉCHOS
- Essai des ascenseurs
- Dans l’après-midi de mercredi, on a procédé à l’essai des ascenseurs de la Tour Eiffel.
- D’énormes morceaux de fonte,.représentant dans leur ensemble le poids des personnes qui doivent être montées par les ascenseurs sur la Tour à chaque voyage, ont été hissés sur les plates-formes. Ces essais ont été satisfaisants. Samedi doit avoir lieu la réception officielle des ascenseurs.
- Tout le monde viendra
- Un certain nombre de fonctionnaires des divers ministères d’Italie vont être envoyés à Paris par leur gouvernement pour visiter l’Exposition.
- Les ministres de la guerre, de la marine, de l’agriculture ont, dit-on, déjà désigné leurs délégués.
- Les danseurs annamites
- Avant-hier a débarqué à Toulon une troupe de trente-huit comédiens-danseurs annamites qui viennent donner des représentations à Paris.
- Le même paquebot a apporté pour l’Exposition deux pagodes dont l’une reproduit un temple de bouddha et l’autre un temple tonkinois.
- La voix du bon sens
- M. G. Sandoz, président du syndicat des commerçants du Palais-Royal, consulté par M. Meyer (Arthur), lui a répondu par cette lettre.
- Monsieur,
- Vous me demandez mon opinion sur l’initiative que vous avez prise. Je pense que l’on ne peut empêcher sous aucun prétexte 1 Exposition d’être intéressante et amusante, même le soir. Mais il y a à Paris suffisamment de gens désireux de passer une soirée agréable pour chercher à les attirer sur d’autres points de la ville.
- Qu’un comité se forme, qu’il organise des fêtes le soir au Palais-Royal, aux Champs-Elysées, sur les grands boulevards, etxje pense que l’on obtiendra ainsi la solution d’une question qui intéresse à juste titre les commerçants de Paris.
- Dans cet ordre d’idées, je m’associe pleinement à ce qui pourrait être fait, et je vous prie d’agréer, monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.
- Gustave Sandoz, Président honoraire du syndicat du Palais-Royal.
- Ont approuvé cette lettre :
- MM. Fontana frères; Mayer, 144, galerie'de Va-
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- lois; Damour, 187, 189, péristyle de Valois; Brot, 10 et .11, galerie de Chartres; J. Vauturier, .28, galerie d’Orléans; L. Vauturier; G. Bretigny, galerie Montpensier; A. Warmont,22,24, galerie d’Orléans; Tissot, 18, galerie d’Orléans; Gumpricht, 12, galerie d’Orléans; Ledouble, 27, galerie d’Orléans; L. Sam-tard, 23, rue de Valois.
- Auditions musicales
- Cinq grandes auditions d’orchestre français doivent avoir lieu dans la salle des fêtes du palais du Trocadéro.
- Elles seront données pendant, les après-midi des jeudis, aux dates que nous avons déjà indiquées.
- Leurs programmes seront composés exclusivement d’oeuvres déjà exécutées en public, de compositeurs français.
- La première de ces auditions, a eu lieu jeudi, à deux heures un cru art: elle est donnée nar la Société des Nouveaux-Concerts, sous la direction de M. Lamoureux.
- Les orchestres admis à chacune des prochaines auditions sont : l’Association artistique des concerts du Châtelet, avec M. Colonne (6 juin); la Société des concerts du Conservatoire, avec M. Gar-cin (20 juin); l’orchestre de l’Académie nationale de musique, avec M. Vianesi (5 septembre); et l’orchestre du théâtre national de fOpéra-Comique, avec M. Danbé (19 septembre).
- Mort subite
- M. de Morals Osorio, officier brésilien, détaché à l’Exposition, se trouvait, hier, 39, avenue Marceau, chez M. le maréchal de Morals Ancora, conseiller de guerre du même gouvernement. Après avoir joué au billard avec les enfants du maréchal, M. de Morals Osorio s’assit sur une chaise se plaignant d’être indisposé; presque aussitôt sa ligure se couvrit d’une pâleur cadavérique et il tomba de la chaise la face en avant sur le tapis de la chambre.
- On s’empressa autour de lui, mais tous les soins furent inutiles.
- L’officier venait de succomber à une attaque d’angine de poitrine.
- Le Cosug-fès de la paix
- Le Congrès international de la Paix s’ouvrira à Paris, au palais du Trocadéro, le dimanche 23 juin. Les séances se continueront les 24, 25, 26 et 27 du même mois, à la mairie du 6e arrondissement, place Saint-Sulpice.
- Voici le programme exact des travaux du Congrès :
- 1° Etude de l’arbitrage international sous toutes les formes et dans toutes les applications que peut recevoir son principe.
- Traité d’arbitrage permanent entre deux ou plusieurs peuples ;
- 2° Application du principe de neutralisation aux fleuves, aux rivières, aux canaux de navigation fluviale et maritime, aux détroits, aux territoires, aux nations, etc.;
- 3° Application internationale du principe de fédération;
- 4-o Création,par l’initiative des sociétés de la paix, de collèges d’arbitrage;
- 4° bis. Introduction dans les universités, gymnases, lycées, collèges, écoles, de cours d’arbitrage théoriques et pratiques ;
- 5o Réformes à faire dans le droit international.
- Principes fondamentaux d’un code international ;
- 6° Généralement : étude, examen, discussion des moyens et des mesures qui peuvent progressivement substituer entre les nations l’état juridique à l’état de guerre ou de trêve, et finalement rendre possible le désarmement.
- Les ptok-pockets
- Ils sont venus, c’était fatal, le Champ de Mars était une belle mine à exploiter. C’est égal, la police leur donne du fil à retordre.
- Mercredi, les inspecteurs Blomel et Gasebois ont appréhendé au corps, dans la rue du Caire, au moment où il fouillait dans les poches d’une personne, le nommé Alexandre R..., âgé de vingt-trois ans. Cet individu était norteur d’un porte-monnaie contenant 11 fr. 70 et d’une passe au chemin de fer du Nord, an nom d'une dame Bernard, femme d’un employé, à qui le porte-monnaie a dû être volé.
- A propos des urnes
- Nous avons le mot de l’énigme à propos de l’état de non-achèvement des urnes placées aux angles du bassin supérieur de la Fontaine Coutan.
- On vient de placer, à chacun de ces angles, des statues monumentales et d’une belle allure représentant la Vérité, la Fortune, la Vigilance et la Pensée.
- Les urnes sont encadrées dans le soubassement et, de chacune d’elles, l’eau tombera en cascade dans le bassin.
- D’autre part, l’inspecteur Campergne a mis la main sur deux pick-pockets anglais qu’il a surpris au moment où ils exploraient les poches des quelques personnes assemblées devant la boutique des gaufres hollandaises, près'de la Tour Eiffel. Ils ont déclaré se nommer George S... et CeliaD... Celle-ci est la femme de S... Ils ont dit qu’ils étaient de Londres.
- On a trouvé dans les poches de la femme S... un bracelet en cuir renfermant une montre, sept bagues, une paire de boudes d’oreilles et une broche, le tout en or. Dans sa tournure était dissimulé un porte-monnaie contenant 50 fr. en monnaie française et 80 fr. en monnaie anglaise.
- HOSTILITE ALLEMANDE
- Il était décidé, depuis plusieurs mois, par le Cercle des industries de Budapesth, d’organiser un voyage d’excursion à Paris pour l’Exposition. Les inscriptions de voyageurs étaient fort nombreuses déjà et augmentaient chaque jour. Le comité du Cercle demanda alors aux | chemins de fer une réduction de prix sur la I ligne de Salzbourg-Munich-Avricourt. Mais il ! comptait sans les compagnies austro-allemandes, qui s’empressèrent de refuser.
- ; Or, M. Rath, directeur du comité, a appris de ! source certaine que cette fin de non-recevoir a ! été dictée aux compagnies allemandes par un | ordre venant tout droit du gouvernement de | Berlin.
- | Ajoutons tout de suite que le projet de voyage ! d’excursion n’est même pas enrayé pour cela. Seulement nos visiteurs de Budapesth changeront leur direction et ils arriveront en France par Salzbourg, Inspruck, Zurich, Bâle et Belfort.
- Le gouvernement de Berlin- n’y gagnera au-
- cune satisfaction et les compagnies allemandes y perdront de l’argent.
- Enfin, des députés de l’extrême gauche ont provoqué à Pesth la formation d’un grand comité pour donner, le 14 juillet prochain, une fête splendide en l’honneur du Centenaire de la Révolution française. Le comité compte déjà plus de cent membres et prépare un programme qui puisse rallier, sans distinction d’opinion, tous les Hongrois.
- Fière riposte ! A toi, Bismarck !
- PROPOSITIONS DIVERSES
- Nous lisons dans la Patrie :
- C’est samedi soir seulement, à neuf haures, qu’aura lieu la grande réunion crue nous avons annoncée hier. Seront invités les députés, conseillers municipaux, directeurs de journaux et présidents de chambre syndicale, ainsi que tous les commerçants.
- M. Duval qui a des établissements et dans Paris et à l’Exposition, et que le Gardois a fait interviewer, a déclaré que lui et ses collègues du Champ de Mars, tout en s’opposant à la fermeture complète le- soir, feraient tout néanmoins pour être conciliants. Mais ils demanderaient, pour compenser le préjudice réel à eux causé, qu’en échange de leur sacrifice, leurs établissements fussent dégrevés entièrement du paiement de la location. Ce serait pour l’Etat une perte d’environ un million.
- On voit que la possibilité de faire quelque chose — malgré le peu de bonne volonté que semble apporter le gouvernement — paraît se dessiner de plus en plus, mais à la condition de consentir quelques sacrifices.
- La véritable solution de la question serait peut-être l’organisation de fêtes réellement originales et attractives tantôt sur un point, tantôt sur l’autre de Paris, de façon à faire bénéficier les différents quartiers de l’affluence qui ne pourrait manquer d’en résulter.
- M. Arthur Meyer, dont l’esprit est si inventif, est l’homme sur qui nous comptons pour mener'à bien cette tâche. Toutes les fois qu’il s’est agi d’organiser des festivités, comme disent les Anglais, c’est à lui qu’est revenue la part la plus efficace de ces organisations, c’est lui qui a eu la spécialité de trouver les « clous » devant lesquels le succès capitule sans la moindre résistance. Qu’il se mette, à l’œuvre : la-réussite suivra de près.
- Que penserait-il, par exemple, de retraites aux flambeaux qui parcourraient les boulevard de la Bastille à la Madeleine ?-Elles pourraient être composées, tantôt de musiques militaires escortées par des cuirassiers, tantôt‘de musiques civiles montées sur des chars richement décorés et brillamment illuminés et escortées par-une cavalcade dont la commune de Paris ferait les frais. Il y trouverait une large compensation dans l’attraction qui attirerait une foule innombrable.
- Dents d'Qutre-IVSanche
- On ne peut pas toujours contempler des merveilles et l’Exposition est curieuse aussi par ses
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- petits côtés. A ce titre, je vous recommande dans la section anglaise l’exposition des fausses dents. Vous aurez un moment d’aimable étonnement.
- Il y a là des milliers et des milliers de petits morceaux d’ivoire imitant la nature d’une façon enchanteresse. On ne peut regretter qu’une chose, c’est qu’on ne fasse pas des expériences publiques.
- Ce qui frappe l’observateur, c’est que ces fausses dents ont toutes une physionomie, un caractère particuliers. C’est le dernier mot de l’art. Voici bien la dent d’une jeune miss, blanche comme un manche d’ombrelle, large, bien enchâssée et qui, pour l’œil le plus exercé, semblera un produit de pleine terre. Ici, c’est la dent extrêmement longue, large du bout, étroite à sa racine comme une spatule de pharmacien, jaunâtre, mais de forme distinguée : cela doit appartenir à nue mâchoire d’homme d’Etat. Puis, des dents de banquier, d’officier de marine, etc. Je ne plaisante pas, il y a là des dents pour visites, dents pour soirées, dents pour dîner, etc., etc, Ça, c’est de l’art appliqué à l’industrie où je ne m’v connais nas. Devant cette exhibition, les praticiens restent bouche béante.
- Les Trains 4e plaisir 4e la Compagnie 4n Norfl
- Il faut rendre cette justice aux grandes compagnies de chemins de fer qu’elles font tous leurs efforts, et s'imposent même des sacrifices, pour faciliter aux travailleurs et à leurs familles le voyage à l’Exposition. C’est ainsi que la Compagnie du Nord a organisé, chaque samedi ou veille de grande fête, au départ des. gares du réseau distantes de plus de 80 kilomètres, qui seront périodiquement désignées, des trains de 2e et de 3e classe, à prix réduits, comportant un séjour de deux ou quatre jours à Paris, suivant ki distance.
- Par une innovation qui sera, croyons-nous, très appréciée du public, les coupons de retour des billets de ces trains de plaisir pourront être utilisés sans attendre le jour fixé pour le retour,par certains trains ordinaires de la veille ou de l’avant-veille, désignés à cet effet, de manière à permettre aux voyageurs de réduire, selon leur convenance, la durée de leur séjour à Paris.
- Des affiches spéciales indiqueront, huit jours à l’avance, dans chacune des régions desservies, les dates et heures de mise en marche et les conditions des trains de plaisir.
- MM. les voyageurs trouveront, à l’arrivée à la gare du Nord, des trains partant toutes les heures, qui les conduiront, sans transbordement, à la gare du Trocadéro.
- Ils arriveront ainsi directement à l’Exposition, en évitant les difficultés de transport à travers Paris.
- Tous nos compliments à la Compagnie du Nord, dont l’exemple, nous en sommes convaincus, ne peut manquer d’être suivi.
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- NOUVELLES OE L’EXPOSITION
- La série des conférences organisées par l’Union française de la jeunesse à l’Exposition commencera dimanche par une visite explicative au pavillon du ministère de la guerre, sous la conduite de M. Dumas, professeur. On se réunira à onze heures trois quarts, quai d’Orsay.
- * *
- Des concerts d’orgue et de piano commenceront vers le milieu de la semaine prochaine, dans la grande galerie Desaix, réservée à l’exposition des instruments de musique; ils auront lieu tous les jours, de deux heures à cinq heures.
- Plus de vingt artistes sont déjà engagés pour ces séances, (fui ne manqueront pas d’attirer un nombreux public.
- Les concerts d’orgue avec orchestre de M. Alexandre Guilmant, au Trocadéro, auront lieu, cette année, les 13 et 27 juin, et auront, à l’occasion de l’Exposition universelle, un éclat tout spécial.
- Parmi les étrangers de distinction qui ont visité l’Exposition mercredi, nous citerons la reine Isabelle d’Espagne et le graud-duc Nicolas, qui est venu incognito.
- On attend prochainement le maire de Dublin, qui vient d’annoncer par dépêche qu’il visitera officiellement l’Exposition.
- Le maire de Dublin sera accompagné par un certain nombre de représentants de la municipalité, et par des membres éminents du parti irlandais à la Chambre des communes.
- Le président de la République a reçu M. Lafores-trie, ministre d’Haïti, qui lui a exprimé les regrets du général Légitime et du gouvernement haïtien de n’avoir pu participer officiellement à l’Exposition universelle.
- Les Canaques et les Tonkinois de l’Exposition coloniale, au nombre d’une centaine environ, ont assisté, jeudi, à la représentation de l’Eldorado.
- L’administration a fait conduire au commissariat spécial de l’Exposition un agent de police qui, étant de service à l’un des guichets du Trocadéro, vendait des tickets aux personnes qui n’en étaient pas munies.
- LÀ JOURNEE A L’EXPOSITION
- VENDREDI
- Se munir du Guide illustré du Bulletin officiel de l’Exposition
- Arriver par bateau au ponton du quai d’Orsay, près des Galeries de l’Agriculture, près du Panorama transatlantique.
- A 8 heures, coup de canon sur la Tour Eiffel annonçant l’entrée à 1 franc (1 ticket).
- Visiter les Galeries de l'Agriculture, quai d’Orsay; entrée devant le Panorama transatlantique.
- Classes 48, matériel clés exploitations rurales ; 72 bis et ter, boissons fermentées; 75, viticulture, palais des produits alimentaires ; classes 07 à 72, Czarda hongroise, musique de tziganes.
- Suite des Galeries, classe 74, exploitations rurales.
- Passerelle de l’Alma.
- Suite des Galeries : classe 74 (suite) ; classe 70, insectes utiles et nuisibles ; classe 49, matériel de l'exploitation agricole, palais de VEspagne ; suite des Galeries, sections étrangères, passerelle du carrefour Malar.
- J Midi, déjeuner au restaurant.
- Esplanade des Invalides
- A 1 heure et demie côté gauche. — Section Algérienne : Concert. — Section Tunisienne : Concert. — Colonies françaises : Tonkin, Cochin-chine, Sénégal, Cambodge. — Panorama de Tout-Paris. — Village Javanais.
- Côté droit. — Société française de secours aux blessés. — Economie sociale. — Assistance publique. — Palais du Ministère de la guerre, musique militaire de 3 à 5 heures.
- Postes et télégraphes. — Vacheries, Laiteries, Pâtisseries.
- A 6 heures, prendre le Chemin de fer-tramway pour revenir au Champ de Mars. Coup de canon sur la Tour Eiffel annonçant la fermeture des Galeries et l’entrée à 2 francs (2 tickets).
- A 6 heures et demie, dîner au restaurant.
- A 8 heures, concert et danses aux cafés maures de la. rue du Caire et de la section marocaine, pourtour du Champ de Mars, côté Suffren.
- De 9 à 11 heures, fontaines lumineuses, illumination des jardins, de la Tour et du Dôme central; Projection électrique de la Tour; phare tricolore.
- SPECTACLES ET DISTRACTIONS
- CHAMP DE MARS
- JARDIN
- Musiques militaires, de 3 à 5 heures, dans les quatre kiosques.
- Grand-Théatre de l’Exposition et Palais des Enfants, à l’extrémité du Palais des Arts Libéraux. — Représentations de jour et de nuit.
- Pavillon de la Mer.
- Folies-Parisiennes, près l’entrée de la rue de l’Universi-té. — Représentations de jour et de nuit.
- Pavillons des Aquarellistes et des Pastellistes à l’extrémité-du Palais des Beaux-arts.
- POURTOUR
- Rue du Caire. — Gafé-Conôert. — Promenades a Ane. — Pavillon du Maroc. — Café-Concert, Danses.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- Palais des Produits alimentaires. — Czarda Hongroise. — Dégustation. — Musique.
- PALAIS DES MACHINES
- Promenade sur les Ponts roulants.
- Tirage du Bulletin Officiel, classe 58, près la porte La Bourdonnais.
- ESPLANADE
- Concert Algérien.
- Concert Tunisien.
- Villages Malgache, Tonkinois, Annamite, Pahouin, Canaque, Javanais.
- Le Soir
- Fontaines Lumineuses.
- Illumination de la Tour.
- Illumination des P-arcs et des Jardins et du Dôme central.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- RENSEIGNEMENTS
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée : Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée : Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Bour^e-Bassy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montïxolon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou. Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro : par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-Issy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Bive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement; il est probable que la porte Rapp sera également desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- i mm Mi
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Omnibus Qt les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes à Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l’Exposition.
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons dé départ et d’arrivée, groupés du pont d’Iéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur _ de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées _ au cours de la période de l’Exposition, le service des voilures de place est assuré par des stations établies^ la place du Trocadéro-, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Conslantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). —De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de 1a, Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 lieuses’ soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures
- UTILES
- soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. —Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. — Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 8 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2° classe, 25 centimes, quelle qtie soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roula.nts. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côtq,de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées parjour :
- Matin : 7h. 80, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans, les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-. Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au. Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté),, près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans, divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits-suivants :
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en. descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule. Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et. au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène-et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
- La Librairie du « Bulletin des Halles », 33, rue
- Jean-Jacques-Rousseau, vient de mettre en vente un Plan illustré de l’Exposition universelle, avec un Indicateur alphabétique, imprimé en six couleurs et représentant exactement la place des différentes expositions.
- Ce plan, richement illustré, est indispensable aux visiteurs, qui trouveront aisément à se guider en sortant du Panorama le Tout-Paris, une des principales attractions de l’Exposition.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
- R. B COM MANDÉ S
- Ancienne maison Lefebvre et fils, fondée en 1843, Lefebvre fils aîné successeur. 106, rue de Rivoli. Ateliers, 3 rue des Halles, —Corbeilles de mariage bijoux riches, pierres fines de premier choix. Fab. spéciale de bijoux, orfèvrerie et objets d’art de style or et argent, ciselure, émaux, modèles spéciaux déposés. Médaille argent, Paris, 1884. Exposant classe 37.
- Lambert-Vonnus, 8 boul. St-Denis. — Bijouterie-joaillerie. Fabrique de Pendules.
- Lambert Lévy fabricant, 31 et 33, boulevard St-Martin. Maison fondée en 1829.— Joaillerie, bijouterie, horlogerie, bronzes. — Vente en détail au prix du gros.
- BILLARDS (et Accessoires de)
- Hiolle, Marillier et Cie fabricants de queues de Billards. Procédé mobile à vis, breveté s. g. d.g. — 45, boulevard St-Martin, Paris.'
- BOUTONS
- G. Bagriot, [nc] 168-170, rue St-Denis, à Paris. — Exposant classe 35. Boutons Livrée, Administrations, Uniformes pour tous pays.
- BRETELLES
- <»uyot, inventeur /^C^Gr>\ et seu^ fabricant spé-(BRElEUMÏCIENtpUESj cialdes Bretelles hy-\ RtouJJo.siiîr J (/^niques, 13 rue Be-\jfreve teesSjfdC/ ^.rangei% Pans.—Usage agréable, solidité^ b°n goût, bon marché. Se trouvent dans les principales maisons.
- BREVETS D’INVENTION
- E. Wattier, ingénieur-architecte, 5, rue Mazagran (porte Saint-Denis) et 33, av. de la Bourdonnais (Exposition). — Représentation aux expositions, brevets d’invention, dépôts, marques, dessins, modèles, France et étranger.
- BRONZES D’ART
- E. Pinédo, LNC1 C. * * * * Exposant, classe 25. — Groupes, Statuettes, Encriers, etc., 40, boulevard du Temple.
- BRONZE IMITATION
- Coupier fils et Drouart, rue Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets d’art. Editions d’CEuvres du Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis XVI. — Exposant classe 25, groupe n° 3.
- BRONZES POUR EGLISES
- Thiery-Figaret successeur de L. Fi-garet, 2, rue Breguet et 24, rue St-Sabin, Paris. — Manufacture de bronzes pour églises. Marque L. F. Paris. — Exposant, classe ...
- COURROIES
- J. Levy jeune, 47, avenue Parmentier, Paris. — Courroie Gandy coton.
- CORSETS
- A. BRiOT,TrouiIlet et Lambert Sr!, 13, rue Etienne-Marcel et 133, rue Saint-Denis, Paris. — Manufacture de Corsets, Commission, Exportation. Marque déposée: A la Lemoiselle.
- COULEURS FINES
- Chevillet, A. Grenier successeur, 31, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de couleurs fines pour artistes. Exposant classe 10, groupe II.
- mj, Plaincliamp, maison fondée en 1798, boul. de Strasbourg, 35, Paris. — Couleurs et vernis pour bâtiments, voitures et industrie, décors et tableaux.
- OUVRAGES DE DAMES
- Mrae Cuchet, 3, rue d’Aboukir, Paris. — Tapisseries de tous styles, broderies, armoiries, travaux montés, spécial, drap perforé à la machine et à la main, perforation à façon.
- ÉVENTAILS
- E. Buissot, 46, rue des Petites-Ecuries, Paris. — Fabrique d’éventails pour la France et l’exportation, corbeilles de mariages, éventails anciens, réparations de tous éventails.
- . FONDEUR-LAMINEUR
- E. Louyot, ingénieur, 16, rue Folie-Méricourt. — Fonte et laminage de tous métaux : nickel, maillechort, cuivres rouge, demi-rouge, laiton. — Téléphone.
- GANTERIE
- Marcault, 8, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — (Classe 35), Chevreau et Suède, marque L. S Gants Tan-Russe, b. s. g. d. g.
- GRAINES & PLANTES
- Maison Loise-Chauvière, fondée en 1845, Dupanloup et Cie, successeurs, 14, quai de la Mégisserie, Paris. (Exposants).
- HOUBLONS
- Edouard Bernet, 17, rue de Ciéry, Paris; succursale, 52, faub. Stanislas, Nancy. — Houblons de toutes provenances. — Méd. etdipl. d’honneur. Exposant cl. 44, gr. V.
- MARQUES D’EMBALLAGE
- Foucault, 9, rue des Trois-Bornes, Paris. — Presses et marques à feu, Pinces à plomber, Alphabets et chiffres acier fondu, Marques de fabrique.
- MANCHES DE PARAPLUIES
- ABAT-JOUR
- Degaffet et Cie Suce*, (ancienne maison Grimal), 28, rue Albouy, Paris. — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
- AMEUBLEMENT
- A. Vaillant, 10, rue Meslay, Paris. — Fabrique de meubles de luxe. Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité de cache-pots, jardinières, tables à ouvrages et à jeux, bureaux de dames et liseuses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
- Ililgert, 20, passage Tocanier, Paris — Fabricant de chiffonniers et tables de nuit chiffonniers en tous genres.
- Ch. Gai van!, faubourg Saint-Antoine, 137, et rue d’Avron, 28. — Grande fabrique de lits et chambres à coucher en tous styles. Envoi franco du catalogue.
- G. Herrmann, 9, rue St-Ambroise et 7, cité d’Angoulême, Paris.—Ameublements complets de tous genres. Ebénis-terie et tapisserie. Meubles anciens, sièges et tables de tous styles pour salles à manger. Chambres à coucher, salons, bibliothèques et bureaux.
- Quarré, 143, r. d’Aboukir, (us. r. de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de style pour meubles, de décoration pour cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voiture, marque : Au Lion.
- ARMES & ARMURES
- 1t. Gutperle, 12, boulevard Magenta, Paris. — Armes, armures, panoplies et trophées. Cuirasses secrètes ^ garantissant de l’arme blan-
- che et de la balle de revolver. Bijoux, armes et armures pour théâtres.
- articles pour fumeurs
- Quentin et O, 22, r. de Bondy, Paris. — Pipes Gambier. Papiers Riz
- La-® et Goudron La *.
- BALANCES & BASCULES
- L. Paupier * construct1'mécanicien, rue Saint-Maur. 84, Balances, Bascules, Petits chemins de fer, Matériel roulant, (voir classe 49, Hangar 1, n°l). Voir Esplanade des Invalides, classes 49 et 74. Agriculture.
- BATTEURS D’OR
- X. Jacquesson, 7, rue Chariot, Paris. — Fabrique d’or, d’argent et de platine en feuilles, en poudre et en coquille. — Exposant, classe 41, groupe V. — Téléphone.
- BÉBÉS, JOUETS, JEUX
- J. Stelner, fabricant du bébé mécanique vivant, du bébé incassable, parlant et ordinaire (dit le 'petit parisien), 22 brevets. — Demander marque Steiner.
- BIJOUTERIE, JOAILLERIE
- Plichon et Cie, 10, rue du Parc-Royal, Paris. — Fabricants de doublé or, or sur argent.
- Ancienne maison G. Lamoisse et Tardy, V. Marguin et Cie, successeurs, anc. 80, rue de Bondy, actuellement 95 et 97, boulevard du Port-Royal. — Téléphone.
- OR EN FEUILLES ET EN POUDRE
- Dumilâtre et Faubert, Faubourg-du-Temple, 22, Paris. — Fabrique d’or 1 et de Platine en feuilles, en poudre et en coquilles. — Exposant, groupe V, classe 41.
- ORGUES
- Alexandre père et fils, rue de Richelieu, 106, Paris. — Orgues. — Exposant, groupe II, classe 13.
- OUATAGES
- Marinpoy, 10. rue Paul - Lelong, Paris. — Tissus ouatés, mousselinés, brevetés, pour doublures de vêtements et jupons. — Usine à force motrice, 26 et 28, rue de la Pointe-d’Ivry.
- PARFUMERIE
- E. Bronchain, parfumeur; fabrique, 3, rue de l’Avenir, Asnières. — Reine des neiges, Poudre de riz à base de glycérine, Eden Powder, fleur de riz superfine, invisible et adhérente.
- PASSEMENTERIE D’AMEUBLEMENT
- Camille Weber (veuve et fils), 15, rue Poissonnière, Paris. — Spécialité pour ameublement. Articles de style et de fantaisie. — Médaille d’or, Paris 1878.
- PRODUITS HYGIENIQUES
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- DÉSINFECTANT LE PLUS HYGIÉNIQUE (PRIX MONTÏON)
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- PLUMEAUX
- J.-E. Durup, (successeur de P. Leullier etCe), 15, rue Vieille-du-Temple, Paris.—Fabrique de plumeaux en tous genres, autruche, dinde, coq, fantaisie. Marque de fabrique déposée, Récompense à l’Exposition universelle de 1878. Exposant classe 29.
- SIEGES
- J. Tixier. Grande fabrique de sièges d’art et de style, garnis cuir de Gordoue, reliefs, gravés, décorés et autres ; écussons, chiffres, monogrammes, etc. ; matériel et outillage spéciaux pour cette fabrication. — Exposant.
- SOIES ECRUES & TEINTES
- E. Hamelin et Cic, 144, rue Saint-Denis, Paris. — « Au Mûrier » « Au Palmier ». Diplôme d’hmaeur. Filatures et Moulinages à Bagnols (Gard) et aux Andelys (Eure).
- TAPIS ET TAPISSERIE
- B. Jacob, 19, rue Turbigo. Paris. — Tapis Linoléum et toiles cirées, la plus belle collection. Se charge de la pose à l’Exposition. Conditions les plus avanta-
- geuses.
- marque Genebrias et Herfort, 23,
- DE FABRIQUE rue Vivienne. Spécialité pour
- GU tapissiers, ornements d’apparte- a ments, bronzes, rinceaux, patères, porte-chapeaux. Fabrique d’élastiques pour sièges.
- VERRERIES (et Fournitures pour)
- Ch. Lespadin, 72, rue d’Angoulême, Paris. — Moules et outillage pour verreries et cristalleries, fabricant breveté s. g. d. g. — Exposant classe 51, groupe VI.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Quoique commencé tardivement, le Grand-Théâtre de l’Exposition est un des Palais dont l’installation est complètement terminée.
- Nous venons d’assister à la représentation à laquelle nous avait gracieusement convié la Direction, et nous avouons tout franchement que nous avons été émerveillés de ce que nous venons de voir et d’entendre. Ce sera, en effet,une surprise pour tous de trouver, dans le Parc du Champ de Mars, ïa plus coquette des salles de spectacle, avec un programme plein d’intérêt.
- Nous avons applaudi la troupe Alexander dans une pantomime inénarrable, intitulée « les Tribulations d’un Touriste »; ce sont certainement, dans leur genre, des maîtres que ces mimes anglais 1
- A signaler aussi les acrobates les Constanti ; les chiens admirablement dressés du clown Karl et surtout un prodige de grâce et de force appelé Georgina Aix, qui, âgée dehuitans, nous a montré des tours que nous n’avions
- PALAIS DES ENFANTS
- jamais vu faire aux acrobates les plus adroits.
- A côté des clowneries, l’art le plus sérieux est représenté par Mlle Kara, une jeune mauresque qui a passé par notre Conservatoire, dont elle a pris les bonnes traditions.
- Je promets un succès au « Paris-Quatuor » qui nous a fait entendre un beau chant patriotique intitulé « 89 », composé spécialement pour le Grand-Théâtre de l’Exposition, par M. Missa, grand prix de Rome.
- N’oublions point un exquis ballet d’enfants, réglé par Mme Mariquita et l’orchestre dirigé de main de maître par Alexandre Artus.
- Nous n’avons pu assister à la représentation des Marionnettes dans le promenoir, mais on nous assure qu’elles feront sensation ; j’en accepte l’augure.
- D’après cette représentation, nous pouvons annoncer que c’est dans ce coin du Champ de Mars, côté Suffren, que sera la fête de l’Exposition.
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- La durée de validité de ces billets variera entre 2 et 8 jours, selon l’importance du parcours. Elle pourra être prolongée deux fois de moitié moyennant le paiement d’un supplément de 10 0/0 pour chaque prolongation.
- Enfin, les billets d’aller et retour seront acceptés dans les trains express au même titre que les billets ordinaires, et, pendant le service d’été, dans les trains rapides.
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- La Société Générale des Téléphones, sur .sa-
- demande, vient d’être autorisée par l’Administration des Postes et Télégraphes à consentir aux noms des présidents des classes de l’Exposition des abonnements spéciaux donnant le droit à tous les exposants d’une même classe de faire usage du téléphone. Le prix de ces abonnements a été fixé à 1,000 francs pour la durée de l’Exposition.
- Cette somme, divisée par le nombre considérable des exposants de chaque classe, correspond pour chacun d’eux à une cotisation bien minime eu égard à l’avantage considérable qui leur est offert.
- La Société est aussi autorisée à faire pour les Comités des abonnements analogues au prix de 600 fr. donnant le droit à tous les membres de ces Comités de faire usage du téléphone.
- Ce tarif de 600 fr. par an est applicable aux cafés, restaurants et autres établissements ouverts au public qui désirent mettre le téléphone à la disposition de leur clientèle. Il est bien entendu que les propriétaires de ces établissements qui ne 1 voudraient avoir le téléphone que pour leur usage personnel, peuvent contracter l’abonnement ordinaire au prix de 300 francs.
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- Dimanche 26 Mai 1889.
- 2e Série. — N° 13.
- Le Numéro : Centimes.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Les Annonces sont reçues aux llurcaux du Journal, et à Londres, chez il Skymocr W’aimï, Hluin/khl llouse, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l'intérieur de l’Exposition, nu Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de P Exploitation).
- SOMMAIRE. — Chronique. — Trois Lettres instructives. — Los Ambulances militaires à l’Exposition. — Echos. — Encore des fûtes. — Les Trains de plaisir. — Le premier concert du ïrocadéro. — Les Japonais. — Les Plaintes d’un caniche. — Maisons à emporter. — Nouvelles de l’Exposition. — Les Visites du président de la République. — Commissariat général des fêles. — Petites réclamations. — La Journée à l’Exposition. — Spectacles et Distractions. — Annonces et Réclames.
- CHRONIQUE
- Les protestataires battent en retraite, c’est ce qu ils avaient de mieux à faire; nous n’insisterons donc pas sur leur défaite. La victoire reste a l’Exposition; dès le premier jour on a pu la prévoir et nous nous en réjouissons avec tous les patriotes qui croient, comme nous, que son éclat rejaillira sur la France entière et sur la gloire de notre cher pays dans le monde entier.
- Mais il reste deux petites campagnes à pour-
- suivre : l’unification du tarif à un ticket pour toute la journée, et la prolongation de l’ouverture de l’Exposition jusqu’à onze heures et demie ou minuit.
- Nous avons déjà exposé ici-même les raisons qui militent en faveur de l’unification du tarif. Pourquoi deux tickets, le matin jusqu’à dix heures ? Pourquoi deux tickets, de six heures à onze heures? A-t-on espéré ainsi faire des recettes doubles? En ce cas, on s’est singulièrement trompé; car bien des gens, pour jouir du calme du matin, iraient paisiblement se promener dans les galeries du Champ de Mars, s’il ne fallait
- donner qu’un ticket ; ils hésiteront à en donner deux.
- Quant au soir, la mesure est puérile, puisque, pour profiter du spectacle des illuminations et des fontaines lumineuses, il suffit d’entrer avee un ticket à six heures moins cinq minutes; c’est, d’ailleurs, ce que font régulièrement tous ceux que leurs occupations ont empêchés d’aller à l’Exposition pendant la journée, et qui se décident à y aller passer la soirée.
- Dans les premiers jours, même quand la lumière électrique n’était pas encore installée, nous n’hésitions pas à dire que la promenade du
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- soir ne valait guère deux tickets ; si elle les vaut amplement aujourd’hui, il faut néanmoins songer aux petites bourses et faire profiter de ce spectacle nocturne tout le monde indistinctement.
- Vous voilà donc à l’Exposition depuis six heures du soir; vous y dînez à l’ombre, sous une véranda comme il y en a tant au Champ de Mars; ou, si vous êtes quelque peu nabab, à la première plate-forme de la Tour Eiffel.
- Vous avez fini vos agapes vers huit heures, et vous attendez la fête de nuit.
- Tout se passe à merveille, vous êtes enchanté ; mais, tout à coup, voici que le parc, si ruisselant de lumières, est plongé dans une obscurité relative ; le tambour de la retraite bat, et, bon gré mal gré, il faut vous retirer à onze heures et rentrer vous coucher comme les poules.
- Quel est le Parisien ou l’étranger qui ne regrettera pas très sincèrement de ne pouvoir prolonger sa soirée au frais, jusqu’à onze heures et demie ou minuit, au lieu d’aller se perdre de nouveau dans la fournaise de Paris ?
- La soirée est entamée, on n’en peut plus rien faire. Qu’on retarde la fermeture, et l’Exposition en profitera largement.
- En général, le touriste, qui est à Paris pour huit ou quinze jours, fait d’avance le plan de sa journée. J’en connais qui passeront à l’Exposition plus des deux tiers de leur temps ; d’autres iront trois fois par semaine, par exemple; mais, ce qui est certain, c’est que la plupart y donneront toute une journée et non pas des fractions de journée, ni de soirée.
- On a résolu de passer la soirée à l’Exposition ; eh bien, à onze heures, on n’ira pas faire autre chose dans Paris ; on ne prendra pas le café au Champ de Mars et la fine champagne au boulevard des Italiens ; on voudra rester au bord du bassin de la fontaine le plus longtemps possible ; •on voudra même y passer les nuits d’été à rêver d’Orient et de cascades d’argent.
- Bref, on ne voudra plus s’en aller; il faut donc, à toute force, permettre au public de séjourner le plus longtemps possible dans ce lieu de délices où l’enchantement est tel qu’on ne peut le quitter une fois qu’on y est entré; il faut laisser une demi-heure ou une heure de plus à tous les amoureux de l’Exposition, et ils vont devenir de plus en plus nombreux; il y en aura bientôt dans l’univers entier.
- Nous savons que la question est sérieusement à l’étude, et nous espérons qu’une prompte solution va intervenir, et pour l’unification du tarif et pour la prolongation jusqu’à minuit.
- F. L.
- TROIS LETTRES INSTRUCTIVES
- Le journal la Bataille dit avoir reçu les trois lettres suivantes, aussi instructives qu’amusantes :
- Paris, 22 mai 1889.
- Monsieur le rédacteur,
- Puisque Meyer et Gassagnac se font les avocats des gros, vous devez vous faire celui des petits.
- Je suis cafetier-limonadier dans un département très éloigné de Paris, et, comme clientèle, j’ai une trentaine de petits rentiers qui, tous, ont fait des économies pour venir à l’Exposition ; ce qui fait que, depuis deux ans, je ne fais presque plus rien avec ces messieurs.
- Maintenant qne l’Exposition est ouverte, ils sont tous à Paris, et moi, n’ayant plus de clients, j’ai été •obligé de faire comme eux. J’ai fermé mon café et je suis venu, dans l’espoir que M. le Ministre de l’intérieur comprendra la gravité de ma situation et qu’il me fera indemniser, soit en faisant une collecte parmi les cafetiers de l’Exposition, qui me
- prennent mes clients, soit en organisant une loterie dont le produit sera destiné à indemniser les limonadiers de province.
- Paris, 22 mai 1889.
- Monsieur le rédacteur,
- Puisque MM. les cafetiers, restaurateurs et directeurs de théâtre des grands boulevards demandent que l’Exposition soit fermée trois soirées par semaine, pourquoi les cafetiers, restaurateurs et directeurs de théâtre des faubourgs ne demanderaient-ils pas à leur tour que ces gros bonnets des grands boulevards ferment leurs établissements trois soirées par semaine ? Ce serait dans leur logique. Il est certain que de tous temps les grands boulevards sont plus fréquentés que les faubourgs, parce qu’il y a plus d’attraction. Que ces messieurs, qui se plaignent, fassent mieux qu’à l’Exposition.
- Un lecteur de la Bataille.
- Vesoul, 21 mai.
- Monsieur le Rédacteur,
- Je lis dans votre « Courrier quotidien de l’Exposition >> que les commerçants et industriels de Paris réclament contre les soirées du Champ de Mars, qui leur enlèvent les clients.
- Est-ce que nous autres, pauvres petits négociants de province, nous ne voyons pas tous les jours nos clients aller dépenser leur argent à Paris, ou faire des économies pour y aller ? Est-ce que nous réclamons? Et cependant l’Exposition, si je ne m’abuse, a été faite avec l’argent des contribuables, de ceux de la province aussi bien que de ceux de Paris.
- Si les commerçants des grands boulevards ont la prétention de nous obliger, nous autres provinciaux, quand nous irons à l’Exposition, à en sortir pour aller nous faire étriller plus facilement chez eux, ils se trompent. Et pourquoi en sortir ? On gagne toujours les tickets que l’on devrait donner pour rentrer et l’on ne perd pas de temps. Vous le savez, le temps c’est de l’argent, — surtout pour les gens de la province dont les jours à passer, à Paris sont nécessairement comptés.
- Si MM. les négociants des grands boulevards trouvent que la montagne ne va pas assez vite et assez nombreuse à eux, qu’ils-fassent des sacrifices pour la faire venir ! Qu’ils organisent des fêtes ; qu’ils baissent leurs tarifs ! Ça, c’est leur affaire, mais qu’ils ne prétendent pas nous imposer leur bon plaisir !
- J’ai l’honneur de vous saluer.
- Je A MIN.
- Un négociant vésulien qui se dispose à aller passer ses journées et ses soirées à l’Exposition.
- Lei Ambulances Militaires à l’Erpositioi
- En dehors du pavillon du ministère de la guerre dont nous parlerons dans la suite, la Société française de secours aux blessés militaires des armées de terre et de mer (Croix rouge française) a installé un local spécial, précisément en face de l’Hôtel des Invalides. Ce rapprochement non recherché ne manque pas d’étrangeté.
- En temps de guerre, la Croix rouge crée dans les places, qui lui sont désignées par le ministre de la guerre ou les généraux commandant les territoires, des hôpitaux destinés à recevoir les malades et les blessés militaires. Elle crée également des infirmeries, dites infirmeries de gares, et. s’occupe de l’organisation de trains d’évacuation et d’hôpitaux auxiliaires.
- Le service de santé militaire qui fonctionne en première ligne trouvera donc à l’arrière-garde un secours précieux dans la Croix rouge.
- Un des plus beaux titres de la Société, c’est de rechercher avec ardeur tous les perfectionnements à apporter dans le matériel qui servira au transport des malades et des blessés.
- A l’Exposition, elle nous montre un train d’évacuation, un véritable hôpital ambulant. Sept wagons de marchandises transformés et communiquant entre eux, renferment tout le matériel nécessaire aux soins les plus urgents à donner.Tiien ne manque : wagons-ambulances contenant chacun quinze lits avec calorifère et water-closet, wagon-cuisine, wagon d’approvisionnement, wagon pour les deux médecins de
- service, avec couchettes et bibliothèque pour volumes techniques.
- Les brancards-lits sont suspendus sur les wagons au moyen d’un appareil spécial qui préserve les'malades et blessés de tout cahotement, de toute trépidation.
- L’ambulance de gare a été installée telle qu’elle le serait en cas de guerre. On y voit de plus un modèle du bateau-transport à l'usage des blessés, actuellement en construction dans les chantiers de Boulogne.
- C’est une bien belle œuvre que celle entreprise par la Société de secours aux blessés, œuvre de prévoyance et d’humanité dont on n’appréciera tout le mérite qu’en temps de guerre. Si pareille société avait existé en 1870, la mortalité serait descendue peut-être de moitié.
- échos
- Le trafic des jetons
- Au lendemain de l’inauguration de l’Exposition, il restait encore tant de travaux à terminer que l’administration dut distribuer 32,000 jetons d’ouvriers. Depuis, le nombre des ouvriers employés journellement a beaucoup diminué, et le chiffre des jetons en circulation a été proportionnellement réduit.
- Cela n’empêche pas certains individus de chercher à faire le commerce de ces jetons ; ceux-ci étant valables pour huit jours, on voit le préjudice que ce trafic pouvait causer à l’Etat.
- Dans les premiers jours du mois, une véritable petite Bourse des jetons avait été établie par des camelots dans l’avenue de Lamotte-Piquet; mais la police intervint énergiquement et fit cesser cet état de choses.
- Avant-hier, cependant, on a encore arrêté à l’un des guichets un individu qui se présentait avec un jeton d’ouvrier. Interrogé sur le travail qu’il était chargé de faire à l’Exposition, il avoua naïvement qu’il n’était pas ouvrier; il ajouta qu’il tenait le jeton d’un marchand de vin du voisinage qui lui en avait « fait cadeau » moyennant 50 centimes. Procès-verbal a été dressé contre le peu scrupuleux débitant.
- Le liai de l’Elysée
- Le second bal donné par le président de la République et Mme Carnot a été encore plus brillant et plus animé que le premier.
- Six mille invités ont défilé avant-hier, de dix heures à minuit, dans les salons de l’Elysée devant le chef de l’Etat, puis on a dansé et cotillonné jusqu’au jour.
- Mme Carnot portait une toilette fort admirée : corsage et longue traîne en satin de Lyon jaune pâle, brodé de jasmins d’argent, tablier en tulle jaune pâle tout semé de bouquets de roses de même nuance et de jasmins blancs. Dans les cheveux, une guirlande de roses et jasmins mélangée de diamants. Le corsage était retenu sur les épaules et à la ceinture par des agrafes de diamants.
- Les voyageurs de commerce sur la Tour
- La Société de protection mutuelle des voyageurs de commerce organise un grand banquet par souscription entre ses adhérents, pour le jeudi 11 juillet prochain, à sept heures du soir.
- Ce banquet aura-lieu au restaurant français, sur la première plate-forme de la Tour Eiffel; le prix en est fixé à 18 francs.
- Yu le nombre restreint des places, MM. les sociétaires qui désirent y prendre part sont invités à demander de suite leur carte au siège social, 61, boulevard de Strasbourg (Paris).
- Les Républiques américaines
- Les palais des Républiques américaines semblent bien en retard; il en est fort peu qui soient prêts à l’heure actuelle.
- Trois seulement ont ouvert leurs portes au public et sont complètement installés. Ce sont les pavillons du Paraguay, d’Haïti et du Guatemala.
- Sur le seuil des autres, les visiteurs se trouvent partout en présence de cette inscription : « Le public n’entre pas ici. » Et si, malgré la défense, quelque indiscret entre-bâille une porte, ce nesontque caisses empilées, échelles dressées, ouvriers empressés, clouant, tapissant, peignant avec une hâte plus ou moins effective.
- Plusieurs seront, il est vrai, prêts dans quelques
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- jours. Tek le Nicaragua, la République dominicaine, le Salvador, le Mexique, le Venezuela, qui pensent pouvoir ouvrir dans les premiers jours de juin. Mais ceux qui, plus que les autres, sont en retard, sont la Bolivie, où l’on achève à peine la décoration; le Chili et le Brésil, où l’on commence l’installation, et enfin la République argentine, qui ne sera pas terminée certainement avant un long mois, tout en ébauchant une inauguration samedi.
- Le groupe de Frémiet
- Le groupe de Frémiet figurant sous la cascade du Trocadéro et dont nous avons, il y a quelques jours, signalé l’effondrement, demeurera décidément sur place. L’élan qui en fait le sujet principal, modifié d’attitude par l’artiste, pourra être instauré, ainsi, que nous le faisions prévoir. Des stalfeurs sont déjà à la besogne, et les conséquences de l’accident seront, autant (pie faire se peut, atténuées dans quelques jours.
- La statue de la ltépublique
- La statue monumentale de la République qui figure au centre de la grande pelouse du jardin central du Champ de Mars, est débarrassée des échafaudages qui la cachaient aux regards. Il aura fallu dix-sept jours pour la monter.
- Cette statue est le résultat d'un concours ouvert il y a deux ans, à Lyon, pour l’érection, sur l’une de ses principales places, d’un monument à la gloire de la République. Les concurrents choisis ex-œquo durent lutter une seconde fois en octobre 1887, et l’exécution en fut accordée à MM. Penot, statuaire, et Blavette, architecte. Dans son ensemble, ce monument n’a pas moins de 22 mètres de hauteur. Il se compose d’un soubassement sur lequel se détachent trois groupes allégoriques représentant la Liberté, l’Egalité, la Fraternité, et une figure, la ville de Lyon. Cette dernière est sur la proue d’un navire que soulèvent du milieu des flots deux figures symboli pies : le Rhône et la Saône. Un pylône qui surmonte ce soubassement sert de socle à la statue dont l’Exposition possède le modèle.
- Ce modèle, à lui seul, mesure 7 mètres de haut. La République y est représentée sous les traits d’une femme puissante et calme, coiffée du bonnet phrygien et le front cerné de lauriers. De sa main droite elle tend aux nations un rameau d’olivier. De la gauche elle caresse la crinière du lion populaire qui la garde.
- Visez les patrons
- Pour justifier leurs prétentions exorbitantes, les cochers disent que les Compagnies et les loueurs les taxent chaque matin à une somme qu’il leur est impossible d’atteindre s’ils se conforment au tarif. C’est donc chez les patrons que l’administration doit chercher le remède à une situation qui est absolument intolérable et qui amènera sûrement de regrettables conflits.
- L’Exposition canine
- L’exposition de la Société centrale pour l’amélioration des races de chiens vient de s’ouvrir sur la terrasse du bord de d’eau, dans le jardin des Tuileries. Si multipliées, si entraînantes que soient les attractions du moment, cette exposition canine ne souffre pas de la concurrence. Paris a le privilège de posséder un public spécial pour tous les spectacles et celui qu’intéressent les manifestations du sport est nombreux. Il trouve du reste aux Tuileries une ample justification de sa fidélité; le concours s’annonce comme devant être fort brillant; il réunit plus de mille chiens et seize meutes, et il présente les plus remarquables types de chiens de service de toutes les espèces.
- Les théâtres en 1878
- M. Francisque Sarcey, dans une chronique du 13 août 1878, a dit exactement aux directeurs de théâtre ce qu’on leur dit aujourd’hui ; lisez plutôt ce fragment :
- Les directeurs portent en ce moment la peine du faux raisonnement qu’ils ont fait. La plupart se sont dit : « Il est inutile de rien préparer de nouveau.en, vue de l’Exposition. Nous traverserons les mois d’été avec les pièces qui ont déjà défrayé notre hiver. Les étrangers, qui commenceront vers le mois de juin à affluer à Paris, renouvelleront le public, et nous encaisserons des recettes fabuleuses sans nous donner aucun mal. »
- Les étrangers ont trompé ce calcul. Ils ont refusé d’aller voir des pièces qu’ils ne connaissent peut-être pas, mais qui, en tout cas,'ne piquaient pas leur curiosité. Lés recettes, la chaleur aidant, ont baissé dans des proportions énormes. Les directeurs, pris de court, ont été forcés de remonter à la
- hâte de vieux ouvrages, et c’est ainsi que chaque semaine nous sommes obligés d’enregistrer reprises sur reprises.
- Un client qui a raison
- Jeudi, un incident assez curieux s’est produit dans un restaurant de l’Exposition. Un client, après son dîner, s’était fait servir un petit verre de cognac d’une marque spéciale. On lui donna une affreuse mixture. Il se fit apporter la bouteille et l’acheta, après avoir exigé que le marchand la scellât lui-même.
- Puis il la porta au commissariat de police où une enquête va être faite afin de rechercher si le liquide que la bouteille contient n’est pas une contrefaçon du vrai cognac dont elle aurait dû être pleine.
- La Photographie interdite
- Décidément, l’administration ne tolère pas qu’on, se serve d’appareils photographiques dans l’intérieur de l’Exposition. Jeudi, des gardiens ont arrêté dans le Palais des .arts libéraux quatre jeunes Anglaises qui, munies d’appareils d’un très petit volume, se photographiaient tour à tour après s’être placées au pied des principaux groupes.
- Il n’y avait là qu’un enfantillage sans conséquence; aussi les quatre misses ont-elles été bientôt remises en liberté sans même que leurs appareils fussent confisqués. Mais ce qu’elles avaient versé de larmes en se voyant arrêtées!
- Encore des Fêtes
- Voici des renseignements exacts sur les projets de fêtes à donner pendant l’Exposition, que la commission du Conseil municipal étudie en ce moment.
- La première fête est fixée au 10 juin, elle aura lieu à Vincennes, à l’occasion du grand concours international de tir. Ce sera, dit-on, la répétition exacte de la fête superbe organisée au bois de Vincennes, à l’occasion du 14 juillet 1887.
- Le 14 juillet est naturellement désigné pour la deuxième journée de fête. Mais cette solennité sera organisée plus pompeusement encore que de coutume et les projets d’illuminations dépassent tout ce qu’on peut rêver pour la plus éblouissante et la plus grandiose des féeries.
- Une fête du travail est décidée, mais pour une date encore incertaine. Il y aura grande réception avec lunch organisée à l’Hôtel de Ville et à laquelle seront invitées les délégations des Chambres syndicales ouvrières et des groupes corporatifs.
- Vers la mi-août, enfin, une grande fête sera donnée à l’Hôtel de Ville en l’honneur des étudiants français et des étudiants étrangers qui seront spécialement invités à cette occasion.
- Ajoutons que l’Etat prendra , sans doute, l’initiative d’autres fêtes, sans compter les réjouissances qui accompagneront la translation au Panthéon des cendres des grands hommes de la Révolution, et la distribution des récompenses aux exposants.
- LES TRAINS DE PLAISIR
- Voici que cela commence, c’est la Compagnie de l’Ouest qui ouvre la marche :
- Un train à marche rapide et à prix très réduits partira dimanche 26 mai du Havre, à 5 heures 30 du matin, pour arriver à la gare du Champ de Mars à 10 heures 27. Ce train prendra des voyageurs à Rouen.
- Il repartira de la gare du Champ de Mars le même soir, à 9 heures, arrivera à Rouen à minuit et au Havre à 1 heure 57 du matin.
- Les prix sont : en 3e classe, de 6 francs pour Rouen et 10 francs pour le Havre, et en 2e classe, 8 francs et 13 francs.
- La compagnie, en outre, a fait établir dans l’enceinte même de la gare du Champ de Mars, à des prix très raisonnables, une consigne-vestiaire avec lavabo-toilette, bar, buffet, etc.
- On pourra donc passer toute une journée à l’Exposition en dépensant fort peu et sans entraver le moins du monde son travail de la semaine.
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- L’agence Havas publie les dépêches suivantes :
- Vienne, 22 mai.
- Le premier train de plaisir pour l’Exposition
- partira le 25 courant. Toutes les places sont déjà retenues. Une quantité de demandes sont adressées à la Compagnie pour le second train, dont l’époque n’est pas encore fixée.
- Prague, 22 mai.
- Les sociétés de gymnastique tchèques arriveront le 7 juin à Paris par un train spécial qui passera par la Suisse au lieu de passer par l’Allemagne. Le mouvement en faveur de l’Exposition est très vif. à Prague, parmi la population tchèque.
- Le premier Concert du Trocadéro
- D’accord avec une commission spécialement nommée à cet effet, la direction générale de l’exploitation, désireuse de donnera ces solennités musicales tout l’éclat et toute l’autorité qu’elles comportent, s’est adressée aux cinq grands orchestre de Paris : la Société des concerts du Conservatoire, l’Association artistique (concert Colonne), les Nouveaux-Concerts (concert La-moureux), l’orchestre de l’Académie natonale de musique et l’orchestre du théâtre national de l’Opéra-Comique.
- C’est donc d’une véritable exposition orchestrale qu’il s’agit, et ces séances de musique symphonique doivent être considérées comme des auditions typiques, c’est-à-dire comme l’ex-pression la plus complète et la plus artistique de l’exécution musicale en France.
- A ce point de vue, et en dehors même de battrait certain de programmes élaborés avec un soin tout spécial, les grands concerts français du Trocadéro offrent aux amateurs, toujours avides de comparaisons, un intérêt puissant, doublé d’une curiosité évidente.
- C’est M. Lamoureux qui ouvre la série. Puis viendront, le 6 juin, l’orchestre Colonne, et, le-20 juin, la Société des concerts du Conservatoire, sous la direction de M. Garcin. Le mois de septembre verra, le 5, le concert de l’Opéra-Comique et, le 19, le concert de l’Opéra. Les mois de juillet et d’août sont réservés aux musiques militaires, aux harmonies et fanfares et aux sociétés chorales; le tout, sans préjudice-des concerts de musique étrangère, des séances d’orgue, inaugurées lundi dernier par M. Dallier, le brillant organiste de Saint-Eustacbe, etc.
- Le programme de M. Lamoureux, très varié et encore mieux contrasté, réunissait jeudi douze noms de compositeurs français; caria commission n’a voulu admettre que des musiciens français dans ces auditions d’orchestres-français. Le succès a été considérable et l’exécution magistrale. Les nombreux étrangers présents doivent être édifiés sur la valeur exceptionnelle de cette phalange de symphonistes, supérieurement disciplinés et vaillamment dirigés.
- La journée est bonne pour la musique française, qui met en évidence de belles œuvres, chantées par des artistes tels que Lassalle, Alignez Vergnet et Mmes Brunet-Lafleur, Landi et Martini. Le succès des concerts qui suivront est assuré par les mérites mêmes de celui d’hier,, dont on parlera beaucoup.
- Les fragments du Désert. de Félicien David ; la scène de la conjuration de Vellédo, de Lenep-veu ; le Camp de Wallenstein, de d’Indy ; Y Eve,. de Massenet; la Mer, de Joncières ; la Matinée de printemps, de Marty, et la légende de Geneviève, de Ghaumette, sur d’heureuses paroles de notre confrère Georges Boyer, sont les morceaux qui ont le plus porté.
- Mais il faut extraire, pour la mettre en première place, la rutilante Espana d’Emmanuel Chabrier, une page qui semble coulée dans ;un rayon de soleil, une page merveilleuse de rythme et de verve, une page qui reste comme la plus aveuglante et la plus étourdissante de fantaisie du tempérament primesautier d’un artiste pour qui le coloris n’a plus de secret.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- LES JAPONAIS
- Vous n’avez pas vu les costumes militaires japonais? Eh bien! permettez-moi de vous dire que vous n’avez rien vu. Le costume du cavalier, en particulier, rend visible tout ce que l’esprit d’un homme en proie au cauchemar peut enfermer d’inouï, de bizarre et de grotesque... Pardon du mot, au reste il n’est pas parfaitement exact parce que c’est infernalement pittoresque, parce que, après tout, l’art a là dedans une part trop importante. A sa vue on hésite entre le rire et l’admiration. Ce. harnachement d’une effrayante bouffonnerie, qui est destiné à faire pâlir d’effroi les ennemis des Japonais, fait pâmer d’aise les coloristes.
- Imaginez tous les tons les plus criards, si habilement combinés qu’ils forment un ensemble plein d’harmonie ; figurez-vous un de ces gros scarabés exotiques, à la carapace mor forée, à l’aspect à la fois magnifique et malveillant. Tels sont ces cavaliers, qui en supposant une guerre entre la France et le Japon, feraient mourir de rire nos troupiers avant qu’ils pussent songer à se défendre, et notez que tout cet attirail est le fait de gens décidés à faire peur aux autres tout en tremblant de frayeur pour leur propre compte; ainsi, le guerrier, bien que blindé, capitonné, matelassé au point de ne pouvoir bouger à peine, porte un casque formant auvent sur la cuirasse et défendant cette arme défensive.
- Le casque est surmonté d’une paire de cornes que je veux bien croire formidables, mais le petit lapin blanc qui tremblote en haut du cimier n’a pour le coup rien de trop menaçant. Après cela les petits lapins du Japon sont peut- être des tigres de férocité. Il y a aussi chez ces militaires une préoccupation bourgeoise de confortable bien accusée. Ils ont des étriers hygiéniques formant sabots pour avoir chaud aux pieds l’hiver. Je n’y ai pas regardé, mais il doit y avoir, à l’intérieur de ces sabots, de bons chaussons de lisière par-dessus de bons bas de laine. A tout prendre leur cuirasse est un énorme gilet de flanelle et leur casque un parapluie inamovible.
- Ainsi, delà gloire et pas même un rhume de cerveau.
- Un faux nez en laque et une fausse mâchoire de la même substance protègent la figure du guerrier ; mais ce masque fait une si abominable grimace qu’il est pour le moins une arme aussi offensive que défensive. Le cheval est digne du cavalier, il a l’air d’une chimère. Quand on a vu un costume aussi monstrueusement fantaisiste, ou pourrait croire qu’il appartient à un peuple capable de défier tous les frottements de la civilisation.
- Eh bien ! pas du tout. Les Japonais sont les Parisiens de l’Asie. J’ai demandé quelques explications au Japonais vivant, gardien de ces mannequins. Il est mis à la mode de l’année prochaine et il m’a répondu, dans le parisien le plus avancé, que ce costume était l’uniforme de gala des gardes du Taï-cotin. « Quelque chose comme vos anciens cent-gardes, » m’a-t-il dit en souriant. j
- LES PLAINTES D’UN CANICHE
- Le Figaro reproduit la lettre très amusante d’un caniche, qui se plaint amèrement de ne pouvoir entrer à l’Exposition :
- Monsieur le rédacteur,
- Je ne suis qu’un modeste caniche, mais je représente une bonne partie de la population canine de Paris, ainsi que je pourrais vous le prouver, car il est loin de ma pensée de vouloir vous faire, comme on dit vulgairement, une niche.
- En cette quali té, je me permets de vous soumettre quelques observations au sujet de la défense faite à nos « patrons >> de nous emmener à l’Exposition.
- Que craint-on de nous, je vous le demande? La grande objection doit être celle-ci : nous traitons irrévérencieusement la base des monuments publics, et l’on ne veut pas qu’il en soit de même pour les palais du Champ de Mars."
- Je suis forcé de reconnaître que mes congénères ont des habitudes déplorables; mais, si j’ai bien compris la lecture faite par mon maître des premiers comptes rendus'de l’Exposition, l’espèce humaine n’a rien eu à nous reprocher sous ce rapport pendant la première huitaine de l’ouverture.
- Nous ravagerons, par nos courses folles, les pelouses du parc; nous mettrons au pillage leâ bordures de fleurs, prétend-on encore.
- A. coup sûr, même en mobilisant tous les chiens de Paris, nous ne pourrions prétendre à réaliser un dommage comparable à celui qui est causé par les curieux, chaque soir de fête, autour des fontaines lumineuses.
- On cause aussi de nos mœurs. Vous m’entendez bien... Je rougirais d’insister; mais cependant vous m’accorderez que s’il nous arrive de faire du scandale en plein Paris, ce scandale ne sera pas augmenté s’il se produit dans les allées ombreuses des parcs dessinés par M. Alphand au Champ de Mars et au Trocadéro.
- « Est-ce tout? Ah! peut-être craint-on que notre antipathie pour la. musique soit exaspérée à l’audition des nombreux orchestres qui fonctionnent au Champ de Mars et que nous fassions entendre des notes discordantes.
- Ici, je me révolte. Est-ce que nous avons jamais mis obstacle aux concerts donnés, pendant la belle saison, aux Tuileries, au Luxembourg, au Palais-Royal, où, soit dit en pissant, on a enfin consenti à nous admettre? Non, n’est-ce pas? Eh bien! alors ?
- Tout cela, voyez-vous, monsieur le rédacteur, est profondément injuste; d’autant plus injuste que si l’on nous refuse le droit de visiter, en honnêtes chiens contribuables que nous sommes, l’Exposition universelle, on ne se gêne pas du tout pour nous fourrer pendant huit jours dans des cages trop étroites, sous prétexte d’Exposition canine. Et, précisément, au moment où je termine cette trop longue lettre, on se prépare à me reléguer dans mon box de la terrasse des Tuileries... Voilà la justice humaine.
- Cordialement et respectueusement.
- Munito IV.
- H 5<Ç
- Quandonn’apaslemoyen de payer son terme, il faut avoir une maison à soi, dit la Sagesse des nations. Assurément, le précepte est bon, mais une maison, cela coûte cher, vous écriez-vous. Hé ! pas tant que cela. On en vend à l’Exposition... Il y a dans le parc, cataloguées dans les objets à emporter, des habitations élégantes, confortables et presque portatives; et on peut traiter dans les prix doux. Hier, le hasard m’a fait tomber sur une maison à trois mille francs, et quand je dis tomber, c’est à dessein, car sans poser pour le géant, je pourrais, je crois, aisément m’accouder sur la toiture. J’allais enjamber par-dessus cet obstacle peu sérieux, lorsque j’aperçus à travers l’un des petits trous servant de fenêtre à la maisonnette une
- petite femme qui avait réussi à trouver place dans ce joujou à bon marché. Je suis alois revenu sur nies pas, me demandant, non sans un certain trouble intérieur, si le contenu était compris dans le prix du contenant.
- NOUVELLES DE L’EXPOSITION
- Un vol et une tentative de vol avec effraction ont eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi à l’Exposition.
- Des malfaiteurs inconnus ont pu — soit qu’ils se soient introduits dans l’enceinte générale après la fermeture, soit qu’ils aient réussi à échapper aux rondes de police — essayer de forcer, après 1 h, du matin, la porte d’un kiosque du quai d’Orsay, tenu par M>"e Derveaux, marchande de tabacs. La serrure ayant résisté, on a coupé l’une des vitres avec un diamant et on a volé, avec une certaine quantité de cigares, quelques pièces de monnaie demeurées dans le tiroir-caisse.
- Probablement à la même heure, on a pu forcer le tiroir d’une marchande de catalogue établie dans le palais des produits alimentaires. Ici les malfaiteurs n’ont heureusement rien trouvé.
- Voici une bonne nouvelle pour MM. les véloci-pédistes, Jusqu’ici ils n’osaient pas se servir de leurs « chevaux de fer » pour aller à l’Exposition, ne sachant où les remiser. Un commVsaire d’une section étrangère, M. Schubert, leur offre l’hospitalité, 42, avenue Bosquet.
- La fenaison est commencée au Champ de Mars.
- Depuis jeudi soir les jardiniers de la Ville fauchent et mettent en tas ïe gazon des pelouses et des plates-bandes du grand jardin central.
- Le tapis de verdure va être désormais d’une fraîcheur incomparable, et il faut espérer que le public des soirées du dimanche s’abstiendra de le détériorer par ses piétinements.
- Toute la*troupe des Indiens de Buffalo-Bill a parcouru jeudi les galeries de l’Exposition, au grand ébahissement des visiteurs, qui regardaient avec surprise tous ces Indiens et Indiennes authentiques.
- On nous annonce l’arrivée, pour les premiers jours de juillet, de M. Castelar, le célèbre orateur espagnol, qui compte tant d’amis en France. Personne n’a oublié l’active campagne menée par M. Castelar à Madrid en faveur de notre Exposition, dont il s’était fait le plus zélé défenseur et le plus cordial propagateur. A tous les titres, il sera le bienvenu parmi nous.
- Le comité de direction de l’exposition du Brésil prépare une grande fête à laquelle seront invités les membres du gouvernement français, les directeurs généraux de l’Exposition universelle et les membres les plus marquants de la colonie brésilienne.
- Les membres des comités d’organisation, de classement et d’installation de l’exposition coloniale offriront, le 1er juin, un banquet à M. Etienne, sous-secrétaire d’Etat aux colonies, et à ses principaux collaborateurs.
- Ce banquet sera présidé par M. Constans, ministre de l’intérieur.
- Le gouvernement allemand a beau nous bouder, il vient de constituer une mission officielle, composée d’ingénieurs, qui viendront prochainement étudier notre Exposition.
- Par suite d’une coïncidence des plus curieuses, le mois de mai a commencé par un mercredi en 1867, en 1878 et en 1889.
- Il en résulte que, jusqu’à la fin de l’Exposition, les quantièmes des dimanches seront les mêmes que lors des trois Expositions de Paris.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Les Visites du Président de la République
- Le Président de la République a visité, hier, le merveilleux concours floral au Trocadéro. Le soleil, ce grand complice des fleurs, a tenu à accompagner M. et Mme Carnot dans cette intéressante visite.
- Aujourd’hui samedi, àdeux heures, M. Carnot assistera à l’inauguration du Pavillon de la République argentine.
- Aujourd’hui encore, entre trois heures et trois heures et demie, M. Carnot va visiter la section tunisienne.
- COMMISSARIAT GÉNÉRAL DES
- M. Alphand, inspecteur général des ponts et chaussées, directeur général des travaux de la Ville de Paris et de l’Exposition universelle de 1889, est commissaire général des fêtes de l’Exposition.
- M. Bouvard, architecte de la Ville de Paris et de l’Exposition, est commissaire général adjoint.
- M. de Mallevoue, secrétaire de la direction générale des travaux, est secrétaire général.
- En raison de la nature spéciale de tous les travaux des fêtes dont il s’agit, qui rentrent dans la catégorie des travaux énumérés dans l’article 18 du décret susvisé du 18 novembre 1882, le commissaire général aura les pouvoirs les pins étendus que permet de conférer l'article 19 du même décret.
- Est instituée une commission de conlrôle qui devra être consultée par le commissaire général sur la répartition des crédits, les budgets des fêtes et les marchés importants.
- Sont membres d,e la commission de contrôle : MM.
- Le président du conseil municipal de Paris.
- Les deux vice-présidents du conseil municipal.
- Le syndic du conseil municipal.
- Le directeur de l’administration départementale et communale au ministère de l’intérieur.
- Le chef dubureaudu Secrétariat au ministère de l’intérieur.
- Le directeur des beaux-arts.
- Le directeur des bâtiments civils.
- Le conservateur du mobilier national.
- Trois officiers généraux ou supérieurs délégués à cet effet par le ministre de la guerre.
- Le directeur du protocole au ministère des affaires étrangères.
- Les directeurs généraux de l’exploitation et des finances de l’Exposition.
- Le commissaire spécial des beaux-arts à l’Exposition.
- L’architecte-conseil de l’Exposition.
- L’ingénieur adjoint au directeur général des travaux de l’Exposition.
- Le chef du cabinet du ministre du commerce et de l’industrie, et du commissariat général de l’Exposition.
- Les secrétaires généraux de la préfecture de la Seine et de la préfecture de police.
- Le chef de la police municipale.
- L’inspecteur en chef des beaux-arts de la\ ille de Paris.
- Le commissaire général des fêtes présidera la commission dont feront partie, de droit, le commissaire général adjoint et le secrétaire général.
- Sont secrétaires de la commission, avec voix consultative :
- Un fonctionnaire du cabinet du ministre du commerce et de l’industrie, commissaire général de l’Exposition.
- Le chef du bureau des beaux-arts à la préfecture de la Seine.
- Le contrôleur du matériel des fêtes de la Ville de Paris.
- PETITES RÉCLAMATIONS
- Monsieur le Rédacteur,
- Le chemin de fer Decau-ville s’améliore, mais pas suffisamment encore. Je citerai ce qui se passe à la station de l’Esplanade.
- On y a bien établi un joli vélum qui abrite ceux qui sont entrés.
- Mais ceux qui sont dehors?
- Ce que je sais, c’est que ces jours derniers j’ai dû, pris dans la foule aux abords du guichet où l’on prend les billets, essuyer une ondée soignée, sans pouvoir m’abriter.
- Lorsque je suis parvenu sous le vélum protecteur, j’étais trempé.
- Votre abonné,
- M.
- Renvoyé à M. Decauville.
- X
- L'armée rançonnée. — Sms ce litre on lit dans le Temps : Des logeurs en garni du quartier de rRcole-Mililaire viennent de prendre à l’égard de leurs locataires, officiers appartenant à l’armée de Paris, des mesures qu’il suffit de signaler pour qu’elles ne sc renouvellentplus. Ces honnêtes industriels, estimant que l’indemnité de 30 francs par mois accordée aux officiers garnisaires de Paris pendant la durée de l’Exposition avait été votée à leur intention, on t donne congé à ceux de leurs locataires qui ne consentiraient pas à accepter une augmentation mensuelle de 40 francs. Us ajoutent qu’ils se montrent fort modérés en n’exigeant que 10 francs de plus que le montant de l'indemnité allouée. Actuellement, quelques officiers sont à. la recherche de gîtes d’un prix plus accessible à leurs bourses et plus en rapport avec les ressources de la solde. Cette prétention des logeurs ne tendrait, à rien moins qu’à réduire nos jeunes officiers à. la demi-solde. L’autorité militaire se préoccupera certainement d’une situation aussi intéressante d’une part et aussi scandaleuse de l’autre.
- LA JOURNEE A L’EXPOSITION
- SAMEDI
- Se munir du Guide du Bulletin officiel
- Arriver à 10 heures par la porte du Trocadéro.
- Parcourir les salles du Trocadéro affectées'à l’exposition des trésors d’église et jeter un coup d’œil dans la grande salle des fêtes (s’adresser au gardien).
- Descendre dans le jardin : Exposition d’horticulture française et étrangère; remarquer, à gauche en descendant, la curieuse série de plantes japonaises.
- Traverser la Seine sur le pont d’Jéna.
- Visiter la rue de l'Habitation.
- A 11 heures et demie, prendre l’ascenseur pour monter au premier étage de la Tour. Acheter le Guide de la Tour, 1 franc.
- A midi, déjeuner sur la Tour, au restaurant.
- A 1 heure et demie, faire le tour du premier étage dans la galerie extérieure.
- A 2 heures, prendre l’ascenseur pour monter au second étage. S’arrêter au bas. Acheter un numéro du Figaro de la Tour, imprimé au 'second étage sous les yeux du public.
- A 2 heures et demie, monter au troisième étage par l’ascenseur Edoux. Départ du centre de la plate-forme.
- A 3 heures et demie, descente au deuxième puis au premier. De 3 heures et demie à 4 heures et demie s’asseoir devant l’un des cafés, au-dessus de la galerie de pourtour.
- A 4 heures et demie, descente en ascenseur ou à pied pour voir intérieurement la structure des pieds de la Tour.
- De 4 heures et demie à G heures, musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin.
- A G heures coup de canon annonçant la fermeture des galeries et le prix d’entrée à 2 francs.
- A G heures et demie, diner au restaurant.
- A 8‘heures et demie, un tour en bateau au Pavillon de la mer et visiter une ville au Japon.
- De 9 heures à 11 heures, représentation aux Folies-Parisiennes et illumination, fontaines lumineuses, etc. (Acheter le Programme officiel pour iVxplication détaillée du fonctionnement des fontaines lumineuses.)
- SPECTACLES ET DISTRACTIONS
- CHAMP I)E MARS
- JARDIN
- Musiques militaires, de 3 à 5 heures, dans les quatre kiosques.
- Grand-Théatre de l’Exposition et Palais des Enfants, à l’extrémité du Palais des Arts Libéraux. — Représentations de jour et de nuit.
- Pavillon de la Mer.
- Folies-Parisiennes, près l’entrée de la rue de l’Université. — Représentations de jour et de nuit.
- Pavillons des Aquarellistes et des Pastellistes à l’extrémité du Palais des Beaux-arts.
- POURTOUR
- Rue du Caire. — Café-Concert. — Promenades a Ane. — Pavillon du Maroc. — Café-Concert, Danses.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- Palais des Produits alimentaires. — Czarda Hongroise. — Dégustation. — Musique.
- PALAIS DES MACHINES
- Promenade sur les Ponts roulants.
- Tirage du Bulletin Officiel, classe 58, près la porte La Bourdonnais.
- ESPLANADE
- Concert Algérien.
- Concert Tunisien.
- Villages Malgache, Tonkinois, Annamite, Pahouin, Canaque, Javanais.
- Le Soir
- Fontaines Lumineuses.
- Illumination de la Tour.
- Illumination des Parcs et des Jardins et du Dôme central.
- Gravure réduite de la couverture .luProgramme Officiel, pulili<'• par le Bulletin O'fn'i»'. qui vie.û Je p; r.i't u.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- RENSEIGNEMENTS UTILES
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est.— Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la place de l’Etoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuü. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Réputés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro : par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Vil-lette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-Issy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche);
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces' différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une. ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Omnibus st les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes à Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l’Exposition.
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Iéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie^ directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure, en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive aù Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées _ au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies à la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débils de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition: des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections:
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires élran-gères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Os tréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- • III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 heu-ses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures
- soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir).' Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. —Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’ave-nne de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. —Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 8 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de l,e classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- ^ Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours-. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7- heures du matin â 9 heures-du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées par jour :
- Matin : 7h. 80, 10 heures, midi.
- Soir : 2 'heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans-les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants :
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du'chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
- La Librairie du « Bulletin des Halles », 33, rue
- Jean-J acquis-Rousseau, vient de mettre en vente un Plan illustré de l’Exposition universelle, avec un Indicateur alphabétique, imprimé en six couleurs et représentant exactement la place des différentes expositions.
- Ce plan, richement illustré, est indispensable aux visiteurs, qui trouveront aisément à se guider en sortant, du Panorama le Tout-Paris, une des principales attractions de l’Exposition.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1833.
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- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
- R. 33 COM MAISTDË S
- Ancienne maison Lefebvre et fils, fondée en 1843. Lefebvre fils aîné successeur. 106, rue de Rivoli. Ateliers, 3 rue des Halles, —Corbeilles de mariage bijoux riches, pierres fines de premier choix. Fab. spéciale de bijoux, orfèvrerie et objets d’art de style or et argent, ciselure, émaux, modèles spéciaux déposés. Médaille argent, Paris, 1884. Exposant classe 37.
- Lambert-Vorinus, 3 boul. St-Denis. — Bijouterie-joaillerie. Fabrique de Pendules.
- Lambert Lévy fabricant, 31 et 33, boulevard St-Martin. Maison fondée en 1829. — Joaillerie, bijouterie, horlogerie, bronzes. — Vente en détail au prix du gros.
- BILLARDS (et Accessoires de)
- Iliolle, Marillier et Cie fabricants de queues de Billards. Procédé mobile à vis, breveté s. g. d.g. — 45, boulevard St-Martin, Paris.
- BOUTONS
- G. Bagriot, [nc] 168-170, rue St-Denis, à Paris. — Exposant classe 35. Boutons Livrée, Administrations, Uniformes pour tous pays.
- BRETELLES
- Ch. Guyot, inventeur et seu^ fabricant spé- PETEllEStlïGIEtflOUEsi cialdes Bretelles hy- VBiévetpMSMr,/ Vieni(ïues> 13 rue Bé-\meveiewagaiÿ/ ranger, Paris.— Usage agréable, solidité, bon goût, bon marché. Se trouvent dans les principales maisons.
- BREVETS D’INVENTION
- E. Wattier, ingénieur-architecte, 5, rue Mazagran (porte Saint-Denis) et 33, av. de la Bourdonnais (Exposition). — Représentation aux expositions, brevets d’invention, dépôts, marques, dessins, modèles, France et étranger.
- BRONZES D’ART
- E. Pinédo, LNC1 G. * * Exposant, classe 25. — Groupes, Statuettes, Encriers, etc., 40, boulevard du Temple.
- BRONZE IMITATION
- Coupler fils et Drouart, rue Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets d’art. Editions d’Œuvres du Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis XVI. — Exposant classe 25, groupe n° 3.
- BRONZES POUR EGLISES
- Thiery-Figaret successeur de L. Fi-garet, 2, rue Breguet et 24, rue St-Sabin, Paris. — Manufacture de bronzes pour églises. Marque L. F. Paris. — Exposant, classe ... CORSETS
- A. BRioT.Trouillet et Lambert Srs, 13, rue Etienne-Marcel et 133, rue Saint-Denis, Paris. — Manufacture de Corsets, Commission, Exportation. Marque déposée: A la Lemoiselle.
- COURROIES
- J. Levy jeune, 47, avenue Parmentier, Paris. — Courroie Gandy coton.
- COULEURS FINES
- Chevillet, A. Grenier successeur, 31, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de couleurs fines pour artistes. Exposant classe 10, groupe II.
- L. Plainchamp, maison fondée en 1798, boul. de Strasbourg, 35, Paris. — Couleurs et vernis pour bâtiments, voitures et industrie, décors et tableaux.
- OUVRAGES DE DAMES
- Hjnie Cuchet, 3, rue d’Aboukir, Paris. — Tapisseries de tous styles, broderies, armoiries, travaux montés, spécial, drap perforé à la machine et à la main, perforation à façon.
- ENSEIGNES
- Lebœuf, 40, boulv. Bonne-Nouvelle, Tableaux-médaillers sur fonds de velours, pour les exposants, reproduction de toutes les récompenses.
- ÉVENTAILS
- E. Buissot, 46, rue des Petites-Ecuries, Paris.— Fabrique d’éventails pour la France et l’exportation, corbeilles de mariages, éventails anciens, réparations de tous éventails.
- FONDEUR-LAMINEUR
- E. Louyot, ingénieur, 16, rue Folie-Méricourt. — Fonte et laminage de tous métaux : nickel, maillechort, cuivres rouge, demi-rouge, laiton. — Téléphone.
- LITS ARTICULÉS
- A. Picot (a) 1878. — Lits-Canapés articulés pour tous usages. Avenue Parmentier, 6.
- GANTERIE
- Marcault, 8, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — (Classe 35), Chevreau et Suède, marque L. S Gants Tan-Russe, b. s. g. d. g.
- GRAINES & PLANTES
- Maison Loise-Ghauvière, fondée en 1845, Dupanloup et Cie, successeurs, 14, quai de la Mégisserie, Paris. (Exposants).
- HOUBLONS
- Edouard Bernet, 17, rue de G 1er y, Paris; succursale, 52, faub. Stanislas, Nancy. — Houblons de toutes provenances. — Méd. etdipl. d’honneur. Exposant cl. 44, gr. V.
- MEULES EN GRÉS
- Boycourt. — Meules pour toutes industries, 90, rue Folie-Méricourt.
- MARQUES D’EMBALLAGE
- Foucault, 9, rue des Trois-Bomes, Paris. — Presses et marques à feu, Pinces à plomber, Alphabets et chiffres acier fondu, Marques de fabrique.
- MANCHES DE PARAPLUIES
- Ancienne maison G. Lamoisse et Tardy, V. Marguin et Cie, successeurs, anc. 80, rue de Bondy, actuellement 95 et 97, boulevard de Port-Royal. — Téléphone.
- ORGUES
- Alexandre père et fils, rue de Richelieu, 106, Paris. — Orgues. — Exposant, groupe II, classe 13.
- ABAT-JOUR
- Degall'et et Cio Suce™, (ancienne maison Grimal), 28, rue Àlbouy, Paris. — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
- A M E U B L E IVI E N T
- A. Vaillant, 10, rue Meslay, Paris. — Fabrique de meubles de luxe. Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité de cache-pots, jardinières, tables à ouvrages et à jeux, bureaux de dames et liseuses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
- Ifilgert, 20, passage ïocanier, Paris — Fabricant de chiffonniers et tables de nuit chiffonniers en tous genres.
- Ch. Galvani, faubourg Saint-Antoine, 137, et rue d’Avron, 28. — Grande fabrique de lits et chambres à coucher en tous styles. Envoi franco du catalogue.
- G. Hermann, 9, rue St-Ambroise et 7, cité d’Angoulême, Paris.—Ameublements complets de tous genres. Ebénis-terie et tapisserie. Meubles anciens, sièges et tables de tous styles pour salles à manger. Chambres à coucher, salons, bibliothèques et bureaux.
- Quarré, 143, r. d’Aboukir, (us. r. de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de style pour meubles, de décoration pour cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voiture, marque : Au Lion.
- ARMES & ARMURES
- R. Gutperle, 12,boulevard Magenta, Paris. — Armes, armures, panoplies et trophées. Cuirasses secrètes garantissant de l’arme blanche" et de -la balle de revolver. Bijoux, armes et armures pour théâtres.
- ARTICLES POUR FUMEURS
- Quentin et O, 22, r. de Bondy, Paris. — Pipes Gambier.. Papiers Riz
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- BALANCES & BASCULES
- L. Paupière construct1,mécanicien, rue Saint-Muir. 84, Balances, Bascules, Petits chemins de fer, Matériel roulant, (voir classe 49, Hangar !, n°l). Voir Esplanade des Invalides, classes 49et 74. Agriculture.
- BATTEURS D’OR
- X. Jacquesson, 7, rue Chariot, Paris. — Fabrique d’or, d’argent et de platine en feuilles, en poudre et en coquille. -- Exposant, classe 41, groupe V. — Téléphone.
- BEBES, JOUETS, JEUX
- J. Steiner, fabricant du bébé mécanique vivant, du bébé incassable, parlant et ordinaire (dit le petit parisien), 22 brevets. — Demander marque Steiner.
- BIJOUTERIE, JOAILLERIE
- Piichon et 0,10, rue du Parc-Royal, Paris. — Fabricants de doublé or, or sur argent.
- OBJECTIFS ET INSTRUMENTS
- d’optique pour la photographie
- J. Zion, fabricant breveté s. g. d. g. .. Paris, 7, rue de Jouy. — Objectifs apla- ; nétiques rapides, symétriques extrarapides. — llectilinaires à grand angle pour monuments, paysages, intérieurs et reproductions. —Petits objectifs pour chambres noires détectives. — Obturateurs instantanés extra-rapides.
- OR EN FEUILLES ET EN POUDRE
- Dumilàtre et Faubert, Faubourg-du-Temple, 22, Paris. — Fabrique d’or et de Platine en feuilles, en poudre et en coquilles. — Exposant, groupe V, classe 41.
- OUATAGES
- Marinpoy, 10. rue Paul - Lelong, Paris. _— Tissus ouatés, mousselinés, brevetés, pour doublurus de vêtements et jupons. — Usine à force motrice, 26 et 28, rue de la Pointe-d’Ivry.
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- Camille Weber (veuve et fils), 15, rue Poissonnière, Paris. — Spécialité pour ameublement. Articles de style et de fantaisie. — Médaille d’or, Paris 1878.
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- J.-E. Durtip, (successeur de P. Leullier etCe), 15, rue Vieille-du-Temple, Paris.—Fabrique de plumeaux en tous genres, autruche, dinde, coq, fantaisie. Marque de fabrique déposée, Récompense à l’Exposition universelle de 1878. Exposant classe 29.
- SIEGES
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- E. Hamelin et O, 144, rue Saint-Denis, Paris. — « Au Mûrier » « Au Palmier ». Diplôme d’honneur. Filatures et Moulinages à Ragnols (Gard) et aux Andelys (Eure).
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Quoique commencé tardivement, le Grand-Théâtre de l’Exposition est un des Palais dont l’installation est com-olètement terminée.
- Nous venons d’assister à la représentation à laquelle nous avait gracieusement convié la Direction, et nous avouons tout franchement que nous avons été émerveillés de ce que nous venons de voir et d’entendre. Ce sera, en effet,une surprise pour tous de trouver, dans le Parc du Champ de Mars, ia plus coquette des salles de spectacle, avec un programme plein d’intérêt.
- Nous avons applaudi la troupe Alexander dans une pantomime inénarrable, intitulée « les .Tribulations d’un Touriste »; ce sont certainement, dans leur genre, des maîtres que ces mimes anglais !
- A signaler aussi les acrobates les Gonstanti ; les chiens admirablement dressés du clown Karl et surtout un prodige de grâce et de force appelé Georgina Aix, qui, âgée de huit ans, nous a montré des tours que nous n’avions
- PALAIS DES ENFANTS
- jamais vu faire aux acrobates les plus adroits.
- A côté des clowneries, l’art le plus sérieux est représenté par Mlle Kara, une jeune mauresque qui a passé par notre Conservatoire, dont elle a pris les bonnes traditions.
- Je promets un succès au « Paris-Quatuor » qui nous a fait entendre un beau chant patriotique intitulé « 89 », composé spécialement pour le Grand-Théâtre de l'Exposition, par M. Missa, grand prix de Rome.
- N’oublions point un exquis ballet d’enfants, réglé par Mme Mariquita et l’orchestre dirigé de main do maître par Alexandre Aldus.
- Nous n’avons pu assister à la représentation des Marionnettes dans le promenoir, mais on nous assure qu’elles feront sensation ; j’en accepte l’augure.
- D’après cette représentation, nous pouvons annoncer que c’est dans ce coin du Champ de Mars, côté Suffren, que sera la fête de l’Exposition.
- Grand diplôme d’Honneur et Médaille d’Or
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- La durée de validité de ces billets variera entre 2 et 8 jours, selon l’importance du parcours.. JElle. pourra être prolongée deux fois de moitié"moyennant le paiement d’un supplément de 10 0/0 pour chaque prolongation.
- Enfin, les billets d’aller et retour seront acceptés dans les trains express au même titre que les billet s ordinaires, et, pendant le service d’été, dans les trains rapides.
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- Le Numéro : 1S Centimes
- Lundi 27 Mai 1889
- 2e Série. — N° 14.
- OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE
- ABONNEMENTS
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- POUR LÀ DURÉE DE L’EXPOSITION
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- 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS ), et à l'intérieur île l'Exposition, au Pavillon du lhi.u:n\ Officiel
- (près de la Direction Générale de /’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Partie Officielle : Congrès international d’horticulture. — Chronique. — Tombola de l’Exposition universelle. — Visites de M. Carnot au Trocadéro, au palais de la République argentine et au palais tunisien. — Echos. —Nouvelles de l’Exposition. — Les Canaques. — Petites réclamations. — Correspondance — Spectacles et Distractions. — Annonces et Réclames.
- Vues panoramiques tirées du GUIDE DE LA TOUR EIFFEL
- (le seul autorisé par M. Eiffel)
- (No 1 )
- VUE A VOL D’OISEAU DE L’EXPOSITION DU CHAMP DE MARS
- PARTIE OFFICIELLE
- Congrès International à’Horticulture
- Le Comité du Congrès international d’horticulture a adressé aux intéressés la lettre suivante :
- Monsieur,
- Le Comité nommé par le Ministre du commerce et de l’industrie, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889, pour organiser le Congrès international d’horticulture qui sera tenu à Paris pendant la durée de l’Exposition a l’honneur de vous informer que ce
- congrès se tiendra du 16 au 21 août prochain, époque du septième concours général des produits de l’horticulture.
- Le programme et le règlement ci-joints vous feront connaître la nature des questions à traiter ainsi que l’ordre des travaux.
- Le Comité espère, Monsieur, que vous voudrez bien prendre part à ce Congrès. Il vient en conséquence, vous prier de lui faire parvenir votre adhésion avant le 1er juin prochain.
- Veuillez agréer, Monsieur, l’assurance de notre considération la plus distinguée.
- Pour le Comité tVorganisation :
- Le Président, à. HARDY. Le Secrétaire, Ernest BERGMAN.
- RÈGLEMENT
- DU CONGRÈS INTERNATIONAL D’HORTICULTURE
- de 1889, à Paris
- Article Premier. — Un Congrès international d’horticulture se réunira à Paris pendant la durée de l’exposition générale horticole qui aura lieu du 16 au 21 août 1889.
- Art. 2. — La séance d’ouverture se fera dans l’enceinte de l’Exposition le lundi 19 août à 2 heures de l’après-mid; deux autres séances auront lieu à la même heure, à l’hôtel de la Société nationale d’horticulture de France, rue de Grenelle, 84, à Paris, l’une le mardi 20, et la troisième et dernière le mercredi 21.
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- 2
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Art. 3. — Toute personne qui désirera faire partie du Congrès devra en informer le plus tôt possible le président du Comité d’organisation, rue de Grenelle, 84, à Paris.
- Art. 4. — Les membres du Congrès n’auront aucune cotisation à payer.
- Art. 5. — Une carte personnelle marquée à l’estampille du Commissariat général sera remise à chaque adhérent; cette carte ne dispensera pas d’acquitter le prix d’entrée à l’Exposition.
- Art. 6. — Les travaux du Congrès sont préparés par le comité d’organisation nommé par un arrêté du Ministre du commerce et de l’industrie, en date du 16 juillet 1888.
- Art. 7. — Le bureau du Comité d’organisation restera le bureau du Congrès; à la première séance le bureau s’adjoindra de nouveaux membres.
- Art, 8. — Chaque orateur ne pourra parler plus d’un quart d’heure.
- Art. 9. — Les dames sont admises auxnéances et pourront prendre part à la discussion.
- Art. 10. — Les travaux présentés au Congrès pourront être imprimés soit en résumé, soit in extenso.
- Art. 11. — Les travaux préliminaires qui seraient présentés sur les questions proposées au programme pourront être imprimés d’avance. Les'manuscrits devront être envoyés au président au plus tard le 1er juin 1889.
- Art. 12. — Il peut être présenté au Congrès des questions autres que celles portées au programme; les personnes qui désireraient en proposer et les traiter devront par avance en prévenir le président.
- Art. 13. — Des excursions horticoles pourront être organisées.
- Art. 14. — Tout cas non prévu au présent règlement sera soumis au bureau du Congrès qui statuera.
- POUR LE COMITÉ D’ORGANISATION :
- Le Président, A. HARDY. Le Secrétaire, Ernest BERGMAN.
- PROGRAMME
- QUESTIONS A TRAITER
- Première question. — Est-il possible d’obtenir par la fécondation artificielle pratiquée entre espèces ou genres de plantes qui se prêtent à cette opération des caractères ou qualités prévues, quelle que soit d’ailleurs la section culturale à laquelle ces végétaux appartiennent (culture maraîchère, arboriculture fruitière et d’ornement, ou floriculture)?
- 2e question. — Est-il nécessaire pour obtenir des fleurs à corolles panachées d’obtenir d’abord des fleurs à corolles blanches ? û'Eï*1'j
- 3e question. — Examen des tarifs des compagnies de chemin de fer appliqués aux transports des végétaux.
- 4Q question. — Révision de la convention phylloxérique de Berne.
- 5e question. — Des engrais chimiques en horticulture. Leur mode d’emploi.
- 6‘e question. — Moyens de détruire les ennemis des plantes cultivées.
- I’Àiî IIM NON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- Il était au moins mutile que les commerçants de Paris se réunissent de nouveau ; ils l’ont cependant fait vendredi soir, pour la forme et afin d’entendre la réponse des délégués, chargés des démarches auprès du gouvernement pour obtenir la fermeture de l’Exposition le soir.!
- M. Georges Berry a eu au moins le courage de son opinion jusqu’au bout, et il a présidé la réunion : MM. Paul de Gassagnac et Arthur Meyer ont été moins braves et se sont adroitement esquivés.
- Voici, d’après un de nos confrères du matin, le compte rendu de cette réunion, dans laquelle
- la défaite des mécontents s’est tournée en véritable déroute :
- Quelques assistants prennent la parole et préconisent le projet de fêtes à organiser dans Paris, dans les différents arrondissements ou quartiers — fêtes dont l’initiative serait laissée à une commission spéciale et qui auraient lieu sans le concours du gouvernement.
- M. Jehan, conférencier de profession, prend la parole à son tour. Lui aussi, paraît-il, se trouve lésé par l’Exposition. Récemment, il a donné une conférence sur le Centenaire de 1780. Un sujet, dit-il, qui devait attirer le monde. Eh bien ! il n’a pas eu cinquante auditeurs — alors que d’habitude il confé-rencie'devant des assistances triples. Et l’orateur constate avec amertume que M. Carnot avait probablement dit tout ce qu’il y avait à dire sur la Centenaire.
- Puis il fait le procès de l’Exposition, qui n’est pas seulement une manifestation du génie national, mais aussi et surtout un vaste bazar de plaisir. Et le, voilà parti contre le, gouvernement qu’il accuse de méconnaître les intérêts du commerce parisien. 11-estime que le gouvernement doit réparer ce tort; les pouvoirs publics doivent être mis en demeure de faire aflluerles clients, les nobles et riches étrangers dans les boutiques de la capitale.
- M. Paul Strauss lui succède à la tribune. Un certain tumulte se produit, grâce à des interruptions, — isolées, d’ailleurs, — qui se produisent en termes à la fois peu courtois et injurieux. Mais le calme rétabli, à grand’peine, l’honorable conseiller municipal défend avec éloquence et avec chaleur l’Exposition attaquée par l’orateur précédent. Il conclut en.exprimant l’avis que l’intervention de la Ville et de l’Etat dans les projets de fêtes dont il a été parlé est nécessaire, indispensable.
- Un directeur de théâtre expose que les théâtres ne font pas recettes pendant les mois de mai, juin et juillet, mais que pour les directeurs fortunés, les mois suivants seront rémunérateurs. Il demande que, dans les fêtes projetées, le petit personnel des théâtres, des cafés, etc., ne soit point oublié.
- M. Charles Laurent, du Paris, expose une initiative prise déjà par quelques artistes peintres. Il s’agit de têtes à organiser à l’instar de celles qui eurent lieu à Vienne lors du Jubilé de l’empereur d’Autriche, — des cavalcades historiques, des tableaux vivants, des reconstitutions du passé, etc. Le concours de la presse, des artistes, du monde des théâtres, sera certainement acquis à l’œuvre du commerce parisien.
- M. Marguery prend enfin la parole et c’est ici que la réunion devient vraiment intéressante. L’orateur, qui est vice-président de la chambre syndicale des restaurateurs et limonadiers, expose avec beaucoup de clarté et d’énergie, et avec la préoccupation de ne froisser personne, les origines du mouvement d’hostilité contre l’Exposition.
- M. Marguery, soucieux des intérêts de sa corporation, alla rendre, visite un jour à M. Alphand, mais il comprit qu’il était impossible de songer à obtenir la fermeture de l’Exposition. M. Marguery se retira avec l’impression qu’il fallait aviser à d’autres moyens. Il apprit que M. Georges Berry prêterait volontiers son concours aux commerçants parisiens et il fut heureux d’utiliser l’appui et l’influence de ce conseiller municipal. C’est alors que le Gaulois prit l’initiative qu’on sait. C’était faire dévier le mouvement en rendant publiques des' démarches qui devaient rester discrètes, et en lui donnant fatalement un caractère politique qu’elles ne devaient point avoir.
- Surpris et inquiet à la fois, il réunit la Chambre syndicale et fit voter un ordre du jour répudiant toute attache politique. Pourtant une délégation fut présentée à M. Tirard, président du conseil, par M. Georges Berry, et M. Tirard invoqua les engagements pris avec les exposants.
- M. Marguery blâme les membres de la Chambre syndicale qui ont pris part à cette démarche qui, malgré eux peut-être, a un caractère politique fâcheux. M. Marguery lui-même a été reçu par M. Tirard le lendemain, et il a la conviction qu’il y avait moyen de satisfaire les commerçants parisiens; le gouvernement n’aurait pas demandé mieux.
- Une commission composée de MM. Marguery, Meunier, Percheron, Sandoz et Chiralde, est enfin nommée, avec mission d’élaborer des projets de fêtes parisiennes et d’aller demander l’appui de l’Etat, de la Ville et de la commission des fêtes du commerce paidsien à MM. Tirard, Chautemps et Alphand.
- Cette conclusion est la meilleure qu’on ait pu trouver et il faut y applaudir des deux mains : plus Paris sera brillant, plus la période de l’Exposition réunira d’attractions, mieux cela vaudra à tous les points de vue.
- Que de fêtes déjà en perspective, depuis la tête des Fleurs jusqu’à celle du Quatorze Juillet, qui, cette année, aura une importance exceptionnelle; il est aussi question d’une fête populaire au bois de Boulogne; mais ce n’est pas tout, et bien d’autres idées vont se faire jour.
- Un de nos confrères n’a-t-il pas parlé de l’initiative déjà prise par quelques artistes peintres qui auraient l’intention d’organiser des cavalcades historiques, des reconstitutions du passé dans le genre de celles qu’on a faites à Vienne, lors du jubilé de l’empereur d’Autriche.
- Si ces tableaux vivants étaient artistiquement ordonnancés, si l’argent, ne manquait pas pour faire des costumes brillants et des chars gigantesques, pour composer des cortèges pleins de fantaisie et de poésie, avec des haltes dans des endroits tout spécialement décorés, nul doute que ce genre de divertissement n’obtienne un grand succès à Paris ; mais, avant tout, il faut que le cachet de ces exibitions soit foncièrement artistique. A tout prix, on devra éviter les mascarades de la Mi-Carême ou les cavalcades de province. Nous attendons des renseignements sur ce projet avant de le juger.
- Mais, il n’y a pas lieu d’être inquiet ; si celui-ci n’était pas mené à bien, combien d’autres aboutiraient!
- On a certainement le droit, le droit strict de lutter avec l’Exposition, mais ce n’est pas en faisant de l’obstruction, c’est en rivalisant de magnificence et en inventant toute une série de plaisirs nouveaux; de la sorte, on attirera à coup sûr à soi le trop plein de visiteurs de l’Exposition .
- Et puis, franchement, n’y a-t-il pas à glaner pour tous les commerçants parisiens dans la foule immense qui va commencer à affluer dès le mois de Juin, de tous les coins du monde?
- Il y a, et il y aura certes des fanatiques de l’Exposition, mais les étrangers qui n’ont jamais vu Paris (et il y en a encore), ne se contenteront pas du Champ de Mars, ils voudront voir la capitale dans tous ses détails, dans tous ses coins les plus curieux et tout le monde en profitera.
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- A propos des fanatiques, on en signale déjà un : c’est un prince russe, un véritable boyard.
- Depuis le 6 mai, il n’a pas, paraît-il, manqué un jour ni une heure de l’Exposition : il est là au premier coup de canon et il n’en sort le soir qu’avec le dernier visiteur.
- Il déjeune, il dîne, il vit à l’Exposition, et il n’en sort (pue pour se coucher, très désolé de n avoir pas un lit où reposer sa tête dans l’immense caravansérail : on pourrait l’autoriser, ce me semble, vu son grand enthousiasme, à coucher sur un lit américain ou sous la tente d’un Kabyle.
- Ce monomane prend ses repas chaque jour dans un nouveau restaurant; il veut goûter à tous les mets exotiques de l’univers, et quand il aura fini la série il recommencera, toujours avec un nouveau plaisir.
- Ne rions pas de ce boyard; ménageons, au contraire, sa passion, et tâchons de l’inculquer à tous les étrangers.
- Ne leur refusons pas, au besoin, de coucher à l’Exposition si cela leur plaît ; ils n’aimeront jamais trop notre œuvre !
- E. L.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
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- LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
- AU PALAIS DE LA REPUBLIQUE ARGENTINE
- et à la Section Tunisienne
- La République argentine a inauguré, hier, son magnifique palais, tout d’or et de pierres précieuses. Au milieu de cette magnificence d’ornements, M.Ballue, l’heureux architecte de cet édifice somptueux, a fait une trouvaille. C’est le soubassement en carreaux de grés avec des bandes de ronds enlacés, verts et jaunes, d’un effet sobre qui fait encore valoir les richesses d'alentour. Ces faïences sortent des usines de M. Emile Millier, le céramiste des dômes. A signaler aussi des chats archaïques qui se détachent sur des fonds d’émail vert: ils sont très curieux et ornent fort bien.
- A la porte d’entrée, des soldats argentins formaient la haie.
- Il y avait foule dans le-palais. Tout!ehigh-life des Républiques latines était là. Au premier, beaucoup de jolies femmes, de cette beauté ardente qui se manifeste par de grands yeux noirs qui font tout le tour de la tète !
- Musique militaire en bas; musique civile au premier.
- Arrivé à une heure et demie, j’ai le temps de visiter l’exposition. C’est bien l’exposition d’un pays du Nouveau Monde, producteur de matières premières. Les viandes,les cuirs, les laines et les bois sont le fonds de cette exhibition : mais ces produits sont exposés avec une abondance et une précision commerciale extraordin ai re.
- Dans une salle frigorifique sont exposées des viandes venues de là-bas... là-bas, aussi fraîches que si les bœufs et les moutons avaient'été abattus à la Villette dans la matinée même.
- Les cuirs verts, préparés et même vernis, forment une collection nombreuse et irréprochable de ces produits.
- Les toisons et les laines remplissent un très grand nombre de vitrines. Il y en a dans tous les états et de toutes les qualités.
- Mais j’ai surtout été surpris par la beauté et par la richesse des échantillons de bois exposés. Il y a là de quoi faire une marqueterie de toutes couleurs.
- On remarque en entrant, debout contre les colonnes du dôme, deux pièces énormes d’un bois magnifique, plus beau que l’acajou, plus chaud de ton surtout.
- Au fond de la Salle des Bois, une table d’une pièce, de six mètres de long sur deux de large, en Ceorela brasilianensi, de la Salta, est l’objet de l’admiration générale.
- Ces pays, à peine explorés, renferment des bois magnifiques à faire pâmer tous nos ébénistes... que c’est comme un bouquet de fleurs !
- A remarquer, à droite, une pièce d’ Aspidosperma chaco austral, de 60 centimètres de large et longue de 12 mètres environ. C’est une pièce incomparable.
- M. le commissaire général et le représentant de la République argentine, entourés de leurs plus éminents compatriotes, ont reçu le président de la République, qui a fait son entrée dans le palais aux accents de la Marseillaise, à 2 heures 10 minutes.
- Un lunch a été servi au chef de l’Etat et aux invités de la République argentine; des fleurs et des sachets de parfum ont été offerts aux dames.
- En Tunisie
- Avant la fin de cette visite d’inauguration, j’ai dû prendre le Decauville pour aller à l’Esplanade, où M. Carnot était annoncé vers 4 heures, pour sa visite à la section tunisienne.
- Les Tunisiens étaient tous réunis sous le gracieux vestibule qui précédé le patio. Sept cavaliers tunisiens, que leurs .burnous bleus, bordés de rouge, font reconnaître pour des oudjahs (cavaliers des caïds), sont postés devant le palais. Leurs chevaux sont richement caparaçonnés. A l’arrivée du président de la République, ils présentent le sabre.
- M. d’Estournelles a présenté au chef.de l’État tous ses collaborateurs de la section : M. Charles Sanson, commissaire général ; M. Blondel, délégué des affaires étrangères; M. Régnault,, secrétaire général du gouvernement tunisien; M. Saladin., architecte du Palais ; M. Machurel, directeur de l’instruction publique, etM. de la. Blanchère, directeur des beaux-arts en Tunisie; M. Zurlinden, inspecteur des forêts, chargé du pavillon, et M. Gallery Desgranges, commissaire adjoint de M. Sanson.
- Le président de la République a gravi l’escalier entre deux haies d’indigènes armés de tromblons et équipés à la façon des ; gens de Nabeul (Nablesi), lorsqu’ils font la fantasia à pied.
- Remarqué dans l’assistance : Mllc Solange Massi-cault, sœur du résident général ; Mme Blondel, Mme et Mlle Suzané Sanson; puis: M. Berger, directeur de l’exploitation., et M. Turneyssen, son secrétaire général ; M. Géry, directeur de la Banque de Tunisie; M. de Foucault, secrétaire général de la
- Société franco-africaine ; M. Paul Potin, délégué spécial des viticulteurs tunisiens, et plusieurs-g -amis propriétaires français, parmi lesquels : M. Ch. Géry, M. de l’Espinasse, délégué de S fax, etM. Piller père.
- MAL 1 levés, président et Emportai ingénieur en chef de la Compagnie de Bône-Guelma, ont salué le président de la République, M. Carnot a fait un accueil particulièrement amical àM Duportal, son camarade de collège, de Polytechnique et de l’Ecole des ponts.
- M. Carnot a visité l’Exposition tunisienne en ingénieur, c’est-à-dire en connaisseur: et il a pu dire à M. Spuller :
- « Monsieur le ministre, je suis émerveillé en constatant, pendant cette visite, les progrès incroyables faits par lemagnifique pays de Tunisie. Veuillez en transmettre ma plus vive satisfaction au résident général, comme je l’exprime ici à tous les collaborateurs de la belle œuvre que j’ai sous les yeux ».
- M. Carnot s’est très longuement arrêté devant un plan en relief du lac Bahira, donnant l’image du port de Tunis et du canal qui doit y conduire depuis la Goulette. M. d’Estournelles a donné sur ce grand travail français toutes les explications désirables à M. le président de la République.
- Après avoir admiré toutes les belles choses dont j’ai parlé à propos de la visite à M. Spuller (dimanche dernier), M. Carnot a visité le pavillon des Forêts, terminé seulement depuis hier, grâce aux efforts de MM. d’Estournelles, Blondel et Bur-linden.
- Ce pavillon est curieux. Ses murailes sont en troncs de palmiers venus du sud de la Tunisie, du Djerid. L’intérieur est tout tapissé de belles nattes tunisiennes. Le président de la République a admiré l’heureuse disposition de cette exposition forestière et s’est particulièrement arrêté devant la production du chêne-liège, dont les belles forêts, en Kroumirie, rapporteront avant peu d’années plusieurs millions par an.
- Il a aussi remarqué les travaux en bois, en halfa et en feuilles de palmier, très nombreux et très variés dans cette exposition. Il a pu voir la charrue arabe, outil primitif comme on le voit dans les bas-reliefs de l’antiquité.
- De là, M. Carnot et M. Spuller, suivis de tout un. cortège, précédés de janissaires, se sont engagés dans les souks, où les marchands lui ont fait une ovation. Ils ont dû goûter le haoüa (café) offert par un Imouadji décoré du Nicham.
- Il a visité avec le plus vif intérêt le beau et vaste magasin de M. Bonau, riche marchand indigène, qui lui a fait admirer des tissus et des broderies merveilleux,
- Il s’est arrêté devant la boutique des frères Bar-bouchi. Ali Barbouchi lui a fait lire par un interprète le petit discours suivant, qui a été fort applaudi par l’assistance :
- « Monsieur le président de la République,
- « Permettez au plus humble de vos serviteurs de vous exprimer combien, nous autres indigènes tunisiens, nous nous trouvons honorés par la visite que vous faites aujourd’hui.
- «Nous tous, qui sommes.accourus pour l’Exposition, nous dirons à nos compatriotes combien nous avons trouvé la France grande et puissante, et combien nous devons louer Dieu d’avoir permis que nous fussions placés sous le protectorat d’une aussi généreuse et aussi belle nation.
- « Nous remercions aussi Dieu d’avoir mis à la tête du pays qui est notre protecteur un homme comme vous, que sa sagesse, ses vertus, aussi bien que son nom vénéré, ont conduit aux plus hautes destinées humaines.
- « Nous remercions aussi Dieu d’avoir si bien inspiré la ETance lorsqu’elle a envoyé auprès de son altesse le bey Ali, notre souverain bien-aimé, un résident général qui résume en lui .les trois plus précieuses qualités chez l’homme appelé à gouverner ses pareils : la sagesse, l’équité et la prudence.
- « Aucun Tunisien ne démentira les paroles que je vous adresse, monsieur le Président; et, soyez en sûr, le cri de : Vive la France ! aura de l’écho de Ghardimahou à Djerba, de Iozeur à Nabeul.
- « Vive M. Carnot ! Vive la France !
- « Vive M. Massicaplt ! »
- M. Carnot, M. Spuller et les autres membres du cortège ont ensuite assisté à une petite fantasia, donnée à l’ombre des tilleuls de l’Esplanade.
- Puis on est entré dans l’enceinte du Concert tunisien où les vins de Tunisie ont été dégustés, pendant que les aimées dansaient aux sons delà der-bouha et de la viole. '
- M. Carnot a tenu à traverser encore une fois le beau palais construit par M. Scàladin, en se rendant dans l’allée centrale où l’attendait son landau.
- G. L.
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- TOMBOLA OE L’EXPOSITION UNIVERSELLE
- RÈGLEMENT
- Article 1er. — Les billets de la tombola seront émis par l’agent comptable du Trésor. Ils seront
- détachés d’un registre àsouche et frappés du timbre* estampille de l’agent comptable.
- Une remise de 2 p. 100 sera allouée aux intermédiaires.
- Art. 2. — La vente des billets de la tombola sera faite, savoir :
- 1° Par les débitants de tabac et autres intermédiaires déjà autorisés à vendre les billets d’entrée à l’Exposition, a. l’exception, toutefois, des receveurs des postes et des receveuses des bureaux télégraphiques;
- 2° Par les personnes chargées de la vente du catalogue général, et les concessionnaires de kiosques dans l’enceinte de l’Exposition.
- Les intermédiaires ne pourront se procurer les-billets de tombola qu’au bureau de l’agent comptable du Trésor.
- Le prix des billets invendus par les intermédiaires ne leur sera pas remboursé.
- Art. 3. — Les habitants des départements, autres que celui de la Seine, pourront se procurer des billets de la tombola en en versant le prix entre les mains du percepteur de leur résidence qui leur délivrera une quittance à souche.
- Dans un délai aussi rapproché que possible, et en échange de ladite quittance, le percepteur remettra aux souscripteurs les billets qui lui auront été transmis par l’agent comptable.
- Les percepteurs auront droit à la remise de 2 p. 100 mentionnée à l’article 1er.
- Art. 4. — Les frais inhérents à la tombola, tels que fabrication de billets, matériel pour le tirage,, frais de bureau, de personnel et de publicité, seront prélevés sur le produit brut de-la vente des billets.
- Art. 5. — Le surplus, constituant le produit net de la tombola, sera affecté, savoir :
- 1° Dans la proportion de un tiers, pour ajouter aux sommes allouées par les départements et les communes pour les frais de voyage et de séjour des délégations ouvrières industrielles et agricoles et des instituteurs.
- 2° Dans la proportion des deux autres tiers, à acheter des objets pris exclusivement parmi ceux exposés, de conservation certaine, et destinés à être répartis, par la voie du tirage au sort, entre les. porteurs de billets de tombola.
- Art. 6. — Le comité supérieur de révision nommé-par arrêté ministériel en date du 11 mars 1887, près la direction générale de- l’exploitation, fera, fonction de commission supérieure d’organisation et de surveillance delà tombola.
- Il répartira les sommes affectées aux achats entre les diverses classes de l’Exposition, et les comités d’installation de ces classes seront chargés, de proposer les achats des lots dans les conditions générales déterminées par la commission supérieure.
- Les exposants dont les produits ont été achetés par la commission seront autorisés à mettre sur îesdits produits la notice : « Acheté par la tombola de l’Exposition », visée par l’administration.
- Art. 7. — A partir du M novembre 1889, les lots achetés seront livrés à un garde-magasin nommé par le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général, le garde-magasin en délivrera un reçu aux ayants droit et apposera sur chaque lot un numéro d’ordre conformément à une liste arrêtée par la commission supérieure de la tombola.
- Art. 8. — L’agent comptable du Trésor est chargé d’encaisser le produit brut de la tombola, d’acquitter les frais de l’opération, ainsi que les diverses natures de dépenses énumérées à l’article 4.
- Il rendra compte à la cour des comptes desdites opérations, conformément aux règles tracées par les articles 25 et 27 du règlement du 13 octobre 1887.
- Art.9. — Le prix des objets achetés sera payé aux ayants droit au moyen de mandats délivrés sur la caisse de l’agent comptable, par le président de la commission supérieure de la tombola. Ges mandats seront accompagnés de la facture des vendeurs et du reçu du garde-magasin mentionné à l’article 7.
- Art. 10. — Les tirages au sort des lots auront lieu en séance publique, dans la grande salle des fêtes du Trocadéro, à une date qui sera ultérieurement déterminée.
- Un arrêté ministériel spécial fixera la manière dont ces tirages devront être effectués.
- Art. 11. — Les listes officielles des tirages seront insérées au Journal officiel, d’après les procès-verbaux des séances de ces tirages.
- Art. 12. — Dans un délai de trois mois à partir du tirage, les porteurs des numéros gagnants de-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- vront se présenter au fonctionnaire qui sera .désigné à cet effet. Celui-ci, après avoir rapproché les billets de leurs souches, les annexera au procès-verbal des tirages afférents et délivrera aux ayants droit un bon de livraison sur le garde-magasin.
- Les lots qui n’auront pas été réclamés dans le délai jjde trois mois ci-dessus fixé seront vendus par les soins de l’administration des domaines; le produit de cette vente sera attribué au Trésor et appliqué aux recettes de l’Exposition universelle de 1889.
- Paris, le 24 mai 1889.
- Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général, p. TI11ARD.
- Le ministre des finances, rouvikr.
- M. CARNOT Aü TROCADÉRO
- Ainsi que nous l’avions annoncé, M. Carnot a inauguré le concours des fruits, des fleurs et des primeurs en légumes qui s’ouvrait hier au Trocadéro et qui sera clos le 29 mai.
- Q;A trois heures précises, le président de la République est arrivé, accompagné de Mme Carnot; il a été'reçu par M. Georges Berger, qui était entouré de M. Duchartre, membre de l’Académie des sicences, Chantin, Le Faute, de Choiseul, etc., présidents de classes. M. Léon Say, en sa qualité de président de la Société d’horticulture, a conduit M. Carnot à travers les serres et les tentes dans lesquelles se trouvent les plus merveilleux spécimens de roses, d’orchidées, d’azalées, de plantes vertes. Inutile de dire que plusieurs exposants ont offert à Mme Carnot des bouquets de toute beauté.
- Les fruits et les primeurs sont exposés sous des vélums et ne sont ainsi privés ni d’air, ni de lumière. Le cortège présidentiel a beaucoup admiré des ceps chargés de raisins déjà mûrs, des pêchers dont les fruits superbes étaient bons à cueillir ; puis des fraises, des melons, des asperges monstrueuses, etc.
- M. Carnot, avant de se retirer, a visité le pavillon des Eaux et Forêts. Nous avons raconté en son temps que ce pavillon, tout en troncs d’arbres avec leur écorce, avait été construit dans la forêt de Fontainebleau, puis démontré et transporté à Paris. Il est d’un aspect curieux à l’extérieur, et à l’intérieur est fort bien aménagé. On a fait fonctionner devant le président les scies qui sont en usage dans les forêts de l’Etat pour débiter les arbres et en faire des planches.
- A quatre heures et demie, M. Carnot a regagné sa voiture, ' après avoir été acclamé à diverses reprises par la foule qui se pressait sur son passage.
- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Les entrées à l’Exposition ont été, dans la journée de mercredi, de 69,910.
- Journée du jeudi 23 mai :
- Entrées payantes......................... 84.769
- Entrées gratuites........................ 14.782
- Total.................... 99.551
- Journée du vendredi 24 mai :
- Entrées payantes...................... 70.264
- Hier soir, M. G. Berger, directeur général de l’exploitation et Mme Berger ont dîné au cabaret roumain, en compagnie de M. de Keysér, le dernier lord-maire, et de Mme de Keyser, du commissaire général de la section austro-hongroise et de quelques invités.
- A la fin du repas, l’orchestre roumain a joué la Marseillaise, aux applaudissements des dîneurs; puis, M. le directeur général et ses invités se sont rendus à la tente du derviche tourneur, où le café d’honneur a été servi par 'la négresse en superbe costume rose.
- La danse des bayadères et les exercices du derviche ont obtenu le plus vif succès. Dans la tente nous avons reconnu M. et Mme Edouard Lockroy, M. Catulle Mendès, etc., etc.
- Le cours des tickets
- Le cours des tickets aux alentours de la Bourse a subi de nombreuses fluctuations. Le matin de l’inauguration de l’Exposition, le ticket était vendu, au détail, 65 centimes et, dans l’après-midi, le coût en était monté jusqu’à 90 centimes. Trois jours après, les tickets tombaient à 55 et même 50 centimes. Les marchands affichaient alors le prix sur des pancartes et, une certaine entente existant entre eux, les cours étaient assez bien tenus.
- Mais des dissidences se sont produites. Dans l’après-midi d’hier, des vendeurs ont offert des tickets à 0 fr. 38, 0 fr. 40 et 0 fr. 46. Hier matin, le cours a augmenté et le prix des tickets était, au détail, de 0 fr. 55. L’approche des fêtes, prétendent les marchands, a causé la hausse. La vente en gros se maintient cependant à 460 francs le mille.
- Les Manufacluces de l’Etat
- On a découvert hier les deux grandes tapisseries des Gobelins placées au rez-de-chaussée de la grande rotonde centrale, les travaux de peinture des boiseries étant terminés. Les autres tapisseries des Gobelins, au nombre d’une quarantaine, sont exposées dans les galeries supérieures de la même rotonde. On accède à ces galeries par les escaliers placés derrière les piliers.
- L’exposition de la manufacture de Beauvais est prête, celle de Sèvres le sera dans deux ou trois jours.
- Laporte exposée par la Manufacture nationale de mosaïque est installée depuis le jour de l’ouverture à l’entrée de la grande galerie qui conduit du dôme central aux machines.
- Tous les produits de nos, manufactures sont ainsi groupés dans l’emplacement d’honneur qui leur a été réservé.
- Galerie Uapp
- On a achevé de garnir de vélums jaunes le vitrage de la galerie du Palais des arts ibéraux située en face la porte Rapp et réservée à la sculptai*. En même temps,-des ouvriers ont été employés à réunir par de petits tertres gazonnés les principaux groupes exposés dans le milieu de la galerie.
- Le Banquet des Colonies
- Les membres des comités d’organisation, de classement et d’installation de l’Exposition coloniale offriront, le 1er juin, à l’Hôtel Continental, un banquet au sous-secrétaire d’Etat aux colonies et à ses principaux collaborateurs.
- La Tour de IVesle
- L’inauguration de la Tour de Nesle, qui devait avoir lieu aujourd’hui, est définitivemeet remise au samedi 1er juin.
- Le Shali de Perse
- Le shah de Perse viendra prochainement à Paris pour visiter l’Exposition. Il est arrivé le 23 mai, à 2 heures de l’après-midi, à Saint-Pétersbourg.
- A la gare, où il se trouvait une compagnie d’honneur, il a été reçu par le tzar, le tzarévitch et les grands-ducs.
- Les deux souverains ont pris place dans la même voiture et, accompagnés de leurs suites, se sont rendus au palais d’Hiver où le shah a ses appartements.
- Les troupes de la garnison faisaient la haie sur le parcours du cortège impérial, le long de la perspective Newski richement décorée.
- La foule nombreuse que maintenait la troupe n’a cessé d’acclamer le tzar et son hôte royal.
- Notre Pétition
- Les restaurateurs de Paris paraissent avoir provisoirement désarmé devant la protestation unanime du public. Ils ont vu qu’en ce moment leur réclamation portait à faux et qu’en l’espèce ce qu’ils ont à regretter, c’est d’avoir eu de la défiance poulie succès de l’Exposition.
- Mais il est probable qu’ils ne se tiendront pas pour battus. Plus les soirées de l'Exposition seront suivies — ce qui est dès maintenant incontestable — plus leur dépit sera grand.
- Il est possible qu’avant peu ils reprennent leur campagne. Aussi est-il urgent de réunir les armes suffisantes pour repousser tout retour offensif. Que les intéressés qui ont monté à grands frais des établissements dans l’Exposition ne s’endorment pas : après la première attaque, leurs adversaires tenteront certainement une revanche. Qu’ils signent donc tous et fassent signer autour d’eux la pétition qui pourra être une arme puissante contre leurs revendications éventuelles.
- Musique
- Jeudi, nous, avons entendu la musique militaire exécuter un morceau intitulé : Mes Chansons, par Mme Camille Him d’Istroff, auteur de la marche funèbre à Courbet, et d’autres marches pour les blessés militaires.
- L’exécution a obtenu un grand succès, affirmé par les applaudissements des auditeurs.
- Le I*ick-pockets
- La chasse aux pick-pockets continue et cette chasse est productive. Il n’est pas de jour où plusieurs de ces industriels dangereux ne soient saisis... la main dans la poche des promeneurs, soit dans l’Exposition, soit autour des omnibus.
- Que les visiteurs se tiennent donc sur leurs gardes !
- Les Indiens à l’Exposition
- Jeudi matin, comme nous l’avons dit déjà, les Indiens de la troupe de Buffalo Bills ont parcouru l’Exposition. Us étaient au nombre d’une trentaine, revêtus de leurs costumes de gala, et leur figure était bariolée de peintures de l’effet le plus étrange. Vers midi ils étaient devant le Pavillon du Bulletin officiel et considéraient la Tour de 300 mètres. Quel a été l’effet produit sur eux par l’édifice de M. Eiffel ? Il serait difficile de le dire. Leur physionomie ne trahissait aucun étonnement et ils n’échangeaient pas une parole entre eux.
- Les Indiens étaient conduits par les lieutenants de la troupe de Buffalo Bills.
- Le Conseil municipal de Berlin et l’Exposition
- La municipalité de Berlin s’est occupée récemment de la proposition des progressistes tendant à envoyer à l’Exposition universelle une députation d’ouvriers allemands.
- Deux conseillers ont pris la parole pour vanter l’Exposition grandiose où les ouvriers pourront s’instruire; ils ont eu soin pourtant de dire qu’il serait mieux de ne les faire partir qu’après que les congrès socialistes de Paris seront terminés.
- Calés-Bestaurants
- A deux pas de l’Exposition, nous pouvons recommander le Café-Restaurant cosmopolite, dont la cuisine est excellente et les prix très modérés. Il est situé au coin de la rue Montessuy et de l’avenue Rapp.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Fête dos Fleurs
- Vendredi 31 mai, au bois de Boulogne, Fête des Fleurs, et le lendemain Fêle populaire. Cette dernière, correspondant cette année à la grande fête de l’Exposition, aura un succès considérable.
- Rappelons que la fête a lieu au profit de la Caisse des Victimes du devoir.
- IVAlliance française
- Une jolie inscription que nous relevons sur un pavillon du Champ do Mars :
- Alliance française pour la proposante de la, langue française dans les colonies et à l’étranger
- Si c’est là, la langue que l’Alliance française propage; il faut avouer qu'elle n’a rien de commun avec le français du siècle de Louis XIV.
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- NOUVELLES DE L’EXPOSiTiON
- Nous avons à déplorer un accident mortel, arrivé vendredi matin à 7 h. 1/2, sur la Tour Eiffel.
- Un ouvrier nommé Ange Scagliotti, de nationalité italienne, âgé de 43 ans, marié, père de trois enfants, a eu le crâne broyé et est mort sur le
- coup. , .
- D’après l’enquête faite avec le plus grand soin par M. Lallemant, commissaire de police, le malheureux Scagliotti aurait ôté victime de son impru-(jeïlCe
- Ce n’est pas la première fois que quelques malheureux ont été aussi victimes de leur imprudence. Antre Scagliotti avait été averti qu’il y avait danger à se tenir trop près de l’ascenseur no 1, qui sert spécialement à l’alimentation des restaurants.
- Un étudiant cubain, nommé Malien, se trouvait hier, vers six heures du soir, avec plusieurs femmes dans un restaurant de l’Exposition. A diverses reprises, il proféra en espagnol des paroles grossières visant la personne du président de la Répu-
- ^'un négociant français, qui parle parfaitement l’espagnol, finit par rappeler Malien aux convenances. Celui-ci riposta en injuriant de plus belle M. Carnot, en français cette fois. Un gardien de la paix fut aussitôt requis et arrêta le jeune homme qui a été envoyé au Dépôt.
- ***
- Une scène regrettable s’est produite avant-hier soir, aux abords du Champ de Mars, à la terrasse d’un café que nous aurons la charité de ne pas désigner plus clairement.
- Deux négociants anglais des plus ^ honorables avaient pris place, avec leurs femmes, à la terrasse de l’établissement en question et y avaient consommé deux bocks et deux sodas.
- Une pièce de cinq francs ayant été donnée en paiement par l’un des consommateurs, la monnaie en fut inutilement réclamée. Une discussion s’engagea avec le garçon auquel l’argent avait été remis, discussion dans laquelle les Anglais avaient tous les désavantages, car ils ne pouvaient presque pas s’exprimer en français.
- Un consommateur qui avait été témoin du paiement, l’a affirmé énergiquement et a fini par faire rendre justice aux Anglais.
- Les débitants feront bien de surveiller leur per-
- sonnel.
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- On met la Tour Eiffel à toutes les sauces, c est le cas de le dire.
- On en fait en papier, en métal, en ivoire, en gélatine. On en introduit dans des por.te-plumes, dans des porte-cigares, des presse-papier, des épingles a cravate. Et voici qu’on en voit dans des gouttes de rosée. Nous avons vu une bouquetière qui vend des roses et des boutons de rose artificiels, où brille une goutte de rosée, en verre : et dans cette goutte de rosée il y a la Tour Eiffel : On l’y. distingue en y appliquant l’œil et en tâtonnant un peu.
- Un manœuvre, nommé Roland, employé à la gare du Champ de Mars, a été tamponné, avant-hier soir, entre deux wagons. Il a été transporté à l’hôpital Necker, où on a constaté qu’il avait deux côtes brisées et de graves lésions internes.
- Les dix-spt société savoisiennes de Taris organisent, en l’honneur des exposants savoisiens, un grand banquet qui sera donné le 23 juin au Salon des Familles sous la présidence de M. Chautemps, président du conseil municipal de Taris.
- LES CANAQUES
- Dans la section coloniale, de l’Exposition figure, on le sait, un village de Canaques.
- Des renseignements inexacts ayant été publiés sur ces indigènes de la Nouvelle-Calédonie, deux d’entre eux viennent d’adresser une lettre à la presse pour la renseigner.
- Les indigènes de la Nouvelle-Calédonie venus pour l’Exposition sont au nombre de dix, dont sept hommes et trois femmes.
- Parmi les hommes, quatre appartiennent à la tribu de Ganala, un à la tribu de Moméa, un à l’ile Maré (Loyalty); le dernier vient des Nouvelles-Hébrides ; les femmes sont originaires de Canala, Maré et des Nouvelles-Hébrides.
- Au nombre des indigènes de Canala se trouve Pita, le fils de Gélima, chef respecté de tous ses voisins, vénéré de ses sujets et estimé de tous les colons et officiers qui ont passé par la Nouvelle-Calédonie. Gélima a reçu du gouvernement deux médailles d’or pour le concours dévoué qu’il a prêté à la France depuis l’occupation. Son fils, Pita, est également médaillé pour avoir commandé les auxiliaires indigènes qui aidèrent à réprimer rinsurrection de 1878.
- Il est accompagné de Badimoin, un instituteur indigène, dont la classe compte quatre-vingt-dix Canaques.
- Celui-ci est, en outre, interprète et attaché à l’administrateur du deuxième arrondissement.
- Gomme son ami Pita, il porte la médaille que le gouvernement lui a donnée pour son dévouement à la cause française.
- « En résumé, disent les deux Néo-Calédoniens dans leur lettre, nous sommes tous de bons indigènes qui aimons la France de tout notre cœur et qui ne demandons qu’à l’aimer davantage et à tirer le plus grand profit du long voyage que nous faisons. »
- PETITES RÉCLAMATIONS
- Quelques-uns de nos lecteurs se plaignent que, pour la soirée du le1'juin, on exige cinq tickets : il faut pourtant bien rentrer dans les frais immenses qu’occasionnent les grandes fêtes.
- D’autres émettent de très justes réclamations au sujet du manque absolu de transports le soir,- à la sortie de l’Exposition, notamment à la porte Rapp.
- C’est surtout à la Compagnie des omnibus et aux différentes compagnies de voitures publiques qu’incombe le soin de fournir de véhicules les avenues avoisinant l’Exposition.
- La Compagnie des omnibus donne partiellement satisfaction à ces justes réclamations. Depuis deux jours deux nouveaux services de tramway et d’omnibus sont organisés.
- Le premier (tramway) faisant le service entre la place de la Bastille et la Porte Rapp. Son parcours comprend le boulevard Henri IV, le boulevard Saint-Germain, la rue de Solférino, le quai de la Conférence, la place de l’Alma et l’avenue Rapp.
- Le deuxième (omnibus) faisant le service entre la place de la République et la porte Rapp passant par la rue du Temple, la place de l’Hôtel de Ville, St-Germain des Prés, l’Ecole Militaire et la porte Rapp.
- Par suite de la création de la ligne de la Bastille
- à la porte Rapp le tramway de la Bastille au quai d’Orsay, (Chambre des députés et portes de l’Esplanade des Invalides) ne donnent plus de correspondances.
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- CORRESPONDANCE
- Un de nos abonnés nous écrit pour se plaindre que les deux rambuteaux placés en face du Dôme central sont vraiment trop découverts.
- Notre abonné a parfaitement rahson; mais il pourra se convaincre qu’on dispose déjà autour de ces édicules des bandes de terres où l’on va planter des arbustes de hauteur suffisante.
- SPECTACLES ET DISTRACTIONS
- CHAMP DE MARS
- JARDIN
- Musiques militaires, de 3 à 5 heures, dans les quatre kiosques.
- Grand-Théatre de l’Exposition et Palais des Enfants, à l’extrémité du Palais des Arts Libéraux. — Représentations de jour et de nuit.
- Pavillon de la Mer.
- Folies-Parisiennes, près l’entrée de la rue de l’Université. — Représentations de jour et de nuit.
- Pavillons des Aquarellistes et des Pastellistes à l’extrémité du Palais des Beaux-arts.
- POURTOUR
- Rue du Caire. — Café-Concert. — Promenades a Ane. — Pavillon du Maroc. — Café-Concert, Danses.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- Palais des Produits alimentaires. — Czarda Hongroise. — Dégustation. — Musique.
- PALAIS DES MACHINES
- Promenade sur les Ponts roulants.
- Tirage du Bulletin Officiel, classe 58, près la porte La Bourdonnais.
- ESPLANADE
- Concert Algérien.
- Concert Tunisien.
- Villages Malgache, Tonkinois, Annamite, Pahouin, Canaque, Javanais.
- Le Soir
- Fontaines Lumineuses.
- Illumination de la Tour.
- Illumination des Parcs et des Jardins et du Dôme central.
- Gravure réduite de la couverture du GUIDE CFlNÉ-RAL, publié par le Bulletin Officiel, qui vfent de paraître.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- RENSEIGNEMENTS UTILE
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l'Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est.— Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare do Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Botirse-Passy. — Correspondance à la place de l’Etoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-Lu Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villeite. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- aHj Trocadéro : par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Vil-lette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-Issy.
- ' Au.pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Pétite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies : les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne. desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes a Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l’Exposition.
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Ièna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. —- Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie^ directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart .d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies: Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44 ; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées _ au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies ^ la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Conslantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heurès soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de 1a, Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Seàtion Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. .— Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 heu-ses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures
- soir). Porte La Bourdonnais (10 heures malin à 6 heures soir).
- VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures malin à 8 heures soir).
- La plupart do ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. — Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. — Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 3 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2° classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes^réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le ^pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées parjour :
- 'Matin : 7 h. 30, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants :
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- La Librairie du « Bulletin des Halles », 33, ,rue
- Jean-Jacques-Rousseau, vient de mettre en vente un Plan illustré de l’Exposition universelle, avec un Indicateur alphabétique, imprimé en six couleurs et représentant exactement la place des différentes expositions.
- Ce plan, richement illustré, est indispensable aux visiteurs, qui trouveront aisément à se guider en sortant du • Panorama le Tout-Paris, une des principales attractions de l’Exposition.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1883.
- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
- R. E COM MANDAS
- Ancienne maison Lefebvre et fils, fondée en 1843, Lefebvre fils aîné successeur. 106, rue de Rivoli. Ateliers, 8 rue des Halles, — Corbeilles de mariage bijoux riches, pierres fines de premier choix. Fab. spéciale de bijoux, orfèvrerie et objets d’art de style or et argent, ciselure, émaux, modèles spéciaux déposés. Médaille argent, Paris, 1884. Exposant classe 37.
- Lambert -Vormus, 3 boul. St- Denis. — Bijouterie-joaillerie. Fabrique de Pendules.
- Lambert Lévy fabricant, 31 et 33, boulevard St-Martin. Maison fondée en 1829. — Joaillerie, bijouterie, horlogerie, bronzes. — Vente en détail au prix du gros.
- BILLARDS (et Accessoires de)
- Hiolle, Marillier et Cie fabricants de queue,s de Billards. Procédé mobile à vis, breveté s. g. d.g. — 45, boulevard St-Martin, Paris.
- BOUTONS
- G. Bagxiot, [nc] 168-170, rue St-Denis, à Paris. — Exposant classe 35. Boutons Livrée, Administrations, Uniformes pour tous pays.
- BRETELLES
- Ch. Guyot, inventeur [J Y\ et seul fabricant spé- PUELIESHÏGMUES1 cialdes Bretelles hy-Vlîévetéf^sy&y gieniques, 13 rue Bé-^rangei% Pans.—Usage agréable, solidité, bon goût, bon marché. Se trouvent dans les principales maisons. BREVETS D’INVENTION
- •E. Wattier, ingénieur-architecte, 5, rue Mazagran (porte Saint-Denis) et 33, av. de la Bourdonnais (Exposition). — Représentation aux expositions, brevets d’invention, dépôts, marques, dessins, modèles, France et étranger.
- BRONZES D’ART
- E. Pinédo, LNG1 C. * * * * Exposant, classe 25. — Groupes, Statuettes, Encriers, etc., 40, boulevard du Temple.
- BRONZE IMITATION
- Coupier fils et Drouart, rue Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets d’art. Editions d’CEuvres du Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis XVI. — Exposant classe 25, groupe n° 3.
- BRONZES FOUR EGLISES
- Thiery-Fig'aret successeur de L. Fi-garet, 2, rue Breguet et 24, rue St-Sabin, Paris. — Manufacture de bronzes pour églises. Marque L. F. Paris. — Exposant, classe ... CORSETS
- A. BRiox/FrousIlet et Lambert Srs, 13, rue Etienne-Marcel et 133, rue Saint-Denis, Paris. — Manufacture de Corsets, Commission, Exportation. Marque déposée: A la Pemoiselle.
- COURROIES
- J. Levy jeune, 47, avenue Parmentier, Paris. — Courroie Gandy coton.
- COULEURS FINES
- Chevillet, A. Grenier successeur, 31, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de couleurs fines pour artistes. Exposant classe 10, groupe II.
- L. Plainchainp, maison fondée en 1798, boul. de Strasbourg, 35, Paris. — Couleurs et vernis pour bâtiments, voitures et industrie, décors et tableaux.
- OUVRAGES DE DAMES
- Hjme Cuchet, 3, rue d’Aboukir, Paris. — Tapisseries de tous styles, broderies, armoiries, travaux montés, spécial, drap perforé à la machine et à la main, perforation à façon.
- ENSEIGNES
- Lcbœuf, 40, boulv. Bonne-Nouvelle, Tableaux-médaillers sur fonds de velours, pour les exposants, reproduction de toutes les récompenses.
- ÉVENTAILS
- E. Buissot, 46, rue des Petites-Ecuries, Paris. — Fabrique d’éventails pour la France et l’exportation, corbeilles de mariages, éventails anciens, réparations de tous éventails.
- FONDEUR-LAMINEUR
- E. Louyot, ingénieur, 16, rue Folie-Méricourt. — Fonte et laminage de tous métaux : nickel, maillechort, cuivres rouge, demi-rouge, laiton. — Téléphone.
- LITS ARTICULÉS
- A. Picot (a) 1878. — Lits-Canapés articulés pour tous usages. Avenue Parmentier, 6.
- GANTERIE
- Marcauft, 8, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — (Classe 35), Chevreau et Suède, marque L. S Gants Tan- Russe, b. s. g. d. g.
- GRAINES & PLANTES
- Maison Loise-Chauvière, fondée en 1845, Dupanloup et O, successeurs, 14, quai de la Mégisserie, Paris. (Exposants).
- HOUBLONS
- Edouard Bernet, 17, rue de Gléry, Paris ; succursale, 52, faub. Stanislas, Nancy. — Houblons de toutes provenances. — Méd. etdipl. d’honneur. Exposant cl. 44, gr. V.
- MEULES EN GRÉS
- Boycourt. — Meules pour toutes industries, 90, rue Folie-Méricourt.
- MARQUES D’EMBALLAGE
- Foucault, 9, rue des Trois-Bornes, Paris. — Presses et marques à feu, Pinces à plomber, Alphabets et chiffres acier fondu, Marques de fabrique.
- MANCHES DE PARAPLUIES
- Ancienne maison G. Lamoisse et Tardy, V. IWavguin et Ci0, successeurs, anc. 80, rue de Bondy, actuellement 95 et 97, boulevard de Port-Royal. — Téléphone.
- ORGUES
- Alexandre père et fils, rue de Ri-* cbelieu, 106, Paris. — Orgues. — Exposant, groupe II, classe 13.
- ABAT-JOUR
- Degullet et Cie SuccrB, (ancienne maison Grimal), 28, rue Albouy, Paris. — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
- A M E U B L E IV1 E IM T
- A. Vaillant, 10, rue Meslay, Paris. — Fabrique de meubles de luxe. Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité de cache-pots, jardinières, tables à ouvrages et à jeux, bureaux de dames etliseu-ses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
- Ililgert, 20, passage Tocanier, Paris — Fabricant de chiffonniers et tables de nuit chiffonniers en tous genres.
- Ch. Galvani, faubourg Saint-Antoine, 187, et rue d’Avron, 28. — Grande fabrique de lits et chambres à coucher en tous styles. Envoi franco du catalogue.
- G. Herrmann, 9, rue St-Ambroise et 7, cité d’Angoulême, Paris.—Ameublements complets de tous genres. Ebénis-terie et tapisserie. Meubles anciens, sièges et tables de tous styles pour salles à manger. Chambres à coucher, salons, bibliothèques et bureaux.
- Quarré, 148, r. d’Aboukir, (us. r. de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de style pour meubles, de décoration pour cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voiture, marque : Au Lion.
- ARMES ARMURES
- lî. Gutperïe, 12, boulevard Magenta, Paris. — Armes, armures, panoplies et trophées. Cuirasses secrètes garantissant de l’arme blanchi et de la balle de revolver. Bijoux, armes et armures pour théâtres.
- ARTICLES POUR""FUMEURS......
- Quentin et O, 22, r. de Bondy, Paris. _ pipes Gambier. Papiers Riz La * et Goudron La *.
- BALANCES & BASCULES
- L. Paupier * construct1'mécanicien, rue Saint-Maux. 84, Balances, Bascules, Petits chemins de fer, Matériel roulant, (voir classe 49, Hangar 1, n°l). Voir Esplanade des Invalides, classes 49 et 74. Agriculture.
- BATTEURS D’OR
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- BULLETIN OFFICIEL LE L’EXPOSITION DE 1889.
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Quoique commencé tardivement, le Grand-Théâtre de l’Exposition est un des Palais dont l’installation est complètement terminée.
- Nous venons d’assister à la représentation à laquelle nous avait gracieusement convié la Direction, et nous avouons tout franchement que nous avons été émerveillés de ce que nous venons de voir et d’entendre. Ce sera, en effet,une surprise pour tous de trouver, dans le Parc du Champ de Mars, ia plus coquette des salles de spectacle, avec un programme plein d’intérêt.
- Nous avons applaudi la troupe Alexander dans une pantomime inénarrable, intitulée « lés Tribulations d’un Touriste »; ce sont certainement, dans leur genre, des maîtres que ces mimes anglais 1
- A signaler aussi les acrobates les Constanti ; les chiens admirablement dressés du clown Karl et surtout un prodige de grâce et de force appelé Georgina Aix, qui, âgée de huit ans, nous a montré des tours que nous n’avions
- PALAIS DES ENFANTS
- jamais vu? faire aux acrobates les plus adroits.
- A côté des clowneries, l’art le plus sérieux est représenté par Mlle Kara, une jeune mauresque qui a passé par notre Conservatoire, dont elle a pris les bonnes traditions.
- Je promets un succès au <r Paris-Quatuor » qui nous a fait entendre un beau chant patriotique intitulé « 89 », composé spécialement pour le Grand-Théâtre de l’Exposition, par M. Missa, grand prix de Rome.
- N’oublions point un exquis ballet d’enfants, réglé par Mme Mariquita et l’orchestre dirigé de main de maître par Alexandre Artus.
- Nous n’avons pu assister à la représentation des Marionnettes dans le promenoir, mais on nous assure qu’elles feront sensation ; j’en accepte l’augure.
- D’après cette représentation, nous pouvons annoncer que c’est dans ce coin du Champ de Mars, côté Suffren, que sera la fête de l’Exposition.
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- La durée de validité de ces billets variera entré' 2 et 8 jours, selon l’importance du parcours. Elle pourra être prolongée deux-fois de moitié moyennant le paiement d’un supplément de 10 0/0 pour chaque prolongation. -
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- 2e Série. — N° 15.
- Le Numéro : 1S Centimes.
- Mardi 28 Mai 1889.
- OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LA DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements..............
- Étranger, le port en sus.
- 20 fr.
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- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sons les yeux du public
- (CLASSE 58)
- Annonces..........................la ligne 3 fr.
- Déclames.......................... — 5 »
- Faits divers...................... 10 »
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M Seymoür Wa’de, Blomfield Ilouse, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de iExposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de i Exploitation).
- SOMMAIRE. — Chronique. — L’Exposition des objets d’art français au Tro.cadéro. — Echos. — Etat civil de M. Eiffel. — L’Eclairage électrique à l’Exposition. — Ordre de service. — Simple comparaison. —Nouvelles de l’Exposition. — Les Carillons. — La Journée à l’Exposition. — Spectacles et Distractions. — Annonces et Réclames.
- Vues panoramiques tirées du GUIDE DE LA TOUR EIFFEL
- (le seul autorisé 'par M, Eiffel)
- (No 2 )
- VUE A VOL D’OISEAU DE PARIS, RIVE GAUCHE
- (Cette vue fait suite à celle publiée dans le n° 14 du Bulletin Officiel
- CHRONIQUE
- On avait pu croire, et l’on a même insinué, au début de l’Exposition, que le Trocadéro serait délaissé.
- Quelles attractions y trouve-t-on ? Ce ne sont plus, comme en 1878, de nombreux kiosques exotiques, ni un village japonais, ni des cafés bizarres. Les seuls grands pavillons qu’on y ait élevés sont ceux des Eaux et Forêts et des Travaux Publics. Le premier est très curieux, fait entièrement en bois de toutes tailles et de
- toutes nuances; mais il ne suffirait peut-être pas à attirer le public.
- Ce qui le séduit davantage et ce qui le retiendra certainement pendant tout l’été, c’est l’exposition d’horticulture. La pente gracieuse, les massifs tous disposés sous les arbres déjà grands, les sinuosités des sentiers, la beauté de la cascade monumentale, tout cela forme un cadre splendide aux fleurs disposées à profusion dans les deux vastes tentes de droite et de gauche et dans tous les parterres de ce parc merveilleux.
- De midi à quatre heures il fait évidemment
- très chaud dans cette partie de l’Exposition malgré les vélums ; mais les concerts des orchestres français commencent déjà dans la grande salle du Trocadéro, et l’on en sort vers les quatre heures et demie.
- C’est alors que les élégantes et les belles mondaines qui ont applaudi nos plus illustres compositeurs, se répandent gracieusement dans les sentiers fleuris : Les toilettes claires se promenant à travers les massifs touffus des azalées, des orchidées, des rhododendrons et des roses, jettent une note gaie et pittoresque dans le jardin.
- Il se joint encore à ces visiteuses beaucoup de
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- promeneuses non moins élégantes, venant du bois vers six heures ; c’est le rendez-vous d’une société choisie et brillante, qui ne se lasse pas de respirer le parfum enivrant des Heurs et de s’extasier devant les spécimens exceptionnels de fruits, de raisins notamment, qui étonnent les plus fins connaisseurs.
- Voilà donc le Trocadéro devenu, de par la mode du jour, le lieu privilégié du hUjh-life pa-sien. Il faut qu’on y dîne aussi dans les belles soirées : le restaurant, très bien installé dans une grande bâtisse orientale a plusieurs étages, sera, sans nul doute, très fréquenté d’ici à quel-que temps.
- On pourra se réfugier à l’abri du bruit et de la fatigue des spectacles du centre et avoir, du liant de la dernière terrasse, une vue unique, une vue d’ensemble sur le panorama du Champ •de Mars, qui se déroule au fond avec l’éclat de ses dômes étincelants et le joyeux papillotte-ment de ses pavillons.
- ***
- Le shah de Perse est, en ce moment, magnifiquement reçu à Saint-Pétersbourg ; on tire des coups de canon quand il porte un toast, on lui dorme des spectacles de gala et des revues militaires; il paraît content, et, cependant, il y aune arrière-pensée dans son esprit et un désir secret dans son coeur : c’est d’arriver le plus vite possible à Paris.
- Paris est, en effet, le vrai but, le seul but de son voyage, et il grille d’envie d’y entrer et d’v admirer les merveilles de l’Exposition universelle ; la renommée lui a déjà porté, au fond de son palais de Téhéran, le bruit du succès sans pareil de cette exhibition unique, et le souverain oriental, qui est déjà venu deux fois à Paris, qui adore Paris, renoncerait presque à son trône et à ses trésors pour y vivre.
- Il pourra bien s’arrêter dans d’autres capitales, à Berlin, à Londres, à Vienne, à Constantinople, mais son objectif c’est Paris, Paris toujours, Paris en première ligne !
- Aussi le gouvernement est-il décidé à le recevoir avec plus d’éclat encore, si c’est possible,-•que lors de sa première visite en 1878, sous la présidence du maréchal de Mac-Mahon : on aménage en ce moment une somptueuse demeure à son intention; on lui donnera des fêtes, on l’initiera à toutes les découvertes nouvelles de la civilisation, et* il s’en retournera dans son vieil empire de Perse avec la conviction que la France est toujours celle des nations d’Europe qui marche à la tête des autres dans la grande voie du progrès.
- Toute notre ambition se borne là; quant aux autres souverains qui nous boudent, on devine sans peine que, s’ils ne viennent pas, c’est qu’ils veulent fermer leurs yeux devant les splendeurs qui attirent l’univers entier : c’est du dépit mal déguisé, et nous nous consolerons facilement de leur abstention. Mais voilà qu’on annonce que le roi des Hellènes, un bon ami de la France, viendra probablement à l’Exposition.
- Qui sait? d’autres suivront peut-être son •exemple. En attendant, nous avons la foule, et une foule qui ne fait qu’augmenter dans des proportions vraiment inouïes.
- F. L.
- ----------— ----------------------------------—.
- L’EXPOSITION DES OBJETS D’ART FRANÇAIS
- AU TttOCADÈtîO
- On se rappelle que le Trocadéro fut, en 1878, le principal centre des « attractions »; on ne se lassait pas d’admirer ses majestueuses proportions, ses fontaines et les animaux de bronze
- qui les gardent. Cette fois, si le Champ de Mars et l’esplanade des Invalides ont été choisis pour l’emplacement des plus beaux palais, on n’a pourtant pas négligé d’attirer encore la foule dans les jardins et les salles immenses où elle se pressait lors de la précédente Exposition : on a réuni au Trocadéro, sous des tentes, les spécimens de toutes les fleurs et de tous les arbustes rares ; on donnera dans la grande salle des fêtes des festivals qui seront très suivis. Enfin M. Antonio Proust, commissaire général des beaux-arts, a obtenu la libre disposition de l’aile droite du palais (du côté de Passy) pour y créer avec le concours de M. Darcel et de riches amateurs une collection d’objets d’art français d’une richesse et d’une variété extraordinaires.
- On achève, en ce moment, l’installation de cette collection qui sera visible dès le commencement de la semaine prochaine. Elle s’étale dans quatre salons qui sont séparés les uns des autres par des moulages reproduisant les plus superbes portails de nos cathédrales et elle est elle-même, en majeure partie, formée d’objets exclusivement français, qui appartiennent aux fabriques, aux cures, aux évêchés de province.
- Il convient de rendre,en cette occasion, bonne justice au haut clergé; il a ouvert avec générosité les portes des coffres-forts où sont entassés depuis des siècles des trésors d’orfèvrerie inappréciables : croix, reliquaires, crosses, ciboires, patènes, statuettes et groupes. Quelques-unes de ces pièces si précieuses ne sont même pas montrées d’ordinaire aux habitants des villes qui les possèdent. Dès que, pour ajouter à l’éclat d’une Exposition qui est l’œuvre de la France entière, M. Antonin Proust a fait appel aux évêques ou aux curés qui sont les gardiens de ces trésors, de toutes parts il a reçu les adhésions et les réponses affimatives désirées. Seul M. Freppel s’est montré de méchante humeur et a tenu fermée sa basilique; mais d’Amiens, de Lyon, d’Arras, de Rodez, de Rouen, etc., les collègues du bouillant évêque d’Angers ont fait le meilleur accueil aux requêtes du commissaire général des beaux-arts et de simples curés de petits bourgs ont suivi cet exemple : ils ont emballé eux-mêmes — avec quel soin ! — les chefs-d’œuvre dont ils sont dépositaires, et quelques-uns d’entre eux les ont même apportés en personne à Paris, où ils ont surveillé leur installation dans les vitrines !
- Cette exposition s’étend depuis le quatorzième jusqu’au dix-huitième siècle ; les deux premières salles sont surtout remplies de pièces qui sont les propriétés des églises. Dans les deux autres sont placés des objets empruntés à des collectionneurs tels que MM. de Rothschild, Desmottes, Drevfus, Spitzer. Chabrière, etc. Ce ne sont pas les archéologues seuls qui prendront plaisir à examiner les unes et les autres. L’artisan qui cisèle aujourd’hui les calices ou qui brode les chasubles exhibés dans les boutiques du quartier Saint-Sulpice est singulièrement indigne de ses prédécesseurs et maîtres — et le premier venu le remarquera, en s’arrêtant devant les vitrines où sont exposés le trésor de Conques, la « monstrance » d’Arras où une dent de saint Nicolas est enchâssée dans un reliquaire merveilleusement ouvragé ; le pied, de croix émaillé de Saint-Omer ; les ivoires délicatement fouillés. ; les statuettes en bois appartenant à M. Desmottes; les châsses, de saint Aurain et de sainte Ursule ; les lutrins et les lampadaires en fer forgé...
- Ce sera pour le visiteur, à chaque pas, une surprise nouvelle et la révélation d’une habileté de main et d’une richesse d’imagination que l’on n’aura jamais pu si bien apprécier.
- Le moment n’est pas venu encore de détailler un à un, tous ces joyaux ; il faudra d’ailleuis, pour les décrire, la plume d’un écrivain qui.indiquera savamment les raisons de son admiration, D’ores et déjà, cependant, il était utile de signaler à l’attention générale une des expositions dont l’ordonnancement et la splendeur font le plus grand honneur à l’art français.
- ËCHOS
- Concours d’horticulture
- Le deuxième concours d’horticulture est ouvert au Trocadéro.
- C’est certes un des plus beaux et des plus réjouissants concours que l’on puisse voir.
- Il comprend des rosiers naturels, des plantes de serre, des plantes de pleine terre, des légumes, des fruits à profusion.
- On voit là des phénix et des palmiers méditerranéens venus de San-Remo, aux reflets un peu jaunâtres; des latanias superbes aux plantes cactées; des azalées merveilleuses aux formes sphériques ; des lots do bambous, des massifs de giroflées, des crotons de l’Inde et des caladiums de l’Amazone. '
- Mais les clous de ce concours sont les décorations d’appartement, comme seuls les horticulteurs parisiens savent en créer. En voici une composée de roses et une autre faite de marguerites, qui produisent l’illusion d’une véritable tapisserie.
- L’administration a fait placer dans les jardins un immense plan de l’Exposition d’horticulture, où le public trouvera les dates des concours, les noms des exposants, l’emplacement des tentes et le contenu des serres.
- L'Exposition Maritime
- Quoique encore fort incomplète, l’Exposition maritime attire un grand nombre de curieux sur les berges de la Seine ; on n’entend là parler que de carènes, de vergues, de beauprés et l’on n’y jure que par « Triple sabords » et « Mille caronades ». Les gardiens à qui l’on demande quelques renseignements vous pilotent sur bâbord ou tribord et vous ' indiquent à quel endroit il faut « larguer votre corps mort ». Si ça sentait un peu plus le goudron, ce serait charmant. En rade, on peut étudier —• sur modèles réduits — le cuirassé la Dévastation, la frégate à hélice YAslrëe, la frégate à voiles la Némésis et des modèles de différents paquebots qui sortent des chantiers spéciaux de construction. Comme pour encourager à se fier à ces bateaux, sans être doué de l’énergie de l’homme d’Horace au cœur triplement cuirassé, on a,' dans une annexe, installé tous les engins employés'par la Société de sauvetage aux naufragés, les corsets de sauvetage, les gants-nageoires, etc. On se demande comment on peut encore arriver à se noyer !
- L’Economie sociale
- L’exposition de « l’Economie sociale » à l’esplanade des Invalides est en retard.
- Le président de la République devait la visiter mercredi dernier; il a été prié de retarder sa visite jusqu’aux calendes.
- En revanche, le pavillon dit « Cercle populaire », qui touche au pavillon de l’Economie sociale, est entièremen t et très intelligemment installé.
- A côté de grands tableaux contenant les statuts de différentes associations, dont le but est le développement physique et intellectuel des jeunes gens, se trouvent les bannières et les drapeaux des principales sociétés musicales, de gymnastique et de tir.
- Partout sont suspendues les palmes et les couronnes remportées dans les concours; un gymnase complet est également installé là. .
- Enfin, dans le fond de la salle vient d’être dressée une large estrade où prendront place de nombreux conférenciers.
- Le théâtre annamite
- Nous avons annoncé l’arrivée à Paris d’une troupe d’acteurs annamites qui doit donner une série de représentations pendant la durée de l’Exposition.
- Ces braves gens ont commencé hier matin la première représentation du drame qu’ils vont jouer le mois prochain, et qui offre cette particularité que les rôles féminins y seront interprétés par de jeunes garçons en travestis.
- Le théâtre annamite n’est pas complètement achevé, mais les travaux sont poussés avec une grande activité. Sa disposition intérieure est assez curieuse.
- La scène y est entourée sur trois côtés par le public ; elle est de plain-pied avec le foyer; trois portes de sortie, ouvertes dans le fond, établissent des communications avec les coulisses et facilitent les défilés et les processions qui constituent le côté original et pittoresque de la scène annamite.
- Au rez-de-chaussée se trouvent les fauteuils d’orchestre.,. puis tout autour des gradins en amphi-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
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- théâtre qui s’élèvent jusqu’au premier étage.
- Le théâtre pourra contenir jusqu’à cinq cents personnes; oji servira dans l’intérieur, pendant la représentation, des boissons du pays.
- Scène drolatique
- Samedi, vers deux heures, près de la fontaine monumentale, un gentleman très correct s’est vu soudain accabler d’injures et de coups d’ombrelle par une jeune femme des plus élégamment mise.
- Naturellement, les antagonistes sont tout de suite entourés par quantité de curieux qui réclament force explications. Des agents sont alors intervenus et on conduit le monsieur et la dame au commissariat de police.
- La jeune femme a prétendu que l’individn qu’elle venait d’injurier lui avait emprunté une grosse somme à Monaco et qu’un .beau matin, il avait disparu en oubliant de la lui restituer.
- Le magistrat a invité la plaignante à faire valoir ses droits devant un tribunal civil.
- Concours Orphconiqucs
- La réunion des commerçants du Palais-Royal, organisée par les soins de M. Sandoz, a résolu d’organiser des fêtes destinées à attirer de leur côté les étrangers et même les Parisiens.
- Le Comité de la Fédération artistique du Centenaire de 1789, prévoyant que tout se porterait du côté de l’Exposition, a ouvert, par l’organe du journal rOî-jp7ieow,pour les 7, 8 et 9 juillet prochains, de grands concours orphéoniques qui auront lieu dans tous les arrondissements de Paris, et un festival monstre, auquel plus de 22,600 exécutants prendront part, à un endroit qui n’est pas encore désR, gné, mais (qui, comme on l’espère, aura lieu dans le jardin des Tuileries.
- Plus de 500 sociétés françaises et étrangères participeront à ces concours.
- Nous ne pouvons qu'applaudir à ces initiatives; c’est le seul moyen de défendre les intérêts de quartier, et tout le monde y gagnera.
- In roi en savon
- Hier, en flânant dans l’Exposition norvégienne, je me suis trouvé face à face avec le roi, — en effigie, bien entendu, mais quelle effigie !
- Le buste est en savon rose sur un piédestal de savon blanc. Le choix de cette forme, adoptée par un peuple pour témoigner son bonheur à son souverain, m’a, je l’avoue, laissé quelque peu rêveur. J’ai souvent vu et même mangé des souverains en chocolat, mais enfin jamais*leurs images ne m’étaient apparues sous les deux espèces de savon rose et blanc. Ce qui me chiffonnerait, si j’avais des idées monarchiques, c’est qu’on finira toujours par se servir de l'auguste cosmétique — pour se nettoyer et se décrasser.
- Dans le même pavillon, la foule s’arrête à contempler une peau d’ours blanc, d’une dimension absolument étonnante. Formant lisse sur le mur, elle couvre une surface de près de quatre mètres carrés.
- Bals et Banquets
- Depuis l’ouverture de l’Exposition, ce ne sont partout que fêtes, bals et banquets.
- Samedi soir, M. et Mme Michel Perret ouvraient à leurs amis les somptueux appartements de leur hôtel de la place d’Iéna.
- Les plus grands noms et les plus jolis femmes ont répondu à l’appel de la plus gracieuse maîtresse de maison qui soit.
- Le luxe de ce bel hôtel est le triomphe de la science et du travail, la conquête au bout d’une longue vie de labeur et de dépense intellectuelle.
- Dans l’assistance beaucoup de présidents de groupes de l’Exposition, collègues de M. Michel Perret : M. Poirrier, le nouveau sénateur de Paris, très félicité et très entouré, et M. Emile Muller, notre grand céramiste entre autres.
- Remarqué dans le salon : M. et Mme Jules Ferry, le général Billot, des membres de la cour de cassation et de la cour d’appel, des personnes appartenant au haut commerce et à la grande industrie, un grand nombre de fonctionnaires et beaucoup d’officiers.
- Le cotillon, conduit par M,le Letellier, nièce de Mme Michel Perret et par la fille du général Billot, deux personnes charmantes au possible, a été extrêmement brillant et ne s’est terminé qu’au grand jour, à 5 heures du matin.
- Le 6 juin, M. Charles Sanson offrira un déjeuner a la section tunisienne. Parmi les invités se trou-
- vent M. Spuller, ministre des affaires étrangères, MM. d’Estournelles et Blondel, du même département, M. Saladin, architecte, M. Gallery Desgranges, commissaire-adjoint, etc., etc.
- M. Charles Sanson à l’heureuse idée, m’assure-t-on, de donner cette fête intime sous les grands arbres, dans l’espace vide compris devant le Concert tunisien. Cet espace serait clos par des tentures tunisiennes, de façon à soustraire les invités aux regards des visiteurs, sans leur enlever la vue des belles silhouettes du palais édifié par M. Saladin.
- Le Schah <le Perse à Paris
- Le schah de Perse doit définitivement prendre son pied à terre à Paris dans l’hôtel occupé naguère par le président Gusman Blanco.
- Madame Carnot
- On fait pressentir la xdsite de Mme Carnot à la section algérienne pour demain ou après-demain. Peut-être .visitera-t-olle aussi la Tunisie. La femme du président de la République sera partout la bienvenue.
- Les carrioles annamites
- Ces bons petits anamites, qui se récrient si énergiquement lorsqu’on a le malheur de les prendre pour des femmes, ont quitté leurs pinceaux pour devenir des hommes... de trait. On peut mettre à toutes les sauces ces intelligents jeunes gens : car ils savent tout faire.
- Hier ils sont apparus attelés à de jolies petites carrioles, qui vont faire une rude concurrence aux ânes de la rue du Caire.
- Ces petites carrioles, légères comme des plumes, hautes sur roues, peintes en laque de chêne avec des dragons dorés sur les panneaux, sont recouverts de petites capotes blanches qui garantissent l’occupant contre les ardeurs du soleil.
- Le costume des petits Annamites qui s’attellent entre les brancards de ces gracieux véhicules est fort original, en laine noire avec des bordures et des lunes en étoffe de la plus belle couleur orangée. Ils vont les pieds nus, ou chaussés d’une simple semelle reliée au pied par des cordons.
- Ce fut au premier abord un grand succès de curiosité. On se familiarisera bien vite avec ce mode de locomotion si original, et si agréable surtout.
- Dès hier soir, même, un certain nombre de dames en ont fait usage; et elles en paraissaient ravies.
- Ça prendra. — Vous verrez.
- Encore un bon point à l’administration de l’Exposition.
- Voyage amusant
- Vous verrez que les grandes lignes de chemins de fer ne tarderont pas à envier le petit chemin de fer Decauville, dont le succès dépasse toutes les prévisions.
- Ce petit voyage est, d’ailleurs,très amusant. Rien n’y manque pour faire l’illusion d’un grand chemin de fer. Cinq stations : Concorde, Agriculture, Alimentation, Tour Eiffel, Palais des Machines; deux tunnels, un personnel choisi et des chefs de gare empressés de renseigner le public.
- Le chemin de fer Decauville a, du reste, fait de grands progrès depuis l’ExposTtion de Vincennes, et les locomotives de 80 chevaux qui remorquent ses trains font 120 kilomètres par jour. Elles auront donc fait chacune 20,000 kilomètres à la fin de l’Exposition. C’est plus que ce que font, dans le même temps, les locomotives des grandes Compagnies, et on pourra, à la suite de cette démonstration, installer bien des lignes importantes avec ce système, qui est certainement le plus économique qui ait encore été imaginé.
- Quelques recommandations
- Examiner avec soin la monnaie qui vous est rendue pour les achats.
- Il y a en effet des industriels astucieux qui ont jeté sur le marché de Paris une quantité fort inattendue de pièces de vingt sous et de cinq francs absolument démonétisées; les pièces du Chili, du Pérou, Républiques sud-américaines, etc., etc., n’ont jamais ôté plus répandues et elles perdent au change le tiers de leur valeur.
- Se méfier aussi dans les visites du soir d’une bande de voyous armés de ciseaux qui profitent de l’encombrement de la foule pour couper en morceaux les manteaux des femmes, en enlever les ornements, en aracher les broderies, etc.
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- UÉtat civil de M. Eiffel
- . Un des lecteurs du Petit Journal a eu la curiosité de copier, à Dijon, l’état civil de l’illustre ingénieur.
- Il en résulte que le nom d’Eiffel n’était qu’un surnom jusqu’en 1880, et que ce surnom n’est devenu le nom légal de l’ingénieur que depuis cette date.
- Voici en effet la copie des deux documents qui sont à l’hôtel de ville de Dijon, la ville natale de M. Eiffel :
- L’an 1832, le 16 décembre, à une heure du soir, par devant nous Bernard-Charles Belol, adjoint au maire de la ville de Dijon (Côte-d’Or), faisant par délégation spéciale les fonctions d’officier public de l’Etat civil,
- Est comparu: François-Alexandre Bonickhausen, dit Eiffel, âgé de trente-sept ans, négociant, demeurant à Dijon, faubourg d’Ouche, sur le port du canal, lequel nous a présenté un enfant que nous, avons reconnu être du sexe masculin, né en son domicile le 14 décembre présent mois, heure de 8 du soir, du mariage contracté en cettte ville le 23 novembre 1824 entre lui, déclarant, et Catherine-Moneuse, son épouse, âgée de trente-trois ans; auquel il a déclaré donner les prénoms de Alexandre-Gustave.
- Lesdites déclaration et présentation, faites en présence^ de Benoît-Nicolas-Casimir-Alphonse Lefebvre, âgé de quarante-huit ans, propriétaire et major de la garde nationale, et de.Claude Bossu, âgé de soixante-cinq ans, chef de bataillon en retraite, chevalier de Saint-Louis, officier de la Légion d’honneur et colonel de la garde nationale, tous deux domiciliés à Dijon et soussignés avec le père et nous, après lecture faite du présent acte de naissance.
- Signé : belot, lefebvue, bossu, eiffel.
- En marge est la mention suivante :
- « Par jugement du tribunal de première instance de Dijon, en date du 15 décembre 1880, il a été ordonné que Pacte ci-contre sera rectifié en ce que le nom de Eiffel sera substitué à celui de Bonic-kausen.
- Dijon, le 20 août 1881.
- Pour le maire, l’adjoint,
- Signé : Lory.
- M. Bonickhausen, dit Eiffel (père), était né à Paris, le 29 janvier 1795 ; il était fils d’Alexandre-Marie Bonikhausen,dit Eiffel, et de Marguerite-Joséphine Lachapelle. Il est mort à Dijon le 15 septembre 1879.
- Notre confrère ajoute :
- Voilà des pièces pour les historiographes. Et ils ne vont pas manquer. L’un d’eux, entre cent, M. Sofer,nous a envoyé hier de Vienne la Tour et le portrait d’Eiffel écrits en 13,558 lettres microscopiques, contenant la biographie de l’illustre constructeur et la description de sa tour, le tout à lire de bas en haut en commençant du pied gauche, par les mots Gustave Eiffel... La voilà bien, la gloire !
- Voici la répartition et l’intensité des foyers lumineux installés :
- Dans l’immense Galerie des Machines dont le volume atteint deux millions de mètres cubes, on a disposé :
- 4 grands lustres formés chacun de 12 arcs puissants, donnant 1,000 carcels par lampes, soit 48,000 careels.
- 91 lampes à arcs moindres de 350 carcels.
- 330 arcs plus petits de 100 carcels chaque.
- 10 grosses lampes à incandescence de 25 carcels, et 1,040 lampes à incandescence de 1 carcel.
- La grande galerie — reliant le Palais des Machines au Dôme central — est éclairé par 50 arcs 'de 100 carcels.
- L’éclairage du dôme lui-même comporte :
- Une couronne de 48 grosses lampes de 500 bougies chaque.
- 16 lampes soleil de 100 carcels.
- Et 280 lampes à incandescence de 16 bougies réparties en 14 lustres.
- La façade porte en outre :
- 24 arcs de 100 carcels.
- 3 arcs de 200 carcels.
- Et 18 grosses lampes à incandescence de 500 bougies.
- Chacune des galeries intérieures, Sapp et Desaix,
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- sont éclairées par quarante-huit arcs de 100 carcels.
- Les cours, avenues extérieures, portes d’entrées, absorbent cent dix-huit arcs de 100 carcels.
- Les façades des palais de la ville de Paris, des Beaux-Arts, des Arts-Libéraux, et les galeries des restaurants, sont éclairées par cent quarante arcs semblables. Et les abords de la Seine, les ponts d’Iéna et de l’Alma, par quatre-vingt-cinq autres arcs de cent carcels également.
- Restent les jardins et les fontaines lumineuses.
- Les allées sont éclairées par 82 foyers de 100 carcels; les kiosques à orchestre, par 200 lampes de 8 bougies; 1,000 autres lampes semblables scintillent sous les vélums du jardin central.
- Enfin, 6,500 petites lampes de 4 ou 5 bougies, disséminées dans les massifs de magnolias, le long des pelouses ou des bassins et des fontaines lumineuses.
- 400 lampes éclairent le bâtiment de la Direction générale et le pavillon de la Presse.
- En résumé, l’éclairage public total de l’Exposition comporte :
- 51 arcs de 1,000 carcels, 51,000 carcels, 408,000 bougies.
- 100 arcs de 350 carcels, 35,000 carcels, 280,000 bougies.
- 10 arcs de 200 carcels, 2,000 carcels, 16,000 bougies.
- 726 arcs de 100 carcels, 72,600 carcels, 580,000 bougies.
- 100 Jablochkoff, 50 carcels, 5,000 carcels, 40,000 bougies.
- 16 lampes-soleil, 100 carcels, 1,600 carcels, 12,800 bougies.
- 72 grosses lampes de 500 bougies, 3,600 carcels, 36,000 bougies.
- 10 grosses lampes de 250 bougies, 250 carcels, 2,5000 bougies.
- 3.500 lampes de 8 bougies, 3,500 carcels, 28,000 bougies.
- 6.500 petites lampes de 4 bougies, 3,250 carcels, 26,000 bougies.
- Soit donc, pour l’éclairage public du Champ de Mars, un total d’intensité lumineuse de 176,800 becs carcels, plus de un million et demi de bougies. Sans compter les illuminations des cafés restaurants, théâtres, concerts, etc.
- La totalité de cet éclairage exige une force constante de quatre mille chevaux-vapeur, qui est fournie par vingt-sept machines à vapeur diverses.
- DIRECTION GÉNÉRALE DE L’EXPLOITATION
- Restaurants, Cafés, Brasseries, Buffets
- ORDRE DE SERVICE
- Le tarif des principaux objets de consommation doit, conformément à l’article 9 du Cahier des clauses et conditions particulières relatives aux Restaurants, Cafés,, Brasseries, Buffets, etc., etc., être soumis au Directeur général de l’Exploitation. Cette formalité devra être remplie au plus tard le 20 avril 1889.
- Conformément à l’article 9 ci-dessus rappelé, le tarif approuvé des principaux objets de consommation doit être affiché, d’une manière apparente, dans chaque établissement. Cet affichage devra être fait dès le 5 mai 1889.
- Aucun changement au tarif approuvé ne pourra être fait sans l’autorisation expresse et écrite du Directeur général de l’Exploitation.
- Les concessionnaires des établissements situés sous les galeries couvertes du pourtour des .palais du Champ de Mars sont autorisés à placer des tables et des chaises pour les consommateurs le long des devantures et jusqu’à 3m50 de celles-ci, avec l’obligation de ménager devant chaque entrée de l’établissement un passage d’accès de la largeur de cette entrée.
- Les concessionnaires des établissements situés dans les parcs et jardins ne pourront oc-
- cuper que les espaces indiqués sur les plans remis par l’administration.
- Les concessionnaires sont tenus de se conformer à l’article 10 du cahier des clauses et conditions, qui leur enjoint de soumettre au Directeur général de l’Exploitation et de déposer enlre ses mains la liste nominative de leur personnel, qui sera constamment tenue à jour. Cette liste devra indiquer la fonction de chaque personne inscrite.
- Des cartes permanentes nominatives, avec photographies, seront remises aux concessionnaires pour eux et les principaux employés nécessaires à l’exploitation de leur établissement. Le personnel ordinaire entrera au moyen de jetons de service.
- Les porteurs de jetons de service entreront par les guichets qui seront désignés aux portes ci-a près :
- Esplanade des Invalides. — Porte des Affaires étrangères, Porte des Invalides, Porte Eabert, Porte Latour Maubourg.
- Quai d’Orsay. — Porte du Pont de l’Alma (aval).
- Champ de Mcu-s. —Porte Rapp, Porte Lamothe-Piquet, Porte Suffren (Dupleix), Porte du Chemin de fer.
- Trocadêro. — Porte de Bitly, Porte du Trocadéro, Porte Delessert. •
- Les porteurs de jetons de service entreront par les guichets spéciaux des portes ci-dessus indiquées, de 6 heures du matin à midi, et ensuite de 5 heures à 6 heures du soir.
- Les cartes d’entrée et les jetons de service accordés d’après les listes du personnel, approuvées par le Directeur général de l’Exploi-talion, seront délivrés par le Directeur général des Finances.
- Les fournisseurs, avec ou sans voitures, seront admis de 7 heures à 9 heures du matin, par les portes ci-après :
- Esplanade des Invalides. — Porte des Aflaires étrangères.
- Quai d’Orsay (en face du Palais des Produits alimentaires). — Porte de service spéciale.
- Champ de Mars (en face du débouché de la rue de l’Université, dans l’avenue de La Bourdonnais). — Porte de service spéciale.
- Champ de Mars. — Porte du Chemin de fer, Porte Desaix, Porte Sutfren (Dupleix), Porte Lamothe-Piquet.
- Trocadéro (quai de Billy). — Porte du Trocadéro.
- Chaque fournisseurs devra présenter, à l’entrée, un jeton de service au nom du concessionnaire, et, à la sortie, un autre jeton, qui lui sera remis à cet eflet par le concessionnaire pour être retiré par les préposés à la surveillance de porte par laquelle il sera entré.
- Aucune voiture de fournisseur ne sera tolérée dans les enceintes après neuf heures et demie.
- Les voitures des fournisseurs seront visitées à la sortie. Le nombre des personnes que contiendra chacune d’elles sera contrôlé de façon qu’il soit le même à la sortie qu’à l’entrée.
- Les concessionnaires seront responsables des fraudes qui pourront être commises dans l’emploi des cartes ou des jetons de service de leur personnel et dans le service des approvisionnements.
- Aucun employé des établissements de consommation ne sera autorisé à y passer la nuit sans une autorisations péciale du Directeur général de l’Exploitation, qui signalera au service de la police et des pompiers le nom du garde de nuit agréé pour chaque établissement.
- Il est fait défense aux concessionnaires de servir gratuitement, sous quelque forme que ce soit, des consommations ou des repas aux agents des services administratifs.
- La surveillance des établissements de consommation : restaurants, cafés, brasseries, buffets, etc., etc., sera faite par les inspecteurs principaux, inspecteurs et sous-inspecteurs de la Direction général de l’Exploitation.
- Le Directeur général de l’Exploitation se réserve le droit d’exiger la révocation et l’expulsion de tout employé d’un concessionnaire dont le public ou les agents de l’Administration auront eu à se plaindre gravement.
- Le Directeur général de VExploitation.
- G. Berger.
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- SIMPLE COMPARAISON
- 1867-1878-1889
- Le tableau comparatif des entrées en 1&78 et 1889, que nous avons publié mardi, peut être utilement complété par les chiffres de l’Exposition de 1867. Il est à remarquer que, par une coïncidence assurément fort rare, le 6 mai 1867, comme le 6 mai 1878 et comme le 6 mai 1889, était un lundi. Gela rend la comparaison facile. Voici les chiffres de la période de 1867 qui correspond aux premiers jours d’ouverture de l’Exposition actuelle :
- En 1867 En 1878 En 1889
- 6 mai 36.036 25.949 111.295
- 7 — 30.245 21.930 55.242
- 8 — 28.585 24.392 45.082
- 9 — 30.188 32.298 47.483
- 10 — 26.480 24.478 36.323
- 11 — 25.106 24.853 41.879
- 12 — (dimanche) 49.652 78.980 160.794
- 13 — 29.920 32.474 54.394
- 14 — 27.047 31.020 41.821
- 15 — 32.386 29.759 44.466
- 16 — 30.083 37.974 70.402
- 17 — 36.837 33.173 49.3 il
- 18 — 36.817 29.400 55.550
- 19 — (dimanche) 66.022 85.702 234.727
- Totaux.... 486.404 512.382 1.048.838
- On remarquera qu’entre 1878 et 18671a différence est de 25,978 entrées seulement. Mais cela s’explique par le fait qu’en 1878 les entrées gratuites sont comprises dans les chiffres que nous publions. Il en a été de même d’ailleurs pour la plupart des Expositions universelles qui ont eu lieu à l’étranger depuis cette époque.
- En comparant, par conséqnent, les résultats de nos Expositions de 1878 et de 1889 à celles de l’étranger, il faudra faire à ce sujet une juste réserve.
- Ceci dit, rappelons que l’Exposition de Londres en 1851 a été ouverte le 1er mai. La première journée fut réservée aux invités : il y eut 22,000 entrées.
- Le deuxième et le troisième jour, le prix d’entrée fut de 25 francs par personne; il y eut, chacun de ces jours-là, 500 entrées.
- Jusqu’au dimanche 25 mai 1851, le prix d’entrée fut de 6 fr. 25 ; le nombre des visiteurs varia de 15 à 30,000 pour chacun de ces jours-là.
- Dès le lundi 26 mai le prix des entrées fut baissé à 1 fr. 25. Il n’y eut le premier jour que 31,000 personnes. Ce chiffre s’éleva graduellement à 56,000 visiteurs jusqu’à la fin de juin. Durant toute l’Exposition, la journée du dimanche fut fermée et le samedi fut réservé aux visiteurs à 6 fr. 25. Au total le nombre des entrées a été, à Londres, en 1851, de 6 millions environ, tandis qu’à Paris, en 1855, il n’y en eut que 5 millions. En revanche en 1867, il y ' eut 9 millions d’entrées.
- Ajoutons qu’en 1873, à Vienne, il y en eut 7 millions et 10 millions environ à Philadelphie en 1876. Comme on le voit, la moyenne des entrées de l’Exposition actuelle promet de dépasser d’un chiffre extraordinaire les moyennes de toutes les expositions universelles.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Le 23 juin, un banquet sera donné par les dix-sept sociétés savoisiennes de Paris en l’honneur des exposants savoyards, au Salon des Familles, sous la présidence de M. Ghautemps.
- Le conseil municipal de Marseille a voté hier soir 15,000 fr. pour l’envoi à l’Exposition de trente délégués ouvriers faisant partie des cinquante-sept syndicats groupés sous le nom d’Union des chambres syndicales ouvrières.
- Le panorama de Rio-de-Janeiro vient de diminuer ses prix d’entrée pour les officiers des armées de terre et de mer. Le vendredi, jour élégant, où l’entrée coûte 2 francs, les officiers ne paieront que 1 fr. Les autres jours, l’entrée est fixée pour eux a 75 centimes au iieu de 1 franc et à 50 centimes pour les sous-officiers et soldats.
- -AC-
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- 'Samedi, à cinq heures du matin, un chauffeur nommé Simon Satonne a été trouvé inanimé sur la voie du chemin de fer Decauville, en face la rue des Usines, au Champ de Mars.
- Le malheureux ouvrier, tamponné par la machine du train n° 1,502, a eu les deux jambes coupées au-dessus des genoux.
- Sur l’ordre de M. Gronfier, commissaire de police de Grenelle, le cadavre a été transporté à la Morgue.
- Un brave homme de cinquante-deux ans a été trouvé mort asphyxié, près d’un réchaud éteint; sur une table ces mots :
- « Je meurs dégoûté de la société française .en gé-« néral et de son gouvernement en particulier, qui « a présidé à l’édification de la Tour Eiffel. »
- Toutes les folies sont dans la nature.
- LES CARILLONS
- Ce dont nous gratifient les carillons, ces machines compliquées qui sont de véritables moulins à moudre du son — et des moulins à aube, quand ils jouent dès le matin — est-il bien de la musique? Je n’oserais l’affirmer, mais je me garderai bien de dire le contraire... Ce matin, j’en ai entendu un qui faisait rage du haut de son espèce de clocher provisoire.
- Cette tabatière à musique grand format — le voisinage de la Tour Eiffel a obligé à exagérer toutes les dimensions — jouait frénétiquement « J’ai du bon tabac » et « Ah! vous dirai-je, maman », cette rengaine sur laquelle Mozart, qui a fait mieux que cela, composa une série de variations.
- C’était là une réclame musicale à laquelle je ne pus résister.
- J’entrai dans la boite, chose que je n’avais jamais pu faire pour les tabatières de Genève, dans le but d’en surprendre tous les mystères. Je me souvenais alors être resté jadis, tout gamin encore, au pied du clocher de la cathédrale de Cambrai, qui possède un carillon confié à üzvcl jaquemarts, nommés Martin et Martine. Mes détracteurs trouveront dans ce fait une mine toute prête de plaisanteries que je ne relèverai pas avec l’aigreur d’Emile Bergerat. Alors je regardais avec admiration le maréchal-ferrant delà musique et son épouse, forgeant avec leurs uqarteaux des airs naïfs sur la cloche-enclume. Plus tard, habitant non loin du bef froi, je trouvai intolérable l’instrument de torture qui répétait invariablement à minuit ce qu’il avait martelé à midi, et ainsi de suite toutes les heures.
- Heureusement pour les voisins futurs des églises, M. B..., à qui je parlais ce matin, le
- constructeur le plus avancé de l’instrument le plus.arriéré,, a trouvé moyen d’arrêter à volonté les mélodies intempestives et malsonnantes.
- Il y a là un système d’enclanchement et ed déclanchement extrêmement ingénieux et savant que je vous recommande — sans me charger de vous l’expliquer. Je me contenterai de dire que, selon moi. c’est le plus beau résultat que l’on ait pu obtenir en fait de carillonnage. Ce qu’il faut ajouter, c’est que l’auteur, qui a la foi du fondeur-musicien, est convaincu de la perfectibilité de son œuvre — qu’il réduit à une question d’argent, une misérable question d’argent.
- — Donnez-moi un million, dit-il, et je me charge de vous établir un carillon sans reproche ; quelques marteaux de plus et je ne vous cognerai que des notes justes, rien qu’un petit million pour avoir Esclarnionde sans Mlle Sibyl.
- Ça c’est tentant ! et je me sers de notre publicité pour convier tous les compositeurs. Marcel Legay en tête, pour apporter leurs œuvres au carillonneur qui les fera exécuter par son cylindre sans omettre un soupir ou une pause. L’appel sera entendu, car il est évident que le meilleur moyen de faire sa réputation — c’est de la carillonner.
- LA JOURNÉE A L’EXPOSITION
- LUNDI
- Visite au Palais des Beaux-Arts
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commen-mençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles sui vantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme : voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la Galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par Tescalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier do l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de Renseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Midi, déjeuner au restaurant sous la galerie des Beaux-Arts, côté du jardin.
- A 2 heures, représentation aux Folies-Parisiennes.
- A 3 heures, musiques militaires dans les kiosques du jardin.
- A G heures, coup de canon annonçant la fermeture des galeries et des Palais. (Galerie de 30 mètres et Palais des Machines exceptés.)
- A. G heures et demie, dîner au restaurant Tourtel.
- A 8 heures, visite au Dôme central et à la galerie de 30 mètres éclairés à la lumière électrique.
- De 9 heures à 11 heures, illuminations, éclairage électrique du jardin, du Parc, de la Tour. Sur la Tour, phare tricolore, projections électriques sur Paris, sur le Dôme central, sur la Fontaine Coutan. Effets lumineux et multicolores dans les jets d’eau de la Fontaine Goutan et sur la rivière centrale de 40 mètres.
- A 11 heures du soir, retraite militaire pour la fermeture de l’Exposition.
- SPECTACLES^ETJISTRACTIONS
- CHAMP DE MARS
- JARDIN
- Musiques militaires, de 3 à 5 heures, dans les quatre kiosques.
- * Grand-Théatre de l’Exposition et Palais des Enfants, à l’extrémité du Palais des Arts Libéraux. — Représentations de jour et de nuit.
- Pavillon de la Mer.
- Folies-Parisiennes, près l’entrée de la rue de l’Université. — Représentations de jour et de nuit.
- Pavillons des Aquarellistes et des Pastellistes à l’extrémité du Palais des Beaux-arts.
- POURTOUR
- Rue du Caire. — Café-Concert. — Promenades a Ane. — Pavillon du Maroc. — Café-Concert, Danses.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- Palais des Produits alimentaires. — Czarda Hongroise. — Dégustation. — Musique.
- PALAIS DES MACHINES
- Promenade sur les Ponts roulants.
- Tirage du Bulletin Officiel, classe 58, près la porte La Bourdonnais.
- ESPLANADE
- Concert Algérien.
- Concert Tunisien.
- Villages Malgache, Tonkinois, Annamite, Pahouin, Canaque, Javanais.
- Le Soir
- Fontaines Lumineuses.
- Illumination de la Tour.
- Illumination des Parcs et des Jardins et du Dôme central.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- RENSEIGNEMENTS UTILES
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain.-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Cour celles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec . les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. —Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, -Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-Issy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :'ri*
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villetté, Panthéon-Place de Cour-celles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodèro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une station supplémentaire ; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes à Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l’Exposition.
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Iéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur de l’avenue de Sufî'ren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie^ directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au.Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de*place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées _ au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies à la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires.— Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections:
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert 6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine
- 10 heures matin à 6 heures soir.)
- IL — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir).-Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à
- 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 lieuses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures
- soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (b heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg 6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et, ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. —Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Sufî'ren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. — Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 8 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- 1 outes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars. ^
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique le délai d’ouverture est ,prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées parjour :
- Matin : 7 h. 80, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants :
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté. La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule-Rapp et près des Bureaux dë l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et. au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène-et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
- La Librairie du « Bulletin des Halles », 33, rue
- Jean-Jacques-Rousseau, vient de mettre en vente un Plan illustré de l’Exposition universelle, avec un Indicateur alphabétique, imprimé en six couleurs et représèntant exactement la place des différentes expositions.
- . Ce plan, richement illustré, est indispensable aux visiteurs, qui trouveront aisément à se guider en sortant du Panorama le Tout-Paris, une des principales attractions, de l’Exposition.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1883.
- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
- R. R COMMAISTDÊÎ S
- ABAT-JOUR
- Degalï'et et Cio Succrs, (ancienne maison Grimal), 28, rue Albouy, Paris. — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
- AMEUBLEMENT
- A. Vaillant, 10, rue Meslay, Paris. — Fabrique de meubles de luxe. Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité de cache-pots, jardinières, tables à ouvrages et à jeux, bureaux de dames et liseuses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
- Ililgert, 20, passage Tocanier, Paris — Fabricant de chiffonniers et tables de nuit chiffonniers en tous genres.
- Cli. Gai va ni. faubourg Saint-Antoine, 137, et rue d’Avron, 28. — Grande fabrique de lits et chambres à coucher en tous styles. Envoi franco du catalogue.
- G. Hermann, 9, rue St-Ambroise et 7, cité d’Angoulême, Paris.—Ameublements complets de tous genres. Ebénis-terie et tapisserie. Meubles anciens, sièges et tables de tous styles pour salles à manger. Chambres à coucher, salons, bibliothèques et bureaux.
- Quarré, 143, r. d’Aboukir, (us. r. de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de style pour meubles, de décoration pour cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voiture, marque : Au Lion.
- ARMES St ARMURES
- B. Gutperle, 12,boulevard Magenta, Paris. — Armes, armures, panoplies et trophées. Cuirasses secrètes garantissant de l’arme blanche et de la balle de revolver. Bijoux, armes et armures pour théâtres.
- ARTICLES POUR FUMEURS
- Quentin et Cie, 22, r. de Bondy, Paris, _ pipes Gambier. Papiers Riz La * et Goudron La *.
- BALANCES St BASCULES
- L. Paupier ^ constructr mécanicien, rue Saint-Maur, 84, Balances, Bascules, Petits chemins de fer, matériel roulant, (voir classe 49, Hangar 1, n°l). Voir Esplanade des Invalides, classes 49 et 74. Agriculture.
- BATTEURS D’OR
- X. Jacquesson, 7, rue Chariot, Paris. — Fabrique d’or, d’argent et de platine en feuilles, en poudre et en coquille. — Exposant, classe 41, groupe V. — Téléphone.
- BEBES, JOUETS, JEUX
- J. Stelner, fabricant du bébé mécanique vivant, du bébé incassable, parlant et ordinaire (dit le petit parisien), 22 brevets. — Demander marque Steiner.
- BIJOUTERIE, JOAILLERIE
- Plichon et <3ie, 10, rue du Parc-Royal, Paris. — Fabricants de doublé or, or sur argent.
- Ancienne maison Lefebvre et fils, fondée en 1843, Lefebvre fils aîné successeur. 106, rue de Rivoli. Ateliers, 3 rue des Halles, — Corbeilles de mariage bijoux riches, pierres fines de premier choix.Fab. spéciale de bijoux, orfèvrerie et objets d’art de style or et argent, ciselure, émaux, modèles spéciaux déposés. Médaille argent, Paris, 1884. Exposant classe 37. COULEURS FINES
- Chevillet, A. Grenier successeur, 31, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de couleurs fines pour artistes. Exposant classe 10, groupe II.
- L. Plainchainp, maison fondée en 1798, boni, de Strasbourg, 35, Paris. — Couleurs et vernis pour bâtiments, voitures et industrie, décors et tableaux.
- OUVRAGES DE DAMES
- Mme Cucliet, 3, rue d’Aboukir, Paris. — Tapisseries de tous styles, broderies, armoiries, travaux montés, spécial, drap perforé à la machine et à la main, perforation à façon.
- Lambert -Vormus, 3 boul. St-Denis. — Bijouterie-joaillerie. Fabrique de Pendules.
- Lambert Lévy fabricant, 31 et 33, boulevard St-Martin. Maison fondée en 1829.— Joaillerie, bijouterie, horlogerie, bronzes. — Vente en détail au prix du gros. ENSEIGNES
- Leboeuf, 40, boulv. Bonne-Nouvelle, Tableaux-médaillers sur fonds de velours, pour les exposants, reproduction de toutes les récompenses.
- BILLARDS (et Accessoires de) ÉVENTAILS
- Hiolle, Marillier et Cie fabricants de queues de Billards. Procédé mobile à vis, breveté s. g. d.g. —- 45, boulevard St-Martin, Paris. E. Buissot, 46, rue des Petites-Ecuries, Paris.— Fabrique d’éventails pour la France et l’exportation, corbeilles de mariages, éventails anciens, réparations de tous éventails.
- BOUTONS
- G. Bagriot, [ng] 168-170, rue St-Denis, à Paris. — Exposant classe 35. Boutons Livrée, Administrations, Uniformes pour tous pays. FONDEUR-LAMINEUR *
- E. Louyot, ingénieur, 16, rue Folie-Méricourt. — Fonte et laminage de tous métaux : nickel, maillechort, cuivres rouge, demi-rouge, laiton. — Téléphone.
- BRETELLES
- LITS ARTICULÉS
- Ch. Guyot, inventeur et seu^ fabricant spé-ÉEIELIESHÏG1EH10UES] cialdes Bretelles hy-VBtévetée^SMF/ uniques, 13 rue Bé- ranger, Paris.— Usage agréable, solidité, bon goût, bon marché. Se trouvent dans les principales maisons.
- A. Picot (a) 1878. — Lits-Ganapés articulés pour tous usages. Avenue Parmentier, 6.
- GANTERIE
- Marcault, 8, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — (Classe 35), Chevreau et Suède, marque L. S Gants Tan-Russe, b. s. g. d. g.
- BREVETS D’INVENTION
- E. Wattïer, ingénieur-architecte, 5, rue Mazagran (porte Saint-Denis) et 33, av. de la Bourdonnais (Exposition). — Représentation aux expositions, brevets d’invention, dépôts, marques, dessins, modèles, France et étranger.
- GRAINES St PLANTES
- Maison Loise-Chauviëre, fondée en 1845, Dupanîoup et O, successeurs, 14, quai de la Mégisserie, Paris. (Exposants).
- BRONZES D’ART
- E. Plnédo, [nc] C. * * * Exposant, classe 25. — Groupes, Statuettes, Encriers, etc., 40, boulevard du Temple. HOUBLONS
- Edouard Bernet, 17, rue de Giéry, Paris ; succursale, 52, faub. Stanislas, Nancy. — Houblons de toutes provenances. — Méd. etdipl. d’honneur. Exposant cl. 44, gr. V.
- BRONZE IMITATION
- Coupler fils et Drouart, rue Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets d’art. Editions d’Œuvres du Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis XVI. — Exposant classe 25, groupe n° 3.
- MEULES EN GRES
- Boycourt. — Meules pour toutes industries, 90, rue Folie-Méricourt.
- BRONZES POUR EGLISES MARQUES D’EMBALLAGE
- Thiery-Figaret successeur de L. Fi-garet, 2, rue Breguet et 24, rue St-Sabin, Paris. — Manufacture de bronzes pour églises. Marque L. F. Paris. — Exposant, classe ... Foucault, 9, rue des Trois-Bornes, Paris. — Presses et marques à feu, Pinces à plomber, Alphabets et chiffres acier fondu, Marques de fabrique.
- MANCHES DE PARAPLUIES
- CORSETS
- A. Briot, Troulïlet et Lambert Srs, .13, rue Etienne-Marcel et 133, rue Saint-Denis, Paris. — Manufacture de Corsets, Commission, Exportation. Marque déposée: A la Pemoiselle. Ancienne maison G. Lamoisse et Tardy, V. Marguin et Cie, successeurs, anc. 80, rue de Bondy, actuellement 95 et 97, boulevard de Port-Royal. — Téléphone.
- COURROIES ORGUES
- Alexandre père et fils, rue de Richelieu, 106, Paris. — Orgues, — Exposant, groupe II, classe 13.
- J. Levy jeune, 47, avenue Parmentier, Paris. — Courroie Gandy coton.
- OBJECTIFS ET INSTRUMENTS
- D’OPTIQUE POUR LA PHOTOGRAPHIE
- J. Zion, fabricant breveté s. g. d. g. Paris, 7, rue de Jouy. — Objectifs apla-nétiques rapides, symétriques extra-rapides. — llectilinaires à grand angle pour monuments, paysages, intérieurs et reproductions. —Petits objectifs pour chambres noires détectives. — Obturateurs instantanés extra-rapides.
- OR EN FEUILLES ET EN POUDRE
- Dumilàtre et Faubert, Faubourg-du-Temple, 22, Paris. — Fabrique d’or et de Platine en feuilles, en poudre et en coquilles. — Exposant, groupe V, classe 41.
- OUATAGES
- Marinpoy, 10, rue Paul - Lelong, Paris. _— Tissus ouatés, mousselinés, brevetés, pour doublures de vêtements et jupons. — Usine à force motrice, 26 et 28, rue de la Pointe-d’Ivry.
- PARFUMERIE
- E. Bronchain, parfumeur; fabrique, 3, rue de l’Avenir, Asnières. — Reine des neiges, Poudre de riz à base de glycérine, Eden Powder, fleur de riz superfine, invisible et adhérente.
- PASSEMENTERIE D’AMEUBLEMENT
- Camille Weber (veuve et fils), 15, rue Poissonnière, Paris. — Spécialité pour ameublement. Articles de style et de fantaisie. — Médaille d’or, Paris 1878.
- PRODUITS HYGIENIQUES
- DÉSINFECTANT LE PLUS HYGIENIQUE (PRIX MONTYON)
- Phénol-Bobeuf parfumé Dentifrice, Savon et Ëau-Bobœuf Aspirateur et Vaporisateur-Bobœuf Paris, 61, faub. Poissonnière, ci-devant, 7, r. Coq-Héron
- PLUMEAUX
- J.-E. Durup, (successeur de P. Leullier etCe), 15, rue Vieille-du-Temple, Paris.—Fabrique de plumeaux en tous genres, autruche, dinde, coq, fantaisie. Marque de fabrique déposée, Récompense à l’Exposition universelle de 1878. Exposant classe 29.
- SIÈGES
- J. Tixier. Grande fabrique de sièges d’art et de style, garnis cuir de Cordoue, reliefs, gravés, décorés et autres ; écussons, chiffres, monogrammes, etc.(matériel et outillage spéciaux pour cette fabrication. — Exposant.
- SOIES ÉCRUES & TEINTES
- E. Hamelln et Cie, 144, rue Saint-Denis, Paris. — « Au Mûrier » « Au Palmier ». Diplôme d’houaeur. Fila-' tures et Moulinages à Ragnols (Gard) et aux Andelys (Eure).
- TAPIS ET TAPISSERIE
- B. Jacob, 19, rue Turbigo. Paris. — Tapis Linoléum et toiles cirées, la plus belle collection. Se charge de la pose à l’Exposition. Conditions les plus avantageuses.
- marque Genebrias et Herfort, 23,
- BE FABRIQUE rue Vivienne. Spécialité pour
- OjjLg tapissiers, ornements d’apparte-Bi ments, bronzes, rinceaux, patères, porte-chapeaux. Fabrique d’élastiques pour sièges. •
- VERRERIES (et Fournitures pour)
- Ch. Lespadin, 72, rue d’Angoulême, Paris. — Moules et outillage pour verreries et cristalleries, fabricant breveté s. g. d. g. — Exposant classe 51, groupe VI.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- GRAND-THÉATRE DE
- L’EXPOSITION
- Quoique commencé tardivement, le Grand-Théâtre de l’Exposition est un des Palais dont l’installation est complètement terminée.
- Nous venons d’assister à la représentation à laquelle nous avait gracieusement convié la Direction, et nous avouons tout franchement que nous avons été émerveillés de ce que nous venons de voir et d’entendre. Ce sera, en effet,une surprise pour tous de trouver, dans le Parc du Champ de Mars, la plus coquette des salles de spectacle, avec un programme plein d’intérêt.
- Nous avons applaudi la troupe Alexander dans une pantomime inénarrable, intitulée « les Tribulations d’un Touriste »; ce sont certainement, dans leur genre, des maîtres que ces mimes anglais !
- A signaler aussi les acrobates les Constanti ; les chiens admirablement dressés du clown Karl et surtout un prodige de grâce et de force appelé Georgina Aix, qui, âgée dehuitans, nous a montré des tours que nous n’avions
- PALAIS DES ENFANTS
- jamais vu faire aux acrobates les plus adroits.
- A côté des clowneries, l’art le plus sérieux est représenté par Mlle Kara, une jeune mauresque qui a passé par notre Conservatoire, dont elle a pris les bonnes traditions.
- Je promets un succès au « Paris-Quatuor » qui nous a fait entendre un beau chant patriotique intitulé « 89 », composé spécialement pour le Grand-Théâtre de l’Exposition, par M. Missa, grand prix de Rome.
- N’oublions point, un exquis ballet d’enfants, réglé par Mme Mariquita et l’orchestre dirigé de main de maître par Alexandre Artus.
- Nous n’avons pu assister à la représentation des Marionnettes dans le promenoir, mais on nous assure qu’elles feront sensation ; j’en accepte T augure.
- D’après cette représen tation, nous pouvons annoncer que c’est dans ce coin du Champ de Mars, côté SufFren, que sera la fête de l’Exposition.
- Grand diplôme d’Honneur et Médaille d’Or
- Paris 1887
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- A partir du 1er Mai prochain il sera délivré :
- 1° A Paris pour toutes les gares du réseau P. L. M. et réciproquement ; 2° A Lyon et à Marseille pour les gares P.L. M. situées dans un rayon de 400 kilomètres autour de ces deux villes et réciproquement, des billets d’aller et retour comportant une réduction de 25 0/0 sur les prix du tarif général.
- La durée de validité de ces billets variera entre 2 et 8 jours, selon l’importance du parcours. Elle pourra être prolongée deux fois de moitié moyennant le paiement d’un supplément de 10 0/0 pour chaque prolongation.
- Enfin, les billets d’aller et retour seront acceptés dans les trains express au même titre que les billets ordinaires, et, pendant le service d’été, dans les trains rapides.
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- Le Numéro : 15 Centimes.
- Mercredi 29 Mai 1889.
- 2e Série. — N° 16.
- DE
- ABONNEMENTS
- POUR LA. DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements..............
- Étranger, le port en sus.
- L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Annonces... Réclames... Faits divers.
- la ligne 3 fr. — 5 »
- 10 »
- 20 fr.
- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
- (CLASSE 58)
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M Seymodr Wade, Blomfield House, London- Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Partie Officielle: Arrêtés et Règlements.— Partie non officielle : Chronique. — Echos. — Visite aux Tonkinois, conducteurs des puss-puss. — Les Pick-Pockets. — Du haut de la tour du Trocadéro. — Nouvelles de l’Exposition. — Petites réclamations. — Guide des attractions. — Annonces et Réclames.
- PARTIE OFFICIELLE
- Le président de la République française,
- Vu les paragraphes 2 et 5 de l’article 4 de la loi du 4 décembre 1888, relative aux travaux à exécuter au port de Boulogne;
- Vu la délibération de la chambre de commerce de Boulogne, en date du 12 avril 1889;
- Sur la proposition du président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, et l’avis conforme du ministre des travaux publics,
- Décrète :
- Art. 1er.—Les droits applicables aux voyageurs embarqués ou débarqués au port de Boulogne, par navire de mer, sont abaissés de moitié pendant toute la durée de l’Exposition universelle de 1889, au débarquement comme à l’embarquement, en faveur de tous les voyageurs venus de l’étranger pour séjourner en France et porteurs de billets d’aller et retour valables pendant une durée de quatorze jours au plus.
- Art. 2. — Les voyageurs ne pourront profiter de la réduction de taxe stipulée par l’article précédent que sous la condition de se conformer aux mesures réglementaires qui auront été arrêtées dans le but de faciliter le contrôle.
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- Le président de la République française,
- Vil le décret du 8 novembre 1884;
- Vu la loi du 6 juillet 1886;
- Vu le décret du 28 juillet 1886;
- Vu le décret du27 mars 1889, réglant l’organisation du jury international des récompenses;
- Sur la présentation du président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889,
- Décrète :
- Art. 1er. — Sont nommés membres titulaires du jury des récompenses pour la classe 69 :
- MM. Leydet, député.
- Ghirade(Armand),négociant en beurres, œufs et fromages. Membre du jury des récompenses en 1878.
- Cabaret (Paul), chef de bureau au ministère de l’agriculture.
- Art. 2. — Est nommé membre suppléant du jury des récompenses pour la classe 69 :
- M. Blouet (Alfred), membre de la chambre
- de commerce.
- Fait à Paris, le 10 mai 1889.
- CARNOT.
- Par le Président de la République :
- Le président du conseil, ministre du commerce, de Vindustrie et des colonies,
- P. TIRARD.
- Le président de la République française,
- 1 - i1 les ParagraPhes 2 et 5 de l’article 4 de la °i du 4 décembre 1888, relative aux travaux à executer au port de Calais;
- Vu la délibération de la chambre de commerce de Calais, en date du 2 avril 1889 ;
- Sur la proposition du président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, et l’avis conforme du ministre des travaux publics,
- Décrète :
- Art. 1er. — Les droits applicables aux voyageurs embarqués ou débarqués au port de Calais, par navire de mer, sont abaissés de moitié pendant toute la durée de l’Exposition universelle de 1889, au débarquement comme à rembarquement, en faveur de tous les voyageurs venus de l’étranger pour séjourner en France et porteur de billets d’aller et retour valables pendant une durée de quatorze jours au plus.
- Art. 2. — Les voyageurs ne pourront profiter de la réduction de taxe stipulée par l’article précédent que sous la condition de se conformer aux mesures réglementaires qui auront été arrêtées dans le but de faciliter le contrôle.
- MM.
- Dodé (Victor), négociant en beurre, oeufs et
- fromages.
- Fournol (Paul), conseiller général de l’Aveyron.
- Gervais, négociant en fromages, à Neufchâtel (Seine-Inférieure).
- Langlois (Pierre), négociant en beurres et fromages.
- Lézé, professeur à l’école d’agriculture de Grignon.
- Moreau (Edouard), négociant en beurres et fromages.
- Rouchez, secrétaire général du syndicat des courtiers de la Seine.
- Munier (Cyrille), directeur de la fruiterie-école de Marignac (Haute-Garonne).
- Par arrêté en date du 11 mai 1889, le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et d-es colonies, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889, a nommé membres du comité d’organisation du congrès international des œuvres d’assistance en temps de guerre :
- M. le docteur Duchaus-soy, fondateur et secrétaire général de l’Association des dames françaises.
- M. le docteur Dujardin-Beaumetz, directeur du service de santé du ministère de la guerre.
- Par arrêté en date du 12 mai 1889, le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, a nommé membres associés du jury pour le premier concours temporaire des produits de laiterie :
- M. Biron (Francis), administrateur de la Société générale des laiteries.
- M. Dedron, négociant en fromages.
- M. Demagny, maire d’I-signy.
- LA RUE DU CAIRE
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- IWHTIK AON OI'FIŒUi:
- CHRONIQUE
- Le troisième dimanche ne l’a cédé en rien aux deux précédents. Le chiffre des entrées payantes a atteint deux cent quatre mille cent douze.
- On n'est guère arrivé que vers midi et, quelques heures après, quand 1 orage a éclaté, on s’est réfugié en foule dans les galeries qui, à ce moment, ont été littéralement envahies.
- Mais l’orage n’ayant pas été de longue durée, l’encombrement a vite cessé dans l’intérieur, chacun aspirant à aller prendre l’air au dehors.
- Le piétinement de plus de cent mille visiteurs a vite produit dans le parc une boue désagréable, que de nombreux balayeurs avaient peine à faire disparaître complètement des chemins. Il faut reconnaître qu’ils ont fait de leur mieux, se portant rapidement sur les points les plus délayés ; et exécutant leur travail avec vivacité.
- Pendant que le Champ de Mars était inondé, l’Esplanade des Invalides ne -recevait que quelques gouttes d’eau. Les visiteurs qui étaient dans la section coloniale, entre deux et trois heures, ne se sont même pas doutés que leurs voisins essuyaient une si hère averse.
- On se rappelle la bousculade de dimanche dernier, à la passerelle de lAlma. Elle a été évitée hier grâce aux mesures prises par le préfet de police, M. Lozé, qui est venu s’assurer de visu que la queue, qui se formait vers six heures, devant la partie de l’escalier réservée aux personnes se rendan t des Invalides au Champ de Mars, se déroulait assez facilement. Au bout d’une huitaine de minutes on avait accès à l’escalier.
- A la passerelle des Invalides, où le monde a afflué, tout s’est bien passé également : on n’a pas eu besoin de recourir à un cordon de troupes.
- Les dîneurs improvisés ont encore augmenté, il y en avait partout : sur les escaliers, sur les rochers qui forment la base de la Tour Eiffel : on mangeait, onbuvait, et l’on riait. Rien n’est plus gai -que ces agapes dominicales.
- Quant aux fontaines lumineuses, leur succès ne fait que s’accroître; mais comme chacun voulant voir de près, les places sont prises de bonne heure. Dès avant six heures, toutes les •chaises qui bordent le bassin sont occupées et, patiemment, le public attend là jusqu’à neuf heures et demie que les premiers jeux d’eau se produisent.
- On trouve généralement que neuf heures et demie c’est un peu tard; on pourrait avancer de près d’une demi-heure ce spectacle, qui sera toujours le clou des soirées du Champ de Mars.
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- Cette Chronique serait incomplète si je ne rendais compte de la première ascension dans la Tour Effel, par ascenseur.
- C’est l’ascenseur Roux-Combaluzier et Lepape qui a ouvert la marche ad astra.
- Aussi y avait-il foule devant le guichet du pilier ouest, dans lequel la première ascension devait s’effectuer. Malgré l’affluence pour cette « première » d’un nouveau genre, tout s’est passé dans un ordre parfait, et l’on a dû reconnaître l’utilité des larges allées qui longent les piliers du côté des guichets.
- L’ascenseur a marché hier de midi à 7 heures du soir. Il effectuait son trajet toutes les 6 minutes. Lorsque tout sera définitivement réglé, l’ascension du premier étage se fera en 55 se-
- condes, et l’on élèvera 600 personnes par heure et par ascenseur.
- Voilà qui est donc mis en train sans encombre, le plus heureusement du monde.
- Nos compliments à M. Eiffel et à tous ses collaborateurs, et aussi à M. Thomas, chargé de l’exploitation.
- Cette semaine les quatre ascenseurs fonctionneront sans doute, l’ascenseur Otis conduira au second étage et l’ascenseur Edoux desservira le troisième.
- En route donc pour le pays des nuages! messieurs les voyageurs !
- Et fugit lux. A traduire « et la lumière a fui» pour le Syndicat des électriciens, qui s’est montré très au-dessous de sa tâche; qui n’a pas su donner la lumière à temps à la moitié du Champ de Mars; qui, l’ayant donnée avec un retard phénoménal, s’est trouvé incapable de la conserver à ceux qui pouvaient et devaient y compter.
- Cela s’appelle, en bon français, faire faillite à ses engagements.
- Il y a plus. D’une part les concessionnaires sont dans la double obligation, et d’exploiter leurs concessions, et de passer par le Syndicat des électriciens pour cette exploitation.
- Ces deux obligations s’accordent fort mal, du moment que le Syndicat des électriciens ne peut donner la lumière en temps voulu.
- Elles ne s’accordent plus du tout lorsque, brusquement, la lumière est retirée en pleine exploitation, comme cela est arrivé.
- Dimanche soir, la salle du Grand-Théâtre de l’Exposition (auPalais des Enfants) était comble, la représentation battait son plein, lorsque, brrrrt ! plus d’électricité, la nuit complète, et l’obligation de rendre l’argent à un millier de spectateurs.
- L’incapacité notoire du Syndicat des électriciens met l’administration en difficile posture.
- Elle dit aux concessionnaires :
- — Vous devez ouvrir vos établissements le soir.
- — Vous devez vous éclairer électriquement par traité avec le Syndicat, pourvu du monopole.
- --- Vous devez nous payer une redevance.
- Mais si les électriciens n’éclairent pas ?
- Alors tout rentre dans la nuit profonde.......
- naturellement ! le théâtre, l’exécution des engager] ts, les obligations contractées, tout se couvre de brouillards.
- Et ces choses se passent à côté d’électriciens qui ont rempli leurs engagements, comme Edison,Rothschild et Gramme... et dans la Ville-Lumière.
- F. L.
- Ê <0 JOC O S
- Pavillon gastronomique
- Au pavillon gastronomique, dont M. Blanchard, le propriétaire des cachots de la Bastille, est le directeur, concert avec orchestre de 80 musiciens; on se réconforte et on se rafraîchit en musique.
- A la passerelle de l’Alma
- A la passerelle du pont de l’Alma, grâce au système de va et vient organisé avec le concours des gardiens de la paix et des gardes républicains, il n’y a plus eu d’encombrement dimanche.
- Un piquet était établi au milieu de la passerelle empêchant le public de stationner, et de chaque côté gardiens de la paix et gardes républicains étaient en permanence en cas d’incident ou d’accident.
- A celle du pont des Invalides les mêmes précautions avaient été prises.
- Beaucoup de monde, mais pas de bousculade.
- M. Montpellier, officier de paix, et M. Maurice, inspecteur divisionnaire, chargés de la surveillance
- du service pour les deux passerelles, ont admirablement organisé le service.
- Vers les quatre heures on a été obligé, par suite de l’affluence des visiteurs, d’établir une queue, ce qui tendrait à prouver que ces passerelles sont encore trop étroites.... qui l’eut cru ?
- Visite ministérielle
- Après la corvée des visites officielles, nos gouvernants ne sont pas fâchés de pouvoir venir contempler à leur aise les merveilles de notre Exposition. C’est ainsi que nous avons aperçu dimanche le président du conseil, M. Tirard, commissaire général de l’Exposition, visitant en famille le Champ de Mars.
- L’orage d’hier
- L’averse qui s’est abattue dimanche, de 2 heures et demie à 8 heures, sur l’Exposition, n’a pas chassé un seul visiteur. Le public s’est pendant l’ondée réfugié dans les galeries et à 8 heures la foule envahissait de nouveau les jardins.
- Le coup d’œil était même assez curieux du côté de l’avenue de Suffren. Les allées de cette partie du Champ de Mars n’étant pas encore sablées — fait que nous signalons en passant à M. le directeur des travaux de l’Exposition — les visiteurs avaient à franchir de véritables lacs de boue.
- Mais on prend gaiement son parti de tout à Paris et quelques jeunes gens ont profité de l’occasion pour organiser un jeu ethnographique d’un nouveau genre. Il s’agissait de deviner à la chaussure et à la couleur du bas à quelle nationalité appartenaient nos jolies visiteuses. Il y a eu de forts paris dont quelques-uns très brillamment gagnés.
- Les Ascenseurs de la Tour
- La foule était d’autant plus nombreuse dimanche à la Tour Eiffel, qu’on inaugurait l’u.n des ascenseurs Combaluzier, qui monte jusqu’à la première plateforme. Malgré la rapidité avec laquelle se font les ascensions — 80 secondes pour la montée et autant pour la descente — il y avait une longue queue au guichet et cependant les ascensionnistes affluaient en même temps aux escaliers. Voulant nous-même monter au deuxième étage de la Tour nous avons dû recourir à l’obligeance de M. Eiffel, qui a mis à notre disposition l’ün des ascenseurs Otis.
- Les échelles de sûreté
- Puisque nous parlons des ascenseurs Otis rappelons que s’ils ne sont pas encore livrés au public ce n’est pas qu’ils ne soient en état de fonctionner, mais uniquement parce que la commission chargée de leur réception a demandé qu’on établisse des échelles le .long-de ces ascenseurs. S’il ne peut y avoir en effet le moindre danger d’accident avec l’ascenseur Otis, la commission a prévu le cas où un arrêt viendrait à se produire dans le fonctionnement et a voulu que le public pût alors gagner les plate-formes sans avoir à attendre la remise en marche de l’ascenseur.
- Le Grand-Théâtre de l’Exposition
- Les concessionnaires du Grand-Théâtre de l’Exposition (Palais des Enfants) viennent de confier la direction artistique du Grand-Théâtre à M. Léon Sari, qui créa les Folies-Bergère et les dirigea avec tant de succès durant de longues années.
- L’habileté que M. Sari a déployée dans ses diverses directions est un gage de réussite pour la jolie salle du Grand-Théâtre de l’Exposition, — et nous sommes heureux de souhaiter la bienvenue au nouveau directeur.
- Les banquets de l’Exposition
- Nous avons assisté, du Pavillon de la Presse, à un banquet dont les convives n’étaient certainement pas atteints de dyspepsie. Sapristi, quelles fourchettes et quelle bruyante gaieté f M. Blin, un grand industriel de Méru-sur-Oise, offrait à une première fournée de ses ouvriers — quatre-vingt-deux robustes appétits — un banquet au restaurant franco-américain. A quinzaine, paraît-il, la seconde fournée. Voilà un bon-exemple que nous ne saurions trop engager MM. les exposants à suivre.
- La mission autrichienne
- Le ministre de la guerre d’Autriche vient de décider qu’un intendant militaire et plusieurs officiers du génie et de l’artillerie seraient envoyés à l’Exposition pour y étudier la section militaire et, en général, tout ce qui leur paraîtra présenter un intérêt se rattachant à l’objet de leur mission.
- Ces officiers feront à Paris un séjour d’un mois,
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
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- environ. Ils seront en tenue civile et n’auront aucun caractère officiel.
- Ils devront procéder à un examen minutieux de tout ce qui peut être de nature à les intéresser et adresser à leur retour un rapport détaillé au ministre de la guerre.
- L’agriculture
- Les installations des galeries de l’agriculture sont aujourd’hui terminées.
- Cette exposition, comme on le sait, s’étend sur le quai d’Orsay. Dans la partie comprise entre le pont de l’Alma et le Champ de Mars se trouve l’exposition des société d’agriculture, comices, syndicats agricoles, viticoles, etc.
- A l’extrémité de l’une de ces galeries, du côté du panorama de la Compagnie transatlantique, le ministère de l’agriculture a exposé les principaux objets en argent et en bronze : coupes, groupes, statuettes, etc., qu’il décerne comme prix dans les concours régionaux. Il a exposé également une ny-ramide originale, formée de cubes représentant depuis un siècle le montant des sommes employées à favoriser et à récompenser l’agriculture.
- Cour 1889, le cube représente près de 9 millions de francs.
- Voilures tonkinoises
- Les petites voitures tonkinoises obtiennent le succès qu’elles méritent par leur originalité et leur élégance. Sur l’Esplanade des Invalides, c’est à qui se servira de ce nouveau mode de transport.
- Au Troeadéro
- On vient de poser sur les socles de pierre des deux escaliers des vestibules du Troeadéro quatre magnifiques animaux en bronze.
- A l’escalier de gauche, on a placé un renne et un cerf; à l’escalier de droite, une lionne et un tigre.
- Dans les grandes baies de la rotonde et des galeries, sur l’appui de chacune d'elles, on a également placé un vase en fonte émaillée de diverses couleurs.
- On y entretiendra des fleurs et des plantes vertes, constamment renouvelées par les jardiniers de la Ville.
- Une allée délaissée
- La grande allée qui longe le Palais des arts libéraux du côté de l’avenue de Sufïren présente un grand attrait pour les promeneurs, en raison des pavillons et des bazars nombreux qui se trouvent en bordure.
- En revanche, l’allée qui longe le Palais des Beaux-Arts, du côté de l’avenue de La Bourdonnais, reste à peu près déserte, par suite du manque d’attractions qui y appellent l’attention du public.
- L’administration, désireuse de remédier à cet état de choses défectueux, va faire construire un cinquième kiosque pour la musique devant le pavillon des postes et télégraphes ; les auditions musicales auront lieu tous les jours aux mêmes heures que celles du jardin central.
- Les gaziers téméraires
- Un de nos confrères fait à M. Eiffel une prière à laquelle nous nous empressons de nous joindre. C’est d’interdire à ses gaziers les exercices dangereux auxquels ceux-ci se livrent chaque soir au-dessous de la première plate-forme, à l’heure de l’allumage des rampes à gaz.
- Au lieu de circuler sur les promenoirs, comme tout le monde, et d’allumer leurs rampes avec une perche d’une forme particulière, ces braves gens, d’une témérité vraiment folle, circulent en dehors du promenoir sur une corniche de quelques centimètres, à pic sur les profondeurs du vide.
- Et comme cette acrobatie terrifiante fait pousser des petits cris aux dames qui circulent dans la Tour, les gaziers fiers d’eux-mêmes s’aiTêtent... et allument une cigarette au-dessus de l’abîme où le moindre faux mouvement peut les précipiter.
- Le Petit Journal ajoute :
- C’est fort risqué pour eux d’abord, qui peuvent tomber un soir raides morts sur le sol, d’une pareille hauteur. C’est dangereux ensuite pour les promeneurs qui recevront inévitablement un de ces malheureux sur la tête. Deux ou trois décès peuvent être évités avec une simple défense signée Eiffel. Nous la sollicitons du constructeur de la Tour, au risque d’enlever aux gaziers intrépides leur petit succès quotidien. Ils en trouveront d’autres moins brillants, mais plus durables, en faisant leur ouvrage honnêtement pendant de longues années à l’atelier. Ça vaudra mieux pour eux que d’être morts.
- Un nouveau système
- En ce qui concerne l’entrée des visiteurs aux portes de l’enceinte générale, depuis hier fonctionnent des guichets supplémentaires. Une modification a été introduite dans leur aménagement. Par la création d’une ouverture nouvelle pratiquée dans l’angle qui précède le couloir d’accès, l’administration évite l’une des deux stations auxquelles se voit contraint le visiteur lorsqu’il voit oblitérer, puis en second lieu lorsqu’il donne son ticket.
- D’une même place, la personne entrant dans l’enceinte pourra maintenant remplir les deux formalités. Ce sera donc une économie de temps. Ce système, mis à l’essai hier, sera probablement étendu à tous les guichets en service.
- Le ballon dirigeable
- C’est à droite du palais de la guerre, sur l’esplanade des Invalides, qu’est situé le grand batiment qui renferme le ballon dirigeable du capitaine Renard.
- Les proportions de ce ballon n’ont pas permis de l’installer en entier dans cette construction, et l’on a dû le couper en deux et clouer au plafond la partie inférieure.
- Ce ballon a 50 mètres de long et une capacité de 1,800 mètres cubes; son enveloppe est d’une imperméabilité telle, qu’il peut rester six mois sans se dégonfler; (il ne perd, en effet, par suite du changement de température du jour et de la nuit, que 5 mètres cubes d’hydrogène quotidiennement). Sa forme est, comme on le sait, celle d’un énorme cigare.
- La nacelle, elle, a-35 mètres de long; est presque entièrement en bambous et pèse 300 kilos. Au milieu se trouvent les piles, qui, en deux heures, fournissent une force de 8 chevaux, pour actionner l’hélice.
- L’hélice, en toile, est placée à l’avant et fait 55 tours par minute.
- Le gouvernail est à l’arrière.
- Dans ses ascensions, le capitaine Renard est revenu sept fois sur neuf à son point de départ, avec un vent d’une vitesse moyenne de 7 mètres par seconde.
- Ce résultat est déjà très remarquable, mais le capitaine Renard espère obtenir mieux encore en augmentant le volume de son aérostat.
- On va construire dans les ateliers de Meudon un nouveau ballon, qui jaugera 3,000 mètres cubes, et qui pourra enlever une machine de la force de 30 chevaux.
- Bientôt le public sera admis à visiter l’exposition du capitaine Renard ; il pourra même monter librement dans la nacelle et voir tous les détails de cette merveilleuse machine.
- Les livres militaires
- L’administration et les éditeurs militaires ont réuni, dans la section bibliographique, au premier étage de l’exposition du ministère de la guerre, les œuvres principales publiées dans ces dernières années sur les questions militaires.
- C’est d’abord une suite complète de tous les historiques de régiments; puis il nous faut admirer de magnifiques albums, Les Réginents sous Louis XV de Lucien Mouillard, et VAlbum de la cavalerie française du comte de Bouillé. Ces albums reproduisent exactement les drapeaux et les uniformes de l’armée d’autrefois.
- Le général Coste, qui a été chargé de l’exposition militaire, a trouvé un précieux collaborateur en M. Beaudoin, directeur de l’ancienne librairie militaire Dumaine, dont l’origine remonte au seizième siècle.
- Nous ne pouvons malheureusement citer tous les documents et toutes les publications recueillies par M. Beaudoin.
- Mentionnons néanmoins les cours d’artillerie de Plessis, les ouvrages de Moisson, Teissier, Sarre-pont, Sebert, sur la pyrotechnie et la balistique ; ceux de Brunner sur la fortification; ceux de Ber-trand et de Rouby, sur la topographie et la géographie ; les études historiques de Grasset et de l’amiral Serres, celles de Kœhler et de Ghoppin sur le passé de 'la cavalerie ; les cours de législation et d’administration de Baratier, de Delaperrière, de Crétin, de Beaugé, de Nicolas, etc.
- Comme journaux militaires, nous trouvons là réunis : la Revue militaire de Vétranger, le Mémorial de l’artillerie de la marine, le Journal des Sciences militaires, la Revue maritime et coloniale, et, avant tous, le Journal militaire, créé en 1789.
- Le village canaque
- C’est dimanche à deux heures qu’a été ouvert au
- public le village canaque construit dans la section des colonies aux Invalides. Ce village comporte quatre cases habitées par des indigènes, sept hommes et trois femmes. Toutes les cases sont en écorces et recouvertes de paille. Des « talous », images grossières en bois sculpté, en surmontent le faîte. D’autres sont postées de chaque côté des portes d’entrée et de sortie de l’enceinte du village. Dans le pays ces images, plantées aux portes des cases, en défendent le seuil aux étrangers. On ne les fixe en terre en ces endroits qu’aux jours où la mort ou la maladie est entrée dans la maison.
- Aux Invalides, une des cases a été transformée en une sorte de salle à manger, l’autre en chambre à coucher pour les femmes, la troisième en cuisine ; enfin la quatrième, la case du chef, abrite plusieurs couchettes. Ces dernières, qui n’existent pas dans les cases australiennes, ont été placées là à cause, de l’humidité du sol. Chez les Canaques, elles sont remplacées par des nattes de paille. De curieuses armes et des manteaux de peau complètent l’ameublement de la case du chef. Celui qui l’habite aux Invalides est le seul des indigènes canaques ayant une profession. Il est instituteur. Les autres peuvent être considérés comme des manœuvres.
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- Visite aux Tonkinois, conducteurs des puss-puss
- Leur remisage se trouve derrière le Palais des-Colonies, à l’Esplanade des Invalides.
- Ils sont au nombre de soixante-dix coolies sous la direction de M. Planté, propriétaire directeur.
- M. Planté, qui est le fermier des puss-puss de Haïphong. a ramené lui-même personnel et matériel de Hanoï.
- Trois de ces coolies sont mariés et ont avec eux leur femme.
- Ces voitures tonkinoises, appelées là-bas puss-puss, sont très légères et surtout très ornées de figures plus ou moins fantaisistes ; elles sont traînées par les Tonkinois, qui font l’office de chevaux.
- Il en existe soixante au dépôt de l’Esplanade.
- Elles sont à capote, montées sur ressorts en acier, etontun certain rapport avec nos buggies..
- Les petits coolies tonkinois qui les conduisent sont chaussés de sandales en cuir de buffle, et dans leur pays font de vingt à trentre milles anglais dans leur journée et cela en courant presque continuellement.
- Ici, on peut se faire une idée de ce dont ils sont capables pour la modique somme de deux francs l’heure.
- Quelques-uns comprennent assez bien le français, mais il suffit des quelques mots ci-dessous pour se faire conduire partout : dï pour marche ; toï pour arrête ; mann mann pour doucement : moülen pour vite ou courir; mann pour à droite et edi pour à gauche.
- Provisoirement, un remisage de ces petits véhicules est établi sous le vélum devant l’usine à poudre qui se trouve entre le bâtiment du ministère de la Guerre et le Pavillon de T Aérostation militaire.
- M. Planté est fâché de constater que quelques, mauvais plaisants s’amusent à apprendre à ses coolies les plus vilains mots de l’argot parisien, et il espère que ce petit avertissement ne sera pas tout à fait perdu.
- LES PICK-POCKETS
- Mauvais débuts
- Deux agents de la Sûreté en tournée du côté de la Tour Eiffel, dans la soirée de dimanche, avaient remarqué les allures suspectes de deux individus qui paraissaient vouloir se livrer au vol à la tire et à l’esbrouffe.
- Se voyant surveillés, nos deux hommes se dirigèrent vers le Troeadéro et sortirent de l’Exposition. Là ils se mêlent à la foule qui attend les omnibus et recommencent le même manège que sous la Tour sans que les deux agents puissent arriver à les prendre sur le fait.
- Us vont ensuite dans un café où leurs fileurs les voient se passant un porte-monnaie sous une des tables. Là encore, impossible de leur mettre la main au collet.
- Ils sortent enfin et se livrent de nouveau, à leur petite industrie, mais là ils sont pris la main dans la poche et conduits au poste de la rue de Long-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- champs où le premier dit se nommer Waterson Hugues; quant au second, sous prétexte qu’il ne parle ni ne comprend le français, il ne donne pas son état civil.
- Détail typique : Waterson était muni d’une petite montre de femme en or et d’une somme insignifiante en monnaie de billion ; il déclare que cette montre appartient à sa femme et que c’est la première fois qu’il se livre à ce petit exercice.
- Pas de chance....
- Arrestation de deux charretiers
- On a arrêté, dimanche matin, à l’une des portes de sortie du Champ de Mars, un charretier nommé Armand Marin, demeurand, 11, rue Pétrelle, et travaillant pour le compte de M. Manoury, entrepreneur.
- Il a été surpris au moment où il emportait dans son tombereau : du plomb, du cuivre, des sacs, des cordes, etc., etc.
- Pendant quoies agents s’emparaient de lui un ouvrier nommé Deléosine cherchait à enlever du tombereau les matières qui y étaient accumulées.
- 11 a été également arrêté et conduit au poste central.
- mm1
- Du haut de la tour du Trocadéro
- Plusieurs lecteurs du Bulletin Officiel m’ont écrit pour me manifester leur embarras, sinon leur inquiétude. L’un me demande comment il fallait se guider pour visiter avec fruit l’Exposition; un autre me prie de lui donner une bonne division par journée de ses visites à l’Exposition ; un troisième, me confiant que son but est d’épater un bourgeois de province de ses amis, me demande par quel bout il faudrait aborder l’Exposition, afin de bien « l’empoigner ».
- Et d’autres questions analogues.
- A toutes, la réponse est facile : mais je serai fort empêché s’il me fallait faire une réponse unique à toutes ces questions.
- A « l’épateur » je conseillerai de prendre son bourgeois de province à la gare d’arrivée, de l’emballer dans une voiture fermée, de le conduire sur la place du Trocadéro et de le mener à travers le vestibule de ce monument, en face des jardins. Et si là, ayant devant lui la Tour Eiffel, les dômes des Palais, la montagne de verre formée par la toiture du Palais des Machines, et les mille et mille détails, coupoles, pyramides, globes, obélisques, pylônes, tours et tourelles qui hérissent le Champ de Mars, le bourgeois de province n’est pas « tué » (style fin-de siècle), j’y veux perdre le peu de latin qui apu traverser les temps depuis mes années de collège.
- Il y aurait une variante à ce grand air : ce serait, dans le vestibule même, d’embarquer le « bourgeois de province à épater » dans,l’ascenseur Edoux, qui s’élève dans l’une des tours du Trocadéro. De là, à plus de 100 mètres au-dessus du niveau du Champ de Mars, de coup d’œil est étourdissant.
- Je conseillerais même, dès. maintenant, et à tout le monde, de faire cette ascension. L’on ne saurait avoir une impression plus synoptique, plus complète, plus saisissante de l’ensemble de l’Exposition de 1889.
- — Mais de la Tour ? me direz-vous.
- — De la Tour Eiffel, on ne voit pas la Tour : puisque, dirait l’ami Calino, on est dessus ! Tandis que l’on voit tout, même la Tour Eiffel, du haut de la Tour du Trocadéro. A ses pieds, dans les jardins, le Pavillon des Forêts, les serres, etc. etc. A droite et à gauche, des allées couvertes dont les vélums mettent à l’abri du soleil et de la pluie, conduisent aux passerelles qui franchissent le quai dont la libre circulation n’est pas interrompue.
- Les vélums recouvrent les passerelles et la traversée dupont d’Iéna se fait également sous leurs abris protecteurs.
- De l’autre côté de la Seine, sur la berge, l’Exposition fluviale et maritime, le Panorama de la Compagnie Transatlantique, le Palais des Produits alimentaires puis la galerie de viticulture et d’agriculture sous les grands ormeaux du quai d’Orsay. Tout à gauche, le dôme des Invalides, doré sur les coutures comme un habit de maréchal de France, a l’air d’une coupole Gigogne, du jupon de laquelle se serait échappée toute une famille de toitures, de koubbas, de petits dômes, de coupoles, de minarets, de tours, de poivrières, de faîtages qui grouillent sur l’Esplanade. C’est l’Algérie, la Tunisie, le Ton-kin, le Combodge, la Cochinchine, le Panorama, l’Hygiène, la Guerre, etc., etc., etc.
- En face, la Tour Eiffel. Là, le bourgeois de province est « tué ». Il pense à mettre la cathédrale de son pays dans sa poche, et son mouchoir par-dessus. Il lui vient cette idée : que si les cathédrales de province pouvaient venir à l’Exposition, la Tour Eiffel pourrait leur offrir de danser un menuet entre ses quatre piliers gigantesques.
- J’ai fait Inexpérience. J’ai conduit ainsi, subitement, à travers le Trocadéro, un ami, parisien sceptique, qui n’avait pas daigné encore visiter l’Exposition, et qui, de loin, en passant sur la place de la Concorde ou sur le pont des Arts, n’avait vu que la pointe en dentelles de la Tour Eiffel. Mis en présence de cette base majestueuse, colossale, imposante, il a été rempli d’admiration. Et il a fait cette remarque très juste :
- « A distance, les innombrables monuments qui couvrent le Champ de Mars, et dont quelques-uns sont de proportions considérables, paraissent assurément petits. Mais ici, de près, du bout du pont d’Iéna, la hauteur de la Tour n’est plus appréciable pour la vue dirigée droit devant, et ses proportions colossales ne nuisent pas le moins du monde aux édifices que je vois autour de moi. Il me semble que le colosse a écarté ses grandes jambes pour encadrer dans ses archivoltes immenses : ici le Dôme central et les jardins, là le Palais des Arts ou le Palais des Arts Libéraux. C’est à ce point, que le Palais du Brésil, collé à l’un des pieds de la Tour, ne perd rien de ses dimensions, étant à côté d’une chose énorme, mais dont l’œil ne perçoit pas la suite. »
- L’observation était très juste. Et, rappelant mes souvenirs, j’ai pu en avoir une confirmation.
- Bien souvent, sans chercher à m’en rendre compte, j’avais remarqué que la cathédrale de mon pauvre Strasbourg, qui écrasait la ville entière quand on se plaçait au loin, n’écrasait nullement les maisons voisines, lorsqu’on était auprès. Les maisons de la « place de la Cathédrale » m’apparaissaient grandes à côté du colosse. Et cela tenait à ce que je ne voyais dudit colosse que la base, incapable, à elle seule, de me donner le sentiment de ses proportions écrasantes. Le terme de comparaison disparu, les maisons reprenaient leur valeur propre.
- C’est ce qui se produit, lorsque l’on est tout auprès de la Tour. Sur place elle est bonne fille et ne fait de mal à aucun de ses voisins.
- A droite de la Tour Eiffel, c’est une ville de palais, mais point de palais ordinaires : une ville de palais de féeries, de palais de l’autre monde, c’est le cas de le dire, puisque ce sont les palais du Nouveau monde, des Républiques américaines ! Les architectes, dont les conceptions sont trop souvent em-
- prisonnées dans les lois, les règles, les traditions, les principes, les convenances et les prétentions de dame Ecole, ont pu, cette fois du moins, faire ouvrir à deux battants la porte de leur cerveau à la libre fantaisie, aux conceptions les plus étranges, ayant à suivre des architectures bizarres ou à imaginer quelque architecture inédite, pour des pays qui n’en ont pas. Cet ensemble des palais du Brésil, de la Bolivie, du Mexique, de Venezuela, etc., est comme une envolée d’idées en vacances. C’est presque du fantastique !
- Au milieu de cette cité des Mille et une Nuits, les tours du Palais des Enfants apparaissent comme les énormes hochets de quelque Gargantua. Chacune de ces tours est surmontée par une chambrette surmontée d’un toit peint en bandes roses et blanches, au sommet duquel se trouve un petit moulin à vent : Armes parlantes de l’imagination enfantine, qui tourne à tous les vents sans s’arrêter à rien, pour voir et percevoir le plus possible.
- Ce Palais des Enfants est un étonnement pour le public. C’est vaste, aéré, frais et gracieux. Au milieu, une salle de spectacle ravissante, toute printanière, avec des fresques agréables et douces, qui sont comme des sujets d’éventails, légères et blondes. C’est vraiment un maître que l’architecte du Palais des Enfants. M. Ulmann a fait du neuf, du gracieux, de l’exact. J’entends par là que ayant à faire un Palais des Enfants, il n’a eu qu’une seule préoccupation, traduire l’enfance et plaire à l’enfant.
- Aussi son œuvre est-elle originale, unie, typique et gracieuse entre toutes.
- Un cadre aussi charmant n’est pas pour faire du tort aux représentations du Grand-Théâtre de l’Exposition qui, le soir venu, prend possession du Palais des Enfants. C’est là que l’on verra s’égrener les représentations des opéras centenaires, qui furent joués à Paris pendant la Révolution. C’est sur cette scène aussi que, durant toute la journée, les petits et grands enfants peuvent assister à des représentations sans cesse renouvelées, toujours amusâtes.
- J’ai donc raison de dire qu’à droite de la Tour Eiffel, à ses pieds mêmes, au milieu d’un parc magnifique coupé par des garennes ombrageuses, s’élève une féerique ville toute faite de palais étranges, ainsi qu’on le décrirait dans les contes de fées, ainsi que les bébés en entrevoient dans leurs rêves dorés.
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- NOUVELLES DE L’EXPOSITION
- L’exposition du Chili sera probablement inaugurée aujourd’hui.
- Le coquet pavillon chilien, tout en fer démontable, est destiné, comme le pavillon argentin, à être transporté en Amérique à la fin de l’Exposition.
- C’est une fastueuse construction de style Renaissance, qui occupe une surface de cinq cents mètres carrés ; elle a coûté plus de deux cent mille francs. Les produits qu’elle contient sont tous également nombreux et remarquables et prouvent que l’industrie, l’agriculture et le commerce du Chili ont atteint un très haut développement.
- La musique des équipages de la flotte de Toulon, composée de soixante-deux musiciens sédentaires, sous la direction de M. Parés, viendra prochainement à Paris pour prendre part au festival des musiques militaires organisé à l’Exposition.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- m f- «9 a! /-uhNiH,
- La commission municipale des fêtes du Centenaire a fixé au 16 juillet la fête du Travail, qui aura lieu dans les salons de l’Hôtel de Ville, en l’honneur des délégations ouvrières de France et de l’étranger qui viendront visiter l’Exposition universelle.
- Les grands congrès internationaux, dont nous avons donné la liste complète, vont commencé dans la seconde quinzaine de juin, pour se succéder ensuite presque sans interruption. I
- Du 17 au 20 juin se tiendra, sous la présidence i de M. de Vogué, le congrès international des œuvres j d’assistance en temps de guerre. ;
- Du 18 au 22 juin, M. Jules Simon présidera le J congrès international pour la propagation des exer-cices physiques dans l’éducation. i
- C’est le 25 juin, et non le 5, comme on l’avait an- j noncé par erreur, qu’aura lieu l’ouverture du Con- ! grès français et international du droit des femmes, j
- La commission chargée d’examiner la proposition par laquelle seraient déclarés jours fériés ceux fixés pour fêter l’Exposition, s’est réunie hier; cette com- ; mission est en majorité hostile à la proposition. j
- Les bâtiments du ministère de l’instruction publique sont en pleines réparations. M. Faîtières fait disposer les salons, afin d’y donner prochainement des représentations et des fêtes.
- Ces fêtes promettent d’être splendides. M. le ministre de l’instruction publique s’est assuré le concours des meilleurs artistes de tous les théâtres sub- ; ventionnés. !
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- Le premier train de plaisir organisé par la Com- j pagnie de l’Ouest, à destination directe de l’Exposition, est arrivé dimanche matin, à dix heures et demie, en gare du Champ de Mars, venant du Havre et de Rouen. Il a amené 760 voyageurs.
- Deux cents de ces visiteurs environ ont utilisé le cloah-room, installé par la Compagnie, et comprenant vestiaire, buvette, cabinets de toilette, etc.
- Le service du chemin de fer du Champ de Mars est maintenant organisé. A six heures dimanche soir, la gare du Champ de Mars avait reçu 17,000 voyageurs sans que le moindre encombrement se fût produit. Les trains directs qui passent par les Moulineaux et que beaucoup de personnes se sont décidées à prendre, ont beaucoup dégagé 1a. ligne de Ceinture et contribué aux excellents résultats obtenus.
- Un sieur Ferdinand Vinot. âgé de vingt-quatre ans, médaillé du Tonkin, a été arrêté hier sur la passerelle de l'Alma, en flagrant délit de vol à la tire. Il a avoué qu’il avait commis non seulement ce vol, mais encore beaucoup d’autres depuis cinq jours.
- Dimanche, le nommé Ricaud, plongeur dans un restaurant du Champ de Mars, était ivre et faisait un tel tapage que le patron dut requérir l’intervention d’un gardien de la paix. L’agent emmenait au poste Ricaud, lorsque celui-ci fut pris tout à coup d’une crise de delirium tremens et se mit à se rouler dans la galerie des Beaux-Arts. Quatre gardiens de la paix ne purent arriver à se rendre maîtres de ce malheureux qu’en l’attachant avec des cordes. M. Lalmand, commissaire de.police, l’a ensuite fait transporter à l’hôpital Necker.
- PETITES RÉCLAMATIONS
- Toute personne qui aurait des réclamations de quelque nature qu’elles soient, soit au sujet d’abus, soit au sujet de vexations quelconques de la part des propriétaires des établissements de consommation ou des employés, peut les adresser à l’administration, qui les examinera sérieusement et y fera droit.
- 11 faut espérer que l’administration ne s’arrêtera pas dans cette voie de protection des visiteurs, et sévira rigoureusement contre certains étalagistes exotiques qui ne craignent pas d’invectiver les promeneurs qui passent devant leurs éventaires sans faire le moindre achat.
- Il y a maint endroit où des faits de cette nature ont provoqué déjà les réclamations d’un grand nombre de visiteurs.
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- Les visiteurs de l’Exposition se plaignent vivement que .le palais des Colonies, à l’esplanade des Invalides, ne soit ouvert qu’à midi. Ces plaintes sont fondées. Il est étonnant, en effet, que les personnes qui payent double entrée soient moins favorisées que celles qui ne donnent qu’un seul ticket.
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à 10 heures : Visites à l’Exposition; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des machines. — Pont TGulanl faisant le trajet d’un bout à l’autre du Palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. —Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situé à l’extrémité du Palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des Républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marionnettes de Barnard pendant les entr’actes.
- De 2 à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face la rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exposition.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, derrière le Palais Arts libéraux, côté de l’avenue Sufïren.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées ; promenades sur les ânes blancs d’Egypte.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama, de la Compagnie transatlantique et dioramas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Villa,c/e des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la- guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’église.
- Le soir : Représentations
- De 8 à il heures, au Grand-Théâtre de-VExposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan. Phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures 30 à 9 heures 50.
- Deuxième effet, de 10 heures à 10 heures 20.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
- Gravure réduite de la couverture du Programme officiel, publié par 1 q Bulletin Officiel, qui. vient de paraître.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- RENSEIGNEMENTS UTILES
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. —Pointd’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée : Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d'arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Pointd’arrivée: Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. —Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée : Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: 1 Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante :
- Au Trocadéro : par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-lssy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et. Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement; il est probable que la porte Rapp
- egalement desservie par une station 41----------4
- mais rien n’est encore décidé.
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna. Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Iéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies: Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies à la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constanline), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Confèrence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0. fr. 25 à 0 fr. 50. — LTIeure, 2 francs.
- sera supplémentaire ;
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compa gnies: les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Suresnes à Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l’Exposition.
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu : I
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires élran-gères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte T ° bourg (6 heures matin à 8 heures soir).
- (6 heures matin à 6 heures soir). Porte d (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de 1a, Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 heu-ses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures
- soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- VI. — Section d%i Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. —Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires :.Carrefour Malar. —Palais des Produits alimentaires. —Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 3 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations. relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau .est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées par jour :
- Matin : 7 h. 30, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- La tour-Mau-Porte Fabert de Constantine
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Bégie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants :
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Expo-• sition ; côté La Rourdo?mais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- La Librairie du « Bulletin des Halles », 33, rue
- Jean-Jacques-Rousseau, vient de mettre en vente un Plan illustré de l’Exposition universelle, avec un Indicateur alphabétique, imprimé en six couleurs et représentant exactement la place des différentes expositions.
- Ce plan, richement illustré, est indispènsable aux visiteurs, qui trouveront aisément à se guider en sortant du Panorama le Tout-Paris, une des principales attractions de l’Exposition.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1833.
- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
- H.£!COMMA]Nrr>£:S
- Ancienne maison Leiebvre et fils, fondée en 1843, Lefebvre fils aîné successeur. 106, rue de Rivoli. Ateliers, 3 rue des Halles, — Corbeilles de mariage bijoux riches, pierres fines de premier choix. Fab. spéciale de bijoux, orfèvrerie et objets d’art de style or et argent, ciselure, émaux, modèles spéciaux déposés. Médaille argent, Paris, 1884. Exposant classe 37.
- Lambert - Vorraus, 3 boul. St- Denis. — Rijouterie-joaillerie. Fabrique de Pendules.
- Lambert Lévy fabricant, 31 et 33, boulevard St-Martin. Maison fondée en 1829.— Joaillerie, bijouterie, horlogerie, bronzes. — Vente en détail au prix du gros.
- BILLARDS (et Accessoires de)
- Hiolle, Marillier et Cie fabricants de queues de Billards. Procédé mobile à vis, breveté s. g. d.g. — 45, boulevard St-Martin, Paris.
- BOUTONS
- G. Bag-riot, [ng] 168-170, rue St-Denis, à Paris. — Exposant classe 35. Routons Livrée, Administrations, Uniformes pour tous pays.
- BRETELLES
- Ch. Guyot, inventeur seul fabricant spé- taltESHÏGîENlOUESl cialdes Br^es hy-YEîévetéeNSyff/ ^niques, 13 rue Be-V i ranger, Paris.— Usage agréable, solidité, bon goût, bon marché. Se trouvent dans les principales maisons.
- BREVETS D’INVENTION
- E. Wattier, ingénieur-architecte, 5, rue Mazagran' (porte Saint-Denis) et 33, av. de la Bourdonnais (Exposition). — Représentation aux expositions, brevets d’invention, dépôts, marques, dessins, modèles, France et étranger.
- BRONZES D’ART
- E. Pinédo, |nc1 G. * <s * * Exposant, classe 25. — Groupes, Statuettes, Encriers, etc., 40, boulevard du Temple.
- BRONZE IMITATION
- Coupier fils et Drouart, rue Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets d’art. Editions d’Œuvres dû Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis XYI. — Exposant classe 25, groupe n° 3.
- BRONZES POUR EGLISES
- ABAT-JOUR
- Degallèt et Cie Succrs, (ancienne maison Grimal), 28, rue Albouy, Paris. — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
- AMEUBLEMENT
- A. Vaillant, 10, rue Meslay, Paris. — Fabrique de meubles de luxe. Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité de cache-pots, jardinières, tables à ouvrages et à jeux, bureaux de dames et liseuses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
- Ilflgert, 20, passage Tocanier, Paris — Fabricant de chiffonniers et tables de nuit chiffonniers en tous genres.
- Ch. Galvani, faubourg Saint-Antoine, 137, et rue d’Avron, 28. — Grande fabrique de lits et chambres à coucher en tous styles. Envoi franco du catalogue.
- G. Herrmann, 9, rue St-Ambroise et 7, cité d’Angoulême, Paris.—Ameublements complets de tous genres. Ebénis-terie et tapisserie. Meubles anciens, sièges et tables de tous styles pour salles à manger. Chambres à coucher, salons, bibliothèques et bureaux.
- Quarré, 143, r. d’Aboukir, (us. r.-de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de style pour meubles, de décoration pour cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voiture, marque : Au Lion.
- ARMES St ARMURES
- 11. Gutperle, 12, boulevard Magenta, Paris. — Armes, armures, panoplies et trophées. Cuirasses secrètes garantissant de l’arme blanche et de la balle de revolver. Bijoux, armes et armures pour théâtres.
- ARTICLES POUR FUMEURS
- Quentin et Cie, 22, r. de Bondy, Paris. — Pipes Gambier. Papiers Riz La * et Goudron La *.
- BALANCES êt BASCULES
- L. Paupier * construct1'mécanicien, rue Saint-Miur. 84, Balances, Bascules, Petits chemins de fer, matériel roulant, (voir classe 49, Plangar 1, n°l). Voir Esplanade des Invalides, classes 49 et 74. Agriculture. ________________
- BATTEURS D’OR
- X. Jacquesson, 7, rue Chariot, Paris. — Fabrique d’or, d’argent et de platine en feuilles, en poudre et en coquille. — Exposant, classe 41, groupe V. — Téléphone.
- Thiery-Fig,aret successeur de L. Fi-garet, 2, rue Breguet et 24, rue St-Sabin, Paris. — Manufacture de bronzes pour églises. Marque L. F. Paris. — Exposant, classe ...
- BEBES, JOUETS, JEUX
- J. Steiner, fabricant du bébé mécanique vivant, du bébé incassable, parlant et ordinaire (dit le petit parisien), 22 brevets. — Demander marque Steiner.
- BIJOUTERIE, JOAILLERIE
- Plichon et Cie, 10, rue du Parc-Royal, Paris. — Fabricants de doublé or, or sur argent.
- CORSETS
- A. Briot, Trouillet et Lambert Srs, 13, rue Etienne-Marcel et 133, rue Saint-Denis, Paris. — Manufacture de Corsets, Commission, Exportation. Marque déposée: A la L émois elle.
- COURROIES
- _ J. Levy jeune, 47, avenue Parmentier, Paris. — Courroie Gandy coton.
- COULEURS FINES
- Chevillet, A. Grenier successeur, 31, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de couleurs fines pour artistes. Exposant classe 10, groupe II.
- L. Plainchamp, maison fondée en 1798, boul. de. Strasbourg, 35, Paris. — Couleurs et vernis pour bâtiments, voitures et industrie, décors et tableaux.
- OUVRAGES DE DAMES
- Mme Cachet, 3, rue d’Aboukir, Paris. — Tapisseries de tous styles, broderies, armoiries, travaux montés, spécial, drap perforé à la machine et à la main, perforation à façon.
- ENSEIGNES
- Lebœuï, 40, boulv. Bonne-Nouvelle, Tableaux-médaillers sur fonds de velours, pour les exposants, reproduction de toutes les récompenses.
- ÉVENTAILS
- E. Buissot, 46, rue des Petites-Ecuries, Paris. — Fabrique d’éventails pour la France et l’exportation, corbeilles de mariages, éventails anciens, réparations de tous éventails.
- FONDEUR-LAMINEUR
- E. Louyot, ingénieur, 16, rue Folie-Méricourt. — Fonte et laminage de tous métaux : nickel, maillechort, cuivres rouge, demi-rouge, laiton. — Téléphone.
- LITS ARTICULES
- A. Picot (a) 1878. — Lits-Canapés articulés pour tous usages.
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- GANTERIE
- Marcault, 8, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — (Classe 35), Chevreau et Suède, marque L. S Gants Tan-Russe, b. s. g. d. g.
- GRAINES Si PLANTES
- Maison Loise-Chauvière, fondée en 1845, Dupanloup et Cie, successeurs, 14, quai de la Mégisserie, Paris. (Exposants).
- HOUBLONS
- Edouard Bernet, 17, rue de Cléry, Paris; succursale, 52, faub. Stanislas, Nancy. — Houblons de toutes provenances. — Méd. et dipl. d’honneur. Exposant cl. 44, gr. V.
- MEULES EN GRES
- Roycourt. — Meules pour toutes industries, 90, rue Folie-Méricourt.
- MARQUES D’EMBALLAGE
- Foucault, 9, rue des Trois-Bornes, Paris. — Presses et marques à feu, Pinces à plomber, Alphabets et chiffres acier fondu, Marques de fabrique.
- MANCHES DE PARAPLUIES
- Ancienne maison G. Lamoisse et Tardy, V. Marguin et Cie, successeurs, anc. 80, rue de Bondy, actuellement 95 et 97, boulevard de Port-Royal. — Téléphone.
- ORGUES
- Alexandre père et fils, rue de Richelieu, 106, Paris. — Orgues. — Exposant, groupe II, classe 13.
- OBJECTIFS ET INSTRUMENTS
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- Dumilàtre et Faubert, Faubourg-du-Temple, 22, Paris. — Fabrique d’or et de Platine en feuilles, en poudre et en coquilles. — Exposant, groupe V, classe 41.
- OUATAGES
- Marlnpoy, 10, rue Paul - Lelong, Paris. _— Tissus ouatés, mousselinés, brevetés, pour doublures de vêtements et jupons. — Usine à force motrice, 26 et 28, rue de la Pointe-d’Ivry.
- PARFUMERIE
- E. Bronchain, parfumeur; fabrique, 3, rue de l’Avenir, Asnières. — Reine des neiges, Poudre de riz à base de glycérine, Eden Powder, fleur de riz superfine, invisible et adhérente.
- PASSEMENTERIE D’AMEUBLEMENT
- Camille Weber (veuve et fils), 15, rue Poissonnière, Paris. — Spécialité pour ameublement. Articles de style et de fantaisie. — Médaille d’or, Paris 1878.
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- SIEGES
- J. Tlxier. Grande fabrique de sièges d’art et de style, garnis cuir de Gordoue, reliefs, gravés, décorés et autres ; écussons, chiffres, monogrammes, etc. ; matériel et outillage spéciaux pour cette fabrication. — Exposant.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Quoique commencé tardivement, le Grand-Théâtre de l’Exposition est un des Palais dont l’installation est com-olètement terminée.
- Nous venons d’assister à la représentation à laquelle nous avait gracieusement convié la Direction, et nous avouons tout franchement que nous avons été émerveillés de ce que nous venons de voir et d’entendre. Ce sera, en effet,une surprise pour tous de trouver, dans le Parc du Champ de Mars, îa plus coquette des salles de spectacle, avec un programme plein d’intérêt.
- Nous avons applaudi la troupe Alexander dans une pantomime inénarrable, intitulée « les Tribulations d’un Touriste »; ce sont certainement, dans leur genre, des maîtres que ces mimes anglais 1
- A .signaler aussi-les acrobates les Constanti ; les chiens admirablement dressés du clown Karl et surtout un prodige de grâce et de force appelé Georgina Aix, qui,âgée dehuitans, nous a montré des tours que nous n’avions
- PALAIS DES ENFANTS
- jamais vu faire aux acrobates les plus adroits.
- A côté des clowneries, l’art le plus sérieux est représenté par Mlle Kara, une jeune mauresque qui a passé par notre Conservatoire, dont elle a pris les bonnes traditions.
- Je promets un succès au « Paris-Quatuor » qui nous a fait entendre un beau chant patriotique intitulé « 89 », composé spécialement pour le Grand-Théâtre de l’Exposition, par M. Missa, grand prix de Rome.
- N’oublions point un exquis ballet d’enfants, réglé par Mme Mariquita et l’orchestre dirigé de main de maître par Alexandre Artus.
- Nous n’avons pu assister à la représentation des Marionnettes dans le promenoir, mais on nous assure qu’elles feront sensation ; j’en accepte l’augure.
- D’après cette représen tation, nous pouvons annoncer que c’est dans ce coin du Champ de Mars, côté Suffren, que sera la fête de l’Exposition.
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- 2e Série. — N° 17.
- Le Numéro : 15 Centimes.
- Jeudi 30 Mai 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR IA DURÉE DE L’EXPOSITION
- paris et Départements..............
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Annonces... Réclames... Faits divers,
- la ligne 3 fr.
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- 10 »
- 20 fr.
- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du publie
- (CLASSE 58)
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymoür Wade, Blomfield House, London-Wall.
- lit'b eaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Chronique. — Echos. — Les Fêtes de la section coloniale. — Les Robes à l’Exposition. — Nouvelles de l’Exposition. — Le Kampong Javanais. — Guide des Attractions. — Annonces et Réclames.
- LE RESTAURANT RUSSE, AU PREMIER ÉTAGE DE LA TOUR EIFFEL
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- L’embarras d’un critique
- Loin de moi l’idée d’une critique d’un pareil embarras, car cet embarras est judicieux et patriotique. C’est l’embarras d’un homme de cœur et d’un délicat.
- J’entends parler ici de l’embarras, manifesté par Albert Wolf devant le Salon décennal du Palais des Beaux-Arts et devant les expositions étrangères que renferme ce Palais.
- L’embarras d’Albert Wolf n’est pas un embarras d’écrivain: car si la fantaisie prenait de
- le chambrer comme lin simple concurrent de Prix de Rome mis en loge, il serait capable de pondre lin volume en huit jours. Et ce volume serait un volume sérieux, étant d’un des hommes les plus experts en choses d’art.
- Pour bien faire comprendre cet embarras. Albert Wolf fait parler un joli petit génie, semblable aux génies des revues ou des féeries, gracieux et parisien comme si Grévin lui-même l’avait modelé.
- Ne pouvant se questionner et se conseiller lui-même, Albert Wolf charge de ce soin le joli petit génie, qui lui demande tout d’abord s’il allait, lui le grand critique d’art, recommencer
- la discussion de tous les tableaux, de toutes les statues qu’il a critiqués depuis dix ans, lors des Salons annuels?
- Et le petit génie se hâte de le déconseiller de pareilles redites. Il va même jusqu’à lui dire de ne pas crier trop haut que l’Ecole française
- moderne est la première du monde.....d’autant
- que cela éclate ail grand jour, sans que l’on ait à insister sur ce point d’une façon qui pourrait désobliger nos hôtes étrangers.
- « Le Salon annuel, dit le petit génie d’Albert Wolf, est un terrain de combat, et la force des choses a fait du Champ de Mars une sorte de sol sacré où doit régner la paix. »
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Bien dit, petit génie.
- Comme Albert Wolf paraissait affligé de ce mal terrible que l’on pourrait appeler la « critique rentrée », et se montrait rêveur, le petit génie reprit :
- « Je vois à ton émotion que tu m’as compris. Et alors, après la Décennale, les pavillons de nos aquarellistes et des pastellistes, tu passeras dans les sections étrangères des beaux-arts. Nous vivons dans un temps curieux où la politique se mêle à tout. Si la Russie, par exemple, n’est pas officiellement représentée au Champ de Mars, un groupe d’artistes russes est venu; il est là avec ses œuvres. Le million de spectateurs qui a applaudi avec frénésie, à l’Hippodrome, un écuyer qui représentait le général Skobeletf, qui a confondu ce -comparse, à la barbe blonde postiche, avec le héros même, ne te le pardonnerait pas, si en ce moment tu égratignais seulement l’art russe à la fleur de la peau. On te dirait que tu mines l’alliance russe dans sa base. Veux-tu rester bien avec Mme Edmond Adam? Oui, n’est-ce pas? Et tu as raison. Mais si tu disais seulement qu’on t’a servi du mauvais caviar dans un restaurant, tu perdrais sa sympathie à jamais. N’oublie pas que la Russie tout entière est sous la protection de Mme Adam.
- « Alors, malheureux critique, tu te réfugieras dans la section italienne ? Mais il est bien question de l’art italien en ce moment où la galerie du Vatican, les collections de Florence, Venise •et les autres nous occupent moins qu’un appel de clairon venu d’une caserne ! Que pourrais-tu bien dire des Italiens sans effaroucher tout le monde? Si tu imprimes que leur section est pleine de Michel-Ange et de Raphaël, on ne le •croira pas, e-t si tu affirmes le contraire, on t’accusera d’avoir sacrifié ta conviction pour •embêter M. Grispi. Car, vois-tu, le malheur est que la politique nous étreint de telle sorte qu’elle ne nous laisse plus notre libre arbitre, même dans les questions d’art ! Iras-tu à la section allemande, alors ? Je t’y engage si tu veux avoir quelque agrément; elle est machinée •comme un plancher de théâtre, pleine de trappes anglaises où tu risquerais de tomber, toi et ta critique, et de vous casser le cou tous les deux. Tant que tu ne parleras que des deux ou trois grands artistes qui figurent dans cette section improvisée à la hâte, tout ira bien. Mais si tu as seulement le malheur d’insinuer qu’il y a aussi des hommes qui, jouissant d’une, grande faveur là-bas, représentent médiocrement l’art •allemand, tous les autres qui se sont abstenus s’écrieront comme un seul homme: « C’est bien fait ! Pourquoi avez-vous exposé au Champ de Mars ! Nous vous l’avions bien dit que vous seriez massacrés par les cannibales de Paris ! »
- Et, pour épargner à ce veinard d’Albert Wolf la suite d’appréciations aussi délicates, le petit génie poursuivit :
- « Dans la section austro-hongroise, Tisza ne te perdra pas de vue... Malheur à toi si tu •égratignes seulement un artiste de cette double monarchie ! J’entends d’ici le ricanement de Tisza, ce ricanement dont on dit au théâtre qu’il vient de l’enfer. Peux-tu raisonnablement critiquer quoi que ce soit à la section danoise, un an après l’accueil enthousiaste qn’on a fait à Copenhague à l’art français? Ne crains-tu pas de porter par un mot imprudent le dernier coup à nos relations artistiques avec l’Amérique et d’empêcher pour de longues années l’abolition de l’impôt inique de trente pour cent qui pèse, si lourdement sur les productions de notre art moderne?.N’oublie pas non plus que l’heure approche où le voyage en Suisse est tout indiqué, et si tu froissais l’amour-propre dans cette'section, les aubergistes de Genève et de Lucerne te logeront au cinquième au-dessus de l’entresol et te-compteront cinquante francs pour une côtelette, sans pommes de terre, encore. Si tu veux te brouiller avec l’univers entier, va, mon
- garçon ! Dans tous les cas, tu ne seras libre nulle part.
- « Le plus souvent, les artistes étrangers sont venus malgré les gouvernements qui boudaient et, ce faisant, ils ont rendu à l’Exposition uni verselle le plus bel hommage qu’on pouvait attendre d’eux : ils ont affirmé de la sorte, que, alors que la politique nous divise, ils rendent justice au rang suprême que Paris n’a pas perdu et d’où il ne descendra pas de sitôt. Il faut leur savoir gré de cet empressement, car c’est par eux que l’Exposition de 1889 est vraiment devenue universelle. Ni la date, qui a froissé beaucoup, ni la haine, qui a animé quelques-uns, n’ont découragé les artistes étrangers; ils ont sauté par-dessus la politique jusqu’au Champ de Mars, et nous devons leur tendre une main amie et leur souhaiter la bienvenue. Au revoir, mon cher critique, je t'évite le couplet de sortie auquel tout bon génie a droit au théâtre, et je te salue !»
- En cela, le petit génie s’est mis le doigt dans... l’aile. Il avait compté sans le tempérament de son protégé. Aussi, à peine eût-il les rémiges tournées, Albert Wolf n’a eu rien de plus pressé que d’entonner un couplet héroïque pour affirmer d’abord que rinfluence de l’Ecole française moderne se fait sentir tout autour de l’Exposition décennale, et qu’il ne croit pouvoir lui décerner un plus bel éloge. Et encore pour affirmer que nous possédons des hommes de premier plan dans la peinture, et que la statuaire française moderne est parvenue à un tel rayonnement dans son ensemble qu’elle absorbe tout l’intérêt au Champ de Mars.
- Profitant de l’éloignement du petit génie, Albert Wolf a chanté un second couplet en faveur de la section étrangère. « L’Angleterre a Herko-mer, Milais et Alma Tadéma; l’Autriche-Hon-grie a Munkacsy, Pettenkofen et Brozik ; l’Allemagne, Menzel, Leibl, Uhde, Liebermann et un graveur de premier ordre, Koepping. La Belgique est là dans les œuvres d’Alfred Stevens, qui à lui seul suffirait, au besoin, à la gloire de son pays. La Hollande a Israels, un des plus grands artistes contemporains ; les pays Scandinaves soutiennent la lutte avec Kroyer, Nor-mann, Wahlberg. Les États-Unis n’ont pas encore d’art national, mais dans leur section on rencontre John Sargent, Dawant, Dannat, Hits-chock, Knight et Harrison. Il y a aussi beaucoup de talent dans la section russe et finlandaise. Edelfeldt, Makowsky et Chelmonski le prouvent, en même temps que la pauvre Marie Bachkirtscheff appelle un souvenir sympathique sur cette jeune vie, sitôt brisée. Chez les Espagnols, Madrazzo, Jimenez et Luna représentent un art intéressant; chez les Italiens, Boldini est assez connu pour que son seul nom soit un attrait pour leur section. »
- Et comme le petit génie restait absent, Albert Wolf, mis en verve, a commencé le troisième et dernier couplet, celui que l’on peut appeler le couplet final, et qui résume les plus belles idées de la pièce. Celui qui ne fait pas rimer raison avec canon, ou patriotisme avec chauvinisme.
- Le voici :
- « Tout ce qui touche à l’Exposition est sous la sauvegarde du sentiment public, et je sens très bien'que je le froisserais si j’oubliais seulement un instant que nous devons des remerciements à tous ceux qui, à quelque titre que ce soit, ont contribué à son éclat. Les artistes ont des droits particuliers à notre gratitude. Alors qu’on peut signaler de pénibles défections dans les rangs de l’industrie, où tous ne croyaient pas au succès de la grande œuvre de 1889, les peintres et les sculpteurs n’ont pas eu un moment d’hésitation; ils avaient la foi en d’avenir; ils n’ont pas douté de la réussite. Chez les étrangers, cet empressement autour de l’œuvre maudite par une partie de l’Europe est encore plus à louer. Alors que, ameutés contre
- l’Exposition par des discours incendiaires et des articles de journaux perfides, les amateurs refusaient les œuvres qu’ils se proposaient d’envoyer à Paris, ils ont tenu bon et sont venus quand même. Le critique d’art n’a qu’à leur tendre la main et à les remercier en bloc, quel que soit leur degré de célébrité.
- « On peut dire de l’Exposition de 1889 qu’elle est venue dans la douleur. Tout a été pénible, depuis la loi qui l’a créée jusqu’au jour de son inauguration. Tout a conspiré contre son succès, la date mal choisie pour une fête internationale et les conséquences forcées d’abstentions officielles qui en sont résultées. Elle n’avait pas seulement à lutter contre les boudeurs politiques, mais encore contre le mauvais vouloir manifeste chez quelques-uns, le désir patent chez d’autres de la rendre suspecte à l’Europe par un tableau sinistre du spectacle plein d’épouvante que Paris devait offrir à l’occasion de ce Centenaire. Si, malgré tout cela, l’Exposition a dépassé toutes les espérances, il faut s’en montrer reconnaissant envers tous ceux à qui nous devons ce magnifique résultat. Que maintenant, comme dernière cartouche de dénigrement, on l’appelle kermesse ou foire de Neuilly, parce que les Arabes et les Javanaises dansent au milieu de toutes les merveilles du Champ de Mars ou de l’Esplanade des Invalides, qu’est-ce que cela nous fait ?
- • « Cette Exposition est admirable tout simplement et toutes les criailleries resteront sans influence sur l’opinion si solidement établie. Plusieurs fois pendant le cours des travaux, M. Berger a bien voulu me remercier des articles que j’ai publiés ici, alors qu’on doutait encore du succès final. M. Berger s’est trompé; il ne me doit aucune gratitude parce que j’ai fait mon devoir. Mais je lui dois, moi, ma profonde reconnaissance à lui, aussi bien qu’à M. AI-phand, aux ingénieurs qui ont inventé ces palais, aux artistes et aux industriels, à tous ceux qui ont rêvé ou réalisé l’Exposition de 1889, depuis les plus illustres jusqu’aux plus humbles, aux Français aussi bien qu’aux étrangers. Et je ne me pardonnerais jamais, si je leur faisais le moindre chagrin par des aperçus critiques qui doivent se taire devant l’admiration profonde que nous inspire ce grand ensemble. »
- Comme il chantait ces dernières paroles le petit génie est rentré en scène.
- «J’étais dans la coulisse. Je trouvais tes couplets si jolis et si justes que je n’ai pas voulu te déranger en rentrant en scène.
- «Bravo! Albert Wolf. Voilà comment doit parler la Presse ; voilà le langage qui convient au moment ou la France ouvre ses portes hospitalières au monde entier.
- « Je vais reprendre mon vol pour les régions éthérées du haut dësquelles les grands patriotes disparus doivent être contents ! Je dirai là-haut ... voudra-t-on me croire ? qu’il y a encore des journalistes qui préfèrent l’équité, la mesure et la bienveillance à l’insulte, à la calomnie, à l’outrage, à la boue débordant de presque toutes les écritoires ! »
- C. L.
- ÉCHOS
- Les. visiteurs
- Le chiffre des entrées s’est élevé lundi à 79,422.
- Le gaz
- Hier soir, essai des appareils au splendide Pavillon de l’industrie du gaz.
- Vendredi, 31 courant, inauguration définitive et samedi 1er juin, jour de la fête de nuit, ouverture au public.
- L’électricité à l’Esplanade
- Hier soir, essai de l’électricité au Palais Tunisien, une pure merveille!
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
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- La sirène
- Ce bon public terrien se demandait, hier vers les quatre heures de l’après-midi, ce que voulaient dire les rugissements formidables qu’on entendait?
- C’était une des grandes sirènes installées sur les quais qui essayait sa voix formidable.,, et désagréable. — Il ne faudrait cependant pas abuser de cette musique-là.
- La Liste du Jury
- Cette liste est prête. Elle est à la signature du président de la République et passera demain à Y Officiel.
- Concours de Pomologrie
- Après les fleurs, les fruits. C’est dans l’ordre. Une exposition internationale de fruits succède à l’exposition des fleurs.
- Déjà l’on voit s’aligner, en rangées alléchantes, appétissantes, succulentes et parfumées, des pommes extraordinaires, des poires étonnantes, des raisins et des pêches — avant saison — capable de tenter les plus farouches ascètes.
- Cela prouvera une fois de plus que tout est dans tout et qu’on peut être un parfait gourmet en se condamnant au maigre ou au végétarisme.
- Le roi de Grèce à l’Exposition
- On mande de Vienne, le 24 mai :
- La famille royale de Grèce, se rendant à Saint-Pétersbourg, s’arrêtera à Vienne pour rendre visite à la cour d’Autriche. Après le mariage de la princesse Alexandra, le roi Georges ira voir l’Exposition de Paris.
- Le prince de Monténégro à, l’Exposition
- On télégraphie de Saint-Pétersbourg que le prince Nicolas de Monténégro et le prince Danilo, son fils, se rendront prochainement à Paris pour visiter l’Exposition universelle.
- Les Piroguiers sénégalais
- Tout arrive... à Paris ! C’est le cas de le dire.
- Voici que vingt piroguiers sénégalais avec deux pirogues de mer et deux pirogues de fleuve viennent d’arriver à Paris.
- En outre, un paquebot des transports maritimes doit débarquer prochainement à Marseille deux bergers peulhs, conduisant dix bœufs, douze moutons, un cheval et un chameau du Sénégal.
- Aux guiclsets
- L’entrée des visiteurs aux portes de l’enceinte générale reçoit chaque jour des modifications qui l’améliorent peu à peu.
- Les guichets supplémentaires, dont nous avons annoncé la construction, fonctionnent maintenant.
- Une modification importante a été introduite dans leur aménagement.
- Par la création d’une ouverture nouvelle pratiquée dans l’angle qui précède le couloir d’accès, l’administration évite l’une des deux stations auxquelles se voit contraint le visiteur lorsqu’il fait oblitérer son ticket, puis lorsqu’il le donne.
- D’une même place, la personne entrant dans l’enceinte pourra désormais remplir les deux formalités, ce sera là une véritable économie de temps et d’ennui.
- Ce système, mis à l’essai dès dimanche, sera très vraisemblablement étendu à tous les guichets.
- Les moyens de transport
- On lit dans Y Evénement :
- C’est avec raison que le public se plaint de l’insuffisance, depuis longtemps signalée, des moyens de transport mis à sa disposition pour se rendre à l’Exposition ou en revenir.
- Une faut pas en effet songer à prendre les tramways ou les omnibus qui, du matin au soir, sont toujours complets; il ne reste donc que le bateau ou le chemin de fer de ceinture; mais ceci est bon pour les personnes qui habitent sur les rives de la Seine ou près des fortifications.
- Et les autres ?
- A qui donc incombe la responsabilité d’un tel état de choses, réellement défectueux ?
- Ce qu’il faut demander et au plus vite, ce sont des moyens de transport qui font tant défaut et que l’on ne songe guère à donner au public.
- Trop de housses
- Des exposants trop pressés de la Galerie des Machines, recouvrent leurs produits de housses qui les cachent aux visiteurs du soir. De là une réelle désillusion.
- La direction de l’exploitation saura mettre un frein à ces empressements cryptogamiqnes.
- Les originaux de l’Exposition
- Avant-hier soir, un gentleman, correct d’allures, entrait clans un des grands restaurants situés au bout du pont de l’Alma et se faisait servir un dîner complet, avec dessert varié, liqueurs exquises et cigares de premier choix.
- Lorsque sonna le quart d’heure de Rabelais et que le garçon lui eut apporté sur le plateau classique la non moins classique addition, le gentleman avoua, en prenant un air aimable, qu’il n’avait pas le sou...
- — Faites chercher la police, cher monsieur, dit-il, en s’adressant au chef de l’établissement.
- Mais celui-ci, qui avait « guigné » son créancier, lui répondit : « Je prie monsieur de prendre une carte de mon établissement, mais de croire que je n’enverrai jamais chercher la police pour lui. »
- Le consommateur eut beau insister, rien n’y fit, et il dût s’en aller, libre comme l’air — ce qui semblait l’ennuyer beaucoup...
- Le lendemain, le cafetier bien avisé reçut des mains d’un superbe majordome la note du consommateur récalcitrant, avec un gros pourboire pour le personnel...
- Parions que le héros de cette petite historiette authentique avait fait un pari... et qu’il l’a perdu.
- Les Expositions de la Marine
- Lorsque les constructions seront terminées — Quand? — on installera, sur les berges delà Seine, les expositions spéciales de la marine, des ports de commerce, de la pisciculture et de l’ostréiculture, expositions qui ne comportent pas moins de quatre pavillons.
- Cette partie de l’Exposition, l’une des plus curieuses en réalité, est malheureusement très en retard.
- Les objets qui doivent y figurer sont, pour la plupart, arrivés déjà; mais c’est la construction des pavillons qui n’est pas prête.
- Les poids Français
- Entre le Panorama transatlantique et le Palais des produits alimentaires s’élève une jolie construction élevée par l’ensemble des Chambres de Commerce des grands ports français,
- On y pourra admirer la reproduction la plus exacte et la plus claire de chacun de nos ports, des plans d’ensemble, des cartes détaillées faisant connaître les digues et les jetées, les phares et les balises, la hauteur des marées, puis les aménagements spéciaux, des modèles de bassins, de docks, de chantiers, de radoub, tout enfin ce qui est nécessaire aux divers besoins de la navigation.
- L’Eclairage électrique
- L’éclairage public de l’Exposition comporte en ce moment, poui; l’électricité et sans compter l’éclairage au gaz, un total de 1,429,300 bougies, arcs, carcels et lampes-soleil.
- La Galerie du Ministère de la Guerre
- La grande galerie qui était en construction au ministère de la guerre, en vue des fêtes de l’Exposition, est aujourd’hui terminée. Le ministre l’inaugurera le 5 juin par un grand dîner offert au corps diplomatique.
- Les Concours agricoles
- Les concours de machines agricoles vout commencer le 10 juin. M. Georges Berger s’occupe de les organiser, avec l’aide de M. Tisserand, directeur au ministère de l’agriculture.
- Les essais pratiques et les concours de machines agricoles auront lieu dans les propriétés de MM. Menier frères, à Noisiel; sur le vignoble d’Argen-teuil, et à l’établissement des machines agricoles de l’Etat., rue Jenner, à Paris.
- Le Palais des Colonies
- Plusieurs de nos lecteurs nous écrivent pour se plaindre que le palais des Colonies, à l’esplanade des Invalides, ne soit ouvert qu’à midi.
- Il serait bon que les personnes qui, pour la plupart, ont payé deux tickets, soient au moins aussi favorisées que les visiteurs à un ticket.
- A la Tour
- L’ascenseur Cambaluzier du pilier est a fonctionné régulièrement hier toute la journée. Celui du pilier ouest sera bientôt à la disposition du .public.
- Un des ascenseurs américains Otis qui déserviront les piliers nord et sud marchera jeudi.
- Ces ascenseurs, comme nous l’avons déjà dit, iront jusqu’à la deuxième plate-forme.
- L’ascenseur Edoux, qui transportera les visiteurs
- de la deuxième plate-forme au sommet de la Tour, sera mis en service jeudi.
- Hier il a fait une dizaine de voyages devant la commission sans aucun accrocq.
- En attendant que tout cela fonctionne, le public qui va-t’à pied monte par la pile ouest et descend par la pile est.
- Cafés-restaurants
- Tout près du Champ de Mars, 18, avenue Rapp, au coin de la rue Montessuy, se trouve le Café-Restaurant cosmopolite, où, à un très bon compte, un peut déjeuner ou dîner très confortablement.
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- LES FÊTES DE LA SECTION COLONIALE
- La commission des fêtes de la section coloniale a arrêté à peu près définitivement le programme des réjouissances qu’elle a organisées pour les premiers jours de juin en l’honneur du président de la République. Le projet sera présenté à M. Carnot, qui doit y donner son assentiment.
- La tête aura lieu de jour. M. Carnot sera reçu à l’entrée de la section par le sous-secrétaire d’Etat, le commissaire général et les organisateurs de l’exposition. Il passera entre une haie formée par les soldats indigènes et commencera sa visite par le palais central.Les palais cochin-chinois, cambodgien, guyanais, annamite, seront successivement visités ensuite dans l’ordre que nous leur donnons. Il en sera de même-des villages annamite et canaque, du palais, guadeloupien, de la serre, du village sénégalais.
- Le président de la République terminera sa visite par les palais malgache et tonkinois. Un lunch sera servi alors. Deux buffets, un pour M. Carnot et sa suite, l’autre pour les commissaires et invités, auront été dressés, le premier au palais du Tonkin, le second dans celui de l’Indo-Chine.
- Après le lunch commenceront les parades et fêtes indigènes.
- La Nouvelle-Calédonie, qui est représentée à la section par dix Canaques, donnera la danse du pilou-pilou, avec chanteurs et musiciens.
- Cent vingt-deux personnages de l’Annam et du Tonkin formeront ensuite une procession du Dragon. Les indigènes de l’esplanade construisent déjà cet autre tarasque, qui certes n’est pas moins effrayante que la captive des Taras-connais.
- Le Gabon représentera des simulacres de-combats et de jeux de sagayes.
- Enfin, le Sénégal donnera également divers spectacles très curieux. Pendant la visite du président de la République, les indigènes termineront devant lui des ouvrages de broderie, d’incrustation, de bijouterie et de peinture qui seront ensuite offerts à Mme Carnot.
- Cette fête, qui marquera en quelque sorte-l’achèvement complet de la section, aura, nous l’avons dit, un caractère privé. Six cents invitations environ seront lancées. Elles seront attribuées au président de la République et à sa maison civile et militaire, au corps diplomatique, aux sénateurs et aux députés des colonies, au conseil, supérieur des colonies, enfin aux commissions et aux écoles coloniales.
- Hier, vers six heures du soir, avenue de Suf-fren, en face du n° 106, sur la réquisition du sieur Léon Emomot, sous-chef contrôleur des entrées à l’Exposition, le gardien Travely a arrêté et conduit au bureau de M. Lallemand, commissaire de police de l’Exposition, les époux Lange qui vendaient des faux tickets de l’Exposition. Us ont été envoyés au Dépôt.
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- LES ROBES A L’EXPOSITION
- Les couturiers et les couturières se sont mis en frais d’imagination pour l’Exposition. Chacun et chacune ont volu que leurs vitrines contiennent des spécimens éclatants de leur goût et de leur savoir-faire ; ils ont tenu à montrer qu’il n’y a qu’à Paris qu’on sait draper l’étoffe et chiffonner le ruban. Les robes les plus merveilleuses qu’une princesse de conte de fées puisse rêver sont exposées. Les robes couleur de soleil et couleur de lune du bon Perrault paraîtraient mesquines auprès des splendeurs de quelques-unes de ces toilettes.
- Les unes sont taillées dans des étoffes où sont brodées avec des soies multicolores entrelacées de fils d’or et d’argent, des fleurs étranges, des oiseaux exotiques au plumage éblouissant, ou bien des plumes admirablement imitées. Les vieilles malines, les points d’Angleterre, les guipures anciennes ont servi à les orner. Ce ne sont que ruchés, que bouil-lonnés, que festons, qu’effilés. Il y a môme les manteaux de reines ou d’impératrices qui s’attachent aux épaules et sont portés par les pages ou les dames d’atour dans les cérémonies de grand gala.
- Pour les robes de bal, deux écoles sont en présence. L’une préconise la robe à queue, l’autre la robe courte. La robe a queue est en général préférée par les femmes vaniteuses et coquettes, ou majestueuses à l’excès. La femme qui, dans une soirée, consent à porter cet appendice, doit renoncer à tout plaisir ; elle ne doit songer qu’à sa queue. Elle inspire d’ailleurs un salutaire effroi à tous les messieurs, car si sa traîne a le malheur de se prendre dans les jambes de l’un d’eux, elle peut parfaitement lui faire perdre son équilibre, ce qui est profondément ridicule, sauf pour le budget.
- La robe à queue est toujours luxueuse à l’excès, toutefois, les horizontales qui, en général, aiment tout ce qui est cher, n’en portent point. Elles appartiennent à l’école des robes courtes, évidemment plus commodes quand il s’agit de lever la jambe à la hauteur de ses principes. Les robes de bal sont beaucoup plus simples et permettent de s’amuser sans gêner les autres. Vient ensuite toute la série des robes de ville.
- La mode semble être devenue très éclectique ; elle emprunte à toutes les époques. Ce sont les robes romantiques avec leurs manches à gigots et à crevés, des robes empire qui abolissent l’emploi du corset, comprimant la taille, et qui seyent aux belles filles seulement; les robes, avec ou sans strapontin, et les robes rembourrées pour corriger les défectuosités de la taille et pour augmenter l’ampleur de la poitrine. Les femmes de toutes les classes de la société se donnent rendez-vous dans les galeries qui les contiennent.
- Beaucoup même ne verront que cela dans l’Exposition, ou tout au moins c’est la seule chose qui les intéresse. Il faut les voir courir de vitrine en vitrine. Leurs yeux brillent de plaisir et de convoitise. Si par hasard un monsieur leur donne le bras, elle ne s’occupent plus de lui. On sent même qu’elles éprouvent un certain mépris pour ce profane qui n’est pas initié aux subtilités de la mode et qui ne sait pas causer chiffon.
- Quand elles sont deux, rien n’est amusant comme d’entendre les impressions qu’elles se communiquent
- Ce sont d’abord des exclamations admiratives. « Ah ma chère, ce corsage est divin ! Cette jupe est céleste ! Oh, quel idéal que ce manteau! C’est à vendre son âme au diable pour avoir cette toilette. — Et des demi-confidences, et des conseils perfides. «Oh ! ma chère, il ne serait peut-être pas nécessaire de vendre votre âme; vous êtes si jolie. » Enfin elles finissent par devenir un peu inconscientes, les petites femmes devant tout ce luxe d’atours.
- Ce ne sont d’ailleurs pas les plus jolies qui se montrent les plus emballées. En général, les minois le plus chiffonnés, les tailles les plus étriquées, les poitrines les plus maigres sont l’apanage de celles qui so pâment comme des carpes en temps de frai. Parfois passe une femme aux formes opulentes et superbes. Sa taille est souple et l’on sent que le corset ne la comprime pas et ne meurtrit pas sa péau, ses hanches sont larges, bref, elle est bien plantée, et elle n’a pas besoin qu’une couturière lui matelasse ses robes pour maintenir l’harmonie de son corps. Celle-là passe indifférente et jette à peine à droite et à gauche un rapide coup d’œil, car elle sait que la plus simple étoffe fera valoir son éclatante beauté que les fanfreluches et les rubans ne serviraient qu’à masquer.
- Elle sait que pour elle la coquetterie suprême est de n’en point avoir.
- (La Bataille)
- Le premier train de plaisir organisé par la Compagnie de l’Ouest, et que nous avions annoncé, est entré dimanche matin, à 10 heures 17, en gare au Champ de Mars.
- 11 amenait 760 voyageurs.
- Partis du Havre à cinq heures et demie du matin, les touristes ont quitté Paris le soir à dix heures et demie; ils étaient rentrés chez eux, la nuit, avant quatre heures!
- Tout comme chez Jonathan : Ail right.
- Le service des trains et des paquebots entre Paris et Londres va subir des modifications importantes qui seront opérées au 1er juin.
- La durée du voyage sera réduite à moins de huit heures, avec des arrêts à Boulogne et à Amiens.
- La rapidité des trains sera accélérée, et des trains spéciaux dits « trains-clubs >> composés de wagons copiés, au point de vue du confort, sur les meilleurs modèles d’Amérique, seront mis en circulation.
- La vitesse des paquebots sera aussi augmentée.
- M. A. Ghio vient d’ouvrir un salon international de-lecture et de correspondance de l’Exposition universelle au Champ de Mars, terrasse des Beaux-Arts, côté de l’avenue de La Bourdonnais, près du bureau des postes et télégraphes et du salon de la Presse.
- LE KAMPONG JAYANAÏS
- Parcourez le hampong, ce qui veut dire, paraît-il, village, en javanais. Un coup d’œil aux Malaises qui vendent du cacao van IJouten, aux Malais qui tressent agilement de grands chapeaux de paille, et aux petites Soudanaises cui-
- vrées qui, avec une gentille habileté, peignent à la cire les ramages du hatih. cette toile bariolée dont les Javanais se font leurs pantalons et les Javanaises leurs ceintures, et asseyez vous au kiosque où, sous le toit de bambous, au son du gamelcmg dansent Wakiem,Damina, Seliem et Sœkia, danseuses du prince Manka-Negoro.
- Pi m
- nJ WG* i'ir^ ^ s^s
- Toutes quatre sont assises sur l’estrade. Leur visage, leurs épaules, leurs bras et leurs jambes sont teints de safran. Leur chevelure est noire et lustrée. Wakiem et Seliem portent sur la tête une sorte de tiare surmontée de plumes noires en éventail. Les deux autres sont casquées d’or. Les cils et les sourcils sont un peu noircis. Les lèvres épaisses sont encore accusées par des lignes d’ambre ; les dents et les gencives roupies semblent sanglantes. Les bustes graciles mais fermes sont emprisonnés dans des corselets violet sombre ou vert émeraude. Aux bras, au cou, sur la poitrine, des bijoux et des amulettes miroitantes. Une sorte de jupe courte et étroite descend jusqu’au-dessus des genoux. A la taille, une double ceinture, dont les pans larges et longs tombent deux par devant et deux par derrière, ces derniers relevés en coques bouffantes, exagérées à la façon de la tournure des Parisiennes. Çà et là, au corsage et parmi les plis, capricieusement drapés de la jupe, passent de courtes écharpes multicolores. Lorsqu’elles sont assises, on les prendrait, par instants, pour des figurines peintes ; mais un souffle d’air un peu frais les a fait grelotter sous les tricots dont elles s’affublent ; un mot dit à mi-voix par l’une d’elles les a fait gentiment sourire, et elles s’animent soudain avec des gamineries de petites filles coquettes.
- Elles retombent en des postures hiératiques, aux premiers accords du gamelcmg', c’est l’orchestre rangé derrière elles. Un violon à une seule corde donne le chant, mélodie triste et monotone, dont le rythme ira s’accélérant jusqu’à la fin de la danse. Des tambours, des harmonicas en lattes de bois, des gongs, des jeux de cloches, formés par une série de vases de bronze renversés, font l’accompagnement. Des Sundanais tapent sur tous ces instruments, les uns au visage sérieux, les autres déjà à demi-.ironiques.
- Les quatre danseuses se lèvent et commencent leurs pas. C’est une longue suite de poses noblement rythmées. Les pieds glissent et les jambes se meuvent doucement sans jamais fléchir. Le buste suit en de brèves oscillations le mouvement de la mélodie. La tête est légèrement renversée, le visage impassible. Tout est dans le lent mouvement des bras, tantôt déployés, tantôt relevés. Les poignets se tournent et se retournent avec une grâce inimitable. Les mains, sans cesse étendues, expriment tout le sens de la danse, elles s’allongent, se raidissent et jouent avec les pans de la ceinture. C’est là, assure-t-on, une danse guerrière,.. Peut-être ; mais, comme par une pudeur sacrée, toutes les attitudes en sont si mesurées et si graves, qu’aux pauvres blancs non initiés tout échappe du mystérieux symbolisme, et ils ne peuvent qu’admirer cette lente évolution de petites idoles jaunes, s’approchant et s’éloignant pour des causes inconnues, avec des gestes inintelligibles, mais d’une souveraine harmonie. Brusquement, la mesure s’arrête; Damina, Wakiem, Seliem et Sœkia saluent le public ; même mouvement, même sourire qu’à l’Opéra.
- Un Javanais et une Javanaise, qui ne sont pas des danseurs de profession, miment ensuite
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- une scène d’amour. Le danseur et la danseuse se poursuivent. — lentement, — toujours sans s’atteindre. C’est encore la même gravité dans la plastique, les mêmes torsions des bras et des mains.Ici pourlant le sens de la pantomime est un peu plus clair, — bien qu’encore voilé par le rite traditionnel, qui règle les attitudes et les pas. En certaines poses, à peine esquissées, on peut croire surprendre de vagues et lointains symboles de volupté. Encore ici la musique et la danse cessent brusquement, sans tinir.
- « C’est très local », opinent des gens graves.
- « C’est moins drôle que la danse du ventre », affirment les autres. « Ce n’est toujours pas ça qui pervertira nos soldats », dit un bon patriote convaincu que Java est une de ses colonies ; taudis qu’un petit vieil abonné de l’Opéra murmure en cherchan t à fixer son regard clignotant j sur Damina : « Quel sacré petit animal ! » j
- Les danses terminées, tous les musiciens quittent l’estrade et parcourent à la file le ham-pong : les uns frappent de la main leurs longs tambours ; les autres agitent des instruments de bois dont les deux notes font un perpétuel glou-glou. La foule est doucement ahurie. Les Sundanais, tout en menant consciencieusement leur tapage, adressent aux spectateurs de bons sourires résignés.
- Pour en finir avec les Javanais, allez leur faire une visite matinale. Vous les trouverez dans leur chez soi, sans souci de la parade. Les femmes cousent ou bien se peignent (indifféremment du verbe peindre et du verbe peigner). Les hommes préparent le riz. Au fond du ham-pong. sur le seuil de leur case, les quatre baya- ; dères attendent l’heure d’allêr danser devant j les blancs qui boivent des bocks ; elles se mirent j dans de petites glaces, contemplent leurs pro- j près photographies, s’attifent pour la journée, ; font des sourires aux passants, toujours sous l’œil vigilant de leurs parents; car M. et Mme Cardinal ont tenu à suivre leurs filles en Europe. On m’a même affirmé que M. Cardinal est mandour. Mandour, c’est une certaine dignité de Java. Il y a, paraît-il un mandour élu par vingt-cinq ou trente habitants ; Lest presque un conseiller municipal. Pour mieux gouverner les indigènes, on a amené de là-bas avec eux deux mandour s, dont M. Cardinal,
- Il faut se hâter d’aller voir les Javanais, car ils se déjavanisent à vue d’œil. Les voyageurs racontent qu’à Java les indigènes se prosternent encore sur le passage des blancs, le front dans la poussière. Il est à craindre qu’à la fin de l’Exposition les hommes et les femnies du j hampong, déjà familiers avec leurs visiteurs, soient loin de ces respectueuses coutumes.
- Malais, Javanais et Sundanais se refusaient, dit-on, à venir en Europe et, pour les y déterminer, il fallut leur dépêcher un de leurs compatriotes, vieux musicien, qui, parti jadis pour Amsterdam, avec un gamelong d’exportation, était resté longtemps en Hollande. Celui-ci conta à ses frères que là-bas, chez les blancs, iis trouveraient des bonnes fortunes sans nombre, et il leur fit le récit de celles qui lui étaient advenues. Cela les détermina et ils s’embarquèrent avec leurs femmes, leurs filles, leuis bagages, leurs bambous et leurs instruments de musique. Reviendront-ils jamais à la plantation de thé d’où ils sont partis ? Suivront-ils l’exemple du vieux musicien d’Amsterdam? Mais, s’ils retournent à Batavia, que de coups
- de trique pour les rendre à la simplicité des mœurs primitives !
- Et cet excellent prince Manka-Negoro, propriétaire des quatre danseuses, comme il regrettera, si jamais ses bayadères lui reviennent, d’avoir cédé aux instances du résident hollandais « son frère aîné », qui le supplia de laisser Wakiem. Damina, Selriem et Sœkia aller danser sur l’Esplanade des Invalides pour la gloire de la métropole ! .L’autre jour, Sœkia pleurait parce qu’elle avait eu le nez écorché à la suite d’une scène de famille, et, la mine grognonne, déclarait au mandour que rien ne la déciderait à danser ; ses larmes faisaient de longue traces sur ses joues safranées. Elle dansa" pourtant. Encore quelque mois et elle ne dansera plus que quand son bon plaisir sera de danser. Quant à Damina elle fredonne déjà : Nicolas ! ah ! ah ! Si tu es sage, prince Manka-Negoro, dis à « ton frère aîné » qu’il faut laisser en Europe Damina, Wakiem, Seliem et Sœkia.
- (Journal des Débats)
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à 10 heures : Visites à l’Ex-position; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du Palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 à 6* heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situé à l’extrémité du Palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des Républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marionnettes de Barnard pendant les entr’ actes.
- De 2 à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à G heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face la rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à G heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exposition.
- De 10 heures à G heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, derrière le Palais Arts libéraux, coté de l’avenue Suffren.
- De 8 heures du matin à G heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées ; promenades sur les ânes blancs d’Egypte.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à G heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à G heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique si dioramas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De8 heures du matin à G heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à G heures1; Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- 'Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Pa,nora,ma du TOUT-PARIS, en face la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à G heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’église.
- Le soir : Représentations
- De 8 à il heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures ; Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan. Phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures 30 à 9 heures 50.
- Deuxième effet, de 10 heures à 10 heures 20.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
- Gravure réduite de la couverture du Guide Général, publié par le Bulletin Officiel, qui vient de paraître.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- RENSEIGNEMENTS UTILES
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est.— Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. —' Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est ; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. —Idem.
- Rue Taiibout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- • A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-lssy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se. rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement1; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Omnibus %t les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La li^ne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes a Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l’Exposition.
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Iéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur < de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie^ directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulin eaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées _ au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies ^ la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamôtte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.);
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. —- Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections:
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de La-motte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 lieuses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures
- soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- VL Section du Irocadéro. — Porte du Trocadéro (b heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin a 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. — Un chemin de fer inté-rieur a voie étroite est établi de l’Esplanade des Invali-des a l Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Sullren. J
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar — Palais des Produits alimentaires. — Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 3 kilomètres 500 mètres. La duree totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lrc classe : 50 centimes ; de 2° classe 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin a minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des batiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’v trouve en permanence. J
- foutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de 1 Exploitation. r 1
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16
- de6 Mars 6 ^ ®our<^onna^s’ C01hmunique avec le Champ
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, a la Manutention du Champ de Mars fnrès du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), a cote du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique. ^
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir Pour les services télégraphique et téléphonique soir* d ouverture est Prolongé jusqu’à onze heures dû
- Sept levées parjour :
- Matin : 7h. 30, 10 heures, midi.
- Soir-: 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- . Ues boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exno-sition. ^
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans-les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, cote La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au-Pavillon de^ la Regie des tabacs turcs (même côté) piès du -théâtre des ï olies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- lette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries divers_es, côté La Bourdonnais.
- Des water-closels (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits-suivants :
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite en descendant le jardin. ’
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (a hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vesti-bute Desaix ; côté Ecole militaire, près'de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule-Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène-et d’economie sociale, sur la rue Fabert.
- La Librairie du « Bulletin des Halles », 33, rue
- Jean-Jacques-Rousseau, vient de mettre en vente un Plan illustré de l’Exposition universelle, avec un Indicateur alphabétique, imprimé en six couleurs et représentant exactement la place des différentes expositions. r
- Ce plan, richement illustré, est indispensable aux visiteurs, qui trouveront aisément à se guider en sortant du Panoiama le Tout-Paris, une des principales attractions de l Exposition.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
- R. E COM MANDÉ JS
- ABAT-JOUR
- Deg-alflfet et Cie Succr‘, (ancienne maison Grimal), 28, rue Albouy, Paris. — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
- AMEUBLEMENT
- A. Vaillant, 10, rue Meslay, Paris. — Fabrique de meubles de luxe. Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité de cache-pots, jardinières, tables à ouvrages et à jeux, bureaux de dames et liseuses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
- Hilg-ert, 20, passage Tocanier, Paris — Fabricant de chiffonniers et tables de nuit chiffonniers en tous genres.
- Ch. Galvani, faubourg Saint-Antoine, 137, et rue d’Avron, 28. — Grande fabrique de lits et chambres à coucher en tous styles. Envoi franco du catalogue.
- G. Herrmann, 9, rue St-Ambroise et 7, cité d’Angoulême, Paris.—Ameublements complets de tous genres. Ebénis-terie et tapisserie. Meubles anciens, sièges et tables de tous styles pour salles à manger. Chambres à coucher, salons, bibliothèques et bureaux.
- Quarré, 143, r. d’Aboukir, (us. r. de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de style pour meubles, de décoration pour cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voiture, marque : Au Lion.
- ARMES & ARMURES
- R. Gutperïe, 12, boulevard Magenta, Paris. — Armes, armures, panoplies et trophées. Cuirasses secrètes garantissant de l’arme blanche" et de la balle de revolver. Bijoux, armes et armures pour théâtres.
- ARTICLES POUR FUMEURS
- Quentin et Cie, 22, r. de Bondy, Paris. _ pipes Gambier. Papiers Riz La * et Goudron La
- BALANCES & BASCULES
- L. Paupière construct1'mécanicien, rue Saint-M-mr, 8i, Balances, Bascules, Petits chemins do fer, matériel roulant, (voir classe 49, Hangar 1, n°l). Voir Esplanade des Invalides, classes 49 et 74. Agriculture. .
- BATTEURS D’OR
- X. Jacquesson, 7, rue Chariot, Paris. — Fabrique d’or, d’argent et de platine en feuilles, en poudre et en coquille. — Exposant, classe 41, groupe V. — Téléphone.
- bébés, jouets, jeux
- .1. Steiner, fabricant du bébé mécanique vivant, du bébé incassable, parlant et ordinaire (dit le petit parisien), 22 brevets. — Demander marque Steiner.
- BIJOUTERIE, JOAILLERIE
- Plichon et Cie, 10, rue du Parc-Royal, Paris. — Fabricants de doublé or, or sur argent.
- Ancienne maison Lefebvre et fils, fondée en 1843, Lefebvre fils aîné successeur. 106, rue de Rivoli. Ateliers, 3 rue des Halles, — Corbeilles de mariage bijoux riches, pierres fines de premier choix. Fab. spéciale de bijoux, orfèvrerie et objets d’art de style or et argent, ciselure, émaux, modèles spéciaux déposés. Médaille argent, Paris, 1884. Exposant classe 37. COULEURS FINES
- Chevillet, A. Grenier successeur, 31, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de couleurs fines pour artistes. Exposant classe 10, groupe II.
- L. Platnchamp, maison fondée en 1798, boul. de Strasbourg, 35, Paris. — Couleurs et vernis pour bâtiments, voitures et industrie, décors et tableaux.
- OUVRAGES DE DAMES
- Hfme Cuchet, 3, rue d’Aboukir, Paris. — Tapisseries de tous styles, broderies, armoiries, travaux montés, spécial, drap perforé à la machine et à la main, perforation à façon.
- Lambert -Vormus, 3 boul. St- Denis. — Bijouterie-joaillerie. Fabrique de Pendules.
- Lambert Lévy fabricant, 31 et 33, boulevard St-Martin. Maison fondée en 1829.— Joaillerie, bijouterie, horlogerie, bronzes. —• Vente en détail au prix du gros. ENSEIGNES
- Lebœuf, 40, boulv. Bonne-Nouvelle, Tableaux-médaillers sur fonds de velours, pour les exposants, reproduction de toutes les récompenses.
- BILLARDS (et Accessoires de) ÉVENTAILS
- IlioHe, Marillier et Cie fabricants de queues de Billards. Procédé mobile à vis, breveté s. g. d.g. — 45, boulevard St-Martin, Paris. E. Buissot, 46, rue des Petites-Ecuries, Paris. — Fabrique d’éventails pour la France et l’exportation, corbeilles de mariages, éventails anciens, réparations de tous éventails.
- BOUTONS
- G. fïagriot, [nc] 168-170, rue St-Denis, à Paris. — Exposant classe 35. Boutons Livrée, Administrations, Uniformes pour tous pays. FONDEUR-LAMINEUR
- E. Louyot, ingénieur, 16, rue Folie-Méricourt. — Fonte et laminage de tous métaux : nickel, maillechort, cuivres rouge, demi-rouge, laiton. — Téléphone.
- BRETELLES
- LITS ARTICULÉS
- Ch. Guyot, inventeur seu^ fabricant spé-(BRETELLES*HYGIENIQUES^ cialdes Bretelles hy- agréable, solidité, bon goût, bon marché. Se trouvent dans les principales maisons.
- A. Picot (a) 1878. — Lits-Canapés articulés pour tous usages. Avenue Parmentier, 6.
- GANTERIE
- Marcauît, 8, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — (Classe 35), Chevreau et Suède, marque L. S Gants Tan-Russe, b. s. g. d. g.
- BREVETS D’INVENTION
- E. Wattler, ingénieur-architecte, 5, rue Mazagran (porte Saint-Denis) et 33, av. de la Bourdonnais (Exposition). — Représentation aux expositions, brevets d’invention, dépôts, marques, dessins, modèles, France et étranger.
- GRAINES & PLANTES
- Maison Loise-Ghauviére, fondée en 1845, Dupanloup et Cie, successeurs, 14, quai de la Mégisserie, Paris. (Exposants).
- BRONZES D’ART
- E. Plnédo, [nc! G. * * * * Exposant, classe 25. — Groupes, Statuettes, Encriers, etc., 40, boulevard du Temple. HOUBLONS
- Edouard Bernet, 17, rue de Giéry, Paris; succursale, 52, faub. Stanislas, Nancy. — Houblons de toutes provenances. — Méd. etdipl. d’honneur. Exposant cl. 44, gr. V.
- BRONZE IMITATION
- Coupler fils et Drouart, rue Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets d’art.'Editions d’Œuvres du Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis XVI. — Exposant classe 25, groupe n° 3.
- MEULES EN GRES
- Boycourt. — Meules pour toutes industries, 90, rue Folie-Méricourt.
- r BRONZES POUR EGLISES MARQUES D’EMBALLAGE
- Tliiery~Fi garet successeur de L. Fi-garet, 2, rue Breguet et 24, rue St-Sabin, Paris. — Manufacture de bronzes pour églises. Marque L. F. Paris. — Exposant, classe ... Foucault, 9, rue des Trois-Bornes, Paris. — Presses et marques à feu, Pinces à plomber, Alphabets et chiffres acier fondu, Marques de fabrique.
- MANCHES DE PARAPLUIES
- CORSETS
- A. BRioT,TrouiUet et Lambert Srs, 13, rue Eti.enne-Marcel et 133, rue Saint-Denis, Paris. — Manufacture de Corsets, Commission, Exportation. Marque déposée: A la Pemoiselle. Ancienne maison G. Lamoisse et Tardy, V. Marguin et O, successeurs, anc. 80, rue de Bondy, actuellement 95 et 97, boulevard de Port-Royal. — Téléphone.
- COURROIES ORGUES
- Alexandre père et fils, rue de Richelieu, 106, Paris. — Orgues. — Exposant, groupe II, classe 13.
- J. Levy jeune, 47, avenue Parmentier, Paris. — Courroie Gandy coton.
- OBJECTIFS ET INSTRUMENTS
- D’OPTLQUE POUR LA PHOTOGRAPHIE
- J. Zion, fabricant breveté s. g. d. g. Paris, 7, rue de Jouy. — Objectifs apla-nétiques rapides, symétriques extrarapides. — Rectilinaires à grand angle pour monuments, paysages, intérieurs et reproductions. —Petits objectifs pour chambres noires détectives. — Obturateurs instantanés extra-rapides.
- OR EN FEUILLES ET EN POUDRE
- Dumilâtre et Faubert, Faubourg-du-Temple, 22, Paris. — Fabrique d’or et de Platine en feuilles, en poudre et en coquilles. — Exposant, groupe V, classe 41.
- OUATAGES
- Marinpoy, 10, rue Paul - Lelong, Paris. — Tissus ouatés, mousselinés, brevetés, pour doublures de vêtements et jupons. — Usine à force motrice, 26 et 28, rue de la Pointe-d’Ivry.
- PARFUMERIE
- E. Bronchain, parfumeur;fabrique, 3, rue de l’Avenir, Asnières. — Reine des neiges, Poudre de riz à base de glycérine, Eden Powder, fleur de riz superfine, invisible et adhérente.
- PASSEMENTERIE D’AMEUBLEMENT
- Camille Weber (veuve et fils), 15, rue Poissonnière, Paris. — Spécialité pour ameublement. Articles de style et de fantaisie. — Médaille d’or, Paris 1878.
- PRODUITS HYGIENIQUES
- X* JG ^ O O 5QS œ XJ 3P
- DÉSINFECTANT LE PLUS HYGIÉNIQUE (PRIX MONTYON)
- Phénol-Bobeuf parfumé Dentifrice, Savon et Eau-Bobœuf Aspirateur et Vaporisateur-Bobœuf Paris, 61, faub. Poissonnière, ci-devant, 7, r. Coq-Héron
- PLUMEAUX
- J.-E. Durup, (successeur de P. Leullier etCe), 15, rue Vieille-du-Temple, Paris.—Fabrique de plumeaux en tons genres, autruche, dinde, coq, fantaisie. Marque de fabrique déposée, Récompense à l’Exposition universelle de 1878. Exposant classe 29. '
- SIEGES
- J. Tixier. Grande fabrique de sièges d’art et de style, garnis cuir de Gordoue, reliefs, gravés, décorés et autres; écussons, chiffres, monogrammes, etc. ; matériel et outillage spéciaux pour cette fabrication. — Exposant.
- SOIES ECRUES & TEINTES
- E. Hamelin et Cie, 144, rue Saint-Denis, Paris. — « Au Mûrier » « Au Palmier ». Diplôme d’honneur. Filatures et Moulinages à Bagnols (Gard) et aux Andelys (Eure).
- TAPIS ET^TAPISSERIE
- B. Jacob, 19, rue Turbigo. Paris. — Tapis Linoléum et toiles cirées, la plus belle collection. Se charge de la pose à l’Exposition. Conditions les plus avantageuses.
- marque Genebrias et Herfort, 23,
- DE FABRIQUE rue Vivienne. Spécialité pour
- G LJ tapissiers, ornements d’apparte- ments, bronzes, rinceaux," patères, porte-chapeaux. Fabrique d’élastiques pour sièges,
- VERRERIES (et Fournitures pour)
- Ch. Lespadin, 72, rue d’Angoulême, Paris. — Moules et outillage pour verreries et cristalleries, fabricant breveté s. g. d. g. — Exposant classe 51, groupe VI.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Quoique commencé tardivement, le Grand-Théâtre de l’Exposition est un des Palais dont l’installation est com-olètement terminée.
- Nous venons d’assister à la représentation à laquelle nous avait gracieusement convié la Direction, et nous avouons tout franchement que nous avons été émerveillés de ce que nous venons de voir et d’entendre. Ce sera, en effet,une surprise pour tous de trouver, dans le Parc du Champ de Mars, îa plus coquette des salles de spectacle, avec un programme plein d’intérêt.
- Nous avons applaudi la troupe Alexander dans une pantomime inénarrable, intitulée « les Tribulations d’un Touriste »; ce sont certainement, dans leur genre, des maîtres que ces mimes anglais !
- A signaler aussi les acrobates les Constanti ; les chiens admirablement dressés du clown Karl et surtout un prodige de grâce et de force appelé Georgina Aix, qui, âgée dehuitans, nous a montré des tours que nous n’avions
- PALAIS DES ENFANTS
- jamais vu faire aux acrobates les plus adroits.
- A côté des clowneries, l’art le plus sérieux est représenté par Mlle Kara, une jeune mauresque qui a passé par notre Conservatoire, dont elle a pris les bonnes traditions.
- Je promets un succès au « Paris-Quatuor » qui nous a fait entendre un beau chant patriotique intitulé « 89 », composé spécialement pour le Grand-Théâtre de l’Exposition, par M. Missa, grand prix de Rome.
- N’oublions point un exquis ballet d’enfants, réglé par Mme Mariquita et l’orchestre dirigé de main de maître par Alexandre Artus.
- Nous n’avons pu assister à la représentation des Marionnettes dans le promenoir, mais on nous assure qu’elles feront sensation : j’en accepte l’augure.
- D’après cette représentation, nous pouvons annoncer que c’est dans ce coin du Champ de Mars, côté Suffren, que sera la fête de l’Exposition.
- Grand diplôme d’Honneur et Médaille d’Or
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- 2e Série. — N° 18.
- Le Numéro : 15 Centimes.
- Vendredi 31 Mai 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- AVIS. — La publication de la Liste officielle du Jury nous empêche de publier aujourd’hui notre gravure quotidienne
- LISTE OFFICIELLE
- du Jury des Récompenses de l’Exposition Uniierseile
- de
- Le président de la République française,
- Vu le décret du 8 novembre 1884;
- Vu la loi du 6 juillet 1886 ;
- Vu le décret du 28 juillet 1886 ;
- Vu le décret du 27 mars 1889, portant règlement du jury international des récompenses de l’Exposition de 1889 ;
- Sur le rapport du président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général, et du ministre de l’instruction publique et des beaux-arts,
- Décrète :
- Art. 1er. — Par dérogation au deuxième paragraphe de l’article 2 et à l’article 3 du décret du 23 mars 1889, le nombre total des membres titulaires, français et étrangers du jury international des récompenses est porté à mille.
- Le nombre total des membres suppléants français et étrangers du jury international des récompenses est porté à trois cent trente-trois.
- Art. 2. — Sur les nombres indiqués à l’article précédent, soixante-neuf jurés titulaires français et étrangers et vingt et un jurés suppléants français et étrangers sont attribués au groupe 1 (Beaux-Arts, classes là 5).
- Art. 3. — Le président du conseil, ministre du commerce, del’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition, et le ministre de l’instruction publique et des beaux-arts sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret.
- Fait à Paris, le 28 mai 1889.
- Carnot.
- Par le Président de la République:
- Le Président du Conseil,
- Ministre du Commerce, de l’Industrie et des Colonies,
- Commissaire général de l’Exposition,
- P. TIR ARE).
- Le Ministre de l’instruction publique et des beaux-arts,
- A. F ALLIÉ RES.
- - - - . -----——-----------=---
- Le président de la République française,
- Vu le décret du 8 novembre 1884 ;
- Vu la loi du 6 juillet 1886 ;
- Vu le décret du 28 juillet 1886 ;
- Vu le décret du 27 mars réglant l’organisation du jury international des récompenses ;
- Vu le décret du 28 mai 1889 ;
- Sur la présentation du président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889.
- Décrète :
- Art. 1er. — Sont nommés membres titulaires du jury des récompenses pour les classes des groupes H à VIII :
- GROUPE II
- CLASSE 6
- MM.
- Boutan, inspecteur général de l’instruction publique, ancien directeur de renseignement primaire.
- Buisson, délégué du ministère de l’instruction publique aux expositions de Londres, Bruxelles, Amsterdam, Melbourne et Barcelone.
- Carnot, inspecteur d’académie, directeur de l’enseignement primaire de la Seine.
- Colin, Paul, inspecteur de l’enseignement du dessin, professeur à l’école polytechnique.
- Jost, inspecteur général de l’enseignement primaire.
- Mézières, membre de l’Académie française, député.
- Ilesbecq (Ed. de Fontaine de) membre du conseil de la société générale d’éducation.
- Salicis, inspecteur général de Renseignement manuel.
- CLASSE 7
- Casanova, directeur de l’institution Sainte-Barbe. _ '
- Fernet inspecteur général de l’instruction publique.
- Godard, directeur de l’école Monge, membre du conseil supérieur de l’instruction pubique.
- Hardy (L\-A.), architecte du Gouvernement, membre de la commission des bâtiments scolaires.
- Pigeonneau, professeur adjoint à la faculté des lettres, professeur à l’école des sciences politiques et à l’école des hautes études commerciales.
- Riéder, directeur de l’école alsacienne, membre du conseil supérieur de l’instruction publique.
- Sée, Camille, conseiller d’Ftat, directeur de la Revue de l’enseignement.
- classe 8
- Bréal, membre de l’Institut, professeur _ au Collège de France, membre du conseil supérieur de l’instruction publique.
- Cauvet, directeur de l’école centrale des. arts et manufactures, membre du conseil supérieur de l’instruction publique.
- Gariel (le docteur), ingénieur des ponts et chaussées, professeur à la faculté de médecine de Paris, professeur à l'école nationale des ponts et chaus-sées.
- Maspéro, membre de l’Institut, professeur au Collège de France et à l’école pratique des hautes
- G tll d G S.
- Milue Edwards, Alphonse, membre de l’Institut, professeur au muséum d’histoire naturelle.
- Sorel, A., secrétaire général de la présidence du Sénat, professeur à l’école des sciences politiques.
- classes 6, 7, 8
- Hélard, membre de la chambre de commerce de Paris.
- Jacquemart, Paul, ingénieur civil, inspecteur général des écoles d’arts et métiers et de l’enseignement technique.
- Louvrier de Lajolais, directeur de l’école nationale des arts décoratifs.
- Mesureur, inspecteur régional de l’enseignement technique
- Ollendorf, Gustave, directeur du personnel et de l’enseignement technique au ministère du commerce, de l’industrie et des colonies.
- Vital, ingénieur en chef des mines, président de la société philomathique de Bordeaux.
- clAssi': 9
- Ghamerot, Georges, imprimeur éditeur, médaille d’or à l’exposition dè Barcelone 1888.
- Delalain, Paul, imprimeur, libraire éditeur d4>u-vrages classiques, membre du jury des récompenses à l’exposition de Barcelone 1888.
- Doniol, correspondant de l’Institut, directeur de l’Imprimerie nationale.
- Durand, Auguste, éditeur de musique, médaille d’or à l’exposition d’Anvers 1885.
- Firmin-Didot, Alfred, imprimeur éditeur, médaille d’or à l’Exposition de 1878.
- Fouret, René, de la maison Hachette et Cie, libraire éditeur d’ouvrages classiques, littéraires et de luxe, grande médaille à l’Exposition de Paris 1878.
- Hetzel, Jules, libraire éditeur d’ouvrages de littérature, d’éducation et de vulgarisation, médaille d'or à l’Exposition de Paris 1878.
- Jourde, Philippe, président honoraire du Syndicat de la presse parisienne, membre du conseil général des Bouches-du-Rhône.
- Marne, Paul, imprimeur, médaille d’or à l’exposition de Barcelone 1888.
- Noël-Parfait, député, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- classe 10
- Ghoquet, fabricant de papier.
- Dumont, H.-L., administrateur de la Société anonyme des Papeteries du Marais et de Sainte-Marie, membre de la commission permanente des valeurs de douane, grande médaille à l’Exposition de Paris 1878.
- Engel, père, relieur, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878, diplôme d’hou-neur à l’exposition d’Anvers 1885.
- Kléber, Emile, (maison Blanchet et Kléber), fabricant de papier à écrire, grande médaille à l’Exposition de Paris 1878.
- Sirven, fabricant d’articles de bureau, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Vacquerel, Eugène, fabricant de papiers d’emballage et de cartons, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- classe 11
- Barrias (Ernest), sculpteur statuaire, médaille de lre classe à l’Exposition de Paris 1878.
- Champenois , imprimeur-lithographe , médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Galland, artiste peintre, professeur à l’école nationale et spéciale des beaux-arts.
- Lavastre, -I.-B., peintre décorateur de l’académie nationale de musique et de danse, diplôme d’honneur à l’Exposition de Paris 1878.
- Rossigneux, Charles, architecte-décorateur.
- classe 12
- Darlot, fabricant d’instruments d’optique, membre du Conseil municipal de la ville de Paris.
- Davanne, A., président du comité d’administration de la société française de photographie, membre du iury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Lévy, Georges, photographe, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Vidal, Léon, professeur à l’école nationale des arts décoratifs, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- CLASSE 13
- Cavaillé-Coll, facteur de grandes orgues, grande médaille à l’Exposition de Paris 1878.
- Gand, luthier du Conservatoire national de musique et de déclamation et du théâtre national de l’Opéra, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Lecomte (A.), fabricant d’instruments de musique, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Ruch, facteur de pianos, médaille d’or à l’exposition d’Anvers 1885.
- T hibou ville-Lamy, fabricant d’instruments de musique, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Thomas, Ambroise, membre de l’Institut, directeur du Conservatoire national de musique et de déclamation.
- CLASSE 14
- Radin, docteur-médecin orthopédiste, à Toulouse.
- Berger, le docteur Paul, professeur agrégé de la faculté de médecine, chirurgien des hôpitaux.
- Collin, delà maison Charrière, fabricant d’instruments de chirurgie, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Nocard, directeur de Técole.vétérinaire d’Alfort, membre de l’académie de médecine.
- Trélat, le docteur Ulysse, membre de l’académie de médecine, professeur à la faculté de médecine, chirurgien des hôpitaux, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Yerneuil, le docteur, membre de l’Institut et de l’académie de médecine, professeur à la faculté de médecine, chirurgien des hôpitaux.
- classe 15
- Brunner, fabricant d’instruments d’optique,grande médaille à l’Exposition de Paris 1878.
- Cailletet, correspondant de l’Institut, diplôme d’honneur à l'Exposition de Paris 1878.
- Eaye, membre de l’Institut, président du bureau des longitudes.
- Laussedat, le colonel, directeur du conservatoire national des arts et métiers, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Teisserenc de Bort, L., chef de service au bureau central météorologique, membre du jury des récompenses à l’exposition d’Anvers 1885.
- classe 16
- Cloué, le vice-amiral, ancien ministre de la marine et des colonies, membre du bureau des longitudes.
- Germain, Adrien, ingénieur hydrographe de la marine, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Levasseur, membre de l’Institut, professeur au Collège de France.
- Maunoir, secrétaire général dé la société de géographie, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- GROUPE III
- CLASSE 17
- Beurdeley (A.), fabricant de bronzes et objets d’art, ébénisterie et bois sculptés, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Legias, Maurice, fabricant d’ébénisterie, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Lemoine, H., fabricant de meubles et sièges, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.'
- . Meynard, ancien fabricant d’ébénisterie d’art, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Soubrier, Louis, fabricant de meubles, membre du jury des récompenses à l’exposition de Barcelone 1888.
- CLASSE 18
- Legriel, tapissier-décorateur, diplôme d’honneur hors concours à l’exposition de Barcelone 1888.
- Leys, tapissier-décorateur, membre du jury des récompenses à l’exposition de Barcelone 1888.
- Ouri, Alphonse,- artiste peintre-décorateur, médaille d’or à l’exposition d’Amsterdam 1883.
- Parfonry, marbrier, médaillé d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Williamson, administrateur du mobilier national.
- classe 19
- Biver, A., directeur delà manufacture de glaces de Saint-Gobain, Chauny et.Cirey, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris lb78.
- Desmaisons, directeur de la société anonyme des verreries et manufactures de glaces d’Aniche(Nord), médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Luynes, Victor de, professeur au Conservatoire national des arts et métiers, membre dé la commission permanente des valeurs de douane.
- Uudinot, Eugène, peintre-verrier, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Richarrne, directeur des verreries de Rives-de-Giers, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- classe 20
- Boulenger, IL, fabricant de faïences, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Deck, Th., fabricant de faïences d’art, grande médaille à l’Exposition de Paris 1878.
- Gastellier, député, président de l’Union céramique et chaufournière de France.
- Hache, Alfred, fabricant de porcelaines, président de la chambre de commerce de Bourges, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Lauth, Ch., administrateur honoraire de la manufacture nationale de Sèvres, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Loebnitz, J., fabricant de faïences, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Redon, Martial, fabricant de porcelaines, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Soyer, Paul, peintre-éinailleur, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Thierry, G., négociant en porcelaines, membre de la commission permanente des valeurs de douane, membre du jury des récompenses à l’exposition de Barcelone 1888.
- classe 21
- Davoust, fabricant de toiles cirées, membre du jury des récompenses à l’exposition d’Anvers 1885.
- lîuplan, membre du conseil municipal de la ville de Paris, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Legrand, Victor, fabricant de tissüs pour ameublement, juge suppléant au tribunal de commerce de la Seine.
- Tresca, Edouard, ancien fabricant de tissus d’ameublement, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- CLASSE 22
- Follot, Félix, fabricant de papiers peints, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Gillon, Emile, fabricant de papiers peints.
- Leroy père, fabricant de papiers peints, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- CLASSE 23
- Cardeilhac père, fabricant de coutellerie et d’or-févrerie, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Galante, fabricant d’instruments de chirurgie, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Mermilliod, fabricant de coutellerie, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Piault, Jules, fabricant de coutellerie et orfèvrerie, membre de la chambre de commerce, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- CLASSE 24
- Chenaillier, Henri, ancien fabricant d’orfèvrerie, membre du jury des récompenses à l’exposition d’Anvers 1885.
- Falize, Lucien, orfèvre-joaillier, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Odiot, fabricant d’orfèvrerie, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Poussielgue-Rusant, fabricant d’orfèvrerie religieuse, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- classe 25
- Colin E., fabricant de bronzes d’art et d’ameublement maison G.-J. Lévy, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Durenne, A., fabricant de bronzes d’art, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Gagneau, fabricant de bronzes, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Piat, Eugène, artiste industriel, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Ranvier, Jules, fabricant de zincs et bronzes d’art, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Servant, G., expert en bronzes et objets d’art, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
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- Garnier, Paul, fabricant d’horlogerie monumentale, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Leroy, Théodore, constructeur de chronomètres, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878..
- Requier, Charles, fabricant de pendules, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Sandoz, Charles, fabricant d’horlogerie à Besançon, membre de la chambre de commerce de Besançon.
- Rodanet, A.-IL, fabricant d’horlogerie, membre de la chambre de commerce de Paris.
- Saunier, Claudius, ancien fabricant d’horlogerie, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- CLASSE 27
- Camus, directeur de la compagnie du gaz, grande médaille à l’Exposition de Paris 1878.
- Grouvelle, Jules, ingénieur civil, professeur à l’école centrale des arts et manufactures, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Lacarrière, Amédée, fabricant de bronze et appareils d’éclairage, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878._
- Luchaire, Léon, constructeur d’appareils d’éclai-
- rage huile et pétrole, membre du jury des récompenses l’Exposition de Paris 1878. f
- Muller, Emile, ingénieur civil, professeur à l’école centrale des arts et manufactures, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- classe 28
- Coudray, Edmond, fabricant de parfumerie et savons, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Guerlain, Aimé, fabricant de parfumerie, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Lecaron, de la maisonGellé, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878, fabricant de parfumerie.
- L’Ilote, chef de laboratoire du cours de chimie générale au Conservatoire des arts et métiers, expert près les tribunaux. ' "
- Roure, fabricant de parfumerie, médaille d’or à l’exposition d’Anvers 1885.
- classe 29
- Amson, Georges, fabricant d’articles de Paris, diplôme d’honneur à l’exposition de Barcelone 1888.
- Dupont (Eugène), fabricant de brosserie fine et tabletterie, membre du jury des récompenses à l’exposition de Barcelone 1888.
- Maurey Deschamps, fabricant de brosserie fine, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Maureau Vauthier (Augustin), statuaire et sculpteur sur ivoire, professeur à l’école nationale des arts décoratifs.
- Tarbouriech-Nadal, négociant-commissionnaire, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- GROUPE IV
- CLASSE 30
- Besselièvre, fabricant d’indiennes, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Noblot, sénateur.
- Pormier, manufacturier en tissus de coton, membre de la commission permanente des valeurs de douane, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Schwob, filateur, maire d’Héricourt.
- Serol, Georges, manufacturier, membre de la chambre de commerce de Roanne.
- Trouiller (de la maison Brouiller et Adhémar), fabricant d’articles de Tarare, Saint-Quentin et Alsace, membre de la commission permanente des valeurs de douane.
- Waddington, Evelyn,manufacturier(dela maison Waddington fils et GQ, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- .Wallaert, Auguste, filateur, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- CLASSE 31
- Faucheur, filateur de lin, président du comité limer du nord de la France, membre du tribunal de commerce de Lille.
- Magnier, manufacturier, membre de la chambre de commerce de Paris, membre de la commission permanente des valeurs de douane, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Saint, Ch., manufacturier, filateur et tisseur dé sacs et toiles, membre de la commission permanente des valeurs de douane, membre du jury des récompenses de l’Exposition de Paris 1878.
- Simonnot-Godard, manufacturier, diplôme d’honneur à l’exposition d’Anvers 1885.
- Widmer, manufacturier, membre de la commission permanente des valeurs de douane.
- classe 32
- Balsan, Auguste, manufacturier, membre dujury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Blin, Théodore, manufacturier, membre dujury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Brocard, fabricant de drap, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Boussus, fabricant de laines et mérinos, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Bréant, Eugène, fabricant de châles et tissus, membre de la commission permanente des valeurs de douane, membre du jury à l’exposition d’Anvers 1885.
- Dauphinot, membre de la chambre de commerce de Reims, membre du jury des récompenses à l’Ex-position de Paris 1878.
- Huot, de la maison David et Hot, filateur, membre de la commission permanente des valeurs de douane.
- .Tourdain-Defontaine, fabricant de draperies, nouveautés, médaille d’or à l’Exposition de Paris'1878.
- Lagache, fabricant de draperies, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Lelarge, fabricant de nouveautés et flanelles, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Nivert, Emile, manufacturier, médaille d’argent à l’Exposition de Paris 1878.
- Robert, fabricant de drap, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Siéber, Henri, de la maison Seydoux-Siéber, grande médaille à l’Exposition de Paris 1878, fabricant de lainage.
- Thézard, vice-président de la chambre do commerce d’Elbeuf, membre du jury des récompenses à l’exposition d’Anvers 1885.
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- BULLETIN OFFICIEL DE I/EX POSITION DE 1889
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- CLASSE 33
- Blanchon, fabricant de soies grèges et ouvrées, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Oauthier, Antoine, fabricant de rubans de soie, vice-président de la chambre de commerce de Saint-Etienne, médaille d’or à l’Exposition de Palis 1878.
- Isaac, Auguste, fabricant de tissus de soie, delà maison Dognin et Cie, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Lilienthal, commissionnaire, membre de la chambre de commerce de Lyon.
- Permezel, fabricant de foulards, tissus écrus, diplôme d’honneur à l’exposition d’Anvers 1885.
- Ilebonr. fabricant de rubans-cravates, grande médaille à l’exposition de Paris 1878.
- Rondot, Natalis, membre de la commission permanente des valeurs de douane, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Sauvage, négociant en soieries.
- Sevène, président de la chambre de commerce de Lyon.
- classe 34
- Pinot, de la maison Vaugeois et Pinot, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878, fabricant de passementeries.
- Plazy, L.-P., fabicant de tapisseries et d’ouvrages à la main, médaille d’or à l’exposition d’Anvers
- 1885. i „
- Crouvezier, fabricant de broderies, médaillé d or à l’Exposition de Paris 1878.
- Dieutegard, Ernest, fabricant de passementeries, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Ilenon, Henri, fabricant de dentelles, diplôme d’honneur à l’exposition d’Anvers 1885.
- Lcfébure, Ernest, fabricant de dentelles et blondes, grande médaille à l’Exposition de Paris 1878.
- Oriol, de la maison Alamagny et Oriol, fabricant de passementeries.
- classe 35
- Porel, membre de la chambre de commerce de Grenoble, fabricant de gants.
- Earcy, E., fabricant de corsets, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Hayem, Julien, fabricant de chemises et cols-cravates, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Hugot, Y., fabricant d’éventails, juge suppléant au tribunal de commerce.
- Klotz, Eugène, fabricant de cravates, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Mortier, A., de la maison Poron frères, tîls et Mortier, membre du tribunal de commerce de Troyes, fabricant de bonneterie.
- Parent, fabricant de boutons, médailles d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- classe 36
- Bessand, Charles, manufacturier, ancien président du tribunal de commerce, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Guillaumou, député.
- Haas, fabricant de chapeaux de paille, de feutre et de casquettes, membre de la chambre de commerce de Paris, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Leduc, tabricant de chapeaux, membre de la commission permanente des valeurs de douane, grande médaille à l’Exposition de Paris 1878.
- Marcade, fabricant de confections pour dames, ancienne maison Bouillet, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Muzet, Alexis, membre du Conseil municipal de Paris, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Patay, fabricant de tleurs artificielles, médaille d’or à Iexposition d’Anvers 1885.
- .Touzet, Henri, fabricant de chaussures, médaille d’argent à l’Exposition de Paris 1878.
- classe 37
- Aucoc, Louis, fils, fabricant bijoutier-joaillier, médaille d’argent à l’Exposition de Paris 1878.
- Froidefon, fabricant de bijouterie ancienne maison Lion, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Marret, E., joaillier-bijoutier-orfèvre, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Martial-Bernard, membre de la chambre de commerce de Paris, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Murat, bioutier en doublé, médaille d’or à l’Expo-position de Paris 1878.
- Piel, A., bijoutier en doré, membre du conseil des prud’hommes, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Soufflot, Paul-Justin, bijoutier-joaillier, juge suppléant au tribunal de commerce, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- CLASSE 38
- Gastine-Renette, arquebusier, médaille d’or à 1 Exposition de Paris 1878.
- Gras, général, inspecteur des manufactures d’armes.
- Sarrau, directeur des poudres et salpêtres.
- Yernay-Barron, Claudius, arquebusier.
- CLASSE 89
- Gobron, député des Ardennes.
- Sriber, Alphonse, ancien manufacturier, membre du jury des récompenses à l’Exposition 1878.
- classe 10
- Derolland, fabricant de jouets en caoutchouc, médaille d’argent à l’Exposition de Paris 1878.
- Jumeau, Emile, fabricant de bébés, .médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Jullien, fabricant de tabletterie et jeux en cartonnages, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Kossolin. négociant-commissionnaire, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- GROUPE V
- classe 41
- Boutan, Edmond, ingénieur au corps des mines.
- Boutmy, maître de forges, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Carnot, ingénieur en chef au corps des mines, inspecteur à l’école nationale supérieure des mines.
- Corneau, député, ancien fabricant d’articles de ménage.
- Daubrée, Auguste, membre de l’institut, inspecteur général des mines, professeur au muséum d’histoire naturelle.
- Delaville-Le-Roula, ingénieur civil, vice-président du conseil d administration de la compagnie des mines de la Grand-Combe, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Gailly, sénateur.
- Giros, Emile, président de la chambre de commerce de Saint-Dizier, directeur des forges de Champagne.
- Létrange, lamineur de métaux, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Mallard, inspecteur général des mines, professeur à l’école nationale supérieure des mines.
- Martelet, ingénieur en chef au corps des mines, directeur de la société des forges et aciéries de Denain, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Mignon, membre de la chambre de commerce, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Montgolfier (de), maître de forges, président de la chambre de commerce de Saint-Etienne.
- Roger, président de la chambre de commerce de Nancy.
- Trottier, Jules, fabricant de fer-blanc, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- class e 42
- Chambrelent, inspecteur général des ponts et chaussées.
- Daubrée, directeur des forets au ministère de l’agriculture.
- Joubayre, inspecteur général des forêts.
- Ouvré, négociant en bois de charpente et bois à brûler, conseiller général de Seine-et-Marne.
- Yiguès, négociant en bois des îles, médaille d’or à l’exposition d’Anvers 1885.
- classe 43
- Bresson, J., négociant en pelleteries, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Clermont (Hermann de), négociant en fourrures et poils de chapellerie, membre de la commission nermanente des valeurs de douane.
- Deséglise, Victor, membre de la commission permanente des valeurs de douane, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Moriceau, fabricant d’ustensiles pour la pêche et la chasse, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Servant, A., négociant en pelleteries et fourrures, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- classe 44
- Abram, agriculteur, membre de la chambre de commerce de Marseille.
- Kretz, administrateur des manufactures de l’Etat.
- Sabatié, Charles, négociant en laines,, membre de la chambre de commerce de Mazamet.
- CLASSE 45
- Bonde, Frédéric, raffineur de soufre, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Dehaynin, Félix, industriel, membre de la chambre de commerce de Paris, membre de la commission permanente des valeurs de douane.
- Frémy, membre de l’Institut, directeur du muséum d’histoire naturelle.
- Friedel, membre de l’Institut, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Jungfleich, membre de l’Institut, professeur à l’école supérieure de pharmacie, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Knieder, directeur des établissements Malétra, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878._ _
- Kolb, Jules, administrateur de. la société anonyme des manufactures de produits chimiques du Nord, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Lequin, directeur de la fabrication des produits chimiques de la société des glaces et produits chimiques de Saint-Gobain, Chauny et Cirey, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Lorilleux, fabricant d’encres d’imprimerie, diplôme d’honnenv à l’exposition d’Anvers 1885.
- Miciiaud fils aîné, fabricant de savons, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Riche, Alfred, membre de l’académie de médecine, professeur à l'école supérieure de pharmacie, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Roux, Jules, fabricant de savons, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Scheurer-Kestner, sénateur.
- Schlœsing, membre de l’Institut, directeur de l’école d’application des tabacs, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Schutzeuberger, professeur au Collège de France, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Troost, membre de l’Institut, professeur à la faculté des sciences, membre du jury des récompenses à l'Exposition de Paris 1878.
- Tugot aîné, fabricant de vernis, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- classe 46
- Cordier, sénateur, manufacturier.
- Decaux, ingénieur civil, directeur des teintures aux manufactures de tapisseries des Gobelins et de Beauvais. membre du jury des récompenses de l’Exposition de Paris 1878.
- Perso/, J., directeur de la condition des soies et laines à la chambre de commerce de Paris, membre du jury des récompenses à l’Exjiosition de Paris 1878.
- CLASSE 47
- Dufort, J.-IL, mégissier, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Eaure, Félix, député.
- Eloquet père, fabricant de peaux-mâroquinées et chamoisées, médaille d’or à l’Exposition de Paris en 1878.
- Eortier-Beaulieu, Adolphe, tanneur, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Pinault, député. -
- Poullain, Ch., tanneur et corroyeur, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Solanel, G., tanneur et corroyeur, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Barcelone 1888.
- GROUPE VI
- CLASSE 48
- Castel, inspecteur général des mines.
- Jordan, professeur à l’école centrale des arts et manufactures, membres du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Ledoux, ingénieur en chef au corps des mines, ingénieur-conseil de la compagnie des mines d’An-zin, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Petitjean, ingénieur civil, administrateur de la société des houillères et fonderies de l’Aveyron, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Quillacq (de), administrateur délégué de la société anonyme de constructions mécaniques d’Anzin, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- CLASSE 49
- Albaret, constructeur de machines agricoles, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Bruel, sénateur.
- Chabrier, Ernest, ingénieur civil, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Gautrean, constructeur de machines agricoles, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Grandvoinnet, professeur à l’institut agronomique, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Liébaut, administrateur de la société centrale de construction de machines, membre du jury des récompenses de l’Exposition de Paris 1878.
- Risler, directeur de l’institut national agronomique, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- CLASSE 50
- Egrot, ingénieur-constructeur, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Girard, Aimé, professeur au conservatoire national des arts et métiers, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Hignette, ingénieur-constructeur, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Jouiie, pharmacien en chef de la maison municipale de santé.
- Lombart, fabricant de chocolat, membre du jury des récompenses de l’Exposition de Paris 1878.
- CLASSE 51
- Bardy, directeur du laboratoire des contributions indirectes, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Bérendorf, constructeur de machines et appareils
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- pour tanneries, médailles d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Deutsch (Henri), raffineur d’huiles minérales et végétales, médaille d’or à l’Exposiiion de Paris 1878.
- Perret, Michel, administrateur de la société anonyme des manufactures de glaces et produits chimiques de Saint-Gobain. Chauny et Girey, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- classe 52
- Bange (colonel de), directeurdelasociété anonyme des anciens établissements Gail, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Bourdon, ingénieur civil, contructeur-mécanicien, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Gornut, Ernest, ingénieur en chef de l’association des propriétaires de machines à vapeur du ^Nord, diplôme d’honneur à l'Exposition de Paris 1878.
- Earcot, ingénieur civil, constructeur de machines, membre de la commission centrale des machines à vapeur, grande médaille à l’Exposition de Paris 1878.
- Feray, Léon, ingénieur civil, constructeur de moteurs hydrauliques, conseiller général de Seine-et-Oise.
- Haton de la Goupillère, inspecteur général des mines, directeur de l’école supérieure nationale des mines, membre de la commission centrale des machines à vapeur.
- Hirsch, ingénieur en chef des ponts et chaussées, membre de la commission centrale dos machines à vapeur, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Lavallev, ingénieur civil, sénateur.
- Philipps, membre de l’Institut, inspecteur général des mines.
- Tissandier, Gaston, aéronaute.
- Weyher, Charles, administrateur directeur de la société centrale de construction de machines, grande médaille à l’Exposition de Paris 1878.
- classe 53
- Bouhey, père, constructeur de machines-outils, médaille d’or â l’Exposition de Paris 1878.
- Léon, ingénieur principal du matériel à la compagnie des chemins de fer de Paris à Ly@n et à la Méditerranée, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Ply (le capitaine), adjoint à l’inspection des manufactures d’armes.
- Rouart, Henri, constructeur-mécanicien, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- CLASSE 54
- Bessormeau, fabricant de cordages, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Imbs, Joseph, ingénieur civil, professeur au Conservatoire national des arts et métiers.
- Max-Richard, manufacturier, vice-président de la chambre de commerce d’Angers, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- . CLASSE 55
- Buxtorf, ingénieur-constructeur de métiers à bonneterie, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Denis, Gustave, filateur et tisseur de coton, conseiller général de la Mayenne.
- Guérin, Louis (maison Pinon et Guérin), médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878, fabricant de drap, membre de la commission permanente des valeurs de douane.
- CLASSE 56
- Agnellet-Parfait, fabricant de chapeaux de paille et de feutre, der tulles, crêpe et fournitures pour modes, conseiller général de la Haute-Savoie.
- Godillot, Alexis, ingénieur civil, médaille d’or à l’exposition d’Anvers 1885.
- Hurtu (maison Hurtu et Hautin), médaille d’or à l’Exposition, de Paris 1878.
- Peugeot, Benjamin, constructeur-mécanicien, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- CLASSE 57.
- Gousté, vice-président de la chambre de commerce de Paris, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Haret père, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Panhard. constructeur-mécanicien, grande médaille à l’Exposition de Paris 1878.
- CLASSE 58
- Buffaud, B., constructeur-mécanicien, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Dehaître (maison Piexnon et Dehaître), médaille d’or à l’Exposition de Paris, 1878, constructeur-mécanicien.
- Ermel, ingénieur civil, directeur de la fabrication des billets à la Banque de France, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- L’Hxxillier, Louis, constnxcteur de machines pour papeteides, grande médaille à l’Exposition de Paris 1878.
- Marinoni, constimcteur de machines typographiques, grande médaille à l’Exposition de Paris 1878.
- CLASSE 59
- Debize, ingénieur en chef du service central des constructions à la manufacture nationale des tabacs.
- Périsse, ingénieur civil, membre du jury des récompenses à. l’Exposition de Paris 1«78.
- Ruau, directeur général des monnaies et médailles.
- classe 60
- Belvaltette, Alfi’ed (de la maisoxi Belvallette), membre dix jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878, carrossier.
- Binder, Henri, carrossier, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Guiet, carrossier, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Lasne, sellier-harnacheur, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Mauclère, directeur des ateliers de la compagnie générale des omnibus de Paris, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Morel-Thibault, fabricant de grosse carrosserie, juge au tribunal de commerce de la Seine.
- Muhlbacher, carrossier, médaille d’or à l’Exposition de 1878.
- Quenay, de la maison Binder aîné, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878, carrossier.
- Thibout, fabricant d’articles de charronnage.
- classe 61
- Gendre, inspecteur général des ponts et chaussées, directeur des chemins de fer de l’Etat.
- Clerault, ingéxxiexxr en chef du corps des mines, ingénieur en chef du matériel et de la traction à la compagnie des chemins de fer de l’Ouest.
- Desgranges, ingénieur civil, administrateur de la compagnie des chemins de fer de Bône à Gueima, ingénieur conseil de la compagnie des tramways de Lyon.
- Du val, ingénieur en chef des ponts et chaussées en retraite, directeur général de la compagnie de Fives-Lille.
- Gay, inspecteur général des ponts et chaussées, conseiller d’Etat, directeur des chemins de fer au ministère des travaux publics.
- Glasser, ingénieur en chef des ponts et chaussées, sous-directeur de la compagnie des chemins de fer du Midi.
- Heurteau, ingénieur en chef au corps des mines, directeur de la compagnie des chemins de fer d’Orléans, membre du comité de l’exploitation technique des cliemins de fer.
- Level, ingénieur civil, ingénieur directeur de plusieurs compagnies d’intérêt local, membre du comité de l’exploitation technique des chemins de fer.
- Noblemaire, ingénieur en chef du corps des mines, directeur de la compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon-et à la Méditerranée.
- Petsche, ingénieur eu chef du corps des mines, ingénieur en chef de la voie à la compagnie des chemins de fer de l’Est.
- Picai’d, inspecteur général des ponts et chaussées, président de section au conseil d’Etat.
- Sartiaux, ingénieur en chef des ponts et chaussées, chef adjoint de l’exploitation de la compagnie des chemins de fer du Nord.
- CLASSE 62
- Fontaine, administrateur de la société Gramme.
- Fribourg, directeur-du matériel et de la construction à la direction générale des postes et télégraphes.
- Huet, inspecteur général des ponts et chaussées, sous-directeur des travaux de la ville de Paris.
- Mascart, membre de l’Institut, professeur au Collège de France, membre du jury des x’écompenses à l’Exposition de 1878.
- Postel-Vinay, constructeur électilcien, médaille d’argent à l’Expounon de Paris 1878.
- Potier, ingénieur en chef au corps des mines, professeur à l’école nationale supérieure des- mines.
- Sciama, Gaston, ingénieur civil, directeur de la maison Bréguet, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Sébert, le colonel, directeur du laboratoire central de la marine.
- Trotin, ingénieur en chef du service de vérification et de réception à la direction générale des postes et télégraphes.
- classe 63
- Baïhaut, député.
- Gollignon, ingénieur en chef des ponts et chaussées, inspecteur de l’école nationale des ponts et chaussées.
- Fabre, Cypilen, président de la chambre de commerce de Marseille.
- Guillotin, président du tribunal de commerce de la Seine.
- ILumblot, ingénièur en chef des ponts et chaussées.
- Jolly, César, constructeur, médailie d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Lagrange, inspecteur général des ponts et chaussées, directeur de l’école nationale des ponts et chaussées.
- Michau, entrepreneur de travaux publics, membre du jury à l’Exposition de Paris 1878.
- Molinos, ingénieur civil, ancien président de la société centrale des ingénieurs civils.
- Mozet, entrepreneur de travaux publics, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Reymond, Francisque, sénateur, membre dix comité de l’exploitation technique des chemins de fer.
- Rousseau, inspecteur des ponts et ch aussées, conseiller d’Etat.
- Trélat, Emile, architecte, professeur au Conservatoire national des arts et métiers, directeur de l’école spéciale d’architecture, membi’e du jury des incompensés à l’Exposition de Paris 1878. '
- classe 64
- Bechrnann, ingénieur en chef des ponts et chaussées, chef du service des eaux de la ville de Paris.
- Brouardel, docteur, membre de l’académie de médecine, doyen de la faculté de médecine, président du comité consultatif d’hygiène de France, médecin des hôpitaux.
- Jéramec, administrateur de sociétés d'eaux minérales.
- _ Martin (le docteur), membre du comité consultatif d’hygiène de France, membre du jury des récompenses à l’exposition d’Anvers 1885.
- Monod, directeur de l’assistance publique et des institutions de prévoyance au ministère de l’intérieur.
- Nicolas, directeur du commerce intérieur au ministère du commerce, de l’industrie et des colonies.
- Proust (le docteur), secrétaix’e de l’Académie de médecine, professeur a la faculté de médecine, inspecteur général des services sanitaires, membre du comité consultatif d’hygiène de France, médecin des hôpitaux.
- Roussel (le docteur), membre de l’académie de médecine, sénateur, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- CLASSE 65
- Davmard, ingénieur en chef de la compagnie o-é-nérale transatlantique. ^
- Godron, directeur des constructions navales au ministère de la marine.
- Maupou (de), ingénieur des constructions navales.
- Mirabaud, Paul, vice-président du conseil d’administration de la compagnie des chai’geui’s-réunis
- Pérignon, ingénieur civil.
- Régnault de Prémesnil (le contre-amiral).
- Rothschild (le baron Arthur de), membre du comité dix Yacnt-Glub de France.
- Ruyssen (le colonel), commandant le corps des sapeurs pompiers de Paris.
- Vésigné, Octave, administrateur de la compagnie des messageries maritimes.
- classe 66
- Ganet, directeur de l’artillerie auprès de l’administration centrale delà société anonyme des forges et chantiers de la Méditerranée. ë
- Coste (le général), âu ministère de la guerre.
- Deloye (le colonel), chef du bureau du matériel de l’artillerie au ministère de la gueiTe.
- Gei’vais (le général).
- j Je.anson, Gustave, chef de bureau au cabinet du ministre de la guerre:
- I Thierry, capitaine de vaisseau, membre du conseil des travaux de la marine.
- GROUPE YII
- classe 67
- Chapu, A., ancien manufacturieiq membre du jury des récompenses aux Expositions de Paris 1878 et d’Anvers 1885.
- Foucher, Gustave, ancien fabricant de fécules et glucoses, membre de la chambre de commerce de Paris.
- Groult, Camille, manufacturier, médaille d’or â l’Exposition de Paris 1878.
- Moricelly, minotier, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Wav, H.-A., négociant commissionnaire en grains et farines, membre de la chambre de commerce de Paris.
- CLASSE 68
- Crétnine, ancien manufacturier, membre du juiy des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Guillout père, fabricant de biscuits, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Pains 1878.
- Vaurv, fabricant de biscuits de troupe, médaille d’or à l’Exposition de 1878. *
- . CLASSES 70-71
- Dumagnou, Julien, de la maison Caillebotte et
- ! Dumagnou, médaille d’or à l’Exposition de 1878, fabricant de conserves alimentaires.
- Potin, Julien, de la maison F. Potin, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878, fabricant de produits alimentâmes.'
- Prevet, Charles, fabricant de conserves alimentaires, député, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Rodel aîné, fabricant de conserves alimentaires, médaille d’or à l’Exposition de Paris.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
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- CLASSE 72
- Delizy, distillateur, de la maison Delizy et Dois-teau, diplôme d’honneur à l’exposition d’Anvers 1885.
- Gaillard, Gilbert, député, vice-président de la chambre de commerce de Clermont.
- G'jrmain-Thomas, négociant en drogueries, juge au tribunal de commerce delà Seine.
- Guy, Louis, distillateur, membre du jury des récompenses à l’exposition de Barcelone 1888.
- Ledoux, Charles, négociant en cafés, juge au tribunal de commerce de la Seine.
- de Mahy, député, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Pelpel, Eugène, distillateur, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- classe 73
- Allain, négociant, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- d’Adelsward, directeur de la société française de de distillerie, malterie et brasserie à Châlons-sur-Marne.
- Bouchard, Antonin, président de la chambre de commerce de Beaune, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Boullay, Etienne, député, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Cusenier, Elisée (de la maison Cusenier fils aîné), diplôme d’honneur à l’exposition d’Amsterdam 1883.
- Duras, E., juge au tribunal de commerce de Cognac, médaille d’or à l’e ^position de Barcelone 1888.
- Duval, distillateur.
- Gabriel, négociant en vins, président de la chambre syndicale du commerce en gros des vins et spiritueux du département de la Seine.
- Griffe, sénateur.
- Guiraut. G., président du syndicat des vins et spiritueux de la Gironde, membre du jury des récompenses à l’exposition de Barcelone 1888.
- Hébrard, Emile, conseiller général de Tarn-et-Garonne.
- Jarlauld, négociant en vins, membre de la chambre de commerce de Paris.
- Lapurte, néhociant en eau-de-vie.
- Marquet de Vasselot, directeur de la distillerie de Croisset-Rouen, médaille d’or à l’exposition d’Amsterdam 1883.
- Merman, Georges, propriétaire-viticulteur, médaille d’argent à l’Exposition de Paris 1878.
- M"streau, sénateur.
- Regnier, Jules, propriétaire à Vougeot, membre du jury des récompenses à l’exposition d’Anvers 1885.
- Schouteeten, distillateur, membre de la chambre de commerce de Lille, médaille d’or à l’exposition d'Anvers 1885.
- Tastet, Gustave, courtier en vins, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Tourtel, directeur des brasseries de Tantonville, diplôme d’honneur à l’exposition nationale de brasserie.
- Velten, directeur des brasseries de la Méditerranée, médaille d’or à l’Exposiiion de Paris 1878.
- Werlé, de la maison veuve Clicquot-Ponsardin.
- GROUPE YIII classe 73 bis
- Foucher de Careil, sénateur, membre du conseil supérieur de l’agriculture, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Grandeau, inspecteur de la station agronomique de l’Est, doyen de la faculté des sciences de Nancy, membre du conseil supérieur de l’agriculture, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Muntz, Achille, chimiste agronome, professeur, chef des travaux chimiques à PInstitut national agronomique, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Ronna, ingénieur agronome, membre du conseil supérieur de l’agriculture.
- classe 73 ter
- Chauveau, le docteur, inspecteur général des écoles vétérinaires.
- Duclaux, membre de l’Institut.
- Prillieux, Edouard, inspecteur général de l’enseignement agricole, professeur à l’institut national agronomique, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Tisserand, conseiller d’Etat, directeur de l’agriculture au ministère de l’agriculture, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Vassilière, inspecteur général de l’agriculture.
- classe 74
- Bénard, agriculteur, membre de la société nationale d’agriculture.
- .Bignon aîné père, membre delà société nationale d’agriculture.
- Bornot, agriculteur.
- Dehérain, P.-P., membre de l’Institut, professeur au muséum d’histoire naturelle.
- Desprez, Florimond, agriculteur, vice-président de la. société d’agriculture du Nord.
- Gomot, député.
- Ileuzé, inspecteur général honoraire de l’agriculture, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Jobard, sénateur.
- Lavalard, Edmond, membre de la société nationale d’agriculture, administrateur de la cavalerie et des fourrages à la compagnie générale des omnibus, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Lemoine, aviculteur.
- Lecouteux, président de la société nationale d’agriculture, professeur au Conservatoire national des arts et métiers et à l’institut national agronomique, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Le Play, Albert, agriculteur, membre de la société nationale d’agriculture.
- Macarez, agriculteur, président de la société des agriculteurs du Nord.
- Récipon, député.
- CLASSE 75
- Arnoult-Thénard (le baron), viticulteur, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Bazille, Gaston, ancien sénateur, membre de la commission supérieure du phylloxéra,
- Cazauvielh, député, président du groupe viticole de la Chambre des députés.
- Ferrouillat, professeur à l’école d’agriculture de Grignon.
- Pulliat, professeur à l’institut national agronomique.
- Roy, G., propriétaire-viticulteur.
- classe 76
- Balbiani, professeur au Collège de France, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Brocchi, maître de conférences à l’institut national agronomique.
- Maillot, directeur de la station séricicole de Montpellier, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Raff'ard, Paul, négociant en soie, juge au tribunal de commerce de Seine.
- CLASSE 77
- Gerville-Réache, député.
- Lacaze-Duthiers, Henri de, membre de l’Institut', professeur à la faculté des sciences, membre du conseil supérieur de l’instruction publique.
- Périer, Edmond, professeur administrateur au muséum d’histoire naturells.
- Art. 2. — Sont nommés membres suppléants du jury des récompenses pour les classes des groupes II à VIII :
- GROUPE II
- CLASSE 6
- Gaufrés, membre du Conseil municipal de Paris, ancien président delà société des chefs d’institution.
- Martel, inspecteur général de l’enseignement professionnel.
- Regnard, Paul, professeur à l’institut national agronomique et sous-directeur à l’école des hautes études.
- CLASSE 7
- Dreyfus, Ferdinand, membre du conseil supérieur de l’agriculture.
- Gay, chef de bureau au ministère de l’instruction publique.
- CLASSE 8
- Arsonval (d’), directeur du laboratoire physique biologique du Collège de France.
- Jourdan, Ed., ingénieur civil, directeur de l’école des hautes études commerciales.
- CLASSE 6, 7, 8
- Malmanche (Mlle), inspectrice des écoles de la ville de Paris.
- Toussaint (Mlle), secrétaire générale de la société pour renseignement professionnel des femmes.
- Portevin, ingénieur civil.
- CLASSE 9
- Colin, Armand, éditeur d’ouvrages classiques, médaille d’or à l’exposition de Barcelone 1888.
- Gauthier-Villars, Henri, imprimeur-libraire, éditeur d’ouvrages scientifiques, médaille d’or à l’exposition de Barcelone de 1888.
- Ollendorff, Paul, éditeur, médaille d’or à l’exposition de Barcelone 1888.
- Rothschild, éditeur, médaille d’argent à l’Exposition de Paris 1878.
- classe 10
- Fortin, Ch., papetier-imprimeur et fabricant de fournitures de bureau.
- Pauilhac, fabricant de papier à cigarettes.
- Varin. P., fabricant de papiers à journal, médaille d’argent à l’Exposition de Paris 1878.
- classe 11
- Bouasse-Lebel. éditeur-imprimeur-lithographe en taille douce, médaille d’argent à l’Exposition de Paris 1878.
- Parrot (maison Appel), imprimeur-chromolithographe, médaille d’or à l’exposition de Paris 1878.
- classe 12
- Audra, photographe amateur, médaille d’argent à l’Exposition de Paris 1878.
- Braun, Gaston, photographe des musées nationaux, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Chéri-Rousseau, photographe, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- classe 13
- Descombes, professeur au Conservatoire national de musique et de déclamation.
- Dumoustier de Frédilly, Aubin, chef de bureau au ministère du commerce et de l’industrie.
- Salvayre, compositeur de musique.
- CLASSE 14
- Magitot, médecin dentiste.
- CLASSE 15
- Baille-Lemaire, répétiteur à l’école polytechnique, fabricant de jumelles, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Becquerel, Henri, ingénieur des ponts et chaussées, aide-naturaliste au muséum d’histoire naturelle, répétiteur à l’école polytechnique.
- CLASSE 16
- Delagrave, Charles, libraire éditeur d’ouvrages classiques, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- GROUPE III
- CLASSE 17
- Guéret, jeune, ancien fabricant d’ameublements, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Quignon jeune, fabricant de sièges, ébénisterie et sculpture, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- CLASSE 18
- Benda, A., fabricant de glaces et miroiterie, arbitre rapporteur près le tribunal de commerce de la Seine.
- Verrebout, Auguste, fabricant d’ameublements d’église, diplôme d’honneur à l’exposition d’Anvers 1885.
- CLASSE 19
- Appert, Léon, ingénieur-verrier, fabricant de verres pour optique et de verres de couleur, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Champigneulle, Ch., peintre-verrier, médaille d’or à l’exposition d’Amsterdam 1883.
- Maes, G., manufacturier, membre de la chambre de commerce de Paris, membre de la commission des valeurs permanentes de douane, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- CLASSE 20 .
- Aubry, Jules, fabricant de faïence d’art, médaille d’argent à l’Exposition de Paris 1878.
- Guilbert-Martin, mosaïste, fabricant d’émaux.
- CLASSE 21
- Duché, Paul, fabricant de tissus d’ameublement, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- CLASSE 22
- Jouanny, fabricant de papiers peints, membre du conseil des prud’hommes.
- O-LASSE 23
- Marmuse, Gustave, fabricant de coutellerie, médaille d’argent à l’Exposition de Paris 1878.
- CLASSE 24
- Flamant, fabricant d’orfèvrerie.
- CLASSE 25
- Bouhon, fabricant de bronzes, médailles d’argent à l’Exposition de Paris 1878.
- Coutelier, Edmond, fabricant d’ornements en zinc et bronze, membre du jury des récompenses à l’exposition de Barcelonne 1888.
- classe 26
- Antoine, Ernest, fabricant d’horlogerie, juge suppléant au tribunal de commerce de Besançon.
- Diette, Charles, fabricant d’horlogerie/ médaille d’or à l’exposition d’Amsterdam 1883.'
- CLASSE 27
- Beau, Henri, fabricant d’appareils d’éclairage et de chauffage pour le gaz et l’électricité, bronze et ferronnerie d’art, diplôme d’honneur à l’exposition d’Anvers 1885.
- Chabrié, Victor, fabricant de bronzes d’éclairage de la maison Chabrié et Jean, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- CLASSE 28
- Chouet, A., de la maison du Dr Pierre, médaille d’or à l’exposition d’Anvers 1885.
- Lemercier, Anatole, fabricant de vinaigre de toilette, médaille d’argent à l’Exposition de Paris 1878.
- CLASSE 29
- Bez, fabricant de peignes, médaille d’argent à 1 Exposition de Paris 1878.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- Pitel ainé, fabricant de brosses et pinceaux, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- GROUPE IV CLASSE 30
- Gliampalle, manufacturier, conseiller général du Rhône, maire de Thizy (Rhône).
- Jourdain, René, de la maison Joly frères et Jourdain, manufacturier, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- classe 31
- Le Blan, Paul, filateur, ancienne maison .Julien Le .Blan, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Ilassebroucq, Victor, filateur, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- classe 32
- Audresset, fils, manufacturier, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Barthe, Eugène, fabricant de drap, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Husscdot, Hubert, fabricant de châles et nouveautés, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- Gibert, négociant à Paris.
- classe 33
- Bouffie^, A.., de la maison Pravaz et Bouffier, fabricant de crêpes de soie, adjoint au maire de Lyon, médaille d’argent à l’Exposition de Paris 1878.
- Germain, Léopold, négociant en soies grèges et ouvrées, membre de la commission permanente des valeurs de douane.
- Tabourier, fabricant d’étoffes de soie et de tissus mélangés, membre de la commission permanente des valeurs de douane.
- classe 34
- Herbelot, fabricant de dentelles, secrétaire de la chambre de commerce de Dunkerque, médaille d’argent à l’Exposition de Paris 1878.
- Noirot-Biais, de la maison Biais aîné, fabricant d’ornements d’église, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- . classe 35
- Dehesdin, Emile, fabricant de lingerie, membre de la commission permanente des valeurs de douane, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Falcimaigne, fabricant de cannes et ombrelles, médaille d’or à l’exposition d’Anvers 1885.
- classe 36
- Ducher, Hippolyte, tailleur, médaille d’or à l’exposition d’Anvers 1885.
- Galoyer, fabricant de chaussures sur mesure, médaille d’argent à l’Exposition de Paris 1878.
- Morin-Hiélard (ancienne maison Hiélard), fabricant de plumes pour parures, médaille d’or l’Exposition de Paris 1878.
- Vessière, Paulin, confections pour enfants, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- CLASSE 37
- Gaillard, bijoutier, médaille d’argent à l’Exposition de Paris 1878.
- Topart, E., fabricant de perles, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- CLASSE 38
- Ronchard-Cizeron, fabricant d’armes.
- classe 39
- Paris, G., emballeur de glaces et objets d’art, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- classe 40.
- Gerbeau, S., fabricant de ménages d’enfants et de soldats de plomb, médaille d’argent à l’Exposition de Paris 1878.
- GROUPE V CLASSE 41
- Boas, fabricant d’ustensiles- de ménage et de jardinage. médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878,
- Gérard, Albert, de la maison Joseph Maré et Gérard frères, fabricant de boulons et ferronnerie, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Holtzer, L.> ingénieur civil de la maison J. Holtzer et Cie, grande médaille à l’Exposition de Paris 1878.
- Remaury, ingénieur civil. . ^ .
- Vaillant, de la maison Vaillant, Fontaine et Quintard, fabricant de quinçaillerie, médaille d’or à l’Exposition de Paris 18/8.
- CLASSE 42
- Samscwa, négociant en matières tannantes, juge suppléant au tribunal de commerce de la Seine. classe 43
- Gayffier (de), conservateur des forêts au ministère de l’agriculture.
- Sauvage, directeur de la station d agriculture de Boulogne-sur-Mer.
- CLASSE 44 '
- Chevrier, chimiste, pharmacien de 1™ classe.
- CLASSE 45
- Bonnard (de), de la maison Coignet et Cie, ingénieur civil, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Hardy, Ernest, chef des travaux chimiques de l’académie de médecine.
- Suillot, H., fabricant - de produits chimiques, membre de la commission permanente des valeurs de douane.
- Vée, Amédée, fabricant de produits pharmaceutiques, membre du j ury des récompenses à l’exposition d’Anvers 1885.
- classe 46
- Vallet, ancien négociant on tissus de laine écrue, membre du jury à l’exposition d’Anvers 1885.
- CLASSE 47
- Corbeau (ancienne maison Couillard et Vitet), médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878, fabricant de cuirs vernis.
- üenarrt, A., fabricant de cuirs vernis, membre du jury des récompenses à l’exposition de Barcelone en 1888.
- >G ROUPE ,VI
- CLASSE 48 U;/.;
- Bonnardel, administrateur de la compagnie de navigation du Rhône.
- Lodin, ingénieur au corps des mines, professeur à l’école nationale des mines.
- Wügler, ingénieur civil, professeur à l’école centrale des arts et manufactures.
- classe 49
- Dior, fabricant d’engrais, président du tribunal de commerce de Granville.
- Tresca, Alfred, ingénieur civil, professeur à l’école centrale des arts et manufactures et à l’institut national agronomique, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- classe 50
- Boire, administrateur de la sucrerie de Bourdon, médaille d’argent à l’Exposition de Paris 1878.
- Millot, professeur à l’école nationale d’agriculture de Grignon, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Rouart, Alexis, ingénieur civil, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- classe 51
- Vincent, ingénieur civil, professeur à l’école centrale des arts et manufactures.
- classe 52
- Léauté, ingénieur des manufactures de l’Etat, répétiteur à l’école polytechnique.
- Piat, A., fondeur mécanicien, grande médaille à l’Exposition de Paris 1878.
- classe 53
- De Labouret, capitaine d’artillerie, attaché au laboratoire central de la marine.
- CLASSE 54
- Le Coustelier, manufacturier, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- classe 55
- Bossuat, fabricant de tissus, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Reyrel, fabricant de tissus, médaillé d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- classe 56
- Légat, ingénieur civil, constructeur mécanicien, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- CLASSE 57
- Mayer (de la maison Mongin et C^), fabricant de scies, membre du Conseil municipal de Paris, médaille d’argent à l’Exposition de Paris 1878.
- CLASSE 58
- Gorron, César, constructeur mécanicien, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- CLASSE 59
- . Hartog, manufacturier en boutons, membre du jury des récompenses à l’Exposition de Paris 1878.
- CLASSE 60
- Camille, sellier, fabricant d’équipements militaires.
- Peugeot (maison Peugeot frères),constructeurs de vélocipèdes.
- Pozzy, de la maison Bail Pozzy et Cie, fabricant de ressorts et d’essieux, médaille d’argent à l’Exposition de Paris 1878.
- CLASSE 61
- Agnellet, ingénieur en chef des ponts et chaussées, ingénieur principal à la compagnie du chemin de fer du Nord.
- Chevalier, constructeur de matériel pour chemins de fer, médailles d’argent à l’Exposition de Paris 1878.
- David, constructeur de matériel pour chemins de fer, de la maison Desouches-David, médaille d’argent à l’Exposition de Paris 1878.
- Salomon, ingénieur en. chef du matériel et de la traction à la compagnie du chemin de fer de l’Est.
- classe 62
- Jousselin, ingénieur, chef de la 3e division de l’exploitation à la Compagnie P.-L.-M.
- Rau, administrateur délégué de la société Edison.
- Sautter (de la maison Sautter-Lemonnier), constructeur de phares, mécanicien-constructeur électricien.
- i classe 63
- Dervilléf, marbrier, juge au tribunal de commerce de kl Seine.
- Eamchon, administrateur-directeur de la société des ciments français de Portland, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Fouinât, administrateur de la compagnie des ardoisières d’Angers, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Hermant, architecte du département de la Seine.
- Moisant, ingénieur, constructeur de travaux publics, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Pérouse, ingénieur en chef des ponts et chaussées.
- classe 64
- Napias (le docteur), inspecteur général des services administratifs (section des établissements de bienfaisance), au ministère de l’intérieur.
- Le Mardeley, Alfred, médecin principal de 2« classe, sous-directeur a la direction du service de santé au ministère de la guerre.
- classe 65
- Piaud, ingénieur des constructions navales, ingé-génieur en chef du « bureau Vérîtas ».
- Querohent (de), membre de la chambre de commerce du Havre.
- CLASSE 66
- Ghabbert, rédacteur au cabinet du ministre de la guerre.
- . Pamard (le lieutenant-colonel), sous-chef du cabinet du ministre de la guerre.
- GROUPE VII
- CLASSE 67
- Lapostolet, Ernest, négociant en riz, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878. '
- Truffaut, meunier, médaille d’or à l’Exnosition de Paris 1878.
- CLASSE 68
- Bobier, F.-D., officier d’administration principal au service des subsistances militaires.
- classe 69
- Dodé, Victor, négociant.
- classes 70-71
- Chevallier-Appert, fabricant de conserves alimentaires, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- classe 72
- Dufresne, Paul, fabricant de confiserie, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Pelletier, fabricant de chocolat, médaille d’or à l’exposition d’Anvers 1885.
- classe 73
- Aurignac (Emile d’) négociant en eaux-de-vie.
- Buhan, propriétaire-viticulteur, médaille d’or à l’Exposition d’Anvers 1885.
- Cirier-Pavard, brasseur, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Guichard-Potheret, négociant en vins, médaille d’or à l’Exposition de Paris 1878.
- Hartmann, Georges, négociant en vins et distillateur (ancienne maison Pelpel), membre du jury à l’Exposition de Paris 1878.
- Marnier-Lapostolle, distillateur, membre du jury des récompenses à l’exposition de Barcelone 1888.
- Mercier, négociant en vins de Champagne, médaille d’argent à l’Exposition de Paris 1878.
- Prangey, directeur de la société française des alcools purs, médaille d’or à l’exposition de Barcelone 1888.
- Vieilhomme, Henri, propriétaire-viticulteur, médaille d’or à l’Exposition d’Anvers 1885.
- GROUPE VIII classe 73 bis
- Hardon, Alphonse, agriculteur, conseiller général de Seine-et-Marne.
- classe 73 ter
- Grosjean, inspecteur de l’enseignement agricole.
- CLASSE 74
- Lagorsse (de), membre du conseil supérieur de l’agriculture.
- Schribaux, professeur-directeur à l’institut national agronomique.
- CLASSE 75
- Couanon, Georges, inspecteur général du service du phylloxéra.
- Lyoën, directeur de l’école pratique de viticulture de Beaune.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 7
- CL AS S K 713
- Ramé, Achille, vic.e-prôsidcnt de la société d’in-sectologie, membre du jury des récompenses à l’exposition d’Anvers 1885.
- Henneguy, professeur d’entomologie à l’école d’horticulture de Versailles.
- CLASSE 77
- Chabot-Karlen, membre de la société nationale d’agriculture.
- Raveret-VVattel, chef du bureau des-poudres et salpêtres au ministère de la guerre, membre de la commission du repeuplement des eaux au ministère des travaux publics.
- Art. 8. — Sont nommés membres titulaires du jury des récompenses (section de T Algérie) :
- CLASSE 6
- Masqueray, directeur de l’école supérieure des lettres d’Alger.
- classe 21
- Mohamed ben Siam, propriétaire à Milianah, membre du conseil général d’Alger.
- classe 23
- Fabriès, pharmacien, chimiste du syndicat des viticulteurs d’Oran.
- classe 41
- Ferouillat, propriétaire à l’Oued Marsa, fondateur de l’usine de chaux et ciments hydrauliques à Sidi-Yaya.
- CLASSE 42
- Rebattu, propriétaire des forêts de Béni Salah (Bône), président du syndicat des concessionnaires forestiers d’Algérie.
- CLASSE 44
- Bastide, propriétaire et président du comice agricole de Sidi-Bel-Abbès.
- classe 47
- Bonzom, médecin-vétérinaire, propriétaire à Alger-
- classe 49
- Lecq, professeur d’agriculture, chef du service phylloxérique d’Algérie.
- classe 67
- Nicolas, inspecteur de l’agriculture, en Algérie.
- classe 69
- Gabossot aîné, propriétaire-agriculteur , à Mascara.
- classes 70-71
- Fau, ingénieur civil à Batna, chef de la société de colonisation de l’Oned-Rhir.
- classe 73
- Bertrand, président de la société d’agriculture du département d’Alger.
- Grellet, propriétaire-viticulteur à Kouba.
- Berniard, négociant en vins.
- Ollagnier, propriétaire et fondateur de la distillerie Ollagnier et (R, de Perrezeaux, à Oran.
- Bertagna, Jérôme, propriétaire à Boudaroua.
- Godard', propriétaire-agriculteur à Philippeville.
- classe 74
- Gazalis, conseiller général d’Oran, président du comice agricole de Relizane.
- GTjABSTj i O
- Hunebelle, conseiller général, président du syndicat des viticulteurs d’Alger.
- CLASSE 79
- Rivière, directeur du jardin d’essai, président du •comice agricole d’Alger.
- classe 81
- Cauquil, propriétaire, arboriculteur à Mosta-ganem.
- classe 6
- Meyer, Ernest, auditeur au conseil d’Etat.
- CLASSE 12
- Bilbaut, membre du conseil supérieur de l’exposition permanente des colonies. .
- classe 17
- Gachet, délégué de la Guyane au conseil supérieur de l’exposition permanente des colonies.
- classe 20
- Pelisson, négociant à Cognac.
- CLASSE 21
- Baron de Gambourg, membre de la commission d’organisation de l’exposition coloniale, vice-président, de la société des études coloniales et maritimes.
- classe 29
- François, résident de France au Tonkin, ancien chef adjoint du cabinet du sous-secrétaire d’Etat aux colonies.
- Louis Vignon, chef de cabinet du ministre des finances.
- classe 30
- Franck Puaux, délégué de Tahiti au conseil supérieur des colonies.
- classe 31
- Chaper, ingénieur civil, membre du conseil supérieur de l’exposition permanente des colonies.
- classe 33
- Jacques Hébrard, sénateuiç président de la sous-commission d’organisation de l’exposition coloniale.
- classe 38
- Wuillequez, membre de la commission d’organi-satio n de l’exposition coloniale, officier d’artillerie.
- classe 41
- Fuchs, ingénieur en chef des mines.
- Higginson, industriel à Nouméa, diplôme d’hon-ne ur à l’Exposition de Paris 1878.
- classe 42
- Sarlat, député, membre de la commission d’organisation de l’exposition coloniale.
- classe 43
- D eproge, député, membre de la commission d’or-g anisat.ion de l’exposition coloniale.
- classe 44
- Allègre, sénateur, membre de la société d’organisation de l’exposition coloniale.
- classe 49
- Pierre Alype, député, membre de la commission d’organisation de l’exposition coloniale:
- classe 64
- Dislère, conseiller d’Etat, ancien directeur des colonies.
- classe 65
- Rueff, armateur, médaille d’or à l’exposition de Bruxelles..
- CLASSE 67
- De Lanessan, député, membre de la commission d’organisation de l’exposition coloniale.
- CLASSE 72
- Gasconi, député, membre de la commission d’organisation de l’exposition coloniale. c
- Hurard, député, membre de la commission d’organisation de l’exposition coloniale.
- CLASSE 73
- Croizet, négociant à Cognac, médaille d’or à l’Exposition de 1878.
- Milon, négociant à Fécamp.
- Art. 4. — Sont nommés membres suppléants du jury des récompenses (section de l’Algérie):
- CLASSE 41
- Rolland, ingénieur des mines, administrateur de la société de Batna et du Sud algérien.
- classe 44
- Carrat, propriétaire, viticulteur à Duviviers.
- Hamoud père, industriel à Alger.
- classe 67
- Giraud, minotier à Blidah.
- classe 69
- Aillaud, négociant à Tizy-Ouzou.
- classe 74
- Prades, propriétaire et maire de Bouguirat.
- Harag-ben-Kritly, négociant à Mostaganem.
- Art. 5. — Sont nommés membres titulaires du jury des récompenses (section des colonies françaises et pays de protectorat) :
- Art. 6. — Sont nommés membres suppléants du jury des récompenses, section des colonies françaises .et pays de protectorat :
- CLASSE 8
- Wickham, vice-président de la société française décolonisation, trésorier de la ligue d’enseignement, médaille d’or à l’exposition d’Amsterdam.
- CLASSE 28
- Beleys, ancien industriel, ancien associé de la maison Pinaud, qui a obtenu une médaille d’or à l’exposition d’Anvers, et ancien membre du jury de l’exposition d’Amsterdam.
- CLASSE 34
- Ducret, membre du conseil supérieur de l’exposition permanente des colonies.
- classe 36
- Aron, adjoint au maire du le>’ arrondissement, membre de la commission d’organisation de l’exposition coloniale.
- classe 54
- Paraf, Gustave, membre du jury des récompenses de l’exposition d’Anvers 1885.
- classe 67
- Brau de Saint-Pol-Lias, explorateur chargé de missions officielles dans l’Inde anglaise, de la haute et de la basse Birmanie, le G ambodge, l’Annam, le Tonkin et la Malaisie.
- classe 73
- De Faymoreau, délégué de Mayotte au conseil supérieur des colonies.
- Goulon, Charles, négociant, médaille d’or à 1’.Exposition de Bruxelles 1878.
- Art. 7. — Sont nommés membres titulaires du jury des récompenses (section de la Tunisie) :
- CLASSE 6
- Maze, Iiippolyte, sénateur.
- classe 17
- Abadie, Egbert, négociant.
- CLASSE 18
- Garaux, Louis, négociant commissionnaire, CLASSE 28
- Rehns, Aron, fabricant de parfumerie. classe 32
- Duché, Pierre, ancien fabricant.
- CLASSE 63
- Delval, Eugène, manufacturier.
- CLASSE 73
- Savignon, Henri, commissionnaire-importateur. CLASSE 74
- Potin, Paul, agriculteur.
- Art. 8. — Sont nommés membres suppléants du jury des récompenses'(section de la Tunisie) : CLASSE 29
- Bortoli, Joseph, négociant-commissionnaire. classe 43
- Coulombel, Isidore, négociant en éponges.
- Art. 9. — Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle, est chargé de l’exécution du présent décret.
- Fait à Paris, le 29 mai 1889.
- Carnot.
- Par le Président de la République :
- 'Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies,
- P. Tirard.
- TOUJOURS DU NOUVEAU
- L’Exposition universelle est décidément une grande ville, à elle seule capable de défrayer la chronique d’un journal. Chaque jour apporte son tribut de nouvelles et d’événements, en dehors même des faits courants rangés sous la rubrique des Echos et des Nouvelles. •
- La journée d’hier a été marquée par la visite de M. Tirard, accompagné de M. Dautresmes, son chef de cabinet, à la section tunisienne et par l’expérience d’un « lachez-tout » de l’ascenseur Otis à la Tour Eiffel.
- M. Tirard à la Tunisie
- Il en est qui s’étonnent des fréquentes visites des membres du gouvernement à la section tunisienne, sans se rendre compte qu’elles sont la conséquence forcée d’un état de choses.
- Comme chef de l’Etat protecteur, M. Carnot ne pouvait s’abstenir de visiter l’exposition de l’Etat protégé : c’était le devoir du ministre des
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- affaires étrangères de se rendre compte de la façon dont les choses ont été accomplies dans un pays dont l’administration relève de son département ministériel; et M. Tirard, commissaire général, eût manqué à ses devoirs en ne visitant pas officiellement une des importantes sections de cette Exposition magnifique, dont il a la charge et l’honneur.
- Et puis, disons-le un peu, le vent est à la Tunisie. La Tunisie a, comme l’on dit, l’oreille de la France, sa grande protectrice.
- Un palais sincèrement magnifique, composé par M. Saladin avec des éléments d’origine pure et correcte, un jardin ravissant, des souks amusants attirent et retiennent le public à la section tunisienne.
- Car ce qui distingue cette section, c’est le plaisir qu’on éprouve à y rester, à s’y attarder.
- On y est comme à Tunis même... cette ville pleine de charme, d’où ceux qui y ont été emportent le désir.,, d’y retourner.
- La visite de M. Spuller a été une visite de ministre des affaires étrangères; la visite de M. Carnot celle du chef d’un Etat protecteur et d’un ingénieur ; celle de M. Tirard a été la visite d’un ministre du commerce attaché aux intérêts matériels du pays... quoique entravé par les prétentions des Algériens.
- M. Tirard s’est vivement intéressé aux modèles de la réfection des citernes de Carthage, aux aquarelles représentant les édifices maritimes de la côte et au plan en relief du port de Tunis, en construction. Il a questionné MM. Gaillard, Cavaillon et Velten, sur la grosse industrie du Sahel tunisien; où les pieds d’oliviers se comptent par millions; où des huileries françaises se sont établies à coups de millions, et où elles prospèrent.
- MM. Gaillard. Cavaillon et Velten sont les administrateurs delà Société générale des huileries du Sahel tunisien, dont l’usine principale est à Sousse et qui a encore des usines à Mouk-nine.à M’saken et aux villages des Kalâa. Dans ces trois premières la Société n’a pas installé moins de 74 presses hydrauliques, marchant à lâ vapeur. Dans les autres ce sont des presses à vis.
- La production d’ensemble de ces usines est de 25,000 kilogrammes par 24 heures. Et les huiles d’olives ainsi extraites réunissent toutes les qualités comestibles qui permettent à cette Société d’enlever le marché français, qui était jusqu’à ce jour accaparé par les producteurs italiens. Leur œuvre industrielle est donc doublée d’un œuvre nationale.
- Cette société éminemment française, comme celle que dirige M. Deiss, sera définitivement victorieuse sur nos voisins d’au delà des Alpes, le jour où, en toute équité, le Parlement français voudra bien tenir les engagements moraux sur lesquels pouvaient si bien compter les colons et les industriels qui ont été porter leur argent en Tunisie.
- Les produits agricoles et vinicoles présentés par MM. Pilter, de Foucault, de l’Espinasse et d’autres grands, colons, ont été examinés avec le plus grand soin par M. Tirard.
- M. de la Blanchère a eu sa part d’éloges pour ses beaux travaux sur le régime des eaux du temps des Romains, et pour les indications que l’on en peut tirer pour retrouver la richesse agricole qui faisait de ce pays, l’un des plus fertiles et des plus florissants du monde ancien.
- M. Machuel a été complimenté pour les progrès qu’il a fait faire, en si peu d’années, à l’instruction primaire en Tunisie, et pour le concours qu’il a apporté à la civilisation européenne dans ce pays : si bien préparé, du reste, par l’esprit même de sa population.
- M. Saladin ne compte plus les éloges pour la beauté et la sincérité de ses reconstitutions. Les Tunisiens m’ont dit cent fois que l’illusion est complète pour eux, et qu’ils se croient tout à fait chez eux lorsque le muezzin les appelle à la prière du haut du minaret de Ben-Arrous.
- Et M. Charles Sanson, qui depuis trois années, sans relâche, avec le plus absolu désintéressement, a réuni, dirigé et fait aboutir tous ces efforts, n’est plus à complimenter! Le résident général, entre tous, a reconnu son zèle et son abnégation.
- M. Tirard a constaté les efforts de tous les ouvriers de la première heure, de Paris aussi bien que ceux des ouvriers de la première heure à Tunis.
- Car si, après deux années d’efforts, MM. Sanson et Saladin ont pu mener à bien l’œuvre de Paris, il faut reconnaître que là-bas, à Tunis, d’autres hommes dévoués, réunis en comité, ont préparé longuement les envois d’hommes et de choses, qui devaient peupler et remplir les souks et les palais.
- Si le président de ce comité a été le ministre de la plume, Sidi Mohamed Djelloul', le président actif a été M. Régnault, secrétaire général du gouvernement tunisien. Jeune, actif, laborieux, soigneux des moindres détails. M. Régnault doit avoir, avec MM. Machuel et de la Blanchère, avec tous les membres du Comité de Tunis, une large part dans le satisfecit public donné par tous les visiteurs de l’Exposition à la- section tunisienne.
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- L’Expérience de l’Ascenseur Otis
- En quittant la section tunisienne, j’ai pris le Decauville pour me rendre à la Tour Eiffel, où MM. Sauvestre, Thomas, Gustave Simon et moi nous avons fait l’ascension dans le Gom-baluzier du pilier Est.
- Après une visite au premier étage, où nous avons appris que les déjeuneurs et les dîneurs étaient si nombreux hier que, malgré les plus larges prévisions, le pain a failli manquer, et qu’il est impossible de retenir des tables dans les restaurants : tout était pris à l’avance.
- Nous sommes bien vite redescendus, devant assister à la plus émouvante des expériences.
- Les cabines des ascenseurs Otis sont retenues dans leur course par six câbles en fil d’acier, dont un seul suffirait pour les soutenir. Mais ce n’était pas encore assez aux yeux deM. Eiffel, pour pousser jusqu'aux dernières limites la sécurité à inspirer.
- Il a supposé, par impossible, que ces six câbles pourraient se rompre en même temps. Et il a voulu, avec une sûreté et une audace extraordinaires, réaliser cet impossible.
- Pour cela, les câbles en acier ont été détachés, c’est-à-dire supprimés; et les cabines ont été suspendues à deux énormes câbles en chanvre, faciles à couper à coups de hache.
- En arrivant, je les ai vues ainsi suspendues dans le pilier nord, où se faisait l’expérience. Il y avait là, M. Eiffel d’abord, visitant avec un soin méticuleux les rails sur lesquels 1’ « accident voulu » devait se produire et le frein, dont le grippement sur les rails devait arrêter l’appareil dans sa chûte.
- A côté de lui se trouvait l’ingénieur américain qui avait monté le mécanisme.
- Gomme M. de Blowitz, l’un des assistants, demandait ce qui allait se produire, l’Américain lui répondit avec un calme étonnant :
- — Mais c’est bien simple. Il n’y a que deux solutions possibles : la machine sera arrêtée ou elle ne le sera pas.
- Cette réponse, d’un parfait américanisme, m’a communiqué, je j’avoue, la confiance qu’avait lui-même l’ingénieur américain.
- MM. Salles, Nouguier et Kœchlin, ingé-
- nieurs de la Société, étaient présents. Tous émus, croyez-le bien, devant cet inconnu?
- Pensez donc ! des cabines pesant 11,000 kilogrammes, surchargées de 8,000 kilos de fonte représentant le poids des voyageurs, littéralement abandonnées à leur chute !
- devons assure que le cœur des assistants battait lorsqu’ils virent les haches levées seules deux câbles qui retenaient ce poids énorme.
- Un ordre est donné, les haches tombent, les câbles sont rompus, les cabines glissent avec un bruit infernal, puis s’arrêtent net à trois mètres du point de départ.
- Ce fut un triomphe ! M. Eiffel fut applaudi, acclamé : l’ingénieur américain félicité.
- Ainsi donc tout peut casser, tout peut se rompre, le frein est là qui arrête les cabines par suite même de la rupture; n’agissant qu’en cas de rupture.
- Si bien que le salut ressort de l’accident même ! C’est à ce point que je n’hésiterais pas à entrer dans une cabine soumise à une expérience pareille à celle à laquelle je viens d’assister, tant elle m’a inspiré de confiance.
- C. L.
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- SiCIIOS
- Les Visiteurs
- Hier, mercredi, l’Exposition a été visitée par 69,719 personnes.
- Le Dîner ministériel
- Hier a eu lieu un grand dîner de 300 couverts au ministère du commerce et de l'industrie. A la table d’honneur se trouvaient M. le président du conseil, Mme Tirard, ayant à leur droite M. Méline, président de la Chambre ; à leur gauche, M. Pellegrini, puis le général Franklin, commissaire des Etats-Unis; M. Spuller, ministre des affaires étrangères; M. Bürger, président du comité austro-hongrois; M. de Freycinet, ministre de la guerre ; M. le prince Bibesco, président du comité roumain; M. Faîtières, ministre de l’instruction publique; M. Théve-net, ministre de la justice; sir Polydore de Keyser, président du comité de la Grande-Bretagne; M. Constans, ministre de l’intérieur; M. Calvalcanti d’Albuquerque, commissaire du Brésil ; M. Rouvier, ministre des finances; sir Dillon Bell; M. l’amiral Krantz, ministre de la marine. Quatre longues tables de'70 couverts chacune se trouvaient disposées perpendiculairement à la table d’honneur.
- On remarquait MM. Faye, ministre de l’Agriculture ; Yves Guyot, ministre des Travaux publics ; général Saussier, général Billot, Dautresme, Lock-roy, Léon Say, Christophle, tous-les hauts fonctionnaires de l’Exposition, les commissaires étrangers, un grand nombre de députés, de sénateurs, de journalistes.
- L’orchestre Waldteuffel jouait des morceaux pendant le dîner.
- A la fin du diner, M. le président du conseil s’est levé. Il a dit que ce n’était pas l’usago -de -porter un toast dans un dîner ministériel, mais qu’il tenait à remercier les commissaires étrangers d’être venus à son invitation et d’avoir apporté un concours si puissant à notre belle Exposition universelle; puis en quelques paroles éloquentes et vibrantes d’émotion, il a ajouté qu’il espérait que cette grande date de 1889 marquerait une ère de pacification universelle, et il a bu à M. le président de la République et aux puissances étrangères.
- Ces paroles ont été couvertes d’applaudissements.
- M. Pellegrini a répondu au nom des puissances étrangères par des paroles élevées, en affirmant ses sympathies pour la France et son admiration pour l’Exposition. 11 a été accueilli par une double salve d’applaudissements.
- La musique a joué la Marseillaise. Tous les convives se sont levés. On a terminé le dîner à dix heures. Le soir, brillante réception.
- Le Gérant : Gustave SIMON.
- IMPRIMERIE DE L’EXPOSITION G. Robert
- 16, Avonue de La Bourdonnais, Champ de Mars.
- Imprimé sur les Machines Marinoni Lubrifiées avec les huiles, graisses et graisseurs de la Coux
- Caractères de la Fonderie Warnery frères
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- Le Numéro : 3L<o» Centimes
- 2e Série. — N° 19
- Samedi 1er Juin' 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR IA DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements.............. 20 fr.
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- f.r* il l’ExpositioB dans la Galerie des Machines, sous les y eux du public
- (CLASSE 58)
- Annonces.......................... la ligne 3 fr.
- Réclames.......................... — 5 >
- Faits divers...................... -- 10 >
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M Seymocr Wade, lUom/ield IIou.se, Loudou-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de ïExposition, nu Pavillon du Bulletin Oeeiciel
- (près de la Direction Générale de /’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Chronique. — Le Soleil à l’Exposition. —• Echos. — L’explication des tableaux. — Nouvelles de l’Exposition. — Les promenades-visites à l’Exposition. L’exposition pénitentiaire. — Petites réclamations. — Guide des Attractions. — Annonces et Réclames.
- Vue panoramique prise du second étage de la Tour Eiffel, vers Paris
- Musée Guimet Arc de Triomphe de l’Étoile Musée Galliera Entrée des Galeries Hippodrome
- Panorama de la Cie Transatlantique de l’Agriculture Palais des Produits Alimentaires
- Le Bulletin Officiel, qui contenait hier la Liste des Jurys des Récompenses, a été vendu en quelques heures. Nous avons dû faire un nouveau tirage. Nos lecteurs pourront se le procurer au prix de 15 centimes au bureau du Bulletin Officiel, 16, avenue de La Bourdonnais.
- PARTIE OFFICIELLE
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889 A partir du 1er juin, toute entrée de camion
- ou voiture portant des caisses est interdite dans l’enceinte de l’Exposition.
- Les exposants qui pourraient avoir encore des produits ou des objets à introduire devront les faire porter à bras d’hommes.
- PARTIE NON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- On s’y met très vaillamment, et l’on a raison : puisque le Champ de Mars a ses fêtes, il faut que
- Paris ait aussi les siennes, et il faut que ces dernières soient splendides.
- 11 est question tout d’abord d’une Fêle des Halles, qui serait moitié artistique, moitié populaire, et qui aurait un grand cachet d’originalité.
- Le programme comprendrait trois parties : tout d’abord, un grand cortège à la fois moyen âge et moderne; toutes les corporations des Halles aux différentes époques de l’histoire y prendraient part, le roi des Halles en tête, puis les dames et les forts, suivis de toutes les sociétés gastronomiques de Paris, telles que les Becs-Salés et les Francs-Lurons; ce serait le cortège
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- de l’alimentation qui se promènerait par la ville avec des haltes déterminées dans différents quartiers. Il y aurait ensuite une sorte de banquet humanitaire pour les pauvres de Paris; on le servirait en plein air, dans la rue Baltard, qui, pour la circonstance, serait bordée d’arcs de triomphe et de motifs décoratifs; enfin, le soir, tout le palais de fer de l’alimentation serait illuminé, de même que les rues avoisinantes, et le quartier danserait toute la nuit. Au centre des différents pavillons, éclairés a giorno, on installerait un orchestre monstre (la rue Baltard semble le meilleur point), et là les personnages qui auraient pris part, dans leurs costumes pittoresques, à la fête de jour, organiseraient une sorte de colossal bal masqué.
- 11 est aussi question d’une fête vénitienne, d’une fête au bois de Vincennes, d’une fête le 17 juillet; mais celle-ci nous semble bien proche de la fête nationale. Du reste, tout cela n’est encore qu’à l’état de plans; mais c’est beaucoup, et les plans n’ont plus besoin que d’être nettement déterminés.
- ***
- De toutes parts, d’ailleurs, ce ne sont que réjouissances, même improvisées.
- Ainsi, avant-hier soir, quelques personnes étaient conviées pour assister aux essais de la lumière électrique dans la section tunisienne.
- J’y arrivai vers 8 heures et demie. Il faisait encore demi-jour. Il n’y avait pas un chat à l’Esplanade, la battue générale ayant été faite à six heures.
- Quelques Arabes étaient groupés devant la section algérienne.
- Quant aux Tunisiens, nous les vîmes tous groupés dans l’angle des souks. Ils causaient tranquillement.
- M. Closson, directeur des tramways de Tunis, était avec moi sous les galeries du patio, et nous •causions des merveilleux marbres des carrières de Schemtou, lorsque soudain les lampes s’éclairèrent. Ce fut magique !
- Le patio est splendide à la lumière électrique. On ira voir cela. Au-dessus du patio apparaissait la grande coupole, dont les vitraux, éclairés par l’intérieur, étaient chatoyants.
- Au moment où nous sortions sur le perron, vers le jardin, la lumière se fit subitement dans les souks. Aussitôt les cinquante ou soixante Tunisiens groupés devant la porte se levèrent et se mirent à chanter, à danser, à battre des mains comme si, eux aussi, ils avaient reçu une commotion électrique.
- Cette grande lumière les avait subitement remplis de joie.
- Ils firent, enchantant et en battant du tambour de basque et de la derbouka, deux ou trois fois le tour des souks; puis ils se groupèrent magnifiquement sur le perron du palais.
- Un musicien se mit à jouer de la flûte, et les chants continuèrent.
- Au bout d’un certain temps, ils éprouvèrent le
- besoin d’ouvrir les auvents de leurs boutiques.
- pour voir comment c’est, la nuit, quand c’est éclairé !
- L’effet est surprenant.
- A
- Mais ce n’était qu’une préface. On étendit des nattes dans les souks et l’on apporta des bancs pour nous. Alors une musique s’installa et un nègre se mit à danser en jouant d’une petite grosse caisse (tabbala) qu’il manœuvrait avec une facilité extraordinaire. Il fit toutes les contorsions imaginables et l’on se complut à lui coller des pièces de monnaie sur le front.
- La séance dura bien une demi-heure. Puis on
- sortit en plein air et l’on forma un ovale assez grand. Alors eut lieu la représentation d’un « duel tunisien ». Toujours aux sons de la musique, les adversaires firent des moulinets prodigieux, les sabres étincelaient comme des décharges électriques.
- Après cela vinrent les danses La danse du sabre fut particulièrement appréciée par nous autres Européens, étant exécutée avec autant de grâce que d’agilité.
- Mais ce n’était pas fini. Les chants et la musique recommencèrent de plus belle; et, finalement, après deux heures d’exercices de toutes sortes, la séance fut clôturée par une représentation de grosse comédie.
- C’était une scène de prétoire de cadi. Un des assistants fut accoutré en cadi, un châle enroulé autour du turban : on l’avait doté d’un ventre énorme.
- Le cadi, précédé de son appariteur, être plat, obséquieux, l’échine pliée en deux, s’avança majestueusement, comme il sied à un magistrat sérieux.
- Il prit place. L’appariteur à sa gauche et un autre Arabe à sa droite, ne cessaient d’éventer le magistrat. Ce que le cadi toussa, cracha, prit de prises de tabac est incroyable. Et toujours comiquement. Il lut des sentences drolatiques et entendit une discussion burlesque entre un mari et sa femme. Conclusion : les chaouchs enlevèrent le mari pour le jeter en prison et le cadi embrassa la femme.
- Les assistants se tordaient.
- Finalement, comme dans les farces de Molière, le cadi termina l’audience par l’exécution d’un solo chorégraphique des plus comiques, pendant lequel son faux abdomen avait les oscillations et les soubresauts du ventre des danseuses.
- Toutes ces scènes étaient sans mélange d’Européens. Pas une redingote, pas un chapeau noir dans ce groupe de 60 personnes, qui s’augmenta d’une masse d’Algériens et même de Tonkinois, qui vinrent assister à ces réjouissances improvisées. Aussi se croyait-on à Tunis même, au milieu de la population arabe. Je n’oublierai jamais cette jolie soirée, si inattendue, si bien improvisée et si pleine d’entrain.
- A
- Qui donc soutiendrait encore que la Tour Eiffel est inutile ?
- A coté de son utilité scientifique incontestable, il se révèle chaque jour quelque utilisation nouvelle. C’est ainsi que dans la soirée de lundi, le chaland Bon Espoir, chargé de 400.000 kilos de sable, ayant été gravement avarié dans une manœuvre, menaçait de sombrer au port de Passy.
- Le transbordement commencé dut cesser à la nuit et le bateau menaçait à nouveau de couler. M. Dumartin, inspecteur de la navigation, qui dirigeait le sauvetage, fit prier M. Compagnon d’envoyer les projections électriques sur le lieu du sinistre, ce qui fut fait. Les ouvriers et les pompiers reprirent le travail comme en plein jour et à minuit le sauvetage était terminé.
- Voilà donc un côté pratique nouveau révélé par un cas fortuit, par un simple accident de rivière.
- De là à conclure que lors des incendies et autres accidents qui attirent la foule, on se servira des projections de la Tour Eiffel, pour compléter les mesures d’ordre, il n’y a qu’un pas.
- Le champ est ouvert à l’administration municipale de Paris, qui devrait entretenir un guetteur au sommet de la Tour et mettre ce point élevé en communication avec tous les postes de pompiers et de police.
- F. L.
- On sait que ce journal n’était pas favorable à l’Exposition universelle. Mais le voilà à résipiscence. Le Soleil est dirigé par un homme avisé qui a compris qu’il ne pouvait éterniser la bouderie sans risquer de tomber dans quelque ridicule. Le succès de l’Exposition triomphe peu à peu des préventions les plus obstinées, et la récente déconvenue d’un petit groupe de directeurs et restaurateurs n’est pas faite pour encourager les détracteurs, s’il en reste.
- Puisque tout le monde applaudit, autant céder à l’enthousiasme général. Le Soleil se résigne donc à admirer, et il faut avouer qu’il admire en tort bons termes; il dit tout ce qu’il convient du flamboiement nocturne de la tour Eiffel, de la féerie des fontaines lumineuses, du brouhaha joyeusement étourdissant de ces restaurants, de ces cafés, de ces concerts,, de ces boutiques cosmopolites qui, sans cesse, regorgent de foule, où se confondent et se heurtent dans une étrange et séduisante cacophonie, tous les sons, toutes les couleurs, tous les parfums et toutes les formes ! On sent bien percer de ci de là une légère pointe d’ironie, mais elle ne fait guère qu’aiguiser l’éloge qui reste, malgré tout, très sincère. Notre confrère va juscpi’à mettre en relief le côté vraiment démocratique de cette fête merveilleuse.
- Certains visiteurs, nous a-t-on dit, se sont étonnés qu’il n’y eût pas de journées réservées, ou des enceintes spéciales, dans lesquelles le public select pourrait, en payant plus cher, s’isoler du petit peuple et se reconnaître : le Soleil félicite, au contraire, les organisateurs d’avoir réussi à procurer à tous indistinctement beaucoup de plaisir pour un prix très minime. C’est, en effet, un des caractères de notre Exposition, et ce n’est pas son moindre mérite, l’année où l’on célèbre le centenaire de l’égalité et de la liberté.
- Le Soleil est revenu à de bons sentiments à l’égard de l’Exposition.
- Vous voyez bien qu’il y a parfois du nouveau sous le soleil.
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- ÉCHOS
- Les Entrées à l'Exposition
- Les entrées payantes à l’Exposition ont été, dans la journée de jeudi, jour de l’Ascension, au nombre de 250,908.
- Aux Passerelles
- Elles sont, nous le répétons, au moins de moitié trop étroites. Aussi le service d’ordre a-t-il été obligé d’ouvrir les portes, une dizaine.de fois au moins, à chacune d’elles, et, par conséquent, d’arrêter complètement la circulation sur ces deux points.
- Les promeneurs, ou les passants, qui se trouvaient là au moment du passage des visiteurs payants de l’Exposition, en profitaient pour se faufiler entre le cordon des gardiens de la paix et des gardes républicains, qui essayaient bien d’exécuter leur consigne, mais qui n’étaient pas assez nombreux pour arriver à la faire complètement respecter. .
- M. Thurneyssen, secrétaire de M. Berger, est resté en permanence toute l’après-midi à la passerelle du pont des Invalides, afin de veiller à ce que tout se passe pour le mieux. Comme dimanche, M. Montpellier, officier de paix, assurait le service.
- L’Orchestre hongrois
- Les visiteurs ont applaudi chaleureusement l’orchestre qui se trouve au Restaurant Hongrois, qui a attaqué la Marseillaise très à propos en voyant passer un peloton d’artilleurs.
- Ce restaurant est situé dans le Palais des Produits alimentaires.
- Le Syndicat des Électriciens
- Nous croyons savoir que le conseil des directeurs s’est occupé de l’éclairage électrique au Champ de Mars. On sait, en effet, que le côté de l’avenue de Suffren est toujours plongé dans l’obscurité. Le conseil des directeurs va prendre des mesures pour obvier à une situation qui ne saurait se prolonger sans causer un préjudice à l’Exposition du soir.
- Les Visiteurs à l'Exposition
- Hier, c’était la fête de l’Ascension; il y avait foule au Champ de Mars et à l’Esplanade des Invalides ; quoique la pluie soit tombée à plusieurs reprises, on pouvait circuler difficilement à l’Exposition, et les dîners en plein air ont été aussi nombreux qu’aux plus grands jours de fête.
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- A la Tour Eiffel
- L’ascenseur qui est de service n’a pu suffire à transporter tous les ascensionnistes, et le public a bravement pris le parti de monter par les escaliers; le Guide de la Tour Eiffel, avec ses magnifiques panoramas, était littéralement enlevé.
- Les Banquets
- Le banquet du Syndicat et de l’Association de la Presse départementale républicaine aura lieu le 2 juin, à sept heures du soir, au premier étage de la Tour Eiffel, au Restaurant Français.
- Les membres delà Réunion amicale industrielle et commerciale dont le président est M. Charles Prevet, député, et le vice-président, M. Gustave Sandoz, ont résolu d’offrir un banquet à M. Georges Berger à l’occasion de sa nomination au grade de grand-officier de la Légion d’honneur.
- Ce banquet aura lieu aujourd’hui vendredi, à sept heures et demie, dans un des restaurants installés sur la première plate-forme de la Tour Eiffel.
- Congrès International
- Le congrès international des œuvres et institutions féminines qui aura lieu le 12 juillet, sous la présidence de M. Jules Simon, est le seul congrès féminin patronné par le gouvernement.
- Nous apprenons que M. Yves Guyot, ministre des travaux publics, donnera une réception officielle pour les membres du congrès.
- Le bureau du congrès est 21, passage Saulnier.
- Conférences
- Les conférences données par la Société du travail professionnel auront lieu au Palais des Enfants, tous les mardis, à partir du 18 juin, à 10 heures du matin.
- Les faux billets
- teur Proust, qui a visité ces malades, a fait con-naitre au conseil que l’affection dont ils ont été atteint n’offrait aucun caractère contagieux.
- On se trouve en présence d’une manifestation un peu anormale d’impaludisme, ou peut-être d’une affection spéciale au pays.
- Quoi qu’il en soit, il s’agit de cas isolés qui ne sont susceptibles d’être transmis et qui ne doivent inspirer aucune inquiétude au point de vue de la santé publique.
- Améliorations
- Le chemin de fer Decauvillc a amélioré quelque peut le sort de ses voyageurs dans le sens des réclamations consignées dans le Bulletin Officiel.
- Nous constatons qu’à la slation de la Tour Eiffel on a mis une bâche provisoire au-dessus du quai sur lequel le public attend la fin de' la manœuvre des machines avant de s’embarquer.
- C’est bien pour l’espace compris entre le tourniquet et le vélum. Mais entre le parc et le tourniquet, le public reçoit les averses.
- A la gare de l’Esplanade nos observations persistent. Le voyageur qui a pris son billet peut être mouillé entre la gare et le vélum : mais là, au moins, il a le moyen de hâter Je pas pour atteindre le couvert.
- Mais le public massé devant le guichet de distribution des billets? Celui-là est immobilisé ot condamné à recevoir les averses. Et les averses ne font pas défaut depuis quelque temps.
- La gare de l’Esplanade a été visiblement construite pour abriter les voyageurs qui attendent leur tour de guichet. Mais on a installé un restaurant à la place qui était destinée aux voyageurs qui sont exposés à attraper de jolis rhumes de cerveau.
- Il y a là une réforme à accomplir.
- Il y a quelques jours les époux Lange, qui vendaient de faux tickets aux abords de l’Exposition, furent arrêtés. Une nouvelle constatation de vente de faux tickets a été faite sur la place du Théâtre-Français, où un camelot, nommé Kiening, les offrait aux passants. Un monsieur, à qui il en proposait au prix de 65 centimes, eut l’idée de les comparer à d’autres qu’il avait en portefeuille. Il crut les reconnaître pour irréguliers et engagea le camelot à les faire vérifier. Kiening se rendit aussitôt chez un changeur de la rue Montpensier qui, après un examen attentif, reconnut à certaines particularités que ces billets n’étaient pas valables. Le camelot, qui en avait acheté au prix de 45 centimes, à un porteur d’affiches, se mit à la recherche de son vendeur, le retrouva place du Palais-Royal et le fit arrêter'et conduire chez M. Porée, commissaire de police. Interrogé, le porteur d’affiches, un sieur Henri D..., quarante-six ans, demeurant à Arcueil, répondit qu’il avait acheté les tickets lundi dernier, à la Bourse, à un individu qui en avait une certaine quantité, mais qu’il ne connaissait aucunement.
- Il n’avait fait cet’ achat que dans l’espérance de gagner quelques sous en les revendant sur la voie ' publique. La vente n’allant pas à son gré, il s’était débarrassé des tickets en les vendant en bloc à Kiening, presque au prix d’achat. Il a pu donner le signalement du vendeur de là. Bourse.
- Le papier de ces faux tickets est un peu moins fort et la couleur bleue du dessin plus pâle que dans le ticket véritable. De plus, les mots : Exposition universelle. Un franc, qui, imprimés plusieurs fois en rouge, forment le fond, ne sont pas en aussi grand nombre, surtout aux endroits où le dessin les recouvre. On suppose que ,ces tickets ont été dérobés dans les imprimeries avant d’avoir subi toutes les épreuves réglementaires, ou proviennent de tirages frauduleusement exécutés en dehors de la surveillance des imprimeurs et de l’administration.
- Les faux tickets saisis sur les époux Lange étaient plus grossièrement imités. Les contrefacteurs ont même négligé de les frapper du petit timbre rouge (un cerclé avec les lettres E. U. entrelacées) qui est apposé sur les tickets du Crédit foncier. Les époux Lange, détenus au Dépôt, vont comparaître devant le tribunal correctionnel.
- Bruits exagérés
- : Dans la dernière séa-ncë du conseil d’hygiène et de salubrité de la Seine, M. le docteur Proust a exposé que le bruit s’était répandu qu’une épidémie de variole, selon les uns, de fièvre typhoïde, selon les autres, régnait à l’Esplanade des Invalides ;• mais qu’il n’en était rien.
- Sur 180 Annamites, soldats ou ouvriers venus à Paris à l’occasion de l’Exposition, huit d’entre eux seulement'sont entrés à l’hôpital Necker. Mêle doc-
- Le Théâtre annamite
- Au théâtre annamite, les directeurs n’attendent plus que l’arrivée des colis contenant les costumes et accessoires, pour commencer les représentations.
- La troupe se compose de trente-neuf Annamites, plus ou moins bronzés ; quelques femmes sont au nombre de ces artistes.
- Deux ou trois d’entre eux sont, paraît-il, très forts comme mimes. Nous verrons cela...
- Ce théâtre est appelé à avoir un succès colossal, car ce qu’on y représentera est tout ce qu’il y a de plus original, et n’a jamais été vu en Europe.
- On y donnera des représentations de jour et de nuit.
- A l’Administration
- Plusieurs visiteurs sont venus nous demander si les surveillants ne pourraient pas empêcher quelques excentriques de porter des chaises au beau milieu des passerelles du Trocadéro; cela gêne la circulation et pourrait amener de graves accidents. Il y avait hier soir, au moment où les fontaines lumineuses ont commencé à jouer, une bonne douzaine de chaises sur chaque passerelle.
- Renvoyé à qui de droit.
- Au Pavillon Weiler
- Aujourd’hui ou demain, inauguration probable des auditions de l’Opéra et de l’Opéra-Co-mique au Pavillon de la Société des Téléphones, très richement et très coquettement aménagé.
- Au Mexique
- Le splendide Palais, tout en tôle galvanisé, de la République mexicaine, sera très probablement inauguré le 5 juin.
- Concert
- L’harmonie des Grands magasins du Louvre a donné, hier soir jeudi, de 8 heures et demie à 10 heures et demie du soir, un concert dont le programme, très attrayant, n’a pas manqué d’attirer un public nombreux et choisi.
- Ce concert a eu lieu au kiosque no 2, qui se trouve au centre du jardin haut, entre les sections étrangères et le pavillon de la Ville de Paris (côté Suffren).
- L’Ascenseur Edoux
- Depuis deux jours on n’a cessé de faire des essais avec l’ascenseur Edoux. D’en bas le public s’amusait à voir les deux cabines partir en même temps, l’une du haut de la Tour et l’autre du second étage, et se rencontrer au plancher ' intermédiaire, en observant toujours, mais en sens inverse, des distances égales.
- D’autres fois, on les voyait s’éloigner méthodiquement du plancher intermédiaire pour glisser
- l’une vers le sommet, l’autre vers le second étage.
- On a fait avant-hier des essais avec charge. lisent parfaitement xœussi, et le 1er juin, demain, les trois ascenseurs étant en état de fonctionner, le public pourra utiliser ce mode de locomotion, si commode et si expéditif, pour s’élever de la base au sommet de la Tour.
- Les Banquets
- Ce ne sont que bruits de fourchettes ! Les banquets ne chôment pas.
- Les secrétaires généraux des diverses sociétés savantes de Paris se sont réunis en un banquet jeudi, dans un des restaurants du Champ de Mars, et ils ont décidé qu’ils se réuniraient de la sorte une fois par mois, afin de recevoir les membres des sociétés savantes des départements et de l’étranger qui viendraient visiter l’Exposition.
- Si les savants s’en mêlent.
- Les Sirènes
- Les sirènes en question n’ont rien des attraits et de la douce voix de. ces femmes délicieuses dont le corps se termine en queue de poisson, et dont la voix séduisante attire les navigateurs vers le gouffre.
- C’est tout le contraire, les sirènes maritimes font la grosse voix pour px-évenir les marins contre un danger quelconque.
- Il faut louer les inventeurs de ces engins utiles ; mais ce n’est pas une raison pour écorcher les oreilles de soixante mille visiteurs de l’Exposition, et pour effrayer les femmes et les enfants..
- Il y a là un abus à réformer.
- La Fête de nuit du 1er Juin
- Les affiches relatives à la fête de nuit du 1er juin ont été apposées à Paris. Elles annoncent qu’à l’occasion de l’achèvement des installations des exposants, il y aura embrasement de la Tour Eiffel, jeu de toutes les fontaines lumineuses, illumination complète du Trocadéro et feu d’artifice à l’île des Cygnes.
- Le prix d’entrée à la fête de nuit sera de cinq tickets.
- Le Guide de la Tour Eiffel
- Le Bulletin officiel a obtenu de M. Eiffel le monopole des Guidejs dans la Tour de trois cents mètres.
- Une première édition de ce Guide vient de paraître.
- L’exécution typographique de ce petit volume, le-soin apporté aux gravures qui l’ornent, la beauté-du papier, les renseignements qu’il contient en font le plus charmant souvenir d’une ascension dans la Tour.
- Mais ce n’est pas tout : l’administration du Bulletin officiel a eu l’heureuse idée de compléter ce petit volume par quatre grandes gravures sur bois. Ce sont quatre vues panoramiques prises de la Toun Eiffel. Elles représentent les vues que l’on a des-quatre façades de la Tour, et comprennent par conséquent tout Paris.
- Les Monuments historiques
- L’exposition rétrospective des objets d’art français doit êtreinaugurée aujourd’hui; à la suite de cette exposition, se trouve celle des monuments historiques.
- Cette section offre un véritable intérêt pour les-hommes spéciaux. Tous les plans des monuments dus à nos principaux architectes y figurent; on y voit notamment l’œuvre presque entière de Viollet-le-Duc.
- Rappelons que dans l’aile du Trocadéro, côté du quai de Billy, existe le musée d’architecture comparée.
- Ce musée, on,le sait, est consacré aux reproductions par le moulage des principaux types de la sculpture monumentale des siècles passés, tant en France qu’à l’étranger. Il est situé au rez-de-chaussée.
- Au premier étage, on se le rappelle, se trouve le musée d’ethnographie. Il est actuellement fermé pour quelques changements à faire. Dans très peu de jours il sera ouvert.
- Une Manifestation
- Les commissaires des sections étrangères de l’Exposition se sont réunis dans les bureaux de la section britannique et ont décidé de faire une grande manifestation en l’honneur du commissariat général de l’Exposition..
- Une commission, composée des délégués des Etats-Unis d’Amérique, de l’Angleterre, de l’Italie, de la Belgique, du Mexique, du Chili, de la Rouma-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- nie, de la Suisse, du Cap, de la Nouvelle-Zélande, de l’Autriche, a été chargée d’étudier la forme à donner à cette manifestation.
- La commission a décidé qu’un banquet de 400 couverts, suivi d’nne grande réception, sera donné le 13 juin, à l’Hôtel-Continental.
- Le bureau des commissaires de sections étrangères est resté ainsi composé : M. le général Franklin, président ; MM. de Kaiser, Carlier et Diaz-Mimiaga, vice-présidents ; MM. Gentili, Giuseppe et Duplan, secrétaires.
- Concours d’IIorticulture
- Les concours d’horticulture vont se succéder au Trocadéro aux dates suivantes :
- Du 7 au 22 juin, 21 au 27 juin, 12 au 17 juillet, 2 au 7 août, 10 au 21 août, G au 11 septembre, 20 au 25 septembre, 4 au 9 octobre et du 18 au 23 octobre.
- Un nouveau phare
- Un nouveau phare éclaire l’enceinte de l'Exposition.
- Il est placé dans la lanterne qui surmonte le pavillon du ministère des travaux publics, au Trocadéro, à droite du pont d’Iéna.
- . La puissance lumineuse de ce phare assure l’éclairage d’une grande partie des jardins du Trocadéro.
- Du haut de cette tour, où le public a accès, le coup d’œil dont on jouit sur l’ensemble de l’Exposition est vraiment superbe.
- La question des « gens chics »
- Au conseil municipal de Paris M. Bassinet voudrait que, au lieu de coûter deux tickets, l’entrée de l’Exposition fût donnée, le mardi et le samedi soir, pour un seul ticket, afin de favoriser la visite de l’Exposition aux familles ouvrières. Les autres soirées, a-t-il ajouté, seraient réservées « pour les gens chics » (sic).
- On a demandé à M. Bassinet ce que c’est que les « gens chics », et dans quelle catégorie il se classe? l’honorable conseiller s’est borné à répondre qu’il entre gratuitement à l’Exposition et que la question n’a pas d’intérêt.
- On a fait observer à M. Bassinet que les « gens chics » sont tellement nombreux le soir, qu’on a de la peine à éviter le piétinement des parterres et des plates-bandes. Qu’est-ce que ce serait les jours affectés à ceux qui ne sont pas des « gens chics ! »
- Le conseil s’en rend compte et renvoie la proposition de M. Bassinet à la commission de l’Exposition. « C’est l’enterrement de ma proposition ! » soupire le conseiller.
- Les Ouvriers de Londres
- On sait que le lord-maire de Londres a pris l’initiative de l’envoi d’un certain nombre d’ouvriers de Londres à l’Exposition universelle.
- Les premiers d’entre eux, au nombre de vingt-cinq, partiront de Londres demain samedi. Ils sont accompagnés de guides et d’interprètes. Ils visiteront en même temps les principales fabriques de Paris et sont chargés de faire des rapports sur ce qu’ils auront vu.
- Une singulière méprise
- Une mésaventure assez amusante est arrivée, hier, à une famille anglaise qui sur la foi de la pancarte « Exposition » apposée sur l’omnibus Petite-Villette-Champs-Elysées , s’était bravement embarquée dans ce véhicule et croyait aller au Champ de Mars. Ces bons insulaire, descendus aux Champs-Elysées, point terminus de la ligne, ont, dans leur jargon incompréhensible, demandé au conducteur où se trouvait l’Exposition, et celui-ci les a tout
- bonnement envoyés au Palais de l’Industrie, visiter le Salon.
- .Voilà des fils d’Albion qui, s’ils ne tentent pas une nouvelle excursion, mais cette fois au Champ de Mars, vont emporter une piètre idée de notre Exposition, qu’ils se figuraient si vaste et si somptueuse.
- La Compagnie des Omnibus pourrait, il nous semble, modifier, sans inconvénient, cette inscription trompeuse.
- Avis aux aéronautes
- Dimanche prochain, 2 juin,les membres du Sport aéronautique de Seine-et-Oise et de l’Ecole normale d’aérostation de Paris feront une visite explicative à l’Exposition, sous la direction de M. Georges Bans, membre du comité de la Presse française au Champ de Mars, et M. Gabriel Chéreau, aéronaute. On se réunira à une heure et demie, sous le dôme des Arts libéraux.
- L’Explication des Tableaux
- Rien n’est insupportable pour le public comme de voir un tableau dont le sens ne saute pas aux yeux et qui est dépourvu de toute note explicative.
- Il y a des catalogues, dira-t-on.
- Oui, mais tout le monde ne peut pas ou ne veut pas faire la dépense d’un catalogue, dans une exposition où l’on a déjà tant d’autres dépenses à faire.
- C’est une sorte de carte forcée indigne d’un pays ou d’une grande administration, de mettre le public, le public populaire surtout, dans l’alternative d’ignorer le sujet d’un tableau ou de dépenser de l’argent pour connaître le sujet et le nom de l’artiste.
- Singulière façon d’instruire le peuple, en tout cas, que de l’obliger à dépenser son argent pour connaître le sens des choses qu’on lui montre, soi-disant pour son instruction.
- Aussi faut-il louer l’administration de l’Exposition d’avoir invité les artistes exposants (section française) à faire parvenir à M. le commissaire spécial des beaux-arts, 182, rue de l’Université, un cartel pour chacun de leurs ouvrages exposés, portant le nom de l’auteur et l’indication du sujet.
- Ces cartes seront posées par les soins et aux frais de l’administration.
- NOUVELLES DE L’EXPOSÏTÏON
- Le conseil des ministres s’est occupé hier de la revue du 14 juillet, et a décidé que les exposants y seraient invités.
- Des tribunes supplémentaires seront construites à cette occasion sur l’hippodrome de Longchamps.
- On annonce que le duc Antoine de Montpensier et sa femme, l’infante Eulalie, viendront cet été visiter l’Exposition.
- Les concours de machines agricoles commenceront le 10 juin. M. Georges Berger s’occupe de les organiser, avec l’aide de M. Tisserand, directeur au ministère de l’agriculture.
- Deux mille invitations avaient été lancées par M. Tirard pour la réception qui suivait le dîner de trois cents couverts qu’il a offert avant-hier soir au ministère du commerce au haut personnel de l’Exposition. Au dîner assistaient, outre les personnes dont nous avons déjà parlé, toutes celles qui ont été promues ou nommées dans la Légion d’honneur le 6 mai dernier.
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- Hier matin, deux consommateurs trouvant exa-
- gérée l’addition de leur déjeuner dans un des restaurants du Champ de Mars, ont refusé de payer et ont entraîné de force le patron de l’établissement au commissariat. L’affaire se terminera en justice de paix.
- Les Promenafles-Yisites à l'Exposition
- La Société centrale du travail professionnel, dont le président est M. Th. Yillard, organise une série de promenades-visites à l’Exposition universelle, (les promenades, dirigées par des ingénieurs, des chimistes, etc., ont pour but de faire connaîtrelesmerveillesexposéesauChamp de Mars, au Trocadéro et l’Esplanade des Invalides, par des explications orales à la portée de tous. Elles ne pourront être suivies que par un nombre limité de personnes.
- Mais, afin d’en faire profiter le plus de monde possible, la Société s’est assuré du concours des chambres syndicales qui ont adhéré à ses statuts et à son programme; elle espère avoir celui des associations ouvrières encouragées par la ville de Paris. Elle demandera que les instituteurs puissent y prendre part.
- Ces promenades-visites auront lieu tous les dimanches et jeudis, à partir du 2 juin, Il y en aura donc 43. Le rendez-vous est fixé à dix heures du matin, devant le Pavillon delà Presse (entrée par la porte Rapp). Les dames seront admises.
- En voici le tableau pour le mois de juin :
- Dimanche 2 juin. — M. Boursault, chimiste au laboratoire de la voie du chemin de ter du Nord. Photographie.
- Jeudi 6 juin.— M. Hubou, ingénieur civil des mines, inspecteur à la Compagnie du chemin de fer de l’Est. Produits chimiques.
- Dimanche 9 juin. — M. Leprou, secrétaire de la Société, ingénieur des arts et manufactures, inspecteur des charbonnages à la Compagnie transatlantique. Combustibles.
- Jeudi 13 juin. — M. Saillard, membre du conseil de la Société, sous-chef à la direction générale des travaux de l’Exposition universelle de 1889. Economie générale de l’Exposition.
- Dimanche 16 juin. — M. Hubou, déjà nommé. Industries chimiques.
- Jeudi, 20 juin. — M. Padé, chimiste principal au laboratoire municipal de Paris. Matières alimentaires.
- _ Dimanche 23 juin. — M. Roques, chimiste principal au laboratoire municipal de Paris. Industrie des alcools et boissons fermentées.
- Jeudi 27 juin. — M. Roux, chimiste-expert au laboratoire municipal de Paris. Fabrication et commerce des stimulants (thés, chocolats, etc.).
- Dimanche. 30 juin. — M. Fleury, ingénieur civil, chef du secrétariat de la Compagnie de Suez. Travaux publics. — Travaux à la mer.
- L’initiative prise par la Société centrale du travail professionnel sera certainement bien accueillie du public.
- L’EXPOSITION PÉNITENTIAIRE
- Musée des horreurs d’un nouveau genre, où, en place des monstres vivants et naturels, chats à trois pattes, hommes squelettes, culs-de-jatte, bossus et autres Naquets, sont étalées toutes les monstrueuses et féroces machines inventées par l’être humain pour torturer son semblable.
- Et il y en a, vous pouvez m’en croire. L’ima-
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- gination des gens de justice a décidément toujours été riche en conceptions cruelles.
- M. Herbette, le directeur général de prisons, qui a eu l’ingénieuse idée de montrer au public l’aimable système de nos répressions nationales depuis Yin-pace dn moyen âge jusqu’à la Centrale de nos jours, a été aidé dans son œuvre, pour toute la partie rétrospective, par un jeune savant fort artistiquement érudit, M. Gaston Garrisson, qui, pendant plus d’un an, atravaillé à réunir les nombreux et horrifiques documents de l’Exposition pénitentiaire des siècles passés.
- Toute l’histoire de la torture défile là, sous nos yeux. Cela vous fait passer un léger frisson. Elle allait bien, la justice royale. Certes, la guillotine est une infâme et répugnante machine. Ce couperet qui tombe avec un bruit sourd et mou, cette mutilation révoltante du condamné, ces lenteurs et ces maladresses de réxécuteur sont d’épouvantables choses. Certes encore, la magistrature que l’Europe ne nous envie point n’a pas encore atteint l’idéal de l’équité et de l’impartialité. Mais quand on considère ces colliers, ces chaînes, ces carcans, ces boulets, ces tenailles; quand on songe au nombre d’innocents qui sur de vaines accusations de sorcellerie, d’hérésie, de possession, ont expiré dans d’abominables tourments, on se réjouit de vivre en notre époque, on bénit la cour d’assises et on admire la guillotine.
- U y a dans la collection de M. Garrisson un chevalet qui vient de la prison de Montauban, où il était resté enfoui pendant des siècles.
- L’épouvantable engin ! C’est une forte planche, posée sur quatre pieds, percée de dix trous destinés à recevoir les cordes et les courroies qui enchaînaient solidement le patient que l’on couchait sur ce lit sinistre. A l’une des extrémités, se trouve un crampon de fer par où passait la corde qui attachait les pieds. Les chevilles de la victime étaient serrées dans un madrier s’ouvrant en deux, comme un livre. A l’autre bout du chevalet est un cric auquel correspondaient les deux extrémités de la corde dont chacune des mains du supplicié était garottée. On tendait alors les cordes, en tournant le cric, et.cette aimable manœuvre disloquait et déchirait les quatre membres du « questionné ». C’est bénin, bénin, comme vous voyez.
- Je ne rappellerai que pour mémoire les langues percées au fer rouge, les lèvres fendues, les ongles et les dents arrachés, les brodequins qui brisaient les jambes, la roue qui déchiquetait le corps, l’écartèlement à quatre chevaux et la question de l’eau, et la poix bouillante versée dans les plaies qui saignent, et l’emmurement et le bûcher. ^
- Il y en avait pour tous les goûts. Et c’était pour rien. Un pauvre petit blasphème contre la benoîte vierge Marie ou les saints anges vous donnait droit à toutes ces friandises juridiques. Notre sainte mère l’Eglise avait le bras long et la poigne dure.
- Aussi, quand on sort du bon vieux temps pour arriver au nôtre, notre ensemble actuel de pénalités semble d’une douceur et d’une mansuétude extrêmes.
- Nos prisons actuelles nous apparaîtraient.volontiers comme des paradis bien clos où des élus bienheureux occupent leurs béatifiques loisirs à fabriquer des chaussons de lisière, des lanternes vénitiennes, des paillassons, des chapeaux de paille et autres bagatelles.
- Et l’on a presque envie de plaindre les pauvres gens que leur mauvaise chance a empêchés d’entrer en prison.
- Cependant, il y a un petit coin qui, bien.que tout moderne, n’est pas dénué d’une tragique horreur. C’est une reproduction de la cellule des condamnés à mort à la Roquette. Elle est en carton-pâte et a été faite par un détenu. On y voit le condamné assis sur un escabeau, devant une table, et jouant aux dames avec un gardien, pendant qu’un agent arrange la couverture sur le lit.
- Brrr ! allons écouter la musique.
- PETITES RÉCLAMATIONS
- Un grand nombre de mères de familles se plaignent de ne pouvoir aller à l’Exposition avec leurs bébés, parce qu’elles n’ont pas Je droit de rouler dans le Champ de Mars leurs petites voitures d’enfants.
- Voilà une question à étudier : on pourrait tolérer ces petits véhicules, sinon dans les galeries, au moins dans les jardins.
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- Autre réclamation.
- On sait que l’esplanade des Invalides n’est pas éclairée le soir, et que les visiteurs n’y sont pas admis dès qu’il fait nuit. La porte des affaires étrangères reste néanmoins ouverte, mais les personnes qui veulent entrer dans l’Exposition par cette porte doivent prendre le chemin de fer à voie étroite pour se rendre de là au Champ de Mars.
- Beaucoup de visiteurs se plaignent de cette locomotion obligatoire.
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à 10 heures : Visites à l’Exposition; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à G heures : Fonctionnement des machines au Palais des machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du Palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 à G heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situé à l’extrémité du Palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des Républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marionnettes de Barnard pendant les entr’actes.
- De 2 à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre .de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à G heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face la rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exposition.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, derrière le Palais xArts libéraux, côté de l’avenue Suffren.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique ; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à G heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international
- Panorama de la, Compagnie transatlantique et dioramas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De8 heures du matin à G heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face Czarcla hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique militaire les mercredis et vendredis.
- TROGADÉRO
- De 8 heures à G heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’église.
- Le soir : Représentations
- De 8 à il heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- De 8 à il heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à il heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan. Phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures 30 à 9 heures 50.
- Deuxième effet, de 10 heures à 10 heures 20.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
- Gravure réduite de la couverture du Programme Officiel, publié par le Bulletin Officiel, qui vient de paraître.
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- RENSEIGNEMENTS UTILES
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant- ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadèro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée : Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée : Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle.— Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Bour^e-Bassy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Eco le militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Troca-
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Iéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ au pont de l’Alma; deux pontons de départ au pont des Invalides. Du même côté, à l’avenue de Suifren, un quatorzième ponton flottille des Magasins du Louvre.
- et d’arrivée et d’arrivée hauteur de réservé à la
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie directe- ment par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au- moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en vAunrt, à 12 h. 24 soir,
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées au jours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies à la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)'
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. —
- soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert f6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. —Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. — Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 3 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- I Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- déro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro : par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-lssy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleinê-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramxvays amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une station supplémentaire ; mais rien n’est encore décidé.
- 'T /TV
- * /n tfl
- Bateaux. — Le service est assuré par deqx Compagnies : les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Suresnes a Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l’Exposition.^
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste.
- — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr. |
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6.heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 heu-ses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées par jour :
- Matin : 7 h. 30, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants :
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du veàtibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
- La Librairie du « Bulletin des Halles », 33, rue
- Jean-Jacques-Rousseau, vient de mettre en vente un Plan illustré de l’Exposition universelle, avec un Indicateur alphabétique, imprimé en six couleurs et représentant exactement la place des différentes expositions.
- Ce plan, richement illustré, est indispensable , aux^visiteurs, qui trouveront aisément à se guider en sortant du Panorama le Tout-Paris, une des principales attractions de l’Exposition.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1883.
- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
- RKCOMMATSTDËIS
- Ancienne maison Lefebvre et fils, fondée en 1843, Lefebvre fils aîné successeur. 106, rue de Rivoli. Ateliers, 3 rue des Halles, — Corbeilles de mariage bijoux riches, pierres fines de premier choix. Fab. spéciale de bijoux, orfèvrerie et objets d’art de style or et argent, ciselure, émaux, modèles spéciaux déposés. Médaille argent, Paris, 1884. Exposant classe 37.
- Lambert -Vormus, 3 boul. St- Denis. — Bijouterie-joaillerie. Fabrique de Pendules.
- Lambert Lévy fabricant, 31 et 33, boulevard St-Martin. Maison fondée en 1829.— Joaillerie, bijouterie, horlogerie, bronzes. — Vente en détail au prix du gros.
- BILLARDS (et Accessoires de)
- ïlioïle, Marillier et Cie fabricants de queues de Billards. Procédé mobile à vis, breveté s. g. d.g. — 45, boulevard St-Martin, Paris.
- BOUTONS
- G. Bag-rlot, [nc] 168-170, rue St-Denis, à Paris. — Exposant classe 35. Boutons Livrée, Administrations, Uniformes pour tous pays.
- BRETELLES
- Ch. Guyot, inventeur C ^GrT'N. et seu* fabricant spé-ÉETELlESHYGiEiOUES] cialdes Bretelles hy- ('“gèîX’nï-tTsage agréable, solidité, bon goût, bon marché. Se trouvent dans les principales maisons.
- BREVETS D’INVENTION
- E. Wattier, ingénieur-architecte, 5, rue Mazagran (porte ' Saint-Denis) et 33, av. de la Bourdonnais (Exposition). — Représentation aux expositions, brevets d’invention, dépôts, marques, dessins, modèles, France et étranger.
- BRONZES D’ART
- E. Pinédo, |_NC1 G. * * * * Exposant, classe 25. — Groupes, Statuettes, Encriers, etc., 40, boulevard du Temple.
- BRONZE IMITATION
- Coupler fils et Rrouart, rue Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets d’art. Editions d’Œuvres du Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis NVI. — Exposant classe 25, grou-pe n° 3.
- BRONZES POUR EGLISES
- ABAT-JOUR
- Degalïet et O Succr>, (ancienne maison Grimal), 28, rue Albouy, Paris. — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
- AMEUBLEMENT
- A. Vaillant, 10, rue Meslay, Paris. — Fabrique de meubles de luxe. Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité de cache-pots, jardinières, tables à ouvrages et àjeux, bureaux dedames etliseu-ses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
- Ililg-ert, 20, passage Tocanier, Paris — Fabricant de chiffonniers et tables de nuit chiffonniers en tous genres.
- Cli. Galvani, faubourg Saint-Antoine, 137, et rue d’Avron, 28. — Grande fabrique de lits et chambres à coucher en tous styles. Envoi franco du catalogue.
- G. Iïerrmann, 9, rue St-Ambroise et 7, cité d’Angoulême, Paris.—Ameublements complets de tous genres. Ebénis-terie et tapisserie. Meubles anciens, sièges et tables de tous styles pour salles à manger. Chambres à coucher, salons, bibliothèques et bureaux.
- Quarré, 143, r. d’Aboukir, (us. r. de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de style pour meubles, de décoration pour “cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voiture, marque : Au Lion.
- ARMES & ARMURES
- B. Gutperle, 12, boulevard Magenta, Paris. — Armes, armures, panoplies et trophées. Cuirasses secrètes garantissant de l’arme blanche' et de la balle de revolver. Bijoux, armes et armures pour théâtres.
- "articles ""pour.......FUMEU RS........
- Quentin et Cie, 22, r. de Bondy, Paris. _ pipes Gambier. Papiers Riz
- La * et Goudron La *.
- BALANCES & BASCULES
- L. Paup 1er * construct1'mécanicien, rue Saint-Maur, 84, Balances, Bascules, Petits chemins de fer, Matériel roulant, (voir classe 49, Hangar 1, n°l). Voir Esplanade des Invalides, classes 49 et 74. Agriculture.
- BATTEURS D’OR
- X. Jacquesson, 7, rue Chariot, Paris. — Fabrique d’or, d’argent et de platine en feuilles, en poudre et en coquille. — Exposant, classe 41, groupe V. — Téléphone.
- BÉBÉS, JOUETS, JEUX
- J. Steiner, fabricant du bébé mécanique vivant, du bébé incassable, parlant et ordinaire (dit le petit parisien), 22 brevets. — Demander marque Steiner.
- BIJOUTERIE, JOAILLERIE
- Plichon et Cie, 10, rue du Parc-Royal, Paris.—-Fabricants de doublé or, or sur argent.
- Thlery-Eigaret successeur de L. Fi-garet, 2, rue Breguet et 24, rue St-Sabin, Paris. — Manufacture de bronzes pour églises. Marque L. F. Paris. — Exposant, classe ...
- CORSETS
- A. BRiOT,Trouillet et Lambert Srs, 13, rue Etienne-Marcel et. 133, rue Saint-Denis, Paris. — Manufacture de Corsets, Commission, Exportation. Marque déposée: A la Lemoiselle.
- COURROIES
- J, Levy jeune, 47, avenue Parmentier, Paris. — Courroie Gandy coton.
- COULEURS FINES
- Chevillet, A. Grenier successeur, 31, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de couleurs fines pour artistes. Exposant classe 10, groupe II.
- L. Plainchamp, maison fondée en 1798, boul. de Strasbourg, 35, Paris. — Couleurs et vernis pour bâtiments, voitures et industrie, décors et tableaux.
- OUVRAGES DE DAMES
- Mme Cuchet, 3, rue d’Aboukir, Paris. — Tapisseries de tous styles, broderies, armoiries, travaux montés, spécial, drap perforé à la machine et à la main, perforation à façon.
- ENSEIGNES
- Lebœuf, 40, boulv. Bonne-Nouvelle, Tableaux-médaillers sur fonds de velours, pour les exposants, reproduction de toutes les récompenses.
- EVENTAILS
- E. Buissot, 46, rue des Petites-Ecuries, Paris.— Fabrique d’éventails pour la France et l’exportation, corbeilles de mariages, éventails anciens, réparations de tous éventails.
- FONDEUR-LAMINEUR
- E. Louyot, ingénieur, 16, rue Folie-Méricourt. —Fonte et laminage de tous métaux : nickel, maillechort, cuivres rouge, demi-rouge, laiton. — Téléphone.
- LITS ARTICULES
- A. Picot (a) 1878. — Lits-Canapés articulés pour lous usages.
- Avenue Parmentier, 6.
- GANTERIE
- Marcault, 8, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — (Classe 35), Chevreau et Suède, marque L. S Gants Tan-Russe, b. s. g. d. g.
- GRAINES & PLANTES
- Maison Loise-Chauvière, fondée en 1845, Dupanloup et Cie, successeurs, 14, quai de la Mégisserie, Paris. (Exposants).
- HOUBLONS
- Edouard Bernet, 17, rue de Ciéry, Paris; succursale, 52, faub. Stanislas, Nancy. — Houblons de toutes provenances. — Méd. et dipl. d’honneur. Exposant cl. 44, gr. V.
- MEULES EN GRES
- Roycourt. — Meules pour toutes industries, 90, rue Folie-Méricourt.
- MARQUES D’EMBALLAGE
- Foucault, 9, rue des Trois-Bornes, Paris. — Presses et marques à feu, Pinces à plomber, Alphabets et chiffres acier fondu, Marques de fabrique.
- MANCHES DE PARAPLUIES
- Ancienne maison G. Lamoisse et Tardy, V. Marg'uîn et Cie, successeurs, anc. 80, rue de Bondy, actuellement 95 et 97, boulevard de Port-Royal. — Téléphone.
- ORGUES
- Alexandre père et fils, rue de Richelieu, 106, Paris. — Orgues. — Exposant, groupe II, classe 13.
- OBJECTIFS ET INSTRUMENTS
- D’OPTIQUE POUR LA PHOTOGRAPHIE
- J. Zion, fabricant breveté s. g. d. g. Paris, 7, rue de Jouy. — Objectifs apla-nétiques rapides, symétriques extrarapides. — Rectilinaires à grand angle pour monuments, paysages, intérieurs et reproductions. —Petits objectifs pour chambres noires détectives. — Obturateurs instantanés extra-rapides.
- OR EN FEUILLES ET EN POUDRE
- Dumiïàtre et Faubert, Faubourg-du-Temple, 22, Paris. — Fabrique d’or et de Platine en feuilles, en poudre et en coquilles. — Exposant, groupe V, classe 41.
- OUATAGES
- Marinpoy, 10, rue Paul - Lelong, Paris. — Tissus ouatés, mousselinés, brevetés, pour doublures de vêtements et jupons. — Usine à force motrice, 26 et 28, rue de la Pointe-d’Ivry.
- PARFUMERIE
- E. Bronchain, parfumeur;fabrique, 3, rue de l’Avenir, Asnières. — Reine des neiges, Poudre de riz à base de glycérine, Eden Powder, fleur de riz superfine, invisible et adhérente.
- PASSEMENTERIE D’AMEUBLEMENT
- Camille Weber (veuve et fils), 15, rue Poissonnière, Paris. — Spécialité pour ameublement. Articles de style et de fantaisie. — Médaille d’or, Paris 1878.
- PRODUITS HYGIENIQUES
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- PLUMEAUX
- J.-E. Durup, (successeur de P. Leullier etCe), _15, rue Vieille-du-Temple, Paris. —Fabrique de plumeaux en tous genres, autruche, dinde, coq, fantaisie. Marque de fabrique déposée, Récompense à l’Exposition universelle de 1878. Exposant classe 29.
- SIEGES
- J. Tixier. Grande fabrique de sièges d’art et de style, garnis cuir de Cordoue, reliefs, gravés, décorés et autres ; écussons, chiffres, monogrammes, etc. ; matériel et outillage spéciaux pour cette fabrication. — Exposant.
- SOIES EORUES & TEINTES
- E. Ilamelin et Cie, 144, rue Saint-Denis, Paris. —- « Au Mûrier » « Au Palmier ». Diplôme d’honneur. Filatures et Moulinages à Bagnols (Gard) et aux Andelys (Eure).
- TAPIS ET.à TAPISSERIE
- B. Jacob, 19, rue Turbigo, Paris. — Tapis Linoléum et toiles cirées, la plus belle collection. Se charge de la pose à l’Exposition. Conditions les plus avantageuses.
- marque Genebrias et Herîort, 23
- DE FABRIQUE rue Vivienne. Spécialité pour
- G LJ tapissiers, ornements d’apparte-" “ ments, bronzes, rinceaux, patères, porte-chapeaux. Fabrique d’élastiques pour sièges.
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- Ch. Lespadin, 72, rue d’Angoulême, Paris. — Moules et outillage pour verreries et cristalleries, fabricant breveté s. g. d. g. — Exposant classe 51, groupe VI.
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- 8 BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Quoique commencé tardivement, le Grand-Théâtre de l’Exposition est un des Palais dont l’installation est com-olètement terminée.
- Nous venons d’assister à la représentation à laquelle nous avait gracieusement convié la Direction, et nous avouons tout franchement que nous avons été émerveillés de ce que nous venons de voir et d’entendre. Ce sera, en effet,une surprise pour tous de trouver, dans le Parc du Champ de Mars, la plus coquette des salles de spectacle, avec un programme plein d’intérêt.
- Nous avons applaudi la troupe Alexander dans une pantomime inénarrable, intitulée « les Tribulations d’un Touriste »; ce sont certainement, dans leur genre, des maîtres que ces mimes anglais !
- A signaler aussi les acrobates les Constanti ; les chiens admirablement" dressés du clown Karl et surtout un prodige de grâce et de force appelé Georgina Aix, qui, âgée dehuitans, nous a montré des tours que nous n’avions
- PALAIS DES ENFANTS
- jamais vu faire aux acrobates les plus adroits.
- A côté des clowneries, l’art le plus sérieux est représenté par Mlle Kara, une jeune mauresque qui a passé par notre Conservatoire, dont elle a pris les bonnes traditions.
- Je promets un succès au « Paris-Quatuor » qui nous a fait entendre un beau chant patriotique intitulé « 89 », composé spécialement pour le Grand-Théâtre de l’Exposition, par M. Missa, grand prix do Rome.
- N’oublions point un exquis ballet d’enfants, réglé par Mme Mariquita et l’orchestre dirigé de main de maître par Alexandre Artus.
- Nous n’avons pu assister à la représentation des Marionnettes dans le promenoir, mais on nous assure qu’elles feront sensation ; j’en accepte l’augure.
- D’après cette représen tation, nous pouvons annoncer que c’est dans ce coin du Champ de Mars, côté Suffren, que sera la fête de l’Exposition.
- Grand diplôme d’Honneur et Médaille d’Or
- Paris 1887
- l’INlNFLAMMABlLISATION
- des Théâtres, Usines, Navires et toutes cons tructions en bois, toiles, etc etc.
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- Billets d’Aller et Retour de toutes classes
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- A partir du 1er Mai prochain il sera délivré :
- 1Q A Paris pour toutes les gares du réseau P. L. M. et réciproquement ; 2° A Lyon et à Marseille pour les gares P.L. M. situées dans un rayon de 400 kilomètres autour de ces deux villes et réciproquement, des billets d’aller et retour comportant une réduction de 25 0/0 sur les prix du tarif général.
- La durée de validité de ces- billets variera entre 2 et 8 jours, selon l’importance du parcours. Elle pourra être prolongée deux fois de moitié moyennant le paiement d’un supplément de 10 0/0 pour chaque prolongation.
- Enfin, les billets d’aller et retour seront acceptés dans les trains express au même, titre que les billets ordinaires, et, pendant le service d’été, dans les trains rapides.
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- BALLONS
- Montgolfières — Ballons à gaz avec nacelles pour voyageurs — Ballons captifs distribuant des jouets, etc.
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- Membres de l’Académie d’aérostation météréologique de France,
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- Exposition Universelle de 1889
- PIERRE PETIT *$o
- Photographe du « Bulletin Officiel de l’Exposition et des Ministères
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- 500 — — 140 »
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- Cliché 30/40 centimètres, 40 fr. — Les
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- Les tirages en phototypie sont faits sur grandes marges.
- Ces épreuves sont inaltérables.
- Pour les tirages à 10,000, il est fait 15 0|0 de rabais.
- En dehors du prix fixé pour les Clichés, il est payé un droit de déplacement pour les opérations, suivant la distance.
- NOTA. — Ces prix peuvent être modifiés suivant les papiers employés.
- A MM. les Ingénieurs, Architectes, Constructeurs et Dessinateurs.
- Les seuls papiers à calquer recommandables, sont ceux fabriqués par la Maison V. TARDIF. Ces papiers garantis ne jaunissant pâs sont dits : Dioptrique Bédé, Diaphane, Translucide, etc. Médailles et Mentions honorables aux expositions : Paris 1867 et 1878, Vienne 1873, Amsterdam 1883.
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- 2e Série. — N° 20.
- Le Numéro : 1S Centimes.
- Dimanche 2 Juin 1889
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LA DURÉE DE l’ex POSITION
- Paris et Départements.............. *t> fr.
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Tiré à l'Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du publie (CLASSE 58)
- Annonces...........................la ligne 3 fr.
- Réclames.,......................... — 5 »
- Faits divers....................... — 10 *
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez AI Seymour \Vade, IHomfield Ilouse, London-Wa.ll..
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l'intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de ht Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Partie officielle : Liste officielle des numéros gagnants des Bons de l’Exposition. —Partie non officielle : Chronique. — Echos. — Théâtres. — Au Troca-déro.— Fêtes et Banquets.— Hanoï aux Invalides. — Nouvelles de l’Exposition. — Le Pavillon des tabacs. — Congrès international d’hygiène. — Réclamations. — Guide des attractions. — Annonces et Réclames.
- VISITE DE M. CARNOT A LA SECTION TUNISIENNE
- Le président descend du perron du palais pour se rendre aux souks.
- Fantasia.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- PARTIE OFFICIELLE
- LISTE OFFICIELLE
- des Wuméros gagnants
- DES
- BONS DE L’EXPOSITION
- Hier matin, à neuf heures, a eu lieu au Crédit foncier de France le premier tirage des Bons de l’Exposition.
- M. Lévêque, sous-gouverneur, présidait, assisté de M. Méliodion, secrétaire général.
- Un grand nombre de porteurs de Bons avaient, dès l’ouverture des bureaux, envahi la salle.
- Voici les résultats du tirage :
- Usi gros lot île 100,000 francs
- Gagné par le numéro
- 816,651
- Un lot tic 10,000 francs
- Gagné par le numéro
- 95?,495
- Dix lots de 1,000 francs
- Gagnés par les numéros
- 30.653 131.794 320.715 375.382 605.920
- 34,901 217.985 343.839 561.178 1 029.989
- Cent lots de 100 francs
- Gagnés par les numéros
- 34,636 230.813 471.450 693.570 933.315
- 37.298 237.686 487.577 700.624 945.322
- 42.695 246.444 491.370 710.922 948.211
- 60.143 250.940 493.398 713.907 948.241
- 93.888 255.556 506.533 714,398 958.383
- 100.135 263.876 520.682 730.161 964,978
- 100.500 295.288 550.298 746.709- 970.763
- 103.333 297.268 554,987 750.976 981.922
- 111.857 333.464 562.160 779.766 1 013.977
- 122.213 339.447 591.513 783.992 1 016.241
- 134,904 343.678 593.620 788.848 ' 1 017.525
- 157.659 348.783 600.324 793.316 1 018.953
- 164,098 351.062 602.708 809.434 1 026.964
- 183.642 362.270 617.182 858.034 1 035.729
- 204.324 376.368 626.312 866.124 1 038.063
- 211.188 377.771 655.495 875.695 1 048.687
- 214,092 397.424 659.674 901.747 1 055.956
- 214.120 414,229 674.866 913.659 1 061.325
- 225.958 422.105 681.191 916.072 1 108.214
- 228.780 435.568 693.539 930.900 1 150.614
- PARTIE NON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- Où en est-on ?
- Il y a aujourd’hui vingt-six jours seulement que l’Exposition est ouverte et l’on rencontre des boudeurs et des grincheux qui vous disent : « J’attendrai, j’irai en juillet; il paraît qu’il n’y a encore rien de prêt ! »
- Une pareille assertion ne mérite pas d’être relevée; les chiffres des entrées sont assez éloquents pour montrer que le public n’est pas si mécontent que cela ; hier encore, on a compté deux cent cinquante mille neuf cent huit visiteurs.
- Mais on insiste ; on nous demande où en sont les installations? Il est impossible de prendre une à une toutes les parties de l’Exposition pour dire que là une vitrine est encore vide et que, plus loin, une draperie n’est pas encore posée.
- Disons plutôt, en quelques mots, ce qui se termine, ce qui s’inaugure ou va .s’inaugurer. Hier, c’était la taillerie de diamants hollandaise qui s’ouvrait : elle est bien coquette, cette petite maison en briques rouges, à pignon espagnol, à volets mi-partie rouges et mi-partie noirs, — les couleurs d Amsterdam. On v voit une vitrine etincelante contenant plus de deux millions de diamants, un dessin de la Tour Eiffel de trente centimètres, dont toutes les lignes sont en diamant, des meules mues par la vapeur, et des ouvriers faisant devant le public leur intéressant travail.
- Le soir, autre inauguration, celle du splendide bâtiment Renaissance où s’est royalement logée l’industrie du gaz; on voit qu’elle veut lutter énergiquement contre l’électricité. Le génie de la lumière qui surmonte la lanterne monumentale brandira tous les soirs deux torches enflammées.
- Nous aurons aussi très prochainement l’ouverture du vaste chalet en bois des Téléphones ; tous les soirs dans deux chambres ad hoc trente personnes à l’aise pourront entendre les représentations de l’Opéra ou de l’Opéra-Gomique, comme si elles étaient dans ces théâtres mêmes; une fanfare de cors de chasse sonnant du haut de la tourelle attirera la foule.
- Il y a encore le beau et sobre palais du Brésil qui s’achève ; les plantes exotiques s’accumulent tout à l’entour; les Victoria retjia, dont lqs feuilles n’ont pas moins de 1 m. 50 de diamètre et qui peuvent supporter le poid d’un enfant, voire même d’un homme, vont s’étaler dans un bassin chauffé à 30 degrés. C’est la première fois que ces plantes seront exposées à l’air libre, en Europe.
- À l’intérieur, outre les produits du pays, le café, le thé, les minerais, on verra un météorite (fer et nickel) ne pesant pas moins de 7,000 kilogrammes, et qui est tombé du ciel il y a quelques années, à Bengelo.
- Àh ! direz-vous, il y a encore bien des républiques américaines en retard : le Mexique, le Venezuela, le Chili, la Bolivie. C’est vrai, mais toutes les bâtisses extérieures sont terminées et Ton. achève les installations intérieures.
- Même observation pour le temple égyptien, où s’abrite Suez et où Ton n’attend plus qu’un second plan en relief de l’isthme.
- Enfin, sur les berges, on voit disparaître peu à peu les échafaudages attristants qui donnaient l’impression d’une ville en construction ; l’exposition flmiale et maritime sera complète dans quelques jours.
- Sur le quai d’Orsay, le vaste palais de l’Alimentation n’avance pas vite, il est vrai ; mais ses proportions sont énormes, et il faut lui laisser encore une quinzaine, de même qu’aux palais espagnols et portugais, qui contiendront les richesses agricoles et vinicoles de la péninsule ibérique.
- Bref, on aurait tort de se plaindre; on peut dire que, dès aujourd’hui, le visiteur n’a assez ni de ses jambes, ni de ses yeux, ni de son temps, pour voir tout ce qui est achevé; que sera-ce quand le palais des Arts libéraux aura été inauguré officiellement, et quand l’esplanade des Invalides sera éclairée à la lumière électrique ?
- F. L.
- ËCHOS
- Les visiteurs
- Malgré l’affreux temps d’hier, vendredi, les entrées se sont élevées au chiffre de 49.031.
- La Fête des Halles
- Le'banquet qu’on voulait offrir aux pauvres rue Baltard ne devant pas être très réjouissant et les pauvres honteux ne devant certainement pas s’y rendre, on a préféré s’arrêter à la résolution suivante : le jour de la fête, de nombreuses rôtisseries seront installées en plein vent, où les pauvres pourront venir s’égayer à loisir. Puis, en dehors de ces agapes, dans tous les-quartiers, on fera, à domicile, d’abondantes distributions de victuailles.
- On va demander au gouvernement l’autorisation de faire une retraite militaire aux flambeaux.
- Les chambres syndicales et les grands commer-
- çants des Halles contribueront pécuniairement à cette fête, qui aura lieu probablement le 30 juin.
- Les Conférences
- A partir des premiers jours du mois de juin, plusieurs séries de conférences vont avoir lieu à l’Exposition : les unes, organisées par la commission supérieure des congrès et conférences, auront lieu à 4 heures de l’après-midi, au Trocadéro (salle des congrès et conférences), ou à l’esplanade des Invalides (salle du cercle populaire); les autres, autorisées par la commission supérieure, ont été organisées par la Société centrale du travail professionnel. Ce sont des conférences-visites, pour lesquelles on se réunira à 10 h. 1/4 du matin, le mardi, au Palais des Enfants (Champ de Mars), à partir du 18 juin. La même Société a également organisé des promenades-visites les dimanches et jeudis à la même heure : rendez-vous devant le pavillon de la Presse (Champ de Mars).
- Enfin, on parle également de conférences-visites organisées par la Société des électriciens pour ses membres; elles auraient lieu le vendredi à 10 h. 1/2 du matin, au Palais des Enfants.
- Les Concerts
- Dimanche 2 juin, au kiosque numéro 4, jardin haut, entre les sections étrangères et le pavillon de la Ville de Paris (coté Suffren), de 8 heures et demie à 10 heures et demie du soir, concert par une fanfare civile de vingt-huit trompettes.
- Le même jour et à la même heure, la société chorale l'Abeille du 2e arrondissement, sous la direction de M. Martin Véry, dont les membres sont au nombre de soixante-cinq, se fera entendre, au kiosque numéro 2, jardin haut, entre les sections étrangères et le pavillon de la Ville de Paris (côté La Bourdonnais).
- Egalement, dimanche soir, au kiosque numéro 1, jardin bas, (côté La Bourdonnais), le choral delà Belle Jardinière, dont M. Samuel est le président, et M. A. de Martin le directeur, se fera entendre dans plusieurs morceaux de son répertoire choisi.
- Soixante-dix-neuf mille francs par heure
- L’Exposition, à supposer que rien ne doive subsister après sa fermeture, coûtera, tant àff’Etat qu’à la Ville, la somme ronde de 50 millions.
- De plus, les cinquante mille exposants qui y font figure dépenseront en moyenne 3,000 francs chacun, ce qui fait une seconde somme de 150 millions à ajouter à la première.
- Soit donc 200 millions environ qui vont être engloutis dans cette œuvre gigantesque.
- Or, la durée de l’Exposition étant de 180 jours, chaque journée coûtera 1,111,111 francs, et chaque heure, à raison de neuf heures par jour (de 9 heures du matin à 6 heures du soir), 123,456 fr. 78 c., somme des plus curieuses si l’on considère l’ordre des chiffres qni la composent.
- - Grâce aux économies réalisées par l’emploi de la lumière électrique qui permet de ne fermer les portes que cinq heures plus tard et procure ainsi 900 heures de visite supplémentaires, le coût de l’heure se trouve réduit de 44,000 francs et porté à 79,000 francs.
- Or, aujourd’hui, le billet se vend couramment dix sous : le premier venu (qui n’a pas dix sous?) peut donc, de dix heures du matin à onze heures du soir, jouir de ce spectacle unique qui coûte 79,000 francs par heure.
- Et il y en a encore qui ne sont pas contents !
- Encore des « bacn retfros ! »
- On continue à se plaindre, non sans raison, surtout les jours d’affluence énorme, comme les dimanches et fêtes : il n’y a pas-assez debuen retiros, surtout pour le sexe faible; aussi, vers le soir, le spectacle de tous les coins de l’Exposition est-il vraiment navrant...
- On voit bien des écriteaux indicateurs; mais, pour suivre la flèche libératrice, il faut faire des kilomètres, et encore finit-on par trouver très difficilement.
- Il y a là une question très importante à étudier et à résoudre le plus vite possible.
- Les militaires à l’Exposition
- Une décision intéressante vient d’être prise relativement à l’entrée des militaires à l’Exposition.
- L’entrée sera gratuite pour les sous-officiers et les soldats des garnisons de Paris; ils viendront à tour de rôle, et par séries, visiter le Champ de Mars, le
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
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- Trocadéro et l’Esplanade des Invalides et seront munis de tickets spéciaux.
- Il ne reste plus maintenant qu’à mettre cette excellente mesure à exécution.
- Fêtes et Banquets
- Les inaugurations, les lunchs et les banquets se succèdent et s’accumulent.
- Avant-hier, inauguration de la section roumaine : banquet.
- Demain, inauguration du pavillon du Chili, avec lunch.
- Hier, inauguration de la taillerie de diamants, avec lunch.
- Inauguration du palais du Gaz, avec concert superbe et buffet somptueux.
- Champagne sur toute ligne.
- Hier encore, banquet offert par M. Eiffel à plus de 400 ouvriers de la Tour, au restaurant Alsacien-Lorrain du 1er étage de la Tour.
- An restaurant Français le grand commerce parisien offrait un banquet à M. Berger, directeur de l’Exploitation. Et ces fêtes ne sont pas terminées.
- Inauguration de la verrerie vénitienne
- Le comité national italien convoquait hier, à 4 heures 1/2, la Presse et quelques privilégiés à l’inauguration de la verrerie vénitienne installée dans la Maison renaissance de l’Histoire de l’Habitation au Pont d’Iéna.
- MM. Nap, Dr Candiani et O, directeurs de la Verrerie vénitienne, nous ont fait assister à un très curieux spectacle. Des ouvriers verriers, de véritables artistes, ont fabriqué devant nous une coupe gigantesque et un très joli lustre en verre multicolore, avec une habileté qui a fait l’émerveillement des spectateurs. Puis un lunch a été servi aux invités de MM. Candiani, pendant que les ouvriers verriers soufflaient d’énormes boules de verre qu’ils s’amusaient à faire claquer à la grande frayeur des dames.
- En somme, nous devons à ces messieurs d’avoir passé une heure très agréable, et nous ne doutons pas que le grand public ne prenne très vite le chemin de leur exposition.
- Sympathies de la Russie
- Dans un langage particulièrement flatteur pour la France, la Gazette de Moscou constate le succès énorme et imposant de l’Exposition universelle qui prouve surabondamment la vitalité et les richesses incalculables de la nation française.
- Le même journal ajoute que l’effet produit par cette géniale manifestation est une nouvelle cause d’espoir en faveur de la paix générale; et conclut en affirmant hautement qu’aucun pays ne souhaite avec autant d’ardeur que la Russie la prospérité de la France.
- N.os Cochers
- Il serait peut-être exagéré de prétendre que rien n’est plus facile que de trouver, au sortir de l’Exposition — surtout le soir — un cocher qui consente, le sourire sur les lèvres, à vous conduire à la gare de Lyon ou à la place de la Nation. Mais il faut avouer que le public fait souvent beau jeu à Messieurs les cochers et que ceux-ci inspirent à quelques personnes une véritable terreur.
- A preuve le client que nous avons entendu, hier soir à la porte Rapp, interpeller en ces termes un automédon d’aspect, il est vrai, absolument rébarbatif : Cocher, voulez-vous aller ?... Youlez-vous aller ?... (désespéré) Où voulez-vous aller ???
- Les ingénieurs américains
- Une caravane des plus intéressantes va arriver ees jours-ci à Paris.
- Elle se compose de 220 ingénieurs américains qui viennent en Europe pour étudier les nouvelles applications du fer et du verre faites au Champ de Mars.
- Nos visiteurs s’arrêteront tout d’abord à Londres, où ils seront les hôtes des compagnies de chemins de fer. La société des ingénieurs civils anglais donnera également une grande fête en leur honneur.
- Les ingénieurs français sauront, eux aussi, recevoir dignement leurs collègues américains.
- THÉÂTRES
- L’abondance des documents relatifs à l’ouverture de l’Exposition a fait tort à la revue des théâtres.
- Jetons un coup d’œil sur la dernière quinzaine dramatique. Désormais, grâce à notre édition quotidienne, nous ne serons plus en retard.
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- Quelques mots des trois petites pièces de la Comédie-Française :
- Dans le Baiser, une jeune fille de la plus pure ingénuité, et adorable sous les traits de Mlle Reichemberg, disserte sur l’amour comme le ferait Emile Bourget ; mais ses théories instructives se débitent longuement dans une action peu compréhensible et dont le but ne se dégage guère. On doit la vérité aux auteurs de l’envergure de M. Emile Bergerat, et pour l’avoir dite, les critiques se sont attirés les foudres du spirituel et mordant chroniqueur.
- Dans Alain Chartier, il s’agit aussi d’un baiser; le baiser historique de Marguerite d’Ecosse sur les lèvres d’un vieux poète, L’acte de M. le vicomte Raymond de Borelli est, plutôt qu’une pièce, un prétexte à magnifiques vers et tout le monde a trouvé le prétexte excellent et Mlle Bartet délicieuse sous la coiffe démesurée de l’époque... et Mlle Legaultd’un agréable enjouement dans Agnès Sorel .. et Mounet-Sully un Alain Chartier beau diseur et bien grimé.
- Le Klepthe, de M. Albert Dreyfus, a retrouvé sur notre première scène le succès de gaîté de bon aloi qui s’était renouvelé plus de cent fois à l’Odéon.
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- Esclarmonde est un « opéra romanesque ». Cette qualification convient parfaitement à la gracieuse légende, au roman de chevalerie, au conte féerique que donne l’Opéra-Comique.
- Or, en naissant,l’héroïne de MM. Alfred Blau, Louis de Gramont et Jules Massenet, reçoit du génie qui la protège le don de pouvoir se transformer à sa guise et de voir ses volontés et ses caprices se réaliser ; à la condition, toutefois, de dérober à tous son visage. Et c’est, alors, le visage caché qu’elle livre son cœur à Roland de Blois, le chevalier français qu’elle rencontre quelque jour et dont elle conserve le souvenir.
- Roland désire ardemment contempler les traits d’Esclarmonde, qui ne peut lui accorder cette joie, mais qui lui remet l’épée de Saint-Georges, avec laquelle il devient invincible.
- Grâce à ce glaive, Roland bat les Sarrasins, dont le chef lui offre la main de sa fille. Roland ne peut expliquer son refus, mais l’évêque finit par lui arracher une confession.
- La nuit, Esclarmonde apparaît à Roland, et l’évêque, qui survient, soulève son voile. La jeune fille perd alors son pouvoir, et les esprits du feu l’enlèvent.
- Les amants, bien entendu, finissent par se retrouver. Roland sort vainqueur d’un tournoi dont Esclarmonde est le prix.
- Le poème, bien conduit, intéresse, malgré ses complications un peu confuses ; il attache par ses péripéties fabuleuses.
- Mise en scène splendide. Habile et savante, la partition de M. Massenet semble parfois procéder de Richard Wagner, mais elle contient nombre de pages d’une inspiration personnelle et de toute beauté. — Il faudrait plus d’une audition pour bien juger une œuvre de cette valeur.
- La débutante, Mlle Sybyl Sanderson, personnifie bien, par sa beauté et son charme, le personnage poétique d’Esclarmonde, et elle possède une belle voix qui atteint facilement les notes les plus surélevées. Le ténor Gibert, un débutant aussi, possède également une voix délicieuse. Taskin, remarquable dans le rôle de Phorcas;
- Bouvet, dans l’évêque; Herbert, Boudouresque, et Mlle Nardi complètent un très bon ensemble.
- Quoi encore ?
- A l’Odéon, nouvelles reprise de Charlotte Corday, le drame de Ponsard.
- Aux Menus-Plaisirs, un drame de M. Jean Richepin, que la Comédie-Française n’a pas cru devoir admettre et qui, effectivement, ne convenait pas à la maison de Molière. Chien de garde n’en contient pas moins des scènes vigoureusement traitées et d’un puissant effet. Taillade s’est taillé dans le sergent Férou, une création à laFrédérick-Lemaître. ClaudeBerton, d’une sincérité toute juvénile dans un rôle bien ingrat, et Mme Marthold, d’une émotion vraie et communicative dans la vivandière Jacqueline, femme de Jacques, digne compagne de ce grand cœur, méritent des éloges.
- A Cluny, Trop aimé, comédie-bouffe en trois actes, de M. Ernest Dancourt, l’auteur moins, heureux cette fois, de Trois femmes pour un mari, et de M. Matyas Yalady.
- A Déjazet, autre comédie-bouffe en 3 actes, les Deux Nids, de MM. II. Germoise et L. Gu-genheim, pièce amusante et enlevée avec une verve entraînante.
- Aux Bouffes-Parisiens, le Droit du Seigneur, qui attira la foule à Beaumarchais il y a quelque douze ans et que la Gaîté reprit. La partition de M.. Vasseur n’a pas perdu toute sa fraîcheur, et l’opérette est bien montée par la nouvelle direction. Le principal attrait est en Mme Théo ; le rôle gracieux et piquant de Lucinette va comme un gant à la gracieuse et piquante artiste et l’on comprend que le Saxon *** veuille rétablir le droit du seigneur, et l’exercer.
- Emile ABRAHAM.
- AU TROCADÉRO
- Le parc du Trocadéro, si bien illuminé le soir, brille le jour du plus vif éclat, grâce à ses cent deux massifs de fleurs aux riches couleurs.
- C’est à M. Laforcade, dont la croix de la Légion d’honneur a si justement récompensé les longs et importants services comme jardinier en chef de la ville de Paris, que l’on doit le dessin et la distribution de ces massifs.
- M. Lefebvre, l’intelligent organisateur des plantations et des concours du Trocadéro, a su disposer avec art vingt-cinq serres de formes variées, plusieurs kiosques et passerelles, et faire de tout cela un ensemble des plus harmonieux.
- Sur la grande allée qui va de l’avenue d’Iéna à l’avenue Delessert, on a établi deux abris couverts, longs chacun de cent mètres sur quinze mètres de large. Les concours de fleurs et fruits se succéderont sous ces magnifiques abris.
- Le parc du Trocadéro se trouve divisé en quatre parties à peu près orientées dans la direction des quatre points cardinaux.
- Dans la partie ouest se trouve le pavillon Australien de la colonie de Victoria; c’est là que seront dégustés les vins d’Australie, une nouveauté pour Paris.
- Dans la partie sud s’élève le monumental pavillon des Forêts, aux colonnades plus que centenaires, et qui renferme tout ce qui provient des forêts, soit en produits bruts, soit en produits manufacturés.
- L’Aquarium occupe la partie nord du Trocadéro avec le restaurant de France qui est dans son voisinage.
- Citons en passant une jolie serre en rotonde de la maison Sohier, qui renferme les produits d’un horticulteur distingué, M. Bleu.
- Le pavillon des Travaux publics occupe la partie est avec l’exposition horticole Japonaise.
- Nous donnerons dans un prochain article quelques détails sur la composition des massifs ainsi que les noms des horticulteurs qui ont mérité des distinctions honorifiques.
- A. Rosoir.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- FÊTES ET BANQUETS
- Jeudi soir, le prince Bibesco, délégué et commissaire général de la Roumanie, a offert, au Cabaret roumain du Champ de Mars, un banquet à ses collègues étrangers et aux directeurs généraux et chefs de service de l’Exposition.
- Parmi les cinquantes convives se trouvaient la plupart des ministres français ; MM. Le Royer, président du Sénat; Méline, président de la Chambre des députés ; Barbier, premier président de la cour de cassation : Berger, Alphand, Grison, Lockroy, le général Billot, etc.
- Mardi prochain 4 juin, le comité national pour la participation des Italiens à l’Exposition universelle offre un grand banquet au Lyon d’Or, en l’honneur de M. Tirard, président du conseil et commissaire général, et de MM. les directeurs généraux Alphand, Berger et Grison.
- Le Comité de la Presse à l’Exposition a décidé qu’un banquet serait offert à la pres.se étrangère par la presse de Paris et celle des départements.
- Le banquet aura lieu à l’Exposition.
- JS, J
- Demain dimanche aura lieu une visite explicative qui- sera faite aux sections aérostatiques de l’Exposition universelle, sous la direction de MM. Georges Bans, membre du comité de. la Presse à l’Exposition et de M. Gabriel Chereau, directeur de l’Ecole normale d’aérostation.
- La visite sera faite sous les auspices du sport aéronautique de Seine-et-Oise et de l’Ecole normale d’aérostation. On se réunira àl heure et demie très précises sous le dôme du palais des Arts libéraux (Champ de Mars).
- Programme «le P Excursion
- 1 heure et demie : Histoire de l’aérostation, par M. Gaston Tissandier (galerie du dôme Arts libéraux).
- 2 heures et demie : Exposition des Sociétés aérostatiques et inventeurs (galerie du Palais des Machines).
- 3 heures un quart : Ascension à la Tour de 300 mètres (2 francs), arrêt au pavillon du Figaro, deuxième plate-forme.
- 4 heures et demie : Chemin de fer Decauville (0,25 ou 0,50 centimes), jusqu’à l’Esplanade ‘des Invalides.
- 5 heures : Batiment des aérostats dirigeables (à côté du Ministère de la Guerre).
- 5 heures et demie : Ministère de la Guerre (à l’Esplanade des Invalides).
- Prière de se munir des insignes et du ticket d’entrée à l’Exposition et de se faire inscrire (par correspondance) si possible, 219, rue LaEayette, Paris.
- Hanoï aux Invalides
- Sous ce titre, on lit dans le Temps :
- Dans, quelques jours, les quatre-vingt-dix-sept Annamites de la section coloniale prendront possession du village qu’ils viennent' de se construire tout proche du théâtre où les délicates ballerines de Java miment leurs danses.
- Ce village représente la place du Marché-Brûlé, à Hanoï. Aussi ne retrouve-t-on pas dans ses constructions le désordre pittoresque des petites localités de l’Annam. C’est un spacieux parallélogramme ayant, sur chacun de ses côtés, sept cases de 4m50 de large environ et de 4^25 de haut, A. la base de . ce carré long, entre de nouvelles cases, va être aménagée une haute porte en bambou. Au chevet du carré s’achèvent actuellement une maison de colon et une autre moins riche, mais déjà plus haute que les cases ordinaires ; cette dernière est réservée à des tisseurs de soie. Le bâtiment qui, à Hanoi, abrite le marché, sera, aux Invalides, aménagé pour l’exposition de certains produits industriels de l’Annam. Il occupe, au centre de la place, une surface de 1050 en longueur sur 6 mètres en largeur.
- Neuf sculpteurs et six charpentiers, sous les ordres d’un négociant français, M. Viterbo, ont pu construire en quelques jours, avec l’aide des coolies traîneurs de « pousse-pousse », l’ensemble des vingt-cinq habitations dont se compose la place du Marché-Brûlé. Ils ne se sont presque servi que de bambou. La charpente, la toiture, les cloisons et jusqu’aux outils dont ils ont eu à se servir pour cette édification, tout est en bambou. La truelle dont ils se servent pour revêtir de torchis les minces claies de bambou séparant les cases a été, elle aussi, taillée dans une tige de ce bois. Le lit de camp, qui à lui seul formera l’ameublement de ces mêmes cases, se composera encore de tiges de bambou raccordées.
- Les indigènes qui habiteront la place du Marché-Brûlé, aux Invalides, sont pour la plupart des coolies; mais il en est de nombreux aussi exerçant une profession d’art quelconque : il y aura là des la-queurs, des incrusteurs, des fondeurs, des brodeurs, des sculpteurs, etc. On a vu depuis trois jours les premiers sur l’Esplanade, attelés au pousse-pousse et promenant les visiteurs dans la grande avenue centrale. Leur uniforme se compose d’une blouse bleu marine et d’un pantalon large, tous deux bordés de rouge orange. Sur la poitrine et au milieu du dos figure une lune de même teinte sur laquelle ressortent divers caractères annamites. Pendant la pluie, un manteau de feuilles de latanier couvre leurs épaules, tandis qu’un chapeau léger, en forme de bouclier, préserve leur chef. Rien n’est plus amusant que de faire, sur leurs élégantes petites voitures, le voyage de l’Esplanade. Perchées sur deux roues, ces carrioles sont pourvues de capotes de toile qui les font ressembler à ces voitures d’osier dont usent.chez nous les jeunes mères. Plus hautes toutefois, elles n’en sont que plus élégantes et plus légères. Le dragon vert d’Annam et leur numéro figurent sur le caisson peint en noir.
- Tous les Annamites, ouvriers d’art ou coolies, qui vont vivre place du Marché-Brûlé sont originaires de Hanoï. On les a engagés à raison de six piastres par mois et par tête, non compris le gîte, la nourriture et le vêtement. Au cours actuel, six piastres c’est vingt-deux francs, mais la piastre valant cinq francs à Hanoï, pour eux c’est trente francs qu’ils gagnent. On les conduit souvent au théâtre où ils s’amusent fort. Nos mises en scène les émerveillent. Beaucoup sont très intelligents et d’esprit vif. Après l’Exposition, on demandera l’aütorisation de leur faire visiter nos principales manufactures. L’industrie de la soie, celle du coton, si importantes chez eux, ne pourront que gagner à ces visites.
- NOUVELLES M L'EXPOSITION
- I/exposition d’horticulture vient de se terminer; on installe en ce moment une exhibition de fruits superbes. Ils sont rangés sur des gradins dans la galerie du Palais du Troeadéro.
- Nous avons déjà vu une collection de beaux fruits d’Australie qui ont vaillament supporté une traversée de dix mille kilomètres.
- Jusqu’à présent, le dernier train du soir quittait le Champ de Mars à 10 h. 50; les visiteurs qui se laissaient attarder autour des merveilles des fontaines lumineuses étaient alors obligés de revenir par Meudon et Puteaux. La compagnie de l’Ouest vient d’organiser un nouveau train qui partira de l’Exposition à 11 h. 20.
- L’ouverture de l’exposition rétrospective des objets d’art français, qui devait avoir lieu hier, est remise à mercredi prochain, M. Antonin Proust étant venu annoncer hier à MM. Darcel et Molinier que M. Carnot viendrait l’inaugurer.
- Le pavillon des forêts, complètement installé, renferme trois dioramas pleins d’intérêt représentant des paysages pittoresques des Basses-Alpes et des Pyrénées, et indiquant la nature des travaux de regazonnement, de repeuplement et de consolidation.
- L’installation de l’électricité à l’esplanade des Invalides est complètement terminée. C’est après-demain que l’Esplanade sera éclairée à la lumière électrique, à moins que les sociétés concessionnaires ne soient-pas prêtes.
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- Sur la réquisition de l’administration de l’Exposition, M. Santucci, commissaire de police de l’esplanade des Invalides, a fait retirer les tables que quelques concessionnaires de kiosques avaient installées devant leurs établissements et qui gênaient la circulation.
- En quelques mois, la délicieuse valse de Mme Camille Him d’Istroff en est à sa troisième édition. Et c’est justice. C’est l’un des plus délicieux morceaux que nous connaissions, et ces Vieux Emaux sont vraiment faits pour devenir populaires.
- Cette charmante composition, qui a été jouée au dernier bal de l’Hôtel de Ville et sera joué au prochain bal de l’Elysée, est en vente chez tous les marchands de musique au profit de l’œuvre de l’achèvement de l’église Saint-Joseph. Prix: 2 fr.
- A:
- M. le docteur Moizard, qui dirige le service médical à l’Exposition, a fait admettre dans son service, à l’hôpital Tenon, un singulier malade dont l’arrivée a fait sensation.
- C’est un Egyptien de la rue du Caire, atteint de fièvre. Il était accompagné de la plupart de ses compatriotes de l’Exposition, vêtus de leurs costumes barioles, qui ont refusé de quitter le malade jusqu’à ce qu’ils l’aient vu bien chaudement installé dans un bon lit.
- Sur les démarches instantes de l’administration auprès des restaurants de l'Exposition, ceux-ci, au moins pour la plupart, ont affiché leurs prix.
- Deux d’entre eux cependant, n’ayant pas voulu se rendre aux instructions de l’administration, ont été l’objet de mesures spéciales et rigoureuses.
- Les petites voitures d’enfants et de malades peuvent circuler librement dans toutes les parties de PExposition; elles entreront par les portes de sortie, et les conducteurs devront faire préalablement viser leurs tickets aux guichets.
- C’est hier, vendredi, que MM. Boas frères ont inauguré la Taillerie de Diamants. Nous rendrons compte demain de cette inauguration.
- C’est aujourd’hui, samedi, que commencera la marche des ascenseurs Otis, qui mènent au second étage.
- LE PAVILLON DES TABACS
- Le Pavillon des Tabacs (ministère des finances) est visible aujourd’hui et attire de nombreux visiteurs.
- A côté du plan en relief de nos grandes manufactures se trouvent de nombreux modèles des machines servant à confectionner le tabac à fumer et à priser.
- Le public s’arrête surtout devant une ouvrière qui conduit une machine perfectionnée marchant avec une régularité mathématique. C’est la machine à l’aide de laquelle on fabrique les cigarettes. Rien n’est plus intéressant que de voir la rapidité avec laquelle une simple bande de papier reçoit le tabac, se roule et se trouve être coupée par longueur égale pour faire les cigarettes.
- A la suite se confectionnent les paquets de
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- tabac d’un kilogramme ou bien de quarante grammes. Une fois faits, ils sont portés au pesage et placés dans un appareil des plus ingénieux.
- Cet appareil les apporte sur une balance d’une extrême sensibilité, laissant passer ceux dont le poids est exact, tandis qu’un mécanisme fort ingénieux met de côté les paquets trop légers, qui doivent être recommencés.
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- Congrès international d’hygiène !
- Le Congrès international d’hygiène de Paris, provoqué par le comité consultatif d’hygiène publique de France et par la société de médecine publique et d’hygiène professionnelle, se tiendra du 4 au 11 août 1889 à la faculté de médecine.
- Les travaux seront répartis entre huit sections.
- Indépendamment des communications faites par les membres du Congrès à titre privé, un certain nombre de questions ont été mises à l’ordre du jour par le comité d’organisation ; ces questions feront l’objet de rapports préliminaires, qui seront adressés à tous les membres qui auront versé le montant de la cotisation fixé à 20 francs.
- Il est nécessaire que les adhésions soient adressées le plus tôt possible au Secrétariat du Congrès, 28.: rite Serpente. à Paons (hôtel des Sociétés savantes), afin que le comité d’organisation puisse prendre les mesures nécessaires | pour assurer un tirage suffisant des rapports j préliminaires et des divers documents. ;
- RÉCLAMATION j
- Nous avons reçu depuis trois jours nombre de réclamations relativement aux sirènes de l’exposition maritime. Leurs gémissements lugubres se répercutent dans toutes les parties de l’Exposition. Les propriétaires de ces instruments utiles, mais à l’organe peu suave, ont, paraît-iî, la prétention d’attirer les visiteurs au moyen de ce jeu désagréable. Nous regrettons d’être obligé de leur enlever cette j illusion. |
- Nombre de visiteurs, et les dames particulière- | ment, sont outrées de ce qu’on impose à leurs i oreilles ces gémissements répétés et nous en connaissons qui ont quitté l’Exposition pour s’y soustraire. Avis à l’administration : il est temps de mettre un terme à ces auditions peu musicales.
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- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à 10 heures : Visites à l’Exposition; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 0 heures : Fonctionnement des machines au Palais des machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du Palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. —Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- _De 2 à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situé à l’extrémité du Palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des. Républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marionnettes de Barnard pendant les entr’ actes.
- De 2 à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertissement, buffet, glacier.
- PALAIS DIT TROCADÉRO
- SALLE DES FÊTES
- Le Samedi 1er «Juin 1889, à 2 heures
- OR AISTDB HVL ATINËE
- AU PROFIT DE
- L’ORPHELINAT DES ARTS
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- PROGRAMME
- PREMIÈRE PARTIE
- SECONDE PARTIE
- 1. Ouverture, exécutée par l’orchestre de M. E.
- Colonne.
- 2. M. Fugëre : L’Amour mé-
- decin.................. Poise.
- 3. Mlle Brandès : Pour les
- Pauvres................ Victor Hugo.
- 4. Mlle Calvé : Air.
- 5. M. Febvre : Récitation.
- 6. M. Cqouelïn cadet.
- Mlle du Minil : Eux!
- farce en 1 acte, de.... Maurice Donnay
- Lui, M. Coquelin cadet.
- Elle, Mlle du Minil.
- 7. Mme Krauss, Mme Rosine
- Bloch : Duo de S émir a-
- micle................. Rossini.
- 8. Mme Barretta - Worms :
- Poésie.
- 9. M. Camille Sivori : Fan-
- taisie sur la Norma.... C. Sivori.
- 10. Mlle Reichemberg : Poésie.
- 11. MIIe Simonnet : Polacca du
- Mariage de Tabarin.... Pauline Thys.
- 12. M"e Adiny , M. Jérome,
- M. Plançon : Trio de Jérusalem............... Verdi.
- 1. Intermède, exécuté par l’orchestre de M. E. Colonne.
- 2. M. Louis Diemer : Rapso-
- die dé Auvergne, piano et orchestre...............
- 3. Mme Rosine Bloch : Brin-
- clisi de Lucrezia Borgia,
- 4. M. Worms : Poésie.
- 5. Mlle Bartet : Poésie.
- 6. M. Soulacroix : Air.
- 7. M. Coquelin cadet, MJle Rei-
- chemberg : La Valse....
- Un Valseur, M. Coquelin cadet. Une Valseuse, M11® Reichemberg.
- G. Saint-Saëns. Verdi.
- M. X...
- 8. Mme Krauss, Mme Judic :
- Duo des Noces de Figaro. Mozart.
- 9. Mlle Deschamps : Arioso
- du Prophète........... Meyerbeer.
- 10.. Mme Saiiah - Bernhardt,
- Mme Marie Laurent :
- Mille Chemins, un seul
- but.................... Victor Hugo.
- Poésie accompagnée par l’orchestre Colonne, musique nouvelle de.. . J . MaSSenet.
- 11. Melchissédec : Air.
- 12. Mme Krauss, Mme Rosine Bloch, M. Cossira, M.
- Lhérie, M. Plançon, M.
- N... : Sextuor de Lucie. Donizetti.
- Piano de la Maison ÉRARD, Accompagnateur, M. E. BOURGEOIS.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face la rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exposition.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, derrière le Palais Arts libéraux, côté de l’avenue Sufïren.
- De 8 heures du matin à G heures du soir : Globe 'terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique ; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées ; promenades sur les ânes blancs d’Egypte.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international'.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et dioramas des grands ports desservis par la Compa-| gnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’église.
- CE SOIR GRANDE FÊTE DE NUIT
- Représentations
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- Dans les kiosques et sous le Dôme central, Y Alsacienne de Paris (société chorale); société musicale du XIXe ; Les Enfants de Lutèce (société chorale); l’harmonie Crespin-Dufayel; Union musicale de Saint-Denis.
- De 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan. Phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures 30 à 9 heures 50.
- Deuxième effet, de 10 heures à 10 heures 20. _
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
- Feu d’artiüce à ITIe des Cygnes
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- RENSEIGNEMENTS UTILES
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. —Point d’arrivée : Pont de l'Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points a’arrivée^ Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Bourte-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. —Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-lssy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies : les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La li^ne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes a Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l’Exposition
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Iéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. —Deux pontons de départ et d’arrivêe à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé a la flottille des Magasins du Louvre.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie^ directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies^ la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Cons tantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. —• Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 heu-ses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures
- soir). Porte La Bourdonnais (10 heures soir).
- matin à 6 heures
- VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (b heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. — Un chemin de fer intérieur a voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à 1 Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. — Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 8 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lrc classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé-dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens-devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l Exploitation. *
- dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation 16 ^VeiMê de La Bourdonnais' et communique avec le Champ
- Cl 0 iVl 3. ï* S •
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, a la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphonés. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), a cote du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique. ^
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir Pour les services télégraphique et téléphonique le délai douveiture est prolonge jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées parjour :
- Matin : 7 h. 80, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- .Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition. r
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de^ la Régie des tabacs turcs (même côté) près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants :
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite en descendant le jardin. ’
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duyal (& hauteur d.u Quai d Orsay) et a Centrée du vesti-bule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- La Librairie du « Bulletin des Halles », 33, rue
- Jean-Jacques-Rousseau, vient de mettre en vente un Plan illustré de l’Exposition universelle, avec un Indicateur alphabétique, imprimé en six couleurs et représentant exactement la place des différentes expositions.
- Ce plan, richement illustré, est indispensable aux visiteurs, qui trouveront aisément à se guider en sortant du Panorama le Tout-Paris, une des principales attractions de l Exposition.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1839.
- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
- R E COM MAISTDË S
- Ancienne maison Lefebvre et fils, fondée en 1843. Lefebvre fils aîné successeur. 106, rue de Rivoli. Ateliers, 3/ rue des Halles, — Corbeilles de mariage bijoux riches, pierres fines de premier choix. Fab. spéciale de bijoux, orfèvrerie et objets d’art de style or et argent, ciselure, émaux, modèles spéciaux déposés. Médaille argent, Paris, 1884. Exposant classe 37.
- Lambert -Vormus, 3 boul. St-Denis. — Bijouterie-joaillerie. Fabrique de Pendules.
- Lambert Lévy fabricant, 31 et 33, boulevard St-Martin. Maison fondée en 1829. — Joaillerie, bijouterie, horlogerie, bronzes. — Vente en détail au prix du gros.
- BILLARDS (et Accessoires de)
- IHoIIe, Marillier et Cie fabricants de queues de Billards. Procédé mobile à vis, breveté s. g. d.g. — 45, boulevard St-Martin, Paris.
- BOUTONS
- G. Bagriot, [nc] 168-170, rue St-Denis, à Paris. — Exposant classe 35. Boutons Livrée, Administrations, Uniformes pour tous pays.
- BRETELLES
- Guyot, inventeur /|J seu^ fabricant spé- §REIHIIS‘HÏGIENI0üES1 ;cialdes bretelles hy- YBiévetéexSyr,/ ^niques, 13 rue Bé-\meve Lïanger> Paris.—Usage agréable, solidité, bon g°bt, bon _ marché. Se trouvent dans les principales maisons.
- BREVETS D’INVENTION
- E. Wattier, ingénieur-architecte, 5, rue Mazagran (porte Saint-Denis) et 33, av. de la Bourdonnais (Exposition). — Représentation aux expositions, brevets d’invention, dépôts, marques, dessins, modèles, France et étranger.
- BRONZES D’ART
- E. Pinédo, Lnc] C. æ * * * Exposant, classe 25. — Groupes, Statuettes, Encriers, etc., 40, boulevard du Temple.
- BRONZE IMITATION
- Coupler fils et Drouart, me Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets d’art. Editions d’Œuvres du Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis XVI. — Exposant classe 25, groupe n° 3.
- BRONZES POUR EGLISES
- Thiery-Figaret successeur de L. Fi-garet, 2, rue Breguet et 24, rue St-Sabin, Paris. — Manufacture de bronzes pour églises. Marque L. F. Paris. — Exposant, classe ...
- CORSETS
- ABAT-JOUR
- Degalïèt et Cie Succrs, (ancienne maison Grimal), 28, rue Albouy, Paris. — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
- AMEUBLEMENT
- A. Vaillant, 10, rue Meslay, Paris. — Fabrique de meubles de luxe. Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité de cache-pots, jardinières, tables à ouvrages et à jeux, bureaux de dames et liseuses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
- Hilgert, 20, passage Tocanier, Paris — Fabricant de chiffonniers et tables de nuit chiffonniers en tous genres.
- Ch. Galvani, faubourg Saint-Antoine, 137, et rue d’Avron, 28. — Grande fabrique de lits et chambres à coucher en tous styles. Envoi franco du catalogue.
- G. Ilerrmann, 9, rue St-Ambroise et 7, cité d’Angoulême, Pains.—Ameublements complets de tous genres. Ebénis-terie et tapisserie. Meubles anciens, sièges et tables de tous styles pour salles à manger. Chambres à coucher, salons, bibliothèques et bureaux.
- Quarré, 143, r. d’Aboukir, (us. r. de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de style pour meubles, de décoration pour cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voiture, marque : Au Lion.
- ARMES & ARMURES
- R. Gutperle, 12,boulevard Magenta, Paris. — Armes, armures, panoplies et trophées. Cuirasses secrètes garantissant de l’arme blanche et de la balle de revolver. Bijoux, armes et armures pour théâtres.
- ARTICLES POUR FUMEURS
- Quentin et Cie, 22, r. de Bondy, Paris. — Pipes Gambier. Papiers Riz La * et Goudron La *.
- BALANCES & BASCULES
- L. Paupier * constructrmécanicien, rue Saint-Maur, 84, Balances, Bascules, Petits chemins de fer, Matériel roulant, (voir classe 49, Hangar 1, n°l). Voir Esplanade des Invalides, classes 49 et 74. Agriculture.
- BATTEURS D’OR
- X. Jacquesson, 7, rue Chariot, Paris. — Fabrique d’or, d’argent et de platine en feuilles, en pondre et en coquille. — Exposant, classe 41, groupe Y. — Téléphone.
- BÉBÉS, JOUETS, JEUX
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- E. Louyot, ingénieur, 16, rue Folie-Méricourt. —Fonte et laminage de tous métaux : nickel, maillechort, cuivres rouge, demi-rouge, laiton. — Téléphone.
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- Maison Loise-Chauvière, fondée en 1845, Dupanloup et Cie, successeurs, 14, quai de la Mégisserie, Paris. (Exposants).
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- Edouard Bernet, 17, rue de Giéry, Paris; succursale, 52, faub. Stanislas, Nancy. — Houblons de tontes provenances. — Méd. etdipl. d’honneur. Exposant cl. 44, gr. Y.
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- MOSAÏQUE
- J. D. Facchina, ^ >B 47, rue Car-dmet, Paris, exposant cl. 20, gr, III, mosaïques en émaux pour décoration murale et dallages en marbre. Maison fondée en 1852. Voir tableaux exposés : Debarquement et Banquet de Cléopâtre.
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- Alexandre père et fils, rue de Richelieu, 106, Paris. — Orgues. — Exposant, groupe II, classe 13.
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- Marinpoy, 10, rue Paul - Lelong, Paris. — Tissus ouatés, mousselinés, brevetés, pour doublures de vêtements et jupons. — Usine à force motrice, 26 et 28, rue de la Pointe-d’Ivry.
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- E. Bronchain, parfumeur;fabrique, 3, rue de l’Avenir, Asnières. — Reine des neiges, Poudre de riz à base de glycérine, Eden Powder, fleur de riz superfine, invisible et adhérente. •
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- Camille Weber (veuve et fils), 15, rue Poissonnière, Paris. — Spécialité pour ameublement. Articles de style et de fantaisie. — Médaille d’or, Paris 1878.
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- J.-E. Durup, (successeur de P. Leullier etCe); 15, rue Vieille-du-Temple, Paris. —Fabrique de plumeaux en tous genres, autruche, dinde, cocp fantaisie. Marque de fabrique déposée, Récompense à l’Exposition universelle de 1878. Exposant classe 29.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
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- La troupe Alexander, dans, , une pantomime inénarrable intitulée les Tribulations d’un Touriste, les acrobates Les Constanti, les chiens admirablement dressés de Léo Karl, la petite Georgina Aix, qui, âgée de huit ans, exécute des exercices d’acrobatie extraordinaires, la brillante chanteuse mauresque Kara, le Paris-Quatuor qui enlève, avec un brio admirable, le chant patriotique : Quatre-vingt-neuf.
- les ballets d’enfants réglés par Mme Mariquita, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Ajoutons que la vaste salle du Grand-Théâtre, avec sa brillante exposition spéciale de produits français et exotiques, avec ses bars tenus par de charmantes serveuses, avec ses originales marionnettes, constitue un des lieux de promenade les plus pit tores ques et les plus intéressants de l’Exposition.
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- 2e Série. — N° 21.
- Le Numéro : 15 Centimes,
- Lundi 3 Juin 1889
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
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- LE PREMIER ETAGE DE LA TOUR EIFFEL l’angle du pilier ouest
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- SOMMAIRE : Partie officielle : Le Jury des Beaux-Arts. — Partie non officielle : Chronique. — Le Banquet du Comité roumain. — Mme Carnot à l’Esplanade des Invalides. — Echos. — Nouvelles de l’Exposition. — La Journée à l’Exposition. — Guide des attractions. — Annonces et réclames.
- PARTIE OFFICIELLE
- Le Jury des Beaux-Arts
- Le président de la République française,
- Sur le rapport du président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889, et du ministre de l’instruction publique et des beaux-arts,
- Décrète :
- Art. 1er. — Sont nommés membres titulaires du jury des récompenses pour les classes 1 à 5, groupe I (beaux-arts) :
- Section de peinture
- MM. Bonnat, de l’Institut.
- Bouguereau, de l’Institut.
- Breton, de l’Institut.
- Garolus Duran.
- Gazin.
- Duez.
- Fantin Latour, de Fourcaud, critique d’art.
- Gérôme, de l’Institut.
- Gervex.
- Flenner, de l’Institut.
- Lafenestre, conservateur de la peinture au musée du Louvre.
- J.-P. Laurens.
- Mantz, critique d’art.
- Meissonier, de l’Institut.
- Puvis de Chavannes.
- Roll.
- Yollon.
- Section de sculpture.
- MM. Barrias, de l’Institut.
- Chaplain, de l’Institut.
- Chapu, de l’Institut.
- Dubois, de l’Institut.
- Faiguière, de l’Institut.
- Frémiet.
- Gille, critique d’art.
- Guillaume, de l’Institut.
- Kaempfen, directeur des musées nationaux. Lefeuvre.
- Rodin.
- Roty, de l’Institut.
- Saglio, conservateur de la sculpture au musée du Louvre.
- Section de gravure
- MM. Blanchard, de l’Institut.
- Bracquemond.
- Delaborde (vicomte), secrétaire perpétuel de l’académie des beaux-arts.
- Flameng.
- Waltner.
- Section d’architecture
- MM. André, de l’Institut.
- Bailly, de l’Institut.
- Bœswilwald.
- Garnier, de l’Institut.
- Lis ch.
- Pascal.
- Vaudremer.
- Art. 2. — Sont nommés membres suppléants : Section de peinture
- MM. André Michel, critique d’art.
- Busson.
- Galland.
- Gosselin, conservateur du musée de Versailles.
- Hamel, critique d’art.
- Ribot.
- Vollon.
- Section de sculpture
- MM. Courajou, conservateur-adjoint de la sculpture au musée du Louvre.
- Marquiset.
- Section de gravure M. Beraldi, critique d’art.
- Section d’architecture
- MM. Magne.
- Moyaux.
- Art. 3. — Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies,
- commissaire général de l’Exposition universelle de 1889, et le ministre de l’instruction publique et des beaux-arts sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret.
- Fait à Paris, le 31 mai 1889.
- CARNOT.
- Par le président de la République :
- Le ministre de l’instruction publique et des beaux-arts,
- A. FALLIÈRES.
- Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889,
- P. TIRARD.
- PARTIE NON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- Le Débordement !
- Cette fois, je suis débordé, et ne sais plus où donner de la plume ! Dans une même journée : inauguration des verreries de Venise, inauguration des tailleries de diamants, inauguration du palais de la compagnie du Gaz ; banquet offert par le haut commerce de Paris et les présidents de groupes à M. Berger; banquet offert par M. Eiffel à ses ouvriers. Tout cela dans l’espace de quelques heures. C’est trop, en vérité... pour un chroniqueur seul !
- Voyons ! mettons un peu d’ordre dans les idées et tâchons de ne pas nous embrouiller dans cet enchevêtrement d’inaugurations et de festins.
- Le Bulletin Officiel s’occupe, dans un entrefilet spécial, des verres de Venise; et je compte bien consacrer un article aux tailleries de diamants de MM. Boas frères.
- Me voilà donc débroussaillé du côté de la journée. Reste la soirée.
- Je suis revenu au Champ de Mars un peu après huit heures. Déjà le palais du Gaz était flamboyant : mais je l’ai « brûlé » pour monter d’abord sur la Tour. En 59 secondes, le comba-luzier du pilier est m’a élevé au premier étage. Les restaurants battaient leur plein : magnifiquement !... Du monde partout ! C’était féerique.
- Sur la fenêtre du restaurant d’Alsace-Lorraine, une pancarte sur laquelle se lisaient ces mots :
- Fermé pour cause de banquet !
- Je le crois parbleu bien,qu’on a dû le fermer! Je me demande même comment on s’y serait pris pour ajouter la moitié d’un citoyen aux quatre cents convives (pour le moins) qui remplissaient la salle.
- Oh ! les braves gens, les bonnes et vaillantes figures que celles de tous ces forgerons, de ces mécaniciens, de ces charpentiers, de ces peintres qui viennent de passer des années suspendus sur les abîmes, avec un courage et un sang-froid dont i’idée seule donne le vertige !
- Et que M. Eiffel a dû être fier de se trouver au milieu de cette courageuse petite armée, des mains de laquelle est sorti le colosse de fer!
- Les ouvriers étaient tous endimanchés et leur tenue a été irréprochable.
- A
- Je l’ai souvent répété : lorsque l’on est sur ce premier étage, on perd le sentiment de l’élévation à laquelle on se trouve. On se croit sur une terre ferme. La nuit surtout, l’illusion est complète. Et dans l’intérieur des grands restaurants, on peut même difficilement se croire perché sur
- les grands arceaux de la Tour, avec un vide immense au-dessous de soi.
- Aussi, pour rappeler leur œuvre à tous ces braves gens, on voyait sur toutes les tables, entre les fleurs, de jolies petites tours Eiffel en miniature, à peine plus hautes que les bouteilles. Ce détail a beaucoup amusé les convives.
- M. Eiffel s’est levé pour porter un toast affectueux à tous ses ouvriers qui, solidaires de la plus grande œuvre qui soit sortie de la main des hommes, seront désormais sa famille industrielle.
- MM. Nouguier et Kœchlin, ingénieurs, ont répondu en paroles émues.
- M. Eiffel a alors remis à M. Kœchlin la lettre par laquelle on lui annonçait que ce collaborateur était nommé chevalier de la Légion d’honneur. Huit cents mains ont applaudi.
- M. Sauvestre a prononcé quelques paroles en harmonie avec la cordialité qui régnait dans ce banquet.
- Enfin deux ouvriers ont exprimé combien leurs camarades et eux. étaient honorés par les distinctions accordées par le Gouvernement aux collaborateurs de la Tour.
- En face, au restaurant Français, un grand salon était occupé par les convives du banquet offert à M. Berger, à l’occasion de sa nomination au grade de grand-officier de la Légion d’honneur. Les membres de la Réunion amicale, industrielle et commerciale, qui avait organisé la fête, voulaient féliciter le directeur général de l’Exposition d’avoir surmonté victorieusement les difficultés que son œuvre a rencontrées. C’est M. Brevet, député de Seine-et-Marne, qui l’a fait en leur nom. Au dessert, il a remis une plaque de grand-officier à M. Berger, qui a rap porté au dévouement de ses collaborateurs le succès de notre grande entreprise nationale.
- Diverses allocutions ont été ensuite prononcées et M. Sandoz, vice-président de la société, a remis comme souvenir, à chaque convive, une petite réduction en argent de la tour Eiffel.
- La coïncidence de ces deux banquets a été curieuse et d’une haute moralité. Et l’on peut dire que le 31 mai aura été une grande journée dans la Tour de 300 mètres.
- J’ai ensuite, pour mon compte et plaisir personnels, fait tout doucement le tour des galeries extérieures. Je ne connais pas déplus séduisante promenade. Les étincellements du Trocadéro, des jardins et du Dôme central, les « éblouissances » des Fontaines lumineuses, vous feraient faire dix fois de suite le tour des galeries : Les quatre façades vous donnant des aspects nouveaux, sans cesse modifiés encore par les jets lumineux des projections qui mettent en lumière tantôt un point, tantôt un autre.
- J’avais à voir l’inauguration du pavillon de la compagnie du Gaz. C’était le flamboiement final du tison qui s’éteint. Le chant du cygne du vaincu de l’électricité... pour l’éclairage. Chant magnifique, j’en conviens : la puissante compagnie ayant tenu à se montrer de bonne compagnie.
- Edile a bien fait les choses pour ses invités. Ils étaient reçus par des commissaires dont les insignes, couleur de feu, étaient rehaussés par un flambeau en or en guise d’agrafe.
- On entrait dans une salle décorée de riches faïences avec une remarquable cheminée. Une porte énorme communiquait avec la rotonde, un
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
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- peu nue, qu’on avait transformée en salle de concert (I).
- On y a entendu l’orchestre roumain avec un artiste jouant, d’une façon étourdissante, de la flûte de Pan; et l’on y a vu les aimées javanaises exécuter leur danses hiératiques, si gracieuses, si solennelles et si impassibles !
- La partie européenne du concert a été tenue par Mmes Aldini et Pack, de l’Opéra, et par M. Soulacroix, de l’Opéra-Comique. Soulacroix, le plus aimé et le plus aimable des artistes, a été l’acteur d’une petite scène charmante.
- On lui avait fait chanter l’air de la Manola sur le phonographe. Puis, au concert, il a de nouveau chanté ce morceau.
- Après quoi il est rentré dans le vestibule où on lui a mis les deux tentacules du phonographe dans les oreilles. Et l’on voyait Soulacroix, muet, battre la mesure et suivre par geste l’audition de la Manola qui s’exécutait à ses oreilles.
- — Eh bien !
- — Chut... je m’écoute !
- Et quand il eut fini, je lui redemandai.
- — Eh bien !
- — Eh bien, c’est la première fois que je m’entends sans que j’aie à ouvrir la bouche.
- Et comme il demandait à l’opérateur si l’on pouvait répéter l’air.
- — Dix mille fois si vous voulez.
- — Mais alors vous pourrez donner à mes amis du « Soulacroix en chambre » .
- — Parfaitement.
- C. L.
- ----------------------+----------------------•
- LE BANQUET DU COMITÉ ROUMAIN
- Dans l’élégant cabaret roumain, qui est établi du côté de l’avenue Suffren, le Comité national roumain offrait vendredi soir un dîner au haut personnel de l’Exposition.
- Rien de pittoresque comme l’aspect de la large table du centre, sur laquelle avaient été répandues des roses à profusion, des roses de Roumanie, aussi fraîches que les jolies jeunes filles en costume national qui les distribuaient aux con vives.
- Parmi ceux-ci se trouvaient plusieurs ministres, MM. Tirard, président du conseil ; Théve-net, Fallières, Rouvier, Yves Gnyot, Faye,puis MM. Méline, Mézières, Lockroy, Jules Simon, Proust, Berger, etc.
- M. le prince Bibesco, commissaire général, faisait les honneurs du banquet. Il était aidé dans sa tâche par ses commissaires. MM. le colonel Daily, Ciurcu, docteur Iscovesco, Grantet Lecœur.
- A la fin du dîner, le prince Bibesco a pris la parole pour remercier la France de son bon accueil :
- Monsieur le président du conseil, Messieurs,
- Au nom de la Roumanie, au nom du comité national dont je suis le représentant au. rendez-vous donné par la France aux peuples de l’univers, je vous exprime notre profonde gratitude pour l’honneur que vous nous faites en venant vous asseoir à notre table.
- Le peuple roumain a voulu accepter l’invitation de la France. Il a compris qu’il devait prendre part à cette lutte pacifique de l’intelligence, à cette fête pleine d’éclat, de grandeur, où l’élégance le dispute à la force, où l’on ne sait qu’admirer le plus, de la demeure merveilleuse préparée par la France pour ses hôtes, ou des produits dus au travail, au génie des nations. Il a compris qu’il devait à la France,
- (1) Je ferai ultérieurement une étude des moyens de chauffage et de la force motrice qui sont l’avenir du gaz ~~ éteint du côté lumière. .
- sa sœur aînée, comme il la nomme, de répondre à son appel, et joyeux nous sommes accourus.
- Moi, messieurs, je suis fier d’être ici le porte-drapeau de mon pays, fier d’avoir avec lui surmonté tous les obstacles, fier d’être, cette fois encore, le modeste trait d’union entre ma patrie roumaine et ma patrie française qui, en me conférant depuis un quart de siècle les droits de citoyen français, m’a adopté pour son enfant.
- Vous avez, d’ailleurs, mis tant de soins, messieurs, à aplanir les difficultés d’une tâche aussi belle, qu’il nous reste au cœur, pour vous, un sentiment d’immuable reconnaissance.
- Je l’exprime bien haut, au nom de mon pays, et je vous remercie tous, messieurs, ministres d’hier, ministre d’aujourd’hui, directeurs, ouvriers puissants d’une œuvre incomparable.
- Messieurs,
- Je lève mon verre en l’honneur de M. le président de la République française et de Mme Carnot; je bois" à M. le président du conseil, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889 ; je bois à vous tous, messieurs, je bois à la France; à la France qui, depuis ses malheurs immérités, ne cesse de travailler et de grandir au sein de la paix, paix qu’elle a voulue, qu’elle assure depuis trois ans au monde civilisé par cette œuvre de Titans à laquelle les peuples ont mis la main, forgeant ainsi, dans leur effort commun, un souvenir impérissable sur l’enclume de l’immortalité. A la France! à sa grandeur ! à sa gloire !
- M. Tirard lui a répondu par cette courte allô* cution, interrompue à plusieurs reprises par les applaudissements des invités ;
- Messieurs,
- Je ne pourrais dire l’émotion que j’éprouve au milieu des marques de sympathie et d’affectueuse cordialité qui ne cessent depuis quelque jours d’être prodiguées à la France par les hôtes qui sont venus de tous les points du globe embellir et enrichir notre entreprise internationale.
- Modeste et dernier ouvrier de cette grande œuvre, je suis quelque peu ébloui par l’éclat qui nous environne ; je marche comme dans un rêve heureux où se dissipent les nuages et apparaissent les rayons d’une lumière nouvelle.
- Oui, je n’hésite pas à le confesser, je sens monter à mon cœur des bouffées d’orgueil national quand j’entends des paroles comme celles que vient de prononcer votre président, M. le prince Bibesco, notre cher compatriote de Roumanie. Nul mieux que lui, d’ailleurs, ne saurait comprendre le sentiment que je viens d’exprimer, car ce n’est pas seulement aujourd’hui, dans les travaux de la paix, qu’il a prouvé son amour pour la France. C’est dans les temps douloureux, au milieu des périls et des revers, c’est sur les champs de bataille qu’il a conquis ce titre de Français qu’il associait tout à l’heure à celui qu’il tient de sa mère patrie.
- Oui, mon cher président, vous savez ce qu’ils ont souffert, les Français de notre génération qui ont vu leur patrie vaincue, sanglante, mutilée, et vous comprendrez la joie patriotique qu’ils éprouvent quand, à l’abri d’une vaillante armée, ils la sentent renaître par les seuls efforts du travail, et qu’ils voient de tous les points de l’univers s’étendre vers elle des mains amies qui se confondent dans une œuvre commune de concorde, de paix et de civilisation.
- Messieurs,
- Je vous remercie du fond de mon cœur du toast que vous venez de porter à M. le président de la République, au commissariat français et à la prospérité de la France.
- Permettez-moi d’y répondre en portant à mon tour un toast à M. le prince Bibesco, notre éloquent président, votre compatriote et le nôtre.
- Je bois également à MM. les commissaires délégués qui ont travaillé avec tant d’ardeur et de soin à l’organisation de la belle et intéressante exposition de Roumanie; enfin, je bois à la prospérité de la Roumanie, cette nation sœur de la France, comme vient de le dire M. le président, et qui, elle aussi, a subi bien des vicissitudes, mais qui, maîtresse de ses destinées, réalise tous les progrès de la science moderne, sans rien perdre de son poétique cachet oriental dont nous avons sous les yeux un spécimen si intéressant et si bien réussi. A la prospérité de la Roumanie !
- Et maintenant, messieurs, encore une fois merci de votre chaleureux et fraternel accueil.
- Il a fallu, pour qu’on se séparât, que le tambour annonçant la fermeture de l’Exposition
- battît dans le voisinage ; sinon, on aurait eu plaisir à s’attarder assez avant dans la nuit pour entendre encore les airs entraînants des lautharis.
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- Mme Carnot s I’isplanade des Invalides
- Hier Mme Carnot a visité la section algérienne et la section tunisienne.
- Mme Carnot est arrivée à quatre heures moins dix minutes devant la grande porte de la section algérienne. Elle y a été reçue par M. Müller, commissaire général, par les députés et les délégués des départements algériens. La femme du président de la République a pris le plus grand intérêt à la visite des beaux halls des trois départements et à celle des maisons kabyles et des tentes arabes.
- Comme c’était une visite de dames, nous devons dire, tout d’abord, que nous avons remarqué Mmes Etienne Thomson, Peigniet, Treille, Müller, Ballu, Saurel, Hondas, Rabel, Lion, Houel, qui entouraient Mme Carnot.
- Nous citerons, du côté homme, MM. Etienne, sous-secrétaire d’Etat; Thomson et Letellier, députés; Letellier, délégué de Constantine; Saurel, délégué d’Oran, et des Vallons, délégué d’Alger; MM. Ballu et Marquette, architectes; Nelson-Chierico, directeur de la banque d’Algérie; Budin, chef du bureau de l’Algérie au ministère de l’intérieur; M. Cotelle, conseiller d’Etat, M. Jules Richard, secrétaire général de la Section, etc., etc.
- Un excellent lunch a été offert à Mme Carnot et aux invités.
- A la Tunisie, Mme Carnot a été reçue par MM. Sanson, commissaire général du gouvernement tunisien ; d’Estournelle, chef de la direction politique aux affaires étrangères, et Régnault, président du comité tunisien.
- Au moment où Mme Carnot allait sortir du Palais tunisien, M. Régnault, secrétaire général du gouvernement tunisien et président délégué du Comité tunisien de l’Exposition, s’est avancé vers elle et, en termes excellents, il lui a présenté, au nom du Comité, un superbe coffret en argent de fabrication indigène.
- Mme Carnot a paru très touchée de cette attention. Elle a prié M. Régnault de remercier le Comité, et a ajouté que ce coffret serait un précieux souvenir pour elle.
- La femme du président de la République, accueillie avec le plus profond respect par la foule qui se pressait dans les sections algérienne et tunisienne, a montré durant ces deux visites, qui ont duré plus d’une heure et demie, la grâce la plus parfaite. Sa bienveillance à l’égard des femmes et des enfants arabes a produit la meilleure impression.
- ÉCHOS
- Les Entrées à l’Exposition
- Elles se sont élevées hier, samedi 1er juin, au chiffre de 151,615. Dans ce nombre, il faut comprendre près de 36,000 visiteurs payant cinq tickets.
- Les vendeuses de journaux
- On a fait une campagne assez âpre contre les quelques femmes qui ont des kiosques, où à côté de menus objets elles vendent des journaux.
- On a prétexté que leur commerce faisait tort au commerce parisien : C’est si peu exact que deux de ces vendeuses, qui paient cinq francs par jour de redevance, vont devoir fermer, ne faisant pas leurs frais.
- Les moyens de transports
- La Compagnie des omnibus et tramways continue à ne pas faire droit aux justes réclamations du public. Il est certain que les moyens de transport pour le Champ de Mars sont tout à fait insuffisants. Une ligne, entre autre, est restée ce qu’elle était en temps ordinaire : La Yillette Trocadéro, où il n’y a de voiture que tous les quarts d’heure ! Or, cette ligne est certainement une des plus fréquentées, et nous ne cesserons de réclamer des améliorations.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- La Fête tTüiier
- .La fête de nuit d’hier a été très brillante. Une foule immense pouvait à peine circuler dans les allées; l’effet des lanternes vénitiennes dans les arbres était très brillant. Mais ce qui a été particulièrement merveilleux, c’est l’embrasement des jardins aux feux de Bengale, c’est l’embrasement quatre fois répété de la tour Eiffel, c’est le feu d’artifice élevant des gerbes multicolores dans l’atmosphère roupie par les feux de Bengale : un vrai décor de féerie. La foule était joyeuse, elle a dîné un peu partout, sur l’herbe, dans les pavillons, sur les marches de quelques palais. Il y avait salle pleine au Grand-Théâtre de l’Exposition (Palais des Enfants).
- Les Maladies des exotiques
- Nous sommes autorisés à déclarer qu’il n’y a absolument rien de fondé dans les bruits qui ont couru au sujet des maladies des exotiques. Quelques Annamites ont été pris de la fièvre paludéenne, c’est vrai, mais elle n’est causée que par le changement de climat et n’apparaît qu’à certaines heures.
- Quant à la vaccination, tous les indigènes de l’esplanade des Invalides ont été vaccinés il y a quelques jours, sauf les Marocains, à qui leur religion l’interdit formellement.
- Affluence d’Allemands
- Malgré les manœuvres du chancelier de fer, qui a donné l’ordre à sa presse de passer sous silence l’Exposition française, MM. les Allemands se hâtent de mettre le cap sur le Champ de Mars.
- Sur tous les chemins de fer d’outre-Rhin, il y a en ce moment une affluence incroyable. Rien que sur les voies ferrées de l’Allemagne du Nord, les compagnies ont déjà reçu plus de vingt-cinq mille demandes de billets circulaires.
- « Tous les Allemands un peu aisés, dit mélancoliquement la Germania, vont faire le voyage à Paris. »
- Ce qui est toujours bon à constater.
- Un bîjou faux
- Le Temps raconte que Mme Furtado Heine, avait acheté, il y a quelques jours, à un des marchands de la section tunisienne, un bijou pour le prix de deux mille francs. Mise en éveil par quelques détails qui lui paraissaient suspects, l’acheteuse fit estimer son emplette par l’un de nos meilleurs joailliers. Celui-ci a évalué ce bijou à cinquante francs. Mme Furtado-Heine n’a pas porté plainte, mais le commissaire général de la section a été prévenu : il a pris des ,mesures sévères pour faire opérer la restitution de la somme indûment perçue et pour empêcher le retour de pareils faits.
- L’Eau au Champ de Mars
- Une requête à M. Alphand : Depuis deux ou trois jours, l’Exposition est alimentée d’une eau absolument bourbeuse qui nous a tout l’air d’être de l’eau de Seine. Quelle que soit d’ailleurs sa provenance, il est certain que cette eau, servie couramment dans les établissements de l’Exposition, peut être la cause de nombreuses maladies et même d’une épidémie sérieuse. A tout prix, il faut que cela soit changé sans retard; il y a là une question capitale pour l’Exposition. M. Alphand le comprendra sans que nous insistions davantage. Nous demandons également qu’on impose aux cafetiers et restaurateurs l’obligation de ne fournir à leurs consommateurs que de l’eau filtrée, Il y va tout simplement' de la santé publique.
- A la Tour
- Aujourd’hui dimanche, un des ascenseurs Otis, conduisant du sol à la deuxième plate-forme, sera mis à la disposition du public, l’autorisation de la préfecture de police pour laisser fonctionner ayant été remise à l’administration de la Tour dans le courant de la journée d’hier.
- A la Société des Téléphones
- Hier soir on a fait, au pavillon de la Société, les premiers essais des salles d’auditions phonographiques de l’Opéra et de l’Opéra-Gomique. Tout a très bien marché, et le public pourra très probablement
- assister à ces séances à partir de mardi ou de mercredi au plus tard.
- A la Taillerie de Diamants
- Elle a été ouverte au public samedi, et l’affluence des visiteurs a été telle, que MM. Boas frères se voient obligés, pour que les ouvriers puissent travailler sans être gênés par les visiteurs, de faire fermer les portes à de certains moments.
- M. de Steur, ambassadeur des Pays-Bas; M. Berger et M. de Lacretelle avaient eux-mêmes visité cet intéressant établissement, deux ou trois jours avant qu’il ne fût ouvert au public.
- La Eowba
- C’est à l’Esplanade des Invalides qu’on peut l’entendre tous les jours de 8 heures à 5 heures.
- L’estrade sur laquelle elle donne ses concerts se trouve à côté de la gare du chemin de fer De-cauville, un peu sur la gauche, et nos excellents Turcos s’y font fort applaudir.
- Au théâtre annamite
- C’est mardi 4 courant qu’aura lieu la première représentation à ce petit théâtre.
- Toute la Presse est conviée à cette inauguration, qui sera une des plus grandes attractions de l’Esplanade.
- La troupe annamite est ainsi décomposée :
- Huit musiciens, dont les instruments sont des plus originaux;
- Quatre femmes, dont deux artistes, une vendeuse de sucreries et rafraîchissements et une vendeuse d’objets sculptés et peints faits entièrement par son mari, interprète de la troupe, qui tient une petite boutique sur le flanc extérieur droit du théâtre. Cet homme et son aide ont un talent très original comme artistes sculpteurs : qu’on leur donne bois, pierre, plâtre, ivoire ou os, ils sont aussi forts ouvriers-artistes sur l’une comme sur Pautre matière. Ils préfèrent du reste la matière dure, disant qu’on arrive à y faire des choses plus finies, plus élégantes; ce mot est de l’interprète lui-même.
- La salle de spectacle, qui a été complètement décorée et aménagée par la troupe elle-même, est très coquette et peut contenir de cinq à six cents personnes.
- La condition spéciale qu’ils ont faite à M. Bell, leur directeur, c’est que leur Boudha sera continuellement en vue pendant les représentations.
- Les Pousse-Pousses
- Les jolies petites voitures japonaises font florès au Champ de Mars. Elles attendent les clients sous la Tour Eiffel. Tout le monde est charmé par l’élégance des voitures et des conducteurs qui sont d’une agilité remarquables.
- Très prochainement elles auront un remisage au Champ de Mars ce qui permettra aux visiteurs du soir d’en _ profiter, ce qu’ils n’avaient pu faire jusqu’ici puisque le dépôt des pousse-pousses en question se trouve à l’Esplanade derrière le palais des Colonies.
- Excentricité anglaise
- Une amusante histoire s’est passée dans l’après-midi d’hier à la porte Rapp. Un Anglais se présente sans ticket et remet au contrôleur une pièce de deux francs. Le contrôleur lui fait remarquer qu’il ne peut recevoir d’argent, et que les visiteurs doivent se pourvoir à l’avance de tickets, qu’il est facile de se procurer aunrès des nombreux camelots qui stationnent aux abords de l’Exposition.
- — Je n’ai pas confiance dans ces gens-là, répond l’Anglais, j’aime mieux vous donner le prix de l’entrée.
- Sur le refus du contrôleur d’accepter l’argent, il lui présente successivement une pièce de vingt francs, puis un billet de cent francs, enfin un billet de mille francs.
- Le contrôleur, ajoute le Petit Journal, voyant qu’il ne peut vaincre l’obstination de cet étrange original, se décide à tirer un franc de sa poche et à envoyer un des deux gardiens de la paix de service à la porte chercher un ticket, qui coûte soixante-dix centimes.
- L’Anglais prend le ticket, empoche les six sous de monnaie que l’on rapporte, remet vingt francs à
- chacun des deux agents, et entre gravement dans l’Exposition, après avoir remis’le ticket au contrôleur.
- Celui-ci en a été pour les vingt sous qu’il avait déboursés.
- Les lignes Decauville
- Dans les premiers jours de la semaine prochaine, la Société Decauville mettra à la disposition du public la ligne partant de la gare du Champ de Mars, longeant l’avenue deSuffren, pour aboutir à l’Ecole militaire. Comme les autres, cette ligne rendra de grands services aux voyageurs qui voudront commencer la visite de l’Exposition par la Galerie des Machines. Ce tronçon de ligne, jusqu’à cette heure, avait servi au transport des colis de toutes sortes, arrivant de tous les coins du monde, à destination des exposants.
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- L’Aiitliropologic criminelle à l’Exposition
- Un nouveau congrès d’anthropologie criminelle doit se réunir du 10 au 17 août de cette année. Il fait suite à une première session qui s’est tenue à Rome en 1885 et où ont été posés pour la première fois les problèmes que soulèvent les études des conditions anatomiques, physiques, psychologiques ou sociales qui déterminent le crime, les questions de la responsabilité morale et toutes les applications judiciaires et médico-légales de la biologie et de la sociologie criminelles.
- Un comité d’organisation vient de se constituer pour préparer cette deuxième session qui, par le nombre et la variété des thèses présentées, promet de dépasser en importance le congrès de Rome.
- Ce comité, composé de médecins, d’anthropologistes, de sénateurs et de députés, de membres du barreau et de la magistrature, vient de nommer son bureau, dont les membres sont MM. les docteurs Brouardel, Th. Roussel, La-cassagne, Magitot.
- Parmi les questions posées, au nombre de plus de trente, citons les suivantes :
- Dernière découverte de l’anthropologie criminelle. — Caractères anatomiques des criminels. — L’enfance des criminels et la prédis-position au crime. — La responsabilité morale. Le système cellulaire. — Le crime politique, etc., etc.
- Nota. — Les personnes qui désireraient prendre part à ce Congrès sont priées de s’adresser au Secrétariat général, rue des Saints-Pères, 8, à Paris, où elles trouveront tous les renseignements, programmes, statuts et conditions d’admission.
- NOUVELLES DE L’EXPOSiTiON
- Vendredi matin, avant scn départ, le président de la République a reçu M. Frédéric Passy, qui a été chargé par les deux cents membres du Parlement britannique de remettre à M. Carnot l’adresse de protestation contre l’absence de lord Lytton à l’ouverture de l’Exposition, qu’ils avaient signée dans la séance de mardi soir.
- A cause de l’absence de M. Carnot, actuellement dans le Pas-de-Calais, l’ouverture de l’exposition des objets d’art français n’aura lieu que mercredi, en présence du président de la République, qui sera de retour.
- Pour mardi, des invitations seront envoyées à la presse.
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- BULLETIN OIGICLEL DE 1/EX POSITION DE 1889
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- Il ne faut plus que quelques jours à M. le capitaine Renard pour terminer l’intéressante installation de l’exposition aérostatique, dans un grand pavillon situé à droite du pavillon de la Presse, à l’esplanade des Invalides.
- Dans la section du Tonkin figure une collection de bouddhas tonkinois rapportés par M. Dumous-tier, inspecteur de l’enseignement en Armani et au Tonkin. Cette collection a été réunie en trois ans, avec l’assentiment et la collaboration des bonzes, qui ont encore décidé neuf d’entre eux à accompagner M. Dumoustier en France.
- Ces bonzes, revêtus de leurs habits sacerdotaux et pourvus de tous les accessoires du culte bouddhique, procéderont régulièrement à leurs cérémonies religieuses dans une petite pagode dontla charpente est arrivée et au montage de laquelle il va être procédé.
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- Le ministre de la marine a décidé que des permissions de douze jours seront accordées pour visiter l’Exposition à un certain nombre de maîtres principaux, de maîtres et de contremaîtres des arsenaux. Les envois seront échelonnés afin de ne pas nuire au service.
- On se plaint avec raison que les garçons de certains restaurants harcèlent les passants avec la carte du déjeuner ou du dîner à la main.
- Ce zèle intempestif devrait bien être arrêté.
- . M. Pelardy, commissaire de police du Gros-Caillou, a pris hier le service à l’Exposition, en remplacement de M. Gavrelle.
- La première délégation étrangère arrivée à Paris est composée de vingt-cinq ouvriers anglais; ils commenceront leurs visites à l’Exposition aujourd’hui dimanche.
- Parmi les réclamations qui 'parviennent chaque jour à l’Exposition au bureau des objets perdus, il en est parfois de curieuses. C’est ainsi qu’hier un visiteur a télégraphié pour réclamer deux dents montées en or qu’il avait perdues au Champ de Mars. Nous ignorons à quelle nationalité appartient ce visiteur, mais ce doit assez vraisemblablement être un fils d’Albion. Il a omis également de dire si les deux dents perdues étaient des incisives ou des molaires, nous l’engageons à compléter ses renseignements sur ce point et ne serions pas'fâchés non plus de savoir dans quelles circonstances a eu lieu cette perte mémorable. Les aura-t-il laissé choir en restant bouche bée d’admiration devant la Tour Eiffel? Ou bien encore se sera-t-il attaqué dans quelque restaurant populaire à un beefsteack récalcitrant? Autant de questions que nous laissons à la sagacité de nos lecteurs le soin de résoudre.
- La chaleur commence à produire ses effets au Champ de Mars. Un ivrogne atteint sans doute, à la contemplation de la Tour Eiffel, de la folie des grandeurs, s’est véhémentement emporté contre une bascule automatique qui ne marquait pas à son gré un nombre de kilos suffisants, sous le poids de son corps copieusement lesté de liquide. Aussi, comme en dépit de ses objurgations la bascule s’obstinait à indiquer son poids réel, ne trouva-t-il rien de mieux que d’envoyer un vigoureux coup de poing à l’instrument indocile dont il brisa la glace. Inutile d’ajouter que notre ivrogne fut immédiatement conduit au poste, où il a pu pendant la nuit déblatérer à son aise contre l’obstination des bascules automatiques.
- LA JOURNÉE A L’EXPOSITION
- Visite au Palais des Arts Libéraux
- Arrivé par la gare du Cbamp de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grands orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A. la suite de la section, des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de Vintérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- A quatre heures, musique militaire dans les kiosques du jardin.
- A sept heures, dîner.
- De huit heures à onze heure, spectacles variés (consulter le Guide des attractions,).
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à 10 heures : Visites à l’Exposition; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du Palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situé à l’extrémité du Palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des Républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marionnettes de Barnard pendant les entr’actes.
- De 2 à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertissement, buffet, glacier.
- Dp 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face la rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exposition.
- De 10 heures a 0 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, derrière le Palais Arts libéraux, côté de l’avenue Suffren.
- De 8 heures du matin à 0 heures du soir : Globe terrestrefxa millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique ; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- . Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées ; promenades sur les ânes blancs d’Egypte.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à G heures du soir : Panorama dit pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et dioramas des grands ports desservis par la Compagnie. ,
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à G heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, miF1-que militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRÔ
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’église.
- Le soir : Représentations
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan. Phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures 30 à 9 heures 50.
- Deuxième effet, de 10 heures à 10 heures 20.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
- Dimanche 2 juin : Promenade-visite à l’Exposition universelle de 1889, organisée par la Société centrale du Travail professionnel.
- Lieu de réunion : devant le pavillon de la Presse, à 10 heures 15 matin.
- M. Boursault (Henri-Alexandre-Octave), chimiste au laboratoire de la voie du chemin de fer du Nord.
- Sujet de la conférence : Photographie.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- RENSEIGNEMENTS UTILES
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de ï’Alma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d'arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- . Panthéon-Place Cour celles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée : Pont de 1 Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. —Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Troca-
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pon-ms.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Iéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la fl ntt il] p. des Magasins du Louvre.
- soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à bheure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir,
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies à la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Bapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.);
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — D’Heure. 2 francs.
- Chemin de fer Decauville. —Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. — Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 3 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25-centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les-besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- [ Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue-de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens-devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16,. avenu® de La Bourdonnais, et communique avec le Champ-de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- déro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante :
- Au Trocadéro : par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Mar tin-Grepelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole 'miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-Issy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce
- SUUb •
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Cour-celles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La li^ne desservie en amont et en aval s’étend de Suresnes a Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus peu dant toute la durée de l’Exposition.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste.
- — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que:
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche | soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. —_ Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert 6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine
- 10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à
- 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 lieuses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures-du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le déiai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées par jour :
- Matin : 7 h. 30, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes.supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la - Régie des tabacs turcs (même côté),
- I près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants :
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- La Librairie du « Bulletin des Halles », 33, rue
- Jean-Jacquf's-Rousseau, vient de mettre en vente un Plan illustré de l’Exposition universelle, avec un Indicateur alphabétique, imprimé en six couleurs et représentant exactement la place des différentes expositions.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1839.
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- Quarré, 143, r. d’Aboukir, (us. r. de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de style pour meubles, de décoration pour cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voiture, marque : Au Lion.
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- Coupler fils et Drouart, rue Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets d’art. Editions d’Œuvres du Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis XYI. — Exposant classe 25, groupe n° 3.
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- MANCHES DE PARAPLUIES
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- A. Briot, Trouillet et Lambert Srs, 13, rue Etienne-Marcel et 133, rue Saint-Denis, Paris. — Manufacture de Corsets, Commission, Exportation. Marque déposée: A la JD émois elle.
- MOSAÏQUE
- COURROIES J. D. Facchina, ^ * 47, rue Car-dmet, Paris, exposant cl. 20, gr. III, mosaïques en émaux pour décoration murale et dallages en marbre. Maison fondée en 1852. Voir tableaux exposés : Débarquement et Banquet de Cléopâtre.
- J. Levy jeune, 47, avenue Parmentier, Paris. — Courroie Gandy coton.
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- Chevillet, A. Grenier successeur, 31, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de couleurs fines pour artistes. Exposant classe 10, groupe II.
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- J.-E. Durtip, (successeur de P. Leullier etGe), 15, rue Vieille-du-Temple, Paris.—Fabrique de plumeaux en tous genres, autruche, dinde, coq;, fantaisie. Marque de fabrique déposée, Récompense à l’Exposition universelle de 1878. Exposant classe 29.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
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- Ajoutons que la vaste salle du Grand-Théâtre, avec sa brillante exposition spéciale de produits français et exotiques, avec ses bars tenus par de charmantes serveuses, avec ses originales marionnettes, constitue un des lieux de promenade les plus pittores (pies et les plus intéressants de l’Exposition.
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- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M Skymocb Wade , Blomjield llouse, London-WalL
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l'intérieur de /’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de /’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Chronique. — Echos. — Le Banquet des Colonies. — Paris Port de Mer. — Discours de M. Carnot à An-as. — Aux Cafés exotiques. — Les Origines de la Tour. — Le Pavillon de la Guerre. — Danseurs égyptiens. — Nouvelles de l’Exposition. — Correspondance exotique. — La Journée à l’Exposition. — Guide Attractions. — Annonces et Réclames.
- LA FONTAINE C0UTAN ET LE DOME CENTRAL
- CHRONIQUE
- La soirée de samedi a dépassé, si possible, les splendeurs de la fête d’inauguration.
- C’a été, à peu de chose près, le même spectacle, et néanmoins on peut dire que tout était mieux ordonnancé, plus au point, et que l’impression générale a été de l’enthousiasme, du pur enthousiasme, de la part du public.
- Etonnant, ce public!
- Toujours heureux, toujours gai, se passant de dîner au besoin, pourvu qu’il voie les fontaines lumineuses et la. Tour Eiffel embrasée, mangeant mi bout de saucisson et de pain sur le pouce, plutôt que de dîner tranquillement et bourgeoi-
- sement chez lui, mais tout cela pour voir, pour s’enivrer de lumières, de splendeur, d’inconnu, de colossal !
- Et l’Exposition, avec ses attractions sans nombre, répond à ces besoins multiples et contente les natures les plus simples comme les esprits les plus raffinés.
- Il n’y a plus à décrire l’émerveillement que procurent aux yeux les nuances diaprées des jets d’eau de la fontaine Coutan et le rougeoiement fantastique de la Tour gigantesque sur un ciel parsemé d’étoiles ; à ces effets déjà connus des Parisiens, mais que toute la province et tout l’étranger veut voir, on avait ajouté samedi les ballons orange dans les arbres du parc, le fracas d’un feu d’artifice à l’île des Cygnes et rem-
- brasement de la Tour répété towas les quarts d’heure.
- Aussi ai-je vu des familles arrivées le matin par les trains de plaisir se pâmer d’aise littéralement devant tant de miracles: une bonne mère de famille, assise sur les rochers artificiels qui forment la base de la Tour Eiffel, répétait sans cesse, comme dans une sorte d’extase : « Mais, c’est un rêve.... c’est un rêve ! »
- Le dîner a été plus pittoresque que jamais : on dînait partout, et avec calme, avec componction, avec conviction et surtout avec des provisions sérieuses apportées delà maison et du vin, des verres et des serviettes ; j’ai vu des petits
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- bourgeois qui faisaient leur café sur les marches du pavillon de Monaco avec un appareil à l’esprit de vin, absolument comme chez eux.
- Et, néanmoins, les restaurants n’ont pas chômé, je vous assure ; il fallait livrer une bataille pour avoir un potage, voire même un bock. J’avais fini par trouver, avec deux dames et deux amis, cinq chaises au café de Ceylan ; c’était inespéré à huit heures du soir !
- J’ai demandé successivement du café, de la bière, de l’eau... il n’v avait plus rien, littéralement rien, et les garçons indiens, qu’on avait été chercher au Palais indien pour donner un coup de main, ont fini par nous apporter une sorte de mixture d’eau chaude et de poudre brune, décorée pour la circonstance du nom pompeux de chocolat.
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- Très bien; mais il est onze heures, et l’on demeure loin, et il faut rentrer chez soi.
- Deux cent mille personnes sortent à la fois ; les tramways sont archi-pleins et les derniers vont partir.
- Quant aux cochers, s’ils se montrent, c’est pour vous faire des pieds de nez ou pour vous demander six francs pour une course.
- Après avoir accosté plus de cinquante fiacres, — sans exagération, — c’est seulement aux Champs-Elysées que j’ai fini par en trouver un qui a daigné me voiturer pendant un quart d’heure, en me demandant le double du tarif.
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- Et maintenant, passons à une question sérieuse, grave entre toutes, puisqu’elle touche à l’ordre public et au bien-être de la population parisienne.
- Les directeurs généraux de l’Exposition, AI. Eiffel et leurs collaborateurs, ont fait une oeuvre commune dont le succès touche au délire. Des masses populaires la prennent d’assaut chaque dimanche ou jour de fête. On y campe, on y dîne, on s’y amuse. C’est fort bien, admirable même : mais n’est ce pas un peu comme cette chasse au marais dont Elzéar Blaze a dit que c’était le plaisir le plus grand, le plus charmant, le plus séduisant... sans les rhumatismes qui viennent après.
- Les fêtes de l’Exposition sont l’idéal des masses. Pensez-donc, voir pendant un jour, pour cinquante centimes, un ensemble de belles choses qui coûtent plus de deux cent mille francs par heure.
- Mais le moment psychologique est là... la sortie à onze heures du soir.
- Le quart d’heure de Rabelais changé en quart d’heure de cochers... de cochers à cinq francs la course !
- Alors, renonçant à monter dans les omnibus, derrière lesquels des paquets humains grouillent comme des abeilles au trou d’une ruche, la malheureuse famille, éreintée, moulue, exténuée, n’a plus d’autre ressource que celle de s’acheminer vers le logis, à l’autre bout de Paris, faisant halte sur les bancs des quais et reprenant sa marche de caravane pour arriver chez elle, plus morte que vive, à une ou deux heures du matin.
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- Ce rapide et noir tableau de choses qui commencent si bien et qui finissent si mal me suggèrent les réflexions suivantes :
- Les directions générales ont accompli leur oeuvre. La réussite est phénoménale, sans précédents. Si elle dépasse toutes les espérances, elle dépasse aussi toutes les prévisions. L’afflux des masses est tel qu’il crée des obligations en dehors de l’enceinte même de l’Exposition.
- Les pouvoirs de la direction, si crânement pris en main par M. Berger depuis l’ouverture, s’arrêtent aux palissades qui entourent le territoire de l’Exposition.
- C’est là que naissent des obligations nouvelles, aussi imprévues que T affluence inouïe constatée chaque dimanche ou jour de fête. Et comme ce n’est plus dans l’Exposition, mais dans Paris qu’elle so produit, avec ses embarras et ses dangers, c’est au Conseil municipal et à la préfecture de police qu’incombent ces devoirs nouveaux.
- A la préfecture d’assurer l’ordre dans ces Ilots humains s’écoulant vers Paris. Au Conseil municipal de développer les moyens de transport, pour les mettre en rapport avec les masses populaires déplacées.
- J’ai, avec un soin minutieux, observé les abords de l’Exposition les soirs de sortie. C’est lamentable! J’ai vu ceci, de mes yeux vu : une famille de sept personnes péniblement emportée dans une voiture à deux places; les femmes assises dans la voiture et les fillettes debout au milieu, deux hommes sur les marchepieds, sept, et le cocher, total huit sur ce corricolo d’un nouveau genre.
- J’ai reconnu qu’il était difficile d’amener des omnibus et des voitures en nombre suffisants pour écouler ces foules énormes.
- Et j’en suis arrivé à penser que le seul moyen de donner satisfaction aux petits bourgeois, aux employés et aux ouvriers parisiens, satisfaction que leur doit le Conseil municipal de Paris, était d’utiliser la Seine. Voici comment : Eclairer la Seine du pontd’Iénaau Pont-Neuf et mettre une flotille de bateaux à la disposition du public au pont d’Iéna et au pont de l’Alma (rive droite) ; au Panorama Transatlantique, au pont de l’Alma, au pont des Invalides et au pont de la Concorde (rive gauche).
- Ces bateaux écouleraient le public vers le centre de Paris, vers des points multiples, d’où les omnibus et tramways, commandés en têtes de lignes accidentelles, les feraient rayonner.
- Le Conseil municipal a le souci de ce bon et charmant peuple de Paris et il lui doit sa sollicitude. Qu’il fasse l’effort que je lui indique — et le peuple de Paris lui en saura gré.
- C. L.
- Hier, une véritable trombe d’eau s’est abattue sur Paris. Il y avait foule à l’Exposition, et en un instant toutes les allées se sont vidées et les promeneurs se sont réfugiés dans les palais; on a envahi tous les endroits qui étaient couverts; la chute de l’eau a été si intense que toutes les pelouses était ravinées et que les allées étaient transformées en un véritable lac. Nous nous trouvions au premier étage de la Tour Eiffel, l’effet était à la fois curieux et saisissant; nous le décrirons dans notre prochain numéro.
- La pluie a duré de 6 heures un quart à 8 heures et demie. La foule n’a pas pu le soir approcher des fontaines lumineuses, les allées étant de véritables petites rivières. L’embrasement de' la Tour a eu lieu; l’atmosphère était si lourd que la fumée des feux de bengale restait immobile et enveloppait d’un nuage rouge la Tour qui disparaissait complètement.
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- La presse républicaine départementale a tenu son banquet annuel au second étage de la Tour Eiflel, dans le restaurant Brébant.
- M. Lafûneur, président, avait à sa droite AI. A. Hébrard, président du syndicat de la presse parisienne, et à sa gauche M. Mézières, président de l’association des journalistes parisiens. Nous avons entendu trois éloquents discours et pendant toute la durée du banquet la plus grande cordialité et la plus franche gaieté n’ont cessé de régner. On nous a donné le magnifique spectacle d’une bourrasque.
- ËCHOS
- Les Entrées à l’Exposition
- Le chiffre total des entrées payantes a été, hier dimanche, de lî>3,8<J4î.
- Eue lé te militaire
- Il vient de se former, sous la présidence du plus ancien lieutenant-colonel de l’armée territoriale, un comité pour l’organisation d’une fête militaire en juillet.
- On est assuré dès. à présent du concours de plus de cinq mille officiers de réserve ou de l'armée territoriale. Tous sont unanimes à adhérer à ce projet qui n’a d’autre but que de resserrer les liens de camaraderie dans l’armée.
- Nouveaux tramways
- La compagnie des omnibus a ouvert hier à l’exploitation deux nouvelles lignes de tramways pour desservir l’Exposition ; la première va du Louvre à la porte Tiapp ; la seconde, à traction mécanique, relie le palais du Trocadôro à la gare du Trocadéro en passant par l’avenue Henri Martin. Ces deux lignes ne délivrent pas de correspondances.
- De plus, deux lignes anciennes subissent des modifications : celle de la Villette au Trocadéro a maintenant pour point terminus la place Pigalle au lieu du boulevard de la Villette; celle de la Villette à l’Etoile est prolongée jusqu’au Trocadéro, de 10 h. 45 du matin à 8 heures du soir.
- LE BANQUET DES COLONIES
- Les comités d’organisation, de classement et d’installation de l’exposition coloniale ont offert,,hier soir, à l’hôtel Continental,. un grand hanquet, auquel deux cents convives environ ont pris part, à M. Etienne, sous-secrétaire d’Etat aux colonies.
- Parmi les assistants, nous avons remarqué MM. Félix Faure, député, ancien sous-secrétaire d’Etat aux colonies; Barbe, Gasconi, Sarlat, de Hérédia, Hurard, Pierre Alype, députés ; Jacques, Hébrard, sénateur de l’Inde française, de Brazza, les amiraux Valon et Thomasset, le capitaine Bin-ger, Haussmann, Mourichon, Rueff, Deloncle, les officiers sénégalais, annamites, cipayes, etc.
- Au dessert, M. Félix Faure, au nom des Français des colonies et de ses compatriotes de la métropole, a bu à M. Carnot, président de la Répu-publique.
- Il a porté ensuite la santé de M. Etienne et a exprimé à ses dévoués collaborateurs l’expression de sa reconnaissance et celle des exposants coloniaux.
- « Nous avons pu apprécier, dit-il, aussi bien en France qu’aux. colonies, les efforts faits dans un but commun »; aussi remercie-t-il les membres du comité qui ont su mener à bien la tâche qui leur a été confiée.
- M. Etienne, se levant à son tour, dit qu’il ne veut retenir des paroles élogieuses que lui a adressées M. Félix Faure que celles qui se rapportent au dévouement qu’il a apporté à l’œuvre entreprise par le gouvernement de la France.
- « N’est-ce pas songer à la France, a-t-il dit, que de songer au développement de nos colonies?
- « Jusqu’à ce jour, a ajouté M. Etienne, on nes’est pas assez occupé de-colonisation. Il faut que notre grand pays sache non pas seulement sa propre histoire, mais encore celle de nos colonies. Il faut que les Français aillent aux Antilles ; à la Guyane si méconnue et pourtant si riche et si belle, et qui, malgré les maladies qui la déciment, affirme qu’elle vivra quand même. »
- M. Etienne parle ensuite du Sénégal et du Soudan français.
- Il fait un chaleureux éloge du capitaine Binger, qui a concouru si puissamment à la colonisation de ce territoire.
- La Calédonie doit, elle aussi, donner sa part de richesses à la métropole.
- « La France, a ajouté le secrétaire d’Etat aux colonies, a étonné le monde par sa vitalité et par la grandeur de son Exposition.
- « Les colonies ont manifesté leur vitalité par
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- leur brillante exposition, qui l’atteste surabondamment. »
- En terminant, M. Etienne a remercié les membres dit comité d’organisation d’avoir permis à l’administration des colonies de mettre sous les yeux des Français et de l’étranger les ressources immenses de l’empire d’outre-mer.
- M. Etienne a bu à la prospérité de nos colonies et à ces dévoués collaborateurs qui travaillent sans bruit, mais avec un dévouement absolu au pays.
- Ces paroles ont été saluées par des applaudissements répétés.
- D’autres discours ont été prononcés par les amiraux Vallon et Thomasset, qui a exprimé le vœu que M. Etienne reste longtemps encore à la tête de l’administration des colonies.
- PARIS PORT DE MER
- Combien de fois n’avez-vous pas vil ce titre s’étaler, resplendir, flamboyer au fronton des articles de revues et de journaux ou sur les couvertures multicolores de livres et de brochures?
- Pour la plupart, cela ne signifiait pas grand’-chose ; pour beaucoup cela ne disait rien ; mais le mot est ronflant et la question n’est pas... enterrée. Zola seul eût pu dire dans sa logique grammaticale le vrai mot...
- Et cependant, au point de vue pittoresque, nous avons bien en ce moment, à Paris, le spectacle d’un port de mer, avec des nuances, mais en s’imbibant de goudron.
- Embarquez-vous sans bagages — sous cette appellation sont comprises les belles-mères — sur un des steam-boats qui sillonnent la Seine, et profitez du moment où on stoppe en amont du pont d’Iéna (rive gauche). ,
- N’ayant point à subir les affres du mal de mer, vous avez l’avantage de jouir de suite de l’installation maritime.
- Ce n’est, point un port qui puisse humilier celui de la Joliette — prononcez Jo-li-et-te — ni faire oublier la vue de la rade de Brest du haut du Pont-de-Recouvrance, mais enfin la visite a son charme et de suite vous pouvez visiter l’installation maritime.
- Le bâtiment lui-même est tout en bois. Une grande galerie aux extrémités de laquelle s’élèvent deux tours carrées couronnées par des terrasses à ciel ouvert qui forment comme des points d’observation. , ^
- Ceux qui viennent avec certaines idées d’observation et, soit dit en passant, ils sont plus nombreux qu’on ne croit parmi les visiteurs de notre exposition, où on ne vient pas que pour flâner et se dilater l’œil, mais pour s’instruire, ceux-là disent n’attacher qu’une médiocre importance à la décoration.
- Disons un mot cependant. Elle est des plus rudimentaires et ce qu’elle offre de plus parti-, cuber,, c’est une large bande rouge qui règne tout autour de l’enceinte et sur laquelle sont: inscrits les noms de tout les ports de mer.
- Il faut entendre les discussions des mathu-rins, des marsouins, des mocos> des ponan-tais, sur la valeur des ports... Sans compter que les terriens s’en mêlent ! Il y a des moments où on croit qu’ils vont s’amurer des pins sur le dormant.
- Au reste tout est aménagé pour donner l’illusion. A l’entrée des trophées, artistement dressés et formés d’ancres, d’agrès, d’appareils . de sauvetage.
- Au milieu, un canot venant du Havre. Il est tout en acajou, ce qui doit plaire aux bourgeois qui ont réservé leurs sympathies à ce bois pour leur ameublement.
- Ça flattera toujours une « dame » d’avoir été sauvée dans un canot d’acajou. Signalons que le canot pèse 3,000 kilogrammes et peut contenir trente personnes.
- Ça rassure ; la question est, en cas de danger, de ne pas être le trente-et-unième à s’accrocher aux bastingages.
- A l’autre extrémité du pavillon est exposé le : modèle, construit en bois des îles, s’il vous plaît, de l’intérieur d’un navire, c’est à mettre en location son petit hôtel du parc Monceau ; et ùn peu partout des modèles de chaudières, de bateaux à voile, à vapeur, à hélices perfectionnées... '
- Ceci est la partie didactique, si l’on peut dire,
- mais l’exposition maritime dispose aussi d’un bassin établi en pleine Seine et qui servira à des expériences de sauvetage. -
- Nous avons vu placer là une énorme bouée de sauvetage — et nous nous sommes tenus à une expérimentation toute platonique.
- Pour compléter l’étude de la vie maritime, une grande répétition des scènes du Radeau de la Méduse a lieu journellement dans certains restaurants trop fréquentés — ou trop mal approvisionnés.
- (La Bataille).
- Discours de M. Carnot à Arras
- En réponse au toast du maire d’Arras, M. le président de la République a prononcé un discours dans lequel il apprécie l’Exposition universelle en terme si excellents, que nous n’hésitons pas à le reproduire ici :
- Monsieur le maire, messieurs,
- Lorsque, il y a quatre mois, une délégation des principales villes du Pas-de-Calais est venue me convier à visiter votre beau département à l'occasion de l’achèvement du nouveau port de Calais, j’ai accepté avec plaisir votre invitation, et je suis heureux aujourd’hui de pouvoir tenir ma promesse.
- Ai-je besoin de dire tout ce qui m’attire vers vous, quels sentiments m’inspire le spectacle des richesses agricoles et industrielles de cette admirable région qui est un des joyaux de la France, un des foyers les plus intenses du travail qui fait sa force et sa gloire ? (Applaudissements).
- Il n’est pas besoin d’être ingénieur pour se sentir ému par cette activité laborieuse, sur ce territoire sillonné de chemins de fer et de canaux, couvert d’exploitations minières, métallurgiques' et rurales, où partout on sent la vie et le travail. Il suffit d’être patriote et d’avoir au cœur l’amour passionné de son pays. (Applaudissements longtemps prolongés.)
- Mais, messieurs, tous ces sentiments, les circonstances présentes en doublent encore l’intensité. Quand on vient d’admirer les splendeurs de l’Exposition universelle et de contempler avec fierté les produits de toutes nos industries, on éprouve une satisfaction Intime à féliciter sur le théâtre même de leur activité, à remercier au nom de la France les artisansde cette victoire, nationale. (Nouveaux applaudissements.) '
- Elle est l’œuvre de tous; elle fait, au même titre, honneur à tous ceux qui, sans se laisser émouvoir par des agitations intéressées et confiants dans l’avenir delà République; ont su accroître le patrimoine moral et intellectuel comme la fortune du pays. (Chaleureux applaudissements. — Cris de: Vive la République ! vive Carnot !)
- Après les quelques minutes d’interruption pendant lesquelles dure cette ovation, M. Carnot continue en ces termes :
- L’Exposition n’est pas seulement au Champ de Mars.
- Son éclat rejaillit sur la France entière et toutes les régions qui travaillent en ressentiront les bienfaits.
- Si on a essayé, au profit d’une triste politique, de susciter des rivalités d’intérêt, jusqu’à des jalousies de quartier, le bon sens et le patriotisme ont eu vite raison de pareilles manœuvres.
- Tous les Français se sont sentis solidaires d'un succès qui n’est pas celui d’un parti, mais qui est, celui de la France. (Applaudissements prolongés.) Tous sont également fiers du superbe relèvement que la nation doit à son activité féconde, à son infatigable génie sous l’égide des institutions républicaines qui lui ont assuré dix-huit années de paix, d’ordre et de liberté. (Applaudissements répétés.)
- Vos paroles, monsieur le maire, et les acclamations qui les ont accueillies dans cette enceinte, aussi bien que les témoignages sympathiques dont le représentant du gouvernement de la République a été aujourd’hui entouré, disent assez haut que ces sentiments patriotiques sont ceux des vaillantes populations de cette région laborieuse.
- Je lève mon verre en leur honneur. Au Pas-de-Calais ! à la ville d’Arras !
- Les applaudissements qui ont salué ce discours ont été plusieurs fois répétés et longuement prolongés; ils ont été accompagnés par les cris de : Vive la République ! Vive Carnot ! Vive le président de la République !
- ÂfX ElQitlGlltS
- Si vous n’avez pas encore bu de thé chez les Chinois — de, l’Esplanade, il faut vous payer cette petite débauche orientale. On vous sert cette décoction dans des tasses recouvertes d une soucoupe que l’on ne doit point enlever sous peine d’être montré an doigt. Et voici pourquoi.
- Dans la tasse on a versé l’eau bouillante et jeté une pincée de thé, c’est moins compliqué que le thé de Mme Gi-Bou, mais c’est meilleur. Seulement si, après quelques instants laissés à l’infusion, vous buviez sans précaution, vous avaleriez tout à la fois l’eau chaude et cette plante que l’empereur de Chine ne dédaigne pas de cultiver de ses augustes mains
- — une fois par an. Cette absorption vous ferait probablement tousser, cracher, éternuer, tandis que votre soucoupe étant maintenue comme une sorte d’obturateur, le liquide seul passe, les feuilles de thé sont maintenues à l’intérieur et il n’y a plus de chance d’avaler de travers.
- Si l’on n’a pas fait d’étude préalable -- et l’on est déjà bien assez surmené sans cela — cette soucoupe est extrêmement incommode à maintenir; le thé —- hum ! le thé... enfin nous-ne sommes que des profanes, et cependant il est bon ton d’aller s’enchinoiser.
- Au café Indien, au Champ de Mars, on aspire, à l’aide d’une paille, des liquides glacés, espèces de sorbets jaunes ou rouges.
- Hier, pendant que je rédigeais ces no tes, une bonne grosse dame, ma voisine, était en .train d’avaler sa paille. Dans son entourage on avait l’air inquiet, mais le garçon — un thug civilisé
- — expliqua que cet accident arrivait fréquemment. J’écoutai Feringha qui démontra que la paille humectée de salive devient extrêmement glissante... On a soif, on aspire vigoureusement, le chaume vient avec et l’on se trouve;., empaillé en moins de temps qu’il n’en faut poulie raconter.
- Au reste, quand semblable aventure arrive, il suffit de taper à petits coups répétés dans le dos de la victime.
- Tout ceci n’est pas aussi puéril que cela eh a l’air — il faut bien se reposer des théories esthétiques et des calculs algébriques, et puis il est bon d’être prévenu. Si le garçomthug n’était pas à la jungle celui qui est préposé au tapage dans le dos, ne vous inquiétez pas trop
- — laissez la paille suivre son cours. Cette paille est souple, point anguleuse, elle obéit aux moindres contractions intestinales... c’est l’affaire de vingt-quatre heures.
- La conscience avec laquelle nous étudions, dans l’intérêt de nos lecteurs, lés cafés exotiques —- et autres — nous empêche de visiter plus de deux établissements par séance. Nous continuerons cette promenade dans le monde des « Assurances contre la soif ».
- LES ORIGINES DE LA TOUR
- Voici de curieux détails sur les origines de la Tour Eiffel :
- L’idée première remonte à 1875, où les entrepreneurs de l’Exposition de Philadelphie formèrent le projet d’élever une tour de -mille pieds.' Mais ce projet fut immédiatement abandonné.
- L’idée fut reprise en 1880. On songeait alors à éclairer les voies publiques au moyen de foyers électriques puissants disposés à une grande hauteur. A Denver, des pylônes de quatre-vingt-deux mètres supportaient quatre lampes électriques qui éclairaient toute la ville.
- Vers la fin de 1881, un ingénieur français, M. Sé-billot, songea à éclairer tout Paris à l’aide d’un foyer unique porté sur une tour de 300 mètres.
- M. Sébillot intéressa à son idée M. J. Bourdais, architecte du palais du TTocadéro, et ces hardis novateurs firent ensemble un projet extrêmement étudié, dont l’exposé détaillé fut présenté, le 23 janvier 1885, à la Société des ingénieurs civils, et pour lequel un brevet a été pris le 6 mai 1882.
- Le projet fut encore abandonné.
- Dans les derniers mois de 1883, un ingénienr civil, M. E. Nouguier, étudia une nouvelle combinaison en s’attachant particulièrement à la résolution des difficultés de construction d’une tour de trois cents mètres.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1888
- Présenté à M. Eiffel, qui s’était déjà signalé par ses constructions de viaducs à grande hauteur, le projet du jeune ingénieur ne lui sourit pas au premier abord et il faillit môme l’écarter complètement.
- Peu de temps après, M. Eiffel, adoptant cet avant-projet et le faisant sien, chargea M. Kœchlin, ingénieur, et M. Souvestre, architecte, de dresser, d’accord avec M. Nouguier, un projet et un devis définitifs.
- Le Pavillon de la Guerre
- Tout est antithèse en ce monde.
- En effet, s’il est quelque chose qui puisse faire apprécier les bienfaits de la paix c’est assurément ce spectacle des chefs-d’euvre de l’art, des merveilles de l’industrie accumulés à l’Exposition universelle et cependant il a fallu réserver une large part à l’art de la guerre, à tout ce qui s’y rattache.
- Ceux qui aiment les citations latines trouveront pour expliquer ce contraste une excellente occasion de rééditer un axiome qui a déjà pas mal servi : Si vis pacem para hélium, — si tu veux la paix, prépare la guerre.
- Il serait oiseux au surplus de récriminer—et ce ne serait guère la place de le faire ici — contre cette fatalité qui a entraîné toutes les nations à ces ruineuses réformes d’armement, à ces travaux de fortifications qui ont absorbé tant d’argent, tant de forces vives qui assurément eussent pu mieux être employés.
- Mais qu’y faire ? Et puisqu’on voulait mettre sous nos yeux toutes les manifestations du génie humain, il fallait bien, pour être complet, exposer ce qui a été produit dans cet ordre d’idées.
- L’intérêt qui s’y attache est démontré par l’affluence de visiteurs qui se succèdent au pavillon érigé par le ministère de la guerre. L’installation, malheureusement, n’est pas complète, mais, par ce que l’on voit déjà, il est permis de juger de ce que sera l’ensemble et on peut, dès maintenant, adresser de sincères éloges aux organisateurs de cette exhibition spéciale.
- Le bâtiment lui-même mérite une mention particulière; c’est un vaste parallélogramme en pierres blanches, flanqué de pavillons d’angle et décoré avec un goût, une recherche du beau que l’on ne trouve pas d’habitude au même degré dans les constructions mililaires.
- Il est précédé d’une sorte de porte de ville avec pont-levis, et dont les deux tourelles à toit pointu, du plus gracieux effet, sont aménagées pour un colombier militaire.
- En pénétrant dans le pavillon, par les larges portes multipliées sur la façade, on se trouve en face d’une enfilade de vastes pièces décorées de trophées agencés avec ce goût qui a valu aux armes spéciales une réputation méritée.
- Le génie, au surplus, s’est particulièrement distingué ; les profanes eux-mêmes trouvent grand attrait à regarder les plans en relief représentant les places fortes avec les modifications, apportées depuis un siècle et nécessitées par le perfectionnement de l’artillerie.
- Celle-ci est représentée par une série de canons de différents types, modèles réduits qui sont de vrais bijoux et devant lesquels on s’arrête curieusement. Il se trouve toujours dans les groupes un monsieur qui s’y connaît et qui fait un cours pratique à rendre rêveurs les professeurs de ballistique de Fontainebleau.
- En fait de renseignements techniques, cependant, 'il vaut mieux, croyez-nous, vous adresser aux sous-officiers et soldats que le ministère a eu l’heureuse idée de placer dans les différentes salles pour servir à la fols de gardiens et de cicerones ; il y en a
- de toutes armes : des artilleurs, des chasseurs à pied, des cuirassiers, des lignards qui circulent là en grande tenue de service et ajoutent au pittoresque de l’ensemble.
- Une des salles les plus curieuses est assurément celle où sont rassemblés les appareils de télégraphie électrique et optique. Evidemment, tout le monde n’est pas compétent pour comprendre le mécanisme de ces engins perfectionnés, mais on admire de confiance — et l’on a raison, après tout.
- Dans l’annexe est installé le matériel des ambulances. Ceci appelle cela. Rien de coquet et de confortable comme ces voitures d’ambulances, il semble qu’on se soit efforcé par leur apparence de faire oublier leur lugubre destination. C’est égal, ça fait rêver, et dans le même ordre d’idées on ne peut s’empêcher de réfléchir sérieusement lorsqu’en quittant ce temple élevé à la Guerre on aperçoit se profiler à l’horizon la coupole des Invalides — l’alpha et l’oméga — allons, bon, du grec maintenant, voilà ce que c’est que d’avoir mis du latin tout à l’heure.
- (La Balaüle)
- 11 y a, à la rue du Caire, une petite tente bariolée de couleurs éclatantes qui a été louée pour une faible somme à un imprésario égyptien. Cet imprésario a constitué là une scène avec une ou deux danseuses, trois joueurs de guitare ou de tam-tam, un derviche tourneur, quelques Orientaux, de jeunes Maures qui brûlent des parfums, une négresse avec une roberose : la foule s’y précipite avec une sorte de frénésie ; cette salle improvisée contient bien deux cent cinquante à trois cents personnes. La séance dure une vingtaine de minutes, les séances se succèdent, et on me dit que la recette journalière s’élève bien à quatre ou cinq mille francs. On fait queue pour entrer; on s’entasse et on s’étouffe pour assister au spectacle qui ne vaut pas nos concerts tunisiens ou l’exhibition de la belle Fatma; mais c’est la mode.
- Les femmes du monde se donnent rendez-vous, nos cocodès les plus élégants affrontent la cohue, nos hommes d’État les plus sérieux attendent pendant une demi-heure ou trois quarts d’heure le moment où ils pourront franchir la porte ; des gardiens de la paix sont là qui protègent la foule des spectateurs qui font la queue comme au théâtre le jour d’une pièce à succès, ou comme au guichet d’un établissement de crédit qui fait une émission. On veut voir le derviche tourneur, la danseuse du Caire. Et ce n’est pas seulement dans la journée que la foule se piécipite, c’est aussi le soir; et cependant la rue du Caire est sombre et peu attirante ; la scène est assez obscure ; il y a une rampe avec des lanternes et des chandeliers assez grossiers; mais cette demi-obscurité excite l’imagination du public, et les représentations du soir sont au moins aussi suivies que les représentations du jour.
- Que se passe-t-il donc dans ce réduit oriental? Une danseuse s’avance en faisant quelques contorsions. Elle place sur sa tête une bouteille dans laquelle est placée une chandelle allumée, et la danse continue, la hanche s’agitant, le buste et la tête restant immobiles. Ce prélude n’est guère que l’annonce du spectacle.
- L’étoile apparaît sur la scène en robe de soie aux couleurs verdoyantes ; la petite veste en velours brodé enserre seulement la poitrine. La robe est retenue seulement par les hanches ; la taille reste à nu, et le nombril est découvert : c’est la danse du ventre. Le mouvement est d’abord lent et cadencé ; puis il s’accentue, se précipite ; tantôt, la poitrine seule s’agite, tantôt la taille ou la hanche ondule sans que la tête change jamais de position ; la danseuse avance ou recule, et alors- le corps suit une sorte de mouvement giratoire. Ces contorsions lascives, ces déhanchements désordonnés, ces balancements langoureux exercent, paraît-il, une fascination irrésistible sur le public.
- Lorsque la danseuse est revenue au divan, le derviche se lève; c’est un homme jeune, au type oriental, le teint bistré, les cheveux ras sous le fez, avec une longue robe de toile blanche à milleplis qui se déroulent sous l’impulsion de l’air, et font ressembler le derviche à un cornet de papier renversé. Sa fonction est de tourner; son tournoiement est d’abord lent, méthodique, puis s’accentue; les bras, d’abord en croix, se placent ensuite sur le cœur. Les pieds vont avec une grande rapidité, quoique ne sortant jamais de la même place, pas plus large qu’un mouchoir; le tournoiement continue ; puis viennent l’extase et l’affaissement. Permettez-moi de ne pas insister.
- Il a couru dans Paris toute sorte de bruits au sujet de cette exhibition, qui paraissait un peu risquée. On m’a raconté que la danseuse était d’abord un peu trop nue et que le derviche était trop ému ; qu’on a réglementé la nudité -de la danseuse et calmé l’ardeur du derviche. Le fait est vrai.
- #%
- J’avoue que le spectacle, pour moi, était moins sur la scène que dans la salle. J’ai été un peu surpris d’y voir tant de femmes du monde, tant de jeunes filles, tant de familles. Il paraît que la direction de l’exploitation, qui veut avec raison une Exposition amusante et gaie, n’a pas hésité à sacrifier un peu le caractère local à la décence, car l’impresario avait, paraît-il, exagéré les danses contorsionnées de sa troupe, au dire même de ceux qui ont visité les concerts au Caire. Mais, je vous le répète, notre public raffole d’exotisme. On va surtout dans les concerts tunisiens, marocains ; le fez et le sequin triomphent sur toute la ligne ; et je ne serais pas surpris si des théâtres ou des concerts de Paris, à la fin de notre Exposition, recueillaient les épaves de ces exhibitions orientales.
- (La-Gironde.)
- NOUVELLES UE L'EXPOSITION
- _ On vient d’installer au Champ de Mars, à l'exposition spéciale de la Ville de Paris, un très curieux plan de Paris, indiquant la situation des écoles publiques existant actuellement, ainsi que l’emplacement des écoles dont la construction est encore à l’état de projet.
- L’exposition du musée de sculpture comparée (aile nord du Trocadéro) sera officiellement inaugurée aujourd’hui lundi, à deux heures, par M. An-tonin Proust, commissaire spécial des beaux-arts.
- Le pont d’Iéna va être éclairé à la lumière électrique. On termine l’installation de petits lustres de cinq lampes chacun, qui sont suspendus au centre du vélum, de la même manière que sous les vélums du Champ de Mars.
- Les pousse-pousse qui, primitivement, ne pouvaient circuler avec leurs petites voitures que sur l’esplanade des Invalides, peuvent maintenant transporter les visiteurs dans toute l’enceinte de l’Exposition. Le prix du transport reste toujours fixé à un franc la demi-heure.
- Neuf indigènes de Tahiti, de ceux que Pierre Loti nous a si humainement révélés, sont arrivés à l’exposition coloniale, suivis de nombreux colis destinés à représenter notre grande colonie océa: nienne.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Les visiteurs de marque :
- L’infante don Antonio et l’infante dona Eulalie, sa femme, seront à Paris le 6 juin pourvisiter l’Exposition.
- M. Bubs, bourgmestre de Bruxelles et membre de la Chambre belge, a visité samedi l’Exposition.
- D’autre part on télégraphie de Sofia que le prince Ferdinand a annoncé au conseil des ministres son intention formelle de se rendre à Paris, pendant le mois de juin, pour visiter l’Exposition. Il emmènera avec lui, à titre d’aides de camp, des officiers appartenant aux différents corps de l’armée bulgare.
- Correspondance exotique
- Les Okandas de Tesplanade des Invalides ont prié M. de Brazza de vouloir bien transmettre leurs nouvelles à leur famille. M. de Brazza a immédiatement satisfait à ce désir, et.il a pris lui-même note sur son calepin des réflexions que les Okandas désiraient envoyer au Congo. Voici les principaux passages traduits de trois de ces lettres :
- Agoulamba à Ngiogoni (petite poule), son frère, y au village de Bjangui, terre de Bongi, district
- de Lopé.
- Va chez ma mère Chiono, au village d’Oleko, et dis-lui que son fils se porte bien. Garde bien mon fétiche de famille; offre-lui du poisson,des bananes et une poule. Va chercher trois grands féticheurs qui feront à mon intention une cérémonie pour qu’il ne m’arrive rien de mal dans ce voyage. Dis à tout le monde que nous sommes dans une ville qui est, à elle seule, aussi grande que tout le territoire des Okandas. Recommande bien à tout notre monde de bien veiller sur nos femmes, surtout quand elles iront loin, aux plantations ou à la pêche.
- M’Bengo, chef de pirogue, à Rembaque, son frère, au village d’Odembe, district d’Aschulia.
- Dis à tous les Okandas, qui nous conseillaient de ne pas aller si loin, que, malgré tout ce qu’ils pensaient, le voyage s’est très bien passé, et personne n’a été malade. Et tout le monde est bien content ici. Et nous mangeons de la viande tous les jours. Et tu vas dire à M’Bico, du village de Boya, qu’il aille me construire une grande case, qui sera prête à mon retour. Je te payerai avec mes marchandises, car j’en aurai gagné beaucoup.
- Lettre de Mamoaha, chef de pirogue
- Qu’on fasse appeler Lemba et Lendé, mes deux frères, Niati et Sobi, mes neveux, et mon oncle Li-moassa. Et qu’on leur dise d’aller au village de Duomalambomba, où s’est sauvée une de mes femmes, Micadilemba. Et qu’ils s’arrangent avec sa famille pour qu’elle revienne au village.
- Et si elle rentre, je récompenserai bien sa famille à mon retour. Et si celle-ci réclame de suite des marchandises, que mes parents les lui avancent. A mon tour, je saurai récompenser les services qu’on m’aura rendus ou punir ceux qui m’auront fait tort en cette affaire.
- Nous sommes ici, à Paris, très bien, dans une ville où il y a tellement de monde, que les blancs sont serrés comme des plants de maïs dans les champs. Et tout le monde va bien. Et le grand commandant (M. de Brazza) est avec nous. Et nous sommes bien contents d’être venus. Et il faut dire à tout le monde que, lorsque nous rentrerons, nous aurons tant de choses à dire sur ce que nous avons vu, que nous pourrons parler pendant des mois entiers avant d’avoir fini.
- Et, en dernier lieu, qu’on dise à ma femme Iressa qu’elle fasse savoir à la station de Lastoursville, dès qu’elle aura mis au monde le petit que j’attends, pour qu’on me l’écrive.
- LA JOURNÉE A L’EXPOSITION
- (Se munir du Guide illustré du Bulletin officiel)
- A 8 heures, coup de canon de la Tour annonçan l’ou verture des portes et l’entrée à 2 fr. (2 tickets).
- A 10 heures, l’entrée à 1 franc (1 ticket).
- Entrer par la porte de l’avenue de La Bourdonnais, au Palais des Machines.
- Traverser l’allée centrale en face la porte. Voir à gauche, en entrant (classe 58), les presses tirant le Bulletin officiel de l’Exposition. A droite les sections étrangères : Angleterre, Amérique (exposition Edison), Belgique, Suisse.
- Revenir à gauche, classe 58, papeterie et impressions.--- Classe 50, matériel des usines agricoles et alimentaires. — Classe 02, électricité. — Cl 52, mécanique générale. —Classe 57, confection des objets mobiliers. - - Classe, 51, chimie.
- Parcourir le côté de l’allée centrale, classse 55, tissage. — Classe 54, filage. — Classe 59, machines diverses. —Classe 53, machines-outils. —Classe 01 matériel des chemins de fer. — Classe 03, génie civil.
- Monter à la galerie du premier étage : machines de petites dimensions, plans, levis, photographies de machines et d’installations.
- Visiter les générateurs à vapeur, derrière le Palais des Machines, coté de l’École militaire.
- A midi, déjeuner au restaurant Duval, coin des avenues de La Bourdonnais et Lamotte-Piquet.
- A 11 heures 1/2, rentrer dans le Palais des Machines et le traverser sur lë pont roulant électrique. Descendreà l’extrémité côté Suffren.
- A 2 heures, prendre le café arabe dans la rue du Caire.
- A 3 heures, visiter la rue du Caire, le pavillon indien, le Maroc et le concert marocain.
- A 3 h. 1/2, conc.ert dans le jardin près des pavillons de la ville de Paris.
- A 5 heures, prendre l’apéritif au café Grüber, d’où l’on voit la Tour.
- A 0 heures, coup de canon annonçant la fermeture des galeries non ouvertes le soir, et le prix d’entrée est à 2 francs (2 tickets). Les personnes qui ne sortent pas de l’Exposition n’ont pas de supplément à payer.
- A 7 heures, dîner au restaurant.
- De 8 heures à 11 heures, représentations au Grand-Théâtre de l’Exposition (Palais des Enfants).
- De 8 heures à 11 heures, illuminations, éclairage électrique du Jardin, du Parc, de la Tour. Sur la Tour, phare tricolore et projections électriques sur Paris, sur le Dôme central de l’Exposition et sur la Fontaine.
- Effets lumineux dans les jets d’eau, dans la Fontaine Coutan, sur la rivière du jardin ceutral.
- A 11 heures du soir, retraite militaire pour la fermeture de l’Exposition.
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à 10 heures : Visites à l’Exposition; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du Palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures â 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situé à l’extrémité du Palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des Républiques américaines. — Représentations de jour» Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marionnettes de Barnard pendant les entr’actes.
- De 2 à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 0 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face la rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exposition.
- De 10 heures à G heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, derrière le Palais Arts libéraux, côté de l’avenue Suffren.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et dioramas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama dit TOUT-PARIS, en face la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, «/ *-que militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’église.
- Le soir : Représentations
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan. Phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures 30 à 9 heures 50.
- Deuxième effet, de 10 heures à 10 heures 20.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- RENSEIGNEMENTS UTILES
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbo'ut-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma. ;
- Panthéon-Place.. Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- . Louvre- Ver s ailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quâi. Point d’arrivée: pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de lAlma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Troca-
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna. Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont dïèna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur ^ de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie^ directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans ' chaque sens.
- Stations desservies : .Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies à la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet., à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — T.’Hcnre. 2 francs.
- soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les-heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. —Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. — Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 3 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25-centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve-en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adréssêes à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16,. avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Ma-: chines, à la Manutention du Champ de Mars (près' du ‘ quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- déro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Réputés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro : par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place do la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-lssy.
- Au pon.t de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vineennès.
- Une ligne nouvelle, Trocodèro-Ceinture, fonctionnera prochainement; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La li^ne desservie en amont et en aval s’étend de Suresnes a Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l’Exposition. " _ _
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste.
- — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à | portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — Dé 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée dorment accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections:
- I. —Section- des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. Porte de La-motte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Port®' du pon-
- . ton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 heu-ses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel, il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées par jour :
- Matin : 7 h. 30, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition .
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté),
- I près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants :
- Trocadéro : a l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- La Librairie du « Bulletin des Halles », 33, rue
- Jean-Jacques-Rousseau, vient de mettre en vente un Plan illustré de l’Exposition universelle, avec un Indicateur alphabétique, imprimé en six couleurs et représentant exactement la place des différentes expositions.
- Ce plan, richement illustré, est indispensable aux visiteurs, qui trouveront aisément à se guider en sortant du Panorama le Tout-Paris, une des principales attractions de l’Exposition.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1839
- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
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- Camille Weber (veuve et fils), 15, rue Poissonnière, Paris. — Spécialité pour ameublement. Articles de style et de fantaisie. — Médaille d’or, Paris 1878.
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- La troupe Alexander, dans une pantomime inénarrable intitulée les Tribulations d’un Touriste, les acrobates Les Constanti, les chiens admirablement dressés de Léo Karl, la petite Georgina Aix,. qui, âgée de huit ans, exécute des exercices d’acrobatie extraordinaires, la brillante chanteuse mauresque Kara, le Paris-Quatuor qui enlève, avec un brio admirable, le chant patriotique : Quatre-vingt-neuf,
- les ballets d’enfants réglés par Mme Mariquita, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Ajoutons que la vaste salle du Grand-Théâtre, avec sa brillante exposition spéciale de produits français et exotiques, avec ses bars tenus par de charmantes serveuses, avec ses originales marionnettes, constitue un des lieux de promenade les plus pittores ques et les plus intéressants de l’Exposition.
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- Le Numéro : 15 Centimes,
- Mercredi 5 Juin 1889
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- SOMMAIRE. — Partie officielle : Jury international des récompenses. — Modifications au règlement annexé au décret du 24 mai 1889. — Partie non officielle : Chronique. — Echos. — Nouvelles de l’Exposition. — Les délégations ouvrières. — Pavillon de secours aux blessés. — L’Opéra-Comique au Grand-Théâtre l’Exposition (Palais des Enfants). — Guide des attractions. — Annonces et Réclames. S
- Vue panoramique prise du second étage de la Tour Eiffel vers Paris
- Pont de l’Alma
- Rue de l’Université
- Buttes Montmartre
- L’Opéra Pont des La Madeleine Invalides
- Palais de l’Industrie
- Place de la Écuries et Ateliers Concorde des Magasins du Louvre
- PARTIE OFFICIELLE
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- Jury international des récompenses
- Les opérations du Jury international des récompenses commenceront le 12 juin.
- La séance générale d’inauguration sera présidée par M. Tirard, président du conseil des ministres. Elle aura lieu au palais du Troca-déro.
- M. Gr. Berger expliquera, au cours de cette séance, comment le Jury devra procéder à ses visites et dresser la liste de ses propositions pour les récompenses.
- --------------+.-------------
- Modifications au règlement annexé au décret du 24 mai 1889
- 1° Les mots : « Caissier-payeur central du Trésor » sont substitués, dans les articles 1, 2, 8, 8 et 9, aux mots : « Agent comptable du Trésor»;
- 2° Le deuxième alinéa de l’article 8 est supprimé ;
- 3° Le deuxième paragraphe de l’article 12 est modifié ainsi qu’il suit : « Les lots qui n’auront pas été réclamés dans le délai de trois mois ci-dessus fixé seront vendus par les soins de l’administration des domaines ; le produit de cette vente sera attribué au Trésor. »
- Fait à Paris, le 31 mai 1889.
- Le président du conseil, ministre du ' commerce, de Vindustrie et des colonies, commissaire général,
- P. Tirard.
- Le ministre des finances,
- Rouvier.
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- 2
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- PARTIE NON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- Le peuple parisien prend son plaisir où il le trouve ; et où il trouve son plaisir il prend ses habitudes. C’est même une des grandes curiosités de l’Exposition de voir comment il a transporté dans l’enceinte du Champ de Mars, de l’Esplanade et des quais ses habitudes du bois de Boulogne et du bois de Vincennes. C’est au Champ de Mars qu’il vient maintenant faire ses dînettes sur l’herbe. Cela a été une conséquence du bas prix des entrées avec tickets.
- Mais cela ne fait pas l’affaire des merveilleux gazons du Champ de Mars, sur lesquels on s’installe pour manger, et que l’on piétine pour abréger les contours des chemins du parc.
- ##
- Où la femme ne passe, plus personne ne passe. Où elle passe, tout le monde passe. Or, il a suffi d’une petite barrière, en treillis pour protéger les gazons des pelouses situées sous la Tour Eiffel pour arrêter ces dames.
- Qu’on en mette à tous les endroits menacés, aujourd’hui marqués par les piétinements, et, peu à peu, le public prendra l’habitude de respecter les gazons, ayant perdu l’habitude de les fouler.
- — Ce ne sera pas beau.
- Ce sera toujours plus beau que les gazons piétines et déshonorés.
- Et ce sera moins cher que cette réfection de chaque jour. M. Laforcade y avisera sans doute.
- Donc, au mépris de ces pauvres pelouses, hier, dimanche, entre cinq et six heures, des milliers de familles s’étaient installées sur l’herbe, étendant les serviettes, débouchant les bouteilles, déballant les victuailles. C’était, sauf le sort des pauvres gazons, un spectacle curieux, pittoresque, calme comme une idylle, une série de tableaux à tenter Roll ou Duez. J’ai traversé le parc, admirant ces scènes charmantes, pour me rendre au pilier est de la tour Eiffel, le combaluzier devant m’élever, là, jusqu’aux régions aériennes dans lesquelles la presse départementale avait son banquet annuel.
- Cependant, des nuages noirs s’étaient amoncelés derrière Grenelle. Un orage était là, menaçant et gros en apparence. Je me retournai vers le parc.
- Sur l’herbe, je ne voyais de toutes parts que des dîneurs installés et continuant leur repas avec la plus, parfaite insouciance de l’orage qui s’élevait à l’horizon.
- Pauvres gens !
- Au sortir de l’ascenseur, je fis le tour des Galeries extérieures et je constatai que l’orage était déjà au-dessus de nos têtes. J’étais arrivé devant le restaurant russe lorsque la bourrasque se déchaîna, emportant les tables, les serviettes et la vaisselle des tables installées des deux côtés de ce restaurant. Nous étions à l’abri : mais des deux côtés du restaurant le vent soufflait furieusement, avec un bruit formidable, dans les fers de la Tour.
- En bas, c’était un spectacle extraordinaire. De toutes les allées et des terrasses du Palais s’élevaient des tourbillons de poussière grise, au milieu desquels on voyait fuir les dîneurs en déroute,
- 11 s’éleva tant de poussière que, finalement,
- les pelouses, les parterres et les allées disparurent sous ce nuage jaunâtre. Seules, les pointes des édifices et les toitures des maisons émergeaient de ce cahot fantastique. Le tapage était infernal, la Tour grondait furieusement, et d’en bas nous arrivaient des cris de gens en détresse et le bruissement des arbres pliés sous l’action d’un vent déchaîné.
- Après deux ou trois minutes de cette tempête sèche, l’e. u est tombée comme versée du haut des nuages; les masses de pluie passaient devant nous à toute vitesse, poussées par le vent. Ce fut la déroute finale pour les dîneurs d’en bas, le désastre !
- En moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, le rideau de pluie se fit si épais qu’on ne distinguait plus rien du tout sur la rive droite de la Seine. De la passerelle du pont de l’Alma, pas l’ombre d’un profil estompé. Le monde finissait pour nous à cent mètres de la Tour. C’était saisissant ! On se serait dit sur un immense navire battu par la tempête, sans horizon, avec une pluie battante et un vent furieux dans les cordages.
- Décidément la tour Eiffel est visitée dans mille conditions diverses. Au lever du soleil dans un bain d’argent ; dans un bain d’or et de pourpre au couchant; par un temps clair, trônant au milieu d’horizons lointains, immenses, presque sans limites; par les brumes, avec les mille silhouettes estompées, en effets variant suivant l’intensité du brouillard; par les temps d’orage, au milieu du déchaînement des éléments, battue par la pluie, battue par le vent, impassible ; par la tempête, lorsque le vent chante ses symphonies aériennes à travers son ossature gigantesque; dans la nuit, fantôme colossal; dans l’embrasement, immense incandescence sortie du fond des enfers. Que sais-je encore ?
- A la Tour, les visites peuvent se suivre, jamais elles ne se ressemblent.
- G. L.
- LA BELGIQUE ET L’EXPOSITION
- Nos voisins de Belgique constatent avec enthousiasme le-succès de notre grande Exposition. L’Exposition produit dans la capitale brabançonne un effet assez inattendu.
- Voici ce que dit la Gazette :
- « Bruxelles affamé par Paris : voilà ce qui nous menace.
- « Le matin, à la criée, d’innombrables courtiers français enlèvent à tout prix les fruits, les volailles, etc , qu’ils expédient à Paris, où l’Exposition attire, paraît-il, une foule de dévorants insatiables.
- « Résultat pour les infortunés Bruxellois : une hausse sensible sur les victuailles, avec menace de la voir continuer et même s’aggraver.
- « Il leur restera une ressource, ajoute gaiement notre aimable confrère, s’en aller tous à Paris, pour dépenser au moins leur argent en s’amusant. »
- Il paraît que les Belges se préparent en masse à nous rendre visite. Il n’est pas de société où ;,l’on ne songe à faire le voyage de Paris; il n’est guère de ménages aisés où l’on ne projette de casser la tirelire pour aller voir la Tour Eiffel.
- Oh! cette Tour Eiffel! on en rêve : c’est une obsession.
- A l’étalage de tous les libraires, cent gravures ou photographies la montrent sous tous les aspects. Les fleuristes ornent leurs magasins de tours Ëiffel toutes parfumées. Chez les marchands de cigares,' les havanais et les trabucos s'eiffellisent à qui mieux mieux. Enfin, boulevard de la Senne, un li-quoriste français a construit dans sa vitrine une tour co'ossale avec des flacons de genièvre gentiment cravatés de tricolore.
- Si jamais M. Eiffel passe par Bruxelles, les Belges lui feront un joli succès. Rappelons en terminant que le gouvernement belge, lors de l’Exposition de 1878, a donné aux communes des subsides d’un total de 40,000 francs pour favoriser les voyages d’études à Paris.
- La ville de Bruxelles reçut pour sa part 3,000 fr., et le conseil communal vota, de son côté, pareille somme. Cette année, le conseil a mis à la disposition dû collège 5,000 francs pour les bourses de voyage, et le gouvernement ne donnera certainement pas moins.
- Nous pouvons doue prédire que les Belges seront nombreux à l’Exposition ; ils y seront aussi les bienvenus.
- Inauguration du Pavillon du Chili
- Hier, à deux heures après midi, a eu lieu, en présence de M. Berger, directeur général de l’exploitation, l'inauguration du pavillon de la république du Chili. M. Berger a été reçu sur le perron par M. Carlos Antunez, ministre plénipotentiaire du Chili et président de la commission, et M. Eugenio Guzman, commissaire général.
- Le cortège officiel est monté dans la grande galerie du premier étage, où un grand nombre d’invités avaient déjà pris place. Un brillant orchestre a exécuté d’abord l’air national chilien, puis la Marseillaise, qui ont été écoutés debout.
- M. Antunez a prononcé ensuite quelques paroles pour annoncer l’ouverture de l’exposition chilienne.
- Après la cérémonie, les nombreux invités ont pris part à un lunch, puis on s’est dispersé dans le pavillon pour admirer les nombreux et beaux produits exposés avec beaucoup de goût. Signalons particulièrement de nombreux échantillons de vin, une belle collection de minerais, des fourrures, des bois pour la menuiserie et l’ébénisterie, enfin une quantité de produits manufacturés qui font voir l’état de perfectionnement de l’industrie.
- Au premier étage, nous avons remarqué de nombreuses et belles toiles envoyées par des artistes chiliens.
- Parmi les peintres exposants : Sira, Mlle El-gum, Val Enzuéga. Pariniles sculpteurs : Arias, Gonzalès, etc.
- L’animation a été grande pendant toute la journée et nous avons remarqué parmi les invités de nombreuses et charmantes Américaines.
- Les commissaires offraient gracieusement à tous les invités de jolis bouquets auxquels pendaient des médailles portant sur Tune des faces les armes du Chili et sur l’autre : « Exposition universelle 1889. — Souvenir. »
- Le Chili est un des pays qui prennent part officiellement à FExposition universelle : son gouvernement a fait tous les frais du pavillon où il a donné gratuitement l’hospitalité aux exposants.
- Enfin, rappelons que nos relations commerciales avec le Chili sont très suivies et, actuellement, sa marine fait construire des avisos et des torpilleurs sur les chantiers de Toulon.
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- Les Entrées à l’Exposition
- Le chiffre total des entrées payantes a été, hier lundi, de 94,S60.
- La fermeture
- Quelques détails sur la manière dont, chaque soir, s’opère la fermeture de l’Exposition :
- A dix heures et demie précises, la fermeture des guichets.
- A onze heures un quart, deux tambours, fournis par la place de Paris, battent la retraite dans les jardins et une ronde, composée de 200 agents-et de 50 hommes de la garde républicaine, munis de
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- falots, refoule les retardataires dans la direction du pont d’Iéna.
- Une rectification
- Le joaillier de Mme Furtado-IIeine, qui avait estimé 50 francs un bijou acheté par elle 2,000 fr. à l’un des marchands de la section tunisienne, avait, paraît-il, fait erreur. M. Blocli, juré assermenté consulté, a fait remarquer que le bijou, d’une valeur approximative de 600 fr., avait un •caractère d’ancienneté qui en permettait la vente à plus haut prix.
- Mme Carnot à l’exposition des Daines françaises
- Lors de sa visite à l’Esplanade, samedi dernier, Mme Carnot a visité aussi l’exposition des dames françaises établie dans une partie du palais de l’hygiène. Tous les membres du conseil d’administration de l’oeuvre, ayant à leur tête M. Duchaussoy, secrétaire général de l’Association, ainsi que Mme Foucher de Car-eil, qui en est présidente, l’attendaient à l’entrée du palais. Après avoir embrassé Mme l’amirale Jaurès, vice-présidente de l’Association, Mme Carnot a pris le bras de M. Duchaussoy, qui lui a fait visiter l’exposition. Sous une tente-infirmerie appartenant aux dames françaises, un registre a été présenté à Mme Carnot, qui y a apposé sa signature. Il était près de six heures quand elle est rentrée à l’Elysée. De nombreux visiteurs ont témoigné leurs sentiments en poussant les cris de : Vive Carnot! Vive la République !
- Une Tour Eiffel en diamants
- Nous avons déjà parlé d’un dessin d’une trentaine de centimètres représentant la tour Eiffel, et do nt les lignes sont ponctuées de diamants. Ce dessin est exposé dans le parc, dans la taillerie de diamants Boas.
- Mais il y aura mieux dans la section de la joaillerie française : on vient d’y exposer une vraie tour Eiffel en diamants.
- Il y a là vingt-cinq à trente mille diamants au moins, pesant environ trois mille carats, puis trente-cinq à quarante kilos d’or et d’argent comme armature.
- En plaçant tous les brillants en ligne droite les uns au-dessus des autres, on arriverait à former une ligne de pierres précieuses qui dépasserait la plus haute maison de l’avenue de l’Opéra !
- Tous les détails de l’immense tour Eiffel y sont représentés, les restaurants, les ascenseurs, les oriflammes qui dominent les plates-formes et même le drapeau qui flotte au-dessus : le drapeau est en saphirs, brillants et rubis.
- Dans le phare minuscule est installée une lampe électrique qui fonctionnera continuellement.
- Les Sirènes qui font fuir
- Celles de l’antiquité attiraient les voyageurs; celles-ci font fuir tout le monde ; nous continuons à nous en plaindre.
- De plus, cette voix sinistre cause des accidents et en causera encore beaucoup si l’on n’avise promptement.
- Avant-hier, un cheval attelé à une voiture de place a été affolé par ce bruit subit ; il a pris le mors aux dents et a jeté contre un arbre le véhicule qu’il traînait.
- Si ces expériences doivent continuer, qu’on les fasse à vingt kilomètres de Paris, mais non pas dans l’enceinte' de l’Exposition.
- * Un exposant arrêté
- Dimanche, dans la galerie de l’Alimentation, il s’est produit un certain émoi.
- Un exposant, croyant avoir, à tort ou à raison, à se plaindre des procédés du gouvernement allemand à son égard, avait installé dans sa vitrine, il y a quelques jours,une pancarte dans laquelle il faisait part au public de ses doléances.
- Sommé par le comité d’organisation du groupe d’avoir à enlever cette pancarte, il avait refusé d’obtempérer à cette invitation, et avait collé une copie de la lettre du comité à côté de la pancarte.
- Une grande affiche blanche a été placée sur la vitre qui recouvre la pancarte ; l’exposant a protesté, a fait du tapage, et finalement a été conduit au poste. La direction de l’Exposition a ouvert une enquête sur ces faits.
- Avaries à la Ville de Paris
- Les visiteurs parisiens se plaignent que l’exposition de la Ville de Paris au Champ de Mars soit l’une des moins avancées.
- Il ne faut pas attribuer aux services municipaux qui participent à l’Exposition ce retard, qui provient de ce que les pavillons de la Ville ont été bâtis si légèrement que la pluie y pénètre par la toiture.
- C’est ce qui a empêché, jusqu’à ce jour, plusieurs sections, et notamment la direction de l’enseignement, d’installer tous les objets qu’elles désirent exposer.
- L’architecte des pavillons municipaux vient d’être invité à remédier au plus tôt à cette situation critique.
- Les spahis tunisiens
- Une vingtaine de spahis tunisiens viennent d’arriver à l’Esplanade des Invalides.
- Ils logent sous la tente, au lieu de vivre, comme beaucoup de leurs congénères, dans les casernes qui avoisinent l’Exposition.
- Ils ont amené avec eux plusieurs chevaux arabes pur sang d’une allure superbe et d’une vivacité remarquable.
- La musique qui accompagne leurs exercices se compose d’une espèce de biniou et d’un tambour frappé alternativement avec deux baguettes, une petite pour le dessous de la caisse et une plus grande et recourbée pour le dessus.
- La fantasia a lieu tous les soirs à quatre heures, sans que le public semble se douter que dans ce petit coin de l’Exposition il y a un joyeux spectacle de plus pour sa curiosité.
- Inaugurations
- Celle du pavillon de l’empire du Brésil, dont le vicomte de Cavalcanti est le commissaire général, aura lieu le mercredi 12 juin courant, à deux heures de l’après-midi.
- Le président de la République honorera très probablement de sa présence l’inauguration de ce très intéressant pavillon.
- Celui de la Bolivie ne pourra être mis à la disposition du public que dans une dizaine de jours, tous les colis n’étant pas encore arrivés, par suite de la perte d’un navire qui contenait une grande partie des objets envoyés par les Boliviens pour leur exposition. Alors il a fallu expédier de nouvelles marchandises, qui sont attendues d’un jour à l’autre.
- Le chemin de fer économique Decauville
- Malgré l’orage qui a éclaté, le soir, vers sept heures, ces charmants petits trains ont transporté dans la journée de dimanche environ 38,000 voyageurs.
- L’orage
- Au commencement de l’orage il s’est produit un coup de vent tellement fort qu’il a enlevé, sur une longueur de près de cinquante mètres, la toile de dessus du vélum dupont d’Iéna etdescellé une bonne partie des poteaux. Mais on a fait tellement diligence sous la haute surveillance de M. Berger, que le lendemain matin, à neuf heures, on ne pouvait plus du tout s’apercevoir de ces dégradations.
- Une exposition inabordable
- Une exposition particulière des plusintéressantes, l’élégant pavillon en terre cuite qui s’élève entre la Tour Eiffel et le théâtre des Folies-Parisiennes est en ce moment complètement inabordable. A la suite de la dernière averse, un véritable lac s’est formé au pied de son escalier. Or, depuis l’ouverture de l’Exposition il en est ainsi à chaque orage et cette véritable inondation ne cesse pas. La direction des travaux hâtera, nous l’espérons, l’exécution de ce très petit travail de nivellement.
- L’eau potable à l’Exposition
- Est-ce à la suite de la requête que nous avons récemment adressée à M. Alphand que le service médical s’est préoccupé de la question de l’eau potable à l’Exposition ? Toujours est-il que ce service vient de décider que des filtres système Pasteur seraient mis, à l’Fxposition, à la disposition des Arabes qui, comme on le sait, ne boivent jamais de vin...???
- Mais est-ce-à-dire pour cela que les chrétiens ne boivent jamais d’eau ! Nous ne saurions donc trop engager le service médical à ne pas réserver ses tendresses aux seuls fils de Mahomet et à imposer le filtre (peu nous importe le système) à tous les cafetiers et restaurateurs de l’Exposition.
- Les ascenseurs de la Tour Eiffel
- Où en sont, nous demande-t-on, les ascenseurs de la Tour ?
- Depuis deux jours, on peut parvenir en ascenseur jusqu’à la deuxième plate-forme. L’ascenseur Gom-
- baluzier seul élève les visiteurs au premier étage, l’ascenseur Otis n’ayant encore fait que le service de la première à la deuxième plate-forme.
- Aujourd’hui, l’ascenseur Otis fonctionnera dans tout son trajet, c’est-à-dire du sol au deuxième étage.
- Enfin, très probablement, jeudi prochain, le public pourra monter en ascenseur jusqu’au sommet de la Tour. Avant-hier, en effet, MM. Eiffel, Salles et Edoux sont montés au dernier étage de la Tour pour examiner les appareils enregistreurs qui marquent la pression de l’eau. L’ascenseur Edoux, dont la montée a duré quatre minutes, y compris le transbordement au plancher intermédiaire, a admirablement fonctionné.
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- M. le président du conseil a visité, hier, l’Exposition. Il était accompagné par M. G. Berger. Nous croyons savoir que la visite de M. Tirard avait pour but de remédier aux moyens d’empêcher les abus qui se sont produits les dimanches et. jours de fête. On sait, en effet, que les pelouses et les parterres ont été endommagés par suite des déjeuners et dîners sur l’herbe.
- NOUVELLES DE L’EXPOSÎTiON
- On nous écrit pour se plaindre de ce qu’un certain nombre d’exposants de la galerie des machines n’ont pas cru devoir installer à l’Exposition des représentants capables de donner au public les explications qu’il sollicite, ce qui rend les études très difficiles.
- Les sociétés de l’éclairage électrique de l’Esplanade des Invalides continuent à ne pas' être prêtes. Hier encore, l’obscurité a régné dans ce vaste espace.
- A quand la lumière ?
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- Le Journal d’Indre-et-Loire apprend que le gagnant du lot de 100,000 francs des bons de l’Exposition est M. Régnier, instituteur à Vouvray.
- Une chute, qui aurait pu être mortelle et qui heureusement.s’est terminée par quelques contusions, a eu lieu dimanche à la tour Eiffel. Un ouvrier monteur, nommé Royer, travaillant sur un échafaudage entre la deuxième et la troisième plate-forme, a perdu l’équilibre et est tombé dans le vide. Après une chute d’une dizaine de mètres, il a heureusement réussi à attraper un montant et à s’y raccrocher.
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- Uue fausse chaisière réclamait l’autre jour plusieurs fois, le prix de la location des chaises. Le client victime de cette supercherie l’a fait arrêter. Marie Fouroux fut conduite au commissariat et renvoyée après interrogatoire. ’ * ’
- A trois heures du matin Marie Fouroux fut trouvée dans les jardins; arrêtée de nouveau, elle a été envoyée au Dépôt.
- Les dégâts commis pendant la fête de nuit, dans les pelouses du Champ de Mars, sont assez considérables : l’herbe a été foulée et le sol mis à nu en mains endroits ; plusieurs massifs ont été souillés, des arbres ont été brisés, trois statues ont été gravement, détériorées.
- . L’entrée gratuite va être accordée aux sous-officiers, et soldats de la garnison de Paris. On leur distribuera à tour de rôle et par séries des tickets spéciaux.
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- Les élèves des divers ateliers de peinture, de sculpture et architecture de l’Ecole des beaux-arts viennent de rédiger une pétition demandant pour les jeunes artistes de l’Ecole la gratuité des entrées à ^Exposition. Cette question a été mise à l’étude et recevra avant peu une solution.
- L’exposition de la manufacture de Sèvres est ouverte depuis dimanche.
- Deux pick-pockets irlandais, Henri et Henriette Yoeug, tous les deux très âgés, ont été pris en flagrant délit de vol à la tire et envoyés au Dépôt, un troisième complice des deux premiers n’a pu être arrêté.
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- LES DÉLÉGATIONS OUVRIÈRES
- Maçons et peintres viennent de prendre possession de la Bourse du travail, rue J.-J. Rousseau, afin de la mettre en état de recevoir les délégués ouvriers français et étrangers qui viendront visiter l’Exposition.
- On sait qu’à la suite d’une souscription ouverte par le lord-maire de Londres, et qui produisit en quelques jours une somme de vingt-cinq mille francs, il fut décidé que soixante-quinze ouvriers, désignés par leurs camarades d’atelier, visiteraient l’Exposition universelle. Cette délégation ouvrière a été divisée en trois groupes de vingt-cinq membres.
- Le premier groupe, parti hier soir de Londres, est arrivé ce matin à Paris ; le deuxième partira le 15 juin et le troisième le 1er juillet.
- Chacun de ses groupes fera à Paris un séjour de deux semaines.
- La commission exécutive de la Bourse du travail et le comité général des 140 chambres syndicales parisiennes ont élaboré un programme des réceptions à faire aux délégations françaises et étrangères. Ils ont nommé une commission de quarante membres, dont huit resteront en permanence pendant trente jours et seront pour ainsi dire les fourriers des délégués, leur assurant le gîte, le couvert, etc. Ces huit délégués toucheront, tous frais payés, 20 francs par jour, Les trente-deux autres membres, qui recevront les délégués aux gares, les accompagneront à l’Exposition, aux musées, aux écoles, etc., recevront 2 francs de l’heure. Mais leur présence, dans une journée, ne pourra pas dépasser quatre heures.
- La commission de réception a prévu également cinquante journées d’interprète à 20 francs. Elle a établi des devis pour des voyages projetés à Sèvres, à Fontainebleau et à Versailles, et pour les visites aux établissements hospitaliers, aux écoles primaires et supérieures, aux prisons, aux égouts, à la Bibliothèque nationale, aux Globelins, à l’Imprimerie nationale. Elle prévoit enfin une somme de 6,000 francs pour un voyage d’études au Havre, et une autre de 3,600 francs pour visiter quatre usines aux environs de Paris. Enfin, une somme de 8,400 francs sera destinée à l’organisation d’un grand banquet suivi d’une fête de nuit, avec bal et buffet gratuit, à laquelle tous les syndiqués de Paris pourront assister.
- Au total, c’est une somme de 50,000 francs que la commission de réception va demander au Conseil municipal.
- Les délégués ouvriers anglais arrivés ce matin, à huit heures et demie, à la gare Saint-Lazare, ont été reçus sur le quai d’arrivée par une délégation du Conseil municipal composée de MM. Joffrin, Gaston Carie et Boll, accompagnés d’un secrétaire du Conseil, M. Cadoux, et de plusieurs garçons de bureau. A cette délégation s’était jointe la commission exécutive^de la Bourse du travail. Quelques anarchistes des plus militants, les citoyens Viard et Malato, entre autres, se trouvaient également sur le quai d’arrivée. Les possibilistes craignaient que ce ne fût pour créer quelque incident fâcheux; mais il n’en était rien. Les anarchistes étaient venus simplement à la rencontre d’un des leurs, qui avait pris le même train que les délégués anglais.
- M. Cadoux a souhaité à ceux-ci la bienvenue en anglais, et la commission exécutive de la Bourse du travail les a invités ensuite à prendre le thé dans un établissement de la rue d’Amsterdam.
- Voici les noms des délégués et les professions qu’ils représentent : Summers (boulangers, cuisiniers et confiseurs) ; Toomey (chaudron-
- niers et constructeurs maritimes) ; M’Crae (cordonniers) ; Edmunds (relieurs) ; Nash (fontai-niers-robinettiers) ; Taylor (charpentiers et menuisiers) ; Adams et Tait (ébénistes) ; Kirk (sculpteurs sur pierre); Jakson (chaisiers) ; Robertson (carrossiers) ; Piarce (peintres-décorateurs) ; Darke (mécaniciens) : Jenkins et Watts (graveurs et timbreurs) ; Loverick (porte feuil-listes) ; Oakey (joailliers et orfèvres) ; Knowles (chapeliers) ; "Minier (imprimeurs-typographes); Acutt (serruriers); Hyde (layetiers-emballeurs); Iiarford (employés de chemin de fer) ; Argent (tisseurs de soie); Sullivan (stéréotypeurs); Hines (tanneurs et corroyeurs) ; Chitson (fondeurs de caractères typographiques).
- Ces délégués, sous la conduite de deux interprètes, MM. Green et de Lassasie, sont allés s’installer à l’hôtel Muller, rue Pasquier. A onze heures ils ont été présentés au pavillon Rapp à M. Alphand par MM. Joffrin, G. Carie et Boll.
- Le Pavillon de secours aux blessés
- Très curieux à visiter, le pavillon de la Société française de secours aux blessés militaires des armées de terre et de mer (croix rouge française), qui est situé sur l’Esplanade des Invalides.
- L’intervention de cette société consiste, en temps de guerre, à créer dans les places de guerre et les localités qui lui sont désignées par le ministre de la guerre ou les généraux commandant le territoire, suivant le cas, des hôpitaux destinés à recevoir des blessés et des malades appartenant aux armées.
- Elle doit également prêter son concours au service de l’arrière-garde en ce qui concerne les trains d’évacuation, les infirmeries de gare et les hôpitaux auxiliaires du théâtre de la guerre.
- La Société de secours aux blessés militaires a tenu à se montrer digne des hautes récompenses qui lui furent décernées lors des exposition universelles de Vienne, en 1873, et de Paris, en 1878. Elle a voulu faire plus grand encore cette année, en mettant sous nos yeux l’installation la plus complète d’un train de blessés et d’une ambulance de gare.
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- L'OPÉRA-COMIQUE
- AU GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- (<§alaîs des (Enfants)
- Le Figaro a donné, sur les représentations de TOpéra-Comique au Grand-Théâtre de l’Exposition (Palais des Enfants), des notes du plus haut intérêt. Il suffit de citer le nom de leur auteur, M. La-côme, dont l’autorité en cette matière est depuis longtemps incontestée. Nous tenons à citer quelques extraits de cet intéressant article :
- MM. Paravey et Danbé ayant décidé de faire donner par la troupe de l’Opéra-Comique des représentations extraordinaires au Champ de Mars sous ce titre d’ensemble :
- L’Opéra-Comique pendant la Révolution, il s’est présenté la difficulté de composer des programmes de spectacles lyriques répondant à l’idée de l’Exposition, tout en y introduisant des éléments assez amusants pour plaire au difficile public de nos jours.
- « Je vais, dit M. Lacôme, énumérer par ordre chronologique les pièces qui composent la série de nos programmes, en faisant sortir les caractères ou les circonstances qui me les font considérer comme topiques. »
- ***
- 1788
- Le Barbier de Séville
- Remis en français par Framery. — Musique de Païsiello.
- On sait la grande germination d’idées nouvelles formulées par le théâtre de Beaumarchais. Le Barbier de Séville avec la musique de Païsiello, et traduit ou plutôt remis en français par Framery, fut joué devant Leurs Majestés à Trianon, le 14 septembre, et à Versailles le 8 octobre 1784. Cet ouvrage était dédié à la Reine, bien qu’il n’ait été repris à Paris qu’en 1793 ; il me paraît que cette œuvre a sa place tout indiquée au premier plan de nos programmes, comme pièce à tendances. Cette partition est, du reste, considérée avec justice comme un des chefs-d’œuvre de l’école bouffe italienne.
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- 1789
- Raoul de Créqui (31 octobre 1789)
- Parales de Monvel. — Musique de Dalayrac.
- Avant de commencer la série des pièces reflétant plus ou moins le caractère cm les préoccupations révolutionnaires, j’ai pensé qu’il serait bon d’en produire une qui offrit un spécimen du genre et de la tournure d’esprit en faveur à cette époque. Parmi les œuvres nées en 1789, mon choix s’est arrêté sur Raoul de Créqui, pièce intéressante, dont la musique renferme plusieurs pages hors de pair.
- 1790
- La Soirée Orageuse (29 mai 1790)
- Paroles de Radet. — Musique de Dalayrac
- Voici une pièce qui nous donne le reflet exact de l’état des esprits dans les commencements de l’année 1790. Il ne faut pas oublier qu’après la mémorable séance,du 4 février 1790 (le Serment civique), il se produisit une détente générale et un rapprochement entre Louis XVI et la nation, qui ont fait appeler ces courts instants les derniers beaux jours de la royauté. Le couplet final de la Soirée Orageuse est la preuve historique de ce fait :
- Chacun sait qu’en France autrefois Sous un ministère sauvage On trompa le meilleur des rois ;
- Le peuple fut dans l'esclavage.
- Mais enfin ce temps est passé,
- La France est libre, elle est heureuse,
- Et ses beaux jours ont commencé Par une soirée orageuse.
- Ajoutons que, pour comble de fortune, la Sondée Orageuse est une merveille de drôlerie.
- A
- 1791
- Nicodème dans la Lune
- Par le Cousin Jacques
- Voici une pièce jouée plus de quatre cent fois de suite, ce qui nous engage à la choisir pour représenter l’année 1791, qu’elle occupa en réalité tout entière. C’est une œuvre absolument politique et satirique dans sa forme ultra fantaisiste et comique, et la critique des vices du temps n’y exclut pas un certain sentiment réactionnaire.
- 1792
- Les Visitandines (7 juillet 1792)
- Paroles de Picard. — Musique de Devienne Get opéra-comique est un petit chef-d’œuvre dont la province faisait encore ses délices il n’y a pas
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- vingt ans. Cette remarque suffit à prouver que, tout en portant la trace évidente de l’hostilité contre les ordres religieux qui se faisait jour de toute part, et qui en fait une pièce absolument à tendances, les Visitandines n’en restent pas moins un spectacle dont l’inoffensive gaieté ne saurait blesser les susceptibilités les plus grandes ; il est bon de rappeler que la première représentation de ce très amusant ouvrage était donnée au moment du manifeste de Brunswick, et à la veille de la patrie en danger.
- 1793
- La Partie carrée (27 juin 1792)
- Paroles de Hennequin. — Musique de Gaveaux
- Représentée en pleine Terreur, la Partie carrée donne lieu à toutes les réflexions et observations que nous venons de faire à propos des Visitandines. Il n’y a pas un seul rôle de femme dans cet ouvrage, joué cependant à la salle Feydeau, où brillaient des étoiles de premier ordre.
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- 1794
- Les vrais Sans-Culottes ou l’hospitalité républicaine (12 mai 1794).
- Rézicourt. — C. Lemoine
- L’année 1794, jusqu’au 9 thermidor, est la véritable année de la Terreur ; il ne faut donc pas être surpris de voir tous les théâtres célébrer à peu près exclusivement les gloires et les vertus de la jeune et. terrible République. Ce sont : Les épreitves du républicain, Ce que peut la liberté, L’intérieur d’un ménage républicain, L’apothéose de Bara et de Viala, La prise de Toulon, etc.... ou bien des oeuvres sentimentales d’une fadeur extraordinaire, comme l’enfance de J.-J. Rousseau, l’école de l’adolescence, et tant d’autres dont la lecture est insoutenable. J’ai fini par arrêter mon choix sur les Vrais Sans-Culottes, tableau de moeurs populaires, éminemment vertueux, mais qui ne manque ni de couleur, ni de mouvement, et offre un spectacle absolument caractéristique dans sa brièveté (un acte), ou bien sur Rose et Aurèle, de Picard et Devienne, pièce à sentiments élevés, où l’amour de la patrie et le désintéressement de la vie sont professés avec la générosité particulière à cette époque.
- 1795
- Madame Angot Maillot
- Nous sommes au point extrême du temps compris dans le mot Révolution. La Convention est dissoute, le Directoire est né, la réaction s’affirme. Un type fameux personnifia, aux yeux des contemporains, la couche nouvelle des parvenus, éclose à la faveur des derniers bouleversements, et ce type, c’est la légendaire Madame Angot, la poissarde enrichie, Madame Angot fut jouée plusieurs années de suite et engendra une lignée fameuse, dont les succès retentissaient naguère encore.
- Deux raisons principales nous ont fait arrêter ici notre œuvre de reconstitution. D’abord, la somme énorme de travail que huit pièces nouvelles à apprendre hâtivement vont imposer au dévouement des excellents artistes de l’Opéra-Comique ; et puis l’absence, après l’année 1795, de toute pièce réellement à tendances, c’est-à-dire portant le reflet des événements contemporains.
- Du reste, le groupe que nous venons d’énumérer
- répond absolument au but que nous nous proposions : faire revivre l’Opéra-Comique pendant la Révolution, et la Révolution à l’Opéra-Comique.
- Il convient d’ajouter que certaines de ces pièces étant trop courtes pour fournir un spectacle à elles seules, l’affiche sera complétée par des ballets, choisis parmi les plus jolis ou les plus amusants de l’ancien répertoire.
- Ces représentations auront lieu au Grand-Théâtre de VExposition, à trois heures de l’après-midi, une fois par semaine.
- Ce théâtre est construit dans l’enceinte du Palais des Enfants, au cœur de l’Exposition, à côté de la Tour Eiffel, et dans le quartier des Beaux-Arts.
- Chaque semaine on donnera une pièce nouvelle, en suivant l’ordre chronologique.
- La série des huit pièces durera deux mois.
- Chaque série sera donnée trois fois.
- Tel est l’ensemble considérable des travaux auxquels, sans préjudice du courant, va se livrer, en tout dévouement et en tout désintéressement, le personnel entier de l’Opéra-Comique, désireux de contribuer, pour sa part, à l’éclat de l’Exposition universelle. Il espère que le public voudra bien le suivre dans cette curieuse exégèse, et il compte bien lui prouver, par le choix de ces pièces, que, s’il veut l’intéresser et l’instruire, il a surtout à cœur Je lui offrir, au Champ de Mars comme à l’Opéra-Comi-que, un spectacle avant tout français et divertissant.
- Gravure, réduite de la couverture du GUIDE GÉNÉRAL, publié par le Bulletin Officiel, qui vient de paraître.
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à 10 heures : Visites à l’Exposition; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du Palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situé à l’extrémité du Palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des Républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marionnettes de Barnard pendant les entr’ actes.
- De 2 à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertissement, buffet, glacier.
- De i heure et demie à G heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face la rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à G heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exposition.
- . De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, derrière le Palais Arts libéraux, côté de l’avenue Suffren.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- # Hue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées ; promenades sur les ânes blancs d’Egypte. *
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heqres du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et dioramas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARTS, en face la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6'heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et'plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- Le soir : Représentations
- De 8 à il heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heurtes; éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan. Phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures 30 à 9 heures 50.
- Deuxième effet, de 10 heures à 10 heures 20.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
- Jeudi 6 juin : Promenade-visite à l’Exposition universelle de 1889, organisée par la Société centrale du Travail professionnel.
- Lieu de réunion : devant le Pavillon delà Presse, à 10 heures 15 matin.
- M. Hubou (Ernest), ingénieur civil des mines, inspecteur de la Compagnie du chemin de fer de l’Est.
- Sujet de la conférence : Produits chimiques.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- RENSEIGNEMENTS UTILES
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est.— Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. .— Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle.'— Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Bôurse-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. —• Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de 1 Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Troca-
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pont d’Iéna. Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Iéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies: Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h, 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies à la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Cons tantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. —
- soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. — Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. — Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 3 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- déro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.,
- Avenue d’Antin-Lssy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-lssy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Omnibus ci les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La li^ne desservie en amont et en aval s’étend de Suresnes a Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l’Exposition.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste.
- — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr. I
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. — Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 heu-ses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées par jour :
- Matin : 7 h. 30, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants :
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- La Librairie du « Bulletin des Halles », 33, rue
- JeanA-Jacques-Rousseau, vient de mettre en vente un Plan illustré de l’Exposition universelle, avec un Indicateur alphabétique, imprimé en six couleurs et représentant exactement la place des différentes expositions.
- Ce plan, richement illustré, est indispensable aux visiteurs, qui trouveront aisément à se guider en sortant du Panorama le Tout-Paris, une des principales attractions de l’Exposition.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1833
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le spectacle du Grand-Théâtre de l’Exposition, situé près du Palais des Arts Libéraux, côté Sufïren, au milieu des Républiques américaines, obtient chaque jour un vrai succès.
- La troupe Alexander, dans une pantomime inénarrable intitulée les Tribulations d’un Touriste, les acrobates Les Constanti, les chiens admirablement dressés de Léo Karl, la petite Georgina Aix, qui, âgée de huit ans, exécute des exercices d’acrobatie extraordinaires, la brillante chanteuse mauresque Kara, le Paris-Quatuor qui enlève, avec un brio admirable, le chant patriotique : Quatre-vingt-neuf,
- PALAIS DES ENFANTS
- les ballets d’enfants réglés par Mme Mariquita, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Ajoutons que la vaste salle du Grand-Théâtre, avec sa brillante exposition spéciale de produits français et exotiques, avec ses bars tenus par de charmantes serveuses, avec ses originales marionnettes, constitue un des lieux de promenade les plus pittores ques et les plus intéressants de l’Exposition.
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- 2e Série. — N° 24.
- Le Numéro : X S Centimes.
- Jeudi 6 Juin 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LA DURÉE DE L’EX POSITION
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- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Tiré il l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du publi;
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, el à Londres, chez M Seymour Waob, Blom/ield llouse, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Partie officielle : Arrêté. — Partie non officielle : Chronique. — L’Exposition de l’Art rétrospectif au Trocadéro. — Echos. — Théâtres. — Nouvelles de l’Exposition. — Les Promenades-Visites. — La première tentative d’exposition internationale au quinzième siècle. — Les Engins de transport. —Guide des attractions. — Annonces et Réclames.
- Pont de Passy Passy Mont Valérien
- Gare du Champ de Mars Bois de Boulogne
- PARTIE OFFICIELLE
- Par arrêté, en date du 1er juin 1889, du président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889, M. Georges Payelle, chef du bureau des syndicats professionnels au ministère du commerce, de l’industrie et des colonies, a été nommé membre du comité d’organisation du congrès international de l’intervention des pouvoirs publics dans le contrat dn travail.
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- PARTIE NON' OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- Toute médaille a fatalement son revers, et les beaux dimanches de l’Exposition ont des lendemains terribles pour les gazons, pour les pelouses, pour les parterres de fleurs, pour les allées, pour les escaliers et les perrons des pavillons du parc, où une centaine de mille de dîneurs, s’installant comme chez eux, ne pensent guère qu’à leurs
- aises, sans s’inquiéter nullement dès dégâts qu’ils peuvent occasionner.
- Ce qu’il y a de pire, c’est que ces dégâts sont périodiques et se produiront régulièrement chaque dimanche et chaque jour de fête. Au bois de Boulogne, on chiffre très haut les dégradations laites dans les massifs deux fois par an, le jour du Grand Prix de Paris et le jour de la grande revue du 14 Juillet. A l’Exposition, ce sera la même chose quatre et cinq fois par mois.
- Aussi, les lundis particulièrement, il faut ga-zonner à nouveau, refleurir à nouveau, jeter par-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- tout du sable ou du petit gravier, et nettoyer, à balai que veux-tu, tous les seuils des édicules où se sont installés, la veille, les dîneurs populaires. C’est, naturellement, très dispendieux, et, de plus, malgré tout le pittoresque que nous reconnaissons à ces repas en plein vent, il faut bien dire que cela manque un peu de tenue.
- Que faire, alors ?
- ***
- Est-il vrai que l’administration, émue de cet état de choses, songe à prendre des mesures radicales vis-à-vis des dîneurs du dimanche?
- Nous ne le croyons pas; il y a là, en effet, depuis plusieurs dimanches, une habitude prise qu’il sera bien difficile de déraciner. On sait, dès maintenant, que l’on peut venir au Champ de Mars avec son filet plein de victuailles, et, pour éviter des frais, énormes pour une famille modeste, dans des restaurants toujours bondés de convives, qu’on a la licence de s’installer n’importe où pour dîner én famille et à bon marché.
- On le sait, et si, brusquement, l’entrée des paquets et des provisions était interdite aux visiteurs, cela ferait du bruit.
- Il nous semble qu’on pourrait continuer à tolérer les pique-niques sur les bancs, sur les chaises, et les interdire seulement sur les escaliers, sur les rampes, sur les balustrades et surtout sur les pelouses du parc central.
- De ce chef, il y aura la moitié des dîneurs qui ne sauront plus où se caser.
- On ne peut pourtant les laisser errer comme des âmes en peine et leur refuser un gîte, un abri, un hangar même, à l’heure où les pieds refusent leur service et où l’estomac crie.
- Si l’on promulgue l’interdiction partielle dont nous parlons plus haut, il faut absolument donner des compensations aux visiteurs populaires.
- Si surtout on défend l’entrée des provisions de bouche — ce que nous ne pouvons croire encore — il faut à tout prix leur ouvrir des traiteurs populaires où, sur un bout de bois, le long d’un comptoir très simple, mais bien pourvu de charcuterie, de pain, de bière et de vin, ils seront sûrs de trouver leur pitance, soit à l’heure du déjeuner, soit à l’heure du dîner.
- Serait-ce bien difficile à installer ?
- N’y a-t-il pas, tout le long de l’avenue de Suf-fren, depuis l’amorce du palais des Arts-Libéraux jusqu’au Palais des Machines, une longue bande de terrain inutilisée ?
- Rien de plus aisé, ce nous semble, que d’édifier dans cette partie de l’Exposition, le long de la balustrade, toute une série de petits bars populaires, dont les visiteurs du dimanche trouveront bien vite le chemin et où ils pourront se rassasier plus décemment, plus à l’abri des regards des promeneurs du centre à qui ne plaît pas toujours la vue de cet immense repas pantagruélique, qui transforme l’Exposition en une cantine peu high-life.
- Nous reviendrons d’ailleurs sur cette question du high-life et du monde select, qui a droit, lui aussi, à la sollicitude de l’administration, et nous examinerons, dans une prochaine causerie, s’il n’y aurait pas lieu de lui réserver un jour de la semaine, un jour entier, sans fête, sans bruit, dans le calme et le confort nécessaires soit aux visites d’études, soit aux explorations curieuses des sections, en vue des commandes ou des achats d’objets de luxe.
- F. L.
- L’EXPOSITION DE L’AltT RÉTROSPECTIF
- AI TllOCADÉKO
- Poursuivant l’œuvre de comparaison, œuvre instructive entre toutes dans les choses d’art, M. Antonin Proust a organisé au Trocadéro une exposition d’art rétrospectif et de trésors d’églises.
- Ainsi, en une promenade au milieu de fleurs éblouissantes, en quelques pas, du Champ de Mars au Trocadéro, on peut passer des merveilles de l’époque présente à celles du passé.
- Notre époque étant plutôt, en ce qui concerne les arts industriels, une époque d’adaptation des styles anciens, il était curieux de voir, dans leur origine et dans leur essence, les formules artistiques qui alimentent notre époque éclectique.
- L’exposition a été inaugurée lundi 3 juin. Elle remplit, au Trocadéro, les galeries du côté de Passy, affectées au Musée des monuments français, dont beaucoup de moulages sont déjà en place.
- Les collections des églises et les collections particulières ont fourni les éléments de cette curieuse exhibition, qui nous repose, dans la quiétude qu’inspirent les belles choses du temps passé, du bourdonnement et des éblouissements de celles qui sont accumulées en face, de l’autre côté de la Seine.
- Les tapisseries exposées au Trocadéro sont étonnantes. On y voit plus de trois cents mètres carrés de tentures sur les murailles. Les .collections de l’église de Beaune et de la cathédrale de Sens y figurent avec éclat.
- Mais les trésors d’églises brillent surtout par leurs pièces d’orfèvrerie.
- La cathédrale de Sens a prêté tout son trésor, dont les morceaux les plus importants sont : une très belle châsse,l’anneau en or et le peigne en ivoire sculpté ayant appartenu à saint Louis, ainsi qu’un ciboire en argent doré. De la cathédrale d’Auxerre on a reçu son trésor, qui se compose de.douze pièces; Soissons a confié une très- curieuse réduction en cuivre doré de la ville. Vannes a prêté aussi plusieurs objets.
- Un très beau trésor, c’est celui du diocèse d’Arras, qui surtout comporte plusieurs monstrances, le reliquaire des augustines d’Arras, enfin le reliquaire en cuivre de saint Nicolas portant une dent au centre et tout autour cette inscription : Dans : saint Nicolaï.
- Le trésor de Troyes n’est pas moins riche. Parmi les principaux objets qui le composent on peut citer : une grande châsse, le reliquaire de Jaueourt, la belle châsse de Villemort, le calice de Troyes, du treizième siècle, des crosses en émail champlevé de Limoges, enfin de très nombreuses plaques d’émail provenant d’anciens reliquaires détruits.
- Avec ses tapisseries, le Mans a envoyé sa belle châsse. On a revu aussi le merveilleux évangéliaire de Gannat, si curieux avec ses beaux ivoires carolingiens, la châsse de Meaux, l’évangéliaire de Saulieu, dont les ivoires représentent le Christ et la Vierge. Nancy a envoyé le calice et l’évangéliaire de saint Gozlin, ainsi que des bagues et des plaques d’ivoire sculptées. De Nancy également est arrivé un curieux vaisseau fait avec une conque marine ornée de lames d’argent doré ouvragé. Châlons-sur-Marne a prêté un curieux soulier du treizième siècle, dont le cuir est doré en certaines de ses parties. La chasuble de saint Yves est venue de la commune de Louannec, la châsse et chapelet de saint Benoît ont aussi quitté Sairrt-Benoît-sur-Loire pour figurer à l’Exposition. Il en est de même de la croix processionnelle de Perpignan, dont le diocèse a envoyé de nombreux objets.
- L^e chef de saint Adrien (treizième siècle), ainsi que des calices et ciboire appartenant à la cathédrale de Tours, le chef reliquaire de saint Fortunat et le buste reliquaire de sainte
- Dumine, du diocèse de Tulle, une belle monstrance de Maubeuge, le reliquaire de Cliance-lade, enfin un lutrin du quinzième siècle, de l’église de Sainte-Catherine, de Ronfleur, ont aussi été reçus.
- Le diocèse de Lyon n’a pas non plus refusé son concours. Il a envoyé de nombreux objets, parmi lesquels figurent un très curieux griffon en bronze argenté, des crosses, des calices, un ciboire en émail champlevé de Limoges, enfin une croix processionnelle du seizième siècle. Le diocèse de Limoges sera représenté par un reliquaire eh cristal de roche du treizième siècle provenant de l’église de Milhaguet, parmi beau calice, par un second reliquaire en cristal de roche du treizième siècle, mais de forme ronde, celui-là, et par deux croix-reliquaires. Enfin Chartres a prêté un splendide triptyque en cuivre champlevé du treizième siècle, dont les figures en relief représentent la Crucifixion et les Douze apôtres> ainsi qu’une pièce de premier ordre, une nef en coquille montée en argent doré avec sa cuillère à encens. Sur le pied de cette nef est gravé le nom du donateur.
- Le fameux trésor de Conques, tant admiré à l’Exposition de 1878, est là aussi, ainsi que le riche trésor de Reims contenant un précieux reliquaire phylactère à six lobes. Ce reliquaire, qui rappelle le style roman, paraît avoir été fait pour contenir les reliques de saint Sixte et de saint Sinice, archevêques de Reims.
- La contribution des musées n’a pas été moins importante que celle des églises et des cathédrales: Amiens, Toulouse, Nevers, Chartres, Saint-Omer, Clermont-Ferrand, Poitiers, Guéret, Compïègne, le Puy, Aix, Angers, Saint-Lô, Blois, Dijon, Reims, ie Mans, — qui a envoyé sa plaque en émail de Geoffroy Plantagenet, — Châteauroux, Auxerre, d’autres encore ont fait de multiples envois.
- Je dois signaler surtout une pièce de premier ordre placée à gauche, un peu trop derrière les arbres qui ornent l’entrée. C’est un fragment (le tiers) d’un pied de flambeau en bronze qui me paraît être du XIVe siècle, avec un fond d’inspiration puisé dans l’ornementation du XII.
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- Les Entrées à l'Exposition
- Le chiffre total des entrées payantes a été, hier mardi, de
- Comparaison éloquente
- Le Journal officiel donne, pour le mois de mai, la récapitulation des entrées payantes aux Exposition de 1889 et 1878 :
- En 1889 : 2,208,045.
- En 1878 : 1,269,675.
- Soit, en faveur de 1889, une différence de 938,370, ce qui est d’autant plus remarquable qu’en 1878, l’Exposition a été ouverte le 1er mai alors qu’elle ne l’a été que le 6 cette année.
- Les banquets des commissions étrang-ères
- Les commissions étrangères pour l’Exposition universelle offriront un banquet au commissariat général de l’Exposition, le 13 juin, à l’hôtel Continental.
- Hier soir, le comité italien de l’Exposition a offert au Lion-d’Or un dîner de quatre-vingts couverts à M. Tirard, aux directeurs et au haut personnel de l’Exposition.
- ' Les sauveteurs
- A l’occasion du congrès international de sauvetage, une assemblée générale et une fête des sauveteurs auront lieu les samedis 15 et dimanchel6 juin. Le nombre des sauveteurs qui viendront sera considérable : les compagnies de chemins de fer font une réduction de 50 0/0 aux membres des sociétés qui voyagent en feuille de route.
- L’avant-veille de la fête, c’est-à-dire le 13, il y aura des expériences de sauvetage au Pavillon des secours de la ville de Paris, à l’Exposition. Des hommes, jetés à l’eau, seront sauvés avec des appareils spéciaux.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION' DE 1889
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- Les tapisseries des Gobelins
- La liste des tapis et tapisseries des Gobelins exposés sous le dôme central comprend :
- La Filleule des fées; peintre : M. Mazerolle; tapissiers : MM. Vernet, Emile Flament, Lavaux, Munier, Boiton.
- Les Lettres, les Sciences et les Arts dans l’Antiquité ; peintre : M. Erhmann; tapissiers : MM. G. T)uruy, Cochery, Thébaut.
- Le Manuscrit ; peintre : M. Erhmann ; tapissiers : MM. Michel, Gibier.
- L’Imprimé; peintre : M. Erhmann; tapissier: M. Marie.
- Verdures, l’Ara rouge; peintre : M. de Curzon; tapissier : M. Ilupé.
- Le Faisan ; pein tre : M. Lansyer; tapissier : M. Houssaye.
- Le Chevreuil; peintre : M. Rapin, tapissier : M. Boiton.
- Les Gigognes; peintre : M. Paul Colin, tapissier : M. Marie.
- La Statue; peintre : M. Paul Flandrin; tapissier: M. Marie.
- Les Digitales; peintre: M. Desgoffe; tapissier: M. Pommeret.
- Le Héron ; peintre : M. Bellel; tapissier : M. Ma-loisel.
- L’Ibis; peintre : M. Maloisel; tapissier : M. Ma-loizel.
- Décoration de l’Elysée ; peintre : M. Galland ; tapissiers : MM. Maloisel, Lavaux, Hupé, Félix, Gibier, Pommeret, Michel.
- Nymphe et Bacchus ; peintre : M. Lefèvre; tapissier : M. Munier.
- L’Innocence; peintre : M. Bourgeois; tapissier : M. Lavaux.
- Musique guerrière; peintre : M. Chardin; tapissier : M. Pommeret.
- Musique champêtre; peintre : M. Chardin ; tapissier : M. Rousseau.
- Portrait d’Henri IV; peintre : M. Galland; tapissiers : MM. Munier, Lavaux, Pommeret.
- Tapis de la Savonnerie; peintres : MM. Lamaire, Merson et Lavastre; tapissiers : MM. Jacquelin, Barat, Souveau, Tabellion, Chaussey, Deluzenne, Brulefert, Fromage, Mathieu, Fillette.
- Les Banquets
- Aujourd’hui auront lieu deux dîners officiels donnés à l’occasion de l’Exposition.
- C’est d’abord chez M. de Freycinet, ministre de la guerre, qui recevra à sa table le corps diplomatique, puis M. Méline, président de la chambre des députés, qui offre à dîner aux ministres et aux membres des bureaux des deux Chambres.
- Les deux dîners seront suivis de réceptions sur invitations personnelles.
- Jeudi, M. Jasmon, commissaire-délégué de la Tunisie, offrira un déjeuner aux directeurs de l’Exposition.
- De leur côté,le.s exposants de la Grande-Bretagne et les membres de la commission exécutive britannique offrent aux personnalités de l’Exposition un dîner suivi de bal, qui aura lieu vendredi à l’Hôtel-Continental. Les invitations sont envoyées au nom du comité des exposants anglais.
- Banquet de îa Presse étrang-ère
- Cette fête, qui aura lieu entre le 20 et le 25 juin, aura lieu au pavillon de la Presse et dans un des grands restaurants de l’Exposition. Le banquet sera suivi d’une soirée artistique donnée par les premiers sujets des théâtres de Paris.
- Au villag-e Sénégalais.
- L’installation en est complètement terminée, et pour l’ouvrir au public, on n’attend' plus que l’arrivée à Paris des trente habitants du haut Sénégal, arrêtés à Bordeaux par la naissance avant terme d’un de ces jeunes naturels. Comme ces gens de bonne fa,mille ne marchent pas les uns sans les autres, il faut attendre.
- Ils devaient être à l’Exposition le 1er juin, et dans deux ou trois jours nous aurons le plaisir de les voir.
- Il y a déjà une dizaine de naturels de Saint-Louis qui sont tout à fait installés et travaillent sans discontinuer. Entre autre un bijoutier qui fabrique des bagues, des broches, des épingles, etc., etc., d’une façon vraiment artistique.
- Un autre fait des cannes avec incrustations qui sont très bien finies.
- Un troisième est tisserand et fait des ceintures et d’autres objets confectionnés au métier.
- M. Noireau est le gouverneur de cette petite colonie.
- THÉÂTRES
- Les Tahitiens
- Une colonie tahitienne est arrivée samedi soir. Elle se compose de sept hommes et de quatre femmes, tous de familles nobles de Tahiti.
- Le « chef de district » qui les conduit est le cousin du roi; il s’appelle : Aruë a Mono.
- On leur construit un village en arrière du Palais des Colonies avec une immense quantité de matériaux apportés par eux.
- En attendant leur installation définitive à l’Esplanade, ils sont très confortablement installés dans une pension de famille de la rue Fabert.
- Les Annamites
- Mercredi soir, à 8 heures, première représentation au théâtre annamite.
- Dimanche prochain 9 juin, inauguration de la section du travail indigène auTonkin, ou pourmieux dire du village annamite, construit de toutes pièces par des indigènes cantonnés à l’Esplanade.
- Près de 1,000 mètres de bambou ont été employés à l’enjolivement des cases.
- La Situation sanitaire
- Elle n’est pas mauvaise du tout, malgré les bruits répandus. La preuve, c’est que sur 251 indigènes de toutes nos colonies campés sur les terrains de l’Esplanade, ii s’en est présenté deux à la visite médicale de ce matin ! ! ! Ils étaient tous les deux atteints de fièvre intermittente plus ou moins fortement. L’un a demandé son internement dans un hôpital et en sortira dans deux ou trois jours, l’autre a voulu rester tranquillement couché dans son cantonnement.
- Nous sommes loin des épidémies dont on nous remplit les oreilles depuis quelques jours.
- Un ordre de service de M. Henriqùe, commissaire général des colonies, daté de ce jour, enjoint de ne servir aucune boisson à tous les indigènes placés sous sa haute surveillance:
- Les visiteurs, croyant bien . faire, leur offrent de la limonade, de la bière trop fraîche ou des boissons glacées; ces malheureux ne sont pas habitués à ces rafraîchissements et prennent des coliques; c’est ce que des confrères ont pris pour le choléra, la typhoïde, etc.
- Nos Sauvages
- Hier matin, devant un superbe chien de Terre-Neuve... empaillé et enfermé dans une cage de verre, un Okanda, sur l’Esplanade des Invalides, les mains sur les genoux, semblait se décrocher la mâchoire dans un rire éblouissant :
- Houff ! houff.! faisait-il en se moquant.
- Un badaud, en langage nègre, cherche à lui expliquer que le chien est empaillé; mais l’autre continuait, levant l’index contre le .museau de la bête :
- •—Houff! houff! li pas pouvoir mordre! Houff! houff! Et il riait!
- Un musicien turco est heureusement venu expliquer à son quasi-compatriote la situation réelle du molosse défunt, — ce dont le Okanda parut navré et s’en fut tout penaud, tandis que les spectateurs lui criaient à leur tour : Houff! houff! li pas pouvoir mordre !
- CONGRÈS DE L’EXPOSITION
- Messieurs les journalistes sont prévenus qu’ils pourront assister aux Congrès de l’Expositiqn sur la présentation de leurs cartes d’entrée à l’Exposition.
- Un certain nombre de places seront réservées à la Presse tant pour les séances des Congrès que pour les Conférences.
- De plus,chaque jour de séance, une salle spéciale, située dans le voisinage de la salle des Congrès et Conférences (Palais du Trocadéro, au-dessus du musée d’ethnographie), sera mise à la disposition de la Presse. •
- Conférences de l’Exposition. — Palais du Trocadéro (salle des Congres et Conférences). Entrée libre.
- Le vendredi, 7 juin, à 4 heures, M. Duclæux, membre de l’Institut, professeur à la Sorbonne et à l’Institut national agronomique : chimie et industrie du lait.
- Le samedi, 8 juin, à 4 heures, M. le docteur J. Rochard, membre de l’Académie de médecine, ancien directeur des services de santé delà marine, ancien président de la société de médecine publique : les intoxications volontaires.
- A la Porte-Saint-Martin, Mam’zelle Pioupou, cinq actes de M. Alexandre Bisson, l’auteur — qui l’efit cru? — des Surprises du divorce, musique de M. W. Chaumet, compositeur de valeur, lauréat du concours Crescent, tient de l’ancien genre vaudeville et de la pièce militaire.
- Vauthier (de la Gaîté) joue avec sa verve aussi bruyante qu’exhubérante, un saltimbanque qui va chercher fortune en Tunisie et nous l’y suivons; nous entrons avec lui dans le harem. MJ|e Desclau zas (du Gymnase) remplit, avec toute sa fantaisie, le rôle de la femme de ce saltimbanque. MJ1e France (du Théâtre-Libre) a composé un excellent type de paysanne normande. Lamy ( des Bouffes, croyons-nous), est drôle dans un jeune pharmacien très peureux, qui devient brave et même téméraire M1Ie Félicia Mallet (de Cluny, ces jours derniers encore) joue Mlle Pioupiou... garçon inscrit comme du sexe féminin à l’état civil ; elle porte à volonté et avec aisance le maillot de l’écuyère et la tunique du fantassin.
- Pas grand intérêt Mam’zelle Pioupiou ; mais détails amusants, note patriotique, mise en scènë très soignée, musique applaudie, interprétation pleine d’entrain... pièce d’été, quoi!
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- Au Théâtre-Libre, trois genres différents :
- Dans le Conde Witold, les tourments d’amour qui mènent le Comte à la ruine, puis au suicide, et l’implacable jalousie de la comtesse sont analysés avec finesse, parfois avec vigueur. Au deuxième-acte, une scène très dramatique entre les deux époux a soulevé les applaudissements de toute la salle et provoqué deux rappels. Antoine, dans le rôle de Witold et Mlle Régine Martial, dans celui de la comtesse, ont joué avec beaucoup de naturel et de passion.
- Le Cœur révélateur, d’Edgar Poe, adapté à la scène par M. E. Laumann, perd beaucoup de sa profondeur d’observation. Damoye, de l’Odéon, joue d’une façon trop mélodramatique; il a pourtant de puissants effets.
- La Casserole, tirée par M. Oscar Métivier d’une nouvelle de cet auteur, portait comme sous-titre : Etude d’argot. Cet acte n’est guère autre chose. Les sentiments brutaux des souteneurs de filles ne prêtent guère aux descriptions psychologiques.
- La mise en scène a paru curieuse, et des spectateurs et surtout des spectatrices ont pris plaisir à voir un monde qu’ils avaient l’honneur de ne pas connaître.
- A la Renaissance, la Tour de Babel, opérette signée Pierre Elzéar et Auguste Paër pour les paroles, Paul Fauchery pour la musique.
- C’est une lugubre parodie de l’histoire sainte. Livret et musique ont sombré; n’insistons pas.
- Emile ABRAHAM.
- NOUVELLES EÆ L’EXPOSÏTÏON
- L’inauguration du pavillon du Brésil aura lieu le 12 juin, à deux heures.
- C’est décidément jeudi, au plus tard, que le public pourra faire l’ascension complète de la Tour.
- Le service médical s’est préoccupé de la qualité de l’eau employée à l’alimentation des Arabes qui, comme on le sait, ne boivent jamais de vin.
- On va mettre à leur disposition des filtres système Pasteur.
- C’était dimanche le premier jour de .l’an pour les Javanais. Grande joie dans la tribu. Ils ont terminé cette journée de fête en assistant tous, le soir, à la représentation de l’Hippodrome.
- La municipalité de Copenhague vient de voter un crédit de 10,000 francs pour l’envoi d’ouvriers danois à l’Exposition.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- Un grand nombre de touristes danois, norvégiens, Scandinaves doivent d’ailleurs venir prochainement à Paris.
- Deux grandes sociétés d’industriels de Copenhague et de Christiania, comprenant chacune environ cinq cents personns, se mettront en route le mois prochain.
- 'Aux visiteurs de marque que nous ayons déjà annoncés, il faut joindre le prince et la princesse de Galles et leurs enfants, qui doivent arriver samedi, séjourner à Paris une quinzaine et visiter en détail l’Exposition.
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- La Société de géographie de Berlin a décidé, dans sa dernière séance, de ne pas se faire représenter au congrès géographique international qui aura lieu à Paris dans le courant du mois d’août.
- Nous aurions cru qu’à force d’étudier l’univers, les géographes, mêmes allemands, avaient l’esprit plus large.
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- Parmi les dégâts qu’a occasionnés l’orage de dimanche, il faut signaler le bris d’une grande partie des fragments de la belle verrière le Char d’Apollon, dans la Galerie des Machines.
- Un commencement d’incendie s’est déclaré lundi soir, vers huit heures, dans une cabine électrique dépendant de la classe 75 des produits alimentaires.
- Les pompiers du poste de l’Exploitation se sont rendus maîtres du feu après quelques minutes de travail. Les dégâts sont insignifiants.
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- Fin face le vestibule central du palais des Beaux-Arts, côté de l’avenue de La Bourdonnais, on nous signale un cloaque pestilentiel où les garçons de cuisine vident leurs eaux de vaisselle.
- Il importe de le faire disparaître au plus tôt.
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- Les Promenades-Visites
- Dimanche a eu lieu l’inauguration des promenades-visites organisées par la Société centrale du travail professionnel à l’Exposition universelle. Cette première promenade, conduite par M. Saillard, sous-chef à la direction générale des travaux de l’Exposition, avait pour programme « l’Economie générale de l’Exposition universelle de 1889 ». M. Villard, président de la Société, après avoir groupé autour de lui le public très nombreux, a donné la parole à M. Saillard pour expliquer le sujet de cette promenade scientifique. Le public a suivi le conférencier jusqu’au premier étage du dôme central, où M. Saillard a traité de la façon la plus intéressante ce vaste sujet, en le complétant par un parallèle très étudié sur les expositions de 1867, 1878 et 1889.
- Ap rès avoir fait assister son auditoire à la construction des palais de l’Exposition, M. Saillard a prévu leur démolition ou leur conservation. Il n’a pas eu d’ailleurs de peine, chiffres en mains, à nous convaincre tous de l’opportunité de la.conservation des palais du Champ de Mars, qui seraient entourés d’un square magnifique et formeraient un véritable temple de la science et du progrès. Le succès remporté par cette première conférence1 promenade promet aux autres visites conduites par les membres de cette société une affluence nombreuse d’un public tofijours désireux de s’instruire et d’étudier avec tout le profit possible les œuvres merveilleuses de tout genre réunies à l’Exposition universelle.
- La prochaine promenade-visite aura lieu jeudi 6 juin à dix heures du matin; rendez-vous devant le pavillon de la Presse. Elle traitera des industries chimiques et sera dirigée par M. Hubon, ingénieur civil des mines.
- (Le Rappel.)
- La première tentative d’Exposition internationale
- AU QUINZIÈME SIÈCLE
- Cette tentative remonte au quinzième siècle. C’est une idée française.
- L’honneur en revient à Louis XI.
- M. René de Maulde a présenté sur ce sujet à l’Institut un mémoire inédit très intéressant pour notre histoire nationale.
- Dans ses préoccupations et dans ses actes, Louis XI a toujours fait une large place aux questions économiques. Autant par esprit économique que par politique, il rêva l’unité des poids et mesures, peut-être même de la législation. Il brisa les compagnies permanentes pour se créer une armée de mercenaires étrangers. Lui, qui aimait les habits de bure et les vieux chapeaux, on le vit, à la fin de sa vie, arborer tout à coup des étoffes de soie et d’or. En cela se montrait la coquetterie du vieux monarque, jaloux de son prestige et attentif à voiler sa défaillance, mais aussi le prince soucieux d’encourager l’industrie, le luxe et les arts.
- Il prit de nombreuses mesures tendant à dévelop* per l’industrie française et à la mettre en état de lutter contre la concurrence flamande et italienne. Il appela d’Italie d’habiles ouvriers pour apprendre aux ouvriers français l’art de tisser les riches étoffes; il entreprit, à Arras, de ressusciter de toutes pièces, d’un seul coup, un centre industriel; il fit de magnifiques plantations de mûriers en Touraine et ailleurs pour l’élevage du ver à soie.
- L’Angleterre entretenait avec la Flandre, les Pays-Bas, l’Italie, des relations actives et anciennes. Les industries textiles des bord du Rhin trouvaient chez elle un bébouché ; elle recevait d’Italie, de Lombardie, notamment, des matières premières, surtout des laines brutes. Louis XI crut rencontrer, en 1470, une occasion propice pour ouvrir le marché anglais à l’industrie française, et, dans ce but, il conçut un plan des plus singuliers, que nul historien n’a indiqué. Des lettres patentes du 26 juillet 1471 l’exposent avec méthode et clarté. Résumons-les après M. Maulde.
- Ces lettres, très dignes d’attention, renferment la première manifestation d’une idée appelée à une immense extension et à des applications aussi étonnantes que fructueuses en ce qui touche le bien-être des peuples, l’idée d’une exposition internationale pour les produits industriels.
- En 1470, Louis XI profitait de la restauration de Fie .ri VI d’Angleterre par Warwickpour négocier entre les deux couronnes un traité de « treves, seur estât, abstinence de guerre et entrecours de marchandise », d’une durée de dix ans. Ce traité devait comporter Rétablissement entre les deux pays d’un régime de libre échange absolu : aucune taxe, pas même celle de « quaiage », ne pouvait frapper les commerçants étrangers ni leurs produits. Le roi entreprit de faire connaître à Londres les produits français sous le couvert de l’ambassade chargée de la négociation. Il s’entendit avec les chefs de deux grandes maisons de commerce de Tours, Jean de Beaune et Jean Briçonnet, « lors riches etpuissans, qui, sur ses instances et ses ordres, voulurent bien condescendre » (mot assez rare dans la chancellerie de Louis XI) à former une collection de produits français, épiceries, draps d’or et de soie, toiles et autres, d’une valeur de 25,000 écus, qui devait entrer en Angleterre sous la garantie de l’immunité accordée à la suite et atfx bagages de l’ambassade. Il fut expressément défendu, sous peine de rébellion ou de lèse-majesté, de rien vendre, de rien distribuer, à moins d’un ordre spécial du comte de War-wick. En revanche, le roi prenait à sa charge tous les risques et s’en portait garant à l’égard des deux négociants. Ceux-ci devaient simplement « eux es-vertuer à ce. que les habitants dudit royaume d’Angleterre cogneussent par effect que les marchans de France esfoient puissans pour les fournir comme les autres nations ».
- L’envoi eut lieu dans ces conditions et arriva heureusement en Angleterre.
- Pourtant, si bien conçu qu’il fût, le projet échoua par des circonstances d’ordre majeur. Warwick lui porta le premier coup en exigeant de Briçonnet 17,000 écus de marchandises et d’argent pour faire face à la dépense des secours militaires promis à Louis XL En même temps, on annonça le retour offensif du roi Edouard : Briçonnet se hâta de faire embarquer le reste de ses marchandises. Surpris par la rapidité des événements, les ambassadeurs eux-mêmes n’eurent que le temps de prendre le large
- pendant la nuit. Des Ostrelins surprirent le convoi et le capturèrent ; dans cette attaque, le fils aîné de Jean de Beaune fut tué. Les ambassadeurs eurent recours au roi et ils obtinrent une indemnité de 30,000 livres. Le grand conseil « pour épargner la foule et charge du peuple marchans et subgietz ». alloua une surtaxe sur la vente du sel dans les greniers de Langue d’oc et de Langue d’oïl, laquelle, en trois ans, devait donner 27,000 livres. On imposa sous une autre forme, pour les 3.000 livres restant à couvrir, les pays où « les greniers n’avoient pas de cours ». Les familles Briçonnet et de Beaune trouvèrent aussi de larges compensations dans les effets de la faveur toujours croissante du roi.
- (Le Temps)
- Voilà, une question palpitante, au moment où tant de gens se plaignent, et surtout ceux qui vont à l’Exposition, de l’insuffisance des trains, omnibus, bateaux, fiacres, tapissières. On s’étonne qu’il n’y ait pas encore de ballons dirigeables, et nous nous étonnons qu’on n’ait pas encore établi de service de ce genre.
- En attendant, ceux qui en sont réduits à « prendre le train 11 » — façon de dire qu’on se déambule à pattes — ont la consolation, si ç’en est une, d’étudier les moyens de transport usités jadis. Nous avons déjà dit ici quelques mots des voitures et des vélocipèdes ; avant-hier nous avons suivi, en profane curieux, une docte commission composée d’un état-major d’ingénieurs qui faisait une promenade-visite a travers les engins de transport du passé et du présent. Le comité consultatif des chemins de fer était presque au complet, sous la conduite de son président M. Picard.
- Après avoir visité l’exposition rétrospective des transports de l’antiquité, aménagée sous la direction de M. Bixio, qui en fait les honneurs avec des explications fort intéressantes, les ingénieurs se sont rendus à la galerie des machines pour y visiter les spécimens les plus nouveaux de locomotives et de wagons qui ont été présentés par les directeurs et les ingénieurs des diverses compagnies.
- Les grands wagons nouveaux de la compagnie de Paris-Lyon-Méditerranée et de la compagnie d’Orléans, à huit roues et à boggie, avec couloirs de communication, rappelant les .wagons-lits de la compagnie Internationale, ont paru réunir beaucoup de suffrages comme pas significatif fait vers une réforme générale de tout le matériel ; les machines et les wagons de chemins de fer à voie étroite français ont aussi été examinés avec grand intérêt.
- Les machines wagons du mont Pilate, le concurrent du Righi,- représentent aussi un des spécimens les plus originaux du transport moderne à vapeur dans la montagne.
- Pour de simples visiteurs, les grandes machines de Paris-Lyon-Méditerranée et de l’Orléans offrent à l’œil un spécimen très intéressant de moteurs à grande vitesse.
- Tout cela est évidemment fort joli, mais qu’on nous permette une humble requête : que MM. les ingénieurs daignent se préoccuper un peu du confortable à apporter dans l’aménagement des wagons de troisième classe.
- Ceux qui ont fait le voyage de Brest ou de Marseille à Paris assis sur des banquettes rembourrés de noyaux de pêche ont peine à se figurer qu’il y a déjà cent ans qu’on a aboli la torture. Encore, l’autre, on vous l’infligeait « à l’œil »...
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- PALAIS DIT TROGADÉRO
- SALLE DES FÊTES
- AUDITIONS MUSICALES
- •Jeudi Ci «Juin 1889, à 2 heures un quart très précises
- Ouverture des Portes à 1 heure un quart
- G- R. ANDE AUDITION OFFICIELLE
- DE L’ORCHESTRE DE
- L’ASSOCIATION ARTISTIQUE
- (CONCERTS DU CHATELET)
- Soli, Chœurs et Orchestre; 220 EXÉCUTANTS sous là direction de
- M. ÉDOUARD COLONNE
- PREMIÈRE PARTIE
- 1. Ouverture de Béatrice......... E. Bernard
- 2. Les Béatitudes (no 8)......... G. Franck
- Mater Dolorosa : Mmc Durand-Urbacii. — La Voix du Christ : M. Arguez. — Satan : M. Quirot.
- 3. La Korrigane (Ballet)......... G.-M. Widor
- I. Adagio. *- II. Scherzettino. — III. Valse lente.
- 4. Aben-Hamet (Grand duo du
- troisième acte)............. T. Dueois
- Bianca : MUe X. — Aben-Amet : M. Bouhy.
- 5. Rapsodie norvégienne.......... E, Lalo
- I. Andantino. — II. Presto.
- 0. Ljudus pro Patria (Fragment :
- La Nuit et l’Amour)........... A. Holmes
- » Prélude instrumental. — Chœur.
- 7. L’Artésienne (Musique pour le
- drame d’A. Daudet)............ G. Bizet
- I. Prélude. — II. Minnetlo. — Entr’acte du 3« acte.
- Eutr’acte de 10 minutes.
- SECONDE PARTIE
- 8. Fragment du Requiem (n° 2). H. Berlioz
- Uies irœ. — Tuba mirum
- 9. Air de danse varié........ G. Salvayre
- Exécuté par tous les instruments à cordes.
- 10. La Tempête (Fragments de la
- deuxième partie).
- A. Duvernoy
- Miranda : M'»« Frangk-Duvernoy. — Ferdinand : M. Vergnrt. Prospero : M. Arguez.
- 11. Première suite d’orchestre... G. Pierné
- I. Entrée en forme de menuet. — II. Intermezzo.
- 12. Symphonie légendaire (Fragments symphoniques)................ B. Godard
- Dans la cathédrale.
- 13. Judith, drame lyrique (Fragments de la première partie). G. Lefebvre
- I. Air de Judith. — II. Chœur. — Judith : M»10 Durand-Urbacii.
- 14. Danse persane................. E. Guiraud.
- CHEMINS DE FER DE L'OUEST
- En même temps qu’elle offre au public une gare neuve et largement aménagée, la compagnie de l’Ouest va apporter, à dater du 1er juin, dans la marche des trains des lignes de Normandie, des améliorations intéressantes qui seront certainement accueillies avec faveur par le public.
- La durée du trajet de la plupart des trains rapides et express de Paris au Havre, Dieppe et Fé-camp et vice-versa, sera abrégée de 15 à 20 minutes environ, abréviation importante si l’on considère qu’il s’agit de parcours d’une étendue relativement restreinte.
- En outre, les heures de départ de plusieurs des principaux trains seront avantageusement modifiées comme il suit :
- Les trains express qui partaient de Paris pour le Havre à 0 h. 30 et pour Dieppe à 6 h. 45 ne partiront plus : le premier qu’à 6 h. 45 et le second à 6 h. 55, tout en arrivant à la même heure à leur destination. Les voyageurs auront ainsi un peu plus de temps pour terminer leurs affaires à Paris, ayant d’ailleurs à leur disposition un wagon-restaurant placé dans le train du Havre.
- Le train express n? 55, de Paris à Caen, Trouville, Beuzeval, Cabourg, partira de Paris-Saint-Lazare à 6 h. 30 soir, au lieu de 6 h. 55, et arrivera 30 minutes plus tôt. Cette avance d’une demi-heure permettra d’arriver à destination à une heure moins avancée de la nuit.
- Au service d’été, c’est-à-dire à partir du 1er juillet, les trains express partant actuellement de Dieppe pour Paris à 7 h. 15 soir et de Saint-Valéry pour Paris à 6 h. 14 soir ne partiront plus : le premier qu’à 7 h. 51 et le second qu’à 7 h. 10, soit 36 et 56 minutes plus tard, ce qui donnera plus de temps pour dîner avant de partir, la durée du trajet étant d’ailleurs abrégée de 15 à 18 minutes.
- Les trains omnibus n’ont pas été oubliés et les voyageurs de 3e classe profiteront également d’une certaine accélération de vitesse à partir du 1er juin.
- Nous citerons, notamment, les trains nos 26 du Havre à Paris et 10 du Havre et de Dieppe à Paris. Le premier, qui séjournait, en été, pendant 47 minutes à Mantes pour laisser passer deux express, continuera directement sur Paris où il arrivera à à 3 h. 55 au lieu de 4 b. 52. Le second partira du Havre à 6 h. 15 matin, au lieu de 5 h. 35, et de Dieppe à 6 h. 43, au lieu de 6 h. 34, pour arriver à Paris à 1 h. 30 soir, au lieu de 1 h. 50, soit une abréviation d’une heure dans le parcours pour les voyageurs du Havre à Paris et de 29 minutes pour ceux de Dieppe à Paris.
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à 10 heures : Visites à l’Ex-pcsition; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du Palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Goutan.
- De 2 à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situé à l’extrémité du Palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des Républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marionnettes de Barnard pendant les entr’actes.
- De 2 à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face la rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets. .
- RW
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exposition.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, derrière le Palais Arts libéraux, côté de l’avenue Suffren.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique ; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées ; promenades sur les ânes blancs d’Egypte.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et dioramas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Tillage des colonies françaises.
- Tillage javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- Le soir : Représentations
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de VExposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan. Phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures 30 à 9 heures 50.
- Deuxième effet, de 10 heures à 10 heures 20.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- RENSEIGNEMENTS UTILES
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Mar tin-Grenelle. — Points d’arrivée : Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la place de l’Etoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au squai’e Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de 1 Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Réputés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Troga.déro : par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés. -
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-Issy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- E t enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place dé Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La li^ne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes a Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l’Exposition.
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Iéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur de l’avenue de Sulfren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies: Javel, les M*oulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies à la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands" de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets. "
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections:
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. — Porte de l’Ostréiculture (6 heures malin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures malin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 lieuses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures
- soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (b heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin a 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. — Un chemin de fer intérieur à,voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. — Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 3 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé, à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- 1 outes^ réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées a MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Chamn de Mars. ^
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à TEsplanp.de des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le delai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées par jour :
- Matin : 7 h. 30, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition. r
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de^ la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants :
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay), et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté Ecole militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourclonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville èt, derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
- La Librairie du « Bulletin des Halles », 33, rue
- Jean-J acquis-Rousseau, vient.de mettre en vente un Plan illustré de l’Exposition universelle, avec un Indicateur alphabétique, imprimé en six couleurs et représentant exactement la place des différentes expositions.
- Ce plan, richement illustré, est indispensable aux visiteurs, qui trouveront aisément à se guider en sortant du Panorama le Tout-Paris, une des principales attractions de l’Exposition.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1833
- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
- ABAT-JOUR
- Degafiet et O Succr*, (ancienne maison Grimal), 28; rue Albouy, Paris. — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
- AMEUBLEMENT
- A. Vaillant, 10, rue Meslay, Paris. — Fabrique de meubles de luxe. Peinture ,et décors sur porcelaine. Spécialité de cache-pots, jardinières, tables à ouvrages et à jeux, bureaux de dames et liseuses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
- Hilgert, 20, passage Tocanier, Paris — Fabricant de chiffonniers et tables de nuit chiffonniers en tous genres.
- Ch. Galvani, faubourg Saint-Antoine, 137, et rue d’Avron, 28. — Grande fabrique de lits et chambres à coucher en tous styles. Envoi franco du catalogue.
- G. Ilemnann, 9, rue St-Ambroise et 7, cité d’Angoulême, Paris.—Ameublements complets de tous genres. Ebénis-terie et tapisserie. Meubles anciens, sièges et tables de tous styles pour salles à manger. Chambres à coucher, salons, bibliothèques et bureaux.
- Quarré, 143, r. d’Abouldr, (us. r. de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de style pour meubles, de décoration pour cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voiture, marque : Au Lion.
- ARMES & ARMURES
- iî. Gutperle, 12, boulevard Magenta, Paris. — Armes, armures, panoplies et trophées. Cuirasses secrètes ^ garantissant de l’arme blan-
- che et de la balle de revolver. Bijoux, armes et armures pour théâtres.
- ARTICLES POUR FUMEURS
- Quentin et Cie, 22, r. de Bondy, Paris. _ pipes Gambier. Papiers Riz La * et Goudron La
- BALANCES & BASCULES
- L. Pau;>âc2* * constructr méeanmien, rue Saint-Muir. Si, Balances, Bascules, Petits chemins de fer, Matériel roulant,
- (voir classe 49, Hangar 1, n° 1). Voir Esplanade des Invalides, classes 49 et 74. Agriculture.
- BATTEURS D’OR
- X. Jacquesson, 7, rue Chariot, Paris. — Fabrique d’or, d’argent et de platine en feuilles, en poudre et en coquille. — Exposant, classe 41, groupe V. — Téléphone.
- BÉBÉS, JOUETS, JEUX
- J. Steiner, fabricant du bébé mécanique vivant,- du bébé incassable, parlant et ordinaire (dit le 'petit parisien), 22 brevets. —1 Demander marque Steiner.
- BIJOUTERIE, JOAILLERIE
- Plichon et Cie, 10, rue du Parc-Royal, Paris. — Fabricants dédoublé or, or sur argent.
- Ancienne maison Lefebvre et fils, fondée en 1843. Lefebvre fils aîné successeur. 106, rue de Rivoli. Ateliers, 3 rue des Halles, — Corbeilles de mariage bijoux riches, pierres fines de premier choix. Fab. spéciale de bijoux, orfèvrerie et objets d’art de Style or et argent, ciselure, émaux, modèles spéciaux déposés. Médaille argent, Paris, 1884. Exposant classe 37. L. Plr.iuchamp, maison fondée en 1798, boul. de Strasbourg, 35, Pans. — Couleurs et vernis pour Moments, voitures et industrie, décors et tableaux.
- OUVRAGES DE DAMES
- Mme Cuchet, 3, rue d’Aboukir, Paris. — Tapisseries de tous styles, broderies, armoiries, travaux montés, spécial, drap perforé à la machine et à la main, perforation à façon.
- Lambert -Vormus, 3 boul. St- Denis. — Bijouterie-joaillerie. Fabrique de Pendules.
- ENSEIGNES
- Lambert Lévy fabricant, 31 et 33, boulevard St-Martin. Maison fondée en 1829.— Joaillerie, bijouterie, horlogerie, bronzes. — Vente en détail au prix du gros. Lebiouf, 40, boulv. Bonne-Nouvelle, Tableaux-médai 11ers sur fonds de velours, pour les exposants, reproduction de toutes les récompenses.
- BILLARDS (et Accessoires de) ÉVENTAILS
- Hlollle, Marillier et Cie fabricants de queues de Billards. Procédé mobile à vis, breveté s. g. d.g. — 45, boulevard St-Martin, Paris. S. Buissot, 46, rue des Petites-Ecuries, Paris. — Fabrique d’éventails pour la France et l’exportation, corbeilles de mariages, éventails anciens, réparations de tous éventails.
- BOUTONS FONDEUR-LAMINEUR
- G. Bagriot, [nc] 168-170, rue St-Denis, à Paris. — Exposant classe 35. Routons Livrée, Administrations, Uniformes pour, tous pays.
- E. Louyot, ingénieur, 16, rue Folie-Méricourt. .— Fonte et laminage de tous métaux : nickel, maillechort, cuivres rouge, demi-rouge, laiton. — Téléphone.
- BRETELLES.
- LITS ARTICULÉS
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- GANTERIE
- Marcault, 8, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — (Classe 35), Chevreau et Suède, marque L. S Gants Tan-Russe, b. s. g. d. g.
- BREVETS D’INVENTION
- E. Wattier, ingénieur-architecte, 5, rue Mazagran (porte Saint-Denis) et 33, av. de la Bourdonnais (Exposition). — Représentation aux expositions, brevets d’invention, dépôts, marques, dessins, modèles, France et étranger. GRAINES & PLANTES
- Maison Loise-Chauvière, fondée en 1845, Dupanloup et Cie, successeurs, 14, quai de la Mégisserie, Paris.. (Exposants).
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- Edouard Bernet, 17, rue de Ciéry, Paris; succursale, 52, faub. Stanislas, Nancy. — Houblons de toutes provenances. — Méd. etdipl. d’honneur. Exposant cl. 44, gr. V.
- BRONZE IMITATION
- ' Coupler fils et Brouart, rue Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets d’art. Editions d’Œuvres du Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis XVI. — Exposant classe 25, groupe n° 3.
- MEULES EN GRÈS
- . Boycourt. — Meules pour toutes industries, 90, rue Folie-Méricourt.
- MARQUES D’EMBALLAGE
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- Tliicry-Figaret successeur de L. Fi-garet, 2, rue Breguet et 24, rue St-Sabin, Paris. — Manufacture de bronzes pour églises. Marque L. F. Paris. — Exposant, classe ...
- MANCHES DE PARAPLUIES
- CORSETS Ancienne maison G. Lamoisse et Tardy, V. Marguin et Cie, successeurs, anc. 80, rue de Bondy, actuellement 95 et 97, boulevard de Port-Royal. — Téléphone.
- A. BRioï.Trouillet et Lambert Srs, 13, rue Etienne-Marcel et 138, rue Saint-Denis, Paris. — Manufacture de Corsets, Commission, Exportation. Marque déposée: A la P émois elle.
- MOSAÏQUE
- COURROIES J. D. Facchina, ^ * 47, rue Car-dmet, Paris, exposant cl.' 20, gr. III, mosaïques en émaux pour décoration murale et dallages en marbre. Maison fondée en 1852. Voir tableaux exposés : Débarquement et Banquet de Cléopâtre.
- J. Levy jeune, 47, avenue Parmentier, Paris. — Courroie Gandy coton.
- COULEURS FINES
- ORGUES
- Chevillet, A. Grenier successeur, 31, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de couleurs fines pour artistes. Exposant classe 10, groupe II.
- Alexandre père et fils, rue de Richelieu, 106, Paris. — Orgues. — Exposant, groupe II, classe 13.
- OBJECTIFS ET INSTRUMENTS
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- OR EN FEUILLES ET EN POUDRE
- Dumilàtre et Faubert, Faubourg-du-Temple, 22, Paris. — Fabrique d’or et de Platine en feuilles, en poudre et en coquilles. — Exposant, groupe V, classe 41.
- OUATAGES
- Marinpoy, 10, rue Paul - I.elong, Paris. — Tissus cmités, mousselinés, brevetés, pour doublures de vêtements et jupons. — Usine à force motrice, 26 et 28, rue de la Pointe-d’Ivry.
- PARFUMERIE
- E. Brouchaiu, parfumeur;fabrique, 3, rue de l’Avenir, Asnières. — Reine des neiges, Poudre de riz à base de glycérine, Eden Powder, fleur de riz superflue, invisible et adhérente.
- PASSEMENTERIE D’AMEUBLEMENT
- Camille Weber (veuve et fils), 15, rue Poissonnière, Paris. — Spécialité pour ameublement. Articles de style et de fantaisie. — Médaille d’or, Paris 1878.
- PRODUITS HYGIENIQUES
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- PLUMEAUX
- J.-E. Durup, (successeur de P. Leullier et (>), 15, rue Vieille-du-Temple, Paris.—Fabrique de plumeaux en tous genres, autruche, dinde, coq, fantaisie. Marque de fabrique déposée, Récompense à l’Exposition universelle de 1878. Exposant classe 29.
- SIEGES
- J. Tixier. Grande fabrique de sièges d’art et de style, garnis cuir de Cordoue, reliefs, graves, décorés et autres ; écussons, chiffres, monogrammes, etc.(matériel et outillage spéciaux pour cette fabrication. — Exposant.
- SOIES ECRUES & TEINTES
- E. Hamelin et Cie, 144, rue Saint-Denis, Paris. — « Au Mûrier » « Au Pal nier ->. Diplà ni l’niaieur. Filatures et Moulinages à Bagnols (Gard) et aux Andelys (Eure).
- TAPIS ET TAPISSERIE
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le spectacle du Grand-Théâtre de l’Exposition, situé près du Palais des Arts Libéraux, côté Suffren, au milieu des Républiques américaines, obtient chaque jouF un vrai succès.
- La troupe Alexander, dans une pantomime inénarrable intitulée les Tribulations d’un Touriste, les acrobates Les Constanti, les chiens admirablement dressés de Léo Karl, la petite Georgina Aix, qui, âgée de huit ans, exécute des exercices d’acrobatie extraordinaires, la brillante chanteuse mauresque Kara, le Paris-Quatuor qui enlève, avec un brio admirable, le chant patriotique : Quatre-vingt-neuf.
- les ballets d’enfants réglés par Mme Mariquita, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Ajoutons que la vaste salle du Grand-Théâtre, avec sa brillante exposition spéciale de produits français etr exotiques, avec ses bars tenus par de charmantes serveuses, avec ses originales marionnettes, constitue un des lieux de promenade les plus pittores ques et les plus intéressants de l’Exposition .
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- 2e Série. — N° 25
- Le Numéro : 15 Centimes,
- Vendredi 7 Juin 1889
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS POUR IA DURÉE DE L’EXPOSITION F*ris et Départements $0 fr. Étranger, le port en sus. QUOTIDIEN ILLUSTRE Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yen do publie (CLASSE 58) Annonces la ligne 3 fr. Réclames — r> » Faits divers -- tu »
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres chez M Seymoür Wade, Blomfield lionne, London- H'a/I.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel /'près de la Direction Générale de /’Exploitation).
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- SOMMAIRE
- Partie non officielle : Chronique. — La répétition générale au théâtre annamite. — Echos. — Société centrale du travail professionnel. — Au deuxième étage de la Tour Eiffel. — Les Ascenseurs. — Le Port de Toulon. — Nouvelles de l’Exposition. — Guide des attractions. —Annonces et réclames.
- PARTIE NON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- L’Exposition est, avant tout, mie grande oeuvre démocratique, une fête du travail; et c'est pourquoi il faut ouvrir ses portes toutes grandes au Ilot populaire et ne pas trop se plaindre si. en passant, il fait quelques dégradations dans le parc ou ailleurs : le peuple est ici chez lui; qu’on lui laisse le plus possible les coudées franches et que les dimanches et- les fêtes lui soient absolument réservés.
- Mais toutes les expositions ont un jour privilégié pour les visiteurs choisis : l’Exposition universelle doit en avoir un aussi, une journée tout entière, car l’augmentation d’un ticket, le matin et le soir, ne su fût réellement pas — surtout au prix où sont les tickets — pour constituer ce qu’on appelle un jour select.
- Qu'on le mette à dix tickets, à vingt tickets même, et en somme cela ne représentera guère plus de dix ou vingt francs. Ne donne-t-on pas cela sans sourciller, les grands jours du vernissage, du concours hippique, du grand prix de Paris !
- A
- On peut faire deux catégories parmi les visi leurs qui sortent du commun : les travailleurs et les gens du monde.
- Les travailleurs, artistes, commerçants, industriels, ingénieurs, sont ceux qui, au Champ de Mars, ne cherchent pas les lieux de plaisir, qui sont peu sensibles aux concerts exotiques, aux mets ou aux boissons des différentes • nations, voire même aux fontaines lumineuses. Ils étudient, ils comparent les produits ou les inventions du présent et du passé; avec leurs notes, ils composeront des livres, ils feront même sortir une nouvelle découverte d’une idée dont le germe leur sera apparu quelque part. Ceux-là ont besoin de calme, de longues heures de méditation passées dans telle ou telle galerie ; ils ont droit, et un droit absolu, à une journée entière sans foule, sans cohue, sans bruit, sans fête.
- .
- Les mondains, les élégants, et surtout les mondaines et les élégantes, son t une catégorie à part qui, elle aussi, exige des prévenances : ils payeront ce que l’on voudra, pourvu qu’ils ne soient pas mêlés au vulgaire ; en passant devant telle ou telle vitrine, devant telle robe, devant tel bijou, ils feront des achats,- et voilà qui est assez important pour qu’on leur ménage un jour privilégié ; car ce ne sont guère les visiteurs du dimanche qui achèteront ou qui commanderont des toilettes ou des meubles d’après ce qu’ils auront vu en courant.
- Si ce jour est prochainement adopté, — que ce soit le jeudi ou le vendredi, peu importe — il deviendra vite chic d’aller à l’Exposition ce jour-là; le monde qui ne fait rien, le monde qui s amuse s’v donnera rendez-vous.
- On déjeunera ou on dînera dans tel cabaret à la mode ; on mon tera à la Tour Eiffel en grande toilette, bref on dépensera de l’argent à l’Exposition, et personne ne s’en plaindra.
- De plus, les étrangers de marque, qui n’aiment pas les bousculades, viendront, ce jour-là,
- voir de près le monde parisien, et l’ensemble de toutes ces sociétés de choix formera une sorte d’exposition dans l’Exposition, — et ce ne sera pas la moins curieuse !
- Encore un mot sur les dégâts du dimanche.
- On sait comme la foule parisienne est docile et disciplinée,, et comme elle respecte les défenses qui lui sont faites. Elle ne foulerait certainement pas sous ses pieds les pelouses ni les Heurs, si des écriteaux multiples lui indiquaient formellement qu’il est défendu de passer à travers les gazons.
- La plupart du temps c’est pour abréger le chemin (pie la foule passe sur une pelouse; les piétinements observés ces derniers jours en sont une preuve suffisante; dès que le sillon est tracé,, c’est fini: il passera vingt-mille personnes là oïi il en est passé d’abord vingt.
- Mais il y a des endroits où la foule s’engorge, où. par conséquent, elle déborde sur les parterres et saccage tout, là il faut des barrières, comme il y en a eu longtemps autour des pilliers de la Tour. 11 faudra des circonstances bien rares pour que ces barrières ne soient pas respectées.
- Donc, avec des écriteaux et des barrières, on est presque sûr de remédier, au moins en partie, aux dégradations du dimanche.
- Disons, pour finir, qu’on ne saurait trop féliciter l’administration de la promptitude avec laquelle tout est réparé le lundi.
- F. L.
- La Répétition générale ai Tiiéâîre Annamite
- Le théâtre annamite a fait hier soir sa répétition générale. Ce soir, il donnera sa première représentation.
- La troupe récemment arrivée à Paris se compose d’une quarantaine de personnes, acteurs, décorateurs et machinistes.
- Le n’est pas que la machinerie annamite soit bien compliquée ; mais il y a toujours quelque chose à poser et quelques dispositions à prendre qui permettent de décorer ces braves gens du titre de machinistes.
- Suivant la mode chinoise, la scène est disposée à 1 mètre au-dessus du sol, et elle est pourvue d’un emplacement pour les musiciens qui entourent les acteurs. Il n’y a point de décors.
- Sur la muraille, derrière la scène, formant le fond, des peintures de chinoiseries.
- Si le théâtre annamite ne comporte pas de décors, il n’admet pas non plus la présence sur la scène de la plus belle moitié du genre annamite. Les rôles de femmes sont remplis par des garçonnets imberbe, qu’à la ville même, avec leur air juvénile, leur longue robe et leur chignon relevé, on prendrait pour des fillettes.
- Le public, les dames surtout, leur font une vraie scie, en leur demandant, à tout bout de champ, s’ils ne sont pas des femmes ?
- Beaucoup s’en offensent.
- Hier, cependant, comme une dame posait à l’un.de ces petits acteurs cette même et éternelle question :
- — Oui, moi femme, dit-il, en montrant un anneau en argent qu’il porte autour du col.
- — Vous voyez bien, dit la dame, qu’il y a des femmes au théâtre annamite.
- Puis s’adressant de nouveau au petit cabot de l’extrême Orient :
- — Gomment s’appelle ton mari ?
- — Aï ! s’écria le jeune Annamite. Moi femme... moi pas femme.
- La dame resta confuse : et le petit d’ajouter :
- — Moi femme au tiat’ (lisez théâtre) ; moi pas femme ici : moi gasson !
- C’était un des acteurs chargés de rôle de femme.
- _ Ce gamin a la passion de la peinture. Le matin, il ne quitte pas d’une semelle M. de Dra-mard, pendant qu’il peint à la section tunisienne.
- Le théâtre annamite de l’Esplanade forme un grand rectangle : trois côtés sont occupés par des banquettes et la moitié du quatrième par la scène. Las banquettes entourent la scène par trois côtés.
- Gomme dans l’ancien théâtre grec, les décors sont remplacés au théâtre annamite par des tableaux suspendus au-dessus de la scène. Le fond est orné de tentures. A droite et à gauche, des portières communiquant avec les coulisses, qui représentent les scènes les plus fameuses des drames du répertoire. D’habiles décorateurs les confectionnent; les uns en font le dessin d’im trait avec une extraordinaire sûreté de main, les autres les peinturlurent, par taches, appliquant d’abord tous les bleus, puis tous les rouges, puis les verts, et ainsi de suite jusqu’à complet achèvement du tableau commencé.
- Les pièces représentées sur la scène annamite sont très compliquées et fortement mouvementées. Toutes les passions s’y donnent un libre cours et, paraît-il, dans des termes que notre censure ne laisserait pas passer dans la langue de Racine et de Molière. Il paraît que ce serait à faire dresser les écailles sur le dos du plus calomnié des poissons. Les adultères y dominent.
- Heureusement, personne de nous ne comprend ce que disent les comédiens, sujets du roi de Hué et que dès lors ce théâtre, plus que Libre, passe comme une lettre à la poste.
- Calirio, rééditant l’histoire des épinards, s’est écrié hier, à la répétition générale :
- — Ç)n me dit que c’est d’un raide... mais je n’y .ai rien compris... et je suis content de n’y avoir rien compris : car si j’avais compris je n’aurais pas applaudi !
- Voici la description de la pièce que nous avons vue en répétition générale hier soir.
- Des seigneurs, des mandarins, des souverains même défilent successivement sur la scène, revêtus de costumes splendides, brodés d’oig d’argent et de soie. Les costumes varient a l’infini, et rarement le même acteur rentre en scène avec le meme costume. Les scènes se suivant rapidement et chaque acteur y reparaissant plusieurs fois, on peut se faire une idée de la richesse du magasin des costumes. Ajoutons qu’ils sont tous absolument neufs. :
- L’acteur arrive en scène, prend des attitudes théâtrales, solennelles et comiques, quoique la pièce soit tragique. Sa figure est grimée de manière à le rendre méconnaissable. Le fond est rouge et le tour des yeux, les narines et la bouche sont entourés de hachures blanches et noires. Ainsi vêtu et grimé, l’acteur ressemble à ces guerriers fantastiques représentés sur les vases et les potiches du Japon. Leur attitude rend encore l’analogie plus frappante.
- La pièce est presque entièrement dialoguée, saufles dernières scènes, qui paraissent être la réunion de quelque conseil. Le dialègue est vif, animé et passablement bruyant. Tracteur enfle la voix au point de gonfler les veines dn cou. Un orchestre.'composé de deux caisses roulantes et d’une grosse caisse en forme de barrique, un sorte de clarinette au son criard, un violon à deux cordes et un gong complètent le tapage qui accompagne Je jeu'et la parade de l’acteur. Eh bien ! malgré cela, la voix de l’acteur domine enebre.
- Il est bien difficile, à travers ces dialogues, de découvrir l’intrigue de la pièce. Elle doit cependant offrir un intérêt palpitant, si l’on en juge par l’effet qu’elle a produit à la répétition générale sur les artistes et les tirailleurs annamites qui formaient la partie principale de l’auditoire. Ils étaient pendus aux lèvres des acteurs. Dans la pièce représentée à la répétition générale, il n’y a qu’un rôle de femme, tenu par un jeune Annamite qui s’était grimé de telle façon que, le costume, les gestes et la voix aidant, il eût été difficile de ne pas le prendre pour une femme.
- La scène ou plutôt l’estrade sur laquelle se meuvent les artistes est occupée au fond par des chaises, des tables, des drapeaux et des dais, seuls accessoires du théâtre annamite. Lorsque l’un des acteurs représentant un chef entre en scène, les figurants s’emparent des drapeaux, des bannières et des dais pour lui faire cortège. La scène communique avec les
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- coulisses par doux portes. L’une sert de plus pour rentrée, l’autre pour la sortie.
- En somme c’est un spectacle curieux à voir et même à revoir pour ceux que le bruit n’effraye pas. Il faut des oreilles solides pour le suivre.
- Le théâtre annamite est éclairé intérieurement par trois puissantes lampes électriques qui font encore ressortir la richesse des costumes.
- Les Entrées à l’Exposition
- Le chiffre total des entrées payantes a été, hier mercredi, de î)4:?l<ïO.
- La Presse coloniale
- La presse coloniale inaugurera son exposition et son pavillon le 8 juin.
- A cette occasion, nos confrères coloniaux offrent un banquet à M. le sous-secrétaire d’Etat des colonies et à la presse parisienne.
- La fête aura lieu à l’Esplanade des Invalides. Inauguration du Pavillon à six heures. Banquet à sept heures et demie.
- MM. Spuller et Constans ont promis d’assister au banquet.
- Pour retirer les cartes, s’adresser de deux heures à six heures au Pavillon de la presse coloniale, à l’esplanade des Invalides.
- Le soir à l’Esplanade
- On annonce pour ce soir, jeudi, l’inauguration définitive de l’éclairage électrique à l’Esplanade et l’admission du public dans cette partie de l’Exposition. Ni les industriels orientaux, ni le public ne s’en plaindront. Pour les premiers, un public nombreux, attiré par de nombreuses attractions, sont assurés de faire de superbes, recettes; et, pour, le public, les spectacles du soir dans les différentes sections ne seront pas les moindres réjouissances de l’Exposition. Par les essais de ces derniers jours, nous avons pu juger de l’effet merveilleux des sections algérienne et tunisienne éclairées à la lumière électrique.
- Les nouveaux chevaliers
- MM. Compagnon, chef des chantiers de la Tour Eiffel, et Manoury, entrepreneur, récemment promus au grade de chevalier de la Légion d’honneur, avaient choisi M. Alphand, le grand travailleur, comme parrain.
- Avant-hier, M. Alphand a convié MM. Compagnon et Manoury à venir dans les bureaux de la direction des travaux ; et là, devant M. Berger et le haut personel de l’Exposition, M. Alphand a remis la croix aux nouveaux chevaliers et il leur a donné l’accollade.
- M. Alphand s’est dit heureux de pouvoir honorer en eux le travail persévérant et la droiture.
- Les députations anglaises
- La députation des ouvriers de Londres envoyée par le comité du Mansion-House, sous les auspices du lord-maire de Londres, n’a séjourné à Paris que deux jours.
- Les ouvriers anglais ont visité l’Exposition et la Tour Eiffel, sous la conduite désir Polydore Keyser, ancien lord-maire.
- Une autre députation anglaise, les sapeurs-pompiers de Brighton, qui est à Paris depuis samedi, a également visité l’Exposition.
- La ventilation du Palais des Machines.
- On s’est plaint, dès l’ouverture de l’Exposition, du manque d’air dans le Palais des Machines ; tout le monde en souffre, le public, les ouvriers et les représentants.
- Aussi, un exposant anglais se propose-t-il, avec l’autorisation de l’administration, d’organiser un système d’aérage du Palais des Machines au moyen de ventilateurs.
- L’essai en sera fait prochainement, indépendamment de 1’établissement des cheminées d’appel dont s’occupe M. Dutert.
- Pas de faux tickets
- Le bruit a circulé dernièrement que quelques tickets de l’Exposition étaient faux.
- Ce bruit n’a rien de fondé; aucune contrefaçon n’a été signalée.
- L’authenticité et la régularité des tickets sont d’ailleurs faciles à vérifier. Ils doivent tous être
- frappés à gauche du numéro d’un timbre de contrôle imprimé en rouge, portant dans un cercle les lettres E. U.
- Ce timbre, par un procédé spécial, se trouve reproduit au verso. Les tickets ont, en outre, comme fond de sûreté, les mots : « Exposition universelle, un franc », imprimés en rose et en petits caractères.
- Lne nouvelle passerelle
- La direction de l’Exposition, soucieuse de maintenir partout le bon ordre, va faire construire une seconde passerelle au-dessus de l’avenue de La Tour-Maubourg. Les travaux vont être immédiatement commencés, mais ils ne pourron t être achevés avant une dizaine de jours. La passerelle ne sera donc pas prête, comme on l’aurait désiré, pour le jour de la Pentecôte.
- Un musicien de la Nouba
- Lundi, à trois heures, Amarah-ben-Alimed, tirailleur algérien et musicien de la Nouba, ayant trop fêté le breuvage interdit par le Coran, s’est pris de querelle avec le patron d’un café situé près de la section algérienne. Bientôt l’irascible indigène en vint aux voies de faits et tomba à coups de poing sur son adversaire, qui se défendit de son mieux.
- En voyant la bataille, deux agents accoururent; mais un officier de tirailleurs qui se trouvait là leur fit observer qu’il était préférable qu’il intervînt lui-même. Il enjoignit donc au soldat de le suivre au poste. Amarah-ben-Ahmed obéit tout d’abord et se mit à suivre son supérieur, mais après avoir parcouru quelques mètres, îl refusa d’avancer et se mit à gesticuler en présence de plusieurs centaines de personnes qui s’étaient aussitôt attroupées.
- Les agents qui avaient suivi l’officier durent donc intervenir à nouveau. Ils essayèrent, mais en vain, d’entraîner le soldat, qui se défendit comme un diable, répétant qu’il ne connaissait ni la police, ni les agents. Enfin le secrétaire de M. Santucci, commissaire de police de l’esplanade des Invalides, accourut, et à la grande satisfaction de tous il fit cesser le scandale en emmenant d’une main vigoureuse Amarah-bei^Ahmed. Arrivé devant la porte, celui-ci continuant toujours à se défendre, brisa les vitres de la fenêtre et ne consentit à entrer que par cette ouverture.
- Une fois enfermé, il s’étendit par terre et s’endormit profondément. A son réveil, M. Santucci l’a fait conduire sous bonne garde au poste militaire du palais de la guerre.
- L’Exposition mexicaine
- L’inauguration de ce splendide palais ne pourra être faite que dans huit ou dix jours, par suite de la lenteur qu’ont mis les différents entrepreneurs à terminer leurs travaux.
- Plus de 1500 colis sont déjà arrivés et déballés, mais il en reste encore au moins un millier, tant aux douanes qu’au Havre et à Saint-Nazaire, qui n’attendent plus que leurs emplacements soient prêts pour y être installés.
- M. Alfred Bablot, le secrétaire général de cette exposition, est continuellement sur les lieux pour faire avancer la besogne le plus promptement possible.
- Nous aurons, du reste, l’occasion de reparler de cette très importante exposition.
- Au Brésil
- On en est au catalogue, c’est dire si l’installation est avancée.
- L’ouverture est toujours fixée au mercredi 12 juin.
- Nous rappelons, comme nous l’avons dit, qu’une invitation a été adressée à M. le président de la République.
- Les Concerts
- L’administration supérieure de l’Exposition prend des mesures pour que tous les soirs il y ait des concerts dans les jardins.
- Vendredi, à huit heures et demie, concert donné par l’Union musicale et l’Harmonie de la Muette, au kiosque n° 2, sous la direction de M. Kakosky.
- Les gaziers de la Tour
- Nous avons publié ces jours derniers une note concernant les exercices dangereux auxquels se livrent les ouvriers chargés de l’allumage des rampes de la Tour. En même temps, nous souhaitions que l’administration y mît bon ordre, non seulement dans l’intérêt des ouvriers mêmes, mais encore dans celui des visiteurs, qui pourraient recevoir un projectile humain en se promenant sous la Tour.
- On en avait conclu que cette réclamation s’adres-
- sait à M. Eiffel. Pour éviter toute erreur, disons que ce n’est pas de M. Eiffel que dépendent les gaziers de la Tour.
- Les Sirènes
- Ce dont peu de personnes se doutent, c’est qu’il y a vingt-cinq ans au moins que ce nom leur fut donné parles indigènes du quartier de Grenelle, car elles hurlaient déjà dans les environs de l’usine Cail.
- Un loustic parisien et lettré les dénomma Sirènes par raillerie, tant leur beuglement lui paraissait funèbre et féroce. Féroce est le mot, surtout maintenant ! car ce que ces vilains beuglements causent d’accidents de voitures.... ce n’est rien de le dire !
- Chaque jour on compte par douzaines les chevaux emportés...
- Donc, en voilà décidément assez de ces dames enchanteresses — en vieillissant leurs voix se sont trop enrouées....
- Nous ne pouvons plus que les siffler !
- A l'Esplanade
- Tous les dimanches et tous les mercredis, de 4 heures à G heures de l’après-midi, musique militaire au kiosque qui se trouve à côté du pavillon d’aérostation.
- Les autres jours la « Nouba », ou fanfare du 1er régiment de tirailleurs algériens, se fait entendre sur l’estrade construite spécialement pour elle, à côté de la gare du petit chemin de fer Decauville. Répertoire très original et très varié.
- Société centrale du Travail professionnel
- EXPOSITION UNIVERSELLE
- Dimanche, 2 juin, a eu lieu l’inauguration des promenades-visites organisées par la société centrale du Travail professionnel à l’Exposition universelle.
- Cette première promenade, conduite par M. S ail-lard, sous-chef à la direction générale des travaux de l’Exposition, avait pour programme : « L’Economie générale de l’Exposition universelle de 1889. »
- M. Villard, président de la Société, après avoir groupé autour de lui un public très nombreux, a donné la parole à M. Saillard pour expliquer le sujet de cette promenade scientifique.
- Le public a suivi le conférencier jusqu’au premier étage du Dôme central, où M. Saillard a traité de la façon la plus intéressante ce vaste sujet, en le complétant par un parallèle très étudié entre les expositions de 1867, 1878 et 1879.
- Après avoir fait assister son auditoire à la construction des Palais de l’Exposition, M, Saillard a prévu leur démolition ou leur conservation.
- Il n’a pas eu d’ailleurs de peine, chiffres en mains,
- ' à nous convaincre tous de l’opportunité de la conservation des palais du Champ de Mars qui seraient entourés d’un square magnifique et formeraient un véritable temple de la science et du progrès.
- Le succès remporté par cette première conférence-promenade promet aux autres visites conduites par les membres de la société une affluence nombreuse d’un public toujours désireux de s’instruire, et d’étudier avec tout le profit possible les œuvres merveilleuses de tout genre réunies dans l’Exposition universelle.
- Après avoir parcouru le hall des machines et les expositions diverses, en profitant des explications techniques ou artistiques fournies par les membres de la Société, et notamment par M. Dumont, inspecteur des travaux électriques, vice-président de la Société, les auditeurs ont été reçus au pavillon du « Globe terrestre » par M. Villard, le créateur de cette œuvre, qui a procuré au public la plus intéressante revue géographique qu’il soit possible de faire.
- Nous avons suivi avec le plus grand intérêt la conférence-promenade dirigée par M. Saillard, et fait le tour du globe avec M. Villard, et nous les remercions personnellement des enseignements que. nous avons ainsi reçus sous cette forme attrayante et scientifique.
- La prochaine promenade-visite aura lieu aujourd’hui jeudi à 10 heures du matin; rendez-vous devant le Pavillon de la Presse. Elle traitera des industries chimiques et sera dirigée par M. Hubon, ingénieur civil des Mines.
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- Au deuxième étage de la Tour Eiffel
- Plus j’y monte, plus j’y ai l’illusion du pont d’un grand paquebot. Ce ne sont partout que roufles et cabines, que machines ronflantes et haubans figurés par les entretoises etles treillis. Le vent qui chante à travers ses grééments en fer _ complète l’illusion, et, du milieu de ce fouillis, la vue perçoit des échappées d’horizon lointaines qui ressemblent à la mer.
- Rien n’y manque, pas même les dunettes; car, au nord et au sud, on a établi deux dunettes, chacune de deux étages, qui sont de charmants observatoires placés à 2 et 6 mètres du sol. Ces quatre petites plate-formes pourront recevoir chacune de 20 à 25 amateurs armés de lunettes ou de longuevues. Elles serviront aussi à dégager l’étage en cas d’encombrement.
- Au milieu de cette masse de construction, l’imprimerie du Figaro apparaît comme un logement de capitaine. On est entrain de la peindre à l’extérieur. Au-dessus de ses portes s’élèvent deux énormes boules-lanternes en verre, avec le nom du journal.
- Seulement, ce matin, on a constaté que ces boules oscillaient d’une façon inquiétante sous l’action du vent.
- Aussi, mon confrère Beer a-t-il demandé que l’on assujetît mieux ces fanaux, le Figaro étant un journal où l’on n’a pas coutume de perdre la boule.
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- LES ASCENSEURS
- Pendant deux ou trois jours, l’ascenseur Otis du pilier nord s’arrêtera encore au premier étage pendant la descente. Il ne prend déjà plus de voyageurs du premier étage pour la montée.
- Dans quelques jours, il n’en prendra plus du tout pour le premier étage, ni dansla montée ni dans la descente.
- Il sera alors l’ascenseur spécial, direct et rapide conduisant au second étage.
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- Alors aussi, l’ascenseur Otis du pilier sud (vers les Arts libéraux) aura une destination spéciale. Il fera exclusivement le service entre le premier et le second étage.
- Il ne marchera plus entre le sol et le premier.. Si bien que le guichet du pilier sud sera fermé au public au rez-de-chaussée.
- Le service entre le sol et le premier étage est exclusivement réservé aux ascenseurs Gomba-luzier des piliers ouest et est.
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- Enfin, comme par le passé, l’escalier du pilier ouest sera livré aux piétons pour la montée, et l’escalier du pilier est leur sera laissé pour la descente.
- Enfin, comme par le passé encore, c’est l’escalier nord qui conduira les ascensionnistes du premier au second, et l’escalier sud qui leur permettra de redescendre au premier.
- LE PORT DE TOULON
- Le port de Toulon représente notre industrie des constructions navales militaires sous l’aspect de trois pièces superbes, qui ne sont pas une des moindres attractions de l’Exposition. Ces trois pièces consistent en trois échantillons-modèles de navires de guerre, l’une représentant en diminutif le Eavout, croiseur de deuxième classe : la seconde, le Trident, cuirassé de premier rang; la dernière, une coupe transversale de la portion centrale du Magenta, dernier type, encore sur chantier au Mou-rillon, de nos grands cuirassés de guerre.
- Le modèle du Davout a été construit selon une échelle de diminution de 15 millimètres sur 1 mètre et offre dans cette proportion et pour tous ses objets et parties la reproduction exacte du navire lui-même. U se recommande par le revêtement en tôle d’acier de ses membrures dont l’ensemble constitue la coque du navire. Le pont en est blindé de plaques de même métal dans toute l’étendue de sa surface. Il est surmonté de deux mâts à double hune dont l’une servira de chambre de combat au commandant, armés aux deux étages de canons-revolvers Hotchkis, et auxquels on accède par une échelle en spirale ménagée dans le vide du mât qui est également en tôle d’acier.
- Ce croiseur sera actionné par une machine d'une puissance à peu près égale à celle des torpilleurs, soit de 18 à 20 milles de vitesse à l’heure pour le moins. Le modèle de la coque, au lieu d’être en acier, se Louve reproduit en bois.
- Tout ce qui entre dans la construction du petit navire, depuis les embarcations jusqu’aux moindres poulies et cordages, y compris les pièces de batteries et de pont, est fidèlement reproduit à l’échelle susindiquée, de manière adonner absolument l’idée de ce que sera l’engin de guerre en question.
- Passons à l’examen du modèle dn Trident. Celui-ci estune véritable merveille et suggère les mêmes réflexions que le précédent avec cette différence qu’au lieu de représenter un navire de surveillance militaire, de croisière, il le fera d’un navire d’attaque, c’est-à-dire d’aspect autrement imposant; il offre aussi cet avantage sur le premier, c’est qu’au lieu d’être reproduit à une échelle lilliputienne, son échelle de reprodution diminutive est de 3 centimètres sur 1 mètre.
- Chaque objet faisant partie de la constitution de ce formidable engin de guerre y entre, et pour s’en représenter l’image exacte, il n’y a qu’à y ajouter en imagination le personnel d’équipage en miniature.
- En un mot, c’est une photographie en relief absolue du navire lui-même, tel qu’il navigue actuellement en escadre et l’on ne peut imaginer, sans l’avoir vu, à quel degré d’illusion concrétée par sa petitesse pour ainsi dire, arrive la reproduction de ce navire dont le modèle est une véritable merveille, un chef-d’œuvre sans précédent.
- Tout y est, comme en état d’armement : pièces de canon, système de Range, dans leur tourelle, en chasse ou en retraite, dans la batterie, dans le fort central, sur la teugue à l’avant, sur la passerelle et même dans les hunes; l’avant est naturellement armé de son éperon ; les flancs son# protégés par les filets bullivants (coût : 3,000 fr.), pouvant manœuvrer au bout de leur tangon ou tige, comme sur le navire lui-même; quant à la partie locomotrice, il présente à l’extérieur ses hélices, ses trois cheminées et tout ce qui constitue la mécanique locomo-bile d’un navire. Pendent aussi à ses porte-manteaux les diverses et nombreuses embarcations à l’aviron ou à vapeur munies de tout leur armement.
- Sur le pont on embrasse d’un coup d’œil tout ce qui lui est afférent de l’avant à l’arrière : la teugue, puis la double passerelle, dont la première contient la chambre de combat du commandant, puis enfin, sur l’arrière, une troisième passerelle pour Poffîcier de quart, suivie d’un abri-cuirasse en tôle d’acier destiné à protéger le tir du canon de retraite.
- Le modèle supporte en outre, à ses mâts d’avant et d’arrière, quatre projecteurs Mangin pour explorer au loin. Du faux-pont émergent par de larges sabords au-dessus de la ligne de flottaison des tubes lance-torpilles : deux sur l’avant, deux par le travers, deux sur l’arrière.
- On ne peut douter que cette construction minuscule, dont le coût ne s’élève pas à moins de qua-rante-mille francs et qui est due à M. l’ingénieur Saglio, ne fasse le plus grand honneur, à l’Exposition, aux constructions navales de notre premier port de guerre.
- Reste à décrire le troisième spécimen de cet en-
- voi. Celui-ci représente seulement une tranche tranversale moyenne du Magenta, navire cuirassé en construction au Mourillon. Tandis que les deux autres n’offrent la vue d’un navire qu’à son extérieur, ce troisième en représente l’intérieur, le ventre pour ainsi dire. Cette portion reproduit la similaire au dixième en diminution. Le pont ne laisse voir que la tourelle armée de son canon et tous ses organes accessoires fonctionnant comme sur la pièce véritable. Le revêtement cuirassé d’acier y est également nature. Quant à l’intérieur du navire, de bout en bout de la tranche, il offre à voir de haut en bas : lo la batterie destinée à l’habitation par l’équipage, puis les faux-ponts au nombre de deux renfermant le premier les soutes à projectiles, le second les soutes à gargousses sillonnées de haut en bas jusqu’à l’accès du pont, par des monte-charges* sortes d’ascenseurs mécaniques destinés à transporter les projectiles et les gargousses de leurs magasins au pied de la pièce sur le pont.
- Tout cela est d’une précision merveilleuse dans les proportions susdites. Enfin le front de la tranche en question supporte une passerelle armée de ses canons Hotchkis, dont le fonctionnement est aussi exact que sur leurs patrons.
- Nous ne pouvons point revenir de l’émerveillement où nous a jeté l’examen de ces trois objets, qui ne seront pas un des moindres clous de la grande fête industrielle que la France donne cette année au monde, et en ma qualité de marin et de Toulon-nais, je suis fier d’assister à l’admiration du public devant de pareils échantillons de notre industrie et de notre force maritime.
- (L’Evénement.)
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- MM. Decauville sont de grands industriels qui, pendant la période préparatoire de l’Exposition, ont réalisé de très gros bénéfices comme concessionnaires de la manutention, et qui ont lieu d’en attendre d’aussi considérables peut-être de l’exploitation de leur chemin de fer. Nous sommes donc persuadés que nous n’aurons pas besoin de signaler à l’administration le petit abus qui se produit journellement dans cette exploitation, et qu’il nous suffira de nous adresser à eux pour qu’il y soit immédiatement mis ordre.
- Chaque train comporte, ainsi qu’on le sait, un wagon de Ire classe contenant 18 places, dont le prix est de 50 centimes au lieu de ,25, que coûte la place ordinaire. A chaque voyage ce fait se produit qu’on délivre au guichet des Ire classes un nombre de tickets bien supérieur aux 18 places que peut contenir le seul wagon du train. Les voyageurs sont donc obligés — à moins de perdre 10 minutes à attendre le train suivant, ce qu’ils n’ont garde de faire — de prendre les places à 25 centimes avec leur ticket à 50. D’où un surcroît de bénéfice absolument abusif réalisé par l’administration du chemin de fer, très certainement à l’insu de MM. Decauville, nous voulons le croire. ------------------------------------------------
- NOUVELLES OS L’EXPOSITION
- Dans quelques jours doit arriver à Paris, pour visiter l’Exposition, le prince Ferdinand de Bulgarie.
- Le souverain amène avec lui, à titre d’aides de camp, des officiers apppartenant aux differents corps de l’armée bulgare.
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- M. Maillard, député de la Seine, doit adresser au ministre de l’intérieur une question sur les mesures que compte prendre l’administration préfectorale pour assurer le transport des visiteurs au Champ de Mars et éviter les bousculades de la sortie.
- L’Exposition universelle de 1878 a eu son ballon captif, qui est resté célèbre. L’Exposition de 1889 va avoir également le sien.
- L’aéronaute Godard fait en ce moment exécuter les préparatifs de l’intallation d’un aérostat, avenue Kléber.
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- Le ballon s’élèvera à quatre cents mètres et emportera vingt personnes à chaque ascension.
- L’inauguration en aura vraisemblablement lieu aujourd’hui, en présence de la presse parisienne.
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- On télégraphie de Londres que 170 ingénieurs américains, parmi lesquels un certain nombre d’électriciens, sont arrivés hier à Liverpool, se rendant à l’Exposition de Paris.
- Le pavillon réservé aux tabacs d’Orient (côté de l’avenue La Bourdonnais) est achevé.
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- On parle d’un très prochain concours international d’étalons et de poulinières de pur sang.
- Des prix assez importants seront affectés à ce concours, et l’on s’attend à voir un nombre considérable d’étalons étrangers venir disputer ces prix aux étalons français.
- A
- L’installation de l’exposition des produits boliviens sera terminée à la fin de la semaine. . •
- L’inauguration aura lieu prochainement.
- Trois cents élèves de l’école polytechnique de Zurich, venus à Paris pour visiter l’Exposition, se sont rendus hier au Champ de Mars, où ils ont été reçus par les membres du comité suisse. Le soir, ils ont dîné tous dans une brasserie tenue par un2de leurs compatriotes.
- Le lord-maire de Dublin, accompagné des shérifs et de plusieurs aldermen, se prépare à venir à Paris pour visiter l’Exposition.
- M. Parnell a également l’intention de s’y rendre.
- Mardi dans la soirée un mari qui d’après ses déclarations est actuellement en instance de divorce a rencontré sa femme dans le parc de l’Exposition au bras d’un étranger..
- Devenu subitement furieux à cette vue, il s’est précipité sur elle et lui a porté un coup _de. couteau. Il a été aussitôt conduit au poste ainsi que sa femme, dont la blessure, au premier abord, a paru insignifiante.
- A
- L’équipage d’une corvette norvégienne arrivée à Cherbourg a obtenu l’autorisation de se rendue \ Paris pour visiter l’Exposition. ' ^
- Officiers et matelots en tenue se sont rendus dans la matinée d’avant-hier au Champ de Mars qu’ils ont parcouru avec un vif intérêt. , ,3
- A?
- L’affût du canon de Bauge, le canon de 11 m. 50 qui va figurer à l’exposition des anciens établissements Cail, est arrivé la nuit dernière de Calais. Le camion qui le portait était traîné par trente chevaux sur trois files.
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- Les visiteurs de l’esplanade des Invalides regardaient hier, avec une curiosité bienveillante, une femme dont la poitrine était ornée de la médaille du Tonkin et de celle de l’Union des femmes de France. Cette héroïne se promenait au bras d’un soldat et paradait devant le public lorsqu’un agent lui mit la main sur l’épaule. Violentes protestations de la femme : « Comment ! on osait arrêter une ambulancière (fui avait servi comme infirmière sur les champs de bataille du Tonkin et de Madagascar ! C’était épouvantable! » Puis comme l’agent ne faisait pas mine de la lâcher, elle se pencha vers lui : « Ne faites pas de scandale, lui glissa-t-elle à l’oreille, je suis attachée au service de M. Goron. »
- On arrivait au bureau de M. Santucci, commissaire de police, qui la reconnut pour être une nommée Marie Tisserand, déjà arrêtée plusieurs fois pour escroquerie. Traquée au Champ de Mars, Marie Tisserand s’était réfugiée à l’Esplanade, où elle raccolait les passants, et où, pour ajouter sans doute à ses charmes personnels, elle avait imaginé de s’octroyer elle-même quelques médailles.
- La provenance de ces deux médailles est d’ailleurs assez curieuse : Elle avait volé la première au pavillon de l’Union des Femmes de France, sur un mannequin représentant une infirmière en tenue de campagne; quant à colle du Tonkin, elle l’avait adroitement subtilisée snr la poitrine du soldat qui l’accompagnait au moment de l’arrestation et qui, craignant d’être mêlé à une mauvaise affaire, avait cru devoir s’esquiver au lieu de suivre sa dulcinée au commissariat de police.
- Marie Tisserand a été, malgré ses dénégations, maintenue en état d’arrestation et envoyée au dépôt.
- Chemins de fer de l’Ouest
- Depuis le 1er juin, un double service de jour et de nuit est assuré à heures fixes entre Paris et Londres, par Dieppe et Newhaven, comme il suit :
- PARIS A LONDRES. — Départs de Paris : 9 h. matin, 8 heures soir; arrivées à Londres : 7 heures soir, 7 heures 40 matin.
- LONDRES A PARIS. — Départs de Londres : 9 heures matin, 9 heures soir; arrivées à Paris : 6 heures 30 soir, 8 heures matin.
- Les prix sont en Re et 2e classe pour le service de jour et de nuit indistinctement, en 3e classe pour le service de nuit seulement :
- Billets simples : Re classe, 43 fr. 25; 2e classe, 32 fr.; 3e classe, 23 fr. 25.
- Aller et retour : Re classe, 72 fr. 75; 2e classe, 52 fr. 75 ; 3e classe, 41 fr. 50.
- Ces prix comprennent la taxe perçue au profit des ports de Dieppe et de Newhaven.
- En outre, à l’occasion de l’Exposition universelle et pendant toute la durée de cette Exposition, des billets d’aller et retour, valables pendant 14 jours, seront délivrés tous les samedis, à Londres pour Paris, aux prix très réduits de : 49 fr. 15 en Re classe, 37 fr. 80 en 2e classe et 29 fr. 05 en 3e classe, y compris les taxes des ports.
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à 10 heures : Visites à l’Exposition; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du Palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situé à l’extrémité du Palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des Républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marionnettes de Barnard pendant les entr’actes.
- De 2 à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face la rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exposition.
- . De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, derrière le Palais Arts libéraux, côté de l’avenue Suffren.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique ; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Caire, bazars et boutiques ; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et dioramas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan. Phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et dè la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures 30 à 9 heures 50.
- Deuxième effet, de 10 heures à 10 heures 20.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50,
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- RENSEIGNEMENTS UTILES
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteu.il. —Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est.— Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de 1 Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-Issy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces. différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera egalement de'sservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies : les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La li^ne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes a Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l’Exposition,
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Iéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. —Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur _ de l’avenue de Sulfren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Chemin de fer. —- L’Exposition est desservie^ directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées _ au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies ^ la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.),
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 heu-ses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures
- soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- YL — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les-heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. —Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. —Tour Eiffel.
- (Distance maxime à parcourir : 3 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de 1™ classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25' centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les-besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du» matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2^ fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé' dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue-de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve-en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens-devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16,. avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de^ La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures-du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique,, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures dm soir.
- Sept levées parjour :
- Matin : 7 h. 30, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition .
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans-les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au* Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté),, près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-elosets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants :
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars ' : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la dation du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- La Librairie du « Bulletin des Halles », 33, rue
- Jean-Jacques-Rousseau, vient de mettre en vente un Plan illustré de l’Exposition universelle, avec un Indicateur alphabétique, imprimé en six couleurs et représentant exactement la place des différentes expositions.
- Ce plan, richement illustré, est indispensable aux visiteurs, qui trouveront aisément à se guider en sortant du Panorama le Tout-Paris, une des principales attractions de l’Exposition.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
- R. BCOMMANDÉÎ S
- Ancienne maison Lelebvre et fils, fondée en 1843, Lefebvre fils aîné successeur. 106, rue de Rivoli. Ateliers, 3 rue des Halles, — Corbeilles de mariage bijoux riches, pierres fines de premier choix.Fab. spéciale de bijoux, orfèvrerie et objets d’art de style or et argent, ciselure, émaux, modèles spéciaux déposés. Médaille argent, Paris, 1884. Exposant classe 37.
- Lambert -Vorinus, 3 boul. St- Denis. — Bijouterie-joaillerie. Fabrique de Pendules.
- Lambert Lévy fabricant, 31 et 33, boulevard St-Martin. Maison fondée en 1829.— Joaillerie, bijouterie, horlogerie, bronzes. — Vente en détail au prix du gros.
- BILLARDS (et Accessoires de)
- IlioIIe, Marillier et Cie fabricants de queuns de Billards. Procédé mobile à vis, breveté s. g. d.g. — 45, boulevard St-Martin, Paris.
- BOUTONS
- G. Bagriot, [nc] 168-170, rue St-Denis, à Paris. — Exposant classe 35. Boutons Livrée, Administrations, Uniformes pour tous pays.
- BRETELLES
- Ch. Guyot, inventeur F1 &eui fabricant spè-fRErmtSHÏGIEN!ps\Icialdes bretelles hy- agréatue, solidité, k°n g°flh bon marché. Se trouvent dans les principales maisons.
- BREVETS D’INVENTION
- E. Wattier, ingénieur-architecte, 5, rue Mazagran (porte Saint-Denis) et 33, av. de la Bourdonnais (Exposition). — Représentation aux expositions, brevets d’invention, dépôts, marques, dessins, modèles, France et étranger.
- BRONZES D’ART
- E. Pinédo, Inc] C. * * *** Exposant, classe 25. — Groupes, Statuettes, Encriers, etc., 40, boulevard du Temple.
- BRONZE IMITATION
- Coupier fils et Drouart, rue Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets d’art. Editions d’Œuvres dû Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis XVI. — Exposant classe 25, groupe n° 3.
- BRONZES POUR EGLISES
- Thiery-Figaret successeur de L. Fi-garet, 2, rue Breguet et 24, rue St-Sabin, Paris. — Manufacture de bronzes pour églises. Marque L. F. Paris. — Exposant, classe ...
- CORSETS
- A. BRiOT,Trouillet et Lambert Srs, 13, rue Etienne-Marcel et 133, rue Saint-Denis, Paris. — Manufacture de Corsets, Commission, Exportation. Marque déposée: A la Pemoiselle.
- COURROIES
- J. Levy jeune, 47, avenue Parmentier, Paris. — Courroie Gandy coton.
- COULEURS FINES
- Chevlllet, A. Grenier successeur, 31, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de couleurs fines pour artistes. Exposant classe 10, groupe II.
- L. Plainchamp, maison fondée en 1798, boul. de Strasbourg, 35, Paris. — Couleurs et vernis pour bâtiments, voitures et industrie, décors et tableaux.
- OUVRAGES DE DAMES
- Mme Cachet, 3, rue d’Aboukir, Paris. — Tapisseries de tous styles, broderies, armoiries, travaux montés, spécial, drap perforé à la machine et à la main, perforation à façon.
- ENSEIGNES
- Lebœuf, 40, boulv. Bonne-Nouvelle, Tableaux-médaillors sur fonds de velours, pour les exposants, reproduction de toutes les récompenses.
- ÉVENTAILS
- E. Bulssot, 46, rue des Petites-Ecuries, Paris.— Fabrique d’éventails pour la France et l’exportation, corbeilles de mariages, éventails anciens, réparations de tous éventails.
- FONDEUR-LAMINEUR
- E. Louyot, ingénieur, 16, rue Folie-Méricourt. — Fonte et laminage de tous métaux : nickel, maillechort, cuivres rouge, demi-rouge, laiton. — Téléphone.
- LITS ARTICULÉS
- A. Picot (a) 1878. — Lits-Canapés articulés pour tous usages. Avenue Parmentier, 6.
- GANTERIE
- Mar eau! t, 8, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — (Classe 35), Chevreau et Suède, marque L. S Gants Tan-Russe, b. s. g. d. g.
- GRAINES & PLANTES
- Maison Loise-Chauvière, fondée en 1845, ôupanloup et Cie, successeurs, 14, quai de la Mégisserie, Paris. (Exposants).
- HOUBLONS
- Edouard Bernet, 17, rue de Oûéry, Paris; succursale, 52, faub. Stanislas, Nancy. — Houblons de toutes provenances. — Méd. etdipl. d’honneur. Exposant cl. 44, gr. V.
- MEULES EN GRÈS
- itoycourt. — Meules pour toutes industries, 90, rue Folie-Méricourt.
- MARQUES D’EMBALLAGE
- Foucault, 9, rue des Trois-Bornes, Paris. — Presses et marques à feu, Pinces à plomber, Alphabets et chiffres acier fondu, Marques de fabrique.
- MANCHES DE PARAPLUIES
- Ancienne maison G. Lamoisse et Tard y, V. Marguin et Cie, successeurs, anc. 80, rue de Bondy, actuellement 95 et 97, boulevard de Port-Royal. — Téléphone.
- MOSAÏQUE
- J. B. Facchina, * 47, .rue Car-dinet, Paris, exposant cl. 20, gr. III, mosaïques en émaux pour décoration murale et dallages en marbre. Maison fondée en 1852. Voir tableaux exposés : Débarquement et Banquet de Cléopâtre.
- ORGUES
- Alexandre père et fils, rue de Richelieu, 106, Paris. — Orgues. — Exposant, groupe II, classe 13.
- ABAT-JOUR
- DegaOct et Cie Succrs, (ancienne maison Grimal), 28, rue Albouy, Paris. — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
- AMEUBLEMENT
- A. Vaillant, 10, rue Meslay, Paris. — Fabrique de meubles de luxe. Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité de cache-pots, jardinières, tables à ouvrages et à jeux, bureaux de dames et liseuses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
- Ililgert, 20, passage Tocanier, Paris — Fabricant de chiffonniers et tables de nuit chiffonniers en tous genres.
- Ch. Gaivani, faubourg Saint-Antoine, 137, et rue d’Avron, 28. — Grande fabrique de lits et chambres à coucher en tous styles. Envoi franco du catalogue.
- G. Ilerrmaim, 9, rue St-Ambroise et 7, cité d’Angoulême, Paris.—Ameublements complets de tous genres. _ Ebénis-terie et tapisserie. Meubles anciens, sièges et tables de tous styles pour salles à manger. Chambres à coucher, salons, bibliothèques et bureaux.
- Quarré, 143, r. d’Aboukir, (us. r. de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de style pour meubles, de décoration pour cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voiture, marque : Au Lion.
- ARMES St ARMURES
- II. Gutperle, 12, boulevard Magenta, Paris. — Armes, armures, panoplies et trophées. Cuirasses secrètes garantissant de l’arme blanche et de la balle de revolver. Bijoux, armes et armures pour théâtres.
- ARTICLES POUR FUMEURS
- Quentin et Cie, 22, r. de Bondy, Paris. — Pipes Gambier. Papiers Riz La * et Goudron La *.
- BALANCES & BASCULES
- L. Paupüer * construct1'mécanicien, rue Saint-Maur. 81, Balances, Bascules, Petits chemins de fer, Matériel roulant, (voir classe 49, Hangar !, n°l). Voir Esplanade des Invalides, classes 49 et 74. Agriculture.
- BATTEURS D’OR
- X. Jacquesson, 7, rue Chariot, Paris. — Fabrique, d’or, d’argent et de platine en feuilles, en poudre et en coquille. — Exposant, classe 41, groupe V. — Téléphone.
- BEBES, JOUETS, JEUX
- .1. Steiner, fabricant du bébé mécanique vivant, du bébé incassable, parlant et ordinaire (dit le petit parisien), 22 brevets. — Demander marque Steiner.
- BIJOUTERIE, JOAILLERIE
- Plichon et Cie, 10, rue du Parc-Royal, Paris. — Fabricants de doublé or, or sur argent.
- OBJECTIFS ET INSTRUMENTS
- d’optique pour la photographie
- J. Zion, fabricant breveté s. g. d. g. Paris, 7, rue de Jouy. — Objectifs apla-nétiques rapides, symétriques extrarapides. — liectilinaires à grand angle pour monuments, paysages, intérieurs et reproductions. —Petits objectifs pour chambres noires détectives. — Obturateurs instantanés extra-rapides.
- OR EN FEUILLES ET EN POUDRE
- Dumiiàtre et Faubert, Faubourg-du-Temple, 22, Paris. — Fabrique d’or et de Platine en feuilles, en poudre et en coquilles. — Exposant, groupe V, classe 41.
- OUATAGES
- Marlnpoy, 10, rue Paul - Lelong, Paris. — Tissus ouatés, mousselinés, brevetés, pour doublures de vêtements et jupons. — Usine à force motrice, 26 et 28, rue de la Pointe-d’Ivry.
- PARFUMERIE
- E. Bronchain, parfumeur; fabrique, 3, rue de l’Avenir, Asnières. — Reine des neiges, Poudre de riz à base de glycérine, Eden Powder, fleur de riz superline, invisible et adhérente.
- PASSEMENTERIE D’AMEUBLEMENT
- Camille Weber (veuve et fils), 15, rue Poissonnière, Paris. — Spécialité pour ameublement. Articles de style et de fantaisie. — Médaille d’or, Paris 1878.
- PRODUITS HYGIENIQUES
- 3£»Wt3GrtJOX.-)SO)SCeiü3F
- DÉSINFECTANT LE PLUS HYGIÉNIQUE (PRIX MONTYON)
- Phénol-Bobeuf parfumé Dentifrice, Savon et Eau-Bobœm Aspirateur et Vaporisateur-Bobœuf Paris, 61, faub. Poissonnière, ci-devant, 7, r. Coq-Héron
- PLUMEAUX
- J.-E. Durup, (successeur de P. Leullier et(>), 15, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de plumeaux en tous genres, autruche, dinde, cocp fantaisie. Marque de fabrique déposée, Récompense à l’Exposition universelle de 1878. Exposant classe 29.
- SIEGES
- J. Tixier. Grande fabrique de sièges d’art et de style, garnis cuir de Gordoue, reliefs, gravés, décorés et autres ; écussons, chiffres, monogrammes, etc. ; matériel et outillage spéciaux pour cette fabrication. — Exposant.
- SOIES ECRUES & TEINTES
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- SOMM AIRE. — Banquet à la section tunisienne. — Proposition de loi tendant à la conservation de bâtiments de l’Exposition. — Echos. — L’exposition d’horticulture. — Les Beaux-Arts. — Les Aïssaouas au concert algérien. — Promenades-visites. — Nouvelles de l’Exposition. — Guide des attractions. — Renseignements. — Annonces et Réclames.
- H?
- BANQUET
- OFFERT PAR LE
- Commissaire délégué delà Tunisie
- au Ministre
- des Affaires étrangères et aux
- Directeurs généraux —o—
- M. Sanson, commissaire général délégué par le gouvernement tunisien à l’Exposition universelle, a offert ce matin un déjeuner au ministre des affaires étrangères et aux directeurs généraux de l’Exposition.
- Le déjeuner a eu lieu
- dans un cadre exquis et par un chaud soleil qui donnait aux coubbas, aux minarets et aux colonnades une saveur toute tunisienne. Près de cinquante convives étaient réunis sous l’élégant vestibule qui précède le patio, et les principaux invités avaient sous les yeux, dans un ciel qui semblait s’être fait bleu tout exprès, le dôme de la mosquée de Kaïrouan, le minaret de Ben Arrons, en faïences magnifiques, et les élégants plâtres sculptés qui rappellent la mosquée du Barbier et la salle des sultans du Bar do.
- Ce serait faire tort à M. Charles Sanson, commissaire général de la Tunisie, que de faire, en dehors de son excellent discours, une apologie de la section tunisienne.
- Voici le discours de M. Sanson
- Messieurs,
- Permettez-moi de vous remercier ici de l’honneur que vous m’avez fait en acceptant mon invitation.
- Je remercie M. Spuller, ministre des affaires étrangères, qui chaque fois, par sa présence et l’in-
- térêt qu’il porte à la Tunisie, donne tant d’éclat à notre section. Il en est de même de tous ses collaborateurs.
- Je suis reconnaissant à M. Maze, mon cher sénateur/, ainsi qu’à M. Chautemps, président du Conseil municipal de Paris, d’avoir bien voulu m’honorer de leur présence.
- Je viens remercier de la façon la plus chaleureuse nos vaillants directeurs généraux, MM. Al-phand et Berger, qui sont les véritables ouvriers de la première heure, que nous avons toujours trouvés sur la brèche, nous accueillant avec la plus grande bienveillance pour toutes les affaires que nous avions à traiter, sachant les résoudre immédiatement et nous indiquer, d’une main sûre, la ligne que nous devions suivre.
- Voici, messieurs, des hommes dont le monde entier admire le travail, qui ont obtenu si justement les plus hautes récompenses et qui méritent, croyez-le bien, toute notre profonde reconnaissance. En disant cela, je suis l’interprète de tous mes collègues ici présents, et je comprends dans ces remerciements tous les collaborateurs de MM. les directeurs généraux.
- Je ne saurais oublier M. le baron d’Estournelle, commissaire spécial, dont le concours dévoué m’a été de la plus grande utilité.
- Au ministère du commerce, aussi bien sous les ministères précédents que sous le ministère de M. Tirard, président du conseil, notre commissaire général, j’ai trouvé un accueil cordial et bienveillant dont je tiens à remercier ici M. David Dau-tresme.
- Messieurs, il ne faudrait pas oublier les absents. Là-bas, à Tunis, les plans ont été acceptés, les fond ont été votés et les envois préparés par le comité présidé par le ministre de la plume, Sidi Mohamed Djellouly, composé des sommités de l’industrie et ducommerce tunisiens.il avait à ses côtés, comme vice-président, M. Régnault, secrétaire général du gouvernement tunisien, consul de France.
- J’ai pu apprécier les grands services qu’il a rendus à notre exposition, le zèle et les soins éclairés qu’il y a «apportés — lui aussi a facilité ma tâche — M. Régnault est encore venu ici pour y mettre la dernière main.
- M. Machuel, ce directeur de l’enseignement qui fait aimer auxindigènes notre langue, notre science, et M. de la Blanchère, directeur des antiquités et des arts, qui apprend à nos colons comment les Romains avaient fait de la Tunisie le pays le plus fertile du monde.
- Ne me croyez pas capable, messieurs, d’oublier celui qui a construit ce palais, qui a réédifié, avec une si grande fidélité, les plus beaux motifs de l’architecture tunisienne ; et nous voyons déjà des artistes émérites en faire le sujet de leurs tabeaux. Si l’attention, et la faveur publiques se sont orientées vers nous, n’est-ce pas dans ce milieu charmant, rappelant si bien la Tunisie à tous ceux qui y ont été, et donnant à tous ceux qui n’y sont pas allés le désir de le visiter.
- M. Saladin, notre jeune architecte, a droit à la reconnaissance publique en Tunisie et en France, et je fais des voeuxpour que la récompense qu’il mérite lui arrive lors des promotions prochaines.
- Messieurs, le nom de M. Massicault, résident général, réveille aux yeux des indigènes l’idée de l’homme juste et sage. — Nous autres qui savons quelle impulsion civilisatrice il a imprimée à la Régence, nous y ajoutons quelque chose de plus en disant qu’on ne pouvait confier la haute mission qu’il remplit à un patriote plus sincère, à un homme plus éclairé. C’est à lui que revient le mérite de la bonne direction donnée à tous les services et dont les efforts ont produit le magnifique ensemble que vous avez sous les yeux.
- Permettez-moi, messieurs, de porter un toast à l’homme respecté entre tous, accueilli partout
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- comme le symbole de la paix et de l’apaisement, à M. Carnot, président de la République.
- Permettez-moi de lever mon verre une seconde fois à la santé de son altesse le Rey et à celui qui représente la République française en Tunisie : à M. Massicault.
- Ce discours a été vingt l'ois, souligné et applaudi par les convives de M. Sanson.
- M. Spuller a répondu, en disant qu’il parlait au nom de tous les présents, en acceptant le toast de M. Sanson; au président de la République, à l’honneur qui, partout où il passe, «ait inspirer le respect, la confiance, la déférence et la sympathie, qu’il reporte à son altesse le Bey, le chef du pays protégé, des sentiments .analogues.
- M. Spuller s*associe de plein cœur à tout ce que M. Sanson a pu souhaiter aux vaillants directeurs qui, à travers mille difficultés, venues du dehors comme du dedans, c’est de mener à bonne lin l’œuvre colossale aujourd’hui triomphante.
- Il remercie tous les collaborateurs de M. Santon, et associera tous ses efforts à la proposition d’une récompense si méritée par M. Saladin, l’architecte de ce merveilleux palais.
- Tout ce qui dans l’allocution du ministre a •été adressé à M. Sanson et à M. Saladin a été particulièrement souligné. Dans un chaleureux •élan, en parlant de la Tunisie, M. Spuller s’est laissé aller à dire : « Nous autres Tunisiens » tant il a été sous le charme de ce qui l’entourait. Cette solidarisation toute d’entraînement a été très chaleureusement applaudie et a rempli d’espérance ceux qui comptent sur l’appui du ministre des affaires étrangères dans la question douanière. M. Alphand s’est levé à «on tour et avec une émotion à peine contenue il a remercié M. Sanson et le ministre au nom des directeurs. Lui aussi, et c’est un connaisseur qui parle, est émerveillé par ce beau palais, une des choses les plus réussies de la grande manifestation nationale qui est aussi une œuvre aussi utile pour le pays protégé que profitable pour le pays protecteur.
- M. Alphand dit que si les directeurs ont leur part dans le succès, il est forcé de ne pas oublier les commissaires des sections étrangères qui ont montré, dès le début des travaux, un zèle et un dévouement sans bornes. Il se félicite d’avoir réussi de toutes parts, à la section tunisienne comme ailleurs, dans cette grande célébration du centenaire de la grandiose époque •de 1789. Il apprécie, lui aussi, l’œuvre remarquable de l’architecte du palais tunisien .
- M. Hippolyte Maze, sénateur, dans une improvisation pleine de verve, félicite son ami M. Sanson, et constate qu’il y a quelque joie quand ceux qui, dès la première heure, luttant contre un dénigrement systématique, ont proclamé que l’occupation de la Tunisie par la France a été une grande action nationale, patriotique et conservatrice de notre belle colonie de l’Algérie.
- M. Chautemps, président du Conseil municipal de Paris, n’a dit que quelques mots excellents et à enregistrer. Il a dit que la Ville de Paris avait marqué la sympathie pour la Tunisie en votant la subvention qu’elle était prête à renouveler tous les ans (dans une moindre proportion, cependant). M. Chautemps a été très applaudi par ceux qui aiment la Tunisie, c’est-à-dire par tous les convives présents.
- M. Spuller a repris la parole pour féliciter la Tunisie d’avoir su attirer la sollicitude artistique d’une personne morale si haute et si puissante que l’est la Ville de Paris. Il a bu a M. Massicault et aussi à M. de la Blanchère, le savant directeur des Arts, à qui sera confié l’emploi de la subvention votée par la Ville de Paris.
- M. Trussy, ami personnel de M. Sanson, a bu à l’homme honorable et intègre, à l’administrateur émérite, au républicain modéré et sincère, qui est son ami depuis plus de trente années.
- Après ce déjeuner plein de cordialité, M. Sanson a convié ses invités à assister à une fantasia (qui a été très brillante.
- PROPOSITION I)E LOI tendant à la conservation de certains monuments de ^Exposition universelle de 1889, et à la transformation du reste des terrains du Champ de Mars en un square, présentée par MM. Erébault, Maillard, Camille Dreyfus, Buvaux, Acliard, Pressât et Mon taul (Seine-et-Marue), députés.
- EXPOSÉ DES MOTIFS Messieurs,
- Le développement sans cesse croissant qu’ont acquis les relations internationales, sous l’influence de la création des chemins de fer, et sous celles de l’électricité comme agent de transmission de la pensée et de la parole, a produit entre tous les peuples une. émulation des plus favorables aux. progrès des sciences, des arts et de l’industrie.
- Chaque jour la vie industrielle et commerciale prend, dans le monde entier, une activité plus grande; chaque jour les peuples, initiés au bien-être par une civilisation de plus en plus avancée, éprouvent le besoin d’augmenter ce bien-être par la perfection, de plus en plus grande, de leurs moyens d’action sur les agents que la nature a mis à leur portée ; chaque jour, iis comprennent davantage que c’est vers les luttes pacifiques du travail qu'ils doivent diriger leur activité.
- Expression de cet admirable mouvement de progrès humanitaire, les expositions universelles, ces grandes assises du travail, dans lesquelles les producteurs du monde entier viennent donner et recevoir des enseignements pour l’avenir, deviennent de plus en plus étendues et fréquentes.
- Chaque année, des expositions internationales ont lieu sur différents points du globe ; mais quels qu’aient été les efforts des peuples qui les ont instituées, au cune d’elles n’a encore pu atteindre la splendeur incomparable de celles de la France, aucune d’elles n’a eu encore cet attrait irrésistible qui fait que, pendant leur durée, Taris est le rendez-vous du monde entier.
- Il n’est donc pas téméraire de prévoir que d’ici à quelques années l’opinion publique, non seulement en France, mais dans le monde entier, nous imposera l’installation d’une nouvelle exposition.
- Cette éventualité, qui s’est présentée à l’esprit après chacune des expositions prédédentes, a fait naître, après chacune d’elles, l’idée de la conservation des monuments qui avaient renfermé les incomparables collections que chacun avait admirées.
- A peine l’Exposition de 1889 est-elle ouverte, que déjà l’opinion publique s’est prononcée dans ce sens avec d’autant plus de force, que chacun verrait avec un vif regret anéantir des édifices d’une haute valeur artistique.
- En dehors de ce grand mouvement national, des raisons puissantes militent en faveur de notre proposition. Les arguments qui peuvent être mis en avant pour l’appuyer sont de deux sortes ;
- Les uns sont, qu’on nous permette de le dire, locaux. Ils sont tirés de l’intérêt si respectable des population riveraines.
- Les autres ont un caractère plus général et par conséquent supérieur.
- Lorsque l’Ecole militaire a été construite, cette partie du VIR arrondissement qu’on appelle le Gros-Caillou existait à peine et la portion du NVe arrondissement qui est actuellement Grenelle, était une plaine en culture dans laquelle on comptait seulement deux ou trois usines sans importance. A cette époque, le Champ de Mars se trouvait dans les mêmes conditions que les autres terrains de manœuvre, il était situé en dehors des centres de population.
- Aujourd’hui le Gros-Caillou et Grenelle comptent une population de 75,000 habitants, dont les intérêts sont gravement compromis par le marais, presque impraticable en hiver, qui constitue le Champ de Mars. Une pétition mise en circulation dansles deux arrondissements, à la suite de l'Exposition de 1878, a été rapidement couverte de plus de 1,500 signatures; des réunions nombreuses ont eu lieu en vue d’inviter les représentants des deux arrondissements intéressés à user de toute leur influence auprès du Gouvernement et auprès des ^Chambres, pour obtenir la conservation du Palais, conservation qui aurait pour effet de relier ensemble deux arrondissements que le Champ de Mars isole l’un de l’autre au grand détriment de leur développement naturel et de leur prospérité.
- L’intérêt des populations riveraines n’est pas le seul argument à invoquer en faveur de notre proposition.
- Il nous sera facile de vous démontrer que c’est après un examen approfondi et en présence défiim-possibilité où on se trouvait de les installer ailleurs, qu’on a choisi le terrain du Champ de Mars pour .y établir les expositions qui se sont succédé.
- La prompte installation des expositions futures et la bonnne administration des finances de l’Etat, sont donc intéressées à la conservation des monuments qui y sont construits.
- Lorsqu’il s’est agi de choisir l’emplacement de l’Exposition de 1878, bien des terrains ont été proposés. On voulait la mettre à Vincennes, au bois de Boulogne, dans le champ de courses ou près des fortifications; on voulait la placer aux .Batignolles, au rond-pointyle Courbevoie, on avait même proposé de la faire commencer au Tuileries et de lui faire suivre la grande avenue des Champs-Elysées jusqu’à l’arc de triomphe de l’Etoile. Après bien des discussions, après avoir mûrement pesé les avantages .et les inconvénients de ces divers emplacements, tous ces projets ont été abandonnés et on en est revenu au Champ de Mars, dans lequel elle avait été installéé en 1807. La commission administrative de 1878, composée de 44 membres, le désigna à l’unanimité, moins une voix, et la commission de la Chambre des députés ratifia ce choix à l’iinanimité de ses membres.
- Ainsi donc, à cette époque, deux commissions importantes, differentes par leur origine, ont pensé que le Champ de Murs était l’emplacement le plus favorable au succès d’une grande exposition internationale.
- Et cependant, alors on n’avait pas, pour choisir cet emplacement, un motif puissant que nous avons aujourd’hui, car à cette époque le palais du Troca-déro n’existait pas encore. Une salle dite des Fêtes est, en effet, l’accompagnement indispensable de toutes les Expositions, et si un emplacement autre que le Champ de Mars était choisi, un monument dont l’importance devrait se rapprocher de celle du Trocadéro, qui a coûté près de dix millions, devrait être nécessairement construit.
- A l’issue de l’Exposition de 1878. quelques-uns de nos collègues avaient pensé que les considérations qui précèdent étaient suffisantes pour établir que désormais les expositions ne pourraient être installées ailleurs qu’au Champ de Mars, et ils avaient soumis xtu Parlement une proposition de loi tendant à la conservation du palais édifié sur cet emplacement.
- Dans leur proposition, nos honorables collègues combattent l’argument tiré de l’insuffisance de la superficie du Champ de Mars et des bâtiments qui y sont édifiés, argument favori des adversaires de ia conservation, d’une manière que nous croyons bon de placer sous vos yeux.
- Us nous paraissent 'avoir démontré que si les progrès rapides, incessants des arts, des sciences et de l’industrie avaient, après chacune des expositions précédentes, rendu insuffisants les locaux qui les avaient contenues, cet argument ne pouvait être invoqué contre l’Exposition de 1878.
- « Nous n’avons, disent-ils, aucun reproche à adresser à cette Exposition, qui a été de tous points admirable ; mais, si nous voulions lui en adresser un, nous dirions qu’elle était trop vaste, qu’à côté d’objets d’une haute valeur, se trouvaient des objets qu’un examen plus approfondi, moins hâtif, aurait pu faire éloigner. »
- Qui donc, après l’avoir parcourue maintes et maintes fois, peut se flatter de l’avoir connue ? Qui donc peut dire n’avoir pas rencontré, à chaque visite qu’il y a faite, des objets dignes d’intérêt et qui avaient échappé à son attention ?
- Il est donc difficile d’admettre que la prochaine Exposition sera plus vaste que celle de 1878.
- Mais plaçons-nous un instant clans cette hypothèse ?
- L’Exposition de 1878, en installant sur le quai d’Orsay une annexe qui s’étendait jusqu’au pont de l’Alma, a montré le chemin aux expositions suivantes. En prolongeant cette annexe, on arriverait à l’esplanade des Invalides, vaste quadrilatère entièrement libre, sur lequel un bâtiment presque aussi vaste que celui du Champ de Mars pourrait être construit. Et si l’on admettait que cet emplacement serait encore insuffisant, serait-il impossible de jeter un pont sur la'Seineet de relier le bâtiment construit sur l’esplanade des Invalides au palais actuel de l’Industrie, qui se trouve directement en face.
- Alors on aurait une Exposition qui commencerait dans les Champs-Elysées, au cœur de Paris, qui se poursuivrait sur l’esplanade des Invalides pour ga-gner le Champ de Mars et se terminer au Trocadéro. Où pourrait-on trouver dans Paris un emplacement plus favorable et présentant avec l’intérieur des moyens de communication plus faciles et plus variés ?
- « Pour se placer dans des conditions plus avantageuses au point de vue de l’espace, il faudrait sortir de l’enceinte, et tout le monde sait que l’une des causes de l’insuccès de l’Exposition de Vienne a été précisément son éloignement du centre. En 1867, l’exposition agricole qui se trouvait à Billancourt, et quÿ cependant présentait un attrait particulier, a été a peine visitée. L’exposition principale placée dans les mêmes conditions serait exposée à éprouver le même sort. »
- Nous avons tenu à citer le passage (fui précède, de la proposition de nos honorables collègues, car
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- il répond victorieusement à l’objection tirée de l’insuffisance des terrains du Champ de Mars, en indiquant les moyens de remédier à cette insuffisance.
- Si, par impossible, l’Exposion qui suivra celle de 1889 devait être plus étendue qu’elle, il suffirait de suivre leur conseil et au lieu de se contenter d’occuper l’esplanade des Invalides, de jeter, comme ils l’indiquent, un pontsur la Seine et de rejoindre le palais de l’Industrie.
- Dans la discussion qui a eu lieu, à propos de leur proposition, ils démontrèrent que la démolition du palais du Champ de Mars ne ferait rentrer dans les caisses de l'État qu’une somme insignifiante au lieu de la somme de 5 millions 500 mille francs, qu’elle devait produire d’après les appréciations des services dits compétents. La suite ne démontra que trop la justesse de la manière de voir de nos honorables collègues.
- Malgré leurs efforts leur proposition fut repoussée par la Chambre et le palais du Champ de Mars, qui avait coûté 22 millions, qui représentait encore une valeur de 16 millions environ, fut anéanti au grand détriment des finances de l’Etat.
- La question de l’insuffisance des terrains du Champ de Mars a été de nouveau soulevée lorsqu’il s’est agi de choisir l’emplacement de l’Exposition de 1889.
- Des projets nombreux et fort bien étudiés ont été présentés ; les avantages des emplacements proposés par les auteurs de ces projets ont été artiste-merft mis en lumière; deux d’entre eux avaient môme les préférences d’hommes profondément versés dans ces questions, d’hommes dont l’opinion fait autorité en ces matières.
- Malgré le concours de ces puissants auxiliaires, ils furent tous repoussés et le Champ de Mars fut de nouveau désigné.
- L’œuvre grandiose de E. Alpband répond d’une manière trop éclatante à l’objection tirée de l’insuffisance des terrains du Champ de Mars pour que la question puisse être de nouveau posée.
- Il est donc permis de croire que le Champ de Mars est devenu le lieu sur lequel doivent être placées les expositions futures. Pourquoi, dès lors, détruite des monuments qui font l’admiration du moule entier, des monuments construits dans les meilleures conditions de,solidité et qui marquent une nouvelle étape dans les progrès de l’art? Pourquoi détruire cette splendide galerie des machines, véritable merveille de l’art architectural?
- Le palais des machines, dit M. le conseiller municipal Guichard, dans son rapport, sera un monument unique au monde, tant par l’élégance de sa construction que par la hardiesse de son immense enjambée de 115 mètres. Personne ne pourra admettre que ce chef-d’œuvre du fer ne doive durer que six mois pour être démoli et vendu comme vieille ferraille à la fin de l’Exposition; nous avons la confiance qu’une solution interviendra, permettant de le conserver tout en sauvegardant les intérêts primordiaux, dont le ministère de la guerre a le juste souci. »
- La France n’est-elle pas déjà entrée dans la même voie que l’Angleterre qui, loin de détruire son palais de Cristal, l’a agrandi et amélioré ? Après l’Exposition de 1855, on s’est bien gardé de démolir le palais des Champs-Elysées, et tout le monde sait quels services rend ce palais.
- L’Exposition de 1878 terminée, le Trocadéro a été conservé, et 72,000 mètres de terrain ont été vendus par l’Etat à la Ville pour y installer un square. C’est au milieu de ce square que s’élève la Tour Eiffel.
- La désaffectation du Champ de Mars est donc actuellement un fait partiellement accompli.
- Nous n’avons pas l’intention de traiter ici la question d’affectation des. monuments desquels nous proposons la conservation.
- Nous nous contenterons de dire que le palais de l’Industrie et le pavillon de la Ville, qui se trouve auprès de lui sont absolument insuffisants.
- A peine une exposition est-elle terminée, que de nombreuses demandes de concessions temporaires sont adressées à l’administration, qui, le plus souvent, se trouve dans l’impossibilité de leur donner satisfaction.
- Nous n’avons qu’une crainte, c’est que les nouveaux palais ne puissent combler cette lacune.
- L’adoption de notre proposition faciliterait singulièrement l’installation des expositions qui doivent suivre celle de 1889.
- « La difficulté la plus grande, disent les auteurs de la proposition de 1877, à laquelle vient se heurter l’organisation d’une exposition, est sans contredit la construction des bâtiments qui doivent la contenir.
- « Ces bâtiments ont une vaste étendue ; ils entraînent pour leur construction des dépenses élevées qui, avant d’être votées, exigent des délibérations d’autant plus sérieuses, que l’édifice devant être démoli, le capital qui a servi à sa construction est anéanti.
- « Après les décisions législatives viennent les travaux préliminaires des ingénieurs et des architectes, et la construction du gros œuvre ne commence qu’après de longues études. Cette construction, quelle que soit la diligence qu’on y mette, exige bien du temps, et lorsqu’arrive l’époque fixée pour
- l’ouverture, ni l’édifice, ni les installations ne sont terminés.
- « L’expérience a démontré que, quelles que soient les précautions prises, dans tous les cas, par suite de ces difficultés, ce n’est qu’un mois ou six semaines après leur ouverture officielle que les expositions font leur ouverture réelle. «
- La prompte exécution des expositions • futures n’est pas le seul avantage qu’on retirerait de la conservation des monuments du Champ de Mars.
- Les finances de l’Etat seraient, par ce fait, exonérées de la plus forte part des dépenses énormes qu’entraînent les expositions. Détruire l’admirable galerie des Machines et les doux palais des Beaux-Arts et des Arts libéraux serait non seulement froisser le sentiment public, mais ce serait encore anéantir, sans aucun profit, un capital de 16 millions en chiffres ronds, qu’il faudrait dépenser à nouveau lors de la prochaine Exposition.
- La galerie des Machines, en effet, a coûté 7,513,891 francs ; le palais des Beaux-Arts et des Arts libéraux ont coûté6,764,707francs; les galeries des expositions diverses ont coûté près de 6 millions; nous ne croyons pas exagéré d’évaluer à 1,500,000 francs la part de ces dépenses afférentes au dôme d’honneur et à la galerie de trente mètres.
- Espérer que la vente des matériaux, après la démolition, ferait rentrer des sommes importantes dans les caisses de l’Etat, serait se préparer de cruelles déceptions.
- Les frais considérables qu’entraînerait la démolition absorberaient la plus forte partie, sinon la totalité de ces sommes.
- Si l’expérience de ce qui s’est passé en 1879 ne suffisait pas pour vous convaincre, il nous serait facile, quand le moment sera venu, de le démontrer d’une manière irrécusable.
- Des raisons majeures pourraient seules imposer cette démolition.
- Nous ne nous arrêterons donc pas longtemps à l’examen d’une objection qui consisterait à dire que si l’Exposition future était installée sur le même emplacement, dans les mêmes bâtiments que. celle de 1889, elle n’aurait aucun succès.
- Pour que cette objection, qui nous a été faite après l’Exposition de 1878, eût de la valeur, il faudrait que l’Exposition de 1889 périsse d’inanition par la diminution graduelle de ses visiteurs.
- Gomme celle de 1878, elle mourra pleine de vie; le temps viendra fermer ses portes sans avoir pu diminuer les charmes qui l’entouraient.
- Loin d’être une cause de défaveur, l’installation de la nouvelle Exposition dans les mêmes palais que celle de 1889 serait un élément certain de succès, car chacun voudrait revoir ces lieux qui auraient laissé dans son esprit de si frappants et si agréables souvenirs.
- Où pourrait-on trouver une perspective plus splendide, plus digne de provoquer l’admiration que celle que nous offre l’ensemble harmonieux des différents bâtiments dont nous proposons la conservation ?
- La seule objection grave qui pourrait être formulée contre notre projet est basée sur la nécessité qu’aurait M. le ministre de la guerre de rentrer en possession du Champ de Mars pour les exercices militaires.
- Toute la question est donc de savoir si le Champ de Mars est un terrain nécessaire à l’éducation de notre armée.
- S’il en était ainsi, aucune considération n’aurait dû être assez puissante pour déterminer à le lui enlever, même temporairement. Vainement dira-t-on qu’on l’a fait dans un intérêt national, le sentiment patriotique aurait interdit de le faire.
- Ancun des ministres de la, guerre qui se sont succédé, n’aurait consenti à apposer sa signature au bas d’un projet qui aurait pu porter atteinte à la force de notre armée.
- L’expérience de ce qui s’est passé depuis 1867 jusqu’à nos jours prouve que le Champ de Mars n’est point indispensable comme terrain de manœuvres, puisque durant une période de vingt-deux années, c’est à peine si pendant la moitié du temps la guerre l’a possédé.
- Tout le monde sait que, depuis 1870, par suite des changements introduits dans la tactique militaire, les grandes manœuvres se font en province et les revues importantes se passent soit au polygone de Vincennes, soit dans la plaine de Longchamps.
- Actuellement l’Ecole militaire n’est plus l’école pratique de guerre et en est devenue l’école théorique.
- Les troupes qui y étaient casernées sont disséminées dans les forts qui font parties de l’enceinte.
- Lorsqu’il a été installé, le Champ de Mars répondait aux besoins stratégiques de l’époque; aujourd’hui il ne peut servir qu’à des manœuvres de détail et à l’instruction des recrues, Trop vaste pour ce dernier usage, il est suffisant pour les grandes manœuvres, et si un Champ de Mars est essentiel à l’instruction de nos troupes, le retour à la Guerre de celui sur lequel sont édifiés les palais de l’Exposition universelle ne dispenserait pas l’Etat d’en ! acquérir un autre.
- Dans cette hypothèse, on pourra trouver, à une! distance assez rapprochée de l’Ecole militaire, un’
- emplacement propre à constituer un champ de-manœuvre.
- A Issy, par exemple, existent des terrains qui, étant frappés par la servitude militaire, se vendraient à bon compte.
- Pour une. somme de 4 à 5 millions, il serait facile d’avoir un champ de manœuvres plus vaste et plus convenable que le Champ de Mars.
- Nous ajouterons que derrière l’Ecole militaire existent des terrains appartenant au génie, terrains qui, .s’ils étaient convenablement appropriés, ce qui serait facile, seraient suffisants pour l’instruction des recrues et qu’à peu de distance de cette caserne-se trouve l’esplanade des Invalides sur laquelle l’infanterie pourrait manœuvrer sans aucune gêne..
- L’intérêt supérieur de la défense nationale n’étant point enjeu, nous avons la ferme conviction que vous accueillerez favorablement la proposition de loi que nous soumettons à vos délibérations.
- Personne de vous ne voudra laisser anéantir les magnifiques monuments qui servent à abriter toutes les splendeurs de l’Exposition, toutes ces merveilles de l’art, de la science, de l’industrie.
- Tous vous voudrez vous associer au sentiment public, qui se prononce avec tant d’énergie pour la conservation.
- L’Exposition de 1889 n’est pas seulement l’exhibition des progrès opérés depuis dix années dans-toutes les branches des connaissances humaines,, elle est aussi l’un des moyens les plus heureux de glorifier la date de notre immortelle Révolution.
- Tous vous voudrez voir subsister les chefs-d’œuvre d’architecture qui la contiennent, pour attester au. monde émerveillé que là a été célébré le centenaire-de la naissance de la liberté, fête qui est non seulement celle de la France, mais celle de l’humanité-tout entière.
- Tous vous voudrez qu’en transformant la première son Champ de Mars en un champ de travail,, la France, la grande initiatrice, montre une fois déplus qu’elle est toujours à l’avant-garde de la civilisation.
- PROPOSITION DE LOI Article premier. — Les bâtiments de l’Exposition de 89 désignés sous les noms de Galerie des Machines, Palais des Arts libéraux, Palais des Beaux-Arts, Dôme Central, Galerie de 30 mètres, seront conservés.
- Art. 2. — Tous les terrains du Champ de Mars qui ne sont pas occupés par les monuments désignés à l’article premier seront transformés en un square.
- O H O iS
- Les Entrées à l’Exposition
- Hier, jeudi, il y a eu 103,3SS visiteurs payants.
- Ça va bien...
- La Mission norvégienne.
- Elle est repartie mercredi soir pour Cherbourg, où l’attendait la corvette Norven.
- Cette mission, subventionnée par le gouvernement norvégien, se composait de huit officiers et de dix-huit aspirants (sokadets).
- Elle avait à sa tête M. le capitaine commandant Rieck ; le capitaine de frégate George von Krogh, l’ingénieur G. Andresen, M. Ch. Lund, les lieutenants Krogh, Olsen, Sparre, Taudberg et Parr ; ce dernier a servi dans la marine française.
- Ces messieurs ont fait hier l’ascension de la Tour. Mais, avant de gagner la deuxième plateforme, ils étaient réunis en un déjeuner de 70 couverts, sous la présidence de M. Frédéric Baetzmann, commissaire général de la. Norvège à l’Exposition. Toutes les personnalités de la colonie norvégienne étaient présentes au repas. Les officiers étaient en grand uniforme.
- De chaleureux toasts à la France ont été portés par MM. Worsoë.et Rieck; les hymnes nationaux des deux pays étaient exécutés par un des orchestres hongrois de l’Exposition.
- Puis, sous la conduite de M. Baetzmann, le cortège s’est dirigé vers la Tour.
- Invasion d’Américains
- La P ail Mail Gazette dit qu’à l’heure actuelle la ville de Londres est absolument envahie. Le grand exode des Américains vers l’Exposition de Paris a commencé, et la plupart des citoyens des Etats-Unis font une petite station en Angleterre pour assister au Derby. Tous les hôtels sont pleins et quiconque n’a pas commandé son logement plusieurs jours à l’avance, court grand risque de coucher à Trafalgar-Square.
- Les premiers Congrès
- On annonce pour le vendredi 7 juin, à quatre heures, une conférence de M. Desclaux, membre de l’Institut, professeur à la Sorbonne et à l’Institut national agronomique, sur ce sujet : « Chimie et industrie du lait. «
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- On annonce également, pour le 8 juin, à quatre heures, au palais du Trocadéro, une conférence de M. J. Rochard, membre de l’Académie de médecine, sur « les intoxications volontaires. »
- Obstructionnisme autrichien
- On sait que des Sohols, gymnastes tchèques devaient se rendre à Paris pour assister aux fêtes prochaines du concours de gymnastique.
- Le gouvernement d’Autriche-Hongrie vient d’interdire à ces gymnastes le voyage corporatif à Paris et leur présence aux fêtes internationales de l’Exposition.
- Il a beau faire, le comte Taafe, ces Tchèques nous arriverons d’une manière ou de l’autre, individuellement ou par petits groupes. ~~
- Un peu de propreté S. V. I*.
- Autour des piles de la Tour Eiffel on a déposé hier des quintaux de vieux papiers et de vieux gazons, détritus des piétinements de la veille.
- A côté des merveilles de l’Exposition, près des jardins fleuris et embaumés, ces débris peu parfumés produisent le plus mauvais effet — Panthithèse n’est pas heureuse.
- Les Fontaines lumineuses
- L’administration a fait droit aux justes réclamations des visiteurs du soir, en avançant d’une demi-heure l’ouverture des différents jeux d’eaux.
- Ils ont donc lieu maintenant : le premier, de 9 heures à 9 heures 20, au lieu de 9 heures 80 à 9 heures 50 ; le deuxième, de 9 heures 40 à 10 heures, au lieu de 10 heures à 10 heures 20 ; le troisième, de 10 heures 20 à 10 heures 40, au lieu de 10 heures 80 à 10 heures 50.
- Musique
- Dimanche, au kiosque n° 4 (jardin haut, côté Suf-fren), concert donné par Y Harmonie cle Montmartre (fondée en 1863), dirigée par M. Henri Chollet, et dont les exécutants sont au nombre de quatre-vingt-dix.
- Aux Kiosques
- Samedi soir, des sociétés musicales et chorales se feront entendre dans les différents kiosques du Champ de Mars.
- Nous indiquerons, dans notre numéro de demain, les différentes sociétés et les emplacements qu’elles occuperont au juste.
- Les étudiants étrangers
- Depuis quelques jours les visiteurs de l’Exposition remarquent un grand nombre de jeunes gens coiffés de casquettes blanches. Le matin ils arrivent par le tramway de la porte Rapp et restent une bonne partie de la journée à parcourir les galeries et palais du Champ de Mars. Ce sont les élèves de l’Ecole polytechnique de Zurich, venus à Paris au nombre de trois cents pour visiter l’Exposition. Ils se sont rendus au Champ de Mars où ils ont été reçus par les membres du comité suisse.
- Banquet de la Presse étrangère
- La commission spéciale qui a été chargée de s’occuper du banquet que la Presse française doit offrir à la Presse étrangère, a pris la décision suivante : Le banquet aura lieu au restaurant du pavillon de la Presse ou dans l’un des grands restaurants de l’Exposition. Les organisateurs ont l’intention de faire défiler devant la Pres.se étrangère toutes les curiosités exotiques de l’Exposition.
- L’EXPOSITION D’HORTICULTURE
- PAKC DU TROCABFUO
- Nous continuons notre revue du parc du Trocadéro en signalant les douze massifs de conifères variés, d’arbustes'd’agrément et d’azalés plantés par la maison Groux fils, de Sceaux, qui nous donne en outre la primeur d’un joli lot de Genista Andreana inconnus jusqu’à ce jour.
- Sans sortir de la classe 79, nous remarquons dans la partie opposée à celle de M. Groux la belle exposition de M. Honoré Defresne, qui occupe à peu près la même superficie, ornée des mêmes massifs.
- Nous trouvons ensuite disséminées dans le parc les expositions de MM. Moser,de Versailles; Paillet, de Châtenay; Brunaut et Jamin.de Bourg-la-Reine; Rothberg, de Gennevilliers; Ausseur, de Lieusaint; Lecointe, de Louvecienne, etc.
- Nous ne pouvons passer sous silence les collections de rosiers tiges et nains qui remplissent la partie française au-dessous et de chaque côté de la cascade et qui au nombre de 18.000 sujets ont été plantés par MM. Lévêque et Charles Verdier, d’I-vry; Durantière, de Paris; Brunault, Jost et Magot-
- tin fils, de Bourg-la-Reine ; Lecointe, Paillet, Louper et Notting, du Luxembourg.
- Les pelouses de ces parties françaises sont semées par les exposants MM. Thiébaut aîné, For-geot, Dupanloup, Jacquot, Tarcyvanier, Le Caron et Férard.
- En poursuivant nos investigations nous trouvons sur la plate-bande bordant le quai de Billy, le long de la palissade, toute l’exposition des arbres fruitiers (cl. 81) établie sur une superficie de 5,000 mètres comprenant toutes les formes et variétés connues, dont les principaux exposants sont MM. Aus-seur-Sertier, Georges Boucher, Brunant et Jost, Courtois, Croux, Defresne, Deseine, Jamin, La-pierre, Lévèque, Paillet, etc.
- A côté de ces expositions se rencontrent de nombreux arbres fruitiers à cidre provenant d’exposants des environs de Paris et de province.
- A cette exposition est adjointe celle de la (classe 80), culture maraîchère, dont la Société de secours mutuels des maraîchers a fait tous les frais.
- Non loin de là est l’exposition de la Ville de Paris, faite sous la direction de M. Masson, inspecteur de l’assainissement.
- Tous les produits sont plantés dans le sable pur et arrosés avec les eaux d’égout, d’après le système de Gennevilliers, système qui malgré ses détracteurs donne les meilleurs résultats.
- Deux concours de fleurs, fleurs coupées, légumes et fruits, viennent d’avoir lieu, l’un du 6 au 11 mai, l’autre du 24 au 29. Ce dernier concours, surtout a été particulièrement brillant et a attiré de nombreux amateurs et visiteurs tant par la quantité que par la variété des produits exposés.
- On remarquait de belles collections d’azalés, d’orchidées, de plantes à feuillage, do serre et d’appartements, et une immense quantité de rosiers, fleurs coupées de toutes espèces, cinéraires. Parmi les horicuiteurs de la classe 79, qui ont remporté les récompenses les plus élevées, nous citerons :
- MM. Vilmorin, Christen, Croux fils, Ottolander, Van-Ness, Dupanloup, veuve Jamain, Sortir), Gil-lard, Clahaye Villard, Yvon Ferard, Lévèque, Verdier,’ Margottin, Notleng, Paillet, maison'Lachaus-sée, M. Jeangirard.
- Le jury de la classe 80 a décerné des premiers prix à :
- MM. Vilmorain-Andrieux Fargeot, Cousin, Dupanloup, L’Héraut, Girardin Colas, Millet, Cremont, à la société de Vincennes et à celle des Deux-Sèvres.
- Des 2e et 8e pris à :
- MM. Renard, Pageot, Rigaut, Chapelain.
- Dans la classe 81 (Catégories des arbres fruitiers à haute et basse tiges), le jury appréciant les produits exposés a décerné des premiers prix aux horticulteurs dont les noms suivent :
- MM. Bruneau, Jost, Croux, Salomon, Chevalier.
- Des 2es et 3es prix :
- A MM. Deseine, Defresne, Paillet, Mérisse (Belgique), Lecointe, Boucher, Lhérault, Lacaille, Oudin.
- A la classe 82 (graines et arbres des forêts) ont obtenu des premiers prix :
- MM. Honoré Defresne, A. Namon, Jacques.
- Des seconds prix : MM. Ausseur et Croux fils.
- Dans la classe 83 (plantes de serre), ont obtenu des premiers prix :
- MM. Dallé, Dallière, Bloch, Mautin, Peeters, Coope, Leuvet, Lemaitre, Vuylsteke, Chartier de la Devansaye, Landry, Gentilhome, Simon, Piret.
- Des seconds prix ont été décernés à MM. Van Houtte, Garden, Dupanloup, Vilmorin, Labrousse, Lange, Duval.
- Les concours d’horticulture en juin, auront lieu du 7 au 12 et du 21 au 27.
- A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1888
- On n’a plus à apprendre au public quelle large part a été faite aux Beaux-Arts à l’Exposition universelle. Un des grands palais du Champ de Mars a été construit tout exprès pour recevoir les œuvres de la peinture, de la sculpture et les dessins des architectes.
- Aux artistes français, n’a été réservée qu’une moitié de ce palais, et cependant il fallait faire place, non seulement aux œuvres des artistes contemporains, mais à cette exposition centen-nale, qui remet sous nos yeux tout le mouvement de l’art français depuis 1789 jusqu’à notre dernière exposition décennale, en 1878.
- On conçoit aisément quelles difficultés il a fallu surmonter pour réunir des œuvres dispersées en tant de mains et gardées souvent avec un soin si jaloux. M. Antonin Proust avait heureusement, pour l’aider dans cette œuvre difficile, des lieutenants expérimentés et dévoués, MM. Dayot, Roger Marx.
- Les difficultés n’ont pas été moins grandes lorsqu’il s’est agi de répartir dans la seconde moitié du Palais les œuvres des artistes de quatorze pays étrangers qui ont demandé à concourir avec les artistes français. On devinera le tact, je dirai presque la diplomatie qu’il a fallu déployer pour ménager et satisfaire tant d’intérêts divers. Là encore M. Proust a trouvé pour le seconder l’expérience et le zèle éprouvé de MM. Roger-Ballu et Giudicelli et la bonne volonté de M. Georges Blavet.
- Nous devons aux étrangers à qui la France donne l’hospitalité de commencer par l’examen de leurs ouvrages la revue rapide de cette exposition.
- ESPAGNE
- Les premières salles que l’on rencontre, lorsque l’on entre dans le palais des Beaux-Arts en venant du côté de la Seine, sont celles de la peinture espagnole. Bien que l’Espagne ne compte guère plus de quatre-vingts artistes exposants, leur « Salon » fait le plus grand honneur à ce pays.
- Beaucoup de peintres espagnols étaient jusqu’à présent ignorés du public français. H en est cependant deux ou trois qui sont actuellement si populaires dans notre pays, que l’on s’étonne presque de voir leur nom sous l’imposante protection de l’écusson aux Lions et aux Tours de Castille. Parmi ceux-ci est M. Aranda, de son vrai nom José Jimenez, le frère de deux peintres de talent qui figurent également à l’Exposition, Luis Jimenez et Manuel Jimenez Prieto. Il a envoyé quelques-unes de ces charmantes scènes, huiles ou gouaches, qui ont fait sa réputation. J’en citerai trois, des meilleures: la Partie d’échecs, les Politiciens et un Atelier à "bon marché, où le peintre a représenté ses deux frères. La fraîcheur et la finesse de ces œuvres diverses frappent d’autant plus que l’artiste a eu l’étrange fantaisie de placer au milieu d’elles un grand Christ livide et sombre, avec des plaies terreuses aux genoux et du sang coagulé sur ses pieds troués. C’est la copie un peu modifiée du Consummatumest ! qui figurait au Salon de 1887 et que Aime de Cassin acheta, malgré son peu d’attrait, le jour même du vernissage.
- (A suivre.) André Saglio.
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- DNE PREMIÈRE A L’ESPLANADE
- Les Âïssaouas au Concert Algérien
- C’est hier qu’a eu lieu, au concert algérien,la première des représentations que doivent donner les Aïssaouas, trois fois par semaine, pendant toute la durée de l’Exposition, les lundi, mercredi et vendredi soir, à 9 heures.
- Les Aissaouas sont une secte de fanatiques descendant d’Àïssa, un des frères de Mahomet.
- Pour arriver au Paradis et obtenir toutes les grâces d’Allah, ils se mutilent horriblement le corps, mais sans souffrance, grâce, prétendent-ils, à leur parenté avec le Prophète.
- Le fait est qu’entraînés par de longues prières et sous faction de leur musique au rythme monotone, ils arrivent à un état d’extase mystique qui va jusqu’à la catalepsie. Ils se font alors les blessures les plus atroces, mais presque instantanément le sang a disparu, la plaie est fermée.
- La troupe, à la représentation de laquelle nous avons assisté, se compose de huit hommes. Ils se transpercent le corps de poignards, mangent du verre, lèchent une pelle rougie au feu, se mettent des charbons ardents dans la bouche, se font piquer par des scorpions, dont la piqûre est mortelle, et par
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- une vipère qui a été prêtée par le Jardin des plantes de Paris.
- Tels sont les exercices auxquels ils se sont livrés hier, mais ils en promettent de beaucoup plus surprenants une fois leur entraînement fait.
- La troupe de concert se compose de trois orchestres : l’orchestre arabe, l’orchestre des Ouled-Naïls et l’orchestre soudanais. Ibrahim, un joueur de corne du Mzab, qui fait partie de l’orchestre des Ouled-Naïls, est célèbre dans toute l’Algérie par la puissance de ses poumons. Il peut sans (ainsi qu’on le dit vulgairement) reprendre son souffle, jouer de la corne pendant trente-huit minutes. Un spectateur, ayant, un jour, en Algérie, prétendu qu’Ibra-him devait tricher et respirer par le nez pendant qu’il jouait, celui-ci fit le pari, — qu’il gagna haut la main, — de rester en plongeant un quart d’heure sous l’eau.
- En dehors des musiciens, la troupe comprend huit danseuses :
- L’étoile Atika (duvet de la pêche), Yamina (fleur de jasmin) et Baïa (la reine), toutes trois mauresques d’Alger, Ilouria (l’aimée), arabe de grandes tentes; Fathma, une petite danseuse arabe de six ans; une Ouled-Naïls (enfant du désert) de Biskra; la charmante Tourquia, âgée de quatorze ans, qui danse à ravir la danse du sabre; Yasmina, danseuse kabyle et deux négresses du Soudan algérien.
- L’orchestre principal est dirigé parSultana, danseuse d’Alger.
- On a eu toutes les peines du monde à décider les Mauresques à venir à Paris, où elles craignaient de mourir de soif. Pratiquant très fidèlement leur religion, elles ne boivent en effet jamais de vin, et redoutaient fort la grande ville où « l’on vend l’eau », disaient elles.
- Un avis, pour terminer, à nos don Juan parisiens. Il leur sera sans doute très difficile de triompher de la vertu de ces odalisques, non sans doute qu’elles soient très farouches — nous n’oserions en répondre — mais à cause de la façon très sévère dont elles sont gardées.
- Elles quittent le soir l’Esplanade, accompagnées d’un eunuque qu’escortent six vigoureux nègres, et rentrent ainsi en ville, dans leur appartement, sur lequel leur garde exerce pendant toute la nuit la surveillance la plus vigilante.
- COXFÉUENCES
- Vendredi 7 juin, conférence de M. Duclaux, membre de l’Institut, professeur à la Sorbonne, sur la Chimie et industrie du lait.
- Samedi 8 juin, conférence de M. le Dr Rochard, membre de l’Académie de médecine, ancien directeur des services de santé de la marine, sur les Intoxications volontaires.
- Mardi il juin, conférence de M. Lourdelet, président de la chambre syndicale des négociants-commissionnaires, sur les Chambres de commerce françaises et étrangères et les musées commerciaux.
- yeux par les éclats d’une vitre tombée de la toiture. La blessée a reçu les premiers soins à rinfirmerie du Champ de Mars, puis a été reconduite à son domicile.
- D’après la statistique officielle, le service de la Sûreté a arrêté à l’Exposition, pendant le mois de mai, trente-deux pick-pockets, dont six Anglais ou Américains, deux Espagnols, quatre Italiens, deux Autrichiens et cinq Allemands.
- Ces derniers, comme on le voit, tiennent un bon rang dans la liste.
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- * *
- M. le ministre de l’instruction publique et des beaux-arts vient de donner l’ordre de transporter au Champ de Mars la fameuse toile de M. Yvon, la Retraite de Russie, appartenant au musée de Versailles.
- Le 15 juin, M. Spuller donnera un grand dîner où seront invités une partie des présidents de section à l’Exposition universelle, les préfets de la Seine et de police, les présidents des conseils municipal et général, le général Saussier, des magistrats, des membres de l’Académie française, etc.
- M. le colonel Ribeiro da Luz, membre du conseil de l’empereur du Brésil, est arrivé à Paris, chargé par son gouvernement d’étudier à l’Exposition tout ce qui se rapporte à l’art militaire.
- Il a été volé la nuit dernière, à un entrepreneur de travaux, quatre échelles doubles.
- On se demande comment les voleurs ont pu les emporter sans être vus.
- Un commencement d’incendie a eu lieu hier soir vers dix heures chez M. Sadik (section égyptienne, touchant à la rue du Caire). Il a été occasionné par une étincelle électrique, qui a communiqué le feu à l’étoffe ancienne qui recouvrait le plafond.
- Il y a eu pour environ deux cents francs de marchandises brûlées ou détériorées, consistant en broderie, tapisserie, bijouterie égyptienne.
- Les employés de M. Sadik se sont eux-mêmes rendus maîtres de ce léger sinistre, et il n’a même pas été utile d’avertir les pompiers.
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- Mercredi, à sept heures du matin, un ouvrier peintre nommé Marioni, qui travaillait dans la galerie de trente mètres, est tombé d’une hauteur de quinze mètres et s’est faitde nombreuses contusions. 11 a été transporté à l’hôpital Necker où il a été admis d’urgence. Malgré cette chute terrible, la vie de Marioni ne paraît pas être en danger.
- Hier soir, à neuf heures et demie, un commencement d’incendie s’est déclaré dans la boutique d’un des marchands égyptiens établis rue du Caire. Tue feu qui avait pris a une toile goudronnée a été éteint en quelques minutes et l’émotion des promeneurs n’a été que passagère.
- ***
- Mme Levasseur, qui se promenait avec son mari dans la galerie des machines, a été blessée aux
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à 10 heures : Visites à l’Exposition; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du Palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. •—Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situé à l’extrémité du Palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des Républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marionnettes de Barnard pendant les entr’actes.
- De 2 à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertissement, butfet, glacier.
- De 1 heure et demie à 0 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face la rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- O
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exposition.
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- listes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, derrière le Palais Arts libéraux, côté de l’avenue Suffren.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique ; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées ; promenades sur les ânes blancs d’Egypte.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et dioramas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises-.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TÔXJT-PARIS, en face la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais dit ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et'plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors .d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan. Phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures 30 à 9 heures 50.
- Deuxième effet, de 10 heures à 10 heures 20.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
- Dimanche 9 juin : Promenade-visite à l’Exposition universelle de 1889, organisée par la Société centrale du Travail professionnel.
- Lieu de réunion : devant le Pavillon de la Presse, à 10 heures 15 matin.
- M. Le prou (Théophile-Alphonse), secrétaire de la société ; ingénieur des arts et manufactures; inspecteur des charbonnages à la Compagnie transatlantique.
- Sujet de la conférence : Combustibles.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- RENSEIGNEMENTS UTILES
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est.— Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Monlholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée: pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée : Pont de 1 Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante :
- Au Trocadéro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miliaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-Issy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Pllllllj
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies : les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes a Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l’Exposition.
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’ïéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur _ de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie^ directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens. '
- Stations desservies: Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h, 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées _ au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies ^ la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Cons tantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous le? bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés/autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 lieuses soir). Porte d’ïéna (6 heures matin à 11 heures
- soir). Porte La Bourdonnais (10 heures malin à 6 heures soir).
- ^"VL — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes. «.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. — Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. —Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 3 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2° classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Charnu de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées parjour :
- Matin : 7h. 30, 10heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des.Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits-suivants :
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en-descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du.chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- La Librairie du « Bulletin des Halles », 33, rue
- Jean-Jacques-Rousseau, vient de mettre en vente un Plan illustré de l’Exposition universelle, avec un Indicateur alphabétique, imprimé en six couleurs et représentant exactement la place des différentes expositions.
- Ce plan, richement illustré, est indispensable aux visiteurs, qui trouveront aisément à se guider en sortant du Panorama le Tout-Paris, une des principales attractions de l’Exposition.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1839
- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
- RECOMMANDÉS
- ABAT-JOUR
- Dcgaflèt et Cie Suce™, (ancienne maison Grimal), 28, rue Albouy, Paris. — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
- AMEUBLEMENT
- A. Vaillant, 10, rue Meslay, Paris. — Fabrique de meubles de luxe. Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité decache-pots, jardinières, tables à ouvrages et à jeux, bureaux de dames et liseuses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
- Hilgert, 20, passage Tocanier, Paris — Fabricant de chiffonniers et tables de nuit chiffonniers en tous genres.
- Ch. Galvani, faubourg Saint-Antoine, 137, et rue d’Avron, 28. — Grande fabrique de lits et chambres à coucher en tous styles. Envoi franco du catalogue.
- G. Ilerrmann, 9, rue St-Ambroise et 7, cité d’Angoulême, Paris.—-Ameublements complets de tous genres. Ebénis-terie et tapisserie. Meubles anciens, sièges et tables de tous styles pour salles à manger. Chambres à coucher, salons, bibliothèques et bureaux.
- Quarré, 143, r. d’Aboukir, (us. r. de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de style pour meubles, de décoration pour cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voiture, marque : Au Lion.
- ARMES & ARMURES
- R. Gutperle, 12, boulevard Magenta, Paris. — Armes, armures, panoplies et trophées. Cuirasses sécrétés „ garantissant de l’arme blan-
- che et de la balle de revolver. Bijoux, armes et armures pour théâtres.
- ARTICLES POUR FUMEURS
- Quentin et O, 22, r. de Bondy, Paris. — Pipes Gambier. Papiers Riz
- La ^ et Goudron La
- BALANCES St BASCULES
- L. Paupier * constructrmécanicien, rue Saint-Maur, 84, Balances, Bascules, Petits chemins de fer, Matériel roulant, (voir classe 49, Hangar 1, n°l). Voir Esplanade des Invalides, classes 49 et 74. Agriculture.
- BATTEURS D’OR
- X. Jacquesson, 7, rue Chariot, Paris. — Fabrique d’or, d’argent et de platine en feuilles, en poudre et en coquille. — Exposant, classe 41, groupe V. — Téléphone.
- BÉBÉS, JOUETS, JEUX
- ,ï. Steiner, fabricant du bébé mécanique vivant, du bébé incassable, parlant et ordinaire (dit le petit parisien), 22 brevets. — Demander marque Steiner.
- BIJOUTERIE, JOAILLERIE
- Plichon etCie, 10, rue du Parc-Royal, Paris. — Fabricants de doublé or, or sur argent.
- Ancienne maison Lelebvre et fils, fondée en 1843, Lefebvre fils aîné successeur. 106, rue de Rivoli. Ateliers, 3 rue des Halles, — Corbeilles de mariage bijoux riches, pierres fines de premier choix. Fab. spéciale de bijoux, orfèvrerie et objets d’art de style.or et argent, ciselure, émaux, modèles spéciaux déposés. Médaille argent, Paris, 1884. Exposant classe 37.
- Lambert -Vormus, 3 boul. St-Denis. — Bijouterie-joaillerie. Fabrique de Pendules.
- Lambert Lévy fabricant, 31 et 33, boulevard St-Martin. Maison fondée en 1829. — Joaillerie, bijouterie, horlogerie, bronzes. — Vente en détail au prix du gros.
- BILLARDS (et Accessoires de)
- Hiolle, Marillier et Cio fabricants de queues de Billards. Procédé mobile à vis, breveté s. g. d.g. — 45, boulevard St-Martin, Paris.
- BOUTONS
- G. Bagriot, [ng] 168-170, rue St-Denis, à Paris. — Exposant classe 35. Boutons Livrée, Administrations, Uniformes pour tous pays.
- BRETELLES
- Ch. Guyot, inventeur ^ seu* fabricant spé- pRBïllïSHÏG!ENl|lÜESj icialdes Bretelles hy-) ^niques, 13 rue Be-yjreveteeabgdb;/ -ranger) Pans.—Usage agréable, solidité, bon goût, bon _ mar-ché. Se trouvent dans les principales maisons.
- BREVETS D’INVENTION
- E. Wattier, ingénieur-architecte, 5, rue Mazagran (porte Saint-Denis) et 33, av. de la Bourdonnais (Exposition). — Représentation aux expositions, brevets d’invention, dépôts, ^marques, dessins, modèles, France et étranger.
- BRONZES D’ART
- E. Pinédo, [nc] C. * * * * Exposant, classe 25. — Groupes, Statuettes, Encriers, etc., 40, boulevard du Temple.
- BRONZE IMITATION
- Coupler fils et Drouart, rue Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets d’art. Editions d’Œuvres du Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis XVI. — Exposant classe 25, groupe n° 3.
- BRONZES POUR EGLISES
- Thiery-Figaret successeur de L. Fi-garet, 2, rue Breguet et 24, rue St-Sabin, paris. _ Manufacture de bronzes pour églises. Marque L. F. Paris. — Exposant, classe ...
- CORSETS
- A. BRiôT,TrouilIet et Lambert Srs, 13, rue Etienne-Marcel et 133, rue Saint-Denis, Paris. — Manufacture de Corsets, Commission, Exportation. Marque déposée: A la Bemoiselle.
- COURROIES
- J. Levy jeune, 47, avenue Parmentier, Paris. — Courroie Gandy coton.
- COULEURS FINES
- Chevillet, A. Grenier successeur, 31, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de couleurs fines pour artistes. Exposant classe 10, groupe II.
- L. Plainchamp, maison fondée en 1798, boul. de Strasbourg, 35, Paris. — Couleurs et vernis pour bâtiments, voitures et industrie, décors et tableaux.
- OUVRAGES DE DAMES
- Mme Cuchet, 3, rue d’Aboukir, Paris. — Tapisseries de tous styles, broderies, armoiries, travaux montés, spécial, drap perforé à la machine et à la main, perforation à façon.
- ENSEIGNES
- Leboeul, 40, boulv. Bonne-Nouvelle, Tableaux-médaillers sur fonds de velours, pour les exposants, reproduction de toutes les récompenses.
- ÉVENTAILS
- E. Buissot, 46, rue des Petites-Ecuries, Paris.— Fabrique d’éventails pour la France et l'exportation, corbeilles de mariages, éventails anciens, réparations de t,qus éventails.
- FONDEUR-LAMINEUR
- E. Louyot, ingénieur, 16, rue Folie-Méricourt. — Fonte et laminage de tous métaux : nickel, maillechort, cuivres rouge, demi-rouge, laiton. — Téléphone.
- LITS ARTICULÉS
- A. Picot (a) 1878. — Lits-Canapés articulés pour tous usages. Avenue Parmentier, 6.
- GANTERIE
- Marcault, 8, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — (Classe 35), Chevreau •et Suède, marque L. S Gants Tan- Russe, b. s. g. d. g.
- GRAINES St PLANTES
- Maison Loise-Chauvière, fondée en 1845, Dupanloup et Cie, successeurs, 14, quai de la Mégisserie, Paris. (Exposants).
- HOUBLONS
- Edouard Bernet, 17, rue de Gléry, Paris; succursale, 52, faub. Stanislas, Nancy. — Houblons de toutes provenances. — Méd. etdipl. d’honneur. Exposant cl. 44, gr. V.
- MEULES EN GRES
- Boycourt. — Meules pour toutes industries, 90, rue Folie-Méricourt.
- MARQUES D’EMBALLAGE
- Foucault, 9, rue des Trois-Bornes, Paris. — Presses et marques à feu, Pinces à plomber, Alphabets et chiffres acier fondu, Marques de fabrique.
- MANCHES DE PARAPLUIES
- Ancienne maison G. Lamoisse et Tardy, V. Marguin et Cie, successeurs, anc. 80, rue de Bondy, actuellement 95 et 97, boulevard de Port-Royal. — Téléphone.
- MOSAÏQUE
- J. D. Facchina, ^ * 47, rue Car-dmet, Paris, exposant cl. 20, gr. III, mosaïques en émaux pour décoration murale et dallages en marbre. Maison fondée en 1852. Voir tableaux exposés : Débarquement et Banquet de Cléopâtre.
- ORGUES
- Alexandre père et fils, rue de Richelieu, 106, Paris. — Orgues. — Exposant, groupe II, classe 13.
- OBJECTIFS ET INSTRUMENTS
- D’OPTIQDE POUR LA PHOTOGRAPHIE
- J. Zion, fabricant breveté s. g. d. g. Paris, 7, rue de Jouy. — Objectifs apla-nétiques rapides, symétriques extrarapides. — liectilinaires à grand angle pour monuments, paysages, intérieurs et reproductions. — Petits objectifs pour chambres noires détectives. — Obturateurs instantanés ektra-rapides.
- OR EN FEUILLES ET EN POUDRE
- Dumilâlre et Faubert, Faubourg-du-Temple, 22, Paris. — Fabrique d’or et de Platine en feuilles, en poudre et en coquilles. — Exposant, groupe V, classe 41.
- OUATAGES
- Marinpoy, 10, rue Paul - Lelong, Paris. — Tissus ouatés, mousselinés, brevetés, pour doublures de vêtements et jupons. — Usine à force motrice, 26 et 28, rue de la Pointe-d’Ivry.
- PARFUMERIE
- E. Iîronchain, parfumeur;fabrique, 3, rue de l’Avenir, Asnières. — Reine des neiges, Poudre de riz à base de glycérine, Eden Powder, fleur de riz superfme, invisible et adhérente.
- PASSEMENTERIE D’AMEUBLEMENT
- Camille Weber (veuve et fils), 15, rue Poissonnière, Paris. Spécialité pour ameublement. Articles de style et de fantaisie. — Médaille d’or, Paris 1878.
- PRODUITS HYGIENIQUES
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- DÉSINFECTANT LE PLUS HYGIÉNIQUE (PRIX MONTYON)
- Phénol-Bobeuf parfumé Dentifrice, Savon et Eau-Bobœui Aspirateur et Vaporisateur-Bobœuf Paris, 61, faub. Poissonnière, ei-devant, 7, r. Coq-Héron
- PLUMEAUX
- J.-E. Durup, (successeur de P. Leullier etGe), 15, rue Vieille-du-Temple, Paris.—Fabrique de plumeaux en tous genres, autruche, dinde, coq, fantaisie. Marque de fabrique déposée, Récompense à l’Exposition universelle de 1878. Exposant classe 29.
- SIEGES
- J. Tixier. Grande fabrique de sièges d’art et de style, garnis cuir de Cordoue, reliefs, graves, décorés et autres ; écussons, chiffres, monogrammes, etc. ; matériel et outillage spéciaux pour cette fabrication. — Exposant.
- SOIES ECRUES & TEINTES
- E. Hamelin et Cie, 144, rue Saint-Denis, Paris. — « Au Mûrier » « Au Palmier ». Diplôme d’honneur. Filatures et Moulinages à Ragnols (Gard) et aux Andelys (Eure).
- TAPIS ET TAPISSERIE
- B. Jacob, 19, rue Turbigo. Paris. — Tapis Linoléum et toiles cirées, la plus belle collection. Se charge de la pose à l’Exposition. Conditions les plus avantageuses.
- marque Genebrias et Ilerfort, 23, DE FABRIQUE rue Vivienne. Spécialité pour
- G LJ tapissiers, ornements d’apparte-n ments, bronzes, rinceaux, patères, porte-chapeaux. Fabrique d’élastiques pour sièges.
- VERRERIES (et Fournitures pour)
- Ch. Lespadin, 72, rue d’Angoulême, Paris. — Moules et outillage pour verreries et cristalleries, fabricant breveté s. g. d. g. — Exposant classe 51, groupe VI.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le spectacle du Grand-Théâtre de l’Exposition, situé près du Palais des Arts Libéraux, côté SuÉEren, au milieu des Républiques américaines, obtient chaque jour un vrai succès.
- La troupe Alexander, dans une pantomime inénarrable intitulée les Tribulations d’un Touriste, les acrobates Les Constanti, les chiens admirablement dressés de Léo Karl, la petite Georgina Aix, qui, âgée de huit ans, exécute des exercices d’acrobatie extraordinaires, la brillante chanteuse mauresque Kara, le Paris-Quatuor qui enlève, avec un brio admirable, le chant patriotique : Quatre-vingt-neuf.
- PALAIS DES ENFANTS
- les ballets d’enfants réglés par Mme Mariquita, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Ajoutons que la vaste salle du Grand-Théâtre, avec sa brillante exposition spéciale de produits français et exotiques, avec ses bars tenus par de charmantes serveuses, avec ses originales marionnettes, constitue un des lieux de promenade les plus pittoresques et les plus intéressants de l’Exposition.
- Grand diplôme d’Honneur et Médaille d’Or
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- Le Numéro : 15 Centimes
- Dimanche 9 Juin 1889
- 8" Série. — N° 27.
- OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M Seymour Wade, Blom/ield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Chronique.— Les exotiques à Paris.— Inaugurations par le président de la République.— Echos. — M. Carnot à l’Agriculture. — Le banquet des exposants anglais. — Les Beaux-Arts à l’Exposition universelle de 1889 (Espagne) (suite). — Concert de l’Association artistique. — Le Fiacre 652. — Le Gra-phophone Tain ter. — Réclamation. — Guide des Attractions. — Annonces et Réclames.
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- A NOSABONNES
- Nous donnons en prime à nos abonnés, anciens et nouveaux, le Guide illustré de ^Exposition publié par le Bulletin Officiel. Nos abonnés peuvent, dès à présent, le retirer dans nos bureaux ou le recevoir à domicile en nous envoyant 30 centimes en timbres-poste.
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- Les ateliers du Bulletin Officiel étant fermés k lundi de la Pentecôte, il ne paraîtra pas de numéro portant la date du mercredi 12 juin.
- CHRONIQUE
- Ah! dame, cela ne pouvait pas aller comme sur des roulettes et il était à prévoir que la population exotique de l’Exposition, jetée subitement eu plein Paris, en pleine civilisation, changeant d’habitudes, de nourriture et surtout de boisson, ferait quelques frasques.
- Pensez donc! Etre ânier égyptien, ou pauvre kabyle, vivre péniblement de son travail, là-bas, sous un soleil brûlant, et tout d’un coup avoir à Paris une vie plus douce, des pourboires pleu-
- vant comme grêle dans votre escarcelle, sans parler des sourires des belles dames qui passent,
- Bon souper, bon gîte et le reste.
- Tout cela est quelque peu grisant, et il ne faut pas s’étonner s’il y a quelquefois du grabuge dans tout ce petit peuple grouillant.
- Les plus turbulents sont, jusqu’à présent, les aniers de la rfle du Caire; une première fois, ils se sont mis en grève parce que leur patron ne voulait pas les laisser sortir de l’Exposition.
- Ces messieurs, qui là-bas obéissent quelque
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- peu aux coups de bâton, ont déjà plein les poumons l’air de la liberté depuis qu’ils sont en France, et ils veulent aller et venir comme bon leur semble : ah ! l’émancipation pousse vite, aussi vite que les ailes aux oiseaux.
- Une fois à Grenelle, dans des rues et dans des maisons assez mal famées, les âniers pris de vin (eux qui ne boivent que de l’eau d’ordinaire) se sont querellés avec des filles et des souteneurs, les ont frappés avec leurs bâtons, et, finalement, on a dû en arrêter quelques-uns et leur faire passer la nuit au poste.
- Cela n’est pas de leur goût, paraît-il, et, puisqu’on tient ce moyen de coercition, il faudra l’employer souvent, afin de les mater' graduellement; il est certain qu’on y arrivera.
- A vrai dire, les âniers de la rue du Caire ne sont pas bien intéressants; on sait que toutânier égyptien est loin de descendre des Pharaons ; ils font, au contraire, partie du plus bas peuple, de la lie du peuple. Il n’y a donc pas beaucoup déménagements à avoir avec ces petits chenapans, et s’ils cognent il faut agir énergiquement envers eux.
- Combien sont plus doux, plus convenables et plus dociles les conducteurs des pouss-pouss de l’esplanade des Invalides ! Us sont pleins de prévenances et d’attentions pour les dames qui montent dans leurs jolies petites carrioles (et entre parenthèses ce sport nouveau devient très à la mode); ils marchent doucement, gentiment, prenant garde aux heurts, aux rebords de trottoirs, et criant sans cesse à la foule, pour se frayer un passage : « Attention ! attention ! »
- On n’a jusqu’à présent qu’à les féliciter pour leur bonne tenue, et pourtant leur métier est assez fatigant : il y a telle belle-maman respectable qui pèse lourd, et quand il faut la voitu-rer une heure, de l’Esplanade au Champ de Mars, c’est dur. Aussi, tous ces voyageurs donnent-ils un pourboire à ces petits Tonkinois, une fois la course finie.
- Eh bien ! un de nos confrères prétend que ces jeunes gens se voient fouillés par le gérant de cette entreprise et dépouillés de leurs pourboires.
- Ce serait bien injuste à tous les points de vue ; ces boys ne sont pas des esclaves, ce nous semble, et leur correction, leur obéissance, leur courage au travail les rendent autrement dignes d’intérêt que les âniers.
- #*#
- Mais nous n’avons pas à nous occuper exclusivement des exotiques ; pensons un peu à nos compatriotes, aux petits, aux humbles, aux employés de Paris et de province, qui triment toute l’année dans un bureau obscur pour peu d’argent et sans jamais la moindre distraction.
- Us .lisent furtivement un journal d’un sou; ils se repaissent des récits étonnants des reporters parisiens, racontant les attractions du Champ de Mars, les merveilles des fontaines lu mineuses, et ils se disent mélancoliquement : « Ne verrai-je pas tout cela? »
- On devrait bien accorder quelques jours de congé et quelques crédits à ces petits employés de l’Etat pour leur permettre de visiter l’Exposition.
- Pourquoi ne leur octroierait-on pas une carte d’en trée avec photographie : cela ne coûterait rien au gouvernement.
- Et, en ce qui concerne les employés de province,des compagnies de chemins de fer pourraient, sans se ruiner, leur faire une réduction de moitié sur le prix des places.
- 11 faut'que tout le monde voie l’Exposition,
- surtout les Français ; ils pourront dire partout combien la France est grande, et riche et prospère et ils la feront aimer de tous.
- F. L.
- P. S.— Le vœu que nousémettons est déjà rempli; nous apprenons, en effet, qu’une décision gracieuse de la direction générale des finances à l’Exposition, rendue après avis conforme du ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général, vient d’étendre à ces modestes fonctionnaires le bénéfice de la mesure prise il y a trois semaines à l’égard des directeurs, chefs et sous-chefs de bureaux.
- LES EXOTIQUES A PARIS
- On a fait venir de l’autre bout du monde des gens de toutes couleurs, de toutes races et de mœurs plus ou moins extravagantes. On en a fait une véritable exposition d’exotiques, une géographie vivante, une leçon de choses qui respire et qui parle.
- Ils sont trois ou quatre cents, sinon davantage, répandus sur la surface de l’Exposition. Mais c’est à, l’Esplanade que se trouve groupée une population exotique qui vit, s’agite, chante, danse et travaille, sous le règne du seul souverain qu’elle connaisse, sous l’ombrage des ormeaux de l’Esplanade, AL Henrique, l’excellent commissaire général des expositions coloniales.
- Ce n’est pas, croyez-le bien, le règne d’un roi fainéant que celui de M. Henrique ; car le gouvernement de ces députés de l’Océanie, du Congo, du Sénégal, de l’Algérie, de la Tunisie, de Java, de l’Annam, de la Cochinchine et du Tonkin, est pour le moins aussi compliqué et aussi ardu que celui des députés envoyés par Carcassonne, Quimper ou Brives-la-Gaillarde au palais qui fait décor à l’extrémité de ce pont si fantaisistement appelé Pont de la Concorde.
- Et M. Henrique est tous les jours aux prises avec des complications nouvelles, qui prennent naissance sous les tentes, les gourbis, les paillotes, et les huttes habitées par cette population des autres mondes.
- On peut se demander ce qui se passe dans les cervelles de calibres et de consistances si variées, par suite de leur transplantation au beau milieu d’une des plus grandes cités civilisées d’Europe, au contact de ces bons frères blancs qui défilent à l’Esplanade par millions, et pour lesquels ils sont, avouons-le, quelque peu passé à l’état de bêtes curieuses.
- V V
- On peut se demander quelles idées naissent à ce contact dans ces esprits primitifs?
- Je ne crois pas que l’on puisse tirer grande matière à observation du séjour des bons nègres de diverses provenances parmi nous; et il me semble que les lettres recueillies par Al. de Brazza, et publiées par les journaux,, donnent à peu près la note complète de leurs impressions. Ils n’ont qu’une pensée et ne manifestent qu’un souhait, celui de retourner au continent noir et d’y retrouver leurs femmes et leurs enfants... les premières fidèles, les seconds grandis.
- Tout autre est l’effet produit sur les exotiques qui nous apportent des antipodes ou d’Afrique des tableaux de civilisations qui, pour ne pas ressembler grandement à la nôtre, n’en sont pas moins d’une réelle importance, comme celle des Tunisiens et des peuples de l’extrême Orient.
- Il en est, parmi ces exotiques, qui peuvent déjà être observés avec fruit ; ce sont les vingt ouvriers annamites arrivés à Paris en janvier, et qui habitent parmi nous depuis tantôt six mois. Ce contact prolongé a produit chez eux un double courant. Chez les uns il a développé l’esprit de retour au pays natal, chez les autres il a fait naître le désir de rester en Europe.
- Et savez-vous où et comment ce double courant s’est manifesté?
- A l’école.
- Dans sa paternelle sollicitude pour tous ces grands enfants et avec la pensée patriotique de profiter de leur présence à Paris pour les « franciser » quelque peu, M. Henrique a institué un petit cours d’épellation et de lecture auquel les premiers ouvriers annamites ont été conviés.
- Les uns ont lâché pied au bout d’un certain
- temps, ce qui fut la manifestation du courant de retour au pays. D’autres, au contraire, ont tout de suite montré une assiduité, une attention et une aptitude extraordinaires. Ceux-ci ont la volonté d’apprendre, et vous verrez qu’ils apprendront notre langue. Ils ne perdent pas un mot de celui qui leur enseigne le français.
- Je prends la liberté de signaler ce fait à Y Alliance française pour la propagation de notre langue dans les contrées lointaines. N’est-ce pas une occasion qui s’offre à elle, précieuse, exceptionnelle, curieuse, d’expérimenter sur place ses procédés, avec ses meilleurs agents et ses meilleurs professeurs? L’Alliance française n’y faillira pas, j’en suis sûr. Ut ce que M. Henrique a si bien et si patriotiquement ébauché, l’Alliance le continuera et le complétera.
- Qu’elle me permette de lui rappeler ici le procédé employé par le cardinal Lavigerie pour taire pénétrer les idées européennes et l’influence de ses missionnaires au cœur même du continent noir. Le grand prélat patriote fait acheter de petits esclaves noirs et les fait conduire à Malte.
- Là, il fait tout au monde pour leur conserver l’usage de la langue de leur tribu d’origine. Puis on les instruit, on en fait même des médecins. Lorsqu’ils sont en l’état-voulu, on les renvoie dans leur pays ; où, compris par leurs compatriotes, ils sont appelés à répandre des idées et des bienfaits qui amèneront, le temps aidant, de véritables révolutions morales dans ces pays extraordinaires.
- A
- Mais ce qu’il y a eu de plus curieux dans la manifestation des deux courants opposés dont je viens de vous entretenir, c’est que ceux, des Annamites qui suivent avec assiduité les leçons du maître français et dont l’esprit s’ouvre si bien à nos idées européennes, ne parlent ni plus ni moins que de se faire couper les cheveux et de déposer le chignon obligatoire sur l’autel de la civilisation européenne.
- Pour qui sait combien les Annamites tiennent à leur chignon et les Chinois à la longue queue qui pend dans leur dos, ce sacrifice tout matériel est le signe d’une révolution d’esprit radicale.
- Ce côté des exhibitions exotiques de l’Esplanade ne sera pas le moins curieux aux yeux des observateurs sérieux, psychologues, philosophes... romanciers mêmes"; et je me plais à le leur signaler.
- C. L.
- Le président de la République et Mme Carnot ont inauguré aujourd’hui l’exposition des arts rétrospectifs au Trocadéro.
- Le président de la République a examiné avec le plus vif intérêt cette exposition splendide, exclusivement empruntée aux collections particulières et aux musées de province. Aucun musée de Paris ne s’est démuni à cette occasion.
- En. descendant de voiture M. et Mme Carnot ont été reçus par AI. Antonin Proust. A l’entrée des galeries se trouvaient, pour les recevoir, M. Dar-cel, directeur de Cluny, M. du Boullay. conservateur du musée de Rouen et tout le comité organisateur de l’exposition rétrospective.
- A l’entrée des diverses salles, ils ont été reçus et guidés par MM. de' Baudot. Boes.wilwald-, de Las-terye et de Mortillet.
- Pendant le cours de cette intéressante visite, AL Carnot s’est fait présenter les divers collectionneurs exposants, et entre autres MM. Dreyfus, Spitzer, Vermersch, Foulque, Geoffroy-Dechaume, Alannhein et Piot. M. Spitzer a fait à M. Carnot les honneurs des envois de M. de Rothschild.
- AL et Mme Carnot ont d’abord parcouru le coté droit de toutes les salles. Arrivés à l’extrémité des galeries, après avoir visité les salles de dessins des monuments historiques et des édifices diocésains, ils ont été reçus par A1M. Delaporte et Fournereau, organisateurs du musée kmer. Al. et Aime Carnot ont félicité ces vaillants explorateurs pour les magnifiques collections, rapportées par eux du Cambodge. .
- En revenant, AL et Aime Carnot ont visité tout le côté gauche des salles.
- En partant, Al. Carnot a vivement complimenté Al. Antonin Proust et tous ses collaborateurs.
- Au sortir de la galerie, la foule amassée sous le vestibule du palais a chaleureusement acclamé Al? Carnot.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
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- Du Trocadéro M. Carnot s'est rendu sur le quai d’Orsay, où il a visité les sections de l’agriculture.
- Lundi, à 2 heures de l'après-midi, inauguration de l’exposition du ministère de l’instruction publique (missions scientifiques) au palais des arts libéraux, par M. Carnot.
- Puis, le môme jour, inauguration de l’exposition d’économie sociale à l’esplanade des Invalides.
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- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été, pour la journée d’hier, vendredi, de
- Un passage, s. v. p.
- Il est absolument impossible, le soir, de passer le long de la tour Eiffel, pour se rendre du pavillon des Tabacs turcs, par exemple, au pavillon de la Bolivie. Une épaisse rangée de chaises, toutes occupées de très bonne heure, est installée en cet endroit et la circulation y est complètement interrompue.
- Nous demandons qu’on ménage un passage : c’est de toute nécessité.
- De nouv eaux gardiens
- Toutes nos félicitations à M. Alphand, qui va embrigader, spécialement pour le parc de l’Exposition, des gardes forestiers comme ceux du bois de Boulogne et des parcs.
- Le service de police avait, du reste, grand besoin d’être renforcé, surtout pour les dimanches et fêtes.
- Le village annamite
- Comme nous l’avons déjà dit, c’est dimanche qu’aura lieu, à l’Esplanade des Invalides, l’inauguration de la section du Tonkin, ou pour mieux dire du village annamite.
- Les Concerts au Champ de Mars
- Jeudi soir, VHarmonie des Grands Magasins du Louvre s’est fait entendre au kiosque n° 2.
- Un nombreux public assistait à cette audition, et n’a pas manqué de montrer ses sympathies par de chaudes salves d’applaudissements, aux soixante-quinze jeunes gens composant cette société musicale, dont M. Astruc est directeur et M. Doussaint le chef.
- Ils se feront entendre dorénavent tous les premiers et troisièmes jeudis de chaque mois dans les jardins de l’Exposition.
- Nous avons eu aussi le plaisir d’entendre L/Union des trompettes du IVe arrondissement, dont le président est M. Parran, et le chef de fanfare M. Duvivier. Cette société compte45 membres, dont 30 étaient présents hier soir. Ce sont de tout jeunes gens, car l’ainé n’a pas dix-neuf ans, et malgré cela le public ne leur a pas ménagé les applaudissements.
- L’état sanitaire à l’Espianade
- Il est excellent, et l’on s’occupe en haut lieu de mettre les indigènes à même de pouvoir prendre autant de douches et de bains froids qu’ils le désireront.
- On a donc traité avec un des importants établissements de bains qui avoisinnent l”Esplanade, pour qu'ils puissent s’ébattre à leur aise, et autant de fois qu’ils le désireront.
- Les Concerts à l’Esplanade
- Comme nous l’avons déjà dit : musique militaire le mercredi de 4 heures à 6 heures.
- Ce jour-là, la Nouba, ou musique des Tnrcos, jouera de 6 à 7 heures.
- Les autres jours à 4 heures.
- Le dimanche, vu l’affluence des visiteurs et pour éviter les bousculades et les dégâts, l’administration a cru devoir supprimer ces deux concerts jusqu’à nouvel ordre.
- Le Ilallon captif
- C’est au numéro 88 de l’avenue Kléber et dans les terrains de l’ancienne institution Savary, qu’en est située l’installation. On arrive à l’endroit où sera le ballon par une allée délicieusement ombragée, qui a près de deux cents mètres de longueur. A droite et à gauche sont de ravissants taillis et des pelouses; on se croirait dans un parc.
- L’inauguration pour la presse et pour les per- | sonnes intéressées aura lieu dimanche ; le public sera admis aux ascensions à partir de mardi.
- C’est M. Godard fils qui préside aux travaux, et ce qui le flatte le plus, c'est de pouvoir dire qu’il dominera la Tour Eiffel de près de 200 mètres, son ballon devant s’élever à plus de 400 mètres au-dessus du sol, et le point d’ascension, avenue Kléber, étant déjà à 70 mètres environ au-dessus du niveau de la Seine.
- Demandez et on vous donnera ! ! !
- On n’a qu’un désir à formuler pour, que l’administration le fasse mettre à exécution. Nous avions sollicité pour le bien public un guichet au Trocadéro en face la sortie du pont d’Iéna, depuis hier on est en train d’en monter un et demain ou après-demain il sera terminé. Cela facilitera surtout le service, car il était très fatiguant pour ceux qui y étaient astreints, de monter et descendre trois et quatre fois par jour les grandes passerelles établies à droite et à gauche.
- Les fêtes de la Pentecôte
- On a vu par les dernières statistiques que la moyenne des entrées arrive maintenant à cent mille et dépasse même ce chiffre. Que sera-ce le dimanche et le lundi de la Pentecôte?
- Aussi, le service des entrées s’est-il préoccupé de prévenir l’encombrement sur les points d’accès les plus fréquentés de l’enceinte générale. A cet effet, une dizaine de guichets ont été transformés et ils vont être pourvus d’employés supplémentaires qui hâteront le service d’oblitération des tickets et du contrôle. Ces guichets modifiés fonctionneront dimanche.
- Les fêtes de l’Esplanade
- La participation des sections algérienne et tunisienne et du kampong javanais à la grande fête qu’organise la section des colonies, en l’honneur du président de la République, est dès à présent acquise. Spécialement pour cette journée, les différentes sections seront réunies par une vaste clôture qui en transformera les diverses parties en enceinte générale. Au sujet des réjouissances qui suivront pendant toute la.durée de l’Exposition, à l’Esplanade, un projet a été soumis à la commission des fêtes. Ce projet consisterait en une sorte d’association des diverses sections dont nous venons de parler. Des fêtes seraient données en commun. Le prix d’entrée, pour ces fêtes, serait assez élevé, mais il donnerait au visiteur libre accès auprès de toutes les attractions des sections : théâtre annamite, concert tunisien, danses d’aimées algériennes, théâtre des marionnettes javanaises, etc., etc.
- A la Galerie des machines
- Il paraît que la faute de la chute du vitrage de Lorin « Le Char du soleil », qui s’est produite dimanche dernier pendant l’orage, incomberait au serrurier, qui se serait, paraît-il, servi de fers ayant déjà été employés pour l’exposition de Nice. De plus, il aurait mis, pour soutenir les différentes parties du vitrail, des chevilles de bois au lieu de mettre des chevilles de fer.
- Toujours est-il que les dégâts se montent à près de 15,000 francs.
- Toujours les sirènes
- Hier un nouvel accident de voiture a été causé par ces instruments de salut à la mer, changés en instruments de malheur sur les bords de la Seine.
- On ne compte plus les chevaux emportés par suite des infernaux mugissements de ces instruments de la férocité des inventeurs.
- Et notez que les faire beugler — c’est le mot propre — là, sous les yeux et dans les oreilles des visiteurs, constitue une simple absurdité.
- Veut-on prouver que l’on peut rendre sourdes cent personnes d’un coup ou qu’aucun tympan ne peut résister à ces voix terrifiantes?
- Non, n’est-ce pas ? ...
- Que veut-on prouver ? y, .
- Que la voix, des sirènes porte à de grandes distances, et rien de plus.
- Pour prouver cela, il n’y a qu’un moyen rationnel : avoir deux sirènes ; l’une, muette, à l’Exposition; l’autre, parlante, au loin, à dix kilomètres de Paris. Celle-ci mugissant, entendue par les personnes placées auprès de la sirène exposée à Paris, l’exposant dirait :
- — Vous voyez cette sirène. Eh bien ! c’est un . instrument pareil qui mugit à dix kilomètres d’ici ; et que nous entendons. Ce qui prouve son utilité en mer par les gros brouillards. (
- Et vous croyez que cela ne serait pas plus probant que de casser inutilement les oreilles du pauvre peuple !
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- W. CARNOT A L’AGRICULTURE
- Après avoir visité l’Exposition des arts rétrospectifs au Trocadéro, M. Carnot est remonté en voiture, et, à trois heures et demie, il s’arrêtait au quai d’Orsav, devant l’exposition d’agriculture.
- Il a été reçu par MM. Faye, Tisserant, Dau-brie, Cormette, Philippe, ministre et directeurs de l’agriculture ; Teisserenc de Bort et Foucher de Careil, sénateurs, etc.
- Le président de la République a été salué respectueusement par la foule. On a crié : « Vive Carnot ! Vive la République ! »
- A l’entrée des sections de chaque région, le président a été accueilli par les députés des départements représentés. Il a visité ensuite les sections, agricoles étrangères.
- Les Norvégiens lui avaient réservé un accueil particulièrement enthousiaste. Ils ont poussé neuf fois leur hourrah national. On a offert au: président un superbe bouquet.
- A la section austro-hongroise, une jeune fille' vêtue du costume national hongrois a offert à M. Carnot un bouquet et un verre de tokai. Coprésident leva son verre à la santé de la gracieuse Hongroise, et le vida, aux applaudissements de tous les assistants.
- Bouquets encore et verre de whisky à la section anglaise.
- A sa sortie, le chef de l’Etat a été acclamé, comme à son arrivée.
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- BANQUET DES EXPOSANTS ANGLAIS
- Le banquet des exposants anglais à l’Exposition universelle a eu lieu hier soir avec un grand éclat. Il avait été admirablement organisé par le comité présidé par M. Paxman, et dont AL Seymour AVade a été un des membres les plus actifs.
- Le banquet était offert par les exposants anglais à la direction générale, M. Paxman présidait, ayant à sa droite AI. Georges Berger, à sa gauche sir Polydore de Keyser. Nous avons remarqué parmi les'Anglais ATM. alderman Savory, William Fox, sir George .Chubb,- Samson Fox, Baker, Gibson, Bush, Lever, etc.; parmi les Français, MM. Bou-.vard, de Mallevoue, de Lacretelle, Dutert, Vigreux.
- Voici le menu du dîner :
- MENU
- Printanier à la Royale — Crème d’Ecrevisses IIors-d’Œuvre Truites à la Daumont.
- Filet de Bœuf Renaissance Homard à la Victoria.
- Gratiné au Champagne Poulardes truffées Salade
- Chaud-froid de Cailles à la Gelée Asperges en Branches sauce Mousseline
- Suprême de Fruits aux Liqueurs des Iles Bombe Tutti-Frutti Gateau Palmerston
- Corbeilles de Fruits — Bonbons — Petits Fours Xérès — Haut-Barsac Médoc en Carafes Ghateau Gruaud Larose 1878 Chambertin 1874
- Dry Monopole 1884 et Pommery Greno Café et Liqueurs
- Puis est venue l’heure des toasts. M. James Paxman a porté, en excellents termes, un toast à la reine et au président de la République. Ces toasts ont été accueillis par des «hip hip hourrahs ! » AI. Lau-vier a bu à la direction de l’Exposition.
- M. Georges Berger s’est levé au milieu des applaudissements frénétiques ; il a affirmé ses sentiments d’affection et d’estime pour les exposants anglais ; il a dit que, vétérans des organisateurs de l’Exposition, les Anglais avaient été ses maîtres, et il a terminé ses éloquentes paroles en disant : «Vous avez fait honneur à la France et au monde.»
- Sir Polydor de Keyser a fait, dans un langage très élevé, l’éloge des exposants anglais, les remerciant des sacrifices qu’ils s’étaient imposés et leur affirmant qu’ils récolteraient le fruit de leur travail, parce qu’ils servent la grande cause de l’industrie et du travail. Il a remercié AL G. Berger et son lieutenant M. de Lacretelle des services qu’ils avaient rendus, et il a affirmé qu’il n’y avait pas un coin du monde où on ne connaisse l’Exposition française.
- MAI. Egerton, Robinson, Decauville, Donnalson, Hodgson ont ensuite porté des toasts aux sciences et aux arts, à la presse, aux exposants et ont fait T éloge de notre admirable exposition,
- Uette soirée laissera de durables souvenirs. A la suite du banquet, bal très brillant.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- LES BEAUX-ARTS
- A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ESPAGNE
- (Suite)
- Voisin de droite d’Aranda, José Belliure a quelques figures heureuses dans son Sermon.
- La grande composition d’EMinio Sala., dans son cadre d’or zébré de caractères gothiques, force davantage l’attention. Le sujet en est aussi singulièrement propre à exciter la curiosité,car il. représente un des épisodes les plus fameux de l’histoire d’Espagne. Le voici en deux mots: Ferdinand le catholique, pressé par le besoin d’argent, se résout à un emprunt aux juifs, et fait venir l’un des plus riches. Tout à coup Tor-quemada s’avance : «Judas Iscariote, s’écrie-t-il, a vendu son maître pour trente deniers, Votre Majesté veut le vendre à présent pour Rentre mille ! » Et, précipitant à terre son crucifix, il jette au roi ces dernières paroles, qui décidèrent les abominables persécutions des juifs : « Prenez-le et vendez-]e ! » Il est fort regrettable pour M. Sala, qui n’a jamais exposé en France, que son tableau soit en t)u par places, ce qui nuit considérablement à l’effet général, C’est une des bonnes œuvres de l’exposition étrangère.
- Le grand portraitiste de Madrid, Raimundo de Madrazo, petit-fils et fils de peintres de talent, se montre leur digne descendant avec sa série de portraits. A l’Exposition de 1878, le jury lui accordait déjà une médaille de première classe. Comme son père, il excelle dans les portraits féminins, avec les mêmes qualités de fraîcheur et de vie ; seulement, tandis que Frédérico Madrazo nous montrait jadis une duchesse de Medina-Coeli en basqùine rose andalouse aux volants de frange noire, la duchesse de Lécera ou la comtesse de Crécente, que nous présente aujourd’hui Raimundo, de goûts plus modernes, hélas ! se sont fait peindre en robe à queue et en corsage de soirée.
- Sur la même cimaise que Madrazo, sont placés les paysages de Martin Rico, chauds, lumineux, papillotants, qui surprennent les gens peu habitués à la manière de Fortuny, dont Rico était l’intime-ami. Tous, sauf une Vue de Paris prise du Trocadéro, ont été exécutés soit à Cannes, soit à Tivoli, soit à Venise, où le peintre va s’établir chaque été. Sa fortune, très considérable, parait-il, lui permet de venir passer l’hiver à Paris où il délaisse complètement les pinceaux et la palette. Il a obtenu en 1878 une troisième médaille.
- La même récompense a été accordée au Salon de 1886 à Enrique Mellda, qui est non seulement un bon peintre, mais un fort galant homme, justifiant pleinement par son caractère affable et conciliant le choix qu’en ont fait ses compatriotes pour présider leur comité artistique à l’Exposition de 1889, Sa ma.}a, ce type madrilène qui a perdu aujourd’hui, avec son costume de satin jaune et sa mantille noire, toute la poésie dont l’idéalisaient Alfred de Musset et Théophile Gautier, personnifie bien la femme espagnole à la grâce provoquante, à la laideur piquante, dont
- .... la bouche arquée a des moues A mettre un saint au désespoir.
- Une jeune « senorita » s’est fait peindre par MM. Melida en Parisienne et en « manola » : inutile de dire qu’elle est tout à son avantage
- avec la mantille, « sous laquelle, disait un voyageur, il faut qu’une femme soitlaidecomme les trois vertus théologales pour ne pas paraître jolie. » Parmi les antres toiles du même panneau, il convient de citer les Premières feuilles tVautomne.^, que l’on a déjà pu admirer au Salon de l’année dernière, ainsi qu’une série de petites études d’hommes et de femmes exécutées avec une rare habileté.
- Francisco Domingo Marquès est en Espagne ce que Meissonier est en France : il fait très petit et vend très cher. Malheureusement, la ressemblance se borne là; et, quoiqu’on lui ait payé, la Promenade qu’il nous soumet soixante mille francs, dit-on, les personnages sont sèchement exécutés, et les arbres semés de taches bleues d’un effet fort désagréable. Nous préférerions le pastel qui est à côté, d’une exécution plus large, ou encore la Vie de cabaret, qui rappelle les scènes de l’ancienne école flamande. M. Domingo expose aussi plusieurs bons portraits, entre autres le sien et celui de son fils en costume de la fin du XVIe siècle ; nous n’avons pas celui du jeune roi d’Espagne, que la reine régente a estimé, paraît-il, cent mille francs.
- Au-dessus d’une porte, très haut, est placé l’envoi de Ricardo de Villodas, peintre estimé, qui donne mal. la mesure de son talent avec son énorme naumachia au temps d’Auguste-Victor Vous gloria, manquant d’ensemble dans la composition, et terne de couleur.
- Dans la seconde salle de l’exposition espagnole nous nous trouvons en présence d’une série de très beaux tableaux d’histoire. Le premier, à droite, a été envoyé de Rome par un des meilleurs peintres de i’école espagnole actuelle, Luis Alvarez. Il est intitulé la chaise de Philippe II, et représente le vieux roi écoutant un rapport, assis sur le siège qu’il s’était fait tailler dans le roc pour surveiller les travaux de l’Escurial.
- Très sombre, avec ses murailles grises et son ciel nuageux, cette œuvre produirait un grand effet, si l’artiste n’avait eu la malencontreuse idée de mettre dans un coin, au premier plan, des gardes vêtus de rouge qui distraient l’attention et rapetissent la scène.
- (A suivre.) André Saglio.
- Concert de l’Association Artistique
- Jeudi, belle et bonne salle au palais du Trocadéro. Il fallait, du reste, s’y attendre, étant données la composition du programme et les qualités vraiment remarquables de la phalange d’élite que dirige M. Colonne. Nous n’avons plus à faire l’éloge de ce chef d’orchestre, une des gloires de l’art musical français, à qui nous devons la révélation de tant de chefs-d’œuvre à peine connus. Qu’il suffise aujourd’hui de constater que chœurs, orchestre et chef se sont surpassés. Quant aux solistes, une bonne part du succès de l’audition d’hier leur revient aussi, et il serait impossible de dire lequel a eu le plus de bravos. Notons, toutefois, que M. Bouhy a été particulièrement acclamé.
- Parmi les numéros les plus goûtés, nous citerons le no 8 des Béatitudes, des airs de ballet delà Korrigane, le duo d ’Aben-Hamel, les fragments de Y Artésienne, les fragments du Requiem de Berlioz, le délicat Air de danse varié de Salvayre, la majestueuse Symphonie légendaire de Godard et la pittoresque Romamce persane de Guiraud.
- Bravo ! monsieur Colonne. La presse est heureuse de pouvoir joindre ses compliments à ceux qu’ont pu vous adresser de vive voix la plupart des maîtres que vous avez interprétés jeudi. L’artiste, qui passe avant l’homme chez vous, vous nous l’avez montré hier, a dû être fier des hommages qu’il a reçus.
- LE FIACRE 652
- Un cocher comme on n’en voit certes pas à Paris, celui du fiacre 652, Franz Edelman, un automé-don viennois qui jouit sur les bords du Danube d’une grande célébrité. Edelman est en effet un chanteur émérite doublé d’un véritable comédien, qui rendrait des points à Coquelin cadet dans l’art du monologue.
- Ce cocher modèle pourrait servir d’exemple à nos Colignons parisiens. Alors que ceux-ci ne consentent à faire que des courses d’un quart d’heure et prodiguent à l’imprudent qui veut les prendre à l’heure toutes les injures de leur répertoire, .Franz Edelman, lui, n’a pas bronché lorsque, le 2 juin, notre confrère Jules Loewy, rédacteur à l’Exlrablalt de Vienne, sautant dans son fiacre sur le Léopold-Strasse — le boulevard des Italiens de Vienne — lui donna cette adresse : A l’Exposition universelle, à Paris.
- «Hue cocotte », dit Franz, rassemblant ses guides et faisant claquer sa mèche, et il prit le chemin de Paris. Il espère, « sans changer de chevaux », faire le voyage en vingt jours. Son itinéraire est le suivant : Saint-Volten, Welt, Amstetten, Ems, Linz, Efferding, Augsburg, Burgau, Ulm, Rottemburg, Oppenau, Lauterbach, Kehl, Strasbourg, St-Dizier, Ilitch, la Fère Champenoise, Fontenay, fi’ournay, Charenton, Yincennes et Paris.
- Avant-hier il était à Linz (Haute-Autriche) et a du passer hier matin la frontière bavaroise.
- Arrivé au Champ de Mars, M. Jules Loewy fera ses comptes rendus puis retournera en Autriche dans le courant de septembre parla même voie.
- Si les cochers viennois sont aussi difficiles sur la question de pourboire, notre confrère aura, outre un assez joli nombre d’heures, une somme très rondelette à verser à Franz.
- Il est vrai qu’arrivant à Paris à l’époque du Grand-Prix, il aura son sapin tout trouvé et évitera ainsi d’être écorché par nos bons cochers. Peut-être même, tout compte fait, y trouvera-t-il encore un bénéfice.
- La colonie autrichienne se prépare à faire une réception enthousiaste, à Vincennes, au journaliste et au cocher, le 22 juin à midi.
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- LE GRAPHOPHONE TAINTER
- L’Exposition nous montre l’art phonographique mis au service de la vie journalière pour la correspondance rapide, laissant bien loin derrière lui la sténographie et les machines à écrire. L’appareil qui permet cette nouvelle et si importante utilisation n’est autre que le graphophone de M. Charles Sumner Tainter, dont les premiers travaux sur cette question remontent à 1885.
- L’appareil se compose de quatre parties distinctes :
- Le système d’entraînement du cylindre ;
- L’enregistreur;
- Le répétiteur;
- Le système moteur et régulateur de vitesse.
- Il faut savoir d’abord que l’appareil chargé d’enregistrer les vibrations sonores a été un peu modifié. Dans les phonographes anciens, les vibrations étaient inscrites sur une feuille de plomb ou d’alliage, de façon à donner une sorte de gaufrage. Dans les graphophones, on a substitué à la feuille de plomb une couche de cire dans laquelle se découpe l’image sonore.
- Cette couche de cire est déposée sur un cylindre de carton de 15 centimètres de longueur sur 3 centimètre et demi de diamètre. Ces cylin-
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- dres sont montés sur une branche horizontale qui reçoit, à l’aide d’une poulie située à l’une de ses extrémités, le mouvement du moteur. — Deux petits boutons permettent d’embrayer ou de désembrayer l’appareil et par conséquent de mettre en mouvement ou d’arrêter le cylindre. Celui-ci tourne avec une vitesse d’environ 180 tours par minute.
- Sur ce cylindre les vibrations sonores sont inscrites au moyen d’une petite lame coupante fixée perpendiculairement sur une plaque vibrante de mica. La lame coupante affleure à la couche de cire juste assez pour y tracer une fine spirale tant que la plaque ne vibre pas. Mais si on produit, au-dessus de h), plaque des sons, la plaque se met à vibrer, et chaque vibration enfonce plus ou moins la petite hune dans la cire, creusant ainsi un sillon accidenté dont chaque minorité représente un élément sonore. L’inscription est d’ailleurs excessivement fine, et il faut de bons yeux pour distinguer le tracé du reste de la partie noire du cylindre.
- Mais alin que les lignes ne se confondent pas les unes sur les autres, le système enregistreur est muni d’un appareil moteur qui le fait avancer sur le cylindre d’environ vingt-cinq millimètres par minute, ce qui donne entre les lignes un écart suffisant et permet d’inscrire sur îe cylindre environ mille mots, c’est-à-dire à peu près l’équivalent d’une conversation de cinq minutes.
- Pour cela les appareils d’inscription, de même que ceux de répétition, se montent sur une vis horizontale dont le pas est calculé poulies faire avancer de droite à gauche de vingt-cinq millimètres par minute. Le cylindre enregistreur se fixe lui-même entre deux pièces qui assurent un cintrage parfait. De telle sorte que lorsque le cylindre est en place, l’appareil de répétition passe exactement parles sillons creusés par l’appareil enregistreur et reproduit fidèlement tous les accidents qu’il rencontre sur la ligne sinueuse le long de laquelle il chemine.
- Cet appareil de répétition se compose d’un petit levier en ébonite qui porte, à l’extrémité qui touche le cylindre, une petite pointe d’acier assez mince pour s’engager dans la rainure tracée dans la cire.
- Au milieu du levier d’ébonite s’attache un léger fil fixé d’autre part au centre d’un disque de celluloïd très mince, mesurant 8 à 20 'millimètres de diamètre. La pointe en acier, rencontrant le fond accidenté de la rainure tracée dans la cire, tire sur le fil qui tire lui-même sur le centre du disqne de celluloïd, reproduisant exactement les vibrations telles qu’elles ont été enregistrées sur le cylindre ; ces vibrations sont transmises par des tubes de caoutchouc jusqu’à deux petits cornets que .l’auditeur se met dans l’oreille.
- Ce système ne reproduit pas la parole à haute voix comme le phonographe, mais il articule nettement les mots et permet de reproduire un grand nombre de fois le phonogramme sans détériorer l’inscription.
- L’appareil est mis en marche au moyen d’une pédale analogue à celle des machines à coudre, mais dont la vitesse est maintenue constante à l’aide d’un régulateur à force centrifuge.
- L’appareil d’inscription et celui de répétition sont indépendants et peuvent se monter tour à tour devant le cylindre enregistreur. Celui-ci se remplace aussi très facilement.
- Cet appareil, ainsi que je l’ai dit, n’est pas une pure curiorité scientifique ; il est maintenant très employé en Amérique par les personnes qui ont à dicter un volumineux courrier. — On dicte au graphophone aussi vite que la parole peut aller, puis les cylindres sont envoyés à des copistes qui transcrivent la lettre soit à la plume, soit avec une machine à écrire. Cela supprime l’emploi des sténographes.
- L’appareil permet aussi de prendre simulta-
- nément sur deux cylindres l’empreinte des mêmes paroles.
- En Amérique, la compagnie d’exploitation loue ses appareils 200 francs par an. Elle donne gratuitement cinquante cylindres. On en vend, quand ceux-là sont usés, aux abonnés moyennant 15 centimes pièce.
- Espérons qu’en notre vieille Europe, où les communications sont encore si lentes, ce nouvel appareil ajoutera un progrès à ceux qu’ont déjà produit le télégraphe, puis le téléphone.
- RÉCLAMATION
- Peu a peu, grâce aux indications réitérées de la Presse, les services de l’Exposition et ceux qui en dépendent prennent plus de régularité. La série des réclamations n’est cependant pas close et nous en recevons une nouvelle ce matin au sujet du service du bureau des omnibus de la porte Rapp.
- Aux heures de sortie du public, le matin entre Il heures et midi et le soir, de 6 heures à 7 heures, on assiste à de vraies batailles. Et tout cela parce qu’au lieu de donner des numéros se suivant on distribue les numéros par séries. Il s’ensuit des bousculades d’où les femmes et les enfants ne sortent pas toujours indemnes. Hier soir, une femme et un malheureux enfant infirme qui l’accompagnait ont failli être victimes de quelques butors.
- Nous le répétons, le moyen de mettre ordre à cela est des plus simples: qu’on donne des numéros se suivant au lieu de séries.
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- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel clés fêles)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à 10 heures : Visites à l’Exposition; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du Palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. —Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situé à l’extrémité du Palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des Républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marionnettes de Barnard pendant les entr’actes.
- De 2 à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face la rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exposition.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, derrière le Palais Arts libéraux, côté de l’avenue Suffren.
- D.e 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique ; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées ; promenades sur les ânes blancs d’Egypte.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : His-
- toire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes ationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du petrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et dioramas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De8 heures du matin à G heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face Czardci hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Tillage des colonies françaises.
- Tillage javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors cTéglises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grancl-Théâlre de l’Exposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan. Phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de 9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 40.
- Gravure réduite de la couverture du GUIDE GÉNÉRAL, publié par le Bulletin Officiel, qui vient de paraître.
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- RENSEIGNEMENTS UTILES
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition,, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. —Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est.— Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Bourte-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Cour celles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée : Pont de
- 1 Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. —Idem.
- Rue Taitboui-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadèro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place do la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-Issy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Pas°y, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Cour-celles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodèro-Ceinture, fonctionnera prochainement; il est probable que la porte Rapp sera également desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La li^ne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes a Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l’Exposition.
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Ièna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à .hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réseiwé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie^ directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l'Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longcliamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées _ au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies ^ la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Cons tan tine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition; On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets, a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soif, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six .sections :
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin- à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 heu-ses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures
- soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- ^L — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. — Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. -—Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 3 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue-de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens-devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16,. avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du-soir.
- Sept levées parjour :
- Matin : 7 h. 30, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- . Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants :
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en-descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l'Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- La Librairie du « Bulletin des Malles », 33, rue
- Jean-Jacques-Rousseau, vient de mettre en vente un Plan illustré de l’Exposition universelle, avec un Indicateur alphabétique, imprimé en six couleurs et représentant exactement la place des différentes expositions.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1833
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- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
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- L. Plainchamp, maison fondée en 1798, boul. de Strasbourg, 35, Paris. — Couleurs et vernis pour bâtiments, voitures et industrie, décors et tableaux.
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- Mme Cuchet, 3, rue d’Aboukir, Paris. — Tapisseries de tous styles, broderies, armoiries, travaux montés, spécial, drap perforé à la machine et à la main, perforation à façon.
- ENSEIGNES
- Lcbicuf, 40, boulv. Bonne-Nouvelle, Tableaux-médaillers sur fonds de velours, pour les exposants, reproduction de toutes les récompenses.
- ÉVENTAILS
- E. Buissot, 46, rue des Petites-Ecuries, Paris.— Fabrique d’éventails pour la France et l’exportation, corbeilles de mariages, éventails anciens, réparations de tous éventails.
- FONDEUR-LAMINEUR
- E. Louyot, ingénieur, 16, rue Folie-Méricourt. — Fonte et laminage de tous métaux : nickel, maillechort, cuivres rouge, demi-rouge, laiton. — Téléphone..
- LITS ARTICULÉS
- A. Picot (a) 1878. — Lits-Canapés articulés pour tous usages. Avenue Parmentier, 6.
- GANTERIE
- Marcault, 8, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — (Classe 35), Chevreau et Suède, marque L. S Gants Tan-Russe, b. s. g. d. g.
- GRAINES & PLANTES
- Maison Loise-Ghauvière, fondée en 1845, Bupanloup et Cie, successeurs, 14, quai de la Mégisserie, Paris. (Exposants).
- HOUBLONS
- Edouard Bernet, 17, rue de Giéry, Paris; succursale, 52, faub. Stanislas, Nancy. — Houblons de toutes provenances. — Méd. etdipl. d’honneur. Exposant cl. 44, gr. V.
- MEULES EN GRES
- Roy court. — Meules pour toutes industries, 90, rue Folie-Méricourt.
- MARQUES D’EMBALLAGE
- Foucault, 9, rue des Trois-Bornes, Paris. — Presses et marques à feu,-Pinces à plomber, Alphabets et chiffres acier fondu, Marques de fabrique.
- MANCHES DE PARAPLUIES
- Ancienne maison G. Lamoisse et Tardy, V. Marg-uin et Cie, successeurs, anc. 80, rue de Bondy, actuellement 95 et 97, boulevard de Port-Royal. — Téléphone.
- MOSAÏQUE
- J. B. FaccMua, ^ * 47, rue Car-dmet, Paris, exposant cl. 20, gr. III, mosaïques en émaux pour décoration murale et dallages en marbre. Maison fondée en 1852. Voir tableaux exposés : Débarquement et Banquet de Cléopâtre.
- ORGUES
- Alexandre père et fils, rue de Richelieu, 106, Paris. — Orgues. — Exposant, groupe II, classe 13.
- A BAT-J O U R
- Degalïet et Cie Succrs, (ancienne maison Grimal), 28, rue Albouy, Paris. — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
- AMEUBLEMENT
- A. Vaillant, 10, rue Meslay, Paris. — Fabrique de meubles de luxe. Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité de cache-pots, jardinières, tables à ouvrages et à jeux, bureaux de dames et liseuses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
- Hilgert, 20, passage Tocanier, Paris — Fabricant de chiffonniers et tables de nuit chiffonniers en tous genres.
- Ch. Galvani, faubourg Saint-Antoine, 137, et rue d’Avron, 28. — Grande fabrique de lits et chambres à coucher en tous styles. Envoi franco du catalogue.
- G. Herrnaann, 9, rue St-Ambroise et 7, cité d’Angoulême, Paris.—Ameublements complets de tous genres. Ebénis-terie et tapisserie. Meubles anciens, sièges et tables de tous styles pour salles à manger. Chambres à coucher, salons, bibliothèques et bureaux.
- Q narré, 143, r. d’Aboukir, (us. r. de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de style pour meubles, de décoration pour cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voiture, marque : Au Lion.
- ARMES & ARMURES
- R. Gutperle, 12, boulevard Magenta, Paris. — Armes, armures, panoplies et trophées. Cuirasses sécrétés garantissant de l’arme blanche" et de la balle de revolver. Bijoux, armes et armures pour théâtres.
- ARTICLES POUR FUMEURS
- Quentin et Cie, 22, r. de Bondy, Paris. _ Pipes Gambier. Papiers Riz La * et Goudron La
- BALANCES & BASCULES
- L. Paupler * construchmécanicien, rue Saint-Maur. 84, Balances; Bascules; Petits chemins de fer; Matériel roulant; (voir classe 49, Hangar 1, n°l). Voir Esplanade des Invalides, classes 49 et 74. Agriculture.
- BATTEURS D’OR
- X. Jacquesson, 7, rue Chariot, Paris. — Fabrique d’or, d’argent et de platine en feuilles, en poudre et en coquille. — Exposant, classe 41, groupe V. — Téléphone.
- BÉBÉS, JOUETS, JEUX
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- BIJOUTERIE, JOAILLERIE
- Plichon et Cie, 10, rue du Parc-Royal, Paris. — Fabricants de doublé or, or sur argent.
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- A. BRiOï,TrouIIlet et Lambert Srs, 13, rue Etienne-Marcel et 133, rue Saint-Denis, Paris. — Manufacture de Corsets, Commission, Exportation. Marque déposée: A la Bernois elle.
- COURROIES
- J. Levy jeune, 47, avenue Parmentier, Paris. — Courroie Gandy coton.
- COULEURS FINES
- ChevîIIet, A. Grenier successeur, 31, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de couleurs fines pour artistes. Exposant classe 10, groupe II.
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- Du milâtre et Faubert, Faubourg-du-Temple, 22, Paris. — Fabrique d’or et de Platine en feuilles, en pondre et en coquilles. — Exposant, groupe V, classe 4L
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- Marinpoy, 10. rue Paul - Lelong, Paris. _— Tissus ouatés, mousselinés, brevetés, pour doublures de vêtements et jupons. — Usine à force motrice, 26 et 28, rue de la Pointe-dTvry.
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- J.-E. Durup, (successeur de P. Leullier etGe), 15, rue Vieille-du-Temple, Paris. —Fabrique de plumeaux en tous genres, autruche, dinde, coq, fantaisie. Marque de fabrique déposée, Récompense à l’Exposition universelle de 1878. Exposant classe 29.
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- J. Tixier. Grande fabrique de sièges d’art et de style, garnis cuir de Cordoue, reliefs, gravés, décorés et autres ; écussons, chiffres, monogrammes, etç. ; matériel et outillage spéciaux pour cette fabrication. — Exposant.
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- BULLETIN OFFICIEL DE? L’EXPOSITION DE 1889
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- Le spectacle du Grand-Théâtre de l’Exposition, situé près du Palais des Arts Libéraux, côté Sufïren, au milieu des Républiques américaines, obtient chaque jour un vrai succès.
- La troupe Alexander, dans une pantomime inénarrable intitulée les Tribulations d’un Touriste, les acrobates Les Constanti, les chiens admirablement dressés de Léo Karl, la petite Georgina Aix, qui, âgée de huit ans, exécute des exercices d’acrobatie extraordinaires, la brillante chanteuse mauresque Kara, le Paris-Quatuor qui enlève, avec un brio admirable, le chant patriotique : Quatre-vingt-neuf.
- les ballets d’enfants réglés par Mme Mariquita, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Ajoutons que la vaste salle du Grand-Théâtre, avec sa brillante exposition spéciale de produits français et exotiques, avec ses bars tenus par de charmantes serveuses, avec ses originales marionnettes, constitue un des lieux de promenade les plus pittores ques et les plus intéressants de l’Exposition.
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- 2e Série. — N°28.
- Le Numéro : 15 Centimes.
- Lundi 10 Juin 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
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- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur du. /'Erposltion, nu Vncilion du Bulletin Officiel
- (lires de lu Direction Généra le de /’ Exploitation).
- SOMMAIUE. — Chronique.— Une leitro du M. C.astolav.— Al. Carnot à l’Exposition. — Echos. — inauguration do lVxposili >n panorami jue de l'industrie du pétrole. — Le Banquel do la Presse coloniale. — J.os Beaux-Arts à l’Exposition universelle de 1881) (Espagne) (suite). — Lu Banquet des anciens polytechniciens suisses. — Une Déclamation. — Guide des Attractions.— Annonces et Réclames.
- A NOS ABONNÉS
- Nous donnons en prime à nos abonnés, anciens et nouveaux, le Guide illustré de l’Exposition publié par le Bulletin Officiel. Nos abonnés peuvent, dès à présent, le retirer dans nos bureaux ou le recevoir à domicile en nous envoyant 30 centimes en
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- .----*----
- CHRONIQUE
- Il n’y a qu’une voix, il n’y a qu’un cri pour demander, comme nous l’avons déjà fait, que l’Exposition reste ouverte jusqu’à minuit. Fermer à onze heures, c’est trop tôt, beaucoup trop tôt; la soirée est coupée juste au beau moment; on ne sait plus où la finir, car il est trop tard pour rentrer dans Paris et s’installer de nouveau dans un café ou sur une terrasse des bou-j levards.
- Voici venir les journées cuisantes pour tout le monde et surtout pour les visiteurs de l’Exposition : hier et aujourd’hui ont été de jolis spécimens dans ce genre, et cela ne fait que commencer.
- Aussi, à mesure que les chaleurs augmenteront, le public viendra-t-il de plus en plus tard, le déjeuner semble quelque peu délaissé, du moins par les Parisiens; on vient quand la grande chaleur commence à tomber; l’on dîne et l’on se epose ensuite au frais, soit sous la Tour, soir
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- sous les vélums, soit au bord du bassin; ou bien l’on va au Grand-Théâtre admirer une fois de plus la Belle Fatma, plus séduisante que jamais.
- Bref, on commence seulement à jouir des attractions variées qu’offre le parc, au moment où résonne le tambour annonçant la retraite.
- L’administration ne refusera certainement pas cette satisfaction au public qui fait chaque jour, et qui fera encore pendant cinq mois, le succès de l’Exposition, ce sera à elle à s’ingénier à trouver un programme de plus en plus varié pour les belles soirées d’été.
- UNE LETTRE DE M. CASTELAR
- L’éminent homme d’Etat espagnol, M. Cas-telar, vient d’adresser à un de ses amis, M. Eu-sebio Blasco, une lettre très développée sur le centenaire de la grande Révolution, et sur l’Exposition. Après avoir attribué le triomphe de la Gçrmanie protestante sur les deux empires catholiques des Habsbourg et des Napoléon à la puissance intellectuelle des Kant, des Hegel, des Gœthe, des Schiller, des Humboldt et des Liebig, il déclare que si l’Allemagne maintenant veut s’élever à la hauteur de la France, il lui faudrait pouvoir faire un concours international rivalisant avec celui de Paris.
- Car ce n’est pas seulement Paris qu’il faut faire venir tous les soirs au Champ de Mars et à l’esplanade des Invalides, ce sont les touristes du monde entier.
- Et ils y viendront tous, en dépit de l’envie; qu’ils soient princes ou manants, qu’ils cachent leur couronne sous leur chapeau ou qu’ils arborent crânement leur ticket sur leur,casquette de voyage, ils y viendront tous !
- #*#
- Les Allemands font semblant de bouder ; leurs journaux disent que Paris est un repaire de bandits et d’assassins. Personne n’en croit un mot, et toutes les lignes allemandes sont encombrées de voyageurs pour l’Exposition.
- Le gouvernement autrichien, ou du moins un de ses membres, a, comme nous l’avons déjà annonce, interdit télégraphiquement à des gymnastes tchèques de venir collectivement à Paris pour assister au concours de Vincennes.
- Ces braves Tchèques n’ont eu rien de plus pressé que de prendre le train mercredi soir, aux cris de « Vive la France ! » En route, dans toutes les villes de Bohême, le même cri a reten ti.
- Que sera-ce à Vincennes! Ils sont sûrs d’un succès sans précédent.
- ***
- Un mot personnel pour finir :
- Il a été distribué à la Presse des jiennis d’ascension donnant droit de monter à la tour Eiffel de 9 heures à 11 heures du matin et de 8 heures à 10 heures du soir, c’est-à-dire en dehors des heures de cohue, de façon à pouvoir permettre aux journalistes de s’isoler, de travailler là-haut à l’aise, de prendre des notes, de recueillir des impressions sans être bousculés.
- Eli bien! ces permis sont lettre morte.
- Je me suis présenté hier matin, à neuf heures, â l’ascenseur de la pile n° 1 ; on était en train d’empiler les victuailles qui servent à alimenter les restaurants de la première plate-forme.
- Le gardien m’a formellement refusé de me laisser monter en compagnie des radis et des asperges — ce qui pourtant m’eût beaucoup flatté !
- — Vous monterez à onze heures avec le public, m’a-t-il dit.
- — Mais c’est justement ce que je veux éviter ; à quoi sert mon permis, alors ?
- — Je ne connais pas ça; adressez-vous à un administrateur.
- Un administrateur qui était présent me tint à peu près le même langage: « Vous monterez quand le convoi des vivres sera terminé. »
- Nous ne doutons pas que l’administration de la Tour Eiffel, toujours soucieuse des intérêts de la presse, ne donne les ordres nécessaires pour faciliter l’accès de la Tour aux journalistes qui veulent éviter les encombrements de la journée.
- F. L.
- Tant qu’elle (l’Allemagne), écrit-il, ne pourra pas en faire autant, la lampe électrique rayonnant du haut de la Tour Eiffel, comme la lumière de tous les progrès modernes, aura plus de poids dans la balance de la critique que tous les boulets de ses canons Krupp. L’esprit moderne déteste la guerre; il court après la liberté qui l’émancipe et le travail qui le perfectionne. L’Exposition n’est pas un grand marché, comme on a voulu le dire, C’est un nouveau monde. Tous ses produits entassés au Champ de Mars annoncent que le temps des combats est fini, que l’ère du travail est dans tout son essor. Le génie de la guerre doit fuir ébloui devant la lumière électrique de nos jours, comme, dans les tableaux mystiques du moyen âge, le diable fuyait devant la croix.
- L’Exposition nous dit comment finit l’organisation militaire de l’Europe et comment commence l’organisation commerciale. Chaque grand fait marque dans le temps une idée, de même que chaque étoile de première grandeur marque dans l’espace une grande lumière. Les hautes tours projetant la lumière de leurs phares; les toits reflétant les rayons du fer et de l’or; les grandes eaux lumineuses, la galerie des machines, dont les arceaux défient les lois de la gravité; les machines elles-mêmes transformant la matière en servant la pensée, tout cela, cher ami, nous dit que les relations internationales ont changé, et que, nées hier de la guerre dévastatrice, elles sont aujourd’hui régularisées et mises au service des concurrences progressives du travail universel.
- M. Emilio Gastelar termine sa lettre à son ami par ces mots :
- Croyez-moi, il n’y a pas de puissance supérieure à l’idée, rien de plus fécond que le travail, et le peuple français sera toujours le peuple du travail et des idées, celui qui réalisera les victoires décisives et éternelles.
- Croyons en Dieu qui est toujours dans l’esprit et dans l’espace, et qui préside au triomphe définitif de la justice dans l’univers.
- Le président de la République et Mme Carnot ont visité hier après-midi la section lyonnaise à l’Exposition, A deux heures, ils arrivaient par la porte G, avenue de La Bourdonnais, où l’attendaient M. Berger et plusieurs membres de l’administration de l’Exposition. Après avoir parcouru rapidement la classe 61, comprenant la carrosserie, le président, Mme Carnot et leur suite sont arrivés à l’entrée de l’exposition des soieries de Lyon, vers deux heures et demie.
- Ils étaient" attendus par M. Cambon, préfet du Rhône, et Mme Cambon, les sénateurs, députés et membres de la chambre de commerce de Lyon.
- En recevant le président de la République, M. Cambon lui a adressé les paroles suivantes :
- Monsieur le président,
- Permettez-moi, en vous recevant au/ seuil de l’exposition lyonnaise, de vous dire au nom delà chambre de commerce dont je suis fier d’être Je président d’honneur, au nom de la ville de Lyon, représentée ici par son premier adjoint, au nom de la population lyonnaise, combien nous sommes heureux du témoignage de sympathie que vous voulez bien nous donner aujourd’hui. Vous connaissez les Lyonnais. Us n’ont pas oublié la visite que vous leur avez faite il y a quelques mois. Ils en ont gardé le souvenir, qui ne s’effacera pas.
- La population lyonnaise est heureuse de vous présenter l’œuvre de son industrie. Vous pourrez juger que patrons, artistes et ouvriers se sont montrés à la hauteur de leur réputation séculaire et qu’ils ont été parmi les meilleurs collaborateurs de l’Exposition.
- S’adressant à Mme Carnot, M. Cambon a ajouté :
- Madame,
- Je ne saurais vous exprimer combien nous vous sommes reconnaissants d’avoir bien voulu accompagner aujourd’hui M. le président de la République.
- C’est pour les femmes que travaillent surtout nos ouvriers, elles dirigent la mode, cette forme primitive de l’art, et ils sont heureux de suivre ou plutôt de deviner leurs intentions. L’appréciation de votre goût sera pour eux la première des récompenses.
- M. Carnot a remercié M. Cambon pour la gracieuse hospitalité qn’il avait reçue à Lyon, et il a ajouté que lui non plus ne l’oublierait pas.
- Parmi les nombreuses personnes présentes, nous avons remarqué, outre les personnes désignées ci-dessus : MM. Sevène, président; Av-nard, vice-président ; Gourd, secrétaire ; Lilien-thal, membre délégué pour l’organisation, à l’Exposition, de la chambre de commerce de Lyon ; M. Ghabrière, trésorier général du Rhône ; Bonifier, premier adjoint au maire de Lyon.
- Partout, le président de la République a été respectueusement salué parlafoule des visiteurs et sur beaucoup de points il a été chaleureusement acclamé. Le service d’ordre était assuré par MM. Ossude, Dupuich, inspecteurs généraux, et Montpellier, officier de paix.
- C’est M. Sévène, président de la chambre de commerce, qui a présenté les fabricants lyonnais à M/ le président de la République. En présentant M. Emery. il a dit que c’était un des plus anciens fabricants, et l’un de ceux qui ont le plus contribué à faire faire à l’industrie lyonnaise les progrès artistiques que l’on admire à l’Exposition. Sachant que M. Emery est le beau-frère du général Février, M. Carnot l’a chargé de le rappeler au bon souvenir de l’ancien et si respecté chef du 6e corps.
- Madame Carnot a examiné avec le plus vif intérêt toutes les vitrines de cette incomparable fabrication des soiries lyonnaises, qui fait si grand honneur à la France et que voici revenue à la prospérité après une période de souffrance de près de trente années.
- M. et Mme Carnot se sont retirés vers 4 heures et demie, après avoir visité les galeries des tissus et des filatures. Nous reviendrons sur cette intéressante visite du chef de l’Etat.
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a.été, pour la journée d’hier, samedi, de 83,254.
- L’incident de l’alimentation
- Des employés de l’administration de l’Exposition ont, sur l’ordre du directeur général, entièrement . couvert de papier la vitrine qui a récemment amené un incident au palais des produits alimentaires.
- Nous avons dit, en publiant les textes causes du conflit, ce qui s’était passé. Depuis, les choses semblaient avoir tourné à la conciliation. Un modèle d’inscription, arrêté par l’intéressé et l’administration, d’un commun accord, avait été rédigé et devait prendre, dans la vitrine, la place de la pancarte que nous avons reproduite. Or, l’exposant protestataire est revenu sur sa décision. En conséquence, la direction s’est décidée à user de rigueur. Si l’exposant intéressé n’a pas, d’ici à quelques jours, obtempéré aux injonctions qui lui ont été faites, sa vitrine sera transportée hors de l’enceinte générale selon toutes les formes de droit.
- Les bonzes d’Annam
- Nous avons déjà le muezzin appelant à la prière du haut du minaret tunisien ; nous avons les danses hiératiques des gentilles petites Javanaises, nous
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- allons avoir, comme complément des cultes orientaux l’office des bonzes, sur l’emplacement actuellement occupé par le bureau du commissariat spécial de police, aux invalides, à la pagode des dieux de Hanoï. C’est là que les trois bonzes annamites, assistés de leurs servants, célébreront les cérémonies du culte. Le commissariat sera transféré de son emplacement actuel, qui se trouve devant le théâtre annamite, dans l’une des constructions de la section coloniale, située près du village canaque.
- Tahiti à Paris
- Le collection des exotiques se complète. Voici venir les Tahitiens qui vont édifier leur case à l’esplanade des Invalides et les Tahitiennes y vendront bientôt ces gracieux et délicats travaux de paille qui reproduisent à merveille plumes et fleurs.
- La petite caravanne est dirigée par M. Arie à Tezaimano, chef du district de Tautira, qui parle le français avec la plus grande facilité. Quant à ceux qui l’accompagnent, la plupart comprennent notre langue. On rencontrerait difficilement, dans le monde colonial de l’esplanade, de plus beaux hommes que les Tahitiens, dont la physionomie franche et ouverte inspire tout de suite la sympathie. Les Tahitiennes, au nombre de quatre, sont d’excellentes mères de famille.
- Le « Messie » de llaêmlei
- On annonce pour lundi prochain une audition du « Messie » de Haëndel, qui sera donnée dans la grande salle des Fêtes du Trocadéro, au profit de la société philantropique que préside le prince d’Arenberg.
- M. Vianesi, chef d’orchestre de l’Académie nationale de musique, dirigera l’exécution. Les solis seront chantés par Mmes Caron et Deschamps, MM. Auguez et Vergnet, de l’Opéra.
- Comme on le voit, l’interprétation de cet oratorio, que l’on n’a pas entendu à Paris depuis 1873, sera remarquable. On afflue déjà aux bureaux de location et les retardataires auront peut-être à regretter d’avoir trop attendu.
- Cet empressement, du reste, se justifie par la nature de cette magnifique audition, par le but de l’oeuvre, et aussi par suite de la bonne idée qu’a eu le comité de créer des places à 5 fr., 3 fr. et 1 fr., afin de rendre ce concert accessible à tous.
- La musique le soir
- Le comité d’organisation des fêtes s’occupe activement d’égayer tous les soirs les jardins de l’Exposition par des auditions de sociétés chorales ou musicales dans les divers kiosques. Les attractions ne manqueront donc pas au Champ de Mars.
- Aux kiosques
- Lundi soir, au kiosque no 2 (jardin haut, côté La Bourdonnais), la société des Trompettes du 4e arrondissement se fera entendre de 8 heures et demie à 10 heures et demie.
- Au kiosque n° 3 (jardin bas, côté Suffren), une harmonie qui compte plus de soixante exécutants donnera un concert.
- Plusieurs sociétés chorales ont demandé à se faire entendre dans les kiosques qui restent libres.
- Fêtes extérieures
- Il est question en haut lieu de donner au Parc Monceau une grande fête de jour et de nuit le jeudi 20 juin courant.
- La musique de la garde républicaine, plusieurs sociétés harmoniques et orphéoniques ont déjà promis leurs concours.
- C’est une excellente idée, que celle de donner une fête dans un cadre aussi merveilleux. Et puis cela ferait grand plaisir aux habitants de ce ravissant quartier un, peu délaissé pendant l’Exposition,Mont les commercants ont besoin d’être un peu secondés.
- Les ingénieurs américains
- Le second détachement d’ingénieurs américains qui va visiter l’Exposition vient d’arriver à Liver-pool, où l’avait attendu le premier. La troupe des excursionnistes est maintenant au complet et compte 260 personnes, dont un assez grand nombre de dames.
- Un livre intéressant
- La Société des études coloniales et maritimes, dont le président est l’amiral Thomasset, _ a_ pris l’initiative de publier le compte rendu détaillé des expositions de nos colonies à l’Esplanade des Invalides.
- Un chapitre spécial sera consacré à chacune de
- nos colonies ; la rédaction de chacun de ces chapitres a été confiée à un membre de. la société très compétent.
- Ce compte rendu formera un volume illustré et constituera le guide le plus sûr, le mieux faft et le plus complet que l’on ait publié sur l’exposition coloniale ; il sera dans une quinzaine de jours à la disposition du public.
- Lne bonne mesure
- L’administration vient de prendre les mesures les plus sévères pour empêcher que des objets d’une nature'quelconque soient jetés du haut de la Tour Eiffel. M. Ossude, inspecteur principal, est monté hier matin à la Tour et a procédé aune enquête minutieuse sur les faits que nous avions signalés. Toute personne qui sera surprise jetant quelque chose du haut de la Tour pourra être arrêtée et sera passible des tribunaux.
- Le téléphone à l’Exposition
- Les visiteurs sont admis, d’aujourd’hui dimanche, de 8 heures à 11 heures du soir, aux auditions téléphoniques de l’Opéra, l’Opéra-Comique, l’Eden, etc., etc... qui sont données au très coquet pavillon que la Société générale des téléphones a fait construire près du pilier nord de la Tour Eiffel.
- Pendant la journée on entend dans les jardin les musiques et fanfares, et de 1 heure à 6 heures des auditions théâtrales et musicales téléphoniques toujours.
- A la Tour
- L’ascenseur Edoux, qui conduit de la deuxième plate-forme à la troisième, fonctionnera pour le public à partir de mardi, la commission qui est venue ce matin pour en vérifier le fonctionnement, a reçu l’ascenseur.
- La commission a en même temps constaté que l’ascenseur Combalusier de la pile n° 4 (ouest) fonctionnait comme il le devait et que par conséquent il pouvait être mis en service, ce qui a eu lieu dans le courant de l’après-midi.
- Les deux Combalusier fonctionnent donc maintenant (pilier est et pilier ouest), ce qui va faciliter le transport des ascensionnistes de la première plate-forme.
- . L’Otis du pilier sud fonctionnera sous peu; tous les ascenseurs se trouveront donc sous peu en service.
- Inauguration du pavillon australien
- Hier il y a eu soirée musicale au Trocadéro à l’occasion de l’inauguration du pavillon australien. Après l’orchestre des tziganes hongrois, une pianiste émérite, âgée de douze ans, Mlle Amelia Stanley Hall, fille de notre confrère de Y Argus, de Melbourne, s’est fait vivement applaudir.
- Décidément, plus le moindre pick-pocket à l’Exposition ! C’est à croire que, désespérés de la façon dont est .faite la police de M. Lozé, ils ont, en masse, repassé la Manche. Si par hasard on arrête quelque voleur, immédiatement les agents reconnaissent qu’ils n’ont pas affaire à un- homme du métier, à moins encore qu’ils n’aient mis la main sur un mo-nomane.
- C’est le cas sans doute du sieur Alfred Blanchet, — décoré de la médaille militaire (?) — arrêté hier au palais Indien, en train de pratiquer le vol à l’étalage alors qu’il avait sur ses talons un agent en tenue. On n’est pas. plus naïf! Mais ce filou manqué ne parait pas, nous assure-t-on, jouir de toutes ses facultés mentales.
- (J "c*
- Inauguration de l’Exposition panoramique de l’Industrie du Pétrole
- Hier, MM. Deutsch, qui viennent, il y a à peine un mois, de perdre leur père, avaient, renonçant, par suite de ce deuil, à une inauguration officielle, entr’ouvert les portes de leur exposition à quelques rares privilégiés officiels tels que les directeurs et membres des comités de l’Exposition et plusieurs notabilités scientifiques, Parmi les viteurs, nous avons remarqué MM. Daubrée, membre de l’Institut; Fuchs, M. Antonin Proust, etc., etc.
- Le pavillon de l’Industrie du pétrole qui s’é-
- lève au pont d’Iéna, le long de la Seine, sera dès aujourd’hui ouvert au public, sans qu’il soit perçu aucun droit d’entrée et nous pouvons, après la visite que nous en avons faite assurer MM. Deutsch que les visiteurs y seront nombreux.. Ces messieurs ont su en effet traiter cette question scientifique assez aride de l’industrie du pétrole de façon à la mettre à la portée de tous. Plusieurs vues panoramiques dues au pinceau de Poilpot, font assister le public à l’extraction du pétrole dans les mines du Caucase et des Etats-Unis; puis le visiteur voit défiler sous ses yeux l’industrie du raffinage et toutes les applications du pétrole, depuis l’éclairage jusqu’à son emploi à la force motrice.
- Cette exposition mérite, à coup sûr, mieux qu’un compte rendu succinct d’inauguration ; aussi lui consacrerons-nous, d’ici à quelques jours, un long article.
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- LE BANQUET DE LA PRESSE COLONIALE
- Samedi, à sept heures du soir, a été inauguré l’élégant pavillon que la presse coloniele a fait élever à l’esplanade des Invalides et où sont exposées les publications du monde entier.
- M. Etienne, sous-secrélaire d’Etat aux colonies, les ministres Spuller et Constans étaient venus et ont pris place à huit heures dans la salle très pittoresque du palais indo-chinois. Les tirailleurs annamites, sénégalais et malgaches ont présenté les armes.
- Le banquet, dont le menu était composé uniquement de mets exotiques : calalou, pimentades sauce carry, etc., a été très animé et s’est terminé par le toast de M. Pélissier, un des-organisateurs, et les discours de MM. Etienne, Spuller, et Constans, qui ont fait l’éloge de l’expansion coloniale.
- Nous citerons, parmi les convives : MM. Hen-rique, commissaire général de l’exposition coloniale ; le contre-amiral Vallon ; Hurard, Gasconi, députés : Foulhoux ; le marquis de Croizier ; Guy de la Ferrière président de la, cour d’appel de la Guadeloupe ; Blanchy, Ternisien, Nouet, Dupuis, Millot, Haussmann, Ghesnay, de Fontvielle, Georges Marx, Trouillet, Dutilh de la Tuque, le phu (préfet annamite) de Cholen, Pélissier, Deloncle, Louis Blanchet, Meulemans, Max Sacerdot, Rueff, les trois officiers indigènes-, etc.
- MM. Canivet et Marx ont parlé, à la fin du banquet, au nom de la presse parisienne et de la presse coloniale.
- Les dames hongroises ont fait entendre les morceaux les plus brillants de leur répertoire et la soirée s’est terminée par une scène bruyante jouée par les acteurs du théâtre annamite.
- Les organisateurs de cette fête très pittoresque, MM. Pélissier, Paul Trouillet et Duthil de la Tuque ont droit à tous les éloges.
- ES BEAUX-ARTS
- fi L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ESPAGNE
- (Suite)
- G-isbert obtient en revanche un franc succès avec l’œuvre considérable qu’il expose tout à côté du tableau d* Alvarez ; moins vigoureuse de couleur, elle a le mérite d’être bien composée et consciencieusement dessinée. Le sujet en est fort dramatique : il est tiré de l’une des plus vilaines pages de l’histoire moderne de TEspa-gne. Le général Torrijos, qui conspirait de Londres contre le gouvernement, trompé par les traîtreuses promesses du gouverneur de Ma-laga, vient le rejoindre en cette ville. A. peine débarqué, il est saisi et fusillé avec ses compagnons. C’est cette dernière partie du drame que le peintre a représenté. Antonio Gisbert a obtenu dès 1865 une médaille à notre Salon. Il a été également récompensé à l’Exposition de 1878.
- Le hasard place son nom, au palais des Beaux-Arts, à côté de celui de Casado, qui obtint en même temps que lui le prix de Rome de l’Académie de Madrid. Mort il y a quelques années, alors qu’il résidait au palais San Fernando, comme directeur de l’école espagnole de Rome, c’est sa dernière œuvre qui figure, voilée de crêpes, au salon espagnol. Don Ramiro III, dit l’histoire à laquelle Casado a emprunté le sujet
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- La passerelle du pont de l’Alma.
- de la campana de Iluescci, en butte aux insolences d’une aristocratie turbulente, convoqua ses magnats au palais de Huesca, sous prétexte de les consulter sur la fonte d’une cloche qui devait s’entendre dans tout T Aragon. Chacun d’eux fut introduit isolément et aussitôt mis à mort. Quinze têtes tombèrent ainsi successivement, et à mesure qu’elles tombaient, le bourreau les plaçait en rond sur le sol. Quand vint Ordaz, le chef de toutes les séditions, on lui montra la clef de voûte en lui disant que c’était là que serait suspendu sa tête pour servir de battant à la cloche.
- La quatrième peinture d’histoire est le dernier envoi de Rome d’un jeune artiste de Malage, José Moreno Carbonaro. Sa Conversion de Saint-François de Borgia, duc de Gandia, est fort remarquable, tant par l’habileté avec laquelle la composition est ordonnée que par la vigueur et la pureté du dessin. La scène qu’il a représentée est des plus émouvantes. François de Borgia était, dit la tradition, fort amoureux de l’impératrice, femme de Charles-Quint lorsqu’elle mourut : quelque temps après ses funérailles, on dut exhumer son corps pour le mettre dans un tombeau nouvellement construit. A la vue des restes horriblement décomposés d’une personne qui lui avait été si chère, le duc se cacha la figure en criant : « Jamais, jamais je ne servirai un maître périssable ! » Fidèle à sa résolution, il alla passer le reste de ses jours dans un couvent de jésuites.
- Une œuvre très remarquée encore, mais qui ferait certainement plus d’effet si elle était à la place pour laquelle elle a été exécutée, c’est le tableau de Francisque Pradilla, qui représente le roi Boabdil remettant les clefs de Grenade au roi Ferdinand et à Isabelle la Catholique. La scène est claire, bien présentée et les figures vivantes, énergiquement peintes, se détachent sur une vue de Grenade qui est un beau fond de paysage. On s’imagine volontiers, en France, une Andalousie plus ensoleillée. Est-ce l’hiver? est-ce aussi la place qui est mauvaise, ou bien l’éclairage qui est défectueux ? Je ne saurais en décider, et cependant il est de toute évidence que le tableau de l’auteur de Jeanne la Folle semble d’une couleur monotone, terreuse, et que beaucoup de parties, très remarquables d’ailleurs, telles que le cheval du roi Ferdinand, se détachent peu ou point.
- (A suivre.) André Saglio.
- Dans les Galeries’
- Le Baipt Ses anciens polfteciiniciens suisses
- Les membres de la Société des anciens élèves de l’Ecole polytechnique fédérale suisse avaient décidé, lors de leur précédente réunion annuelle, de fixer à Paris leur rendez-vous de 1889.
- Mercredi donc, obéissant au mot d’ordre donné, ils ont commencé à affluer dans nos murs. De tous les points du monde où résident les ingénieurs, les architectes et les chimistes suisses, ils sont arrivés au nombre d’environ 300; leur première visite a été pour le Champ de Mars. Dans la soirée de mercredi, ils ont occupé le premier étage de la brasserie Schæ-rer, près de la section suisse à l’Exposition, et jusque très tard, attablés autour d’amples bocks de bière, ils ont consacré ces premières heures à s’entretenir des merveilles du Champ de Mars, du Trocadéro et de l’esplanade des Invalides, et à renouer connaissance entre eux. Hier matin, ils se sont rendus à la Société des ingénieurs civils, rue Rougemont, 9, où ils ont commencé leurs travaux scientifiques annuels. Ils continueront ces travaux tous les jours jusqu’à jeudi prochain, par une série d’excursions savantes dans les égouts, dans les catacombes, dans diverses manufactures de l’Etat, au Havre, à Raisinés, à Anzin, à Valenciennes et à l’Exposition universelle. Pour ouvrir solennellement cette sorte de congrès annuel, ils se sont réunis hier soir en un grand banquet à l’hôtel Continental, sous la présidence d’honneur de M. Lardy, ministre de Suisse à Paris. Deux cents convives environ y ont pris part.
- Parmi les invités des polytechniciens suisses, on remarquait MM. Tirard, président du conseil; Spuller, ministre des affaires étrangères, Paye, ministre de l’agriculture ; G. Berger, directeur de l’exploitation à l’Exposition universelle ; le colonel Voegeli, commissaire général de la Suisse, et M. Burnand, commissaire suisse des beaux-arts.
- Au dessert, un grand nombre de toasts ont été portés. C’est d’abord M. Lardy, ministre de Suisse à Paris, qui a pris la parole, et qui a déclaré, aux applaudissements de tous les convives, que dans cette réunion sur terre française, la première expression de la reconnaissance de tous devait être adressée à la France. « De nombreux liens, a-t-il ajouté, unissent la Suisse à la grande République voisine. Ce sont d’abord les liens économiques. La petite Suisse, en effet, absorbe annuellement deux fois plus de produits français que l’Espagne ou l’Italie, quinze fois plus que T Autriche-Hongrie, vingt-
- cinq ou trente fois plus que l’empire de toutes les Russies.
- « Si je cite ces chiffres, a ditM.Lardy, ce n’est pas pour nous faire plus importants que nous ne sommes, mais parce que, dans ma conviction, les miliers d’hommes qui travaillent dans l’un des deux pays en vue de l’autre ne forgent ou ne tissent pas seulement une matière vile mais forgent et tissent l’amitié même entre les deux nations. »
- M. Lardy espère que « l’Exposition universelle exercera une action sur l’opinion publique et parlementaire en Europe et en Amérique, pour ramener les esprits à tenir compte des industries d’exportation, sinon, l’Exposition serait un grandiose déballage. »
- M. Lardy, en terminant avec émotion, a, dit: « Nous, citoyens de la Suisse, la plus ancienne des républiques, nous avons à cœur d’envoyer un salut fraternel à la République française. Sans doute, les deux peuples sont différents par leur génie. Nous considérons volontiers la République fédérative comme l’expression suprême des institutions libérales. Notre édifice politique se compose de parties très diverses qui sont les unes infiniment anciennes, les autres si récentes qu’on ignore encore exactement leur valeur et leur efficacité. En. France, on veut et on a, en effet, un monument d’une seule pièce, d’un seul style, aux grandes lignes simples et harmonieuses. Mais nonobstant ces différences de tempérament, nous suivons tou-toutes les péripéties de la politique française avec un intérêt passionné, et nous formons tous des vœux pour la consolidation des principes de justice, de liberté et d’ordre, sans lesquels il n’y a pas de véritable vie républicaine. »
- Et sur ces mots, M. Lardy a invité ses auditeurs à se lever et à acclamer le nom du président de la République, M. Carnot.
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- Palais de la République du Chili.
- C’est M. Spuller qui a répondu à l’honorable ministre de Suisse. Il a déclaré, en commençant, qu’il prenait la parole aux lieu et place de M. Tirard, et il a ajouté que c’était un honneur que lui cédait son collègue. « De cet honneur, a-t-il dit, je remercie le président du conseil, car il me permet de lever mon verre en toute cordialité, à nos anciens confédérés de la liberté, accourus ici de tous les points du monde. »
- Répondant aux témoignages de sympathie que les anciens élèves de l’Ecole polytechnique suisse apportent à la France, il a dit que tous les Français en étaient en même temps touchés et flattés. Puis, comparant l’Ecole polytechnique suisse à l’école française, il a fait l’éloge de l’organisation toute moderne de la prèmière. « Hélas ! s’est-il écrié, nous savons bien pourquoi notre Ecole polytechnique est toute militaire, tandis que la vôtre est toute pacifique. Nous le savons, nous le sentons, mais nous n’en parlons pas ! »
- L’orateur a poursuivi en proclamant, aux applaudissements de tous, que ces deux écoles
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- étaient les grandes ouvrières de la liberté et de l'affranchissement des peuples. Il a félicité les polytechniciens de Zurich et les Suisses en général, d’avoir dans ce pays, composé de trois peuples divers, mis au-dessus de tout l’idée de la patrie. « Vous avez le droit, a-t-il dit. de rappeler que vous avez été les premiers initiateurs de la liberté. C’est un honneur pour vous. Et ce que vous appelez « votre petite Suisse » nous l’appelons, nous, une grande nation. »
- M. Spuller a remercié ses auditeurs d’avoir choisi Paris pour y tenir cette année leur assemblée générale. « Vous ôtes accourus ici, a-t-il dit ensuite, de tous les pays du inonde, ainsi que l’atteste la liste, dont je viens de prendre connaissance, des membres de votre société. C’est là encore une des choses qui font le plus honneur à votre pays. Partout on rencontre des ingénieurs suisses qui vont, jusque dans les contrées les plus éloignées, porter leur indépendance, leur science et leur sérénité. Vous devez être singulièrement fiers de votre Ecole polytechnique.
- « Cette école, d’ailleurs, a été l’asile d’un grand nombre d’entre nos amis qui ont été malheureux dans notre pays. Proscrit de France, Ghallemel-Lacour a été accueilli comme professeur chez vous. Vous avez de même reçu Barni et Marc Dufraisse. Aussi est-ce pour moi une grande joie que d’assister à ce banquet et de vous apporter le témoignage de fraternité et d’amitié que la France doit à la Suisse.
- « Pour vous en donner une marque plus significative, le président de la République, ayant entendu vanter les mérites • d’un des vôtres, M. Zschokke, j’ai le plaisir de lui apporter, au nom de M. Carnot, la croix de la Légion d’honneur. »
- En disant ces derniers mots, qui sont unanimement applaudis, M. Spuller remet la croix à M. Zschokke, auteur de travaux hydrauliques remarquables.
- Puis il ajoute : « Que cette croix soit pour nous une occasion de vous dire qu’entre toutes les nations il n’y en a pas que nous mettions au-dessus de la Suisse, et que votre liberté est le boulevard de la liberté générale. »
- M. Naville, ingénieur, a répondu au beau discours de M. Spuller par un toast aux organisateurs de l’Exposition : le ministre du commerce, MM. Alphand, Berger et Grison. « Nous tenons à manifester, a-t-il dit, notre admiration pour ceux qui ont organisé, et mené à bien ce chef-d’œuvre, et bien qiTétrangers à ce pays, nous nous croyons permis de leur dire qu’ils ont bien mérité de leur patrie. »
- M. Tirard, bien que salué par une ovation enthousiaste, n’a prononcé que quelques mots. « Je veux, a-t-il dit, relever une erreur dans le discours de M. Naville. La beauté des édifices construits au Champ de Mars n’éclipse point la beauté des œuvres qu’ils contiennent. La galerie des machines, surtout, renferme des travaux admirables, et parmi ceux-ci, j’ai remarqué tout particulièrement la très belle et très honorable section suisse, dontl’honneur revient, pour une si grande part, à M. Naville lui-même. »
- D’autres toasts ont été portés ; puis M. Lardy ,a remercié MM. Tirard, Spuller et Paye, et les représentants du haut énseignement et de la grande industrie française de l’honneur qu’ils avaient fait à la Société des anciens élèves de l’Ecole polytechnique fédérale suisse, en voulant bien assister à son banquet et exprimé l’espoir que le souvenir de cette réunion cordiale sera un lien de plus entre la Suisse et la France.
- UNE RÉCLAMATION
- Petite réclamation qu’un de nos confrères adresse à M. Berger et à laquelle, pour notre part, nous nous associons d’autant plus volontiers que nous avons pu, nous-même, nous rendre compte du bien-fondé de la plainte.
- Pourquoi les journalisles ne. peuvent-ils pas prendre de notes en face des objets exposés, afin de rédiger ensuite des comptes rendus? Pourquoi les gardiens ont-ils le droit d’arracher et de déchirer entre les mains des représentants de la presse, « qui ne résistent môme pas à leur consigne », un carnet contenant d’autres écritures que celles sur lesquelles ils étendentleur fougueuse omnipotence?
- C’est ainsi qu’un de nos confrères a vu lacérer devant la foule curieuse, des notes sur l’exposition de la chambre syndicale de Lyon, qui venaient de lui être fournies par le délégué môme des exposants dont le bureau est installé classe 8G.
- 11 est vrai d’ajouter que le gardien de la même classe, avec une parfaite imbécilité, lui a laissé d’autres notes fort embrouillées, dans lesquelles l’écrivain aura quelque peine à se reconnaître.
- Et puisqu’on est forcé d’agir clandestinement, les intéressés ne s’étonneront ni des erreurs ni des défauts de mémoire, ni des lapsus forcément occasionnés par un pareil manque d’égards. ---------------- »|-------------------------
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à 10 heures : Visites à l’Exposition; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du Palais, prix : 50 centimes,
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. —- Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et ‘les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situé à l’extrémité du Palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des Républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marionnettes de Barnard pendant les entr’actes.
- De 2 à G heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face la rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exposition.
- De 10 heures à G heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, derrière le Palais Arts libéraux, côté de l’avenue Suffren.
- De 8 heures du matin à G heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux on costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à G heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et dioramas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à G heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à G heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de VExposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-1 Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan. Phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de 9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 40.
- Gravure réduite de la couverture du Programme Officiel, publié par le Bulletin Officiel, qui vient de paraître.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- UTILES
- RENSEIGNEMENTS
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant, directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. —Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. —- Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée : Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien! Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. —Correspondance _ à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — PGint d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de 1 Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante :
- Au Trocadéro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole.militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de.la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-lssy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Paspy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles fet Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera également desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Iéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie^ directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : .Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors d.es entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées _ au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies^ la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. -- Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être mxtni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères^ heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures mâtin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin .à 11 heures soir).
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies : les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Suresnes à Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l’Exposition
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-
- leix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 eures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 heu-ses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures
- soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. — Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. —Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 8 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue. '
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avecle Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services-télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées parjour :
- Matin : 7h. 80, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Expo» sition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais. -
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants :
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place,-et à droite, en descendant lé jardin.
- Champ de Mars : côté Sttffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés .aux deux coins de l’Exposition ; côté La Bourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- La Librairie du « Bulletin des Halles », 33, rue
- Jean-Jacques-Rousseau, vient de mettre en vente un Plan illustré de l’Exposition universelle, avec un Indicateur alphabétique, imprimé en six couleurs et représentant exactement la place des différentes expositions.
- Ce plan, richement illustré, est indispensable aux visiteurs, qui trouveront aisément à se guider en sortant du Panorama le Tout-Paris, une des principales attractions de l’Exposition.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1833
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- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
- ECOMMANDÉÎ B
- Ancienne maison Lefebvre et fils, fondée en 1843. Lefebvre fils aîné successeur. 106, rue de Rivoli. Ateliers, 3 rue des Halles, —Corbeilles de mariage bijoux riches, pierres fines de premier choix. Fab. spéciale de bijoux, orfèvrerie et objets d’art de style or et argent, ciselure, émaux, modèles spéciaux déposés. Médaille argent, Paris, 1884. Exposant classe 37. L. Plainchamp, maison fondée en 1798, boul. de Strasbourg, 35, Paris. — Couleurs et vernis pour bâtiments, voitures et industrie, décors et tableaux.
- OUVRAGES DE DAMES
- Mme Cuchet, 3, rue d’Aboukir, Paris. — Tapisseries de tous styles, broderies, armoiries, travaux montes, spécial, drap perforé à la machine et à la main, perforation à façon.
- Lambert-Vormus, 3 boul. St-Denis;’ — Bijouterie-joaillerie. Fabrique de Pendules.
- ENSEIGNES
- Lambert Lévy fabricant, 31 et _ 33, boulevard St-Martin. Maison fondée en 1829.— Joaillerie, bijouterie, horlogerie, bronzes. — Vente en détail au prix du gros. Lebœuf, 40, bonlv. Bonne-Nouvelle, Tableaux-médaillers sur fonds de velours, pour les exposants, reproduction de toutes les récompenses.
- BILLARDS (et Accessoires de) ÉVENTAILS
- Hiolle, Marillier et Cie fabricants de queues de Billards. Procédé mobile à vis, breveté s. g. d.g. — 45, boulevard St-Martin, Paris. E. Buissot, 46, rue des Petites-Ecuries, Paris.— Fabrique d’éventails pour la France et l’exportation, corbeilles de mariages, éventails anciens, réparations de tous éventails.
- BOUTONS FONDEUR-LAMINEUR
- G. Bagrlot, [nc] 168-170, rue St-Denis, à Paris. — Exposant classe 35. Boutons Livrée, Administrations, Uniformes pour tous pays.
- E. Louyot, ingénieur, 16, rue Folie-Méricourt. — Fonte et laminage de tous métaux : nickel, maillechort, cuivres rouge, demi-rouge, laiton. — Téléphone.
- BRETELLES LITS ARTICULÉS
- Guyot, inventeur seuL fabricant spè- iEÎEllISHÏGlEÉUES) cialdes - Bretelles hy-v J géniques, 13 rue Be- VjBievetee^S^dG/ ranger, Pans.—Usage agréable, solidité, bon goût, bon . marché. Se trouvent dans les principales maisons. A. Picot (a) 1878. — Lits-Canapés articulés pour tous usages. Avenue Parmentier, 6.
- GANTERIE
- Marcault, 8, boulevard Bonne-Nouvelle,- Paris. — (Classe 35), Chevreau et Suède, marque L. S Gants Tan- Russe, b. s. g. d. g.
- BREVETS D’INVENTION
- E. Wattier, ingénieur-architecte, 5, rue Mazagran (porte Saint-Denis) et 33, av. de la Bourdonnais (Exposition). — Représentation aux expositions, brevets d’invention, dépôts, marques, dessins, modèles, France et étranger. GRAINES & PLANTES
- Maison Loise-Ghauvière, fondée en 1845, Bupanloup et Cie, successeurs, 14, quai de la Mégisserie, Paris. (Exposants).
- BRONZES D’ART HOUBLONS
- E. Pînédo, LNC1 G. * * * * Exposant, classe 25. — Groupes, Statuettes, Encriers, etc., 40, boulevard du Temple. BRONZE IMITATION
- Edouard Bernet, 17, rue de Giéry, Paris; succursale, 52, faub. Stanislas, Nancy. — Houblons de toutes provenances. — Méd. et dipl. d’honneur. Exposant cl. 44, gr. V.
- Coupier fils et Droaart, rue Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets d’art. Editions d’CEuvres dû Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis XVI. — Exposant classe 25, groupe n° 3.
- MEULES EN GRES
- Itoycourt. — .'Meules pour toutes industries, 90, rue Folie-Méricourt.
- MARQUES D’EMBALLAGE
- BRONZES POUR EGLISES Foucault, 9, rue des Trois-Bornes, Paris. — Presses et marques à feu, Pinces à plomber, Alphabets et chiffres acier fondu, Marques de fabrique.
- Thiery-Figaret successeur de L. Fi-garet, 2, rue Breguet et 24, rue St-Sabin, Paris. — Manufacture de bronzes pour églises. Marque L. F. Paris. — Exposant, classe ...
- MANCHES DE PARAPLUIES
- CORSETS Ancienne maison G. Lamoisse et Tardy, V. Alarguai et Cie, successeurs, anc. 80, rue de Bondy, actuellement 95 et 97, boulevard de Port-Royal. — Téléphone.
- A. BRior.TroullIet et Lambert Sr5, 13, rue Etienne-Marcel et 133, rue Saint-Denis, Paris. — Manufacture de Corsets, Commission, Exportation. Marque déposée: A la B émois elle.
- MOSAÏQUE
- COURROIES J. D. Faechina, * 47, rue Car-dmet, Paris, exposant cl. 20, gr. III, mosaïques en émaux pour décoration murale et dallages en marbre. Maison fondée en 1852. Voir tableaux exposés : Débarquement et Banquet de Cléopâtre.
- J. Levyjeune, 47, avenue Parmentier, Paris. — Courroie Gandy coton.
- COULEURS FINES
- ORGUES
- Chevillet, A. Grenier successeur, 31, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de couleurs fines pour artistes. Exposant classe 10, groupe II.
- Alexandre père et fils, rue de Richelieu, 106, Paris. — Orgues. — Exposant, groupe II, classe 13.
- ABAT-JOUR
- Degalï'et et Cie Suce", (ancienne maison Grimal), 28, rue Albouy, Paris. — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
- AMEUBLEMENT
- A. Vaillant, 10, rue Meslay, Paris. — Fabrique de meubles de luxe; Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité de cache-pots, jardinières, tables à ouvrages et à jeux, bureaux de dames et liseuses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
- Ililgert, 20, passage Tocanier, Paris — Fabricant de chiffonniers et tables de nuit chiffonniers en tous genres.
- Ch. Gaîvani, faubourg Saint-Antoine, 187, et rue d’Avron, 28. — Grande fabrique de lits et chambres à coucher en tous styles. Envoi franco du catalogue.
- G. Herrmann, 9, rue St-Ambroise et 7, cité d’Angoulême, Paris.—Ameublements complets de tous genres. _ Ebénis-terie et tapisserie. Meubles anciens, sièges et tables de tous styles pour salles à manger. Chambres à coucher, salons, bibliothèques et bureaux.
- Quarré, 148, r. d’Aboukir, (us. r. de rOrillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de style pour meubles, de décoration pour "cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voiture, marque : Au Lion,
- ARMES & ARMURES
- R. Gutperle, 12,boulevard Magenta, Paris. — Armes, armures, panoplies et trophées. Cuirasses sécrétés ^ garantissant de l’arme blan-
- che et de la balle de revolver. Bijoux, armes et armures pour théâtres.
- ARTICLES POUR FUMEURS
- Quentin et Cie, 22, r. de Bondy, Paris. _ pipes Gambier. Papiers Riz
- La * et Goudron La
- BALANCES & BASCULES
- L. Paupière constructrmécanicien, rue Saint-Maur, 84, Balances, Bascules, Petits chemins de fer, Matériel roulant,
- (voir classe 49, Hangar 1, n°l). Voir Esplanade des Invalides, classes 49 et il. Agriculture.
- BATTEURS D’OR
- X. Jacquesson, 7, rue Chariot, Paris. — Fabrique d’or, d’argent et de platine en feuilles, en poudre et en coquille. — Exposant, classe 41, groupe V. — Téléphone.
- BÉBÉS, JOUETS, JEUX
- ,|. Steiner, fabricant du bébé mécanique vivant, du bébé incassable, parlant et ordinaire (dit le petit parisien), 22 brevets. — Demander marque Steiner.
- BIJOUTERIE, JOAILLERIE
- Plichon et Cie, 10, rue du Parc-Royal, Paris. —Fabricants de doublé or, or sur argent.
- OBJECTIFS ET INSTRUMENTS
- D’OPTIQUE POUR LA PHOTOGRAPHIE
- J. Zion, fabricant breveté s. g. d. g. Paris, 7, rue de Jouy. — Objectifs apla-né tiques rapides, symétriques extrarapides. — Rectilinaires à grand angle pour monuments, paysages, intérieurs et reproductions. —Petits objectifs pour chambres noires détectives. — Obturateurs instantanés extra-rapides.
- OR EN FEUILLES ET EN POUDRE
- Diwnilâtre et Faubert, Faubourg-du-Temple, 22, Paris. — Fabrique d’or et de Platine en feuilles, en poudre et en coquilles. — Exposant, groupe V, classe 41.
- OUATAGES
- Alarinpoy, 10, rue Paul - Lelong, Paris. _— Tissus ouatés, mousselinés, brevetés, pour doublures de vêtements et jupons. — Usine à force motrice, 26 et 28, rue de la Pointe-d’Ivry.
- PARFUMERIE
- E. Bronchain. Fabrique, 8, rue de l’Avenir, à Asnières. —Reine des neiges, Poudre de riz à base de glycérine, la boîte l fr. 75, la demi-boite 1 fr. 25. Eden Poioder, invisible et adhérente, la boîte 0.90. Franco contre mandat ou timbres.
- PASSEMENTERIE D’AMEUBLEMENT
- Camille Weber (veuve et fils), 15, rue Poissonnière, Paris. — Spécialité pour ameublement. Articles de style et de fantaisie. — Médaille d’or, Paris 1878.
- PRODUITS HYGIENIQUES
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- DÉSINFECTANT LE PLDS HYGIENIQUE (PRIX MONTYON)
- Phénol-Bobeuf parfumé Dentifrice, Savon et Eau-Bobœui Aspirateur et Vaporisateur-Bobœuf Paris, 61, faub. Poissonnière, ci-devant, 7, r. Coq-héron
- PLUMEAUX
- J.-E. Durup, (successeur de P. Leullier etCe), 15, rue Vieille-du-Temple, Paris.—Fabrique de plumeaux en tous genres, autruche, dinde, coq, fantaisie. Marque de fabrique déposée, Récompense à l’Exposition universelle de 1878. Exposant classe 29.
- SIÈGES
- J. Tixier. Grande fabrique de sièges d’art et de style,garnis cuir de Cordoue, reliefs, graves, décorés et autres ; écussons, chiffres, monogrammes, etc. ; matériel et outillage spéciaux pour cette fabrication. — Exposant.
- SOIES ÉCRUES & TEINTES
- E. Ilamelin et C!% 144, rue Saint-Denis, Paris. — « Au Mûrier » « Au Palmier ». Diplôme d’hmneur. Filatures et Moulinages à Bagnols (Gard) et aux Andelys (Eure).
- TAPIS ET TAPISSERIE
- B. Jacob, 19, rue Turbigo. Paris. — Tapis Linoléum et toiles cirées, la plus belle collection. Se charge de la pose à l’Exposition. Conditions les plus avantageuses.
- marque Genebrias et Herfort, 23, DE FABRIQUE rue Vivienne. Spécialité pour
- G LJ tapissiers, ornements d’apparte-n ments, bronzes, rinceaux, patères, porte-chapeaux. Fabrique d’élastiques pour sièges.
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- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le spectacle du Grand-Théâtre de l’Exposition, situé près du Palais des Arts Libéraux, côté Suiïren, au milieu des Républiques américaines, obtient chaque jour un vrai succès.
- La troupe Alexander, dans une pantomime inénarrable intitulée les Tribulations d'un Touriste, les acrobates Les Constanti, les chiens admirablement dressés de Léo Karl, la petite Georgina Aix, qui, âgée de huit ans, exécute des exercices d’acrobatie extraordinaires, la brillante chanteuse mauresque Kara, le Paris-Quatuor qui enlève, avec un brio admirable, le chant patriotique : Quatre-vingt-neuf,
- les ballets d’enfants réglés par Mme Mariquita, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Ajoutons que la vaste salle du Grand-Théâtre, avec sa brillante exposition spéciale de produits français et exotiques, avec ses bars tenus par de charmantes serveuses, avec ses originales marionnettes, constitue un des lieux de promenade les plus pittores ques et les plus intéressants de l’Exposition.
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- Le Numéro : 15 Centimes
- 9e série — N° 29
- Mercredi 12 Juin 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
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- Tiré à l'Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
- (CLASSE 58)
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M Skymock Wade, Blornfield ilouse, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Partir officielle : Avis. — Partir non officielle : Chronique. — Une lettre de M. Decauville. — Le président de la République à l’Exposition. — Un curieux banquet. — Le prince de Galles à l’Exposition. — Echos. — Visite présidentielle. —N. .i.. .ni, c’est Uni. — Nouvelles de l’Exposition. — Le panorama « Tout Paris ». — Il faut que tout le monde vive. —• Les Beaux-Arts à l’Exposition universelle do 1889. — Guide des attractions. — Annonces et réclames.
- Vue panoramique prise du second étage de la Tour Eiffel vers Grenelle
- Dôme du Palais des Ar.ls Libéraux
- Caserne de Cavalerie.
- Avenue de Suiïren.
- PARTIE OFFICIELLE
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- Aucune concession d’établissements nouveaux de consommation tels que bars, buvettes, buffets, pâtisseries ou restaurants, ne peut être accordée dans l’enceinte de l’Exposition de 1889.
- L’Administration ne répondra à aucune des demandes qui lui seront adressées dans ce sens, à partir de ce jour.
- PARTIE NON OFFICIELLE
- CH RONIQ U E
- Voilà le second grand orage qui éclate sur l’Exposition; à vrai dire, dimanche, on a plus souffert de la pluie, tombant à Ilot, que de la bourrasque qui, cette fois, n’a rien endommagé. Mais ç’a été une sorte de trombe pendant plus d’une heure ; aussi toutes les allées et contre-allées, toutes les terrasses, tous les carrefours ont-ils été
- inondés, submergés, — de véritables rivières en certains endroits.
- C’est ce qui est arrivé hier, et c’est ce qui arrivera à chaque orage, — et l’été semble nous en présager quelques-uns de sérieux, à en juger par les premiers échantillons.
- N’oublions pas non plus que saint Médard nous menace, et bien qu’on plaisante fortement ce bon saint, il est très désagréable et il sait parfois le prouver pendant des semaines entières. Espérons que l’Exposition trouvera grâce devant cet humide habitant du Paradis.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Donc, c’est sur le service de balayage que nous attirons l’attention de l’administration, si soucieuse, du reste, du bien-être des visiteurs de l’Exposition.
- Hier, on voyait des balayeurs qui luttaient sans avantage contre les montagnes de boue qui s’accumulaient sur certains points.
- Ne faudrait-il pas des équipes plus considérables ?
- A
- On nous signale aussi, dans la journée d’hier, de nombreux enfants égarés, que n’ont pu retrouver leurs parents qu’après des démarches sans nombre et des angoisses bien naturelles.
- Nous avons déjà demandé et nous demandons de nouveau l’installation d’une sorte de refuge central, où les enfants seraient cantonnés par les gardiens de la paix, dès qu’ils se plaindraient d’avoir perdu leurs parents.
- Là, les parents seraient certains de retrouver leur progéniture et beaucoup de bébés ne seraient pas affolés et tremblants, à la seule pensée d’être menés au poste.
- Dans les journées d’encombrement, comme les dimanches et les fêtes, il est impossible que des enfants qui quittent un instant la main de leur mère puissent se retrouver dans cet immense enchevêtrement de galeries. Ils se mettent alors à pleurer ou à courir de tous côtés, tandis qu’ds n'auraient qu'à aborder un gardien de la paix et à lui demander de le mener au refuge centrai. Quelques minutes après, les parents les y embrasseraient avec joie.
- C’est simple, très simple; il faut donc le faire promptement.
- Tout le monde a dit aussi et répété à satiété ([ne la chaleur était intolérable, dans les galeries des industries diverses notamment et que, si on ne les ventilait pas promptement, elles finiraient par être délaissées, au grand préjudice des exposants
- Un de nos confrères assure que dans la classe 57 (chauffage) il y avait, vendredi après-midi, 36 degrés au-dessus de zéro et sans le moindre petit air, sans la moindre ventilation ; on se demande comment les représentants des exposants peuvent vivre dans cette atmosphère. Quant au public, qui n’est pas forcé d’y séjourner, il s’empresse de contourner ces véritables fournaises.
- Le remède à cette chaleur suffoquante est aussi à trouver pour la galerie des machines; mais, là au moins,l’espace est plus grand et l’élévation est respectable. On dit qu’un exposant anglais étudie un système de ventilation, nous ne savons encore où en est cette tentative, mais nous faisons des voeux pour qu’elle aboutisse promptement ; sinon la galerie des machines deviendrait intolérable dans la période caniculaire, qui n’est pas loin de nous. Il faudrait que l’on pût y séjourner et y étudier, et non y passer en courant.
- Donc, de l’air ! de l’air partout, comme nous avons demandé de la lumière, beaucoup de lumière à l’esplanade des Invalides.
- Mais nous ne voulons pas que faire des critiques dans notre causerie d’aujourd’hui; nous tenons à signaler deux mesures excellentes qui viennent d’être prises. D’abord, on a formellement interdit au personnel des restaurants de la Tour Eiffel de jeter quoi que ce soit du haut de la première plate-forme; reste à surveiller les loustics qui s’amusent à cracher d’en liant. Ces plaisanteries-là ont fait leur temps, même
- à Fouilly-les-Oies, et à Paris elles ne sont plus de mise du tout.
- En second lieu, la création nouvelle des interprètes va rendre les plus grands services aux étrangers; on ne verra donc plus errer comme des âmes en peine des Russes où des Anglais à la recherche d’un renseignement.
- F. L.
- Nous recevons de M. Decauville la lettre suivante :
- M. le directeur'du Bulletin officiel de U Exposition 16, avenue de La Bourdonnais.
- Monsieur,
- Je lis dans votre numéro du 7 courant un article me concernant et qui renferme quelques inexactitudes que je vous prie de rectifier dans votre prochain numéro.
- Je n’ai jamais eu la prétention de faire une affaire d’argent avec la manutention dos colis. Lorsque M. Berger m’a parlé pour la première fois de me charger de cette difficile entreprise, j’ai répondu par une offre gracieuse de prêter 20 kilomètres de voie portative, une douzaine de grues et deux ou trois cents wagonnets, comme je l’avais fait en 1878 dans des proportions moins importantes.
- Je savais que la chambre de commerce de Paris avait perdu plus de 100,000 francs dans l’entreprise analogue en 1878, et ce précédent ne m’encourageait pas.
- Mais M. Berger a insisté, et je me suis décidé à, tenter L’entreprise, pensant qu’en m’attachant un personnel spécial et en l’intéressant au succès, je pourrais arriver à rendre service à l’Exposition, augmenter la notoriété de mon matériel et perdre une somme qui ne dépasserait peut-être pas le sacrifice que j’avais offert spontanément en offrant de prêter gracieusement 200,000 fr. de matériel.
- Je ne m’étais pas trompé dans mes prévisions et le résultat final des opérations à l’arrivée est une perte de vingt-mille francs, facile à constater puisque, comme je vous l’ai dit plus haut, mes chefs de service étaient intéressés dans les bénéfices qu’on aurait pu faire.
- Je m'attends à une perte égale pour les opérations du départ, et il y a loin de ces chiffres aux bénéfices fantastiques mis en avant par certains journaux qui ne croient jamais qu’on puisse être poussé par d’autre sentiment que le désir de gagner de l’argent.
- Quant à ce qui concerne votre réclamation au sujet des billets de lre classe, l’installation que vous critiquez vient d’ètre faite à la demande d’un grand nombre de voyageurs, qui se plaignaient de ne pouvoir jamais monter en chemin de fer, parce que. de deux à six heures, il fallait faire queue pendant un temps variant de 30 minutes à une heure et quelquefois plus.
- Tout le monde devant être traité de la même manière, il n’y avait pas moyen de donner satisfaction aux voyageurs de 2« classe, qui sont la majorité à l’Exposition, mais on me demandait de traiter différemment le voyageur qui, arrivé dans la gare avec un billet de 2e classe devenait voyageur de lre classe en payant le supplément de 25 centimes dans le wagon-salon.
- J’ai voulu faire droit à cette demande et ai installé aux deux principales gares — Concorde et Tour ITîfTel — un guichet de distribution de billets de lre classe.
- Be nombre des voyageurs de lre classe étant relativement restreint, je leur évite l’ennui de faire queue, et les laisse pénétrer immédiatement sous le vélum de la gare. Il se peut que quelquefois il faille attendre deux et même trois trains avant de pouvoir caser en lre classe tous les voyageurs qui ont pris des billets à 50 centimes, mais je crois que c’est encore plus agréable pour eux que d’attendre dix et même quinze trains, comme cela avait lieu quand il n’y avait qu’une seule queue pour tous les voyageurs.
- Je ne crois pas, du reste, que les réclamations puissent être bien nombreuses, car une seule m’a été transmise par M. Berger et une par votre journal, et j’ai reçu des félicitations de centaines de personnes au sujet de cette nouvelle organisation.
- J’ai, du reste, donné ordre de rembourser sans discussion les billets des personnes qui ne voudraient pas attendre le temps, nécessaire. Et ne croyez pas que si quelques voyageurs, au lieu d’at-
- tendre, montent en seconde, il y ait là de quoi changer le résultat final de l’entreprise, qu’il est bien difficile de fixer par anticipation.
- La principale préoccupation du directeur de l’exploitation de ce chemin de fer, signataire de cette lettre, a été surtout de donner satisfaction au public et augmenter la notoriété des chemins de for Decauville, et pour cela il a choisi :
- 1° Un type de locomotive assez puissant pour ne jamais laisser un train en détresse au bas des rampes d’accès des tunnels;
- 2° Un type de wagon assez commode pour mon 1er et descendre facilembnt avec des enfants et des dames ;
- 8° Un personnel de chefs de gare et agents de tous degrés (170 en tout), polis et empressés pour le public ;
- 4° Une disposition de gare sous abris fixes et mobiles que l’on termine seulement maintenant à cause du manque de toiles, qui'rendra moins désagréable au public l’attente un peu longue qui provient du trop grand succès du chemin de fer.
- Je vous ferai connaître, à la fin de l’Exposition, le résultat financier du chemin de fer, mais comme il y a. 700.000 francs engagés en travaux de terrassements et de tunnels, construction de gare, détérioration de matériel, appointements du personnel, combustible, assurance contre les accidents et autres détails, le public ne pourra pas trouver mauvais si ceux qui ont eu la hardiesse de cette entreprise en sont récompensés par un peu plus de profit que s’ils avaient simplement laissé leurs capitaux en rente sur l’Etat ou actions de chemins de fer.
- Voilà une lettre un peu longue, mais je ne pouvais vous renseigner complètement sans vous donner tous ces détails.
- Veuillez agréer, .monsieur, l’assurance de ma considération la plus distinguée.
- DECAUVILLE aîné.
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- Le président te la Eépiilpe a l'Exposition
- (Suite)
- Notre compte rendu de la visite de M. et Mine Carnot aux expositions diverses s’est arrêté au moment où le président de la République passait aux vitrines féeriques qui contiennent les dentelles et la broderie françaises.
- Les exposants de plumes et de fleurs artificielles, cette industrie artistique si éminemment parisienne, ont offert un bouquet de roses d’une si rares exécution que Mme Carnot a fait un premier mouvement pour les sentir.
- A la classe 40,1e président de la République a été l’objet d’une ovation enthousiaste.
- M. et Mme Carnot se sont plus particulièrement arrêtés devant les splendides fourrures exposées par M. Révilloti et devant la magnifique vitrine du Bon-Marché.
- A quatre heures, un lunch au champagne a été offert par le syndicat de la bijouterie, dans un salon rempli de fleurs.
- Pendant leur visite à la section de la bijouterie, M. et Mme Carnot se sont longtemps arrêtés devant les expositions de nos grands joailliers, MM. Sandoz, Boucheron et autres.
- Le président de la République a été entouré à ce point qu’il a eu toutes les peines du monde pour regagner sa voiture, qui l’attendait du côté de l’avenue de La Bourdonnais.
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- UN CURIEUX BANQUET
- Sous ce-titre, un de nos reporters nous apporte le récit suivant
- Samedi soie la presse coloniale a offert un banquet magnifique dans le blokhaus sénégalais, brillamment aménagé pour la circonstance. Un lustré composé de noix de coco ajourées dans lesquelles étincelaient des lampes . incandescentes, éclairait ces agapes. Du lait de coco (récolte de 1889) était servi dans des gobelets en bambou, et l’on a dégusté des conserves de filets de négrillon nouveau-né à la sauce blanche, qui ont été trouvés d’un exotisme délicieux. (Avis à Chevet pour sa vitrine.)
- Le Courrier des tourneurs de mâts de cocagne, le Moniteur des fabricants de billes de billard en cristal et une foule d’organes de la plus grande
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- importance avaient répondu à la gracieuse invitation de leurs confrères d’outre-mer.
- Par une attention délicate, les invités, ne pouvant adopter le costume primitif des pays tropicaux, se sont tous présentés avec une petite plume en argent passée dans la narine gauche.
- Pendant le repas,les acteurs du théâtre annamite n’ont cessé de réciter les plus belles scènes de leur répertoire, ce qui a dispensé d’inviter l’un des Co-quelin. Au dessert, des négresses nues ont exécuté les danses les plus... nationales.
- Pour conserver jusqu’au bout la couleur locale, les journalistes coloniaux ont porté des toasts dans leurs idiomes respectifs : qui en malgache, qui en pahouin, qui dans ces langues d’extrême Orient dont le théâtre annamite nous fait savourer l’exquise harmonie.
- On a concédé aux invités, pour lesquels les idiomes des Antipodes sont lettre morte, de prononcer les leurs en « sabir » : vulgo, de parler nègre.
- La lettre R a été proscrite d’un bout à l’autre de ce « epas extaodinai ».
- Le syndicat des électriciens, à seule fin de faire honneur aux invités de la presse coloniale, a éteint ses lampes entre le coco et le fromage : de façon à donner l’illusion du continent noir.................
- Nous n’insérons ce compte rendu qu’avec les plus grandes réserves, ayant quelques doutes sur sa sincérité, malgré le crédit que mérite d’ordinaire le reporter qui nous le communique. Nous regretterions vraiment d’avoir été mai renseignés.
- Le reporter nous assure encore que les membres des'bureaux des syndicats de la presse parisienne et de la presse départementale, et les commissaires généraux d’Algérie et de Tunisie se sont abstenus d’assister à ce banquet. Une pareille abstention est à peine croyable; et il est plutôt à penser que, par oubli ou ignorance du coutumes du continent, il y a tout simplement eu des lacunes dans la formation des listes d’invitation.
- Ce serait regrettable au point de vue des organisateurs de ce banquet ; parce que l’on pourrait croire qu’ils ignorent que, pour avoir des comptes rendus fidèles, il convient d’inviter les confrères appelés à répandre la notoriété et la gloire sur d’aussi intéressantes réunions.
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- LE PRINCE DE GALLES A L’EXPOSITION
- Vendredi, la première visite du prince et de la princesse de Galles, dès leur arrivée, a été pour l’Exposition.
- Leurs altesses ont fait annoncer pour le soir, à la direction générale, leur arrivée au Champ de Mars.
- Comme le prince avait demandé l’incognito, M. Tirant, président du conseil, a décidé de faire seul les honneurs avec M. G. Berger ; aussi tout service de police avait-il été soigneusement écarté.
- A neuf heures et demie du soir, trois landaus aux armes de l’ambassade d’Angleterre se sont arrêtés devant la porte Rapp ; du premier sont descendus le prince de Galles et la princesse accompagnés d’une dame d’honneur ; du second, les deux fils et les deux filles de leurs altesses, enfin, du troisième landau le colonel Clarke avec des secrétaires.
- Après quelques mots de bienvenue, M. G. Berger et le prince de Galles se sont dirigés par le vestibule des Beaux-Arts et la galerie extérieure des groupes divers vers le Dôme central. M. Tirard venait ensuite, se tenant aux côtés de la princesse de Galles, puis les princes et princesses en groupe..
- Bien que les visiteurs furent en grand nombre, les entrées ayant dépassé 200,000, ils ont vite compris que leurs altesses désiraient passer inaperçues, aussi, avec un tact parfait, se sont-ils simplement écartés en se découvrant, mais sans pousser de vivats.
- Le. cortège, arrivé au Dôme Central, a gravi les marches qui mènent à la tribune placée au-dessus de la porte d’entrée. De là, on aperçoit un des plus merveilleux coups d’œil du Champ de Mars, et les soirs d’illumination l’aspect est vraiment féerique; aussi, leurs altesses royales ont-elles témoigné à plusieurs reprises leur admiration. Elles ont été surprises et charmées par les fontaines lumineuses, dont M. Galloway
- a donné le jeu le plus complet; l’embrasement de la Tour a servi de bouquet final !
- Le temps, qui avait été si mauvais durant la journée et une partie de la soirée est devenu clément pendant la fin de la fête.
- Le prince a quitté ses hôtes vers onze heures, les remerciant à plusieurs reprises du magnifique spectacle qu’ils lui avaient offert.
- La princesse de Galles a tenu également à remercier M. Tirard et M. Berger; elle l’a fait avec la bonne grâce dont elle possède le secret.
- Samedi matin, à dix heures et demie, le prince et sa famille sont montés sur la Tour Eiffel.
- M. Berger, M. Eiffel et le haut personnel de l’exploitation de la Tour : MM. Salles, Thur-neyssen, Thomas, Edoux, Couder, etc., ont reçu le cortège royal au pied de la Tour et l’ont accompagné à la deuxième plate-forme, puis tous les membres du cortège officiel ont pris place dans l’ascenseur Edoux, fraîchement décoré. L’ascension a duré environ quatre minutes.
- A midi, en descendant, le prince de Galles a bien voulu s’inscrire au registre du Figaro, à la deuxième plate-forme, que garnissait une foule si compacte que les gardiens de la paix avaient toutes les peines du monde à frayer un passage au cortège.
- M. Périvier, entouré de ses rédacteurs, a souhaité la bienvenue au prince, qui est entré dans le local de l’imprimerie où, sous ses yeux, une adresse de bienvenue a ôté tirée à un seul exemplaire.
- En descendant, le prince et sa famille ont été acclamés par la foule.
- ÉCHOS
- Les Entrées à l’Exposition
- Dimanche, malgré l’orage qui a arrêté au moins 100,000 personnes, il y aeu216,907 entrées payantes, et hier lundi elles se sont élevées au chiffre énorme de 353,7/6.
- Installation nouvelle
- Le commissariat spécial des beaux-arts à l’Exposition, dont les bureaux ont été jusqu’ici rue de l’Université, au dépôt des marbres, a pris possession des locaux qui viennent d’être aménagés à son usage, dans l’enceinte générale.
- Ces locaux, situés sous la galerie du palais des beaux-arts, en bordure de l’avenue de La Bourdonnais, se composent d’un rez-de-chaussée et d’un étage. Us comprennent les cabinets du commissaire spécial des beaux-arts et de deux inspecteurs des beaux-arts, ses adjoints.
- Le vestibule Desaix
- Le vestibule Desaix, qui fait face au vestibule . Rapp, est ouvert le soir au public.
- Les promeneurs peuvent donc passer directement du jardin central à la rue du Caire, sans être obligés de faire le tour du palais des arts libéraux.
- L’Australie à l’Exposition
- L’exposition des Australiens comprend trois sections, une section industrielle installée près de l’Angleterre au Champ de Mars, une section d’agriculture au quai d’Orsay, enfin dans les jardins du Trocadéro une section des vins. Cette dernière se trouve dans un pavillon spécial que les organisateurs inauguraient hier. M. Y. Walker, le docteur Aubrey-Borden et M. Hubert de Castella, commissaires-délégués, y faisaient à leurs invités les honneurs d’un lunch où le vin blanc et le champagne d’Australie ont coulé à flot, pendant que les lauthci-ris roumains exécutaient leurs morceaux les plus estimés.
- Une erreur de police
- Ça arrive. Assez souvent môme. Ces jours derniers, une erreur de ce genre a amené l’arrestation de trois honorables Australiens à leur arrivée à Paris. Ces messieurs, sir William Gleadell, exmaire de Richmond, et Robert S. Ingler, membre du parlement à. Victoria, étaient arrivés à Dieppe, accompagnés de M. W.-H. Gleadell. Or, la police avait reçu de Londres avis de l’arrivée de trois inculpés dans une affaire d’usure. On prit ces messieurs pour les coupables et on les fila. A peine étaient-ils descendus rue de la Victoire, à l’hôtel où : ils avaient retenu des appartements, que trois' agents se présentaient chez eux et leur demandaient f de les accompagner à la préfecture de police. ’
- On juge de l’étonnement de ces étrangers. Comme ils refusaient tout d’abord de se laisser emmener:
- — Allez chercher trois voitures, dit un agent à 1 un des garçons de l’hôtel, ces messieurs nous suivront bien tout de même.
- Enfin, les voitures arrivées, on partit, et bientôt les.nombreuses pièces établissant la qualité de ces trois gentlemen permirent de les remettre en liberté.
- L aventure n’est iras très plaisante. Mais ceux qui en ont été victimes prouvaient leur bonne humeur en la contant hier soir en riant.
- La mine d’Espagne au Champ de Mars
- Sa majesté la reine Isabelle d’Espagne, accompagnée de.S. A. R. l’infante Eulalie, a assisté à la fête de nuit de l’Exposition avant-hier dimanche, elle a fait témoigner a la direction générale toute la satisfaction que lui avait causé le spectacle merveilleux des fontaines lumineuses et de l’embrasement de la Tour.
- Enfin !
- Aujourd’hui mardi 11 juin, après un mois d’attente, l’Esplanade des Invalides, éclairée par l’électricité, sera ouverte au public à partir de 8 heureà du soir.
- Le public n’aura, jusqu’à présent, rien vu de pins charmant et de pins curieux que ces. dessous d’arbres éclairés où fourmillent les peuplades exotiques et ces palais d’Orient qui font l’admiration de tous.
- Le patio du palais tunisien écl.riré par DTectrL cité est. idéal.
- Assez de pâtisseries et de saucissons
- Aucune concession d établissements nouveaux de consommation, tels que bars, buvettes, buffets, pâtisseries ou restaurants, ne peut être accordée dans l’enceinte de l’Exposition de 1889.
- L’administration ne répondra à aucune des demandes qui lui seront adressées dans ce sens, à partir de ce jour.
- La première du jury
- Le jury international des récompenses de l’Exposition universelle tiendra, demain mercredi, sa première séance dans la grande salle du Trocadéro.
- Cette séance sera présidée par M. Tirard, ministre du commerce et commissaire général de l’Exposition.
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- La foule qui s’est portée hier à l’Exposition a été encore plus considérable que dimanche. On pouvait difficilement circuler dans le Champ de Mars: les galeries, les pavillons, les jardins étaient bondés de monde. A ce propos, nous nous permettrons d’attirer l’attention de l’administration sur une question très importante. La passerelle du pont de l’Alma et les passerelles du pont d’Iéna sont absolument insuffisantes ; elles sont encombrées par la foule et, à des moments donnés, la circulation est impossible et peut devenir dangereuse par les poussées qui se produisent.
- Déjà, lors des fêtes antérieures, on avait reconnu que ces passages étaient beaucoup trop étroits, il nous semble que des mesures immédiates devraient être prises, surtout si, comme le fait n’est pas douteux, dansles mois qui vont suivre la foule est encore plus considérable.
- Il est indispensable de doubler les passerelles du Trocadéro, d’établir une nouvelle passerelle au pont de l’Alma. Ces travaux peuvent être opérés rapidement.
- VISITE PRÉSIDENTIELLE
- M. Carnot s’est rendu hier, accompagné du général Brugère et du commandant Gordier, à l’esplanade des Invalides, où il a examiné en détail les diverses expositions organisées par le groupe de l’Economie sociale.
- Reçu par MM. Léon Say, O. Lamy, secrétaire général du groupe, et Monthiers, chef du service des sections françaises, à sa descente de voiture, M. Carnot est tout d’abord entré dans le cercle ouvrier, suivi de nombreuses notabilités, parmi lesquelles on remarquait : MM. Rouvier, ministre des finances; Frédéric Passy, député; Tolain, sénateur; Levas^ seur, membre de l’Institut ; Siegfried, maire du Havre, Gheysson, Bucquet, Tranchant, Groult, fondateur des musées cantonaux; Fontaine-Besson, fondateur de la chambre de commerce française de Londres, etc.
- Sur son passage, des sociétés musicales jouaient
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- la Marseillaise. A l’intérieur du cercle, pendant que M. Carnot faisait sa visite, les Enfants de Lutèce chantaient une marche.
- Au sortir du pavillon, le -président de la République. a été conduit au groupe des constructions ouvrières aménagées selon le type de celles que nos grands industriels donnent en location pour des prix minimes à leurs ouvriers. Là sont une maison de Noisiel, une maison belge, unemaison de Lillers, dans le Pas-de-Calais, une maison de la société des mines d’Anzin, toutes prenant un caractère particulier d’animation et de vie à la présence d’ouvriers ou de femmes en costumes de travail ou du pays.
- M. Carnot est entré ensuite dans, la section, des villes et de l’étranger (économie sociale). Il a visité d’abord la section américaine, dont un membre de l’Union des chambres syndicales lui a fait les honneurs. Puis il a successivement passé à la Société coopérative d’Anzin, à l’Angleterre, à la Belgique, où M. Garlier, commissaire général, l’a reçu ; enfin, à l’Italie, puis aux expositions des villes de Reims et Rouen.
- Le pavillon Leclaire (du nom du peintre en bâtiment qui a organisé dans son industrie une association des ouvriers), qui se trouve à coté du bâtiment précédent, avait ses marches couvertes par les 300 ouvriers de la maison quand le président de la République est arrivé au seuil. Des acclamations enthousiastes ont retenti.
- Après l’avoir visité, le président de la République est entré au pavillon de la participation aux bénéfices où a été organisée une exposition collective. M. Carnot s’y est longuement arrêté devant les intéressants tableaux que ce paviLlon renferme et qui donnent, dans leur détail, les résultats obtenus par toutes les maisons qui ont mis en pratique ce mode de rémunération.
- Dans la grande galerie d’exposition du groupe, la visite du président a été conduite au travers des diverses expositions par chacun des présidents de section.
- Là, M. Latry, vice-président de la Société des Crèches a montré à M. Carnot le modèle en relief d’une crèche de vingt-cinq enfants représentant comme installation une dépense de 40,000 francs. Il a fait ressortir les progrès rapides de l’institution qui, comptant actuellement à Paris et dans la ban-lieu quarante-deux crèches, donne à mille mères par jour la faculté de travailler.
- M. Carnot n’a point voulu s’en aller sans voir les fourneaux économiques, dont il a admiré les services si bien organisés. Ces fourneaux délivrent aux indigents jusqu’à deux mille portions en un jour.
- N..i...ni, c’est fini
- La question des plaintes des théâtres et de quelques restaurateurs de Paris est enterrée et bien enterrée. Cependant nous ne résistons pas au plaisir de citer les lignes que Francisque Sarcey a placées hier en tête de son feuilleton du lundi, dans le Temps.
- Les voici :
- Eh bien ! les prévisions pessimistes se sont évanouies ; le soleil fait rage et les théâtres n’en font pas moins d’argent. Je parle de ceux qui se sont mis en frais de spectacles intéressants. Laissons de côté l’Opéra qui, avec les Huguenots et Patrie, encaisse, par ces chaleurs torrides, de vingt à vingt-deux mille francs de recettes ; la chose était prévue. Ne parlons pas même de la Comédie-Française, qui fait, avec le Monde où l’on s’ennuie, avec Hamlet, avec Henri III et sa cour, le grand maximum, qui fait encore de cinq à six mille francs avec Maître Guérin. Il ne fallait pas être grand prophète pour prédire ce succès : l’Opéra et la Comédie-Française sont pour les étrangers des lieux de pèlerinage où ils se croient tenus de faire leurs dévotions.
- Mais d’autres théâtres font de l’argent : le Palais-Royal a sa salle presque pleine tous les soirs avec Ma Camarade ; les recettes du Gymnase ont sensiblement remonté, bien que Belle-Maman soit à cette heure très connue des Parisiens ; je vous parlerai tout à l’heure de théâtres qui ont eu le soin de renouveler leur affiche, i
- J’y suis allé chaque jour de cette semaine : partout j’ai trouvé du monde.
- Ainsi donc, à l’instar de l’anguille de Melun, ces bons directeurs ont crié avant d’être écorchés.
- NOUVELLES DE L’EXPOSÏTÏON
- Le commissariat spécial des beaux-arts a fait placer sur les tableaux de l’exposition centenale des cartouches indiquant le nom de l’artiste et le sujet du tableau. 11 eût été désirable que de semblables indications fussent mises sur les œuvres exposées dans les galeries réservées à l’exposition décennale. Mais, malgré les invitations réitérées adressées aux artistes, un très petit nombre d’entre eux ont envoyé les cartouches indicateurs. Nous devons signaler une autre mesure excellente prise par le commissariat des beaux-arts. Sur une demande adressée aux principaux éditeurs de Paris, les ouvrages intéressant les arts ont été envoyés au commissariat qui les a fait placer dans le salon d’honneur, sur une table autour de laquelle se réunissent déjà un grand nombre de lecteurs.
- Hier s’est ouvert dans les jardins du Trocadéro le troisième concours d’horticulture. Ce concours comprend : fleurs et plantes d’ornement, plantes de nouvelle introduction, fleurs coupées, bouquets et garnitures, arbres, arbustes et arbrisseaux de plein air, rosiers, azalées, rhododendrons, orchidées, palmiers fougères, broméliacées, aroïdées, caladium, crotons, etc., plantes potagères, arbres fruitiers, fruits frais et conservés, fruits de la région du Sud. Le concours sera clos le 12 juin.
- Chaque jour une exposition d’un genre nouveau et tout à fait imprévue a lieu au commissariat de police de la direction de l’exploitation, c’est une exposition d’enfants.....perdus.
- Dans la journée d'avant-hier dimanche, huit enfants ont été trouvés pleurant et cherchant leur route; hier, lundi, douze ont également été amenés au poste de police. De tels accidents sont inévitables, lorsqu’une aussi grande agglomération a lieu sur un point unique.
- Rassurons, du reste, les familles, leurs bébés sont parfaitement soignés, les agents très paternels leur offrant à goûter et au besoin même leurs donnent le biberon. Aussi le bruit que l’on vendait les enfants perdus dans le Champ de Mars aux sauvages de la rue du Caire ou de l’Esplanade, est-il dénué de tout fondement. L’administration toujours paternelle leur offrirait plutôt une représentation au théâtre si amusant du Palais des Enfants.
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- Hier lundi, dans l’après-midi, un accident a eu lieu au Palais des Beaux-Arts, section des Etats-Unis; un ouvrier fumiste nommé Georges Gomaut, âgé de vingt ans, demeurant rue Croix-Nivert, 16, et travaillant pour le compte de M. Muller, entrepreneur, demeurant à Ivry, rue Nationale, travaillait sur le toit du palais lorsque le pied lui manqua. Gomaut, tombant d’une hauteur de 15 mètres, vint clans sa chute atteindre M. Alker, un visiteur qui se promenait avec sa femme, pendant que des éclats de vitres atteignaient à la main Mme Jacob Sène. Seul, le malheureux fumiste a été assez grièvement blessé ; il a, en outre, une plaie à la tête et plusieurs dents brisées et Jeux côtes fracturées. Après avoir reçu les premiers soins à l’infirmerie, il a été transporté à l’hôpital Necker ; les autres personnes, après pansement, ont pu regagner leur domicile.
- LE PANORAMA ” TOUT PARIS
- Le Panorama « Tout-Paris » ferait, si nous en croyons ses actionnaires, une concurrence imprévue à l’Exposition des Arts-Incohérents. Les personnages sans pieds y pullulent, le fameux colonel Lisbonne lui-même est du nombre de ces invalides, parmi lesquels figurent également M. Alphand, M. Rochefort et tutti quanti. MM. Gastellani et Yvon, le peintre et l’architecte du Panorama, seraient eux-mêmes privés de ces organes de locomotion ! Rien alors d’étonnant à ce que dans cette fâ-
- cheuse situation ils aient apporté quelque retard à l’exécution de leurs travaux. Il ne nous semble pas cependant que ce soit une raison suffisante pour que l’artiste ait orné sa toile d’une femme sans tête, quand même — et c’est le cas — cette femme serait Mme la duchesse d’Uzès; nous comprenons plus-facilement qu’il ait représenté un cocher sans figure.
- L’allusion est là bien transparente. Sans bouche le cocher est mis dans l’impossibilité de prodiguer à ses clients les injures de son répertoire courant ; M. Gastellani a tout simplement inventé le cocher modèle, surtout en temps (l’Exposition. Mais, ô Gastellani ! jamais nous n’aurions imaginé que vous professiez un mépris aussi complet pour les lois les plus élémentaires de la morale. Sous le fallacieux prétexte <pie les femmes de théâtre sont généralement de mœurs peu sévères, vous n’avez pas craint — si nous en croyons les termes du procès-verbal d’huissier, dressé à la requête de vos actionnaires — de priver Mmo Adelina Patti de ses jupes. Ignorez-vous donc que l’administration de l’Exposition ne plaisante pas avec la pudeur; à preuve les aimées de la rue du Caire. Allons, un bon mouvement — une fois n’est pas coutume — et dépêchez-vous d’iiabiller M,ne Patti.
- Mais, quoique nous puissions dire, nous n’arriverions jamais à donner une idée de l’incohérence du « Tout-Paris », ainsi cpie l’a fait et qu’était seul capable de faire, un procès-verbal d’huissier, quia lui-même atteint le haut comique en accolant deux noms tels que celui de la Goulue et de Mme Gauthereau!
- Voici d’ailleurs, sans retouches ni additions, ce factum d’officier ministériel :
- « Dans son ensemble, dit le procès-verbal, la toile n’est pas finie; l’architecture de l’Opéra n’est pas achevée; elle n’est pas en harmonie avec la place de l’Opéra. Les personnages sont à peine indiqués au balcon du premier étage du Grand-Hôtel. Il n’y que six mannequins installés sur douze qui doivent exister au premier plan. Parmi les personnages non achevés, j’ai remarqué notamment Mme Patti, dont les jupes ne sont pas faites... Deux personnes à droite de M. Alphand n’ont pas les jambes et les pieds terminés; il en est de même pour ie sculpteur Caïn.
- La duchesse d’Uzès est sans figure; trois femmes derrière et à gauche de M. Jules Ferry ne sont pas achevées. M. Lisbonne n’a pas de jambes. Une femme à côté de M. Salis n’a pas de figure. La « Goulue » et Mme Gauthereau ne sont pas achevées. Sur la place de l’Opéra, une voiture n’est pas attelée; les chevaux ne sont pas terminés. La voiture à deux chevaux du côté de la rue Halévy a ses personnages et le cocher sans figure. Le cheval du garde de Paris a ies jambes non faites. MM. Cas-tellani et Yvon n’ont pas de pieds. Le crieur du Petit Journal et un -autre crieur ne sont pas achevés.
- M. Rochefort est sans pieds. La tête de M. Cla-retie n’est encore-faite qu’au fusain; il en est de même pour les personnages à la droite de M. Cla-retie, M. de Gassagnac, le prince Roland Bona-partè, M. Gusman Rianco, la duchesse de Morny, le lieutenant de vaisseau Farcv, qui ne sont pas terminés. D'une façon générale, tous les consommateurs sur la terrasse du café de la Paix ne sont pas achevés...; à droite, on voit encore les carreaux à la mise au point de la toile. MM. Eiffel et Zola n’ont pas de pieds: deux écaillères à gauche de M. Lisbonne ne sont pas achevées, ainsi que les personnages derrière Mlle Dodu... M. Prével n’a pas de jambes; le groupe de Lapommeraye et Daudet n’a pas de pieds, etc. »
- Quant au dénouement, le voici :
- Sur l’assignation en référé envoyée par la société du « Tout-Paris » à M. Gastellani, M. le président, après avoir entendu Me Yandewalle, avoué de la société, et Me Salats pour l’artiste, a nommé M. Coquard expert chargé d’examiner le travail de M. Gastellani et d’en assurer le prompt achèvement, soit par l’artiste lui-même, soit par toute autre personne de son choix.
- T...
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- Il faut que tout le monde vive
- Xous conseillons aux étrangers qui viennent à Paris pour visiter l’Exposition de ne pas négliger îes belles choses qui gravitent autour d’elle, qui sont nées à cause d’elle, qui la complètent et l’encadrent.
- Tout autour de son enceinte il s’est élevé, comme par enchantement, une foule de constructions curieuses, et l’on y voit des exhibitions qui méritent qu’on les visite.
- Ceux qui, pour une raison ou pour une autre, n’ont pu trouver place dans l’enceinte même, se sont emparés des terrains restés libres aux abords de l’Exposition. Et si l’on réunissait encore ces attractions du dehors, on en pourrait faire toute une ville de palais, de kiosques, de chalets et de châteaux forts.
- Les jours de cohue, c’est-à-dire les dimanches et jours de fêtes, devraient être réservés, par les gens avisés, à la visite de -ces satellites de l’Exposition et des beautés de Paris même.
- LES BEAUX-ARTS
- A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ESPAGNE
- (Suite)
- Pradilla, considéré à juste titre en Espagne comme un des maîtres de l’école moderne, a été partout accablé de distinctions, même en France, où on lui a remis la croix de la Légion d’honneur. On sait qu’il réside à Rome, où il est en rivalité courtoise avec une autre célébrité espagnole, qui n’a malheureusement pu terminer son tableau assez à temps pour l’exposer au Champ de Mars, Villegas.
- Il nous reste encore à citer quelques œuvres exécutées avec assez de talent pour tenir parfaitement leur place à côté de celles des maîtres dont nous venons de parler.
- Tout d’abord, les trois aquarelles marocaines de José Tapiro, dessinées et peintes avec une incroyable adresse. L’auteur, épris du ciel de Tanger, s’y est installé complètement, et la rue où il demeure n’est plus désignée que par le nom de de l’estudio Tapiro (rue de l’atelier Tapiro).
- Faléro, bien connu à Paris par ses tableaux commerciaux, a envoyé à l’Exposition sa fameuse composition : Les deux étoiles., et un panneau étrange : Cauchemar. Il ne quitte plus maintenant Londres, où il fait, dit-on, fort bien ses affaires.
- Luis Jimenez, le frère d’Aranda, figure dans le même Salon avec un tableau tout réaliste, tant par le choix du sujet que par la crudité de l’éclairage ; il est intitulé : La Visite dans un hôpital. Hâtons-nous d’ajouter que si tous les artistes qui prétendent faire du réalisme étaient aussi consciencieux que M. Jimenez, on adopterait beaucoup plus généralement les idées nouvelles.
- Aime Ayrton de los Rios, la femme de l’habile graveur d’un grand nombre d’illustrations de Besnard et de Fhimeng, a quelques natures mortes d’une pâte singulièrement vigoureuse pour une femme. Ses trois tableaux ne sont pas éloignés du joli paysage de Sanchez Périer, Vue des bords de la Guadaira prise en hiver, qui étonne par la minutie des détails.
- Nous citerons également le nom de Casanova y Estorach, qui excelle dans les petites études, mais qui a peu de succès quand il lui vient la fantaisie de grandir démesurément ses minuscules compositions, comme il l’a fait pour son Charles-Quint arrivant au monastère de Saint-Just.
- Disons enfin, pour terminer, quelques mots
- des deux peintres, natifs des Philippines et sortis de l’école de Manille, qui exposent avec leurs compatriotes d’Espagne. Le premier, Re-surrecion Hidalgo, a exécuté une solide étude de nu dans son tableau de l’Achéron, et il a heureusement interprété ce passage de Dante : « de la terre de larmes s’éleva un vent mêlé d’éclairs vermeils... » Juan Luna, le second, couvre tout un panneau ; on y remarque de fraîches compositions : Hymen, oh ! Ilymenée ! une Vue prise aux environs d’Àrcachon. etc. Né à Ba-dong en 1857, il a mené une vie singulièrement agitée : successivement pilote, élève de l’Ecole navale, étudiant à l’Ecole des beaux-arts de Manille, puis à celle de Madrid, envoyé enfin à Rome, il y produisit après trois années de séjour Je Spolia,rmm, œuvre étonnante, quand on songe à la brièveté des études de l’auteur, qui eut à notre Salon de 1886 l’honneur d’une troisième médaille et obtint un succès énorme de l’autre côté des Pyrénées.
- Nous ne pourrions rien ajouter qu’on ne connaisse sur les auteurs de la remarquable exposition de dessins qui se trouve à l’entrée de la salle.
- Ces auteurs sont en effet Aranda avec ses belles encres de chine pour l’illustration du poème de Fray-Martin, le regretté Daniel Vierge, si aimé du public parisien qui l’a unanimement pleuré lorsqu’il mourut, jeune encore, d’un accident de chemin de fer, en allant pour un de nos journaux illustrés faire des croquis à la foire de Séville. Enfin Atalaya et Pelicer dont on peut comparer les illustrations pour Don Quichotte.
- On voit que l’énumération, toute rapide qu’elle soit, des meilleures œuvres figurant à la section espagnole, est encore longue. Son importance rendait, il nous semble, d’autant plus nécessaire la publication de quelques notes pouvant servir à guider les visiteurs, tout en complétant le catalogue qui ne sera plus longtemps, comme il l’est encore en ce moment, une simple espérance.
- Nous parlerons, dans notre prochaine étude, de l’exposition austro-hongroise des Beaux-Arts.
- André Saglio.
- (A suivre)
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à 10 heures : Visites à l’Exposition; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du Palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 à 6 heures ; Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situé à l’extrémité du Palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des Républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marionnettes de Barnard pendant les entr’actes.
- De 2 à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face la rue de l’Université devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- . De U heures à G heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exposition.
- t De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, derrière le Palais Arts libéraux, côté de l’avenue Suffren.
- De 8 heures du matin à G heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain,-bazars; concert marocain, danses.
- . Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du . matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama dit pétrole international.
- . Panorama de la Compagnie transatlantique et dioramas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin.à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- I De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan. Phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de.9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 40.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- RENSEIGNEMENTS UTILES
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square _ Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Gennain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d'arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou TTocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée: pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de 1 Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée : Trocadéro.
- Troca.déro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Lssy. — Point d’airivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’airivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante: '
- Au Trocadéro : par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Vil-lette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-lssy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Pasey, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- E t enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodèro-Ceinture, fonctionnera prochainement; il est probable que la porte Rapp sera également desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La li^ne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes a Chaz’enton.
- L’horaire et les taiûfs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l’Exposition
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Iéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du môme côté, à hauteur de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux. Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longehamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies à la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance cl’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert 6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine 10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Poiie de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir1).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir*).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir-). Poide du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 heu-ses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures
- soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (b heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdeboui'g (6 heu-l’es matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures differentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. — Un chemin de fer intérieur â voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire : il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. —Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 3 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de 1™ classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition,
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y tz-ouve en permanence.
- foutes réclamations relatives au sei’vice des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16 avenue de La Bourdonnais, et communique avecle Champ de Mars. ^
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de^ La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées parjour :
- Matin : 7h. 80, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l'Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de^ la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers' pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants :
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite en descendant le jardin.
- Champ cle Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté Ecole militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- La Librairie du « Bulletin des Halles », 33, rue
- Jean-Jacques-Rousseau, vient de mettre en vente un Plan illustré de l’Exposition universelle, avec un Indicateur alphabétique, impiûmé en six couleurs et représentant exactement la place des différentes expositions.
- Ce plan, richement illustré, est indispensable aux visiteurs, qui trouveront aisément à se guider en sortant du Panorama le Tout-Paris, une des principales attractions de l’Exposition.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1833
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- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
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- Ancienne maison Lefebvre et fils, fondée en 1843, Lefebvre fils aîné successeur. 106, rue de Rivoli. Ateliers, 3 rue des Halles, —Corbeilles de mariage' bijoux riches, pierres fines de premier choix.Fab. spéciale de bijoux, orfèvrerie et objets d’art de style or et argent, ciselure, émaux, modèles spéciaux déposés. Médaille argent, Paris, 1884. Exposant classe 87.
- Lambert-Vormus, 3 boul. St-Denis. — Bijouterie-joaillerie. Fabrique de Pendules.
- Lambert Lévy fabricant, 81 et 83, boulevard St-Martin. Maison fondée en 1829.— Joaillerie, bijouterie, horlogerie, bronzes. — Vente en détail au prix du gros.
- BILLARDS (et Accessoires de)
- lliolîe, Marillier et C1<<s fabricants de qiteuvs de Billards. Procédé mobile à vis, breveté s. g. d.g. — 45, boulevard St-Martin, Paris.
- BOUTONS
- G. Bagriot, [nc] 168-170, rue St-Denis, à Paris. — Exposant classe 35. Boutons Livrée, Administrations, Uniformes pour tous pays.
- BRETELLES
- Ch. Guyot, inventeur Q seu*- fabricant spé- ÉnEllESHïOI[N!0ljEsVcialdes Bretelles M); \ iWijnfno < Ar J géniques, 13 rue Be-\gieveteeaSIfd&/ range^ paris.—Usage agréable, solidité, bon goût, bon marché. Se trouvent dans les principales 1 maisons.
- BREVETS D’INVENTION
- E. Wattîer, ingénieur-architecte, 5, rue Mazagran (porte Saint-Denis) et 33, av. de la Bourdonnais (Exposition). — Représentation aux expositions, brevets d’invention, dépôts, marques, dessins, modèles, France et étranger.
- BRONZES D’A ST
- E. Piuétlo, Inc] C. * * * * Exposant, classe 25. — Groupes,* Statuettes, Encriers, etc., 40, boulevard du Temple.
- BRONZE IMITATION
- Coupler fils et Drouart, rue Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets d’art. Editions d’Œuvres du Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis XVI. — Exposant classe 25, groupe n° 3.
- BRONZES POUR EGLISES
- Thiery-Figaret successeur de L. Fi-uaret, 2, rue Breguet et 24, rue St-Sabin, Paris. — Manufacture de bronzes pour églises. Marque L. F. Paris. — Exposant, classe ...
- CORSETS
- L. Plainehacnp, maison fondée en 1798, boul. de Strasbourg, 35, Paris. — Couleurs et vernis pour bâtiments, voitures et industrie, décors et tableaux.
- OUVRAGES DE DAMES
- Mme Cuchet, 8, rue d’Aboukir, Paris. — Tapisseries de tous styles, broderies, armoiries, travaux montés, spécial, drap perforé à la machine et à la main, perforation à façon.
- ENSEIGNES
- Leboruf, 40, boulv. Bonne-Nouvelle, Tableaux-médaillers sur fonds de velours, pour les exposants, reproduction dé toutes les récompenses.
- ÉVENTAILS
- E. Buissot, 46, rué des Petites-Ecuries, Paris. — Fabrique d’éventails pour la France et l’exportation, corbeilles de mariages, éventails anciens, réparations de tous éventails.
- FONDEUR-LAMINEUR
- E.' Louyot, ingénieur, 16, rue Folie-Mérisourt. — Fonte et laminage de tous métaux : nickel, maillechort, cuivres rouge, demi-rouge, laiton. — Téléphone.
- LITS ARTICULÉS
- A. Picot (a) 1878. — Lits-Canapés articulés pour tous usages. Avenue Parmentier, 6.
- GANTERIE
- Marcault, 8, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — (Classe 35), Chevreau et Suède, marque L. S Gants Tan-Russe, b. s. g. d. g.
- GRAINES <& PLANTES
- Maison Loisk-Giiauvière, fondée en 1845, Dupanloup et Cie, successeurs, 14, quai de la Mégisserie, Paris. (Expô-sants).
- HOUBLONS
- Edouard Bernet, 17, rue de Cléry, Paris; succursale, 52, faub. Stanislas, Nancy. — Houblons de toutes provenances. — Méd. etdipl. d’honneur. Exposant cl. 44, gr. V.
- MEULES EN GRÈS
- tioyeourt. — Meules pour toutes industries, 90, rue Folie-Méricourt.
- MARQUES D’EMBALLAGE
- Eoucault, 9, rue des Trois-Bornes, Paris. — Presses et marque* à feu, Pinces à plomber, Alphabets et chiffres acier fondu, Marquas de fabrique.
- MANCHES DE PARAPLUIES
- Ancienne maison G. Lamolsse et Tard y, V. Marguin et Cie, successeurs, ane. 80, rue de Bondy, actuellement 95 et 97, boulevard de Port-Royal. — Téléphone.
- MOSAÏQUE
- J. B. Faccliina, $ * 47, rue Car-dmet, Paris, exposant cl. 20, gr. III, mosaïques en émaux pour décoration murale et dallages eu marbre. Maison fondée en 1852. Voir tableaux exposés : Débarquement étBanquet de Cléopâtre.
- ORGUES
- Alexandre père et fils, rue de Richelieu, 106, Paris. — Org-ues-'. — Exposant, groupe II, classe 13,
- ABAT-JOUR
- Degalïet et Cie Suce™, (ancienne maison Grimal), 28, rue Albouy, Paris. — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
- AMEUBLEMENT
- A. Vaillant, 10, rue Meslay, Paris. — Fabrique de meubles de luxe. Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité de cache-pots, jardinières, tables à ouvrages et àjeux, bureaux dedames etliseu-ses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
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- G. Herrmann, 9, rue St-Ambroise et 7, cité d’Angoulème, Paris.—Ameublements complets de tous genres. Ebénis-terie et tapisserie. Meubles anciens, sièges et tables de tous styles pour salles à manger. Chambres à coucher, salons, bibliothèques et bureaux.
- Quarré, 148, r. d’Aboukir, (us. r. de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de style pour meubles, de décoration pour cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voiture, marque : Au Lion.
- ARMES & ARMURES
- II. Gutperîe, 12,boulevard Magenta, Paris.— Armes, armures, panoplies et trophées. Cuirasses sécrétés garantissant de l’arme blanche" et de la balle de revolver. Bijoux, armes et armures pour théâtres.
- ARTICLES POUR FUMEURS
- Quentin et O, 22, r. de Bondy, Paria. _ pipes Gambier. Papiers Riz La >5 et Goudron La *.
- BALANCES & BASCULES
- L. Paupière construct1’mécanicien, rue Saint-M-mr. 84, Balances, Bascules, Petits chemins de fer, Matériel roulant, (voir classe' 49, Hangar 1, n°l). Voir Esplanade des Invalides, classes 49 et < 4. Agriculture.
- BATTEURS D’OR
- X. Jaeqnesson, 7, rue Chariot, Paris. — Fabrique d’or, chargent et de platine en feuilles, en poudre et en coquille. — Exposant, classe 41, groupe V. — Téléphone.
- BÉBÉS, JOUETS, JEUX
- .1. Steiner, fabricant du bébé mécanique vivant, du bébé incassable, parlant et ordinaire (dit le petit parisien), 22 brevets. — Demander marque Steiner..
- BIJOUTERIE, JOAILLERIE
- Pliclion et 0,10, rue du Parc-Royal, Paris. —Fabricants de doublé or, or sur argent.
- A. BmoT.Troaillet et Lambert Srs, 18, rue Etienne-Marcel et 138, rue Saint-Denis, Paris. — Manufacture de Corsets, Commission, Exportation. Marque déposée: A la l'emoiselle.
- COURROIES
- .1. Levy jeune, 47, avenue Parmentier, Paris. — Courroie Gandy coton.
- COULEURS FINES
- Chevillet, A. Grenier successeur, 31, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de couleurs fines pour artistes. Exposant classe 10, groupe II.
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- D&mllâtre et Faubert, Faubourg-du-Temple, 22, Paris. — Fabrique d’or et de Platine en feuilles, en poudre et en coquilles. — Exposant, groupe V, classe 41.
- OUATAGES
- Marinpoy, 10. rue Paul - Delong, Paris. — Tissus ."matés, mousselinés, brevetés, pour doublures de vêtements et jupons. — Usine à force motrice, 26 et 28, rue de la Pointe-dTvry.
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- PASSEMENTERIE D'AMEUBLEMENT
- Camille Weber (veuve et fils), 15, rue Poissonnière, Paris. — Spécialité pour ameublement. Articles de style et de fantaisie. — Médaille d’or, Paris"1878.
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- PLUMEAUX
- J.-F. Dartip, (successeur de P. Lettllier etGe), 15, rue Vieille-du-Temple, Paris. —Fabriqué de plumeaux en tous genres, autruche, dinde, coq, fantaisie. Marque de fabrique déposée, Récompense à l’Exposition universelle de 1878. Exposant classe 29,
- SIEGES
- J. Tixier. Grande fabrique de sièges d’art et de style, garnis cuir de Cordoue, reliefs, gravés, décorés et autres; écussons, chiffres, monog'rainmés, etc. ; matériel et outillage spéciaux pour cette fabrication. — Exposant.
- SOIES ECRUES TEINTES
- E. Ilamelin et Cie, 144*rüe Saint-Denis, Paris. — « Au Mûrier » « Au Palmier ». Diplôme d’humeur. Filatures et Moulinages à Bagnols (Gard) et aux Andelys (Eure).
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- VERRERIES (et Fournitures pour)
- Ch. Lespadin, 72, rue d’Angoùlême, Paris. — Moules et outillage pour verreries et cristalleries, fabricant breveté s. g. d, g. — Exposant classé' 51, groupe VI.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le spectacle du Grand-Théâtre de l’Exposition, situé près du Palais des Arts Libéraux, côté Suffren, au milieu des Républiques américaines, obtient chaque jour un vrai succès.
- La troupe Alexander, dans une pantomime inénarrable intitulée les Tribulations d’un Touriste, les acrobates Les Constanti, les chiens admirablement dressés de Léo Karl, la petite Georgina Aix, qui, âgée de huit ans, exécute des exercices d’acrobatie extraordinaires, la brillante chanteuse mauresque Kara, le Paris-Quatuor qui enlève, avec un brio admirable, - le chant patriotique : Quatre-vingt-neuf,
- les ballets d’enfants réglés par Mme Mariquita, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Ajoutons que la vaste salle du Grand-Théâtre, avec sa brillante exposition spéciale de produits français et exotiques, avec ses bars tenus par de charmantes serveuses, avec ses originales marionnettes, constitue un des lieux de promenade les plus pittores ques et les plus intéressants de l’Exposition.
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- Le Numéro : 15 Centimes.
- Jeudi 13 Juin 1889,
- 2e Série. — N° 30.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Annonces......................... la ligne 3 fr.
- Réclames......................... — 5 »
- Faits divers..................... — 10 »
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M, Seymour Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Partie officielle : Liste oflicielle des membres du .jury des récompenses de l’Exposition universelle de 1889 (sections étrangères). — Partie non officielle Eh nouba du 1er régiment de tirailleurs algériens. — Les congrès socialistes. — Echos. — Guide des attractions. — Annonces et réclames.
- LISTE OFFICIELLE
- Des Membres
- du Jury des Récompenses de l’Exposition Universelle de
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- RÉPUBLIQUE ARGENTINE
- Titulaires
- Groupe Y. — Classe 41 : M. Hoskold ; Classe 42 : M. Gallardo; M. Drouard; Classe 43 : M. Mendes; Classe 44 : M. Castaing; M. Mazurel; Classe 47 : M. Cormouls-Houlés.
- Groupe VII. — Classe 67 : M. Bemberg ; classe 70 : M. Luro; classe 73 : M. Gandolfi.
- Suppléants
- Groupe IV. — Classe 32 : M. Martinez Ytuno.
- Groupe V. — Classe 44 : M. de Toledo.
- Groupe VIL — Classe 72 : M. Manigot.
- AUTRICHE-HONGRIE
- Titulaires
- Groupe II. — Classe 10 : M. Siegfried Wedeles.
- Groupe III. — Classe 19 : M. Ludwig Moser; classe 20 : M. Ignaz Fischer; classe 21 : M. Willy Ginzkey; classe 29 : M. Edouard Stanskey.
- Groupe IV. — Classe 32 : M. Heinrich Briick ; classe 35 : M. Sigismond Veit; classe 36 : M. Emile Fluss, M. Théodore Reitlinger; classe 37 : M. Louis Taub.
- Groupe VIL — Classe 67 : M. Maurice Kohn; M. Maurus Deutsch; classe 73: M. Gustave Wel-lisch; M. Julius Grosse.
- Suppléants
- Groupe IL — Classe 10 : M. Josef Schubert.
- Groupe III. — Classe 29 : M. Léopold Lichtblau.
- Groupe IV. — Classe 36 : M. Adolf Loweinstein.
- Groupe VIL — Classe 67 : M. Cari Deutsch.
- BELGIQUE
- Titulaires
- Groupe IL — Classe 7 : M. Rombaut, Eugène, inspecteur général de l’industrie et de l’enseignement professionnel, ancien commissaire général de la section belge aux expositions d’Amsterdam et d’Anvers; classe 8 : M. Gilbert, P.-L., professeur à l’université de Louvain; classe 9 : M. Weissenbruch, Paul, imprimeur du roi, à Bruxelles; classe 11: M. Tasson, Joseph, peintre décorateur, commissaire de la section belge à l’exposition internationale de Liverpool; classe 13 : M. Mahillon, conservateur du musée du conservatoire royal de musique, à Bruxelles ; classe 14 : M. le docteur Borlée, membre de l’académie royale de médecine, professeur émérite à l’université de Liège, à Bruxelles.
- Groupe III. — Classe 17 : M. Mignot-Delstanche, industriel, vice-président de PUnion syndicale de Bruxelles, ancien membre du jury à l’Exposition universelle de Paris en 1878; classe 18: M. Janlet, Emile, architecte, architecte de la section belge à l’Exposition universelle de Paris en 1878 et à celle de 1889, à Bruxelles; classe 19 : M. de Savoye, Gustave, ingénieur et industriel, membre du comité exécutif, ancien membre du jury à l’Exposition universelle de Paris en 1878, à Bruxelles; classe 20 : M. Baes, J., architecte, sous-directeur de l’école des arts décoratifs, à Bruxelles; classe 25 : M. Vande-velde, Félix, industriel, à Bruxelles; classe 27 : M. Dery, ingénieur des chemins de fer de l’Etat, à ^Bruxelles.
- j Groupe IV. — Classe 30 : M. Eloy, Emile, industriel, membre du comité exécutif, à Bruxelles; classe 31 : M. Leirens, ancien sénateur, firme Eliaert-Cools à Alest; classe 32 : M. Mullendorf, industriel, président d’honneur de la chambre de commerce de Verviers, ancien membre du jury à l’Exposition universelle de Paris en 1878, à Verviers; classe 32 : M. Link Armand, industriel, à Verviers ; classe 34 : M. Robyn-Stocquart, ancien industriel, ancien membre du jury à l’Exposition universelle de Paris en 1878, à Bruxelles; classe 35 : M. Vaxelaire-Claes, industriel, à Bruxelles : M. Journaux, Edouard, ancien industriel, à Bruxelles; classe 38 : M. Ancion, Jules, industriel, ancien membre du jury à l’Exposition universelle de Paris en 1878, à Liège.
- Groupe V. — Classe 41 : M. Duraut, inspecteur général des charbonnages de la Société générale, à Bruxelles; classe 41 : M. A. Gillon, ingénieur, professeur de métallurgie à l’université de Liège, à Liège ; classe 44 : M. Tack, ancien ministre, vice-président de la chambre des représentants, à Cour-trai; classe 45 : M. Berge, Henri, ancien membre de la chambre des représentants, professeur à l’université de Bruxelles, à Bruxelles; classe 46 : M. de Walque, François, professeur à l’université de Louvain, à Louvain; classe 47 : M. Eug. Ver-boeckhoven, industriel, vice-président de PUnion syndicale de Bruxelles, ancien membre du jury à l’Exposition universelle de Paris en 1878, à Bruxelles.
- Groupe VI. — Classe 48 : M. A. Habets, ingénieur et professeur à l’université de Liège, ancien membre du jury à l’Exposition universelle de Paris en 1878, à Liège: M. V. Gillieaux, membre de la chambre des représentants, président de l’Association des maîtres de forges de Charleroi. ancien membre du jury à l’Exposition universelle de Paris en 1878, à Charleroi ; classe 50 : M. Meeus, Louis, distillateur à Wyneghem; classe 52 : M. V. Dwels-hauwers-Dery, ingénieur, professeur à l’université de Liège, ancien membre du jury à l’Exposition universelle de Paris en 1878, à Liège ; classe 52 : M. E. Schaar, inspecteur général au ministère des chemins de fer, postes et télégraphes, ancien membre du jury à l’Exposition universelle de Paris en 1878, à Bruxelles ; classe53 : M. Flamme, ingénieur en chef du chemin de fer de l’Etat, à Luttres; classe 54: M. E. Bède, ingénieur, conseiller communal de Bruxelles, à Bruxelles; classe 58 : M. L. Godin, industriel, à Iduy; classe 60 : M. Fivé, capitaine-commandant de cavalerie, à Bruxelles ; classe 61 : M. Stevart, ingénieur en chef honoraire du chemin de fer de l’Etat, professeur de l’université de Liège, à Liège; classe 62 : M.E. Rousseau, professeur et ancien recteur de l’université de Bruxelles, ancien membre du jury à l’exposition internationale d’électricité de Paris en 1881, à Bruxelles ; classe 63 : M. de Raeve, inspecteur général, administrateur des ponts et chaussées, à Bruxelles; classe 66 : N...
- Groupe VIL — Classe 72 : M. Vercruysse-Bracq, membre de la chambre des représentants, membre du comité exécutif, industriel, à Gand; classe 73 : MM. A. de Boeck, brasseur, à Bruxelles; Steurs,
- membre de la chambre des représentants, industriels, à Givry-les-Mons.
- Groupe VIII. — Classe 74 : M. E. Tykort, ingénieur agricole, professeur à l’institut agricole de Louvain, à Louvain ; classe 78 : M. Linden, Lucien, directeur de la société « l’Horticulture internationale » et président de la chambre syndicale d’horticulture, à Bruxelles.
- Suppléants
- Groupe IL — Classe 6: M. Braun, inspecteur des écoles normales primaires de l’Etat, ancien membre du jury à l’Exposition universelle de Paris en 1878, à Bruxelles ; classe 15 : M. Buisset, professeur à l’université de Bruxelles, à Bruxelles.
- Groupe III.— Classe 17 : M. Lumière, Théophile, architecte, à Bruxelles; classe 21 : M.de Somer van Genechten, ancien membre du jury à l’Exposition universelle de Paris en 1878, à Turuhout; classe 29 : M. Fontaine-Olinger, industriel, ancien juge au tribunal de commerce de Bruxelles, à Bruxelles.
- Groupe IV. — Classe 33 : M. Vin, Je.an, industriel, à Bruxelles; classe40: M. Jouvenel, industriel, à Bruxelles.
- Groupe V. — Classe 41 : M. J. Beco, ingénieur, ancien commissaire délégué aux exposilions universelles de Vienne et de Philadelphie; classe 42 : M. Angenot, professeur à l’institut supérieur de commerce, à Anvers.
- Groupe VI.— Classe 48 : M. Smeyster, ingénieur en chef, directeur au corps de mines, à Charleroi; classe 51 : M. Swartz, professeur à l’universilé de Gaud, à Gand; classe 61 : M. de Burlet, directeur général de la société nationale des chemins de fer vicinaux, à Bruxelles ; classe 62 : M. Gody, Léon, capitaine-commandant d’artillerie, professeur à l’école militaire et à l’école de guerre, ancien membre du jury à l’exposition internationale d’électricité de Paris de 1878, à Bruxelles; classe 63 : M. J. L. liasse, architecte, à Anvers; classe 64 : M. le I> Willems, chirurgien en chef des hôpitaux civils d’Anvers, à Anvers.
- Groupe 7. — Classe 67 : M. Winckelmans Dela-cre. ancien industriel, à Bruxelles ; classe 73 : M. J.-N. Vandevelde, distillateur, à Gand.
- BOLIVIE
- Titulaires
- Groupe V. — GJasse 41 : M. Joaquim Caso ; classe 44 : M. le comte de Artola.
- Groupe VIL — Classe 72 : M. Nicolas Ortiz.
- Suppléant
- Groupe V. — Classe 42 : M. Argandona.
- BRÉSIL
- Titulaires
- Groupe IL — Classe 6 : M. le baron d’Estrella; classe 11 : M. Eduardo da Silva Prado.
- Groupe III. — Classe 17 : M. E. Lourdelet. _
- Groupe V. — Classe 41 : M. Fernandez Pmheiro; classe 42 : M. le baron d’Albuquerque ; classe 43 : M. de Santa Anna Nery; classe 44 : M. Amédée Prince; classe 45 : M. Paul Rousseau.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Groupe VIL — Classe G7 : M. C. Pra; classe 72 : M. A. Klingelhoefer.
- Suppléants
- Groupe V. — Classe 47 : M. C. d’Almeida.
- Groupe VI. — Classe 63 : M. Alfred Michel.
- Groupe VIL — Classe 73 : M. R. d’Etiveaud.
- CHILI
- Titulaires
- Groupe V. — Classe 41 : M. Francisco Ganda-rillas; classe 44 : M. Domingo Vega; classe 45 : M. Washington Lastarria.
- Groupe VII. — Classe 67 : M. Eugénio Guzman; classe 73 : M. René Le Feuvre.
- Suppléants
- Groupe IV. — Classe 32 : M. Victor Echaurren.
- Groupe V. — Classe 47 : M. Elias Larrain Zanartn.
- CHINE
- Titulaires
- Groupe III. — Classe 20 : M. Gaston Galy.
- Groupe IV. — Classe 33 : M. Emile Giquel.
- COLOMBIE
- Titulaires
- Groupe V. — Classe 41 : M. Lorenzo Merino. CQSTA-RICA
- Titulaire
- Groupe VL — Classe 64 : M. Palacios, consul général à Paris.
- DANEMARK
- Titulaires
- Groupe IL — Classe 11 : M. Schou, conseiller de justice.
- Groupe III. — Classe 17 : M. Halkjer, consul général; classe 20 : M. PietroKrohn, artiste peintre; classe 24 : M. A. Krogh, architecte.
- Groupe V. — Classe 43 : M. A. Feddersen, secrétaire de la société royale des Pêcheries.
- Suppléants
- Groupe V. — Classe 43 : M. Buch, directeur du musée des arts appliqués à l’industrie.
- Groupe VII. — Classe 73 : M. Paul Jurgensen.
- Groupe VIII. — Classe 73 bis : M. de Grevenkop-Castenskiold, grand veneur de S. M. le roi de Danemark.
- RÉPUBLIQUE DOMINICAINE
- Titulaires
- Groupe V. — Classe 42 : M. Jules Hollande.
- Groupe VI. — Classe 72 : M. Alexandre Paisant.
- Suppléants
- Groupe V. — Classe 41: M. Isidore Mendel; classe 48 : M. Léon Syroczynski.
- ÉGYPTE
- Titulaires
- Groupe III. — Classe 24 : M. le baron Delort de Gléon.
- Groupe IV. — Classe 33 : M. Paul Fouquier.
- Groupe VIL — Classe 72: M. Léon Beaup.
- Groupe V. — Classe 44 : M. le baron de Peloux.
- ÉQUATEUR
- Titulaires
- Groupe IV. — Classe 36 : M. Antonio Reyre.
- Groupe VIL — Classe 72 : M. Manzano Torres.
- Suppléants
- Groupe IV. — Classe 34 : M. Frédéric Woytt. ESPAGNE
- Titulaires
- Groupe IL — Classse 6: M. Rafael Puig y Valls, ingénieur; classe 9: M. José M. Cornet y Mas, ingénieur.
- Groupe IV. — Classe 30 : M. Bernadino Marto-rell, ingénieur; classe 32 : M. José Planas, fabricant; classe 34 : M. Jayme Nos, négociant; classe 86 : M. Jssé Alvarez Marino, député.
- Groupe V. — Classe 42 : M. José Jornada y Morera, ingénieur; classe 44 : M. le comte de Ga-larza, propriétaire.
- Groupe VI. — classe 64: M. Antonio Darclet Trias, ingénieur.
- Groupe VII.— Classe 67: M. Francisco Javier Tobella, professeur agricole; classe 69: M. D. Ra-mon Torres M. de Luna, chimiste; classe 72 : M. Matias Lopez Andres, industriel; classe 73: M. M. Gala Garate.ingénieur agricole; marquis de Mudela, propriétaire; Rafael Garcia del Salto, propriétaire: Enrique Avansays, commerçant.
- Suppléants
- Groupe III. — Classe 17: M. Victor Gazel; classe 25 : M. Léon Moris.
- Groupe JV. — Classe 33 : M. José de Garait Sala, ingénieur.
- Groupe V. — Classe 41: M. Jacques Bouteiller, propriétaire; classe. 47 : M. Miguel Pujol, ingénieur.
- ETATS-UNIS .
- Titulaires
- Groupe II. — Classe 7 : M. Walter A. Donaldson; classe 8 : M. Andrew J. White ; classe 9 : M. Théodore Stanton; classe 12: M. Ch. S. ILastings ; classe 13: M. A. G. Dickinson; classe 14: M. A. S. Clarck, docteur; classe 15 : M. A. L. Rotch.
- Groupe III. — Classe 17: M. Hillyard Lee; classe 19 : M. Charles Golne.; classe 20: M. Anthony Pollok; classe 24 : M. Jacques Schieb; classe 27: M. Lazard Kahn; classe 29: M. E. J. Smith.
- Groupe IV. — Classe 35: M. A. Van Bergen ; classe 36 : M. James Rumrill ; classe 37: M. Emile Lévy; classe 38: M. Benjamin II. Buckingham, lieutenant de vaisseau.
- Groupe V. — Classe 41 ; M. W. IL Chandler; classe 44 : M. G. N. Haldeman; classe 45 : M. S. B. Newberry; classe 47: M. A. H. Reitlinger.
- Groupe VI. — Classe 48 ; M. II. M. Howe ; classe 49: M. W. S. Ward; classe 50: M. A. H. Clark; classe 52: M. R. II. Thurston; classe 53 : M. Ch. R. Goodwin; classe 56: M. S. N. Gotendorf; classe 57 : M. E. W. Serrel; classe 58: M. Th. .T. Sloane; classe 59: M. C. S. Ward; classe 60: M. W. Struthers ; classe 61 : M. IL B. Plant; classe 62 : MM. Cari Ilering, B. Abdank; classe 63 : M. A. G. Wilkinson ; classe 64: M. G. F. Waring.
- Groupe VII. — Classe 69: M. J. Cheesman; classe 73 : M. C. Mek Lœser.
- Groupe VIII. — Classe 74 : M. D. A. Lyle, capitaine d’artillerie.
- Suppléants
- Groupe IL — Classe 10: M. Edward Warren; classe 16 : M. G. W. Hâves.
- Groupe III. — Classe 18: M. W. E. Ingersoll; classe 22 : M. H. B. Shope; classe 28 : M. W. Her-rick.
- Groupe IV.—Classe 31: M. Ilellmann; classe 39 : M. D. W. Seligman.
- Groupe V. —Classe 42: M. David Cahn; classe 46 : M. J. M. Craft.
- Groupe VI. — Classe 51 : M. Irving C. Rosse.
- Groupe VIL — Classe 70: M. Alfred Schweitzer ; classe 72 : M. W. W. Evans.
- Groupe VIL — Classe 73 bis : M. G. R. Dodje; classe 75 : M. John F. Darr.
- GRANDE-BRETAGNE
- Titulaires
- Groupe IL — Classe 12 : le capitaine Abney ; classe 13 : M.Campbell Clarke; classe 15 : M. E. Ray Lankester P. R. S. professeur; M. Conrad Cooke.
- Groupe III. — Classe 17 : M. George Donaldson ; classe 19 : M. H. J. Pawell ; classe 20 : M. W. Wood-all; classe 22: M. W. Wallace; classe 26: M. Trip-plin.
- Groupe IV. — Classe 30: M. Joseph Leigh; classe
- 31 : M. J. Stevelly ; classe 32: M. Edwin Woothouse; classe 33 : M. T. Wardle; classe 38 : M. J. W. Wood • ail.
- Groupe V. — Classe 41 : VI. H. T. Ellicott; sir F. Lowthian Bell Bail ; classe 45 : sir Abel C. B. F. R. S. ; sir Henry Roscoe.
- Groupe VI. — Classe48 : MM. W. Roberts Austen F. B. S., professeur; Clément Le Neve Foster D. S. ; classe 52 : MM. H. Massey; W. Anderson; classe 53: M. Kennedy E. R. S., professeur ; classe 55 : M. R. Gurlis ; sir Joseph Lee ; classe 59 : M. Ph. Mid-dleton; classe 60: MM. Charles Holmes; M. G. V. Boys F. R. S. ; classe 61 : sir Douglas Galton ; classe 62 : M. W. II. Preece F. P. S.; classe 63 : sir Bradford Leslie K. C. E. ; classe 64 : M. Ernest Hart; classe 65: M. Elgar, professeur.
- Groupe VII. — Classe 67 : Dr C. Meymott Tidy ; classe 73 : M. Pf. Bannister.
- Groupe VIII. — Classe 74 : M. D. Pidgeon.
- Suppléants
- Groupe III. — Classe 20 : sir Colville Barclay Bart. Groupe IV. — Classe 30 : M. J. L. Pollock; classe
- 32 : Sidney Arnold; classe 36 : M. Charles Spiers; classe 45 : M. W. Douglas Hogg.
- Groupe VI. — Classe 62: M. John Aylmer; classe 64: D1' J. Faure Miller ; classe 74 : M. Perrault.
- LE GAP
- Titulaires
- Groupe IV. — Classe 31: M. Imhaus,Emile. Groupe VIII. — Classe 73 : M. C. de Mosenthal, consul général.
- Suppléant
- Groupe V, — Classe 43 ; VI. A, Guyot ;
- N OU VE LLE-ZÉL ANDE
- Groupe V. — Classe 41 : M. Camille Malfroy.
- Groupe V. — Classe 44 : VI. Bouwman Sc. D.
- VICTORIA
- Groupe IV. — Classe 32: M. F. Learoyd.
- Groupe VII. — Classe 73: M. Harry Seward.
- Suppléant
- Groupe VIL — Classe 73: M. Rosenthal.
- GRÈGE
- Titulaires
- Groupe IL — Classe 9 : marquis Queux de Saint-IIilaire.
- Groupe IV. — Classe 33 : M. D. Bikelas.
- Groupe V. — Classe 41 : VI. A. Vernes.
- Groupe VIL — Classe 71 : VI. Emmanuel Rodo-canachi; classe 73 : VI. Michel Rodocanachi.
- Suppléants
- Groupe III. — Classe "21 : VI. Marino Clado.
- Groupe VIL — Classe 67 : M. Gaytte.
- GUATEMALA
- Titulaires
- Groupe V. — Classe 41 : M. Crisanto Vledina; classe 42 : VI. Martin Roberts; classe 43 : M. Victor VI. Reudon; Classe 44 : VI. Emile Goubaud.
- Groupe VIL — Classe 72 : VI. Gustave E. Guzman.
- Suppléants
- Groupe VIL — Classe 67 : VI. Dufay.
- HAITI
- Titulaire
- Groupe VII. — Classe 72 : M. E. Simmonds. HAWAI
- Titulaire
- Groupe IL — Classe 7 : VI. A. Houlé. HONDURAS
- Groupe V. — Classe 41 : VI. L. Gaubert.
- ITALIE
- Titulaires
- Groupe II. — Classe 9 : VL le comte Fantoni; classe 13 : VI. Finzi; classe 14 : M. Vio-Bonato, docteur.
- Groupe III. — Classe 17 : VI. Guggenheim; classe 18 : VL Berolati; classse 19 : M. Ricchetti ; classe 20 : M. Erculei, docteur du musée de Rome ; classe 25 : VI. le prince Ruspoli..
- Groupe IV. — Classe 34 : M. Jesurum ; classe 37 : M. Vlagagna, président de la chambre de commerce, à Paris.
- Groupe V. — Classe 41 : VI. Serpieri; classe 45 : M. Candiani.
- Groupe VI. — Classe 61 : VI. Baccarini, ancien ministre, membre du conseil supérieur des travaux publics, député.
- Groupe VIL — Classe 73 : VI. Bernasconi Secti,
- Suppléants
- Groupe II. — Classe 8 : VL le marquis de Lau-zières-Thémines.
- Groupe III. — Classe 20 : VI. Romanelli, professeur à l’institut supérieur de Florence ; classe 24 : VI. Gioyuzza.
- Groupe IV. — Classe 33: VI. Rampoldi.
- JAPON
- Titulaires
- Groupe IL — Classe 6 : VI. R. Naruse, directeur des études du collège commercial de Tokio ; classe 10 : VL K. Narushina, membre de la commission impériale du Japon.
- Groupe III. — Classe 18 : VI. J. Reynaud, commissaire honoraire du Japon; classe 20: VI. N. Komaï, membre^ de la commission impériale du Japon ; classe 25 : VI. Ph. Burty, inspecteur des beaux-arts; classe 29 : VI. T. Hayashi, négociant.
- Groupe IV. — Classe 33 : VI. S. Nakade, membre de la commission impériale du Japon.
- Groupe V. — Classe 44 : VI. K. Narushina, membre de la commission impériale du Japon.
- Groupe VIL — Classe 67 : M. N. Oshikawa, membre de la commission impériale du Japon; classe 73: M. Shmidt.
- Suppléants
- Groupe III. — Classe 20 : M. Shmidt; classe 29 : VI. Ph. Burty, inspecteur des beaux-arts.
- Groupe IV. — Classe 33 : VI. J. Peny, secrétaire de la commission impériale du Japon.
- GRAND-DUCHÉ DE LUXEMBOURG
- Titulaires
- Groupe II. — Classe 10 : M. Eugène Larnort, ingénieur civil.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 3
- Groupe IV. — Classe 33 : M. Louis Godcliaux, président du comité d’administration de la Société anonyme des draperies luxembourgeoises;, classe 41 : M. Emile Metz, membre de la chambre des dé-
- PUGroupe IX. — Classe 79 : M. Jean Soupert, horticulteur rosiériste.
- Suppléant
- Groupe IV. — Classe 41 : M. Alphonse München, ingénieur civil des mines.
- MAE,OC
- PÉROU
- Titulaire
- Groupe IV. — Classe 36 : M. R. Bernales.
- PERSE
- Titulaires
- Groupe III. — Classe 20 : M. Méchin.
- Groupe IV. — Classe 33 : M. Doisy, commissaire délégué.
- PORTUGAL
- Titulaires
- Groupe IL — Classe 6 : M. Charles Gabeau, interprète principal de l’armée.
- Groupe IV. — Classe 63 : M. Edmond Recopé, ancien ingénieur de la marine.
- MEXIQUE
- Titulaires
- Groupe IL — Classe 8 : M. F. Ferrari Ferez ; Classe 16 : M. Rodrigo Valdès, lieutenant-colonel du génie.
- Groupe IV. — Classe 36 ; M. Ed. E. Zarato. Groupe V. — Classe 41 : M. Gaspard Salas ; Classe 42: M. G. Crespoy Martinez; Classe 44 : J. C. Ségura; Classe 45: M. A. Penafiel, docteur.
- Groupe VIL — Classe 72: M. José Ramirez; Classe 73 : M. Pedro J. Senties.
- Groupe VIII. - Classe 73 bis ; M. Manuel Flores, docteur.
- Suppléants
- Croupe VI. — Classe 63: M. Luiz Salazar. Groupe VIII. — Classe 73 bis : M. Enriquez Sayas. Groupe IX. — Classe 79: M. Alfredo Rabiot.
- MONACO
- Titulaire
- Groupe IX. — Classe 79: M. Janty.
- NICARAGUA
- Titulaires
- Groupe III. — Classe 20 : M. Jeronymo da Silva, conservateur du Musée industriel.
- Groupe IV. — Classe 30 : M. A. Mendes da Silva, député, membre de l’Association industrielle; classe 32 : M. J. José Pires, député, membre de l’Association industrielle.
- Groupe V. — Classe 41 : M. J. V. Mendes Guer-reiro, ingénieur, membre de l’Association industrielle; classe 42 : M. G. Augusto Pery, directeur des travaux de la carte agricole du royaume.
- Groupe VIL — Classe 69 :. M. C. Pinto Coelho de Castro, agronome, membre de l’Association royale d’agriculture; classe 72 : M. Luiz d’Andrado Coroo, agronome, directeur du musée colonial de Lisbonne; classe 73 ; M. J. Andresen Junior, membre de l’Association commerciale de Porto ; M. J. G. Macieira, membre dé l’Association royale d’agriculture; M. le vicomte de Villar Allen, propriétaire.
- Suppléants
- Groupe IV. — Classe 36 : M. J. M. Onteiro Ri-beiro, délégué de l’Association commerciale de Porto.
- Groupe V. — Classe 45 : M. Domingo D’Oliveira, vice-consul du Portugal à Paris.
- Groupe VIII. — Classe 73 bis : M. J. da Motta Prego, agronome.
- ROUMANIE
- Titulaires
- Groupe V.— Classe42 : M. E. Chesnay ; classe 44 : M. Louis Debayle, docteur.
- Groupe VII. — Classe 72 : M. Paul Garnaud.
- Suppléants
- Groupe V. — Classe 41: M. Mejia; classe 45: M. E. Dubois.
- NORVÈGE
- Titulaires
- Groupe IL — Classe 16 : Johan Lauritz Bull, capitaine d’état-major de l’armée royale norvégienne.
- Groupe IV. — Classe 37 : M. Torolf Pritz, architecte.
- Groupe V. •— Classe 41 : M. Ole Paus; Classe 42: Einar W. Egeberg; classe 43 : M. Fritz Jervelt; classe 45 : M. Lars Monrad, pharmacien.
- Groupe VI. — Classe 58 : M. Thorvald Tostrup.
- Groupe VIL — Classe 70 : M. Henrik Johan Friele.
- Groupe VIII. — Classe 73 : M. Cari Johan Fleischer.
- Suppléants
- Groupe V. — Classe 45 : M. Johan Fougner, commissaire-adjoint du comité.
- Groupe VI. — Classe 65 : M. Rolf Andvord, armateur.
- Groupe VII, — Classe 70 : M. S. A. Buch, inspecteur de la section des Pêcheries.
- PARAGUAY
- Titulaires
- Groupe V. — Classe 42: M.-Ch. Cadiot; Classe 44: M. Paul Guilleman.
- Suppléant
- Groupe VIL — Classe 72: M. Louis Corradi. PAYS-BAS
- Titulaires
- Groupe IL — Classe 9 : M. le Dr de Loos; classe 10 : M. L.-G. Obreen.
- Groupe III. — Classe 20 : M. H. Hymans van Vadenoye.
- Groupe IV. —.Classe 37 : M. J.-J. Boas.
- Groupe V. — Classe 41 : M. J.Freiwaldt; classe 44 : M. C. Prins; classe 45 : M. lel> Thyssen.
- Groupe VI. — Classe 63 : M. van Zuylen ; M. L.
- 16 ÉïXl ctïl S
- Groupe VIL — Classe 67 : M. Emile Kœchlin; classe 72 : M. F. Scheffer; M. Ed. Wunderly; classe 73 : M. G.-N.-J. Moltzer; M. John M. Schmitz.
- Titulaires
- Groupe 2. — Classe 20 : M. le lieutenant-colonel Daily.
- Groupe 4. — Classe 36 : M. Grant.
- Groupe 5. — Classe 41 : M. Konya; classe 42: M. Fessard,inspecteur des eaux et forêts; classe47: M. A. Ciurcou.
- Groupe 6. — Classe 60 : M. Macé, architecte. Groupe 7. — Classe 67 : M. de Linche de Mois-sac; classe 72 : M. le baron Graëb; classe 73 : M. A. Fery d’Esclands, conseiller maître à la cour des comptes.
- Suppléants
- Groupe 4. — Classe 36 : M. Al. Philippesco; classe 36 : M. Marghiloman.
- Groupe 7. — Classe 67 : M. Bals; classe 72 : M. Moret de Blaremberg, capitaine.
- RUSSIE
- Titulaires
- Groupe IL — Classe 9 : M. J. Léman; classe 15: M. Jablotschkoff.
- Groupe III. — Classe 17 : M. Lewit; classe 24 : M. Chopin ; classe 29 : M. Adolphe Schloss.
- Groupe IV. — Classe 30 : M. Fziferlin; classe 32 : M. Lepinski; classe 33 : M. L. Varango; classe 35: M. Jules Florand.
- Groupe V. — Classe 41 : M. Choubersky; classe 43 : M. P. Grunvaldt; classe 44: M. Goutchkoff; classe 45: M. le docteur Schneider.
- Groupe VIL — Classe 47: M. Brousnitzine; classe 67 : M. A. Cheremetef; classe 72 : M. Tita-renko; classe 73 : MM. Golitzine; Khroustchoff (le général de).
- Suppléants
- Groupe IL — Classe 13: M. Bekker.
- Groupe III. — Classe 21 : M. Dupont; classe 23; M. Bienkovski.
- Groupe IV. — Classe 36: M. Edouard Grun-waldt.
- Groupe V. — Classe 41 : M. Jonine; classe 44: M. Koszutscki.
- GRAND-DUCHÉ DE FINLANDE
- Titulaires
- Groupe V. — Classe 41 : M. le baron de Hisin-ger; classe 42 : M. T. de Frenkell, membre de la commission:
- Groupe VIL — Classe 72 : M. Sundmann; classe 73 : M. Paul Dreyfus, commissaire général adjoint.
- Suppléant
- Suppléants
- Groupe IL — Classe 9 : M. Kalff Junior; classe 12 : M. V. den Braam.
- Groupe VI. — Classe 63 : M. Ch.-L.-Ph. Zilcken; Groupe VIL — Classe 73 : M. Heincken.
- Groupe VIL — Classe 69 ; M. le docteur de Pip-pings Kjold, conseiller d’Etat.
- SAINT-MARIN
- Croupe VI. — Classe 63 : M. E. Réaux.
- SALVADOR
- Titulaires
- Groupe V. — Classe 43 : M. A. Quiroz, docteur; classe 44 : M. D. Guzman, docteur; classe 45 : M. E. Pector.
- Groupe VIL — Classe 72 : M. Alfred Mignot.
- Suppléant
- Groupe V. — Classe 42 : M. Simon Lazard.
- SERBIE
- Titulaires
- Groupe IIL — Classe 21 : M. leD»’ Louka Yvanis-chevitch.
- Groupe VIL — Classe 67 : M. Louis Fouchier; classe71 : M. Armand Ferré; classe 73: M. S. Pilav-lievits.
- Suppléant
- Groupe V. — Classe 41 : M. PI. Chauveau.
- SIAM
- Titulaires
- Groupe III. — Classe 17 : M. Wilberforce Wyke, secrétaire de la légation de Siam ; classe 24 : M. Léon Dru, ingénieur.
- REPUBLIQUE SUD-AFRICAINE
- Titulaires
- Groupe V. — Classe 43 : M. Mathieu Prévôt. Groupe VIL — Classe 67 : M. Louis Dreyfus.
- Suppléant
- Groupe V. — Classe 41 ; M. le vicomte de Mont-mort.
- SUISSE
- Titulaires
- Groupe IL — Classe 8 : M. Gobât, docteur, conseiller d’Etat; classe 10 : M. Adelrich Bensinger; classe 12 : M. E. Pricam; classe 13 : M. Arnold, directeur de musique; classe 14 : M. A. Reverdin, docteur ; classe 15 : M. J. Amsler Laffon, professeur ; classe 16 : M. Amrein, professeur.
- Groupe III. — Classe 18 : M. Bubeck, directeur du musée de Bâle ; classe 26 : M. J.-E. Dufour, conseiller national; M. David Perret, colonel ; M. César Brandt ; classe 29 : M. Othmar Isler.
- Groupe IV. — Classe 33 : M. Louis Mégroz ; M. Ulrico Vollenweider; classe 34 ; M. Burke Muller; M. Otto Aider; classe 35: M. Blumer-Egloff, conseiller national; classe 37 : M. Victor Lamu-nière.
- Groupe V. — Classe 41 : M. Tetmayer. professeur; classe 45: M. Lunge, docteur, professeur; classe 47 : M, Ernest Mercier.
- Groupe VI. — Classe 52 : M. R. Escher, propriétaire ; classe 55: M. Antenheimer, professeur; classe 61 : M. Turettini, colonel; classe 62: M. Roman Abt, ingénieur.
- Groupe- VII. — Classe 67 : M. Jules Maggi; classe 69 : M. Heinrich F'ehr ; M. Louis Martin ; classe 72 : M. Jacques Klans ; classe 73 : M. E. Fou-jallaz, conseiller national.
- Suppléants
- Groupe IL — Classe 6 : M. J. Hunziller, professeur ; classe 15 : M. Scheneebelé, docteur.
- Groupe III. — Classe 26 : M. Charles E. Tissot, conseiller national.
- Groupe IV. — Classe 33 : M. Gustave Sieber ; classe 35 : M. J. Sperri.
- Groupe V. — Classe 44: M. Kybure, docteur.
- Groupe VI. — Classe 61 : M. Arthur Achard.
- Groupe VIL — Classe 67 : M. Schumacher Kopp ; classe 73: M. Jules Doge.
- URUGUAY
- Titulaires
- Groupe V. — Classe 44 : M. America Carassale; classe 47 : M. Ramon Artagaveytra.
- Groupe VIL — Classe 67 : M. Carlos F, Bécu; classe 70 : M. G. Rodriguez Larrota.
- Suppléants
- Groupe VIL — Classe 69 : M. Abdon Echenique, classe 73 : M. José P. Farini.
- VÉNÉZUÉLA
- Titulaires
- Groupe V. — Classe 41 : M. Troconis, docteur; classe 42 : M. Cipriano Alvarado.
- Groupe VII. — Classe 72 : M. G. Bambridge.
- Suppléant
- Groupe VIL — Classe 73; M. F.-F Lassè'rç.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- LA “NOUBA
- 1er Régiment de Tirailleurs Algériens
- La gravure qui encadre ces lignes est la reproduction fidèle du charmant programme de la nouba du 1er turcos. Dessiné par M. J. Taupin, ce programme a été imprimé au régiment même, sur la « presse régimentaire », Nous le donnons comme le spécimen d’une fantaisie charmante, où l’artiste s’est laissé aller aux rêves du Paradis... selon Mahomet. C’est, d’une part, une femme... en costume des pays chauds, qui se dresse comme une Yénus au sortir de l’onde; etNT autre part une envolée de houris traversant le titre de cette pittoresque composition.
- Descendant du ciel de Mahomet sur cette terre, M. Taupin a accoudé une aimée sur un coin de son programme. A cette aimée fait face un Bédouin assis, écoutant les mélopées chères aux oreilles arabes.
- Entre ces figures se trouvent des noms de campagnes fameuses dans lesquelles le 1er régiment de tirailleurs s’est couvert de gloire : Laghouat, San Larenzo, extrême Orient, Sébastopol, Turbigo ! Ce programme, daté de Blidah, 15 avril, a été fait tout exprès pour l’Exposition universelle, et il porte, en arabe et en français, les titres des quarante-quatre morceaux qui composent le répertoire de la nouba.
- ***
- Mais qu’est-ce que la nouba? J’ai fait la connaissance d’une nouba de tirailleurs entre trois et quatre heures du matin, à Mascara : celle du 2e régiment.
- Le général Hepp, l’un des plus aimables officiers généraux, commandait alors cette subdivision. Il eut l’idée de réveiller la caravane parlementaire par cette diane toute de couleur locale. Aussi, la curiosité aidant, et le charme de ces mélopées si nouvelles pour nos oreilles nous tenant éveillés, nous n’eûmes pas le sentiment de la perte de la moitié du sommeil dû.
- Les Arabes adorent la musique : je ferai mieux en disant leur musique : car ils ne comprennent rien, ou presque rien à l’art d’accommoder les sons suivant Gluck, Mozart, Beethoven ou Meyerbeer.
- Leurs oreilles sont habituées à des mélodies mélancoliques et nasillardes dont l’Européen entrevoit, plus qu’il ne comprend, le charme hypnotisant* Pour nous autres, qui nous débattons dans la fournaise et dans la fièvre du combat pour la vie, la musique est le délassement, le repos de l’esprit, le dérivatif des préoccupations. Pour l’Arabe désoeuvré, c’est l’accompagnement de la contemplation, l’auxiliaire du farniente, la figuration tonique des plaisirs et des jouissances de sa vie.
- En voulez-vous la preuve? Elle est tout au long dans les titres des morceaux du répertoire de la nouba du 1er tirailleurs. En voici quelques-uns : La femme qui se- dandine ! — Mon cœur t — Pauvre garçon joli ! — Qu est-ce qui consolera mon cœur? — O fille de Tunis! — Je suis venu la voir. — Jolie 1 — Chérie ! — Légère ! — Je suis las. — Je suis malade. — Les musettes. — O toi qui ras à Alger-la-Belle ! — Tu es mes yeux l — Mon tourment est bien long\ etc., etc. Ces quelques titres indiquent suffisamment l’ordre
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- des sentiments dans lesquels les compositeurs et les improvisateurs arabes cherchent leurs inspirations.
- Si maintenant vous dites à un Arabe que vous ne saisissez pas bien les nuances qui distinguent les morceaux les uns des autres : il vous répondra qu’il les distingue fort bien, qu’il les reconnaît, qu’il les aime et qu’il en connaît les paroles. Et que, du reste, il lui serait impossible de distinguer la musique de Mozart de celle de Meyerbeer, alors que des oreilles d’Européens ne sauraient les confondre.
- Pour mon compte, m’étant fait donner les paroles de quelques-unes de ces romances arabes, j’ai fini par m’y reconnaître et par goûter un certain plaisir là où je n’avais vu d’abord qu’une confusion de notes vermiculées.
- C’est une éducation à faire — et je ne la crois pas sans attrait.
- Cn. L.
- L’article que l’on vient de lire était composé lorsque nous avons reçu, de notre excellent ami et confrère Jules Richard, secrétaire général de la section algérienne, l’intéressante notice que voici :
- LA ” NOUBA “
- Chaque jour, vers quatre heures, un empressement de curiosité et de sympathie se manifeste dans la foule immense, sous le vélum qui couvre cette voie centrale de l’esplanade des Invalides, bordée de palais à l’étrangeté prestigieuse.
- C’est la nouba des turcos qui se rend, militairement, à l’exposition algérienne, où elle va donner son concert devenu rapidement populaire.
- On croit généralement que la nouba est la Seule musique militaire des tirailleurs algériens. C’est une erreur. Chaque régiment de turcos possède une excellente musique organisée absolument comme celle des autres corps. Mais les harmonies européennes n’ont, pour les oreilles arabes, aucune signification. Aussi les colonels, mus par un sentiment qu’on ne saurait trop louer, entretiennent-ils des noubas extrêmement appréciées par leurs soldats indigènes.
- La nouba du palais algérien se compose de dix r’hita (clarinettes au son grêle, mélancolique, bien particulier, qui ne s’oublie pas); quatre t’beul (espèce de grosse caisse); quatre nouara (petits tambours); un zambal (cymbales).
- Le caporal-chef est un type de turco : médaillé du Tonkin, sec, bronzé, tanné, insensible à toute intempérie, baragouinant un sabir inouï, Mohamed El Haoussin’Djnali sert la France depuis douze ans, sous toutes les latitudes. Il n’est pas plus étonné de diriger sa nouba sur le quai d’Orsay qu’il ne serait surpris d’être embarqué demain pour les îles Sandwich. Du moment que le « beylick » — le gouvernement — le veut : In châ Allah !
- Toujours souriant, Mohamed, toujours content. Mais je l’ai vu sombre le jour où l’un de ses nou-bistes a fait, prés du palais de la Guerre, un tapage énorme :
- — Cit’noum’là, ci oun’kânaille. Kiski dir’bor nos ôtres, li roumi? (Cet homme-là, c’est une canaille, qu’est-ce que les chrétiens vont dire de nous ? )
- Cependant, on voyait luire une lueur mal voilée de satisfaction orgueilleuse dans les yeux du vieux chacal pendant qu’il me racontait, dans son attitude correcte du soldat sans armes, comment le « taraillor » en bordée avait résisté comme un diable à je ne sais combien de jeanbouliss’ (agents de police) et n’avait consenti à entrer au poste que par la fenêtre dont il avait, au préalable, brisé les vitres à coups de pied...
- Le répertoire de la nouba ne comprend pas moins de quarante-quatre morceaux, vieux airs arabes conservés par la tradition, quelque chose comme les « Marlborough s’en va-t-en en guerre » ou « Les Chevaliers du guet » du Désert. Il y a aussi là-dedans des chansons sentimentales. Voici le titre des plus langoureuses : YaAlilou! (O pauvre joliet !), Enli aïn yia (Tu es mes yeux), Tal ed’dorr alla ! (Que mon tourment est long !), Ouach isebbar guelbi? (Qui est-ce qui consolera mon cœur?).
- Tout cela est joué avec un véritable ensemble, en un rhythme bien scandé.
- Et lorsque, dans les marches pénibles, sous les
- climats lointains, à des milliers de lieues de la patrie africaine, le turco entend la nouba, il oublie les longs éreintements, les privations, s’exalte et charge furieusement à la baïonnette, cette arme épouvantable entre les mains de ces fouilleurs de chair.
- J. Richard.
- LES CONGRÈS SOCIALISTES
- C’est lundi soir qu’ont commencé les opérations préliminaires des trois congrès socialistes qui vont se tenir successivement à Paris.
- Trois de ces congrès sont déjà complètement organisés : 1° le congrès international pour la réforme agraire et sociale ; 2° le congrès socialiste international (blanquistes et marxistes);
- le congrès ouvrier international de 1889 (pos-sibilistes).
- Le congrès pour la réforme agraire a pour promoteur M. Henry George, le chef du mouvement agraire en Angleterre et aux Etats-Unis, président du Labor party (parti du travail), qui compte plus d’un milion d’adhérents en Amérique. Mousse à quinze ans, puis ouvrier typographe, enfin journaliste, économiste et homme politique, M. Henry George, qui a cinquante ans, est surtout connu depuis 1879 par la publication de son ouvrage Progress and Pove/rty (Progrès et Pauvreté) qui eut un certain retentissement et fut traduit en onze langues.
- La discussion va durer deux jours seulement, car elle est limitée à ces deux points : 1° Nationalisation du sol; 2° Voies et moyens. Il n’y a pas plus de 150 membres américains à l’Hôtel Continental ; il devait en venir 500, mais toutes les places sont retenues à bord des steamers ; il y a environ 200 Français et autant de Belges, de Hollandais et d’Italiens.
- Le second congrès est le Congrès socialiste international, où les blanquistes et les marxistes exposeront leurs idées et leurs moyens d’action. Le point culminant des discussions portera sur la limitation des heures de travail et l’application des prix de série. Dans leur appel, les organisateurs se sont inspirés des décisions prises au congrès ouvrier de Bordeaux et au congrès de Troyes, formés par les délégués de plus de deux cents chambres syndicales et de trois cents groupes ouvriers représentant l’ensemble de la classe ouvrière et du socialisme révolutionnaire français.
- Le programme est divisé en quatre chapitres et renferme toutes les questions indiquées par la conférence de La Haye, le 28 février dernier. Voici les quatre points à discuter :
- a) Législation internationale du travail. Règlementation légale de la journée de travail de jour, de nuit, des jours fériés, des adultes, des femmes, des enfants;
- b) Surveillance des ateliers de la grande et petite industrie, ainsi que de l’industrie domestique;
- c) Voies et moyens pour obtenir ces revendications;
- d) Abolition des armées permanentes et armement du peuple (question ajoutée par la commission d’organisation de Paris).
- Le troisième congrès est le congrès ouvrier international de 1889 ; il permettra au parti ouvrier, qui en a pris l’initiative, d’exposer ses revendications.
- Voici les questions qui sont à l’ordre du jour:
- lo Législation internationale du travail. Réglementation légale de la journée. Travail de jour, de nuit, des jours fériés, des adultes, des femmes, des enfants. — Surveillance des ateliers de la grande et de la petite industrie, comme de l’industrie domestique. — Voies et moyens pour obtenir ces revendications.
- 2° Des moyens les plus pratiques à employer pour établir des relations constantes entre les organisations ouvrières de tous pays, sans pour cela porter atteinte à leur autonomie.
- 3° Fixation de la date et du lieu du prochain congrès, Règlement à adopter pour sa convocation, son organisation et la tenue de ses séances.
- En somme, ces deux derniers congrès vont avoir à étudier parallèlement les mêmes questions.
- Les membres de ces congrès ne diffèrent, en somme, que par des points de détail.
- Le but qu’ils poursuivent est toujours le même : c’est l’amélioration du sort des travailleurs, la revendication de leurs droits; ces efforts méritent appui et sympathie et cet appui ne leur sera pas refusé s’ils se tiennent dans la limite de la justice et de la fraternité, sans faire appel au désordre ni à la violence.
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été, pour la journée d’hier, mardi, de 140,401.
- Questions
- Pourquoi, pendant les deux jours de la Pentecôte, où l’affluence a été si grande, plusieurs pavillons ont-ils été fermés au public ?
- Nous signalerons particulièrement le pavillon du Gaz, si brillamment inauguré récemment. En outre, au pavillon des Tabacs, les ouvrières n’ont pas travaillé pendant deux jours.
- Les concerts
- Jeudi 13 courant, à 2 heures 1/2, aura lieu, dans la grande salle des fêtes du palais du Trocadéro, le 1er grand concert d’orgue avec orchestre donné par M. Alexandre Guilmant, organiste de la Trinité et de la Société des Concerts du Conservatoire.
- L’orchestre sera dirigé par M. Ed. Colonne, et le piano sera tenu par M. de la Tombelle.
- Le même jour, de 8 heures 1/2 à 10 heures 1/2 du . soir, au kiosque no 4 (jardin haut côté Suffren), concert donné par l’harmonie commerciale de Thou-venel.
- Au kiosque no 1 (jardin bas, côté La Bourdonnais), le même soir et aux mêmes heures on entendra l’harmonie des Indépendants, dont le directeur est M. A. Hervé.
- Plus de concessions
- Voici la note de la direction :
- « Aucune concession d’établissements nouveaux de consommation, tels que bars, buvettes, buffets, pâtisseries ou restaurants, ne peut être accordée dans l’enceinte de l’Exposition de 1889.
- « L’administration ne répondra à aucune des demandes qui lui seront adressées dans ce sens, à partir de ce jour. »
- On se rappelle que nous avions demandé, avec plusieurs de nos confrères, l’installation de cantines populaires le long de l’avenue de Suffren. 11 semble, d’après la note précédente, que ce vœu doive être abandonné.
- Pas de coup de canon
- C'est la première fois mardi matin que le coup de canon n’a pas retenti à huit heures.
- L’ouvrier chargé de ce service aura probablement trop fêté le lundi de la Pentecôte.
- Les entrées aux différents guichets n’ont pourtant pas subi de retard, chaque contrôleur ayant à sa disposition une petite horloge.
- Farceur de marmiton !
- Nous nous sommes faits, à différentes reprises, l’écho des plaintes des visiteurs qui ne pouvaient passer sous la tour Eiffel sans recevoir sur la tête ou sur leurs vêtements de l’eau de vaisselle ou des immondices de toutes sortes.
- Cette rosée de graisse tombait évidemment des restaurants de la première plate-forme. On vient de découvrir que c’était un farceur de marmiton qui, pour s’épargner du mal, avait tout simplement fait un trou au plancher de sa cuisine.
- Il va probablement être rendu responsable de toutes les taches faites sur les redingotes ou sur les vestons des passants.
- Des crachoirs, s. v. p.
- On a pu remarquer que, dans le palais des Beaux-Arts, il n’y a aucun crachoir dans aucun coin.
- Il y en a pourtant au Louvre et dans tous les mu-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- sées; il y a là une petite lacune à combler, ce qui sera fait prochainement, nous n’en doutons pas.
- Immense sucés
- Jamais foule pareille n’a été vue à l’Exposition et à l’Esplanade; sur les quais et au Champ de Mars c’est partout noir de monde, et vu de la Tour Eiffel par le temps splendide qu’il faisait, le panorama était véritablement splendide.
- Avec cela pas un seul accident; un peu de bousculades et quelques réclamations, manifestées avec raison du reste, du côté des passerelles des ponts des Invalides et de l’Alma.
- La première surtout est toujours très insuffisante. Il paraît que pour dimanche prochain il y en aura deux à cet emplacement. Nous espérons que ce sera fait comme ou l’a promis, car àcet endroit de 4heures à 7 heures il était tout à fait impossible de circuler.
- (Voir le Programme officiel des fêles)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à 10 heures : Visites à l’Exposition; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du Palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situé à l’extrémité du Palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des Républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marionnettes de Barnard pendant les entr’ actes.
- De 2 à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face la rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exposition.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, derrière le Palais Arts libéraux, côté de l’avenue Suffren.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique ; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées ; promenades sur les ânes blancs d’Egypte.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et dioramas des grands ports desservis par la Compagnie,,
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir ; Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En
- PALAIS DU TROGADÉRO
- SALLE DES FÊTES
- ASSOCIATION ARTISTIQUE DES GRANDS CONCERTS D’ORGUE
- 12e a\.m:e
- 1" GRAND CONCERT
- d’ORGUE avec ORCHESTRE
- DONNÉ PAR
- M. Alexandre GUILMAKIT
- Organiste de la Trinité et de la Société des Concerts du Conservatoire
- Le Jeudi f ÎS Juin 188î)? à. 2 heures et demie très précises
- --»-©8©-«—-
- 1. Toccata en fa................ J.-S. Bach
- M. A. Güilmant. (1685-1750)
- 2. Méditation sur le Stabat Mater. A. Güilmant
- M. A. Güilmant et I’Orchestre.
- 3. Air d’Elie (n° 2G), (Ah! c’en est
- fait, Seigneur)................. Mendelssohn
- M. Caron, de l’Opéra (1809-1847).
- 4. lfi|' Concerto en sol mineur... G.-F. Hændel I. Larghetto.— II. Allegro.— III. Adagio. (1685-1759).
- IV. Andante. M. A. Güilmant et I’Orghestre
- 5. La, Folia, variations sérieuses
- pour Violon.................. Corelli
- M. Paul Viajrdot (1663-1713).
- 6. lre Symphonie................ A. Güilmant
- I. Introduction et Allegro.— II. Pastorale.— III. Finale.
- M. A. Güilmant et I’Orghestre.
- 7. Récitet Air de la Passion (n<>R!)
- et 10).................... J.-S. Ragh
- Mme Terrier-Viüini
- 8. a. Choral de la 140e Cantate
- (arrangé par A. Güilmant) J.-S. Bach
- r. Allegro du 6’o Concerto.... G.-F. Hændel M. À. Güilmant et I’Orghestre.
- 9. Méditation sur le 7° petit pré-
- lude de Bach, pour Violon, Orchestre et Orgue........... J. Bordier.
- M. Paul Viardot.
- 10. Fugue en ut majeur.......... D. Buxtehude
- M. A. Güilmant (1085-1707).
- L’Orchestre sera dirigé par M. E. COLONNE
- On est instamment prié de ne pas entrer ou sortir pendant l’exécution des morceaux
- Le Piano sera teAu par M. F. de la TOMBELLE
- Grand Orgue de la Maison A. CA V AILLÉ-COLL. — Piano de la Maison ÉRARD
- LE SECOND CONCERT AURA LIEU LE JEUDI 27 JUIN
- face Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sons les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du l'OUT-PARIS, en face la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Expo-sitiOTl.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Pari-
- SZSL177/SS.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du (Jd'l'PO
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan. Phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de 9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 40.
- Jeudi 13 juin : Promenade-visite à l’Exposition universelle de 1889, organisée par la Société-centrale du Travail professionnel.
- Lieu de réunion : devant le Pavillon delà Presse,, à 10 heures 15 matin.
- M. A.-J. Saillard, membre du conseil de la société, sous-chef à la direction générale des travaux de l’Exposition universelle de 1889.
- Sujet de la conférence. : Économie générale de l’Exposition universelle de 1889.
- Gravure réduite de la couverture du GUIDE GÉNÉRAL, publié par le Bulletin Officiel, qui vient de paraître.
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- RENSEIGNEMENTS UTILES
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways.— Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. —Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée : Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Bourve-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au .square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’airivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point 'd’arrivée : Pont de I Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdèbourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place do la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-lssy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Pas?;;, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Àlma et Gare de Lyon-Pont de i’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permet-, •lent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Cour-celles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera •egalement desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes a Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l’Exposition
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Iéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdèbourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur _ de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie^ directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées _ au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies ^ la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Cons(antine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La v-ente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’en'rée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections:
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constàntine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 heu-ses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures
- soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- ,VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdèbourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. —Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. — Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 3 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars. F
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées parjour :
- Matin : 7h. 30, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits cle tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants :
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- Jean-Jacques-Rousseau, vient de mettre en vente un Plan illustré de l’Exposition universelle, avec un Indicateur alphabétique, imprimé en six couleurs et représentant exactement la place des différentes expositions.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Le spectacle du Grand-Théâtre de l’Exposition, situé près du Palais des Arts Libéraux, côté Suffren, au milieu des Républiques américaines, obtient chaque jour un vrai succès.
- La troupe Alexander, dans une pantomime inénarrable intitulée les Tribulations d’un Touriste, les acrobates Les Cons tan ti, les chiens admirablement dressés de Léo Karl, la petite Georgina Aix, qui, âgée de huit ans, exécute des exercices d’acrobatie extraordinaires, la brillante chanteuse mauresque Kara, le Paris-Quatuor qui enlève, avec un brio admirable, le chant patriotique : Quatrc-vingt-neuf,
- les ballets d’enfants réglés par Mme Mariquita, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Ajoutons que la vaste salle du Grand-Théâtre, avec sa brillante exposition spéciale de produits français et exotiques, avec ses bars tenus par de charmantes serveuses, avec ses originales marionnettes, constitue un des lieux de promenade les plus pittores. ques et les plus intéressants de l’Exposition.
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- EXPOSITION Ui'ÜV'jSiIM'lLE 1B89 , Clause 26 —g
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- 2e--- Série. N° 31.
- Le Numéro : 15 Centimes.
- Vendredi 14 Juin 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- la ligne 3 fr.
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de /’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Partie officielle : Jury des récompenses. — Liste des congrès’internationaux. —'Partie non officielle : Chronique. — La réunion générale du jury. ~ Les desiderata du Bulletin Officiel. — Le vin de Champagne à l’Exposition. — Echos. —_I.es Beaux-Arts à l’Exposition universelle de 1889 (suite) (Autriche-Hongrie). —La fête de nuit du 20 juin au Parc Monceaux. — Guide des Attractions. — Annonces et Réclames.
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- LES RESTAURANTS DE LA TOUR EIFFEL. — Le Restaurant Anglo-Américain
- PARTIE OFFICIELLE
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889, à PARIS
- DIRECTION GÉNÉRALE DE IÉEXPLOITATION
- Jury international des récompenses
- NOTE
- La première séance du jury de chaque classe sera présidée par le doyen d’âge des membres titulaires présents, le plus jeune faisant fonction de secrétaire provisoire.
- Les membres titulaires du jury, français et étrangers, pourront seuls prendre part aux votes
- pour la constitution des bureaux des jurys de classe.
- Les membres suppléants ne pourront voter que s’ils sont désignés par les membres titulaires du jury de leur classe pour remplacer effectivement un membre titulaire, démissionnaire ou absent.
- Les membres titulaires sont seuls éligibles aux fonctions de président, vice-président, rap-porteur et secrétaire.
- Les résultats des votes pour la constitution des bureaux de chaque classe, pris conformément à l’article 15 du règlement, devront être transmis immédiatement à M. le directeur général de l’exploitation, avec les signatures du président d’âge et du secrétaire provisoire.
- Les membres du jury sont priés d’indiquer dès la première séance et de transmettre à la direction générale les corrections à faire sur la
- liste des membres du jury de la classe en ce qui concerne les noms, prénoms, qualités et adresses.
- Le jury de chaque classe réglera l’ordre de ses travaux en vertu duquel le secrétaire rédigera les avis nécessaires destinés soit au jurés, soit aux commissariats étrangers, soit aux exposants. — Les bureaux des jurys de classe sont priés de vouloir bien tenir très régulièrement la direction générale de l’exploitation au courant de leurs opérations.
- Les exposants, membres du jury, titulaires ou suppléants sont seuls hors concours et le sont dans toutes les classes, sans exception.,
- Sont assimilées à ces exposants, les sociétés dont les présidents, administrateurs délégués ou directeurs font partie du jury international.
- Les inscriptions concernant la mise hors concours qui pourront être placées devant les ob-
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-
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- o
- jets exposés devront être conçues dans les termes suivants :
- Membre du Jury de 1889
- HORS CONCOURS
- Le directeur général de l’exploitation, G. BERGER.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- LISTE DES CONGRÈS INTERNATIONAUX
- Congrès des accidents du travail, du 9 au 14 septembre. Président : M. Linder, 38, rue du Luxembourg.
- Congrès d’aéronautique, du 31 juillet au 3 août. Président : M. Janssen, observatoire de Meudon (Seine-et-Oise).
- Congrès d’agriculture, du 3 au 11 juillet. Président : M Méline, Palais-Bourbon.
- Congrès pour l’étude des questions relatives à l’alcoolisme, du29 au 31 juillet. Président :M.Ber-geron, boulevard Ilaussmann, 157.
- Congrès d’anthropologie criminelle, du 10 au 17 août: M. Brouardel, Ecole de médecine.
- Congrès d’anthropologie et d’archéologie préhistoriques, du 19 au26août. Président: M. de Quatre-fages, rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 36.
- Congrès des architectes, du 17 au 22 juin. Président: M. Bailly, boulevard Bonne-Nouvelle, 19.
- Congrès des oeuvres d’assistance en temps de guerre.
- Congrès d’assistance publique, dix 28 juillet au 4 août. Président : M. le docteur Th. Roussel, rue des Mathurins, 64.
- Congrès pour l’amélioration du sort des aveugles, du 5 au 8 août. Pi'ésident : M. Martin, boulevard des Invalides, 56.
- Congrès de bibliographie des sciences mathématiques', du 16 au 26 juillet. Président : M. Poincaré, rue Claude-Bernard, 63.
- Congrès de boulangeiie, du 28 juin au 2 juillet. Président : M. Cornet, nie Rochechouart, 34.
- Congrès des cercles populaires, du 11 au 13 juillet. Président : M. Siegfried, rond-point des Champs Elysées, 6.
- Congrès de chimie, du 29 juillet au 3 août.
- Congrès de chronométrie, du 7 au 14 septembre. Président : M. de Jonquières, avenue Bugeaud, 2.
- Congrès colombophile, du 31 juillet au 3 août Président : M. Janssen, bbservatoire de Meudon (Seine-et-Oise).
- Congrès pour l’étude des questions coloniales. Président : M. Barbey, rue du Regard, 22.
- Congrès du commerce et de l’industrie, du 22 au 28 septembre. Président: M. Poirrier, rue La Fayette, 105.
- Congrès dentaire, du 1er au 7 septembre. Prési-dent : M. le docteur David, boulevard Saint-Ger-main, 180.
- Congrès de deimatologie et de syphiligraphie, du 5 au 10 août. Président : M. le docteur Hardy, boulevard Malesherbes, 5.
- Congrès des électriciens, du 24 au 31 août. Président : M. Mascart, rue de l’Université, 176.
- Congrès de l’enseignement primaire, du 11 au 19 août. Président : M. Gréard, à la Sorbonne.
- Congrès de l’enseignement secondaire et supérieur, du 5 au 10 août. Président : M.. Gréard, à la Sorbonne.
- Congrès de l’enseignement technique commercial et industriel, du 8 au 12 juillet. Président, M. Gréard, à la Sorbonne.
- Congrès des sciences ethnographiques. Président: M. Oppert, rue'de Sfax, 2.
- Congrès pour la propagation des exercices physiques dans l’éducation, du 15 au juin. Président : M. Jules Simon, place de la Madeleine, 10.
- Congrès des œuvres et institutions féminines, du 12 au 18 juillet.
- Congrès des sciences géographiques, du 6 au 12 août. Président : M. De Bizemont, boulevard Saint-Germain, 184.
- Congrès des habitations à bon marché, du 26 au 28 juin. Président : M. Siegfried, rond-point des Champs-Elysées, 6.
- Congrès d’homéopathie, du 21 au 23 août. Président : M. le docteur Léon Simon, nie de la Tour-des-Dames, 5.
- Congrès d’horticulture, du 19 au 21 août. Président : M. Hardy, rue du Potager, 4, à Versailles.
- Congrès d’hydrologie et de climatologie, du 3 au 10 octobre. Président : M. Renou, observatoire du parc Saint-Maur (Seine).
- Congrès d’hygiène et de démographie, du 4 au) 11 août. Président : M. Brouardel, Ecole de médecine.
- Congrès de l’intervention des pouvoirs publics dans le contrat de travail, du Rr au 4 juillet. Président: M. Donnât, rue Chardin, 11.
- Congrès de l’intervention des pouvoirs publics
- dans l’émigration et l’immigration. Président : M. Isaac, rue Sainte-Beuve, 7.
- Congrès de l’intervention des pouvoirs publics dans le prix des denrées, du 5 au 10 juillet. Président : M. Frédéric Passy, rue Labordère, 8, à Neuilly-sur-Seine.
- Congrès de mécanique appliquée, du 10 au 21 septembre. Président : M. Philips, rue de Mari-gnan, 17.
- Congrès de médecine légale, du 19 au 24 août. Président : M. le docteur Brouardel. École de médecine.
- Congrès de médecine mentale, du 5 au 10 août. Président : M. le docteur Falret, rue du Bac, 114,
- Congrès de médecine vétérinaire, du 19 au 24 septembre. Président : M. Chauveau, rue Jnles-Janin, 10.
- Congrès de météorologie, du 19 au 25 septembre. Président : M. Renou, observatoire de Saint-Maur (Seine).
- Congrès des mines et de la métallurgie, du 2 au 11 septembre. Président : M. Castel, boulevard Raspail, 144,
- Congrès monétaire, du 11 au 14 septembre. Président : M. Magnin, à la Banque.
- Congrès des officiers ot sous-officiers de sapeurs-pompiers, du 27 au 28 août. Président : M. Wolff, avenue Bosquet, 18.
- Congrès d’otologie et de laryngologie. du 16 au 21 septembre. Président : M. le docteur Duplay, rue rue de Penthièvre, 2.
- Congrès de la paix, du 23 au 30 juin. Président : M. Frédéric-Passy, rue Labordère, 8, à Neuilly-sur-Seine.
- Congrès de la participation aux bénéfices, du 16 au 19 juillet. Président : M. Charles Robert, rue de la Banque, 15.
- Congrès de photographie, du 6 au 17 août. Président: M. Janssen, observatoire de Meudon (Seine-et-Oise),
- Congrès de photographie céleste.
- Congrès des institutions de prévoyance, du 15 au 20 juillet.
- Congrès des procédés de construction, du 9 au 14 septembre. Président: M. Eiffel, rue Prony, 60.
- Congrès de la propriété artistique, du 25 au 31 juillet. Président: M. Meissonier, boulevard Malesherbes, 131.
- Congrès pour l’étude delà transmission de la pro-priété foncière, du 8 au 14 août. Président : M. Du-verger, à l’Ecole de droit.
- Congrès de la propriété industrielle, du 3 au août. Président : M. Teisserenc de Borf, avenue Marceau, 82.
- Congrès pour la protection des œuvres d’arts et des monuments, du 24 au 29 juin. Président' : M. Charles Garnier, boulevard Saint-Germain, 60.
- CongTès de psychologie physiologique, du 5 au 10 août. Président : M. le docteur Charcot, boulevard Saint-Germain, 117.
- Congrès du repos hebdomadaire. Président : M. Léon Say, rue Fresnel, 21.
- Congrès de sauvetage, du 12 au 15 juin. Président : M. Lisbonne, rue Saint-Vincent-de-Paul, 3.
- Congrès des sociétés par actions, du 12 au 19 août. Président : M. Larombière, rue d’Assas, 16.
- Congrès des sociétés coopératives de consommation, du 8 au 12 septembre. Président : M. Clavel, nie de Bourgogne, 2.
- Congrès de la Société des gens de lettres, du 17 au 27 juin. Président : M. Jules Simon, place de la Madeleine, 10.
- Congi’ès de statistique. Président : M. Levasseur, rue Monsieur-le-Prince, 26.
- Congrès de sténographie, du 4 au 11 août. Président : M. Grossefin, au Palais-Rourbon.
- Congrès de thérapeutique, du 1er au 5 août. Président : M. le docteur Moutard-Martin, boulevard Haussmann, 136.
- Congrès des traditions populaires, du 29 juillet au 1er août. Président : M. Ploix, quai Malaquais.
- Congi’ès des travaux maritimes, du 7 au octobre. Président : M. Emile Bernard, avenue du Tro-cadéro, 43.
- Congrès de funifïcation de l’heure. Président : M. Faye, avenue des Champs-Elysées, 95.
- Congrès de l’utilisation des eaux fluviales, du 22 au 27 juillet. Président : M. Guillemain, rue Belle-chasse, 55.
- Congrès de zoologie, du 5 au 10 août. Président : M. Miine-Edwards, rue Cuvier, 57.
- PARTIE NON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- Oïi attendait depuis des semaines le Fiat lux, c’est-à-dire l’installation de la lumière électrique à l’Esplanade des Invalides, et c’est enfin mardi soir que la lumière a été faite : la société des
- électriciens y a mis le temps, mais, enfin, mieux vaut tard que jamais.
- Il était temps, d’ailleurs, car les concessionnaires de la section coloniale commençaient à se lasser et les procès allaient pleuvoir.
- Le dommage, en effet, était considérable ; par les chaleurs, c’est surtout le soir que la foule se précipite à l’Exposition, et ce coin curieusement pittoresque devenait un désert à partir de sept heures : c’était absolument regrettable.
- Heureusement, les exotiques vont avoir de quoi se consoler, puisque, dès maintenant et jusqu’en novembre prochain, ils vont pouvoir regagner le temps perdu.
- On ira beaucoup à l’Esplanade, soyez-en sûr ; car c’est le côté amusant et étrange de l’Exposition ; c’est vaste et ombragé, et les divertissements les plus variés sont là accumulés à plaisir.
- On n’a qu’à choisir entre des attractions : voici les bazars algériens et tunisiens, toujours si animés et si vivants ; voici les concerts d’Alger et de Tunis, qui, eux aussi, ont leurs danses du ventre avec accompagnement de musique hypnotisante, qui vous berce et vous jette comme dans un rêve d’opium.
- Au fond, l’on trouve les villages canaques, tonkinois et javanais, et dans ce dernier, les danses quasi-sacerdotales des quatre jeunes filles aux bras jaunes, aux petits pieds et aux diadèmes dorés qui font courir tout Paris.
- Pour les amateurs de drames héroïques, d’acteurs grimés d’une façon épouvantable, de costumes étonnants tout brochés d’or, il y a le théâtre annamite : une collection de chats enragés dans une cage.
- Et, compte-t-on pour rien l’éblouissement des palais indo-chinois, tunisiens et autres, dont les faïences émaillées et les sculptures artistement fouillées brillent doublement aux rayons de la lumière électrique.
- Les Kabyles, sous leurs tentes brunes, seront quelque peu troublés dans leur somnolence habituelle, mais ils s’accoutumeront vite à ces veillées, qui vont leur être très fructueuses, car leurs charmantes petites filles sauront, le soir comme le jour, arracher de la menue monnaie aux passants, en criant sans cesse, avec leur joli sourire: « Monsieur ! Madame ! un sou ! un sou ! » et baiser la main qui donne.
- Eh bien ! malgré tout cela, l’ouverture de l’Esplanade a été désertique. Elle a dû rappeler aux Arabes les solitudes du Sahara. Et d’où venait cette vacuité à l’Esplanade ? De ce que le public, à qui l’on a si souvent annoncé l’ouverture de l’Esplanade le soir, et qui s’est, comme l’on dit, cassé le nez dix fois, s’est méfié, et le courant ne s’est pas établi.
- Ce en quoi le public a eu presque r, ison : parce que, cette fois encore, il y a eu un raté d’électricité. Un fil brûlé a privé de lumière la section tunisienne pendant une demi-heure. Les choses ont été remises en lumière ensuite et tout a été bien, puisque tout a bien fini.
- Une observation générale cependant, et grave celle-ci : si l’éclairage est à peu près suffisant dans les sections tunisienne et algérienne, dans les villages, aux Javanais, elle est, par contre, tout à fait insuffisante sous le vélum et absolument raté dans le palais colonial. C’est sombre, sépulcral, impossible. Il faudrait y sextupler le nombre des lampes pour bien faire.
- Naturellement les dégâts sont en raison directe de l’affluence. Les gazons et les fleurs ont souffert plus que jamais, et c’est à huit mille francs qu’on évalue les dommages causés dans la journée de lundi. La moyenne des frais pour chaque lendemain de fête est de cinq mille
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- francs, auxquels on doit ajouter une somme représentant le salaire des soixante jardiniers qu’il faut garder à la disposition de l’administration, en plus des vingt ouvriers qui seraient seulement nécessaires.
- Il importait donc de remédier promptement à un tel état de choses, et l’on a pris le parti d’enclore les massifs et les pelouses de barrières qui ne mesureront pas moins d’un mètre de hauteur.
- Nous avons déjà dit — et nous applaudissons de nouveau à cette mesure — que M. Alphand avait embrigadé une vingtaine de gardes, comme ceux du bois de Boulogne, du bois de Vincennes et des squares de Paris, pour veiller spécialement aux jardins.
- C’est au public maintenant à être un peu respectueux des merveilles qu’on lui montre à si bon marché; qu’il se tienne dans les allées,assez nombreuses cependant, et sous la tour Eiffel et sur la vaste place qui s’étend devant le pont d’Iéna. De là on voit très bien, le soir, les fontaines lumineuses, et il n’y a pas besoin de se bousculer et de tout briser pour arriver plus près, car l’effet de ces jets d’eau aux couleurs changeantes est très beau de loin et très complet à certaine distance.
- 11 est vrai qu’il est plus facile de donner des conseils à la foule que de les voir mettre en pratique; à vrai dire, elle n’est pas toujours maîtresse d’elle-même ni de ses mouvements. Quand, comme lundi, 353,000 personnes se trouvent accumulées sur une surface relativement restreinte, le moindre remous produit, à l’autre extrémité de la masse compacte, des refoulements inévitables.
- Et puis, après tout, il ne faut pas trop se plaindre de ce Ilot sans cesse grandissant; c’est le succès de l’Exposition dépassant toutes les bornes, c’est le prestige de la France s’imposant au monde entier : cela vaut bien, ce nous semble, quelques pelouses foulées aux pieds ou quelques géraniums malmenés.
- F. L.
- LA RÉUNION GÉNÉRALE DD JURY
- Mercredi, à dix heures du matin, aeu lieu, dans la grande salle des concerts du Trocadéro, la première réunion générale du jury international.
- Le parquet, qui contient 1,500 places, était presque plein, ce qui peut nous faire affirmer que les 1,200 membres du jury international étaient présents : on n’entrait d’ailleurs que sur la présentation de sa carte d’invitation.
- Une longue table avait été installée sur l’estrade.
- Au centre s’était placé M. Tirard, président du conseil, commissaire général de l’Exposition ; à droite et à gauche, nous avons remarqué MM. les ministres Faîtières et Faye, puis MM. Teisserenc de Bort, Alphand. Dietz-Mon-nin, Berger, G-rison, Monthier, Antonin Proust, Foucher de Careil, etc.
- M. Ihrard s’est levé et a prononcé l’allocution suivante :
- Messieurs,
- J’ai tenu à vous remercier, au début de vos travaux, d’avoir bien voulu accepter les fonctions de membres du jury des récompenses qui vous ont été conférées par décret deM. le président de la République.
- . Ces fonctions délicates et difficiles ne sont pas des sinécures. Elles vous imposent au contraire un travail assidu, de même qu’elles exigent une grande compétence, une grande sûreté d’investigation et d’appréciation, et, par-dessus tout, l’esprit d’impartialité et de justice qui peut seul vous mettre à l’abri des compétitions et des sollicitations intéressées-dont les assauts ne vous manqueront pas. .
- Votre embarras sera grand, car le nombre des belles productions est considérable, mais je suis convaincu que vous saurez discerner et classer le
- mérite de chacune d’elles, et que l’on ne pourra pas dire de vous comme' l’Horace du vieux Corneille en parlant de Rome :
- C’est un aveuglement pour elle bien fatal,
- D’avoir tant à choisir et de choisir si mal.
- Il importe que le grand succès de l’Exposition soit couronné par une équitable répartition des récompenses. Votre jugement doit être en quelque sorte impersonnel et ne s’appliquer qu’aux choses elles-mêmes, quelle que soit la main qui les a produites. Vous récompenserez également les vétérans du travail et les débutants, dont vous constaterez les efforts pour atteindre et souvent même pour dépasser leurs devanciers; car telle est la loi du progrès.
- Ceux d’entre vous quisont exposants ont renoncé d’avance à toute récompense — ils sont hors concours — c’est une garantie d’impartialité dont il n’était certes pas besoin, mais qui n’en donne pas moins à vos délibérations un caractère d’indépendance qui en rehausse incontestablement l’autorité.
- Mais ce n’est pas seulement le travail de palmarès qui imprime à votre mission une importance considérable; c’est plus encore, peut-être, les rapports substantiels et complets que chacun de vos groupes auront à faire. C’est dans ces intéressantes monographies que se trouvera inscrite l’histoire contemporaine du travail dans le monde entier; aussi, ne saurais-je trop les recommander à votre haute sollicitude.
- Il ne suffit pas, en effet, d’étaler les merveilles de l’art et du travail dans de somptueux monuments, il importe de les analyser, d’en constater les progrès, les transformations, les procédés; puis de les comparer entre elles, même avec celles qui les ont précédées, de façon à bien marquer la marche du génie et de l’esprit humain.
- Je sais, messieurs, que je dis là des choses inutiles et que je prêche des convertis ; aussi je n’hésite pas à vous féliciter et à vous remercier d’avance des travaux auxquels vous êtes conviés dès aujourd’hui.
- Je remercie particulièrement MM. les jurés étrangers qui veulent bien prendre part à ces travaux et qui augmentent ainsi notre dette de reconnaissance pour le précieux concours qu’ils ont donné et qu’ils donnent encore à notre belle Exposition.
- Ensuite, M. Berger a fourni aux assistants quelques explications et renseignements indispensables pour leur faciliter leur tâche de jurés.
- Il a prié notamment les commissaires étrangers de vouloir bien envoyer aujourd’hui même aux bureaux de la direction générale de l’exploitation un attaché, afin de prendre livraison des boutons-insignes qui serviront à les faire reconnaître au cours de leurs visites et leur permettront d’entrer partout.
- Les boutons-insignes seront délivrés aux jurés français dans leurs salles respectives, le jour de leur première réunion.
- Cette première réunion est, en effet, obligatoire dans le plus bref délai, afin d’élire le bureau de chaque classe.
- Il doit se composer d’un président, d’un vice-président, d’un rapporteur et d’un secrétaire, le président et le vice-président doivent être de nationalité diflérente.
- Une fois les bureaux formés, le doyen d’âge devra transmettre sa liste à la direction, et une brochure sera imprimée.
- Il est entendu que les membres du jury sont mis hors concours ; mais on a demandé si cela pouvait être considéré comme une récompense acquise? Non : c’est moins un brevet de récompense qu’un brevet d’abnégation.
- Les jurés auront, d’ailleurs,le droit d’inscrire sur leurs produits, mais discrètement, cette mention : hors concours comme membre du jury international de récompenses.
- Mais les jurés exposants n’échapperont pas à l’examen du jury lui-même ; le rapport général, où sera détaillée la description, la critique ou l’éloge des produits, sera d’ailleurs véritable et la plus haute récompense pour les jurés exposants.
- En 1878, le nombre des récompenses était limité par le budget nécessaire aux acquisitions et à la frappe des médailles.
- Cette année, il n’y aura pas de récompenses en métal proprement dit, mais des brevets relatant l’ordre de la récompense : médaille d’or, d’argent, de bronze, etc.
- Le nombre des récompenses sera donc moins limité, mais il ne faut pas non plus qu’il soit excessif et que le jury supérieur ait à en rabattre : chaque jury de groupe devra prompte-
- ment dresser la liste des récompenses à attribuer.
- Les récompenses supérieures seront naturellement très limitées, afin de garder tout leur prestige ; les autres devront être proportionnées au nombre de celles de 1878, au prorata du nombre des exposants de chaque groupe. Ce sera là le premier travail des jurés.
- Us trouveront d’ailleurs, dans leurs bureaux respectifs, des imprimés qui leur faciliteront leur travail : 1° liste des exposants hors concours; 2° puis, par ordre de mérite, la liste des exposants susceptibles de récompenses ; 3° des propositions de récompenses aux collaborateurs, contremaîtres et ouvriers.
- M. Berger s’engage à faire passer les listes des jurys de classes aux jurys de groupes qui les transmettront finalement au jury supérieur; il assistera aux premières réunions pour aider les jurés de ses avis.
- M. Berger donne ensuite lecture du tableau indicateur des locaux; les locaux actuels étaient trop petits pour 82 classes ; cinq salles seront aménagées dans les bâtiments de la direction générale; vingt-deux aux Invalides, et, 107, quai d’Orsay, un immeuble a été loué, contenant vingt-deux salles.
- Enfin, quelques commissaires étrangers ont bien voulu prêter leurs salons.
- Voici le tableau indicateur :
- . Groupe II
- Classe 6:107, quai d’Orsay (salles 4 et 5), vendredi 14 juin, à 10 heures.
- Classe 7: 107, quai d’Orsay (salle 6), vendredi 14 juin,, à 10 heures.
- Classe 8 : 107, quai d’Orsay (salle 9), vendredi 14 juin, à 10 heures.
- Classes 6, 7, 8: 107, quai d’Orsay (salle 1), vendredi 14 juin, à 10 heures.
- Classe 9 : 107, quai d’Orsay (salles 16 et 17), vendredi 14 juin, à 10 heures et demie.
- Classe 10 : 107, quai d’Orsay (salles 12 et 18), vendredi 14 juin, à 10 heures et demie.
- Classe 11 : 107, quai d’Orsay (salle 7), vendredi 14 juin, à 10 heures et demie.
- Classe 12 : 107, quai d'Orsay (salle 8), vendredi 14juin, à 10 heures et demie.
- Classe 18 : 107, quai d’Orsay (salle 14), vendredi 14 juin, à 11 heures.
- Classe-14 : 107, quai d’Orsay (salle 10), vendredi 14 juin, à 11 heures.
- Classe 15 : 107, quai d’Orsay (salle 11), vendredi 14 juin, à 11 heures.
- Classe 16 : 107, quai d’Orsay (salle 3), vendredi 14 juin, à 11 heures.
- Groupe III
- Classe 17 : au pavillon du Salvador, vendredi 14 juin, à 2 heures.
- Classe 18 : 107, quai d’Orsay (salle 10), vendredi 14 juin, à 2 heures.
- Classe 19 : 16, avenue de La Bourdonnais (salle 37), jeudi 13 juin, à 2 heures.
- Classe 20 : 16, avenue de La Bourdonnais (salle 36), jeudi' 13 juin, à 2 heures.
- . Classe 21 : 16, avenue de La Bourdonnais (salle 48), jeudi 13 juin, à 2 heures.
- Classe 22 : 16, avenue de La Bourdonnais (salle 41), jeudi 13 juin, à 2 heures.
- Classe 28 : 16, avenue de La Bourdonnais (salle 50), jeudi 13 juin, à 2 heures et demie.
- Classe 24 : Dans son salon, jeudi 13 juin, à 2 heures et demie.
- Classe 25 : 16, avenue de La Bourdonnais (salle 45), jeudi 13 juin, à 2 heures et demie.
- Classe 26 : Pavillon de la Bolivie, vendredi 14 juin, à
- 2 heures et demie.
- Classe 27 : Pavillon d’Espagne, vendredi 14 juin, à 4 heures.
- Classe 28 : Pavillon du Portugal, vendredi 14 juin, à
- 3 heures et demie.
- Classe 29 : Pavillon de la Bolivie, vendredi 14 juin, à 2 heures et demie.
- Groupe IV
- Classe 30 : Hôtel des. Invalides (salle 23, couloir de la Vaillance), samedi 15 juin, à 10 heures.
- Classe 31 : Hôtel des Invalides (salle 24, couloir de la Vaillance), samedi 15 juin, à 10 heures.
- Classe 32 : avenue de La Bourdonnais, 16 (salle42), samedi 15 juin, à 11 heures.
- Classe 33 : Pavillon du Bulletin officiel, avenue de La Bourdonnais, 16, samedi 15 juin, à 11 heures.
- Classe 34 : Hôtel des Invalides (salle 11, couloir d’Antibes), samedi 15 juin, à 10 heures.
- Classe 35 : Hôtel des Invalides (salle 13, couloir de la Renommée), samedi 15 juin, à 10 heures.
- Classe 36 : Hôtel des Invalides (salle 9, couloir d’Antibes), samedi 15 juin, à 10 heures et demie.
- Classe 37 : Dans son salon, samedi 15 juin, à 11 heures.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Classe 88: Hôtel des Invalides (salle 14, couloir de la Renommée), samedi 15 juin, à 10 heures et demie.
- Classe 39 : Hôtel des Invalides (salle 22, couloir de la Renommée), samedi 15 juin, à 10 heures et demie.
- Classe 40 : Hôtel des Invalides (salle 21, couloir de la Renommée), samedi 15 juin, à 10 heures et demie.
- Groupe V
- Classe 41 : Pavillon de la Belgique, samedi 15 juin, à 2 heures.
- Classe 42 : Pavillon du Guatemala, samedi 15 juin, à 2 heures.
- Classe 43 : Pavillon du Brésil, samedi 15 juin, à 2 heures.
- Classes 44 et 45 : Pavillon du Mexique, samedi 15 juin, à 2 heures et demie.
- Classe 46 : Pavillon du Venezuela, samedi 15 juin, à 2 heures et demie.
- Classe 47 : Pavilon de la Bolivie, samedi 15 juin, à 2 heures et demie.
- Groupe VI
- Classe 48 : Dans son salon, galerie des Machines, vendredi 14 juin, à 4 heures.
- Classe 49 : Hôtel des.Invalides (salle 22, couloir de la Vaillance), jeudi 13 juin, à 11 heures.
- Classes 50, 51, 52 : Dans leurs salons, galerie des Machines, vendredi 14 juin, à 4 heures.
- Classes 53, 54 : Dans leurs salons, galerie des Machines, vendredi 14, à 3 heures.
- Classe 55 : 107, Quai d’Orsay (salle 15), vendredi 14 juin, à 4 heures et demie.
- Classes 56, 57 : Dans leurs salons, galerie des Machines, vendredi 14 juin, à 4 heures et demie.
- Classe 58 : Pavillon norvégien, vendredi 14 juin, à 4 heures et demie.
- Classe 59: Dans son salon, galerie des Machines, vendredi 14 juin, à 4 heures et demie.
- Classe 60 ; Hôtel des Invalides (salle 21, couloir de la Vaillance) jeudi 13, à 11 heures.
- Classes 61. et 62: Dans leurs salons, galerie des Machines, vendredi 14 juin, à 5 heures.
- Classe 68 : Salon Génie civil, galerie des Machines, vendredi 14, à 5 heures.
- Classe 64 : Dans son salon, esplanade des Invalides, vendredi 14, à 5 heures.
- Classe 65 : Hôtel des Invalides, salle 18, couloir de la Vaillance, jeudi 13, à 11 heures.
- Classe 66 : Dans son salon, esplanade des Invalides, vendredi 14, à 5 heures.
- Groupe VII
- Classe 67 : Hôtel des Invalides (salle 8, couloir d’Antibes), à 10 heures du matin.
- Classe 68 : Hôtel des Invalides (salle 23, couloir de la Benommée), à 10 heures du matin.
- Classe 69 : Hôtel des Invalides (salle 11, couloir de la Vaillance), a 9 heures du matin.
- Classes 70-71 : Hôtel des Invalides (salle 12, couloir de la Vaillance), à 10 heures du matin.
- Classe 72 : Hôtel des Invalides (salle Wagram), à 10 heures du matin.
- Classe 73 : Hôtel des Invalides (salle de l’appareil), à 10 heures du matin.
- Groupe VIII
- Classes 73 bis : Hôtel des Invalides (salle 5, couloir de la Renommée), jeudi 13 juin, à 10 heures et demie.
- Classe 73 ter : Hôtel des Invalides (salle 6, couloir de la Renommée), jeudi 13 juin, à 10 heures et demie.
- Classe 74 ; Hôtel des Invalides (salle 10, couloir d’Antibes), jeudi 13 juin, à 10 heures et demie.
- Classe 75 : Hôtel des Invalides (salle 2, couloir de la Renommée), jeudi 13 juin, à 10 heures et demie.
- Classe 76 : Hôtel des Invalides (salie 3, couloir de la Renommée), jeudi 13 juin, à 10 heures et demie.
- Classe 77 : Hôtel des Invalides (salle 1, couloir de la Renommée), jeudi 13 juin, à 10 heures et demie.
- LES DESIDERATA DD “ BDLLETIN OFFICIEL ”
- Qu’on y ait prêté attention ou qu’il y ait eu conformité de vues avec les administrations lorsque les desiderata formulés par nn journal se réalisent, il n’en est pas moins certain qu’il en peut résulter une légitime satisfaction pour sa rédaction.
- C’est le sentiment qu’éprouve le Bulletin Officiel en voyant que plusieurs mesures préconisées par lui sont presque aussitôt mises en pratique.
- Nos lecteurs ont vu avec quel soin jaloux des intérêts de ses voyageurs M. Decauville a prêté
- l’oreille à quelques observations bienveillantes du Bulletin Officiel.
- Le Bulletin Officiel, le premier, a conseillé d’autre part l’usage des bateaux de la Seine pour l’écoulement des visiteurs, insuffisamment servis, à la sortie du soir, par les voitures et les omnibus, si nombreux qu’ils puissent être. Il disait que c’était un devoir pour le préfet de police de créer, sur la Seine, après dix heures du soir, de nouveaux et de plus puissants moyens de locomotion.
- _ Peu de jours après, le 6 juin, le préfet de police prenait un arrêté autorisant un service exceptionnel de dix à onze heures du soir, entre l’embarcadère du pont d’Iéna (à côté du Panorama transatlantique) et l’Hôtel de Ville, au prix de 0 fr. 25 centimes par place, pour toute la durée de l’Exposition.
- Ce service, qui vient d'être mis en vigueur, fait escale aux points suivants de la rive gauche : Pont de VA Irna, pont de la Concorde.pont Royal, pont des Saints-Pères et Pont-Neuf.
- C/est parfait : mais puisque nous avons été assez heureux pour exprimer une idée qui a été suivie d’un si heureux commencement d’exécution, nous croyons qu’il importerait de la compléter en prolongeant le service d’une demi-heure, jusqu’à 11 heures et demie, et en desservant quelques points de la rive droite.
- Si le Champ de Mars et l’Esplanade restent ouverts jusqu’à onze heures du soir, c’est ap-parament pour que le public y reste jusqu’à cette heure-là. Et s’il n’en est renvoyé qu’à onze heures, c’est entre onze heures et onze heures et demie que se produit l’obligation de favoriser l’écoulement de la, foule. Et comme il n’en coûterait pas beaucoup plus de prolonger le service exceptionnel des bateaux de nuit jusqu’à onze heures et demie, il faut espérer que M. le préfet de police autorisera la compagnie des bateaux de la Seine à l’augmenter d’une petite demi-heure.
- Il a été beaucoup écrit sur les dommages causés, par des foules immenses, aux plantes et aux gazons de l’Exposition. Surtout par suite de l’habitude prise de traiter les pelouses naissantes du Champ de Mars comme les vulgaires herbes du bois de Boulogne ou des fortifications, sur laquelle le peuple de Paris a coutume de faire la dinette.
- Comme, en résumé, soit en semis, soit en réfection de gazons, soit en redressement ou en perte de plan!es, le dommage se chiffre par milliers de francs à chaque grande poussée humaine dans l’Exposition, la presse s’en est préoccupée.
- Le Bulletin Officiel, dont les rédacteurs sont placés mieux que personne pour observer les allures de la foule, a constaté :
- 1° Que quelles qu’aient été les engorgements sous la Tour Eiffel au moment du jeu des fontaines lumineuses, le gazon qui forme deux vastes tapis sous la Tour, n’a nullement souffert. Us doivent leur conservation à une petite barrière quia été placée autour d’eux lorsqu’on les a semés, et qu’on a laissée depuis. Aujourd’hui, après le passage des deux et trois cent mille visiteurs des journées de Pentecôte, ces deux gazons réjouissent la vue, intacts, à côté de voisins piétinés et déshonorés.
- 2° Que les bordures en fer sont insuffisantes. 3° Que le public inconscient, toujours porté à prendre le plus court, « coupait » en traversant les pelouses pour éviter le contour des massifs, et quil en résultait que certains endroits sont plus particulièrement menacés.
- Le Bulletin Officiel a conseillé de mettre de petites barrières tout au moins aux endroits menacés, marqués par un piétinement obstiné.
- Nous avons eu la satisfaction d’apprendre par le Temps d’hier que l’on allait poser, autour des massifs et des pelouses, des barrières hautes d’un mètre environ qui les préserveront de l’envahissement du public.
- De plus, à partir du 15, une vingtaine de gardes, spécialement affectés à ce service, parcourront les jardins avec la consigne de faire respecter des visiteurs les points particulièrement en péril.
- Nous ne pouvons que féliciter l’administration à raison des bonnes mesures qu’elle a prises et nous féliciter un peu nous-mêmes d’avoir pris l’initiative en les indiquant.
- C. L.
- Il y a vingt et quelques années, l’Illustration m’a envoyé en Champagne, et j’en ai rapporté une monographie complète de la fabrication de ce vin merveilleux et des dessins pour l’accompagner.
- L’invitation du syndicat du commerce des vins de Champagne me ramenait donc en pays de connaissance.
- Déjà, je prenais des notespour faire connaître aux lecteurs du Bulletin Officiel les phases des manipulations nombreuses qui produisent le vin de Champagne, lorsque le premier bouchon a sauté.
- C’était le signal du lunch et des toasts.
- M. le comte Werlé, membre et délégué spécial de la chambre syndicale, a. offert le premier verre à M. Berger, directeur de l’exploitation, venu pour présider à cette inauguration.
- M. le comte Werlé a d’abord remercié M. Berger d’être venu. « Comme il est délicat, a-t-il dit ensuite, d’exposer des bouteilles devant le public qui ignore ce qu’elles contiennent, tout le grand commerce de Champagne s’est syndiqué pour défendre les vins authentiques et pour montrer comment se cultive la vigne, comment se fait le vin et comment il s’exporte. »
- M. le comte Werlé a rappelé que la Champagne exporte pour 40 ou 50 millions de francs et que presque tout cet argent reste en France. Il a terminé en buvant à M. Berger et à M. Prevet, président du groupe des Produits alimentaires!
- M. Berger a répondu qu’il remerciait M. le comte Werlé et le syndicat au nom de M. le président du conseil, qu’il représentait, et au nom de la haute administration de l’Exposition, de lui avoir donné l’occasion, non de visiter, mais d’admirer cetie magnifique exhibition.
- « Le vin, a dit le directeur de l’exploitation, est le sang même de la France lorsqu’il est rouge. Blanc et mousseux, il en est l’esprit.
- «Vous êtes, a dit M. Berger aux syndics de la Champagne, vous êtes les exportateurs de l’esprit de notre France. Et la France elle-même n’est-elle^ pas la grande exportatrice de son esprit, débouché en 1789 comme l’est celui du vin pétillant qui s’agite en ce moment dans mon verre? »
- Après M. Berger, M. Walbaum, président du syndicat du commerce des vins de Champagne, a pris la parole en ces termes :
- Messieurs,
- La chambre syndicale du commerce des vins de Champagne vous remercie bien sincèrement de ce que, sur l’invitation de son délégué, le comte Werlé vous- avez bien voulu venir visiter l’exposition collective qu’elle a prise sous son patronage.
- Ce n’est pas dans un but de réclame vulgaire que notre commerce a voulu prendre part à ce magnifique concours de l’Exposition universelle de 1889 dont le succès est si merveilleux ; ce que nous avons cherché, c’est de faire connaître notre chère Champagne viticole, la nature et le mode de culture de ses vignes, l’importance de sa production, l’extension de son importation, luttant incessamment c-onlre les concurrences qni s’abritent sous son nom magique, mais sans pouvoir égaler ses inimitables produits, dont les qualités spéciales et précieuses sont un don de la nature, que peuvent seuls posséder les produits fournis par le sol champenois.
- Ce que nous avons voulu faire connaître encore. c’est le travail minutieux et les soins multiples et délicats que î eclament les vins de champagne, depuis le moment ou les raisins cueillis dans les vignes sont chargés sur le pressoir et pressurés, jusqu au moment où la bouteille, prête à être livrée à la consommation, reçoit sa dernière et élégante
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- toilette, pour être emballée et expédiée sous toutes les latitudes : dans les contrées les plus froides comme dans les régions les plus chaudes.
- Pour atteindre ce but, notre commerce, réuni dans un esprit fraternel de solidarité, a mis de côté toute idée personnelle et toute pensée de concurrence, n’ayant en vue que de conserver intact sa vieille renommée d’honneur commercial, et lier en même temps, tout en exposant aux visiteurs intelligents les détails caractéristiques de la culture viticole champenoise et du travail des vins, de pouvoir ajouter qu’à la seule exception du liège que lui fournit l’Espagne, il n’emprunte à l’étranger aucun des éléments principaux ou accessoires de sa production.
- Vous, messieurs les représentants de la Presse, vous qui aimez à sonder le fond des choses, je m’assure que vous ne pouvez manquer d’apprécier à sa juste valeur une exposition qui offre tant de caractères intéressants.
- Aussi est-ce avec la plus vive satisfaction que nous vous voyons réunis en aussi grand nombre. Recevez donc, messieurs, avec notre cordiale bienvenue, l’expression de notre reconnaissance.
- J’ai à m’excuser, messieurs, de vous avoir parlé si longuement, et cependant, je ne puis encore me taire sans vous demander la permission d’adresser un mot de remerciement, au nom de notre collectivité champenoise, à notre aimable délégué, le comte Werlé, et à son infatigable et zélé collaborateur, M. A. Henriot, qui ont su si harmonieusement et si artistement organiser l’exposition que nous avons l’honneur de vous présenter, et qu’ils auront à l’instant le plaisir de vous détailler.
- Mais auparavant je lève mon verre et je termine en le vidant en l’honneur de la Presse et de ses dignes et honorables représentants !
- Avec tout cela, je n’ai pas placé ma monographie sur le vin de Champagne. Mais ce n’est que chose reculée, et je 11e manquerai pas à la promesse faite par moi à l’excellent et si intelligent confrère qui représente officiellement le syndicat des vins de Champagne à l’Exposition, à M. de Fraycinet, de la publier un de ces jours dans le Bulletin officiel.
- Ch. L.
- Notre ami Gaston Berardi, commissaire général de la presse étrangère, a offert à ses confrères de la presse étrangère, à l’administration supérieure de l’Exposition et au bureau du Comité de la Presse, un banquet au restaurant russe. Il a prononcé un petit discours plein d’esprit, de verve et d’éloquence. Toasts de MM. G. Berger, Hébrard, Singer, Santa Anna Néry, Caponi Leperdolt. Ûn Russe, M. Tcher-bane, a porté un toast à la France en criant : Vive la France!
- Réunion pleine de cordialité. Parmi les convives MM. de Mallevoue, Thurneyssen, Léon Savoye, Marc Millas, de Lacretelle, Hébrard, Edouard Hervé, Paul Strauss, Canivet. Berardi avait à sa droite M. G. Berger et à sa gauche M. Cartier, commissaire général de la Belgique.
- ÉCHOS
- Les Entrées à l’Exposition
- Le chiffre des entrées payantes s’est élevé, hier mercredi, à 107,236.
- Les Congrès du Gaz
- La société technique de l’industrie du gaz a inauguré, au pavillon du gaz, son seizième congrès annuel, sous la présidence de M. E. Cornuault.
- De nombreuses conférences seront faites au conrs de ce congrès, qui prendra fin le 15 juin, Parmi ces conférences, notons celle de Mme Alting Mees qui traitera de la cuisine au gaz.
- L y avait, mardi soir, à l’occasion de l’inaugura-
- tion du congrès, une très brillante réception. Durant toute la soirée, la foulé des invités n’a cessé de parcourir l’installation si curieuse et si bien aménagée que le pavillon du gaz offre au public.
- Au Grand-Théâtre
- Le Grand-Théâtre de l’Exposition devient, dans la matinée et surtout durant la soirée, le rendez-vous le plus élégant de l’Exposition; hier soir, nous avons reconnu entre autres personnalités connues: le duc de Ilamilton, baron de Rotschild, sir James Fergusson, marquis de Boisgelin, de Septavaux, lord Gholmondeley, de Blowitz, Eugène Pereire, Seillière, etc.
- Le spectacle nouveau est des plus amusants avec la chanteuse russe, le danseur Chevallier, que l’on bisse pour son imitation des contorsions de la rue du Caire, la fête chinoise par les huit Wurtemberg, et surtout ces inimitables Alexander, qui enlèvent le plus grand succès avec leur nouvelle pantomime : « Une affaire d’honneur », encore plus désopilante que les « Tribulations d’un touriste ».
- Un Centenaire intrépide
- Plusieurs de nos confrères ont annoncé qu’un certain M. Harduin, âgé de cent deux ans, était arrivé à Paris pour visiter l’Exposition.
- Il se propose, paraît-il, de faire l’ascension de la Tour Eiffel.
- On se demande si ce rival de Chevreul y montera à pied ou en ascenseur.
- 8>es bibelots vrais !
- Le commissaire général de la section égyptienne, M. le baron Delort, vient d’ordonner la fermeture immédiate de toutes les boutiques de la rue du Caire dans lesquelles on vendait des articles qui n’étaient pas de provenance authentique.
- Les boutiquiers égyptiens ne pourront donc plus Vendre à l’avenir que des objets et bibelots de fabrication indigène.
- Le public ne se plaindra pas de cette mesure.
- Les gymnastes à l’Exposition
- Lundi matin, dès l’ouverture de l’Exposition, de nombreux gymnastes se sont présentés à quatre des guichets de service assignés spécialement à leur usage pour aujourd’hui et demain.
- La direction offre gracieusement l’entrée, ces deux journées, à toutes les sociétés venues à Paris pour concourir à la quinzième fête fédérale.
- On en voyait beaucoup ce matin, répandus par groupes dans les diverses sections et dans les jardins. où ils faisaient sous le soleil, avec leurs uniformes, le plus curieux effet.
- Aux guichets
- Rien qu’à celui des affaires étrangères (quai d’Orsay), d’après nos calculs, il a dû entrer lundi dernier, près de 70,000 visiteurs. Cela fait honneur au service du contrôle, qui a su faire entrer tout ce monde sans bousculades et sans récriminations,
- Aouveïle visite du prince de Galles
- La famille royale d’Angleterre a fait mercredi une nouvelle promenade à travers le Champ de Mars. Le prince de Galles, accompagné de deux de ses filles, est arrivé à la porte Rapp à onze heures et demie. Il a été reçu par M. Thurneyssen et par un de ses amis, le' marquis de Saint-Prix qui, sur sa demande, l’ont conduit à l’exposition de la peinture française, installée dans le dôme central du palais des Beaux-Arts.
- Pendant que le prince parcourait cette exposition dans laquelle il a surtout examiné avec le plus vif intérêt les tableaux de Détaillé et de Ger-vex, la princesse de Galles arrivait à son tour au Champ de Mars avec la dernière de ses filles et le colonel Clarke.
- Elle a été reçue à la porte Rapp par M. Dupuich, inspecteur principal. La princesse s’est immédiatement rendue au pavillon des aquarellistes, où l’attendaient Mme et Mlle Lemaire, ainsi que MM. Vi-bert, Heilbuth et Lambert. Quelques instants après, le prince de Galles et sa suite arrivaient également.
- Après une visite très minutieuse de ce pavillon, le cortège royal s’est dirigé vers la section de la bijouterie. Le prince et sa famille se sont longuement
- arrêtés devant les vitrines dont ils ont admiré avec le plus vif intérêt toutes les magnificences. De là on s’est rendu à la section de l’orfèvrerie puis à l’exposition de la céramique.
- La soirée d’hier
- Hier, très brillante soirée musicale et dramatique au ministère du commerce.
- On y a joué le Klephle d’Abraham Dreyfus, et Y Etincelle de Pailleron. Avec la Comédie-Française, on y a entendu Mmes Krauss, Rose Caron et Sanderson, et MM. Cossira et Dubulle.
- Service des bateaux omnibus
- Service de nuit de 10 heures à il heures du soir entre le Champ de Mars et l’Hôtel de Ville, pendant la durée de VExposition, aux prix de 25 centimes.
- Par autorisation spéciale de M. le Préfet de police, en date du 6 juin courant, ce service partira du pont d’Iéna. en faisant escale aux stations -suivantes :
- 1° Au pont de l’Alma, rive gauche.
- 2° Au pont de la Concorde, rive gauche.
- 3o Au pont Royal, riv« gauche.
- 4« Au pont des Saints-Pères, rive gauche.
- 5o Au Pont-Neuf, rive gauche.
- Le feu
- Un commencement d’incendie s’est déclaré hier, dans la soirée, au pavillon de l’exposition algérienne, dans la partie affectée aux expositions des villes d’Oran, Mostaganem, Sidi-bel-Abès, Mascara et Tlemcen. Tout le personnel se trouvait heureusement présent à ce moment-là, pour les essais d’éclairage électrique qui avaient encore lieu hier.
- Les pompiers furent immédiatement prévenus, et le feu put être éteint au bout d’un quart d’heure.
- De l’enquête faite par M. Santucci, commissaire de police, il résulte que le feu est dû à l’isolement insuffisant des fils éleclriques, qui se trouvent presque en contact avec des étoffes très légères. Les dégâts seraient insignifiants, si certaines tentures de valeur n’avaient été, dans le sauvetage, complètement détériorées. On estime les pertes à 3,000 fr. environ.
- Comment on vient à l’Exposition
- Nous parlions, il y a quelques jours, du voyage en fiacre qu’un de nos confrères d’Autriche se propose de faire de Vienne à Paris.
- Voici deux autres voyageurs tout aussi originaux :
- Le premier, M. le cornette Asseiew, vient d’accomplir un véritable tour de force.
- Parti le 16 avril, à cheval, de la ville de Loubny (province de Poltava), il est arrivé en. trente-trois jours à Paris, voyageant toujours en selle et n’ayant avec lui qu’un seul cheval de main, à la façon kirghise.
- M. Asseiew a suivi l’itinéraire que voici : Kiew, Novgorod-Volynsk, Léopol, Cracovie, Troppau (Bohême du Nord), haute Bavière, Darmstadt. Trêves, Luxembourg, Longwy, Montmédy, Reims et Paris.
- Les autorités françaises de la frontière avaient été prévenues de l’arrivée de M. Asseiew par l’agent militaire russe à Paris, auquel le commandant de la 9e division de cavalerie avait demandé de prêter son concours à l’intrépide officier de cavalerie.
- L’Œil-de-chat de Ceylan
- On fait en ce moment des démarches pour obtenir l’envoi à l’Exposition du plus gros œil-de-chat que l’on connaisse au monde et qu’un négociant anglais vient d’apporter de Ceylan, endroit qui a, av ec Madère, le monopole de la production de ces pierres. Celui-ci a été trouvé par un journalier qui chargeait un tombereau de terre et qui l’a cédé pour trente roupies (71 fr. 40). Il est passé en différentes mains et finalement dans celles d’un marchand qui l’a acheté 20.000 francs et l’a taillé. Cette pierre a, paraît-il, quatre reflets opalescents et pèse 475 carats. Elle est estimée 72,000 francs et est aujourd’hui la propriété d’un riche amateur qui est résolu à la conserver. •
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- (Suite)
- AUTRICHE-HONGRIE
- Ce n’est pas sans peines et labeurs que les artistes austro-hongrois habitant Paris ont réussi à organiser leur « Salon » de peinture. Le temps leur manquait et aussi l’argent ce nerf de l’art aussi bien-que de la guerre. Grâce cependant à un don modeste de 10,000 francs remis par des industriels viennois, grâce surtout à l’énergique initiative des sept membres de son comité artistique, l’Autriche-Hongrie est actuellement représentée au Champ de Mars par un groupe d’œuvres très brillantes, qu’on nous assure cependant ne pouvoir donner qu’une idée incomplète de l’état prospère de l’art en ce pays.
- M. de Munkacsy, est de ceux qui sont les plus dignement représentés à l’Exposition. Si, à la vérité, le premier de ses chefs-d’œuvre, Milton dictant le Paradis perdu n’y figure pas, on y voit en revanche le second et le troisième qui sont intitulés : le Christ devant Pilate, et le Christ sur le Calvaire.
- Je crois inutile d’analyser ici les grandes qualités de ce peintre dont le génie n’est pas aimé partout mais est universellement reconnu : assez de critiques d’art y ont usé leur plume : nos lecteurs n’ont certainement pas oublié leurs comptes rendus, en somme toujours élogieux pour le peintre.
- Qu’on me permette seulement de dire quelques mots sur les trois œuvres de tout premier ordre que M. de Munkacsy expose, nous l’avons dit, cette année, au Champ de Mars. Il ne faut point examiner ses deux grandes compositions religieuses dans la minutie du travail: qu’on laisse de côté les détails, qu’on se recule à distance raisonnable, et alors on sera forcé de s’abandonner sans réserve à l’impression grandiose que produit, surtout dans le Christ devant Pilate, la puissante distribution des clairs et des ombres, et l’expression intense de vie qui se dégage des figures.
- Munkacsy a la plus merveilleuse nature d’artiste qu’il y ait au monde ; celle-ci l’entraîne parfois à pousser trop loin l’interprétation du modèle et c’est de là, je crois, que proviennent les quelques irrégularités d’exécution qu’on peut lui reprocher. Un de ses compatriotes, peintre de grand talent, avait trouvé pour le définir un mot caractéristique : « Munkacsy, disait-il, c’est un tzigane dans l’art ! »
- J’ai dit qu’il y a encore au palais des Beaux-Arts une œuvre du même peintre : c’est un plafond exécuté pour un musée de Vienne. Ce travail, entrepris successivement par Makart et Canon, morts l’un et l’autre, a été définitivement exécuté, par l’auteur du Christ devant Pilate, avec une réelle supériorité, disent les gens autorisés, sur ses deux prédécesseurs. Son allégorie représente Le Génie conduisant l’Art vers la Nature.
- Quoiqu’on ne puisse juger une peinture qui plafonne quand elle est dressée contre un mur avec un éclairage de salle d’exposition, on peut encore admirer la touche puissante du maître, adoucie cependant par l’influence visible d’études récentes, faites d’après un artiste ancien, qui pourrait bien être Tiepolo.
- (A suivre)
- André Saglio.
- LA FÊTE DE NUIT DU JEUDI 20 JUIN
- au Parc Monceau
- Comme nous l’avions annoncé, il y a quelques jours déjà, la municipalité va donner une grande fête de nuit, le jeudi 20 juin, pour laquelle 50,000 invitations seront lancées, dont 25,000 pour l’administration et 25,000 aux principaux exposants.
- La musique de la garde républicaine, deux harmonies civiles, la société chorale des Enfants de Lutèce, une fanfare de trompettes et une fanfare de trompes de chasse prêteront leur concours.
- Le parc sera illuminé a giorno, par l’électricité, par le gaz et par des milliers de verres et de ballons de couleurs différentes.
- Un feu d’artifice sera tiré au centre à 11 heures, et il y aura plusieurs embrasements généraux du parc au moyen de pots de flammes de Bengale identiques à ceux brûlés dans les jardins de l’Exposition les jours de fête.
- Trente-six chalets de rafraîchissements, représentant les trente-six provinces de France en 1789, seront tenus par des demoiselles en costume de l’époque.
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- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à 10 heures : Visites à l’Exposition; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du Palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du j ardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situé à l’extrémité du Palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des Républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marionnettes de Barnard pendant les en tr’ actes.
- De 2 à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face la rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exposition. :
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extré-^ mité du Palais des Beaux-Arts, derrière le Palais-Arts libéraux, côté de l’avenue Suffren.
- De 8 heures du matin à G heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânaà blancs d’Egypte.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et dioramas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à G heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à G heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc..
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du 'TOUT-PARIS, en face la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à G heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes,
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan. Phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine-Coutan et de la rivière de 40 mètres.-
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de 9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 40.
- Gravure réduite de la couverture du GUIDE GÉNÉRAL, publié par le Bulletin Officiel, qui vient de paraître.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- RENSEIGNEMENTS
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent yar correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pontdel’Àlma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points a’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Bour<<e-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette.Correspondance au .square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Suif ice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem,
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de VA Ima. — Point d’arrivée : Pont de 1 Alma. x
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma,. —Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-I.a Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Réputés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante :
- Au Trocadéro :. par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Mar tin-GrenelIe, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miliaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Anlin-lssy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil,. Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Pas®;;, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gaucho).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- . Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies Mes Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes à Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l’Exposition.
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Iéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur < de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Service des bateaux omnibus. — Service de nuit de 10 heures à il heures du soir entre le Champ de Mars et VHôtel de Ville, pendant la durée de l’Exposition, au prix de 25 centimes.
- Par autorisation spéciale de M. le Préfet de police en date du 6 juin courant, ce service partira du pont d’Iéna, en faisant escale aux stations suivantes :
- 1° Au pont de l’Alma, rive gauche. .
- 2° Au pont de la Concorde, rive gauche.
- 3° Au pont Royal, rive gauche.
- 4<> Au pont des Saints-Pères, rive gauche.
- 53 Au Pont-Neuf, rive gauche.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir,
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies à la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Consiantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition: des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections:
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères {6 heures matin à 11 h. soir)'. Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir).
- UTILES
- Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. — Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 lieuses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. — Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalide? à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. — Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 3 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police es h installé dans la cour des bâtiments ...de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées par j our :
- Matin : 7 h. 30, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- •Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants •
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près, des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le spectacle du Grand-Théâtre de l’Exposition, situé près du Palais des Arts Libéraux, côté Sulïren, au milieu des Républiques américaines, obtient chaque jour un vrai succès.
- La troupe Alexander, dans une pantomime inénarrable intitulée les Tribulations d’un Touriste, les acrobates Les Constanti, les chiens admirablement dressés de Léo Karl, la petite Georgma Aix, qui, âgée de huit ans, exécute des exercices d’acrobatie extraordinaires, la brillante chanteuse mauresque Kara, le Paris-Quatuor qui enlève, avec un brio admirable, le chant patriotique : Quatre-vingt-neuf,
- les ballets d’enfants réglés par Mme Mariquita, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Ajoutons que la vaste salle du Grand-Théâtre, avec sa brillante exposition spéciale de produits français et exotiques, avec ses bars tenus par de charmantes serveuses, avec ses orio-i-
- o
- nales marionnettes, constitue un des lieux de promenade les plus pittoresques et les plus intéressants de l’Exposition.
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- Le Numéro : 15 Centimes
- Samedi 15 Juin 1889
- 2e Série. — N° 32.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- CHRONIQUE
- La courte séance préparatoire du jury international des récompenses, dont nous avons rendu compte en détail dans notre numéro^ d’hier, a été très intéressante à plus d’un point de vue, et nous voulons y revenir aujourd’hui.
- Dans le vaste amphithéâtre du Trocadéro se trouvaient côte à côte foutes les sommités de l’art, de l’industrie, du commerce du monde entier ; des sénateurs, des députés, des membres de l’Institut, des ingénieurs, des agriculteurs, des officiers supérieurs; c’était une assistance
- de plus de treize cents personnages marquants dans tous les ordres de manifestation de l’activité humaine, et rarement le parquet de la salle du Trocadéro a réuni une masse d’occupants aussi distingués.
- Pour être du jury international, en effet, il faut être éminent dans sa partie : on peut dire que c’est le dessus du panier de la France et de l’étranger, et la réunion de tant de notabilités dans tous les genres est assez exceptionnelle pour pouvoir être tout particulièrement signalée.
- Il y a deux innovations assez importantes à relever dans le discours de M. le directeur général dé l’exploitation : la première c’est la sup-
- pression des médailles en or, argent ou bronze. Jusqu’à présent, et notamment en 1878, un budget spécial avait été affecté à l’achat et à la frappe de ces médailles ; la dépense était considérable, comme bien l’on pense, et c’était un des principaux motifs qui poussaient les membres des jurys de classes à réduire le nombre des récompenses.
- Cette année, la qualification de médailles d’or, d’argent, de bronze subsistera comme par le passé, mais on ne donnera pas effectivement aux lauréats des médailles en métal ; on ne leur délivrera que le brevet correspondant à la récompense obtenue. On voit quelle économie considérable sera faite de ce chef, et combien le
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- nombre des récompenses pourra être augmenté de la sorte.
- Les exposants récompensés seront, bien entendu, autorisés à se procurer les modèles des médailles qu’ils auront gagnées, afin de les faire figurer dans leurs cadres. Après tout, ce qui eût pu devenir un article budgétaire redoutable ne sera plus, individuellement pris, qu’une dépense minime que l’heureux lauréat fera avec joie.
- On ne peut donc qu’applaudir sans réserve à cette première innovation qui fera plaisir à tout le monde.
- La seconde innovation concerne les jurés-exposants eux-mêmes. Ils sont autorisés à mettre sur leurs produits, mais le plus discrètement possible, des indications annonçant au public qu’ils sont hors concours; mais cette mention est de nature à tromper le visiteur, qui pourrait croire que l’exposant a, de ce fait, obtenu déjà une récompense. U n’en est rien, et M. Berger l’a dit formellement. On sait que les membres du jury ont renoncé à participer aux récompenses; mais la mention hors concours doit être considérée pour eux plutôt comme un brevet d’abnégation que comme un brevet de récompense; elle devra, de plus, être libellée ainsi : hors concours comme membre du jury international des récompenses; voilà qui coupera court à tout malentendu..
- Mais les jurés-exposants seront-ils frustrés pour cela de toute satisfaction ? Pas le moins du monde.. Il leur restera T appréciation suprême du jury supérieur.
- On sait que ce jury supérieur est .composé des membres des commissions du gouvernement et des présidents des groupes; c’est ce jury qui rédigera en fin de compte un rapport considérable sur les produits des jurés-exposants., et il y aura là, pour ceux qui auront fait Librement le sacrifice de toute récompense, une sorte de récompense spéciale, à laquelle on attachera certainement un .grand prix.
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- Nous signalerons encore parmi les .innovations de détail celle qui consiste à faire travailler les jurys un peu partout, dans des locaux disséminés : aux Invalides, au quai d’Ursay et dans la plupart des sections étrangères, dont les présidents ont mis gracieusement leurs salons ou leurs pavillons à la disposition de Ladministration., pour la réunion du jury.
- Cette intelligente division d’un immense travail ne pourra certainement que facili ter le travail lui-même,
- F. L.
- La réception donnée hier soir, à l’hôtel Continental, par le,s commissions étrangères au commissariat général de l’Exposition, a été en tout point splendide.
- Le banquet, que présidait le général Franklin, commissaire .général des Etats-Unis, réunissait 450 invités, parmi lesquels MM. Tirard Gonstans, de Freycinet, Spuller, Bouvier’ Yves Guyot, Etienne, Alphand, Georges Berger, général Brugère, prince Bibesco, Lozé, Meis-s.oni.er, général Tch-eng-Ki-Tong, colonel Diaz, général Guzman Blanco, Foucher de Careil, cnute de CamondoB Tisserand, d’Or-messon, Larroumet, E. Guzman, etc., etc.
- Pendant le dîner, un orchestre roumain a exécuté une série de morceaux délicats et d’une originalité tout à fait exquise.
- Le premier toast, porté par le général Fran-
- klin, quoique prononcé en anglais, a été compris de tous par sa cordialité et sa sympathie chaleureuse pour la France.
- M. Tirard a pris immédiatement la parole après le commissaire des Etats-Unis et s’est fait vivement applaudir par les quelques paroles que voici :
- Messieurs,
- Si la France, comme vient de le dire notre honorable président, M. le général Franklin, a fait de grands efforts de- travail et de grands sacrifices d’argent pour la réussite de l’entreprise internationale que, grâce à vous, nous fêtons si brillamment aujourd’hui, elle en est Lien largement récompensée par les témoignages de sympathique admiration qu’elle a déjà reçus et qu’elle reçoit de vous en ce moment.
- Je ne crois pas que jamais l’histoire ait enregistré un triomphe pacifique aussi complet que celui dont vous voulez bien décerner les honneurs à notre pays.
- Fa France a le droit d’en être fière et sa joie est immense; elle se félicite d’un résultat qui dépasse toutes ses espérances.
- ... Mais, s’il m’était permis de formuler un vœu, je voudrais qu’à ces études scientifiques d’un si haut intérêt vinssent s’ajouter quelques considérations d’un autre ordre. Je voudrais que, fidèle interprète des sentiments de la France, vous voulussiez bien affirmer à vos populations que le gouvernement de la République, sans rien sacrifier de sa dignité, de son honneur, de ses intérêts, est sincèrement désireux de vivre en bonne harmonie avec le
- I monde entier.
- Tel est mon vœu, messieurs, et je suis convaincu qu’il trouvera parmi vous de sympathiques échos ; j’en ai pour gage les relations cordiales et att’ec -qui n’ont cessé de régner entre nous.
- Je remercie M. le général Franklin des félicitations qu’il a adressées à M.. le président de la République, à moi-même, à M le directeur de l’Exposition, et je termine en le priant d’agréer, ainsi que vous tous, messieurs., l’expression des sentiments de profonde reconnaissance que nous inspire .l’accueil si cordial que nous recevons dans cette fête du tra- ! vail, de l’union et de la pa'ix.
- ïTalloculion -du président du conseil a été cou verte d’une double salve -d’applaudisse-m-ents, puis une société eh orale -de Bruxelles, les Artimm réunis^ amatouné htMm-seMl'tùse., que toufi les assistan tsmit écouté debout,
- M.. Georges Berger a également eu une véi>/ table ovation quand, il .s’est levé pour remercier ; les -commissions étrangères de .leur grand con- ;
- CDUTS,
- .Sir Potydore de .Keyser a porté un toastè. la ; ville-de Paris, la patrie de Fart et du goût, la.i Mille sou riante et vaillante entre toutes.. j
- M. Gbautemps, président du .Conseil .munici- I pal, a répondu en portant un toast à la cité-de j Londres.
- M.. Diaz Mimiaga, commissaire général du, .Mexique, n-a pas été moins applaudi en buvant i à la presse, '’ ;
- AL Paul Btrausa, au nom du .comité .de la; presse française, a prononcé un petit discours] . fort éloquent, il a bu aux .collaborateurs modestes et iii-cennus qui, ayant été à .la peine, doivent -être à 1-honneur.
- Le banqueta été suivi d’un concert ét d’un ‘ bal, néunissauf tout-ce que Paris -compte d’é-;-frangées .délite.
- Enfin, fête -superbe, Très réussie, très gaie et,. pour rendre ju-sfi ce à "tous, très .bien ordonnée, parla direction de Fhôtel Continental.
- COUP D’ŒIL GÉNÉRAL
- Si l’on accordait à l’agriculture, dans une exposition universelle, une place proportionnelle au nombre des citoyens qu’elle occupe, à l’importance du capital qu’elle représente, à la valeur en numéraire des produits qu’elle livre à la consommation et à l’industrie, elle aurait certainement droit, à elle seule, à un espace plus vaste que l’ensemble des autres branches de l’activité humaine.
- Pour ne parler que de la France, dix-huit millions d’individus, soit près de la moitié de la population, appartiennent à l’agriculture à des titres divers. Le capital foncier qu’elle repré-.
- sente s’élève à 91 milliards et demi; son produit brut annuel en denrées diverses est de près de 14 milliards ; elle verse annuellement, dans les caisses de l’Etat, 597 millions d’impôts directs ou indirects, plus du sixième du budget total de la France ! Enfin son domaine s’étend sur 49 millions 1/2 d’hectares, correspondant à 95 pour 100 de la superficie totale de notre territoire.
- On comprend aisément qu’une industrie aussi colossale ne saurait prétendre, dans une exposition, a recevoir l’emplacement que lui assignerait une simple opération arithmétique,sans rendre impossible, à côté d’elle, toute autre exhibition : mais, d’autre, part, il y a lieu de se réjouir de la faveur croissante avec laquelle l’agriculteur a été accueilli depuis trente ans par les organisateurs de ces grandes assises du progrès moderne qu’on nomme expositions universelles. Jamais, à l’égal de cette aimée, l’agri culture n’a été aussi largement pourvue dans les expositions universelles.
- Avant de commencer la description de la section agricole française à l’Exposition universelle de Paris, il me paraît indispensable d’indiquer les grandes lignes de son organisation. La partie principale occupe les galeries, au nombre de six, disposées en deux rangées parallèles sur le quai d’Orsay, le long de la Seine, galeries qui couvrent ensemble une surface de près de seize mille mètres.
- Supposons le visiteur arrivant par l’avenue de La Bourdonnais et pénétrant dans .l’Exposition en face du panorama de-la Compagnie transatlantique, A sa droite s’étendent les deux premières galeries. La plus voisine de la Seine occupe une superficie de 2,277 mètres carrés : elle est divisée en deux parties-dont Tune est consacrée -aux classes 78bis e,f 73 tsyp qui comprennent l-es expositions du ministère de l'agriculture, de Tinstitut agronomique , des .écoles nationales-de Grignon, Montpellier et Grand-Jouan, des stations agronomiques, etc., en un mot, tout ce qui a trait à l’enseigneinent et à l’expérimentation scientifique. Nous aurons beaucoup d’expositions intéressantes à signaler dans ces deux classes, La-classe 75, qui fait suite, est consacrée à la viticulture ; elle renferme les expositions collectives des associations viticoles., des plus instructives.
- L’autre galerie parallèle est occupée par le matériel viticole, .En sortant .de ces deux galeries, on passe devant le palais élevé aux produits alimentaires : céréales, produits farineux, nuits, beurres., fromages, légumes,fruits, sucre, condiments, boissons fermentées, vins, cidres, bières, etc.,, et Ton .arrive à deux autres grandes galeries où sont réunis et groupés, avec beaucoup de goût, des .spécimens nombreux de produits .agricoles.? les expositions collectives des sociétés, comices et syndicats agricoles, enfin T outillage môdenie.de Fi.iidustrie du sol : charrues, l.i erses, faucheuses, etc.
- Après avoir traversé fa place de .l’Alma, sur une passerelle, on gagne la galerie affectée spécialement aux machines agricoles en mouvement; en face de cette galerie se trouve un vaste hall consacré aux expositions particulières des cultivateurs, aux marchands grai-niers, à l’art vétérinaire, à l’aviculture, à la maréclialerie, etc.
- A l’esplanade des Invalides, l’agriculture possède une annexe dont l’intérêt principal réside dans l’installation de, laiteries modèles dont nous aurons à parler quand nous examinerons .avec quelque détail les principales expositions que nous venons d’énumérer, à titre d’orientation pour le visiteur.
- En dehors des installation du quai d’Orsay et des Invalides, l’agriculture est représentée dans diverses parties du Champ de Mars dont nous parlerons aussi.
- 0,n sait que M. E. Tisserand, directeur de l’agriculture, a organisé des essais pratiques et des concours spéciaux qui ne seront pas
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- la partie la moins utile de l’exposition agricole. La première série de ces concours a eu lieu le 10 de ce mois à la ferme de Noisiel (Seine-et-Marne), que son propriétaire, M. Me-nier, avait mfse à la disposition des organisateurs. Cette série comprenait les semoirs à engrais et les distributeurs d’insecticides.
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- NOUVELLES DE L’EXPOSiTiûN
- Nos félicitations à M. Maurice Koechlin, ingénieur de la maison Eiffel, qui sur la proposition du ministre du commerce vient d'être nommé chevalier de la Légion d’honneur.
- M. Maurice Koechlin a dressé, avec les autres collaborateurs de M. Eiffel, l’avant-projet de la tour et a, comme ingénieur des études de la maison, établi les calculs et dirigé l’exécution des dessins de toutes les pièces de ce grand ouvrage.
- C’est aujourd’hui vendredi, à 3 heures, que doit avoir lieu l’inauguration officielle du pavillon du Brésil.
- Le président de la République a promis d’y assister.
- Mercredi soir un accident a eu lieu au Champ de Mars. Une dame Rouffignac, âgée de Cl ans, habitant à Saint-Sornin-Len-Lac (Haute-Vienne), et venue à Paris pour visiter l’Exposition, était près de la Tour Eiffel, montée sur une chaise pour voir les fontaines lumineuses. Par suite d’un faux mouvement, le pied lui manqua et elle tomba si malheureusement qu’elle se fractura la jambe près de la cheville. Mme Rouffignac a dû être conduite à l’hôpital Necker où elle a été admise d’urgence.
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- ÉCHOS
- Les Entrées à l’ExposhtoH
- Le chiffre des entrées payantes s’est élevé,, hier-jeudi, à 116,361.
- Champagne et Russie
- Mercredi, au palais des produits alimentaires, se sont réunis, à déjeuner, différents membres du jury des récompenses.
- A ce déjeuner, présidé par M. Gustave Sandoz, assistait le prince Galitzin, Henry Maret, député de la Seine ; Charles Varey, secrétaire du groupe 7 à l’Exposition, Albert Guichard, le docteur Portes, etc.
- Au moment du champagne, M. Sandoz a porté un toast à la Russie, auquel le prince Galitzin a répondu de la façon la plus cordiale et dont les dernières paroles, particulièrement sympathiques à la France, méritent d’être citées :
- « Nous autres Russes, a-t-il dit, nous aimons surtout le vin de Champagne, non seulement parce que c’est un vin exquis, mais parce que c’est un vin français et que tout ce qui est français est aimé en Russie. »
- Aération
- On a établi récemment, dans le palais des machines, des cheminées d’appel destinées à aérer ce vaste hall.
- C’est encore bien insuffisant, et pour remédier à' cet état de choses, la direction des travaux étudie en ce moment l’établissement d’une rampe d’eau sur la crête du palais destinée à rafraîchir la toiture par un écoulement d’eau continu.
- Au commissaire de la section anglaise
- M. le commissaire général de la section anglaise, homme sage et pratique, reconnaîtra avec nous qu’après 10 heures du matin, l’irruption de la foule
- rend impossible' toute étude et toute visite sérieuse dans les sections. Les heures d’études sont donc de 8 heures à 10 heures du matin.
- Or, comment concilier cette exigence avec la négligence d’un grand nombre d’exposants anglais, qui, de 8 à 10 heures du matin, laissent leurs vitrines cachées sous des housses.
- Nous signalons cet abus cryptogamique à M. le commissaire général de la Grande-Bretagne.
- Banquets
- Demain samedi, banquet offert par M. le prince Bibesco, commissaire général de la section roumaine, au cabaret roumain à tout le haut personnel de l’administration et à la presse.
- A la rue du Caire
- On prête àM. le baron Delort l’intention d’offrir à la presse une fête de jour à la rue du Caire. On y accumulerait toutes les curiosités égyptiennes dans leur plus absolue authenticité.
- Les Pharaons vont s’en réjouir jusque dans leurs sarcophages bariolés d’hiéroglyphes.
- Les déjections de la Tour
- On a parlé ces jours derniers des immondices provenant de la Tour, que l’on n’enlevait pas assez rapidement et dont la vue offusquait les visiteurs jusque vers le milieu du jour.
- L’administration n’y était pour rien, les immondices étant enlevées de l’Exposition dès le matin, par abonnement, et la société de la tour n’étant pas abonnée pour cet enlèvement.
- Mais nous apprenons avec plaisir que la société prend les mesures nécessaires pour opérer cet enlèvement en temps voulu, sans passer par l’abonnement.
- Les Concerts
- Dimanche soir, trois des kiosques du Champ de Mars seront occupés par différentes sociétés musicales, et le quatrième par une fanfare de trompettes.
- La commission des fêtes s’occupe très sérieusement de créer deux orchestres permanents, qui se feraient entendre tous les soirs au Champ de Mars.
- Et le Trocadéro, pourquoi n’aurait-il pas lui aussi son orchestre? Sa place est, du reste, toute trouvée, en bas des cascades illuminées, où tous les soirs un nombreux public vient s’asseoir, admirer par-dessous la tour Eiffel les effets d’eau des Fontaines lumineuses, tout en prenant le frais dans cette magnifique partie de l’Exposition, toute embaumée par la senteur des fleurs.
- Ce soir, au kiosque n» 4 (jardin haut, côté Suffren) de 8 heures et demie à 10 heures et demie, concert, donné par Y Union musicale et Harmonie de la Muette, sous la direction de M. Kakoski.
- Dimanche à la salle des Fêtes du Trocadéro, à 2 heures et demie, grande matinée musicale offerte par les écoles des arrondissements de Sceaux et Saint-Denis, avec le concours gracieux de, l’harmonie du Bon-Marché, dirigée par M. Paulus, exchef de musique de la garde républicaine. Les chœurs seront conduits par M. Laurent de Rillé. Il y aura 850 enfants exécutants, filles et garçons.
- Deux médailles de vermeil grand module seront données l’une à la section des filles, l’autre à la section des garçons.
- Elles sont offertes par le ministre de l’instruction publique et par le préfet de la Seine.
- Bonne mesure
- On a fait fermer, rue du Caire (galerie égyptienne), sept boutiques de marchands plus ou moins turcs, qui vendaient Sans vergogne, aux visiteurs, des objets soi-disant d’Orient et qui n’étaient autres que de vulgaires articles de la rue du Temple.
- La mesure est bonne, nous pensons, et servira de leçon à ces brocanteurs, qui n’auront l’autorisation de reprendre leurs emplacements que quand ils se seront munis d’objets de provenance véritable.
- C’est sur la demande de M. le baron Delort, commissaire général de la section égyptienne, que cette excellente mesure a été prise.
- Le petit chemin de fer
- Mardi, qui n’était cependant plus un jour férié, il a encore transporté plus de 40,000 voyageurs.
- Les grandes compagnies vont être jalouses.
- Il y a vraiment de quoi.
- Autour de l’Exposition
- Les Parisiens deviennent très enthousiastes des courses de taureaux.
- Pour s’en rendre compte, on a qu’à aller aux arènes du quai de Billy où l’on peut voir Lou-Pouly et sa spada recueillir les chauds applaudissements du public parisien et cosmopolite.
- Le jeûneur Succi à l’Exposition
- On sait que le jeûneur Succi est actuellement en train de faire une nouvelle expérience de jeûne de trente jours dans l’établissement des Montagnes-Russes.
- Samedi prochain 15 juin, à onze heures du matin, Succi montera, par l’escalier, jusqu’à la troisième plate-forme de la tour Eiffel.
- Es jeûneur se promet d’expliquer ensuite, aux docteurs et aux personnes qui l’accompagneront, en vertu de quel système il peut, après quelques jours de jeûne, accomplir une telle ascension.
- Le téléphone
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures, on peut entendre maintenant des auditions téléphoniques de l’Opéra-Gomique et de l’Opéra, le jour où ce dernier théâtre donne représentation.
- La société générale des Téléphones a complètement terminé son installation, de sorte que tous les soirs, dans quatre salons fort bien installés, du reste, on peut entendre le spectacle de nos grandes scènes lyriques.
- Pancarte d’indication
- Un de nos abonnés nous écrit :
- « Avec plusieurs de nos confrères nous avions exprimé le désir de voir installer aux endroits les plus fréquentés de l’exposition des indications ayant le double avantage de renseigner exactement les visiteurs et en même temps celui de donner un peu moins de fatigue aux agents qui sont chargés delà surveillance.
- « On pourrait en cela suivre le. système des pancartes indicatrices qui guident les visiteurs dans la forêt de Fontainebleau.
- « Exemple : un visiteur engagé dans la rue qui longe l’avenue de La Bourdonnais ne serait pas fâché, ce nous semble, de trouver sur son chemin de petités pancartes lui indiquant ce qu’il trouvera en pénétrant dans les bâtiments. »
- Un baptême S. V. P.
- On a toutes les peines du monde, soit que l’on écrive, soit que l’on parle, pour désigner la rue qui longe l’avenue de La Bourdonnais. Rue sans nom jusqu’à ce jour.
- Pourquoi' ne pas appeler rue de la Presse la partie comprise entre l’extrémité (Seine) du palais des Beaux-Arts et la porte Rapp, puisque c’est là que se trouve le pavillon de la Presse.
- Quant à l’autre moitié, comprise entre la porte Rapp et le palais des machines, on pourrait lui donner le nom de rue des Diamants, à cause des mines du Gap, ou de rue des Grandes Usines, à cause des expositions des usines Gail et autres.
- Nouvelle ligne d’omnibus
- Une nouvelle ligne d’omnibus dessert l’Exposition universelle ; elle part de la place du Palais-Royal et va jusqu’à l’Ecole Militaire. Gomme les dernières lignes ouvertes, elle ne prend ni ne donne de correspondance et son tarif est 30 centimes l’intérieur, 15 centimes l’impériale, où les dames sont, admises.
- Devant son buste
- Le prince de Galles tient à passer incognito dans les galeries de l’Exposition.
- Or, comme il arrivait avant-hier devant une exposition de terres cuites, le prince a tout à coup été frappé par la vue d’un petit buste en terre cuite qui n’était autre que le sien et qui s’étalait bien en évidence sur la tablette d’un boutiquier. Au même instant le boutiquier, qui était là sur le passage du cortège, voit le prince qui souriait et, soudain, instinctivement, ses regards vont du prince au buste. Il n’en peut douter, la ressemblance est frappante, c’est bien le prince de Galles lui-même qui passe.
- Le pauvre homme reste stupéfait; il allait se livrer peut-être à une respectueuse manifestation, mais déjà le cortège s’était éloigné, car l’auguste visiteur avait compris qu’il était reconnu et il voulait passer inaperçu.
- Des grelots, s. v. p.
- Un de nos confrères fait observer que l’on pour-
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- .•ait imposer un grelot avertisseur aux pouss-pouss annimites ou à leurs attelages humains.
- On éviterait ainsi bien des jupes accrochées ou des pieds écrasés.
- La même observation est applicable aux fauteuils roulants.
- Les victuailles portatives
- Il faut féliciter l’administration de n’avoir pas prêté l’oreille à ceux qui entendaient interdire l’entrée des victuailles portatives, le dimanche, à l’Exposition.
- C’était lui conseiller de faire fausse route et se mettre à dos la grande foule, celle-là même dont le nombre tranforme le succès de cette belle œuvre en triomphe toujours grandissant.
- Mais il convient de redire à cette foule de respecter les statues, les fleurs, les parterres, les gazons, qu’on a tant de peine à mettre en état et à conserver. Les allées sont assez larges et assez longues pour qu’on puisse s’y établir sans rien abîmer.
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- Congrès International de Sauvetage
- On vient d’ouvrir dans la salle du Congrès, au Trocadéro, le Congrès international de sauvetage, sous la présidence de M. Lisbonne, ancien directeur des constructions navales.
- Le bureau du congrès est ainsi constitué : président, M. Lisbonne; vice-présidents, MM. Ragiot et Nicole; secrétaire, M. Gacbeux; secrétaires adjoints, MM. Hamon et Pétel.
- M. Lisbonne a ouvert la séance en remerciant les membres des diverses sociétés de sauvetage de l’avoir choisi comme président, et a fait en quelques mots l’histoire des trois précédents congrès, dont le premier, organisé par l’institut de sauvetage de la Méditerranée, a été tenu à Marseille, et les deux autres à Paris. Le dernier eut lieu en 1888 au moment de l’exposition de sauvetage au palais de l’Industrie.
- Un certain nombre de sociétés ont envoyé des délégués. La Belgique estreprésentée par M. Henry, lieutenant du corps des sapeurs-pompiers de Bruxelles; l’Italie, par le baron Alexandre; la Norvège, par M. F. Baetzmann, commissaire général de la Norvège; le Brésil, par l’amiral baron de Teffé; les Pays-Bas, par le colonel Van Zuylen; les Etats-Unis, par le capitaine d’artillerie D.-A. Lyle.
- La Bolivie et le Portugal ont également envoyé leur adhésion.
- Le congrès est divisé en cinq sections. Chacune d’elles présentera un rapport : La Ire, sur ies sauvetages maritimes; la 2e, sur les sauvetages en rivière; la 3e, sur le sauvetage en cas d’incendie; le 4®, sur Tes accidents de la voie publique ; la 5e, sur les assurances des marins.
- Après la lecture d’un rapport du secrétaire, donnant l’énumération des nombreux documents reçus par le bureau du congrès, M.de Beauvais a fait une conférence sur les premiers secours à donner aux victimes d’accidents.
- Voici le'programme des travaux du congrès qui doit durer jusqu’au 17 juin ;
- Samedi 15 juin, 10 heures du matin. — Expériences, classe 65. — Extinction. — Descenseurs.
- 2 heures du soir. — Trocadéro. — Discussion sur les assurances des marins et des sauveteurs. Rapporteur : M. Hamon.
- Lundi 17 juin, 2 heures du soir. — Piscine Oller, rue Rochechouart. — Expériences de sauvetage. — Concours de natation. — Distribution de prix.
- AU MINISTÈRE DU COMMERCE
- Notre numéro d’hier étant sous presse, nous n’avons pu donner qu’un compte rendu sommaire de la splendide soirée donnée mercredi soir au Ministère du Commerce.
- Le grand salon, construit pour les réceptions, était transformé en une salle de spectacle, tout entière occupée par des dames en toilette de bal. Ce coup d’œil était ravissant : un vrai parterre de fleurs. Et de fleurs mouvantes, car des centaines d’éventails aux riches couleurs s’agitaient entre les spectatrices.
- M. le président du conseil, commissaire général de l’Exposition, et Mme Tirard, ont reçu leurs invités avec la meilleure grâce du monde et ils ont été fort bien secondés en cela par M. David Dautresme, chef de cabinet du ministre.
- Des ministres, des sénateurs, des députés, des amiraux, des généraux, des académiciens et les sommités de la science, des arts, de l’industrie et du commerce de l’Europe entière ont composé une réunion incomparable.
- Les invités s@ promenaient dans un jardin féerique, une page détachée des champs ély-séens.
- Voici le programme de cette soirée merveilleuse dont le souvenir restera comme celui d’une des plus brillantes fêtes de l’Exposition de 1889 :
- LE KLEPHTE
- Comédie en un acte, de M. Abraham Dreyfus
- PERSONNAGES :
- Claire................... Mmes Marie Muller
- Amélie................... C. Montaland
- Praberneau.......... .... MM. le l éraudy
- Philippe................ Cocheris
- Antoine................. Georges Berr
- Sérénade pour piano, tlûte, violon, violoncelle et orgue........... Gh.-M. Widor
- MM. Diémer, Taffanel, Nadaud,
- Delsart et 1’Auteur.
- Récit et romance de Bianca Capello Hector Salomon M. Cossira.
- Chant du Nautonier............. Diémer
- M. Diémer.
- Air de la Flûte enchantée....... Mozart
- Pensée d’automne................ Massenet
- MUe Sibyl Sanderson.
- La Madeleine au désert.......... E. Reyer
- M. Maurel.
- Le Soir...................... Ambroise Thomas
- Stances de Sapho............... Gounod
- M1118 Kuauss. .
- Chant russe..................... Lalo
- Transcriptions.................. Widor-Delsart
- M. Delsart.
- Duo de Sigurd.................. E. Reyer
- Mm8 Rose Caron, M. Cossira.
- Romance pour flûte............. Saint-Saens
- M. Taffanel.
- Myrtho.............
- Arioso.............
- Mme Rose Caron.
- Léo Delibes
- Jeudi 13 juin, 10 heures précises du matin. — Berge du pont de l’Alma.
- 1er groupe. — Conférence, par M. Moureau. — Sauvetage avec et sans appareils, par une équipe de sauveteurs bretons. — Soins donnés aux noyés dans le pavillon de secours de la Ville de Paris.
- 2e groupe. — Visite du théâtre de la Porte-Saint-Martin. Réunion à 10 heures, devant la porte du théâtre.
- 2 heures du soir, salle des Fêtes. — Discussion des rapports relatifs au sauvetage maritime et fluvial. Rapporteurs : M. Potel, ingénieur, et M. Guil-lemin, inspecteur général de la navigation.
- Vendredi 14 juin, 10 heures du matin. — Visite du théâtre du Palais-Royal.
- 2 heures du soir.— Sauvetage dans les incendies. Rapporteur : M. Guibillon. — Sauvetage dans les rues et sur les routes, M. de Baecker.
- Madrigal de Richard III,
- ChansoM à boire.......
- M. Maurel.
- Trio de Faust............... Gouxod
- M,,1C Krauss, MM. Cossira et Dubulle.
- Accompagnateur : M. Bourgeois
- L’ÉTINCELLE
- Comédie en un acte de M. Édouard Pailleron personnages :
- Antoinette............. Mra8S Reiciienberg
- Madame de Rénat........ Brandès
- Raoul.................. M. Le Bargy
- G. Salvayre
- LES BEAUX-ARTS
- A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- _______. *
- (Suite)
- AUTRICHE-HONGRIE
- Il y a matière féconde à dissertation dans le contraste qu’ofirent la peinture de M. de Mun-kacsy et celle de M, Biiozik, placées en pendant dans la même salle. Oser entreprendre un si grave sujet serait oser définir la différence qui sépare un beau génie d’un grand talent: je ne le ferai pas, et l’on m’excusera je crois facilement. La défenestration de Prague soutient dignement le voisinage du Christ devant Pilate : c’est il me semble le plus grand éloge qu’on puisse faire de son auteur. Celui-ci, depuis la dernière exposition décennale où il exposa un Jean I-Iuss dont tout le monde a encore le souvenir, a fait des progrès très remarquables : non seulement il a presque complètement dégagé sa personnalité des influences étrangères que l’on sent encore dans ses derniers ouvrages, mais il a su mettre en plusieurs parties de sa composition un élan et une vie qui marquent un très puissant effort d’imagination. De l’avis de tous les artistes, la Défenestration de Prague est la meilleure des œuvres de M. Brozik.
- Voici en quelques mots l’explication de la scène représentée par ce tableau : en 1618, les utraquistes (ceux qui communient sous les deux espèces) se virent empêchés de bâtir des églises pour leur culte. Ils invoquèrent les lettres de majesté que l’empereur Rodolphe avait accordées quelques années auparavant aux protestants de Bohême. On leur répondit d’une façon dérisoire. Ils se portèrent alors en masse à l’hôtel de ville de Prague, et « selon un vieil usage », jetèrent les gouverneurs par les fenêtres.
- Tel fut T événement qui alluma la célèbre guerre de Trente ans.
- Pour continuer l’étude des membres de la pléiade artistique austro-hongroise, représentés selon leur mérite à l’Exposition, il convient de parler d’HYNAis, ce peintre si sympathique à nous autres Français, qui retrouvons dans ses ouvrages tant de souvenirs de Paul Baudry, dont il fut l’élève.
- Comme le maître regretté, il excelle dans les gracieuses esquisses de femmes et d’enfants ; ses dix-huit frises d’enfants pour les loges du JIofourg-Theater de Vienne sont de toute beauté. Dans ses peintures, dont la plus remarquable est la grande allégorie intitulée la Paix, l’influence de Feyenbach, son premier professeur, vient parfois corriger l’imitation pure de Baudry. C’est cependant la couleur gaie et lumineuse du célèbre décorateur de l’Opéra qu’on retrouve dans la frise des grands auteurs projet pour le théâtre du palais de Vienne, dans le rideau exécuté pour le Théâtre national tchègue de Prague, dont le peintre n’a pu exposer qu’une copie en miniature, mais qu’il voulait faire venir tout entier de Bohême, enfin dans les deux grands panneaux intitulés, l’un la Musique, l’autre la Poésie.
- Je n’aurai garde, enfin, d’oublier les deux
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- beaux petits pastels que ce peintre, jeune et charmant, a joint à ces envois.
- M. de Charlemont est, au dire de ses amis, -mai représenté à l'Exposition. Ses vrais chefs-d’œuvre, d’après eux, se trouvent dans les peintures dont il a décoré l’hôtel de son compatriote, M. Buschborn, ou dans celles qu’il a exécutées pour le palais impérial de Vienne.
- Je sais cependant, au nombre des peintures qui composent son panneau, un gardien de sérail qui est une telle merveille d’élégance et de finesse, qu’il me semble difficile qu’il ait jamais pu mieux résumer toutes ses qualités. Chose curieuse, l’artiste qui fait des minuties avec tant de charme est capable de traiter de la manière la plus large et la plus heureuse les grandes décorations qui exigent généralement un talent particulier. Notre « Union centrale des arts décoratifs » possède, je crois, quelques-unes des esquisses qu’il fit pour les trois panneaux dont l’avait chargé le Hofburgtheater de Vienne. Chacun d’eux ayant 14 mètres de large sur 7 mètres de haut, l’artiste ne put trouver d’atelier assez vaste pour les contenir et se vit contraint de demander au ministre des Beaux-Arts la permission de travailler dans le Palais de l’Industrie; elle lui fut gracieusement octroyée.
- André Saglio.
- (A suivre)
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- LES ENTRÉES A L’EXPOSITION
- Nous croyons utile de donner encore, sur la .demande de plusieurs de nos lecteurs, la liste des portes d’entrée principales de l’Exposition avec l’indication de leur emplacement.
- Les portes d’entrée sont au nombre de vingt-deux. Elles comprennent, pour le service normal de la semaine, 31 guichets. Pour le service supplémentaire (dimanches et jours fériés), 8. Seit en tout 39 guichets. Qui sont répartis en six sections.
- Ce sont :
- I. Section des Invalides. — Porte des Affaires étrangères : un guichet ouvert de six heures du matin à onze heures du soir ; un guichet ouvert de dix heures du matin à six heures du soir et supplémentairement pour le service des dimanches et fêtes ; un guichet ouvert de huit heures du matin à huit heures du soir. Porte des invalides : un guichet ouvert de six heures du matin à huit heures du soir. Porte Latour-Maubourg : un guichet mêmes heures. Porte Fa-bert : un demi-guichet exceptionnellement ouvert de six heures du matin à six heures du soir. Porte de Constantine : un demi-guichet ouvert de dix heures du matin à six heures du soir.
- IL Section de la Seine. — Porte de l’Ostréiculture : un guichet ouvert de six heures du matin à huit heures du soir, et un guichet ouvert de dix heures du matin à six heures du soir. Porte du Portugal : un demi-guichet ouvert de dix heures du matin à six heures du soir. Porte des Produits alimentaires : un demi-guichet, mêmes heures. Porte dupont de l’Alma (aval) : un guichet ouvert de six heures du matin à huit heures du soir, et en service supplémentaire un guichet ouvert de huit heures du matin à huit heures du soir. Porte du pont de l’Alma (amont): un guichet ouvert de six heures du matin à huit heures du soir.
- III. Section Rapp. — Porte Rapp : deux guichets ouverts de six heures du matin à onze heures du soir; deux guichets ouverts de dix heures du matin à six heures du soir, et en service supplémentaire deux guichets ouverts de huit heures du matin à huit heures du soir.
- IV. Section de l’Ecole Militaire. — Porte de Lamotte-Piquet : un guichet ouvert de six heures du matin à onze heures du soir; un guichet ouvert de dix heures du matin à six heures du soir. Porte Suffren (Dupleix) : un guichet ouvert de six heures du matin à onze heures du soir. Porte Desaix : un guichet, mêmes heures.
- V. Section du Chemin de fer. — Porte du Chemin de fer : un guichet ouvert de six heures du matin à onze heures du soir : un guichet ouvert de dix heures du matin à six heures du soir, et en service supplémentairê deux guichets ouverts de huit heures du matin à huit heures du soir. Porte du Ponton des magasins du Louvre : un guichet ouvert de huit heures du matin à huit heures du soir. Porte d’Iéna : un guichet ouvert de six heures du matin à onze heures du soir; un guichet ouvert de dix heures du matin à six heures du soir. Porte La Bourdonnais : un demi-guichet ouvert de dix heures du matin à six heures du soir.
- VI. Section du Trocadéro. — Porte du Tro-eadéro : un guichet ouvert de six heures du matin à onze heures du soir; un guichet ouvert de dix heures du matin à six heures du soir, et, en service supplémentaire, deux guichets ouverts de huit heures du matin à huit heures du soir, Porte Delessert : un guichet ouvert de six heures du matin à huit heures du soir. Porte de Magdebourg : un guichet, mêmes heures. Porte de Billy : un guichet, mêmes heures.
- Les guichets de service de semaine sont divisés en trois catégories : les premiers (ceux ouverts de six heures du matin à onze heures du soir) comportent un personnel de sept préposés. Les seconds (ceux ouverts de six heures du matin à huit heures du soir) comportent un personnel de six préposés, et les troisièmes (ceux ouverts de dix heures du matin à six heures du soir) comportent un personnel de quatre préposés. Dans les divers guichets, le personnel est restreint à trois préposés.
- Les guichets de service supplémentaires sont tous ouverts de huit heures du matin à huit heures du soir et comportent un personnel de six préposés.
- Les portes d’entrée à l’Exposition sont ouvertes aux ouvriers, gens de service et gardiens employés par les exposants, à partir de six heures du matin, et au public, à partir de huit heures du matin.
- Des gardiens de la paix sont affectés d’une manière permanente au service de chaque guichet. Le chef contrôleur doit se concerter avec le chef de la police à l’Exposition pour assurer l’exécution régulière des entrées.
- LE GUIDE ILLUSTRÉ DE LA TOUR EIFFEL
- (prix : 1 franc)
- C’est un succès dépassant tout ce qu’on peut imaginêr. Le Guide de la Tour Eiffel, le seul autorisé par M. Eiffel, a paru depuis quelques jours seulement et déjà trois éditions on été enlevées comme par enchantement. Le Bulletin Officiel de VExposition, qui en est l’éditeur, a dû mettre toutes ses presses à contribution pour que la vente ne subisse aucune interruption. Ce succès s’explique par la manière dont le petit volume est exécuté.
- D’abord une charmante couverture dessinée par Gil-Baer, avec un portrait de M. Eiffel d’une ressemblance frappante. Le texte contient tous les renseignements techniques et pittoresques nécessaires au visiteurA la rédaction en est claire, intéressante et amusante. De nombreuses gravures accompagnent le texte.
- Enfin, quatre superbes panoramas, donnant très exactement ce qu’on voit du deuxième étage de la Tour, c’est-à-dire Paris tout entier, complètent ce vade-mecum de l’ascensionniste.
- Le Guide de la Tour Eiffel est un joli volume, richement illustré, qui est tout à la fois le compagnon et le conseiller le plus sûr de l’ascensionniste et le souvenir le plus charmant de l’ascension.
- Pour recevoir franco le Guide de la Tour Eiffel, adresser à l’administration du Bulletin Officiel, 16, avenue de La Bourdonnais (Exposition), 1 fr. 20 en timbres-poste.
- VARIÉTÉ
- Les Aïssaoua
- Les Aissaoua, dont on peut voir les exercices extravagants à l’esplanade des invalides (section algérienne), ont un grand succès de curiosité.
- M. Charles Lallemand a bien voulu nous communiquer les épreuves d’un livre qui est sous presse en ce moment à l’imprimerie de la maison Quantin (1).
- Nous en détachons ce qui est relatif aux Aïssaoua.
- Qui n’a entendu parler des Aïssaoua, qui se sont fait dans le monde entier une réputation d’excentricité. Les musulmans instruits et sérieux tiennent leurs manifestations extravagantes pour de vulgaires jongleries. Ici encore, c’est un principe de pure philosophie qui s’en est allé à la dérive dans les bas-fonds d’une confrérie.
- Les initiés aux hauts grades de la confrérie des Aïssaoua professent, au contraire, des théories empreintes du plus pur mysticisme. Selon ces théories, les souffrances corporelles et les mortifications physiques peuvent cesser d’affecter les sens de l’homme capable d’aspirer incessamment vers le ciel, par la sobriété, l’abstinence, par l’absorption en Dieu. S’ils admettent les exercices que les Aïssaoua montrent au public, c’est dans le but d’entretenir dans le peuple la croyance au miracle.
- La puissante secte des Aïssaoua a été fondée par Sidi-Aïssa, à Mèquinez, au Maroc. Ce Sidi-Aïssa a sa légende.
- C’était un pauvre diable chargé d’une très nombreuse famille, qui n’avait pas le pain de chaque jour assuré. Mais il était d’une grande piété et dépassait tous les musulmans des alentours par son ardeur et sa croyance en Dieu. Il ne manquait aucune prière de la mosquée.
- Un jour," pendant qu’il était allé se prosterner devant le myrhab de la mosquée, un inconnu frappa à la porte de la maison et, appelant lafemme d’Aïssa, il lui remit d’amples provisions, pour elle et pour ses enfants. « C’est Sidi Aïssa qui t’envoie cela», ajouta-t-il.
- Les jours suivants, la visite mystérieuse se re nouvela, et l’inconnu ne cessa d’apporter des provisions nouvelles. Si bien que, finalement, la maison fut dans l’abondance. Le bruit de ces visites extraordinaires et de cette transformation de l’intérieur d’Aïssa arriva jusqu’aux oreilles du sultan, qui en prit ombrage. Ordre fut donné à Aïssa de quitter Mèquinez. Il obéit sans murmure et s’établit à quelques milles de la cité dans un lieu inhabité, avec sa famille et quelques disciples. La prospérité de source mystérieuse le suivit dans cette retraite. Le spltan, exaspéré, lui intima alors l’ordre d’évacuer le terrain occupé, sous prétexte qu’il était sa propriété. Aïssa offrit au sultan d’acheter la terre sur laquelle il s’était exilé. L’offre fut acceptée. Le sultan prenait Aïssa pour un fou incapable de pouvoir payer un maravédis et qui serait obligé de lui abandonner son riche marabout, faute de pouvoir exécuter la convention.
- L’accord étant fait sur le prix, un jour fut fixé pour l’exécution du traité. Ce jour-là le sultan quitta Mèquinez avec les principaux officiers de sa cour, auxquels il promit le spectacle de la confusion du marabout.
- Arrivé au lieu désigné, le sultan s’assit au pied d’un olivier séculaire, et il dit :
- « Aïssa, le moment est venu de t’exécuter. Mé-quinez même sera à toi si tu donnes le prix convenu.
- -- Vous allez le recevoir directement de Dieu ! »
- Ce que disant, Aïssa secoua vivement les branches du vieil olivier, et il en tomba une si abondante pluie de pièces d’or que la somme recueillie représenta trois fois le prix convenu.
- Le sultan et ses officiers restèrent stupéfaits ; et Aïssa, d’une voix qui avait les grondements du tonnerre, leur dit :
- « J’ai payé, trois fois payé._ Je suis donc lé maître de mon marabout, de Mèquinez et de ses environs
- (1) Tunis et ses environs. — 150 aquarelles. lexte et dessins par Charles Lallemand, édite pai la maison Quantin, paraîtra en juillet.
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- par l’ordre d’Allah. A mon tour, sultan, je te bannis de mon royaunqje. »
- Cependant, comme on le suppliait, il se radoucit et rendit au sultan sa capitale et son empire, mais à cette condition : qu’une fois par an, lors de l’anniversaire du miracle mémorable qui venait de se produire, tous les habitants de Méquinez devraient rester enfermés dans leurs maisons, ses disciples seuls ayant la faculté de se promener. Depuis trois siècles cette convention est respectée le 12 du mois de Mouloud : mais elle ne gêne personne, puisque tous les habitants de la ville appartiennent à la confrérie et sont, par conséquent, disciples de Sidi-Aïssa.
- J’ai assisté à un assez grand nombre de représentations des exercices des Aïssaoua et dans des lieux divers. A Beyrouth, dans une zaouïa; à Constantine, dans une mosquée, en présence des ministres, députés et sénateurs de la caravane parlementaire de 1877; à Tunis, dans le palais même de S. A. le bey, à la Mar s a.
- A Beyrouth, j’ai été frappé par la beauté des chants qui ont précédé les exercices des Aïssaoua : à Constantine, la confrérie s’était mise en frais pour étonner d’illustres roumis venus de si loin pour assister à leurs extravagantes pratiques : au palais beylical de la Marsa, j’ai pu assister à une séance sincère, donnée dans la cour d’honneur du palais, en présence des princes, des grands officiers de la maison de son altesse et des. femmes du harem cachées derrière les moucharabiés.
- Gomme de coutume, les. Aissaoua sont arrivés processionneliement, précédés d’hommes porteurs d’étendards d’une hauteur démesurée, rouges, verts, bariolés, sur lesquels étaient brodés, en blanc, le sabre à double lame, le croissant et l’étoile, la main de Fathma ou bien le sceau de Salomon composé de deux triangles enlacés. Ces étendards étaient surmontés de boules et terminés par des croissants dorés. Un héraut et des musiciens les précédaient. Ils marchaient lentement, à pas cadencés, chantant ou psalmodiant des prières sur le rythme monotone marqué par le tambourin en terre cuite (derbouka).
- En arrivant dans la cour du palais, les spectateurs ont formé un grand rond, s’étant assis suides tapis, d’autres étant debout au second rang. Au milieu de cette arène improvisée, les acteurs du drame religieux se sont rangés en demi-cercle se tenant par les bras, pour former la « chaîne humaine ». Les chants ont commencé aussitôt, d’abord lents et graves; et, tous ensemble, en cadence, faisaient une sorte de demi-salut accompagné d’un cri rauque. Mais bientôt les chanteurs et les musiciens s’animèrent, les oscillations du corps des acteurs devinrent plus rapides et les cris plus gutturaux.
- A un certain moment, les mouvement des corps étaient si violents que les têtes s’agitaient indépendantes du corps, comme si elles n’avaient été retenues que par des liens en caoutchouc. Lorsqu’à la suite de cette surexcitation graduelle quelqu’un des acteurs se trouvait à point, il sortait du rang en poussant des hurlements sauvages, des cris d’animaux, et on lui apportait les glaives, les poignards ou les pointes acérées dont il se transperçait avec fureur. Lorsqu’un délire général se fut emparé d’eux, ils éclatèrent en cris d’allégresse. C’est alors qu’on leur apporta des scorpions, des serpents, des morceaux de verre, qu’ils se mirent à mâcher et à broyer. D’autres mangeaient des figues de Barbarie ou des chardons, léchaient des vers rougis, avalaient des étoupes enflammées ou dansaient sur des lames de sabre. Arrivés au paroxysme de l’agitation, ils demandèrent de la viande au Moquaddem. 'On leur porta un mouton vivant. La pauvre bête poussa un bêlement de terreur au milieu de ces déchaînés : mais sa souffrance ne fut pas de longue durée. Il fut en un instant déchiré, et les morceaux palpitants et saignants de la victime furent dévorés incontinents par les initiés.
- A ce moment l’un d’eux, un grand gaillard, le torse nu, les chevaux épars, l’oeil enflammé, franchit le cercle et sortit de la cour, suivi d’une escorte de gamins. Quelques minutes après il revenait, portant sur ses épaules nues ensanglantées, un énorme arbre de cactus aux épines aiguës. La foule se sépara pour lui livrer passage. Arrivé au milieu du cercle, il jeta l’arbre par terre; puis, prenant un peu de champ, il s’élança et fit un saut périlleux de façon à retomber sur le cactus, son dos nu tombant sur les cruelles épines des palettes. Il se releva couvert de sang, et... recommença trois fois. Je n’ai de ma vie assisté à un spectacle plus singulier et plus sauvage.
- Ce qui m’arriva lors de la séance de .la mosquée, à Constantine. est tout à fait caractéristique. J’avais admiré les exercices d’un grand et beau garçon qui se perçait les joues, la langue, les bras, avec de grandes aiguilles, et qui même s’enfonçait .un sabre dans le ventre, tandis qu’un partenaire sortait un
- de ses yeux de son orbite avec une lame de poignard. L’exercice terminé, le jeune Aïssaoua en question vint se mêler au public en simple spectateur, et le hasard fit qu’il vint se placer à côté de moi. Comme je m’étonnai qu’aucune plaie n’apparaissait à ses joues qu’il venait de percer sous nos yeux, il se prit à rire. Puis, sortant de sa poche un long étui, sorte de trousse, il me lit voir les pointes dont il venait de se servir dans ses exercices. C’étaient des sortes d’aiguilles, longues d’environ 15 centimètres, dont les pointes étaient d’une si extraordinaire finesse, qu’elles entraient dans les chairs sans produire ni douleur ni effusion de sang. Cela me fut prouvé par mon jeune Arabe qui prit une des aiguilles dans l’étui et s’en perça plusieurs fois les joues en l’enfonçant rapidement. Aucune sensation de douleur chez lui et pas une gouttelette de sang à la place lésée. Ces pointes, d’une finesse incroyable, ne produisent aucune déchirure en traversant les tissus. C’est là l’explication de l’absence ou de l’insignifiance de la douleur.
- Cette petite scène se passait tandis que, devant nous, le public émerveillé ne s’expliquait pas l’insensibilité relative des acrobates mystiques qui « travaillaient » sous ses yeux.
- Mais, je le répète, les musulmans sérieux et religieux tiennent tous ces exercices publics pour de pures jongleries. Et si elles se produisent, lors de la fête des Aïssaoua, dans les palais des princes, c’est parce que ceux-ci ne sauraient fermer les portes à des confréries religieuses ou avoir l’air d’en faire fi.
- GUIDE DES ATTRACTION
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- > Pue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées ; promenades sur les ânes blancs d’Egypte.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire de Vhabitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à G heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et dioramas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à G heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à G heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Tillage des colonies françaises.
- Tillage javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de VExposition.
- De 8 à 11 heures, tm Théâtre des Folie s-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire. '
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à 10 heures : Visites à l’Exposition; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du Palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situé à l’extrémité du Palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des Républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marionnettes de- Barnard pendant les entr’ actes.
- De 2 à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face la rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exposition. r:
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extré-^ mité du Palais des Beaux-Arts, derrière le Palais s-Arts libéraux, côté de l’avenue Suffren.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe '' terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique ; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30'mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan. Phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de 9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 40.,
- Gravure réduite de la couverture du Programme Officiel, publié par le Bulletin Officiel, qui vient de paraître.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- RENSEIGNEMENTS
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent far correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée : Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée : Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle a.ux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée; Pont de l’Alma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la place de l'Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance ap square Montliolon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro,.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloucl. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance .aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée ; Pont de 1 Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante :
- Au Trocadéro : par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdèbourg.
- À l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des.Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place do la République-Ecole mil taire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-lssy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-AulenU, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Pas^;;, .et Louvre-Ver-Allés (Rive droite), Bastille-Pont de l’Âlma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive.gauche).
- Et enfin six'omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sopt :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles. et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera .prochainement; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une station supplémentaire; utais rien n’est encore décidé.
- Le territoire de l'Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Ièna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdèbourg.
- Rive gauche.— Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux portons de départ et d’arrivée aq pont des Invalides. Du même côté, à hauteur de l’avenue de Sulfren, qn quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Service des bateau^ omnibus. — Service de nuit de 10 heures à li heures du soir entre le Champ de Mars et l’IIutel de Ville, pendant la durée de VExposition, au prix de 25 centimes.
- Par autorisation spéciale de M. le Préfet de police en date du 6 juin courant, ,ce service partira du pont d’Iéna, en faisant escale aux stations suivantes :
- 1° Au pont de l’Alma, rive gauche.
- 2° Au pont de la Concorde, rive gauche.
- 3° Au pont Royal, rive gauche.
- 4o Au pont des Saints-Pères, rive gauche.
- 53 Au Pont-Neuf, rive gauche.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux. Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies à la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamolte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Conslantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de -tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que:
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs,-— Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
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- Aora^re et les tarifs ordinaires sont maintenus pen-aIlt toa!e.la durée.de l’Expo,si.tiqn
- Tari! des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — ' Le dimanche soir, 1 fr.
- Les'portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections:
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires .étrangères (6 heures matin à 1.1 b. soir). Porte des Invalides .(6 heures malin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Secptionde laSeifRe. —Porte de l’Ostréiculture (6 (heures matin’ à (six heures sqir). Porte du Portugal (10 , {•heures matin à six heures soir). Porte des Produits ali- . ment.aires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de TAlma aval (6 heures .matin -à 8 heures soir).
- UTILES
- Porte dupont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV- —; Section de l’Ecole militaire. — Porte de La-motte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (0 heures malin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — .Porte du chemin de 1er (6 heures malin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 lieuses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- (YL — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à Tl heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdèbourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin d.e fer Decauville. —Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. — Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 8 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes^ réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées a MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres .postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à TEsplanadé des Invalides'.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côte du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et -téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures dû soir. ‘
- Sept levées par jour :
- Matin : 7 h. 80, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle a 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- ; La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- i Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets dé toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants •
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et. à droite, en descendant le jardin.
- ,Champ de - Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux .coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation. '
- >Quai d’Orsay : au Palais dés Produits‘ alimentaires et au ..carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygïéne et,d!éçpnqmie jsociale, .sur la rue Eaber-t.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le spectacle du Grand-Théâtre de l’Exposition, situé près du Palais des Arts Libéraux, côté Sufïren, au milieu des Républiques américaines, obtient chaque jour un vrai succès.
- La troupe Alexander, dans une pantomime inénarrable intitulée les Tribulations d’un Touriste, les acrobates Les Constanti, les chiens admirablement dressés de Léo Karl, la petite Georgina Aix, qui, âgée de huit ans, exécute des exercices d’acrobatie extraordinaires, la brillante chanteuse mauresque Kara, le Paris-Quatuor qui enlève, avec un brio admirable, le chant patriotique : Quatre-vingt-neuf,
- les ballets d’enfants réglés par Mme Mariquita, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans. la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Ajoutons que la vaste salle du Grand-Théâtre, avec sa brillante exposition spéciale de produits français et exotiques, avec ses bars tenus par de charmantes serveuses, avec ses orhd-
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- nales marionnettes, constitue un des lieux de promenade les plus pittoresques et les plus intéressants de l’Exposition.
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- 2e Série. — N° 33.
- Le Numéro : 15 Centimes.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Partie okeioiellk : Elections des bureaux des Jurys. — Travaux des Jurys. — Commissariat des Fêtes..— Partie non oeeicielle : Chronique. Une Pétition intéressante. — Echos. — Le Président de la République au Champ de Mars. — Visite de M. de Freycinet. — Les Hôtes princiers. — Congrès pour la propagation des exercices physiques dans.l’éducation. — Le Congrès de sauvetage. — Le Village Tonkinois. —La Bourse. Guide des attractions. Annonces.
- LES RESTAURANTS DE LA TOUR EIFFEL. — Le Restaurant Anglo-Américain
- PARTIE OFFICIELLE
- Nous donnons ci-dessous, les résultats des élections des bureaux des jurys qui nous sont parvenus, nous compléterons cette liste dans notre prochain numéro.
- ÉLECTIONS DES BUREAUX
- Des Jurys
- Classe G, 7, 8
- Président : M. Gustave Ollendorff, France. Vice-président: M. Mesureur, France.-
- Rapporteur: M. Jacquemart, France. Secrétaire : M. Vital, PVance.
- La Là S S JC 8
- Président : M. Cauvet. France. Vice-président: M. Gilbert, Belgique. Rapporteur: M. Gariel, France.
- Secrétaire : M. Ferari-Perez, Mexique.
- Classe 9
- Président : M. Alfred Firmin-Didot, France. Vice-président : M. A. Benzinger, Suisse. Rapporteur: M. René Fouret, France. Secrétaire : M. G. Ghamerot, France.
- Classe 13
- Président : M. Ambroise Thomas, France.
- Vice-président : M. Mabillon, Belgique. Rapporteur : M. Thibouville-Lamy, France. Secrétaire: M. Gand, France.
- classe 17
- Président : M. Lemoine, France. Vice-président : M. Donaldsom Grande-Bretagne.
- Secrétaire-rapporteur : M. Meynard, France. Classe 18
- Président : M. Leys, France.
- Vice-président: M. Emile Janlet, Belgique. Rapporteur : M. LegrieL France.
- Secrétaire : M. Reynaud, Japon.
- Classe 20
- Président : M. Lauth, France.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Vice-président : M. Jean Baes, Belgique. Rapporteur : M. Lœbnitz, France.
- Secrétaire : M. Hymans van Wandenoye, Pays-Bas.
- Classe 25
- Président : M. J. Ranvier, France. Vice-président : M. F. Vandevelde, Belgique. Secrétaire-rapporteur : M. E. Colin, France.
- Classe 27
- Président : M. Luchaire, France. Vice-président : M. Dery, Belgique. Rapporteur : M. Grouvelle, France.
- Secrétaire : M. Beau, France.
- Classe 28
- Président : M. Guerlain, France. Vice-président : M. Lecaron, France. Rapporteur : M. L’Hote, France.
- Secrétaire : M. Coudray, France.
- Classe 29
- Président : M-. Emile Dupont, France. Vice-président : M. Adolphe Schloss, Russie. Rapporteur : M. Tarbouriech-Nadal, France. Secrétaire : M. Georges Àrnson, France. Classe 44
- Président : M. Abram, France.
- Vice-président: M. le comte de Artola, Bolivie. Rapporteur : M. Charles Sabatier, France. Secrétaire : M. Paul Guilleman, Paraguay. Classe 45
- Président ; M. Scheurer-Kestner, France. Vice-président : Sir Henry ltoscoe, Grande-Bretagne.
- Rapporteur : M. Riche, France.
- Secrétaire : M. Jungfleisch, France.
- Classe 47
- Président : M. Fortier-Beaulieu, France. Vice-président: M. Verboeckhoven,Belgique. Rapporteur : M. Poullain, France.
- Secrétaire : M. Dufort, France.
- Classe 48
- Président : M. Jordan, France. Vice-président : M. Gillon, Belgique. Rapporteur : M. Habets, Belgique."
- Secrétaire : M. Petitjean, France.
- Classe 58
- Président : M. Ermel, France.
- Vice-président : M. Sleane, iffats-Unis. Rapporteur : M. Dehaître, France.
- Secrétaire: M. N...
- Classe 60
- Président : M. Guiet, France.
- Vice-président : M. Charles Holmes, Grande-Bretagne.
- Rapporteur : M. Quenay, France.
- Secrétaire: M. Alfred Bel Valette, France. Classe 62
- Président : M. Mascart, France. Vice-président : M. Preece, Grande-Bretagne. Rapporteur : M. Potier, France.
- Secrétaire : M. Turettini, Suisse.
- Classe 6a
- Président : M. le contre-amiral Régnault de Prémesnil, France.
- Vice-président : M. le professeur Elgar, Grande-Bretagne.
- Rapporteur : M. Pérignon, France. Secrétaire: M. Paul Mirabaud, France.
- Classe 67
- Président : M. H.-N., Way, France. Vice-président : M. Bemberg, République argentine.
- Rapporteur : M. G. Foucher, France. Secrétaire : M. Chapu, France.
- Classe 70, 71
- Président : M. Ch. Prevet, France. Vice-président : M. Winckelmans-Delaecre, Belgique.
- Rapporteur : M. Julien Potin, France. Secrétaire : M. Rodocanachi, Grèce.
- Classe 72
- Président : M. de Mahy, France. Vice-président : M. Wunderly, Pays-Bas. Rapporteur : M. Ch. Ledoux, France. Secrétaire : M. Germain Thomas, France.
- Classe 73
- Président : M. Jarlauld, France: Vice-président : M. le prince Galitzine,Russie. Rapporteur : M. Féry d’Esclands, Roumanie. Secrétaire : M. Gabriel, France.
- Classe 73 Ms
- Président : M. le comte Foucher de Careil, France.
- Vice-président; M. Manuel Florez, Mexique. Rapporteur : M. Grandeau, France. Secrétaire : M. Achille Muntz, France.
- Classe 73 1er
- Président : M. Tisserand, France. Vice-président : M. Chauveau, France. Rapporteur : M. Duclaux, France.
- Secrétaire : M. Prillieux, France.
- Classe 74
- Président : M. Récipon, France. Vice-président : M. Lyle, Etats-Unis. Rapporteur: M. Lavalard, France.
- Secrétaire : M. Bornot, France.
- Classe 77
- Président : M. Gerville-Réache, France. Secrétaire-rapporteur : M. Edmond Perrier, France.
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- TRAVAUX DES JURYS
- La classe 9 commencera ses travaux le lundi 17 juin, par les Etats-Unis.
- Ordre des travaux du jury de la classe 20
- Lundi 17. — Matin : Belgique, Pays-Bas. — Après-midi : Etats-Unis, République argentine.
- Mardi 18. — Matin : Danemarck. — Après-midi : Espagne, Suisse, Monaco.
- Mercredi 19. — Autriche, Brésil.
- Jeudi 20. — Italie.
- Vendredi 21. — Japon, Chine, Perse.
- Samedi 22. — Grande-Bretagne.
- La classe 67 commencera ses travaux le mardi 18 juin, par le Chili et la République argentine.
- La classe 70-71 commencera ses travaux le lundi 17 juin, par la section belge.
- Le jury de la classe 53 n’a pas tenu séance par suite de l’absence d’un de ses membres les. plus importants, M. Léon. Le fils de M. Léon a été assassiné en sortant d’un banquet de promotion.
- Le jury se réunira lundi à 10 heures du matin.
- RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
- LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ
- COMMISSARIAT GÉNÉRAL DES FÊTES
- Paris, 11 juin 1889.
- Mon cher collègue,
- Un grand nombre d’exposants français et étrangers ont manifesté la pensée de remercier le gouvernement et la municipalité de Paris en les invitant à un grand bal qui aurait lieu au palais de l’Industrie, le 10 juillet. La commission supérieure de contrôle des fêtes, dans sa séance du 8 de ce mois, a étudié les mesures à prendre pour la réalisation de ce projet et a adopté les dispositions nécessaires pour en assurer l’exécution.
- Le palais de l’Industrie va être splendidement décoré pour la série des fêtes qui y seront données pendant la durée de l’Exposition. Le palais transformé sera prêt le 10 du mois de juillet pour le bal qui inaugurera les fêtes qui y seront données. Ce bal aura un lendemain auquel seront invités avec leurs familles les ouvriers de Paris et tous ceux, français et étrangers, qui ont travaillé à l’Exposition.
- Je vous prie, mon cher collègue, de porter ces dispositions à la connaissance des exposants. La souscription pour cette fête est fixée à 10 francs, et moyennant le payement de cette somme les dix mille premiers souscripteurs auront droit à une entrée gratuite pour une dame de leur famille.
- Je crois q.u’il est nécessaire d’organiser un comité chargé de provoquer et de centraliser les souscriptions, et qui serait chargé ensuite, de concert avec la commission de contrôle des fêtes de l’organisation de la solennité qui se prépare et qui aura un grand éclat. La fête aura lieu non seulement au rez-de-chaussée du palais de l’Industrie, qui sera couvert d’un parquet,mais également au premier étage dans les salles affectées aux expositions de tableaux. Elle s’étendra dans l’enceinte du Jardin de Paris, brillamment décoré et illuminé.
- Des orchestres de danse et des buffets seront installés dans les diverses parties de la fête. t Je compte, mon cher collègue, sur votre précieux concours pour la réussite de cette fête qui, je l’espère, sera digne de la grande œuvre de l’Exposition à laquelle vous vous consacrez avec tant de dévouement et d’intelligence.
- Votre dévoué collègue,
- Le commissaire général des fêtes, A. Alphand.
- PROGRAMME DES FÊTES
- Lundi 10 juin : Défilé des sociétés de gymnastique devant THôtel de Ville; vin d’honneur dans les salons de T Hôtel de Ville. — Donné par la Ville de Paris et à ses frais.
- Jeudi 20 juin : Fête de nuit au parc Monceau._____
- Donnée aux exposants par la Ville de Paris et à ses frais (40,000 invités).
- Dimanche 23 juin : Fête de la Ligue d’éducation physique. — Avec le concours et une subvention de la Ville (fête de jour au bois de Boulogne).
- Jeudi 4 juillet : Inauguration delà statue de la Liberté au pont de Grenelle. — Fête donnée par la Ville et à ses frais. (Date anniversaire de la proclamation de l’indépendance des Etats-Unis.)
- Mercredi 10 juillet : Bal donné, au. palais de l’Industrie, par les exposants, au gouvernement et à la municipalité de Paris. — Fête donnée aux frais des exposants.
- Les fêtes suivantes constituent la célébration de la fête nationale :
- Le 12 juillet, fête au Palais-Royal, en souvenir de Camille Desmoulins.
- Le 13 juillet; grand bal donné aux ouvriers, au Palais de l’Industrie. Dépense à la charge du fonds commun. 100,000 francs.
- Le 14 juillet : Secours aux indigents, revue des troupes,
- revue des bataillons scolaires, représentations gratuites dans les théâtres, fêtes aux enfants des écoles à l’Hippodrome et dans les cirques ; fête de nuit donnée depuis le bois de Boulogne jusqu’au bois de Vincennes, en passant par l’avenue du Bois-de-Boulogne, la place de l’Etoile, l’avenue des Champs-Elysées, la rue de Rivoli, la place de l’Hôtel-de-Ville, la place de la Bastille, la rue de Lyon, l’avenue et la place Daumesnil'et le bois de Vincennes.
- Bals au Palais-Royal, sur les places de l’Hôtel-de-Ville et de la Bastille.
- Feux d’artifices aux Buttes-Chaumont, au parc de Montsouris et sur File des Cygnes, à Grenelle
- Crédit à prélever sur les fonds communs.. 500.000
- Crédit sur la somme affectée par l’Etat, la Ville et le Département à la fête nationale du 14 Juillet................................. 518.000
- 1.018.000
- Mardi 16 juillet : Fête du travail à l’Hôtel de Ville. — Fête donnée par la Ville de Paris et à ses frais.
- Samedi 20 juillet : Réception du shah de Perse. — Programme à régler par le gouvernement (200,000 fr. prélevés sur la réserve du fonds commun des fêtes).
- Samedi 27 juillet : Banquet donné par les exposants français aux commissaires étrangers. — Eventuel.
- Dimanche 4 août : Grand festival des musiques militaires au palais de l’Industrie. — Programme à régler avec la commission musicale del’E^xposition. Question des entrées gratuites réservée.
- Jeudi 5 septembre : Représentations de l’Ode triomphale par Mlle A. Holmès. R par invitation ; 2° pour les enfants des écoles; 3° gratuite; 4° payantes. — Dépense à prélever sur la somme de 300,000 francs qui est inscrite sur le programme général pour fêtes musicales au palais de l’Industrie.
- Samedi 21 septembre : Inauguration du monument du Triomphe de la République, place de la Nation. — La fête comprendra un défilé de délégations de l’armée de Paris et les sociétés patriotiques devant le président de la République. Dépense prévue au programme général, 150,000 francs.
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- Dimanche 22 septembre : Grand festival des musiques municipales d’harmonie au palais de l’Industrie. —. Fête donnée par l’Exposition et à ses fFctis.
- Lundi 80 septembre : Distribution des récompenses — Fête donnée par l’Exposition et à ses frais. Fête dé nuit analogue à celle de l’inauguration, à la charge du fonds commun des fêtes.
- Le commissaire général des fêtes,
- A. ALPHAND.
- PARTIE NON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- Nous parlerons aujourd’hui d’une série d’améliorations, dont les unes sont demandées et dont les autres sont accomplies.
- Parmi ces dernières, nous signalerons d’abord l’idée excellente que vient d’avoir M. An-tonin Proust, d’organiser au palais des Beaux-Arts des expositions temporaires de huitaine, de quinzaine ou mensuelles, suivant l’importance des œuvres qui lui seront confiées.
- En effet, le succès de l’Exposition centennale dans les salles du premier étage est considérable; au début, les collectionneurs avaient un peu hésité et n’avaient envoyé que timidement leurs trésors artistiques.
- Aujourd’hui, voyant comme la foule apprécie ce musée rétrospectif, ils se ravisent et les demandes d’admission pleuvent chez M. Anto-nin Proust: de là la mesure qu’il vient de prendre en organisant des expositions temporaires, qui seront du plus haut intérêt. Les chevalets d’exposition sont déjà prêts : ce n’est plus qu’une affaire d’un ou deux jours.
- Un renouveau continuel s’établira donc dans cette partie du palais des Beaux-Arts, à la grande satisfaction du public et aussi des jeunes artistes. On vient d’accorder à ceux-ci des entrées gratuites ; ils vont donc pouvoir profiter largement de la licence qui leur est donnée de compléter leur éducation artistique par l’étude ininterrompue des principaux chefs-d’œuvre de l’école française depuis cent ans.
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- Parmi les améliorations qui sont demandées, et sans revenir sur l’idée des tables et des bancs à installer sur les bas côtés de l’avenue de Suf-fren ou sur les berges de la Seine pour les dîneurs en plein vent, nous signalerons un vœu qui commence à se faire jour. Tout en reconnaissant que l’Exposition est gaie dans tous ses coins, animée et charmante, on voudrait qu’elle eût un centre, et le centre qu’on propose serait la splendide rotonde du Dôme central.
- Là, en effet, tout le monde passe, tout le monde s’émerveille, tout le monde, en levant la tête, admire la vaste nef, la fresque étincelante qui se déroule en cercle ; et si l’on monte au balcon extérieur, quel coup d’œil ! Le Parc, les Fontaines, la Tour Eiffel : un rêve !
- Eh bien ! un grand orchestre, installé sous le Dôme central, au premier étage, n’attirerait-il pas, à des heures déterminées, une foule avide de bonne musique, et ce dôme ne deviendrait-il pas comme le cœur de l’Exposition ?
- La question mérite d’être étudiée, n’est-ce pas?
- ***
- Je viens de lire dans le Temps ce télégramme stupéfiant, qui lui a été adressé de Marseille :
- M. Robert, évêque de Marseille, a réuni, vendredi dernier, tous les curés de sa ville épiscopale et les a chargés de notifier aux prêtres de leurs paroisses la défense de se rendre à Paris pour y voir l’Ex-
- position, laquelle,*a dit le prélat, est le triomphe du sensualisme (sic).
- Le prélat a particulièrement stigmatisé le « scandale » des fontaines lumineuses, feux du Bengale, etc.
- On se demande, en vérité, si notre confrère n’a pas été victime de quelqu’une de ces légendaires mystifications qui fleurissent aux alentours de la Cannebière, ou de quelqu’un de ces mirages qui se produisent au pays où les montres « font leur heure en 40 minutes. »
- Cependant cela est donné sérieusement et Sa Grandeur l’évêque Robert aurait vu dans les Fontaines lumineuses et dans les feux de Bengale le triomphe du sensualisme (sic). Et que dit Sa Grandeur des milliers de cierges et de l’odeur pénétrante des encens? Ce n’est donc pas pour captiver les sens qu’on les allume et qu’on les brûle? Et le demi-jour des grandes nefs, et l’éclat séduisant des vitraux polychromes qui envoient sur les dalles des églises, en feux de toutes les couleurs, les rayons du soleil transformés?
- Que Sa Grandeur ait signalé, interdit même, les évolutions de nombrils que l’on exhibe sous le vocable de « danses du ventre)), qu’EMe ait proscrit la vue des danses hiératiques des petites Javanaises et même l’exhibition dans le high-life du luxe d’épaules (par euphémisme), je comprendrais tout cela : Mais les feux de Bengale de séculaire combustion : mais les Fontaines lumineuses, sans doute inconnues de Sa Grandeur, c’est à perdre son latin, quand il vous en reste.
- A
- Un conducteur de pouss-pouss ayant gravement insulté l’associé du concessionnaire, M. Judée, celui-ci s’est laissé aller à frapper l’indigène.
- M. Henrique, commissaire général de l’Exposition coloniale, informé de ce fait, a immédiatement mandé M. Judée et lui a signifié de ne plus avoir à s’occuper désormais de l’exploitation des voitures tonkinoises.
- Une retenue de solde de huit jours a été infligée à l’Annamite.
- Je ne saurais trop féliciter M. Henrique. Son jugement a été juste.
- Si, en effet, il faut que les indigènes exhibés à l’Esplanade doivent emporter dans leur pays autre chose que des souvenirs de brutalité, d’autre part, il est bon de tenir en bride ces petits Annamites qui inclinent vers un excès de familiarité.
- 11 est bon, comme l’a fait M. le commissaire général des colonies, de réprimer les écarts de ces grands enfants, toujours prêts, comme les pierrots, à « manger dans la main ».
- UNE PÉTITION INTÉRESSANTE
- Nous recevons de plusieurs exposants communication d’une lettre qui vient de leur être adressée relativement à la réouverture de l’Exposition en 1890.
- Nous croyons intéressant de reproduire in extenso cette lettre, qui donne un très intéressant aperçu de la question :
- Monsieur,
- Sollicité par un certain nombre d’exposants dont je représente les intérêts à l’Exposition universelle de 1889, de prendre l’initiative d’un pétitionnement relatif à la prorogation ou plutôt à la réouverture de l’Exposition en 1890, après fermeture pendant les mois de décembre, janvier et février, j’ai l’honneur de vous soumettre les motifs que la plupart d’entre eux invoquent à l’appui de cette idée ainsi que toutes les considérations qui me semblent militer en sa faveur.
- Et tout d’abord je vous ferai remarquer que ce
- n’est pas la première fois qu’on aurait tenté avec succès la réouverture d’une exposition. On se souvient en effet de ce qui advint de l’exposition des pêcheries ouverte à Londres en 1883. En 1884, on fit l’essai d’une réouverture et avec tant de succès qu’elle se fit trois années de suite.
- Les exposants, dont je me fais ici le porte-parole, appuient d’ailleurs leur proposition de prorogation de l’Exposition de l’avis de l’homme le plus compétent sur la question, j’ai nommé M. Alpliand. L’éminent directeur des travaux de l’Exposition, interviewé à ce sujet, a en effet déclaré que si un projet de loi tendant à autoriser la prorogation de l’Exposition était soumis aux Chambres, il l’appuierait énergiquement, car il ne voyait à sa réalisation que des avantages et pas le moindre inconvénient sérieux.
- Quelles sont donc les objections dont peuvent arguer les adversaires de la réouverture de l’Exposition ?
- Il doit y avoir, prétendent-ils, des empêchements matériels, tels que contrats passés ou engagements pris par l’administration, qui la mettent dans la nécessité de fermer fin novembre au plus tard.
- A cela, M. Alphand s’est lui-même chargé de répondre : « J’ai bien, il est vrai, a-t-il dit, passé des contrats avec des entrepreneurs pour la location des parquets et des toitures, mais ce sont là des vétilles et des difficultés secondaires qu’il serait très facile de dissiper et d’aplanir. Avec une centaine de mille francs on en viendrait à bout, et qu’est-ce que cent mille francs dans une exposition qui a déjà eu des recettes de deux cent trente-cinq mille francs en un jour. »
- On objecte encore que les exposants paient fort cher l’emplacement qu’ils occupent et qu’il serait peut-être difficile de leur demander d’augmenter encore les frais que leur occasionne l’Exposition d’une nouvelle année de loyer.
- Cette objection ne tient pas un instant debout. Peut-être d’ailleurs l’Exposition de 1890 se rouvrant sans avoir à sa charge les frais si considérables de premier établissement auxquels a donné lieu l’Exposition de 1889, serait-il possible de diminuer les droits de place qu’ont à payer les exposants. Mais en admettant même que les prix de location d’emplacements ne changent pas, les exposants auxquels il ne conviendrait pas de rester une année de plus à l’Exposition n’auraient qu’à céder la place à de nouveaux venus et ceux-ci ne manqueraient pas.
- Combien de grands industriels qui ont jugé inutile d’exposer en 1889, parce qu’ils avaient obtenu de nombreuses récompenses aux expositions précédentes, et qui constatent aujourd’hui que cette Exposition 'datera dans les fastes de l’histoire de l’industrie, et qu’ils ne retrouveront pas d’ici longtemps pareille occasion d’affirmer la supériorité de leurs produits, s’empresseraient de participer à l’Exposition de 1890?
- Combien en est-il également qui, prêtant l’oreille à certains bruits malveillants, ont cru que l’Exposition n’aurait pas lieu et ne se sont abstenus que pour cette unique raison.
- Combien nombreux, enfin, sont les industriels étrangers qui n’ont pas pris part à notre Exposition parce que les nations monarchiques se sont refusées à participer officiellement à l’Exposition du centenaire de 1789. Ces empêchements n’existeraient plus en 1890 et nous aurions alors une exposition véritablement internationale dans toute l’acceptation du mot.
- Ces changements, loin de nuire à l’Exposition, lui assureraient un regain de succès que viendrait encore augmenter la mise au point parfaite de l’organisation et du fonctionnement de tous les rouages de cette Exposition. On bénéficierait, en effet, en 1890, et des travaux faits et de l’expérience acquise en 1889, et l’on pourrait ainsi obtenir une Exposition comme jamais il n’y en aurait eu dans le monde entier.
- Si, comme j’ai tout lieu de le croire, monsieur, ces considérations qui ont déterminé un grand nombre de vos collègues à organiser ce pétitionnement vous convainquent de l’intérêt qu’il y aurait pour tous à ce que l’Exposition universelle soit rouverte en mars 1890, je vous prie de vouloir bien remplir la formule d’adhésion ci-jointe et me la renvoyer par la poste.
- Veuillez, je vous prie, monsieur, agréer mes civilités empressées.
- G. le Grand,
- 28, rue Saint-Lazare,
- Désirant savoir où en était ce pétitionnement nous nous sommes rendus chez M. Le Grand
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- qui a bien voulu nous communiquer les nombreuses adhésions qu’il a déjà reçues, adhésions qui continuent à affluer chaque jour. Parmi les adhérents nous avons relevé les noms de nombreux industriels, et des plus marquants, tels que MM. Frété et Ce, du boulevard Sébastopol, M. Thivet-Hanctin, M. Vivifie, M. Lachenal, M. Alfred Gérard, M. Radiguet, MM. Farcy et Oppeinheim et enfin, dans la classe 61. M. A. Lacôte, député de la Creuse.
- T...
- ÉCHOS
- Les Entrées à l’Exposition
- Le chiffre des entrées payantes s’est élevé, hier vendredi, à 100,391.
- A la Tour
- L’ascenseur Edoux, conduisant de la deuxième à la troisième plate-forme, a été livré au public hier vers quatre heures de l’après-midi. Il était plus que complet à chaque voyage, et sa mise en service était très vivement attendue, surtout par MM. les Anglais, qui ont, du reste, été des premiers à y prendre place.
- M. Eiffel est resté pendant près d’une heure à veille au bon fonctionnement du système du va et vient.
- Le second ascenseur américain Otis (conduisant du sol à 1a. deuxième plate-forme, pilier sud) sera très prochainement mis lui aussi en service.
- Les Guichets
- On a ouvert, hier matin, vendredi, un guichet à côté de la passerelle ouest du Trocadéro. C’est très bien pour la semaine, mais nous pensons que pour les dimanches et jours de fêtes, ce petit guichet sera insuffisant pour assurer les entrées de ce côté.
- Les Cyg-nes
- Les cygnes du petit lac qui est au pied de la tour Eiffel sont très mauvais pour leur couvée de l’an dernier; ils houspillent et iraient même jusqu’à tuer leur progéniture si on les laissait faire.
- Aussi, hier matin, le gardien a-t-il été obligé de transborder deux des cygnes de l’an dernier dans le bassin de la Fontaine Goutan.
- Les parents restent seuls avec leur couvée de cette année, qu’ils respecteront sans, doute, vu son âge tendre.
- A propos du concours agricole
- Nous lisons dans le Journal des Débats, au sujet des aménagements faits autour du palais de l’Industrie en vue du concours agricole, une série d’observations :
- La grande enceinte qui entourera le concours agricole empiétera cette année sur le Cours-la-Reine et interceptera deux chaussées sur trois, l’allée des cavaliers et les deux larges allées de piétons. Pour l’énorme circulation que l’Exposition crée entre la place de la Concorde et le pont des Invalides, rive droite (la rive gauche — quai d’Orsay — étant d’ailleurs complètement coupée), on ne veut laisser qu’une étroite chaussée dans laquelle les tramways et les fiacres se disputent dès à présent la place. Et, pour les piétons, on réserve au bord de cette chaussée un trottoir de un mètre de largeur, destiné à la fois aux. habitants du quartier François 1er et aux visiteurs du Champ de Mars et de l’Hippodrome. Si la palissade déjà placée n’est pas reculée sur ce point, de trois ou quatre mètres, on peut s’attendre à des accidents, car les piétons seront forcés de se mêler à l’un des plus redoutables courants de véhicules de Paris.
- Un Kiosque S. V. I».
- Il avait été question, il y a quelque temps, de donner un. peu de gaîté à l’avenue qui longe à gauche le palais des Beaux-Arts, en y installant un kiosque de musique.
- 11 ne faudrait pas renoncer à. cette excellente idée.
- Le prince de Galles à l’Exposition
- Les visiteurs princiers profitent de leurs derniers jours, puisque, dit-on, ils doivent quitter Paris samedi.
- Jeudi, ils ont dîné etpassé la soirée à l’Exposition; dans l’après-midi, ils avaient été à la Bastille reconstituée et à la rue Saint-Antoine, qui les a beaucoup amusés.
- Dans la matinée d’hier vendredi, le prince de Galles, accompagné de la princesse et de ses enfants s’est rendu au Champ de Mars; il s’est dirigé vers la section russe, au seuil de laquelle il a été reçu par M. Andreef, président du comité, et M. Schloss, commissaire délégué.
- Le prince a félicité les exposants, auxquels fi a acheté des bronzes, des châles, et chez M. Grunwaldt de superbes fourrures zibelines
- De la section russe, le prince s’est rendu à la section des Etats-Unis d’Amérique. A midi et demi la visite de leurs A. R. était terminée.
- Une bonne idée
- L’idée qui a été émise par un de nos confrères fait son chemin.
- Une demande vient, en effet, d’être adressée à l’administration en vue d’établir, de chaque côté du pont d’Iéna et le long du quai d’Orsay contre le parapet. d’élégantes tentes-abris avec sièges et tables, qui seraient mis exclusivement à la disposition des personnes qui apportent avec elle, à l’Exposition, leurs vivres et leur boisson, et ce moyennant un simple droit de 15 ou 20 centimes par place.
- Aucune provision ni aucun rafraîchissement ne seraient vendus aux consommateurs, qui se les procureraient où ils voudraient ; de la sorte, cette entreprise ne créerait pas de concurrence aux établissements déjà existants.
- Mort subite
- Un exposant, le docteur Eugène Bonnefoy. est mort subitement, à six heures du soir, sur l’esplanade des Invalides, près de l’Union des femmes de France.
- - Mi
- Une demande
- La série des congrès internationaux officiellemenl autorisés est commencée.
- A l’heure actuelle, le congrès.de sauvetage tient ses séances au Trocadéro.
- Or, les membres du congrès sont obligés de payer leur entrée à l’Exposition et de passer par le guichet pour se rendre dans la salle des délibérations.
- L’administration pouvait sans inconvénient,pendant la durée de chaque congrès, accorder l’entrée gratuite aux membres qui en font partie et qui, en somme, font gratuitement œuvre utile.
- Il suffira sans doute de signaler le fait pour que satisfaction soit donnée à ce désidératum.
- A l’Esplanade
- Nous avons dit que l’Esplanade des Invalides est ouverte le soir aux visiteurs.
- L’éclairage électrique de cette partie de l’Exposi-position n’est pas encore parfaite; mais enfin on y voit suffisamment, et les visiteurs pourront jouir des différents spectacles réunis sur ce point.
- Les concerts algériens et tunisiens seront ouverts dorénavant le soir. On pourra y voir le curieux spectacle, jusqu’ici inconnu à Paris, des Aïssaouas.
- Rappelons, à propos de l’esplanade, que tous les jours, à quatre heures, les cavaliers du bey exécutent une brillante fantasia et que la nouba des Turcos se fait entendre aussi tous les soirs à la sec-tion algérienne.
- Une intéressante exposition
- Quoiqu’elle ne soit pas comprise dans l’Exposition, nous croyons utile de signaler que la Bibliothèque nationale a organisé l’exposifion d’un choix de livres imprimés, de manuscrits et d’estampes achetés dans ces dix dernières années, et une exposition de géographie.
- Les salles où sont exposées ces collections sont ouvertes au public, sans carte, comme les autres galeries d’exposition de la Bibliothèque nationale, le mardi et le vendredi, de dix heures à quatre heures.
- Plus de Toc
- Sur la demande de M. Garnier, l’administration vient d’interdire la vente qui se faisait dans l’histoire de l’habitation d’un certain nombre d’objets non authentiques.
- Dans la journée d’hier, un commissaire de police a procédé à la fermeture immédiate des boutiques où se débitaient ces objets en imitation.
- Le garden-party de l’Elysée
- Le garden-party que le président de la République devait donner le dimanche 23 juin dans les jardins de l’Elysée, en l’honneur des comités et des jurys de l’Exposition et de la haute industrie parisienne, est remise au dimanche suivant 30 juin.
- Auditions musicales
- La série des auditions officielles d’orchestres français dans la salle du Trocadéro s’est continuée jeudi dernier, avec non moins de succès pour l’orchestre Colonne que pour l’orchestre Lamoureux.
- Cette première série sera couronnée par l’audition de la Société des concerts du Conservatoire, qui doit avoir lieu le jeudi 20 juin.
- Voulant contribuer à l’éclat de notre grande Exposition, la Société des concerts du Conservatoire a consenti, pour la première fois depuis sa fondation, à se faire entendre ailleurs que dans la salle du Conservatoire. Nous l’en félicitons.
- Dépêche sympathique
- La démocratie florentine vient d’adresser à M. Anatole de La Forge la dépêche suivante :
- « Le prodigieux succès de l’Exposition universelle de Paris est pour nous un nouveau gage d’affection entre le peuple français et le peuple italien.
- « Tous, nous espérons dans l’avenir pacifique sans nous inquiéter des hostilités de la diplomatie.
- « Bonsigni, Carmignani, Taddeini, etc. »
- Est-ce la grève
- Hier soir, pas un cocher à la sortie de l’Exposition au quai d’Orsay, entre 10 et 11 heures du soir.
- Ce matin, très peu de fiacres en circulation. C’est le moment où l’on voit sortir des voitures préhistoriques. Mieux vaut cela que rien du tout.
- Si cet état devait se prolonger, il y a une ressource dans les bateaux de la Seine. On pourrait, entre 6 et 7 heures, et entre 10 et 11 heures du soir, amener au pont d’Iéna et au pont de la Concorde une douzaine de bateaux qui partiraient de cinq en cinq minutes, et qui, de ces points à l’Hôtel de Ville conduiraient des miliers de personnes vers les diverses lignes d’omnibus et de tramways.
- 'AA R
- Le Centenaire de la Tour Eiffel
- L'Evénement nous donne quelques renseignements sur cet émule de M. Chevreul qui a voulu couronner son existence, déjà bien remplie, par une ascension à la Tour Eiffel :
- M. Harduin, qui ne compte pas aujourd’hui moins de cent deux ans, est un petit vieillard fort
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- alerte et qui a la coquetterie de vouloir toujours être jeune.
- Il est originaire de Courpalay (Seine-et-Marne) où il exerçait jadis la profession de bourrelier. Il fait encore gaillardement aujourd’hui onze kilomètres à pied, dédaignant de se servir de sa canne, qu’il affecte de tenir comme une badine.
- Il y a une trentaine d’années, sur la sollicitation d’un sien neveu, il consentit à lui donner son bien moyennant une rente viagère. Le jour où il eut cent ans, il le fit venir et lui tint ce langage :
- « Yoilà assez longtemps, mon garçon, que tu nie fais des rentes. A partir d’aujourd’hui, je ne veux plus t’être à charge, j’ai de quoi vivre avec mes économies ! »
- Prolongations de séjour
- Nous ne pouvons qu’appuyer la note suivante que publie le Temps :
- « Les compagnies de chemins de fer, pour permettre aux habitants de la province devenir visiter Paris, ont organisé soit des trains de plaisir, soit des billets d’aller et de retour valables, durant un nombre de jours qui varie suivant la distance. Or, on se plaint à nous que l’un et l’autre de ces systèmes n’autorisent ceux qui en veulent profiter qu’à un séjour insuffisant à Paris.
- « Il nous semble, en effet, que ce séjour, qui est au maximum d’une semaine, pourrait sans inconvénient être augmenté d’une autre semaine. Nous attirons sur cette question l’attention des compagnies de chemins de fer, qui ont le plus grand intérêt à satisfaire leur nombreuse clientèle et qui peuvent, en lui donnant une satisfaction dans ce sens, contribuer efficacement à l’immense succès de l’Exposition. »
- Les ingénieurs américains
- Les ingénieurs américains, qui ont fait un assez long séjour en Angleterre, arriveront à Paris lundi soir.
- Mardi matin, ils se réuniront au siège de la Société des ingénieurs civils, et, sous la conduite de délégués pris parmi les membres de cette société, ils visiteront par groupes toutes les parties de l’Exposition.
- Leri Excentriques de l’Exposition
- Nous avons déjà raconté les fantaisies musicales d’un locataire de l’hôtel voisin du Bulletin officiel qui, muni d’un instrument bizarre et tapageur, cherchait à dominer les chants et la musique, assez peu harmonieuse, du théâtre des Folies-Parisiennes.
- Dam ! cet homme-là a le droit de ne pas aimer les flons-flons...
- Pendant plusieurs jours, ledit mélomane s’était reposé, mais il paraît que ce repos lui a donné de nouvelles forces, car hier il a recommencé son concert, à la grande joie d’un nombreux public qui s’esclaffait sous ses fenêtres en applaudissant le charivari et aussi le fantastique costume de l’exécutant : une longue chemise et un bonnet de coton blanc !
- Certes, on peut dire que le spectacle amusant n’était pas sur la scène des Folies-Parisiennes. -------------------------------------------------
- Le psitt le la RépMipe ai Ghamp de Mars
- Hier a eu lieu l’inauguration du pavillon du Brésil, qui n’a été, du reste, que la réédition de l’inauguration du palais de la République argentine.
- En sortant de là, le président de la République est allé visiter le globe terrestre au millionième, où il a été reçu par M. Levasseur.
- Puis M. Carnot s’est rendu à la taillerie de diamants de MM. Boas frères, d’Amsterdam. Ces messieurs ont fait eux-mêmes les honneurs de leur pavillon.
- le président de la République a paru s’intéresser vivement aux différentes opérations par lesquelles passe le diamant avant d’être livré au commerce.
- ^En sortant de la taillerie de diamants, le président est entré au pavillon suédois, où il a été
- reçu par M. P.-N. Bergstrom, président de la section suédoise.
- La visite présidentielle s’est terminée aux galeries des machines agricoles, quai d’Orsay.
- En passant devant le restaurant hongrois, on fait une chaude ovation à M. Carnot, pendant que l’orchestre joue avec maestria l’air national hongrois et ensuite la Marseillaise.
- Le président était accompagné pendant ses visites par MM.Tirard, Spuller, Paye, Toucher de Carreil, Berger, le général Brugère, le commandant Cordier.
- Il a quitté l’Exposition à 5 heures et demie par le pont de l’Alma.
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- Visite de M. de Freycinet
- M. de Freycinet, ministre de la guerre, s’est rendu hier matin à l’esplanade des Invalides pour y visiter la section militaire. Il était accompagné du général Brault, chef de son cabinet militaire et de ses officiers d’ordonnance.
- Il a parcouru successivement les salles du génie, des services techniques, le pavillon de la marine, et l’exposition des grands établissements métallurgiques : Châtillon-Commentry, Maxim et Nordenfelt représentés à Paris par M. Barriquant; les Forges et Chantiers de la Méditerranée, dont MM. Béhic et Canet ont fait eux-mêmes les honneurs au ministre de la guerre.
- M. de Freycinet est ensuite monté au premier étage où il a admiré les magnifiques collections d’armures qui ont é'é envoyées par des amateurs, et, entre autres, celle qui appartient à M. Riggs.
- Il s’est arrêté devant les portraits et les bustes des célébrités militaires qui, grâce à la complaisance de leurs propriétaires, ont pu être réünis et dont l’ensemble forme une galerie des plus intéressantes.
- Le ministre de la guerre, un peu pressé par le temps, a regretté de ne pouvoir prolonger sa visite à l’exposition militaire, mais il se propose d’y revenir prochainement.
- LES H
- LE SHAH DE PERSE
- Nasser-Eddin a officiellement annoncé au gouvernement son arrivée à Paris le 20 juillet
- Dès le 1er juillet, l’hôtel de la rue Copernic sera prêt pour le recevoir.
- L’hôtel de la rue Copernic (seizième arrondissement) fut habité par Guzman-Blanco. Pour y recevoir dignement Nasser-Eddin, le garde-meuble a reçu l’ordre de l’approprier et de le décorer somptueusement. Des meubles et des tentures au goût, du shah vont être apportés et transformeront l’hôtel en un véritable palais persan.
- Voici quelques-uns des personnages qui accompagnent Nasser-Eddin :
- Emir-Sultan, dont le véritable nom est Mirya-Ali-Astrakan, est le premier ministre. Agé de trente ans, il est ministre de la cour depuis 1885 et est devenu le principal conseiller de son souverain. Emir-Sultan, qui fait son premier voyage à l’étranger, ne parle aucune langue européenne.
- Le président du conseil de l’empire et ministre des postes se nomme Emir-ad-Daoulé (Mirza-All-Khan). Elevé à l’européenne, il parle très bien le français. Agé de quarante-sept ans, il est un des principaux collaborateurs du shah dans ses réformes.
- Le troisième personnage de la suite est Ali-Kouli-Rhan-Moukhier-ad-Daoulé, ministre de l’instruction publique,l’un des hommes les plus instruits de son pays ; ce ministre s’est occupé,
- dès 1886, de l’introduction du télégraphe en Perse.
- Citons encore Mahmed-Hassan-Khain-Eh-balus-Saltené, qui est chef de la presse (avec prérogative de ministre) et rédacteur de quatre journaux : YElleta, Y Iran, Y Echo de Perse Scherew : Djiganghuir-Khan, ministre des beaux-arts, et le docteur Tholozan, médecin ordinaire du shah.
- En plus, sa suite se compose de sept généraux de division, lui servant d’aides de camp, de seize chambellans et de quatorze domestiques.
- Il paraît que le shah de Perse est accompagné, dans son voyage à travers l’Europe, d’un enfant de cinq ans qui le suit partout et assiste même aux réceptions diplomatiques. La raison en est assez curieuse : c’est un sorcier de Téhéran qui a recommandé au shah de toujours avoir à ses côtés cet enfant pour détourner les mauvais présages et se garder contre tout malheur !
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- CONGRÈS PODR LA PROPAGATION DÈS EXERCICES PHYSIQUES
- Dans l’éducation
- (du 15 au 22 juin)
- Président de la commission d’organisation: M. Jules Simon, do l’Académie française; vice-présidents : M. le docteur Brouardel, doyen de la Faculté de médecine ; M. Morel.
- PROGRAMME
- Samedi 15 juin, à 8 heures du soir. — Séance d’ouverture, à l’école des ponts et chaussées, 28, rue des Saints-Pères. — Discours de M. Jules Simon. — Les exercices physiques dans les écoles d’Angleterre, d’Amérique et d’Australie, rapport présenté par .M. Pierre de Coubertin.
- Dimanche 16 juin. — Excursion sur la Marne ; visite des garages de la Société d’encouragement et de la Société nautique de la Marne.
- Lundi. 17 juin, à 9 heures du malin et à 2 heures de l’après-midi, à l’école des ponts et chaussées. — Séances de travail ; L’escrime, la gymnastique, le tir, l’équitation et les exercices militaires dans les écoles, rapports de MM. de Villeneuve, Féry d’Esclands, Mérillon, de Mor-nay et le général ïramond. — A 8 heures du soir, grand assaut entre les vainqueurs des assauts des 9 et 10 juin, organisé par l’académie d’armés.
- Mardi 18 juin. — A une heure de l’après-midi, concours de paume organisé par la Société de longue paume du Luxembourg, sur son terrain de jeu du Luxembourg. — A 8 heures du soir, séance publique à l’école des ponts et chaussées.: les exercices physiques dans l’éducation au point de vue de l’hvgiène physique et morale, par M. le docteur Lagrange.
- Mercredi 19 juin. A 9 heures du malin et à 2 heures de l’après-midi, à l’école des ponts et chaussées, séances de travail : les jeux scolaires, les courses à pied, le canotage et la natation. Rapport de MM. Pierre de Goubertin, de Saint-Clair et Gaillat.
- Jeudi 20 juin. — A une heure de l’après-midi, concours de natation aux Thermes de la ville de Paris, 45, boulevard de la Gare.
- Vendredi 21 juin. — A une heure de l’après-midi, visite au bois de Boulogne ; exercices des élèves du lycée Jan-son-de-Sailly et de l’école Monge.
- Samedi 22 juin. — A 9. heures du matin et à 2 heures de l’après-midi, à l’école des ponts et chaussées, séances de travail : communications étrangères, vœux exprimés par le congrès. — A 8 heures du soir, réunion de clôture.
- Adhésion : 5 francs, chez M. Pierre de Goubertin, 20, rue Oudinot.
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- LE CONGRÈS DE SAUVETAGE
- Le congrès international de sauvetage, dont nous avons relaté la séance d’ouverture, a tenu hier, à deux heures, sa deuxième séance, dans hune des salles de l’aile droite du Trocadéro.
- Les opérations du comité d’organisation se composent d’expériences pratiques et de conférences théoriques.
- Les premières ont eu lieu à dix heures du matin ; elles étaient faites par deux groupes.
- Le premier s’est réuni sur la berge du pont de l’Alma et, après une conférence de M. Mou-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- reau, a procédé à des essais de sauvetage avec et sans appareils, à l’aide d’une équipe de sauveteurs bretons.
- Le deuxième groupe a visité le théâtre de la Porte-Sain t-Martin.
- La conférence a eu lieu à deux heures de l’après-midi. Elle avait pour objet la discussion des rapports relatifs au sauvetage maritime et fluvial. Rapporteurs : M. Potel, ingénieur, et M. Ragiot, administrateur délégué de la Société centrale de sauvetage.
- L’amiral Paris préconise l’emploi des remorqueurs pour guider les chaloupes de sauvetage.
- Le commandant Farcy se joint à la précédente demande et désire, en outre, que les sociétés fassent une fédération pour arriver à une entente internationale.
- Le commandant Riondel, après avoir lu quelques statistiques intéressantes sur les victimes de la navigation, demande que l’on détermine strictement le trajet des navires, afin d’éviter les accidents devenus si fréquents depuis l’invention des bateaux à vapeur, qu’il appelle de véritables « locomotives maritimes ». On gagnera en sécurité ce que l’on perdra en vitesse, mais la vie humaine mérite qu’on lui fasse ce sacrifice. Son discours est très applaudi.
- Parmi les membres du bureau, nous avons remarqué le prince héréditaire de Monaco, président d’honneur; M. Lisbonne, président du congrès; MM. Cacheux, Ragiot, Burgues, l’amiral Paris.
- Quel charmant tableau que le village tonkinois, entièrement bâti en bambou et couvert de feuilles de lataniers.
- Autour de la place sont construites des cabanes séparées les unes des autres par des tiges de bambou et calfeutrées de terre grasse.
- La table sur laquelle les ouvriers travaillent, assis à la turque, est placée dans un coin de la cabane. Elle se compose d’une planche carrée posée sur quatre pierres et revêtue d’une natte en feuilles de latanier.
- Avant de se mettre au travail, après avoir mis ses outils à portée, l’ouvrier tonkinois quitte ses souliers et examine si ses pieds sont dans un état de propreté parfaite. Le reste de la case contient l’outillage et les matériaux nécessaires à la fabrication des objets.
- Les Tonkinois sont très intelligents, et ils se font vite à tous les métiers. Il suffit de les voir travailler pour se convaincre de leur habileté.
- Les sculpteurs font des bureaux et des cadres en bois sculptés que ne renieraient pas les plus habiles ébénistes du faubourg Saint-Antoine.
- Les brodeurs ornent de couleurs flamboyantes des costumes tissés par des tisserands, qui, avec leurs métiers primitifs, fabriquent des étoffes aussi belles que celles de Lyon.
- Les orfèvres repoussent avec un simple morceau de fer aiguisé des objets de toute beauté.
- L’habileté des ouvriers n’est pas moins grande que celle des artistes, car les sculpteurs, les brodeurs et les orfèvres tonkinois sont de véritables artistes.
- Voyez plutôt ce laqueur plaquer sur les chandeliers et les boîtes destinées à Bouddha la laque rouge, et ce forgeron battre sur son enclume ronde le fer qu’il vient de chauffer au feu, activé par un soufflet à piston ! Et ce fabri-
- cant de parasols et de palanquins à l’usage des mandarins ! Et ce charpentier qui termine la cabane du maître !
- Tous sont d’une adresse merveilleuse, depuis le fondeur jusqu’au fabricant de gong et au fabricant de tambours.
- LA BOURSE
- 14 juin 1889.
- Le marché des fonds publics a été très faible, au début de la séance, mais ensuite, les acheteurs ont opposé une résistance assez énergique pour obliger les vendeurs à modérer leurs offres. Notre place est solide. Elle a des motifs pour ne pas entreprendre une campagne de hausse, mais elle est bien décidée à ne pas laisser le champ libre aux huissiers.
- Le 8 0/0 ferme à 83.62 1/2 soit à 2 1/2 centimes au-dessus du cours d’hier. Les fonds étrangers sont (‘.gaiement plus animés. Le Russe, en particulier, a bénéficié de quelques bons achats, en réponse aux attaques de la spéculation allemande.
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à 10 heures : Visites à l’Exposition; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du Palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situé à l’extrémité du Palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des Républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marionnettes de Barnard pendant les entr’actes.
- De 2 à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face la rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exposition.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, derrière le Palais Arts libéraux, côté de l’avenue Suffren.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain,, musique ; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et dioramas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TÔXJT-PARIS, en face la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de VExposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan. Phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de 9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 40.
- Dimanche 16 juin : Promenade-visite à l’Exposition universelle de 1889, organisée par la Société-centrale du Travail professionnel.
- Lieu de réunion : devant le Pavillon delà Presse,, à 10 heures 15 matin.
- M. Ernest Hubou, ingénieur civil des mines,, inspecteur à la compagnie du chemin de fer de l’Est.
- ' Sujet de la conférence : Industries chimiques.
- Gravure réduite de la couverture du GUIDE GÉNÉRAL, publié par le Bulletin Officiel, qui vient de paraître.
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- RENSEIGNEMENTS
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au .square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries .avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. „— Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de 1 Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place do la République-Ecole miltaire, Saint--Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-Issy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Pasy;, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pçmt de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de T Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, -Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera -également desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies : les Bateaux-Omnïbus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes à Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pen-•dant toute la durée de l’Exposition.
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’îéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur ^ de l’avenue de SufFren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Service des bateaux omnibus. — Service de nuit de 10 heures à 11 heures du soir entre le Champ de Mars et l’Hôtel de Ville, pendant la durée de VExposition, au prix de 25 centimes.
- Par autorisation spéciale de M. le Préfet de police en date du 6 juin courant, ce service partira du pont d’îéna, en faisant escale aux stations suivantes ;
- 1° Au pont de l’Alma, rive gauche.
- 2° Au pont de la Concorde, rive gauche.
- 3° Au pont Royal, rive gauche.
- * 4-o Au pont des Saints-Pères, rive gauche.
- 53 Au Pont-Neuf, rive gauche.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de SufFren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars'est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h, 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies à la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Gonstantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que:
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures malin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir).
- UTILES
- Porte dupont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 heu-ses soir). Porte d’îéna (6 heures matin à 11 heures soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- _VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Le,? heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. —Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de SufFren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. —Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 3 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour'des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y. trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées par jour :
- Matin : 7 h. 30, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs, — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous, la galerie extérieur A du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants •
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté 'École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Expo.-sition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 188P,
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le spectacle du Grand-Théâtre de l’Exposition, situé près du Palais des Arts Libéraux, côté Sufïren, au milieu des Républiques américaines, obtient chaque jour un vrai succès.
- La troupe Alexander, dans une pantomime inénarrable intitulée les Tribulations d’un Touriste, les acrobates Les Constanti, les chiens admirablement dressés de Léo Karl, la petite Georgina Aix, qui, âgée de huit ans, exécute des exercices d’acrobatie extraordinaires, la brillante chanteuse mauresque Kara, le Paris-Quatuor qui enlève, avec un brio admirable, le chant patriotique : Quatre-vingt-neuf,
- les ballets d’enfants réglés par Mme Mariquita, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Ajoutons que la vaste salle du Grand-Théâtre, avec sa brillante exposition spéciale de produits français et exotiques, avec ses bars tenus par de charmantes serveuses, avec ses originales marionnettes, constitue un des lieux de promenade les plus pittores -ques et les plus intéressants de l’Exposition.
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- Le Numéro : 15 Centimes
- Lundi 17 Juin 1889
- 2e Série.
- N,:
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- A B O N N E NI E N T S
- POUR L\ DURÉE DE L’EXPOSITION
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M Seymour Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Partie officielle : Décret. — Elections des bureaux des Jurys (Suite). — Règlement. — Partie non officielle : Chronique. — Les Fêtes de la section Coloniale. — Echos. — Le banquet algérien. — Paris sans voilures et pas assez d’omnibus. — La chaleur dans les Galeries. — Une singulière chute ou «Mariez-vous ». — Les Reaux-Arls à l’Exposition universelle de 1889 (Autriche-Hongrie) (Suite). — La Bourse. — Guide des attractions. — Annonces et réclames.
- LA GALERIE DES MACHINES
- PARTIE OFFICIELLE
- Le président de 3a République française,
- Vu le décret du 8 novembre 1884 ;
- Vu la loi du 6 juillet 1886;
- Vu le décret du 28 juillet 1886 ;
- Vu le. décret du 27 mars, réglant l’organisation du jury international des récompenses;
- , ^ u l’article 22 dudit décret, portant qu’un jury spécial, composé de trente-deux membres, sera formé pour l'exposition d’économie sociale ;
- Sur la présentation du président du conseil,
- | ministre du commerce, de l’nidustrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889,
- Décrète :
- Article 1er. — Sont nommés membres du jury des récompenses pour l’exposition d’économie sociale :
- MM.
- Bry, agent général de ia compagnie «l’Urbaine » (Seine), conseiller d’arrondissement de Seine-et-Oise, maire de Gagny (Seine-et-Oise).
- Paul Bucquet, ancien inspecteur général des établissements de bienfaisance, président du comité d’admission de la 5e section de l’exposition d’économie sociale.
- Léon Gaubert, ancien secrétaire d’ambassade, secrétaire du comité d’admission, de la 7e section de l’exposition d’économie sociale.
- Emile Chevalier, lauréat de l’Institut, professeur d’économie politique à l’institut national agronomique et à l’école normale supérieure de Saint-Cloud, conseiller général de l’Oise.
- Emile Cheysson, ingénieur en chef des ponts et chaussées, ancien président de la société d’économie sociale, ancien directeur du Creusot, président du comité d’admission de la section XIV de l’exposition d’économie sociale.
- Alphonse Courtois, professeur d’économie politique,secrétaire perpétuel de la société d’économie politique de Paris.
- Léon Donnât, ingénieur civil des mines, membre
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- 2
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- du Conseil municipal de Paris, président du comité d’admission de la section XVI de l’exposition d’économie sociale.
- De Loville, professeur d’économie industrielle et de statistique au Conservatoire des arts et métiers, chef du bureau de la statistique au ministère des iinances. membre du comité d’admission de la section VIII de l’exposition d’économie sociale.
- Griolet, maître des requêtes honoraire au conseil d’Etat, vice-président du conseil d’administration de la compagnie des chemins de fer du Nord, membre du comité d’admission de la section XIV de l’exposition d’économie sociale.
- Labiche (Emile), sénateur.
- E.-O. Lami, auteur et directeur du dictionnaire ncyclopédique de l’industrie et des arts industriels, rapporteur du jury de la classe 3 à l’exposition d’Anvers, président du comité d’admission de la section XII de l’exposition d’économie_ sociale et secrétaire de la commission d’organisation.
- Charles Lavollée, ancien préfet, administrateur de la compagnie générale des voitures à Paris, membre de la société d’économie politique.
- Anatole Leroy-Beaulieu, membre de l’académie des sciences morales et politiques, professeur à l’école des sciences politiques.
- Charles Lucas, architecte de l’école municipale professionnelle du livre, vice-président du comité d’admission de la section IV de l’exposition d’économie sociale.
- Lyonnais, député, président • du comité d’admission de la section III de l’exposition d’économie sociale.
- Hippolyte Maze, sénateur, président du comité d’admission de 1a, section VI de l’exposition d'économie sociale.
- Le docteur Neumann, secrétaire du comité d’admission de la section XIII de l’exposition d’économie sociale.
- Frédéric Passy, député, membre de l’académie des sciences morales et politiques, vice-président du comité d’admission de la section I de l’exposition d’économie sociale.
- Pernolet, député, président du comité d’admission de la section IX de l’exposition d’économie sociale.
- Georges Picot, membre de l’académie des sciences morales et politiques, vice-président du comité d’admission de la section XI de l’exposition d’économie sociale.
- Charles Robert, ancien conseiller d’Etat, directeur de la compagnie d’assurances « l’Union », président de la société pour l’étude pratique de la participation du perssnnel dans les bénéfices, président du comité d’admission de la section II de l’exposition d’économie sociale.
- Léon Say, sénateur, membre de l’Académie française et de l’académie des sciences morales et politiques, président delà société d’économie politique, président du comité d’admission de la section VII et de la commission d’organisation de l’exposition d’économie sociale.
- Jules Siegfried, député, ancien maire du Hâvre, président du comité d’admission de la section XI et vice-président de la commission d’organisation de l’exposition d’économie sociale.
- Gh. Tranchant, vice-président de la section économique et sociale du comité des travaux historiques et scientifiques, vice-président du comité d’admission de la section YII de l’exposition d’économie sociale.
- Art. 2. — Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889, est chargé de l’exécution du présent décret.
- Fait à* Paris, le 13 juin 1889.
- CARNOT.
- Par le Président de la République :
- Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies,
- P. TIRARD.
- Des Jurys
- (Suite)
- Classe 10
- Président : VL Vacquerel, France. Vice-président : VL Lamort, Luxembourg.. Rapporteur : VI. Ghoquel, France.
- Secrétaire : VI. Fortin,France.
- Classe 17
- Président : VI. H. Lemoine, France. Vice-président VL Donaldson, Grande-Bretagne.
- Rapporteur : VI. Vleynard, France.
- Classe 2(3
- Président : M. Radanet, France. Vice-président : M. Dufour, Suisse. Rapporteur: M. Garnier, France.
- Secrétaire: VI. Sandoz, France.
- Classe: 31
- Président : M. Magnier, France. Vice-président : VI. Leirens, Belgique. Rapporteur: VI. Simonnet-Godard,France. Secrétaire : VL Faucheur, France.
- Classe: 34
- Président : VI. Binot, France.
- Vice-président : VI. Robyn-Stoequart, Belgique. ,
- Rapporteur : VI. Letebure, France.
- Secrétaire : M. Blazy, France.
- Classe: 35
- Président : VL Julien Hayem, France. Vice-président : M. Van Bergen, Etats-Unis. Rapporteur : M. Mortur, France.
- Secrétaire : VI. Farcy, France.
- Classe: 30
- * Président : M. Vluzefc, France,
- Vice-président : VI. Glaes (Verxelaire), Belgique.
- Rapporteur : VI. Leduc, France.
- Secrétaire : VI. Patay, France.
- Classe: 38
- Président : VI. le général Gras, France. Vice-président : VI. Ancion, Belgique. Secrétaire - rapporteur : Gastine - Renette, France.
- Classe 39
- Président : VI. Gobron, France.
- Secrétaire : M. Sriber, France.
- Classe: 40
- Président : VI, Rossolin, France. Vice-président : VI. Jumeau, France. Secrétaire-rapporteur : VI. Jullien, France.
- Classe 50
- Président : M. Aimé Girard, France. Vice-président : VI. Meeus, Belgique. Rapporteur : VI. Millot, France.
- Secrétaire : VI. A. Rouart, France.
- Classe 54
- Président : VI. Max Richard, France. Vice-président : VI. Bede, Belgique. Rapporteur : VI. Imbs, France. ; ,
- Secrétaire : M. Dessonneau, France.
- ; Classe 56
- Président : M. Parfait Agnellet, France. Vice-président : VI. Gotendorf, Etats-Unis. Secrétaire-rapporteur : VI. A. Godillot, France.
- Classe 57
- Président : VI. Haret, France.
- Vice-président : VI. Serrel jeune, Etats-Unis. Rapporteur : VL Cousté, France.
- Secrétaire : M. Panhard, France.
- Classe: 59
- Président : VI. Ruau, France.
- Vice-Président : VI. G. S. YVard, Etats-Unis. Rapporteur : M. Périsse, France.
- Secrétaire: Middleton, Angleterre.
- Classe 76
- Président : VL Balbiani, France. Vice-président : VL Ramé, France. Rapporteur: VI. Brocchi. France.
- Secrétaire : VI. Henneguy, France. ~
- Classe 78
- Président : M. Hardy, France.
- Vice-président : VI. André, France. Secrétaire-rapporteur : VI. Joly, France.
- Classe 79
- Président : M. de Choiseul, France. Vice-président : VI. Villard, France. Secrétaire-rapporteur : VL Vloser, France.
- Classe 80
- Président : VL Curé, France.
- Vice-président : VI. Joret, France. Secrétaire-rapporteur: M. Duvillard,France. Classe 81
- Président : VI. Gh. Baltet, France.
- Vice-président: VI. F. Jamin, France. Secrétaire-rapporteur: VI. E. Vlussat, France. Classe: 82
- Président : VL le Paute, France. Vice-président : VI. Demontzy, France. Secrétaire-rapporteur : VI. Revek, France. Classe 83
- Président : VI. Duchartre, France. Vice-président; VI. Chantin, France. Secrétaire-rapporteur : M. Truffant, France. -----------------------------------
- Ordre des Travaux
- La classe 11 commencera ses travaux lundi 17 juin, à 2 heures, par la section française.
- Mardi 18, à 9 heures du matin, section française.
- Mercredi 19, à 9 heures du matin, section danoise.
- Jeudi 20, à 9 heures du matin, section belge.
- -----------------------------------
- Exposition universelle de 1889 direction générale de l’exploitation
- POUR LES
- Essais pratiques et Concours spéciaux de Machines et instrument d’agriculture
- Article Ier. — Des essais pratiques et concours spéciaux de machines et instruments d’agriculture auront lieu pendant la durée de l’Exposition universelle.
- Les machines et instruments admis à ces essais fonctionneront dans les conditions normales de la pratique et pendant un temps assez long pour qu’il soit passible d’en apprécier le mérite.
- Article 2. — Ges essais s’appliqueront aux machines françaises et étrangères appartenant à l’un des groupes suivants : x
- I. — Semoirs en lignes ou à paquets pour céréales, graines quelconques; épandeurs et distributeurs d’engrais et d’insecticides.
- II. — Appareils à filtrer les vins et les lies.
- III. — Pulvérisateurs pour destruction des parasites des plantes et de la vigne.
- IV. — Matériel de laiterie. Appareils pour la conservation et le transport du lait, pour la séparation de la crème, pour la fabrication du beurre et des fromages; éerémeuses, barattes, presses, ustensiles, etc. Présures, enveloppes pour la conservation et l’expédition des produits de la laiterie.
- Y. — Machines à faucher et à moissonner. Moissonneuses-Lieuses. Machines lieuses indépendantes. Appareils chargeurs. Elévateurs. Presses portatives à foin et à paille.
- VT. — Maiériel et procédés de cueillette; préparation. séchage, étuve, conservation et emballage des fruits secs (pruneaux, pommes, raisins, etc.).
- YII. — Appareils pour la décortication de la ramie.
- Article 3. — Les essais pratiques auront lieu aux époques désignées ci-après :
- 1er Groupe. — Semoirs de graines et distributeurs d’engrais ou d’insecticides pulvérulents et liquides pour les céréales, betteraves et autres cultures agricoles.
- Le lundi 10 juin, sur la ferme de Noisiel (Seine-et-Marne).
- 2e Groupe. — Appareils à filtrer les vins, les lies et autres.
- Le jeudi 20 juin, à la station d’essais de machines, rue Jenner, Paris.
- 3e Groupe. — Pulvérisateurs.
- Dans le vignoble d’Argenteil (Seine-et-Oise).
- Première semaine de juillet.
- 4e Groupe. — Matériel de laiterie.
- Du 15 au 22 juillet, aux Champs-Elysées, à Paris, au concours international d’animaux reproducteurs.
- 5e Groupe. — Machines à faucher et à moison-ner.
- Moisonneuse-Lieuses. '
- Lieuses indépendantes.
- Chargeurs et élévateurs de foin et de paille.
- Presses à foin et à paille.
- Du 25 juillet au 10 août sur la ferme de Noisiel (Seine-et-Marne),
- 6‘e Groupe. — Matériel et procédés de cueillette; préparation, étuvage, séchage.
- Pendant la deuxième quinzaine d’août, à la station d’essais des machines agricoles, rue Jenner, F a ri s.
- 7e Groupe. — Appareils de décortication de la Ramie.
- Deuxième quinzaine d’août ou première semaine
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- de septembre, à ta station d’essais de machines, rue Jenner, Paris.
- Article 4. — L’emplacement et la date précise de ces essais pratiques seront indiqués ultérieurement et quinze jours au moins à l’avance.
- Article 5. — Sont admis à ces essais et aux concours spéciaux les inventeurs, constructeurs ou entrepositaires, quelle que soit leur nationalité, exposants à l’Exposition universelle de 1889.
- Article (>. — Les exposants qui voudront prendre part à l’un quelconque de ces concours, devront en taire la demande, par écrit, à. la direction générale de l’exploitation, 16, avenue de la Bourdonnais, à Paris.
- Pour le lfir groupe, le 1er juin au plus tard.
- Pour le 2e groupe,Te 10 juin au plus tard.
- Pour le l-je groupe, le 20 juin au plus tard.
- Et pour les autres groupes, le 30 juin au plus tard.
- Chaque demande devra contenir les noms, prénoms, raison sociale et domicile de l’exposant, la date de l’invention de la machine ou de son dernier fonctionnement.
- Le nom de l’inventeur.
- Le poids de la machine.
- Son rendement utile.
- Son prix.
- Le nombre des machines déjà vendues, et tous autres renseignements propres à éclairer le jury.
- Article 7. — Un jury spécial sera nommé pour chaque concours. Ce jury se composera essentiellement des membres du jury.international des récompenses dans les classes intéressées et de membres spéciaux adjoints.
- Le jury désignera son président et nommera un rapporteur chargé de faire un rapport sur les résultats du concours.
- Il statuera sur la nature des épreuves a effectuer, sur les divisions à établir entre les diverses machines de chaque groupe, sur les conditions dans lesquelles les essais se feront.
- Article 8. — Les exposants admis aux essais pratiques et concours spèciaux'devront présenter soit l’une des machines exposées soit une machine de construction identique qui devra être en place, prête à fonctionner, à l’heure prescrite par le jury.
- Article 9. — Chaque exposant admis sera tenu de se pourvoir, à ses frais et comme il l’entendra, du personnel, des attelages, du combustible et autres moyens d’action nécessaires au fonctionnement de ses machines et instruments.
- Les frais de transport, à l’aller et au retour, seront également à sa charge.
- Il devra se soumettre à toutes les' épreuves prescrites par le jury. .
- Article 10. Le jury pourra autoriser 1 exposant dont la machine sera brisée., mise hors de service'OU. arretée en plein travail, a la remplacer par une machine identique.
- Article IL — Des commissaires spéciaux seront chargés de tout ce qui concerne l’organisation des essais et de prendre les dispositions en conséquence.
- Article 12. — Il n’y aura pas de classement par ordre de mérite, mais tout exposant dont les machines, instruments ou appareils en auront été jugés dignes, pourra recevoir l’une des récompenses prévues par le règlement du Jury international des récompenses.
- Le jury aura, en outre, à sa disposition dix objets d’art pour récompenser les mérites exceptionnels.
- Chaque jury proposera l’ordre des récompenses à accorder à raison des épreuves pratiques.
- Il tiendra compte néanmoins, dans son jugement, de la machine ou instrument, au point de vue de la construction et de l’entretien.
- Article 13. — Le président de chaque jury transmettra, dans un délai de quinze jours, à M. le directeur général de l’exploitation, le rapport rédigé par le rapporteur et approuvé par le jury surfes résultats du concours et les propositions du jury.
- Article 14. — A la lin des opérations, les présidents, vice-présidents et rapporteurs des jurys se réuniront pour prendre connaissance des rapports de chaque jury spécial et statuer définitivement sur les récompenses à accorder.
- Le rapport d’ensemble sera immédiatement
- transmis à M. le directeur général de l’exploitation.
- Paris, le 20 mai 1889.
- Vu et approuvé :
- Le directeur général de Vexploitation, (f. Lkbgkü.
- Approuvé :
- Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général,
- P. Tjrabd.
- 'A.UTIE NON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- On voit, depuis quelques jours, circuler dans les galeries de l’Exposition des groupes assez compacts, au milieu desquels un monsieur, que tout le monde semble écouter avec attention, parle tout haut ; c’est un nouveau genre de conférence, qui, j’espère, n’empêchera pas le chevelu Lapommeraye de dormir : c’est la conférence ambulante.
- J’ai entendu des passants dire ironiquement, en évitant ces groupes : « c’est une caravane ! » Ils s’imaginaient à tort qu’une agence Cook quelconque offrait aux étrangers cette causerie supplémentaire, comme elle donnait le logement à l’hètel, les repas et la promenade en break, moyennant tant par jour.
- Point du tout, ces conférences, qui vont se multiplier de plus en plus, sont faites pour des groupes scolaires, pour des sociétés savantes, et aussi pour les membres de tel ou tel congrès.
- J’ai suivi un instant, avant-hier, M. de Mor-tillet fils, qui, dans le palais des Arts libéraux, a fait une causerie des plus savantes et des plus intéressantes aux membres de l’école d’anthropologie. Les vitrines contenant les armes, bijoux, poteries gauloises, romaines ou mérovingiennes ne sont que lettre morte pour la plupart des visiteurs; elles s’animaient, elles devenaient vivantes sous la parole du conférencier.
- Mais il est évident que, pour examiner ainsi techniquement et en détail toutes les vitrines de Imposition, il faudrait plus de dix ans.
- ***
- La famille égarée !... C’est tout un petit drame intime, qui se passe journellement à l’Exposition ; il n’est pourtant pas indispensable de le raconter avec des larmes dans la voix.
- Essayons d’être sérieux cependant.
- ils étaient cinq : Monsieur, madame, la bonne et deux bébés. Ils n’avaient pas une grande habitude de Paris ni de ses foules, étant arrivés le matin même des Andelys, pays charmant, mais essentiellement calme. Aussi, comme ils avaient une peur bleue de se perdre les uns les autres, le père de famille avait décidé solennellement que celui qui s’égarerait devrait se rendre immédiatement au Dôme central pour y attendre les autres.
- Très bien. Au bout d’une heure de pérégrination, madame, qui s’était un instant isolée dans un endroit spécial, sort effarée de son buen re-tiro et ne trouve plus personne. Vite, elle va au point indiqué, où elle est bientôt rejointe par monsieur qui, de son côté, au milieu du brouhaha de la rue du Caire, avait perdu sa bonne et ses deux enfants.
- Tous deux attendent de compagnie pendant quelques minutes et, ne voyant rien venir, ils courent à la recherche des trois autres et abandonnent le poste convenu.
- Dans l’intervalle la bonne et les enfants étaient arrivés *. ne voyant personne a leur tour, ils re-
- partent, et le chassé-croisé dura pendant des heures. Pour deux qui rentraient, trois sortaient. C’était un va-et-vient continuel. Ce ne fut qu’à force de calme et de patience que les cinq membres de la famille se retrouvèrent et tombèrent, en versant des larmes de joie dans les bras les uns des autres.
- Eh bien ! cette idée originale, sortie d’un cerveau américain, a donné naissance à un amusant joujou que nous baptiserons : la famille égarée, et qui reproduit toutes les phases du petit drame que nous venons de raconter.
- Il y a, dans une petite boite ronde et vitrée, le dédale des galeries de l’Exposition et un point central où il s’agit de faire tenir ensemble cinq petits grains de plomb, très mobiles, très sensibles à la moindre impulsion. Quand un, quand deux sont entrés au milieu et qu’on cherche à faire entrer les trois autres, les deux premiers s’enfuient et ainsi de suite.
- C’est à la fois agaçant et très amusant.
- On ne tardera pas à s’arracher là famille égarée !
- F. L.
- LES FÊTES DE LA SECTION COLONIALE
- Il doit y avoir, à l’esplanade, plusieurs séries de fêtes. Mais l’une d’elles seule est actuellement arrêtée en principe. C’est celle qui doit avoir lieu à l’occasion de l’inauguration par le président de la République de l’exposition de la section coloniale.
- Bien que la date de cette fête ne soit pas encore fixée, le programme en est à peu près arrêté à l’heure qu’il est.
- La fête aura lieu de jour. M. Carnot sera reçu à l’entrée de la section par le sous-secrétaire d’Etat, le commissaire général et les organisateurs de l’exposition. Il passera entre une haie formée parles soldats indigènes et commencera sa visite par le palais central. Les palais cochin-chinois, cambodgien, guyanais, annamite, seront successivement visités ensuite dans l’ordre que nous leur donnons. Il en sera de même des villages annamite et canaque, du palais guade-loupien, de la serre, du village sénégalais.
- Le président de la République terminera sa visite par les palais malgache et tonkinois. Un lunch sera servi alors. Deux buffets, un pour M. Carnot et sa suite, l’autre pour les commissaires et invités, auront été dressés, le premier au palais du Tonkin, le second dans celui de-ITndo-Chine.
- Après le lunch commenceront les parades et fêtes indigènes.
- Cent vingt-deux personnages de l’Annam et du Tonkin formeront ensuite une procession du Dragon. Les indigènes de l’esplanade construisent déjà cette autre tarasque, qui certes n’est pas moins effrayante que la captive des Taras-connais.
- Le Gabon représentera des simulacres de combats et .de jeux de sagayes.
- Enfin, le Sénégal donnera également divers spectacles très curieux. Pendant la visite du président de la République, les indigènes termineront devant lui des ouvrages de broderie, d’incrustation, de bijouterie et de peinture, qui seront ensuite offerts à Mme Carnot.
- Quelques-uns de nos confrères ont annoncé que la Nouvelle-Calédonie donnerait la danse du pilou-pilou, avec chanteurs et musiciens. Cette nouvelle est inexacte. Les dix canaques qui représentent, à l’Exposition, la Nouvelle Calédonie, ne sont pas en effet en nombre suffisant pour pouvoir donner cette représentation avec son véritable caractère.
- Par contre, MM. Dislère, Henrique,Muller,-Sanson et Destourelle étudient un projet de fête navale gratuite, offerte au public sur la Seine. Cette fête très originale serait donnée
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- par tous les pagayeurs de nos colonies qui simuleraient, par exemple, l’attaque d’un grand bateau, transformé pour la circonstance en navire de guerre.
- Cette première fête, qui marquera en quelque sorte rachèvement complet de la section, aura, sauf en ce qui concerne la partie navale, un caractère privé. Six cents invitations environ seront lancées. Elles seront attribuées au président de la République et à sa maison civile et militaire, au corps diplomatique, aux sénateurs et aux députés des colonies, au conseil supérieur aux colonies, enfin aux commissions et aux écoles coloniales.
- La seconde série de fêtes serait publique. On étudie en ce moment un projet qui consisterait en une sorte d’association de toutes les expositions exotiques de l’Esplanade. La participation des sections algérienne et tunisienne et du Kampongjavanais est dès à présent acquise à ces réjouissances.
- Le prix d’entrée pour ces fêtes serait assez élevé — dix francs par exemple — mais il donnerait au visiteur libre accès auprès de toutes les attractions des sections, théâtre annamite, concert tunisien, danses d’aimées algériennes, théâtre des marionnettes javanaises, etc., etc.
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- Hier a eu lieu au cabaret roumain le banquet offert par le prince Georges Bibesco à la presse française.
- Le prince Georges Bibesco, président du comité national de Roumanie et commissaire général à l’Exposition, présidait, ayant à sa droite M. Duverdy et à sa gauche M. Grim-blot, vice-présidents du comité de la presse. Il avait en face de lui M. Mézières, membre de l’Académie française, vice-président du comité de la presse, qui remplaçait M. Hébrard, président.
- Les membres du comité roumain et la plupart des membres du comité de la presse française étaient présents.
- Pendant le dîner, un orchestre roumain a joué des airs nationaux qui ont été fort applaudis.
- M. le prince Georges Bibesco a pris la parole. Sa parole vibrante et émue, son éloquence chaleureuse ont provoqué à plusieurs reprises les acclamations.
- Nous reproduirons ce discours, empreint d’un sentiment si patriotique et si français.
- M. Mézières a répondu, il a glorifié l’homme éminent qui a consacré toute sa vie, avec un si noble désintéressement, à son pays et à la France.
- M. le prince Georges Bibesco a fait les honneurs avec une grande cordialité et ses convives ont emporté de cette fête un souvenir qui ne s’effacera pas.
- ÉCHOS
- A«x guichets
- Un autre guichet a été mis à la disposition des visiteurs, ce matin, au coin du quai d’Orsay et de l’avenue de La Bourdonnais. Comme on peut le voir, l’administration du contrôle fait tout ce qui est en son pouvoir pour faciliter le service des entrées.
- Un bon point de plus.
- Pendant que nous parlons du contrôle, une petite question. Pourquoi n’a-t-on pas fixé dans le règlement l’âge àpartir duquel les enfants doivent payer l’entrée ? Cela fait éclore de fâcheuses contestations entre le public et les contrôleurs des différents guichets qui n’y peuvent rien.
- Des cadrans s. v. p.
- Tout le monde n’a pas dans son gousset démontré de Genève, et il est pourtant indispensable de savoir l’heure à l’Exposition, car on perd vite la notion du temps au milieu des merveilles qui défilent devant vos yeux.
- Or, il n’y a à proprement parler qu’une seule horloge à l’Exposition : c’est celle du dôme central.
- Ne pourrait-on pas établir dans les carrefours les plus importants des cadrans pneumatiques ou autres, ou même sur la tour Eiffel, c’est là qu’un quadruple cadran, placé sous la seconde plate-forme, serait visible de tous côtés !
- Une statistique intéressante
- Les jours où il y a le plus de monde à l’Exposition sont d’abord le dimanche, puis le jeudi, puis le mardi, le lundi, le mercredi et le samedi. Le jour le plus faible pour les entrées est le vendredi. 11 semble qu’on aurait pu l’adopter pour le jour select. On a observé qu’il n’y avait guère en moyenne que cent entrées de i franc par jour. Tous les visiteurs entrent avec des tickets qui valent aujourd’hui 45 centimes.
- La protection des pelouses
- M. Alphand a fait entourer les pelouses de treillages en bois pour les protéger contre les promeneurs.
- A partir d’aujourd’hui, il y a une équipe spéciale de gardiens pour le service d’ordre des j,ardins.
- Grand-Théâtre
- Chaque soir le Grand-Théâtre est le rendez-vous des élégants. Après les fontaines lumineuses, on se retrouve dans les promenoirs du Grand-Théâtre, dont le programme très varié est très amusant. La Fêle Chinoise et Une affaire d’honneur, la pantomime anglaise des célèbres Alexander, suffirait à attirer la foule au Grand Théâtre, sans compter le concert Tunisien avec la « Belle Fatma ».
- •Au Trocadéro
- Mardi 18 courant, à une heure et demie (salle des fêtes du Trocadéro), représentation extraordinaire donnée par la Comédie-Française, au bénéfice de M. Ch. Bodinier, secrétaire de la Comédie-Française. Au programme : i>’e représentation de : Au Crépuscule, poème en un acte, inédit, en vers, de Carmen, Sylva interprêté par Mlles Dudlay et Ha-damard; lre représentation également de Sur la lisière d’un bois, poème en un acte, en vers de Victor Hugo, par MM. Coquelin cadet, Albert Lambert, Mlle Muller ;
- Le Barbier de Séville (scène du clavecin), par MM. Febvre, Thirion, et Mme Barretta-Worms;
- Dupont et Durand, par MM. Leloir et Beer :
- Intermèdes par MM. Got. Laroche, Worms, Sylvain, Mlles Bartet, Céline Montaland, Pierson, Brandès;
- Mme Rose Caron et M. Delmas, de l’Opéra, pour le chant;
- 1er acte de M. Pourceaugnac, avec la course des apothicaires dans la salle: MAI. Coquelin cadet, de Féraudy, Boucher, Truffier, Martel, Laugier, Samary, Gravollet, Mmes Frémaux et Kalb.
- Gomme on le voit, spectacle des plus attrayants.
- Paris en mer
- C’est au Pavillon de la mer, situé entre le Grand-Théâtre de l’Exposition et la ville japonaise, que ces bons terriens de Parisiens viennent se faire aux émotions de la mer.
- L’illusion est du reste presque complète, il ne manque que quelques paquets venant vous rafraîchir un peu de temps en temps, pour qu’on soit tout à fait enlevé; aussi les bateaux ne désemplissent-ils pas de la journée et le soir faut-il faire queue pour arriver à faire un tour en mer.
- Tes ascensions dans la Tour
- Le 18, le nombre des ascensions dans la Tour a
- été :
- Du rez-de-chaussée au l<u étage... 9.719
- Du R1' au 2e étage............... 4.99(1
- Du 2e étage au sommet............ 1.0(17
- L’ascenseur Edoux, qui conduit les visiteurs de la deuxième plate-forme au sommet, était ouvert, pour la première fois au public payant.
- Üuarante personnes y étaient admises par voyage.
- Le chiffre de 1,007 ascensions sera sensiblement dépassé aujourd’hui, l’ascenseur Edoux n’ayant commencé à fonctionner hier qu’à partir de quatre heures.
- Tout s’est d’ailleurs admirablement bien passé, et hier matin, dès dix heures et demie, les visiteurs commençaient à se présenter au guichet de l’ascenseur Edoux.
- Les Interprètes à l’Exposition
- Le service des interprètes, dont nous avons annoncé la formation il y a quelques jours, fonctionne aujourd’hui pour la première fois.
- Gomme nous l’avons dit, ce service est installé dans le salon international de lecture et de correspondance, situé sur la terrasse des beaux-arts.
- Voici le tarif des interprètes :
- La première heure est due en entier.
- Tout quart d’heure commencé est dû en entier.
- 1 heure................. 2 f. 50
- 1 heure 1/4............. 8 15
- 1 heure 1/2............. 3 75
- 1 heure 3/4............ 4 40
- 2 heures................ 5 »
- Les interprètes peuvent être retenus à l’avance. Il suffit d’en faire la demande à M. Ghio, directeur du Salon de lecture.
- Et les Coiffeurs ?
- On se lève de bonne heure pour arriver au premier coup de canon à l’Exposition, et l’on n’-a pas toujours le temps de se faire la barbe avant de sortir.
- Or, vers midi, en se regardant dans une vitrine bien luisante, on s’aperçoit qu’on n’est guère présentable ; on cherche un barbier, un coiffeur : il n’y en pas !
- On nous signale bien un barbier tunisien ou algérien à l’Esplanade. On nous parle, d’autre part, d’un barbier volant qui rase les garçons de café, mais cela ne suffit vraiment pas pour le public.
- Tu exotique de plus
- A noter une naissance dans le village kabyle situé à gauche de la principale porte d’entrée du quai d’Orsay.
- Une jeune femme de ce village — elle n’a pas plus de dix-duit ans — a accouché mercredi d’un gros et superbe garçon.
- Et la Tour
- C’est à partir de ce matin que l’ascenseur américain Otis du pilier sud a été mis à la disposition du public.
- Comme on le sait, cet ascenseur, comme celui du pilier nord, conduira les voyageurs du sol à la seconde plate-lorme.
- Le prince de Galles
- Le prince de Galles devient un visiteur journalier de notre Exposition, qu’il trouve chaque jour plus intéressante. Nous l’avons rencontré hier après-midi arpentant, à pas de géant, les jardins du Champ de Mars.
- Il se rendait à la gare Decauville, accompagné d’un des commissaires de la section britannique.
- Le public l’ayant reconnu voulait lui faire une
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- petite ovation, mais le prince marchait tellement vite qu’il n’était possible de le suivre cju’en courant.
- Lunch-ltéunion
- Hier soir a eu lieu à la salle du Grand-Orient de France, rue Cadet, un lunch offert à MM. Nouguier, ingénieur, et Compagnon, chef de service de la tour de 300 mètres, en l’honneur de leur nomination au grade de chevalier de la Légion d’honneur.
- Cette fête était présidée par M. Chautemps, président du conseil municipal de Paris, asssisté de i\IM. Barbe, ancien ministre de l’agriculture, Dessous, Mesureur, Brialou, députés ; Jacques, président du conseil général, etc.
- Le coup du poitrinaire
- Un jeune ménage voyageant hier dans le chemin de fer Decauville, s’apitoyait sur le sort d’un voisin secoué par de violentes quintes de toux et absolument cocochyme. Le « pauvre homme disaitla jeune femme à l’oreille de son mari : Il ne verra pas la chute des feuilles. » On arrivait à la station du Trocadêro. « Aide-le donc à descendre, ajouta-t-elle. » Le mari, complaisamment, prêta l’appui de son bras au malade. Celui-ci se cramponnant à son obligeant compagnon parvint à descendre du train et après s’être confondu en remerciements se perdit dans la foule. Il avait à peine disparu que nos voyageurs s’aperçurent qu’ils avaient eu affaire à un habile escroc qui avait payé leur compassion de la plus noire ingratitude. Le mari avait été dépouillé par le faux poitrinaire de la magnifique chaîne qui ornait son gilet. Inutile d’ajouter que la montre avait suivi le même chemin. ---------------------------------------
- Grand banquet hier au quai d’Orsav, offert par M. Spuller au monde politique Mme Mé-line faisait les honneurs. Parmi les invités, les ministres, des députés et quelques artistes. Le dîner a été suivi d’une brillante réception.
- BANQUET ALGÉRIEN
- Le palais de l’exposition, algérienne, aux Invalides, recevait hier de nombreux invités. La commission d’organisation de la section, à laquelle l’association de l’Afrique du nord s’était jointe, y fêtait en un banquet l’anniversaire de la prise d’Alger.
- C’est M. Jacques, sénateur, qui présidait, ayant à ses côtés MM. Constans, ministre de l’intérieur, et Etienne, sous-secrétaire d’Etat aux colonies. On remarquait en outre autour de la table de cent cinquante couverts qui avait été dressée : MM. Mau-guin et Lelièvre, sénateurs; Thomson, Sabattier, Treille et Bourlier, députés. La Compagnie algérienne était représentée par M. Dollfus-Gaffine et Théodore Morin, administrateurs, et par M. Stiel-dorf. directeur. Citons encore : le chérif de Tebessa, chef du Dévias de la commune mixte ; Mohamed, allié du chérif, propriétaire de la tribu des Nennëa-burs; Azerki, frère du président, de la tribu kabyle .des Beni-Yenni (cercle du fort National), etc.
- M. Jacques a pris le premier la parole au dessert. Il a montré dans un éloquent parallèle ce qu’était T Algérie au moment où les troupes françaises y ont porté le drapeau national, et ce qu’elle est devenue sous les efforts salutaires de la civilisation et du progrès. Un toast au président de la République et à l’armée a terminé son allocution.
- Le ministre de l’intérieur s’est levé ensuite pour -remercier, les organisateurs du banquet de leur invitation gracieuse. Il s’est engagé à aller visiter les .différentes provinces d’Algérie et a porté un toast au développement de ses forces intellectuelles, industrielles et commerciales.
- Diverses allocutions ont encore été prononcées : par M. Etienne, qui a affirmé la richesse productive de l’Algérie ; par MM. Thomson, Bourlier, Treille, Sabattier, députés, et par M, Mauguin, sénateur.
- En simulant une danse guerrière de son pays, un •Cynghalais nommé Kir a, âgé de vingt-deux ans, est tombé et s’est fracturé l’épaule gauche.
- M. Dupouy, commissaire de police, a fait transporter le blessé à l’hôpital Beaujon.
- LA CHALEUR DANS LES GALERIES
- Nous venons de recevoir la lettre suivante, sur ce sujet... brûlant, c’est le cas de le dire :
- Monsieur,
- L’Exposition universelle offre les distractions les plus variées à la foule qui y afflue chaque jour; c’est incontestablement très habile de la part de ses éminents organisateurs, et je suis le premier à y applaudir.
- Mais à côté des plaisirs, il y a un autre but que ces messieurs ont certainement à considérer, c’est pour les exposants une compensation légitime aux sacrifices considérables qu’ils ont faits, en vue d’assurer le succès de cette merveilleuse manifestation de l’art, de l’industrie et du commerce.
- Or, je n’avance rien que de très juste, quand je dis qu’il faut du courage pour pénétrer dans certaines sections des industries diverses, où il fait une chaleur accablante. Je parle ici principalement de la classe 25 (bronzes) dont j’ai l’honneur de faire partie. N’y aurait-il pas moyen d’établir immédiatement un système'quelconque de ventilation qui rendit nos galeries plus habitables ? Il y a urgence absolue, et si j’ai pris la liberté de vous soumettre la question dont vous avez, je crois, déjà parlé, c’est qu’un remède rapide me semble devoir être apporté à un mal indéniable.
- Agréez, etc.,
- UN DE VOS ABONNÉS.
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- PARIS SANS VOITURES
- Et pas assez d’Omnibus
- Hier soir, comme j’allais de Baint-Germain-des-Prés à l’Exposition, j’eus ce spectacle unique de ne voir aucune voiture dans la rue, aucune voiture aux stations. Ce grand boulevard Saint-Germain, au pavé nu avec quelques tramways qui roulaient mélancoliquement, tristement, comme de grosses bêtes qui auraient perdu leurs petits, avait quelque chose qui vous serrait le cœur. C’est ainsi que, subitement, au moment des insurrections des temps passés, les grandes artères.passaient, en plein jour, de l’extrême animation à l’extrême vacuité.
- Après avoir, pardonnez-moi ce mot vulgaire qui rend plus vigoureusement la pensée, après avoir embêté les pauvres voyageurs, voilà que nos aimables cochers embêtent une grande ville tout entière et compromettent les affaires de centaines de mille de leurs concitoyens. Que de braves gens, que de théâtres qui vivent de ce public que transportent les voitures et à qui la flâne et la rigolade de ces bons fouettards aura coupé les vivres?
- Savent-ils bien, les meneurs d’une pareille grève, ce que coûte de millions l’arrêt de la circulation à quatre roues dans une grande ville comme Paris? Aucune grève n’intéresse l’ordre et la prospérité publique comme celle des cochers dans Paris, en temps d’Exposition. Aussi T administration doit-elle aviser sans tarder.
- J’ai déjà dit que l’administration, la Préfecture même devraient, dans un intérêt d’ordre, requérir au besoin les bateaux de Seine aux heures où le public s’écoule en masse de l’Exposition. Et ce n’est pas compliqué, puisque ces moments psychologiques se bornent à deux heures : de six à sept heures et de dix à onze heures du soir.
- Alors même que tous les cochers marcheraient, cette mesure d’ordre s’impose encore; car le public s’écoule en si grand nombre à ce moment-là que les cochers tiennent la dragée
- haute. Et si l’on donnait au public des moyens puissants de locomotion à ces heures-là les cochers seraient moins exigeants, étant moins demandés.
- Je vais, pour bien me faire comprendre, vous dire ce qui m’est arrivé avant-hier en quittant l’Esplanade.
- Je m’approchai de la station initiale du tramway qui s’arrête au quai d’Orsay, devant la Chambre.
- Une voiture pleine y était arrêtée : une voiture vide venait de se ranger derrière elle. J’y pus monter.
- Eh bien ! la voiture pleine ne partit que 7 minutes (montre en main) après que j’eus pris place sur la seconde voiture. Et celle-ci ne partit que 15 minutes après la première. Total, 22 minutes d’attente. C’était trop en pareille occurence.
- Et, pendant ce temps, plusieurs centaines de personnes s’accumulaient à la station, qui ont dû attendre des 40 et 50 minutes avant de pouvoir partir.
- Je reviens donc à mon idée première, pour les tramways comme pour les bateaux.
- Entre six et sept heures et dix et onze heures du soir T administration devrait faire venir à chaque tète de ligne, de la porte Rapp, du quai d’Orsay et du pont de l’Alma, une douzaine de voitures, que l’on ferait partir de cinq en cinq minutes, et même plus vite encore, aussitôt chargées.
- De plus, elle devrait faire venir à chaque station de bateaux, du panorama Transatlantique, du quai de Billy et de la Concorde, une dizaine de bateaux qui chargeraient et partiraient au fur et à mesure vers leurs destinations respectives.
- De cette façon, l’on assurerait, aux heures critiques (de six à sept et de dix à onze heures du soir), l’écoulement de plus de 15,000 personnes dont la plupart, en l’état actuel, sont réduites aux lamentables extrémités d’un départ à pied après une journée de fatigue.
- C. L.
- UNE SINGULIÈRE CHUTE
- ou
- MARIEZ-VOUS
- C’est une étrange aventure que celle qui est arrivée ces jours derniers à un ouvrier des chantiers de la céramique de M. Emile Muller, au palais des Beaux-Arts.
- Cet ouvrier, le dernier de ce chantier, avait déjà quitté son travail : lorsqu’il se souvint d’un outil oublié par son frère. Il remonta dans les combles du palais pour le chercher.
- Il était à environ vingt-trois mètres au-dessus du sol, lorsque les accords harmonieux d’une musique arrivèrent à ses oreilles et lui firent, comme des voix de sirènes (rien de celles du quai) oublier toute prudence. Il se pencha pour entendre et, perdant l’équilibre, tomba dans le vide.
- Dans ce trajet, selon la verticale, il rencontra un vitrage, qu’il creva; puis un autre vitrage auquel il fit le même sort ; puis un velqm qu’il lacéra, pour tomber sur un banc entre deux Danois, qu’il étonna.
- Il arriva à destination, presque sans aucun mal : ce qui l’étonna encore bien davantage.
- ' Les deux Danois étaient un Danois et une Danoise : le mari et la femme. Ces braves péninsulaires furent si heureux d’avoir échappé comme par miracle à ce projectile vivant qu’ils donnèrent une gratification qui tomba bien pour l’ouvrier si bien tombé, se disant, comme l’immortel Joseph, que cet homme tombé, entre eux deux serait l’éternel lien de leur union.
- ##
- Mais supposez qu’à la place de ces deux époux assis à distance respectueuse l’un de l’autre, se fussent trouvés deux amoureux. L’ouvrier de M. Emile Muller, au lieu de tomber entre serait tombé sur : et un malheur serait arrivé indubitablement.
- Donc, jeunes gens, mariez-vous bien vite, afin de conserver vos distances lorsqu’il pleut des ouvriers céramistes en rupture d’équilibre !
- C. Jj,
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- CONGRÈS INTERNATIONAL DE SAUVETAGE
- LUNDI 17 JUIN
- Matin, 9 heures : Expériences et sauvetage (quai Saint-Michel).
- Hoir, 2 heures : Concours de sauvetage avec ou sans appareils (piscine Oller).
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- CONFÉRENCES DE L’EXPOSITION
- Mardi 18 juin, à 10 heures 1/4 du matin, au Palais des Enfants : conférence-visite; M. G. Roy, ancien président de la chambre de commerce de Paris: La viticulture, culture de la vigne du Medoc et vinification. À 4 heures, Palais du Trocadéro (salle des Conférences), M. Rabot, chargé de missions scientifiques par le ministre de l’Instruction publique : Les Explorations polaires.
- — Mercredi 1!) juin, à 4 heures, au Palais du Trocadéro (entrée libre), M. Sagnier, rédacteur en chef du Journal de VAgriculture : La Situation du vignoble' français.
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- L E S B E A U X - A R I S
- A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE I8S9
- AUTRICHE-HONGRIE
- (Suite)
- Vis-à-vis du panneau de Charlemont et sous une série de numéros qui vont de 57 à 62, sont placées les toiles du paysagiste Eugène Jettel. C’est tout ce que T artiste a pu rassembler de son œuvre, et ses amis, qui sont nombreux — car il possède une nature franche et sympathique qu’on ne peut connaître sans l’aimer — ses amis déplorent T exiguïté de son exposition, qui ne permet pas de mesurer son talent dans tout ce qu’il a de charmant et d’aimable.
- Jettel ne cherche pas de ces motifs pittoresques ou de ces contrastes violents de couleur avec lesquels on séduit si facilement la foule. La grande qualité de ce peintre,au contraire, c’est la sincérité. U prend comme sujet d’étude la vue en apparence la plus banale du monde : une grand’route, un pâturage, une chaumière; mais il s’attache avec une conscience, qu'admirent tous les gens du métier, à rendre ces coins de la nature si simples dans ce qu’ils'ont de poétique et de grand. Il trouve surtout pour les feuillages lointains des verts grisâtres, légers et transparents qui donnent à ses ouvrages une profondeur incroyable. On sent l’air 'pur et calme que renâclent ces bœufs couchés au bord du limpide canal de la vue en Hollande, on respire l’atmosphère où se meut lentement sur sa tige le soleil qui croît devant la chaumière. Le voilà Je réalisme sincère et aimable !
- Oti-ion de Thoren n’est pas comme Jettel une nouvelle connaissance pour les <x salonniers». Il a été récompensé par le jury français dès 1865, et sa belle composition : le Labour (n°HI), qu’on admire à côté du Christ devant Pilate, lui a valu, en 1884, à la fois une médaille de 2e classe et la Légion d’honneur. On retrouve dans ce tableau, comme dans la plupart de ses œuvres, cette âpre et émouvante poésie de la terre que Millet savait si bien rendre. C’est toujours cette glèbe morne et grisâtre, ces paysans à l’expression douloureuse et ces bêtes de somme lourdes de fatigue.
- Troyon a eu aussi une visible influence sur l’artiste, qui s’est souvent' essayé à rendre la molle langueur des bœufs et des vaches. Il est arrivé à égaler presque le maître tout en conservant son cachet original dans la grande composition qui se trouve à côté du'tableau de Brozik, le Matin — en septembre. Il y a là-dedans un sentiment de calme poétique extraordinaire et la grande vache tachetée, au premier plan, qui avance en ruminant son mufle doré par le soleil, fait involontairement penser aux vers de Brizeux,
- Sur son front étoilé des cornes en croissant S’arrondissaient : sa queue et son poil frémissant Autour d’elle chassaient les bourdons et.les mouches,
- Et ses grands yeux roulaient, défiants et farouches..,.
- Ribauz est le troisième des grands paysagistes autrichiens. C’est le peintre des natures grises : il a une prédilection marquée pour la Hollande avec son ciel nuageux et ses canaux tranquilles. Bien d’aimahle en sa tristesse
- comme sa vue d’Overschie (97); rien d’harmonieux comme cette gamme de tons effacés dont il colore ses deux panneaux décoratifs : Souvenirs des bords de la-mer (99) et la Pèche des anguilles (100). J’ajoute que c’est Ribarz qui fut chargé d’exécuter les paysages des grands panneaux décoratifs du Hoffurg-théater, dont Charlemont peignit les personnages.
- Le public s’arrête volontiers devant les deux compositions de M. Jules de Payern, dont les sujets sont empruntés à l’histoire de la perte de l’expédition de Franklin au pôle nord. L’un d’eux surtout, la Baie de la mort (82) est d’un effet très poignant; on sent que l’artiste est encore sous l’émotion de choses vues durant son voyage au pôle nord. Mais c’est plutôt une illustration qu’une œuvre d’art. Au reste, il y a sur l’authenticité de l’œuvre de M. de Payern des soupçons si accrédités, que nous nous dispenserons d’un plus long commentaire.
- (A suivre.) André Saglio.
- JLmBOURSE
- Le marché financier est contrarié par les ventes incessantes qui s’opèrent, à Paris, pour le compte de la spéculation étrangère ^ et qui s’attaquent principalement aux fonds russes. L’épargne française, à trois reprises, en décembre 1888, en mars et en mai 1889, a fait l'accueil le plus chaleureux aux emprunts russes. En sapant ces valeurs on espère atteindre à la fois le crédit de la Russie et le portefeuille français.
- Nos rentes supportent relativement bien le choc. Le 3 0/0 est à 86 05.
- La grève inopportune des cochers tait admirablement le jeu des fauteurs de désordres. Aussi le bon sens du public juge-t-il sévèrement les instigateurs de cette stupide campagne.
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à 10 heures : Visites à l’Exposition; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 0 heures : Fonctionnement des machines au Palais des machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du Palais, prix : 50 centimes,
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situé à l’extrémité du Palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des Républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marionnettes de Barnard pendant les entr’actes.
- De 2 à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face la rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction. de l’Exposition.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extré-. mité du Palais des Beaux-Arts, derrière le Palais Z Arts libéraux, côté de l’avenue Suffren.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe ' terrestreau millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique ; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- . Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Eis~, toire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- _ Panorama de la Compagnie transatlantique et dioramas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES D,E L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 0 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOXJT-PARIS, en face la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais dit ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE*NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan. Phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de 9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 40.
- Gravure réduite de la couverture du Programme Officiel, publié par le Bulletin Officiel, qui vient de paraître.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- RENSEIGNEMENTS
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways.— Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. —Pointd’arrivée : Pontdel’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée: Troca-déro.
- Madeleine-Bas tille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadôro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villelte. — Correspondance au square Montho'lon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Poin t d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes..— Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée: pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de 1 Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadèro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante :
- Au Trocadéro : par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Vii-lette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miliaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-Issy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Pas^;;, et Louvre-Ver^ailles (Rive droite), Bastille-Pcmt ye l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera également desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies^ les Bateaux-Omnibus-et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes à Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant tonte la durée de l’Exposition.
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Iéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite.—Doux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Mngdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Service des bateaux omnibus. — Service de nuit de 10 heures à 11 heures du soir entre le Champ de Mars et t Hôtel de Ville, pendant la durée de l’Exposition, au prix de 2& centimes.
- Par autorisation spéciale de M. le Préfet de police en date du G juin courant, ce service partira du pont d’Iéna, en faisant escale aux stations suivantes :
- 1° Au pont de I’Alm-a, rive gauche.
- 2° Au pont de la Concorde, rive gauche.
- 3° Au pont Royal, rive gauche.
- 4-o Au pont des Saints-Pères, rive gauche.
- 5^ Au Pont-Neuf, rive gauche.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Sulfren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de" ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en v îpart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies à la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)!
- Course, 1 fr, 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que:
- Voitures publiques.--Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. —- Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 li. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- I. — Sectioti des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 li. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabért (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (8 heures malin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des.Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir).
- UTILES
- Porte dupont de l’Alma amont (6 heures matin à8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l'Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 lieuses soir). Porle d’Iéna (8 heures matin à 11 heures soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 8 heures soir).
- VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à Tl heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porle de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (8 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauvrille. —Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. — Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 3 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit Ici distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils . roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour dés bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction cle l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées par jour :
- Matin : 7h. 80, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sons la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants •
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duvai (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins cle l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fâbert.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITLON DE 1889..
- GRAIMD-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le spectacle du Grand-Théâtre de l'Exposition, situé près du Palais des Arts Libéraux, côté Suiïren, au milieu des Républiques américaines, obtient chaque jour un vrai succès.
- La troupe Alexander, dans une pantomime inénarrable intitulée les Tribulations d’un Touriste, les acrobates Les Constanti, les chiens admirablement dressés de Léo Ivarl, la petite Georgina Aix, qui, âgée de huit ans, exécute des exercices d’acrobatie extraordinaires, la brillante chanteuse mauresque Kara, le Paris-Quatuor qui enlève, avec un brio admirable, le chant patriotique : Quatre-vingt-neuf.
- les ballets d’enfants réglés par Mme Mariquita, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Ajoutons que la vaste salle du Grand-Théâtre, avec sa brillante exposition spéciale de produits français et exotiques, avec ses bars tenus par de charmantes serveuses, avec ses originales marionnettes, constitue un des lieux de promenade les plus pittoresques et les plus intéressants de l’Exposition.
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- 2e Série. — N° 35.
- BULLETIN OFFICIEL
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- Les Annonces sont reçues aux Bureauxfdu Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blomfield House, London-Waü.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de /’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Elections des bureaux des Jurys (Suite). — Le Jury de la classe 75. — Ordre des travaux. — Congrès international de la paix. — Le Banquet des affaires étrangères. — Toast du prince G. Bibesco. — Echos. — L’Incident de la rue du Caire. — Un Kabyle de Paris. — Encore des tramways. — Panoramas et dioramas. — Guide des attractions. — Annonces et réclames.
- Cavalier de fantasia à la Section tunisienne
- CHRONIQUE
- Depuis deux jours, le service fonctionne régulièrement entre k le deuxième et le troisième étage de la Tour Eiffel ; aussi l’affluence est-elle grande, trop grande même pour la foule de ceux qui désirent « monter tout en haut ».
- Car c’est là le rêve de chaque provincial, de chaque étranger venu à Paris. Il y a certainement, à l’heure qu’il est, des gens partis des confins de l’Amérique ou des confins de la Russie avec cette préoccupation unique, avec cette idée fixe : « monter tout en haut ».
- Les touristes qui sont venus à l’Exposition pendant les premiers mois ont été désillusionnés, non pas de l’Exposition, qu’ils ont trouvée splendide, comme tout le monde, mais désillusionnés à cause de l’impossibilité de monter à la troisième plate-forme de la Tour.
- Un jeune Anglais de mes amis a retardé son départ de plusieurs jours afin de pouvoir faire cette ascension tant désirée, et il a dû retourner à Londres le cœur très gros, et presque honteux de devoir avouer à ses compatriotes qu’il n’était pas monté « si haut qu’on peut monter », comme Mme Marlborough.
- Il ne s’en consolera qu’en revenant à Paris, car il y aurait une lacune effrayante dans sa vie, s’il n’était pas monté « tout en haut ».
- Soit, vous arrivez donc de San-Francisco ou de Cincinnati, ou de Téhéran ou de Moscou; vous avez voyagé longtemps; vous êtes exténué par le cahotement des chemins de fer ou par le balancement des paquebots : « Enfin! vous écriez-vous, la voilà donc la tour Eiffel : elle est là, je l’aperçois, je vais pouvoir y grimper tout de suite et me rassasier du spectacle si convoité que l’on a du sommet... Montons! »
- Il est onze heures du matin, heure réglementaire : mais au pilier nord, d’où part l’ascenseur pour la seconde plate-forme, il y a une queue déjà formidable, une queue qui s’allonge depuis une heure et qui ne fait qu’augmenter.
- Il faut bien s’v mettre et suivre le serpent qui se déroule lentement, trop lentement hélas ! au gré des vœux des impatients.
- J’ai fait l’expérience moi-même, pour bien me rendre compte de la chose.
- On fait vingt minutes de queue en moyenne; on attend dix minutes sur les petites terrasses d’où l’on doit s’embarquer dans les wagonnets.
- On part enfin!... L’ascension en elle-même n’est rien, puisqu’elle ne
- Soldat, acteur et peintre annamites
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- 'dure pas cinq minutes. Mais une fois sur la seconde plate-forme, (je parle d’un visiteur qui arrive), on veut rester, on veut absorber tant qu’on peut, et par toute la force de ses regards, l’admirable panorama qui s’étend au loin. Il faut bien vingt minutes, mettons même une demi-heure; car l’on va au bar, à l’imprimerie, on liane de droite et de gauche et l’on ne songe qu’au bout de trente minutes à « monter tout en haut ».
- Ah ! ici encore, une queue à faire, la plus longue, car on ne la coupe toutes les dix minutes environ, que par tranches d’une trentaine de personnes.
- Pour ma part, j’ai attendu hier trois fournées,, soit encore une bonne demi-heure : voilà donc une heure, une grande heure déjà écoulée.
- A cet endroit, il faut que je signale la défectuosité des barrières où l’on enserre la queue ; ce sont ceux qui jouent des coudes ou qui ont des épaules plus larges que celles de leurs voisins qui arrivent les premiers, car il y a des interstices regrettables dans les balustrades, et la justice, la sainte justice, reçoit des crocs-en-jambe sérieux dans cette véritable course... au clocher, c’est le cas de le dire.
- Encore cinq minutes environ pour arriver à la troisième plate-forme, but suprême du voyage, car il ne faut pas oublier que nous avons le transbordement.de la plate-forme intermédiaire, très rapidement et très simplement fait, d’ailleurs.
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- Que diable ! quand on est venu du bout du monde pour monter sur une tour en fer de 300 mètres et qu’on y est enfin, on y reste le le plus longtemps possible. On voit les noms les plus bizarres, inscrits sur les boiseries, avec des réflexions soit naïves, soit prétentieuses, et la date, tou jours la date — historique pour le monsieur — de sa fameuse ascension.
- Voilà bien une heure quarante que l’on est en route, car je compte une demi-heure pour la halte dernière.
- Pour redescendre, nouvelle queue : encore un bon quart d’heure de perdu ; à la seconde plateforme, même cérémonie, queue d’une vingtaine de minutes.
- Avant de toucher le sol, on a dépensé environ deux heures un quart; mettons deux heures, si tout va comme sur des roulettes.
- Donc, ne montez pas sur la Tour Eiffel sans avoir deux heures devant vous, soit avant, soit après votre déjeuner, à moins que vous ne déjeuniez sur la Tour, ce qui est un moyen de tout concilier; mais toutes les bourses ne se prêtent pas à ce caprice.
- Si vous séjournez à la seconde plate-forme dans un des quatre restaurants, il faut bien compter trois heures, trois heures pleines sur la Tour Eiffel.
- Mais, voyons, cela les vaut bien; c’est le gros morceau de l’Exposition, et ceux qui se plaindront des queues continuelles à faire auront tort : la queue est une des manifestations de l’égalité, et nobles étrangers vous êtes dans le pays de la démocratie et de l’égalité.
- F. L.
- ÉLECTIONS DES BUREAUX DES JURYS
- (Suite)
- Classe 21
- Président : M. Davoust, France.
- Vice-président : M. Ginsky, Autriche-Hongrie.
- Secrétaire-rapporteur: M. Victor Legrand, France.
- Classe 52
- Président : M. Philipps, France.
- Vice-président : M. V. Dwelshauwers-Dery, Belgique.
- Rapporteur : M. Hirsch, France.
- Secrétaire : M. Bourdon, France.
- Le jury de la classe 75, qui présidera au concours des appareils à filtrer les vins, les lies et autres, se réunira le jeudi 20 juin. Le concours a lieu sur la berge de la Seine, près de la classe 75.
- La classe 75 s’est fait adjoindre pour cette opération MM. Risler, directeur de l’institut national agronomique; Chabrier, ingénieur civil ; Tresca, ingénieur civil, professeur à l’école centrale des arts et manufactures ; Foucher de Pareil, sénateur, membre du conseil supérieur de l’agriculture.
- M. Schlœsing, membre de l’académie des sciences, membre du conseil supérieur de l’agriculture, professeur à l’institut national agronomique, directeur de l’école d’application des tabacs.
- M. Hardon, ingénieur civil, agriculteur et viticulteur.
- M. Tisserand, conseiller d’Etat, inspecteur général et directeur de l’agriculture au ministère de l’agriculture.
- M. Prilleux, membre de 1a. société nationale d’agriculture, inspecteur général de l’enseignement agricole, professeur à l’institut national agronomique.
- M. Grosjean, inspecteur de l’enseignement agricole.
- M. Récipon, député.
- M. Lavalard, membre de la société nationale d’agriculture.
- M. Bornot, agriculteur,- secrétaire de la société nationale d’encouragement à l'agriculture.
- M .Houdart, négociant en vins.
- M. Dollfus, viticulteur.
- M. Gazelles, viticulteur.
- M. Jarlaud, négociant en vins, membre de la chambre de commei’ce de Paris.
- Ordre des Travaux
- Classe 19 (sauf modifications)
- Mardi 18 juin: neuf heures, France. Mercredi 19 juin : neuf heures, France. Jeudi 20 juin: neuf heures, France.
- Rendez-vous cm centre de la classe 19, dans le Palais.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- DIRECTION GÉNÉRALE DE L’EXPLOITATION
- CONGRÈS INTERNATIONAL DE LA PAIX
- RÈGLEMENT
- Article Rl — Conformément à l’arrêté ministériel en date du 27 février dernier, il est institué à Paris, au cours de l’Exposition universelle de 1889, un congrès international de la paix.
- Art. 2. — Le congrès s’ouvrira le dimanche 23 juin, à 2 heures et demie, dans la salle du Trocadéro. Les séances suivantes se tiendront à la mairie du VIe arrondissement les 24, 25, 26, 27 juin.
- Art. 3. — Seront membres du congrès les personnes qui auront adressé leur adhésion au secrétaire du comité d’organisation avant l’ouverture de la session, ou qui se feront inscrire pendant la durée de celle-ci.
- Art. 4. — Les membres du congrès recevront une carte qui leur sera délivrée par les soins du comité d’organisation.
- Ces cartes, qui ne donnent aucun droit à l’entrée gratuite à l’Exposition, sont strictement personnelles. Toute carte prêtée sera immédiatement retirée.
- Art. 5. — Le bureau du comité d’organisation fera procéder, lors de la première séance, à la
- nomination du bureau du congrès, qui aura la direction des travaux de la session.
- Art. 6. — Le bureau du congrès fixe l’ordre du jour de chaque séance.
- Art. 7. — Le congrès comprend des séances publiques, des séances générales, des séances de sections, des conférences.
- Art. 8. — Les membres du congrès ont seuls le droit d’assister aux séances qui ne sont pas publiques, de présenter des travaux et de prendre part aux discussions.
- Cependant les délégués des administrations publiques françaises et étrangères jouiront des avantages réservés aux membres du congrès.
- Art. 9. — Les travaux présentés au congrès sur des questions mises à l’ordre du jour dans le programme de la session seront discutés en séance générale. Les travaux qui ne figureront pas dans ce programme, publié à l’avance, seront renvoyés aux sections.
- Art. 10. — Aucun travail ne peut être présenté en séance, ni servir de point de départ à une discussion si, avant le 15 juin, l’auteur n’en a communiqué le résumé ou les conclusions au comité d’organisation.
- Art. 11. — Les orateurs ne pourront occuper la tribune pendant plus de quinze minutes, ni parler plus de deux fois dans la même séance sur le même sujet, à moins que l’assemblée consultée n’en décide autrement.
- Art. 12. — Les membres du congrès qui auront pris la parole dans une séance devront remettre au secrétaire, dans les vingt-quatre heures, un résumé de leurs communications pour la rédaction des procès-verbaux. Dans le cas où ce résumé n’aurait pas été remis, le texte rédigé par le secrétaire en tiendra lieu, ou le titre seul sera mentionné.
- Art. 13. — Le comité d’organisation, après accord avec la commission supérieure des congrès et conférences pourra demander des réductions aux auteurs des résumés; il pourra effectuer ces réductions ou décider que le titre seul sera inséré, si l’auteur n’a pas remis de résumé modifié en temps utile.
- Art. 14. — Les procès-verbaux seront imprimés et distribués aux membres du congrès le plus tôt possible après la session.
- Art. 15. — Un compte rendu détaillé des travaux du congrès pourra être publié par les soins du comité d’organisation.. Celui-ci se réservera de fixer l’étendue des mémoires ou communications livrés à l’impression.
- Art. 16. — Le bureau du congrès statue en dernier ressort sur tout incident non prévu an réglement.
- Toutes les communications relatives au congrès doivent être adressées à M. Gaston Morin, secrétaire du comité d’organisation, 48, rue des Bati-gnolles, Paris.
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- LE BANQUET DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES
- Samedi soir, comme nous l’avons déjà annoncé sommairement, a eu lieu un grand dîner, offert par M. Spuller.
- Les honneurs étaient faits par Mme Méline.
- M. Spuller avait à sa droite Mme la comtesse de Yalbom, et à sa gauche Mme la baronne de Penedo.
- Mme Méline était placée en face, entre M. le baron de Mohrenheim et le ministre du Mexique.
- Assistaient également au dîner : MM. les ministres du Brésil, du Portugal, de Serbie, des Etats-Unis, du Salvador; le chargé d’affaires de Bavière; M. Méline, président de la Chambre des députés; M. Rouvier, ministre des finances; M. Magnin, gouverneur de la Banque de France; Mme et Mlle Magnin; M. le général Billot, Mme et Mlle Billot; le général Carrey de Bellemare; le général Davout, le général Bru-gère et Mme Brugère; le général Rousseau et Mme Rousseau; M. le comte d’Ormesson et Mme d’Ormesson; MM. de Sainte-Foix, de Re-verseaux; M. et Mme Brisson; M. et Mme Clé-menceau; M. et Mme Waldeck-Rousseau; M. et Mme Levêque; MM. Marmonier, Camille Dou-
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- cet, de Lesseps, Sully Prudhomme, Janssen, Brouardel, Ambroise Thomas, Beyer, Fal-guière, Guillaume, Mercié, Ghaplain, Donnât, Messonier, etc., etc.
- Un orchestre placé dans un salon voisin a exécuté, pendant toute la durée du dîner, les meilleurs morceaux de son répertoire.
- Le dîner a été suivi d’une réception ouverte très animée.
- Nous reproduisons le toast de M. le prince G. Bibesco, prononcé au banquet qu’il a offert à la presse française au cabaret roumain.
- Au dessert le prince Bibesco a prononcé le toast suivant.
- Monsieur le président du comité et vous tous messieurs les représentants de la presse française,
- Au nom du comité national de la Roumanie, je vous salue le cœur rempli de joie, parce qu'en nous faisant l’honneur de vous rendre à ce banquet, vous affirmez une fois de plus, à l’égard de mon cher pays, cette vieille sympathie que la presse française, sans distinction, n’a pas cessé de lui témoigner, malgré la distance et en dépit de la tourmente qui a soufflé sur la France à l’heure douloureuse où la victoire l’a trahie!
- Oui, je vous salue la joie au cœur, parce qu’il m’est donné de vous exprimer la reconnaissance d’une nation sœur de la vôtre.
- Nous n’avons pas oublié, messieurs, nous n’oublierons jamais qu’il y a dix-huit mois, la Roumanie traversait alors une crise des plus graves ; la presse française est entrée tout entière en campagne | avec nous contre l’ennemi commun, et qu’elle n’a déposé les armes qu’après la bataille gagnée.
- Maintenant que je vous ai fait connaître les sentiments de mon pays, s’il m’était permis de vous révéler mes sentiments personnels, je ne sais en quels termes je pourrais vous témoigner ma gratitude.
- En effet, que je remonte le cours des années vécues sur la terre française, que j’évoque le souvenir des combats livrés à l’ombre de son drapeau, drapeau dont les malheurs passagers n’ont pu ternir la gloire séculaire, que ce soit après les sourires de la victoire, les larmes de la défaite, ou les angoisses de la captivité,, que ce soit môme pendant cette lutte à outrance d’où a dépendu l’existence d’une femme et le bonheur d’un homme, toujours j’ai trouvé dans la presse française une alliée courageuse, puissante, une alliée dont la fidélité ne s’est jamais démentie. •
- De ce côté sont nées pour moi de précieuses sympathies, d’étroites amitiés — et elles remontent loin — comme celles d’un Mézièrés, d’un Edouard Hervé, d’un Duverdy, d’un Pierre Véron!
- Sympathies ou amitiés, je vous salue le cœur battant ! Ah ! le chevaleresque, le'bel outil que la plume, messieurs ! Comme elle ennoblit celui qui se sert de cette arme, soit pour la placer comme bouclier devant la poitrine des faibles, soit pour flétrir les lâches actions, soit pour réparer les injustices du sort en désignant à la renommée quelque glorieux oublié, soit pour en faire un engin de guerre au service de la patrie !
- Mais, pour ne m’arrêter qu’à une des étapes du vaste champ où vous exercez votre puissante action, l’étape de la charité, je me demande ce que deviendrait sans vous cette sainte fille de la miséricorde au front rayonnant de bonté, aux mains toujours pleines, dont vous ôtes les confidents avant d’en être l’avant-garde, ce qu’elle deviendrait malgré sa phalange admirable de créatures belles par le cœur avant de l’être par le visage, si cette charité ne disposait de vous, messieurs, armée toujours sous les armes, toujours prête à nous remettre en mémoire ces vers du divin poète :
- Donnez, il vient un jour où la terre nous laisse,
- Vos aumônes là haut vous font une richesse. j
- Donnez afin qu’on dise : il a pitié de nous,
- Afin que l’indigent, que lassent les tempêtes,
- Que le pauvre qui souffre à côté de vos fêtes Au seuil de vos palais fixe un œil moins jaloux. !
- Messieurs, je bois à vous tous ici présents ! Je bois aux absents ! Je bois à votre grande, à votre puissante famille,' la presse’ française ! .Je bois à la France triomphante dans son œuvre de géant !
- Ces paroles ont-été couvertes par de longs et chaleureux applaudissements.
- Les entrées à l’Exposition
- Samedi : 84,8«5.
- Dimanche, malgré l’attraction du Grand Prix, £04,3 8£ entrées payantes.
- Le prince de Galles
- C’est samedi soir, à minuit et demi, que le prince de Galles a quitté Paris par un train spécial.
- Il a bien profité de sa dernière journée : le matin il a visité l’institut Pasteur, dont l’illustre savant lui a fait les honneurs; puis il n’a pu résister à retourner encore une fois à l’Exposition et à monter de-nouveau sur la Tour Eiffel, où il a déjeuné avec sa famille.
- Après une visite de l’Exposition, le prince; la princesse et leurs enfants se sont rendus au pavillon d’Hermenonville, où a eu lieu un grand dîner auquel le prince avait convié plusieurs de ses amis, entre autres MM. Eggerton, Ostin Lee, de l’ambassade d’Angleterre; le marquis de Breteuil, Mme Standish, etc., etc.
- Gare aux statues !
- Un grand nombre de statues sont détériorées les jours de grande cohue au Champ de Mars, particulièrement celles qui entourent les pelouses.
- Les sculpteurs ont raison de s’eri plaindre.
- L’un d’eux propose d’entourer la base des statues de plusieurs tours de fiîs de fer ronce qui, invisibles à distance, préserveraient suffisamment celles-ci de l’envahissement des visiteurs.
- On en arrivera à mettre des colliers à pointes aux Vénus, comme à de simples boule-dogues.
- Nouveaux Concerts
- On a inauguré, vendredi soir, dans la galerie Desaix, des concerts de piano qui sont destinés à un très grand succès. Ces concerts auront lieu dorénavant une fois par semaine.
- On a applaudi, avant-hier, pour cette première audition, Mme Roger-Miclos et M.-Delaborde, professeur au Conservatoire. Tous deux ont exécuté, avec une maestria au-dessus de tout éloge, un programme dans lequel nous relevons, entre autres morceaux : une sonate de Mozart à deux pianos; Au soir, de Schumann; arietto avec variations de Haydn; variation de Schumann, à deux pianos; danse macabre ; scherzo de Chopin ; une rapsodie de Schubert, etc.
- Grand succès également vendredi soir, pour le chœur belge, qui. s’est fait entendre de huit heures à neuf heures et demie sous le dôme central.
- Enfin, mentionnons une dernière nouvelle musicale qui ne peut manquer d’être bien accueillie du public : l’administration vient de prendre des mesures pour qu’il y ait chaque semaine, dans l’intérieur de l’Exposition, un ou deux concerts de plus.
- Au Pav illon du Gaz
- On y fait en ce moment de très intéressantes conférences culinaires ; c’est une dame d’origine anglaise, à la parole humoristique, qui vous montre comment on confectionne telle ou telle pâtisserie. Elle casse les œufs, elle les mêle, elle distribue la farine, elle mesure le beurre, elle roule la pâte.
- Cela vous fait venir l’ean à la bouche.
- 11 faudrait avoir la patience d’attendre la cuisson pour apprécier la valeur des mets.
- En tout cas, nous recommandons spécialement ces conférences aux ménagères.
- Trains de plaisir
- Aujourd’hui sont arrivés à Paris trois trains de plaisirs : de Caen, d’Arras et de Maubeuge.
- Les voyageurs de ces trois trains arriveront directement à l’Exposition par la gare du Champ de Mars et repartiront le soir même, ceux de Caen par la même voie, ceux d’Arras et de Maubeuge par la gare du Nord.
- Dans huit jours, le dimanche 23 juin, quatre trains de plaisir directs seront organisés pour ame-
- ner à l’Exposition des flots populaires nouveaux. Les deux premiers, de Rouen et de Dieppe, repartiront le soir du Champ de Mars même.
- Les deux autres, de Valenciennes et d’Avesnes, arriveront au Champ de Mars, mais le départ aura lieu de la gare du Nord.
- La musique militaire de Genève
- Le corps de .musique de la landwehr de Genève est arrivé hier à Paris.
- Dans les circonstances actuelles surtout, il lui sera fait, soyez-en sûr, un accueil enthousiaste.
- Les institutions féminines
- Les œuvres et les institutions féminines auront leur congrès international pendant l’Exposition, sous la présidence du gouvernement. Il s’organise, dès à présent, pour s’ouvrir le 12. juillet, dans les salles du palais du Trocadéro.
- Les ouvriers de Toulon
- Le préfet maritime de Toulon vient de décider que douze ouvriers de l’arsenal seraient envoyés a Paris pour visiter l’Exposition.
- Hors de France
- Dans leur gallophobie, les reptiles du Chancelier de fer avaient espéré mettre un frein au flot des Allemands attirés vers notre Exposition. Rs ont même Imaginé le conflit Suisse, une vraie querelle d’Allemand, pour troubler le calme dont jouit l’Europe et détourner de l’Exposition. Rien n’y fait. Les digues sont rompues. L’on mande de Strasbourg que l’affluence des Allemands vers Paris, à cause de l’Exposition, est si grande, que le gouvernement s’est vu dans la nécessité d’augmenter le personnel chargé du contrôle des passeports.
- Plus justes et plus bienveillants pour nous, les journaux russes. Le correspondant parisien du Journal (russe) de Varsovie combat les bruits concernant la soi-disant cherté de la vie à Paris.
- D’après le correspondant, la vie à Paris, malgré l’Exposition, n’est pas plus chère qu’à Berlin et sûrement meilleur marché qu’à Saint-Pétersbourg.
- Les Kég-ates
- Les régates internationales qui auront lieu le 23 juin, sur la Seine, entre.les ponts de la Concorde et d’Iéna, offriront un intérêt exceptionnel, tant par le nombre des embarcations que par la qualité des concurrents.
- Les engagements, clos dès à présent, inscrivent soixante-quatorze embarcations réparties entre cinq sociétés de Paris, quinze de province et six de . lé-tranger.
- Une bonne mesure
- Nous considérons comme une bonne mesure, qui aura son poids pour le bien des visiteurs de l’Exposition, celle que l’on vient de prendre pour amener très prochainement les agents des poids et mesures et du contrôle de la salubrité des comestibles à fonctionner sous peu, dans le Champ de Mars, comme dans l’intérieur.
- IL doit se glisser bon nombre de falsifications dans les masses pantagruéliques de victuailles qu’on introduit dans l’enceinte de l’Exposition pour alimenter les « peuples » qu’elle renferme chaque jour.
- Les agents feront bien de diriger leur surveillance du côté des grilles, par lesquelles doivent venir de l’extérieur de la charcuterie inavouable et des boissons à faire le bonheur du Laboratoire municipal.
- L’INCIDENT DE LÀ ME DU CAIRE
- Hier matin, vers onze heures, quatre personnes étaient amenées successivement à l’infirmerie de l’Exposition ; c’était d’abord un sieur Ver-voort, puis M. et Mme Yan Hoove et enfin M. Bau, sergent au 21e de ligne. Ces quatre visiteurs, pris de vomissements violents, donnaient tous les symptômes d’un empoisonnement assez sérieux. Interrogés, ils déclarèrent qu’ils sortaient de la rue du Caire où ils venaient de boire ces liqueurs si séduisantes d’aspect — aux tons variant du rubis à l’émeraude — que préparent avec des bonbons de colorations diverses les débitants de la section égyptienne au Champ de Mars.
- Pendant qu’on leur donnait les premiers
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- soins, une enquête sommaire était faite d’où il résulta que c’était chez un sieur Kattiny qu’ils s’étaient désaltérés et que c’était sans doute à la malpropreté ou au manque de soins de son domestique Salem qu’il fallait attribuer l’accident. Bien que, en effet, la coloration des bonbons qui servent à la fabrication de ces liqueurs soit obtenue au moyen de produits souvent dangereux, tels que l’aniline, la fuchsine, etc., ces produits sont employés en si petite quantité qu’il faut probablement chercher ailleurs la cause de l’intoxication d’hier.
- Un fait tendrait d’ailleurs à corroborer cette supposition. Le commissaire de la section égyptienne, M. Delort de Gléon, a bu chaque jour, depuis l’ouverture de l’Exposition, la liqueur cause de l’accident et n’en a jamais ressenti aucune indisposition ; hier au contraire, après s’être rafraîchi selon son habitude avec les boissons de la rue du Caire, il a pu constater sur lui-même les premiers indices d;un empoisonnement et a dû garder la chambre toute la journée.
- A la suite de cette première enquête faite par les soins de M. Mouquin, commissaire de police chargé du service du Champ de Mars, M. Berger, directeur général de l’exploitation a, par mesure de prudence, donné l’ordre de fermer immédiatement tous les établissements de la rue du Caire vendant des objets de consommation, tels que confiseries, débits de boissons, etc. De midi à deux heures, M. Mouquin a procédé à la fermeture de douze de ces établissements ; la même mesure va très probablement être étendue au Maroc, jusqu’à ce qu’une enquête plus complète ait déterminé les causes exactes de ce commencement d’empoisonnement. Le sieur Kattiny, chez qui, ainsi que nous l’avons dit, ont été vendues les boissons en question, semblait tellement convaincu de l’innocuité de ses produits, qu’il a voulu au commissariat boire un verre de sa boisson.
- Force lui a été de rabattre immédiatement de la confiance qu’il témoignait en ses consommations, car il a été aussitôt pris de violentes crampes d’estomac.
- Un détail pour terminer : les quatre personnes victimes des rafraîchissements de la rue du Caire étaient toutes, par une curieuse coïncidence arrivées le matin à quatre heures à Paris par un train de plaisir et devaient repartir le soir même..Le sergent Bau, le plus éprouvé, qui profitait d’une permission pour faire ce petit voyage d’agrément à Paris, s’est trouvé dans l’impossibilité de reprendre le train hier au soir, et a dû, pour justifier son retard, demander une attestation au médecin qui l’a soigné à l’infirmerie de l’Exposition.
- Singulier train de plaisir !
- Etrange Egypte !
- T...
- Un Kabyle de Paris
- Ce Kabyle des bords de la Seine vient de voir le jour à 1 esplanade des Invalides. Sa mère est une jolie jeune femme de dix-neuf ans, épouse de Ben-Bechir.
- Tout ce que l’Islam compte de fidèles sous les ombrages des sections algérienne et tunisienne a été en l’air par suite de la naissance de ce petit adepte du Prophète... qu’Allah protège!
- M. Berger avait donné des ordres pour adoucir autant que possible les conditions physiques de la jeune accouchée.
- Une sage-femme de la Maternité a été mandée au moment psychologique, au grand désespoir d’une
- vieille négresse qui entendait opérer à la façon kabyle, c’est-à-dire en suspendant la patiente par les mains au poteau de la tente.
- La délivrance ayant été opérée heureusement, selon les procédés européens, ladite négresse n’en manifesta pas moins une grande allégresse par des « youyous » prolongés.
- Les musulmans de la colonie sont venus complimenter la jeune accouchée. Quant au père, drapé dans une réserve convenue, il se refuse de voir son jeune héritier avant le septième jour.
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- CONCOURS INTERNATIONAL DE CHEVAUX
- Un concours international de chevaux, ânes et mulets aura lieu du 1er au 10 septembre, à l’occasion de l’Exposition universelle.
- Un comité central fonctionnera les 29, 30 et 31 août pour recevoir les animaux à leur entrée à l’Exposition et leur assigner la place qu’ils doivent occuper.
- Le jury des récompenses sera nommé de moitié par le ministre de l’agriculture et par les exposants. En outre, chaque pays étranger exposant au moins dix chevaux aura droit au choix d’un juré, et de deux pour vingt chevaux et plus.
- Le concours comprend six grandes catégories :
- 1° Races de pur sang. — Etalons et juments de pur sang, anglais et arabe, et de pur sang anglo-arabe ;
- 3® Races barbe ;
- 3° Races trotteuses. — Les étalons et juments figurant dans cette catégorie doivent avoir gagné, en course publique, une somme de 3,000 francs avec le record suivant :
- Pour les chevaux français, de 1^50” par kilomètre; anglais et américains, de 2^57” sur 1,609 mètres (mille); pour les chevaux russes, de l«i57” sur 1,066 mètres (verste);
- 4° Races dites de demi-sang. — Poulains, pouliches, étalons, juments saillies en 1889 et juments poulinières suitées ou ayant été saillies cette année; âges et tailles divers ; deux à quatre ans et au-dessus, et 1 m. 46 à 1 m. 62;
- 5° Races de trait. — Races percheronne, boulon-naise, bretonne, ardennaise, anglaise (shire, cly-desdale, suffolk, etc.), norique ou pingsau, bitiou-gue, etc., et tous leurs dérivés; race mulassière.
- 6° Espèce asine. — Baudets, étalons et ânesses.
- Une somme totale de 330,400 francs, divisée en : 123 premiers prix de 4,000 à 5,000 francs; 123 seconds prix de 2,500 à 3,000 francs, et 105 troisièmes prix de 1,500 à 2,000 francs, est affectée aux récompenses.
- Des médailles en or, argent et bronze seront également décernées, qui accompagneront chaque premier, second ou troisième prix.
- Un objet d’art sera, en outre, attribué dans chaque catégorie à l’éleveur qui aura exposé le lot le plus intéressant comme, ensemble, comprenant au moins cinq sujets.
- M. de Gormette, directeur des haras, est chargé de l’organisation de ce concours.
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- Encore des Tramways
- Nous avons déjà protesté contre le procédé sauvage des billets par séries. Nous supplions M. le préfet de police de vouloir bien ouvrir une enquête sur le scandale résultant de ce mode de délivrance de billets aux stations de tramways.
- Il constatera que pas une voiture n’est chargée sans qu’il y ait des cris, des disputes et souvent des coups échangés.
- Lorsqu’un système de billets amène,pour chaque chargement de voiture, d’inévitables
- troubles dans le public, il appartient à la préfecture de police de l’interdire comme un danger public.
- Que M. Lozé veuille bien envoyer des agents qui se mêleront au public entre six et sept heures du soir, à la station de la porte Rapp. Ils seront bousculés inévitablement et seront les témoins de scènes déplorables, de femmes malmenées, d’enfants criant, de mégères vociférant et d’hommes jouant des coudes brutalement.
- Et comment veut-on qu’il en soit autrement, du moment qu’une quarantaine de personnes ayant le même numéro et par conséquent le même droit, se disputent un marchepied large de 60 centimètres?
- Le système des séries de numéros est une excitation à la brutalité. Il faut le supprimer.
- G. L.
- Ainsi que l’indique l’étymologie, 1 epanorama est une vue de tout, une vue générale comme celle qui se déroule autour de nous du haut d’un lieu élevé. L’invention est due à un Anglais, mais c’est en France qu’elle a été amenée à son point de perfection, et le passage des Panoramas doit son nom aux panoramas qui furent élevés sur les terrains vagues où se trouve aujourd’hui ledit passage.
- La photographie était inconnue alors et ne pouvait venir, comme aujourd’hui, en aide au peintre. Sur une toile d’une longueur considérable, qui varie de cerrt à cent vingt mètres, se trouve reproduit l’horizon tout entier. La fin du tableau fait donc suite au commencement, et en rapprochant et en raccordant les deux extrémités on forme un tableau cylindrique continu.
- Le spectateur, placé au milieu, n’à qu’à exécuter un tour sur lui-même pour voir successivement les diverses parties du site représenté.
- L’édifice est une rotonde, .c’est-à-dire un mur cylindrique surmonté d’une coupole ou mieux d’une toiture conique, Le tableau est développé sur la face intérieure du mur. Pour l’éclairer, une zone de verres dépolis, formant ciel ouvert, a été ménagée dans la toiture. La lumière pénètre donc de haut en bas et tout autour.
- Le tableau doit faire l’effet de la réalité : il faut que le spectateur se croie, non en face d’une peinture, mais sur les lieux mêmes. C’est en cela que consiste le panorama. Divers artifices concourent à produire l’illusion. D’abord, au milieu de la salle, à Pendroit où vient se placer le spectateur, on simule une partie du paysage : c’est un tertre ou une tour, ou un pont de navire, selon le cas. Divers objets en harmonie avec le tableau se trouvent là; par exemple, des canons, des boulets, des débris de toute nature, si le panorama représente un champ de bataille, ou bien le pont d’un navire avec les cordages, la boussole, les encres, etc., si la scène est maritime, comme cela a lieu pour le panorama de la Compagnie transatlantique.
- Un second artifice consiste à dissimuler les bords supérieur et inférieur du tableau. Dans ce but, un voile ou un parasol, d’une couleur terne, est disposé au-dessus du spectateur, à une hauteur de trois mètres environ ; le diamètre est tel que les rayons partant des bords supérieurs de la toile se trouvent arrêtés comme par un écran. Quant au bord inférieur, il faudrait, pour le voir, qu’un spectateur pût s’avan-
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- cer jusqu’au bord du tertre ou dupont; or,un parapet ou un bastingage placé en retrait l’en empêche.
- 1
- Le parasol a un autre but; il ne permet'pas de voir la zone vitrée qui donne accès à la'lumière. Le spectateur, plongé dans une demi-obscurité, ayant devant les yeux le tableau éclairé, se sent isolé au milieu d’un vaste espace. Ainsi, tout concourt à le tromper; son isolement, son ignorance de la source de la lumière, les transitions habilement ménagées entre le premier plan du tableau et les objets réels dont il est environné,. enfin, la lumière répandue au loin, tandis qu’il est dans la pénombre. _
- Un dernier point consiste à distribuer la lumière de manière à produire un éloignement progressif des divers plans du tableau, ou plutôt à ne pas nuire aux effets de la peinture, car, la lumière plongeant, il s’ensuit que la partie inférieure de la toile paraîtrait moins éclairée que le haut. La toile, fixée par son bord supérieur a un anneau de bois, rattachée par le bord inférieur à un anneau de fer, est tendue à l’aide de poids suspendus tout autour, mais on a soin de la faire bomber un peu vers le bas, afin d’amener en avant la partie inférieure.
- A
- Le panorama de la Compagnie transatlantique est l’œuvre collective d’architectes, d’ingénieurs et de peintres distingués.L’édifice est de M. Nénot, architecte de la Sorbonne. Il se compose d’une carcasse en fer démontable et re-montable à volonté, cylindrique à l’intérieur, prismatique à l’extérieur. Sur les diverses faces extérieures sont figurées de vastes cartes géographiques, avec l’indication des routes suivies par les paquebots de la compagnie. De nombreux pavillons flottent de toutes parts, à tous les angles, à tous les sommets, et donnent un air de fête. M. Nénot, à qui l’on _ doit notre grand monument scientifique et littéraire, a montré qu’il sait associer « le grave au doux, le plaisant au sévère. »
- Les détails intérieurs, reproductions fideles des diverses parties d’un navire, la _ Touraine, ont été executes sous 1 habile diiection de M. Daymard, ingénieur en _ chef de la compagnie. A peine a-t-on franchi le seuil qu on se trouve à l’intérieur du navire : des couloirs à peine éclairés par les hublots conduisent aux cabines; et un escalier de quelques marches donne accès sur le pont. La foule des passagers est là, représentée par les visiteurs de toute nationalité. M. Poilpot, qui excelle à tirer parti des effets de perspective et des jeux de lumière, a peint, au premier plan, avec une très grande variété d’attitudes, des personnages de grandeur naturelle, qui se confondent avec les visiteurs et causent l’illusion tout à la fois la plus saisissante et la plus agréable.
- En face, la mer s’étale, immense, resplendissante et sans limite. Vers la droite, se succèdent les falaises, le port du Havre, les villes de la côte, villégiatures préférées des Parisiens. Autour du spectateur, c'est le navire vrai; au loin, le tableau. Vainement on cherche la limite qui sépare la réalité de la fiction. Il en résulte une impression analogue à celle de certains rêves qui plongent l’esprit dans un état qu on pourrait nommer le clair-obscur delà vie réelle.
- Pour que l’illusion fût absolue, il faudrait le mouvement. Ces personnages, malgré le soin apporté par l’artiste à leur donner les allures les plus naturelles, sont silencieux comme^ la mer elle-même. On ne sent pas la plus légère brise, le moindre balancement. Nous voudrions entendre le murmure du vent, le clapotement des vagues, les trépidations de la machine, les cris de l’équipage, etc. C’est le panorama de l’avenir.
- Rassasié de la vue du panorama, dit notre
- confrère Herment, dans Y Estaffette, nous descendons voir les dioramas. Au lieu du grand tableau cylindrique général, nous voyons une série de tableaux-plans représentant les différentes parties du navire, les divers épisodes de la vie du passager à bord et les ports d’embarquement et de débarquement des paquebots de la Compagnie.
- Nous avons vu autrefois les diorainas, chefs-d’œuvre de Daguerre et de Bouton, représentant sur la toile une peinture en quelque sorte animée. Tantôt c’était l’éboulement de la vallée de Goldau. Une vallée s’offrait à nos yeux, paisible, fraîche, riante et qui paraissait réelle, grâce aux procédés que nous venons de décrire.
- Bientôt la lumière baissait du côté du spectateur ; le paysage s’estompait, devenait de moins en moins distinct, mais, en même temps, la toile se trouvait éclairée progressivement par derrière, de manière à montrer par transparence un second tableau représentant la même vallée sous un nouvel aspect, après l’é-boulement. Les deux tableaux se succédaient par degrés insensibles, sans solution de continuité, et, par cette gradation habilement ménagée, le spectateur croyait être témoin du cataclysme.
- Ou bien, nous avions sous les yeux l’intérieur d’une église, au milieu de la journée. La nef était vide et silencieuse; à peine quelques rares fidèles la parcouraient. La lumière baissait peu à peu, la nef s’assombrissait, la nuit arrivait, pendant que la toile transparente se trouvait de plus en plus éclairée par derrière. Le premier tableau disparaissait, tandis que le second apparaissait. Tamisée par des verres colorés, la lumière se répandait en milliers de points lumineux figurant autant de cierges allumés qui éclairaient la nef, envahie alors par la foule ; nous assistions à la messe de minuit.
- Voilà le vrai dioramaffe tableau mouvementé figurant les diverses phases d’un phénomène, les divers actes d’un événement, les divers moments de la journée. Les dioramas de la Compagnie ne sont que des panoramas partiels. Ils sont éclairés du côté du spectateur seulement. Ce sont d’ailleurs des vues agréables dont l’exécution est presque irréprochable.
- Félix Herment.
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- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêles)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à 10 heures : Visites à l’Exposition; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du Palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situé à l’extrémité du Palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des Républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marionnettes de Barnard pendant les entr’ actes.
- De 2 à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de
- la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face la rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- . De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exposition.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, derrière le Palais Arts libéraux, côté de l’avenue Suffren.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestreau millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées ; promenades sur les ânes blancs d’Egypte.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et dioramas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. —''Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de là mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement desumachines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan. Phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de 9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 40.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- RENSEIGNEMENTS
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. —Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée : Trocadéro.
- Madeleine-Bas tille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de'Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la'place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. :— Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de
- 1 Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. —- Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée; Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg. , .
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Plane de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-Issy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre^Pasey, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se- rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villetle, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service eet assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Omnibus ct les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La li^ne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes a Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pen-ant toute la durée de l’Exposition^'
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pont d’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Iéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur < de l’avenue de Sutfren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Service des bateaux omnibus. — Service cle nuit de 10 heures à 11 heures du soir entre le Champ de Mars . et VHôtel de Ville, pendant la durée de l’Exposition, au prix de 25 centimes.
- Par autorisation spéciale de M. le Préfet de police en date du 6 juin courant, ce service partira du pont d’Iéna, en faisant escale aux stations suivantes :
- 1° Au pont de l’Alma, rive gauche.
- 2° Au pont de la Concorde, rive gauche.
- 3° Au pont Royal, rive gauche.
- 4° Au pont des Saints-Pères, rive gauche.
- 53 Au Pont-Neuf, rive gauche.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie^ directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Sutfren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies à la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Cons tan tine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)!
- Course, 1 fr. 50..— Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir).
- UTILES
- . Porte dupont de l’Alma amont (6 heures matin à8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 lieuses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures soir). Porte La Bourdonnais (lü heures matin à 6 heures soir).
- VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Deiessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des.heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Becairville. —Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des' Invalides à l’Ecole m ilitaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Sutfren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. —Palais des Produits alimentaires. — Tour Eifïel.
- (Distance maxima à parcourir : 8 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts-compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16,. avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il., communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique,, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du-soir.
- Sept levées parjour :
- Matin : 7 h. 30, 10 heures, midi.
- ! Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au. Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais-des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits-suivants •
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon-Duva.1 (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- les ballets d’enfants réglés par Mme Mariquita, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Ajoutons que la vaste salle du Grand-Théâtre, avec sa brillante exposition spéciale de produits français et exotiques, avec ses bars tenus par de charmantes serveuses, avec ses originales marionnettes, constitue un des lieux de promenade les plus pittoresques et les plus intéressants de l’Exposition .
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- Le Numéro : 13 Centimes.
- Mercredi 19 Juin 1889.
- BULLETIN DE L’EXPOSITION OFFICIEL UNIVERSELLE DE 1889
- ABON N EM ENTS POUR L.V DURÉE DE L’EXPOSITION paris et Départements 20 fr. Étranger, le port en sus. QUOTIDIEN ILLUSTRÉ Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sons les yeux do public (CLASSE 58) Annonces la ligne 3 fr. Réclames — 5 » Faits divers — 10 » Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Lotidres, chez M. Seymour Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Partie officielle : Election des bureaux dos Jurys (suite).— Partie non officielle : Chronique. — Echos. — M. Carnot aux Invalides. — Public peu raisonnable. — Les Ouvriers anglais à Paris — Le Congrès de Sauvetage. — La Bourse. — Congrès pour la propagation des exercices physiques. — Le Pavillon des Forêts. — Renseignements utiles. — Annonces et Réclames.
- PARTIE OFFICIELLE
- ÉLECTIONS DES BUREAUX DES JURYS
- (Suite)
- Classe 14
- Président : M. Yerneuil, France.
- Vice-président : M. Borlée, France.
- Secrétaire-rapporteur : M. le docteur Berger, France.
- Classe 15
- Président : M. Cailletet, France.
- Vice-président: M. Ray Lankes-ter, P. R.S- Grande-Bretagne.
- Rapporteur : M. Teisserenc de Bort, France.
- Secrétaire : M. Amsler-Laffon,
- Suisse.
- Classe 16
- Président : M. le vice-amiral Cloué, France.
- Vice-président : M. Amrein,
- Suis SG
- Secrétaire-rapporteur : M. Germain, France.
- Classe 19.
- Président: M.Victor de Lüynes,
- France.
- Vice-président: M. Savoye, Belgique.
- Rapporteur: M. Oudinot,France.
- Secrétaire : M. Desmaisons,
- France.
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- Président : M. Piault, France.
- Vice-président : M. Henri Galante, France.
- Rapporteur : M. Gardeilhac père.
- Secrétaire : M. Maurice Mermil-lod, France.
- Classe 43
- Président : M. A. Servant,
- France.
- Vice-président : M. le docteur Quiroz, Salvador.
- Rapporteur : M. Hermann Clermont, France.
- Secrétaire : M. Moriceau, France.
- Classe 55
- Président: M. Gustave Denis,
- France.
- Vice-président : Sir Joseph Lee, Grande-Bretagne.
- Secrétaire-rapporteur: M. Escher, Suisse.
- Classe 64 "
- Président: M. le docteur Brouardel, France.
- Vice-président : M. Pulacios, Costa Rica.
- Rapporteur : M. le docteur Proust, France.
- Secrétaire : M. le docteur Martin, France.
- Classe 69
- Président : M. Victor Leydet, France.
- Vice-président: M. Torres M. de Luna, Espagne.
- Secrétaire-rapporteur : M. Paul Cabaret, France.
- Le jury de la classe 73 a constitué son bureau ainsi qu’il suit, comme nous l’avons inséré dans notre numéro du 16 juin :
- Classe 73
- Président: M. Jarlauld, France.
- Cipaye
- Spahi sénégalais
- Tirailleur sénégalais
- Vice-président : M. le prince Galilzine, Russie.
- Rapporteur : M. Féry d’Esclands, Roumanie.
- Secrétaire: M. Gabriel, France.
- Nous pouvons aujourd’hui, pour compléter ce renseignement, ajouter que ce jury, étant donné la grande quantité de produits divers qu’il aura à examiner, s’est constitué en sous-commissions, ainsi composées :
- lo. Section des vins. — Président : M. de Metelle.
- Vice-président : M. le comte Werlé.
- Rapporteur : M. Guiraud.
- Secrétaires : MM. Massiéra et À. Guichard.
- 2° Section des bières et cidres. — Président M. Velten.
- Vice-président : M. de Boeck. Secrétaire-rapporteur : M. Cirier-Pavard.
- 3o Spiritueux. — Président : M. Steurs. Vice-président : M. Laporte.
- Rapporteur : M'. Cusenier.
- Secrétaire : M. Goulon.
- PARTIE NON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- Dimanche, il y avait trois grandes-attractions pour les promeneurs : la campagne, car le temps était splendide et agréablement tempéré par quelques averses rafraîchissantes le Grand-Prix couru à Longchamps, et l’Exposition universelle.
- On était en droit de croire que l’Exposition aurait pâti de la coïncidence de tant de plaisirs réunis le même jour ; eh bien ! il n’en a rien été. Il y a eu foule partout : à la campagne, au Grand-Prix et au Champ de Mars. Un grand nombre d’intrépides ont été déjeuner à Saint-Cloud ou à Suresnes, puis ils ont assisté à Longchamps, à la victoire inattendue de Vasistas et enfin ils sont allés terminer cette belle journée en dînant sur la tour Eiffel.
- On y a joliment sablé le champagne, hier soir, en l’honneur des trois chevaux français ; les Anglais eux-mêmes ont fait contre mauvaise fortune bon cœur et se sont consolés en allant admirer les merveilles des illuminations de nuit, au Champ de Mars.
- Car le pli est tellement pris maintenant, que la distraction dernière est toujours le Champ de Mars, soit après une course, soit après une partie de campagne, soit-après une journée de travail : le délassement à la mode c’est Imposition, — et voilà pourquoi le chiffre des entrées continue à monter dans des conditions étonnantes.
- La statistique, d’ailleurs, est là pour nous renseigner exactement.
- Les entrées payantes se sont élevées, du 1er au 15 juin, au chiffre de 2,002,547 et en tout,
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- c’est-à-dire depuis le 6 mai jusqu’à samedi dernier, à 4.210,592. tandis que pendant la même période, en 1878, elles n’atteignaient que 2,374,442.
- Différence en faveur de l’Exposition de 1889, 1,830,150.
- Mettons maintenant en parallèle les résultats de l’Exposition actuelle avec ceux des deux expositions étrangères qui ont eu le plus de succès depuis celle de 1878: Amsterdam en 1883 et Anvers en 1885. Elles ont duré six mois : eh bien ! toutes deux ensemble n’ont pas fait trois millions d’entrées payantes.
- il n’y a pas six semaines que l’Exposition de 1889 est ouverte, et le chiffre de quatre millions est dépassé.
- Il y a là de quoi confondre tous les dédaigneux de parti pris, et tous les empêcheurs de danser en rond.
- C'est dimanche qu’un des cotés de la passerelle en construction à l’entrée' du boulevard Latour-Maubourg a été livré au public ; on ne pourra juger réellement de son utilité que quand la largeur de sept mètres, sera libre; à l’heure qu’il est, les trois mètres cinquante rendent déjà des services, mais ils sont in.suDisants et nous attendons impatiemment la fin de ces travaux.
- C’est également dimanche que les nouveaux gardiens ont commencé leur service autour des pelouses; ils ont fait leur possible pour garder leur fraîcheur et leur viginité du matin aux gazons immaculés, mais il faut avouer qu’ils n’y ont pas encore réussi complètement.
- Tenez donc tête à des centaines de mille de personnes qui veulent collationner quand même sur les pelouses, puisqu’on ne leur a pas encore octroyé des tables et des bancs où ils pourront étaler à l’aise leurs victuailles! Pourquoi ne pas accorder cette satisfaction aux dîneurs en plein vent? On y viendra peut-être, mais il ne faut pas trop tarder, car les frais du lundi pour les dégâts du dimanche sont périodiques, et cette périodicité est ruineuse.
- Comme tous les visiteurs n’apportent pas avec eux un panier bourré de charcuterie, de pain et devin, ceux qui n’ont pas pris de paquets ou dont les vivres sont insuffisants vont se ravitailler le long des grilles ou des clôtures, et, de l’extérieur, des marchands ambulants leur passent ce qui leur manque.
- Cette petite industrie .s’est tellement développée, depuis quelques dimanches, que tout l’entourage de l’Exposition ressemblait à une guirlande interrompue de cervelas, de saucissons à l’ail et de litres à douze.
- Comme ornementation artistique, cela laissait à désirer ; comme parfums, c était quelque peu mêlé. Bref, la police a pourchassé sur certains points ces vendeurs extérieurs dont les cris d’appels étaient assourdissants et dont la multitude causait, en certains endroits, un véritable encombrement.
- Eux, pas bêtes, qu’ont-ils fait ?
- Ils ont bravement fait le sacrifice d’un ticket et ils sont entrés dans l’enceinte de l’Exposition avec tout leur appareil gastronomique.
- Ils se sont installés aux carrefours les plus en vue et ils ont vendu paisiblement leur marchandise à l’intérieur, puisqu’on ne les tolérait plus à l’extérieur.
- On se saurait cru sur les pelouses avoisinant Longchamps, le jour du Grand-Prix ou de la grande revue. Cela manquait absolument de dé-
- corum, il faut bien le dire : il n’est pas bon que l’Exposition arrive à ressembler à. un camp ou à une cantine. Et puis, les concessionnaires des petits bars ou des restaurants à bon marché ne tarderaient pas à se plaindre. Ce serait un grave préjudice pour eux si la vente des marchands ambulants se propageait à l’intérieur.
- Comme coup d’œil, enfin, c’est plus que vulgaire !
- F. L.
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- ECHOS
- Les Entrées à l’Exposition
- Le chiffre des entrées payantes s'est élevé, hier lundi, à 113,073.
- Voici pour la première quinzaine de juin le relevé récapitulatif des entrées payantes aux expositions de 1878 et de 1889 :
- En 1878 Eu 1889
- lfir juin 42.890 151.015
- 2 — . 91.064 193.866
- 3 — 58.117 94.260
- h — 50.332 92.004
- 5“ — ......... 54.238 94.100
- 0 — 01.710 103.322
- 7 — 53.502 09.439
- 8 - 47.375 83.254
- 9 — (Pentecôte) 124.335 210.907
- 10 — (fête) 182.249 3o3.776
- 11 — 88.791 140.491
- 12 — 05.991 107.236
- 13 — 08.410 110.361
- 14 — 56.391 100.391
- 15 - 59.300 84.865
- Totaux 1.104.707 2 002.517
- Si on ajoute à ces chiffres
- ceux obtenus pour les mêmes
- entrées en mai 1.209.075 2 208.045
- on obtient un total de 2.374.442 4. 210.592
- 2. 374.442
- Soit en faveur de 1889 une
- différence de 1. 830.150
- Inauguration
- L'installation de l’importante exposition de la République mexicaine dans son splendide palais de fer étant terminée, l’inauguration aura lieu très probablement demain mercredi.
- On n’attendait plus ce matin, pour envoyer les invitations, que la décision de M. le président Carnot, qui doit honorer de sa présence celte cérémonie d’inauguration,
- A la Tour
- Pendant toute la journée de dimanche les cinq ascenseurs ont fonctionné.régulièrement sans qu’aucun incident ne se soit produit.
- Et Dieu sait cependant s’il y a eu des amateurs pour l’ascension. Ils continueront maintenant leur service quotidien.
- Le chiffre des ascensions de dimanche a été :
- Du sol au 1er étage..... 10.743
- Du 1er au 2mft étage........ 10.533
- Du 2mft étage au sommet..... 3.094
- Le ballon Godard
- Le ballon captif a fait dimanche, entre une heure et deux, sa première ascension publique. La nacelle était comble mais l’état de l’atmosphère pendant le reste de la journée n’a pas permis de faire d’autres ascensions.
- Les aéronautes Louis Godard, Camille d’Artois et Alfred Godard dirigeaient la manœuvre.
- Assainissement
- A l’extrémité de la rue du Caire, près de ia galerie des machines, on pouvait voir pendant toute la journée de dimanche et de lundi des tas d’immondices.
- Outre qu’ils font fort mal clans le tableau, l’odorat est fortement choqué par ces tas d’ordures qui, étant exposés pendant toute la journée au soleil, dégagent une odeur pestilentielle.
- Ne pourrait-on pas veiller à ce que ces ordures soient enlevées dès le matin.
- Concerts de là galerie Desaix
- On a inauguré vendredi soir, dans la galerie De-
- saix des concerts de'piano qui sont destinés à un très grand succès. Ces concerts auront lieu dorénavant une fois par semaine.
- On a applaudi à cette première audition Mme Roger Miclos etM. Delaborde, professeur au Conservatoire. Tous deux ont exécuté, avec une maëstra au-dessus de tout éloge, un programme dans lequel nous relevons entre autres morceaux : une sonate de Mozart à deux pianos ; Au Soir, de Schumann ; arietto avec variations, de Haydn ; variation de Schumann, à deux pianos; danse macabre; scherzo de Chopin ; une rapsodie de Schubert, etc., etc.
- Grand succès également vendredi soir pour le chœur belge, qui s’est fait entendre de huit heures à neuf heures et demie sous le dôme central.
- Nous croyons savoir qu’on nous ménage des surprises extraordinaires pour les concerts de la galerie Desaix.
- A prochainement les détails.
- Le jeûneur Sur,ci dans la Tour
- Malgré quinze jours de jeûne, Sueei a voulu faire l’ascension de la Tour pour bien, prouver que ia force ne l’abandonne pas pendant son jeûne.
- L’expérience rfa pas été aussi complète que le jeûneur l’eût désiré; il comptait faire l’ascension complète à pied, mais l’administration de la Tour l’a obligé, à partir de ia deuxième plate-forme, à se servir de l’ascensertr pour continuer sa promenade aérienne, l’accès de l’escalier étant interdit au public.
- Sueei, en redescendant du sommet de la Tour s’est arrêté au pavillon du Figmv; afin de prouver qu’il était bien à jeun, il a bu un verre d’eau, qu’il a immédiatement rendu (horreur!) en s’introduisant les doigts au fond de la bouche. L’eau était absolument claire !
- Le service des omnibus
- Les nouvelles lignes d’omnibus.
- La Compagnie des omnibus a mis hier une nouvelle ligne de voitures à quarante places à la disposition du public. Cette ligne va de la gare Saint-Lazare à la porte Rapp, en passant par la rue de La Boétie, l’avenue d’Antin, la rue du Colisée, la rue Marbeuf et le pont de l’Alma.
- Signalons aussi une modification dans le service du tramway Bastille-Quai d’Orsay : Le bureau de ce tramway, placé précédemment devant le ministère des Affaires étrangères est transporté depuis quelques jours au coin du boulevard Saint-Germain et de la rue de Bourgogne'. C’est de là que part la ligne.
- La Suédois peu scrupuleux
- On a arrêté hier, dans la galerie des machines, un négociant suédois nommé Lagerstrom, au moment où il venait de voler un porte-monnaie dans la poche d’une dame. Lagerstrom, qui avait attiré depuis un moment l’attention des agents par sa mine suspecte, en était à sa troisième tentative de vol au moment où les agents se sont emparés de lui.
- Conduit au poste, il a déclaré être arrivé hier à Paris et habiter au n° 31 de la rue de Dunkerque. On a trouvé sur lui une grande quantité de valeurs étrangères, ainsi que de nombreux bijoux. Lagerstrom a été envoyé dans la soirée au Dépôt
- En route pour l’Exposiüon
- On mande de Madrid que ies chemins de fer du nord établissent des trains à prix réduits pour l’Exposition.
- Le premier Sera mis en marche le 5 juillet.
- Visites présidentielles
- M. le président de la République continuera cette semaine Ja série de ses visites à l’Exposition.
- Mercredi 19, à deux heures, M. Carnot visiteia les sections industrielles françaises (côtéSuffren).
- De là, M. le président de la République se rendi a à la section serbe, et verra successivement la Perse, l’Egypte, la Grèce, Saint-Marin, le Japon et Ja Russie-.
- Vendredi 21, à deux heures, M. Carnot visitera les expositions coloniales françaises, et à quatre . heures, la section coloniale néerlandaise.
- Inauguration
- La république de l’Urugay n’attend plus pour inaugurer son pavillon que le président Carnot ait fixé le jour où il pourra l’honorer de sa présence.
- Le président do cette section nous a dit qu’il pensait que cette fête aurait très probablement lieu vendredi ou samedi au plus tard.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Los matinées
- La matinée au bénéfice de M. Bodinier, secrétaire de la Comédie-Française; qui devait avoir lieu aujourd’hui mardi, à la salle des fêtes du Troeadôro, a été renvoyée au lundi 24 couran t, à cause des aménagements spéciaux à faire pour cette représentation par M. Bourdet, architecte du palais.
- Jeudi prochain 20 juin, à deux heures et demie très précises, grande audition officielle de la Société des concerts du,Conservatoire.
- Soli, chœurs et orchestre; 220 exécutants sous la direction de 4L Jules Garcin, avec le concours de M. Vergnet, Mme Rose Caron, Mlle Lundi, M. Au-guez, Mme Franck-Duvernoy, etc., etc.
- Le petit cEieinin de fer
- 11 a transporté, pendant la journée de dimanche, 38,583 voyageurs entre la gare du Champ do Mars et celle de l'Esplanade des Invalides et vice versa.
- Les ingénieurs américains
- Deux cent cinquante d’un coup! En voilà des héros pour les comédies bourgeoises.
- Ils se sont d’abord arrêtés à Londres et ils viennent à Paris.
- Ce matin, ils se réunissent au siège de la société des ingénieurs civils, et sous la conduite des délégués ils visiteront par groupes toutes les parties de notre Exposition. '
- Il sera curieux de connaître leur opinion sur la Tour Eiifel et sur le palais des Machines.
- Les soldats indigènes
- Ils s’ennuyaient à mourir les soldats annamites, sénégalais et autres. Ils faisaient leur service à l’Esplanade, rentraient à la caserne et n’en sortaient plus.
- Quelle tentation pourtant pour eux, de voir ce grand Paris dont on leur avait tant parlé !
- On vient de prendre une excellente mesure à leur endroit; tous les dimanches ils vont être menés dans Paris et aux environs.
- Dimanche a eu lieu une première excursion .à travers la capitale : le détachement, composé de soldats annamites, de tirailleurs sénagalais et de .turcos, conduit par un sergent de l’infanterie de marine, a quitté l’esplanade des Invalides à une heure de l'après-midi, pour suivre les quais, la rue de Rivoli,le Palais-Royal et les grands boulevards.
- Ils n’avaient pas assez d’yeux pour tout voir; mais iis étaient encore plus regardés qu’ils ne regardaient eux-mêmes.
- Diamant ituiquc
- Le plus grand et le plus beau diamant du monde, l’impérial, est à l’Exposition depuis hier. Le poids de cette pierre dépasse de 44 carats celui du Régent, qui pèse 136 carats, et de 74 carats le Kohinoor. de la couronne d’Angleterre.
- Ce rare trésor appartient à un groupe de capitalistes qui s’est constitué à Londres pour l’acquérir. Ajoutons-que c’est'grâce à l’intervention d’un des plusgrosparticipantsdu syndicat, M. Pam, qui habite Paris, que cette précieuse -attraction a été réservée pour notre section française de joaillerie.
- Deux .braves cœurs
- Un brave ouvrier a trouvé, avant-hier, une enveloppe contenant 1,700 fr. Il l’apporte immédiatement au commissaire de police de l’Exposition, M. Mou-quin, qui le félicite.
- « Oh ! c’est tout naturel, répond le brave homme avec son grasseyement parisien, en tournant sa casquette, mais tout de même, si le môsieu qu’a perdu ça me donne quelque chose, jJaccepterai, car ma femme,a accouché v’ià qqinze jours; et aile a pas encore mangé une aile de poulet ! »
- Presque au même instant un monsieur vint réclamer sa lettre et tirant deux billets de 100 -fr. de son portefeuille les remit gracieusement au brave homme qui, rouge de joie, s’écria :
- «Oh ! là ! là! c’est pas un poulet que je vas lui apporter, c’est deux dindes, truffées !„ » •
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- Ben-Zeitoun et sa- femme, la belle Aïoha, ne sont plus clans la maison arabe du XIe siècle située rue de l’Habitation. Nous espérons revoir bientôt ce couple de pure race arabe parmi les exposants réellement indigènes.
- Ce-matin, vers onze heures et demie, en vertu de la récente, decision dinninistre de la guerre prise d’accord avec l'administration de l’Exposi-
- tion. un détachement de trois cents hommes de lignes s’est présenté, sous la conduite d’un officier, aux guichets de la porte Bapp. Ces militaires, munis d’un ordre du gouverneur de la ville de Paris, avaient, été admis à jouir de la gratuité d’entrée dans l’enceinte de l’Exposition. Ils sont les premiers à user de cette laveur.
- Une fois entrés, ces hommes se sont dispersés dans les diverses parties de l’Exposition par groupes de trois ou quatre. Us paraissent, tous: enchantés, et, sans nul dou te, ce qu’ils conteront ce soir dans les chambrées à leurs camarades moins heureux ne sera pas un faible stimulant pour la bonne conduite de chacun.
- j M. CARNOT ADX INVALIDES
- Le président de la République a visité hier l’exposition du ministère de la guerre à l’esplanade des Invalides.
- M. Carnot est arrivé à deux heures, accompagné du général Brugôre et du commandant Gordier. Il a été reçu à la porte du pavillon par M. de Freycinet, ministre de la guerre, le général Coste, organisateur de l’exposition militaire,le général Brault, MM.. Berger, Thurneyssen, Dupuicli, etc.
- . Le président, après avoir visité le rez-de-chaussée du pavillon, s’est rendu à l’exposition d’hygiène, suivi par une foule considérable, qui n’a cessé de crier : « Vive Carnot ! vive la République ! »
- Dans les annexes affectées à l’Assistance publique, le docteur Proust a présenté à M. Carnot les dames de Y Association des Dames françaises et de Y Union des Femmes de France. Un orchestre, composé de jeunes aveugle, a joué la Marseillaise et plusieurs autres morceaux. Plus loin, une autre surprise était réservée au président: des sourds-muets, qui ont appris a parler, l’ont acclamé, et l’un d’eux lui a adressé un petit discours.
- M. Carnot a terminé, sa visite par le pavillon affecté aux blessés militaires, où l’attendaient le maréchal de Mac-Mahon et la duchesse de Magenta. Le maréchal a accompagné M. Carnot dans les établissements d’orthopédie et dans le train de secours aux blessés, qu’ils ont traversé d’un bout à l’autre.
- Après un examen détaillé des nombreux éléments de cette exposition, le président de la République a témoigné de sa vive sympathie pour la société de secours et a particulièrement remercié le maréchal et la maréchale de Mac-Mahon de leur dévouement à cette œuvre patriotique.
- A cinq heures seulement, M. Carnot quittait l’Exposition parla sortie centrale des Invalides.
- Public peu raisonnable I
- C’est encore par milliers de francs que se chiffrent les dégâts commis avant-hier dans le Champ de Mars. Les barrières déjà installées en plusieurs endroits .n’ont pas empêché l’envahis-sement des: pelouses et des massifs de fleurs qui ont été littéralement saccagés. C’est pitié de voir l’état du jardin le lundi matin ! Mais là ne s’arrête pas la stupidité d’une partie du public. Hier après-midi, un jardinier de service au Champ de Mars essayait de s’opposer au passage sur les pelouses qu’il est chargé d’entretenir. Ce brave homme, en réponse à une observation faite très poliment, fut roué, de coups et transporté tout fourbu au service médical. Les polissons qui commettent de pareils actes méritent une punition exemplaire.
- Hier, ils ont pu échapper, mais qu’ils ne récidivent pas. C’est un bon conseil que nous leur donnons. ... |
- Puisque nous en sommes sur ce chapitre, j
- associons-nous à une juste réclamation d'un de nos confrères.
- Les pillards chassés des pelouses ont trouvé une nouvelle méthode.
- Ils accaparent toutes les chaises, et après les avoir très soigneusement époussetées, y déballent jambons ettcervelas. Naturellement, ils se gardent de les nettoyer après leur repas, si bien que tous les sièges sont couverts d’une épaisse couche de graisse.
- Les promeneurs qui désirent se reposer après le départ des dîneurs malpropres, s’assoient, avec confiance, et détériorent leurs vêtements.
- Un autre journal dit que pour empêcher la dévastation dés parcs de l’Exposition, il conviendrait d’agrandir un peu les allées qui sont vraiment insuffisantes pour une si grande affluence de visiteurs.
- Nous craignons fort que ce seul remède soit insuffisant ; mais joint aux clôtures et à un service de police sérieux et rigoureux, i\ pourrait avoir du bon. Il est temps, cependant, de trouver un remède efficace. Sinon, nous arriverons au mois d’octobre avec un budget de dégâts de plus d’un million. Et dire qu’une partip bête du public ne se doute pas que ce sont les contribuables qui finalement paieront les pots cassés.
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- Les Ouvriers anglais à Paris
- Dimanche, à huit heures du matin, une délégation du Conseil municipal de Paris, composée de MM. Bassinet et Cadoux,. secrétaire-interprète, des délégués de la Bourse du travail : Blanchard, Brunet, Dadier, Foucault, Hahn, Lucas, Leclercq, Jac-quemin et Brio a, accueillaient au débarcadère de la gare Saint-La2are la deuxième délégation ouvrière anglaise, envoyée avec les souscriptions recueillies par le lord-maire de Londres.-
- La délégation se compose de vingt-quatre membres :
- Siins, Pettit, Champion, Erancès, Wright,. King-gate, Wateriled, Dickinson, Sargeant, Stokoe, Wal-ker, Hugues, Howcs, Howarth, Watkins, Samplon, Walth, Long, fi’homson, Lloyd, Brooke, Bray, Hooks, Harrington, représentant les professions suivantes :
- Baromètres, maçons, marqueteurs, sculpteurs, carrossiers, diamentaires, mécaniciens (trois genres), électriciens, gaziers, instruments de musique, verriers, marbriers, carton-pierre et papiers peints, orfèvres, tailleurs de pierre, menuisiers pour écoles, horlogers, maréchaux, zingueurs, selliers.
- Les ouvriers anglais ont été invités par leurs camarades parisiens à un lunch servi à l’English Tavern, rue cl’Amsterdam. Après la collation, M: Bassinet, au nom de la ville de Paris, a souhaité la bienvenue aux travailleurs anglais, qui viennent étudier le combat pacifique du travail entre les producteurs de. tous les pays, combat où il y aura certainement des vaincus, mais qui du moins ne laisse pas d’hécatombes sanglantes après la bataille. Le Conseil, dit-il, va permettre à la Bourse du travail de mettre à exécution un programme de réceptions pour vous rendre le séjour de Paris aussi agréable que possible.
- Le citoyen Dadier, au nom des corporations ouvrières adhérentes à la Bourse du Travail, a tenu à venir saluer des membres de la grande famille internationale. Comme délégué à des expositions anglaises antérieures, il remercie les travailleurs anglais des cordiales réceptions que les travailleurs parisiens ont reçues à l’étranger et notamment en Angleterre. La Bourse,du 'bravai! fera tous ses efforts, aidée en cèla par le Conseil municipal, pour les renseigner sur leurs travaux professionnels, et la visite des établissements de la Ville.
- Il espère que les citoyens anglais emporteront un bon souvenir de leur voyage, qu’ils contribueront
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- à renouer cette union, cette entente nécessaire à l'affranchissement des travailleurs. Ces allocutions traduites ont été couvertes d’applaudissements par tous les délégués.
- Il a été décidé que la Bourse du travail recevrait la délégation aujourd’hui mardi, à huit heures du soir.
- Les corporations intéressées à s’aboucher avec les ouvriers anglais sont priées d’envoyer les délégués à la réunion de ce soir, à la Bourse du travail, salle 12, 35, rue Jean-Jacques-Rousseau.
- Siège de la délégation, Muller’s Hôtel,
- 35, rue Pasquier.
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- LE CONGRÈS
- (le Sauvetage
- Le congrès de sauvetage organisé à l’occasion de l’Exposition a terminé ses travaux. En quatre séances tenues au Trocadéro, sous la présidence de M.Lisbonne, ancien directeur des constructions navales, il a entendu cinq importants rapports :
- |. En ce qui concerne le sauvetage maritime, M. Ra-giot, administrateur délégué de la société centrale de sauvetage des naufragés, a signalé tout ce qui a été fait en France pour secourir les navires qui viennent se mettre à la côte. C’est l’histoire meme de la société centrale, fondée en 1864 par le peintre de marine Gudin, et qui a déjà secouru 759 navires et sauvé 5,284personnes.|
- Pour favoriser encore l’action de la
- Société, le congrès a émis lé voeu que tous les bâtiments soient pourvus, proportionnellement à leur importance, de canots insubmersibles, de vêtements de sauvetage et d’appareils porte-amarres. De plus, on voudrait voir le gouvernement subventionner chaque année la Société centrale. Il n’y a guère qu’en France, en effet, où l’Etat ne prend pas à sa charge le sauvetage sur les côtes.
- C’est M. Guillemin, inspecteur général de la navigation sur la Seine, qui a traité la ques-
- tion du sauvetage en rivière. Relevons-y ce détail statistique. Sur un parcours fluvial de douze kilomètres on trouve dans Paris : 9 pavillons, 35 postes-pontons, 22 bains, 21 lavoirs, en tout 87 postes de secours, c’est-à-dire un poste tous les cent quarante mètres, sans compter les bateaux à voyageurs, dont le personnel opère à chaque instant des sauvetages ; la sécurité est donc aussi complète que possible sur la Seine.
- Le sauvetage en cas d’incendie a fourni à M. l’ingénieur E. Guibillon le sujet d’un rapport dont une partie nous semble des plus intéressantes : c’est celle qui a trait aux dispositions prises pour la protection des écoles contre le feu et la fuite des élèves en cas d’incendie. Le rapporteur y signale l'aménagement défectueux de la plupart des écoles communales qui comportent des classes à divers étages, classes s’ouvrant généralement sur un couloir unique, aboutissant à un seul escalier. Bien que la vigi-
- _ __________Cmiicjuclui J.atai&c d'mi&jku&u! ____r ______________
- Plan général du 1er étage de la Tour Eiffel
- elle possible et sous quelle forme peut-elle être appliquée avec succès ? » Les mœurs des marins et des sauveteurs à l’égard de la prévoyance y sont dépeintes avec beaucoup de vérité et de franchise ; puis, après avoir examiné rapidement une combinaison dont M. Collet est l’innovateur et qui, par la création d’un centre commun, réaliserait un système d’assurances à cotisations réduites, M. Georges Hamon conclut par ces quatre propositions : établissement d’une statistique des accidents maritimes afin d’arriver à fixer la tarification indispensable à une assurance des marins; étude d’un projet de loi donnant le patronage de l’Etat aux institutions privées d’assurances créées en faveur des marins ; assurer à prime restreinte les sauveteurs-marins ; accorder des pensions aux veuves et aux orphelins des sauveteurs.
- En dehors de ce quatre séances, les membres du congrès ont visité la classe 65 de l’Exposition sous la conduite du secrétaire général du congrès, M. Emile Ca-cheux ; ils ont pu étudier sur place, au théâtre de la Porte-Saint-Martin et au Palais-Royal, l’organisation du sauvetage dans les théâtres ; enfin ils ont assisté à un concours de natation et à l’essai d’appareils de sauvetage.
- Un nouveau congrès sera tenu l’année prochaine à Toulon ; en outre il a été décidé, sur la proposition de M. Caron, président de la Société nationale de sauvetage, que toutes les sociétés de sauvetage. et de sauve-* teurs allaient être invitées à se fédérer pour accroître leurs ressources et développer leur influence morale.
- lance du personnel dirigeant et enseignant rende difficile un sinistre pendant les heures de classe, on ne doit pas moins se préoccuper de cet état de choses.
- Dans son travail relatif aux accidents sur la voie publique, le rapporteur de la quatrième section, M. Henry de Baecker, ingénieur, a naturellement fait l’éloge des ambulances urbaines, dues à la persévérante initiative de M. le docteur Nachtel. Pour compléter cette création si utile, il faudrait qu’un arrêté obligeât les véhicules à laisser la voie libre aux ambulances ; il serait également nécessaire qu’un signe apparent, drapeau ou lanterne à croix rouge, indiquât au public, même pendant la nuit, remplacement des boutons d’appel.
- L’amélioration de la situation des gens de mer a inspiré à M. Georges Hamon, secrétaire du comité, une consciencieuse étude de cette question : « L’assurance des gens de mer est-
- XiA BOURSE
- Après un début assez ferme, la Bourse revient auyours de samedi. Le 3 0/0, qui a détaché son coupon de 0 A est à 85 30. C’est exactement la parité du cours de 86 Oo cote avant-hier. Les fonds étrangers sont dans les mêmes conditions et les affaires se restreignent, de plus en plus, sur les valeurs de crédit et sur les valeurs industrielles.
- Insensiblement ^ les acheteurs se dégagent. On liquide en catimini. Quant à ceux qui veulent rester sur leurs positions, ils trouvent facilement à. se faire reporter, non pas parce que l’on croit à la reprise, niais parce (pie les capitaux sont abondants et peu demandés.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- CONGRÈS POUR LA PROPAGATION DES EXERCICES PHYSIQUES
- Le congrès pour la propagation des exercices physiques dans l’éducation a été ouvert avant-hier, à l’école des ponts et chaussées, par son president, M. Jules Simon.
- M. Jules Simon a prononcé une brève allocution, dont voici la fin :
- On a fait de nos enfants des machines à écouter et à répéter, tandis que la véritable éducation est de faire des hommes aptes à penser et à travailler.
- On laissait le corps aller sur sa bonne foi et, comme le corps portait l’esprit et que l’esprit était un très lourd fardeau,le corps a dû s’arrêter et rester sur place. Alors qu arrivait-il! G’est que l’esprit était dans une situation déplorable et, comme on ne s'occupait pas du tout du corps, il est devenu fai ble.C’est une éducation à rebours... Je n’ai jamais compris qu’un Français soit élevé dans du coton. Il ne faut pas qu’il sache ce que c’est que d’avoir peur. . Nous ferons l’homme véritable, ayant l’esprit et le corps alertes et sûrs d’eux-mêmes. Il en résultera une chose que je vous recommande, messieurs, par-dessus tout, c’est la gaieté et la bonne humeur. Allez-vous-en dans un collège à coton, vous verrez les enfants malades, tristes, souffreteux et vous aurez toutes les peines du monde à les égayer.
- Allez-vous-en dans un collège où l’on sait ce que c’est que les exercices physiques, _ et vous verrez la joie éclater de tous les cô-tési? Du’estme que. la société humaine sans la joie? Quand on monte sur les monts et qu’on voit de là l’humanité, il faut que la vie vous paraisse joyeuse et qu’on entende des cris de joie.
- Voilà le spectacle qu’il faut se donner. Fêtons, messieurs, dans ce congrès, le retour à la gaieté française, à la vieille gaieté gauloise, et le retour à la vaillance des corps qui est la compagne de la vaillance des esprits.
- La séance s’est terminée à dix heures, après la lecture faite, par M. Pierre de Goubertin, d’un rapport sur les exercices physiques dans les écoles anglaises, américaines et australiennes.
- LE PAVILLON DES FORETS
- L’encadrement et la charpente de ce vaste pavillon sont, faits avec des troncs d’arbres pris dans toutes les forêts de France, de même que les belles colonnades de la galerie du pourtour. Ces colonnes surmontées de leurs chapiteaux en écorces entrelacées, provenant de diverses essences d’arbres, sont d’un aspect très curieux. Quelques-uns de ces sujets vigoureux, arrachés tard à leur sol natal, ont, malgré leur âge et l’ablation de leurs racines, continué de végéter, et l’on peut voir, par exemple, une poussée de jeunes feuilles s’échappant du tronc d’un merisier séculaire et d’un peuplier de cinquante ans, qui servent de piliers à la galerie centrale. Le portique de cette galerie est formé de troncs d’arbres qui datent d’avant la Révolution. Un cormier deux fois séculaire, un chêne de cent cinquante ans, un hêtre et un charme ayant dépassé le siècle, etc. f /V;
- celles que l’on obtient avec la couleur et le dessin de la tapisserie, c’est la note vivante qu’elle produit.
- A chaque panneau correspond une exposition. Chaque exposition se compose d’objets fabriqués avec un arbre. Voici un pin âgé de cent soixante-quinze ans : il n’en reste que le pied; des chevaux, des moutons, des jouets de toute espèce sont sortis du monstre découpé. D’un tilleul de cent trente-cinq ans, on ne voit
- qu’une branche, le reste
- CÔTÉ DE LA ‘SEINE
- Plan général du 2 e étage de la Tour Eiffel
- Les détails de cette merveille d’architecture végétale sont aussi remarquables que l’ensemble. Les panneaux et les plafonds des revêtements extérieurs sont formés d’écorces assemblées avec un goût exquis et produisant, par leur coloration et leur tonalité variées, le plus bel effet décoratif. yLa confection de ces panneaux a occupé pendant plus de quatre mois plus de cinquante ouvriers, dont le chantier était installé à la croix de Toulouse, dans la forêt de Fontainebleau.
- A l’intérieur, une double colonnade, également formée d’arbres séculaires, divise les surfaces murales en autant de panneaux d’exposition où sont groupés les différents produits ou bois ouvrés. Murailles et plafonds sont de vraies mosaïques qu’on dirait formées de marbre noir, gris, rouge, vert, jaune, et qui se composent, en réalité, de toutes les variétés d’écorces. Ce qui distingue cette décoration de la plupart de
- s’est transformé en cordes, brosses etc., etc. Plus loin, une aubépine a donné naissance à ces jolis bibelots, coffrets sculptés, cannes, ustensiles de ménage pour poupées.
- Une scierie mécanique fait un bruit énorme au milieu de la grande salle. C’est une locomobile actionnée par un moteur à gaz. Le monstre a, entre ses dents de fer, un énorme tronc de chêne que son appétit pantagruélique aurait déjà dévoré si le mécanisme destiné à le lui pousser, au fur et. à mesure qu’il l’entame, n’était arrêté. Il en est réduit à grincer dans le vide. Mais on aperçoit tout autour de lui des échantillons de son savoir-faire. Transporté en pleine forêt, il est capable d’expédier promptement et proprement tous les végétaux, grands et petits, confiés à sa faim indiscrète.
- Mais, outre les arbres, il y a aussi des spécimens remarquables de grands animaux, disposés . autour d’une pièce d’eau jaillissante, des sangliers, des cerfs, deux aigles se disputant le lapin que l’un d’eux tient entre ses serres, décorent l’entrée de 1a, galerie où l’on:a exposé les vues de.s grands travaux forestiers des Pyrénées et des Basses-Alpes.
- L’exposition forestière ne serait pas complète si elle ne révélait l’envers de la belle nature et de l’existence des arbres géants. Ils ont, comme l’humanité, leurs misères ; ils^ sont sujets aux maladies, au phylloxera_ et à la lèpre. Ces géants se débattent en vain contre le champignon qui s’attache à eux, l’horrible parasite, et contre des insectes nuisibles à leur santé de colosses.
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- RENSEIGNEMENTS
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- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. —Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trccadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée: Troca-déro.
- MadeleinerBastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madëleine-Auteuil. Points u’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadêro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma, Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Bour<te-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitboutda-Muette. Point d’arrivée: Trocadêro.
- Champs-Elysês-Petite-Villette. — Correspondance au square ' Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadêro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma)
- Panthéon-Place Courcelles. —Correspondance _ à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadêro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire. ;
- Louvre-Saint-Cloud.— Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadêro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire;
- J.ouvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. -1- idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les-tramways du quai. .Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadêro.
- Bastille-Pont de l’Alma.. — Point d’arrivée : Pont de
- 1 Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Troca-dérO. • :
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou ' Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Réputés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de Ta façon suivante:
- Au Trocadêro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porté de Magdèbourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle,” Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil e.t avenue.ÆAntinTssy...
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Àlma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs ~ sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et leS Jf£/i7'0TlCl&ll6S •
- La li^ne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes a Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pen-ant toute la durée de l’Exposition#
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Iéna au pont de l’Alma.
- Aux abords .de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdèbourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur _ de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Service des bateaux omnibus. — Service de nuit de 10 heures à 11 heures dit soir entre le Champ de Mars et VHôlel de Ville, pendant la durée de l’Exposition, au prix de 25 centimes.
- Par autorisation spéciale de M. le. Préfet de police en date du 6 juin courant, ce service partira du pont d’Iéna, en faisant escale aux stations suivantes ;
- lo Au pont de l’Alma, rive gauche.
- 2° Au pont de la Concorde, rive gauche.
- 3° Au pont Royal, rive gauche.
- 4-o Au pont des Saints-Pères, rive gauche.
- 5° Au Pont-Neuf, rive gauche.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie. directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Lé Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billan-, court, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées . au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies à la place du Trocadêro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)!
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2.francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement.'—Dans tous les bureaux de posté. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de . vins et liqueurs. — Libraires.— Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). —De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. 'soir, 2 tickets (2 fr.); — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin- à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte'Fabert 6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine 10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. — Porte de l’Ostréiculture, ,(6 heures'-mâtin à six heures'sôir)i Porte du Portugal.(10 heures matin à’six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir):.. Porte, du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir).
- UTILES
- Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. — Section de l’Ecole militaire, — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. —..Porte du chemin
- de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 lieuses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures soir). Porto La Bourdonnais (lü heures matin à 6 heures soir). *
- VI. — Section du Trocadêro. — Porte du Trocadêro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdèbourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. — Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole m ilitaire ; il longe Je quai d'.Orsay. ,et l’avenue de Suffren. '."‘y
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar.-r-Palais des Produits alimentaires. — Tour Eiffel. • :
- (Distance maxima à parcourir : 3' kilo mètres’ 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 2Lminules, .arrêts compris.) -
- Wagonnet de lre classe : 50 centime» {< 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distancé parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la. Compagnie se. réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarit : 2 lr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Explonation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des. gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de. La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour-les" services télégraphique'et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir. :
- Sept levées par jour :
- Matin : 7 h. 30, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- ...Levée exceptionnelle à 6. h. 15. .. .
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition. '
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- ’ La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants • .........
- Trocadêro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en-descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du'vesti-hule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation..
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Màlar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin dé ièr Decauville el derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- les ballets d’enfants réglés par Mme Mariquita, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Ajoutons que la vaste salle du Grand-Théâtre, avec sa brillante exposition spéciale de produits français et exotiques, avec ses bars tenus par de charmantes serveuses, avec ses originales marionnettes, constitue un des lieux de promenade les plus pittores -ques et les plus intéressants de l’Exposition.
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- Jeudi 20 Juin 1889.
- 2e Série. — N° 37.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- (près de la Direction Générale de ï Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Liste des membres du .'Jury (Suite). — Elections des bureaux des Jurys (Suite). — Ordre des travaux du Jury. — Entre ciel et terre. — Le Banquet des commissions étrangères des Beaux-Arts. — Echos. — Nouvelles do l’Exposition. — Les Fantasias tunisiennes. — Les Soirées. — La Bourse. — Guide des attractions. — Annonces et réclames.
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- CHRONIQUE
- Alors toutes ces brillantes bâlisses, ces palais éblouissants, ces coupoles azurées, ce hall colossal dont la courbe hardie abrite les machines du monde entier, ce dôme si élégant et si flamboyant, sous lequel s’arrêtent chaque jour en admiration cent mille visiteurs, — tout cela serait démoli, comme l’ont été les Expositions de 1867 et de 1878 !
- Tel est le cri que tout le monde a poussé simultanément.
- Mais il fallait que ce vœu eût une sanction parlementaire; aussi, un député, M. Frébault, a-t-il déposé sur le bureau de la Chambre une proposition de loi tendant à conserver une partie des bâtiments construits sur le Champ de Mars.
- La commission a adopté à l’nnanimité la proposition tendant à conserver le palais des Machines, le palais des Beaux-Arts, des Arts-Libéraux et le Dôme central.
- Quelques réserves ont été faites sur le fond et on a demandé qu’une indemnité fût payée à la Ville de Paris par l’Etat, en échange de l’emplacement dont il deviendra propriétaire.
- Mais nous trouverons ces détails dans la discussion qui doit avoir lieu à la Chambre.
- Nul doute que la proposition ne soit finalement votée; de la sorte les quatre bâtisses principales de l’Exposition actuelle seront conservées, à la satisfaction générale.
- #*#
- Mais qu’en fera-t-on ?
- Le palais des Machines est si vaste qu’on a dit qu’on pourrait y installer douze mille chevaux. 11 pourrait certainement servir, pendant les mauvais jours d’hiver, aux écoles de cavalerie, et ce sera bien le plus immense manège qu’on ait jamais vu.
- Le Dôme central restera comme un spécimen curieux d’architecture composite et bien moderne, mais il ne semble pas qu’il puisse avoir de destination bien spéciale.
- Quant aux palais des Beaux-Arts et des Arts-
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- Libéraux, on y logera certainement de temps en temps des expositions périodiques.
- Eh bien ! malgré tout le plaisir que nous aurons à voir conserver ces parties importantes de l’Exposition actuelle, nous craignons un peu qu’une autre exposition, installée dans les mêmes locaux, ne perde de son charme et de sa nouveauté.
- Le public se lasse vite des monuments bâtis pour un usage particulier et qu’on fait resservir ensuite.
- On dira que le Trocadéro, qui date de 1878, fait encore assez bonne ligure aujourd’hui. Soit ; mais ce n’était pas, à proprement parler, un bâtiment d’exposition : c’était un ensemble architectural destiné à couvrir et à orner une hauteur nue et déserte ; édifié en pierres, il paraissait, d’ailleurs, définitif.
- On ne peut en dire autant des constructions que l’on va conserver : elles sont presque fatalement destinées à abriter encore une exposition.
- Mais, y aura-t-il encore une Exposition ? La série n’est-elle pas close, du moins pendant longtemps? A l'étranger, qui oserait jamais tenter un effort aussi gigantesque, sans craindre
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- une comparaison inévitable, et sans s’exposer à un échec sûr? Et en France, comme on ne peut pas faire une répétition de la solennelle manifestation du centenaire de 1789, il faudra bien s’arrêter.
- Nous n’oserions pas prédire, à coup sûr, que l’Exposition universelle de 1889 sera la dernière que l’on tentera; mais il ne serait pas impossible du tout qu’un long intervalle s’écoulât entre celle-ci et la suivante.
- Certes, après l’animation des six mois qui seront écoulés en novembre prochain, quand le vide et le silence se seront faits dans le parc et autour des bâtiments si gais aujourd’hui, l’aspect
- sera bien autre.
- C'est égal : une fête ne peut pas durer éternellement et l’ingéniosité française est assez grande pour utiliser convenablement et brillamment les palais que l’on veut garder aujourd’hui : nous aurions tort d’être aussi inquiet sur leur sort.
- Et puis, la Tour Eiffel ne restera-t-elle pas aussi debout, et ne sera-t-elle pas toujours un -centre pour tous les étrangers arrivant à Paris ? On y montera hiver comme été : l’ascension y sera perpétuelle 1 _ F. L.
- LISTE DES MEMBRES DU JURY
- (Suite)
- SECTION DK PEINTUItE
- Jurés titulaires: MM. Français, Yollon.
- Jurés suppléants : MM. Busson, Hamel, Iiar-pignies, Lerolle.
- SECTION DE SCULPTURE
- Juré titulaire : M. Cavelier.
- Juré suppléant : M. Lefebvre.
- SECTION D’ARCHITECTURE
- Jurés titulaires : MM. André, de Baudot,
- SECTION DE GRAVURE
- Juré titulaire : M. Blanchard.
- ÉLECTIONS DES BUREAUX DES JURYS
- (Suite)
- Classe 7
- Président : M. Eernet, France.
- Vice-président : M. Donalson, Etats-Unis. Secrétaire : M. Casanova, France. Rapporteur : M. Pigeonneau, France.
- Classe 19
- Président : M. de Luynes, France., Vice-président : M. de Savoye, Belgique. Secrétaire : M. Desmaisons, France. Rapporteur : M. Oudinot, France.
- Classe 24
- Président : M. Poussielgue-Rusand, France. Vice-président : M. Schieb, Etats-Unis. Secrétaire : M. Chenaillier, France. Rapporteur : M. Falize, France.
- Classe 32
- Classe 46
- Président : M. Cordier, France. Vice-président : M. de Walque, Belgique. Secrétaire-rapporteur : M. Persoz, France.
- Ordre des Travaux du Jury
- Le jury de la classe 6 fonctionnera les mardi 25, mercredi 26, jeudi 27, vendredi 28 et samedi 29 juin, à 9 heures du matin, sauf modification.
- Le jury de la classe 72 visitera dans la journée du mercredi 19 juin : à 2 heures, la Belgique'; à H heures, la Russie ; à 3 heures et demie, la Roumanie; à 4 heures, la Hollande ; à 5 heures, l’Italie, et à 5 heures et demie, les Etats-Unis.
- Sauf modification, les expositions des républiques du Salvador et de l’Equateur seront examinées aujourd’hui mercredi 19, à neuf heures et demie du matin, par le jury de la classe 67.
- dernière: heure
- Ce matin, à huit heures et demie, a eu lieu la bénédiction de la section russe par le pope, en présence de MM. Berger, d’Andreef, président du comité russe, Thurneyssen, Dupuich, de La-cretelle et Leblanc, architecte général de la section.
- La cérémonie religieuse, accompagnée de chants, a été très simple et très imposante ; deux cents personnes environ y assistaient.
- Â demain les détails.
- ENTRE CIEL ET TERRE
- Depuis dimanche dernier, les ascenseurs de la Tour Eiffel sont tous en marche, et cela met en elle une animation extraordinaire. On dirait un colosse digérant des foules et dont on voit les organes internes. Digestions rapides et désintéressées, dans lesquelles ledit colosse n’assimile qu’un petit franc pour la première digestion, deux francs pour la seconde et deux francs pour la troisième. On n’est pas plus modeste. Les molécules vivantes et grouillantes en sortent intactes.
- Je me suis fait digérer hier jusqu’au sommet de la Tour, pour voir comment fonctionne l’ascenseur Edoux, l’organe supérieur de digestion.
- C’est merveilleux ! et, chose inattendue, cela porte au calembour. Sur cinquante personnes enlevées dans la cabine qui part du second étage, il en est vingt — je ne compte pas les étrangers, — qui disent le plus simplement du monde :
- — Gomme cet ascenseur est doux !
- Est doux... Edoux... on se regarde; ça y est... on rit; et l’on répétera le mot quand on aura du monde à dîner. Gela fait toujours plaisir à l'invité.
- Président: M. Dauphinot, France. Vice-président : M. Mallendorf, Belgique. Secrétaire: M. Huot,France.
- Rapporteur : M. E. Jourdan, France.
- Classe 33
- Président : M. Rondot, France.
- Vice-président : M. Varango. Russie. Secrétaire : M. Gauthier, France.
- Rapporteur: M. Eilienthal, France.
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- Président : M. Daubrée, France. Vice-président : M. Gillon, Belgique. Secrétaire : M. Boutan, France.
- Rapporteur: M. Martelet, France.
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- Président : M. Chambrelent, France. Vice-président : M. Egebert, Norvège. Secrétaire : M. J. Hollande, République dominicaine.
- Rapporteur : M. Ouvré, France.
- J’ai eu la bonne fortune de me faire digérer en compagnie de M. Eiffel lui-même. M. Eiffel nous a raconté qu’étant à la direction des travaux, en présence des membres de ta commission de vérification, il leur a fait observer que là, sur le plancher de la salle où ils étaient réunis, ils étaient moins en sûreté que dans la cabine de l’ascenseur Edoux.
- Les planchers des maisons sont, en général, supportés par des fers travaillant à cent kilos, tandis que la résistance était infiniment plus forte pour l’ascenseur Edoux, dont le travail effectif est au soixantième de la puissance additionnée des quatre énormes câbles en acier qui supportent les cabines.
- La cabine Edoux se meut sans secousse, sans aucun bruit de ferraille ; et l’on a la douce sensation d’une ascension en ballon, entre les charpentes de contreventement delà Tour. Et
- puis, on a eu l’excellente idée de garnir de glaces tout le tour de la cabine : si bien que l’on voit admirablement, les fers des charpentes étant très écartés, tout le mirifique panorama du Paris qui s’éloigne sous vos pieds et les horizons qui s’élargissent en donnant le sentiment de l’immensité.
- Le transbordement au plancher intermédiaire (à 200 mètres au-dessus du sol du Champ de Mars) est très amusant.
- Les deux cabines ont l’air de coquettes qui passent leur vie à s’éloigner et à se rapprocher l’une de l’autre. Chaque baiser est suivi d’une fuite réciproque, bientôt suivi d’un rapprochement nouveau.
- Que de ménages, dont ces alternatives perpétuelles sont la fidèle image... image de travaux forcés à perpétuité; image aussi de Sisyphe ou de Pénélope, si l’on veut chercher jusque dans l’antiquité olympique des comparaisons plus ou moins idoines.
- . Toujours, les deux cabines choisissent pour leurs embrassements un plancher inhabité, loin du sol des humains, loin des cités babyloniennes du premier et du second étage de là Tour, loin du sommet triomphal où l’on pousse des oh ! et des ah ! d’admiration.
- Là, entre ciel et terre, elles échangent ce baiser mystérieux.
- — Prends tout ce que j’ai et donne-moi tout ce que tu as.
- Les fiancés échangent un anneau, les amants un baiser, les cabines Edoux leurs voyageurs. Celle qui est descendue se vide totalement au profit de celle qui est montée, et réciproquement.
- C’est donc aussi l’image de la plus parfaite abnégation, puisque aucune (Telles ne conserve le plus petit des atomes apportés d’en haut ou d’en bas, dans ses flancs de cristal.
- Et c’est ainsi que l’élévation physique amène l’élévation des sentiments et donne des sensations de puretés morales.
- O politique ! ou rampes-tu ?
- Cinquantième de baiser des deux cabines, j’ai dû passer, tout en chantant la « Symphonie des ascensions » dans la cabine qui franchit la partie supérieure de la Tour.
- Maintenant, l’horizon s’élargit démesurément, dépassant Montmartre et le Mont-Valé-rien, qui ne sont plus que de petits dessins géographiques surrimmense étendue. Et pendant que s’élargit l’horizon, la charpente de la Tour se rétrécit. Elle se rapproche de la cabine et, finalement, l’enserre. C’est que la Tour s’amincit en s’élevant. J’aperçois maintenant l’Ecole militaire qui montre sa façade, masquée par rénorme Palais des Machines.
- J’ai déjà décrit l’arrivée au sommet de la Tour et je ne vous ferai pas la scie du régiment: « Si cette histoire vous plaît.-... je vais la recommencer. »
- J’avais, la veille (car je suis un habitué), j’avais eu une autre bonne fortune, celle de monter avec M. Léon Edoux, un de mes vieux amis. Il a eu la bonté de me raconter par quel creuset intellectuel son ascenseur du Tracadéro a dû passer pour devenir cet engin extraordinaire et tout à fait original qui était en train de nous élever au sommet de la Tour.
- C’est le cas de dire ici avec Calino :
- — L’ascendeur du Trocadéro et celui du troisième étage de la Tour, c’est la même chose : avec cette petite différence que c’est tout le contraire.
- Eh bien ! il y a du vrai dans ces étranges paroles de rimmortel Calino. Le principe est le même dans les deux, mais ils différent par deux points': la dualité des cabines et la dualité des pistons, adoptées à la Tour Eiffel.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Au Trocadéro, de môme que dans les deux mille ascenseurs Edoux qui fonctionnent dans Paris, une cabine unique est fixée à l’extrémité d’un piston unique, qui s’élève au-dessus du sol d’une longueur égale à celle à laquelle il lui est permis de s’enfoncer dans le sol. Ainsi, le piston qui élève la cabine à 63 mètres dans la tour du Trocadéro, s’enfonce dans le sol de 68 mètres, lorsque cette cabine redescend au niveau du péristyle de ce palais.
- Dès lors, la solution apparût bien simple de prime abord. Couper en deux les 160 mètres qui séparent le second étage du troisième de la tour Eiffel et placer là le niveau du sol. Le piston plongeant dans le vide, au lieu de plonger dans le sol, entre le plancher intermédiaire et le second étage, et s’élevant (comme au-dessus du sol) entre ledit plancher et le troisième.
- Transformer le contrepoids ordinaire en une seconde cabine ; rendre les deux cabines solidaires, déterminer leur contact fatal au plancher intermédiaire, tout cela fut en quelque sorte un enchaînement d’idées tout naturel dans l’esprit de M. Edoux : et il semblait dès lors qu’il n’eût qu’à exécuter un ascenseur analogue, à peu de chose près, à celui qui fonctionne si bien au Trocadéro depuis 1878.
- Eh bien ! non. Un beau jour, M. Edoux se prit à penser que le piston de son ascenseur du Trocadéro fonctionnait tantôt dans une tour, tantôt dans une gaine, dans le sol, toujours à l’abri du vent : tandis que celui de la tour serait à l’air libre, en butte à toutes les tempêtes. Et il en arriva à constater théoriquement que, par des vents extraordinaires de 150 kilogrammes et pouvant même atteindre 300, la flèche de; son ascenseur dépasserait 1 mètre et que la rupture s’ensuivrait fatalement, quelque précaution que l’on prît.
- — Halte-là, se dit-il. Changeons le fusil, c’est-à-dire le piston d’épaule.
- C’est alors qu’il eut l’idée de la combinaison ingénieuse que l’on voit aujourd’hui.
- De son piston unique, qui eut dû fonctionner forcément à l’air libre, étant fiché sous une cabine balayant son parcours, il a fait deux pistons subjugués ou conjugués, comme vous voudrez. Ces deux pistons sont réunis par un palonnier (le joug) auquel la cabine inférieure est fixée.
- De cette façon, M. Edoux a pu loger les deux pistons dans deux gaines fixées à l’édifice oû il fonctionnent à l’abri de tous les vents, comme celui du Trocadéro. Il en a été quitte pour pratiquer, tout le long de ces gaines, des entailles d’une quinzaine de centimètres par lesquelles s’opère le glissement des attaches qui fixent le palonnier au piston.
- — Et c’est tout ?
- — Oui bien, c’est tout. Mais il fallait le trouver. .
- L’éternelle histoire de l’œuf de Christophe Colomb !
- Ch. L.
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- LE BANQUET DES COMMISSIONS ÉTRANGÈRES
- des Beaux-Arts
- Un grand banquet a été offert avant-hier soir par les commissaires étrangers des Beaux-Arts à M. Proust et aux collaborateurs qui l’ont aidé dans l’œuvre difficile d’organiser la section étrangère. Nous voulons parler de MM. Roger-Ballu, Giudi-celli, G. Blavet et A. Saglio.
- Le dîner, très somptueux, avait été commandé au pavillon d’Armenonville. A la fin du repas, l’orchestre tzigane, qui n’avait cessé de se faire entendre, est venu faire une ovation très touchante à M. Munkacsyj assis à la gauche du député, commissaire spécial.
- Au dessert, des toasts ont été successivement portés par M. Bürger, président du comité austro-hon-
- grois ; par M. Boldini, président de la section italienne; par le général Rush Hawkins, qui s’est servi de sa langue maternelle pour faire très spirituellement l’éloge de l’art français et de son représentant, M. Proust; enfin par M. Armitage, au nom de la Royal Academy, de Londres.
- M. Proust a répondu avec l’éloquence et le charme qu’on sait, à tous ces compliments. Nons regrettons de ne pouvoir reproduire la belle définition qu’il a faite de l’Art et des artistes et qui a été chaleureusement applaudie; enfin, il a provoqué un véritable enthousiasme lorsqu’il a rendu hommage aux nombreux et dévoués services de M. Roger-Ballu.
- L’on s’est levé après quelques paroles émues du sympathique inspecteur-principal des beaux-arts.
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- ÉCHOS
- Les Entrées à l’Exposiiion
- Le chiffre des entrées payantes s’est élevé, hier mardi, à 101,700.
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la journée de mardi :
- ire plate-forme,...... 11.300
- 2e — .......... 7.184
- 3e — .......... 3.000
- En tout............. 21.484
- Les villages exotiques
- Le village sénégalais, qui comprend, comme nous l’avons dit, des cases Ouolof, Bambara, Peulh, etc., n’est pas encore ouvert au public. Il en est de même du village Loango (Congo français). En revanche, le village pahouin (Okandé, Adouma) et le village tonkinois sont accessibles aux visiteurs.
- Les bazars du Maroc
- A la suite de l’incident des empoisonnements de la rue du Caire, tous les bazars du Maroc ont été fermés.
- Cette fermeture n’est probablement que provisoire et ce coin si bruyant retrouvera vite sa gaieté.
- Mme Carnot
- MIlie Carnot a visité lundi la verrerie vénitienne de MM. Candiani et Cie,qui est décidément une des grandes attractions de l’Exposition. Mme Carnot est restée quelques instants dans la galerie intérieure où travaillent vingt ouvriers vénitiens qui fabriquent, en présence des visiteurs, des objets artistiques en verre, de l’époque Henri IL Les hôtes princiers
- Aujourd’hui ou demain, l’aviso colonial le Dakar arrivera à Saint-Nazaire, ayant à bord tous les fils des rois sénégalais qui se sont fait représenter à l’Exposition universelle.
- Ce sont des enfants de dix à quinze ans, à la mine éveillée, et dont un ou deux parlent français.
- Citons en première ligne Biramin, fils du roi du N’guig; Macoumba, fils du roi du Saloum ; le fils Bour Diambour, petit-fils, par sa mère, de notre fameux ennemi Lat-Dior et neveu de Sambalobé, qui fut tué dans une sorte de combat singulier par un officier français ; le fils du roi du Sîne, etc.
- Le paquebot Y Equateur amènera en même temps, en France, le roi Dinah, du Rio Nunez, dont quatre sujets périrent sur les îles Alcatras. Dinah est un « civilisé », portant culottes et paletot, et parlant aussi bien anglais que français. Ce nègre a environ 60,000 francs de revenu.
- Par le même bateau viendra aussi le prince Ahmêdou, fils aîné de Sidy Ely, âgé d’environ trente ans. Sidy Ely, allié de la France, est le roi des Maures Braknas, dans le pays desquels notre compatriote, M. Léon Fabert, vient de faire une très intéressante exploration.
- Deux peintres annamites
- Il y a huit mois qu’ils étaient à Paris, et ils avaient travaillé avec beaucoup de courage et d’art aux différentes installations exotiques de l’Esplanade.
- L’heure du retour en Annam vient de sonner pour eux, et le commissaire général des Colonies vient de les faire rapatrier.
- L’administration a versé dans une tire-lire une partie de leur salaire et les voilà en route pour leur pays, avec un petit sac, et surtout avec un véritable enchantement de leur séjour ici.
- Us vont raconter là-bas combien la France est belle et riche.
- Invasion (l’Anglais
- Paris est en ce momen t absolument bondé d’Anglais. Le Globe, de Londres, nous apprend que leur nombre est si grand que les compagnies de chemins de fer qui conduisent à Dieppe, à Boulogne et à Calais sont obligées de doubler presque les trains directs qui relient Londres à ces trois ports.
- Rien que la compagnie du South-West a reçu plus de quarante-deux mille demandes de billets circulaires à prix réduit, et cela pour la semaine qui vient.
- Il n’en est pas de même pour les Russes. Us sont, paraît-il, en assez petit nombre, et c’est encore l’obstruction allemande qui en est cause.
- On sait, en effet, que le voyage de Russie coûte fort cher. Or, les compagnies allemandes ont refusé d’abaisser leurs tarifs. Heureusement que ces vexations mesquines ne font que nuire à leurs auteurs !
- Inauguration du Pavillon norvégien
- L’inauguration du pavillon de la Norvège aura lieu demain, à midi. A cette occasion, MM. M-Thomas et Cie, architectes et organisateurs de la section, invitent l’administration de l’Exposition et la presse à un déjeuner qui sera servi dans le charmant pavillon de la Norvège.
- Inauguration de la Itépublique mexicaine
- Jeudi 20 courant, à deux heures précises, inauguration du palais de la République mexicaine.
- Le président de la République honorera de sa présence cette inauguration.
- La lé te du parc Monceau
- Voici la nomenclature des différentes musiques et sociétés qui prêteront leur concours à la fête donnée par la Ville jeudi soir, au Parc Monceau.
- Musique de la garde républicaine; harmonie des-Grands-Magasins du Louvre; harmonie du Bon-Marché; Société de trompes de chasse de la Comédie-Française; trompettes de IVe arrondissement.
- On ne manquera pas de musique, comme on peut le voir.
- Inauguration de la section russe
- La bénédiction de la section russe a eu lieu aujourd’hui mercredi, à huit heures et demie du matin» On attend à deux heures de l’après-midi la visite de M. Carnot, président de la République.
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- Le Grand-Tréâtre est toujours le centre de l’élégance et de l’entrain à l’Exposition. Tout y contribue, du reste : le spectacle qui y est excellent, la salle toujours fraîche et si gaie, les promenoirs avec Barnard et ses fantoches d’un côté, et de l’autre le Concert Tunisien avec la belle Fatma, la vraie belle Fatma, grand prix de beauté à Spa. Fatma a eu bien des rivales : la rue du Caire, l’esplanade des Invalides, en offrent maints échantillons mais pas une qui puisse se comparer à la célèbre Tunisienne, dont le succès de beauté est des mieux mérités. D’ailleurs nous n’avons jamais vu rien déplus original et de plus gracieux que ses danses.
- Hier nous avons aperçu, l’applaudissant à tout rompre, le comte Hallez - Claparède, le colonel Rey, le comte Gustave de La Rochefoucauld, sir J.-G, Bentick, l’amiral Bertoldi, etc.
- Sur la grande scène, nous recommandons particulièrement les frères Tacchi, Derame et ses imitations, les duettistes Nerson-Petit, la joli créole Mlle Kara, la Fête chinoise et enfin la pantomime des célèbres Alexander.
- NOUVELLES OE L'EXPOSITION
- Dimanche, il y a eu à la Tour 30.370 ascensions, se décomposant ainsi : 16,743 à la première plateforme, 10,533 à la seconde, 3;094 à la troisième.
- Les rédacteurs et dessinateurs du Punch, le célèbre journal satirique anglais, au nombre de dix, viennent d’arriver à Paris pour visiter l’Exposition.
- Le pont démontable, en fer, établi devant l’exposition du ministère de la guerre est achevé.
- A côté de la verrerie vénitienne et dans le même corps de bâtiment, se trouve une petite maison d’architecture moyen âge, qui sert de pied-à-terre au président de la République, au cours de ses fréquentes visites à l’Exposition.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- LES FANTASIAS TUNISIENNES
- Derrière la section tunisienne, M. San son, commissaire général, a eu la bonne idée de faire aménager une petite piste droite sur laquelle les quelques OudjaJis (cavaliers des caïds) venus de Tunisie peuvent donner une idée des fantasias tunisiennes. L’une de nos gravures représente le chef de ces Oudjaks.
- A ce propos, comme nos lecteurs ont paru prendre quelque intérêt àl’article sur les Aïssaouas emprunté au livre Tunis, et ses environs, sous presse chez Quantin. Nous avons demandé à l’auteur, M. Charles •Lallemand, de nous communiquer une partie du chapitre qu’il a consacré aux fantasias.
- Le voici :
- Fantasia l Ce mot, qui n’a rien d’arabe, est le mot le plus répandu parmi les Arabes. Il dit tout. Il résume l’universalité des plaisirs. Depuis l’ardente passion jusqu’aux innocentes satisfactions. Demandez à un Arabe pourquoi il porte tel objet doré ou argenté?... Fantasia! Demandez-lui s’il a vu sa Fat-h ma chérie? fantasia! S’il a bien ri, bien bavardé, s’il s’est amusé enfin? fantasia!
- Mais 1a. fantasia par excellence, c’est l’exercice du cheval, avec l’éloquence de la poudre à la clé !
- Tout se termine ou se résout en fantasia : la razzia fructueuse comme les fiançailles ou le mariage dans le dourad : l’arrivée d’un hôte de distinction, comme l’heureuse issue d’un combat.
- En Algérie, les fantasias sont le plus souvent des fêtes de grand apparat pour lesquelles on concentre les goums de toute une contrée, réunissant des milliers de cavaliers qui, divisés en deux camps, simulent des combats individuels, par groupes et d’ensemble. Ces mises en scène sont pleines de grandeur. La fantasia donnée à Na âma, dans le Sud-Oranais, en l’honneur de la caravane parlementaire de 1887, où près de 2,000 cavaliers se sont mis en ligne, fut un . spectacle inoubliable.
- La différence est, ici encore, bien tranchée entre la Tunisie et l’Algérie. Si les fantasias algériennes sont le simulacre du combat; les fantasias tunisiennes se rapprochent davantage dès carrousels du moyen âge. Le costume du cavalier, le caparaçon du cheval et la partie purement équestre du programme seraient là pour marquer les traces de la chevalerie européenne, si les Histoires Héroïques des croisades n’étaient le fond des conteurs populaires arabes-tunisiens; et si, à deux pas de Tunis, les mu-
- sulmans ne vénéraient pas saint Louis, roi de France, sous le vocable de Sidi bon Saïd; le croyant enterré dans la mosquée du ravissant village iuché sur la falaise du cap de Carthage.
- Le costume de fantasia du Tunisien est tout l’opposé de son costume ordinaire. L’ample gaudoura et le burnous flottant ont disparu. Le vêtement tout entier s’ajuste au corps. Une veste ou une vareuse sanglée par une ceinture métallique à laquelle sont attachées des plaques en argent ciselé ou repoussé, ou ornées de velours et brodées, qui recouvre le pectoral gauche ; par derrière, une rangée de tubes à cartouches, également en argent, protège les reins, au-dessus du haut dossier de la selle.
- Les pantalons bouffants s’arrêtent aux genoux et retombent sur de belles bottes en maroquin rouge brodées d’or sur toutes les coutures par les sarrajines. L’étrier est damasquiné d’argent.
- Autour du turban est enroulé le kaïk, pièce d’étoffe en soie blanche rayée, fixé sur les épaules et contre le corps par les épais cordons qui retiennent la demi-cuirassé et les cartouchières.
- Les cordons qui attachent le kaïk autour du turban se terminent par deux énormes glands en clinquant d’or et d’argent retombant presque sur l’épaule gauche.
- Comme vous le voyez, ce costume, qui dessine le corps du cavalier, est un costume très voisin de celui des cavaliers européens du moyen âge. Mais où il n’y a plus d’erreur possible, c’est lorsque l’on voit les chevaux ornés de plastrons colorés et recouverts de longues housses à très larges bandes de couleurs vives ou même de drap d’or, qui retombent le long de la croupe du cheval, presque jusque par terre. Ces housses portent tantôt le nom de ctielil, tantôt celui de caprazoun dans lequel on reconnaît ce substan tif : caparaçon, qui réveille à lui seul l’idée de la chevalerie.
- Quo l’on est loin du cavalier des fantasias d’Algérie, toutes faites pour montrer l’habileté du cavalier dans le maniement des armes et faire apprécier la vitesse et le fond du cheval.
- Quelque chose de plus distingue encore la fantasia tunisienne : c’est le dressage du cheval en carroussel et les exercices de manège.
- Pour mieux faire saisir les trois nuances des fantasias tunisiennes, toutes absolument différentes des grandes manifestations guerrières des Arabes d’Algérie, je vais vous parler d’un voyage que j’ai fait, dans lequel il m’a été donné de les admirer.
- Le point de départ fut le beau domaine de l’Enfida, où j’ai rencontré M. Massicault, ministre résident général. Il commençait par là la visite de la partie orientale de la Régence.
- Le résident général me traita en ami, en vieil ami et en artiste, en me donnant une place dans sa voiture.
- Je note en passant l’arrêt au Hadjar, la nécropole d’une cité berbère disparue dont les tombes sont des dolmens encore debout, à l’intendance sud de l’Enfida pavoisée aux couleurs françaises, et à la halte des puits en plein désert de Kairouan, dans lequel les chameaux sont par milliers au pacage. C’est là que, .spontanément, les Bédouins sont venus offrir à Youzir (au résident général) du lait de chamelle fraîchement tiré, qu’il a du reste trouvé fort bon ; ajoutez à cela la vue du beau lac d’eau douce de Kelbia dans lequel certains ont cru reconnaître le Triton, et vous aurez les inci-
- dents de cette course dans un terrain à peu près plat, où seul le mirage donne Y illusion de grands arbres, de mers et de villes qui, de près, se réduisent à quelque touffe d’herbe, à un caillou proéminant ou à une flaque d’eau minuscule.
- De très loin, comme un point blanc à l’horizon, on aperçoit d’abord la grande coupole delà mosquée de Kairouan ; puis les autres, nombreuses !
- A trois ou quatre kilomètres de la ville sainte, avec une soudaineté surprenante, au moment où nos voitures se démasquaient en arrivant au haut d’une ondulation du terrain, nous aperçûmes une immense ligne de cavaliers. Il y en avait sur plus d’un kilomètre de largeur; on estimait leur nombre à près de trois mille.
- Et quel spectacle ! quelles couleurs sous le beau soleil de ce jour-là ! C’est à renoncer à le décrire.
- Cette masse partit tout entière au triple galop, effectuant sur nous une charge à fond, cherchant à passer au plus près de nos voitures, déchargeant les fusils dans les jambes de nos attelages et jusque sur les marchepieds.
- Au milieu d’un tourbillon dépoussiéré dorée, éclatante de lumière, sous un ciel d’un bleu inconcevable en France, apparaissaient comme des ombres fantastiques ruisselants d’or et d’argent, rouge, bleu, jaune, vert, violet, saumon, lilas, turquoise, les cavaliers debout sur leurs étriers, brandissant la moukala, et vociférant le nom de la tribu.
- Voyez-Vous, passant à fond de train dans cette poussière d’or, un grand diable de cavalier dont le visage brun disparaissait sous un vaste chapeau en plumes d’autruche noires, contrastant avec ses vêtement couleur abricot tendre ! La vision d’un Numide !
- C’était un spectacle étincelant comme n’en peuvent même pas rêveries grands décorateurs de l’Opéra... des magiciens cependant !
- Le résident est entré à Kairouan au milieu de cette incomparable escorte. C’est M. Tauchon, contrôleur civil de Kairouan. qui avait organisé cette inoubliable réception, et je serais un vulgaire ingrat si je ne le rappelais pas ici.
- Mais, ce que personne n’avait organisé, ce qui a été spontané, ce qui nous a profondément touchés, j’allais dire émus, c’est la manifestation du pavoisement dans la viile sainte même. Certes, il y avait dans ce pavoisement une part à faire à l’impulsion de l’excellent contrôleur. Mais ces centaines, ces miliers de petits drapeaux tricolores, parfois pas plus grands que la main, arborés à toutes les ouvertures des maisons : chaque trou, chaque meurtrière en avait. C’était ravissant! c’est que, là aussi, le peuple, qui a échappé à la rapacité des fermiers d’impôts pour rentrer dans un mode de perception de plus en plus régulier et équitable, devenu maître de son épargne, a tenu à marquer sa joie.
- A Sousse, ce fut une autre affaire. Le résident général a été, comme à Kairouan, l’hôte du contrôleur civil : M. Alata. Sousse est une
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- petite ville enserrée dans des murailles sans grands espèces libres. La maison du contrôleur civil et celle du caïd, le colonel Djellouli, se trouvent sur une petite place, sorte de cour irrégulière qui ne mesure certainement pas dix mètres dans sa plus grande largeur.
- Eh bien ! c’est dans ce petit espace que M. A lata a offert au résident le spectacle d’un véritable carrousel auquel ont pris part neuf cavaliers richement vêtus montés sur des chevaux aux carapaçons d’or.
- Ici le caractère de la fantasia tunisienne se précise. Tout consiste dans le dressage des chevaux. La poudre n’a même pas parlé. Tantôt c’était le simulacre d’un duel entre deux cavaliers avec des passes extraordinaires au point de vue équestre, tantôt une escrime entre un cavalier et un fantassin; tantôt le simulacre de l’enlèvement d’un blessé par un ami. Et comme les chevaux étaient mis à ces scènes !
- Puis c’était une sorte de haute école, pendant laquelle l’écuyer tenait majestueusement un bâton à la main, à la façon des maréchaux du XVIIIe siècle tenant le bâton de commandement, sur les grands portraits que l’on a d’eux; ou encore l’exercice du cavalier debout sur sa selle, comme au cirque.
- Voici également un travail très goûté par les Tunisiens : sous les pieds du cheval roule un homme vêtu d’une large gandoura. Il faut que le cheval, tombant à genoux, saisisse sous ses genoux le vêtement de l’homme qui roule à ses pieds.
- Je vous fais grâce des chevaux qui font les blessés ou les morts et des autres pantomimes équestres représentées dans ces fantasias.
- Le spectacle offert par M. Alata nous a ramenés au carroussel du moyen âge, merveilleux, coloré, intéressant, savant presque, et en champ clos.
- Gomme tout cela s’éloigne dès fantasias de l’Algérie, auxquelles je n’entends cependant enlever rien de leur valeur et de leur splendeur. Seulement je tiens à ne pas confondre.
- Les fantasias d’Algérie sont affaires de tempérament et de race guerrière. Celles de Tunisie sont de tradition, orientées vers la civilisation.
- Les Soirées
- Le ministre de la marine et Mme Krantz recevaient hier soir au ministère de la marine, place de la Concorde. Réunion tout à fait select. Nous avons remarqué presque tous les ministres, les membres du corps diplomatique, les attachés militaires étrangers en grand uniforme, beaucoup d’officiers de marine en grande tenue. Le président de la Chambre, beaucoup de députés et sénateurs avaient répondu à l’invitation de l’amiral Krantz.
- Dans le vestibule et dans l’escalier la haie était faite par nos soldats coloniaux : tirailleurs sénégalais et tonkinois et par les marins. Les chefs indigènes ont obtenu un grand succès dans les salons.
- Tous les superbes salons du ministère donnant sur la place de la Concorde étaient ouverts
- et brillamment illuminés. Et ce qui, par ce temps chaud, a été fort apprécié, la galerie ouverte du premier étage était également accessible aux invités. 'Entre deux danses, les jeunes gens pouvaient respirer l’air frais de la nuit dans cette galerie.
- Les danses ont continué jusqu’à une heure avancée. Elles ont été conduites avec beaucoup d’entrain par un essaim de charmantes jeunes filles et de jeunes officiers de la marine et de l’armée de terre. Tout le monde a rivalisé de gaieté et d’intrépidité, malgré la chaleur un peu accablante. L’amiral et Mme Krantz, entourés des aides-de-camp et de leurs femmes, recevaient avec la plus grande cordialité à l’entrée du premier rang.
- #*#
- M. Yves Guyot, ministre des travaux publics, va donner, à la tin du mois, une grande fête musicale et dansante dans les salons du ministère.
- Les travaux d’installation en sont déjà commencés et coûteront plus de 10,000 francs.
- Une société de Luthars se fera entendre dans un des salons et une société musicale dans les splendides jardins du ministère.
- LA BOURSE
- Changement à vue des décors : autant on était faible hier, en clôture, autant on est ferme aujourd’hui, et ce sont les fonds russes qui donnent le signal. Ils montent de plus d’un point, sur de meilleures nouvelles de Berlin et sur la hausse du rouble.
- Les rentes françaises qui sont maintenant liées aux fonds russes par une solidarité facile à expliquer, retrouvent immédiatement une certaine fermeté. Le 3 0/0 est arrivé à 85 55, l’Egyptienne unifiée monte à 461 25. Tous les fonds d’Etat sont plus fermes et, par suite, l’ensemble de la cote s’améliore. Espérons que ce revirement sera durable.
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Noir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS|
- Le matin, de 8 heures à 10 heures : Visites à l’Exposition; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du Palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situé à l’extrémité du Palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des Républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marionnettes de Barnard pendant les entr’actes.
- De 2 à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face la rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exposition.
- De 10 heures à G heures : Pavillon des aquarel-
- listes, à côté du pavillon des pastellistes, à l'extrémité du Palais des Bemix-Arts, derrière le Palais Arts libéraux, côté de l’avenue Suffren.
- De 8 heures du mytin à G heures du soir : Globe terrestre üm millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées ; promenades sur les ânes blancs d’Egypte.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et dioramas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à G heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. —/Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique militaire les mercredis et vendredis.
- ’ TROCADÉRO
- De 8 heures à G heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan. Phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de 9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 40.
- Jeudi 20 juin : Promenade-visite à l’Exposition universelle de 1889, organisée par la Société centrale du Travail professionnel.
- Lieu de réunion : devant le Pavillon de la Presse, à 10 heures 15 matin.
- M. Léon-Louis Padé, chimiste principal au laboratoire municipal de Paris.
- Sujet de la conférence : Matières alimentaires.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- RENSEIGNEMENTS UTILES
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pontde l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. Point d’arrivée: Troca-déro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Mar tin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Bour<te-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Hrés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. —Correspondance _ à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée : Pont de
- 1 Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem..
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Lssy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro : par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-lssy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera également desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies : les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et
- lês •
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Su-X*6sn6s à Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus panant toute la durée de l'Exposition^
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Iéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur _ de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Service des bateaux omnibus. — Service de nuit de 10 heures à 11 heures du soir entre le Champ de Mars et VEôtel de Ville, pendant la durée de l’Exposition, au prix de 25 centimes.
- Par autorisation spéciale de M. le. Préfet de police en date du 6 juin courant, ce service partira du pont d’Iéna, en faisant escale aux stations suivantes ;
- lo Au pont de l’Alma, rive gauche.
- 2° Au pont de la Concorde, rive gauche.
- 3° Au pont Royal, rive gauche.
- 4° Au pont des Saints-Pères, rive gauche.
- 51 Au Pont-Neuf, rive gauche.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie. directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive an Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées _ au cours de la période de l’Exposition, le service clés voitures de place est assuré par des stations établies à la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)!
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr,). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert 6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine 10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir).
- Porte dupont de l’Alma amont (6 heures matin à8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 lieuses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Biily (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. — Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. — Tour Eifîel.
- (Distance maxima à parcourir : 8 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart, d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue, de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16,. avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ-de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées par jour :
- Matin : 7 h. 30, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans, les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses,- c(ité La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants •
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ;, côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- La troupe Alexander, dans une pantomime inénarrable intitulée les Tribulations d’un Touriste, les acrobates Les Constanti, les chiens admirablement dressés de Léo Karl, la petite Georgina Aix, qui, âgée de huit ans, exécute des exercices d’acrobatie extraordinaires, la brillante chanteuse mauresque Kara, le Paris-Quatuor qui enlève, avec un brio admirable, le chant patriotique : Quatre-vingt-neuf,
- les ballets d’enfants réglés par Mme Mariquita, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Ajoutons que la vaste salle du Grand-Théâtre, avec sa brillante exposition spéciale de produits français et exotiques, avec' ses bars tenus par de charmantes serveuses, avec ses ori«d-
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- nales marionnettes, constitue un des lieux de promenade les plus pittoresques et les plus intéressants de l’Exposition.
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- Le Numéro : 15 Centimes.
- Vendredi 21 Juin 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Partie officielle : Loi. — Fêtes du Centenaire de 1789. — Ordre des travaux dos jurys. — Jury de la classe 75. — Partie non officielle : Chronique. — L’exposition militaire. — Echos. — M. Carnot à l’Exposition. — La Serbie à l’Exposition. — La Fête de l’Esplanade. — Parc du ïrocadéro. — La Bourse. — Guide des attractions. — Annonces et Réclames.
- LES RESTAURANTS DE LA TOUR EIFFEL. — Le Restaurant Russe.
- PARTIE OFFICIELLE
- LOI portant ouverture, au ministre de l’intérieur, d’un crédit supplémentaire de 296 mille francs, destiné à compléter, sur le pied de 10 O/O, l’indemnité allouée aux agents de la préfecture de police à l’occasion de VExposition universelle.
- Le Sénat et la Chambre des députés ont adopté,
- -Le président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :
- , Xrt. 1er. — Il est ouvert au ministre de l’intérieur, sur l’exercice 1889, en augmentation du crédit accordé par la loi du 17 avril 1889, au
- chapitre 49 Ms de la lre section, un crédit supplémentaire de deux cent quatre vingt-seize mille francs (296,000 fr.).
- Art. 2. — Il sera pourvu à cette dépense au moyen des ressources générales du budget de l’exercice 1889.
- La présente loi, délibérée et adoptée par le Sénat et par la Chambre des députés, sera exécutée comme loi de l’Etat.
- Fait à Paris, le 18 juin 1889.
- Carnot.
- Par le président de la République :
- Le ministre de l’intérieur,
- CONSTANS.
- Le ministre des finances, Rouvier.
- RE1PUBLIQUE FRANÇAISE
- Liberté — Egalité — Fraternité
- FÊTES DU CENTENAIRE DE ÏÏ89
- Programme
- DE LA FÊTE NATIONALE
- du 14 Juillet 1889
- Le 14 Juillet dans la matinée, la Fête sera annoncée par des salves d’artillerie.
- Des distributions extraordinaires de secours seront faites par les bureaux de bienfaisance.
- Grande Revue des troupes de l’armée de Pa-
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-
- 2
- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- ris sur l'hippodrome do Longchamps, à trois heures,
- Défilé des bataillons scolaires sur la place de l’Hôtel-de-Ville, à neuf heures du matin.
- Grandes Matinées organisées pour les délégations des écoles communales de la ville de Paris, à une heure :
- A l'Hippodrome,
- A Cirque des Champs-Elysées,
- Au Cirque du boulevard des Filles-du-Cal-vaiie,
- Au Jardin de Paris.
- Représentations gratuites, à une heure, dans les théâtres subventionnés et dans différents théâtres libres.
- Décoration et pa voisement : Edifices et monuments publics, places de l’Etoile, de la Concorde, du Palais-Royal, de l’Hôtel-de-Ville, de .la Bastille, de la République et de la Nation, bois de Boulogne, avenues du Bois-de-Boulogne et des Champs-Elysées, rues de Rivoli, Saint-Antoine et de Lyon, avenue Daumesnil et bois de Vincennes.
- Illumination de tous les emplacements et édifices susindiqués avec des appareils électriques, des motifs à gaz, des portiques de verres de couleurs, des lustres, des guirlandes et des lignes de verres blancs, des ballons lumineux -et des flammes de bengale.
- Bals : Places du Palais-Royal, de l’Hôtel de-Ville et de la Bastille.
- Fêtes de nuit au dois de Boulogne et au dois de Vincennes.
- Grands feux d’artifice, à dix heures, sur les lacs du bois de Boulogne et sur les îles Daumesnil, au bois de Vincennes.
- Illumination et embrasement des îles, des lacs et des routes aux abords des lacs de Boulogne et de Vincennes.
- Fêtes vénitiennes sur les lacs du bois de Boulogne et sur le lac Daumesnil, à huit heures du soir.
- Flottilles d’embarcations particulières pavoi-sées et illuminées, bateaux-orchestre.
- Des médailles et des primes seront accordées aux propriétaires des embarcations qui seront le mieux décorées et illuminées.
- Feux d’artifice à neuf heures et demie du soir :
- Au part; des Buttes-Chaumont,
- Au parc de Montsouris,
- A la pointe de l’île de Grenelle.
- Des fêtes locales comportant des décorations de la voie publique, des arcs de triomphe, des illuminations, des cortèges, des bals, des concerts et des fêtes foraines, seront organisées dans les arrondissements par les soins des habitants.
- Arrêté par la commission de contrôle des fêtes, dans sa séance du 8 juin 1889.
- Le commissaire général des fêtes du Centenaire,
- Alphand.
- Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général,
- P. Tirard.
- -----------“♦*------------
- Ordre des Travaux des Jurys
- Classe 44
- Jeudi 20 juin, 9 heures du matin, Pays-Bas. Jeudi 20 juin, 10 heures du matin, Serbie.
- Classe 67
- Jeudi 20 juin, 9 heures et demie du matin, Colonies.
- Vendredi 21 juin, 9 heures et demie du matin, France.
- Samedi 22juin, 9 heures et demie du matin. Belgique.
- Classe 29
- Jeudi 20, vendredi 21, samedi 22 et mardi 25 juin, 9 heures du matin, France.
- --------+-----------
- JURY DE LA CLASSE 75
- Le jury de la classe 75, qui présidera au concours des appareils à filtrer les . vins, les Mes et autres, se réunira le jeudi 20 juin. Le
- concours a lieu sur la berge de la Seine, près de la classe 75.
- La classe 75 s'est fait adjoindre pour cette opération MM. Risler, directeur de l’institut national agronomique ; Chabrier, ingénieur civil; Tresca, ingénieur civil, professeur à l’école centrale des arts et manufactures ; Fou-cher de Careil, sénateur, membre du conseil supérieur de l’agriculture.
- M. Schlœsing, membre de l’académie des sciences, membre du conseil supérieur de l’agriculture, professeur à l’institut national agronomique, directeur de l'école d’application des tabacs.
- M. Hardon, ingénieur civil, agriculteur et viticulteur.
- M. Tisserand, conseiller d’Etat, inspecteur général et directeur de l’agriculture au ministère de l'agriculture.
- M. Prilleux, membre de la société nationale d’agriculture, Inspecteur général de l’enseignement agricole, professeur à l’institut national agronomique.
- M. Grosjean, inspecteur de l’enseignement agricole.
- M. Récipon, député.
- M. Lavalard, membre de la société nationale d’agriculture.
- M. Bornot. agriculteur, secrétaire de la société nationale d’encouragement à l’agriculture.
- M. Houdart, négociant en vins.
- M. Dollfus, viticulteur.
- M. Gazelles, viticulteur.
- M. Jarlauld, négociant en vins,membre de la chambre de commerce de Paris.
- PARTIE NON OFFICIELLE
- G H RONIQ U E
- Nous disions hier, dans notre causerie quotidienne, que la Chambre était saisie d'une proposition tendant à la conservation de certaines parties de l’Exposition universelle : la question n’est pas encore venue en discussion.
- Mais, en attendant, le Conseil municipal s’est occupé d'une proposition analogue de M. Arsène Lopin, qu’il a adoptée.
- M. Arsène Lopin a demandé au Conseil d’autoriser l’administration à traiter avec l’Etat, pour la conservation du palais des Machines, des deux palais des Beaux-Arts et des Arts Libér. ux, du Dôme central et de la galerie de trente mètres. Le reste du Champ de Mars serait transformé en square.
- C’est déjà un premier pas de fait; nul doute que la Chambre ne fasse le second ; comme on le voit, c’est une désaffectation complète du Champ de Mars, et le génie militaire n’aura plus guère à sa disposition, pour ses écoles de cavalerie, que l'emplacement occupé en ce moment par le palais des Machines.
- Mais nous reviendrons là-dessus en temps opportun .
- Encore une satisfaction donnée aux desiderata exprimés par le Bulletin officiel :
- M. Berger, directeur général de l’exploitation, vient d'ordonner aux gardiens de salle de terminer le nettoyage des galeries an plus tard à huit heures du matin.
- En outre les exposants sont, prévenus ;
- 1° Que l’Exposition étant ouverte au public à huit heures du matin, toutes les vitrines doivent être découvertes dès ce moment. Elles le seraient, au besoin, d’office, par les soins de l'administration.
- 2° Que toutes les vitrines et expositions quelconques doiven t rester découvertes jusqu’à l'heure de fermeture des galeries où elles se trouvent.
- Nous ne pouvons qu’approuver une aussi excellente mesure. 11 était en effet singulier que
- certains exposants ne découvrissent pas leurs vitrines, le matin, alors cependant que le prix d’entrée est de deux tickets.
- A
- Les inaugurations se succèdent sans interruption au Champ de Mars, et, très prochainement, elles seront toutes terminées, en attendant, il y a souvent, dans les sections, des cérémonies locales typiques, mais je n’ai jamais assisté à une solennité aussi originale que celle d’hier matin.
- 11 est d'usage, pour consacrer latin des installations, que le pope bénisse les produits do ses compatriotes; cela s’est déjà fait à Paris, en 1878, et cela s’est renouvelé aujourd’hui.
- Au fond de la section russe, une simple draperie avait été tendue ; une petite table couverte d’une nappe blanche avait été placée devant ; au centre, un petit christ peint sur ivoire, d'une extrême finesse et deux grands flambeaux allumés ; sur la table, de beaux missels, une croix russe en or.
- Cette cérémonie de la bénédiction (en russe Moleben) a duré environ une demi-heure ; elle consiste en chants du pope, accompagnés et répétés par un chœur de jeunes gens qui se tenaient de côté, sous la direction d’un maître de chapelle.
- Le pope officiait, revêtu d’une magnifique chasuble en drap d’or; il était assisté par un diacre portant également une étole en drap d’or.
- Les chants succèdent aux chants, les hymnes aux hymnes, notamment l’hymne « Dieu garde l’Empereur ! »
- A gauche du petit autel improvisé se tenaient, immobiles, un gardien de la section russe, en grand costume, et, à gauche, un gardien de la paix.
- Au premier rang, debout, derrière l’autel, assistaient M. Berger et M. d’Andreef, commissaire général de la section ; puis MM. Thurnevssen, Dupuich, de Lacretelle, Leblanc, architecte général de la section, tous les membres du comité, la plupart des exposants en habit noiç et ornés de leurs décorations, quelques dames en costume national, en tout environ cent cinquante personnes.
- Loffice terminé, le pope a aspergé l’assistance, puis il a parcouru toute la section des industries diverses, jetant de l’eau bénite de droite et de gauche, avec un énorme goupillon.
- 11 a traversé la section roumaine où un prêtre grec officiait d'une façon analogue; il a béni la section grecque et la partie du palais des Arts libéraux réservée à la Russie ; il s’est rendu de là au quai d’Orsay, toujours suivi d'un serviteur, portant une simple cuvette remplie d’eau bénite, dans laquelle il plongeait son goupillon en marchant à grands pas : c’est à peine si l'on pouvait le suivre.
- Quelques exposants russes de la galerie des Machines ont regretté que le pope n'allât pas jusqu’à leur installation.
- Quoi qu’il en soit, cette cérémonie matinale avait grand air malgré la simplici té de l’appareil; la sincérité et la respectueuse attitude des assistants m'ont vivement impressionné.
- Tout ce qui est russe, d’ailleurs, nous touche droit au cœur, car la sympathie de cette grande puissance amie est, nous le savons, réciproque.
- F. L.
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- L’EXPOSITION MILITAIRE
- Dans notre numéro d’hier, nous avons dit que le président de la République avait visité l’exposition militaire de l'Esplanade des Invalides.
- Nous croyons devoir revenir aujourd’hui sur
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- cette visite du chef de l’Etat aux expositions de tous les corps de notre armée.
- Sur le passage du président de la République allant au premier étage, des soldats de tous les corps : turcos, zouaves, chasseurs d’Afrique, cuirassiers formaient une haie d’uniformes pittoresques. Le nouveau costume des chasseurs alpins, avec les jambières en drap et le béret espagnol, a particulièrement attiré l’attention du président. Cette visite a eu, du reste, un caractère tout militaire. Trois cuirassiers précédaient le cortège présidentiel, et trois spahis, sabre au clair, suivaient le président.
- M. Carnot s’est longuement arrêté devant les cartes du service hydrographique de la marine, et les immenses pièces de tourelle du type construit par les Forges et Chantiers de la Méditerranée pour Je cuirassé espagnol le Pelciyo. En face, comme si l’on avait voulu placer le remède en face du mal, les énormes plaques cuirassées de Commentry-Châtilîon portant les traces des expériences.
- Au haut de l’escalier, on a montré au président, exposés dans une vitrine, le sabre oriental, l’épée à fourreau de nacre et les objets qui tormaient le nécessaire de campagne de Napoléon Ier. A côté, dans la salle réservée à l’histoire de nos armées, le cortège s’est arrêté également devant le drapeau du 1er régiment des grenadiers de la garde.
- La visite s’est terminée par les armures des chevaliers du moyen âge, et par des expériences de tir exécutées en présence du président, avec le canon Maxim, qui se charge automatiquement par l’effet du recul.
- M. Carnot est arrivé ensuite, en passant par le pavillon des poudres et salpêtres, au pavillon de l’aérostation militaire, où est exposé le matériel de la direction des ballons, et, particulièrement, la nacelle du ballon dirigeable la France, suspendue au milieu de la grande galerie.
- Là, un lunch était servi. Après s’être reposé pendant quelques instants de cette longue et intéressante excursion, M. Carnot a quitté l'exposition militaire.
- Les services de l’Assistance publique
- Le président de la République a visité ensuite l’exposition des différents services qui ressortissent à l’assistance publique, et tout d’abord les services de l’enfance. Il a été reçu à l’entrée de cette exposition par le ministre de l’intérieur, M. Monod, directeur; MM. Lefort et Napias, inspecteurs généraux ; les docteurs Brouardel et Martin. On a. montré à M. Carnot un curieux mannequin qui représente une manière de porter les enfants usitée encore en Poitou: le « bissac », formée de deux poches, l’une devant, l’autre derrière, contenant l’une et l’autre un mioche. On s’est arrêté également un instant devant le biberon qui a servi à Paul-Louis Courier.
- Après une visite aux dispensaires privés, M. Carnot est arrivé à l’exposition organisée par les jeunes aveugles.
- Un orchestre, composé de dix musiciens aveugles, a reçu le président de la République en jouant l’hymne national.
- On a, en outre, présenté au chef de l’Etat des ouvrages composés et imprimés par des aveu gles. Ijes lettres y sont représentées par des points placés de diverses façons et qui, au toucher, sont comprises par l’aveugle.
- Les Sourds-Muets
- L’exposition des sourds-muets, qui vient après celle-ci, est incontestablement l’une des plus curieuses de l’esplanade des Invalides.
- On sait que l’on est arrivé aujourd’hui, grâce à de curieuses méthodes, à faire parler les sourds-muets. M. Javal, directeur, a reçu le Président de la République et lui a présenté un jeune sourd-muet, l’élève Pons, qui a lu au président un compliment ; l’effet produit par cette voie blanche, unie, sans aucune intonation, est extraordinaire ; n’était ce manque absolu de
- nuances, le petit discours de bienvenue était fort bien et très nettement débité. M. Javal a fait ensuite parcourir au président les diverses parties de cette exposition: les sourds-muets sont souvent de véritables artistes ; lions en avons eu la preuve hier; toutes les boiseries, les meubles, les bustes exposés dans ce pavillon, sont leur ouvrage; M. Carnot a pu y voir, notamment, son portrait fort bien dessiné.
- Les sociétés de secours aux blessés
- L’esplanade des Invalides renferme dans son enceinte toi s de ses sociétés. Deux d’entre elles sont presque uniquement composées de femmes, qui ont trouvé là un charitable emploi de leur activité : Ce sont les Dames françaises et l’Union des,femmes de France. Aux Dames françaises, le président de la République a été reçu par Mme Foucher de Careil, présidente ; Mmes Jaurès, Jauréguiberry, Würts et le docteur Grüby. Aux Dames de France, c’est Mme Kœchlin-Schwartz, présidente, entourée de Mmes Edmond About, la générale Grenier, Napias, qui a fait à M. Carnot les honneurs de leur exposition.
- Enfin, la troisième société est celle de secours aux blessés militaires, de beaucoup la plus importante. Elle a pour président le maréchal de Mac-Mahon. Celui-ci, en grand uniforme de maréchal de France, portant en sautoir le grand cordon de la Légion d’honneur, paraissant jeune et crâne sous ce costume, était entouré de son comité et du comité des dames de l’association, dont la maréchale de Mac-Mahon est la présidente. Il a reçu le président de la République à son entrée dans le pavillon. M. Carnot a immédiatement exprimé au maréchal de Mac-Mahon et à Mme de Mac-Mahon combien il était touché de cette délicate attention, qui prouvait bien que, dès qu’il s’agit du patriotisme, il n’y avait, entre tous les Français, pas même l’ombre d’une nuance de dissentiment.
- Le maréchal, le comte de Beaufort, secrétaire général, et le docteur Nvssen ont conduit M, Carnot à travers l’exposition ; ils ont expliqué au président le jeu des ambulances et des divers appareils destinés au soulagement aux blessés. On lui a présenté un ancien militaire, ouvrier menuisier d’une- extrême habileté et qui, cependant, exécute son travail avec une main et un bras articulés.
- Quelques moments avant sa sortie, un magnifique album a été offert àM. Carnot comme souvenir de sa visite. Avant de remonter en voiture, celui-ci s’est rendu dans le salon où se tenait la maréchale de Mac-Mahon, et a tenu à lui présenter ses remerciements et ses hommages. Il a félicité également et remercié le maréchal et il a insisté pour qu’il ne l’accompagnât pas jusqu’à sa voiture.
- Le président est rentré à l’Elysée à cinq heures et demie.
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- ÉCHOS
- Les Entrées à, l’Exposiiton
- Le chiffre des entrées payantes s’est élevé, hier mercredi, à 101,417.
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la jour-
- née de mercredi :
- Ire plate-forme ........... 11.901
- 2» — 7.495
- 3e — 3.016
- En tout................ 22.412
- A la Tons*
- L’administration de la tour Eiffel, d’accord avec la direction générale de l’exploitation, vient de décider que, désormais, les tarifs d’ascension du di-
- manche seraient ainsi fixés ;
- 1er étage...................... 1 fr.
- Du 1er étage au 2e étage....... 1 fr.
- Du 2e au sommet................ 1 fr.
- Ce relèvement des prix est motivé par la nécessité où se trouve l'administration de la tour d’éviter un
- encombrement qui pourrait devenir préjudiciable au bon ordre de l’exploitation et à la sécurité des visiteurs.
- Banquet offert à la Presse étrangère
- Nous avons annoncé dernièrement que la Presse française offrirait un grand banquet, suivi d’une soirée, aux journalistes étrangers présents à Paris.
- La date de cette (ôte est fixée définitivement aux premiers jours de juillet et aura lieu dans les vastes salons de l’Hôtel continental.
- Après le banquet, toutes les curiosités exotiques, danseuses, danseurs, musiciens, etc., de l’Exposition, défileront successivement devant les spectateurs.
- Cotte soirée promet d’ôtre très intéressante.
- Chemin de fer de ceinture
- Depuis l’ouverture de l’Exposition, le service des voyageurs sur le chemin de fer de ceinture a été notablement développé; aujourd’hui, il y a à la disposition du public quatre trains par heure dans chaque sens, faisant le tour de Paris, de huit heures du matin à neuf heures du soir les jours ordinaires, et jusqu’à minuit et au delà les dimanches et les jours de fête. De quatre heures cinquante-cinq minutes du matin à huit heures du matin seulement, et de neuf heures du soir à minuit, en temps habituel, les trains sont espacés de demi-heure en demi-heure.
- Cette ligne permet de gagner facilement la promenade traditionnelle du bois de Boulogne, et, par correspondance, soit à Grenelle, soit à Bel-Air, l’Exposition et le bois de Vincermes, tandis que les quartiers excentriques de Paris sont mis en relation constante les uns avec les autres de cinq heures du matin à minuit.
- üsa müsimj de voyageurs
- Le chemin de fer Decauville a enregistré, dans la journée de lundi, son premier million de voyageurs. On peut s’attendre maintenant à lui voir atteindre-le chiffre de 5 ou 6 millions de voyageurs pendant la durée de l’Exposition.
- Un peu de zèle
- Par une note de service, M. Berger avise les gardiens de classe que le nettoyage des galeries doit, être terminé au plus tard à huit heures du matin.
- D’autre part il prévient les exposants :
- 1° Que l’Exposition étant ouverte au public à huit heures du matin, toutes les vitrines doivent être découvertes dès ce moment. Au besoin, elles léseraient d’office par les soins de l’administration :
- 2° Que toutes les virines et les expositions quelconques doivent rester découvertes jusqu’à l’heure de fermeture des galeries où elles se trouvent.
- Conservation des palais de l’Exposition
- Plusieurs députés de la Seine ont déposé à la Chambre une proposition relative à la conservation de certaines parties de l’Exporition universelles.
- Au cours de la dernière séance du conseil municipal, M. Arsène Lopin a demandé au conseil d’autoriser l’administration à traiter avec l’Etat pour la conservation du palais des machines, des deux palais des beaux-arts, du dôme central et de la galerie de trente mètres. Le reste du Champ de Mars serait transformé en square. .
- Le conseil adopte la proposition de M. Lopia.
- Exposition chevaline et bovine
- Le conseil des ministres d’hier s’est entretenu de diverses questions relatives à l’Exposition. Il a notamment discuté la question de savoir s’il fallait exiger un droit d’entrée spécial pour l’entrée à l’exposition chevaline et bovine internationale qui aura lieu prochainement sur le Cours-la-Reine et qui sera une annexe de l’Exposition universelle, ou s’il fallait autoriser l’entrée à l’aide des tickets qui donnent déjà accès à l’Exposition universelle. Le conseil incline vers l’établissement d’un droit spécial.
- Le Jury des Beaux-Arts
- Sur la proposition du ministre des beaux-arts, le conseil des ministres a approuvé un décret élevant à 80 le nombre des jurés titulaires et à 251e nombre des jurés suppléants pour la section des beaux-arts de l’Exposition universelle.
- En outre, le conseil a approuvé les nominations suivantes faites soit en raison de cette augmentation, soit en raison de la non-acceptation d’artistes précédemment nommés.
- Dans la section de peinture : MM. Français et Yollon ont été nommés jurés titulaires; MM. Bus-son, Hamel, Harpignies, Lerolle, ont été nommés jurés suppléants. M. Delaunay avait refusé les fonc-
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- tions de juré titulaire et MM. Ribot et Benjamin Constant celles de jurés suppléants.
- Dans la section de sculpture, M. Cavelier a été nommé juré titulaire, en remplacement de M. Bar-rias, non-acceptant; M. Lefeuvre a été nommé juré suppléant, en remplacement de M. Roty.
- Dans la section d’architecture, MM. André et de Baudot ont été nommés jurés titulaires,
- Dans la section de gravure, M. Blanchard a été nommé juré titulaire.
- Enfin, le ministre des beaux-arts a fait approuver la création, dans le groupe 1 des beaux-arts, d’une classe supplémentaire numérotée 5 bis et ayant pour objet l’enseignement des arts et du dessin.
- Visites princières
- Georges Ier, roi de Grèce, est attendu prochainement à Paris, où il se propose de visiter l’Exposition avant d’aller faire une cure de saison à Aix les-Bains.
- Sont attendus également l’archiduc Louis-Victor, frère de l’empereur François-Joseph, et deux archiducs, ses cousins.
- Les écoles primaires à l'Exposition
- Une bonne nouvelle, que nous avons déjà donnée en substance il y a quelques jours :
- Le ministre des travaux publics vient de faire connaître aux préfets qu’après une entente entre lui et les compagnies concessionnaires de la métropole et les chemins de fer de l’Etat, les élèves des écoles primaires se rendant à l’Exposition par groupes de dix au minimum (élèves et rpaîtres réunis), tant à l’aller qu’au retour, bénéficieront d’une réduction de 50 0/0 sur les prix du tarif général.
- Pour bénéficier de cette mesure, les intéressés devront fournir aux compagnies, au moins dix jours à l’avance, une liste certifiée par le maire de la localité et indiquant le nom et l’âge de chaque élève, le nom des maîtres qui les accompagnent, la gare d’où ils doivent partir, ainsi que le jour du départ et la durée du séjour à Paris.
- Les réceptions oüicielies
- La fête qui doit être donnée par M. Yves Guyot, ministre des travaux publics, dans les salons du ministère dont nous avons parlé dans notre numéro d’hier est fixée au samedi 29 juin.
- Le lundi 1er juillet, il y aura une réception avec concert.
- Inauguration
- L’inauguration du palais de la République mexicaine, qui devait avoir lieu aujourd’hui à deux heures de l’après-midi, est remise au samedi 22 courant à 9 heures du soir.
- M. Don Ramon Fernandez, ministre et président honoraire de la section mexicaine, a lui-même été faire invitation à M. et Mme Carnot, am palais de l’Elysée, dans la matinée de lundi dernier.
- Les Concerts
- - Vendredi soir, de huit heures et demie à dix heures et demie, Y Union musicale dè la Muette se fera entendre à titre gracieux dans les jardins du Champ de Mars (kiosque n« 4, jardin haut, côté Suffren).
- Cette société est dirigée par M. Kakosky.
- Les pompiers dans la tour
- Le service des pompiers est définitivement organisé à la tour depuis hier matin. A chaque étage, un pompier est en permanence de six heures du matin à onze heures du soir.
- Des robinets spéciaux et des appareils de sauvetage ont été installés.
- Les pompiers de garde sont en communication constante, par le téléphone, avec le poste central.
- Nos Soldats à l’Exposition
- Trois cents hommes de la garnison de Paris
- viendront maintenant chaque jour visiter l’Exposition.
- Cette mesure a été mise à exécution depuis mardi. Un nouveau bon point à l’administration.
- Nos excellents troupiers arriveront vers onze heures le matin, se disperseront où bon leur semblera, et seront rassemblés en un lieu dégigné par le commandant du détachement, pour être ramenés à leurs quartiers respectifs, pour aller manger la soupe, ce dont ils auront besoin après s’être ballades pendant six heures dans les galeries et jardins de la grande Exposition.
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- M. Carnot à l’Exposition
- Hier, à deux heures et demie, a eu lieu la visite de M. Carnot aux diverses classes des industries françaises et étrangères.
- Le président de la République, accompagné du général Brugère et du lieutenant-colonel Kornprobst, est descendu de voiture à l’entrée de la galerie Desaix, où il a été reçu par M. Berger. Le cortège a rapidement traversé l’exposition des instruments de musique ;
- De là le groupe s’est rendu directement à la salle occupée par la petite république de Saint-Marin, dont le baron Morin de Malsabrier, chargé d’affaires de la république de Saint-Marin, a fait les honneurs.
- A la suite de cette salle se trouve l’exposition de la Grèce. Le président y a été reçu par MM. Vlasto etRalli, président de la section. Nous avons remarqué là de curieux instruments de musique, des pierres de tous genres parmi lesquelles se trouve une sorte de porphyre récemment découvert dans une carrière et qui avait servi à construire les piliers de la cathédrale de Saint-Sophie. M. Carnot les a examinées avec un vif intérêt.
- De là le groupe s’est dirigé vers l’exposition de Serbie à laquelle nous consacrons, dans le corps du journal, un article spécial.
- Il a été reçu par M. Goudovitch, président de la section, qui a prononcé une allocution des plus vibrantes et des plus sympathiques à la France; par M. Gibert, consul général de la Serbie; par M. Adji Popoivtch et par un groupe d’exposants parmi lesquels nous avons remarqué M. Zoboudge, architecte de la section.
- Au cours de sa visite, M. Carnot a accepté un verre devin rouge du pays appelé Negolin.
- La visite s’est continuée par la section de l’empire du Japon dont M. Tanaka, ministre plénipotentiaire, Ohiava. ét Janagia ont fait les honneurs.
- Les papiers du Japon, dessins, tissus, instruments de musique, vêtements populaires, laques, paravents aux broderies étranges, et notamment des vases dont le dessin a été cloisonné avec la perfection d’une miniature, ont attiré l’attention de l’auguste visiteur.
- Après un léger crochet à l’exposition du Maroc, où, détail curieux, on a versé, suivant la mode usitée à l’égard des chefs marocains, des parfums sous les pas du président de la République, ce dernier s’est rendu aux expositions de Siam, d’Egypte et de Perse, où il a été reçu par MM. Doisy et Lemaire, délégué du schah de Perse.
- On est arrivé alors à cette merveilleuse exposition française formant les diverses classes du groupe III.
- Après avoir rapidement traversé la section de chauffage et d’éclairage, M. Carnot a examiné ces admirables bronzes, cette ferronnerie d’art, sans rivales au monde. Puis, après un coup d’œil jeté sur notre horlogerie, dont M. Rodanet, directeur de l’école d’horlogerie, faisait les honneurs, on a visité en détail les tapis et tissus d’ameublement, autrement dit les tapisseries.
- Le chef de l’Etat, après une courte visite aux laques, maroquineries, papiers peints, cristaux et verreries, a examiné aveUintérêt notre céramique et notre, orfèvrerie, dont l’exposition est à la hauteur des précédentes.
- Ce n’est qu’à six heures moins le quart que le Président est arrivé dans la section russe, où il avait été précédé par AI. Tirard, qui avait déjà jeté un coup d’œil sur plusieurs installations.
- Il a été reçu par le commissaire général, M. d’An-dreef; il a admiré successivement les tissus de coton, les toiles dorées ou argentées de Moscou, une invention nouvelle de M. Kustoffovitch, appelée pyrogranit (marbre et granit artificiel), et enfin la magnifique exhibition de fourrures de la maison Grunwald, en sor tant, il a reçu au cabaret roumain une aubade des musiciens du cru, puis il a passé rapidement dans l’exposition de la Chine, et à six heures et quart il remontait en voiture pour revenir à l’Elysée au milieu des acclamations de la foule.
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- LA SERBIE A L’EXPOSITION
- C’est aujourd’hui que le président, M. Carnot, a inauguré la section serbe au Champ de Mars. M. Carnot a été reçu dans le vestibule de la section par M. Goudovitch, président de la commission serbe, et par le personnel-adjoint de la section.
- Notoirement, le royaume de Serbie a participé avec enthousiasme à l’Exposition universelle de 1889.
- Le gouvernement royal a été le premier parmi les Etats monarchiques de l’Europe à accepter, sans aucune hésitation, l’invitation officielle du gouvernement français de prendre part au glorieux anniversaire de 1889. En même temps, une commission centrale, composée de vingt-cinq membres, sous la présidence de M. Jefrem P. Goudovitch, ancien ministre du commerce, de l’agriculture et des travaux publics, fut nommée à Belgrade.
- Cette commission, chargée d’organiser et de préparer en Serbie tous les éléments nécessaites à l’œuvre qu’elle entreprenait, eut à sa disposition un crédit d’environ 200,000 francs. Pour faciliter ses rapports avec la France, elle s’adjoignit, comme commissaire délégué à Paris, M. Armand Gibert, le consul général de Serbie : ainsi que M. Aliloche Adzi-Popovitch, étaient nommés délégués, MM. Dra-goutine Protitch, fils du regent Pmtitch, et Sreten Pilavljevitch, adjoints dans la section au Champ de Mars.
- Grâce à son activité et surtout à celle de son président, AL Goudovitch, la commission serbe menait à bien la difficile tâche qui lui était dévolue et pouvait fièrement moutrer au monde entier les produits nombreux de l’industrie serbe, réunis dans son exposition.
- Un emplacement de 432 métrés carrés lui a été donné dans le palais central, en bordure sur le vestibule Suffren. Une charmante façade dans le style serbo-byzantin en annonce l’entrée. La façade, souvenir de la grande Exposition, sera transportée à Belgrade. Cet emplacement, trop petit pour les nombreux objets exposés, a été utilisé avec tout l’art possible : les murs sont entièrement tendus de magnifiques tapisseries de Pyrot, au fond d’un rouge éclatant, teinture locale qui met supérieurement en évidence les charmantes poteries qui couronnent les vitrines murales du pourtoui’, et qui sont toutes déjà vendues.
- Dans le vestibule faisant face à l’entrée de la section hellénique, à gauche, ont voit une collection de marbres remarquables, de nuances tendres, et quelques échantillons d'un marbre blanc, au grain d’une extrême délicatesse, pailleté de mica. A droite, une série des bois du pays, et un appareil extrêmement ingénieux, dû à M. Vittorovitch, pour l’égrappage du raisin destiné à la cuve (ce qui préserve le vin du goût amer qu’il contracte fréquemment qixand le bois de la grappe participe à la fermentation).
- Dans la salle, nous trouvons du blé de parfaite qualité et d un poids élevé, de l’orge, de l’avoine, etc..., des légumes secs, des pruneaux auxquels, seuls, ceux d’Agen peuvent être comparés et dont l’exportation annuelle atteint la somme énorme de 15 millions de francs; des vins rouges et blancs de crus appréciés, de la bière fabriquée à Belgrade dans l’importante brasserie de M. Weifert.
- Les échantillons minéralogiques abondent, entre autres des minerais à 8 p. 100 de mercure, de charbon, d’or pur, de galin argentifère, etc. La métallurgie offre différents spécimens de sa production, notamment une machine à fabriquer les cartouches de guerre, due à M. Seleskowitch.
- Les draps exposés sont de belle qualité ; les dentelles sont d’une finesse remarquable et nous les
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- signalons tout particulièrement à l'attention des visiteuses, ainsi que les vêtements nationaux brodés de soies et de fils d’or ou d’argent et dont l’effet est saisissant.
- Un salon complet, avec des tapisseries serbes, est remarquable par sa grande originalité.
- En somme, l’exposition de la nation serbe est une de celles devant lesquelles on s’arrête volontiers, car elle montre ce que peuvent les efforts d’hommes intelligents, passionnés pour l’avenir et le développement de la nation qu’ils dirigent. Chez ce petit peuple (2 millions d’habitants), l’enseignement est poussé avec ardeur et les objets exposés par l’école professionnelle en sont le meilleur témoignage.
- La réussite de cette intéressante exposition revient en grande partie au président de la commission royale, M. Goudovitch, envoyé spécial du gouvernement serbe pendant l’Exposition.
- M. Goudovitch, après avoir fait ses études à la grande école de Belgrade, a suivi, à Paris, les cours de l’Ecole des mines. Trois fois ministre, il eut successivement les portefeuilles du commerce, de l’agriculture et des travaux publics. Homme de grande activité patriotique, M. Goudovitch a consacré sa vie entière à son pays qu'il aime par-dessus tout, et, depuis trente ans, son unique ambition est de contribuer à placer la Serbie au premier rang parmi les Etats de la péninsule balkanique.
- M. le président, en félicitant M. Goudovitch de la réussite de l’exposition serbe, a formé des vœux pour la prospérité de la Serbie dans la voie des progrès civils et économiques.
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- LA FÊTE DF I/FSPLAMDE
- Nous avons déjà annoncé que l’administration des colonies offre, le 21 juin, à M. le président de la République, une grande fête à l’esplanade des Invalides.
- M. Carnot arrivera à deux heures à l’esplanade. Il sera reçu au pavillon central par le président du conseil, M. Etienne, sous-secrétaire d'Etat aux colonies, et les directeurs de l’Exposition.
- Les troupes indigènes coloniales feront la haie et présenteront les armes.
- M. Carnot visitera d’abord le pavillon de la Co-chinchine. Il pénétrera ensuite dans le pavillon des Antilles, dans la pagode d’Angkor, où sont exposés les produits du Cambodge, et dans le village canaque.
- Après avoir parcouru les différentes sections coloniales, il s’arrêtera dans le village annamite. Les artisans qui y sont installés travailleront en sa présence et présenteront à Mme Carnot un produit de leur travail.
- Un lunch sera alors offert au président de la République et aux invités officiels dans le pavillon du Tonkin.
- De nombreux divertissements, des danses particulièrement, auxquels participeront les Canaques, les Annamites, les Sénégalais, auront lieu ensuite en plein air.
- Six cents invitations à la presse sont lancées.
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- PARC DU TROCADÉRO
- Le troisième concours horticole, qui a attiré ces jours-ci un public si nombreux d’admirateurs au parc du Trocadéro, vient de se terminer. Comme la dernière fusée dans un feu d’artifice, la dernière fleur vient de s’effeuiller sous les vélums, à cette heure déserts, jusqu’au 21 courant, où de nouvelles plantes viendront s’y abriter et y briller d’un nouvel et frais éclat.
- Parmi les nombreux horticulteurs ayant pris part au concours qui s’est tenu du 7 au 12 courant, nous signalons tout d’abord deux premiers prix obtenus par MM. Paillé et Lévêque pour leurs pivoines herbacées, et un premier prix également à M. Vilmorin pour sa belle exposition de plantes annuelles d’ornement.
- Quand aux seconds prix, ils ont été obtenus dans cette classe par M. Bouchez, qui a exposé un joli lot de clématites: par M. Vilmorin, en raison de ses amarylis de pleine terre; M. Poirier, pour ses bégonias subéreux; M. Croisy. pour sa collection de Cannes; M. Croux, ses eonias; M. Hochard, ses mignardises; M. For-
- geot, pour ses plantes annuelles et d’ornement; M. Gèrent, pour ses plantes vivaces de pleine terre; M. Yvon, ses piretrum; MM. Dessert et Mechin, pivoines et fleurs coupées; MM. Paillé, Lévèque, Bourget, Thiébaufc, pour fleurs coupées.
- Dans la classe 80, le jury a décerné des premiers prix à MM. Vilmorin pour des lots de légumes et de melons; à MM. Forgeot, Lefort, Lapierre, L’Hérault pour légumes, fraises et asperges.
- Les seconds prix ont été donnés pour des lots de choux-fleurs et de melons à la société des jardiniers de la Seine, à MM. Cousin et Gérar-din Colas.
- Dans la classe 81, qui est celle des arbes fruitiers, nous relevons des premiers prix obtenus par MM. Braneau et Jost pour leurs arbres fruitiers de basses tiges, de pépinières et formés ; par M.Grouz, pour ses arbres formés et d’école; par M. Salomon, pour ses collections de vigne, et M. Chevalier, pour ses pêchers.
- Les seconds prix ont été obtenus pour des lots d’arbres de hautes tiges formés et d’école, par MM. Bruneau et Jost, Deseine, Defresne.
- En ce qui concerne les arbres à cidre, MM. La-caille et Croux ont obtenu un deuxième prix.
- Des troisièmes prix ont été décernés en grand nombre.
- Nous n’avons pas à signaler de premiers prix dans la classe 83, mais seulement des seconds prix pour.lots de plantes fleuries et à feuillages, lots apportés par MM. Bloch, Duval, Vallesond et Simon.
- Le prochain concours aura lieu eu 21 au 26. ------------- -------+----------------
- Xjij9l BOURSE
- Le marché persiste dans les bonnes dispositions que nous signalions hier.
- La hausse des fonds russes s’est accentuée avec une certaine vigueur, ce qui a permis à notre rente 3 0/0 de gagner 0 10 sur le cours de la. veille et d’arriver à 85 60. Si étrange que cela paraisse, aujourd’hui c’est le 4 0/0 russe qui remorque le 3 0/0 français. Or, on prévoit beaucoup de hausse sur les fonds russes. -
- Les fonds espagnols sont en hausse, sur la nouvelle de la conversion du 6 0/0 cubain. Le Hongrois est ferme à 87.
- Les valeurs des établissements de crédit sont calmes. Les chemins de fer ont des tendances à la hausse.
- En résumé, la Bourse est en voie de sérieuse amélioration.
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à 10 heures : Visites à l’Exposition; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du Palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Goutan.
- De 2 à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situé à l’extrémité du Palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des. Républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marionnettes de Barnard pendant les entr’actes.
- De 2 à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertissement, buffet, glacier.
- . De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à 1 extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exposition.
- . De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à. côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, derrière le Palais Arts libéraux, côté de l’avenue Suffren.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique ; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- . Rue du Caire, bazars et boutiques ; concert égyptien, danse des aimées ; promenades sur les ânes blancs d'Egypte.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et dioramas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face la grille des Invalides. -
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Eoopo-sition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan. Phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de 9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 40.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE
- RENSEIGNEMENTS
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- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. —Point d’arrivée : Pon t de l’Alma ou Trccadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée: Troca-déro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro. .
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taithout-la-Muetle. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montliolon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. —Point d’arrivée: Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de
- 1 Alma.
- Gare de Lyon-Pont de VA Ima. — Idem.
- Rue Taüboul-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Yillette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place do la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-Issy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de ' l’Alma (Rive gauche).
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille:Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement; il est probable que la porte Rapp sera egalement' desservie par _ une station supplémentaire ; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Omnibus &t les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes a Gharenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pen-
- ant toute la durée de l’Exposition,
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pont d’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Iéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Service des bateaux omnibus. — Service de nuit de 10 heures à 11 heures dit soir entre le Champ de Mars et VHôtel de Ville, pendant la durée de l’Exposition, au prix de 25 centimes.
- Par autorisation spéciale de M. le. Préfet de police en date du G juin courant, ce_service partira du. pont d’Iéna, en faisant escale aux stations suivantes :
- 1° Au pont de l’Alma, rive gauche.
- 2° Au pont de la Concorde, rive gauche.
- 3° Au pont Royal, rive gauche.
- 4o Au pont des Saints-Pères, rive gauche.
- 55 Au Pont-Neuf, rive gauche.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie directement par la station du Champ de Mars, située près de la .Seine, à l’avenue de .Suffren.
- Celte station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l'Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies: Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longeliamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées . au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies à la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotle-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Cons (an line), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)'
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement. — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels que :
- Voitures publiques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc., etc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- I. —Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures malin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de La-motte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 heu-ses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- 1889
- UTILES
- ^1. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro-(6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures malin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures differentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Becauville. —Un chemin de fer inférieur à. voie étroiLe est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. —Tour Eiffel.
- (Distance maxime, à parcourir : 3 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de Re classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de. doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50. l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de'l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l'Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avecle Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées parjour :
- Matin : 7 h. 30, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closels (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants •
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- les ballets d’enfants réglés par Mme Mariquita, etc-, composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
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- Le Numéro : 15 Centimes
- Samedi 22 Juin 1889
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- 2e Série. — N° 39.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR IA DURÉE DE L’EXPOSITION
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M Seymour Wade, Blomfield llouse, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Partie officielle : Décrels. — Bureau de la classe 75. — Partie non officielle : Chronique. — Echos. — En Ballon captif. — Congrès littéraire international. — Pouss-pouss et Roulantes. — Les Beaux-Arts à l’Exposition universelle de 1889 (Autriche-Hongrie) {suite). — La Bourse. — Guide des attractions. — Annonces et réclames.
- LE PALAIS DES BEAUX-ARTS. — Porte principale sur le jardin
- PARTIE OFFICIELLE
- Le président de la République française,
- Sur le rapport du président du conseil, ministre du. commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition uni-versellé de 1889, et du ministre de l’instruction publique et des beaux-arts,
- Vu le décret du 27 mars 1889, portant que les membres du jury international des récompenses
- pour le groupe I sont nommés sur la proposition du ministre de l’instruction publique et des beaux-arts, et que, pour chaque branche d’art représentée, le nombre des jurés sera, autant que possible, proportionnel au nombre des exposants, et à l’importance des expositions;
- Décrète :
- Art. 1er. — Le nombre des jurés pour le groupe I (classes 1 à 5) est fixé à quatre-vingts membres titulaires et vingt-cinq membres suppléants.
- Art. 2. — Le ministre de l’instruction publi-
- que et des beanx-arts est chargé de l’exécution du présent décret.
- Fait à Paris, le 18 juin 1889.
- CARNOT.
- Par le président de la République :
- Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889,
- p. TIRARD.
- Le ministre de l’instruction publique et des beaux-arts,
- A. FALLIÈRES.
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- 2
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Le président de la République française,
- Sur le rapport du président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889, et du ministre de l’instruction publique et des beaux-arts,
- Yu le décret du 8 novembre 1884;
- Yu la loi du 6 juillet 1885;
- Vu le décret du 28 juillet 1886 ;
- Yu le décret du 27 mars, réglant l’organisa-tion du jury international des récompenses ;
- Vu le décret du 28 mai 1889 ;
- Vu le décret du 31 mai 1889,
- Décrète :
- Art. lor. — Le groupe I de l’Exposition universelle de 1889 (beaux-arts) comprend une classe supplémentaire qui porte le n° 5 Ms et a pour titre : Enseignement des arts du dessin.
- Art. 2. — Font partie de cette classe les travaux d’élèves :
- 1° Des écoles normales primaires d’instituteurs et d’institutrices et leurs écoles annexes ;
- 2° Des lycées et collèges de jeunes gens et de jeunes filles, et des cours secondaires;
- 3° Des écoles municipales ou départementales de dessin, d’art décoratif, d’art industriel, et de beaux-arts ;
- 4° Des écoles nationales d’art industriel, d’art décoratif et de beaux-arts, à l’exception de l’école nationale et spéciale des beaux-arts de Paris, placée hors concours;
- 5° Des écoles des manufactures nationales de Sèvres, des Gobelins et de Beauvais.
- Art. 3. — Le jury des récompenses de la •classe 5 Ms se compose des personnes dont les noms suivent et qui appartiennent déjà aux divers jurys institués par le décret du 29 mai 1889, savoir :
- M. Carnot, directeur de l’enseignement primaire à la préfecture de la Seine.
- M. Chaplain, graveur en médailles, membre de l’Institut.
- M. Chapu, statuaire, membre de l’Institut.
- M. Paul Colin, artiste peintre.
- M. Théodore Deck, membre du jury des récompenses (classe 20).
- M. le vicomte H. Delaborde, secrétaire perpétuel de l’académie des beaux-arts.
- M. Paul Dubois, statuaire, membre de l’Institut, directeur de l’école nationale et spéciale des beaux-arts.
- M. F alizé, orfèvre-joaillier.
- M. Félix Follot, membre du jury des récompenses (classe 22).
- M. P.-Y. Galland, artiste peintre.
- M. Eugène Guillaume, statuaire, membre de l’Institut.
- M. Philippe lourde, membre du jury des récompenses (classe 9).
- M. Kaempfen, directeur des musées nationaux et -de l’école du Louvre.
- M. Lavastre, peintre décorateur.
- M. Legriel, tapissier.
- M. I ^emoine, fabricant de meubles.
- M. Louvrier de Lajolais, directeur des écoles d’art décoratif de Paris, Limoges et Aubusson.
- M. Jules Ranvier, membre du jury des récompenses (classe 25).
- M. Natalis Rondot, membre de la commission permanente des valeurs de douane.
- M. Vaudremer, architecte, membre de l’Institut.
- Art. 4. —Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889, et le ministre de l’instruction publique et des beaux-arts sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret.
- Fait à Paris, le 18 juin 1889.
- Carnot.
- Par le président de la République :
- Le président du conseil,
- ministre du commerce, de Vindustrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition,
- P. TIRARD.
- Le ministre de l’instruction publique et des beaux-arts,
- A. FALLIÈRES.
- Le président de la République française,
- Vu le décret de 8 novembre 1884:
- Vu la loi du 6 juillet 1886;
- Vu le décret du 28 juillet 1886;
- Vu le décret du 27 mars 1889, réglant l’organisation du jury international des récompenses ;
- Vu le décret du 28 mai 1889 augmentant le
- nombre des jurés titulaires et suppléants;
- Vu le décret du 29 mai 1889 portant nomination des membres du jury des récompenses ;
- Sur la présentation du président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et_ des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889,
- Décrète:,
- Art. Ie1'. — Sont nommés à la suite de démissions acceptées et d’adjonctions ou changements reconnus nécessaires :
- Classe il
- Application usuelle des arts du dessin et de la. plastique
- M. Bouasse-LebeJ, éditeur, imprimeur lithographe en taille-douce, médaille d’argent à l’Exposition de Paris en 1878, membre titulaire, en remplacement deM. Galland, démissionnaire.
- M. Germain Bapst, publiciste, membre suppléant, en remplacement de M. Bouasse-Lebel, nommé membre titulaire.
- Classe 14
- Médecine et chirurgie. — Médecine vétérinaire et comparée.
- M. le docteur L. Magitot, membre de l’académie de médecine, membre titulaire.
- M. David, directeur de l’école dentaire, membre suppléant, en remplacement de M. le docteur Magitot, nommé membre titulaire.
- Classe 16
- Cartes et appareils de géographie et de cosmographie, topographie, modèles, plans et dessins du génie civil et des travaux publics
- M. le colonel Derrecagaix, directeur du service géographique de l’armée, membre titulaire.
- Classe 19
- Cristaux, verreries et vitraux
- M. Léon Renard, député, administrateur de verreries, membre titulaire, j Classe 23
- I Coutellerie
- M. Gustave Marmuse, fabricant de coutellerie, médaille d’argent à l’Exposition de Paris en 1878, membre titulaire, en remplacement de M. PiauP, démissionnaire.
- Classe 27
- Appareils et procédés cle chauffage. — Appareils et procédés d’éclairage non électrique M. Cornuault, président de la société technique du gaz, membre titulaire, en remplacement de M. Camus, démissionnaire.
- M. Henri Beau, fabricant d’appareils d’éclairage et de chauffage pour le gaz et l’électricité, diplôme d’honneur à l’exposition d’Anvers en 1885, membre titulaire, en remplacement de M. Emile Muller, démissionnaire.
- M. Piet, ingénieur civil, constructeur d’appareils de chauffage et de ventilation, membre suppléant, en remplacement de M. Beau, nommé membre titulaire.
- Classe 30
- Fils et tissus de colon
- M. Achille Descat, fabricant de velours de coton teints et apprêtés, à Amiens, membre titulaire.
- Classe 33
- Soies et tissus de soie
- M. Courthial, moulinier, filateur, président de la chambre de commerce de Valence (Drôme), membre titulaire.
- Classe 36
- Habillement des deux sexes
- M. Aristide Appert, fabricant de chaussures, membre de la chambre consultative des arts et manufactures de Châlons-sur-Marne, membrs titulaire.
- Classe 37
- Joaillerie et bijouterie
- M. Alfred Mascuraud, fabricant de bijouterie, membre suppléant, en remplacement de M. Topart, démissionnaire.
- Classe 40 Bimbeloterie
- M. Charles Péan, fabricant de jouets en métal, membre du jury des récompensés à l’exposition d’Anvers, membre titulaire.
- Classe 45
- Produits chimiques et pharmaceutiques
- M. Levainville, fabricant de couleurs et vernis, membre titulaire.
- Classe 59
- Matériel et procédés des usines agricoles et des industries alimentaires
- M. Emile Boire, administrateur de la sucrerie de
- Bourdon, médaille d’argent à l’Exposition de Paris en 1878, membre titulaire.
- M. Lainey, directeur de la Société des moulins de Corbeil, membre suppléant, en remplacement de M. Boire, nommé membre titulaire.
- Clam*a 51
- Matériel des arts chimiques, de. la pharmacie et de la tannerie
- M. Vincent, ingénieur civil, professeur à l’école centrale des arts et manufactures, membre titulaire.
- M. Léon Droux, ingénieur civil, membre suppléant, en remplacement de M. Vincent, nommé membre titulaire.
- Classe 52
- Machines et appareils de la mécanique générale
- M. Crozet-Fourneyron, député, ingénieur civil, membre titulaire, en remplacement de M. Léon Feray, démissionnaire.
- Classe 55
- Matériel et pi-océdés du lissage
- M. Pépin, fabricant de couvertures à Orléans, membre suppléant, en remplacement deM.Bossuat, démissionnaire.
- Classe 59
- Machines, instruments et procédés 'usités dans divers travaux
- M. Bougarel, ingénieur civil, membre suppléant, en remplacement de M. Hartog, démissionnaire.
- Classe 62
- Electricité
- M. Marcel Deprez, membre de l’Institut, membre titulaire.
- Classe 63
- Matériel et procédés du génie civil, des travaux publics et de l’architecture
- M. Guillemain. inspecteur général des ponts et chaussées, directeur de l’école nationale des ponts et chaussées, membre titulaire, en remplacement de M. Lagrange, démissionnaire.
- Classe 67
- Céréales, produits farineux axec leurs dérivés
- M. Dubray, meunier, président de l’association de la meunerie française, membre suppléant, en remplacement de M. Truffaut, démissionnaire.
- Classe 68
- Produits de la boulangerie et de la pâtisserie
- M. Cornet, négociant, membre suppléant.
- Classe 72
- Condiments et stimulants ; sucres et produits de la confiserie
- M. RumiHet-Charretier, député, fabricant de liqueurs, membre titulaire.
- M. Courtin-Rossignol, président du syndicat des vins et vinaigres-d’Orléans, membre titulaire.
- Classe 73
- Boissons fermentées
- M. Delemer, brasseur, membre de la chambre de commerce de Lille, membre titulaire.
- Classe 75
- Viticulture.
- M. Couanon, inspecteur général du service du phylloxéra, membre titulaire.
- Classe 77
- Poissons, crustacés et mollusques
- M. Bouchon-Brandely, secrétaire au Collège de France, membre titulaire.
- Art. 2, — Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle, est chargé de l’exécution du présent décret.
- Fait à Paris, le 19 juin 1889.
- CARNOT.
- Par le président de la République :
- Le président du conseil, ministre du commerce, de Vindustrie et des colonies, commissaire général,
- P. TIRARD.
- ---------+--------__
- Bureau du Jury de la Classe 75
- Président : M. Roy, France.
- Vice-président : M. Je baron Arnoult-Thé-nard, France.
- Rapporteur : M. Gouanant, France.
- Secrétaire : M. Hunebelle, Algérie.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 3
- PARTIE NON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- Nous constatons avec plaisir et, avouons-le, avec une petite pointe de vanité, que, peu à peu, tous les vœux que nous avions formés et exprimés ici même arrivent à se réaliser.
- Nous avons signalé, à maintes reprises, que rien n’était plus difficile que le retour dans Paris en sortant le soir de ^Exposition : pas d’omnibus, pas de voitures, pas de tramways, ou du moins, tout bondé, archi-bondé.
- U restait bien le chemin de 1er qui va à la gare Saint-Lazare; mais,outre que tout le monde ne retourne pas dans ce quartier, le dernier train vêtait, en général, plein une heure avant le dernier départ.
- Que faire ? Nous demandions l’adjonction à tous les services existants d’un service de nuit des bateaux-omnibus; ce service, spécialement organisé pour l’Exposition, vient de commencer à fonctionner. Il va, de dix heures à onze heures du soir, entre le Champ de Mars et l’Hôtel de Ydle.
- Par autorisation particulière du préfet de police, ce service, partant du pont d'Iéna, fait escale aux pont d’Iéna, fait escale aux stations suivantes : 1» au pont de l’Alma ; 2° an pont de la Concorde;.
- au Pont-Royal; 4° au pont des Saints-Pères; 5° au Pont-Neuf.
- Le prix du voyage est fixé à 25 centimes pour le service de nuit.
- C’est une amélioration capitale à laquelle nous ne saurions trop applaudir : le transport est non seulement rapide et charmant par les belles nuits étoilées, mais outre qu’on jouit de la fraîcheur de l’eau et du calme du ciel, on se trouve vite au centre de Paris, moyennant une rétribution qui est à la portée de toutes les bourses.
- #*
- Nous disions récemment, à propos des princes qui avaient l’air de bouder à l’Exposition : ils y viendront tous, même incognito, même avec un faux nez, et cette prophétie se réalise de plus en plus.
- Aux souverains, ou aux fils de maisons royales qui sont déjà venus ou qui vont venir à Paris, il faut ajouter te roi de Grèce. C’est là un événement d’une haute portée politique, et qui ne passera pas inaperçu. Au sujet de ce voyage voici ce qu’écrit le Norodni, organe tchèque de Prague :
- C’est encore une nouvelle preuve de l’intimité des relations qui existent entre la Russie et la France républicaine. Le roi de Grèce allant à Paris, même incognito, pour des raisons politiques que tout le monde comprend, c’est le parent et l’ami du tsar qui va là où le tsar ne peut alLer lui-même, parce que le tsar est tenu à certains ménagements que les Français eux-mêmes savent parfaitement apprécier.
- Nous n’avons pas besoin de conseiller à nos compatriotes de marquer au roi des Hellènes toute leur déférence et toute leur sympathie, s’ils le rencontrent pérégrinant dans les galeries de l’Exposition.
- Nous sommes certain d’avance qu’ils n’y manqueront pas; la cordialité qui a régné mercredi entre le président de la République et le comité grec, lors de son passage dans la section grecque, est un sûr garant d’une suite ininterrompue d’excellents rapports.
- A
- On se rappelle la boutade saugrenue qu’a lancée, il y a quelques jours, l'évêque de Marseille, en accusant l’Exposition de « sensualisme » et
- en en défendant l’entrée aux prêtres de son diocèse.
- Il y a, Dieu merci, de par le monde, des gens plus avisés; voici, par exemple, le directeur de l’école des lettres d’Alger, M. Mosqueray, qui a jugé avec raison que la vue de l’Exposition pourrait avoir une influence civilisatrice sur les peuplades arriérées de l’Afrique.
- Il est donc arrivé à Paris, accompagné de deux Touaregs; Askennin-Oy-Tissé et Chekkad-Ov-Koli, prisonniers de guerre, afin de leur montrer l’Exposition, et qu’une fois rendus à la liberté — ce qui sera fait aussitôt leur retour en Algérie — ils puissent rendre compte de leur voyage à leurs compatriotes et leur démontrer les avantages de notre civilisation.
- Yoilà la colonisation pacifique et éclairée comme il faudrait la faire partout; amener à la lumière les peuples plongés dans les ténèbres de l’ignorance ou du fanatisme, c’est le plus sûr moyen d’en faire pour nous des amis et des alliés.
- D’ailleurs, que cherchons-nous partout et toujours, sinon la bonne entente avec nos voisins.
- Un petit incident d’un autre genre, qui s’est produit au jury d’économie sociale, le prouve une fois de plus.
- Ce jury comprend vingt-quatre membres français et étrangers. Un de nos confrères raconte qu’avan t-hier, quand il s’est agi de choisir, pour le bureau, un membre étranger, deux candidatures ont été mises en avant, celles de MM. An-dreef, juré russe, et Luzatti, italien.
- Une partie du jury portait M. Luzatti. Des protestations furent formulées. On objecta que la nation à laquelle il appartenait avait, en ces derniers temps, pris à l’endroit de la France une attitude que l’on ne pouvait oublier. Il fut répondu qu’en raison même de cette attitude, il était politique de se rallier unanimement sur le nom de M. Luzatti, afin de montrer combien la France se mettait au-dessus des attaques passionnées dont elle était l’objet au delà des Alpes.
- Lorsqu’on est passé au vote, M. Luzatti n’a réuni que 9 voix, M. Andreef 12. C’est, en conséquence, le juré russe qui a été élu.
- Malgré le résultat final, il est évident que la tentative de conciliation a été faite en toute sincérité, et les membres français du jury d’économie sociale ne peuvent qu’en être félicités.
- F. L.
- Les Entrées à l’Exposiüon
- Le chiffre des entrées payantes s’est élevé, .hier jeudi, à 109,215.
- Yoici le nombre des ascensionnistes pour la jour-
- née de jeudi :
- lre plate-forme ............ 10.404
- 2 e — 6.507
- 3e — 2.751
- En tout................ 19.662
- Visites princières
- Le Calédonien, qui est signalé à Suez, amène, en France, une mission annamite composée d’un prince de la famille royale, de deux mandarins et d’une suite de cinq personnes.
- Cette mission vient visiter l’Exposition.
- Un petit hôtel lui a été retenu par les soins de l’administration des colonies.
- Le Dakar, venant de Saint-Louis, vient de toucher à Saint-Nazaire. Il portait plusieurs personnages sénégalais avec leur suite. Entre autres : Ghinasali-Fou, roi du Na,Ion; les fils du roi de la Mëllacorée, du Sin, et du Soloum, ainsi que deux femmes Ouolof, leurs servantes.
- Un grand appartement a été spécialement retenu
- pour ces différents princes africains, rue Fabert, tout à côté de l’Exposition. Leur suite se compose de 25 personnes.
- Par Marseille arrivent aussi, venant du Sénégal,, vingt-huit indigènes dont plusieurs pasteurs Feuilles avec un troupeau (moutons etbuffles. etc.).
- Au Mexique
- Rappelons que l’inauguration du palais du Mexique aura lieu demain samedi, à neuf heures du soir, M. Carnot, accompagné par M. Tirard et de presque tous les ministres, inaugurera le palais du Mexique.
- La soirée sera des plus brillantes; la musique de la garde républicaine et un orchestre se feront entendre alternativement.
- Les ingénieurs américains
- Le groupe d’ingénieurs américains dont nous avons déjà parlé vient d’arriver à Paris. Ces messieurs, au nombre de près de 300, seront reçus à Calais par une délégation de la Société des ingénieurs civils de France, qui s’est mise à leur disposition pendant leur séjour à Paris.
- Nous apprenons, du reste, qu’à l’occasion de l’Exposition, la Société des ingénieurs civils, dont M. G. Eiffel est le président cette année, doit recevoir successivement les ingénieurs civils de divers pays, auxquels elle a adressé des invitations.
- Toujours les âniers
- Ils commencent à être assommants, les âniers de la rue du Caire !... Imitant, ou cherchant à imiter les cochers français, ils ont essayé de se mettre en grève.
- Mais le commissaire général de la section leur ayant proposé de les faire immédiatement retourner en Egypte, ils ont préféré se soumettre. Remarquez qu’ils ne font absolument rien, que mendier des petits bagschichs, deux sous, trois sous, quand ils ne conduisent pas leurs bourriques au galop.
- Le poste, c’est le seul moyen de les discipliner; quand ils ont passé au violon une nuit ou deux, ils sont doux comme des moutons.
- Un couturier facétieux
- Voici un couturier qui a une singulière façon d’en découdre avec ses clientes.
- Mardi dernier, pendant que l’aimée de la rue du Caire étonnait son public par ses évolutions gastriques, on vit, non sans étonnement, un sergent de ville s’approcher d’un couple fort élégant et prier une de nos mondaines bien connue de le suivre jusqu’au poste de police.
- Grand émoi dans la foule; on dit: ce sont des pickpockets; néanmoins, le jeune homme et la jeune femme suivent le gardien de la paix.
- Au poste, tout s’explique. Il s’agissait tout simplement d’un couturier de la rue de la Paix, qui, ayant reconnu dans l’assistance une de ses exclientes, qui lui. devait un reliquat de compte, avait jugé irigénieux, afin de se faire payer plus vite, de la faire arrêter comme voleuse.
- M. Mouquin a administré au trop intelligent couturier une verte semonce, et l'affaire aura son épilogue en police correctionnelle, où la mondaine incriminée compte bien assigner son ancien couturier Une visite du président
- Mercredi dernier, en passant dans la classe 17 (ameublements), M. Carnot s’est arrêté devant l’exposition de la maison Travère, qui fait admirer au public de charmantes tables en onyx et cuivre. Cette exposition est située à gauche de la porte d’entrée donnant sur la section égyptienne.
- La maison Travère fait également, dans ses ateliers du boulevard Richard-Lenoir, 43, toutes les cuivreries pour meubles et elle a déjà été médaillée pour ses articles dans différentes expositions» Pickpockets prussiens
- La présence d’une bande de pickpockets berlinois était particulièrement signalée à la police du Champ de Mars. Au nombre de six, parlant tous l’allemand, ils exploraient à l’envi les poches des visiteurs, sans distinction de nationalité. Mais malgré la surveillance la plus active, on ne pouvait réussir à surprendre en flagrant délit aucun des membres de cette association. Leur chef, on le savait, étai un homme portant une longue barbe, de taille exiguë, bossu et marchant à l’aide de deux béquilles, ce qui n’enlevait rien à son agilité vraiment surprenante. On le rencontrait partout où la foule était le plus compacte, se glissant à travers les groupes, notamment aux abords de la tour Eiffel.
- On en était à tirer des plans pour capturer ces aimables artistes à la tire, venues des bords de la Sprôe, aux eaux stagnantes, lorsqu’avant-hier un bijoutier du quartier des Enfants-Rouges se présen-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 188S
- tait au commissariat de M. Trobert et prévenait ce magistrat qu’un individu d’allures suspectes, bossu et bancal, lui proposait en vente une .montre et une chaîne d’une valeur bien supérieure au prix, qu’il en demandait.
- Quelques instants plus tard, le Quasimodo était arrêté et le commissaire reconnaissait en lui le chef de la bande pourchassée depuis plusieurs jours. Ce malfaiteur se nomme Ludovic Natham; il est né dans un faubourg de Berlin et s’ôtait associé cinq acolytes pour — selon son expression — travailler fructueusement à l’Exposition.
- Il n’a pas hésité à livrer ses complices qui, le soir même, l’ont accompagné au Dépôt.
- En voilà tout de même qui aimeraient mieux l’ombre de la promenade des Tilleuls à celle du Palais de justice.
- Le Conseil municipal à l’Exposition
- La troisième commission du Conseil municipal de Paris qui étudie les questions relatives au pavage, à l’entretien et à l’éclairage des voies publiques, qui s’occupe également des parcs et jardins delà Ville, des études se rap; ortant aux transports: voitures, omnibus, etc., Vient de faire une visite d’étude à l’Exposition.
- Reçue par M. Alphand, elle a vu en détail l’exposition particulière de la Ville, où les ingénieurs en chef ont fourni de très intéressantes explications sur les améliorations apportées aux différents services depuis onze ans (1878).
- La commission municipale, sous la conduite de son président, M. Rousselle, accompagné de ses collègues et des conseillers qui président les grandes commissions de l'Hôtel de Ville : MM. Emile Richard, Strauss, Sauton, etc., a visité les expositions se rapportant à ses travaux. Les conseillers ont ainsi vu les nouveaux types d’omnibus, de voitures de tramways, de locomotives sans feu et sans bruit pour la traction dans les rues, les applications d’asphaltes, de bétons, etc.
- Enfin, la commission s’est livrée à l’examen des appareils d’éclairage au gaz et à l’électricité, aux machines, câbles, lampes et appareils en usage dans les stations électriques.
- M. Délions, l’aimable ingénieur adjoint à M. Alphand, a accompagné les membres du Conseil dans leurs visites et’ il est entré dans tous les détails nécessaires pour rendre fructueuse cette agréable et utile journée.
- Il est probable qu’une séries de visites semblables va être organisée par les diverses commissions en vue d’étudier les objets de leur compétence exposés soit par la Ville, les munipalités étrangères ou même les particuliers.
- A la Tour
- On a fait courir le bruit, pendant la journée d’hier,jeudi, qu’un accident était arrivé à l’ascenseur Edoux, qui conduit les visiteurs de la 2e à la 3e plate-forme.
- Renseignement pris, cet ascenseur a eu un petit retard de' dix minutes, par suite d’un manque de pression hydraulique.
- Le-public impatient a cru pouvoir attribuer ce retard à’un accident, heureusement il n’en était rien, et l’ascenseur, au lieu de commencer son service pour le public à dix heures et demie, l’a commencé à dix heures quarante minutes. Et ce fut tout.
- Au pavillon du Paraguay
- Ce sera très probablement lundi 24 ou mardi 25, au plus tard, l’inauguration de ce pavillon.
- Cela ne dépend plus que de la décision à prendre par M. le président de la République pour l’un ou l’autre de ces jours.
- Inauguration du palais.du Mexique
- La musique du 101e régiment d’infanterie prêtera
- son concours à cetle inauguration, sous la direction de son chef, M. J. Meyer.
- Il y aura, en outre, un orchestre symphonique de soixante msuiciens, plus une musique particulière presque inconnue à Paris et que le comité mexicain fera entendre comme le « clou » de son inauguration.
- Le palais sera éclairé à l’électricité par les courants arrivant de l’usine Edison, située le long de l’avenue de La Bourdonnais, près de la Porte Rapp.
- L’éclairage se compose de : 18 lampes à arcs, 310 lampes à incandescence se répartissant en 70 lampes de seize bougies et 270 de dix.
- Comme on peut en juger, ce sera féerique!
- Inauguration du pavillon norvôgion
- Hier jeudi, MM. Thams et Cie réunissaient dans leur charmant pelit chalet du parc du Champ de Mars les représentants de la presse parisienne. Le Temps, le Petit Journal, les Débats, Y Echo de Paris. la Liberté et le Bulletin officiel étaient représentés. Avant le déjeuner, les représentants des journaux ont parcouru avec le plus grand intérêt ce délicieux pavillon. A midi,une xcellent déjeuner, servi par le restaurant Kuhn, a été fort apprécié des invités. Puis on a pris le café sur la terrasse du chalet.
- Les honneurs du pavillon norvégien ôtaient faits par MM. Nicolaysen, secrétaire général du commissariat norvégien, Tostrup, Lumholtz, le célèbre explorateur norvégien.
- M. Bestmann, commissaire général, notre distingué confrère norvégien, était retenu au Trocadéro par l’ouverture du congrès littéraire qui s’ouvrait sous la présidence de IVl. Jules Simon.
- MM. Tostrup et Nicolaysen ont porté des toasts très sympathiques à la France et à la presse française. Notre confrère de la Liberté y a répondu spirituellement.
- On s’est séparé vers trois heures. Nous reviendrons prochainement sur l’exposition du chalet-norvégien de MM. Thams, qui est des plus intéressantes du Champ de Mars.
- Le Congrès internaiional
- La séance d’ouverture du congrès international de la Paix aura lieu le dimanche 23 juin à deux heures et demie, au Palais du Trocadéro (salle des congrès et conférences), sous la présidence de M. Frédéric Passy, député, membre de l’académie des sciences morales et politiques. Les autres séances, du 23 au 30 juin, auront lieu à la mairie du 6e arrondissement, place Saint-Sulpice.
- Fête nautique
- Dimanche, à deux heures de l’après-midi, entre les ponts d’Iéna et delà Concorde, régates à l’aviron organisées par le comité des Régates internationales dont le président est M. Fleuret.
- Six courses seront disputées par quarante-sept embarcations.
- Les déshérités
- Les élèves de l’institution des jeunes aveugles et les sourds-muets ont été amenés à l’Exposition et y ont passé la journée de mardi tout entière.
- C'était plaisir de voir leur joie ; on a conduit les premiers dans tous les endroits où il y avait quelque chose à entendre, quant aux seconds, ils ont encore pas mal avoir, nous pensons.
- Un sur huit
- Uu de nos confrères, grand statisticien estime qu’il y aura à peine un Français sur huit qui aura visité les merveilles du Champ de Mars et de l’Esplanade.
- En effet, d’après les prévisions, il y aura eu environ vingt millions d’entrées à la fin de l’Exposition. Sur ces vingt millions, on peut en compter au moins un quart pour les étrangers; il reste donc quinze millions d’entrées à répartir entre les trente-six millions de Français.
- Or, si l’on tient compte de ce fait qu’une même personne aura renouvelé trois fois au moins sa visite, on arrivera à ce résultat que quatre millions de Français à peine auront défilé dans l’Exposition.
- Enfin, sur ces quatre millions, il faut compter au moins quinze cent mille Parisiens. Les départements auront donc envoyé à l’Exposition un maximum de deux millions cinq cent mille visiteurs.
- EN BALLON CAPTIF
- Nous avons fait une ascension dans le ballon de M. Alfred Godard.
- Il est inutile de dire ou plutôt de répéter que le panorama est splendide. Nous sommes montés, malgré une forte brise, à 430 mètres et c/est à peine si on paraissait dominer la tour Eiffel, cela provient de l’effet d’optique qui veut qu’en s’élevant les objets situés autour de vous vous semblent plus hauts qu’ils ne lesont réellement. Il soufflait, .du reste une forte brise d’est qui nous faisait incliner fortement, de sorte que nous avons perdu quelque peu en hauteur ascensionnelle.
- La montée et la descente se font en quinze minutes, et les appareils qui servent à l’ascension et à la descente sont tellement bien réglés qu’on ne ressent aucune secousse.
- La nacelle circulaire peut enlever de quatorze à seize personnes.
- M. Camille d’Artois, l’un des aéronautes, était notre compagnon de voyage, et M. Louis Godard, le propriétaire-directeur de l’exploitation, dirigeait d’en bas l'ascension et veillait aux manœuvres de son personnel pour chaque ascension.
- Le matériel de M. Louis Godard est le dernier mot de la science aérostatique.
- CONGRÈS LITTÉRAIRE INTERNATIONAL
- Hier a eu lieu, dans une salle du Trocadéro, l’inauguration du deuxième congrès international de la Société des gens de lettres de France, organisé avec le concours de l’Association littéraire internationale. A deux heures a pris place le bureau du congrès : M. Jules Simon président; MM. Jules Claretie, André Theuriet, Ratisbonne, vice-présidents : MM. Jules Clère, Charles Diguet, Collas, secrétaires ; M. Edouard Montagne, secrétaire général, assistés du bureau de la Société des gens de lettres : MM. Arihur Arnould et Grimblet, vice-présidents; Camille Le Senne, secrétaire.
- Le ministre était représenté par M.. Xavier Charmes. Quelques femmes de lettres dans l’assistance très nombreuse: Mmes Anaïs Ségalais, Vatier d’Ambroise, Levinck, etc,
- M. Jules Simon a ouvert la séance en souhaitant cordialement la bienvenue aux représentants des diverses nationalités. 11 a rappelé la perte cruelle faite par la cause de la propriété littéraire comme par 1 humanité tout entière dans la personne de Victor Hugo, qui avait ouvert le congrès de 1878.
- Dans celte allocution, très applaudie, M. Jules Simon a défendu le bon renom des lettres au dix-neuvième siècle et déclaré que la postérité, « séparant l’élite de la plèbe », fera une aussi brillante moisson dans notre champ littéraire que dans ceux des siècles précédents.
- Après M. Jules Simon, M. André Theuriet a exprimé le vœu que le nouveau cougrès resserrât les liens d’une amitié confraternelle internationale déjà vieille de dix ans. Est venu ensuite le défilé des orateurs appartenant aux nationalités les plus diverses, et même à la France :
- M. Romberg-Nisard, au nom de la Belgique : M. Ratisbonne, au nom de la Société internationale ; M. Cari Baedz, au nom des littérateurs allemands ; M. Jules Claretie, au nom des littérateurs français; M. Friedmann, au nom des littérateurs autrichiens; M. Friedmann, comme représentant du Danemark; M. Palau, pour un grogpe d’écrivains madrilènes ; M. D. Sylva, au nom du Portugal; _M. Mickiewitz, le fils du grand poète, au nom des littérateurs polonais ; enfin tes représentants du syndicat des écrivains de Venise, des littérateurs norvégiens, des journalistes de Suède, du groupe hollandais.
- M. Jules Simon a répondu en quelques mots à ces allocutions confraternelles. La séance a été levée à trois^heures et demie. La suite du congrès sera tenue, à la société des gens de lettres, 47, chaussée d Antin. Jeudi 27 juin, à l’hôtel Continental, grand banquet offert par le bureau du congrès aux littérateurs étrangers.
- Les membres du congrès international des gens de lettres seront reçus samedi, à quatre heures, à l’Hôtel de Ville, par les membres du Conseil municipal. Un vin d’honneur leur sera offert.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Pouss-pouss et Roulantes
- Les pouss-pouss, autorisés à circuler tout d’abord partout, sont maintenant dans l’impossibilité de sortir de l’esplanade ; en revanche, les fauteuils roulants — les roulantes, comme on les a baptisés, — ne peuvent pas pénétrer sur ladite esplanade. Or, beaucoup de personnes craignent de se servir des pouss-pouss, d’autres, au contraire, les préfèrent aux roulantes.
- Il y a à cela quelques inconvénients à signaler à l’administration.
- Une personne qui a commencé sa promenade, soit au Champ de Mars, avec des roulantes, soit à l’esplanade, avec des pouss-pouss, serait donc dans l’obligation d’opérer un transbordemeet, de changer de véhicule et de perdre l’heure commencée, si elle veut passer d’un endroit à l’autre.
- Il y a plus, ce serait obliger les personnes qui aiment à se faire traîner par des Annamites, à se faire pousser par des Français et réciproquement.
- U y a là une entrave à la liberté du plaisir que l’on peut rechercher à l’Exposition. _
- « Et chose grave, nous écrit-on, si je ne trouve, à point nommé, à la limite des pouss-pouss aucune roulante pour prendre la suite, je serai donc dans l’obligation de continuer à pied. »
- Nous recommandons cette réclamation à l’administration.
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- A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- AUTRICHE-HONGRIE
- (Suite et fin)
- Kosciusho après la bataille de Raclavice'ÇlS), est la dernière œuvre d’un peintre, aujourd'hui âgé et malade, mais qui a, en Autriche et dans toute l’étendue des pays slaves, une haute réputation, J an Matejko. Récompensé en France dès 1865, il fut décoré en 1870 de la Légion d’honneur et son nom figura brillamment en 1878 parmi ceux des onze artistes qui furent jugés dignes de la médaille d’honneur.
- Ha au Belvédère de Vienne plusieurs grandes toiles tçès bien mouvementées et d’un effet dramatique saisissant.
- Hans Makart est mort il y a quelques mois, et la seule peinture de lui qui figure à l’exposition austro hongroise est plus un souvenir a sa mémoire qu’un ouvrage donnant la mesure de son puissant génie. On se souvient encore de 1 ’Entrée de Charles-Quint à Anvers, qui lui valut en 1878 une médaille d’honneur.
- On ne peut guère se faire une plus juste idée du talent de Pbttenkofen, mort cet hiver, que de celui de Matejko et de. Makàrt, d’après les quatre petites toiles spirituelles mais insuffisantes qui figurent à l’exposition de la peinture autrichienne.
- Cet illustre maître, si justement admiré de tous les artistes qui l’ont connu, soit -à Vienne, soit à Venise, ses deux séjours de prédilection, est l’auteur d’une foule d’ouvrages rassemblés en ce moment dans sa ville natale, en une exposition particulière.
- C’est par la faute de cette exposition que Pettenkofen est représenté au palais des Beaux-Arts d’une manière si indigne de lui.
- Quelques grands artistes, morts depuis plus longtemps que ceux que nous venons de citer, ont été écartés de la liste des artistes admis à composer l’exposition artistique de l’Autriche-Hongrie. Tel est Canon, le savant imitateur de Rubens, décédé depuis deux ans. D’autres, pour
- quelque raison spéciale, n’ont pu prendre part au concours ouvert par la France. Parmi ces derniers, on compte le portraitiste Angeli, les paysagistes Robert Russ et LéopoLD Muller, l’habile aquarelliste Rodolphe Alt, Benezur, dont les tableaux d’histoire ont une juste réputation ; Michael Tichy, peintre de la cour de Russie, etc.
- Tous ces peintres de talent qui n’ont pas pu ou n’ont pas voulu répondre à l’appel du comité austro-hongrois des beaux-arts, laissent dans cette section, très brillante d’ailleurs, je le reconnais, des vides trop nombreux pour qu’on puisse porter un jugement définitif sur l’état de la peinture dans leur pays. Ces vides ne sont malheureusement pas comblés par les productions peu intéressantes qui sont signées de Melnik (74-75), Wertheimer (121-124) Re-vesz (90), etc... Je ferai cependant exception pour la Veuve du pêcheur (105), de Schlomka, exécutée dans le goût de M. Duez, non sans talent; pour les Tètes de femmes au pastel signées de 'François Russ et d’AxENrrovicz.
- Je ne veux pas enfin terminer cette rapide étude de la section austro-hongroise de peinture sans mentionner l’exposition particulière des six tableaux brodés en soie, avec une si grande habileté, par Mme Henriette Mankie-vitz. Je regrette seulement que mon incompétence en une semblable branche de l’art ne me donne pas la confiance d’oser entreprendre l’étude spéciale d’un ouvrage aussi remarquable.
- André Saglio.
- (A suivre)
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- XjiÆ. BOURSE
- La Bourse a été ferme.au début ; le 3 0/0 français ouvrait à 85 70, en hausse de 0 10.sur hier. Mais bientôt les réalisations des petits acheteurs trop pressés d’encaisser leur bénéfice ont pesé sur les cours. Ün a fait 85 55. Les vendeurs prétendaient que les élections auraient lieu au mois d’août. Cette nouvelle, venue on ne sait comment, n’était pas du goût de la Bourse. En fin de compte, on a fermé à 85 60, cours d’hier..
- Les fonds Busses' ont fait, de nouveaux progrès. Les autres fonds étrangers sont fermes, mais sans grands changements.
- (hf voit de la hausse sur le Suez, dont les recettes sont excellentes.
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à 10 heures : Visites à l’Exposition; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du Palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques dn jardin dn Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situé à l’extrémité du Palais des Arts libéraux, au milieu des- pavillons des Républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marionnettes de Barnard pendant les entr’actes.
- De 2 à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertissement, buffet, glacier.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exposition.
- # De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, derrière le Palais Arts libéraux, côté de l’avenue Suffren.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées ; promenades sur les ânes blancs d’Egypte.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures, du matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et dioramas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- . Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tons les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan. Phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de 9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 40.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- RENSEIGNEMENTS UTILES
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée: Troca-dêro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée :_ Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. —Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- jLouvre-Vmcennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée: pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de
- 1 Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante :
- Au Trocadéro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-Issy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- A laPorte Rapp, par le tramway Bastille-Porte-Rapp.
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- • Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les •
- La ligne desservie en amont et en aval s étend de Su-
- vpcsDPQ à O, hfiTPvitnTi
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pen-
- ant toute la durée de l’Exposition/
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pont d’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Iéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de depait et daiiivee au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur _ de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton îeseivé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Service des bateaux omnibus. — Service de nuit de 10 heures à 11 heures du soir entre le Champ de Mars et l’Hôtel de Ville, pendant la durée de l’Exposition, au prix de 25 centimes.
- Par autorisation spéciale de M. le_ Préfet de police en date du 6 juin courant, ce service partira du pont d’Iéna, en faisant escale aux stations suivantes ;
- lo Au pont de l’Alma, rive gauche.
- 2° Au pont de la Concorde, rive gauche.
- 3° Au pont Royal, rive gauche.
- 4-o Au pont des Saints-Pères, rive gauche.
- 53 Au Pont-Neuf, rive gauche.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie^ directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains. se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées _ au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies^ la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous le? bureaux de tabac.
- Facultativement, — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels {i .•
- Voitures puM,ques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc. ,ecc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). —-De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- I. _ Section des Lnvalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- XI. _ Section de la Seine. — Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des. Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir).. Porte dupont de l’Alma amont (6 heures matin à8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- y. _ Section du Chemin de fer. —- Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 heu-ses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. —Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. —Palais des Produits alimentaires. —Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 3 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées par jour :
- Matin : 7 h. 30, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants •
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Expo-sition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule-Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène-et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- La troupe Alexander, dans une pantomime inénarrable intitulée les Tribulations d’un Touriste, les acrobates Les Constanti, les chiens admirablement dressés de Léo Karl, la petite Georgina Aix, qui, âgée de huit ans, exécute des exercices d’acrobatie extraordinaires, la brillante chanteuse mauresque Kara, le Paris-Quatuor qui enlève, avec un brio admirable, le chant patriotique : Quatre-vingt-neuf,
- les ballets d’enfants réglés par Mme Mariquita, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Ajoutons que la vaste salle du Grand-Théâtre, avec sa brillante exposition spéciale de produits français et exotiques, avec ses bars tenus par de charmantes serveuses, avec ses originales marionnettes, constitue un des lieux de promenade les plus pittoresques et les plus intéressants de l’Exposition.
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- BULLETIN OFFICIEL
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- SOMMAIRE. — Partie officielle : Décret portant nominations de membres du jury dos récompenses. — Ordre des travaux des jurys. — Partie non officielle : Clironiq — M. Carnot à l’Esplanade. — Échos. — Le tour du monde en 80 minutes. — Pavillons à changer. — Encore un succès pour les réclamations du Bulletin Officiel.
- La question des cochers. — Le congrès du droit des femmes. — Les timbres-poste à l’Exposition. — Los guichets d’entrée. — La Bourse. — Guide des attractions.
- PARTIE OFFICIELLE
- Le président de la République française,
- Vu le décret du 8 novembre 1884 :
- Vu la loi du 6 juillet 1886 ;
- Vu le décret du 28 juillet 1886 ;
- Vu le décret du 27 mars 1889, réglant l’organisation du jury international des récompenses;
- Vu le décret du 28 mai 1889, augmentant le nombre des jurés titulaires et suppléants ;
- Vu les décrets des 29 mai et 19 juin 1889, portant nomination des membres du jury des récompenses :
- Sur la présentation du président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889,
- Décrète :
- Art. 1er. — Sont nommés membres titulaires du jury des récompenses :
- Classe 10
- Papeterie, reliure, matériel des arts, de la peinture et du dessin
- M. Henry Johannot, fabricant de papiers à Annonay, médailles argent, or, et rappels aux expositions de 1855, 1862,1378.
- Classe 15
- Instruments de précision
- M. le lieutenant-colonel Bassot, chef de la section de géodésie au ministère de la guerre, en remplacement de M. Brunner, démissionnaire.
- Classe 44
- Produits agricoles non alimentaires
- M. Brunet, ingénieur en chef, inspecteur des manufactures de l’Etat, en remplacement de M. Kretz, décédé.
- Classe 50
- Matériel et procédés des usines agricoles et des industries alimentaires
- M. Eugène Porion, président du syndicat des distillateurs, médaille d’or en 1878, 1er prix à Anvers, etc.
- Classe 52
- Machines et appareils de la mécanique
- générale
- M. Michel Lévy, ingénieur en chef au corps des mines, en remplacement de M. le colonel de Bange, démissionnaire.
- Art. 2. — Sont nommés membres suppléants du jury des récompenses :
- Classe 19
- Cristaux, verreries et vitraux
- M. James Yidie, maître de verreries, en remplacement de M. Maës, démissionnaires
- Classe 60
- Carrosserie et charronnage, bourrellerie et sellerie
- dément, fabricant de vélocipèdes, en ren Placement de M. Peugeot, démissionnaire.
- dn4?' 3‘ ~~ Le Prési4ent du conseil, ministi *omiïierce> de l’industrie et des colonies émissaire général de l’Exposition univei
- selle de 1889, est chargé de l’exécution du présent décret.
- Fait à Paris, le 19 juin 1889.
- CARNOT.
- Par le Président de la République :
- Le président du conseil,
- ministre du commerce, de l’industrie et des colonies,
- P. TIRARD.
- Ordre des Travaux des Jurys
- Samedi 22 juin Classe 11
- Neuf heures : Japon, États-Unis, Espagne,
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Suisse, Saint-Marin, Roumanie, République argentine, Brésil, Bolivie, Uruguay.
- Classe 20
- L’après-midi : Grande-Bretagne.
- Classe 29
- France.
- Classe 33
- Dix heures : Russie, Serbie, Egypte, Chine. Deux heures : Suisse.
- Classe 44
- Le Cap, Algérie.
- Classe 46
- Neuf heures : Belgique.
- Classe 67
- Neuf heures et demie : Belgique.
- PARTIE NON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- La journée de jeudi a été féconde en fêtes de toutes sortes.
- Résumons-les rapidement.
- À l’Elysée, le président de la République a offert un grand dîner aux artistes français et étrangers qui ont pris part tant au Salon qu’à l’Exposition.
- Nous avons remarqué parmi les invités, MM. Fallières, ministre de l’instruction publique •et des beaux-arts ; Antonin Proust, Bailly, An-nenkoff, le général Brugère, Munkaczy, Viasto, Bouguereau, Meissonier, Maret, Moreau, Vau-dremer, Larroumet, J. Lefèvre, Bonnat, Chapu, Renner, Jules Breton, Carolus-Duran, Humbert, Aimé Millet, Loriot, Henri Havard, Bayard, Stevens, Gervex, Sargent, Guillaumou, Jacquet, Thomas, Gilbert, J. Comte, Boldini,Darcel, Garnier, Burger, Kaempfen, Puvis de Cliavannes, Deck, Portalis, Dayot, Bernier. E. Leroux, Gers-pach, Ciurcu, H. Leroux, Yuiliefroy, Yon, For-migé, Lichtenstein, Arrivière, Toulza, E. Carnot, Francis Carnot.
- Le dîner a été suivi d’une réception ouverte. Les salons étaient trop petits pour la foule qui venait rendre hommage au président. Là décoration en était splendide.
- La galerie des tapisseries était notamment étincelante et fraîche, grâce à l’éclairage électrique, installé à présent au palais national, par la compagnie Edison.
- L’aménagement de cette installation est des plus curieux. Comme on ne pouvait songer à établir des machines à l’Elysée, le courant est transmis de la station du Palais-Roval par un câble spécial de 2,000 mètres de longueur. Ce câble alimente 2,000, lampes à l’Elysée.
- Il nous est impossible de citer toutes les notabilités présentes à la soirée. Presque tous les directeurs, commissaires, employés supérieurs de l’Exposition, un très grands nombre d’exposants, d’hommes politiques, MM. Georges Berger, Grison, Alphand, Decauville, Pre-vet, etc., etc.
- A la même heure, le parc Monceau était ruisselant de lumière; partout des arcs de triomphe lumineux, des feux de bengale, des ballons et des verres de couleur suspendus au faîte des arbres les plus hauts; le coup d’œil était vraiment féerique ; on se serait cru dans un jardin enchanté-.
- La musique de la garde républicaine et deux autres orchestres, installés sur divers points du parc ont joué pendant toute la soirée.
- De petits kiosques où des dames, portant les anciens costumes des provinces françaises, débitaient des rafraîchissements, ont obtenu un grand succès.
- Par malheur, le nombre des invitations lancées avait été beaucoup trop considérable, et la foule ne pouvait ni avancer ni reculer : c’était regrettable à tous les points de vue.
- Et l’on se plaint de la cohue au Champ de Mars ! Il n’y a vraiment pas de comparaison à établir. Le Ilot humain, quoi qu’on en dise, est réglementé, discipliné et suit maintenant des courants bien tracés au Champ de Mars, tandis qu’au parc Monceau aucun sillon n’était marqué, ni pour l’aller ni pour le retour : de là la confusion et la cohue.
- Les plus heureux ont été les curieux postés aux grilles extérieures; ils ont tout vu sans être foulés, et le coup d’œil des illuminations dans les arbres et du feu d’artifice final valaient bien la peine de poser là pendant trois heures ; plus de trente mille personnes, non invitées, ont ainsi évité la bousculade.
- A
- On est assurément parti d’un bon sentiment lorsqu’on a réduit le prix des ascensions de la Tour Eiffel, le dimanche. On a pensé favoriser ainsi les classes modestes que le travail retient pendant la semaine.
- Mais on n’avait pas songé au débordement qui se produit par cet abaissement de prix dominical.
- 11 n’y avait à cela qu’un remède : le relèvement des prix le dimanche : l’administration de la Tour Eiffel avait décidé, pour éviter les encombrements de dimanche dernier aux guichets des ascenseurs, que le tarif des jours de semaine serait appliqué aux dimanches, et comptait mettre cette mesure à exécution à partir de dimanche prochain.
- 11 nous revient que le ministre, consulté à ce sujet, n’a pas cru devoir donner, quant à présent du moins, son adhésion aux propositions de la Société.
- Ne quittons pas la tour Eiffel sans dire encore un mot de l’encombrement des guichets des ascenseurs.
- L’administration de la Tour a demandé à la préfecture de lui donner des agents dont elle a besoin pour ses guichets. Mais Dame préfecture n’est pas pressée. Aussi, en attendant qu’elle veuille bien donner à l’administration de la Tour les agen ts dont elle a besoin pour assurer l’ordre aux guichets et aux passerelles des ascenseurs, M. Bonnet, chef du contrôle, vient d’engager vingt et un contrôleurs supplémentaires.
- Il faut espérer que grâce à cette mesure de prévoyance, les bousculades des derniers dimanches pourront être évitées.
- F. L.
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- H. CARNOT A L’ESPLANADE
- Hier, à deux heures, le comité de l’exposition coloniale a offert au président de la République, sur l’esplanade des Invalides, une fête exclusivement coloniale d’un caractère fort pittoresque.
- Dès une heure un quart, tous les détachements des troupes coloniales sont massés devant le Palais central et forment la haie dans l’avenue des Lions, sous le commandement de leurs officiers ; les petits tirailleurs annamites aux uniformes sombres, qui, pour la plupart, portent la médaille du Tonkin, forment un contraste étrange avec les costumes éclatants des cipayes, des tirailleurs et des spahis sénégalais, qui sont presque tous des hommes superbes.
- Un piquet d’honneur composé d’Annamites, de Sénégalais et de Sakalaves est placé en outre à l’entrée des pavillons de la Goehinchine, du Tonkin et de Madagascar.
- Le président de la République est arrivé à deux heures par la porte du quai d’Orsay. Sa voiture s’est dirigée à travers la haie des soldats indigènes jusqu’au palais central.
- A l’entrée du petit pont, M. Carnot est reçu par M. Etienne, sous-secrétaire d’Etat; M. Hen-rique, commissaire général; MM. Revoil et Destournelles, commissaires spéciaux, et par les sénateurs ét députes des colonies.
- Les indigènes des différentes colonies sont groupés à droite et à gauche de l’entrée du palais; rien de plus curieux et de plus bizarre que ce mélange anthropologique réunissant des types de tous les coins de l’univers, depuis les belles et nobles figures des Tahitiens, au type presque indo-européen, jusqu’à, la figure jaune et grimaçante des Annamites, en passant par les larges faces d’ébène des noirs du Sénégal.
- M. Carnot a visité dans tous ses détails le palais centra], puis il s’est rendu successivement aux expositions particulières qu’il a visitées dans l’ordre suivant : palais de la Co-chinchine, palais du Cambodge, village annamite, village canaque, palais delà Guadeloupe, factorerie du Gabon, village pahouin, village sénégalais.
- Dans chacune des expositions on a offert au président de la République des petites notices statistiques et descriptives qui, disons-le en passant, seront dorénavant distribuées au public à chaque fête nouvelle; au palais central, op lui a remis un très bel album renfermant des vues de toutes nos colonies, et le nouvel ouvrage d’ensemble que va publier l’administration central coloniale.
- M. Carnot s’est rendu alors au théâtre annamite, où il s’est arrêté pendant quelques minutes pour recevoir le laï des acteurs annamites, suite de saints profonds qui ressemblent fort à des prosternations.
- Quelques instants plus tard, M. Carnot pénétrait dans le palais du Tonkin et de l’Annam, ouvert pour la première fois aujourd’hui et dont l’installation n’est achevée que depuis hier.
- Le palais est construit sur une place carrée avec une cour centrale en partie occupée par un riche baldaquin abritant un magnifique génie. Cette statue est le moulage du grand Bouddha de Hanoï. Disposées sur les deux façades et reliées entre elles par deux galeries longeant la cour centrale, viennent ensuite deux salles d’expositionmesuranQchacune 21 mètres 50 sur 8 mètres de largeur.
- De très belles collections y ont été réunies. Celles-ci montrent surtout des armes, des panneaux sculptés et laqués, des modèles de maison, de jonques, d’instruments aratoires, d’argenterie, d’orfèvrerie, de porcelaine, de bronzes, de boîtes à chique de bétel, de marbres, d’instruments de musique, etc. Les produits du sol sont également représentés dans le palais, notamment par la ramie, l’essence de citronelle et le bé-moc.
- Un lunch a alors été offert à M. Carnot et à sa suite sur la terrasse de gauche ; ce lunch, fort élégamment servi par les soins du glacier Flam-mang, avait lui-même un peu le caractère colonial, ce qui n’a pas, loin de là, empêché son succès. Dans le menu figuraient des tartines annamites, des gâteaux des colonies, des fruits exotiques, des liqueurs des îles, etc.
- Enfin, les comités coloniaux ont fait assister le président de la République à des répétitions curieuses des différentes cérémonies ou des pratiques civiles et religieuses en usage chez tous les échantillons de la race humaine rassemblés à l’Esplanade.
- C’est ainsi que M. Carnot a assisté successi-i veinent au pilou-pilou des Canaques, àl’hyménée I de Tahiti, qui est fort gracieux et élégant, et à | la procession tonkinoise du Dragon.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Rien de plus curieux et de plus pittoresque que celle-ci : les indigènes sont revêtus de sorte de chuusubles rouges brodées de vert. Us portent sur la tête des coiffures compliquées, casques, couronnes barbelées, etc. Des boulions, ]e visage couvert de grands masques grotesques, dansent au milieu du cortège, tout hérissé de drapeaux et de piques.
- Vient ensuite un immense dragon vert en carton et en étoffes peintes, de plus de 6 mètres de long, à la tête effroyable, porté par douze indigènes sur des perches qui s’agitent pour ligurer les ondulations du serpent, tandis qu’un Annamite agite devant sa gueule une amulette dorée, figurant un système du monde, afin de l’empêcher de dévorer les humains.
- Derrière marchent gravement des personnages religieux, qu’on nous a dit avoir rang d’archevêques. Pour musique, une quantité de tambours, de timbales, de grosses caisses, de gongs, de tamtams, et des cris assourdissants.
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- ÉCHOS
- Les Entrées à l’Exposition
- Le chiffre des entrées payantes s’est élevé, hier vendredi, à 91,370.
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la jour-
- née de jeudi :
- lre plate-forme A......... 11.005
- » _ *............ 7.458
- 3e — .......... ' 2.995
- En tout............... 21.456
- La question des correspondances
- A la séance du Conseil municipal du 19 juin, MM. Carie et Hervieux avaient demandé également que les nouvelles lignes qui vont à l’Expositon donnent la correspondance comme les autres lignes du réseau. Mais le Conseil a renvoyé l’étude de cette question à une séance ultérieure.
- C’est regrettable.
- Les pickpockets pendant l’Exposition
- Plusieurs pickpockets qui avaient » travaillé » à l’Exposition et, parmi eux, quelques repris de justice, avaient été arrêtés dimanche dernier aux courses de Longchamps. Deux surtout étaient recherchés pour vols, depuis deux ans. le nommé Quiennaire ét une femme Clarmen.
- Installés à Gennevilliers, dans une villa de la rue de Paris, le couple vivait là comme de riches commerçants retirés des affaires, ayant deux domestiques à leur service, et de plus, chevaux et voitures. L’installation de la villa était des plus luxueuses et les dépendances ne laissaient rien à désirer sous le rapport de l’aménagement. Le jardin était magnifique.
- Au cours d’une perquisition faite dans cette villa, par M. Goron, chef de la Sûreté, une quantité considérable de porte-mounaies a été découverte, ainsi qu’une somme de 500 francs. Les voleurs passaient pour être M. et Mme Laurent de Quiennaire et avaient une garde-robe en rapport avec leur train de maison. M. Goron a remarqué parmi les vêtements des costumes de dominos et des masques en tous genres.
- Quiennaire et la femme Clarmen ont avoué qu’ils assistaient assidûment aux bals de l’Opéra et que là ils pratiquaient de nombreux vols à la tire. Ils choisissaient surtout les femmes pour victimes.
- La soi-disant dame Laurent de Quiennaire a déjà subi six condamnations.
- Ils auront des loisirs pour réfléchir sur la grandeur et la décadence du vol à la tire.
- Une caravane scolaire
- La Revue d’éducation et d’instruction primaires, journal qui appartient à des instituteurs et dont le directeur est M. de Crozals, doyen de la faculté de Grenoble, organise pour les vacances un voyage d’études afin de visiter l’Exposition, Paris et les environs.
- Les membres de l’enseignement public et libre (instituteurs et institutrices) pourront seuls prendre part à cette caravane que dirigera M. Bouvier, ancien instituteur, professeur agrégé à l’école de pharmacie et à l’école normale de Saint-Cloud. Les organisateurs ont fait le nécessaire pour que le bon
- marché et le confortable soient assurés dans les meilleures conditions possibles.
- De Paris, les membres de la caravane pourront prendre part à un voyage à Londres organisé aussi par M. Rouvier; peut-être même pourra-t-on accueillir des membres qui n’auraient pas suivi la caravane de Paris.
- Les personnes qui désireraient prendre part à ce voyage intéressant ou avoir des renseignements, devront écrire à M. le secrétaire de la rédaction de la Revue, 18, rue de Condé, à Paris.
- Ce voyage d’études a pour but de resserrer' les liens de confraternité et d’amitié qui doivent réunir les membres trop dispersés et trop isolés de renseignement. Le voyage dans les Alpes, organisé l’an dernier par la Revue, a eu ce résultat que tous ceux qui y ont pris part ont conservé des relations suivies.
- Les pigeons voyageurs
- Un nouveau lâcûer de pigeons a eu lieu au sommet de la Tour, à onze heures quinze minutes, ce matin.
- Sur les 18 pigeons lâchés, 6 sont âgés de un à trois ans ; les 12 autres ont de trois à cinq mois.
- Ils ont disparu au bout de deux minutes dans la direction de Vincennes, malgré le vent contraire qui soufflait assez violemment.
- Ces pigeons viennent, comme les précédents, de Noisy-le-Grand.
- La musique suisse
- La musique de la landwher suisse est arrivée mardi soir à Paris.
- Eile vient pour se faire entendre à l’Exposition.
- Partie de Genève samedi matin, elle s’est arrêtée deux jours à Lyon, ou elle a donné deux concerts au profit des pauvres. L’accueil des Lyonnais a été des plus chaleureux.
- Les pick-pockets
- On a pris sur le fait et arrêtés, dans la galerie des machines, hier après-midi, une femme et son amant qui étaient en train d’explorer les poches de leurs voisins.
- Au palais de l’alimentation on a également pris sur le fait une femme qui se livrait à ce métier délicat et qu’on a trouvée en possession de trois porte-monnaie fort bien garnis.
- Le* Fraudes
- M. Deligny, commissaire général de la section marocaine, a fait jeudi après-midi une tournée dans les bazars dépendant de la section. Un inspecteur principal de l’administration l’accompagnait. Cette visite avait pour but l’exclusion totale, sous peine de fermeture des boutiques, des marchandises non authentiques dispersées de ci, de là, dans la grande quantité des objets mis à l’éventaire. Trois marchands marocains seulement ont été trouvés en possession d’objets fabriqués à Paris. Deux d’entre eux, sur. l’invitation qui leur en était faite, se sont empressés de les retirer de l’exposition et se sont eugagés à ne plus les y remettre. Le troisième seulement, un nommé B..., qui possède un magasin dans l’une des rues les plus fréquentées de Paris, a violemment protesté et l’on a dû user envers lui de la mesure administrative de rigueur. En vertu des ordres du directeur de l’Exposition, sa boutique a été fermée.
- A la même heure, sur des plaintes qui s’étaient élevées, des inspecteurs de la préfecture de police ont visité les kiosques du Champ de Mars pour vérifier la qualité des marchandises ou aliments qui y sont mis. en vente. Aucune contravention n’a été dressée.
- Arrivée de 300 ingénieurs américains
- Comme nous l’avons annoncé, trois cents ingénieurs américains, venant voir l’Exposition, ont débarqué à Calais. Ils ont été reçus parles délégués de la Société des ingénieurs civils, qui leur ont offert! déjeuner à la gare maritime.
- Ils ont ensuite visité rapidement le nouveau port et sont partis, par train spécial, pour aller visiter l’ascenseur des Fontinettes, près de Saint-Omer.
- Ils sont arrivés à Paris; et, ce matin ils feront l’ascension de la Tour Eiffel et déjeuneront à la première plate-forme.
- Les centenaires à l’Exposition
- Et de deux! Voici, de nouveau, qu’un vieillard, âgé de cent deux ans, M. Hardouin habitant Cour-palay (Seine-et-Marne), près du château de l’exgénéral de Lafayette est arrivé à Paris pour visiter l’Exposition. 11 se propose de faire l’ascension de la tour Eiffel. En dépit de son grand âge, il jouit d’une bonne santé et a conservé toutes ses facultés.
- LE TOUR DU MONDE EN 80 MINUTES
- L’exposition coloniale avait mis, hier après-midi, toutes voiles dehors. M. le président de la République et Mme Carnot sont arrivés à deux heures devant le palais central des colonies pour commencer un petit tour du monde en 80 minutes.
- Après la visite au palais colonial, où sont entassées tant de merveilles et de richesses; après avoir visité le palais de la Cochinchine, qui est un pur bijou d’art, et le pavillon tonkinois, qui n’est pas moins étonnant; après avoir vu le palais- du Cambodge, le village annamite, le village canaque, la factorerie du Gabon, le village pahouin et le village sénégalais, M. et Mme Carnot ont assisté à une curieuse scène d’hyménéetahitienne et à des exercices guerriers de nègres africains. Le bouquet de cette fête coloniale a été, sans contredit, la grande procession du Dragon annamite.
- Le Dragon annamite est pour le moins une bête aussi terrible que laTarrasque du midi de la France. Les Annamites le nomment Condjong. C’est un monstre terrible prêt à dévorer le pauvre monde. Sa tête argentée, dorée, crêtée et peinturlurée ouvre une gueule énorme, tire une langue fantastique, montre des crocs menaçants; elle est barbue et moustachue; ses yeux sortent des orbites comme ceux des langoustes; et, malgré tout cela, elle ne montre qu’une férocité de carton des plus comiques, ondulant au-dessus des têtes.
- Si le Dragon tonkinois est un frère indéniable de notre Tarrasque méridionale, la procession qui l’accompagne ressemble fort à une procession catholique. On y voit des capucins rasés portant des tablettes en laque, des bonzes pleins de componction et des fidèles portant des chasubles. C’est une preuve nouvelle de la véracité du dicton, qui veut que « les extrêmes se touchent ». L’extrême Orient et l’extrême Occident se touchent par les processions.
- Les acteurs du théâtre annamite, si bizarrement grimés suivaient la procession traînés dans des pouss-pouss, et honorés par des porteurs de parasols.
- M. et Mme Tirard, M. Etienne, sous-secrétaire d’Etat, et Mme Etienne, M. David Dautresmes, chef du cabinet de M. Tirard, M. Henrique, commissaire général des colonies, et plusieurs sénateurs et députés des colonies accompagnaient le président de la République.
- La journée a été close par une longue visite au village javanais. M. et Mme Carnot ont paru prendre un réel plaisir à une représentation des petites danseuses javanaises.
- M et Mme Carnot ont été l’objet de mille prévenances durant ces visites aux pays exotiques.
- C’est ainsi qu’au kampong javanais on a offert à Mme Carnot un splendide bouquet de roses.
- Un peu plus loin, on a offert à M. Carnot un échantillon du superbe travail sur coton exécuté à Java. On appelle ce travail Batik (coton dessiné).
- On a aussi offert àM. Carnot un chapeau tressé à l’Esplanade : une mervriile de finesse.
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- Pavillons à changer
- Les alternatives de soleil et de pluie qui se sont produites depuis rouverture de l’Exposition ont singulièrement fané les pavillons qui ornent les ponts et les passerelles.
- Nous croyons que ce ne sera pas du luxe de les renouveler à l’occasion du 14 juillet : car beaucoup d’entre eux ne seront plus, avant peu, que des loques incolores.
- L’effet produit justifiera la dépense, relativement peu importante.
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- Et le drapeau qui couronne la Tour Eiffel ? Ce n’est plus qu’un noble débris dont les morceaux tlottent au vent. Seul la lettre R a résisté aux fureurs d’Eole.
- A remplacer, ce drapeau.
- C’est égal on n’avait pas prévu que la Tour de 300 mètres serait un aussi sérieux consommateur d’étoffe rouge, blanche et bleue.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- ENCORE UN SUCCÈS POUR LES RÉCLAMATIONS
- du « Bulletin Officiel »
- Nous avons constaté à plusieurs reprises que, jusqu’à ce jour, il a été donné satisfaction entière aux réclamations formulées par le Bulletin officiel au nom du public.
- Cette fois, la satisfaction nous vient du Conseil municipal de Paiis.
- Nous n’avons cessé de nous récrier contre la .méthode sauvage et ridicule des billets de série donnés à certaines stations de tramways et notamment à la stalion de l’avenue Rapp.
- Dans un dernier article, notre rédacteur adjurait le préfet de police d’intervenir. Il le priait même d’envoyer un ou des inspecteurs pour constater que chaque chargement de voiture était l’occasion d’échanges d’injures, de bousculades et même de rixes. Il ajoutait qu’il n’en pouvait être autrement du moment que quarante personnes ayant un même numéro et se croyant les mêmes droits se ruaient vers le même marchepied.
- Les réclamations formulées par le Bulletin Officiel viennent d’avoir leur écho à la séance du Conseil municipal du 19 juin, où, presque dans les mêmes termes que ceux exprimées par notre journal, ces réclamations ont été formulées :
- Voici l’extrait de la séance du Conseil municipal relatif à cette question?
- Les numéros d’omnibus délivrés aux bureaux de départ de certaines lignes surchargées de voyageurs sont, le plus souvent, des séries entières de quinze à vingt numéros identiques. Quand on appelle une série, les porteurs se précipitent vers l’entrée de l’omnibus, et il se produit presque toujours des bousculades regrettables. 11 serait tort simple de délivrer au public des numéros différents. Mais la compagnie, ou, pour être plus dans le vrai, le personnel delà compagnie, persiste dans ses errements, malgré les réclamations qui ont été faites, et cela, vraisemblablement, pa*ce que les séries de cent numéros consécutifs sont plus longues à confectionner et surtout à classer que les séries actuellement en usage.
- MM. Gaston Carie et Léopold Hervieux prient l’administration de s’entendre avec la Compagnie des omnibus pour changer cet état de choses. Le Conseil appuie leur proposition, et il y a lieu de croire que la Compagnie des omnibus tiendra à ce que le vœu du Conseil municipal soit totalement réalisé.
- Le Decauville
- Tout le inonde se demandait quand le petit chemin de fer Decauville, si apprécié par le public, continuerait sa course jusqu’à la galerie des Machines, côté Suffren, point terminus assigné dès l’origine.
- La question vient d’être posée devant le Conseil municipal.
- Le chemin de fer Decauville, y a-t-il été dit, n’est pas exploité actuellement sur toute sa longueur. Il s’arrête à la Tour Eiffel, alors qu’il doit aller jusqu’à l’avenue de Suffren, près de l’Ecole militaire. M. Arsène Lopin se plaint du retard apporté à l’exploitation de la seconde partie de la concession. M. Alphand lui répond que, dans quelques jours, la ligne tout entière sera à la disposition du public.
- Bravo !
- LA QUESTION DES COCHERS
- La question de voitures de place est venue devant le Conseil municipal.
- Dans une discussion assez confuse, il a successivement repoussé un tarif proportionnel assez judicieux proposé par sa commission ; puis il repousse un tarif provisoire proposé par le préfet de la Seine en attendant un compteur ; il a adopté, par 32 voix contre 2G, une proposition de MM. Paul Strauss, Delhomme, Maury, Boll, etc., et qui est ainsi conçue :
- Dans un délai maximum de six mois, les voitures publiques seront pourvues d’un compteur kilométrique.
- A partir du fonctionnement du compteur obligatoire, le public aura la faculté de choisir entre le tarif à l’heure et le tarif à la distance qui sera ultérieurement déterminé.
- A propos de compteur, le Temps a publié hier un article intéressant sur
- Un compteur pour voitures deux fois séculaire.
- Ce compteur, aujourd’hui oublié, et dont le principe pourrait être utilisé par la science perfectionnée de nos mécaniciens, est originaire de France et a joué un rôle illustre dans une science noblejentre toutes, celle des Kepler, des Galilée, des Newton, des Laplace et des Leverrier.
- Un médecin, du nom de Fernel, qui. vivait à Paris au seizième siècle et qui devint familier,gdu roi Henri II, après avoir guéri Diane de Poitiers, s’était adonné à l’astronomie. Sachant que la distance de Paris à Amiens correspondait exactement à un degré du cercle méridien terrestre, et ayant remarqué que la route qui joignait les deux villes était sensiblement en ligne droite, il avait entrepris de mesurer cette distance en comptant les tours de roues de sa voiture, à la grande stupéfaction des passants qui le prenaient pour un fou.
- Un siècle plus tard environ, Newton, se fondant sur les lois de Képler, et prenant pour point de départ l'hypothèse que l’attraction des corps célestes est proportionnelle au produit des masses en présence et en raison inverse du carré des distances, avaient essayé de vérifier par le calcul cette conjecture. Pour établir les données du problème, l’illustre astronome-mathématicien avait employé les éléments qu’on possédait alors sur la grandeur du rayon de la terre, correspondant sensiblement à soixante fois la distance existant entre le centre de notre planète et le centre de notre satellite.
- Mais le résultat du calcul n’avait pas été favorable à l'hypothèse : la grandeur du rayon terrestre avait été mal mesurée, et l’erreur, multipliée, en raison du carré, était apparue formidable. Newton avait abandonné cette voie, quand survint une expérience nouvelle, qui donnait du rayon terrestre, par la mesure plus exacte de l’arc d’un degré de Paris à Amiens, une mensuration plus rigoift*euse, Newton reprit ses calculs, et, cette fois, les trouva confirmatifs de l’hypothèse. Deux siècles environ plus tard, le génie de Leverrier devait en fournir par les mathématiques une éclatante démonstration.
- Leverrier, en observant la marche d’une planète, avait calculé la distance, la masse, la situation à un moment précis, d’un corps céleste jusque-là inaperçu, qui influençait cette marche, et la lunette d’un astronome, dirigée à l’heure dite sur le point indiqué, découvrait l’astre perturbateur.
- C’était Picard, astronome français, qui, en 1668, avait procuré à Newton les éléments du calcul qui
- le conduisit à formuler la loi d’attraction ou de gravitation universelle. Pour mesurer aussi exactement que possible la longueur du degré de Paris à Amiens, il avait, avec le plus grand soin, déterminé l’étendue de la circonférence de la roue de sa voiture. A chaque tour, une languette fixée à la partie latérale intérieure de la jante mettait en jeu, par sa pression, un ressort correspondant à un mécanisme in-scripteur, dont, à chaque arrêt, on relevait les indications. C’était d’une simplicité extrême et d’une exactitude que l’on peut apprécier.
- Les cochers, les loueurs, le public demandent tous un compteur ; chacune de ces catégories prétend l’exiger des deux autres. Nous soumettons à qui de droit l’idée, en apparence très pratique, de Kernel et de Picard. La roue mesurera d’une manière exacte et impartiale la distance parcourue, le service rendu, la rémunération proportionnée à ce service. Il est facile de mettre la correspondance de la languette et de l’inscripteur à l’abri du contact frauduleux.
- Mais, dira-t-on, la voiture peut et doit marcher à vide et le compteur fonctionnant toujours mettrait au compte du cocher un certain parcours qui a été pour lui improductif. Cet inconvénient serait facile à supprimer si l’inscripteur n’était mis en fonction que par le poids du voyageur occupant le véhicule. Et il semble que ce petit problème de mécanique n’est pas au-dessus des moyens de nos ingénieurs.
- Au surplus, nous n’avons pas ici la prétention de discuter les conditions et la construction du meilleur instrument; nous avons voulu simplement rappeler un fait curieux dans l’histoire delà haute science et constater que ce fait se rattache à la question, pleine d’actualité, du compteur des distances parcourues par une voiture.
- Le Congrès du Droit des femmes
- Mlle Maria Deraismes a préludé avant-hier, dans une réunion préparatoire, aux travaux du congrès français et international du droit des femmes.
- Voici la composition du bureau du congrès :
- Mme Clémence Royer et M. Léon Richer; Mmes Maria Deraisme, Griesstrauf, Christin, Petti, Louise Kopp, Feresse-Deraismes, Léon Richer; MM. Viviani, Léon Giraud.
- Des délégués delà Belgique: de l’Italie, de l’Angleterre et de la Suède prendront part aux travaux du congrès. Ce sont :
- Pour la Belgique: Mmes la baronne R. de Ribers-tein, doctoresse Van Diest. Popelin, avocat.
- Italie : Mmes Olivette, Modona, femmes de lettres; Louisa de Virte.
- Angleterre : Mmes Chopman, directrice de la Pevieio Westminster ; doctoresse Elisabeth Blackwell, Annie Besant, miss Greatorex.
- Suède : Mlle Thulia Schong.
- Ajoutons que la séance générale d’ouverture est fixée au 25 juin, à deux heures, dans la salle de la Société de géographie, boulevard Saint-Germain, Le congrès ne sera pas public. Mais on peut retirer des cartes au secrétariat général, 27, rue de Berlin.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Les timbres-poste à l’Exposition
- Ils n’y pouvaient manquer: les collectionneurs de petits carrés imprimés en bleu, en rose, en vert, en jaune, en bistre, en violet, etc. sont de toutes les fêtes. Ils ont une vitrine à l’Exposition. On l’a classée parmi les jouets instructifs; à côté des bébés qui disent papa et maman, et des moutons frisés qui font mêêê !
- Cette exposition lilliputienne se compose d’une table de collectionneur sur laquelle se voit un album universel dont les pages ouvertes montrent une feuille complète de timbres de Perse; le catalogue descriptif est à côté, et çà et là le verre d’eau où baignent les timbres, le pot à gomme, les pinces, les ciseaux, le carnet d’échange et des timbres un peu partout; au fond, un album à feuilles mobiles laisse voir une collection en préparation d’enveloppes entières et de cartes postales.
- On a bien trouvé l’emploi des vieilles lunes « dont on fait des étoiles », pourquoi n’aurait-on pas trouvé l’emploi des vieux timbres-poste.
- C’est le but de l’Exposition en question. Elle montre le parti que l’on peut tirer des vieux timbres. Dans ce but on a accroché dans le haut une grande caisse en glaces, au travers de laquelle on peut contempler un million de timbres — compte garanti — le fameux million que tant de bonnes dames ont inutilement cherché à parfaire dans une intention charitable;, il pèse 75 kilos, y compris le papier collé aux timbres, cube 255 décimètres cubes, représente en timbres neufs la somme de 135,000 francs.
- Puis voici ce que l’on fait des vieux timbres lorsqu’on n’est pas collectionneur :
- D’abord une grande tapisserie représentant une Grecque compliquée et faite rien qu’en timbres français, travail de patience que nous retrouverons dans d’autres galeries de l’Exposition et dont le résultat est aussi artistique que possible.
- Ensuite, voici les fleurs également découpées dans des timbres français, les verts ont fourni le feuillage de diverses teintes et des timbres roses, rouges, bleus, etc., est sortie toute une flore en miniature.
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- Les guichets Centrée
- De nouvelles transformations des guichets d’entrées à l’Exposition — transformations nécessitées par l'affluence toujours croissante des visiteurs — vont être mises à l’étude. Un projet a plus particulièrement des chances d’être adopté. Ce projet préconise pour les guichets actuellement en service la modification suivante :
- On sait que les guichets actuels sont réduits,
- vers leur partie centrale, à l’état d’étroit couloir, laissant tout au plus le passage à une seule personne. Par le projet nouveau, on se bornerait à élargir cet étroit couloir et à en faire tout simplement la continuation de celui qui se trouve à l’entrée du guichet. L’agent de police en surveillance se tiendrait entre deux barrières établies sur toute la longueur du couloir, au milieu de celui-ci. Les guichets mis tout d’abord en service comprenaient seulement trois préposés. Les guichets transformés en nécessiteraient quatre.
- Cette augmentation de personnel serait, il nous semble, facilement justifiée par les réclamations que le service trop lent des entrées a soulevées déjà.
- Par les guichets en service, 37 personnes peuvent passer à la minute ; par les guichets modifiés, on pourrait en faire entrer jusqu’à 50. Si le projet dont nous venons d’indiquer le plan était adopté, une quinzaine de guichets seraient ainsi transformés. Deux nouvelles entrées, pratiquées selon ce système, seraient encore aménagées dans les pylônes de la porte monumentale du quai d’Orsay.
- Le nombre des guichets fonctionnant à cette porte serait ainsi porté à 10.
- Voir à la Section Anglaise
- Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
- s’E X E T L A X T T O U T E S S E ÜLEfi, E A Iî KIQ U É ES PA II
- W ISA UTILEIET ET SONS
- Vente en gros à Paris : 11.V, les Fils de F. Chahpkntier, 33, bd Sébastopol
- TA-iA. BOURSE
- Bourse faible. Los journaux allemands recommencent à broder sur l’affaire suisse, Les élections partielles des conseils généraux sont exploitées parles vendeurs. Mais, et c’est là surtout la cause de la faiblesse, on a monté un peu trop vite et favorisé les réalisations. Bref, il y a peu d’affaires et le 3 0/0 faiblit à 85.82. Le 3 0/0 amortissable est à 88.30. On ne se douterait pas qu’un coupon se détache le 1er Juillet.
- Les fonds russes sont assez fermes. Tous les autres fonds étrangers sont en réaction, à l’exception du Turc.
- Le Suez faiblit à 2,366.25, malgré les bonnes recettes. Le Rio-Tinto est assez ferme à 279.37.
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à 10 heures : Visites à l’Exposition; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du Palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situé à l’extrémité du Palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des Républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marionnettes de Barnard pendant les entr’ actes.
- De 2 à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertissement, huilet, glacier.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exposition.
- # De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, derrière le Palais Arts libéraux, côté de l’avenue Suffren.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestreau millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Caire, bazars et boutiques ; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du _ matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et dioramas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Tillage des colonies françaises.
- Tillage javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. -L Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan. Phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de 9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 40.
- Dimanche 23 juin : Promenade-visite à l’Exposition universelle de 1889, organisée par la Société centrale du Travail professionnel.
- Lieu de réunion : devant le Pavillon de la Presse, à 10 heures 15 matin.
- M. Xavier-Lous-Paul Roques, chimiste principal au laboratoire municipal de Paris.
- Sujet de la conférence : Industrie des alcools et boissons fermentées.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- RENSEIGNEMENTS UTILES
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Bourte-Passy. — Correspondance à la place de l'Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de
- 1 Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. —Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante :
- Au Trocadéro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-Issy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- A la Porte Rapp, par le tramway Bastille-Porte-Rapp.
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes a Gharenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pen-
- ant toute la durée de l'Exposition.-
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Ièna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Service des bateaux omnibus. — Service de nuit de 10 heures à 11 heures du soir entre le Champ de Mars et l’Hôtel de Ville, pendant la durée de VExposition, au prix de 25 centimes.
- Par autorisation spéciale de M. le . Préfet .de police en date du 6 juin courant, ce service partira du pont d’Iéna, en faisant escale aux stations suivantes :
- lo Au pont de l’Alma, rive gauche.
- 2° Au pont de la Concorde, rive gauche.
- 8° Au pont Royal, rive gauche.
- 4° Au pont des Saints-Pères, rive gauche;
- 5° Au Pont-Neuf, rive gauche.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie, directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies: Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées . au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies.à la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-Bourbon, et au - pont de l’Alma (quai de la Conférence.)'
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. —• L’Heure, 2 francs.
- L'ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement,— Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels [ i
- Voitures pu^Lques. — Hôtels. —- Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de jour-' naux, etc. ,ecc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soin*.l ticket (1 fr.). —-De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- X. _ Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert 6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine
- 10 heures matin à 6 heures soir.)
- IL _ Section de la Seine. — Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des.Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte dupont de l’Alma amont (6 heures matin à8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à
- 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. —. Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 lieuses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 0 heures soir).
- VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro-(6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures differentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. — Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. — Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 3 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes dé secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16,. avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures-du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées par jour :
- Matin : 7 h. 30, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du. Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants •
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule-Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d'Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- les ballets d’enfants réglés par Mme Mariquita, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans , la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
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- CHRONIQUE
- Quand on vit à l’Exposition, comme votre serviteur, et qu’on y séjourne de huit heures du matin à onze heures du soir, on arrive à bien connaître les habitudes des arrivants : je parle tout spécialement des provinciaux et des étrangers qui débarquent pour la première fois au Champ de Mars, la plupart avec un sac ou une valise à la main.
- Ils ouvrent d’abord la bouche toute grande devant la Tour Eiffel, puis au milieu de cet émerveillement des dômes étincelahts, des parterres, des pelouses, au milieu de ce peuple de
- statues qui les enserrent de tous côtés, ils cherchent à s’orienter.
- Lorsqu’ils ont donné la somme d’admiration voulue au clou de l’Exposition, à la Tour Eiffel, la première indication qu’ils demandent au premiers des gardiens qu’ils rencontrent, c’est celle-ci : « Où est la galerie des Machines? »
- Galerie est le mot tombé en désuétude : il y avait, dans les expositions précédentes, la galerie des machines, la galerie du travail, la galerie des beaux-arts.
- C’est palais qu’il faut dire aujourd’hui : allons pour palais! Le nom est plus solennel, d’ailleurs, et plus en rapport avec le caractère grandiose des constructions de 1889.
- Donc l’objectif principal est le « palais des Machines. »
- Le nouveau débarqué y court, et après les exclamations d’enthousiasme devant la coupole mirifique du Dôme central, devant la Galerie de 30 mètres, ce boulevard de merveilles et de chefs-d’œuvre, devant le gracieux vestibule où s’élance le quadrige marin de Bartholdi, le voici qui pénètre sous la nef gigantesque. Ici l’admiration devient de l’ébahissement ! L’industrie du monde entier s’est donné rendez-vous dans ce hall formidable, et l’on ne sait plus comment se diriger : c’est un dédale ; toutes les machines se ressemblent pour le non-initié, et l’on ne sait par quel bout commencer.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Voici le petit itinéraire que je propose aux visiteurs vaillants et sérieux qui cherchent à profiter de leur visite : nous partons par exemple, de la façade de l’avenue de Suffren ; nous trouvons sur le côté droit, première moitié du Palais: le génie civil, les arts céramiques, la fabrication des objets mobiliers, la mécanique générale; — seconde moitié du Palais; 1 électricité, les machines agricoles, les mines et la métallurgie, l’imprimerie et la papeterie, les machines à imprimer.
- Sur le côté gauche, première moitié du Palais: le matériel de chemins de fer, le tissage et les filatures, les machines-outils, les très intéressantes machines des petites industries, les épingles, les chaînes en filigrane, les articles de Paris ; — seconde moitié du Palais, les expositions mécaniques de la Suisse, Belgique, Etats-Unis, l’exposition Edison et enfin l’Angleterre
- Eh bien ! monsieur; eh bien ! madame, si toutefois vous avez eu le courage d’accompagner votre mari, tout en vous instruisant, tout en passant en revue la série étonnante des inventions mécaniques moderne, vous aurez parcouru environ six kilomètres.
- Vous aurez eu un peu chaud, c’est certain, — car la ventilation est insuffisante sous cette nef énorme, — mais vous aurez vite oublié ce petit moment désagréable, car vous sortirez la tête pleine de notions, inconnues pour vous jusqu’alors, et qui sait? Vous méditerez peut-être vous-même sur des inventions sans précédents !
- ***
- Je viens de parler des dames qui ont le courage d’accompagner leur mari au milieu du dédale des Machines et qui, de temps à autres, trouveront cependant des choses fort intéressantes pour des personnes de leur sexe.
- Mais celles auxquelles manque le courage ou la force pour une expédition de cette importance ?
- Eh bien ! elles n’ont pas été oubliées. Elles ont les ponts roulants.
- Sur les rails qui couronnent les supports des transmissions, roulent doucement, très, très doucement, deux ponts roulants mus par l’électricité.
- On met de huit à dix minutes pour parcourir les 400 mètres de longueur occupés, sur le sol du palais, par les innombrables machines exposées.
- On a le temps de voir, de bien voir, d’avoir un aperçu synoptique, très suffisant pour les dames, pour lesquelles l’art de l’ingénieur conservera éternellement des secrets.
- C’est la manière la plus pratique pour elles de visiter le palais des Machines. Libres à elles si, dans ce passage à vol d’oiseau, quelques machine venait à frapper plus particulièrement leur attention, d’aller ensuite à elle sur terre ferme.
- Et il faut bien dire que c’est jusqu’à présent le côté scientifique de l’Exposition qui attire officiellement les délégations étrangères.
- Ainsi, avant-hier, trois cents ingénieurs américains sont arrivés, venant de Londres par Calais; ils ont d’abord été reçus par la Société des ingénieurs civils, et, samedi matin, les ascenseurs de la Tour Eiffel ont été mis à leur disposition jusqu’à onze heures et demie, afin de leur permettre de monter à leur aise au premier étage, où était préparé le déjeuner présidé par M. Eiffel.
- Reçus par la Société des ingénieurs civils à la classe 63, ils sont revenus, pour la plupart, par
- le chemin de fer Decauville, entre onze heures et midi. M. Eiffel, lui-même, les conduisait et ils sont montés, par petits groupes, à la première, à la deuxième, puis à la troisième plateforme. — Quelques-uns ont voulu aller plus haut, et sont allés presque au sommet par le petit escalier en colimaçon.
- Les ingénieurs américains qui sont venus en France, au nombre d’environ trois cents (y compris leurs familles), font partie de trois sociétés; Celle des ingénieurs civils, celle des ingénieurs mécaniciens, celle des ingénieurs des mines.
- Le président de la Société des ingénieurs civils français, pour 1889, M. Eiffel, les a reçus,
- — c’était tout indiqué ! — vu le renom dont il jouit depuis le commencement de l’Exposition.
- Un déjeûner de 450 couverts a été servi chez Brébant, au premier étage de la Tour : des trophées de drapeaux français et américains, une réduction de la « Liberté éclairant le monde » de Bartholdi, et des touffes de fleurs ornaient la salle.
- Nous ne prétendons pas énumérer toutes les personnalités qui étaient assises à la table d’honneur; outre M. Eiffel, citons : M. Berger, M. Reid, ministre des Etats-Unis ; M. Tawne, président du comité organisateur américain ; général Franklin, Chautemps, amiral Mouchez, Cou taurin, Louis Martin, ingénieur en chef du chemin de fer de Vincennes; Pelonceau, etc.
- Le déjeuner a été des plus animés. Au champagne, M. Eiffel s’est levé et deS' hurrahs enthousiastes l’ont salué.
- Son toast, fréquemment interrompu par les applaudissements, a été des plus sympathiques aux Etats-Unis. Il a porté la santé du président Harrison et du président Carnot.
- M. Tawne y a répondu chaleureusement au nom des ingénieurs américains, et dans un excellent français.
- Enfin, M. Bandéroli, ingénieur de la compagnie des chemins de fer du Nord, très familier avec la langue anglaise, a terminé par un toast aux ladies.
- Les ingénieurs américains vont pendant plusieurs jours visiter les curiosités de Paris et de l’Exposition : les égouts, les Gobelins, l’Observatoire, l’Ecole des mines, les ateliers de construction des petites voitures et des omnibus, Gennevilliers, le musée Carnavalet, les Arts et Métiers, les Invalides, le Jardin des Plantes, l’Hôtel de Ville, le musée de Cluny, la Bibliothèque nationale, Sèvres, etc.
- Ils se souviendront de leur voyage en France.
- F. L.
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- AU MEXIQUE
- Combien de personnes, en France, ne connaissent pas l’importance des républiques latines d’Amérique et ne savent pas que les républiques Argentine, du Chili et du Mexique sont des pays immenses, dans lesquels la civilisation moderne marche grand train et où, souvent, le degré de l’instruction publique serait pour faire honte à bien des pays d’Europe.
- Les expositions que nous voyons dans les palais somptueux construits au Champ de Mars, donnent l’idée de pays qui marchent de pair avec la vieille Europe.
- Seule entre les républiques du Nouveau-Monde, celle du Mexique possède des traditions architecturales ; et l’on y voit des ruines magni- ! fiques qui, comme les ruines romaines de notre 1 Europe, permettent de îemonter le cours des siècles. j
- De même que chez nous, le sombre moyen , âge, sans culture intellectuelle et sans architec- j ture, s’est placé, vide et brutal, entre l’époque
- gallo-romaine et le retour vers l’art par le gothique et la Renaissance, de même une période inculte a succédé, au Mexique, à une civilisation brillante. Aussi les plus beaux vestiges ne sont-ils pas ceux des monuments les plus récents ?
- Le Mexique a tenu à emprunter à sa vieille civilisation les motifs qui composent son palais. Ce palais affecte la forme pyramidale tronquée, forme dure et farouche des anciens temples. Les parois extérieures des murailles portent des ornements très variés, dans lesquels on ne peut se défendre de reconnaître de curieuses analogies avec l’ornementation des Egyptiens et même avec celle des Grecs. Du reste, les rares peintures de l’époque des Aztèques ressemblent aux peintures égyptiennes. On y voit des figures dont les corps sont représentés de face avec une tête de profil.
- Quoi qu’il en soit, il faut louer M. Penafiel, l’architecte mexicain qui a conçu cette restitution d’un temple de vieux Mexique, c’est-à-dire d’un ancien téocallis, avec son escalier symbolique, presque vertical, aux degrés démesurés que les pénitents devaient gravir à genoux pour atteindre un portique bas, noir comme la gueule dhm four. C’est M. Anza qui a exécuté les plans de M. Penafiel, et ce avec des matériaux nouveaux et singuliers : car cet immense palais, long de 70 métrés, est construit en pièces de tôle démontables, étant destiné à être réédifié au Mexique.
- Je ne ferai qu’un reproche à ce sombre et magnifique temple. C’est d’y avoir inséré douze panneaux dont les grandes figures, fort bien en elles-mêmes, n’ont pas le relief qui convient à un pareil monument, auquel elles semblent étrangères, et par leur importance et par leur modernité européenne.
- Cette observation faite, force m’est de laisser les sandales du critique à la porte : car à l’intérieur, tout a un air de grandeur et d’élégance qui vous empoigne. Et puis, les riches produits sont exposés là, entre des murs décorés suivant les antiques traditions mexicaines. Ils sont chez eux !
- Au bas, une salle immense au milieu et des salons à chaque extrémité. En haut, des galeries qui font tout le tour des salles.
- Il y a de l’air et de la lumière dans cette belle exposition, sur laquelle je reviendrai avec plaisir.
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- M. et Mme Carnot et M. Tirard, arrivés à neuf heures et quart, ont été reçus par M. Ra-mon Fernandez, le sympathique ministre du Mexique; M. Diaz Mimiago, commissaire général, les attachés de l’ambassade et toutes les notabilités du Mexique. Beaucoup de belles femmes en toilettes magnifiques.
- M. David Dautresmes accompagnait M. Tirard.
- A l’arrivée du président de la République, une musique a joué la Marseillaise ; puis une autre musique a joué,àlagrande joie des Mexicains, très patriotes, on le sait, l’hymne national mexicain, qui a été fort applaudi.
- Pendant que les deux musiques jouaient alternativement dans le palais, au dehors une musique militaire du 101e de ligne a fait la joie des promeneurs qui attendaient M. Carnot à la sortie pour lui faire une ovation.
- M. et Mme Carnot ont paru prendre le plus vif intérêt à cette visite, et j’ai surpris plusieurs fois des paroles de félicitations adressées par le président de la République à M. Ramon Fernandez, ministre du Mexique.
- Un lunch sompteux a été offert aux invités et il y avait des bouquets magnifiques pour toutes les dames.
- Le Mexique, depuis longtemps revenu à une sincère amitié pour la France, a voulu effacer sous les fleurs, les prévenances et les témoignages d’affection, le souvenir d’un point noir
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- dont il n’avait du reste pas encouru la responsabilité.
- L’exposition du Mexique est faite pour faire oublier les vilaines choses qu’on avait décorées jadis du fallacieux nom de « belle pensée » et pour cimenter l’union de deux pays si bien faits pour s’entendre.
- La soirée d’hier me fera aller bien souvent au palais du Mexique.
- Ch. L.
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- DERNIÈRE HEURE
- Les membres du Congrès littéraire, qui s’est ouvert jeudi au Trocadéro, ont été reçus hier à quatre heures à l’Hôtel de Ville par la municipalité de Paris.
- M. Chautemps. président du Conseil municipal, leur a souhaité la bienvenue.
- M. Jules Simon lui a répondu. Un lunch a été ensuite servi.
- A demain les détails.
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- Les Entrées à l’Exposition
- Le chiffre des entrées payantes s’est élevé, Lier
- samedi, à 81,601.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la jour-
- née de samedi :
- Ire plate-forme............ 8.814
- 9e — .......... 5.880
- 3e — 2.528
- En tout............... 17.222
- Le nombre des ascensionnistes a légèrement diminué pendant cette journée, à cause du banquet de 300 couverts, offert aux ingénieurs américains, qui a eu-lieu au restaurant Brébant (1™ plate-forme), les ascenseurs ayant été mis gracieusement à la disposition de ces messieurs pendant une bonne partie de la matinée et de l’après-midi.
- Concours d’agriculture et d’horticulture
- Vendredi a eu lieu, au Trocadéro, le quatrième concours d’agriculture et d’horticulture.
- Le premier prix pour les légumes et les fruits a été décerné à la maison Villemorin, Andrieux etCîe, avec félicitations du jury.
- Le cinquième concours aura lieu le vendredi 12 juillet.
- Au palais du Trocadéro
- Nous rappelons qu« c’est lundi, à une heure et demie, que doit avoir lieu, dans la salle des fêtes du palais du Trocadéro, la matinée au bénéfice de M. Bodinier, secrétaire de la Comédie-Française.
- Comme nous l’avons déjà annoncé, les artistes de l’Opéra et de la Comédie-Française prêteront leur concours à cette représentation extraordinaire.
- Los Tramways
- Depuis hier des. voitures d’un modèle nouveau font le service de la ligne de tramways-sud, de la gare Montparnasse à la place de l’Etoile. Ces voitures, beaucoup plus grandes et plus spacieuses, sont en même temps plus élégantes que les voitures basses qui faisaient le service antérieurement.
- Un modèle de ces voitures est exposé dans la classe 61, palais des machines.
- TJn nouvel orchestre
- Un nouvel orchestre de dames — ou pour plus d’exactitude, de jeunes filles françaises — se fait entendre depuis hier au restaurant du palais des produits alimentaires. y:
- Auditions
- Hier soir, à la galerie Desaix, MM. Raoul Pugno, Paul Viardot et Leroux ont donné un concert sur les instruments des grands facteurs de Paris.
- Tous les vendredis, un concert semblable sera donné dans cette galerie.
- Le petit chemin de fer
- Le tronçon de ligne du chemin de fer Decauville i qui relie le.,palais clés Machines à la station duTro-cadéro-Tour Eiffel, sera livré au public le 25 juin.
- Les départs des trains auront lieu toutes les dix minutes.
- Le prix sera le même pour tout le parcours, soit de 25 centimes en secondes et 50 centimes en premières.
- Le départ des trains entre la station de la Tour et l’esplanade des Invalides aura lieu comme précédemment, toutes les cinq minutes, il sera ajouté à chaque train une voiture, ce qui permettra de transporter 60 personnes déplus par voyage.
- Congrès internai ional de l’assistance publique
- Les progrès et le bien-être de l’humanité prennent une large place dans l’Exposition de 1889. Tous ceux qui s’y intéressent apprendront avec plaisir que l’on vient de commencer les travaux préliminaires du congrès international de l’assistance publique.
- L’ouverture de ces grandes assises de l’assistance publique aura lieu le 28 juillet, et leurs travaux dureront jusqu’au 4 août. A l’administration générale de Paris, avenue Victoria, on prépare les documents, rapports, travaux de statistique, etc., qui feront l’objet des communications à soumettre aux études du congrès.
- Les princes à l’Exposition
- Le Courrier de la Bavière, organe de la cour, dit que plusieurs princes de la maison royale de Bavière se disposent à aller à Paris à l’occasion de l’Exposition universelle.
- La musique au Champ de Mars
- On entendra, ce soir dimanche, au kiosque n° 1 (jardin bas, côté la Bourdonnais), les chœurs des cours de chant du Ve arrondissement, dirigés par MM. Baron et Darblay. Il y aura cent exécutants.
- Au kiosque n° 2 (jardin haut, côté la Bourdonnais, on entendra la fanfare municipale de Pantin, dirigée par M. Yosse.
- Au kiosque n« 3 (jardin bas, côté Suffren), les Enfants de Lulèce, société chorale, exécutera son superbe répertoire.
- Au kiosque n° 4 (jardin haut, côté Suffren), ce sera Y Harmonie Fraternelle du 4e arrondissement, dirigée par M. Gaston van Versheim.
- Chute de cendriers
- On se rappelle qu’il y a un mois environ la chute d’un cendrier, dans la Galerie des Machines, coûtait la vie à un enfant.
- Hier, un second cendrier est tombé dans cette même galerie.
- Il n’a heureusement blessé personne.
- Mais ne serait-il pas possible d’établir un système de surveillance et de contrôle qui permît d’éviter le retour de tels accidents, ou même imaginer une sorte de filet en fil de fer dans lequel tomberait le cendrier décroché, ou une chaînette à laquelle il resterait suspendu ?
- Les puits artésiens du Sahara
- On a inauguré mercredi, à l’esplanade des Invalides, près de la porte du quai d'Orsay, un puits artésien destiné à donner au public une représentation exacte de ceux que les ateliers militaires ont créés en plein Sahara, sur les confins du département de Constantine.
- Ces travaux de colonisation, qui. ont été exécutés, sous la surveillance de M. H. Jus, ingénieur honoraire des sondages du Sud, et sous la direction de M. le sous-lieutenant Clottu, du 3e bataillon d’Afrique, ont permis de créer, au milieu même du désert, des oasis merveilleuses, où les palmiers poussent par centaines de mille.
- Les ouvriers romains à l’Exposition
- On avait pris l’habitude, pour des travaux extraordinaires, de dire que c’était « travail de Romains ». Tout cela est changé et les Romains qui nous viennent visiter et qui s’en retourneront dans leur jalouse Italie, pourront dire, après avoir vu la Tour Eiffel et le palais des machines : « ce sont travaux de Français ! «
- Je dis cela à propos d’un télégramme de Rome, qui nous apprend que la commission élue par les sociétés' ouvrières a décidé d’envoyer à Paris plus de cinquante ouvriers choisis parmi les différents métiers. Ils resteront à Paris une dizaine de jours.
- Commission du Venezuéla
- Une circonstance imprévue oblige la commission vénézuélienne à retarder de quelques jours l’inauguration de son Pavillon.
- Elle aura l’honneur de prévenir ses invités, par une nouvelle carte d’invitation, du jour définitive* ment fixé pour cette cérémonie.
- Conférence de M. Becque
- Ainsi que nous l’avons annoncé, avant-hier a eu lieu, dans la salle des congrès et conférences du Trocadéro, une conférence de M. IJ. Becque sur Victor Hugo.
- M. Sully-Prudhomme a prononcé une allocution d’ouverture et a annoncé que plusieurs conférences littéraires auront lieu pendant l’Exposition.
- Le conférencier a glorifié ensuite le « grand poète du siècle, dont tous, a-t-il dit, sciemment ou à notre insu, nous sommes les débiteurs ».
- La conférence de M. H. Becque a été chaleureusement applaudie par la nombreuse assistance.
- Les statues du Champ de Mars
- La décoration sculpturale du jardin central du Champ de Mars est terminée depuis hier. Les dernières œuvres mises en place sont la statue de Lulli et deux groupes destinés au marché aux bestiaux de la Villette : Y Assommoir et Au Pâturage.
- L’accueil aux ouvriers
- La commission de réception des délégations ouvrières,. à la Bourse du travail, vient d’adresser aux maires de tous les chefs-lieux d’arrondissement une circulaire où elle annonce que des réceptions et des fêtes ont été organisées en l’honneur des délégués qui viendront des départements et de l’étranger visiter l’Exposition dans le courant de juillet.
- La commission a organisé en outre une permanence qui a centralisé tous les renseignements utiles, concernant les hôtels, restaurants, etc.
- Au Champ de Mars
- A l’extrémité de la vaste terrasse qui domine la fontaine monumentale de Coutan, on a placé deux groupes colossaux en bronze du plus bel effet.
- Sur cette même terrasse, un peu sombre le soir, on éleve quatre liantes colonnes, qui supporteront des lampes électriques à grande puissance.
- Ces installations diverses sont terminées aujourd’hui.
- Aimables Allemands !
- Un journal allemand, le Berliner neueste Na-ehrichten, a trouvé, sans y songer naturellement, un mot triomphalement comique.
- Satisfait de son séjour à Paris, un rédacteur dudit journal a imaginé cette expression enthousiaste:
- Quand, par un hasard heureux, on tombe, à Paris, dans, un hôtel fréquenté par des Allemands, on peut, avec quelque bonne volonté, se faire illusion au point de se croire dans une belle ville allemande.
- N est-ce pas charmant? Et comme le compliment est flatteur ! Nous savons maintenant que Paris est presque aussi beau qu’une belle ville allemande. Heureux Paris !...
- C’est la charge du méridional qui, pour vanter notre capitale, la comparait à un petit Marseille.
- Le jury des Beaux-Arts
- Le jury du groupe I : Beaux-Arts, dont nous avons publié la liste dans nos derniers numéros, se réunira pour la première fois mardi prochain.
- Lu exposant indélicat
- Un exposant peu délicat avait cherché ces jours derniers à peser sur les délibérations des membres du jury de tout le poids d’une somme d’argent assez ronde.
- Naturellement, le jury a trouvé ce procédé un peu risqué, et, sur sa demande, l’administration a fait fermer la vitrine de l’exposant.
- Mais celui-ci s’est insurgé et il a fallu que les inspecteurs principaux prissent des mesures de rigueur pour le mettre à la raison.
- Voici l’arrêté prononçant la déchéance de cet exposant :
- Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition ;
- Vu le décret du 8 novembre 1884;
- Vu la loi du 6 juillet 1886;
- Vu l’arrêté ministériel du 26 août 1886, portant règlement général de l’Exposition;
- Vu le rapport du directeur général de l’exploitation ;
- Considérant que M. Th. Defresne, exposant de la classe. 45 pour les produits pharmaceutiques, a fait offre par écrit à deux membres du jury des récompenses de cette classe de leur remettre à chacun 2,000 francs sÿ après analyse de ses produits, ils lui faisaient obtenir une médaille d’or;
- Attendu que les lettres contenant les propositions renfermaient également chacune une autre somme de 1,000 francs destinée à solder entre les mains de ces messieurs les frais de l’analyse requise ;
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- Attendu que ces faits constituent uue tentative de corruption à l’égard de deux membres du jury des récompenses ;
- Arrête :
- Article 1er. — M. Th. Defresne est déclaré déchu de ses droits d’exposant.
- Art. 2. — Toutes réserves sont faites au sujet des poursuites pénales et civiles à intenter, s’il y a lieu, contre le délinquant.
- Art. 3. — Le directeur général de l’exploitation est autorisé à faire publier le présent arrêté dans les journaux spéciaux de l’Exposition et à en faire afficher la copie à la place de l’exploitation de M. De-fresne.
- Art. 4. — Ampliation du présent arrêté sera délivrée à M. le directeur général de l’exploitation et à M. le directeur général des finances.
- Signé : P. Tirard.
- Exposition ethnographique
- Lundi s’ouvrira dans l’une des salles du Troca-déro, l’exposition d’ethnographie (costumes populaires de France) organisée par M. Landrin.
- Cette exposition sera des plus intéressantes pour tous les visiteurs français et étrangers de l’Exposition.
- La proposition Frébault
- La Chambre vient de nommer la commission chargée d’examiner la proposition de M. Frébault, tendant à la conservation, après la fermeture de l’Exposition, du palais des Machines, de la galerie de trente mètres et du palais des Beaux-Arts et des Arts libéraux.
- Cette commission, qui est entièrement favorable au projet de M. Frébault, se compose de MM. Du-vaux, Chanlier, Remoiville, Rondeleux, Tony Ré-villon, Maillard, Viette, Michou, Frébault et Ma-gnien.
- Quelle prétention
- M. Hurard, député de la Martinique, est un heureux homme. Le président de la République s’est arrêté devant sa boutique de l’esplanade dans laquelle se débite le rhum qui a popularisé son nom sur tous les kiosques ; et, presque dans les mêmes termes, ce fait mémorable a été introduit dans nombre de compterendus de journaux.
- Heureux homme ! M. Hurard. Mais quelque peu présomptueux, puisque le renom du mari d’Eve l’empêche de dormir.
- N’a-t-il pas cette prétention : que le Hurard est le premier rhum du monde.
- Au Grand-Théâtre
- Hier, samedi, soixante ouvriers de l’usine de Creil pour la fabrication de l’antipyrine ont assisté à la représentation de jour au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Les numéros du programme, tous très intéressants ont été chaleureusement applaudis par ces braves ouvriers.
- Après la représentation la Belle Fatma, aussi gracieuse que belle, les a invités à venir voir la représentation des danses tunisiennes.
- Acte de probité
- Hier matin, vers dix heures, deux jeunes gens, les nommés Mick, âgé de vingt ans, employé de commerce. demeurant 33, rue Bergère, et Fouteix, âgé de vingt-deux ans, tôlier, demeurant 31 bis, rue Saussure, trouvaient trois billets de cent francs près de la porte Rapp, à l’entrée de l’Exposition. Ils s’empressèrent de porter cette somme au commissariat de police où ils sont à la disposition de la personne qui les a perdus. Nous signalons avec plaisir cet acte de probité.
- SaBS-gène d’un député débitant
- Nous voyons figurer dans plusieurs journaux une réclame du liquide fabriqué par M. Hurard, introduit sans scrupule dans le compte rendu de la visite de M. et Mme Carnot à l’Esplanade. Nous tenons cette façon de procéder comme un manque de référence à l’égard du chef de l’Etat, attiré dans une boutique dans un but de publicité.
- Retour des gymnastes étrangers
- On télégraphie de Copenhague que les délégués des sociétés de gymnastique qui étaient allés à Paris sont de retour. Plusieurs milliers de personnes les attendaient et ont salué, leur arrivée avec un enthousiasme indescriptible. Les gymnastes ont été portés en triomphe. Ils ont dû montrer les prix et les médailles qu’ils avaient gagnés. Les manifestations sympathiques pour la France se sont prolongées toute la soirée.
- Nouvelle série d’Annamites
- Le Calédonien, qui est signalé à Suez, amène en France une mission annamite composée d’un prince de la famille royale, de deux mandarins et d’une suite de cinq personnes.
- Cette mission vient visiter l’Exposition.
- Un petit hôtel lui a été retenu par les soins du sous-secrétaire d’Etat aux colonies.
- Les Visites présidentielles
- M. Carnot visitera lundi le pavillon de Monaco, traversera les Beaux-Arts et verra en détai1. les expositions de la Grande-Bretagne, de la Belgique, du Danemark et de l’Autriche-Hongrie.
- Il entrera à l’Exposition par la porte Rapp.
- Se méfier
- Quelques spahis sénégalais comprennent et parlent le français. Hier l’un d’eux, noir d’ébène immaculé, passait crânement devant un loustic gouailleur qui s’écria :
- — Est-il laid ce mal blanchi !
- — Et si je te flanquais une « beigne ? » Qu’en dirais-tu, espèce d’animal? lui dit en bon français le spahi aussi sottement apostrophé.
- Il eût les rieurs de son côté, et l’autre, le bon frère blanc, s’en fut tout penaud.
- C’est égal, ce noir fils de l’Afrique centrale offrant une « beigne » comme un simple titi parisien, n’est-ce pas amusant... et typique?
- NOUVELLES DE L’EXPOSÏTION
- A partir d’aujourd’hui dimanche, 23 juin, les entrées à la tour Eiffel sont ainsi fixées pour tous les dimanches :
- 1er étage... 1 franc.
- 2e — .. 1 —
- 3e — . . 2 —
- Total.... 4 francs au lieu de 5 francs.
- Le congrès des architectes a été ouvert samedi au Trocadéro; à cinq heures, 150 architectes environ sont montés à la tour Eiffel.
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- LES TOUAREGS A PARIS
- Voici de nouveaux détails sur les deux Touaregs dont nous avons annoncé l’arrivée à Paris et qui ont déjà parcouru l’Exposition.
- Il n’était pas venu de Touareg à Paris depuis 1863, époque delà mission des Touareg Azser, conduite par le colonel Mircher.
- Ceux qui s’émerveillaient hier des richesses
- accumulées au Champ de Mars appartiennent à la confédération des Touareg-Taïtoq, qui habitent ou plutôt parcourent le Sahara central, à 1,800 kilomètres au sud d’Alger, en ligne droite, une vaste région au sud d’In-Salah. Au milieu de cette région est un massif, le Ahenet, dans lequel aucun Européen n’a pénétré. Les Touareg-Taïtoq vont en course, pour le commerce ou pour la guerre, depuis le Ahenet jusqu’à In-Salah, au nord ; Ghat à l’est, le Dariria-gou (Soudan), ot Tombouctou, au sud.
- Il y a chez eux, comme chez tous les Touareg, des tribus nobles, des tribus serves, des esclaves et des Arabes tributaires.
- Les deux Touareg venus cette fois à Paris se nomment : l’un (le plus grand) Kenan-ag-Tissi., l’autre Chekkadh-ag-R’ali. Le premier est un noble de bonne race ; il est le neveu du chef de la confédération des Taïtoq. Le second est un serf très estimé par les nobles Taïtoq.
- Ils ont tous deux été pris à la guerre par les Chaamba d’Ël-Goléa dans les circonstances suivantes :
- Au mois d’août 1887, un parti de quarante Taïtoq, tous jeunes, nobles et serfs mélangés, alla du Ahenet, dans la direction du Nord, à une distance de 800 kilomètres, près d’El-Goléa. enlever 300 chameaux aux Chaamba. Ces derniers, sous la conduite du caïd d’El-Goléa, leur coupèrent la route, au nombre de trois ou quatre cents. Vingt-cinq Touareg s’échappèrent, abandonnant les chameaux. Quinze autres furent pris. Sur ces quinze, huit furent fusillés, sept amenés par les Chaamba au Mezab et livrés aux Français. Parmi ces sept étaient Kenan et Chek-kadh. Kenan avait eu la main gauche cassée par une balle.
- Après les avoir soumis à une interrogation complète au Mezab, on les a envoyés à Alger, où on les a internés dans le fort Baîi-Azzoun.
- Là M. Masqueray s’est occupé d’apprendre leur langue (le touareg ne ressemble en rien à l’arabe) et s’est lié avec eux en travaillant tous les matins dans le fort Bab-Azzoun, particulièrement avec Kenan et Chekkadh.
- Ils passeront ici huit jours, après lesquels ils regagneront Alger, d’où on les renverra dans leur pays, après un accord conclu avec leurs chefs. Il est certain que les impressions qu’ils auront reçues ne peuvent qu’être favorables et mêmes utiles, dans l’avenir, aux voyageurs qui entreprendraient de traverser le Sahara, malheureusement fermé en quelque sorte aux Européens depuis le massacre de Mlle Tinné, de Doumeaux-Duperré, des missionnaires du cardinal Lavigerie, et enfin de toute la mission Flatters.
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- Paris qui mange
- En raison de l’Exposition, Paris a en ce moment une population flottante considérable. Il en résulte une notable augmentation de la consommation.
- Voici les chiffres du bureau des Halles et marchés pour la journée du 11 juin. Nous plaçons en regard les chiffres de la journée correspondante en 1888 :
- 11 juin 1888 11 juin 1889
- kilos kilos
- Viande de boucherie.... 109.000 158.816
- Volailles 29.212 38.000
- Poissons 23.938 37.194
- Légumes....' 423.450 1.051.650
- Chose singulière, la consommation du beurre a baissé cette année; elle n’est que de 19,000kilos au lieu de 43,000 en 1888 ; il en est de même des œufs, on n’en a mangé que 700,000 au lieu de 1,500,000, soit 38,000 kilos au lieu de 75,000.
- En revanche, la charcuterie a monté : 45,000 kilos au lieu de 10,000.
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- LE DINER A UN FRANC
- Un de nos lecteurs nous demande où se trouve le « fameux restaurant populaire au prix de Un franc » que l’on avait promis d’installer à l’Exposition.
- Nous avons parcouru l’Exposition en tous sens, et nous sommes obligés de dire que nous n’avons rencontré nulle part le fameux restaurant.
- On l’avait promis, en effet. Pourquoi ne s’exécute-t-on pas ?
- Est-il utile d’insister sur la nécessité absolue de donner aux petites bourses le moyen de dîner ?
- Celui de nos confrères qui, le premier, a parlé du restaurant à 1 franc, a voulu sans doute entendre parler de la cuisine économique placée dans la section de l’Economie sociale à l’esplanade des Invalides, non loin du palais de Ministère de la Guerre.
- Ce restaurant donne des portions à 5 et à 10 centimes. Dans ces prix on peut prendre un repas plantureux pour moins d’un franc. Mais nous ne le recommandons naturellement pas au palais de ceux qui vivent pour manger.
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- En visitant la magnifique fête fédérale de gymnastique à Vincennes, nous avons été frappés, ainsi que les nombreux visiteurs, de la facilité avec laquelle le comité d’organisation était parvenu à subvenir à l’alimentation en plein air de douze mille jeunes gens.
- Nous venons d’apprendre que ce magnifique résultat a été obtenu grâce à M. Malen, le constructeur bien connu du 10 de la rue Oberkampf et nous mettons sous les yeux de nos lecteurs la lettre qu’il a reçue du comité d’organisation :
- Monsieur Malen,
- En vous remerciant de votre bienveillant concours pour l’alimentation des douze mille gymnastes qui ont pris part à la quinzième fête fédérale des 9 et 10 juin dernier, je suis heureux de vous dire combien vos six appareils m’ont été précieux sur tous les points :
- lo Préparation rapide des aliments ;
- 2° Cuisson en une heure et demie des rôtis dans les fours, qui m’ont permis de faire cuire jusqu’à 1,200 kilos de viande par fournées de 50 à 00 kilos ; '3° Eau pour ainsi dire constamment bouillante, environ 1,500 litres à l’heure, et que j’ai pu utiliser pour différents services.
- Je dois ajouter que j’aurais pu faire, dans ces appareils, tout le café dont j’avais besoin, si vous n’aviez mis à ma disposition des percolateurs dont i’ensemble m’a donné jusqu’à dix-huit mille tasses de café par opération.
- Je puis vous assurer que les nombreux visiteurs, • des officiers supérieurs de toutes les armes et représentants des armées étrangères, ont tous été frappés de l’utilité incontestable de vos appareils.
- Veuillez agréer, etc.
- F.-Noel RASPAUD.
- La marine, d’ailleurs, apprécie si bien les cuisines militaires portatives à repas variés de M. Malen, que nous avons appris avec plaisir que l’un de ces appareils fonctionne à bord du Finistère et que quelques autres ont été pris avec leurs charriots pour l’artillerie de marine.
- M. le ministre de la guerre, d’ailleurs, recherchant toujours les améliorations .à introduire dans l’armée, a ordonné qu’un de ces appareils soit mis en expérience au 46e régiment de ligne, caserne Babylone, où il fonctionne depuis le 16 mai dernier.
- PALAIS DU TROGADÉRO
- SALLE DES FÊTES
- LUNDI 34 JUIN, A 1 HEURE 12
- REPRÉSENTATION EXTRAORDINAIRE
- DONNÉE PAR LA
- COMÉDIE-FRANÇAISE
- Au bénéfice de M. Cil. BODINIER
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- PREMIÈRE REPRÉSENTATION
- PREMIÈRE REPRÉSENTATION
- Poème en un acte, en vers, de Carmen Sylva Par Mlles DUDLAY et HADAMARD
- SUR LA LISIÈRE D’UN BOIS
- Poème en un acte, en vers, de Victor Hugo Par MM. COQUELIN Cadet, ALBERT LAMBERT Mlle MULLER
- LE BARBIER &E SÉVILLE
- De Beaumarchais (Scène du Clavecin) Par MM. FEBVRE, THIRON et Mme B ARRET A-W ORM S
- ŒDIPE ROI (lre Partie, Scène U) De Jules Lacroix
- Par MM. MOUNET-SULLY et P AUI, MOUNET
- DUPONT ET DURAND
- d’Alfred de Musset Par MM. LELOIR et BERR
- LA DEMOISELLE A MARIER
- Comédie en 1 acte, mêlée de chant, de E. Scribe Par Mlles RE1CHENBERG et FAYOLLE MM. CLERH, LAUGIER et BERR
- Le Vieillard et les trois Jeunes
- Hommes.................. Lafontaine
- M. GOT.
- La Légion Étrangère....... Vte de Borelli
- MUe BARTET.
- Sur les Marches de Marbre rose. A. de Musset M. LAROCHE.
- La Lisette de Béranger.... Béranger
- M«»e CÉLINE-MONTALAND.
- L’Attention................ Victor Hugo
- M. WORMS.
- Poésie..................... X...
- MUe PIERSON.
- La Tête du Comte............ LEGONTE DE LISLE
- M. SYLVAIN.
- L’Epave.................... François Coppée
- MUe BRANDÈS.
- CHA3STT
- Mme ROSE CARON (de l’Opéra). — M. DELMAS (de l’Opéra)
- ML ©M IF'O'U Ui CSA Ü CfUt A O
- (1er Acte) — Avec la Course des Apothicaires dans la Salle
- MM. COQUELIN Cadet, de FÉRAUDY, BOUCHER, TRUFFIER MARTEL, LAUGIER, SAMARY,
- ORAVOLLET, Mmes FRÉMAUX et KALB
- Voyages à prix réduits
- La compagnie P.-L.-M. vient d’accorder une réduction de 50 0/0, sur les prix ordinaires des billets de troisième classe, aux ouvriers des établissements industriels qui seront envoyés à Paris aux frais de ces établissements et par groupes de quatre personnes au moins appartenant au même établissement.
- Le voyage aller et retour devra s’effectuer dans une période de huit jours au plus.
- A l’aller, les ouvriers devront obligatoirement voyager ensemble. Au retour, ils pourront revenir séparément, mais ceux qui seront munis de la carte collective bénéficieront seuls du demi-tarif.
- Les autres n’auront droit à aucune réduction.
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- LA 330UHSE
- La semaine finit par des réalisations. Les cours sont faiblement tenus et les aflaires sont nulles.
- Les Rentes françaises sont particulièrement délaissées. Ainsi s’explique la baisse du 3 0/0 à 85 22, car il ne faut pas chercher des motifs politiques. I^a Bourse ne s’en occupe pas, pour le moment.
- Par conséquent cette séance de samedi n’a aucune signification, aucune portée sur le sort de la liquidation de fin de mois. Le marché est désert. Voilà, en un mot, la vérité sur la situation.
- G’est tellement vrai qu’on laisse faiblir le Suez malgré ses belles recettes. On ne retrouve un peu d’énergie que pour soutenir les Fonds russes.
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- Ces abonnements, délivrés pour un minimum de parcours de 50 kilomètres (soit 100 kilomètres aller et retour) pourront être renouvelés pour une seconde période de trois mois — mais ils cesseront d’être valables après la clôture de l’Exposition universelle.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Ch. Galvant, faubourg Saint-Antoine, 137, et rue d’Avron, 28. — Grande fabrique de lits et chambres à coucher en tous styles. Envoi franco du catalogue.
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- Quarré, 143, r. d’Aboukir, (us. r. de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de style pour meubles, de décoration pour cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voilure, marque : Au Lion.
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- (voir classe 49, Hangar 1, n°l). Voir Esplanade des Invalides, classes 49 et 74. Agriculture.
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- Coupler fils et Drouart, rue Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets d’art. Editions d’Œuvres du Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis XVI. — Exposant classe 25, groupe n° 3.
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- .L Steiner, fabricant du bébé mécanique vivant, du bébé incassable, parlant et ordinaire (dit le 'petit parisien), 22 brevets. - - Demander marque Steiner.
- BIJOUTERIE, JOAILLERIE
- PItchon et O, 10, rue duParc-Boyal, Paris. —Fabricants de doublé or, or sur argent.
- , Ancienne maison Lefebvre et fils, fondée en 1843. Lefebvre fils aîné successeur. 106, rue de Rivoli. Ateliers, 3 rue des Halles, — Corbeilles de mariage bijoux riches, pierres fines de premier choix.Fab. spéciale de bijoux, orfèvrerie et objets d’art de style or et argent, ciselure, émaux, modèles spéciaux déposés. Médaille argent, Paris, 1884. Exposant classe 37.
- Thlery-Figaret successeur de T,. Fi-garet, 2, rue Breguet el 24, rue St-Sabin, Paris. — Manufacture de bronzes pour églises. Marque L. F. Paris. — Exposant, classe ...
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- A. BRioT,Trom5let et Lambert Srs, 13, rue Etienne-Marcel et 133, rue Saint-Denis, Paris. — Manufacture de Corsets, Commission, Exportation. Marque déposée: A la Bernois elle.
- COURROIES
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- COULEURS FINES
- Chevillet, A. Grenier successeur, 31, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de couleurs fines pour artistes. Exposant classe 10, groupe II.
- L. Plaincliamp, maison fondée en 1798, boul. de Strasbourg, 35, Paris. — Couleurs et vernis pour bâtiments, voitures et industrie, décors et tableaux.
- OUVRAGES DE DAMES
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- ENSEIGNES
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- ÉVENTAILS
- E. Buissol, 46, rue des Petites-Ecuries, Paris.— Fabrique d’éventails pour la France et l’exportation, corbeilles de mariages, éventails anciens, réparations de tous éventails.
- FONDEUR-LAMINEUR
- E. Louyol, ingénieur, 16, rue Folie-Mérieourt. — Fonte et laminage de tous métaux : nickel, maillechort, cuivres rouge, demi-rouge, laiton. — Téléphone.
- LITS ARTICULÉS
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- GANTERIE MareaiiH. 8, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — (Classe 35), Chevreau et Suède, marque L. S Gants Tan-Russe, h. s. g. d. g.
- GRAINES Se PLANTES
- Maison Loise-Chauvière, fondée en 1845, Dupanioup et Cie, successeurs, 14, quai de la Mégisserie, Paris. (Exposants).
- HOUBLONS
- Edouard Bernet, 17, rue de Giéry, Paris; succursale, 52, faub. Stamsias, Nancy. — Houblons de toutes provenances. — Méd. etdipl. d’honneur. Exposant cl. 44, gr. V.
- MEULES EN GRES
- ïîoyeourt. — Meules pour toutes industries, 90, rue Folie-Méricourt.
- MARQUES D’EMBALLAGE
- Foucault, 9, rue des Trois-Bornes, Paris. — Presses et marques à feu, Pinces à plomber, Alphabets et chiffres acier fondu, Marquas de fabrique.
- MANCHES DE PARAPLUIES
- Ancienne maison G. Lamoisse et Tardy, V. Marguin et Cie, succès- seurs, anc. 80, rue de Bondy, actuellement 95 et 97, boulevard de Port-Royal. — Téléphone.
- MOSAÏQUE
- J. D. Facchïna, ^ 47, rue Car- dinet, Paris, exposant cl. 20, gr. III, mosaïques en émaux pour décoration murale et dallages en marbre. Maison fondée en 1852. Voir tableaux exposés : Débarquement et Banquet de Cléopâtre.
- ORGUES
- Alexandre père et fils, rue de Richelieu, 106, Paris. — Orgues. — Exposant, groupe II, classe 13.
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- Le spectacle du Grand-Théâtre de l'Exposition, situé près du Palais des Arts Libéraux, côté Sulïren, au milieu des Républiques américaines, obtient chaque jour un vrai succès.
- La troupe Alexander, dans une pantomime inénarrable intitulée les Tribulations d’un Touriste, les acrobates Les Constanti, les chiens admirablement dressés de Léo Karl, la petite Georgina Aix, qui, âgée de huit ans, exécute des exercices d’acrobatie extraordinaires, la brillante chanteuse mauresque Kara, le Paris-Quatuor qui enlève, avec un brio admirable, le chant patriotique : Quatre-vingt-neuf.
- les ballets d'enfants réglés par Mme Mariquita, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Ajoutons que la vaste salle du Grand-Théâtre, avec sa brillante exposition spéciale de produits français et exotiques, avec ses bars tenus par de charmantes serveuses, avec ses originales marionnettes, constitue un des lieux de» promenade les plus pittoresques et les plus intéressants de l'Exposition.
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- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 2
- LISTE DES BUREAUX DES JURYS
- Classe 6
- Président : AL Mézières, France. Vice-président : M. Estrella, Brésil. Rapporteur : M. Buisson, France.
- Secrétaire : M. de Fontaine de Resbecq, France.
- Classe 7
- Président : M. Fernet, France.
- Vice-président : M. Donalson, Etats-Unis. Rapporteur : M. Pigeonneau, France. Secrétaire : M. Casanova, France.
- Classe 8
- Président : M. Cauvet, France. Vice-président: M. Gilbert, Belgique. Rapporteur: M. G-ariel, France.
- Secrétaire : M. Ferrari-Perez, Mexique.
- Classe 6, 7, 8
- Président : M. Gustave Ollendorfï, France. Vice-président: M. Mesureur, France. Rapporteur : M. Jacquemart, France. Secrétaire : M. Vital, France.
- Classe 9
- Président : M. Alfred Firmin-Didot, France. Vice-président : M. A. Benzinger, Suisse. Rapporteur : M. René Fouret, France. Secrétaire : M. G. Ghamerot, France.
- Classe 10
- Président : M. Vacquerel, France. Vice-président : M. Lamort, Luxembourg. Rapporteur : M. Choquet, France.
- Secrétaire : M. Fortin,France.
- Classe 11
- Président : M. Rossigneux, France. Vice-président : M. Schou, Danemarck. Rapporteur : M. Champenois, France. Secrétaire : M. Bouasse-Lebel, France.
- Classe 13
- Président : M. Ambroise Thomas, France. Vice-président : M. Mahillon, Belgique. Rapporteur : M. Thibouville-Lamy, France. Secrétaire: M. Gand, France.
- Classe 14
- Président : M. Verneuil, France. Vice-président : M. Borlée, France. Secrétaire-rapporteur : M. le docteur Berger, France.
- Classe 15
- Président : M. Faye, France.
- Vice-président : M. Ray Lankester, P. R. S. Grande-Bretagne.
- Rapporteur : M. Teisserenc de Bort, France. Secrétaire : M. Amsler-Laffon, Suisse.
- Classe 16
- Président : M. le vice-amiral Cloué, France. Vice-président : M. Am rein, Suisse. Secrétaire-rapporteur : M. Germain, France.
- Classe 17
- Président : M. Lemoine, France. Vice-président : M. Georges Donaldson, GranderBretagne.
- Secrétaire-rapporteur : M. Meynard, France. Classe 18
- Président : M. Leys, France.
- Vice-président : M. Emile Janlet, Belgique. Rapporteur : M. Legriel, France.
- Secrétaire : M. Reynaud, Japon.
- Classe 19
- Président : M. Victor de Luynes, France, Vice-président : Al. de Savoye, Belgique. Rapporteur: M. Oudinot,France.
- Secrétaire : M. Desmaisons, France.
- Classe 20
- Président : M. Lauth, France.
- Vice-président : M. Jean Baes, Belgique.
- Rapporteur : M. Lœbnifz, France.
- Secrétaire : M. Hymans van Wadenoye, Pays-Bas.
- Classe 21
- Président: M. Davoust, France. Vice-président : M. Ginskey, Autriche-Hongrie.
- Secrétaire-rapporteur: M. Victor Legrand, France.
- Classe 22
- Président : AL J. Leroy, France. Vice-président : M. Wallace, Grande-Bretagne.
- Rapporteur : M. Follot, France.
- Secrétaire : Al. Gillon, France.
- Classe 23
- Président : M. Piault, France. Vice-président : M. Henri Galante, France. Rapporteur : M. Gardeilhac père.
- Secrétaire : M. Maurice Mermillod, France.
- Classe 24
- Président : M. Poussielgue-Rusand, France. Vice-président : M. Schieb, Etats-Unis. Rapporteur : M. Falize, France.
- Secrétaire : Al. Chenaillier, France.
- Classe 25
- Président : M. J. Ranvier, France. Vice-président : M. F. Van de Velde, Belgique. Secrétaire-rapporteur : M. E. Colin, France.
- Classe 26
- Président : AI. Rodanet, France. Vice-président : M. Dufour, Suisse. Rapporteur : Al. Garnier, France.
- Secrétaire : M. Sandoz, France.
- Classe 27
- Président : M. Luchaire, France. Vice-président : M. Dery, Belgique. Rapporteur : Al. Grouveile, France. Secrétaire : M. Beau, France.
- Classe 28
- Président : M. Guerlain, France. Vice-président : M. Lecaron, France. Rapporteur : M. L’Hote, France.
- Secrétaire : Al. Goudray, France.
- Classe 29
- Président : Al. Emile Dupont, France. Vice-président : M. Adolphe Schloss, Russie. Rapporteur : M. Tarbouriech-Nadal, France. Secrétaire : AI. Georges Amson, France.
- Classe 30
- Président : M. Noblot, France.
- Vice-président : M. Eloy, Belgique. Rapporteur : M. Jourdan, France.
- Secrétaire : Al. Ponnier, France.
- Classe 31
- Président : M. Magnier, France. Vice-président : M. Leirens, Belgique. Rapporteur: M. Simonnot-Godard,France. Secrétaire : M. Faucheur, France.
- Classe 32
- Président: M. Dauphinot, France. Vice-président: M. Mullendorf, Belgique. Secrétaire: M. Huot,France.
- Rapporteur : M. E. Jourdain, France.
- Classe 33
- Président : M. Rondot, France.
- Vice-président : M. Varango, Russie. Rapporteur: M. Lilienthal, France.
- Secrétaire : M. Gauthier, France.
- Classe 34
- Président : M. Binot, France.
- Vice-président : M. Iiobyn-Stocquart, Bel-gique.
- Rapporteur : M. Lefebure, France.
- Secrétaire : M. Blazy, France.
- Classe 35
- Président : M. Julien Hayem, France. Vice-président : Al. YTan Bergen, Etats-Unis. Rapporteur : M. Farcy, France.
- Secrétaire : M. Mortier, France.
- Classe 36
- Président : M. Muzet, France,
- Vice-président : M. Glaes (Verxelaire), Belgique.
- Rapporteur : M. Leduc, France.
- Secrétaire : AL Pain y, France.
- Classe 37
- Président : M. Martial Bernard, France.. Vice-président : AL J.-J. Boas, Pays-Bas. Rapporteur : AL Ë. Alaret, France.
- Secrétaire : M. L. Aucoc, France.
- Classe 38
- Président : M. le général Gras, France. Vice-président : Al. Ancion, Belgique. Secrétaire - rapporteur : Gastine - Renette, France.
- Classe 39
- Président : M. Gobron, France.
- Secrétaire : M. Sriber, France.
- Classe 40
- Président : M, Rossolin, France. Vice-président : AL Jumeau, France. Secrétaire-rapporteur : M. Jullien, France.
- Classe 41
- Président : M. Daubrée, France. Vice-président: M. Gilleaux, Belgique. Rapporteur: M. Alartelet, France."
- Secrétaire : M. Boutan, France.
- Classe 42
- Président : M. Chambrelent, France. Vice-président : AL Egebert, Norvège. Rapporteur : M. Ouvré, France.
- Secrétaire : M. J. Hollande, République dominicaine.
- Classe 43
- Président : M. A. Servant, France. Vice-président : M. le docteur Quiroz, Salvador.
- Rapporteur : M.Hermann de Clermont,France. Secrétaire: AL Moriceau, France.
- Classe 44
- Président : M. Abram, France. Vice-président: Al. le comte de Artola,Bolivie. Rapporteur : M. Charles Sabatié, France. Secrétaire : AL Paul Guilleman, Paraguay*
- Classe 45
- Président ; M. Scheurer-Kestner, France. Vice-président : Sir Henry Roscoe, Grande-Bretagne.
- Rapporteur : AI. Riche, France.
- Secrétaire : M. Jungfleisch, France.
- Classe 46
- Président : M. Cordier, France. Vice-président : M. de Walque, Belgique. Secrétaire-rapporteur : Al. Persoz, France.
- Classe 47
- Président : M. Fortier-Beaulieu, France. Vice-président : M. Verboeckhoven, Belgique. Rapporteur : M. Poullain, France.
- Secrétaire : M. Dufort, France.
- Classe 48
- Président : M. Jordan, France.
- Vice-président : M. Gillon, Belgique. Rapporteur : M. Habets, Belgique.
- Secrétaire : M. Petitjean, France.
- Classe 49
- Président : M. Risler, France.
- Vice-président : M. Ward, Etats-Unis. Rapporteur: M. Grandroinnet, France,. Secrétaire : M. Liébault, France.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 3
- Classe 50
- Président : M. Aimé Girard, France. Vice-président : M. Meeus, Belgique. Rapporteur : M. Millot, France.
- Secrétaire : M. A. Rouart, France.
- Classe 51
- Président : M. Perret, France.
- Vice-président : M. Bardy, France. Secrétaire: M. Deutsch, France.
- Classe 52
- Président : M. Philipps, France. Vice-président : M. V. Dwelshauwers-Dery, Belgique.
- Rapporteur : M. Hirsch, France.
- Secrétaire : M. Bourdon, France.
- Classe 53
- Président : M. Léon, France.
- Vice-président : M. Flamme, Belgique. Rapporteur : M. Ply, France.
- Secrétaire : M. de Lahouret, France.
- • Classe 54
- Président : M. Max Richard, France. Vice-président : M. Bede, Belgique. Rapporteur : M. Imbs, France.
- Secrétaire : M. Bessonneau, France.
- Classe 55
- Président: M. Gustave Denis, France. Vice-président : Sir Joseph Lee, Grande-Bretagne.
- Secrétaire-rapporteur: M. Escher, Suisse. Classe 56
- Président : M. Agnellet Parfait, France. Vice-président : M. Gotendorf, Etats-Unis. Secrétaire-rapporteur : M*. A. Godillot,
- France.
- Classe 57
- Président : M. Haret, France.
- Vice-président : M. Serrel jeune, Etats-Unis. Rapporteur: M. Gousté, France.
- Secrétaire : M. Panhard, France.
- Classe 58
- Président : M. Ermel, France.
- Vice-président : M. Sloane, Etats-Unis. Secrétaire-rapporteur : M. Dehaître, France.
- Classe 59
- Président : M. Ruau, France.
- Vice-Président : M. G. S. Ward, Etats-Unis. Rapporteur: M. Périssé, France.
- Secrétaire : Middleton, Angleterre.
- Classe 60
- Président : M. Guiet, France.
- Vice-président : M. Charles Holmes, Grande-Bretagne.
- Rapporteur : M. Quenay, France.
- Secrétaire: M. Alfred Belvalette, France.
- Classe 61
- Président: M. Picard, France.
- Vice-président : Sir Douglas Galion, Grande-Bretagne.
- Rapporteur : M. Clérault, France.
- Secrétaire : M. Glasser, France.
- Classe 62
- Président : M. Mascart, France*. Vice-président : M. Preece, Grande-Bretagne. Rapporteur : M. Potier, France.
- Secrétaire : M. Turettini, Suisse.
- Classe 63
- Président : M. Baïhaut, France. Vice-président : M. de Ralue, Belgique. Rapporteur : M. Gollignon, France.
- Secrétaire : M. Hasse, Belgique.
- Classe 64
- Président: M. le docteur Brouardel, France. Vice-président : M. Pulacios, Costa Rica. Rapporteur: M. le docteur Proust, France. Secrétaire : M. le docteur Martin, France.
- Classe 65
- Président : M. le contre-amiral Régnault de Prémesnil, France.
- Vice-président : M. le professeur Elgar, Grande-Bretagne. .
- Rapporteur : M. Pérignon, France.
- Secrétaire: M. Paul Mirabaud, France.
- Classe 66
- Président : M. le général Coste, France. Vice-président : M. Jeanson, France. Secrétaire-rapporteur : M. Chabbert, France.
- Classe 67
- Président : M. H.-N., Way, France. Vice-président : M. Bemberg, République argentine.
- Rapporteur : M. G. Foucher, France. Secrétaire : M. Ghapu, France.
- Classe 68
- Président : M. Guillout père, France. Vice-président : M. Vaury, France.
- - Secrétaire-rapporteur : M. Crétaine, France.
- Classe 69
- Président : M. Victor Leydet, France. Vice-président: M. Torres M. de Luna, Espagne.
- Secrétaire-rapporteur : M. Paul Cabaret, France.
- Classes 70, 71
- Président : M. Gh. Prevet, France. Vice-président : M. Winckelmans-Delaecre, Belgique.
- Rapporteur : M. Julien Potin, France. Secrétaire : M. Rodocanachi, Grèce.
- Classe 72
- Président : M. de Mahy, France. Vice-président : M. Wunderly, Pays-Bas. Rapporteur : M. Gh. Ledoux, France. Secrétaire : M. Germain Thomas, France.
- Classe 73
- Président : M. Jarlauld, France. Vice-président : M. le prince Galitzine,Russie. Rapporteur : M. Féry d’Esclands, Roumanie. Secrétaire : M. Gabriel, France.
- Classe 73 bis
- Président : M. le comte Foucher de Gareil, France.
- Vice-président; M. Manuel Florez, Mexique. Rapporteur : M. Grandeau, France.
- Secrétaire : M. Achille Muntz, France.
- Classe 73 ter
- Président: M. Tisserand,'France. Vice-président : M. Chauveau, France. Rapporteur : M. Duclaux, France.
- Secrétaire : M. Prillieux, France.
- Classe 74
- Président : M. Récipon, France. Vice-président : M. Lyle, Etats-Unis, Rapporteur: M. Lavalard, France.
- Secrétaire : M. Bornot, France.
- Classe 75
- Président: M. Roy, France.
- Vice-président : M. le baron Thénard,France. Secrétaire-rapporteur : M. Cournon, France.
- Classe 76
- Président : M. Balbiani, France. Vice-président : M. Ramé, France. Rapporteur : M. Brocchi, France.
- Secrétaire: M. ITenneguy, France.
- Classe 77
- Président: M. Gerville-Réache, France. Secrétaire-rapporteur : M. Edmond Perrier, France.
- Classe 78
- Président : M. Hardy, France.
- Vice-président : M. André, France. Secrétaire-rapporteur : M. Joly, France.
- Classe 79
- Président : M. de Choiseul, France. Vice-président : M. Villard, France. Secrétaire-rapporteur : M. Moser, France.
- Classe 80
- Président : M. Curé, France. . Vice-président : M. Joret, France.
- ; Secrétaire-rapporteur: M.Duvillard,France. ; Classe 81
- : Président : M. Gh. Bal te t, France.
- Vice-président: M. F. Jamin, France. Secrétaire-rapporteur: M.E. Mussat, France, Classe 82
- Président : M. le Paute, France. Vice-président : M. Demontzev, France. Secrétaire-rapporteur : M. Rivet, France. Classe 83
- Président : M. Duchartre, France.
- Vice-président; M. Ghantin, France.
- Secrétaire-rapporteur : M. Truffault, France.
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- Ordre des Travaux des Jurys
- Classe 5 bis
- Le jury de la classe 5 Ms se réunira mercredi, à cinq heures, à la Direction générale de l’exploitation.
- CHRONIQUE
- Les réceptions succèdent aux réceptions, et il devient difficile de les détailler chaque jour.
- Samedi, pendant que nous trinquions, sur la Tour Eiffel, avec les ingénieurs américains, une réception originale avait lieu au parillon de la presse; celle deM. Lœwi, rédacteur de Y Extra--Blatt, qui s’était mis en tête de venir de Vienne à Paris en h acre.
- Voilà un bon exemple pour les cochers de fiacre de notre pauvre grand- Paris, qui est toujours sous le coup d’une grève. Quelle figure feraient-ils, si on leur criait un beau soir : « Cocher, à Vienne ! »
- — Est-ce à l’heure, bourgeois ?
- — Non, à la course.
- Jolie course, en effet, et qu’a faite, en sens inverse, M. Lœwi, avec son fidèle cocher Edel-man dans un landau découvert, attelé de deux chevaux hongrois qui, sans broncher, ont fourni leur course_ de quatorze cent kilomètres.
- Vous entendez, ô cochers parisiens, quatorze cents kilomètres !
- Une course de cette taille méritait bien qu’on fêtât le voyageur et son cocher : c’est ce qu’on a fait avec gaîté. Avant ce déjeuner, M. Lœwi avait été reçu le matin, à son arrivée à Paris, à la porte de Vincennes, par un groupe d’amis et de journalistes venus à sa rencontre.
- M. Lœvi est un homme de trente-huit ans, petit, à la moustache en crocs, portant des lunettes à branches d’or. Son cocher, nommé Edel-man, est un vigoureux gaillard à mine réjouie. Le client est habillé à la mode hongroise, mais Edelman est correctement vêtu de noir avec cravate blanche.
- Samedi, à quatre heures, autre réception, très importante celle-là, à l’Hôtel de Ville. Elle était bien due aux membres du congrès littéraire international. Quand on se rappelle, en effet, les réceptions enthousiastes que l’on a faites en ces dernières années aux littérateurs français qui ont été aux congrès de Lisbonne, de Madrid, de Venise, etc., on ne s’étonnera pas que Paris ait reçu presque officiellement les écrivains étrangers venus chez nous pour le grand centenaire.
- Les invités ont répondu avec empressement à l’appel du Conseil municipal, et ils ont été reçus dans la salle des séances du Conseil par MM. Chautemps, Jacques, Gustave Meyer et le bureau du Conseil municipal, MM. Poubelle, préfet de la Seine, et Caubet, chef de la police municipale, un grand nombre de conseillers.
- Les membres du congrès, au nombre de deux eents environ, avaient à leur tête MM. Jules Simon, Louis Itatisbonne,. Montagne, secrétaire de
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- 4
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 188S
- la Société des gens de lettres, MM. Kiswicz et Chodzkicwicz, de l’Association littéraire internationale.
- La musique de la garde républicaine a joué la Marseillaise et M. 'Gliau temps a pris la parole en ces termes :
- Messieurs,
- Au nom de la ville de Paris, j’ai l’honneur de saluer MM. les membres du congrès international des gens de lettres et de leur souhaiter la bienvenue dans notre palais municipal.
- Nous sommes quelque peu confus, messieurs, de ne pas vous recevoir d’une façon plus grandiose; en tout autre temps, votre congrès, dont les esprits cultivés suivent avec intérêtles importants travaux, eût produit à Paris une vive sensation, et vous eussiez été l’objet de fêtes véritablement dignes du rôle qui est départi aux lettres dans l’histoire des sociétés humaines; aujourd’hui, vous nous venez au milieu du tourbillon de l’Exposition, et les fontaines lumineuses vous font quelque tort. (Applaudissements.)
- Ce centenaire, cependant, est plus particulièrement. le vôtre. Notre grande Révolution n’est-elle pas fille des lettres françaises, et pouvons-nous célébrer la date de 1789 sans évoquer les noms de ces écrivains immortels, philsophes, poètes, historiens, qui, depuis Abeilard et Rabelais jusqu’à Rousseau et Voltaire, ont lentement amené les hommes à la conscience de leurs droits. (Bravos).
- Vous êtes, messieurs, les souverains de l’idée, et cette puissance est la plus irrésistible de toutes les forces sociales. A vous, et dans tous les pays, l’honneur des despotismes anéantis, des privilèges supprimés, des peuples entraînés vers les grands idéals ! En vous toutes nos espérances dans les progrès nouveaux. (Applaudissements).
- Et votre souveraineté n’a jamais été un danger pour la paix du monde ; poètes vous avez chanté la patrie et les héros, toujours vous avez maudit la guerre; philosophes, vous avez démontré le néant de la gloire conquise dans le sang et vous avez orienté l’ambition des peuples vers des horizons de liberté, de justice et de fraternité ! (Assentiment général).
- La liberté, messieurs, comment pourriez-vous ne point l’aimer ? N’est-elle pas, avec la paix, l’une des conditions de votre rayonnement ? L’nistoire ne nous montre-t-elle pas la littérature comme une fleur qui ne saurait s’épanouir dans toute sa beauté que sous le soleil bienfaisant et fécond de la liberté ? Et quel est le but de votre congrès d’aujourd’hui, sinon d’assurer à chaque homme de lettres cette indépendance dont parlait avant-hier, avec tant d’éloquence, votre éminent président, M. Jules Simon, et qui lui apparaissait cent fois préférable aux protectorats qui tiennent la pensée en tutelle?
- Une communauté de sentiments et ' d’aspirations vous unit donc, messieurs, à notre cité, qui, elle aussi, poursuit à travers les siècles et au profit de l’humanité entière une mission élevée; c’est pourquoi vous êtes accueillis à bras ouverts par les représentants de Paris, qui vous adressent à tous, aux écrivains étrangers comme aux écrivains français, leur salut fraternel ! (Applaudissements prolongés.)
- #*
- Avec son éloquence familière et toujours élevés, M. Jules Simon, président du Congrès, a remercié le président du Conseil municipal :
- Vous me permettrez, monsieur le président, de vous remercier des paroles que vous venez de prononcer, et de remercier le Conseil municipal de l’accueil qu’il fait aux lettres en nos personnes.
- Vous avez dit, au commencement de votre discours, que si le Congrès n’avait pas coïncidé avec les fêtes de l’Exposition, vous auriez pu faire pour le Congrès un certain nombre de fêtes.
- Mais ces fêtes de l’Exposition sont des fêtes offertes par la France au monde entier, et je pense que nos amis et nos hôtes veulent bien considérer que l’Exposition elle-même est une fête qui leur est offerte parla France. (Applaudissements.)
- Comme vous le disiez tout à l’heure, si excellemment, nous leur avons parlé, dans notre congrès international, de la paix, de la liberté et du rayonnement de l’intelligence.
- Ces trois choses ne se séparent pas ; elles ne se séparent jamais ni dans notre pensée, ni dans nos sentiments. (Très bien ! très bien ! Vive approbation.)
- Il y avait là des représentants de tous les peu-
- ples de l’Europe ; chacun a parlé l’un après l’autre et — vous en ressentirez, monsieur le président et messieurs les conseillers, un sentiment patriotique comme nous l’avons éprouvé nous-mêmes — tous sont venus nous rappeler les services rendus par la France à la cause de la civilisation. (Applaudissements.)
- Il n’y a pas eu une note dissidente; nous en avions le cœur rempli de joie. Nous espérons que les paroles qui ont été prononcées ces jours-là on les retrouvera dans les livres et les journaux que nos amis et nos hôtes vont publier en nous quittant.
- Au nom du Congrès littéraire international, j’ai l’honneur de vous remercier, messieurs, de l’accueil que vous voulez bien nous faire. (Applaudissements prolongés.)
- Ces deux discours méritaient bien les applaudissements qui les ont accueillis.
- Un lunch a été ensuite servi aux invités dans les salons de l’IIôtel de Ville; on a bu à la Ville de Paris, à la France, à la paix !
- Ces réunions fraternelles sont excellentes à tous les points de vue et laisseront à tous les étrangers venus à Paris des souvenirs ineffaçables de la cordialité et de la grandeur françaises.
- I. CARNOT AU CHAMP DE MARS
- Samedi soir, M. et Mme Carnot, M. Tirard et presque tous les invités du palais mexicain se sont rendus, vers dix heures, dans le salon du président au palais des beaux-arts, d’où les directeurs se proposaient de lui offrir avec le jeu des fontaines lumineuses un embrasement de la tour. Une erreur assez plaisante a empêché rexécution simultanée de ces deux parties du spectacle. Au coup de canon de l’arrivée, la personne chargée de diriger l’embrasement a cru le moment venu, et elle a pris ses mesures, de telle sorte que l’embrasement se produisit juste au moment où M. Carnot entrait dans le pavillon du Mexique. Aucune précaution n’ayant été prise à cet égard, il n’y a pas eu de second embrasement.
- Au palais des beaux-Arts, c’est M. Proust qui a guidé à travers les salles d’exposition, discrètement éclairées, le président de la République et sa maison militaire jusqu’au premier étage. Les larges baies du grand salon faisaient de cet endroit le lieu le plus propice pour jouir du curieux spectacle des fontaines multicolores. Le groupe officiel était unanime à trouver les effets d’eau ravissants. Un moment même M. Tirard a dit en souriant :
- — Dès maintenant, nous allons faire transformer les fontaines de la place de la Concorde en fontaines lumineuses, et on les fera jouer tous les soirs.
- M. Alphand a alors présenté à M. Carnot M.Bœchmann, le directeur du service des eaux, qui, à l’aide d’un tableau, a expliqué en quelques mots au président de la République le fonctionnement des fontaines, et M. Coutan, l’éminent sculpteur à qui l’on doit le groupe monumental qui se dresse au chevet du bassin.
- Au sortir du palais des Beaux Arts, M. Carnot a visité encore le pavillon du gaz, puis il est rentré à l’Elysée.
- ÉGH[OS
- Les Entrées à l’Exposition
- Le chiffre des entrées payantes s’est élevé, hier dimanche, à 220,118.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la jour-
- née de samedi :
- Ire plate-forme........... 17.117
- 2e — 10.834
- 3e — 3.852
- En tout.............. 31.803
- Le congrès des chambres syndicales
- M. le président de la République a reçu, au palais de l’Elysée, les délégués des chambres de commerce françaises d’Amsterdam, Barcelone, Bruxelles, Charleroi, Constantinople, Londres, Milan, Valence, venus pour assister aux travaux du congrès des chambres syndicales de France.
- M. Carnot a félicité ces délégués pour les services que leurs utiles institutions rendent au commerce français à l’étranger.
- Au palais du Trocadéro
- Mardi 25 courant, à trois heures et demie, aura lieu dans la grande salle des fêtes du Trocadéro, la première séance delà société de musique en chambre pour instruments à vent, avec le concours de MM. Taffanel, Gillet, Bas, Ch. Turban, Mimart, Garigue, Brémond, Espaignet, Jacot et Louis
- Diémer.
- Au programme :
- 1. Quintette................... Beethoven
- 2. Petite symphonie............ Ch. Gounod
- 3. Sonate pour piano et flûte.. J.-S. Bach
- 4. Grande sérénade............. Mozart
- Les « Centraux »
- Il n’y a pas de corporation plus unie que celle des anciens élèves de l’Ecole centrale répandus dans le monde. Ce groupe n’est qu’un fragment d’une famille plus grande qui est celle des ingénieurs. Il y a une franc-maçonnerie de Y oc qui assure à ses membres une réception hospitalière en quelque pays qu’ils aillent. La France étant cette année un lieu de rendez-vous universel, notre société des ingénieurs civils a demandé à ses adhérents 75,000 fr. pour exercer ses devoirs en cette circonstance exceptionnelle. La souscription a été couverte deux fois.
- Un nouveau guichet
- Hier dimanche a été mis en service un nouveau guichet situé à l’extrémité de l’avenue La Bourdonnais, près de la voie du petit chemin de fer.
- Dinah Salifou, roi des Aalous
- Le steamer Bearn, de la compagnie des Trans-I ports maritimes, est arrivé vendredi à Marseille, ayant à son bord Dinah Salifou, roi des Nalous, accompagné de la reine, de son fils, le prince Hahima, avec une suite de quatorze personnes, dont ses ministres, son cuisinier et six musiciens. Le roi a été embarqué à Dakar par les soins du gouverneur du Sénégal. Il va visiter l’Exposition.
- Dinah Salifou est un fort bel homme, d’un noir d’ébène. Il est âgé d’environ trente-cinq ans.
- M. le commandant Noirot, qui a organisé à l’Esplanade des Invalides le village sénégalais, est
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- parti pour Marseille afin d’aller y recevoir le roi Dinah Salifou.
- La proposition Frébault
- Nous avons annoncé hier la nomination de la commission parlementaire chargée d’étudier la proposition Frébault qui tend à conserver définitivement les parties du palais de l’Exposition qui ont le plus fait l’objet de l’admiration des visiteurs, à savoir la galerie des machines, le dôme central, la galerie des beaux-arts et celle des arts libéraux. L’espace laissé libre entre ces galeries serait transformé en un square permanent.
- Les galeries conservées pourraient être consacrées à des expositions du genre de celles qu’on organise à divers intervalles au palais de l’Industrie, qui est devenu insuffisant pour cet objet. En outre, la galerie des machines pourrait servir l’hiver aux exercices de l’armée.
- Le gouvernement n’est pas éloigné d’accepter cette proposition ; le seul obstacle pourrait venir du ministre de la Guerre, auquel on enlèverait le Champ de Mars ; mais ce ministre a déclaré que, si on lui donnait un autre terrain pour les exercices et manœuvres de la garnison, il ne ferait pas d’opposition à la transformation du Champ de Mars.
- Or, on 'signale l’existence, près de la porte de Versailles, à deux kilomètres seulement du Champ de Mars, de vastes terrains appartenant à la Ville de Paris et que celle-ci céderait à l’Etat dans des conditions d’autant meilleures qu’ils sont grevés de servitudes militaires. Dans ces conditions on peut considérer que le gouvernement acceptera la proposition Frébault.
- La commission élue hier y est, d’ailleurs, unanimement favorable.
- Une inauguration
- M. le baron Delort de Gléon, commissaire de la section égyptienne, se propose de recevoir mardi matin, à onze heures, tous les représentants de la presse parisienne et de leur faire lui-même les honneurs de sa pittoresque exposition.
- La promenade, dirigée par M. Delort de Gléon, à travers la rue du Caire et les coulisses de l’exposition égyptienne, se terminera par une représentation au concert égyptien ; trois aimées arrivées hier soir à Paris et dont on vante les talents chorégraphiques, y feront leurs débuts.
- Les fontaines lumineuses de la place de la Concorde
- A. la suite de l’inauguration du palais du Mexique, le président de la République était samedi soir monté au premier étage du palais des Beaux-Arts pour y jouir un instant du féerique coup d’œil du jardin illuminé.
- Comme M. et Mme Carnot admiraient à nouveau les Fontaines lumineuses, M. Alphand a profité de la circonstance pour soumettre au président un projet qui, s’il était mis à exécution, donnerait à l’illustre ingénieur un nouveau titre à l’admiration des étrangers et à la gratitude des Parisiens.
- Ce projet consisterait à transformer, prochainement, en fontaines lumineuses les fontaines de la place de la Concorde.
- Une singulière statistique
- Les statisticiens sont enragés. Tout leur est bon : le saucisson aussi bien que la mortalité. N’avons-nous pas reçu d’un de ces savants chercheurs d’à peu près l’appréciation kilométrique des saucissons que l’on dévore à Paris en un mois, en temps d’Ex-position.
- Nous en extrayons quelques chiffres, sous sa responsabilité, bien entendu :
- Il est parti de ce point déterminé qu’il est entré
- 15,000 kilogrammes de saucisson à Paris, dans un mois, et il estime qu’on en fabrique le double au moins sur place. Ce qui fait environ 50,000 kilogrammes.
- Ayant consulté plusieurs charcutiers, le statisticien en est arrivé à adopter une moyenne de quatre kilogrammes de saucisson par mètre de longueur. Ce qui ferait une longueur totale de douze kilomètres de saucissons consommés en un mois. Soit deux fois le tour de l’enceinte de l’Exposition.
- Quelle guirlande!
- L’Incombustibilité
- Demain mardi, 25 juin, à deux heures et demie de l’après-midi, la Société Y Incombustibilité, 3, boulevard Magenta, procédera à. une grande expérience d’extinction d’incendie au moyen de ses grenades système Labbé, que l’on voit partout à l’Exposition. Cette expérience aura lieu, 12, avenue de Suifren.
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- Ces bons Allemands
- Un journal « passeportier » de Metz, journal allemand, bien entendu, publie sans sourciller la note que voici :
- Malgré l’Exposition de Paris, le trafic des voyageurs sur nos lignes est toujours encore modéré; on espère cependant que la circulation deviendra plus active les mois prochains. Il arrive plusieurs fois par semaine aux gares frontières, à Noveant presque tous les jours, que des voyageurs isolés comme des familles entières, principalement des Américains, des sujets de la Scandinavie et de la Russie se voient refuser le passage à travers le territoire allemand, parce qu’ils ne sont pas munis des papiers réglementaires.
- Ces voyageurs ainsi refoulés, si le but de leur voyage est Metz, ou Francfort-sur-le-Mein ou bien l’Allemagne du Sud, s’en retournent alors à Pagny pour prendre la ligne d’Onville, Mars-la-Tour, Con-flans, Longuyon et Longwy, où la voie franchit la frontière franco-luxembourgeoise à Mont-Saint-Martin. De là ces voyageurs gagnent Petange sur la ligne du chemin de fer » prince Henri », passent via Esch Bettange, et arrivent sans obstacle sur le territoire allemand par Hettange-la-Grande et Thionville. Il leur est facile alors de gagner Metz, Francfort, Vienne, etc.
- C’est égal les voyageurs qui vont en Allemagne ont de l’agrément !
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- Un exposant peu délicat
- Sous ce titre nous avons, hier, raconté la tentative de corruption faite par un exposant sur deux membres du jury. Ajoutons, pour compléter notre information, que cet exposant, qui appartient à la classe 45, est M. Th. Defresne, fabricant de produits chimiques, et que les deux membres du jury sont MM. Riche et Jungfleisch.
- M. Defresne avait eu l’idée géniale d’envoyer à ces messieurs 1,000 tr. sous enveloppe, comme remboursement... anticipé de frais d’analyse ; car M. Defresne entendait que ses produits, avant d’être récompensés, fussent analysés sérieusement.
- On n’est pas plus consciencieux.
- M. Defresne promettait en outre à ses juges une petite indemnité supplémentaire de 2,000 francs, au cas où la médaille d’or lui serait attribuée.
- Immédiatement dénoncé à la direction générale de l’exploitation par MM. Riche et Jungfleisch, le fabricant de produits pharmaceutiques s’est vu frapper d’un arrêté ministériel que nous avons reproduit, et qui le déclare déchu de ses droits d’exposant.
- Mais M. Defresne ne s’est pas tenu pour battu. Hier après-midi, il se rendait à sa vitrine, où l’arrêté ministériel avait été affiché, et affi-
- chait lui-même au-dessous l’étonnante protestation que voici :
- A MM. Riche et Jungfleisch, membres du Jury,
- 1professeurs cl l’Ecole de pharmacie
- Je vous ai écrit pour vous demander d’analiser la pancréatine et la peptone Defresne, et j’ai mis 1,000 francs sous enveloppe pour subvenir aux frais de l’analyse.
- Vous n’êtes pas Dieu le père, et vous n’avez pas sa prescience; il vous est donc impossible a priori de dégager la valeur et la somme de travail que représentent les produits dont vous avez à décider les récompenses (sic), sans cette étude préliminaire.
- J’ai souhaité la médaille d’or, — je ne m’en défends pas. Vingt ans de recherches et de travaux contenus (sic) dans la même voie et loin du monde m’on rendu très maladroit et fort conscient de la valeur de mon œuvre.
- C’est là une manie, j’en conviens, mais dans mon intégrité et dans mon indépendance, il vous était permis de la juger inoffensive, car si je vous ai offert 2,000 francs, ma lettre dit que cette somme était le prix de vos analyses écrites, auxquelles, selon moi, votre situation donnait une notoriété toute particulière.
- Informé de l’incident, M. Ossude, inspecteur principal de l’exploitation, s’est rendu hier, à quatre heures et demie, à la classe 45,assisté de M. Pelardi, commissaire de police de l’Exposition, et a fait procéder à l’enlèvement de l’affiche de l’exposant.
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- La compagnie P.-L.-M. vient d’accorder une réduction de 50 0/0, sur les prix ordinaires des billets de troisième classe, aux ouvriers des établissements industriels qui seront envoyés à Paris aux frais de ces établissements et par groupes de quatre personnes au moins appartenant au même établissement.
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- les ballets d’enfants réglés par Mme Mariquita, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de i Exposition.
- Ajoutons que la vaste salle du Grand-Théâtre, avec sa brillante exposition spéciale de produits français et exotiques, avec ses bars tenus par de charmantes serveuses, avec ses origi-
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- nales marionnettes, constitue un des lieux de promenade les plus pittoresques et les plus intéressants de l’Exposition.
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- SOMMAIRE. — Chronique. — M. Carnot au Champ de Mars. — Échos. — L’Attraction vers la France. — La Campagne contre l’Exposition. — Le Congrès des viticulteurs. — Le Fiacre 652. — Les Beaux-Arts à l’Exposition universelle de 1889 (Italie). — Variétés. — La Bourse. — Annonces et Réclames.
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- CHRONIQUE
- Dimanche s’est ouvert au Trocadéro un des plus importants congrès de la période de l’Exposition, le congrès de la paix, représentant plus de cent sociétés éparses dans le monde entier et ayant un noble et grandiose objectif : combattre la guerre et arriver à la faire disparaître des mœurs des peuples civilisés.
- Il m’est impossible de citer le nom de tous les assistants de marque qui étaient réunis au Trocadéro.
- Voici :
- Pour l’Italie, MM. Moneta, directeur du Secolo ; Mazzolini, député; pour TAnglerre, M. Hogdson Pratt ; pour le Danemarck, M. Bajer, député; pour l’Amérique, Mme Belva Lookwood ; pour la Suisse, Mme Marie Grœgg ; pour la France, Mmes Desmoulins, Julie Toussaint, Marie Taxil, et MM. Lemonnier, Desmoulins, Jules Gaillard, Barodet, Couturier, Jacques, Thiaudière, Gaston Morin, secrétaire; Franck et rredéric Passy, à qui l’on a réservé le soin de présider le congrès.
- Comme Ta rappelé le secrétaire dans son rapport, l’hospitalité de la •^epubliquo française assurait à cette assemblée trois conditions néces-
- saires : accueil fraternel, sécurité entière, pleine liberté de réunion, de parole et de pensée.
- Et quand ce rapport a énuméré la liste des sociétés adhérentes, aux applaudissements de l’assistance, c’était avec une réelle émotion qu’étaient soulignées spécialement les adhésions des sociétés d’au delà des Alpes et d’au delà du Rhin, qu’étaient salués au passage le nom du délégué d’Alsace-Lorraine, ceux de Liebkneckt, de Buchner, d’Aurelio-Saffi et aussi l’adhésion d’un groupe de députés autrichiens.
- Nous ne pouvons donner en détail tous les discours qui ont été prononcés. Avaient pris précédemment la parole : MM. Frédéric Passy, président ; Frank, membre de l’Institut, président d’honneur, et Charles Lemonnier, le vaillant président de la Ligue internationale de la paix et de la liberté. C’était à lui qu’était échu le privilège de constater et de proclamer les immenses progrès que l’idée d’arbitrage et de paix avait déjà accomplis dans le monde entier, et il était à peine assis qu’une nouvelle preuve en était officiellement apportée, comme une primeur et une nouvelle de joyeuse inauguration, par le commissaire de l’empire du Brésil à l’Exposition universelle.
- L’honorable représentant du Brésil a, en effet, pris la parole pour annoncer que le Brésil et la République argentine venaient de s’entendre pour soumettre à l’arbitrage du président des Etats-Unis certains
- TYPES TUNISIENS
- Un Janissaire Un chef de police indigène
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- conflits qui sont depuis longtemps une menace pour les relations pacifiques des deux pays.
- En raison de cette solution arbitrale, la tranquillité sera rétablie et le représentant du Brésil a été heureux de pouvoir constater que son pays allait pouvoir encore réduire l’effectif de son armée et les frais qu’elle occasionne aux contribuables.
- Réduire l’effectif! 11 était donc bien considérable? Eh bien! le Brésil, le plus grand territoire du monde, n’a qu’une armée de douze mille hommes, et les contribuables ne paient que 3 francs par tête. C’est à peine croyable, et c’est vrai pourtant, et c’est cette armée que l’on va réduire encore.
- L’orateur a été chaleureusement applaudi, cela Ta sans dire.
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- Mme Belva Lookwood n’a pas obtenu moins de succès pendant son allocution prononcée avec une conviction si profonde au nom des femmes d’Amérique et au nom de toutes les femmes de tous les pays, qui, a-t-elle dit, sont encore plus intéressées que les hommes à la cause de la paix ; car c’est à elles que la guerre coûte le plus.
- Même accueil a été fait à la lettre du docteur Buchner, affirmant que les libres penseurs allemands sont profondément dévoués à la cause de la paix, et ensuite au discours de M. Mazzolini, député italien, qui a remercié en termes d’une grande éloquence le congrès d’avoir salué avec tant d’enthousiasme la venue des amis italiens.
- Les travaux du congrès continueront toute la semaine et auront lieu dans la salle de la mairie du sixième arrondissement.
- A
- ' Nons racontions avant-hier le curieux voyage en fiacre d’un rédacteur de Y Extrablatt, de Vienne.
- Nous allons certainement assister à tous les genres de sport pour venir à l’Exposition de tous les points du globe.
- Voici déjà qu’on signale l’arrivée de trente vélocipédistes américains qui, après avoir parcouru toute l’Angleterre, sont arrivés à Dieppe, ont couché à Rouen, et ont fait leur entrée à Paris par la porte Maillot.
- On viendra à cheval, cela ne tardera pas : des paris de ce genre ont déjà eu lieu, en Italie, •et ont été gagnés.
- Mais, venir à pied, c’est plus dur5 ce n’est pourtant pas infaisable, témoin ce pauvre vieux Turc qui, grillant d’envie de voir l’Exposition universelle et n’ayant pas l’escarcelle bien garnie, s’est résolu à suivre tout bonnement le tracé du chemin de fer de Constantinople jusqu’à Paris pour y visiter enfin l’exhibition rêvée.
- Cela lui coûtera cher tout de même, surtout en semelles !
- On se demande, après cela, quels autres genres de sport pourront se produire. Eh ! mon Dieu, Ton pourra venir à dos de chameaux, à dos d’éléphant, voire même d’autruche, comme au jardin d’acclimation.
- On viendra sur ses genoux, sur ses mains, on viendra par tous les moyens possibles, et la. renommée de l’Exposition est telle -que, même ceux qui n’y viendront pas la connaîtront par les photographies, par les gravures, par les innombrables publications qui paraissent chaque jour et principalement, disons-le sans modestie, par le Bulletin officiel.
- Mais toutes les photographies, tous les dessins du monde ne peuvent pas rendre les effets des
- fontaines lumineuses, qui sont toujours le clou des soirées du Champ de Mars.
- Elles ont séduit particulièrement M. Carnot, samedi soir, après sa visite au palais du Mexique; il lésa admirées du premier étage du palais des Beaux-Arts, en compagnie de MM. Tirard, Anton in Proust, Alphand, etc Cela pourrait bien nous valoir une attraction nouvelle pour le 14 Juillet.
- — Il faudrait, aurait dit M. Alphand, que les fontaines de la place de la Concorde pussent fonctionner comme celles de l’Exposition.
- — J’espère, aurait répondu M. Tirard, que pour le 14 juillet, vous, l’enchanteur de Paris, vous nous ferez cette surprise.
- M. Alphand en est bien capable.
- F. L.
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- M. CARNOT Aü CHAMP DE MARS
- Hier, après midi, M. Carnot, accompagné de Mme Carnot, du général Brugère, secrétaire de la présidence, de MM. Spuller, ministre des affaires étrangères, Berger, directeur général de l’exploitation, d’Ormesson, chef du protocole, a inauguré le pavillon que la principauté de Monaco a fait construire sur la terrasse du palais des Beaux-Arts.
- Le prince héréditaire Albert de Monaco avait fait le voyage tout exprès pour recevoir le président de la République ; il était accompagné de son fils, le prince Louis, grand et beau garçon de dix-neuf ans, et du capitaine Gastaidi, du capitaine des gardes Plati, de MM. Saige de Plait, Teziliot, directeur du casino, Lambert, etc.
- M. Janty, commissaire délégué de la section, a fait, avec le prince, les honneurs du pavillon à M. et Mme Carnot.
- Ils ont examiné avec intérêt la curieuse collection de plantes marines et d’engins maritimes, installée sous la direction même du prince, un courageux explorateur dont les remarquables expériences sur les courants maritimes sont très appréciées.
- Plusieurs des compagnons de voyage, du prince étaient présents : l’amiral Clouet, M. Edmond Perrier, professeur au Muséum, M. de Guerne, etc.
- Le cortège a traversé alors, sans s’y arrêter, le palais des Beaux-Arts et est arrivé à la section anglaise : c’est M. Aylmer, ingénieur civil, secrétaire délégué, qui a reçu le président de la République. L’exhibition des trésors de Victoria et de la Nouvelle-Zélande, de même que des armes anglaises l’ont particulièrement arrêté.
- M. Carnot a continué sa visite par la section belge, où il a été reçu par M. Cartier, commissaire général, député au Parlement belge, entouré des membres de la commission. Réception particulièrement sympathique aux cris de : « Vive la République ! Vive la France ! Vive Carnot ! » un superbe bouquet, aux couleurs belges et françaises, est offert au président qui, après avoir examiné avec intérêt les principales vitrines des exposants, s’arrête quelques instants au pavillon du commissariat.
- Puis il est rentré dans la section belge parle portique central, où il a admiré particulièrement une superbe portière en style de la Renaissance flamande exécutée par M. Roguez-Richard.
- Les dentelles si artistiques de la maison Boval-Debeck l’ont aussi beaucoup frappé, de même que quelques installations de fabricants de meubles belges ; mais nous reviendrons prochainement en détail sur ces expositions.
- M. de Hedemann, commissaire général du Danemark, gentilhomme de la chambre du roi, attendait M, Carnot pour le conduire à travers l’exposition danoise. Encore un bouquet; cette fois-ciaux couleurs danoises etfrançaises, etdes acclamations.
- M. Carnot passe aux Pays-Bas, que représente M. Freywald, vice-président du comité néerlandais de Paris ; il s’arrête devant différentes vitrines et, dans un petit salon très élégant, il accepte un verre de curaçao blanc, il visite le pavillon des Indes hollandaises, décoré avec beaucoup de goût ; puis il arrive à l’exposition austro-hongroise. -
- Il est reçu par M. Louis Burger, président du comité, et par M. Orosdi, président adjoint; pendant toute sa visite, un orchestre de tziganes joue la Marseillaise. M. Carnot semble émerveillé de l’exposition de la céramique; il reçoit un dernier bouquet d’une ravissante jeune fille de la section et se retire à cinq heures, aux acclamations de la foule.
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- ÉCHOS *
- Les Entrées à l’Exposition
- Le chiffre des entrées payantes s’est élevé, hier
- lundi, à 105,774.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la môme
- journée :
- lre plate-forme ........... 10.450
- 2« — 0.340
- 3e — 3.265
- En tout.............. 20.055
- Les ascenseurs
- Les visiteurs se sont demandés pendant toute la journée d’hier pourquoi l’ascenseur Otis, du pilier Nord, ne fonctionnait pas.
- La raison en est bien simple : on a dû suspendre le service pour changer une poulie qui frottait et pour graisser quelques engrenages.
- Cet ascenseur a, du reste, été remis à la disposition du public vers l’heure du dîner.
- Le petit chemin de fer
- Pendant la journée de dimanche il a transporté 44,000 voyageurs.
- Aujourd’hui mardi doit commencer le service entre la gars du Champ de Mars et la Galerie des Machines.
- Avis à la Presse
- Nous sommes chargés d’avertir nos confrères de la Presse que dorénavant ils pourront circuler sur tout le réseau Decauville compris dans l’enceinte de l’Exposition sur la présentation de leur carte de Presse.
- Au Palais du Trocadéro
- Très réussie la matinée donnée par les artistes de la Comédie-Française au bénéfice de leur secrétaire, M. Bodinier.
- Salle comble et composée de tout le high-life parisien et cosmopolite.
- Mme Carnot a assisté à la plus grande partie de la représentation,>en sortant de sa visite au pavillon de la principauté de Monaco, d’où elle a rapporté un splendide bouquet de fleurs.
- Mme Carnot portait une très jolie toilette en surah gris bleu.
- Au théâtre annamite
- Le spectacle a été changé dimanche. Dans la pièce qui se joue maintenant, c’est une femme qui remplit le premier rôle.
- Les pick-pockets
- Dimanche soir, des bousculades ont eu lieu au cours desquelles trois dames évanouies ont été successivement transportées au poste-médical de TEx-position. On a tout lieu de croire que ces bousculades sontprovoquées par des pick-pockets. En effet, si l’on en juge par les nombreuses plaintes qui ont déposées dans la soirée, les pick-pockets ont fait dimanche une ample récolte.
- Fêtes et soirées
- A L’ÉLYSÉE
- On sait qu’une grande fête doit avoir lieu à l’Elysée, le 30 juin, à l’occasion de l’Exposition universelle.
- M. le président de la République et Mme Carnot vont lancer cette semaine près de six mille invitations. Tout le parc de l’Elysée sera mis à la dispotion des invités. M. Danbé, chef d’orchestre de l’Opéra-Comique, a été choisi pour l’organisation et la direction de la partie musicale.
- Cette fête, qui s’annonce comme très brillante, sera une sorte de'« garden-party ». On sait qu’elle est plus spécialement offerte aux représentants du haut commerce parisien et aux exposants.
- a l’opéra
- Le 2 juillet aura lieu, â l’Opéra, la représentation de gala offerte par les membres des jurys
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- français aux jurés étrangers. Au programme, la « Tempête », d’Ambroise Thomas.
- Le prix des places est fixé à 30 francs et à 20 francs seulement pour les dames.
- Chaque comité étranger aura une loge à sa disposition.
- Séries de Centenaires
- Décidément la tour Eiffel va devenir le rendez-vous de tous les centenaires de France.
- Nous apprenons, en effet, que Mme Yéron, âgée de près de cent ans, et née au bourg d’Oisans (Isère), jalouse du succès de M. Hardouin, le centenaire qui vient de faire l’ascension de la Tour, se propose d’accomplir le même exploit.
- Coïncidence curieuse : elle est née le 14 juillet 1789, et c’est à l’occasion du centenaire de la Révolution, qui est en même temps le sien, qu’elle se décide à le fêter à trois cents mètres de hauteur.
- Détail intéressant : cette dame n’a jamais mis le pied dans un wagon de chemin de fer.
- Conférences-visites
- Nous rappelons que les conférences-visites qui ont N. Viliard pour président ont commencé mardi, à dix heures du matin, au palais des Enfants, pour être continuées tous les mardis suivants :
- Yoici le programme des huit premières semaines :
- 25 juin. — M. Regnard : le travail des métaux.
- 2 juillet. — M. Dureau : l’industrie du sucre à l’Exposition.
- 9 juillet. — M. Fleury : les voies navigables à l’Exposition.
- 10 juillet. — M. Napoli : les appareils de précision.
- 23 juillet. — M. J. Dumont : l’éclairage électrique et les fontaines lumineuses de l’Exposition.
- 30 juillet. — M. Th, Yillard : la géographie et la statistique en 1889.
- 6 août. — M. Boucheron : teinture et impression.
- 13 août. — M. Périssé : les machines à vapeur à l’Exposition.
- Rappelons que ces conférences sont publiques et gratuites.
- Inaugurations
- RUE DU CAIRE
- M. le baron Delort de Gléon, commissaire de la section égyptienne, recevra aujourd’hui à onze heures, tous les représentants de la Presse parisienne, et leur fera lui-même les honneurs de sa pittoresque exposition.
- La promenade, dirigée par M. Delort de Gléon à travers la rue du Caire et les coulisses de l’exposition égyptienne, se terminera par une représentation au concert égyptien ; trois aimées fraîchement débarquées à Paris, et dont on vante déjà la beauté et les talents chorégraphiques, y feront leurs débuts.
- VENEZUELA
- C’est aujourd’hui que doit être inauguré au Champ de Mars le pavillon du Venezuela situé derrière la section du Brésil.
- Ce pavillon, l’un des plus gracieux parmi ceux qui l’entourent, a été construit sur les plans de M. Paulin, architecte, au moyen de fonds votés à cet effet par le gouvernement vénézuélien.
- L’édifice se compose uniquement d’un palatial rez-de-chaussée, avec patio central gaiement éclairé d’en haut par un vitrage .tendu d’un vélum rayé jaune, bleu et rouge, les couleurs nationales. Là est installée dans cinq salles une remarquable collection de produits naturels et agricoles.
- Ce sont d’abord des céréales, des cafés, des cacaos provenant des plantations; des minerais d’or et de cuivre. Saluons la haute pyramide représentant en fac-similé la quantité d’or extraite d’une des principales mines du pays, et qui s’est élevée, en peu d’années, à 120 millions de francs ! Voici les cartes minéralogiques et routières dressées par ordre du président actuel,M.Rojas Paul; des plantes textiles et médicinales, des écorses tannantes et colorantes, des huiles, des rhums exquis, paraît-il, des tabacs, des soies. Une salle spéciale est réservée à la céramique; le sol du Venezuela est, en effet, riche en kaolin de la, plus grande finesse.
- Les étrangers à l’Exposition
- M. Delyanni, ancien premier ministre, est parti hier d’Athènes pour Paris où il va visiter l’Exposition.
- La Société belge les Artisans réunis est rentrée, à Bruxelles, retour de l’Exposition. Ses membres sont absolument enchantés de l’accueil enthousiaste qui leur a été fait à Paris, et les journaux belges cons-
- tatent « qu’aucun d’eux ne tarit en expressions de gratitude pour le Président de la République et les ministres », qui ont témoigné de la façon la plus gracieuse de la haute estime en laquelle ils tiennent nos excellents voisins de Belgique.
- Louis Kossuth recevra prochainement à Turin, où il vit, une députation de sept cents Hongrois, qui se rendront ensuite à Paris.
- M. Pazmandy, le député qui a si vertement relevé les insultes de M. Tisza à la France, viendra également, avec trente de ses collègues de l’opposition, visiter l’Exposition universelle.
- Médaille de la Tour
- Le Conseil municipal vient d’arrêter les conditions dans lesquelles sera distribuée aux ouvriers de la Tour Eiffel, au nom de la Ville, la médaille commémorative en souvenir de cette œuvre gigantesque.
- 88 exemplaires en argent de cette médaille, grand module, exécutée par M. Levillain, seront distribuées à M. Eiffel, à M. Compagnon et aux 86 ouvriers principaux ; 316 exemplaires en bronze seront attribués aux 200 autres ouvriers, aux membres du Conseil municipal et à diverses personnes distinguées par leurs fonctions.
- Que d’or !
- Les vapeurs qui sont partis samedi de New-York emportent 5,400,000 dollars, en or en grande partie, à destination de Paris. Ces envois considérables sont faits pour répondre aux besoins du grand nombre d’Américains que l’Exposition a attirés sur le continent.
- Accidents
- Mlle V..., danseuse aux Folies-Parisiennes, est tombée hier soir; elle s’est fait dans sa chute une forte contusion au genou.
- On l'a soignée au poste médical.
- Un ouvrier nommé L... travaillait hier dans la Galerie des Machines pour le compte d’un fabricant de papier.
- S’étant approché de la machine, il eut le bras pris et brisé en plusieurs endroits par un engrenage.
- On l’a soigné à l’ambulance du Champ de Mars et reconduit à son domicile.
- Trouvaille
- On a trouvé, dimanche, sur la deuxième plateforme de la Tour, à côté du pavillon du Figaro, une petite chaîne en argent avec deux médailles de piété. Le Figaro de la Tour tient le collier à la disposition de la personne qui l’a perdu.
- Une ccqle des Art» et Métiers à Paris
- Une des conséquences heureuses de l’Exposition au point de vue industriel sera, si nous en croyons plusieurs exposants qui tiennent le premier rang dans l’industrie française, la création à Paris d’une école des arts et métiers.
- Il est étrange, en effet, qu’on n’ait pas encore songé à établir une école de ce genre dans le plus grand centre industriel de France. Aucune autre ville n’offre pareilles ressources au point de vue des études industrielles; le nombre des usines et des fabriques de tout genres à Paris, est considérable et les visites fréquentes qu’y pourraient. faire les élèves d’une école des arts et métiers contribueraient singulièrement à compléter leurs connaissances mécaniques. Les expositions techniques qui ont très souvent lieu dans la capitale leur seraient également d’un très utile enseignement. Aussi, croyons-nous que l’idée à laquelle l’Exposition de 1889 a donné naissance a les plus grandes chances de réussite.
- L’ATTRACTION VERS LA FRANCE
- Les Américains l’éprouvent paraît-il au plus haut degré, et notre confrère Paul Bourde nous en donne, dans le Temps, une raison fort originale.
- « Vous avez lu, dit-il, qu’il y avait comme un exode d’Amérique : c’est par milliers que les visiteurs partent pour l’Exposition; si l’on n’y retient pas ses places un mois à l’avance, on s’expose à manquer le voyage. Plusieurs orateurs qui devaient parler au congrès de l’hôtel Continental, après Henry Gorge, sont restés de l’autre côté de l’Atlantique faute d’avoir pris leurs précautions.
- « Cet entraînement des Américains vers Paris ne m’étonne point. J’ai fait le tour du monde, et, au cours du voyage, j’ai remarqué ceci : c’est que quand on a passé le canal de Suez, sauf sur les quelques points où nous avons planté notre drapeau, on n’entend plus parler de la France ; elle est comme si elle n’existait pas. Les Anglais dominent partout et ce sont des gens qui se suffisent à eux-mêmes; ils ont leurs goûts, leurs mœurs, leurs modes, leur littérature; je ne sais si Londres exerce une bien grande attraction sur eux, ce qui est certain, c’est qu’ils s’occupent très peu de Paris. Là, les conversations ne se terminent plus invariablement comme dans l’autre moitié du monde civilisé : Eh bien ! sur le boulevard, un de ces jours.
- « Mais aussitôt que vous mettez le pied sur le continent américain, à San-Francisco, vous vous apercevez que vous êtes rentrés dans l’orbite de Paris. Avant même d’avoir causé avec personne, vous en avez la preuve dans les innombrables brochures que les libraires de toutes les gares vous offrent. Elles portent des titres significatifs ces brochures ; tantôt c’est : Paris, la Babylone moderne, tantôt : Paris, la capitale des plaisirs, ou des qualifications plus affriolantes encore. De pauvres diables d’écrivains gagnent leur vie à faire ainsi de la réclame à une ville qu’ils n’ont sans doute jamais vue, en y plaçant la description des rêves sar-danapalesques dont ils consolent leur pauvreté. Leur prose est mauvaise et leur réclame pourrait être plus honorable, mais quand on a souffert de l’isolement à travers tout l’Océan indien et tout l’océan Pacifique, on est heureux tout de même. Mieux vaut encore être méconnu que complètement ignoré.
- « Ces brochures, destinées à incendier l’imagination des Yankees, ont suscité les foules qui prennent aujourd’hui les paquebots d’assaut. L’Américain qui veut se délasser dans un voyage d’agrément pense à Paris; malgré la communauté de langue, il ne pense à Londres que subsidiairement. »
- C’est l’ascension de la Tour Eiffel avec les ingénieurs américains qui a provoqué ces souvenirs originaux recueillis par Paul Bourde, lorsqu’il fit le tour du monde ; c’est-à-dire lorsqu’il prit le chemin de San Francisco pour revenir du Tonkin.
- Placé à côté de dames américaines au banquet des ingénieurs, notre confrère a eu l’ingénieuse idée de dépeindre ses voisines :
- « Les dames américaines qui assistaient au banquet étaient toutes d’une étoffe remarquablement juste. La plupart étaient originaires de l’Ouest, où elles mènent sans doute une existence très active. L’exercice physique a supprimé en elles toute charge superflue : elles sont maigres sans être osseuses, souples, alertes, et l’on devine qu’elles, doivent être très résistantes à la fatigue. La vie casanière de nos femmes développe au contraire ce queProudhon appelait grossièrement le poids mort, ce .remplissage qui arrondit mollement leurs formes. »
- Diavolo ! confrère, il paraît que le tour du monde donne un tour de phrase assez plastique à ceux qui ont la bonne fortune de faire la connaissance des deux hémisphères ?
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- La Campagne contre l’Exposition
- MM. les boutiquiers parisiens en veulent à mort, paraît-il, à l’Exposition.
- Plusieurs chambres syndicales, notamment celles des bijoutiers, orfèvres, fabricants d’articles de Paris, etc., viennent d’adresser à M. Berger, directeur général de l’exploitation, neuf cent trente-deux pétitions, dans lesquelles les boutiquiers se plaignent de la concurrence déloyale qui leur est faite par les petites marchandes de l’Exposition.
- Au point de vue de l’application stricte du règlement ils ont évidemment raison ; il en est tout autrement au point de vue de leur intérêt qu’ils nous semblent bien mal comprendre.
- Cette campagne menée contre l’Exposition ne peut que leur être préjudiciable. Les menus objets vendus par les petites marchandes de l’Exposition, — c’est surtout aux marchandes qu’on en veut — n’ont d’attrait pour les acheteurs que parce que ces achats faits dans l’intérieur de l’Exposition sont considérés par eux comme des souvenirs de leur visite. En interdire la vente c’est enlever une attraction à l’Exposition. — Ainsi, MM. les commerçants suivent-ils logiquement leur plan de campagne dont la première attaque, qui a remarquablement échouée d’ailleurs, avait pour but d’enlever à l’Exposition l’attraction de ses soirées.
- Qu’ils y prennent garde cependant, si par malheur ils atteignaient leur but et arrivaient à éloigner l’étranger de l’Exposition, ils seraient bien près de le chasser de Paris.
- Nous ne voyons pas bien, d’ailleurs, le si grave préjudice que peut leur porter cette vente de bibelots, car la plupart sont fabriqués à Paris même, et nous avons constaté, non sans une certaine surprise, que parmi les réclamants figurent plusieurs fabricants dont les teneuses de kiosques sont les clientes. Que signifie donc, de la part de ces derniers, cette étrange comédie de la pétition?
- Ceci dit, qu’il nous soit permis de faire valoir une considération d’humanité qui a bien son importance, alors surtout qu’aucun autre intérêt sérieux n’est en jeu. La vente des menus objets, faite dans les kiosques, dans les chalets et sur les tables des marchandes, constitue en réalité leur seul bénéfice. Le commerce des catalogues, plans et journaux ne leur donnerait ni de quoi vivre, ni de quoi payer la location de leurs kiosques. Est-ce dans le but d’affamer quelques malheureuses teneuses de kiosques que les commerçants parisiens ont entrepris cette campagne ? Nous voulons croire qu’il n’en est rien et que, revenu à une saine appréciation des faits, ils auront le bon esprit de ne donner aucune suite à leur réclamation.
- CONGRÈS DES VITICULTEURS
- Le congrès national économique organisé par le syndicat des viticulteurs s’est réuni samedi à une heure de l’après-midi, dans la salle de la Société de géographie, sous la présidence de M. Paul Leroy-Beaulieu.
- Après avoir entendu un rapport de M. Jean
- Gazelles sur le régime douanier, le congrès émet le vœu :
- « 1° Que le vin doit désormais, comme les autres produits agricoles, exclu des traités de commerce, et qu’il soit soumis, au tarif général des douanes, au droit de 20 francs par hectolitre, sauf à relever ce droit s’il est rendu illusoire par les primes d’exportation accordées à leurs nationaux par les puissances étrangères ;
- « 2° Que les raisins secs et autres fruits secs pouvant, après fermentation, produire une boisson alcoolique, soient également soumis au tarif général des douanes et frappés d’un droit de 30 francs par 100 kilos. »
- Le congrès a adopté ensuite le vœu que le nom de vin soit réservé au seul produit de la fermentation du raisin frais et que :
- « 1° Le raisin sec soit pris en charge par le fabricant ;
- « 2° Que la durée de cuvaison soit limitée à trois jours;
- « 3° Qu’il soit établi, pour la Régie, un compte spécial pour les piquettes de raisins secs, distinct du compte des vins;
- « 4° Qu’à l’entrée des villes sujettes les raisins secs paient un droit d’entrée égal au produit des taxes qui frappent les raisins frais et les vins naturels ;
- « 5° Que la fabrication des piquettes de raisins secs soit interdite dans Paris ;
- « 6° Que ces diverses conditions soient appliquées également à l’Algérie. »
- Le congrès a émis le vœu en terminant sa séance « que les marchandises françaises sur les mêmes rails et pour les mêmes distances ne paient jamais plus que les marchandises étrangères ; en outre, que les tarifs de transport pour toutes les marchandises agricoles soient réduits dans de notables proportions ; enfin, que le Parlement établisse un droit de navigation pour l’entretien des canaux. »
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- LE FIACRE 652
- Nous avons annoncé l’arrivée à Paris du fiacre 652 venant de Vienne, ayant comme client notre confrère Loevy de l’Extrablalt.
- M. Loevy a été questionné par un journaliste parisien auquel nous empruntons les renseignements suivants :
- M. Loevy est âgé de trente-huit ans. Il est svelte et robuste, quoique de petite taille. Il porte le costume tyrolien. Journaliste très distingué, il publie dans .YExlrablatt des chroniques remarquées sur la vie populaire à Vienne.
- Après les congratulations d’usage, nous demandons à M. Loevy quelques renseignements sur son voyage. Voici le récit qu’il nous en a fait, dans le plus pur français :
- « Mon voyage s’est effectué dans les meilleures conditions. Je. ne suis point fatigué et vous avez pu constater que la voiture et les chevaux sont en parfait état.
- « Quand j’ai conçu mon projet, je me suis mis en quête d’un cocher assez hardi pour tenter avec moi l’expérience. Je l’ai trouvé dans Franz Edel-mann qui, contrairement à ce qu’ont annoncé plusieurs de vos confrères, n’est ni chanteur ni poète.
- « Le fiacre 652 est une simple voiture de place. A la différence des fiacres parisiens, le fiacre viennois comporte deux chevaux.
- « Partis de Vienne le 2 juin, nous franchissons la frontière française à Moncel-sur Seille (Meurthe-et-Moselle) le 17, et nous arrivions le 21, à cinq heures du soir, à Ozouer-la-Ferrière, d’où nous aurions pu gagner Paris et devancer notre arrivée d’un jour sans les idées de superstition qui hantent encore les cochers viennois. Le mien n’a pas voulu faire son entrée dans la bonne ville de Paris un vendredi.
- « La distance qui sépare Vienne de Paris est de 1,400 kilomètres, mais nous n’en avons parcouru en réalité que 1,250, car en Bavière, de Landshutte à Augsbourg, nous avons abandonné la grande route pour prendre les chemins vicinaux, économisant ainsi 150 kilomètres. Nous faisions donc une moyenne de 80 kilomètres par jour. Notre plus longue étape a été de Schopfloch ( Wurtemberg) à Stras-
- bourg, où j’ai dû perdre un jour, retenu par un orage des plus violents.
- « Nous n’avons eu aucun accident sérieux, bien que nous ayons passé par des chemins bien difficiles, surtout dans les montagnes qui séparent la basse et la haute Autriche, et principalement sur le Rivis, si ce n’est dans la Haute-Marne, où, en descendant une colline, le frein de notre voiture s’est brisé. »
- A cette demande : « L’ennui ne vous a-t-il pas gagné ? » M. Loevy répond : « Pas une seule minute. D’ailleurs, je travaillais, j’envoyais tous les jours les feuilles de mon journal de voyage à VExtrciblait. Le voyage, au reste, est des plus intéressants par la variété des sites, des peuples et des coutumes. Ainsi, en sortant de Vienne, on remarque une coiffure assez curieuse des femmes, qui consiste en un drap noir qui enveloppe le visage ; on la suit jusqu’au Leicht, puis ce sont de nouveaux costumes, de nouveaux paysages, plus pittoresques les uns que les autre. »
- M. Loevy continue ainsi à nous traduire son enthousiasme et nous engage vivement à faire le trajet de Paris à Vienne dans ces contitions : « Avec un cocher comme Edelmann, c’est chose facile ! »
- Celui-ci est un grand et beau garçon, d’une élégance dont il semble fier. C’est, paraît-il, l’orgueil des cochers viennois, d’être mieux habillés que leurs clients. Hier matin, en arrivant, il a trouvé une dépêche de ses camarades le félicitant de son heureuse arrivée.
- M. Loevy a paru enchanté de l’accueil qui lui a été fait par ses confrères parisiens. Il séjournera à Paris une quinzaine de jours, et repartira pour Vienne, en chemin de fer, cette fois.
- LES BEAUX-ARTS
- A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- (Suite)
- ITALIE
- Comme ces enfants de parents illustres qui sont doués de quelques-unes des qualités de leurs ancêtres sans hériter de leur génie, tous les Italiens naissent artistes, mais.ils arrivent rarement à faire une œuvre véritablement belle et supérieure. C’est au moins l’impression qu’on retire d’une visite aux quatre salles où sont exposées les trois cent vingt-sept œuvres représentant l’art italien dans le palais des Beaux-Arts.
- Un peintre, un grand artiste celui-là, fait cependant rejaillir sur sa section une partie du succès qu’il obtient : c’est Jean Boldini, le maître, le chef des indépendants et des réalistes transalpins, quoiqu’il habite Paris depuis près de dix-huit ans.
- Impossible d’entrer dans le salon où est placé son panneau en encognure, sans être attiré,fasciné par l’exécution large et nerveuse de ses ouvrages, et par le sentiment étrange et troublant dont il les anime.
- Il a surtout une science incroyable de la femme élégante et mondaine, dont il rend non seulement le port gracieux et charmant dans son plus naturel abandon, mais même la physionomie parfois singulièrement effrayante sous son masque d’ingénuité, parfois aussi profondément rêveuse, malgré son apparente frivolité.
- Les portraits dont j’entends parler ici sont tous exécutés au pastel, procédé dont Boldini est absolument maître. Il ne néglige pas pour cela complètement la peinture à l’huile, et les cinq petites toiles qu’il expose (18 22) suffiraient seules à sa réputation. Il y a, entre autres, une
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- étude de chevaux, pas assez remarquée peut-être à côté des grands pastels, qui est étonnamment dessinée. Je n’ose pas entreprendre la description des petits portraits qui se font pendants sur la cimaise, l’un de deux amis causant, l’autre d’un peintre espagnol ami de l’auteur, car ils sont si vivants et si expressifs que cela m’entraînerait, j’en ai peur, à faire des suppositions psychologiques indiscrètes.
- Il est bien regrettable qu’un artiste d’autant de talent s’abstienne méthodiquement d’envoyer ses œuvres au Salon, et que, d’autre part, la Société des pastellistes, avec son règlement trop rigoureux, lui ferme lis portes de ses expositions, à lui qui a ,eu sur plusieurs de ses membres une si grande et si heureuse influence.
- Comme Boldini, Segantini est un novateur, mais sa manière sèche et bizarre de peindre, ses tons crus brusquement opposés, ses fonds de paysage aussi durs que les premiers plans, tout cela éloigne le visiteur paisible qui n’aime pas les émotions, et l’empêche de reconnaître de grandes qualités de dessin, de lumière et parfois même de couleur.
- Segantini, qui est jeune et habite presque constamment les Alpes italiennes dont il représente les sites dans ses tableaux, a de nombreux et chauds partisans à Milan : trop chauds peut-être, car c’est leur enthousiasme peu mesuré qui le pousse, dit-on, a exagérer ce que sa manière a de dur et de revêche.
- De toutes ses œuvres exposées au palais des Beaux-Arts, je préfère, à beaucoup près, une scène prise vers le soir, au moment où les fenêtres de la ferme commencent à s’éclairer et où les brebis rentrent sous la conduite de la pas-toure. La lumière atténuée nécessairement, fond plus les couleurs entre elles, le dernier plan s’éloigne et l’on sent l’air ambiant.
- André Saglio.
- (A suivre)
- Voir à la Section Anglaise Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
- s’enfilant toutes seules, fabriquées par
- W BARTLEET ET SONS
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- VARIETE
- L’art d’employer son temps
- Si l’Exposition inspire des écrits sérieux, elle inspire parfois de curieuses fantaisies, témoin celle qu’Albert Millaud vient de publier dans le Figaro, sous ce titre fallacieux : » L’art d’employer son temps »; dialogue familier :
- — Eh bien !
- — J’en sors, mon cher. J’en sors à l’instant. Je suis émerveillé.
- — Il est dix heures du soir !
- — Et j y suis depuis dix heures du matin. Et je n’ai pas perdu une minute.
- — Oh ! il y a de quoi faire...
- — Mon cher, jugez-en... C’est tout simplement éblouissant !... Pas perdu une minute, je vous dis...
- — Depuis dix heures du matin ?
- — Comme je vous l’ai dit. A peine levé, en route. J’arrive à dix heures... J’entre... Je m’aperçois que je n’ai pas lu mes journaux... Lacune.
- — Facile à combler.
- — Oui, je m’adresse au premier kiosque, et avant de rien voir, avant de pénétrer nulle
- part, je m’installe avec cinq ou six feuilles sur un fauteuil.
- — Où ça ?
- — Je n’en sais rien... Sous la Tour Eiffel... Je n’y fais pas attention.
- — En voilà jusqu’à onze heures ?
- — Onze heures et quart... Je laisse les journaux sur mon fauteuil... Excellents, ces fauteuils. entre parenthèses...
- — Et vous commencez vos visites ?
- — Non,je me fais cirer... En marchant, je m’étais couvert de poussière... J’arrive chez le décrotteur... Je m’installe. On me cire, on me brosse. Un bon quart d’heure se passe.
- — Et vous voilà en route pour la coupole ?
- — Oh ! que nenni... Tout ça m’avait fait gagner de l’appétit. J’avise le premier restaurant venu...
- — Vous n’avez pas eu l’idée de monter sur la Tour ?...
- — On ne peut pas tout faire en un jour... J’ai remis la Tour à un autre tour.
- — Charmant !
- — N’est-ce pas ? Je déjeune... Service un peu long! Une bonne heure et demie. Enfin,je prends le café, le cognac, je paie et en route.
- — Enfin!
- — Le cigare, d’abord... J’avise un kiosque où l’on vend des cigares en boîte. Je choisis un peu longuement, et j’allume un excellent parta-gas.
- — En vous promenant ?
- — Oui, le long du chemin de fer Decauville. Ça m’amuse de voir passer les trains. Tous les jours, en descendant de chez moi, vous me voyez flâner sur le pont de l’Europe.
- — Bien, après le cigare ?...
- — Je me dis : Il faut cependant que je visite quelque chose. Crac, je me rappelle que j’ai de l’argent à envoyer chez moi.
- — Le Crédit Lyonnais a une succursale à l’Exposition.
- — Justement je m’y précipite. J’en tre au Crédit Lyonnais. Je me fais délivrer un chèque que j’achète, et j’entre au cabinet de lecture pour faire mon courrier.
- — Excellente idée !
- — Je profite de l’occasion pour écrire à tous les miens. Quatre lettres, datées de l’Exposition, c’est original.
- — Vous les envoyez par un commissionnaire ?
- — Non, je vais moi-même à la poste. C’était vis-à-vis. j’avais justement une lettre à recommander et une dépêche à expédier réponse payée. J’attends mon tour.
- — Il y avait beaucoup de monde?
- — Trop. Beaucoup de personnes font leur courrier à l’Exposition. Enfin, à quatre heures, j’ai fini. Je me dis : Il faut pourtant que j’aille voir quelque chose.
- — En effet.
- — Soudain, vous l’avouerai-je? Etait-ce le melon, étaient-ce les fraises... Je me sens mal à mon aise.
- — Heureusement...
- — Oui, c’est très bien installé... Rien à dire, et des cabinets de toilette très confortables... Ma foi, pendant que j’y étais, je ne me prive de rien... Je me fais même raser.
- — Et friser?
- — Non, je n’avais pas le temps...
- — Vous courez aux machines?
- — Oui et, pour aller plus vite, j’avise un ânier de la rue du Caire et je grimpe sur son âne.
- — Au petit trot...
- — Malheureusement cet ânier était un mauvais drôle. Il rencontre un autre ânier. Ils se disputent. Je cherche à les séparer. Arrive un sergent de ville. On emmène mes deux gaillards. La foule se rassemble, j’explique l’affaire et j’entends sonner cinq heures.
- —' Fichtre ! Et vous n’aviez encore rien vu?
- — Je me précipite, quand je rencontre Ba-landard. Il arrivait. Je lui demande le cours de la Bourse, un peu inquiet, car je suis à la hausse.
- — Balandard vous renseigne.
- — Rapidement, j’étais pressé. J’entre à l’Exposition et je me dirige vers les bronzes... C’est ce qui m’intéresse le plus.
- — Naturellement.
- — J’entends un coup de canon. On me ferme la porte au nez.
- — Il était six heures.
- — Je me résigne. Je verrai les bronzes un autre jour. Il s’agit d’aller dîner.
- — Déjà!
- — J’avais donné rendez-vous à Lenglumé aux Invalides... Je vais au chemin de fer... Bondé, le Decauville. Obligé d’attendre cinq trains.
- — Diable, vous avez dîné tard.
- — A sept heures et demie. Nous finissons à neuf heures... Crac, voilà la pluie qui tombe à verse. Pas de parapluie. Impossible de mettre le pied dehors.
- — Que faites-vous ?
- — Nous reprenons le café pour attendre que la pluie se passe. Enfin une éclaircie se produit : « Il faut cependant que je voie quelque chose », me disais-je. J’entre dans un café-concert.
- — A la bonne heure.
- — Et j’entends chanter une vieille chanson que j’avais entendue l’année dernière aux Ambassadeurs.
- — Avez-vous vu au moins le phare de la tour Eiffel?
- — Oui, mais on ne le voit pas bien, quand on est dans l’intérieur de l’Exposition. En revenant, je me suis arrêté sur le pont de la Concorde. De là on voit très bien la lumière du phare.
- — Et vous êtes content de votre journée?
- — Enchanté... Ebloui de l’Exposition, j’y retournerai...
- **#
- Et voyez quel est le mirage de la plume chez l’écrivain. Albert Millaud a cru poursuivre une fantaisie, et il a fait un portrait ressemblant.
- Vous qui venez de lire cette jolie boutade, n’avez-vous pas connu dix, vingt, cinquante de ces bonshommes, qui passent leur vie dans l’à côté de toutes choses et qui ne prennent au sérieux que les bagatelles de la porte ?
- LA BOURSE
- Le discours de l’empereur d’Autriche a été mal compris par la Bourse, qui n’a voulu en retenir qu’un membre de phrase: « situation peu rassurante ». Il y a longtemps que la situation est ainsi ; l’empereur d’Autriche n’a fait que le constater, mais il promet de travailler à maintenir la paix : voilà ce que l’on aurait dû noter.
- Le 3 0/0 a ouvert à 84 85 pour faiblir ensuite à 84 67. Un effort de dernière heure l’a ramené à 84 85. Les fonds italiens, hongrois, espagnols, turcs et russes sont tous en baisse.
- Les affaires sont paralysées pour les valeurs de banques et pour les valeurs industrielles. Le Suez se tient à 2360. Le Rio-Tinto est à 277 50.
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- CHEMINS DE FER DE L’OUEST
- Exposition universelle de 1889
- ABONNEMENTS TRIMESTRIELS
- à prix réduits
- La Compagnie des chemins de fer de l’Ouest vient d’étendre à toute personne qui en fera la demande la réduction de 4 O/O — réduction qui n’était consentie qu’en faveur des exposants — sur les prix ordinaires de l’abonnement trimestriel sur Paris, en lre, 2e et 3e classe.
- Ces abonnements, délivrés pour un minimum de parcours de 50 kilomètres (soit 100 kilomètres aller et retour) pourront être renouvelés pour une seconde période de trois mois — mais ils cesseront d’être valables après la clôture de l’Exposition universelle.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
- R. El COMMANDÉS
- ABAT-JOUR
- Degaffet et Cie Succr*, (ancienne maison Grimal), 38, rue Albouy, Paris.
- — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
- AMEUBLEMENT
- A. Vaillant, 10, rue Meslay, Paris.
- — Fabrique de meubles de luxe. Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité de cache-pots, jardinières, tables à ouvrages et à jeux, bureaux de dames et liseuses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
- Hilgert, 20, passage Tocanier, Paris
- — Fabricant de chiffonniers et tables de nuit chiffonniers en tous genres.
- Ch. Galvani, faubourg Saint-Antoine, 137, et rue d’Avron, 28. — Grande fabrique de lits et chambres à coucher en tous styles. Envoi franco du catalogue.
- G. Herrmaen, 9, rue St-Ambroise et 7, cité d’Angoulême, Paris.—Ameublements complets de tous genres. Ebénis-terie et tapisserie. Meubles anciens, sièges et tables de tous styles pour salles à manger. Chambres à coucher, salons, bibliothèques et bureaux.
- Quarré, 143, r. d’Aboukir, (us. r. de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de style pour meubles, de décoration pour cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voiture, marque : Au Lion.
- ARMES Se ARMURES
- K. Gutperle, 12, boulevard Magenta, Paris. — Armes, armures, panoplies et trophées. Cuirasses sécrétés garantissant de l’arme blanche et de la balle de revolver. Bijoux, armes et armures pour théâtres.
- ARTICLES POUR FUMEURS
- Quentin et Cie, 22, r. de Bondy, Paris, _ pipes Gambier. Papiers Riz La * et Goudron La
- BALANCES St BASCULES
- L. Paupier * constructrmécanicien, rue Saint-Maur, 84, Balances, Bascules, Petits chemins de fer, matériel roulant,
- (voir classe 49, Hangar 1, n°l). Voir Esplanade des Invalides, classes 49 et 74. Agriculture.
- BATTEURS D’OR
- X. Jacquesson, 7, rue Chariot, Paris. — Fabrique d’or, d’argent et de platine en feuilles, en poudre et en coquille. — Exposant, classe 41, groupe V. — Téléphone.
- BEBËS, «JOUETS, JEUX
- J. Steiner, fabricant du bébé mécanique vivant, du bébé incassable, parlant et ordinaire (dit le 'petit parisien), 22 brevets. — Demander marque Steiner.
- BIJOUTERIE, JOAILLERIE
- Plïchon et 0,10, rue du Parc-Royal, Paris. —Fabricants de doublé or, or sur argent.
- Ancienne maison Lefebvre et fils, fondée en 1843, Lefebvre vils aîné successeur. 106. rue de Rivoli. Ateliers, 3 rue des Halles, — Corbeilles de mariage bijoux riches, pierres fines de premier clioix.Fab. spéciale de bijoux, orfèvrerie et objets d’art de style or et argent, ciselure, émaux, modèles spéciaux déposés. Médaille argent, Paris, 1884. Exposant classe 37.
- Lambert -Vormus, 3 boul. St-Denis. — Bijouterie-joaillerie. Fabrique de Pendules.
- Lambert Lévy fabricant, 31 et 33, boulevard St-Martin. Maison fondée en 1829. — Joaillerie, bijouterie, horlogerie, bronzes. — Vente en détail au prix du gros.
- BILLARDS (et Accessoires de)
- Hiolle, Marillier et Cie fabricants de queues de Billards. Procédé mobile à vis, breveté s. g. d.g. — 45, boulevard St-Martin, Paris,
- BOUTONS
- G. Bagriot, [nc] 168-170, rue St-Denis, à Paris. — Exposant classe 35. Boutons Livrée, Administrations, Uniformes pour tous pays.
- BRETELLES
- Ch. Guyot, inventeur et seul fabricant spé-cialdes Bretelles hygiéniques, 13 rue Bé-
- __ ranger, Paris.— Usage
- agréable, solidité, bon goût, bon marché. Se trouvent dans les principales maisons.
- BREVETS D’INVENTION
- E. Wattier, ingénieur-architecte, 5, rue Mazagran (porte Saint-Denis) et 33, av. de la Bourdonnais (Exposition). — Représentation aux expositions, brevets d’invention, dépôts, marques, dessins, modèles, France et étranger.
- BRONZES D’ART
- E. Pinédo, Luc] C. £< * * * Exposant, classe 25. — Groupes, Statuettes, Encriers, etc., 40, boulevard du Temple.
- BRONZE IMITATION
- Coupler fils et Drouart, rue Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets d’art. Editions d’Œuvres du Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis XVI. — Exposant classe 25, groupe n° 3.
- BRONZES POUR EGLISES
- Thlery-Fig'aret successeur de L. Fi-garét, 2, rue Breguet et 24, rue St-Sabin, Paris. — Manufacture de bronzes pour églises. Marque L, F. 'Paris. — Exposant, classe ...
- CAFETIÈRES ET CUISINES MILITAIRES
- L. MALEIV, 10, rue Oberkampf, Paris. — Fournisseur de l’armée et de la marine.
- Classe 66, groupe II. — Guerre.
- » 41, » V. — Métaux.
- » 27, » III. — Chauffage.
- CORSETS
- A. Briot, Trouillet et Lambert Srs, 13, rue Etienne-Marcel et 133, rue Saint-Denis, Paris. — Manufacture de Corsets, Commission, Exportation. Marque déposée: A la Bemoiselle.
- COURROIES
- J. Levy jeune, 47, avenue Parmentier, Paris. — Courroie Gandy coton.
- COULEURS FINES
- Clievilïet, A. Grenier successeur, 31, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de couleurs fines pour artistes. Exposant classe 10, groupe II.
- L. Plainchamp, maison fondée en 1798, boul. de Strasbourg, 35, Paris. — Couleurs et vernis pour bâtiments, voitures et industrie, décors et tableaux.
- OUVRAGES DE DAMES
- Mme Cuchet, 3, rue d’Aboukir, Paris. — Tapisseries de tous styles, broderies, armoiries, travaux montes, spécial, drap perforé à la machine et à la main, perforation à façon.
- ENSEIGNES
- Leboouf, 40, boulv. Bonne-Nouvelle, Tableaux-médaillers sur fonds de velours, pour les exposants, reproduction de toutes les récompenses.
- ÉVENTAI LS
- E. Buissot, 46, rue des Petites-Ecuries, Paris.— Fabrique d’éventails pour la France et l’exportation, corbeilles de mariages, éventails anciens, réparations de tous éventails.
- FONDEUR-LAMINEUR
- E. Louyot, ingénieur, 16, rue Folie-Méricourt. — Fonte et laminage de tous métaux : nickel, maillechort, cuivres rouge, demi-rouge, laiton. — Téléphone.
- LITS ARTICULÉS
- A. Picot (a) 1878. — Lits-Canapés articulés pour tous usages. Avenue Parmentier, 6.
- GANTERIE
- Marcault, 8, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — (Classe 35), Chevreau et Suède, marque L. S Gants Tan-Russe, b. s. g. d. g.
- GRAINES Se PLANTES
- Maison Loise-Chauvière, fondée en 1845, Dupanloup et Cie, successeurs, 14, quai de la. Mégisserie, Paris. (Exposants).
- HOUBLONS
- Edouard Bernet, 17, rue de Giéry, Paris; succursale, 52, faub. Stanislas, Nancy. — Ploublons de toutes provenances. — Méd. etdipl. d’honneur. Exposant cl. 44, gr. V.
- MEULES EN GRÈS .
- Boycourt. — Meules pour toutes industries, 90, rue Folie-Méricourt.
- MARQUES D’EMBALLAGE
- Foucault, 9, rue des Trois-Bornes, Paris. — Presses et marques à feu, Pinces â plomber, Alphabets et chiffres acier fondu, Marques de fabrique.
- MANCHES DE PARAPLUIES
- Ancienne maison G. Lanioisse et Tardy, V. Margnîn et Cie, successeurs, anc. 80, rue de Bondy, actuellement 95 et 97, boulevard de Port-Royal. — Téléphone.
- MOSAÏQUE
- J. I). Facchina, 47, rue Car- dmet, Paris, exposant cl. 20, gr. III, mosaïques en émaux pour décoration murale et dallages eu marbre. Maison fondée en 1852. Voir tableaux exposés : Débarquement et Banquet de Cléopâtre.
- ORGUES
- Alexandre père et fils, rue de Richelieu, 106, Paris. — Orgues. — Exposant, groupe II, classe 13.
- OBJECTIFS ET INSTRUMENTS
- D’OPTIQUE POUR LA PHOTOGRAPHIE
- J. Zion, fabricant breveté s. g. d. g. , Paris, 7, rue de Jouy. — Objectifs apla-nétiques rapides, symétriques extrarapides. — llectilinaires à grand angle pour monuments, paysages, intérieurs et reproductions. —Petits objectifs pour chambres noires détectives. — Obturateurs instantanés extra-rapides.
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- OR EN FEUILLES ET EN POUDRE
- Diwnilàtre et Faubert, Faubourg-du-Temple, 22, Paris. — Fabrique d’or et de Platine en feuilles, en poudre et en coquilles. — Exposant, groupe V, classe 4L
- OUATAGES
- Marinpoy, 10. rue Paul - Lelong, Paris. — Tissus ouatés, mousselinés, brevetés, pour doublures de vêtements et jupons. — Usine à force motrice, 26 et 28, rue de la Pointe-d’Ivry.
- PARFUMERIE
- E. Bronchain. Fabrique, 3, rue de l’Avenir, à Asnières.—Reine des neiges, Poudre de riz à base de glycérine, la boîte 1 fr. 75, la demi-boite 1 fr. 25. Eden Powder, invisible et adhérente, la boîte 0.90. Franco contre mandat ou timbres.
- PASSEMENTERIE D’AMEUBLEMENT
- Camille Weber (veuve et fils), 15, rue Poissonnière, Paris. — Spécialité pour ameublement. Articles de style et de fantaisie. — Médaille d’or, Paris 1878.
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- PLUMEAUX
- J.-E. Durup, (successeur de P. Leullier etCe), 15, rue Vieille-du-Temple, Paris.—Fabrique de plumeaux en tous genres, autruche, dinde, coq, fantaisie. Marque de fabrique déposée, Récompense à l’Exposition universelle de 1878. Exposant classe 29.
- SIÈGES
- J. Tlxier. Grande fabrique de sièges d'art et de style, garnis cuir de Gordoue, reliefs,-gravés, décorés et autres; écussons, chiffres, monogrammes, etc. ; matériel et outillage spéciaux pour cette fabrication. — Exposant.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le spectacle du Grand-Théâtre de l’Exposition, situé près du Palais des Arts Libéraux, côté Suffren, au milieu des Républiques américaines, obtient chaque jour un vrai succès.
- La troupe Alexander, dans une pantomime inénarrable intitulée les Tribulations d’un Touriste, les acrobates Les Constanti, les chiens admirablement dressés de Léo Karl, la petite Georgina Aix, qui, âgée de huit ans, exécute des exercices d’acrobatie extraordinaires, la brillante chanteuse mauresque Kara, le Paris-Quatuor qui enlève, avec un brio admirable, le chant patriotique : Quatre-vingt-neuf,
- les ballets d’enfants réglés par Mme Mariquita, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Ajoutons que la vaste salle du Grand-Théâtre, avec sa brillante exposition spéciale de produits français et exotiques, avec ses bars tenus par de charmantes serveuses, avec ses originales marionnettes, constitue un des lieux de promenade les plus pittoresques et les plus intéressants de l’Exposition.
- PALAIS DES ENFANTS
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- ALLEZ VOIR y a de plus curieux après l’Exposition ^ les DIAMANTS LÉRE-CATHELAIN
- Drapeaux et Bannières
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- Demander le Catalogue
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- Le Numéro : 15 Centimes
- Jeudi 27 Juin 1889
- 2e Série, — N° 44.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à rintérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- ABONNEMENTS
- POUR IA DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements.............. 20 fr
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Tiré à l’Exfosition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
- (CLASSE 58)
- Annonces....................... la ligne 3 fr.
- Réclames....................... — 5 »
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M, Seymour Wade, Blom/ield llouse, London-Wall.
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- M. Louis Maison, constructeur aux Riceys (Aube).
- L’art'de manier le fer et d’en tirer tout le parti possible au point de vue de la décoration architecturale a trouvé des applications variées dans les divers palais de l’Exposition universelle.
- A côté des ajustements très intéressants des fers
- du commerce constituant l’ossature des édifices, on rencontre de nombreux exemples de cet art très ancien, mais toujours beau, du fer forgé.
- M. Dutert, l’architecte du palais des Machines, a voulu lui aussi donner à l’entrée du monument,
- dans le magnifique et si gracieux vestibule qui fait suite à la galerie de trente mètres, un exemple de Çet art qui peut être considéré comme le précurseur des grandes constructions métalliques. C’est la belle rampe qui conduit au premier étage du palais, dans
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 2
- la composition de laquelle il a donné libre cours a sa fantaisie d'artiste.
- La rampe, un chef-d’œuvre de l'art du fer forgé, a été exécutée par M. Maison, constructeur aux Ri-ceys (Aube), consiste en une suite de panneaux s'appliquant sur le limon de l’escalier. Ces panneaux se composent de larges rinceaux avec Heurs et amortissements en bronze ciselé ; les panneaux droits des paliers portent dès cartouches également en bronze.
- On peut citer comme le morceau le plus remarquable de ce beau travail le départ de la marche pa-lière du rez-de-chaussée. Les enroulements des volutes des fers sortent tous d’un tronc soutenant un écusson d’un très beau style et viennent s’épanouir dans une sorte de floraison métallique sur les pilastres des candélabres électriques. Malgré la difficulté du travail, l’exécution de l’œuvre est des plus soignées et digne en tout point du palais dont elle décore l’entrée, et par l’ampleur de sa conception et par l’irréprochable exécution qui en font un chef-d’œuvre qui honore la classe G3 à laquelle il appartient.
- SOMMAIRE. — Partie officielle : Jury des Beaux-Arts (élections des bureaux). — Erratum. — Congrès international des Habitations à bon marché. — Partie non officielle : Chronique. — Le Musée ethnographique au Trocadéro. — Echos. — Une Première à la rue du Caire. — Les Beaux-Arts à l’Exposition universelle de 1889 (Italie). —Correspondance. —La Bourse. — Annonces et Réclames.
- PARTIE OFFICIELLE
- Les jurys du groupe I (classe 1 à 5) beaux-arts, se sont réunis ce matin, au palais de l’Industrie, sous la présidence de M. Berger, représentant lé président du conseil, commissaire général de l’Exposition, et assisté de MM. An-tonin Proust et Larroumet, représentant le ministre des beaux-arts. Après des explications échangées entre les membres du jury et MM. Berger et Antonin Proust, les jurys de classes ont procédé à l’élection de leurs bureaux.
- Ont été nommés :
- Classes 1 et 2 Peinture et dessin
- Président: M. Meissonier.
- Vice-président: M. Arlz.
- Rapporteur: M. Lafenestre.
- Secrétaire: M. Dannat.
- Classe 3
- Sculpture
- Président : M. Guillaume.
- Vice-président : M. de Groot.
- Rapporteur : M. Kaempfen.
- Secrétaire : M. Philippe Gille.
- Classe 4 Architecture
- Président : M. Bailly.
- Vice-président : M. Waternome.
- Rapporteur : M. de Baudot.
- Secrétaire : M..Pascal.
- Classe 5
- Gravure
- Président : M. Delaborde.
- Vice-président : M. Biot.
- Rapporteur : M. Rracquemond.
- Secrétaire : M. Stewart.
- -----------------------------
- Dans le décret du 29 mai 1889, nommant, les membres du jury des récompenses à l’Exposition universelle, et inséré au Bulletin Officiel, il y a lieu de faire la rectification suivante
- Classe 28
- Au lieu de :
- M. Beleys, ancien industriel, ancien associé de la maison Pinaud, qui a obtenu une médaille d’or à 1 exposition d Anvers, et ancien membre du, jury de l’exposition d’Amsterdam,
- Lire :
- M. Beleys (Albert), ancien industriel, membre de la commission d’organisation de l’exposition coloniale. •
- EXPOSITION UNIVERSELLE INTERNATIONALE
- de 1889 ,
- CONGRÈS INTERNATIONAL
- DES
- HABITATIONS A BON MARCHÉ
- ORDRE DU JOUR
- DES
- TRAVAUX DU CONGRÈS
- Mercredi 2(5 juin 1889, séance générale d’ouverture, à deux heures. — Cercle -populaire. — Exposition d’économie sociale (EspUmade des Invalides).
- CONSTITUTION COMPLÉMENTAIRE DU BUREAU DU
- congrès : Election des présidents d’honneur. — Election des vice-présiden ts d'honneur.
- Discours de M. Jules Siegfried, président. — Communications diverses.
- discussion de la PREMIÈRE QUESTION : Des habitations à bon marché au point de vue économique et financier. — Rapporteur : M. A. Ratfalovich.— Vote des résolutions.
- Jeudi 27 juin 1889, à 9 heures du matin : Visite de l’exposition des hibitations ouvrières (section XI). — Rendez-vous au Cercle populaire (Esplanade des Invalidas).
- Dix heures du matin : Séances de sections (Cercle populaire).
- Deuxième séance générale, à deux heures. — Cercle populaire. — Exposition d’économie sociale (Esplanade des Invalides). — Communications diverses.
- discussion de la deuxième question: Des habitations à bon marché au point de vue de la législation. — Rapporteur : i\J. Antony Roulliet. — Vote des résolutions.
- discussion de la troisième question : Des habitations à bon. marché au point de vue de la construction et de la salubrité. — Rapporteurs : MM. Emile Muller et docteur du Mesnil. — Vote des Résolutions.
- Vendredi 28 juin 1889, à neuf heures et demie du matin : Visite des maisons de la Société des habitations ouvrières de Passy-Auteuil. — Rendez-vous sur place : Rue Boileau, 80, à, Auteuil.
- Moyens de communication : Bateaux-Omnibus (station du Point-du-Jour). — Chemin de fer de ceinture (station du Point-du-Jour). — Omnibus d’Auteuil à ta Madeleine. — Tramway de Paris à Sèvres et à Saint-Cloud.
- Troisième séance générale, à deux heures. — Cercle populaire. — Exposition d’économie sociale (Esplanade des Invalides). — Communications diverses.
- discussion de là quatrième question : Des habitations à bon marché au point de vue moral : Rapporteur : M. Georges Picot, membre de l’Institut. — Vote des résolutions.
- Mais, avec M. Alphand, il ne faut jamais s’étonner de rien.
- Avant-hier, il a réuni la commission spéciale nommée en vue de la préparation de ces réjouissances et il a annoncé qu’une somme de sept cent mille francs avait été votée pour couvrir les frais occasionnés par ces deux fêtes, la dépense restant, partagée entre la Ville de Paris, l’Etat et l’administration supérieure de l’Exposition.
- Voici quelques détails sur le bal, dont l’idée, à elle seule, est grandiose.
- Si nous nous souvenons bien, il n’y a jamais eu dé liai au palais de l’Industrie et il faut s’attendre à un coup d’œil splendide, sous une nef aussi vaste.
- Un immense plancher va être établi dans toute la grande nef. Au centre, un orchestre pour la danse; de chaque côté, des fontaines au milieu de massifs de Heurs.
- Le pourtour tout entier sera occupé par' des gradins destinés aux danseuses.
- Une loge splendidement ornée sera réservée en face de l’entrée principale, au président de la République.
- Au premier étage, le grand salon carré et les salles voisines seront également réservés aux danseurs. Un second orchestre y sera installé.
- Les galeries du premier étage serviront de promenoir et formeront pour les spectateurs un magnifique point de vue qui permettra de voir toute la grande salle de danse du rez-de-chaussée.
- Un peu partout dans les salons du premier étage seront disséminés des orchestres et des chœurs.
- La décoration intérieure du palais sera magnifique. Tentures du Garde-Meuble, draperies rouges à crépines d’or, faisceaux de drapeaux, oriflammes aux couleurs de toutes les nations, massifs de fleurs et de pilantes vertes, statues, etc,
- La lumière électrique jettera sur tout cela ses flots laiteux, et l’on n’épargnera pas les lampes ; la somme votée permettra de faire des orgies de lustres de toutes sortes.
- Sept cent mille francs., c’est un joli chiffre, et l’on peut faire bien les choses avec un tel crédit; mais rien n’est trop» beau pour les explosants; il faut qu’ils quittent Paris pour aller dire dans le monde entier que Paris est la merveille des merveilles !
- AVIS. — 'foutes les communications écrites ou orales que MM. les membres du congrès se proposent de faire devront être portées a la, connaissance de AT. Antony Roulliet, secrétaire du comité d’organisation, rue de Provence, 48, à Paris.
- PARTIE NON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- Bien que les grandes fêtes des 10 et 12 juillet ne soient pias données dans l’enceinte même de l’Exposition, nous ne piouvons les passer sous silence, puisque le bal et la fête sont offerts : le premier aux exposants, l’autre aux ouvriers qui ont participé aux travaux d’installation, de notre grande entreprise nationale.
- Le bal et la fête auront lieu à quarante-huit heures de distance au palais de l’Industrie, qu’on commence à aménager à cet effet.
- Terminer cet aménagement en quinze jours, au milieu de l’encombrement des statues du Salon, qui vient seulement de fermer. C’est un véritable tour de force !
- Quelques détails complémentaires.
- Le Jardin de Paris sera relié directement au palais de 1 industrie, et ceux qui craignent la danse et la chaleur pourront se tenir au frais sous ses délicieux ombrages pendant, une partie de la nuit.
- Chaque billet personnel coûtera dix francs.
- Les dix mille premiers souscripteurs inscrits auront le droit de recevoir chacun gratuitement un second billet destiné à une dame, femme ou fille du souscripteur.
- Tous les frais faits pour cette première fête ne seront pas perdus; car cette installation, une ; fois établie, servira pour les fêtes suivantes, les | distributions de récompenses, etc. j M. Alphand est à la tête de la commission i d’organisation; il est assisté de MM. Larroumet,
- : directeur des Beaux-Arts, et Sédille, chef du ser-| vice des installations, comme vice-présidents, j Sur la proposition de M. Alphand, MM. Berger | et Grisou, directeurs généraux de l’Exposition,
- I ont été nommés présidents d’honneur. Les secré-j taires seront choisis parmi les membres des dif-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- férents services et dans les commissions étrangères.
- On le voit, c’est bien là une fête, la grande fête de l’Exposition, et il convenait que nous en parlions ici.
- La fête donnée deux jours après, dans le même local, aux syndicats ouvriers, aura un cachet tout particulier, et nous en parlerons dès que le programme sera décidé.
- 11 était juste que les travailleurs qui, pendant plus de deux ans, ont forgé de leurs propres mains ce chef-d’œuvre unique qui est l’Exposition universelle, fussent à l’honneur et au plaisir après avoir été à la peine.
- ***
- Finissons par une lettre amusante que je reçois de Lyon :
- Monsieur le Rédacteur,
- Vous parliez, dans une de vos dernières chroniques, des différents sports auxquels donneraient naissance les idées de voyage à l'Exposition ; je vais les dépasser tous. Je vais venir au Champ de Mars à la nage, en passant par les différents canaux qui relient le Rhône à la Seine; il y a sur la route nombre'd’écluses, eh bien! je me ferai « écluser » s’il le faut.
- Je vous informerai de la date de mon départ et de celle de mon arrivée.
- Agréez, etc.
- Un de vos abonnés.
- du vieux lapidaire franc-comtois, un anabaptiste barbu polissant le strass avec des tours primitifs.
- Au milieu de la salle des groupes de plusieurs personnages. Ce sont ceux des Pyrénées et de l’Ariège, dans les costumes et les armements desquels il y a des traces visibles du passage des Sarrazins; celui de la Savoie, étrange parent, pour la forme, des Samoïèdes; celui de la Normandie, avec ses Cauchoises casquées de dentelles et ses costumes bizarres, et enfin l’étonnant groupe des Alpes-Maritimes, où l’on retrouve le type romain.
- Dans un coin, un pasteur landais, qu’habille la toison du mouton, est juché sur ses échasses.
- Que sais-je encore ?
- Ce que je viens d’énumérer est la part faite au « grévinisme » qui afflige actuellement les niasses. C’est la figure de cire habillée pour frapper les gros yeux du gros public.
- Les savants, les ethnographes ou même les simples curieux des choses du passé, se rabattront vite sur les vitrines qui contiennent des trésors et d’où ils tireront des enseignments précieux.
- C’est ainsi que l’attention des chercheurs s’est portée, depuis quelques années à peine, sur des objets en métal vil, mais maléàble et de fonte facile, en plomb, que le populaire des XIVe,XVe et XVIe siècles portait en abondance. C’étaient des amulettes, des « plombs de pèlerinage » ou de simples ornements, bijoux des pauvres.
- On n’a aucune idée de la quantité de ces objets que l’on trouve depuis que l’attention des savants est portée de ce côté.
- C’est surtout dans le lit des cours d’eau qu’on en a découvert le p 'us grand nombre. Aussitôt des collections se sont formées et, pour la première fois, les voici réunies au Trocadéro. C’est tout un petit événement dans le monde des savants et des curieux.
- Je dois citer les petits plombs trouvés dans la Meuse par M. Dony, dans la Saône par M.Ré-camier, dans la Loire par M. l’abbé Berger, et dans la Seine, à Rouen, par M. Fardent.
- Je dois confesser ici tout l’étonnement que j’ai éprouvé en voyant dans cette dernière collection une grande quantité d’emblèmes phalliques, à faire concurrence au fameux musée de Naples. Renseignements demandés, j’ai appris, toujours avec étonnement, que, de même que les dames romaines, les dames normandes — et ce jusqu’au présent siècle — portaient des bijoux de cette nature. C’est curieux tout de même : ces extrêmes qui se touchent. O sagesse des nations !
- Les objets exposés sont innombrables et les renseignements qu’ils donnent sont sans bornes. Je ne vais pas m’y engager. Je n’en sortirais plus. Et, ce que j’ai peur de passer pour un savant... Non ! vous ne sauriez le croire?...
- Les savants — pas moi — les savants et les archéologues ont cherché quels usages, quelles coutumes, quelles pratiques des époques de pierre polie ont pu se perpétuer jusqu’à notre époque de tribune et de presse... pas polies du tout.
- Et ils ont trouvé ! Le pays des rudes sangliers leur a fourni, suivant le cliché courant, une ample moisson de découvertes.
- Il parait que, il y a vingt ans encore, les bûcherons des Ardennes décortiquaient les chênes (pour la récolte du tan) avec des lames de silex emmanchées sur des tibias de cheval. C’est bien là un outil préhistorique,perpétué jusqu’à l’époque de la tour Eiffel.
- Dans les mêmes Ardennes, les huttes des bûcherons et des charbonniers représentent exactement les habitations lacus tres et celles de l’épo-
- Après celle-là, il n’y a plus qu’à tirer l’échelle.
- LE MUSEE ETHNOGRAPHIQUE
- AU TROCADÉUO
- Mon très aimable ami et confrère Landrin, conservateur du musée ethnographique du Trocadéro, a bien voulu entre-bâiller pour moi les portes de la grande salle où l’on peut revoir les costumes et les choses de notre vieille France d’avant 1789.
- Se doutent-ils, les jeunes gens arrivés à la vie au temps où nous sommes et qu’étonnent les costumes des Arabes, des Chinois, des Malgaches, des Roumains et autres, que les costumes de leurs aïeux, de leurs grands-pères, ne le cédaient en rien, par l’éclat de la couleur et l’extravagance de la coupe, à ceux des spécimens qui les frappent d’étonnement à l’Esplanade des Invalides.
- A ceux qui seraient tentés de me prendre pour un simple fumiste lorsque je dis ces choses sérieuses, ie conseille d’aller visiter, dès qu’elle sera ouverte, la grande salle composée sous la direction de mon ami Landrm. Ils y verront comment s’habillaient les ancêtres de M. Gonstans ou de M. Boulanger, de M. de de Cassagnac ou de M. 'Bouvier, de M. Chesne-long ou de M. Clovis Hugues, à une époque ou l’on n’était pas divisé en groupes politiques qui ne riment à rien... peut-être parce qu’ils riment tous ensemble, se terminant invariablement par « isme ».
- Dans une salle immense, se trouvent tout d’abord trois édicules ouverts, dans lesquels on a logé des scènes d’intérieurs auxquelles rien ne manque. Une scène de la vieille Bourgogne, avec tous les personnages qui affluaient au logis au moment des vendanges ; une scène de l’antique et primitive Auvergne, et une scène de la tenace Bretagne, où le costume national se défend encore.
- A côtAde ces grandes scènes, dans lesquelles les vieux costumes sont d’une parfaite exactitude et où ne manque aucun des meubles et des accessoires des intérieurs du temps passé, on en voit de plus petites : comme celle de l’élégante Provence où fleurit l’Arlésienne et celle
- que de la pierre polie, que M. Charles Garnier n’a eu qu’à copier.
- On voit aussi dans ces curieuses vitrines des vases en terre du xive siècle qui ressemblent aux vases de la plus haute antiquité et dont on fait encore des spécimens en Normandie.
- On y admire de vieux bois sculptés d’Auvergne etd ailleurs : peignes, plioirs de dentelles ou porte-lampes; et l’on ne peut se garder de surprise en voyant l’analogie des ornements de ces jolis objets avec l’ornementation arabe.
- Mais je m’arrête net. Sans quoi je vous enfilerais dans des théories dont nous aurions quelque peine à nous tirer.
- J aime mieux vous tirer... ma révérence.
- Ch. L.
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- Pour répondre au désir de nos lecteurs et leur faciliter /’examen des objets les plus remarquables exposés dans les différentes classes, nous ferons paraître dans l’édition quotidienne et dans noire édition hebdomadaire du Bulletin officiel une: série d’articles.
- Ce compte rendu fidèle permettra à nos lecteurs de suivre ainsi tous les propres qui ont été réalisés dans les diverses industries.
- Nous nous sommes assuré, pour l’édition quotidienne et pour l’édition hebdomadaire, des collaborateurs qui vont nous donner une série d’articles sur le Palais des Machines.
- Les Entrées à l’Exposition
- Le chiffre des entrées payantes s'est élevé, hier mardi, à 95,345.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la même
- journée :_
- lre plate-forme ,..... U. 215
- 2e — .......... 7.522
- 3e — .......... 3.642
- En tout............. 22.379
- Syndicats ouvriers de Marseille
- Mardi matin, à onze heures, la délégation des chambres syndicales ouvrières de Marseile est arrivée à Paris.
- Elle a été reçue à la gare de Lyon par les membres de la commission de réception des délégations ouvrières représentant la Bourse du travail.
- Un Livre intéressant
- Le comité directeur de la société de l’Union centrale des arts décoratifs, présidé par M. Antonin Proust, a décidé qu’à l’occasion de l’Exposition un volume serait publié sous le titre suivant : les Industries d’art à l’Exposition universelle de 1889.
- C'est M. Victor Champier, rédacteur en chef de la Revue des Arts décoratifs, dont on connaît la haute compétence, qui a été chargé de la rédaction de ce volume.
- Renseignements commerciaux
- M. Henrique, commissaire général de la section coloniale, vient d’inaugurer, dans un pavillon situé derrière le palais des Colonies, un service de renseignements commerciaux dont le but est de favoriser le développement des transactions entre les colonies et la métropole.
- Dans le même pavillon est ouvert un salon où tous les journaux étrangers seront mis gratuitement à la disposition du public.
- Lu tigre à l’Exposition
- Le Bien-Hoa, transport de l’Etat, arrivé avant-hier, à Toulon, revenant du Tonkin, rapporte un tigre provenant de Saigon. Ce tigre figurera à l’Exposition dans le pavillon saïgonnais.
- S’iroguiers sénégalais
- On a déjà remarqué les pirogues qui se trouvent
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- dans le bassin minuscule devant le palais des Colonies.
- Ces pirogues vont être utilisées : dix-huit piroguiers du Sénégal- ont débarqué hier à Saint-Nazaire ; arrivant directement de Saint-Louis par l’aviso le Dakar.
- Ces hommes noirs viennent pour figurer à l’Exposition.
- Espérons que, grâce à ces canotiers exotiques, nous aurons sur la Seine des régates inédites à Paris.
- Le fiacre 052
- Au cours de sa promenade à travers les galeries d’Autriche-Hongrie, M. Carnot s’est fait présenter notre confrère de Y Extra Blalt, M. Jules Lœvy, et le cocher du « G52 », par qui celui-ci a été amené de Vienne à .Paris.
- M. Carnot a paru s’intéresser beaucoup aux péripéties du voyage de notre confrère et de son au-tomédon.
- Hier, à onze heures du matin, M. Lœvy et son fidèle cocher, ainsi que leur équipage, ont été photographiés dans la cour qui précède les pavillons de l’administration et du Bulletin officiel.
- Les deux voyageurs et leurs chevaux paraissent absolument remis de leur long voyage et sont dès maintenant en état de reprendre le chemin de Vienne.
- Le petit chemin de fer
- Hier matin a eu lieu la réception, par la commission spéciale, de la ligne conduisant du Champ de Mars à la galerie des Machines.
- MM. Charton et Lion, ingénieurs de l’Exposition, M. Mayer, ingénieur des ponts et chaussées, un ingénieur de la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest, les concessionnaires et un officier de paix assistaient à cette inauguration.
- M. Berger est venu jeter le coup d’œil du maître au retour du train.
- La ligne doit être mise en service dès ce matin.
- La statue de « la Liberté éclairant le Monde »
- Jeudi 4 juillet prochain, aura lieu, à la pointe de file des Cygnes, l’inauguration de la réduction de la statue de la Liberté éclairant le Monde qui, comme on le sait, est offerte par un comité américain à la France.
- Quatre bateaux pavoisés et sur chacun desquels sera installée une musique partiront du môle de Grenelle pour aller à l’Hôtel de Ville chercher les invités à la cérémonie d’inauguration.
- Le même soir aura lieu une grande fête de nuit dans les jardins de l’Exposition. Nous donnerons les détails de cette fête dans notre prochain numéro.
- Les Bals
- Comme nous l’avons déjà annoncé, Usera donné, le mercrëdi 10 juillet prochain, un grand bal au palais de l’Industrie, offert par les exposants au gouvernement et à la municipalité de Paris.
- Pour le public, le prix d’entrée a été fixé à 10 francs.
- Les 10,000 premiers billets pris donnent droit à une entrée pour une dame.
- Le samedi 13, autre bal dans le même endroit, mais celui-là offert aux ouvriers de l’Exposition et aux syndicats ouvriers.
- Fausse alerte
- Un commencement d’incendie, occasionné par une flammèche tombée d’une des petites locomotives du chemin de fer Decauville, s’est déclaré hier vers quatre heures et demie de l’après-midi, à l’entrée est du tunnel de l’Alma.
- Le feu avait pris dans un tas de copeaux et de papier adossé aux boiseries qui retiennent les terres.
- On s’en est aperçu de suite et, avec deux seaux .Peau, on s’est rendu maître du feu.
- C’est heureux, car, sans la promptitude avec laquelle on a agi, le tunnel, étant tout en bois, brûlait.
- Les musiques au Champ de Mars
- Ce soir mercredi, de huit heures et demie à dix heures et demie, la société musicale la Commerciale du IVe arrondissement se fera entendre au kiosque no 4 (jardin haut, côté Suffren).
- Demain jeudi, aux mêmes heures, kiosque no 1 (jardin bas, côté La Bourdonnais), la fanfare la Sirène.
- Au kiosque n° 4, Y Harmonie de LevaMois-Perret.
- Au palais du Trocadéro
- Demain jeudi, à deux heures et demie très précises, deuxième grand concert d’orgue avec orchestre, donné par M. Alexandre Guilmant, organiste de la Trinité et de la société des concerts du Conservatoire.
- MM. Auguez, Baldoni, Franck, Robert, Mmes Bloch, Borrel, Hardel-Viallon, Laudoux, Spencer-Oweri, Taxy, T. de S... et Mlles Fanny Lépine et Landi prêteront leur concours pour cette matinée.
- L’orchestre sera dirigé par M. Ed. Colonne et le piano par M. F. de la Tombelle.
- L’Exposition chevaline
- L’exposition internationale des chevaux et généralement de tous les animaux reproducteurs va s’ouvrir prochainement au Cours la Reine.
- Cette exposition est considérée comme une annexe de f Exposition universelle et cependant il paraîtrait qu’un prix d’entrée spécial et en espèces serait exigé.
- Nous croyons — et nous sommes d’aecord avec un de nos lecteurs qui nous écrit à ce sujet — qu’il n’y a d’absolument équitable et logique que les tickets ordinaires donnant accès à cette exposition particulière.
- Que l’on fixe le droit d’entrée à deux ou plusieurs tickets, nous n’y. contredisons pas, mais le même mode de perception doit être adopté pour tout ce qui n'est pas une entreprise particulière dans l’Exposition universelle et ses annexes.
- Que l’on n’oublie pas d’ailleurs que trente millions de tickets sont aux mains du public.
- Congrès de l’Exposition
- Le vendredi 28 juin, à 10 heures du matin, séance d’ouverture du Congrès International de la boulangerie, au Palais du Trocadéro.
- Statistique funèbre
- On connaît aujourd’hui le nombre exact des ouvriers qui sont morts au Champ de Mars au cours des travaux de l’Exposition.
- Il y en a eu vingt-quatre.
- Presque tous ont succombé à des fractures résultant des chutes.
- Neuf ouvriers sont morts de maladie, mais il n’y a pas lieu d’imputer leur décès à l’Exposition.
- Pendant les deux ans et demi qu’a duré la période des travaux, le service médical a traité 6,345 blessés ou malades.
- Les maladies les plus fréquentes ont été les bronchites et les angines.
- Parmi les affections chirurgicales, on a compté 300 entorses, 260 plaies aux yeux résultant des projections de bavures de fer, 114 brûlures, une cinquantaine de doigts coupés, etc.
- Le deuxième congrès international des stations agronomiques et des laboratoires agricoles s’ouvre demain 27 juin, à dix heures du matin, dansle local de la Société centrale d’horticulture, 84, rue de Grenelle.
- Les adhérents au congrès et les agronomes qui désirent prendre part aux travaux du congrès peuvent, dès à présent, retirer leur carte d’admission au siège de la Société nationale d’encouragement à l’agriculture, 5, avenue de l’Opéra.
- La session du congrès durera du 27 au 29 juin inclus.
- Les jours et heures des excursions et visites aux établissements scientifiques seront indiqués à la séance du 27 juin.
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- UNE PREMIÈRE A LA lil K III CAIRE
- La rue du Caire ! 11 semble qu’on ouvre une page des « Mille et une nuits », lorsque ces mots frappent les oreilles, et que des aimées dansent dans la cervelle du pauvre Parisien. Des Aimées ? n’est-ce pas le commencement du paradis de Mahomet sur cette terre ?
- Le roi David ayant dansé devant l’arche, la danse est restée en honneur chez les peuples d’Orient, dont les croyances dérivent plus ou moins de la religion d’Israël, et la danse est de toutes leurs fêtes, de toutes leurs cérémonies.
- Les aimées d’Egypte sont fort en renom. De mœurs légères, elles jouissent néanmoins d’une certaine considération, comme jadis les hétaïres à Athènes. Elles sont la joie des femmes des harems, qui les font appeler pour les distraire et aussi pour leur donner des leçons... de maintien, si je puis dire ainsi.
- Un certain Mustapha a eu l’idée d’amener deux aimées à Paris, et de les donner à voir sous une grande tente bariolée à la turque.
- Le succès a été tel que M. le baron Delort de Gléon a dû faire venir toute une troupe des bords du Nil, après avoir construit un second petit théâtre à l’autre bout de la rue du Caire, vers la Seine. Sans doute pour donner aux Parisiens la faculté de brûler le plaisir par les deux bouts.
- M. le commissaire général de la section égyptienne a invité la Presse à l’occasion de l’arrivée des nouvelles aimées, et la Presse s’est empressée de répondre à son appel.
- Il nous a d’abord conduits à l’ancienne tente, où les deux aimées connues se sont mises dans leurs plus beaux atours en notre honneur, et ont dansé de leur mieux.
- Si vous me demandiez de vous décrire les évolutions ombilicales de ces curieuses bayadères, vous me mettriez en grand embarras. Il y aurait bien un moyen. Ce serait de vous le décrire dans cette langue morte qui permet de tout dire. Mais il n’y a qu’un malheur à cela.. . je ne sais plus assez de latin pour braver l’honnêteté de vos chastes oreilles, cher lecteur.
- Je glisserai donc, comme les aimées sur le tapis sur lequel elles dansent, imitant l’une d’elles dont les hanches et le ventre sont en pleine révolution, pendant que sa tête suit un mouvement si régulier et si mesuré, qu’une bouteille pleine d’eau y reste debout sans se renverser.
- Comme le symbole est partout dans les choses de l’Orient, il est dans cette danse de la bouteille, bien simple, et d’un sage : < Agitez votre corps, faites-lui rompre les lois de l’équilibre et de la stabilité, mais que la tête reste droite, solide, indépendante de ce corps fragile et volage. En un mot : Reste toujours maître de ta tête, même dans le plaisir : « homme ».
- Si un grand penseur arabe n’a pas dit cela... il aurait pu le dire.
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- Les aimées arrivent à secouer leurs seins comme de simples préjugés. Cette mobilité pectorale est étrange et rappelle la faculté qu’ont beaucoup de quadrupèdes de remuer la peau dans l’immobilité du corps, afin de chasser les mouches importunes.
- Quant au derviche tourneur, il ne donne, quoique dansant fort bien, qu’une vague idée des représentations chorégraphiques de cette singulière corporation religieuse. Là-bas, en Orient, les derviches tourneurs dansent en nombre, imitant le mouvement sidéral, en ce sens que chacun tourne sur lui-même en tournant autour d’un autre. Dans cet exercice, il
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- PALAIS DU TROGADÉRO
- SALLE DES FÊTES
- 12* ANNÉE
- tient la paume de la main droite tournée vers le ciel pour en solliciter les bienfaits, et la paume de la main gauche tournée vers le sol afin d’éviter qu’il y tombe du mal.
- Le soli de tournoiement exécuté par ce derviche solitaire ne saurait donner l’idée des beaux et solennels exercices d’ensemble que l’on voit dans les couvents des tourneurs, où le personnel se compose de vieux frères et de jeunes séminaristes.
- Les nouvelles aimées de la rue du Caire sont jeunes et sveltes. Comparées à la première venue, elles ont la jeunesse en plus et du talent en moins : car c’est un talent comme un autre que de secouer ses muscles pectoraux ou abdominaux comme on secoue un prunier, sans que la tête bouge et sans que les pieds cessent de glisser sur le sol. Que les philosophes essayent !
- On nous a exhibé un singe savant très drôle... si savant même qu’il entrerait certainement à l’Institut, si ces ancêtres perpétués poussaient leur passion de l’imitation jusqu’à se réunir sous une coupole pour avoir l’air de singes sérieux. Ce singe a eu quelques attitudes qui l’ont fait applaudir ; mais a-t-il seulement compris ce que signifiaient les battements de mains de ses grands frères ?
- L’exercice du charmeur de serpents a raté. La naja (serpent à sonnettes), n’ayant pas voulu gonfler ses joues et faire sonner les écailles de sa tête démesurément grossie. Le charmeur y a perdu ses efforts, et la naja a été réintégrée dans son sac, après avoir marqué à son charmeur que notre froid climat manquait de charme pour un squameux habitué aux chaleurs torrides du Sahara.
- Nous avons aussi vu deux nègres de Cordofan, exécutant une danse guerrière assez intéressante, avec accompagnement de ceintures-castagnettes. Ces ceintures sont composées de centaines de sabots de chèvres desséchés et sonores, qu’un trémoussement continuel fait résonner.
- Enfin deux Syriens, deux Druses si vous aimez mieux, ont exécuté une très belle scène de duel, moitié danse, moitié escrime. Ce sont d’habiles hommes et nous les avons ehaudement applaudis. Leur escrime est faite d’audace... et d’ruse.
- Pardon !.. Ça m’a-t’échappé !
- Voir à la Section Anglaise
- Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
- s’enfilant toutes seules, fabriquées par
- \v BARTUEET ET SONS
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- LES BEAUX-ARTS
- A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ITALIE
- (Suite)
- Fleur des Alpes est la personnification d’une fleurette qui pousse sur les montagnes aimées du peintre.
- L’idée, originale, est d’une exécution qui sent son archaïsme : on voit une jeune femme vêtue d’une robe au ton chamois comme les pétales de la fleur; elle porte un enfant qui tient dans la main une pomme rouge comme les étamines. Le dessin est remarquable et la figure de lanière est pleine d’un sentiment de tendresse très vrai.
- Les autres tableaux représentent des scènes rustiques (154-156) : Vaches à l’abreuvoir, brebis, chevaux. Je note en finissant deux esquisses au crayon noir, représentant lune des moutons, l’autre des vaches à l’attache. _
- Elles sont exécutées avec une vigueur in-constestable, mais sont si sombres qu’il est
- 2"E GRAND CONCERT
- D’ORGUE AVEC ORCHESTRE
- DONNÉ PAR
- M. Alexandre G-UILMAISTT
- Organiste de la Trinité et de la Société des Concerts du Conservatoire
- EE JEUDI 27 JUIN 188», A 2 HEURES 12 TRÈS PRÉCISES
- PBei-m mi
- 1. 1er Morceau de la P'e Sonate. Th. Salomé
- M. Alex. Guilmant
- 2. Sinfonia de la 146Q Cantate. J..S. Bach
- (Concerto en rê mineur.) (1685-1750)
- M. A. Guilmant et l’Orchestre.
- 3. Air de la Création (n° 3).. J. Haydn.
- Mlle Fanny Lépine (1733-1809)
- 4. Marche-Fantaisie sur deux
- Chants d’église, pour Harpes, Orgue et Orchestre... A. Guilmant Mmes Bloch, Borrel, Hardel-Yiallon, Lau-doux, Spencer-Owen, Taxy, T. de S. ; MM. Baldoni, Franck, Robert, A. Guilmant.
- 5. a. Jésus de Nazareth, Mé-
- lodie .................. Ch. Gounod
- b. L’Angélus, Mélodie bretonne, harmonisée par AL Aüguez, de l’Opéra.. boiimault-bwcbru
- 6. 7e Concerto en Si bémol..... G.-F. EIændel
- I. AndatUe (Passacaille.) — II. Largo (1685-1759)
- e Piano. — III. Bourrée
- M. A. Guilmant et l’Orchestre.
- 7. Prière du Soir(Op. 27).......... Tschaikowsky
- MIle Landi.
- 8. a. Méditation............... Ch. Lefebvre
- b. Marche Antique religieuse G. Canoby
- M. A. Guilmant et l’Orchestre.
- 9. Duo de Judas Macchabée (11066) G.-F. Hændel
- Mlles Lépine et Landi '
- 10. a. 15e Sonate (avec cadence Mozart
- improvisée)......................... 1756-1791)
- b. Largo pour Harpes, Orchestre et Orgue.. /........ G.-F. Hændel
- 11. Fugue en Sol mineur (IVUiv.) J.-S. Bach
- L’Orcïiestre sera dirigé par M. Ed. COLONNE On est instamment prié de ne pas entrer ou sortir pendant l’exécution des morceaux Le Piano sera tenu par M. F. de la TOMBELLE
- Grand Orgue de la Maison A. CAVAILLÉ-COLL. — Piano de la Maison ÉRARD
- difficile de se figurer qu’elles représentent un effet de jour, quoiqu’on l’assure.
- FTlippo Carcano est aussi un artiste milanais. Il est arrivé à produire une assez grande impression avec sa vue de la Plaine lombarde prise d’Inzago (32). L’horizon fuit bien, mais le ciel est nul et l’ensemble par suite est froid et terne. Il y a de l’air également dans le Lac d’Isco, mais le ciel, gris et sans chaleur, se reflète dans une eau sans transparence.
- Parmi les autres peintres de paysage, aucun n’a représenté cette nature éblouissante de soleil sous un ciel d’un bleu intense, qui nous semble caractériser l’Italie. Rossano par exception, a fait un assez bon tableau avec une vue prise aux environs de Naples (147) : il y a là de l’air et de la lumière ; maheureusement le sujet « napolitain » que promet le catalogue est une grand’route bordée d’un talus, avec un casseur de pierres au premier plan et une voiture qui disparaît au loin. Sans le soleil vraiment méridional, on pourrait se croire partout ailleurs : aux environs de Soissens (143), par exemple, ou sur ces bords de l’Oise (144), dont le peintre a fait de si jolies études au pastel. C’est là vraiment son triomphe que ces ^ trois petits paysages placés l’un au-dessus de 1 autre à gauche du panneau de Boldini : la perspective en est si juste, les sons si fins et si vrais, le sentiment de l’air ambiant si naturellement obtenu, que l’oeil s’y délasse avec délice.
- André Saglio.
- (A suivre)
- CORRESPONDANCE
- Nous avons reçu la lettre suivante :
- Monsieur,
- J’ai entendu dire qu’il y a un service médical organisé à l’Exposition universelle? Où faut-il aller pour trouver un médecin ?
- Samedi dernier, dans l’après-midi, un ouvrier belge a. eu un bras pris dans un engrenage dans la galerie des Machines. Ce malheureux poussait des cris affreux : « Conduisez-moi vite à un médecin », demandait-il, et pendant ce temps on courait à là recherche d’une civière et d’un médecin. Ne pourrait-on pas, à l’entrée de chaque classe et principalement à certains endroits dans la galerie des Machines, placer des tableaux-indicateurs des emplacements des postes de secours? Ne serait-il pas possible, en cas d’urgence, de prévenir ces postes médicaux par téléphone? Il y a là une question urgente d’humanité qui s’impose.
- Agréez, etc.
- Un Abonné.
- LAiiB OURSE
- Le marché est excessivement faible. On se préocoupe de l’affaire suisse. Il ne convient pas de s’étendre sur ce sujet, mais on peut dire que la Bourse exagère les dangers de la situation. 11 y a d’ailleurs une autre cause à la baisse. C’est l’exagération de la hausse qui s’est produite depuis un an. Aujourd'hui, on liquide sauf à racheter plus tard, quand les cours auront subi un tassement.
- Le 3 0/0 est à 84 70. Il peut encore baisser sans que lé crédit de la France soit compromis. Les fonds étrangers baissent encore plus rapidement.
- Quant aux valeurs, elles sont complètement délaissées.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
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- ABAT-JOUR
- DegalTct et Cie Succrs, (ancienne maison Grimal), 28, rue Albouy, Paris. — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
- AMEUBLEMENT
- A. Vaillant, 10, rue Meslay, Paris. — Fabrique de meubles de luxe; Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité de cache-pots, jardinières, tables à ouvrages et à jeux, bureaux de dames et liseuses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
- Uilgert, 20, passage Tocanier. Paris — Fabricant de chiffonniers et tables de nuit chiffonniers en tous genres.
- Ch. Galvani, faubourgSaint-Antoine, 187, et rue d’Avron, 28. — Grande fabrique de lits et chambres à coucher en tous styles. Envoi franco du catalogue.
- G. llerrmann, 9, rue St-Ambroise et 7, cité d’Angoulême, Paris.—Ameublements complets de tous genres. Ebénis-terie et tapisserie. Meubles anciens, sièges et tables de tous styles pour salles à manger. Chambres à coucher, salons, bibliothèques et bureaux.
- Quarré, 148, r. d’Aboukir, (us. r. de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de style pour meubles, de décoration pour cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voilure, marque : Au Lion.
- ARMES & ARMURES
- U. Gutperle, 12, boulevard Magenta, Paris. — Armes, armures, panoplies et trophées. Cuirasses sécrétés garantissant de l’arme blanche" et de la balle de revolver. Bijoux, armes et armures pour théâtres.
- ARTICLES POUR FUMEURS
- Quentin et €ie, 22, r. de Bondy, Paris. _ pipes Gambier. Papiers Riz La * et Goudron La *.
- BALANCES & BASCULES
- L. Paupier * constructrmécanicien, rue Saint-Maur, 84, Balances, Bascules, Petits chemins de fer, Matériel roulant, (voir classe 49, Hangar 1, n°l). Voir Esplanade des Invalides, classes 49et 74. Agriculture.
- BATTEURS D’OR
- X. Jacqïiesson, 7, rue Chariot, Paris. — Fabrique d’or, d’argent et de platine en feuilles, en poudre et en coquille. — Exposant, classe 41, groupe V. — Téléphone.
- BÉBÉS, JOUETS, JEUX
- J. Stesner, fabricant du bébé mécanique vivant, du bébé incassable, parlant et ordinaire (dit le petit parisien), 22 brevets. — Demander marque Steiner.
- BIJOUTERIE, JOAILLERIE
- Plichon et 0,10, rue du Parc-Boyal, Paris.— Fabricants de doublé or, or sur argent.
- Ancienne maison Lefebvre et fils, fondée en 1843. Lefebvre fils aîné successeur. 106. rue de Rivoli. Ateliers, 3 rue des Halles, — Corbeilles de mariage bijoux riches, pierres fines de premier choix.Fab. spéciale de bijoux, orfèvrerie et objets d’art de style or et argent, ciselure, émaux, modèles spéciaux déposés. Médaille argent, Paris, 1884. Exposant classe 37.
- Lambert -Vorinus, 3 boul. St-
- Denis. — Bijouterie-joaillerie. Fabrique de Pendules.
- Lambert Lévy fabricant, 31 et 33, boulevard St-Martin. Maison fondée en 1829.— Joaillerie, bijouterie, horlogerie, bronzes. — Vente en détail au prix du gros.
- BILLARDS (et Accessoires de)
- Iliolle, Marillier et Gie fabricants de queues de Billards. Procédé mobile à vis, breveté s. g. d.g. — 45, boulevard St-Martin, Paris.
- BOUTONS
- G. Bagrlot, [no] 168-170, rue St-Denis, à Paris. — Exposant classe 35. Boulons Livrée, Administrations, Uniformes pour tous pays.
- BRETELLES
- !. Guyot, inventeur l wiii fabricant spè-iiifîEïïlLtSi-iïOiBtipijES) ciiildes Bretelles hy-VtmteeaS^JOy V^<înes, 13 rue Bé-ranger, Pans.— usage agréable, solidité, bon goût, bon marché. Se trouvent dans les principales maisons.
- BREVETS D’INVENTION
- E. Wattier, ingénieur-architecte, 5, rue Mazagran (porte Saint-Denis) et 33, av. de la Bourdonnais (Exposition). — Représentation aux expositions, brevets d’invention, dépôts, marques, dessins, modèles, France et étranger.
- BRONZES D’A AT
- E. Pinédo, [ncl C. * * * * Exposant, classe 25. — Groupes, Statuettes, Encriers, etc., 40, boulevard du Temple.
- BRONZE IMITATION
- Coupier fils et Drouart, rue Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets d’art. Editions d’Œuvres du Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis XVI. — Exposant classe 25, groupe n° 3.
- BRONZES POUR EGLISES
- Thiery-Figaret successeur de T,. Fi-garet, 2, rue Breguet et 24, rue St-Sabin, Paris. — Manufacture de bronzes pour églises. Marque L. F. Paris. — Exposant, classe .,.
- CAFETIÈRES ET CUISINES MILITAIRES
- L. MALEA7, 10, rue Oberkampf, Paris. — Fournisseur de l’armée et de la marine.
- Classe 66, groupe II. — Guerre.
- » 41, » V. — Métaux.
- » 27, » III. — Chauffage.
- CORSETS
- A. Briot,Trouillet et Lambert Srs,
- 13, rue Etienne-Marcel et 133, rue Saint-Denis, Paris. — Manufacture'de Corsets, Commission, Exportation. Marque déposée: A la Bernois elle.
- COURROIES
- J. Levy jeune, 47, avenue Parmentier, Paris. — Courroie Gandy coton.
- COULEURS FINES
- Chevillet, A. Grenier successeur, 31, rue Vieille-du-Temple, Paris. — Fabrique de couleurs fines pour artistes. Exposant classe 10, groupe II.
- L. Piainclnimp, maison fondée en 1798, boul. de Strasbourg, 35, Paris. — Couleurs et vernis pour bâtiments, voitures et industrie, décors et tableaux.
- OUVRAGES DE DAMES
- M,ue Cachet, 3, rue d’Aboukir, Paris. — Tapisseries de tous styles, broderies, armoiries, travaux montés, spécial, drap perforé à ia machine et à la main, perforation à façon.
- ENSEIGNES
- Lcboeul, 40, boulv. Bonne-Nouvelle, Tableaux-médaillers sur fonds de velours, pour les exposants, reproduction de toutes les récompenses.
- EVENTAILS
- E. Buissot, 46, rue des Peiites-Ecu-ries, Paris.— Fabrique d’éventails pour la France et l’exportation, corbeilles de mariages, éventails anciens, réparations de tous éventails.
- FONDEUR-LAMINEUR
- E. Losivol. ingénieur, 16, rue Folie-Méricourt. — Ponte et laminage de tous métaux : nickel, maillechort, cuivres rouge, demi-rouge, laiton. — Téléphone.
- LITS ARTICULES
- A. IMcot (a) 1878. — Lits-Canapés articulés pour tous usages.
- Avenue Parmentier, 6.
- GANTERIE
- Alarcault, 8, boulevard Bonne-Nouvelle, Paris. — (Classe 35), Chevreau et Suède, marque L. S Gants Tan-Russe, b. s. g. d. g.
- GRAINES & PLANTES
- Maison Loisk-Chauvière, fondée en 1845, Dupanloup et Cie, successeurs, 14, quai de la Mégisserie, Paris. (Exposants).
- HOUBLONS
- Edouard Ber net, 17, rue de GFry, Paris; succursale, 52, faub. Stanislas, Nancy. — Houblons de toutes provenances. — Méd. etdipl. d’honneur. Exposant cl. 44, gr. V.
- MEULES EN GRES
- Roycourl. — Meules pour toutes industries, 90, rue Folie-Méricourt.
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- Foucault, 9, rue des Tmis-Bornes, Paris. — Presses et marques à feu, Pinces à plomber. Alphabets et chiffres acier fondu, Marquas de fabrique.
- MANCHES DE PARAPLUIES
- Ancienne maison G. Lamofswe et Tardy, V. ülargnin et Cie, successeurs, anc. 80, rue de Bondy, actuellement 95 et 97, boulevard de Port-Royal. — Téléphone.
- MOSAÏQUE
- .L I). Facehina, ^ * 47, rue Car-dmet, Paris, exposant cl. 20, gr. III, mosaïques en émaux pour décoration murale et Hallages en marbré. Maison fondée en 1852. Voir tableaux exposés : Débarquem ent et Banquet de Cléopâtre.
- ORGUES
- Alexandre père et fils, rue de Richelieu, 106, Paris. — Orgues. — Exposant, groupe II, classe 13.
- OBJECTIFS ET INSTRUMENTS
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- Dumilàtre et Fauberl, Faubourg-du-Temple, 22, Paris. — Fabrique d’or et de Platine eu feuilles, en poudre et en coquilles. — Exposant, groupe V, classe 4L
- OUATA3ES
- Mariupoy, 10 rue Paul - Lelong, Paris. — Tissus ouatés, mousselinés, brevetés, pour doublures de vêlements et jupons. — Usine à force motrice, 26 et 28. rue de la Pointe-dTvry.
- PARFUMERIE
- E. Bronchaiii. Fabrique, 8, rue de l’Avenir, à Asnières. —-Reine des neiges, Poudre de riz à base de glycérine, la boite l l'r. 75, la demi-boite 1 fr. 25. Eden Powder, invisible et adhérente, la boite 0.90. Franco contre mandat ou timbres.
- PASSEMENTERIE D’AMEUBLEMENT
- Camille Weber (veuve et fils), 15, rue Poissonnière, Paris. — Spécialité pour ameublement. Articles de style et de fantaisie. — Médaille d’or, Paris 1878.
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- «L-E. flurup, (successeur de P. Leullier et(le), 15, rue Vieille-du-Temple, Paris.—Fabrique de plumeaux en tous genres, autruche, dinde, coq, fantaisie. Marque de fabrique déposée, Récompense à l’Exposition universelle de 1878. Exposant classe 29.
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- Paris. — Rouen. — I.e navre. — s ecainp.— St-Valcry.— Mieppe.— B.e Treport.— Arque». — Forses-les-Blaux. — Gisons. — Paris.
- *® ITINÉRAIRE — 60fr‘))“45fr'’)
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- SOMMAIRE. — Les régates internationales de Paris. — Partie officielle : Décret. — Partie non officielle : Ordre des travaux des jurys. — Chronique. — Les Jurys. — Promenades dans les sections. — Échos. — Surveillance de l’alimentation à l’Exoosition. — L’Exposition et les chemins de fer. — Les courses de taureaux de la rue de la Fédération. — Pétition. — Le roi Dinah Salifou. — Les Beaux-Arts à l’Exposition universelle de 1889 (Italie) (suite). — Concert au palais des Arts Libéraux. — La Bourse. — Annonces et réclames.
- LES RÉGATES INTERNATIONALES
- PARIS
- Dimanche dernier ont eu lieu, entre le pont d’Iéna et le pont de la Concorde, les régates à l’aviron organisée; par les sociétés nautiques parisiennes. Le succès a été considérable. Une foule énorme stationnait sur les berges de la Seine, le long des quais et sur les ponts.
- La fête était présidée par M. Poubelle, préfet de la Seine, président d’honneur des régates, accompagné de M. Caubet, chef de la police municipale. Ils ont pris place dans la tribune officielle, où se trouvaient déjà plusieurs membres du Conseil municipal — parmi lesquels nous avons reconnu MM. Lyon-Alemand et Charvet — et les notabilités du Rowing. Remarqué aussi : M. le contre-amiral Lagé, président du conseil maritime du Yacht-Club de France, et plusieurs membres du Yacht-Club ; MM. Godard, directeur de l’Ecole Monge, et P. de Coubertin, membres du comité pour la propagation des exercices physiques dans l’éducation, etc., etc.
- Le nombreux public qui assistait aux régates a paru s’intéresser vivement aux péripéties des courses.
- LES RÉGATES DU 23 JUIN AU QUAI DE BILLY
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 2
- PARTIE OFFICIELLE
- Le président de la République française,
- Yiile décret du 8 novembre 1884 :
- Yu la loi du 6 juillet 1886 ;
- Vu le décret du 28 juillet 1886 ;
- Yu le décret du. 27 mars 1889, réglant l’organisation du jury international des récompen-SGS *
- Vu l’article 22 dudit décret, portant qu’un jury spécial composé de 32 membres sera tonne pour l’exposition d’économie sociale ;
- Sur la présentation du president du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universe lie de 1889,
- Décrète :
- Art. 1er. — Est nomme membre titulaire du jury des récompenses pour l’exposition d’économie sociale :
- M. Levasseur (Emile), membre de l’Institut, professeur au Collège de France et au Conservatoire des arts et métiers, président du comité d’admission de la section XY de l’exposition d’économie sociale, en remplacement de M. Maze, sénateur, dont la démission est acceptée.
- Art. 2. — Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle, est chargé de l’exécution du présent décret.
- Fait à Paris, le 26 juin 1889.
- Carnot.
- Par le président de la République :
- Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général,
- P. TirAitD.
- PARTIE NON OFFICIELLE
- ORDRE MS TRAVAUX DES JURYS
- Classe 6
- Vendredi 28 j uin, à 9 heures du matin,
- Samedi 29 juin, à 9 heures du matin. Vendredi 28 juin, Suisse.
- Classe 20
- Vendredi 28 juin, Faïences architecturales et carrelages..
- Classe 27 Samedi 29 juin : Portugal.
- Classe 27
- Vendredi 28 et samedi 29 juin : Étranger (sauf la Belgique).
- Classe 28
- Vendredi 28 juin, à 10 heures et 2 heures : Départements.
- Classe 29
- Vendredi 28 juin : Italie et Norvège.
- Samedi 29 juin: Etats-Unis, Russie et Espa-
- Vendredi 28 juin, à 8 heures et. demie du matin : Liège, matières tannantes, tinctoriales, essences, gommes, résines et goudrons.
- Classe 44
- Vendredi 28 juin, 9 heures du matin : Venezuela, Brésil et Russie (textiles). République dominicaine, Grand-Duché de Luxembourg, Portugal et Colonies, Japon, Ilavaï (tabacs),.
- Siam, Luxembourg, Etats-Unis, Grande-Bretagne, Danemark, Norwège et Egypte (Cire, huiles et produits pharmaceutiques).
- Samedi 29 juin, neuf heures : Colonies françaises et Perse (textiles).
- Etats-Unis et Russie (cire, huiles et produits
- pharmaceutiques).
- Egypte, Perse, États-Unis, Grèce et Suisse (tabacs).
- Classe 45
- Vendredi, 28 juin, à 2 heures : Brésil, Chili, Mexique.
- À 3 heures : République Sud-Africaine.
- —--------------------..,£<?>.----- ----------•
- CHRONIQUE
- Une question qui est arrivée à l’état aigu, et qui se pose depuis l’ouverture de l’Exposition, c’est celle-ci : Peut-on vendre?
- En effet, les exposants, au point de vue de la vente immédiate de leurs produits, semblent partagés en deux catégories bien distinctes : les exposants français, auxquels est refusé tout droit de vente séance tenante, et les exposants de bibelots étrangers, comme ceux de la rue du Caire, des bazars marocains, tunisiens, etc., qui peuvent vendre, à la condition que leurs bracelets, leurs fez ou leurs babouches n’auront pas été fabriqués rue de l’Echiquier, mais viendront directement et authentiquement de leurs pays respectifs.
- Très bien. Mais l’on comprend facilement que les petits marchands français soient navrés de cet état de choses. Us voient vendre à côté d’eux, et ils ne désirent rien plus que vendre, eux aussi.
- Nous parlons, bien entendu, des objets à bas prix, des petits souvenirs, des petits bijoux sans importance qui ne mériteraient pas la pétition solennelle que les membres de la Chambre syndicale des magasins de bijouterie, d’horlogerie, joaillerie et orfèvrerie viennent d’adresser à M. Berger.
- Allez dans desséchons étrangères européennes, notamment dans la section austro-hongroise, vous verrez ce que l’on y vend chaque jour de petits savons sous forme de fruits, de bijoux de toutes sortes, de jouets, ' etc., c’est un véritable bazar !
- Certes, au point de vue du décorum de l’Exposition comme au point de vue de l’observation stricte du règlement, il faut que l’Exposition reste une exposition et ne devienne pas un immense bazar.
- L’article 38 du règlement qui a été accepté par tous les exposants dit en effet: « les objets vendus ne peuvent être enlevés avant la fin de l’Exposi tion, à moins d’une autorisation spéciale. »
- C’est parfait pour les pièces importantes, aussi bien dans la bijouterie que dans l’ameublement, sinon ce serait évidemment un déménagement quotidien et progressif de tous les objets exposés : il finirait par ne plus rien y avoir dans les vitrines.
- Le même inconvénient n’existe pas pour les menus objets que vendent les marchandes, propriétaires de tables ou de kiosques, et il semble qu’une tolérance â leur égard n’aurait rien d’excessif.
- Mais ce sont là des petites, difficultés intérieures qui n’ont rien de grave et qui sont inévitables dans des entreprises de la taille de l’Exposition .
- Les étrangers, eux, continuent à ne voir que le côté grandiose de notre entreprise nationale.
- De tous côtés, on signale des arrivés considérables de voyageurs : les paquebots venant d’Amérique sont toujours pleins de touristes à destination du Champ de Mars ; même affluence à Saint-Pétersbourg, où, depuis la lin des fêtes célébrées à l’occasion du mariage du grand-duc Paul, tout le monde se dirige sur Paris.
- Nos amis les Hellènes font plus encore ; ils
- veulent chez eux, en place publique, en face du palais royal d’Athènes, construire un monument qui reste [tour eux un souvenir visible de l’Exposition de 1889. Us vont élever une reproduction exacte de la tour Eiffel, en réduction, bien entendu, et, au sommet, ils placeront une puissante lampe électrique qui répandra ses rayons sur toute la place et les rues avoisinantes et qui illuminera jusqu’à l’Acropole.
- Les deux civilisations face à face : l’ancienne, belle, calme et majestueuse avec les lignes idéales du Parthénon ; la nouvelle, moins séduisante à l’œil, mais plus hardie, plus utilitaire, avec son architecture de fer, son diadème de lumière électrique et ses applications scientifiques.
- C’est égal, si Périclès se réveillait, si Platon sortait de son tombeau, que diraient-ils devant cette tour en fer, importée de ce pays qu’il connaissaient à peine de nom de leur vivant, qui était la Gaule et qui est aujourd’hui la République française, le centre du monde entier !
- Et, pendant qu’Athènes nous emprunte notre tour, nous arrivons à acclimater chez nous tout un peuplé exotique, qui est la grande curiosité de l’Exposition.
- Nous allons en avoir de nouveaux encore : dix-huit piroguiers du Sénégal, qui arrivent de Saint-Louis et qui viennent de débarquer à Saint-Nazaire.
- Us vont manœuvrer sur la Seine dans quelques-unes des pirogues flottant actuellement sur le petit bassin du palais des Colonies.
- Voilà les régates d’Asnières joliment distancées.
- F. L.
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- LES JURYS
- On ne voit partout que des groupes de- messieurs graves et solennels, stationnant autour des vitrines, examinant les produits, les discutant et prenant des notes. En y regardant de près, on aperçoit au revers gauche de leur habit un bouton étincelant, sur lequel est inscrit, en émail, ce mot terrible : Jury.
- Les exposants temblent d’émotion à l’approche de ces juges qui tiennent en leurs mains puissantes la répartition des points dont ie nombre déterminera l’importance des récompenses.
- De 1 à 4 points, c’est l’absence de toute récompense. Je me suis creusé la tête pour me donner à moi-même la raison qui a fait refuser aux chiffres 1, 2 et 3 toute participation aux récompenses, alors qu’il était si simple de donner un zéro à tout ce qui n’en méritait pas..tou-
- jours la complication inutile dans notre cher pays de France.
- A partir du nombre 4 commencent les mentions honorables, auxquelles succèdent le bronze et l’argent, pour aboutir aux médailles d’or entre 18 et 20 points, si je ne me trompe.
- Il était si simple de commencer à 1 pour placer l’or à 16. Je me creuse de nouveau la cervelle et je ne trouve rien, mais absolument rien, pour expliquer ce faux départ à 4.
- Il y a toujours la note gaie en France. Tandis que des jurés sérieux et attentifs examinaient des articles d’orfèvrerie du Japon, un loustic s’écria en voyant tant de boutons réunis :
- — Tiens t la Territoriale de l’industrie !
- C. L.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- .PROMENADES DANS LES SECTIONS
- Nous avons déjà dit, avant-hier, que dans la section belge le président de la République avait particulièrement remarqué la vitrine de la maison Boval-Debreck, de Bruxelles. Mme Boval a eu l'honneur d’être présentée par M. Carlier., commissaire général.
- Il y a là un devant de robe absolument étonnant ; le dessin, la finesse du 111 et du travail sont vraiment incomparables : c’est un mélange de bouquets et de guirlandes de roses sur lesquelles tombent, comme une rosée,. des ilcurs imperceptibles que dégagent des jours travaillés avec un art exquis. Légèreté, beauté, tout est réuni dans cette pièce, création récente de la maison à laquelle ne le cède en rien un magnifique tableau, représentant les attributs de la science, des arts, de l’industrie^ du commerce et de .l’agriculture, exécuté entièrement on point à l’aiguille d’une extrême finesse.
- Nous avons aussi admiré dans cette vitrine des quilles pour robes très nouvelles et dont le dessin est en rapport avec le devant de la robe; sur un fond de fleurs se détachent des ovales d’une grande difficulté d’exécution; un volant du même dessin complète la garniture de robe.
- A voir aussi une superbe ombrelle en dentelle, un choix d’éventails et de délicieux petits mouchoirs, tous faits au point a l’aiguille. On ne s’étonne pas, devant ces merveilles, que la maison Boval-Debeck soit fournisseur de la reine des Pays-Bas et ait obtenu les premières récompenses à Anvers, en 1885, a Bruxelles, en 1888, sans oublier un diplôme d’honneur à la Nouvelle-Orléans. Nul doute que le jury de Paris ne vienne, par sa décision, donner a cette maison l’éclatante consécration d’une réputation déjà si fortement établie.
- Dans sa visite à la section britannique, le président de la République s est arreté assez longtemps devant les vitrines de la maison Webley et il a pris en main le fameux revolver Weblev, qui combine les avantages d’un revolver à extracteur automatique avec la solidité de la fermeture de la culasse. Celle-ci peut résister aux plus fortes charges ; la sûreté est absolue. Si le revolver n’est pas complètement fermé à la culasse,l’arme ne peut être déchargée parce que la tête du chien vient, en ce cas, frapper sur le crochet de la fermeture, au lieu de frapper sur la capsule. Il est donc impossible que la culasse se démonte.
- L’action libre du cylindre, qui est si nécessaire pour la précision du tir, est assurée par un arrangement breveté grâce auquel le frottement entre la tige et le cylindre est absolument nul. Le mécanisme de ce revolver est si bien calibré que toutes les pièces peuvent s’entr’échanger. .
- Tout à côté, M. Spuller, ministre des affaires étrangères, a pris de sa propre main, dans la vitrine de MM. W. Scott et fils un très beau fusil de chasse à deux coups, qu’il a présenté àM. Carnot. Celui-ci l’a fort admiré; ce fusil est d’un prix relativement modéré.
- Toujours au cours de sa visite, M. Carnot a reçu un paquet d’aiguilles à trous-calices de la maison Henry Milward et fils, que lui a offert leur représentant, M. Bennett. Ce qu il y a de curieux dans cette nouvelle invention, c est qu’on n’a pas besoin d’enfiler l’aiguille, ce qui est d’une grande utilité pour les personnes qui ont la vue faible ; on n’a qifia appuyer sur 1 extrémité supérieure, et l’aiguille fonctionne toute seule. L’aiguille et l’hameçon exposés dans des balances sont des chefs-d’œuvre de travail de précision; la légèreté est telle que 2,485 aiguilles ne pèsent que 25 grammes et que 2,970 hameçons atteignent à peine le poids de 4 grammes : c’est le dernier mot de la perfection dans ce genre d’industrie. La maison Milward, qui a ete fondée en 1730, occupe 800 ouvriers et sa réputation est universelle : elle n’a pas obtenu moins de vingt médailles d’honneur.
- Dans la section austro-hongroise, M. Léon Syroczynski, ingénieur des mines à Lemberg, a attiré l’attention du président sur les produits-bitumineux (pétrole et cire minérale) de laGali-cie, exposés par les soins de l’Association pour le développement et le progrès de l’industrie du pétrole.
- Il lui a montré le gisement de ces produits et en particulier de la cire minérale (ozokérite), qui est exploitée seulement enGalicie, et,parmi les produits distillés, la cérésine, qui remplace la cire d’abeille.
- (A suivre)
- ------------------------------
- M. Jules Richard, secrétaire général de l’exposition algérienne, s’embarque le 30 juin à Marseille pour aller rejoindre son poste de chancelier de résidence en Annam et au Tonkin.
- M. Richard est un de ces actifs qui ne se reposent pas sur leurs lauriers. L’organisation du palais de l’Algérie achevée, il a sollicité et obtenu d’être envoyé dans l’extrême Orient.
- Nous ne laisserons pas partir notre ami, notre ancien confrère, qui fut un des collaborateurs du Bulletin Officiel, sans lui exprimer nos meilleurs souhaits. L’instruction, le caractère, les connaissances coloniales de M. Richard lui assurent d’ailleurs un brillant avenir.
- GJBEQ
- Les Entrées à l’Exposition
- Le chiffre des entrées payantes s’est élevé, hier mardi, à 87,055.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la même
- journée :
- Re plate-forme ............ 9.627
- 2* — 6.642
- 3e — 3.349
- En tout.............. 19.618
- Une pétition
- On sait que l’article 38 du règlement accepté par tous les exposants est ainsi conçu : « Les objets vendus ne peuvent être enlevés avant la fin de l’Exposition, à moins d’une autorisation spéciale. »
- En vertu de cet article, les commerçants français joailliers, horlogers, bijoutiers en or et imitation, orfèvres et de l’industrie du bronze viennent d’envoyer à M. Berger une pétition lui demandant que tous les titulaires d’emplacement dans l’enceinte de l’Exposition, et spécialement ceux qui exposent de la bijouterie, horlogerie ou orfèvrerie, soient mis en demeure de respecter l’article 38. Cette pétition est revêtue de 932 signatures. .
- Le baron Kaulbars
- Le baron Kaulbars, ancien commissaire en Bulgarie, représentera la Russie et la Société impériale de géographie au congrès international de Paris.
- Le baron Kaulbars vient de terminer un volumineux travail en français, spécialement destiné au congrès et intitulé : Aperçu des travaux géographiques en Russie.
- Le phonographe Edison
- Le paquebot la Bretagne, de la Compagnie transatlantique, arrivé de New-York dimanche dernier, avait à son bord 350 passagers de lre classe, à destination de Paris, au nombre desquels figurent les ingénieurs de M. Edison, qui apportent le nouveau phonographe pour l’Exposition. Des expériences de l’appareil ont eu lieu à bord pendant la traversée. D’après les versions de quelque passagers, le phonographe Edison serait une merveille éblouissante.
- Au Decauville
- On avait annoncé pour mardi l’ouverture du Decauville entre la Tour Eiffel et le Palais des Machines. Et il n’a pu être ouvert qu’hier dans cette partie de son parcours.
- Aussitôt les potins d’aller leur train. 11 y a eu un accident, il y a des obstacles : « Ouvrira, ouvrira pas ! »
- En réalité, il y aura eu à peine un jour de retard par suite de quelques formalités administratives à accomplir au dernier moment.
- Tout le monde est content maintenant, puisque les voyageurs ont à leur disposition les 180 trains prévus par le cahier des charges. Ces trains seront « omnibus » et arrêteront à toutes les stations.
- La Compagnie du chemin de fer Decauville a obtenu P autorisation de doubler le nombre des trains pendant l’après-midi et dans la soirée, mais ces trains supplémentaires ne circuleront qu’entre la Concorde et la tour Eiffel et seront « directs ».
- 'L’heure au Champ de Mars
- Des deux côtés des dômes du palais des Beaux-Arts et du palais des Arts libéraux, face au jardin central, on vient d'installer une horloge et un baromètre.
- En outre, dans la section anglaise, on vient d’installer un immense cadran que l’on pourra facilement consulter quand on sera dans la galerie Rapp.
- Concours international dm Cours la Heine
- T,es prix; d’entrée pour le concours international du Cours la Reine seront effectués au moyen de tickets de l’Exposition.
- Il y aura probablement — car il. n’y a pas encore-de décision ferme sur ce point — un jour à 5 tickets, plusieurs jours à 2 tickets et un jour à. 1 ticket.
- En tout cas le principe'est admis; c’est l’essentiel.
- Une Tour Eiffel à Athènes
- Le conseil municipal d’Athènes vient de décider la construction d’une reproduction de la Tour Eiffel au milieu de la grande place de la ville, sise en face du palais royal. Il va sans dire que la nouvelle tour n’aura pas 300 mètres de hauteur ; mais elle sera la reproduction exacte de la Tour du Champ de Mars.
- Sur le sommet, il y aura une puissante lampe électrique qui éclairera toute la place et les rues avoisinantes, et qui projettera même ses rayons lumineux jusqu’à l’Acropole.
- Visites présidentielles
- Le président de la République visitera, samedi, les pavillons de différentes républiques américaines : Pérou, Colombie,.Venezuéla, Uruguay.
- Il verra, en terminant sa promenade, l’exposition de l’Histoire du Travail au pavillon des Arts libéraux.
- La musique au Champ de Mars
- IJ Harmonie de la Muette donnera un concert vendredi prochain de huit heures et demie à dix heures et demie au kiosque no 4 (jardin liant, côté Suffren) sous la direction de M, Kakosky.
- Le théâtre international
- Ce théâtre ouvrira ses portes au public vendredi ou samedi au plus tard.
- Il ne reste plus que quelques petits détails pour que l’installation soit complètement terminée.
- Les pick-pockets
- Un pov’overrier sans travail a été arrêté dans la galerie Desaix au moment où il introduisait sa mains dans la poche gauche du pantalon d’un brave habitant du Pas-de-Calais, qu’il croyait complètement absorbé par les charmes de la musique dn piano à pédale.
- Après un court interrogatoire chez M. Mouquin, commissaire de police de l’Exposition, on l’a envoyé réfléchir, au Dépôt, sur les viscissitudes de la vie humaine.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Consommateurs buvez en paix
- Mardi, pour la première fois, ont été faits parle service du laboratoire de l’Exposition une dizaine de prélèvements des différentes boissons débitées : vins, alcools, bières, etc. Les deux cents établisse-’ ments du Champ de Mars et de l’Esplanade seront tous visités successivement par les chimistes officiels. Que les commerçants tentés de mettre en vente des liquides frelatés se le disent !
- SURVEILLANCE DE L’ALIMENTATION
- à l’Exposition
- Que demandent certains empoisonneurs ? qu’on ne les surveille pas et tout serait pour le mieux dans la meilleure de leurs caisses. Mais leur bête noire, le laboratoire de Damoclès vient de faire son entrée au Champs de Mars et à l’Esplanade.
- Fuyez, disparaissez, fucshines et salycilates et tout ce que les poisons ont de plus violent ! Les temps d’impunité sont passés : passés aussi les jours ou se trompant de rôle, le zinc resplendissant a pris la forme terne et trompeuse de l’oxide pour s’introduire dans des liquides que sa destination est de supporter.
- Voici venir la quiétude des œsophages et des estomacs, car avant-hier les premiers prélèvements ont été opérés sur les vins, alcools, bières, etc, Les deux cents établissements du Champ de Mars et de l’Esplanade seront tous visités successivement par les chimistes officiels. Avis à ceux qui seraient tentés de mettre en vente des liquides capables de « rafraîchir pour toujours » le trop confiant consommateur qui les absorbe.
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- L’EXPOSITION ET LES CHEMINS DE FER
- Le succès de l’Exposition universelle donne lieu, surtout depuis le commencement de ce mois, à un mouvement de voyageurs considérable, dont les compagnies de chemins de fer commencent à ressentir de sérieux effets.
- La compagnie du Nord, à elle seule, n’a pas eu moins de 270,000 voyageurs en plus sur Paris, dans la première quinzaine de juin, sur la période correspondante de 1888, représentant une augmentation totale de 42 0/0, et qui, pour les voyageurs de la ligne et de la banlieue, atteint 57 0/0.
- Cette augmentation considérable, coïncidant avec les nombreux trains de plaisirs organisés par la compagnie sur Paris, obligeant à un dédoublement d’une grande partie des trains, n’a pas été sans apporter certains troubles, aujourd’hui disparus.
- Aussi, la compagnie du Nord vient de prendre des mesures pour améliorer ses services. Sur la •grande ligne, la plupart de ses trains et principalement ses grands trains internationaux sur l’Angleterre, la Belgique et l’Allemagne, sont ou vont être dédoublés à l’aller comme au retour.
- Dans la banlieue, le nombre de trains va être augmenté à partir du 1er juillet. La, ligne de Paris-Argenteuil sera rendue indépendante des ligues de Pontoise et' de Valmondois. Le départ de Paris est fixé à l’heure 5 et le retour à Paris à l’heure 14.
- Les lignes de Pontoise et de Valmondois seront desservies par des trains directs partant de Paris d’une façon générale à l’heure 25, de 7 h. 25 du matin à 10 h. 25 du soir, pour l’une ou l’autre direction et à certaines heures de la journée où le nombre des
- voyageurs augmente considérablement pour les deux directions en même temps. Dans le sens du retour, l’heure d’arrivée à Paris est généralement fixée à l’heure 1 minute.
- Ce service vient d’ètve affiché.
- Enfin, nous apprenons que la compagnie du Nord a entamé des négociations, afin que les voyageurs de la banlieue trouvent, une fois par heure, à Saint-Denis, un train qui, sans entrer à Paris, transporte les voyageurs à Grenelle et au Champ de Mars et les en ramène, en évitant ainsi les difficultés de taansport dans Paris. Les prix seraient :
- De Saint-Denis au Champ de Mars (trajet simple): Ire classe, 1 fr. 20; 2e classe, 0 fr. 80; 3e classe, 0 fr. 75.
- La compagnie d’Orléans vient de créer des billets d’aller et retour à prix réduits destinés à accorder des facilités très grandes aux ouvriers qui viennent visiter l’Exposition, pour examiner les travaux exécutés par les industriels de France et de l’étranger. Ces billets d’aller et retour, valables pour huit jours, sont distribués à des groupes d’ouvriers dont le voyage est patronné par les chambres de commerce, par les comités d’arts et manufactures, par les chefs d’établissement.
- La compagnie de l’Est va créer quatre-vingts trains de plaisir composés de voitures de 2© et 3e classe, dans lesquels les voyageurs seront admis avec des billets spéciaux comportant une large rédaction de prix. La durée de valabilité de ces billets sera de quatre à cinq jours, suivant l’éloignement du point de départ du train.
- Nous avons fait observer, il y a quelques jours, que ce délai était peut-être un peu court ponr la visite de Paris et de l’Exposition. A cela il nous a été répondu qu’il résultait des enquêtes des inspecteurs que la clientèle de ces trains spéciaux ne s’accommoderait pas volontiers, pour des motifs divers, d’un séjour plus prolongé à Paris. Il parait, en effet, que la plupart des voyageurs de troisième classe des trains de plaisir, c’est-à-dire la grande majorité, s’arrange pour ne passer à Paris que les trois ou quatre jours pour lesquels ils peuvent apporter leurs vivres.
- Les compagnies ont donc été amenées à prendre un moyen terme destiné à satisfaire le plus grand nombre.
- LES COURSES DE TAUREAUX
- de la rue de la Fédération
- C’est hier à trois heures qu’a eu lieu l’inauguration des arènes de la rue de la Fédération.
- Toute la colonie espagnole était là, cela va de soi; on ne saurait en dire autant du Tout-Paris, qui ne semble pas manifester un grand enthousiasme pour ce spectacle espagnol.
- Cela, nous le comprenons, et de reste.
- Sans partager la sensiblerie outrée de quelques vieilles dames à cabas, nous estimons que les courses de taureaux, telles qu’elles ont été données rue de la Fédération, ne nous offrent que la partie uniquement cruel ie de ce genre de spectacle, sans nous faire assister à la partie réellement intéressante par son côté tragique, la lutte corps àcorps de l’homme contre la bête I furieuse, l’exécution du taureau par la spada. C’est une pièce sans dénouement, un véritable four.
- Les organisateurs de cette plaza de Toros, de nobles hidalgos absolument étrangers aux usages parviens et n’ayant pour conseil et interprète qu’un courtier de publicité espagnol, aussi peu initié qu’eux au choses de Paris, ont d’ail-
- leurs été bien mal inspirés en installant leurs arènes dans un des quartiers de Paris les plus affreux et les plus inabordables.
- Ajoutons que le prix des places, ridiculement élevé, est bien fait aussi pour éloigner les visiteurs. Le prix des moindres places — du poulailler, si l’on peut parler ainsi d’un cirque— est de 6 francs, les autres places sont de 12, 18 francs, etc.
- Quel résultat attendre d’une pareille direction dans d’aussi déplorables conditions, surtout en un moment ou les torreros poussent sur le pavé de Paris comme champignons en septembre?
- On en a mis partout: deux rue de la Fédération, quai de Billy, rue Pergolèse. Trop de taureaux à la clef ; et l’on peut dire que le taureau fait tort au taureau.
- P É T I I I O \
- Nous avons dit que les membres de la chambre syndicale des magasins de bijouterie, d’horlogerie, joaillerie et orfèvrerie viennent d’adresser la pétition suivante à M. Berger :
- Les soussignés, commerçants, joailliers, horlogers, bijoutiers en or et en imitation, orfèvres, et de l’industrie de bronze;
- Considérant que l’article 38 du règlement accepté par tous les exposants est ainsi conçu :
- « Les objets vendus ne peuvent être enlevés avant la fin de l’Exposition à moins d’une autorisation spéciale » ;
- Considérant que les bijoux en or à bas titre dont la vente n’est pas tolérée en France, sont exposés dans toutes les sections et seraient vendus si une tolérance si minime qu’elle pourrait être était accordée ;
- Considérant que la vente même des bijoux au titre apporterait un préjudice grave aux intérêts de l’industrie et du commerce de la bijouterie française,
- Demandent respectueusement à M. le directeur général de l’exploitation de l’Exposition universelle de 1889 que tous les titulaires d’emplacement dans l’enceinte de l’Exposition et spécialement ceux qui exposent de la bijouterie, horlogerie et orfèvrerie soient mis en demeure de respecter l’article 38 dudit réglement.
- Cette pétition porte 932 signatures.
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- LE ROI DINAH SALIFOU
- Mardi, à trois heures, est arrivé par la gare de P.-L.-M. le roi sénégalais Dinah Salifou.
- Il a été reçu par M. Deloncle, sous-chef de cabinet, délégué par M. Etienne, sous-secré-taire d’Etat aux colonies.
- Le roi Dinah Salifou est un magnifique nègre à la peau d’ébène avec des reflets d’ardoise. Sa figure est des plus intelligentes, et sous son magnifique grand manteau, brodé d’or sur toutes les coutures, il a véritablement grand air. Elevé à Saint-Louis du Sénégal, il parle couramment le français et l’anglais, et connaît à fond les idiomes du pays, notamment le yolof, le sousou et le foulah. Il a pour la France une affection qui ne s’est jamais démentie.
- Le roi, qui est âgé de quarante-deux ans, est accompagné de sa femme qui répond au nom poétique de Philis. Toute petite, enveloppée d’ime grande tunique de couleur marron, voilée d’une épaisse mantille, elle joue un rôle peu considérable. Dns ces tribus, il n’est guère question de la femme.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 5
- Les deux souverains sont accompagnés de leur fils Ibrahima, figé de douze ans, du frère du roi Baba Sample, âgé de trente ans, de son neveu, Mahmadou Sekhou et de Situ, le premier ministre.
- Dinah se fait suivre constamment de tout un orchestre. Ce sont quatre Griots qui grattent perpétuellement le ventre de guitares à deux cordes ou tapent avec leurs baguettes sur des balafons, espèces de xilophones ou de pianos portatifs qu’ils promènent partout où ils vont ; c’est ainsi qu’avant-hier, dans leur visite en landau à travers la ville de Marseille, ils ne cessaient de tirer de leur instrument des sons plus ou moins harmonieux.
- Le roi emmène également avec lui un cuisinier.
- Outre le roi Dinah Salifou, est arrivé un second groupe formé par deux ambassadeurs du Fouta Djalon, ce plateau si fertile enclavé dans nos possessions du Sénégal. Ce sont Mahmadou Diang, de Kadé, localité qui se trouve dans la région des sources du Rio Grande, et Mahmadou Cissé, de Labé, pays qui se trouve au cœur du massif.
- Un troisième groupe est formé par des fils de rois des rivières du sud ; Kande, fils de l’Al-mamy Daouada de Forrecareah, aux sources de la Mellacorée, et Nabi, fils de YalaF’odé de Phamoreah, sur la même rivière.
- Enfin un quatrième groupe comprend également des fils de rois, mais ils appartiennent au Sénégal proprement dit. Ce sont : Ençah, âgé de quinze ans, fils de Mahmoud Dary, roi de Ripp, près de Saloum; Lagara, âgé de huit ans, fils de Mbaké, roi du Siné, important royaume •en arrière de Rufisque ; Maeoumba, âgé de dix ans, fils du roi Guédel, du Saloum; Boubakar-Abdou, frère du roi du Toro, sur le moyen Sénégal, et Amadou-Diaye, fils de Mbar, roi de :Sangomar, à l’embouchure du Saloum.
- Tous ces personnages sont revêtus de robes aux couleurs éclatantes.
- A
- A cinq heures, quatre grands omnibus de la compagnie de l’Ouest ont amené à l’esplanade des Invalides les petits princes sénégalais, leur suite et tous leurs bagages.La foule s’est portée avec une telle violence autour des voitures que les Sénégalais n’ont pu en descendre avant Tar-aivée de nombreux agents, qui ont dû la refouler. Les petits princes, au nombre de quatre, conduits par l’amiral Voiron, qui est venu au devant d’eux, ont traversé l’esplanade, suivis de deux joueurs de musique et de quatre domestiques. Les autres gens de leur maison, parmi lesquels se trouvent un certain nombre de femmes, sont restés pour occuper le village sénégalais, dont l’ouverture aura lieu incessamment. On attendait ces indigènes pour l’inaugurer.
- Le roi sénégalais Dinah Salefou, accompagné d’une nombreuse suite, est arrivé aussi, venant de Marseille.
- Tes beaux-arts
- A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ITALIE
- (Suite)
- Adolfo Tommasi a trouvé un joli effet de couleurs avec un sujet des plus banals : une paysanne, au profil qu’estompent les vapeurs ^finales, arrache des chous flétris par le froid do la nuit. Ce petit tableau qui est un des
- I meilleurs de la section, a pour titre : Après la gelée (178).
- Luigi Gioli est plutôt un animalier qu’un paysagiste : sa couleur terne donne à ses ouvrages un caractère de tristesse pénible, mais qui n’est pas sans grandeur, dans la Maremme pisane, surtout (88). Il y a dans son deuxième tableau, Retour du pâturage (89), quelques chevaux intéressants; le poulain qui galope au premier plan, la tête au vent, est une étude particulièrement remarquable, tant au point de vue du dessin qu’au point de vue de la couleur.
- La vue de Chioggia (12), par Leonardo Bar-zagco, appartient à la même école : la couleur est uniformément sombre, mais l’effet est puissant. Bezzi arrive également à un grand effet par un procédé différent. Dans son sole mo-riente (17), il supprime tous les détails de la ville qui baigne au premier plan dans la rivière, et la fait ressortir en silhouette sur la montagne, embrasée par le soleil couchant.
- Deux paysagistes méritent encore d’attirer l’attention du public ; l’un est Ciardi, qui tout en habitant au bord d’une lagune vénitienne préfère l’aspect sauvage des vallées alpestres aux eaux bleues du « canale di San Marco » où se mire le palais ducal. Ses huit études d’après nature (36), qui sont exposées dans un même cadre, semblent, à la hauteur où elles sont placées, d’une facture habile et vigoureuse ; on préférerait les voir à la'place du val de Pri-miero (33), auquel les honneurs de la cimaise ne sont pas favorables.
- L’autre est Pittara, le représentant avec Rossa no de la peinture italienne au Jury international. Son nom figure à l’Exposition au bas de cinq toiles (126-130), dont les motifs sont pris dans la banlieue de Paris, que l’artiste semble chérir d’une façon toute particulière. Je ne note d’une façon spéciale aucun de ses ouvrages, qui sont tous corrects de dessin et d’une peinture estimable.
- Au nombre des tableaux dits « de genre », qui abondent dans la section italienne, les plus sérieusement exécutés sont ceux de Rossi, un des illustrateurs du fameux conte de « Tar-tarin » : il a deux compositions, intitulées : Retour d’Amérique (149) et la Polenta (148).
- Marchetti, un autre dessinateur connu des Parisiens, a exposé outre un Mariage au XVe siècle (104), une vue prise pendant la construction de VExposition ( 108) et quelques types militaires.
- Un certain nombre d’artistes enfin, n’ont malheureusement pas concouru à l’Exposition, et parmi ceux-ci on compte des noms qui ont une juste réputation, comme ceux de Michetti, Mo-relli, Esposito. Mancini, etc.
- Le genre académique et sévère, qui compte encore à Naples de brillants représentants, dit-on, ne serait pas représenté sans les cartons de Maccari, exécutés pour la décoration de la salle du Sénat, à Rome.
- Les grandes scènes de l’histoire romaine que cet artiste a prises comme sujets de ses esquisses, sont en général d’un dessin très correct : les personnages sont bien construits et savamment drapés dans leur toge, mais l’ensemble est glacial : aucun visage où se reflète un peu de chaleur et de vie; aucun geste qui n’ait l’air théâtral et commandé.
- Par un singulier hasard, cette œuvre si austère se trouve dans une salle où l’on ne voit guère que des productions étranges et sans aucun rapport avec l’art antique. Telles sontles peintures multicolores de Zandomenighi ; les études violacées et vagues de Cremona; les deux têtes gigantesques àl’aquareUe de Corelli, etc., etc... A peine si l’on trouve dans celte extravagante société, où Maccari s’est si piteusement fourvoyé, trois ou quatre artistes raisonnables
- comme Rietti, avec un fin pastel (218) ; Ponte-corvo qui a saisi un joli effet de vague déferlant sur des épis (216) ; et Pesenti dont le Chœur de S.-M.-Novelle est savamment dessiné.
- Mais je me ferais un véritable cas de conscience de retenir plus longtemps l’attention des visiteurs sur des travaux d’un ordre secondaire, et je passerai, avec leur consentement, â l’étude de la peinture allemande, exposée dans une salle unique à la suite de la section italienne,
- André Saglio.
- (A suivre)
- Voir à la Section Anglaise
- Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
- s’enfilant toutes seules, fabriquées par
- W BARTLEET ET SONS
- Vente en gros à Paris : MM. les Fils de F. Charpentier, 36, bd Sébastopol
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- PALAIS DES ARTS LIBÉRAUX
- SECTION RUSSE (classe xiii) Instruments de musique
- Vendredi 28 juin, à neuf heures du soir, audition de YArmonipiano Caldera avec prolongement, perfectionné et appliqué par M. Hlavatch au piano de la maison Schrœder, de Saint-Pétersbourg, et de l’harmonium de concert à 2 claviers, 6 octaves, 8 jeux 1/2, 31 registres, 4 genouillères, percussfon, prolongement double, construit sur les indications de M. Hlavatch par la maison Schiedmayer, à Saint-Pétersbourg.
- Ces deux instruments seront tenus par M. V.-J. Hlavatch.
- PROGRAMME
- Harmonium
- 1. Etudes (valse)............ Chopin
- 3. a. Andante de la Sonate pastorale en ré majeur............ Beethoven
- b. Perce-Neige............. Tschaikovsky
- 5. Ouverture de Guillaume Tell.. Rossini
- Armonipiano
- 2. a) Le sommeil d’Eisa, de l’opéra
- Lohengrin...... Wagner-Liszt
- b) Chœur des Pèlerins, de l’opéra
- Tannhauser........... do
- 4. a) Prélude.............. Chopin
- b) Danse des Sylphes, de la
- Damnation de Faust.... Berlioz
- 6. Marche Tchernomora, de l’opéra
- Rouslan et Ludmila.. Glinka
- (d’après une transcription de F. Litsz)
- ENTRÉE LIBRE ET GRATUITE ----------------4.----------:-
- Jeudi 27 juin : Promenade-visite à l’Exposition universelle de 1889, organisée par la Société centrale du Travail professionnel.
- Lieu de réunion : devant le Pavillon de la Presse, à 10 heures 15 matin.
- M. Eugène Roux, chimiste-expert au laboratoire municipal de Paris.
- Sujet de la conférence : Fabrication et commerce des stimulants (thés, chocolats, etc.)
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- LA BOURSE
- Une baisse intense arrête toutes les affaires. On exécute les acheteurs douteux et, par ce procédé, on empêche tout relèvement. Le 3 0/0 est à 84.15 après 84. On prévoit des cours plus bas en liquidation.
- La Banque de France est à 3885 ex-coupon de 82. Le Crédit foncier baisse à 1288.75.
- Les fonds étrangers sont tous en déroute. On vent sur toute la ligne.
- Réagir contre un pareil mouvement, c’est perdre son lemps. Il n’y a qu’à laisser passer l’orage, à vendre ce qui peut baisser encore et à se ménager des fonds disponibles pour faire une belle moisson quand la baisse aura dit son dernier mot.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- PRINCIPAUX FABRICANTS ET EXPOSANTS
- RBCOMMAN
- S
- ABAT-JOUR
- Degalïet et O Suce", (ancienne maison Giumal), 28, vue Albouy, Paris. — Articles d’illumination instantanée, systèmes brevetés.
- AiïïEÜBLElHENT
- A. Vaillant. 10, rue Meslay, Paris. — Fabrique de meubles de luxe. Peinture et décors sur porcelaine. Spécialité decacbe-pots, jardinières, tables à ouvrages et à jeux, bureaux de dames et liseuses. Monture bois sculpté. Petits bronzes.
- lïügert, 20, passage Tocanier, Paris — Fabricant de chiffonniers et tables de nuit chiffonniers en tous genres.
- FS*, Gnlvani, faubourgSaint-Antoine, 137, et rue d’Avron, 28. — Grande fabrique de lits et chambres à coucher en tous styles. Envoi franco du catalogue.
- F», ïlerrmann, 9, rue St-Ambroise et 7, cité d’Angoulême, Paris.—Ameublements complets de tous genres. Ebénis-terie et tapisserie. Meubles anciens, sièges et tables de tous styles pour salles à manger. Chambres à coucher, salons, bibliothèques et bureaux.
- Quarré, 143, r. d’Aboukir, (us. r. de l’Orillon, cité Nys, 8), Paris. — Clous de. style pour meubles, de décoration pour cartonnages, articles de sellerie de tous genres, brev. clous pour voiture, marque : Au Lion.
- ARMES & ARMURES
- IL Gutperle, 12, boulevard Magenta, Paris. — Armes, armures, panoplies et trophées. Cuirasses sécrétés garantissant de l’arme blanche et de la halle de revolver. Bijoux, armes et armures pour théâtres.
- ARTICLES POUR FUMEURS
- Quentin et Fie, 22, r. de Bondy, Paris. — Pipes Gambier. Papiers Riz
- La * et Goudron La
- BALANCES & BASCULES
- L. Paupier © construct1 mécanicien, rue Saint-Maur, 84, Balances, Bascules, Petits chemins de fer, Matériel roulant, (voir classe 49, Hangar 1, n°l). Voir Esplanade des Invalides, classes 49 et 74. Agriculture.
- BATTEURS D’OR
- X. Jacquesson, 7, rue Chariot, Paris. — Fabrique d’or, d’argent et de platine en feuilles, en poudre et en coquille. — Exposant, classe 41, groupe V. — Téléphone.
- BÉBÉS, JOUETS, JEUX
- J. Steiner, fabricant du bébé mécanique vivant, du bébé incassable, parlant et ordinaire (dit le petit parisien), 22 brevets. — Demander marque Steiner. .
- BIJOUTERIE, JOAILLERIE
- Plichon et O, 10, rue du Parc-Royal, Paris. —Fabricants dédoublé or, or sur argent.
- Ancienne maison Lefebvre et fils, fondée en 1843. Lefebvre fils aîné successeur. 106, rue de Rivoli. Ateliers, 3 rue desFIalles, — Corbeilles de mariage bijoux riches, pierres fines de premier choix.Fab. spéciale de bijoux, orfèvrerie et objets d’art de style or et argent, ciselure, émaux, modèles spéciaux déposés. Médaille argent, Paris, 1884. Exposant classe 37.
- Lambert -Vorinus, 3 b oui. St-
- Denis. — Bijouterie-joaillerie. Fabrique de Pendules.
- Lambert Lévy fabricant, 31 et 83, boulevard St-Martin. Maison fondée en 1829. — Joaillerie, bijouterie, horlogerie, bronzes. — Vente en détail au prix du gros.
- BILLARDS (et Accessoires de)
- MSolle, Marti .lier et Gie fabricants de queues de Billards. Procédé mobile à vis, breveté s. g. d.g. — 45, boulevard St-Martin, Paris.
- BOUTONS
- G, Bagriot, [no] 168-170, rue St-Denis, à Paris. — Exposant classe 85. Boutons Livrée, Administrations, Uniformes pour tous pays.
- BRETELLES
- Ch. Guyot, inventeur ijr. \ et seul fabricant spè-JESj 'cialdes Bretelles hy-J Uniques, 13 rue Bé-ranger, Paris.— U sage agréable," solidité, bon goût, bon marché. Se trouvent dans les principales maisons.
- BREVETS D’INVENTION
- E. Wattifer, ingénieur-architecte, 5, rue Mazagran (porte Saint-Denis) et 33, av. de la Bourdonnais (Exposition). — Représentation aux expositions, brevets d’invention, dépôts, marques, dessins, modèles, France et étranger.
- BRONZES D’AHT
- E. Pinède, |nc] C. * * * * Exposant, classe 25. — Groupes, Statuettes, Encriers, etc., 40, boulevard du Temple.
- BRONZE IMITATION
- Coupler fils et Drouart, rue Ame-lot. 100, — Composition artistique. Objets d’art. Editions d’Œuvres du Salon. Grand choix de garnitures modernes et Louis XVI. — Exposant classe 25, groupe n° 3.
- BRONZES POUR EGLISES
- Thiery-FIgaret successeur de L. Fi-garet, 2, rue Breguet et 24, rue St-Sabin, Paris. — Manufacture de bronzes pour églises. Marque L. F. Paris. — Exposant, classe ...
- CAFETIÈRES ET CUISINES MILITAIRES
- L. MAL^A, 10, rue Oberkampf, Paris. — Fournisseur de l’armée et de la marine.
- Classe 66, groupe II. — Guerre.
- » 41, » V. — Métaux.
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- SOMMAIRE : Ordre des Travaux des Jurys. — Chronique. — M. Carnot à l’Exposition. — Échos. — Le Banquet du Congrès littéraire international. — A l’Esplanade. — Les Petites Javanaises. — Confusion de Pontons. — Le service médical pendant les travaux. — Ce hou saint Médard. — Les ascensions à la Tour. — La Bourse. — Renseignements utiles. — Annonces et réclames.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- ORDRE DES TRAVAUX DES JURYS
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- Classe 20
- Lundi 1er juillet : Grès cérames, poteries culinaires, tuiles et briques (Palais), produits en terre réfractaire, chimistes, matières premières.
- Jury des récompenses
- Samedi 29 .juin, à neuf heures, galerie de l’architecture (porte Happ).
- Classe 76
- Samedi 29 juin, à dix heures et demie du matin. Le jury du matin examinera, les produits des exposants de la Chine (classe 76).
- —.----------------------------------
- CHRONIQUE
- M. Alphand a été entendu hier par la commission de la Chambre des députés qui s’occupe de la proposition Frébault.
- On se rappelle que cette proposition tend a la conservation de certains bâtiments de 1 Exposition universelle.
- Le directeur des travaux de Paris s’est déclaré partisan du projet. D’après lui, les bâtiments dont il s’agit sont construits de telle sorte qu’ils peuvent être facilement conservés.
- Nous parlerons plus loin de l’affectation possible des palais qui seraient conservés.
- Mais, occupons-nous d’abord de la question d’intérêts.
- Le Champ de Mars et les constructions de l'Exposition, à l’exception du square en bordure de la Seine, appartiennent à 1 Etat.
- Si l’Etat conserve tout, il faut, comme conséquences, qu’il prenne à sa charge 1 achat du terrain de manœuvres destiné à remplacer le Champ de Mars.
- M. Alphand estime que la Ville et l’Etat doivent concourir à. l’opération, et voici la combinaison qu’il propose :
- Le Champ de Mars serait partagé en deux par une large voie reliant les avenues de Suffren et de La Bourdonnais: l’Etat prendrait à son compte la partie nord avec les bâtiments de l’Exposition conservés ; la Ville, la partie sud, où se trouve dès à présent compris le square quelle possède depuis 1880.
- Dans ce système, le Champ de Mars mesurant quarante hectares, vingt hectares seraient au compte de l’Etat, et treize seulement au compte de la Ville, défalcation faite des sept hectares superficiels du square.
- La Ville et l’Etat participeraient alors, proportionnellement aux surfaces acquises, à l’achat du nouveau terrain de manœuvres.
- Cette combinaison, d’après les auteurs de la proposition, aurait cet avantage de rapprocher le quinzième et le septième arrondissements, aujourd’hui séparés par l’étendue du Champ de Mars ; enfin, eh ce qui concerne le terrain de manœuvres destiné à remplacer le Champ de Mars, on parle de terrains situés à deux kilomètres de l’Ecole militaire, hors Paris, et sur le territoire de la commune d’Issy.
- A
- Voilà qui semble s’arranger à merveille, et la Chambre ne mettra sans doute pas d’obstacles à ces projets, dont la réalisation paraît dès maintenant très possible.
- Il est curieux maintenant de relater ici l’opinion de M. Berger et les idées qu’il a sur l’affectation des bâtiments conservés.
- « L’Exposition, a-t-il répondu à une interrogation sur ce sujet, fermera ses portes après les beaux jours, c’est une affaire entendue,
- et une fois fermées, elle ne se rouvriront pas l’année prochaine comme on le demande. Les étrangers, connaissant l’Exposition, ne viendraient pas à Paris pour elle. Alors à quoi bon ? Mais voici ce que l’on est décidé à faire. On laisserait debout la galerie des machines, lé palais des beaux-arts, le palais des arts libéraux. On transformerait le Champ de Mars comme suit: l’avenue de Lamotfce-Piquet, qui se trouve actuellement entre la galerie des machines et 1 Ecole militaire serait transportée de l’autre coté de la galerie des machines. On pourrait alors relier cette galerie avec l’Ecole. Les machines seraient enlevées, bien entendu, et la galerie transformée en un immense menège.
- « En temps de guerre, il faut, tout prévoir, elle pourrait servir également de magasins d’approvisionnement.
- « La partie comprise entre la nouvelle avenue Lamotte-Piquet et les palais conservés servirait de champ de manœuvre pour les troupes. Enfin le palais des arts libéraux serait relié au palais des beaux-arts par un square. Ces deux palais serviraient aux arts décoratifs, qui n ont aucun emplacement sérieux à Paris.
- « Voilà quels sont les projets adoptés, j’espère qu’ils seront exécutés.
- « Quant au reste, rasé complètement, d’abord parce que je ne vois pas la nécessité de le laisser, ensuite la plupart des commerçants ayant loué les matériaux qui ont servi à bâtir leurs baraques, pour un temps donné, seraien t obligés de les payer à prix d’or si l’Exposition restait indéfiniment ouverte. La galerie des machines et deux palais, tels seront les débris de l’Exposition universelle de 1889. »
- Ces déclarations sont d’un haut intérêt, émanant d’une personnalité telle que M. Berger, et tout se passera très probablement comme il l’a dit.
- On jVoit donc que toutes les galeries des industries diverses, qui n’ont d’ailleurs qu’un but utile et qui n’ont absolument rien (Bétonnant comme architecture, sont condamnées à disparaître : il n’v aura pas de larmes versées à ce sujet.
- Mais on pourra bien un peu regretter la démolition de la superbe galerie de trente mètres et de ses façades si grandioses et si typiques : il est vrai qu’elles n’auront plus de raison d’être quand les industries dont elles font les entrées auront disparu.
- Et le dôme central, et cette éblouissante rotonde sous laquelle passent chaque jour plus de cent mille personnes et qui a porté si haut le nom de M. Bouvard, le voilà condamné, lui aussi, à être rasé.
- C’est dommage, vraiment dommage; mais qu’y faire? Le dôme central seul, isolé comme un fragment d’architecture dont les ailes seraient renversées, serait inadmissible.
- Il sera donc abattu, mais le souvenir en restera ; il sera perpétué par la gravure, la photographie et les nombreuses publications qui chantent la gloire de l’Exposition universelle.
- Mais est-ce une consolation bien suffisante pour M. Bouvard?
- Quelqu’un qui se trouve dans une situation analogue, c’est notre ami Gabriel Vicaire, un poète de valeur, qui a publié déjà nombre de vers applaudis, dont la note rustique et prirae-sautière est pleine d’originalité.
- Il a remporté le prix pour les paroles d’une cantate destinée à être exécutée lors de la distribution des récompenses de l’Exposition. Le
- titre de Quatre-vingt-neuf était imposé et Gabriel Vicaire a obtenu la palme sur cent soixante-dix poètes concurrents.
- Après l’insuccès du concours musical qui suivit de près le concours littéraire, M. Gounod s’était, à ce que l’on annonça à l’époque, officiellement chargé d’en écrire la musique. Aujourd’hui, s’il faut en croire une lettre que M. Berger, directeur de l’exploitation, vient d’adresser à l’auteur du poème, M. Charles Gounod se récuse, arguant de l’impossibilité de rien faire de la cantate primée.
- Voyons, un peu de bonne volonté ! Un jeune
- musicien serait bien heureux d’avoir cette occa-
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- si on de se faire connaître.
- U n’est pas admissible qu’un poème primé par despoètes comme Banville, Coppée, Bichepin, etc., reste sans musique!
- LA CONSERVATION DES ÉDIFICES DE L’EXPOSITION
- On sait qu’après un avis favorabl^ exprimé par le Conseil municipal de Paris, là Chambre a été saisie de la même question et qu’elle a nommé une commission pour l’étudier. ^
- Cette commission vient d’entendre M. Alpha nd. A titre personnel, et sans engager le gouvernement, le Directeur général des travaux s’est déclaré partisan du projet.
- Il croit que les galeries des Machines, des Beaux-Arts et des Arts Libéraux ont été construites assez solidement pour rester à l’état définitif.
- Mais la proposition soulève une foule de questions, telles que' celles de l’organisation d’un nouveau champ de manœuvres pour la garnison, du partage possible du Champ de Mars entre la Ville et l’Etat, sur lesquelles M. Alphand n’q,pas à se prononcer.
- La commission entendra le gouvernement, à ce sujet, dans une prochaine séance.
- F. L.
- M. CARNOT A L’EXPOSITION
- C’était hier le tour de la section métallurgique (classe 41). et M. le président de la République, en sa qualité d’ingénieur, a pris le plus vif intérêt à cette visite, qui n’a pas duré moins de trois heures.
- La visite a commencé par les diverses installations des pavillons particuliers édifiés en bordure de l’avenue de La Bourdonnais, après le pavillon de la Presse et le bureau des postes et télégraphes.
- Le cortège officiel, composé du Président .et de sa maison miliaire, de MM. Berger, Thurneyssen, Ossude et Dupuich, est entré tout d’abord au pavillon de la Compagnie coniinentale Edison, où il a été reçu par MM. Forgés, Rau, administrateur-délégué, etYernes, ingénieur en chef. On a montré particulièrement à M. Carnot des transports de force, la canalisation du boulevard, un tableau très complet d’électricité, etc. ; mais nous reviendrons, s’il y a lieu, sur cette intéressante exposition.
- Au pavillon des Forges du Nord, qui est tout voisin et où onze/ maîtres de forges ae la région se sont réunis en collectivité, le président de la République a été reçu par M. Martelet ingénieur en chef des mines, président du comité des Forges du Nord, entouré' de MM. Meissonnier, inspecteur général des mines; Léon Renard, député; Jamville, administrateur des Hauts-Fourneaux de Maubeuge; Alexandre Lejenbhre, Victor Dumont, Gilleanx, Beau, etc., maîtres de forges. Le trophée central très artistiquement composé et les installations particulières de chaque exposant ont retenu assez longtemps le Président qui a vivement félicité M. Martelet.
- Le cortège est entré ensuite quelques instants dans la construction blanche en forme de mosquée, où 'est installée la très riche collection de broderies anciennes de Mme Th. de Dillmont.
- On est alors entré dans une partie de la section belge, dont M. Carlier, commissaire général, a fait de nouveau les honneurs. Le chalet des charbonnages de Mariemont et Bascoup a été d’abord par-
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- couru, puis le riche pavillon en pierre de taille, éclairé au fond par un splendide vitrail et appartenant à M. Solvay, le grand producteur de soude.
- Voici maintenant le pavillon des mines de diamants du Gap, où le Président a été reçu par M. de Mosenthaï, secrétaire général de laCompagni.edu Cap, qui lui a offert un superbe bouquet de roses. C’est la première bus qu’a ôté installé en France et devant les yeux, du public, un appareil de lavage de la terre'diamantifère.
- Les plans des mines de Kimberley, une vitrine renfermant de beaux diamants, entre autres un gros diamant brut de 300 carats, et enfin la grande installation vitrée de M. Roulina (taillerie de diamants française) ont captivé l’attention de M. Carnot. La taille et le coupage, le polissage, le perçage, le clivage l’ont fort intéressé.
- Au pavillon de la Vieille-Montagne, le Président a été reçu par M. Maneuvrier, secrétaire général de la direction de Paris; sans parler des produits exposés, le pavillon lui-même, qui est en zinc, peint au silicate, imite à s’y méprendre la pierre blanche.
- Après une apparition à l’annexe de l’éclairage et du chauffage, M. Carnot est entré dans le pavillon des forges de lMTorme, où il a été reçu par M. Seguin,, administrateur délégué, et par M. de Sauzy; l’annexe de la. filature de soie, en pleine activité, a semblé des plus curieuses.
- Dans le bâtiment des anciens établissements Cail, c’est M. le colonel de Bange qui a fait les honneurs : Une locomotive de 1849, qui a parcouru actuellement 1,101,423 kilomètres, soit 28 fois le tour de la terre, un canon demarine monstre, de 320 millimètres, qui coûte la bagatelle de 280,000 fr. (1,000 fr. le coup), ont été les clous de cette visite.
- On est alors entré dans la classe 41 proprement dite ; les honneurs ont été faits par M. Daubrée.
- La visite a commencé par la remarquable exposition des minéraux.
- Il y a là une collection très complète d’anthracites, de kaolins, de sables, de bitume et d’asphaltes, d’étains, de cuivres, de charbons, de craies, etc.
- L’Exposition des métaux précieux n’est pas moins remarquable.
- On passe ensuite près d’un arc de triomphe élevé par les usines de Rugles et dont une face est en acier et l’autre en cuivre. Les aciéries et fonderies présentent les expositions les plus variées : beaucoup de statues, religieuses ou autres, sans parler des menus objets en acier et en cuivre.
- Plus on avance dans la classe 41, plus l’industrie métallurgique apparaît grandiose : les hauts fourneaux de Stenay (Meuse), les forges de l’Adour, les forges de Saint-Chamond ont exposé les spécimens les plus beaux de leur puissante production. Voici notamment, dans les forges de Saint-Chamond, le fac-similé gigantesque d'un lingot d’acier du poids de 100,000 kilos pour tubes de la marine. Tout autour des plaques de blindages, des obus énormes.
- Enfin, les aciéries deFirminy, l’usine des Etaings, et les principaux établissements métallurgiques du bassin de la Loire donnent une haute idée de l’industrie française.
- On sort par la façade monumentale qui donne sur la galerie de trente mètres, et l’on rentre dans la deuxième partie de la classe, où M. Carnot a passé l’examen des applications métallurgiques usuelles : les bronzes de foyer, les ustensiles de ménage, de jardinières en cuivre, en laiton, en maillechort, en nickel, en zinc, en fer-blanc ; la tôlerie de fer et d’acier, etc.
- Dans cette partie de l’Exposition, la Vielle-Montagne a édifié un salon, avec toiture en zinc : c’est très élégant et de très bon goût.
- Après un dernier coup d’œil jeté à la force motrice Lecouteux, à l’Union céramique, aux forges et ateliers de Saint-Denis, le Président est sorti par la porte D, aux acclamations de la foule.
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- M. le président de la Bépublique visitera, demain, les pavillons du Venezuela, de l'Equateur, du Chili, du Nicaragua, du Honduras, de l’Uru-guay, de Haïti, de Guatemala, de la République dominicaine et le paviiion des Indes.
- Il terminera sa visite par l’Histoire du Travail au palais des Arts libéraux.
- OS
- Les Entrées à I’Exposhion
- Le chiffre des entrées payantes s’est élevé, hier jeudi, à 106,820.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la même
- journée :
- 1er étage.................. 6.802
- 2m* étage direct........... 1.807
- Du 1er au 2»ie............. 3.615
- Pour le sommet............. 2.944
- En tout............... 15.168
- Le bal du 10 juillet au palais de l’Industrie
- Les souscriptions pour le bal qui sera offert le 10 juillet au palais de l’industrie par les exposants français et étrangers aux membres du. gouvernement et de la municipalité de Paris sont reçues par les secrétaires des comités français et étrangers.
- MM. les membres des comités d’admission, d’installation. du jury, des architectes, ingénieurs et entrepreneurs des classes ou des exposants sont admis à souscrire au même titre que les exposants français et étrangers.
- La cantate du Centenaire
- On sait qu’un concours a été ouvert l’an passé pour les paroles d’une cantate destinée à être exécutée lors de la distribution des récompenses de l’Exposition. Le sujet imposé était Quatre vingt-neuf. Cent soixante-dix manuscrits furent déposés, entre lesquels le jury choisit un poème de M. Gabriel Vicaire. Il se pourrait bien que cette cantate demeurât sans musique.
- Après l’insuccès du concours musical qui suivit de près le concours littéraire, M. Gounod s’était, à ce que l’on annonça à l’époque, officiellement chargé d’en écrire la musique. Aujourd’hui, s’il faut en croire une lettre <de M. Berger, directeur de l’Exposition, vient d’adresser à l’auteur du poème, M. C. Gounod se récuse, arguant de l’impossibilité de rien faire de la cantale primée.
- Le jury qui l’avait choisie comptait parmi ses membres, sous la présidence de M. de Banville, MM. François Coppée, Camille Doucet, Halévy, Meilhac, Jules Barbier, Jean Richepin, etc.
- Plus les gens ont de talent et plus il est difficile de les accorder. Ainsi, voici M. Gounod qui déclare implicitement que ceux qui ont choisi la cantate n’y connaissaient rien.
- Il faudrait cependant s’entendre.
- Première réunion du jury des Beaux-Arts
- Le jury des récompenses du groupe I, classe I (peinture), s’est réuni mercredi à deux heures et demie, dans l’atelier Jean-Paul Laurens, au dépôt des Marbres, sous la présidence de M. Meissonier. Tous les jurés français et étrangers, au nombre de quarante et un, assistaient à cette première séance.
- Les propositions pour les médailles d’honneur ont été faites.
- Le vote secret a eu lieu pour chacune d’elles ; mais les résultats ne seront définitifs qu’après l’examen du jury de groupes, composé des président, vice-présidents et secrétaires de chaque classe et celui du jury supérieur, qui comprend les présidents de toutes les classes de l’Exposition.
- Le jury de la section de sculpture a également commencé ses opérations dans le vestibule Rapp et dans les diverses galeries du palais des beaux-arts.
- Hier première réunion du jury de la gravure.
- Les princes étrangers à l’Exposition
- On sait maintenant que le grand-duc Wladimir, frère du czar, va venir prochainement à Paris.
- Un Russe de nos amis nous disait ces jours derniers :
- « Le czar a chargé son frère de le représenter et
- d’aller en son nom où il ne peut aller lui-même. »
- Le grand-duc et la .grande-duchesse sa femme séjourneront, quelque temps à Paris, puis ils se rendront sans doute, à Aix-les-Bains, où le roi de Grèce viendra les rejoindre.
- Dans la colonie russe, on annonce comme certaine l’arrivée à. Paris du fils aîné du czar.
- Les entants à l’Exposition
- Nous recevons presque chaque jour des lettres de nos abonnés nous demandant comment il se fait qu’on leur fasse donner à certains guichets des tickets pour leurs enfants tandis qu’à d’autres ces enfants entrent gratuitement.
- En vertu des règlements, les enfants payent leur entrée comme les grandes personnes. Les bébés portés sur les bras de leurs parents ou de leurs bonnes font seuls exception à cette règle.
- Le leu
- Mardi soir, à cinq heures, au palais de l’Alimentation, le feu a pris dans un tas de copeaux ; les pompiers n’ont pas eu à se servir du dévidoir, des ouvriers ayant arrêté le commencement d’incendie presque aussitôt.
- Il faut remarquer que le service des pompiers est admirablement organisé. La surveillance est des plus actives et les sapeurs arrivent avec une rapidité surprenante dès qu’un signal les appelle.
- Au cours la lîeine
- Nos réclamations ont été entendues. Les palissades en pianches clôturant le terrain qu’occupera le concours général des animaux au cours la Reine étaient placées tellement près du rebord du trottoir, que les piétons avaient à peine la place-pour circuler. Il se serait produit, certainement, des accidents dans ces parages où la circulation des voitures est considérable.
- Hier, l’administration, tenant compte des nombreuses réclamations de la Presse, a fait reculer toutes les palissades d’environ 1 mètre 50. C’est tout ce q^’il fallait.
- Une buvette au cours la lîeine
- On annonce, pour le 1er juillet prochain, l’adjudication d’exploiter le buffet et les buvettes à installer dans l’enceinte du concours des animaux gras et des autres concours qui auront lieu, d’ici au mois d’octobre, dans les baraquements qu’on .est en train de construire, à cet effet, aux Champs-Elysées.
- Les buvettes seront au nombre de cinq. Les entrepreneurs adjudicataires devront se conformer, pour le prix des boissons, aux instructions données-par l’administration.
- La grande tombola
- Quinze millions de billets seront mis à la disposition du public pour la grande tombola.
- Les deux tiers du produit de cette tombola seront consacrés à l’acquisition de divers objets d’art et d’industrie destinés à servir de lots. L’autre tiers sera destiné à couvrir les frais des visites-ouvrières à l’Exposition, et ceux mêmes de la tombola.
- M. Berger, directeur général de l’exploitation,, vient d’adresser à ce sujet aux présidents des classes françaises et aux commissaires généraux étrangers une lettre par laquelle il leur demande de lui signaler les objets qui pourraient être acquis dans leur section avec indication exacte de l’espèce et du prix de chacun. La liste de ces objets sera soumise à la commission supérieure d’organisation de la tombola qui autorisera les achats définitifs, s’il y a lieu, au fur et à mesure du placement des billets.
- Les présidents de classes ont fait afficher dans les sections une petite note invitant les exposants qui ont des produits,.susceptibles d’être donnés en lots pour la tombola à leur adresser des propositions.
- Au palais du Trocadéro
- Samedi, à deux heures, dans la grande salle des Fêtes du palais, deuxième concert russe avec ' le concours de cent musiciens sous la direction de Rimsky-Korsakow.
- Concerts dans les jardins du Champ de Mars
- Samedi également, de huit heures et demie à dix heures et demie, YHannonie du Panthéon se fera entendre au kiosque no 4 (jardinhaut, côté Suffren).
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- Le congrès littéraire international a terminé ses travaux par un banquet qui a eu lieu hier soir ,à l’Hôtel Continental. M. Jules Simon le présidait, ayant à ses côtés M. Fallières, ministre de l’instruction publique, M. Chautemps, président du Conseil municipal de Paris, M. Poubelle, préfet de la Seine. Il y avait 150 convives environ et parmi eux des femmes de lettres. M. Jules Simon venait de dire en quelques mots spirituels qu’il ne dirait rien, et pour ne pas allonger la série des discours, il avait donné la parole à M. Philibert Audebrand.
- L’orateur ayant parlé du Deux-Décembre, quelques protestations se firent entendre à une table ou se trouvaient des bonapartistes et des boulangistes.
- Les applaudissements des républicains répondirent à ces protestations, et un cri de « A bas Boulanger ! » retentit; un autre cri de « Vive Boulanger ! » se fit entendre; les convives se levèrent ; un tumulte se produisit. M. Jules Simon se leva aussitôt et fut accueilli par de chaleureux applaudissements et les cris de : « Vive Jules Simon! », et dans un langage plein d’élévation et d’éloquence, par un appel à la concorde et à la fraternité, il apaisa les esprits ; il fut l’objet d’une ovation. M. le ministre de l’instruction publique prononça ensuite un discours tout rempli de sentiments patriotiques, qui fat couvert d’applaudissements prolongés.
- M. Chautemps et M. Santa-Anna-Néry portèrent deux toasts charmants qui furent admirablement accueillis, et l’on se sépara, oubliant le fâcheux incident qui s’était produit.
- A L'ESPLANADE
- Plusieurs de nos confrères, et le Figaro parmi eux, se demandent pourquoi la direction générale ne multiplierait pas, le soir, à l’Esplanade, les spectacles publics comme la procession annamite, les fantasias et les combats tunisiens. Il faudrait animer cette Esplanade si gracieuse, qui serait si amusante si l’administration voulait bien donner un peu plus de lumière à ses jardins et un peu plus d’animation à ses sections:
- Ouvrez plus tôt s. v. p.
- On se lève donc bien tard au palais central des Colonies, à l’Esplanade?
- A deux heures de l’après-midi ! Cela n’a pas de nom.
- Je comprends que l’on se donne des aises, que l’on déjeune tranquillement, que l’on savoure le moka odorant (ce qui est colonial), que l’on
- prenne le pousse-café et même Iqpousse-pousse-café. Je comprends tout.
- Mais c’est le public qui ne comprend pas, et qui réclame. Et surtout le public du matin; qui donne deux tickets pour voir et pour étudier et qui ne trouve que visage de bois au Palais central.
- Il y a là une lacune à combler.
- C. L.
- LES PETITES JAVANAISES
- Lisez-vous quelquefois les « billets du matin » du Temps? Ce sont de petits articles qui ne dépassent pas quarante à cinquante lignes, clairs, éveillés, le nez en l’air, ressemblant à des gamins de Paris égarés au milieu d’une société sérieuse, où ils jettent la note gaie.
- Dans une de ces petites fusées littéraires, l’auteur s’est occupé des petites danseuses javanaises, dont il apprécie curieusement l’assimilation à nos mœurs européennes. Il raconte qu’il prenait plaisir à voir « glisser lentement ces petites filles dorées, tout en mangeant des choses de là-bas, très épicées et de saveur bizarre, ce qui fait un très agréable composé de sensations.
- « Après la danse, les danseuses sont descendues de leurs planches et sont venues boire, à côté de nous, du sirop de grenadine. De près, et quand elles ne sont plus dans l’exercice de leurs solennelles fonctions, elles sont gaies à la façon des tout petits enfants, et leur rire est plein d’innocence et de gentillesse. Ce sont de charmantes petites bêtes; on dirait les sapajous sacrés d’un temple très lointain....
- « En réalité, il n’y en a qu’une qui me semble vraiment jolie et qui contente mes yeux d’Oc-cidental. Et j’ai appris que c’est aussi la seule qui ait été honorée, là-bas, des faveurs du maître, et qui porte, à cause de cela, un casque en or ciselé. Les autres n’ont que des casques en cuivre.
- « On m’a dit que ces jeunes personnes ne s’ennuyaient pas du tout et qu’elles se parisianisaient grand train. Elles vous disent couramment : « Bonjour, monsieur, ça va bien ? » en tendant leur fine patte jaune. Chose singulière, elles ont F « assent » ! Elles prononcent : « Ça va bieïn ? » il est vrai que les îles de la Sonde, c’est encore le Midi, té !
- « Plusieurs fois elle sont allées en représentation dans des salons parisiens. Une fois qu’on leur demandait comment elles trouvaient les dames françaises, une d’elles a répondu : « Elles ont de belles robes, mais le nez trop long. »
- « Nos nez leur paraissent prodigieusement comiques. Aussi les poupées de leur guignol (qu’on voit au fond de l’estrade) ont-elles toutes des nez démesurés. Ces petites filles, en prenant leur sirop, avaient devant elles des têtes d’hommes tout à fait considérables : le docteur Charcot, le général Annenkof, Meissonier, Meilhac, etc.
- Eh bien ! il est de toute évidence qu’elles les regardaient comme nous regardons les singes du jardin des Plantes. Je crois pourtant que Meilhac trouvait un peu grâce à leurs yeux, sans doute à cause de sa moustache de Tartare, ou peut-être parce qu’elles sentaient que cet homme-là les' aime. Une d’elles lui a même dit : « Bonjour, Meilhac ! » mais je crains bien qu’on ne le lui ait soufflé.
- « Resteront-elles à Paris, ces gamines de Java? Qui sait, se demande l’écrivain du « Billet du Matin », si dans vingt ou trente ans nous ne retrouverons pas l’une d’elles sous un bonnet d’ouvreuse, ou gérante d’un family-hôtel ? »
- Confusion de Pontons
- Ce n’est pas un « on-dit » puisque cela m’est arrivé.
- Lorsque l’on descend vers la berge pour prendre le bateau remontant vers Paris (ligne de Charenton), on a devant soi trois pontons.
- J’avais pris, le soir, le ponton de gauche, le plus rapproché du Panorama.
- Gomme aucune indication visible ne in’en détournait, j’allai de nouveau m’y installer le lendemain vers midi.
- Un bateau passe et s’arrête plus loin ; puis un autre. Et j’attendais toujours, lisant des journaux, lorsqu’un employé compatissant vint me dire :
- — Monsieur attend le bateau de Charenton ?
- — Oui, monsieur.
- — Ah ! mais, c’est que ce n’est pas ici le matin, c’est là-bas, au troisième ponton, près du palais de l’Alimentation.
- Je courus à ce ponton, il n*était que temps. Je faillis manquer le bateau. Et encore m’a-t-il fallu passer sur un petit bout de berge, large d’un mètre, qui serait inondé par une crue de 25 centimètres.
- Je crois que l’on ne devrait pas varier ainsi les pontons de départ du matin au soir, ou que l’on devrait tout au moins donner au public des indications suffisantes.
- LE SERVILE MÉDICAL PENDANT LES TRW U X
- Le service médical organisé conformément à l’arrêté ministériel du 13 octobre 1886, vient de terminer son rapport sur la période des travaux de l’Exposition. Ce rapport contient des renseignements statistiques importants.
- Le service médical a fonctionné depuis le début des travaux jusqu’au 6 mai, date da sa réorganisation, et il a fourni, durant ce temps, aux ouvriers blessés ou malades, le jour comme la nuit, les soins et les secours nécessaires.
- Chaque jour, fut établi pour ces ouvriers une consultation où ils. pouvaient,se pourvoir de médicaments et de pansements; ceux qui étaient dans l’impossibilité de se présenter au service étaient visités à domicile ; les grands traumatismes, c’est-à-dire les lésions graves exigeant des appareils spéciaux ou des opérations importantes, furent soignés dans les hôpitaux.
- Outre les consultations et les visites journalières, M. le docteur Moizardfit toutes les semaines une clinique spéciale où tous les ouvriers malades ou blessés étaient tenus d’assister. Dans cette clinique étaient réglés leur situation, leurs indemnités quotidiennes, leur renvoi sur les chantiers ou leur maintient au repos, suivant leur état.
- Le rapport constate d’abord que, nonobstant le nombre considérable des traumatismes que le service médical a eu à traiter, il n’y a pas eu de com-
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- -plications, comme on pouvait le craindre, étant donné le peu de soins que prennent les ouvriers de leurs personnes. Le service a d’ailleurs appliqué avec rigueur la méthode antiseptique.
- Il constate, en second lieu, que, dans tous les grands travaux de terrassements ou de constructions, on observe de nombreux cas de fièvres intermittentes et typhoïdes. Ainsi, l’Exposition de 1878 en est une preuve frappante, le rapport médical d’alors en relatait 405 cas (366 intermittentes -et 39 typhoïdes). Or, soit à cause de l’assainissement toujours croissant et renouvelé des terres du Champ de Mars, des terres neuves qui y ont été rapportées et du meilleur état sanitaire des quartiers qui l’entourent, nous ne comptons, en 1889, que 15 cas de fièvre typhoïde et pas une seule fièvre d’origine tellurique.
- Enfin, deux autres faits sont à signaler :
- R Pendant la période des chaleurs a surgi une petite épidémie de diarrhée, touchant de très près la dysenterie et due certainement à l’abus de l’eau que les ouvriers buvaient en dehors de la boisson hygiénique qui leur était distribuée. Or, cette eau servant surtout aux besoins des constructions, se trouvait être souillée d’une manière, continue et produisait l’afî'ection susdite.
- 2° Quant aux accidents saturnins, dit le rapport, nous en avons observé de nombreux cas et de très -graves, présentant presque tous de l’albuminurie.. Nous les avons constatés particulièrement chez des peintres occasionnels qui, négligents, sortaient des •chantiers pour leurs repas, les mains, le visage et les vêtements totalement imprégnés de peinture.
- « A ce sujet, nous avons remarqué, dit encore le rapport, que les ouvriers peintres étrangers, soigneux d’eux-mêmes, plus que les nôtres, n’ont jamais présenté les accidents saturnins dont nous parlons. »
- Voici maintenant la statistique complète des cas •soignés ou constatés par le service médical durant la période des travaux de l’Exposition universelle :
- Malades traités au service, 6,458; malades qui ont •donné lieu à des consultations, pansements et visites à domicile, 21,023.
- Ces 6,458 malades se décomposent comme suit :
- Affections d’origine externe : Plaies, 3,169; contusions, 1,154; lumbagos, 221; entorses, 300. Affections oculaires, ulcères de cornée, 261. Brûlures, 114; fractures, 81; furoncles, 82; amputations de «doigts, 41.
- Affectations de la peau : Lichen, 32 ; anthrax, 30 ; tenosite, 35; panaris, 26; phlegmons, 25; hydrar-tose, 13.; hernie, 13; varice, 10; luxations, 9.
- Affections d’origine interne : Bronchites, 164; diarrhée, 105 ; angine, 102 ; coliques de plomb, 75; rhumatismes, 72; embarras gastriques, 40; affections dentaires, 31; pneumonies, 16; fièvre typhoïde, 15; érysipèle de la face, 9; névrites et paralysies radiales, 9 ; tuberculose pulmonaire, 7; pleurésie, 5 ; néphrite, 5; affections cardiaques, 4; varicocèles, 4; épilepsie, 4; ictère catarrhal, 2; hémorragie cérébrale, 1 ; affections des voies urinaires, •59. Soit, total général, 6,458.
- Vaccinations : Français et étrangers, 108.
- Visites sanitaires : javanais, Annamites, Tunisiens, Egyptiens.
- Sur les 6,458 cas, 33 seulement ont été suivis de mort, Le premier est survenu le 19 juin 1887, le dernier le 30 avril 1889. Vingt-quatre de ces cas sont la suite d’accidents ; neuf sont des cas de maladie,
- Parmi les cas accidentels, il s’en est produit cinq
- dans les chantiers Eiffel, trois dans la galerie des Machines, un au palais des Beaux-Arts, un au palais des Arts libéraux, etc. Seize d’entre eux sont dus à des fractures du crâne.
- Parmi les morts de maladies, on remarque un seul cas de fièvre typhoïde.
- En résumé, ce qui est très remarquable, c’est la rareté désaffections contagieuses et l’absence totale de complications ou d’accidents de traumatisme observés.
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- CE BON SAINT IVIÉDARD
- La poussière commençait à nous gêner. Soulevée par des vents du nord et d’est, quand ils n’étaient pas nord-est, elle entrait dans les galeries, sans ticket, bien entendu, et donnait beaucoup trop d’ouvrage aux épousseteurs. Enfin, depuis hier, une bonne petite pluie qui, pour être en règle avec le proverbe, a abattu grand vent, est venue mettre ordre à tout cela.
- Cette petite pluie, qui va rendre aux petits pois leur délicatesse et retarder leur transformation en balles de revolver, me fait penser à ce bon saint Médard.
- Gentil, tout de même, saint Médard ! car il nous avait donné un trac de premier ordre au jour fameux de sa fête.
- — Bon ! nous étions-nous dit, en voilà pour quarante jours de pépins ! Et vous savez, c’est encore la sagesse des nations qui le dit, rien n’est ennuyeux comme un jour de pluie. Mais quarante jours de pluie ! C’est à se croire à la veille d’un déluge universel.
- Et nous devions d’autant plus redouter l’humide série, que saint Barnabé, le correctif, le juge d’appel de saint Médard, a vu, lui aussi, tomber l’eau du ciel et n’avait pas semblé vouloir défaire ce qu’avait fait son collègue en Paradis.
- Au lieu de cela, nous avons eu un temps sec, très sec pendant plusieurs semaines. M. Berger doit avoir des intelligences là-haut. C’est sûr! Il aura, lui qui a vaincu tant d’hostilités, il aura su gagner saint Médard et faire tarir les écluses célestes, ce qui rentre absolument dans le rôle de la direction de l’exploitation.
- On raconte que saint Médard étant venu incognito, comme un simple prince de Galles, voir les Fontaines lumineuses, — qui sont un peu de son ressort, — aurait oublié d’ouvrir ses écluses le lendemain de sa fête, au moment de descendre au Champ de Mars, où il s’est oublié avec son ami saint Barnabé en une de ces petites noces terrestres dont les habitants de l’Olympe étaient du reste coutumiers.
- Mais ce sont là des potins dont je ne puis garantir l’authenticité et que j’enregistre à titre de simple curiosité.
- Toujours est-il que tout semble favoriser notre belle Exposition, et que si quelqu’un doit rager dans son coin, c’est le propriétaire de Varzin.
- Dame ! on ne peut avoir tous les dieux pour soi. C’est déjà très beau d’avoir réussi, en un jour de surprise et de malheur, avec ce fameux dieu des armées, que tous invoquent en même temps, quoiqu’il doive toujours y avoir un battu dans l’affaire. Qu’il nous laisse donc à nous le dieu des bonnes gens ; des bonnes gens du monde entier qui viennent visiter notre Exposition et qui se joignent à moi pour féliciter saint Médard, qui a si bien écouté les prières du directeur général de l’exploitation.
- Le 9 juillet prochain, aura lieu au Trocadéro un grand concert organisé par la Fanfare en ut de la Société de gymnastique la Dijonnaise.
- Cette fanfare offre cette particularité que tous les instruments, dus à l’invention de M. Chaussier, corniste bien connu, sont ramenés à une tonalité unique, tout en conservant le timbre et le caractère de chacun.
- Cette audition sera du plus haut intérêt pour tous ceux qui s’occupent de musique. Ce système est une véritable révolution dans l’art musical et ouvre un horizon nouveau à l’orchestration moderne.
- Nos plus grands artistes ont promis leur concours à M. Chaussier, pour ce concert, qui sera le premier où l’on entendra les instruments d’une fanfare, depuis le petit bugle jusqu’à la contrebasse, jouer dans le même ton.
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- Montée au fer étage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du fer au 2e étage, par les escaliers Nord et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest.
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- Montée au fer étage, par les piles Est et Ouest. Descente du 1er étage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- Montée au 2e étage :
- En partant du sol, par la pile Nord;
- En partant du i«r étage, par la pile Sud.
- Descente du 2e étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et 3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
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- LA BOURSE
- U y a une détente. Est-ce la fin de la baisse ? On ne saurait encore le dire. C’est, tout au moins, une bonne préparation pour la liquidation de fin de mois et une invitation aux achats.
- On a tellement déblayé la place depuis un mois, qu’il va falloir songer à racheter.
- Le 3 0/0 est à 84 35, l’Amortissable à 87 30. Les fonds étrangers sont bien tenus. Il y a encore des attaques contre les fonds Russes ; mais il ne manque pas d’acheteurs.
- La Banque de France se relève à 3920. Le Suez est à 2352 50, en hausse de 12 50.
- G. L.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- RENSEIGNEMENTS UTILES
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Autguil. —Point d’arrivée : Pont de l'Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée : Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points a’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-ia-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petile-Villette. — Correspondance au square Montholon av^c Trocadéro-Gare de l’Est; à la (Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arriyée : Ecole militaire.
- Qu bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways ' du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma. '
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma pu Trocadéro, Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Inva-lidesmu Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée : Pont de 1 Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Réputés. — Point d’arrivée: Invalides.
- TCn résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro : par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-lssy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- A la Porte Rapp, par le tramway Bastille-Porte-Rapp.
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Ghamps-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service .est assuré par deux Compagnies : les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes a Gharenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pen-
- ant toute la durée de l’Exposition,
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Ièna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur de l’avemie de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Service des bateaux omnibus. — Service de nuit de 10 heures à 11 heures du soir entre le Champ de Mars et VHôtel de Ville, pendant la durée de l’Exposition, au prix de 25 centimes.
- Par autorisation spéciale de M. le Préfet de police en date du 6 juin courant, ce service partira du pont d’Iéna, en faisant escale aux stations suivantes :
- 1° Au pont de l’Alma, rive gauche.
- 2° Au pont de la Concorde, rive gauche.
- 3° Au pont Royal, rive gauche.
- 4° Au pont des Saints-Pères, rive gauche.
- 53 Au Pont-Neuf, rive gauche.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : .Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-M.eudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies ^ la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement, — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels f i
- Voitures pujuLques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc. ,ecc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert 6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine
- 10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à
- 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 heu-ses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures soir). Porte La Bourdonnais (lü heures matin à 6 heures soir).
- (VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro-(6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à. 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. —Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d'Orsay et l'avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. —Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 3 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les-besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue-de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées par jour :
- Matin : 7 h. 80, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté),, près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits-suivants •
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène' et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- Faits divers................... — 10 »
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M Seymour. XVade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Offici
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Ordre des Travaux des Jurys. — Programme de la Fête de nuit du 4 juillet. — A la Section tunisienne. — Échos. — La Fête du 4 juillet La. Tombola. — Le Congrès dos Femmes. — Promenade-Visite. — La Bourse — Renseignements utiles. — Annonces et réclames.
- LA GALERIE RAPP — SCULPTURE Vue prise du premier étage
- ^CHRONIQUE
- G est une question de salubrité publique que j entends traiter ici.
- L’huître a du bon. Arrosée d’une bonne bou-
- teille de Grave, de Chablis ou de vin blanc de l’Enfida (Tunisie), ehe est au déjeuner qui suit ce que les tambours et la musique sont au régiment. Elle met tous les organes sur pied, prépare les voies, tonifie les muqueuses. L’huître passée,
- le déjeuner n’a plus qu’à se présenter.
- Je chante l’huître par gratitude. Je chante le pauvre gastéropode, mangé vivant pour notre agrément, à nous autres gastérosophes 1 Vivante : c’est l’exquisité.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- En avez-vous mangé au bord de la mer, à Arcadion, à Maronnes, à Cancale ou à Os tende., au sortir de l’onde amère, à côté du parc, non loin du banc qui les a vu naître? C’est la perfection !
- Mais morte!
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- Je n’ose, en vérité, vous étaler ici l’épouvantable épreuve quevous fait éprouver une huître défunte, gâtée, rencontrée au milieu d’une « douzaine ». C’est à faire fuir!
- Eh bien! cette unité nauséabonde est devenue banc sur les rives de la Seine, entre le palais des Produits alimentaires et le Panorama transatlantique. Ce ne sont, sur la berge, sans cesse battue par les vagues que font les steamers, que coquilles béantes, poissons morts, crevettes trépassées, bouchons arrachés des bouteilles qu’ils coiffaient, herbes putréfiées, rejetés par le Ilot qui recule épouvanté,, envoyant à ceux qui s’aventurent vers les pontons des bateaux des effluves cadavériques.
- Et dire-que c’est l’huître qui joue le principal rôle au milieu de ces détritus !
- outrance, rejette sur le rivage, à l’instar des mers, toirç les corps étrangers: et c’est ainsi que l’on voit, sur cette partie de ses rives, une bordure de poissons morts, de bouchons veufs, d’herbes, de légumes en décomposition et d’é-cailles d’huîtres béantes, d’où s’exhale une puanteur extraordinaire !
- Ce n’est pas tout. J’ai vu de mes yeux vu, des garçons de. restaurant du [valais de b Alimentation jeter leurs ordures dans le fleuve qui baigne les pieds du [valais : et qui ajoutent ainsi aux choses inconcevables que la Seine rejette en cet endroit, des côtes de melon, des feuilles de salade, des trognons de choux et des papiers graisseux.
- Il faut espérer que l’administration prendra des mesures pour éviter aux passagers des pontons la symphonie de mauvaises odeurs qui se chante en cet endroit à leur nez, avec accompagnement du bruit régulier des petites vagues qui viennent mourir sur la rive pavée, en déposant leur écume légère parmi des détritus qui empoisonnen t bair.
- Il va, au-dessus du Panorama transatlantique, un [valais curieux. Celui de l’Ostréiculture et de la Pisciculture. Là, des huîtres de tout âge, de toutes provenances et de toutes dimensions, depuis fa colossale portugaise jusqu’à la minuscule Os tende, sont rangées dans des .pares artificiels remplis d’eau de mer. Là encore, des salmonidés de toutes espèces font leurs étonnantes évolutions dans des aquariums à eau courante. Là enfin, doucement, grassement, des Cyprines aux écailles d’or ou des poissons télescopes aux nageoires excessives, se prélassent au milieu d’une eau dormante entre des herbes marines qui singent les grands arbres..
- Ou les admire.: les huitres pour les perspectives gastronomiques qu’elles ouvrent; les truites et les saumons élevés artificiellement à cause du repeuplement de nos cours d’eau, les poissons dorés au point de vue de l’ornement des rivières et des bassins de nos parcs et de nos jardins.
- Mais il en est, hélas ! parmi ces êtres si intéressants, qui s’accommodent mal du régime de captivité auquel on les condamne.
- L’eau salée qui séjourne dans les bassins artificiels n’est plus l’eau toujours agitée des vagues de l’Océan ; beau de Seine que l’on fait tomber par des petits robinets dans les aquariums n’a rien de commun avee l’eau de source qui clapote entre les roches de la montagne. L’air ambiant du palais de l’Ostréiculture et de la Pisciculture n’est pas, comme T atmosphère maritime, saturé de soleil et d’embrun; ni non plus frais et parfumé comme celui du fond des vallées ombreuses où la truite saute de cascade en cascade, poursuivant les moucherons qui se laissent choir des sombres frondaisons.
- Aussi, chaque jour, des huîtres -entre-baillent leurs coquilles pour exhaler le dernier soupir, et des salmonidés anémiques se mettent le ventre en l’air avant de passer de vie à trépas.
- Ch. L.
- mm us Hat.
- Classe 20
- Mardi 2 juillet et mercredi -8 juillet : Terres cuites artistiques, grès artistiques.
- Classe 29
- Mardi 2 juillet: Autriche-Hongrie, Pays-Bas, Roumanie, Serbie, Grèce.
- Classe 44
- Mardi 2 juillet, neuf heures du matin : Russie, Nouvelle-Zélande, Victoria. ------------------------------------------—
- RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
- LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- GRANDE FÊTE DE NUIT
- Le Jeudi 4 Juillet
- À l'occasion de l'inauguration, sur le môle du pont de Grenelle
- DE LA
- STATUE OE LA LIBERTÉ ÉCLAIRANT LE MONDE
- Offerte à la Ville de Paris par les Américains
- Projections électriques sur la Statue de la Liberté EMBRASEMENTS DE LA TOUR EIFFEL
- •JEU DE TOUTES LES FONTAINES LUMINEUSES
- Illumination complète du Teocadéro
- Feu d’Artifice à Pïle des Cygnes
- PRIX D’ENTRÉE
- A la Fêle de nuit, à partir de 5. h. du soir :
- CINQ TICKETS DE 1 FRANC
- Paris, le 25 Juin 1889.
- Le commissaire général des fêtes, A. ALPITAND.
- Que se passe-t-il alors? La Seine bat les pieds j Le jury de la classe 72 a visité hier, les du palais. Il est simple, dès lors, d’v jeter les j colonies néerlandaises ; à l’occasion de cette défuntes huîtres et les salmonidés morts-, pour j -visite, M. Wunderly, délégué du comité néer-éviter que leurs restes décomposés ne jettent la j landais, vice-président de la classe 72, assisté contagion et la puanteur parmi les survivants. j qu comité néerlandais tout entier, a donné une ' Et l’on jette la puanteur au nez des humains, j grande garden-party au Kampong javanais; entre les pontons des bateaux de la Seine. L’eau nous sortons de cette fête qui a été très bril-du 'fleuve, sans cesse agitée par une navigation à lante, un déjeuner très original et d’un carac-
- tère tout oriental a été servi aux invités au nombre de plus de cent.
- M. Wunderly a fait les honneurs avec une grande cordialité. Parmi les'invités, nous avons remarqué MM. Georges Berger, Sédille, de Maby, M. Van Lier, consul général des Pays-Bas; M. Henrique, commissaire général, des colonies; M. Sanson, commissaire général de la section tunisienne; MM. Prevet, Destournelles, le prince Roland Bonaparte, M. de Hédeman, commissaire général du Danemark ; Tlmrneys-sen, Monthiers, de Lacretelle, etc.
- M. Etienne, sous-secrétaire d’Etat aux colonies, retenu à la Chambre, s’était fait excuser.
- Les danses et les musiques javanaises ont eu le plus vif succès.
- Eête très réussie qui fait grand honneur à son organisateur, M. Wunderly.
- A ' LA SECTION TWISIEffiE
- Il n’y a qu’une voix dans la Presse pour dire que, la nuit venue, l’Esplanade des Invalides est fort mal partagée, étant insuffisamment éclairée et manquant de distractions.
- M. -Charles .Sanson, -commissaire général; M. Régnault, vice-président du comité tunisien, -et M. Baladin, architecte du palais, ont, de leur initiative privée, cherche la -solution d’un problème qui semble ignoré par Tadministration coloniale.
- . Ils ont cherché, pour la part de la section tunisienne, à donner un plus grand attrait aux soirées de l’esplanade, estimant que si les autres sections en faisaient autant il y aurait chaque jour de la semaine un-e attraction nouvelle.
- Cela est si vrai que si un jour de la semaine on avait le cortège de la mariée tunisienne, un autre la procession des Annamites, un autre jour quelque cérémonie -de Canaques ou de Pahouins, ou quelque marche arabe en Algérie, avec nouba en -tête, on aurait des semaines remplies, les jeudis et les dimanches n’ayant pas besoin de beaucoup -d’efforts.
- Donc, la Tunisie a fait Fexpérienee, expérience curieuse -qui a eu un succès fou parmi les assistants, fort nombreux Mer soir, accourus de toutes les directions de l’Esplanade.
- Ce qui était curieux à observer, -c’était Tente-fin qu’y mettaient tous les Tunisiens de La section et le plaisir très vif qu’ils prenaient eux-mêmes à cette petite fête improvisée. Il s’agissait de représenter la promenade de la mariée (arroussa). La mariée, voilée, cachée à tous les regards, est conduite en procession au domicile conjugal, au milieu de ses parents, de ses amis, de porteurs de cierges, de danseurs précédés de musiciens, de porte-drapeaux et de chanteurs. Un parent la suit, portant une chaise ou un tabouret pour la faire asseoir durant ce voyage -d’une fatigue toute symbolique.
- Le -cortège s’étant arrêté devant les souks, il y a eu toute une série de danses et de chants, -de duels, simulés et de s-cènes d’escrime. Le danseur syrien et le danseur nègre ont obtenu le plus vif suceè-s.
- Les frères Barbouchi, avec une grande complaisance, avaient prêté les magnifiques drapeaux et les costumes nécessaires.
- Il suffirait de régler ce cortège d’une façon définitive pour donner, sans frais, chaque semaine, une des plus curieuses scènes de la vie tunisienne.
- Voici comment, si je ne me trompe, on comprendrait la chose : Le cortège se formerait à dix heures du soir dans les souks. Il partirait, par la porte principale, dans l’ordre suivant :
- 1° Les cavaliers caparaçonnés;
- 2° Les chaouchs et fonctionnaires indigènes;
- 3° Deux drapeaux;
- 4° Les musiciens ;
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- 5° Deux drapeaux ;
- 6® Les chanteurs;
- 7° Les danseurs et acrobates ;
- 8° Les porteurs de cierges;
- 9° La mariée avec ses parents;
- 10° Les jeunes gens de la famille avec des cierges;
- 11° et 12® Suite d’indigènes.
- Ce brûlant cortège passerait entre le pavillon des forêts et le palais, devant la façade du palais, s’engagerait entre le palais et le Théâtre-Annamite, rentrerait dans les jardins en passant entre la maison du djerid et le souk du potier, dénierait devant le Concert-Tunisien pour rentrer dans la galerie des souks. On pourrait même allonger le parcours en passant par la piste de la Fantasia.
- ***
- Je crois ne pas m’avancer beaucoup en disant que M. Müller. commissaire général de l’Algérie, et M. Sanson, commissaire général de la Tunisie, pourraient s’entendre facilement pour se prêter main-forte.
- Le jour de la réunion l’Algérie, pourrait lui prêter quelques indigènes pour renforcer le cortège, et réciproquement. Avec ce concours réciproque, l’Algérie et la Tunisie pourraient présenter chacune, un soir par semaine, un cortège magnifique, éclatant.
- L’heure que je viens de dire, dix heures du soir, laisserait une bonne soirée aux entrepreneurs de concerts, qui y trouveraient un attrait de plus pour déterminer le courant du public vers leurs sections. Et je dis plus, s’ils comprennent leurs intérêts, ils prêteront leurs artistes pour corser le cortège. Une des danseuses du Concert tunisien ferait fort bien la fiancée.
- En un mot, l’Algérie et la Tunisie n’ont qu’à vouloir pour assurer chaque semaine deux belles, deux magnifiques soirées, par des spectacles publics qui viendront après les séances des concerts.
- Et que coûterait cela ?
- Rien, ou à peu près — sinon un peu d’entente, de bon vouloir et de méthode.
- Les indigènes, eux, ne demandent que cela.
- Ch. L.
- -------------^---------------
- Une députation du comité d’organisation du bal offert le 10 juillet prochain par les exposants au Gouvernement et à la Municipalité de Paris, a été reçue ce matin à onze heures par M. le président de la République.
- Cette délégation venait le prier, ainsi que Mme Carnot, de vouloir bien honorer de leur présence la fête projetée. M. le président delà République a très aimablement accepté l’invitation qui lui était adressée et a assuré aux membres de la commission que Mme Carnot ne manquerait pas de l’accompagner.
- Les Entrées à rExposition
- Le chiffre des entrées payantes s’est élevé, hier ‘ vendredi, à 82,257.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la même
- journée :
- 1er étage.................. 7.834
- 2me étage direct............ 2.258
- Du Ie1' au 2m®.............. 4.897
- Pour le sommet. ;........ 3.870
- En tout............. 18.859
- Au !’
- -Jeudi, a eu lieu, dans la grande salle des Fêtes du Trocadéro, le deuxième et dernier grand concert d’orgue avec orchestre donné par M. Guilmant, organiste de la Trinité et de la société des concerts du Conservatoire, avec le concours de l’orchestre de M. Ed. Colonne.
- Cette belle audition, que tous les vrais amateurs regrettent de voir être la dernière, avait attiré une foule considérable, composée surtout de lins musiciens.
- M. Guilmant a charmé l’auditoire par l’exécution de la première sonate de Th. Salomë qui a, du reste, été fort applaudie étant exécutée de main de maître par l’orgue et l’orchestre.
- Mlles Lépine, Landi et M. Auguez se sont surpassés; les deux premières dans le Judas Macchabée de Ilaendel, et le second dans Y Angélus, mélodie bretonnede M. Bourgault Ducoudray.
- Nous sommes heureux de pouvoir adresser toutes nos félicitations à l’administration de l’organisation des auditions musicales, qui a su éviter l’encombrement et satisfaire tout le monde alors que la salle était comble des tribunes au parquet.
- Le Congrès <ïe la boulangerie
- Hier a eu lieu, au Trocadéro, la première séance du congrès delà boulangerie.
- On a procédé à l’organisation et à la nomination des bureaux.
- Ont été nommés :
- Président: M. Cornet, président du syndicat de la boulangerie de Paris;
- Vice-présidents : M. Ramé et M. Izard, secrétaire du syndicat de la boulangerie.
- Aujourd’hui, à deux heures et demie, conférence faite par M. Léon Donat, conseiller municipal : question des boulangeries municipales.
- Lundi même heure, conférence par M. Frédéric Pa'ssy, député, qui traitera de la taxe du pain.
- Mardi même heure, réunion plénière pour l’apro-bation des vœux émis par le congrès.
- Les conférences
- Dimanche 30 juin courant, à quatre heures du soir, au palais du Trocadéro, conférence par M. Ho-molle, professeur au Collège de France.
- Sujet : Les travaux de l’école française d’Athènes dans l’île de Délos (avec projections par M. Mol-teni).*
- Salle spéciale au rez-de-chaussée du palais (entrée par le vestibule est du Palais).
- L’entrée sera gratuite.
- Le même jour et à la même heure, conférence au Cercle populaire (esplanade des Invalides), par M. Belle, président du conseil d’administration de la Fourmi.
- Sujet : Les Sociétés en participation d’épargne en France. Leur origine, leur but, leurs moyens d’action. Nature des placements pour les capitaux épargnés chaque mois par les sociétaires. Résultats obtenus depuis 1879. La Fourmi de Paris.
- Comme pour la précédente l’entrée sera gratuite.
- La musique au Champ de Mars
- Dimanche soir, de huit heures et demie à dix heures et demie du soir :
- Au kiosque n®l (jardin bas, côté La Bourdonnais) ; les Cours de chant des Bq 2me, 14e et 15® arrondissements, sous la direction de leurs professeurs, MM. Delaunay, Witt, Giroz et Boutin.
- Au kiosque n® 2 (jardin haut, côté La Bourdonnais). l’Harmonie de Ut Chapelle, sous la direction de M. Hemmerlé (55 exécutants).
- Au kiosque n® 3 (jardin bas, côté Suffren), la société de trompettes l’Etendard du Ae arrondissement; chef, M. A. Jamain (40 exécutants).
- Au kiosque n® 4 (jardin haut, côté Suffren), Y Harmonie Crespin-Bufayel, président: M. Bavarde; chef: M. Garnier (80 exécutants).
- Le petit chemin de fer
- Pendant la journée de jeudi, il y a eu 39,729 voyageurs entre la gare de la Concorde et celle de la galerie des Machines.
- Les trains se succèdent à trois ou quatre minutes d’intervalle, et, comme le service est très régu-
- lièrement fait, sous la haute surveillance continuelle-de M. Grille, l’ingénieur distingué qui a contribué à la construction et à l’installation de ce moyen de transport si commode, il n’y a, disons-nous, aucun retard et aucun accident:
- On a placé, jeudi, sous le dôme du palais des Arts libéraux, au-dessous de la peinture du Zodiaque, une grande statue d’Arago,
- Cette œuvre, due au sculpteur Oliva, sera, après l’Exposition, érigée sur la place qui porte le nom de l’illustre savant, au sud des jardins de l’Observatoire.
- Les ingénieurs américains
- Les ingénieurs américains, conduits par M. Eiffel, ont été reçus hier, à quatre heures après midi, à l’Hôtel de Ville, parle bureau du Conseil municipal. Des discours, exprimant tous une chaleureuse sympathie pour la France et une vive admiration pour l’Exposition universelle, ont été prononcés par MM. Whitemore, président honoraire des ingénieurs américains, Town, président des ingénieurs américains, et Francisco de Garay, professeur à l’école des ingénieurs de Mexico. Ce dernier s’est exprimé ainsi :
- En visitant hier les beaux palais de l’Exposition, nous nous reportions aux origines de notre histoire, qui ne date que d’hier, et, dans ce centre de la ville de Paris, nous cherchions pour ainsi dire le cœur • qui a battu pour le monde entier.
- C’était le cœur de la France que nous désirions trouver et sentir battre dans notre main. Après ce pèlerinage, en rentrant chez nous, de cette Mecque de tous les républicains, nous pourrons dire à nos compatriotes que la France est encore pour le bien de l’humanité, et qu’elle est toujours digne de notre-admiration et de notre, amour.
- Le président du Conseil -municipal a répondu à chacun de ces discours. Un lunch a été servi après la réception.
- Les ingénieurs américains se sont également rendus au pavillon de Flore, où ils ont été présentés à M. Poubelle, préfet de la Seine.
- Concurrence déloyale
- Le succès obtenu par l’Exposition française a engagé des concurrents peu scrupuleux à faire copier les meilleurs dessins de nos principales maisons : hier, un gardien a arrêté dans la classe 21 un dessinateur anglais qui copiait les plus beaux motifs des tapis-de la maison Sallandrouze.
- Les réceptions ministérielles
- Ce soir samedi, réception au ministère des travaux publics.
- On entendra dans les jardins la société de trompettes du IVe arrondissement.
- Réception également, au ministère-#des affaires étrangères.
- Les Concerts
- L'Harmonie du Panthéon, sous la direction de M. Bommenel, se fera entendre ce soir, de huit heures et demie à dix heures et demie, au kiosque n® 4 (jardin haut, côté Suffren), quarante exécutants.
- Les pick-pockets
- On a arrêté, hier soir, au bureau des omnibus de l’avenue Bapp, une femme nommée Marie-Louise M'aret, Agée de trente-deux ans, comptable, qui était . en train de fouiller dans les poches de ses voisins et voisines.
- Elle était déjà surveillée, du reste, depuis quelque temps par les agents delà Sûreté, et était parvenue à leur échapper deux fois déjà. Comme on peut bien le penser, elle a été prise en flagrant délit.
- Elle a fait un potin de tous les diables dans les. bureaux de M. Mouquin, commissaire de police de l’Exposition, en se réclamant comme employée de MM. Boas frères, de la taillerie de diamants hollandaise, où du reste on ne la connaissait pas du tout. Elle a été gardée à la disposition de M. le commissaire, qui l’a fort surprise ce matin en lui annonçant qu’elle avait été condamnée six fois pour vols et en lui montrant deux photographies d’elle à l’appui de son dire.
- Elle a encore nié, mais on l’a quand même envoyée au Dépôt. C’est la relégation qui l’attend.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 188S
- Demandez le succès du jour!
- Tous les visiteurs ont remarqué le? chaises roulantes circulant en tout sens dans l’Exposition. Quelquefois même ces véhicules attirent l’attention du passant en se logeant dans ses jambes. Le camelot ne pouvait manquer de tirer parti de la roulotte si connue. Ils vendent aux abords de l’Exposition un jouet représentant une chaise roulante poussée par un petit bonhomme revêtu de l’uniforme gris et sur la chaise se carre une belle dame. Le jouet marche et, comme les grandes, ces petites rou-. lottes d’un nouveau genre viennent heurter vos pieds lorsque vous êtes sur leur route. Demandez le succès du jour ! la petite roulotte de l’Exposition.
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- La commission du bal offert par les exposants français et étrangers au Gouvernement et à la Municipalité parisienne, qui doit’ avoir lieu le 10 juillet au palais de l’Industrie, s’est réunie vendredi matin sous la présidence de M. Al-phand.
- Des mesures importantes ont été prises dans cette séance, en vue d’assurer à ce bal un éclat particulier.
- Le compositeur Olivier Métra conduira le grand orchestre du rez-de-chaussée : l’orchestre du premier étage sera dirigé par Desgranges, le chef d’orchestre des bals de la présidence ; les musiciens roumains et les tziganes hongrois seront également installés au premier étage, dans les salons situés à chaque extrémité du palais. On dansera également au jardin de Paris.
- Les membres de la commission ont visité le palais de l’Industrie, que les ouvriers sont en train de transformer sous l’habile direction de M. Bouvard, commissaire général adjoint des fêtes, et M. Thomas, architecte du palais.
- A l’issue delà séance, une sous-commission, à la tête de laquelle était M. Alphand, s’est rendue à l’Elysée. M. le président de la République a reçu cette délégation avec une grande bienveillance et a accepté gracieusement l’invitation qui lui était faite, ainsi qu’à Mme Carnot, d’assister au bal du 10 juillet.
- LA FÊTE DU 4 JUILLET
- A Pile des Cygnes
- Comme nous l’avons déjà dit, jeudi 4 juillet prochain, inauguration de la réduction de la statue de la Liberté éclairant le monde que nous ont offerte les Américains.
- Nous avons parlé des difficultés rencontrées dans le transport de cette statue.
- Elle n’est du reste pas encore arrivée à destination, et cependant elle est en route depuis mercredi matin et ne sera en place qu’aujour-d’hui ou demain.
- Elle aura mis quatre jours pour faire environ quatre kilomètres ; comme nous l’avons également annoncé, quatre bateaux prendront les invités au pied de la statue après la cérémonie pouç les emmener à l’Hôtel de Ville, ou un lunch leur sera offert par la Municipalité parisienne et les ramènera ensuite à l’Exposition.
- Ce sont les quatre bateaux des grands magasins du Louvre, prêtés gracieusement par l’administration, qui feront ce service. S’ils ne sont
- pas suffisants pour transporter les invités on leur adjoindra quelques-uns des bateaux de l’ancienne compagnie Express.
- Une musique militaire et la société musicale VHarmonie de Javel prêteront leur concours à cette inauguration.
- La Fête de nuit
- Le soir du même jour, grande fête de nuit.
- Illumination complète du palais du Troca-déro, du Dôme central, de la Tour Eiffel.
- Feu d’artifice à l’île des Cygnes, près de la passerelle de Grenelle.
- Trois embrasements auront lieu sur la Tour Eiffel : le premier à 9 heures 1/2, le deuxième à 10 heures 10 et le troisième à 10 heures 50.
- Il y aura également six embrasements généraux des massifs.
- 25,000 ballons lumineux seront répartis dans les arbres desjardins duTrocadéro et du Champ de Mars.
- Dans les différents kiosques, orchestres, chœurs, sociétés de trompes et de trompettes.
- Le prix d’entrée à la fête de nuit, à partir de cinq heures, a été fixé à cinq tickets de 1 fr.
- LA TOIVIBOLA
- L’administration des finances vient de décider les mesures à prendre pour assurer le succès de la tombola de l’Exposition.
- On sait que cette tombola, autorisée par décret du 24 mai, a pour objet d’encourager les exposants au moyen de l’achat de divers objets d’art et d’industrie, et de faciliter le voyage et le séjour à Paris aux délégations ouvrières, agricoles et industrielles, ainsi qu’aux instituteurs.
- Aux termes du règlement, signé par MM. Tirard et Rouvier, dont ampliation a été remise hier à tous les intéressés, avec les placards annonçant la vente des billets, les billets de la tombola de l’Exposition seront émis par le caissier-payeur central du Trésor, au chiffre de 15,000,000.
- Les habitants des départements autres que celui de la Seine pourront se les procurer chez les percepteurs de leur résidence et chez les débitants de tabac.
- A Paris, les billets se trouveront chez les intermédiaires autorisés à vendre les tickets d’entrée à l’Exposition.
- Les intermédiaires recevront une remise de 2 0/0 ; le prix du billet de la tombola est fixé à 1 franc.
- Les frais de toute nature seront prélevés sur le produit brut de la vente.
- Quant aux lots achetés, ils seront choisis par les soins de la commission supérieure de révision, nommée par décret du 11 mars 1887, et les comités des diverses classes de l’Exposition.
- La commission acceptera en outre les dons qui lui seront offerts. On inscrira à l'Officiel les noms des donateurs.
- Les lots achetés seront livrés à un garde-magasin nommé par le président du conseil.
- Les exposants qui auront vendu un. lot auront la faculté de mettre sur leurs produits la notice : Acheté pour la tombola.
- Les tirages au sort se feront en séance publique dans la grande salle des fêtes du Trocadéro, à une date qui sera ultérieurement fixée.
- Les heureux gagnants auront trois mois pour retirer leurs lots : gageons qu’ils ne profiteront pas de cette latitude !
- La tombola de l’Exposition obtiendra le même succès que... l’Exposition !
- LE CONGRÈS DES FEMMES
- Déjà, à l’Exposition de 1878, les femmes s’étaient réunies en congrès. Elles viennent, à l’occasion de l’Exposition de 1889, d’avoir un nouveau congrès.
- A la première séance de ce congrès, on remarquait MM. A. de la Forge, de Hérédia, Georges Martin, Colfavru, etc. C’est au milieu d’applaudissements répétés que la présidente du congrès, Mlle Maria Deraismes, a pu prononcer le discours d’ouverture.
- « Il se prépare, a-t-elle dit, une révolution, la plus grande, la plus féconde qu’on ait encore vue et qui se fera sans insurrection dans la rue, sans barricades, sans dynamite. Elle se fait en ce moment dans les consciences, elle se fera bientôt dans les lois. Pour cela il suffira de rétablir la loi d’ordre : que les deux facteurs de l’humanité soient égalitaires et non hiérarchiques. C’est à ce prix qu’est le développement continu et indéfini du progrès de l’humanité ».
- Une lettre de M. Yves Guyot, ministre des travaux publics, annonçant que la proposition de loi relative à l’électorat des femmes commerçantes pour l’élection des juges aux tribunaux de commerce figurera à l’ordre du jour de la séance d’aujourd’hui, a soulevé de vifs applaudissements.
- . Les congressistes ont ensuite organisé les quatre sections suivantes :
- 1° Section historique. — De l’influence des femmes et de leur action sur la marche et le développement des sociétés humaines. ,
- 2° Section économique. — Etude sur le travail et le salaire des femmes dans les différents pays. Leur exclusion ou leur admission dans les carrières libérales.
- 8° Section morale. — Recherches sur les. causes de la dissolution des mœurs et les moyens d’y remédier.
- 4° Section.de législation. — Réforme des lois qui, dans le monde, consacrent l’infériorité de la femme.
- Voilà de bien vastes discussions qu’il serait prudent de ne pas aborder tout d’un coup, ni toutes ensemble.
- Souhaitons que les aimables congressistes n’y perdent pas trop de ce temps précieux qu’elles pourraient consacrer à de plus charmants loisirs.
- --—---— ' —......—
- Dimanche 30 juin : Promenade-visite à l’Exposition universelle de 1889, organisée par la Société centrale du Travail professionnel.
- Lieu de réunion : devant le Pavillon de la Presse, à 10 heures du matin.
- M. Jules-Auguste Fleury, ingénieur civil, chef du secrétariat de la Compagnie de Suez.
- Sujet de la conférence : Travaux publics, travaux ' à la mer.
- Voir à la: Section Anglaise
- Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
- s’enfilant toutes seules, fabriquées par
- W BARTLEET ET SOAS
- Vente en gros à Paris : MM, les Fils de F. Charpentier, 3 6, bd Sébastopol
- LA BOURSE
- Les affaires sont un peu plus actives et les cours sont assez fermes pour les rentes françaises et les fonds d’Etats étrangers, mais le calme persiste pour les valeurs de crédit et pour les actions de chemins de fer et des entreprises industrielles.
- Il ne faudrait donc pas se hâter décrier victoire. Toutefois, la liquidation sera meilleure ou*Mu moins plus facile qu’on ne pouvait le supposer il y a quelques jours.
- Le 3 0/0 est à 84.42, l’Àmortissahle à 87.35. Les fonds misses sont particulièrement bien tenus.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- GUIDE DE L'EXPOSITION
- on sept jours
- (Se munir du Guide illustré de l’Exposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket : 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils ettissusde lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. — Classe 43, chassé et pêche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines. Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — home central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, •mosaïque.
- sections étrangères (2® partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Ma-chines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie. — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classé 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin' central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord, broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Bail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, . côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier do l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark ; deux suivantes, Nor-wège ; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique ; deux suivantes, Suisse ; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les oeuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Coutan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir les quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée ; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dé Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centré de l’édifice, aérostation. Au centre, sous la poupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers. »
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de Vintérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie ('côté de la'Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. — Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade clés Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreri.es, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de sècours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation. postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; a la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité clu palais des Arts libéraux, derrière le pavillon du Chili.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- RENSEIGNEMENTS
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient Tindication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. —Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée : Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la place dé l’Étoile avec Taitbout-la-Muetle. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pbnt de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. —PGint d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre^-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée: pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. —Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem. .
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition’ est desservie directement de la façon suivante :
- Au Trocadéro : par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Vil-lette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de' Magdebourg.
- A l’Ecole: militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-lssy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- A laPorte Rapp, par le tramway Bastüle-Porte-Rapp.
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une station supplémentaire ; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies : les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes a Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pen-
- ant toute la durée de l’Exposition.
- Le territoire • de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Iéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma ; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du. Louvre.
- Service des bateaux omnibus. — Service de nuit de 10 heures à 11 heures du soir entre le Champ de Mars et VHôtel de Ville, pendant la durée de VExposition, au prix de 25 centimes.
- Par autorisation spéciale de M. le Préfet de police en date du 6 juin courant, ce service partira du pontd’Iéna, en faisant escale aux stations suivantes :
- 1° Au pont de l’Alma, rive gauche. •
- 2° Au pont de la Concorde, rive gauche.
- 3° Au pont Royal, rive gauche.
- 4° Au pont des Saints-Pères, rive gauche
- 53 Au Pont-Neuf, rive gauche.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Long-champs, Puteaux. Le premier de ces trains- arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies à la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)'
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement, — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels pi
- Voitures puM,ques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc. ,ecc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de T Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 lieuses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures soir). Porte La Bourdonnais (10 heures, matin à 6 heures soir).
- UTILES
- VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delesseri (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. — Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. — Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 8 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr..50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, .16, avenue-de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La., Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de . la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées parjour :
- Matin : 7 h, 30, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;.
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Expo* sition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- ' Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-cloéets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants •
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition : côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalidés : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- LE BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION
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- 02 ITINÉRAIRE — 60fr'»-45fr'»
- *»arls. — Biouen. - uieppe. — Saisu-valery. — Fécamp. — B.e Havre. — ssouen. — Honneur ou Trowvüîe-E»eauvîl!e. — <;aen. — Paris.
- fr.
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- 7* ITINÉRAIRE — 1 20*'*— I 00'"
- Paris. — Kourn. — uieppe. — St-Valéry. — Fdcainp. — B.e Havre. — mou en. — Honneur onTrouvtlle. — Caen. — Cherbourg. — Coulau-ces- Granville — AvraitcJies. — îmoiu-st-Hl-chel. — E»ol. —st-XBalo. — luinard. — Hiuan.— ISennes— ï,aval— j.e Mans—Chartres— Paris.
- 8e ITINÉRAIRE g ^^fr'
- 20’
- )) —
- 00”
- 3' ITIIBIIAIIIB — 80"»-65
- Paris. — nouen.— Hieppe. — Saint-valery.
- — recainp.— Ge Havre.—«ouen. - BSosifieur ouvrouvilie.— Cherbourg. — Caen. — Paris.
- 4e ITINÉRAIRE — 9Q fr‘» ~ 7Q,r'»
- Paris. — Granville. — Agrandies - Hont-St-Kiîrüiel. ooi. — Saint-Malo. —-BSinard.—
- ® — Rennes. — *,e Mans. — paris.
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- Paris—Cherbourg—coutances—Granville —
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- Lundi 1er Juillet 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
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- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Partie officielle : Nomination d’un membre du jury des récompenses. — Deuxième Tirage des Bons do l’Exposition.—Partie non officielle .-Chronique.
- — Ordre des travaux des jurys. — M. Carnot à l’Exposition. — Echos. — Promenades dans les sections. — Les pick-pockets. — Guide des attractions. — La Bourse. — Guide do l’Exposition en sept jours. — Annonces et réclames.
- ENTREE PRINCIPALE DE LA SECTION GRECQUE
- Près la porte Desaix
- PARTIE OFFICIELLE
- Le président de la République française, Vu le décret du 8 novembre 1884;
- Vu la loi du 6 juillet 1886;
- Vu le décret du 28 juillet 1886;
- Vu le décret du 27 mars 1889, réglant l’organisation du jury international des récompenses;
- Vu le décret du 28 mai 1889, augmentant le nombre des jurés titulaires et suppléants;
- Vu les décrets des 29 mai, 19 et 20 juin 1889,
- portant nomination des membres du jury des récompenses;
- Sur la présentation du président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et. des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889,
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Décrète :
- Art. Ie1'. — Est nommé membre titulaire du jury des récompenses, classe 73 (Boissons fermentées) :
- M. Fouilleul, négociant en cidres, titulaire de médaille d’or aux précédentes expositions.
- Art. 2. — Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889, est chargé de l’exécution du présent décret.
- Fait à Paris, le 28 juin 1889.
- Carnot.,
- Par le président de la République :
- Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889,
- P. Tirard.
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- DEUXIÈME TIRAGE
- DES
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- Le numéro 41)1.197 gagne 100.000 francs.
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- Les dix bons dont les numéros suivent gagnent
- chacun 1,000 francs : ^
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- Les quatre-vingt huit bons dont les numéros suivent gagnent chacun 109 francs :
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- 590.329 326.484 193.570 143.688 721.539
- 815.771 642.623 318.282 768.541 1.126.359
- 654.333 649.238 182.960 601.29o 227.119
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- PARTIE NON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- Les provinciaux commencent à arriver; mais ils vont surtout affluer à l’approche du 14 juillet, que beaucoup n’ont jamais vu à Paris, et au moment des vacances scolaires, c’est-à-dire en août et septembre.
- Ah ! vous n’imaginez pas, vous autres Parisiens, quelque peu blasés sur tous les spectacles et qui passez trois jours de la semaine sur six à l’Exposition, vous n’imaginez pas commi la province a soif, à son tour, de ce spectacle dont vous-mêmes ne vous lassez pas, en dépit i d’un scepticisme de commande, qui semble toujours être de bon ton !
- Mais là-bas, au fin fond du Midi ou de l’Ouest, ou du Centre, où 1 on dévore depuis deux mois les journaux faisant de l’Exposition les mirifiques descriptions qui sont loin d’égaler la réalité; i là-bas, on est sur les braises; on a lu, mais cela -ne suffit pas : on voudrait se repaître au plus 1 tôt de la vue de ces merveilles. I
- Souvent les affaires, la famille retiennent le provincial, et aussi le train-train paisible de son existence casanière.
- En effet, bien que les transports soient commodes et peu coûteux, le provincial, le vrai, celui qui vit depuis son enfance dans la maison de ses pères, avec la servante qui l’a élevé et qui, souvent, a été sa nourrice, celui-là se remue difficilement, quelque envie qu’il en ait.
- Lui, encore, il irait bien tout seul à Paris; mais sa femme, mais la ménagère, qui se lève à cinq heures du matin et qui se couche avec les poules, pourra-t-elle jamais s’habituer, ne fût-ce que huit jours, à la vie fiévreuse de la Capitale, aux promenades éreintantes, aux nuits passées en partie dehors ?
- — Eh bien ! mon homme, vas-y tout seul, je resterai avec fifîlie, et tu nous raconteras tout ce que tu auras vu.
- — Oh! mère, et moi, dit la fifîlle ? Je sors de pension et je n’ai encore rien vu : on me l’avait bien promis, pourtant, que je verrais la Tour Eiffel!
- Et elle pleurniche et on la console ; et l’on discute tous les soirs, depuis quinze jours, et l’on suppute les dépenses, et finalement le père et la fille partent bras-dessus bras-dessous; ils rapporteront un petit souvenir à la bonne mère, qui ne peut pas se faire à l’idée de quitter son « chez soi ».
- . A
- Je ne parle ici que de la classe moyenne, de la classe des petits bourgeois qu’arrêtent leurs manies plutôt que la question d’argent.
- Mais pour les humbles, pour les modestes, pour le petit peuple, pour la classe ouvrière, la question d’argent est un obstacle sérieux.
- Les ouvriers intelligents et débrouillards arrivent bien à se faire envoyer à l’Exposition comme membres d’un groupe ou d’une chambre syndicale quelconque, et cela aux frais de la ville. Quand la ville est trop pauvre ou trop avare pour faire un sacrifice, eh bien ! ils se cotisent ensemble, et cela dure depuis des mois. Chaque samedi, le jour de la paie, la dîme est prélevée, quelquefois plus, et mise dans une grosse tirelire.
- Les flancs arrondis sont déjà bien bourrés ; le jour où ils crèveront littéralement, on comptera la somme et puis — ô moment psychologique ! — on tirera au sort pour savoir qui... qui... qui... (nom pas... sera mangé), comme dans la chanson, mais quel sera l’heureux mortel qui quittera quelques jours la blouse bleue et l’habit de travail pour endosser une belle redingote noire et pour prendre le train de plaisir qui le mènera au pied de la Tour Eiffel.
- L’ingéniosité des amoureux, à distance, de l’Exposition est telle, que les tontines les plus variées pour permettre au moins à un membre d’un atelier, d’une corporation, ou d’une famille de filer sur Paris et de voir, de ses yeux, le Champ de Mars !
- C’est ce qui nous assure, pendant trois grands mois, une affluence inusilée à l’Exposition.
- Pour les provinciaux que n’arrête pas la dépense, il y a aussi la crainte d’arriver à Paris, qu’on ne connaît pas, sans savoir s’y débrouiller.
- Le correspondant d’un de nos confrères émet l’idée suivante, à laquelle nous applaudissons des deux mains.
- Pourquoi ne déléguerait-on pas, à l’arrivée de chaque train, un crtain nombre d’employés spéciaux qui porteraient soit à leurs casquettes, soit sur leurs vêtements, des indications apparentes? Relevant, soit de la Ville de Paris, soit des compagnies de chemins de fer, soit même de l’administration de l’Exposition ? Ces employés auraient pour
- mission de prendre chacun un certain nombre de voyageurs à leur débarquement, de les conduire à l’Exposition où ifs leur feraient voir les principales curiosités, enfin de les ramener en gare à l’heure du départ.
- Pour payer ces cicérones, les compagnies n’auraient qu’à demander à chaque voyageur une petite augmentation sur le prix de son billet.
- Voilà qui est à étudier sérieusement, et sans tarder.
- F. L.
- ORDRE DES TRAVAUX DES JURYS
- Classe 11
- Lundi 2 juillet, à neuf heures du matin, Algérie, Tunisie et colonies françaises.
- Jury des récompenses (classe 28)
- Mercredi 3 juillet, à neuf heures et demie du matin, principauté de Monaco, Suisse, Venezuela, Paraguay, Pays-Bas, république de Saint-Marin, Roumanie.
- A deux heures, Japon et Russie.
- Classe 44
- Mercredi 3 juillet, à neuf heures du matin, Mayotte, Nouvelle Calédonie, Réunion, Sénégal, Tahiti et Cambodge.
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- M. CARNOT A L’EXPOSITION
- Le président de la République est arrivé hier en voiture, à deux heures, devant le très artis-lique pavillon du Venezuela, dont l'architecte est AI. Paulin. M. Carnot était accompagné de MM. Spuller, ministre des affaires étrangères; Brugère, secrétaire de la présidence; d’Onnes-son, chef du protocole ; Poubelle, Camescasse, etc. M. le président de la République a élé reçu par M. Rerger, directeur général de l’exploitation.
- Sur le seuil, il a été reçu par M. le général Guzman Blanco, ministre plénipotentiaire et président de la commission vénézuélienne, M. Antonio Parra, vice-président, et M. Parra Bolivar, commissaire délégué, entourés des membres du comité. La musique joua alternativement la Marseillaise et le chant national vénézuélien.
- Pendant sa visite très intéressante aux produits du pays, le président a passé au milieu de groupes de jeunes femmes américaines des plus distinguées et des plus élégantes qui lui envoyaient leurs plus respectueux et leurs plus gracieux sourires.
- Le cortège présidentiel s’est rendu de là au pavillon du Chili où il a été reçu parle ministre président, AI. Ontunez, et par le commissaire général, M. Guzman.
- La visite a été des plus cordiales. M. Spuller a rappelé à l’un des membres du comité le mot de Gambetta au sujet du Chili : « Le Chili, petit pays, grand peuplé. » On sent qu’un courant sympathique s’est vite établi.
- Dans le petit pavillon de l’Equateur, c’est le commissaire général, M. Ballen, qui a fait les honneurs des quatre.jolies vitrines, sortes de cages dorées, où sont exposés les principaux produits du pays. Le président s’est arrêté particulièrement devant une tête humaine momifiée, desséchée par un procédé particulier, et réduite à la grosseur du poing.
- Le pavillon à toits pittoresques du Nicaragua, dont l’architecte est M. Sauvestre, le même qui a décoré la tour Eiffel, a abrité un instant le président ; les honneurs lui ont été faits par M. Francesco Médina, ministre plénipotentiaire, et par M. Gaston Menier, commissaire délégué, qui possède là-bas d’importantes plantations de cacao.
- Les visiteurs ont particulièrement admiré le plan en relief du canal de Nicaragua; ce vaste travail est déjà commencé du côté de l’Océan Atlantique; ü ne mesurera pas moins de 272 kilomètres et sera coupé par trois grandes écluses.
- Devant l’élégant pavillon du Salvador, aux faïences hiéroglyphiques, le président a été
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- salué par le ministre, M. Antonio Quiroz et par H. Pector, commissaire général.
- On est alors passé à FUrugay ; l’architecte de ce brillant pavillon est M. Debry. Il abrite, outre l’exposition de l’Urugay, celles de la Colombie et du Pérou.
- Le colonel Diaz, commissaire général du Pérou, M. le docteur Triana, représentant la Colombie, etM.Ydiaquez, représentantePérou, ont reçu M. Carnot ; la réception a été des plus luxueuses et des mieux organisées, notamment par un des membres du comité, M. Straus : un orchestre, très bien composé, a joué la Marseillaise et plusieurs airs nationaux ; le balcon du premier étage était rempli par des femmes charmantes, en toilettes des plus fraîches, un grand buffet était dressé au rez-de-chaussée.
- C'est là que le président a bu un verre de champagne et a répondu quelques mots amicaux au toast très vibrant et très sympathique du colonel Diaz. Ce premier 'toast, très correctement prononcé en français, a été suivi d’un second prononcé en espagnol, par M. Yasquez Sagastume, ministre plénipotentiaire de l’Uruguay à Rome, de passage à Paris.
- Au petit pavillon de la République dominicaine, réception par le commissaire général, M. le baron de Âlmeda.
- Au pavillon du Paraguay, réception et allocution parM. Cadiot, commissaire délégué.
- Nous arrivons au Guatémala : M. Crisanto Médina,ministre plénipotentiaire, le DrGustave E. Guzman, commissaire spécial et MM. Man-zano et Torrès, commissaires délégués, font les honneurs àM. Carnot, qui s’arrête particulièrement devant le très artistique et très ingénieux diorama installé dans l’aile droite, et où les oiseaux aux plumages étincelants, les oiseaux-mouches, les insectes rutilants semblent voltiger sur les arbres et dans les airs, tandis que les quadrupèdes marchent par terre sur le sol des forêts.
- M. Carnot n’a pu refuser une tasse de l’excellent café du pays: les visiteurs ont fait honneur au chocolat, dont la qualité n’est pas moins supérieure.
- Au pavillon d’Hawaï, M. Spalding, commissaire général, et M. Houlé, commissaire délégué. ont souhaité la bienvenue au président; Mme Spalding lui a offert un magnifique bouquet.
- Dans le palais indien, que l’on traverse ensuite, on fait hommage à M, Carnot d’un album superbe, dont la couverture est une plaque d’ivoire merveilleusement sculptée. Un exem plaire de tous points semblable a été offert l’année dernière, par ses sujets indous, à la reine Victoria, lors de l’exposition de Glascow.
- On rentre dans la section russe, où sont présents MM. d’Andreef, Jablochkoff et Besson; puis la visite continue par les Arts libéraux : nous remarquons sur le seuil MM. Jules Simon, amiral Mouchez, Faye, de Quatrefages, Picart, conseiller d’Etat ; Heuzey et Derozière, membres de l’Institut.
- C’est M. Jules Simon qui, avec la gracieuseté et l’éloquence dont il est coutumier, présente à M. Carnot les hommages de la commission supérieure de l’histoire du travail.
- Au seuil de la galerie de la peinture grecque, un beau vieillard, un exposant, M. le baron de Benneval. ancien préfet de Louis-Philippe, en costume de sauveteur italien (il est président de soixante-dix sociétés de sauvetage italiennes), la poitrine constellée de 92 médailles, le salue.
- Il a exposé une sorte de tableau peint à l’encaustique sur ardoise, et représentant la reine Cléopâtre aux prises avec son traditionnel aspic. Ce tableau, paraît-il, est d’une grande valeur.
- Plus loin, au seuil de l’exposition des antiquités assyriennes, on présente à M. Carnot deux explorateurs bien connus, sanglés tous deux dans une redingote noire, ornée du même ruban de la Légion d’honneur, tenant à la main le même chapeau gris à haute forme.
- L’un est petit et imberbe, l’autre grand et barbu.
- C’est d’abord Mme Dieulafoy qui tient à son costume masculin, et M. Dieulafoy, son mari. M. Carnot serre la main à la première, non sans un mouvement de surprise, puis il se retire à cinq heures passées, aux cris svmpathiques de la foule.
- ÉCHOS
- Les Entrées à- l'Exposition
- Le chiffre des entrées payantes s’est élevé, hier samedi, à 79,532.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la même
- journée :
- 1er étage............... G.884
- Du 1er au 2me............. 4.150
- 2me étage direct.......... 1.806
- Du 2e étage ausommet ... - 3.561
- En tout............... 16.401
- Fausses nouvelles
- Vendredi après-midi, il a visité le village sénégalais de l’esplanade de Invalides, où ses compatriotes et ses sujets lui ont fait une chaleureuse réception.
- La statue de la Liberté
- Nous avons annoncé hier l’inauguration de la « Statue de la Liberté » à l’ile des Cygnes.
- Le socle qui doit la recevoir est prêt. Il est en pierres blanches du Jura et est établi sur une sorte de môle en maçonnerie du côté aval du pont. Voici le texte des inscriptions gradées sur le socle :
- 1776-1789
- LA COLONIE PARISIENNE D’AMÉRIQUE A LA VILLE DE PARIS 1889
- L’agence Havas nous a communiqué la note sui-Arante :
- « Un journal du matin, dans son numéro du 24 juin, a publié, sur l’état sanitaire des indigènes de l’exposition coloniale, une lettre contenant des inexactitudes nombreuses et capables d’inquiéter le public.
- « S’il est vrai quhm Annamite, et non deux, soit mort pendant la traversée, que trois autres soient morts à l’hôpital de Toulon, il est inexact que ces décès soient dus au choléra. Aucun indigène n’est en ce moment atteint de diarrhée,et on peut ajouter qu'aucun n’est malade.
- « Le jour où la lettre a été publiée, il n’y avait pas un seul malade indigène à l’hôpital Necker Aujourd’hui 26 juin, un acteur annamite y a été envoyé pour un eczéma de la jambe sans nulle gravité. C’est, à proprement parler, le seul homme malade sur un effectif de 250.
- « Quant à l’effectif militaire, il est de 111 hommes; à la date d’aujourd’hui, il n’y a pas eu un seul décès et l’on compte à l’hôpital militaire trois malades atteints d’oreillons. »
- Périodiquement, certaines personnes font courir des bruits inquiétants sur l’état sanitaire à l’Esplanade. On peut se demander s’il n’y a pas là quelque machination, car rien, depuis l’arrivée des indigènes de nos colonies, n’a pu donner le moindre fondement à ces bruits.
- Toutes les sections coloniales sont maintenues dans le plus grand état de propreté, et les indigènes sont l’objet d’une surveillance particulière au point de vue des soins corporels et hygiéniques. Il n’en est pas de même partout.au Champ de Mars.
- Autre nouvelle démentie
- On télégraphie du Havre, le 28 juin :
- « On a fait courir le bruit de la perte du bateau de sauvetage modèle Neversink, envoyé par les Etats-Unis à l’Exposition universelle. On disait qu’il avait été rencontré en plein Océan, n’ayant plus qu’un homme à bord et cherchant à regagner l’Amérique. Or, ce bateau vient d’arriver au Havre.
- « Il était parti, le 22 mai, de Boston. Les personnes qui le montaient paraissent enchantées de leur long voyage et ne ressentent aucune fatigue. Le bâtiment avec trois hommes, dont le capitaine, M. Joseph Lawler, repart demain en remorque pour Paris.
- « Ses dimensions sont de 36 pieds de long, 12 de large. Gréé en aval, il tient parfaitement la mer. »
- Ce bâtiment sera prochainement amarré aux quais devant l’Exposition et le public sera probablement admis à le visiter.
- Jeune fille égarée
- On nous communique l’avis suivant :
- Une jeune tille, nommée Augustine E’euillet, qui était allée, avant-hier, avec sa famille, visiter l’Exposition, s’est égarée dans la section de la verrerie. Depuis lors, ses parents la cherchent inutilement. Cette malheureuse fille, atteinte il y a quelque s années d’une maladie nerveuse, en a conservé un certain dérangement d’esprit. Elle est, en outre, privée presque totalement de l’usage de la parole. Voici son signalement : Vingt-quatre ans, grande, mince et pâle. Tout de noir vêtue.
- Le roi Dinah-Salifou
- Le roi Dinah-Salifou a fait vendredi matin l’ascension de la tour, avec une suite de dix-sept per^ sonnes.
- Trois musiciens escortaient le cortège.
- Dinah-Salifou fera, lundi, sa première visite à M Etienne, sous-secrétaire d’Etat aux colonies.
- Il sera présenté, en outre, à une date qui n’est pas encore fixée, au président de la République.
- . Nous révérons la France du passé parce que ses soldats nous ont aidés à devenir nation :
- Et nous aimons la France d’aujourd’hui parce qu’elle ne fait qu’un avec nous pour la cause des gouvernements libres.
- Je propose l’inscription suivante pour le piédestal de la statue :
- Non exercilus neque lhesauri Præsidia regni, sunt verum amici.
- Lettre de M. Morton, Vice-président des Etats-Unis.
- Les ingénieurs américains à l’Hôtel de Ville
- Le Conseil municipal a reçu, à l’Hôtel de Ville, les ingénieurs américains, conduits par M. Eiffel, Différents discours, témoignant tous d’une vive sympathie pour la France et d’une grande admiration pour notre Exposition universelle, ont été prononcés par MM. Whitemore, président honoraire des ingénieurs américains; Towne, président, et Francisco de Garay, professeur à l’Ecole des ingénieurs de Mexico.
- Le président du Conseil municipal a répondu à chacun de ces discours.
- Une arrestation
- Deux agents de la Sûreté, munis d’un mandat d’amener, pénétraient, hier matin, dans la section italienne, à l’Exposition, et mettaient la main au collet d’un individu très occupé au nettoyage de plusieurs vitrines.
- L’homme ne fit aucune résistance. Il s’appelle Ro-vigo Monticelli et fait partie de la bande anarchiste Pini. Sous le coup déjà d’un arrêt d’expulsion, il est avéré que si sa participation dans les nombreux vols commis par son compatriote et sa bande n’a pas été effective, il peut être considéré comme ayant participé aux crimes de ces bandits, en les aidant à se défaire des objets et des titres volés par eux.
- Conduit à la Sûreté et interrogé par M. Goron, il s’est absolument refusé à taire connaître son domicile et à fournir aucun renseignement sur son séjour à Paris.
- Réception
- Lundi soir seconde réception au ministère des travaux publics.
- 17Harmonie du Raincy, sous la direction de son chef, M. Chambroux, se fera entendre dans les jardins du ministère, de neuf heures à minuit.
- La musique du soir
- 17Harmonie du Gros-Caillou donnera un concert lundi soir, de 8 heures 1/2 à 10 heures 1/2, au kiosque n° 4 (jardin haut, côté Suffren), sous la direction de son chef, M. Gaillard.
- Les visites présidentielles
- Lundi prochain le président de la République viendra à l’Exposition pour visiter les sections américaine, suédoise, norvégienne, etc., etc.
- Il se rendra ensuite aux pavillons de la Ville de Paris.
- Congrès de l’Exposition
- Séance d’ouverture du Congrès international de l’intervention des pouvoirs publics dans le contrat de travail, le lundi 1er juillet, à neuf heures et demie du matin, au Cercle populaire (Esplanade des Invalides).
- Clôture du Congrès le 4 juillet.
- Une des lectrices d’un journal de Paris se plaint que l’administration tolère, dans certains concerts de la section algérienne, un laisser-aller qui dépasse les bornes de la licence permise.
- Savez-vous quel est le journal? le GU Blas. Une lectrice du Gil Blas prise d’un accès de pudibonderie ! C’est amusant.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Les Américains à l’Exposition
- On télégraphie du Havre :
- Le bateau de sauvetage le Neversing, envoyé par les États-Unis pour figurera l’Exposition et qui est parti, le 22 mai, de Boston, opérant la traversée avec ses seuls moyens, est arrivé hier au Havre. (Le bruit avait couru que ce bateau s’était perdu.)
- Il est en route pour Paris.
- La traversée a été bonne; les trois hommes qui le montaient sont en bonne santé ; ils sont enchantés de leur voyage.
- Les ascensions du matin
- Du Figaro de la Tour :
- « Quelques personnes s’étonnent que l’administration de la Tour ne mette pas, dès neuf heures, l’ascenseur de la pile Nord à la disposition du public.
- « Ces mécontents ne tiennent pas compte des exigences du service qui obligent la Société à affecter exclusivement, pendant les premières heures de la matinée, l’ascenseur du deuxième étage au transport des approvisionnements et du matériel.
- « L’essentiel pour le public est de pouvoir monter à la Tour, quel que soit l’ascenseur employé; or, les deux ascenseurs da premier étage sont mis en marche à neuf heures, et à la même heure, les ascensionnistes peuvent être transportés de la première à la deuxième plate-forme par l’ascenseur Otis de la pile Sud.
- « Que peuvent-ils désirer de plus? «
- On se le demande !
- Adieux touchants
- La gare de Lyon présentait, vendredi soir, une agitation extraordinaire.
- Les âniers de la rue du Caire étaient venus en corps reconduire une dizaine des leurs qui allaient prendre le train de Marseille pour retourner en Egypte.
- C’étaient des serrements de mains, des embrassades sans fin et de bruyantes recommandations.
- M. Regnoul a dû plusieurs fois intervenir pour calmer l’expansion exubérante des âniers, [qui entonnaient à l’unisson une mélopée barbare (accompagnée de battements demains.
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- PROMENADES DANS LES SECTIONS
- Nous avons déjà dit, il y a quelques jours, que dans la section belge le président de la République avait particulièrement remarqué la vitrine de la maison Boval de Beck, de Bruxelles. Mme Boval a eu l’honneur d’être présentée par M. Carlier, commissaire général.
- Il y a là un devant de robe absolument étonnant : le dessin, la finesse du fil et du travail sont vraiment incomparables : c’est un mélange de bouquets et de guirlandes de roses sur lesquelles tombent comme une rosée des fleurs imperceptibles que dégagent des jours travaillés avec un art exquis. Légèreté, beauté, tout est réuni dans cette pièce, création récente de la maison à laquelle ne le cède en rien un magnifique tableau, représentant' les attributs de la science, des arts, de l’industrie, du commerce et de l’agriculture, exécuté entièrement en point à l’aiguille, d’une extrême finesse.
- Nous avons aussi admiré dans cette vitrine des quilles pour robes très nouvelles et dont le dessin est en rapport avec le devant de la robe ; sur un fond de fleurs se détachent des ovales d’une grande difficulté d’exécution; un volant du même dessin complète la garniture de robe.
- A voir aussi une superbe ombrelle en dentelle, un choix d’éventails et de délicieux petits l mouchoirs, tous faits au point à l’aiguille. On ne s’étonne pas, devant ces merveilles, que la maison Boval de Beck soit fournisseur de la reine des Pays-Bas et ait obtenu les premières récompenses à Anvers, en 1885, à Bruxelles, en 1888, sans oublier un diplôme d’honneur à la Nouvelle-Orléans. Nul doute que le jury de Paris ne vienne, par sa décision, donner à cette maison l’éclatante consécration d'une réputation déjà si fortement établie.
- LES PICK-POCKETS
- Parce que le nom adopté pour désigner ces explorateurs de la poche du voisin est anglais, on s’imagine a priori que les pick-pokets appartiennent plus particulièrement à la blonde Albion.
- C’est là une erreur profonde : car ces perfides daptomanes sont de jolis cosmopolites qui, pour être nés sous telles ou telles couleurs nationales, ne connaissent qu’un seul domicile, la poche des autres.
- Le fond de cette poche, et surtout ce qui s’y trouve, voilà le lien commun qui ne fait de tous les pick-pockets du globe qu’une seule et même famille.
- Cependant tous n’ont pas les mêmes aptitudes, et l’un de nos confrères, à propos des dernières arrestations, a eu l’idée de les classer suivant leurs aptitudes et leur origine.
- Il a placé au premier rang l’Espagnol, très adroit, qui se sert de deux doigts seulement, ne sort jamais l’objet volé de bas en haut, mais le fait glisser le long du corps; puis l’Italien, puis seulement l’Anglais, qui aime les bousculades. Celui-ci opère brutalement, ainsi que l’Allemand, qui vient après; et enfin, en cinquième ligne, le Français, qui a la spécialité de fouiller les poches de femmes.
- Le gaillard ! toujours Gaulois.
- Voir à la Section Anglaise
- Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
- s’enfilant toutes seules, fabriquées par
- W. BARTLEET ET SONS
- Vente en gros à Paris : MM, les Fils de F. Charpentier, 36, bd Sébastopol
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marionnettes de Barnard pendant les entr’actes.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertissement, buffet, glacier. |
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face delà rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon dos pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l’avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue clu Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de l’avenue de Suffren.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et diora-mas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face, Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face de la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Pcirisien?ies.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan, phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures 30 à 9 heures 50.
- Deuxième effet, de 10 heures à 10 heures 20.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
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- LA BOURSE
- L’amélioration des cours persiste et fait des progrès assez sensibles. Sur le 3 0/0, les primes ont été répondues à 84 42. Elles ont été naturellement abandonnées. Mais ensuite, ont est monté à 84 72 pour finir à 84 70. Quelques opérations de report se sont traitées par anticipation à 0 18 et 19.
- Les fonds étrangers sont tous très bien tenus avec une hausse assez accentuée. Le Russe consolidé 2e série, monte à 90 3/16, en hausse de 1/4. C’est sur ce fonds que paraissent devoir se porter les capitaux rendus disponibles par la mise en paiement des coupons de Juillet.
- Les valeurs sont toujours calmes. Pourtant le Suez est plus ferme à 2360.
- La Tour Eiffel se traite à 877 50.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- GUIDE DE L’EXPOSITION
- eri sept jours
- (Se munir du Guide illustré de VExposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket: 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 89, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. — Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines. Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meublés. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2& partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie. — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord, broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Cail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre ^u millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du môme côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier de l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côtéde l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique ; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Coutan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir les quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. —Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de VHabitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren ; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église ; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter pur l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenüe de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux, derrière le pavillon du Chili.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- RENSEIGNEMENTS UTILES
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Qare de l’Est. — Point d’arrivée : Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Bourte-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square MonLÏiolon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. —Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — PGint d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Ver s aille s. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place do la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-Issy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- A laPorte Rapp, par le tramway Baslille-Porte-Rapp.
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Ghamps-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne pouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies : les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles. v
- La li^ne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes a Gharenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pen-
- ant toute la durée de l’Exposition.
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pont d’Iéna.
- Rive gauche. —- Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Iéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur _ de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Service des bateaux omnibus. — Service de nuit de 10 heures à 11 heures du soir entre le Champ de Mars et VHôtel de Ville, pendant la durée de l’Exposition, au prix de 25 centimes.
- Par autorisation spéciale de M. le _ Préfet de police en date du G juin courant, ce service partira du pont d’Iéna, en faisant escale aux stations suivantes :
- lo Au pont de l’Alma, rive gauche.
- 2° Au pont de la Concorde, rive gauche.
- 3° Au pont Royal, rive gauche.
- 4° Au pont des Saints-Pères, rive gauche
- 53 Au. Pont-Neuf, rive gauche.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de i’Exposiiion.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre, en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies: Javel, les Moulin-eaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longcliamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées _au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies ^ la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquel, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Consiantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’PIeure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut, donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement,— Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l'administration des finances, tels [ i
- Voitures pu^Lques. — Hôtels. — Cafés.— Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc. ,ecc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. malin, 2 lickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections:
- I. —Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin a 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à '8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fal>ert 6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Consiantine
- 10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine.. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures malin à. six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir) Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à
- 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de La-motte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 lieuses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures malin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
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- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. — Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois slaiions intermédiaires : Carrefour Malar. —Palais des Produits alimentaires. —Tour Eiffel. '
- (Distance maxima à parcourir : 3 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploiration.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l'Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. —Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées par jour :
- Matin : 7 h. 30. 10heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Expo» sitio-i.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix : côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La R.ourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Les Billets sont délivres a Paris, aux Gares saint-Lazare et Montparnasse et aux Bureaux de Ville de la Compagnie, a (1) La durée de ces billets peut être prolongée d’un mois, moyennant la perception d’un supplément de 10 •/., si la prolongatisn est demandée, aux principales gares dénommées aux itinéraires, pour un billet non périmé.
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- IMPRIMERIE DE L’EXPOSITION
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- 16, Avenue de La Bourdonnais, Champ de Mars. Imprimé sur les Machines Marinoni Lubrifiées avec les huiles, graisses et graisseurs de la Coui ENCRES DE LA MAISON LORILLEUX
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- Caractères de la Fonderie Warnery frères
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- 2e Série,—N° 49.
- Le Numéro : 15 Centimes.
- Mardi 2 Juillet 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABON N EM ENTS
- POUR LA DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements................. 20 fr.
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Tiré à
- la Galerie des Machines, sous les yeux du public
- (CLASSE 58)
- Annonces.................. ...... la ligne 3 fr.
- Réclames......................... — 5 »
- Faits divers..................... — 10 »
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de /’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Les danses orientales. — Chronique. — Ordre des travaux des jurys. — Trop de quêtes. — Echos. — Soirée musicale et dramatique au Ministère de l’instruction publique. — Distinguons. — L’incident de la rue du Caire. — La maladie de la Tour. — Le Congrès international du droit des femmes. — Los ascensions à la. Tour. — Guide des attractions. — Renseignements utiles. — Annonces et réclames.
- ÉGYPTE
- Aimée de la Rue du Caire.
- LES DANSES ORIENTALES
- Les danseuses que l’on voit dans les .sections algérienne et tunisienne et à la rue du Caire, appartiennent à une même école, si je puis appeler cela ainsi. C’est plus ou moins la danse mauresque. Ce ne sont pas les mouvements cadencés du corps, ni l'ensemble symétrique des gestes et des pas, ni les attitudes réglées des danses des peuples civilisés d’Europe. Ce ne sont pas non plus les saltations des peuples primitifs ou sauvages. C’est quelque chose qui est né dans le harem et qui a été réglé par et pour ceux qui, croyant au paradis de Mahomet, en recherchent une figuration chorégraphique.
- Les pas sont menus, glissants, marqués de secousses résultant du pliement de la jambe qui va se porter en avant. La danseuse doit glisser sur le sol plutôt qu’elle ne doit danser. Sa tête, doit suivre une ligne horizontale, à ce point qu’un vase plein d’eau ddit s’y maintenir sans se renverser, ou qu’un sabre doit y rester en équilibre sans tomber.
- Tous les mouvements semblent concentrés dans le torse, et c’est ce qui a fait donner à ces danses le nom de danse du ventre.
- Ces danses font partie des distractions que les riches musulmans offrent aux femmes de leur harem. Elles sont lascives et n’ont pu être offertes en spectacle à l’Exposition qu’avec force amendements.
- Telles qu’on les y voit, elles sont encore fort curieuses et ne se ressemblent que par les évolutions de l’abdomen.
- La danse des aimées d’Egypte est plus sobre, moins en dehors. Les agitations des seins et de l’abdomen n’y sont accompagnées que de quelques rares gestes et le pas est très simple.
- La danse tunisienne est plus en dehors. Les mouvements des bras sont continuels et gracieux, ayant pour but de faire flotter le foulard que la danseuse tient dans chacune de ses mains. Ce foulard, symbole du traditionnel mouchoir, sert à exprimer la pudeur alarmée lorsqu’il cache le visage, la joie lorsqu’il est agité au-dessus de la tête, et dans cet ordre d’idée, il aide à l’expression de tous les sentiments qu’il s’agit de traduire.
- Mais si lascives et si singulières que vous paraissent les danses orientales : danse syrienne, égyptienne, tunisienne ou marocaine, il faut se rappeler que leur principe est religieux et que, dénaturées par l’Islam, elles n’en sont pas moins comme une continuation des danses sacrées de l’antiquité, des chorodies grecques, de cette fameuse quo-sienne rapportée de Crète par Thesée. Et les aimées peuvent regarder les dactyles, les curètes et les carybantes comme leurs ancêtres.
- Les rives de la Méditerranée peuvent être regardées comme les pays de la danse du ventre : car les trémoussements de la tarantèle et les déhanchements de la catchoucba sont cousins germains des danses égyptiennes et mauresques.
- TUNISIE
- Danseuses du concert tunisien.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- CHRONIQUE
- J’ai raconté très succinctement hier la visite du président de la République aux pavillons des Républiques américaines, petites ou grandes, qui s’étendent entre le somptueux palais de la République argentine et le Palais indien, le long de l’avenue de SulFren.
- Elles sont toutes venues, « ces sœurs cadettes de la grande sœur aînée, la République française, » comme l’a dit très éloquemment un commissaire qui souhaitait la bienvenue à M. Carnot. Elles ont été attirées comme par un aimant irrésistible vers ce centre unique, vers ce centre du monde et de la civilisation qui est la France, qui est Paris. Et elles sont venues avec cordialité, apportant tout ce qu’elles pouvaient apporter, faisant des frais énormes pour édifier de véritables palais, et disposant, à l’intérieur, leurs produits si variés avec un goût exquis.
- Hier, elles nous ont donné plus encore: comme un bouquet de fleurs vivantes, elles ont offert, à la vue du président et de sa suite, les plus charmants échantillons qui puissent se voir de leurs beautés féminines.
- Des invitations avaient été faites à toute la haute colonie américaine par les comités du Venezuela et de l’Uruguay et, dans ces deux pavillons, les plus délicieuses créatures, les Vénézuéliennes et les Uruguayennes les plus captivantes, les plus troublantes, avec le feu de leurs regards, le ton mat de leur peau et l’élégance de leurs toilettes et de leurs allures, formaient comme une escorte de Grâces modernes au président de la République.
- Ç’a été, dans tout le cortège officiel, un véritable cri d’admiration ; on ne se lassait pas de regarder ces belles étrangères si parisiennes et qui ont, en plus, un petit piquant exotique, et certainement elles ont fait du tort aux produits du pays : la plus jolie exposition c’était elles !
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- L’Exposition est décidément ouverte à tous, à toutes les corporations, à toutes les classes de la société. Chaque jour, ce sont des détachements de soldats qui la parcourent, et ils semblent émerveillés. — Pitou n’est plus si bête que le représentaient les caricaturistes d’an tan ; il a bien ses réflexions saugrenues ou naïves, mais il a du bon sens, après tout, et il est français ; ses visites à l’Exposition lui développent certainement l’esprit.
- Nous applaudissons aussi à une récente décision du ministre de l’agriçulture, qui accorde un jour de congé par quinzaine, pendant toute la durée de l’Exposition, à chacun des employés de son ministère.
- Ce jour de congé sera fixé par les chefs de bureau, plus particulièrement à même d’apprécier les conditions dans lesquelles les absences peuvent être autorisées sans nuire au bon fonctionnement du service.
- Voilà un excellent exemple à suivre pour les autres ministres et pour les autres ministères.
- Peu à peu, tous les employés, jusqu’aux plus humbles, verront ce spectacle inoubliable de l’activité humaine, et ils en emporteront un souvenir des plus fructueux.
- Qui donc écrivait, il y a quelques jours, que sur les 40 millions d’habitan ts de la France il n’y en aurait pas 4 millions qui verraient l’Exposition ?
- La jolie plaisanterie! Nous voici arrivés au sixième million d’entrées payantes, et vendredi soir le chiffre exact était de S,713,719 entrées.
- Les journées d’hier samedi et de dimanche ne donneront pas assurément moins de 300,000 visiteurs.
- Six millions en moins de deux mois! Par con-quent, une moyenne de 110,000 entrées.
- Et, là-dessus, combien de Français peut-on compter ?
- Tout Paris d’abord, c’est-à-dire plus d’un million de visiteurs ; au bas mot quatre millions de provinciaux, et nous laissons la part bien large aux étrangers, que nous comptons pour un million.
- En gardant les mêmes proportions pour les quatre mois qui restent, on peut dire que plus de vingt millions de Français visiteront l’Exposition de 89, — la moitié des habitants de la France, c’est certain !
- F. L.
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- ORDRE DES TRAVAUX
- Classe 9
- Jeudi 4 juillet, à 9 heures et demie du matin.
- République argentine, Colonies françaises, Chili, Républicaine dominicaine, Hawaï, Venezuela, Uruguay, Finlande, Saint-Marin, San Salvador, Principauté de Monaco.
- Le jury des récompenses de la classe 7 examinera les produits des exposants de cette classe, le jeudi 4 juillet, à 9 heures et demie du matin.
- Classe 20
- Jeudi 4 juillet : Émailleurs et mosaïstes.
- Classe 44
- Jeudi 4 juillet : Etats-Unis, Uruguay et République argentine.
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- TROP DE QUÊTES
- Beaucoup de restaurateurs de l’Exposition ont imaginé de payer leurs orchestres comme ils payent leurs garçons : avec l’argent des clients. Les pourboires aux uns, les quêtes pour les autres. Ce n’est pas plus cher que ça pour messieurs les patrons... et encore en est-il qui prélèvent sur les quêtes des musiciens et sur les pourboires des garçons; appliquant ainsi une coupe sombre à double effet sur le porte-monnaie du pauvre visiteur.
- Il m’est arrivé plusieurs fois de dîner dans quelqu’un de ces restaurants où l’on vous met la musique sur la gorge, où l’on va croyant dîner tranquillement et où, d’un coin sombre, comme du. coin d’un bois, il vous arrive des notes aiguës, échevelées, enchevêtrées, emmêlées, embroussaillées, confuses, enfiévrées, qui troublent la digestion, manquant de cette limpidité, de cette clarté qui est le charme de la bonne musique.
- Et si encore c’étaient de vrais tziganes, jouant 'des czarda authentiques; mais non' Tous les chefs de pupitre inoccupés de la banlieue et des théâtres de province, tous les ratés de Conservatoire, tous les fruits secs du violon et de la clarinette se sont mis en bande,comme les cambrioleurs, pour détrousser le pauvre public et lui infliger une tziganisation universelle et, malheureusement, obligatoire.
- Il en est des tziganes authentiques comme des tableaux de Puvis de Chavanne. Ceux qui ne les aiment pas les supportent, parce qu’ils ont la marque du t fient, la maestria qui excuse tout. Mais les imitations? les sous-Puvis de Chavanne,les sous-Bouguereau?... C’est comme les sous-tziganes... c’est intolérable.
- On prend un de ces ratés de Fart musical, on le chausse de bottes à la hongroise, on l’affuble d’une veste à la hussarde et on fiche une plume à son chapeau mou ; aussitôt le musicien des Batignolles est sacré tzigane.
- Et qu'il y en a de cette provenance à l’Exposition !
- On a annoncé une inspection des poids et mesures et une vérification des aliments à l’Exposition !
- Ne pourrait-on pas passer le démêloir dans la perruque musicale dont on agrémente le potage de certains restaurants de l’Exposition?
- Il y a là un devoir d’utilité publique, de salubrité publique et d’humanité à remplir.
- Et les quêtes ? Parlons-en.
- On vous présente la « douloureuse ». Mettons 7 fr. 50 par faciès : ce qui est normal à l’Exposition.
- Le soir, en rentrant, si vous êtes un homme ordonné, comme j’aime à le supposer, vous re-
- levez et vous inscrivez vos dépenses :
- Un dîner, café compris................... 7fr.50
- Pourboire au garçon.................... » 50
- Première quête: une f/iganesse, pas jolie. » 50
- Seconde quête : une tziganesse assez jolie, qui m’a jeté un doux regard............... 1 »
- Addition................. 9 fr. 50
- Vous faites votre examen d’oreilles, et vous constatez que vous avez payé 1 fr. 50 pour entendre une musique désagréable qui a troublé l’ingestion tranqufile des aliments que vous avez consommés et que, cherchant du repos, vous avez été forcé d’écouter un bruit agaçant, énervant, malsain.
- Et vous vous dites avec raison :
- J’aime entendre de temps à autre des czarda hongroises. J’en conviens, mais c’est à condition qu’elles soient d’exécution parfaite, comme au restaurant hongrois par exemple. Et lorsque ce goût me prend, j’entends aller librement là où je puis le satisfaire.
- Mais des czarda de Bondy, des tziganes de Ménilmontant, des râderies désordonnées s’imposant pendant le repas et que le « patron » paye en monnaie de singe, c’est-à-dire en autorisation de quêter. Il n’en faut pas !
- Je ne suis pas pour les plébiscites, mais je voudrais voir, pour une fois, plébisciter les deux cents dîneurs d’un de ces restaurants « tziganisants » (le mot est adopté aujourd’hui pour résumer les vocables : embêtant, agaçant, fanant, sciant et autres). Je parie qu’il y aurait un vote unanime pour jeter par-dessus bord ces musiques horripilantes, fausses, falsifiées !
- ÉCHOS
- Les Entrées à l’Exposition
- Le chiffre des entrées payantes s’est élevé, hier dimanche, à 201,323.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la même
- journée :
- 1er étage................... 12.555
- Du 1er au 2me............... 7.095
- 2me étage direct..............1.919
- Du 2e étage au sommet... 4.149
- En tout..-............. 25.718
- Concours général de Fanfares
- Dimanche prochain aura lieu la distribution des récompenses aux sociétés qui ont participé au grand concours de fanfares.
- Lundi, 7 juillet, toutes les sociétés défileront à l’Hôtel de Ville, devant le Conseil municipal.
- Distribution de prix
- Hier dimanche a eu lieu, dans la grande salle des fêtes du Trocadéro, la distribution solennelle des
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- prix aux élèves de l’école municipale Diderot, dirigée par M. Bocquet, ingénieur.
- Cette distribution a eu lieu sous la présidence de M. Dumay, membre du Conseil municipal de Paris.
- L’harmonie la Gauloise prêtait son concours à cette fête de famille, sous la direction de son chef, M. Carpentier.
- Les conférences
- Mercredi prochain, 3 juillet, à quatre heures, au palais du Trocadéro, M. Rolland, ingénieur au corps des mines, fera une conférence sur la Colonisation française au Sahara, avec projections par M. Molteni.
- Cette conférence fait partie des séries de conférences organisées par la commission supérieure des congrès et conférences.
- A la Galerie des Machines
- L’ascenseur monte-charge installé par M. Edoux à l’extrémité ouest du Palais des Machines a été mis en service dans le courant de l’après-midi.
- Cet ascenseur peut monter au moins cent personnes à chaque voyage qu’il fait.
- Pendant les journées d’hier et d’avant-hier, on a fait des essais devant la commission spéciale et la réception s’en est suivie.
- A la galerie Desaix *
- MM. Paul Viardot, Raoul Pugno et X. Leroux ont donné, samedi dernier, une audition dans la salle des pianos, galerie Desaix. Plus de six cents personnes assistaient à ce concert et ont applaudi ces trois maîtres du clavier.
- Demain mardi, 2 juillet, à neuf heures du soir, .audition musicale donnée par Mlle Henriette Thuillier et M. Léon Delafosse, premier prix du conser-vatoire.
- Les Congrès
- Le congrès international de la boulangerie s’est réuni dimanche, à deux heures de l’après-midi, par extraordinaire, dans la salle qui lui a été spécialement réservée au deuxième étage du palais du Trocadéro, pour y recevoir M. Yves Guyot, ministre des travaux publics, qui venait pour s’enquérir des travaux du congrès. Il a été reçu par les membres du bureau au grand complet : MM. Cornet, président; Ramé et Leneuf, vice-présidents, Izart et Toucher, secrétaires.
- Le congrès international de l’intervention des pouvoirs publics dans le contrat de travail commence ses séances aujourd’hui lundi et durera jusqu’au jeudi 4 courant.
- Nous rappelons que mardi matin à neuf heures et demie, aura lieu la séance plénière publique du congrès international de la boulangerie et le même jour, à deux heures et demie, la réunion pour l’adoption des vœux présentés par le congrès et la formation du syndicat général.
- Au palais du Trocadéro
- Le grand concert américain qui aura lieu à la salle des fêtes du Trocadéro, le 12 juillet, étant la première audition en France d’œuvres de compositeur nés aux Etats-Unis, les organisateurs peuvent •compter sur le concours de la presse.
- M. Franck Van der Stuken, le représentant reconnu des compositeurs américains, n’a rien épargné pour faire de ce concert une exposition musicale digne de ses compatriotes.
- Expériences de télégraphie à la Tour
- Vendredi matin, vers dix heures, une voiture du génie amenait au pied de la Tour Eiffel un chef d’escadrons d’artillerie qui descendait avec divers appareils de télégraphie militaire.
- Les fils ont été déroulés et des expériences — qui ont duré plus d’une heure — ont eu lieu entre le sol et le sommet de la Tour.
- La présence de cet officier supérieur, de ses dévidoirs et de ses appareils de transmission avait peu à peu attiré un nombreux public — qui paraissait, d’ailleurs, extrêmement intrigué.
- Presque chaque jour des expériences très intéressantes au point de vue scientique ont lieu dans la Tour et elles donnent lieu à des découvertes très curieuses.
- Les Annamites à la Tour
- Une quinzaine d’Annamites ont fait vendredi l’as-c msion de la tour. C’était la première fois qu’ils faisaient cette ascension, et rien n’était plus cumique que leur ahurissement au moment de pénétrer dans l’ascenseur; quelques- uns s’étaient munis de parapluies et de lorgnettes.
- Les Conférences
- Demain mardi, 2 juillet, à dix heures un quart du matin, aura lieu au Grand-Théâtre (Palais des Enfants, an Champ de Mars), la troisième conférence-visite organisée par la société centrale du travail professionnel et autorisée par la commission supérieure des Congrès et Conférences.
- Cette conférence sera faite par M. Dureau, administrateur-rédacteur du Journal des Fabricants de sucre, qui traitera de l’industrie du sucre à l’Exposition.
- Les Concerts futurs
- Le dimanche soir, 7 juillet prochain, on pourra entendre dans un des kiosques des jardins du Champ de Mars Y Harmonie des Touristes lyonnais , sous la direction de M. Godefroy (70 exécutants).
- Le même soir, et dans un autre kiosque, on entendra Y Union chorale mixte et symphonique de Plaisance, chef M. Stœsser.
- Cette société se divise en trois sections :
- La première comprend 60 exécutants (hommes);
- La seconde, 30 exécutants (dames) ;
- Et la troisième, 35 exécutants (orchestre).
- Le Palais des Colonies
- Nous avions demandé l’ouverture du palais des Colonies le matin. C’est un fait accompli depuis hier. Les nombreux visiteurs qui, dans un but de développement commercial, parcouraient les intéressantes expositions de nos colonies, ne sei’ont plus obligés d’attendre jusqu’à deux heures de l’après-midi et pourront prendre leurs notes le matin avant l’envahissement du palais par la foule.
- Réclamation
- Une réclamation à laquelle nous nous associons :
- L’administration de l’Exposition ne pourrait-elle, le soir, s’arranger de façon à maintenir libre au moins un petit passage dans la partie centrale du Champ de Mars ?
- Depuis la tour Eiffel jusqu’au grand bassin, tout ce qui n’est pas pelouse se trouve envahi à partir de huit heures par la foule des spectateurs assis qui attendent les fontaines lumineuses. Il est littéralement impossible de circuler entre les chaises tellement elles sont serrée^. De sorte que le promeneur voulant aller, par exemple, du palais des Beaux-Arts au palais des Arts libéraux est obligé de faire un détour de plusieurs centaines de mètres.
- Quelques agents suffiraient, sauf le dimanche, bien entendu, à conserver le passage, fût-il très étroit, que nous réclamons.
- Pour le 14 Juillet
- On prend des mesures dans les bureaux de l’administration pour que trois orchestres de cinquante musiciens soient installés sur trois des plus grandes places de Paris. Ces orchestres seront conduits par trois de nos meilleurs maestros.
- Une partie interrompue
- La police hongroise vient d’arrêter a Szeles-Fehavar trois jeunes gens de seize à dix-huit ans, qui avaient entrepris le voyage de Paris dans des conditions de locomotion au moins originales.
- Ces adolescents, l’imagination pleine de récits de l’Exposition, avaient résolu de venir à Paris.
- Comme l’argent leur faisait défaut pour prendre le chemin de fer, voici comment ils projetèrent d’y suppléer :
- Ils entassèrent quantité de provisions de toute sorte, viandes salées, pain, etc., dans un petit chariot à bras que chacun d’eux devait traîner à tour de rôle, avec ses deux compagnons de route montés sur le chariot.
- Ces dispositions arrêtées, nos hardis excursionnistes partirent de Pecs, leur village natal. Après trois jours de marche, à Szekles-Fehavar, ce singulier attelage éveilla l’attention de la police, qui embarqua nos jeunes gens en chemin de fer, mais non pour Paris, hélas! — pour Pecs où ils furent réintégrés dans leurs familles.
- Mesures de précaution
- L’administration, toujours préoccupée de remédier aux inconvénients de l’envahissement des pelouses par les visiteurs du dimanche, vient de prendre une première mesure dont on pourra juger des effets aujourd’hui. On a tracé, vendredi et samedi, une nouvelle série d’allées au milieu des pelouses. Espérons que les visiteurs du dimanche se montreront plus raisonnables et ménageront les gazons et les massifs de tleurs.
- Les étrangers à l’Exposition
- Mohamed-Djellouli, ' ministre de la plume, est parti hier de Tunis pour Paris.
- Les princes de la famille beylicale partiront après le 14 juillet.
- Objet trouvé
- Il y a quelques semaines, une dame a perdu dans le palais des Machines une perle d’oreille ae la valeur de 125 francs. N’espérant pas la retrouver, cette dame est partie, mais sans laisser d’adresse.
- Depuis, à force de recherches diligentes, le caporal d’infanterie de marine des Etats-Unis qui était de service a retrouvé la perle, qui est à la disposition de sa propriétaire.
- Bal du ministère du commerce
- Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, et Mme Tirard donneront, au ministère du commerce, 101, rue de Grenelle, mercredi 10 juillet, un dîner qui sera suivi d’une soirée dansante, sur invitations personnelles.
- MM. les sénateurs et députés, MM. les membres du conseil général de la Seine et du conseil municipal de Paris, ainsi que MM. les maires et adjoints de Paris, sont priés d’honorer cette soirée de leur présence. Us seront reçus, avec leurs familles, sur la présentation de leur médaille.
- Pris sur le fait
- Hier après-midi, un sujet belge, âgé d’une trentaine d’années et nommé S..., a été appréhendé au collet par l’inspecteur Denou, du service de la Sûreté, au moment ou il s’emparait d’une assiette en bronze à la section japonaise.
- Envoyé au Dépôt pour faire pénitence.
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- C’est le jeudi 4 juillet, à deux heures après midi, qu’aura lieu au Trocadéro le grand concours international de musiques pittoresques.
- Ce concours comprend deux séries d’auditions :
- R Musiques des provinces de la France. — Tambourins, binious, musettes, cornemuses, bombardes, vielles, estudiantinas françaises.
- 2° Musiques des pays étrangers. — Mandolines, théorbes, guitares, cobzas roumains, m acheté de l’île de Madère, balalaïka russe, czymbalum, flûte de Pan.
- Le concours aura lieu d’abord par . classes d’instruments et sera suivi bientôt d’un grand concours d’honneur.
- ♦
- au Ministère de l’Instruction publique
- Samedi soir, le monde officiel était littéralement sur les dents. Trois grandes réceptions officielles en même temps. On a été du ministère de l’instruction publique au ministère de travaux publics, et du ministère des travaux publics aux affaires étrangères. Un pèlerinage de plaisir !
- Une jolie femme, joliment habillée, — si habillée l’on peut dire, — a tout bénéfice dans cette multiplication de réceptions.. Elle additionne les séries d’admirateurs.
- N’ayant pas les mêmes raisons pour péré-griner d’un ministère à l’autre, je me suis confiné au ministère de l’instruction publique, pour lequel le très aimable M. Fallières avait cueilli dans les théâtres nationaux, qui dépendent de son département, de merveilleuses fleurs dont il a présenté le bouquet à ses invités.
- Mmes Jeanne Samary,Kalb, Bartet, Reichen* berg etDudlay, de la Comédie-Française; puis Mmes Eames, Sanderson, Adiny et Simonnet, de nos scènes lyriques, ne forment-elles pas le plus beau bouquet qui soit !
- Et, du coté des hommes, des noms comme ceux de Soulacroix, Taskin, Coquelin cadet, Paul Mounet, Febvre, Cossira, Boucher.
- Mais je me donne bien du mal pour vous ra-
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- conter les belles choses que M. et Mme Faîtières ont fait entendre au plus joli parterre de femmes que l’on puisse rêver.
- Pétais à côté d’un musulman !
- — Eh bien, lui dis-je?
- Et le musulman, élevé à Paris, du reste, me répondit :
- — Mahomet n’avait pas prévu cela.
- — Comment l’entendez-vous ?
- Elevant le programme qu’il tenait à la main de façon à cacher toutes les toilettes et à ne voir qu’épaules et diamants, il ajouta :
- — Je cache tout ce qui est terrestre, pour ne penser qu’au ciel.
- — Promis par votre prophète ?
- — Parbleu !
- Et la conversation cessa, mon musulman s’étant totalement absorbé en sa contemplation. .
- Voici du reste le magnifique programme de la soirée de samedi, au ministère de l’instruction publique.
- PREMIÈRE PARTIE
- Ballet de Promëthée........... Beethoven
- Allegretto appassionato....... Mendelssoiin.
- MM. Diémer, Delsart et Taffanel.
- Air d’Œdipe à Colone.......... Sacchini
- M. Delmas.
- Le Mercure galant............. Boursault
- (Scène des Bavardes).
- Élise..... Mme Jeanne Samary
- Oriane.... Mlle Kalb
- Oronte.... M. Boucher
- Duo de Mignon......’.......... A. Thomas
- MIJe Simonnet, M. Taskin.
- Stella........................ V- Hugo
- Mlle Dudlay.
- Printemps nouveau............. Paul Vidal
- Air de Brunehild, de Sigurcl.. E. Reyer
- M!le Eames.
- On ne badine pas avec l’amour... A. de Musset (Scène du IIe acte). -
- Camille....... Mlle Bartet
- Perdican...... M. Worms
- Air de la Perle du Brésil..... F. David
- (Chant du Mysoli).
- MIIe Simonnet.
- Monologues
- La Situation.................. E. Morand
- L’Amateur de peinture......... Ph. Cille
- M. Coquelin cadet.
- DEUXIÈME PARTIE Polonaise pour piano et violoncelle. Chopin
- MM. Diémer et Delsart.
- Air du Cid..................... Massenet
- Mlle Adiny.
- Duo des Pêcheurs de Perles..... Bizet
- MM. Soulagroix et Dupuy.
- Adieu, Suzon!.................. A. de Musset
- Mimi Pinson.................... D°
- Mhe Reichenberg.
- Air de Manon................... Massenet
- Air à’E sciât‘inonde........... D°
- M*ie Sanderson.
- Sonnets........................ J- Soulary
- Fragment de. Y Expiation....... V. Hugo
- M. Paul Mounet.
- Duo de Iloméo et Juliette...... Cel Oounod
- Mlle Eames, M. Cossira.
- LA LETTRE CHARGÉE
- Comédie en un acte en prose de E. Labiche
- Francine............ Mlles Reichenberg
- Hortense .......... Bartet
- Fougassen........... MM. F. Febvre
- Hector de Courvalin.... Boucher
- Sextuor de Lucie............. Donizetti
- M'ie Adiny, MM. Cossira, Delmas, Gresse, Varnbroodt, Gallois.
- plate-forme. Tous riaient et étaient presque heureux de l’aventure : les dames surtout, qui n’avaient éprouvé aucune frayeur, débouchaient sur la plate-forme toutes flères de leur escalade et des applaudissements des curieux qui assistaient au sauvetage.
- Une heure plus tard l’ascenseur reprenait son service, qu’il n’a plus cessé de la journée.
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- DISTINGUONS
- L’INCIDENT DE LA DDE DD CAIRE
- Mon confrère.Michel Mortier, l’un des meilleurs courriéristes de l’Exposition, me permettra de ne pas être absolument de son avis lorsqu’il écrit les lignes suivantes :
- « On s’est plaint de l’encombrement qui se produit aux abords des entrées de l’Exposition, au Champ de Mars et à l’esplanade des Invalides, par le fait des nombreux camelots, soit vendeurs de tickets et de victuailles de toutes sortes, et des individus qui offrent leurs services pour la recherche d’une voiture, absolument introuvable en ces parages en temps ordinairer On a attribué à un manque de zèle ou de surveillance de la police cet état de choses certainement regrettable.
- « Tout en pensant qu’il est du devoir du service d’ordre de l’Exposition de travailler à en faciliter les abords au public, nous devons reconnaître qu’il est bien difficile d’empêcher tous les ouvriers sans travail qui se livrent en ces parages à toutes sortes de petits trafics de profiter ainsi pour leur compte du succès de l’Exposition. De quel droit d’ailleurs et comment voudrait-on les en empêcher? »
- Ces lignes découlent d’un excellent sentiment, mais je voudrais distinguer entre les ouvriers sans travail et les ignobles voyous, repris de justice pour la plupart, qui déshonorent les abords de notre Exposition par leur attitude cynique et leur accoutrement sordide.
- Je comprendrais que Tadministration ouvrît un bureau où, sans frais et sans peine, l’ouvrier sans travail se verrait délivrer une autorisation de vendre aux abords de l’Exposition, sous réserve de mise décente.
- Mais que mon confrère Mortier aille donc voir ce qui se passe à l’avenue Rapp, entre cinq heures et demie et sept heures du soir.
- Des drôles, que vous ne voudriez pas rencontrer à la tombée de la nuit dans les quartiers extérieurs, courent, s’agitent, vous accompagnent debout sur le marchepied de la voiture, vous interpellent, s’ils ne vous injurient pas'. Les mots les plus orduriers et les plus ignobles sont proférés par eux à haute voix et frappent les oreilles des jeunes filles.
- Gomme ils font commerce de chercher des voitures, leurs bons offices n’ont d’autre résultat final que de faire hausser encore le prix des voitures.
- J’ai vu s’en augmenter peu à peu le nombre. Bientôt ils seront légion. Ils sont pour la plupart, croyez-le bien, la lie des camelots, parmi lesquels il y en a d’honnêtes et de convenables.
- Un coup de balai, s. v. p., dans ces ordures-là.
- Ch. L.
- Un incident sans aucune gravité nous a démontré une fois de plus l’efficacité des appareils de sécurité placés sous les cabines des ascenseurs Otis.
- L’ascenseur de la pile nord fait tous les matins le service des approvisionnements avant l’ouverture au public, et une benne en tôle est suspendue à cet effet au chariot de cet ascenseur. En détachant la benne, le conducteur avait, par inadvertance, déclanché partiellement un des taquets qui ne doivent fonctionner qu’en cas de rupture de l’un des câbles. Auxpremiers voyages à la descente, le déclanchement s’est produit de lui-même un peu au-dessous du premier étage, et immédiatement les freins se sont serrés, arrêtant la cabine au milieu de sa course.
- Les quelques voyageurs qui se trouvaient dans l’ascenseur ne ressentirent aucune secousse; mais comme ils s’ennuyaient d’attendre que l’appareil pût être remis en état, on les fit grimper par des échelles jusqu’à la première
- Un regrettable incident s’est produit samedi soir au théâtre de la rue du Caire. Une trentaine de jeunes gens, des étudiants dit-on, ont envahi la salle en portant les chapeaux au bout de leurs cannes. Ils ont escaladé la scène, embrassé les danseuses et imité les danses. Après cela ils ont fait une quête dont ils ont remis le montant aux aimées.
- L’entrepreneur du théâtre Mustapha n’ayant pas montré assez de fermeté, et n’ayant pas fait cesser la musique et retirer les danseuses devant l’irruption des tapageurs, son théâtre a été fermé pour deux jours.
- D’autre parj, des mesures de police ont été prises pour éviter le retour de pareilles scènes. ------------------------+.-------:------------------
- LA MALADIE DE LA TOUR
- C’est une vieille maladie, et que, du temps de nos grands-pères, on flagellait déjà en écrivant à côté des innombrables inscriptions qui détérioraient les édifices célèbres : « le nom des fous se trouve partout ! »
- Cette maladie s’est encore accentuée sur la tour Eiffel et le cas est devenu pathologique.
- On ne voit partout que jeunes filles, femmes, hommes mûrs et vieillards, collés contre la muraille, le bras tendu le long de la paroi, la main si haut qu’elle peut monter pour tracer le nom de la personne appliquée contre le mufeomme une plante sèche sur la feuille de son herbier.
- Les planches peintes en blanc sont noires de signatures et toutes les vitres sont couvertes de paraphes tracés au diamant, tout comme les glaces des cabinets particuliers. Avec cette différence, que dans ces derniers c’est un souvenir d’amour et que la vanité seule a conduit la main qui a tracé les autres.
- C’est là une maladie assez générale,' mais qui affecte plus particulièrement les enfants de la brumeuse Albion et ceux de la Germanie filasse.
- Si encore tout se bornait à ce prurit de signatures et à ce dévergondage de paraphes !
- Mais non. On enlève- ce que Ton peut. L’administration fait-elle remplacer une vitre cassée, le matin, avant l’heure des ascensions publiques ? Le soir venu, il ne reste plus une parcelle du mastic, encore frais, placé autour du carreau pour le retenir. Et celui qui a enlevé ce corps mou l’a fait pour le conserver avec cette étiquette :
- « Mastic d’une vitre du 2e étage de la Tour Eiffel. »
- Comme tout se canalise ici-bas, les vices plus vite que les vertus, je ne m’étonnerais pas si M. Eiffel recevait un de ces jours les propositions de quelque industriel qui entretiendrait le mastic frais autour d’une vitre placée en évidence, en faisant savoir « que pour 20 centimes il était permis d’arracher une boule de mastic, en souvenir de l’ascension. »
- « Souvenir de l’ascension ! » En voilà un cas pathologique! La manie est à l’état endémique : rien ne peut plus l’enrayer !
- Avant-hier, M. Éiffel faisait l’ascension pour piloter quelques amis. A peine reconnu, il est entouré, fêté par les ascensionnistes.
- Au milieu de ces ovations, l’un d’eux eut l’idée de présenter à M. Eiffel son Guide de la Tour et un crayon, le suppliant d’y mettre sa signature. M. Eiffel, qui sait cependant combien il est dangereux de se laisser prendre dans un engrenage, eut l’imprudence de donner satisfaction à ce visiteur, et aussitôt une clameur s’éleva autour de lui :
- — Et moi aussi.
- — Moi aussi !
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- — Moi aussi! moi aussi!
- Et, de toutes parts, des feuilles de papier, des guides et des plans s’agitaient tendus vers M. Eiffel, qui, ne pouvant s’en dépêtrer, dut donner des centaines de signatures.
- Il en est aussi qui ont la manie d’arracher; et déjà le couteau rongeur des touristes a enlevé dans les parties en bois des morceaux qui ont été emportés comme « souvenirs ».
- Heureusement que la Tour est en fer !
- Mais c’est bien une autre affaire au troisième étage, où l’une des vendeuses de notre Guide a eu l’idée ingénieuse de se faire faire un timbre constatant l’ascension.
- Et la voilà sollicitée de timbrer le fond des chapeaux des messieurs, les cols et les manchettes, les rubans des dames, les- robes, les ombrelles, les mouchoirs, les jupons et jusqu’à l’ourlet intérieur de la chemise — le cas s’est présenté !
- En un mot, c’est à qui sera le plus timbré !
- Ch. L.
- IÆS ASCENSIONS A EA TOUR
- A PIED
- Montée au / er étage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du ier au 2e étage, par les escaliers Nord et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest.
- PAll ASCENSEUR
- ♦
- La dernière séance du congrès a eu lieu samedi après midi, sous la présidence de Mme Popelin, déléguée belge, docteur en droit. La première partie de la séance a été remplie par les travaux de la 4° section, dite section de législation.
- M. Beauquier, député, a déclaré que la loi accordant aux femmes le droit de voter dans les élections consulaires aurait passé vendredi dernier si la séance n’avait pas été levée. C’est, dit-il, partie remise... à vendrediprochain.il reproche doucement aux femmes d’être les premières à faire obstacle à leurs revendications, et il leur demande d’être nos véritables compagnes .« sans les obliger pour cela à se jeter après nous dans nos appareils crématoires ».
- Mme Christin lit ensuite un rapport très nourri contre l’article 340 interdisant la recherche de la paternité. Elle en réclame l’abrogation en s’appuyant sur ces chiffres : sur 75,000 enfants naturels, 5,000 sont reconnus par les pères, 25,000 par les mères et 45,000 restent à la charge de l’Etat.
- Plusieurs autres déléguées ont pris la parole sur le même sujet, sans apporter de nouvelles lumières. Puis Mme Popelin a prononcé un -discours qui est un véritable réquisitoire contre la famille : « La puissance du mari s’en va comme celle du père, a-t-elle dit : c’est là le .signe d’une ère nouvelle. »
- La deuxième partie de la séance, présidée alors par Mlle Maria Deraismes,a été consacrée au vote des résolutions. Voici, en résumé, les vœux principaux qui ont été émis :
- 1° Révision totale du Gode en ce qui concerne la femme;
- 2° Que les femmes puissent exercer la profession -d’avocat;
- 3o Que l’article 340, interdisant la recherche de la paternité, soit abrogé ;
- 4o Que la prison de Saint-Lazare soit démolie;
- 5o Que les sergents de ville aient seuls le droit d’arrêter les femmes;
- 6° Que des refuges soient créés dans tous les arrondissements ;
- 7° Que l’on crée dans chaque mairie des bureaux de bienfaisance uniquement dirigés par des femmes;
- 8° Que les emplois d’enquêteurs, de visiteurs, etc., auprès des nourrices soient occupés par des femmes sous la surveillance de doctoresses;
- 9» Que l’apprentissage ait lieu dans des écoles et non dans des ateliers ;
- 10o Que l’on crée des asiles de travail pour les femmes ;
- 11° Que les instituteurs et les institutrices aient un salaire égal ;
- 12° Que toutes les femmes aient accès aux carrières libérales et que ces femmes médecins, avocats, etc., forment entre elles une vaste ligue.
- Montée au ier étage, par les piles Est et Ouest.
- Descente du icr étage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- Montée au 2e étage :
- En partant du sol, par la pile Nord;
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du 2e étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de .10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et 3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
- Yoir à la Section Anglaise
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- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- Do 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coulait.
- . Ue 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situés à l’exti’émité du palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marionnettes de Barnard pendant les ontr’actes.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Giand-lhéâlro de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-• Parisiennes, en face delà rue de rUniversité, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l’avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais dos Arts libéraux, côté de l’avenue de Suffren.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures, du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et diora-mas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face, Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face de la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’année.française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les-soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections 'électriques sur Paris et sur la fontaine Goutan, phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coût an et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures 30 à 9 heures 50.
- Deuxième effet, de 10 heures à 10 heures 20.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- RENSEIGNEMENTS UTILES
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Bourse-Passy. — Cori’espondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien : Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’amvée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec Les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de
- Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette. — Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. — Point d’amvée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place de la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-Issy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- A laPorte Rapp, par le tramway Bastille-Porte-Rapp.
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodèro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux.. — Le service est assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes à Gharenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pen-
- ant, toute la durée de l’Exposition
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Iéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. —Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur de l’avenue de. Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Service des bateaux omnibus. — Service de nuit de 10 heures à 11 heures dit soir entre le Champ de Mars et VHùtel de Ville, pendant la durée de l’Exposition, au prix de 25 centimes.
- Par autorisation spéciale de M. le Préfet de police en date du 6 juin courant, ce service partira du pontd’Iéna, en faisant escale aux stations suivantes :
- 1° Au pont de l’Alma, rive gauche.
- 2° Au pont de la Concorde, rive gauche.
- 3° Au pont Royal, rive gauche.
- 4° Au pont des Saints-Pères, rive gauche
- 5o Au Pont-Neuf, rive gauche.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposiiion.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies: .Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées . au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies ^ la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement,— Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels [ i
- Voitures pu^Lques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc. ,ecc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections:
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 lieuses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 0 heures soir).
- VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro-(6 heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert. (6 heures matin à 8 heures soir). Porle de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les-heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. — Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole m ilitaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. —Palais des Produits alimentaires. —Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 3 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts-compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25-centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les-besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16,, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec-lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées par jour :
- Matin : 7 h. 30, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs esl également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits-suivants •
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- ' Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés'' aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation,
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- Mercredi 3 Juillet 1889.
- 2e Série. — N° 50.
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- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Les Galeries du Trocadéro. — Chronique. — .Jury de la classe 24. •— Ordre dos Travaux dos Jurys. — M. Carnot à. L’Exposition. — Dernière heure. — Echos. -— La fête du 10 juillet. — Lettre d’un abonné. — Juste des Conférences organisées par la Commission supérieur»! des Congrès et Conférences. — La Mission annamite à Paris. — Les entrées de 1878 et de 1889. — Accident de ballon. — Conférences-visites. — La Bourse. — Guide do l’Exposition on sept jours. — Renseignements utiles. — Annonces etrécLames.
- PALAIS DU TROCADÉRO. — la galerie circulaire du rez-de-chaussée.
- LES GALERIES DD TROCADÉRO
- Les deux galeries qui enserrent le jardin du Trocadéro sont d’incomparables promenoirs: l’une donnant l’ombre le matin, l’autre le soir.
- C’est de là que, à l’abri dn soleil et du vent, l’on peut, tout en faisant les cent pas, admirer l’incomparable panorama que le Champ de Mars offre pendant l’Exposition ; avec un premier plan d’arbres et de fleurs à ses pieds.
- Je m’y promène souvent et prends plaisir à m’accouder sur la balustrade, pour rêver à la fragilité des choses d’ici-bas : de tant de choses magnifiques qui vont disparaître dans quelques mois.
- Ce qui me console c’est que les palais des Arts vont nous rester, avec leurs merveilleux dômes en faïence, et que la Tour Eiffel défiera
- les ans, quoique n’étant pas, comme l’on dit, à chaux et à sable.
- ##
- « Bâti à chaux et à sable » voilà encore une locution à mettre au vestiaire, condamnée par notre grande Tour en fer.
- CHRONIQUE
- Je disais, avant-hier, que les provinciaux commençaient à faire voile sur Paris ; les étrangers ne veulent pas leur laisser toute la place et voilà qu’eux aussi se mettent en mouvement.
- Et ce n’est pas par petits groupes d’une vingtaine ni même d’une centaine : iis arrivent par huit cents à la fois, comme les Hongrois, par exemple, et quels Hongrois !
- L’élite des lettres, des arts et des sciences,
- embrigadée, numérotée, expédiée à Paris par les soins d’un comité spécial, va nous arriver par différentes fournées de huit cents; la première va débarquer le 4 juillet.
- On annonce aussi, comme devant arriver de Madrid dans quelques jours, un premier train très important d’excursionnistes espagnols.
- Mais, pour en revenir aux Hongrois, qui aiment tant la France et notre drapeau tricolore, ils ne se contenteront pas de venir à Paris et de s’extasier devant les merveilles de l’Exposition, ils veulent faire une démonstration sympathique à la France; le député Helfi étudie la question avec un comité spécial.
- Il s’agit, en effet, d’effacer la fâcheuse impression qu’a laissée récemment la boutade gal-lophobe du grincheux Tisza, mais il importe, en même temps, d’éviter des complications diplomatiques.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Nous nous en remettons pour cela au tact du comité organisateur hongrois ; nous sentons que leur cœur bat à Tunisson du nôtre et nous les en remercions tout d’abord.
- Les bousculades sont inévitables lorsque le chiffre des entrées dépasse deux cent mille, et, quoi que l’on fasse, les incidents sont inévitables dans une pareille foule.
- Dimanche encore, quelques barrières ont été enfoncées le soir, aux alentours des fontaines lumineuses.
- Mais nous constatons avec plaisir que presque partout ailleurs elles ont été respectées.
- Dimanche soir, autour des fontaines lumineuses, un curieux qui se trouvait, avec sa femme et ses enfants, contre une des palissades, a été, à un moment donné, poussé si malheureusement que l’un des piquets pointus de la palissade l’a blessé au ventre. Il a été aussitôt emmené au poste de secours de l’avenue de La Bourdonnais, non sans peine, car la foule était extrêmement compacte.
- Le blessé, qui heureusement n’a été atteint que d’une façon superficielle, a pu être reconduit chez lui en voiture, après un pansement.
- F. L.
- Jury de la classe 24
- M. Gustave Sandoz a été nommé membre du jury de la classe 24 en remplacement de M. le baron Delort, démissionnaire.
- ------------^-------------
- ORDRE DES TRAVAUX DES JURYS
- Classe 20
- Vendredi 5 juillet : Fabricants de porcelaine.
- Jury des récompenses (classe 28)
- Vendredi 5 juillet, à 9 heures et demie : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin.
- A 2 heures: Nouvelle-Calédonie, Inde Française, Réunion.
- Jury des récompenses (classe 72)
- Examen des sucres, chocolats, cacaos en poudre, confitures, fruits confits et chicorée.
- Mercredi 3 juillet, soir : 2 heures, Bolivie; 2 heures et demie, République argentine; 4 heures, Grande-Bretagne.
- Jeudi 4 juillet, malin : 9 heures et demie, Japon; 10 heures, Grèce; 10 heures et demie, Luxembourg; 11 heures, Monaco; 11 heures et demie, Perse.
- Vendredi 5 juillet, soir : 2 heures, Saint-Marin; 3 heures, Serbie; 4 heures, Luxembourg; 5 heures, Portugal.
- •--------------------—----------------------
- M. CARNOT A L’EXPOSITION
- M. le président de la République, accompagné du général Brugère, secrétaire de la présidence; deMM.Spuller, ministre des affaires étrangères; d’Ormesson, introducteur des ambassadeurs ; de MM. Berger et Alphand, directeurs généraux, et de MM. Sédille, de Laeretelle, Emile Hébrard et Lévy, des sections étrangères, a visité hier les sections industrielles des diverses puissances européennes représentées à l’Exposition, l’Italie, la Suisse, l’Espagne, le Portugal, les Etats-Unis, la Norvège, le Luxembourg.
- M. Carnot a été reçu, au seuil des expositions des différentes sections, par MM. les présidents et secrétaires, entourés de leurs comités respectifs. A la section italienne, par MM. A. de Ca-mondo, président, et Cavaglion, vice-président; à la section suisse, M. le colonel Vœgeli Bodmer, président, et A. Duplan, commissaire
- adjoint; à la section espagnole, M. Matias Lopez, sénateur du royaume, et Milida; au Portugal, M. le conseiller de Carvalho et M. de Melicio, président de la commission de Lisbonne; à la section norvégienne, M. Baetz-mann, commissaire général ; au Luxembourg, M. Dutreux, commissaire général.
- Dans la section des Etats-Unis, tout le piquet d’infanterie de marine, en grande tenue, pantalon blanc et casque blanc à pointe portait ies armes, commandés par le capitaine Gokran et le lieutenant Murphy. La tenue et les manœuvres ont été d’une correction parfaite et le service d’ordre absolument merveilleux.
- Pendant ce temps, le général Franklin, commissaire général, M. Tuck, commissaire adjoint, et M Bailly-Blanchard, secrétaire général, dirigeaient la visite du Président et le plio-nographe poussait des cris entousiastes et chantait même la Marseillaise.
- Au sortir de la section italienne, tous les exposants, groupés, ont crié : « Vive la France! »
- Dans la section d’horlogerie suisse, M. Dufour, conseiller de gouvernement, a porté la santé de la République française, en buvant du champagne dans un superbe hanap; M. Carnot, un hanap à la main, a répondu en disant : « Vive la Suisse ! »
- Dans la section roumaine, cinq jeunes filles en costume national ont offert, sur le seuil, le pain et le sel au Président, suivant l’antique usage de l’hospitalité.
- Le prince Bibesco, commissaire général, lui a souhaité la bienvenue et lui a exprimé les sentiments de sympathie de la Roumanie pour « sa grande sœur la France ».
- On a bu un vin blanc excellent appelé Cotnar.
- De là, dirigé par M. Alphand, et traversant une nuée de curieux qui poussaient les cris les plus sympathiques, M. Carnot s’est rendu aux pavillons delà Ville de Paris, où, en l’absence du président Chautemps, retenu en séance, il a été reçu par M. Poubelle, préfet de la Seine et par les conseillers municipaux MM. Gaston Carie et Mayer.
- Tous les chefs de service étaient sur le senil de leurs sections et le Président s’est vivement intéressé à leurs explications.
- La visite, commencée à deux heures, ne s’est terminée qu’à six heures et quart.
- Mercredi, on annonce une nouvelle visite présidentielle au Trocadéro et au palais des Arts libéraux.
- M. Thiébaut, officier de paix, continue à organiser parfaitement le service d’ordre.-
- -----------------------------:--:----------
- échos
- Les Entrées à l’Exposition
- Le chiffre des entrées payantes s’est élevé, hier lundi, à 107,437.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la môme
- journée :
- l«r étage.................. 7.638
- Du 1er au 2me.............. 4.635
- 2me étage direct........... 1.607
- Du 2e étage au sommet... 3.537
- Eu tout............... 17.412
- Les chambres de commerce maritimes
- L’exposition des chambres de commerce maritimes, située sur la berge de la Seine, entre le pavillon de l’Ostréiculture et le palais des Produits alimentaires, vient de terminer son installation.
- Cette exposition est tort intéressante et mérite d’être visitée. On y voit une vue panoramique de Boulogne-sur-Mer, très bien éclairée et du plus gracieux effet ; un relief énorme de la ville et du port du Havre ; une très amusante réduction des ateliers, avec leurs machines eu mouvement, du port de Marseille. D’autres plans en relief sont exposés par les chambres de Rouen, de Dunkerque, de Dieppe, de Calais et de Bordeaux.
- Les chambres de Cherbourg, de Nantes et de Bayonne ont envoyé à cette exposition une série de documents techniques, des cartes, des graphiques, des albums, etc., etc.
- La revue du 14 Juillet
- Des places dans les tribunes et les enceintes seront réservées pour la revue du 14 juillet, à Long-champs, aux membres des commissions, comités et jurys de l’Exposition, ainsi qu’aux exposants. La répartition en sera faite par les soins du commissaire général de l’Exposition.
- M.le lieutenant-colonel Toulza est chargé à l’Elysée de la distribution des autres places disponibles. C’est donc à lui que doivent être adressées les demandes de cartes.
- Le service de police
- M. Clément, commissaire aux délégations judiciaires, a pris hier le service à l’Exposition à'titre de commissaire de police. M. Guénin, commissaire de police, le secondera à partir du 5 juillet.
- Banquet dsi Contçrès des femmes
- Dimanche a eu lieu le banquet de clôture du congrès du droit des femmes.
- Beaucoup de femmes à cette fête___ et des hom-
- mes par-dessus le marché. Parmi ceux-ci, MM. Léon Richer, Clovis Lingues, Charles Jacques, Colfavru et plusieurs personnalités étrangères.
- Du côté des femmes, Mmes Maria Deraisme, Louise Huppe, Mlle Popelin, de Bruxelles; Mme le docteur Kate Mitchell et miss Florence Balgarnie, ces deux dernières représentant de nombreuses sociétés anglaises, et Mme Amanda Dryo, pasleur américain.
- Le banquet s’est passé de la meilleure façon du monde jusqu’au dessert. A ce moment les toast sont anivés, et il n y a plus eu moyen de s’entendre.
- Mme Maria Deraisme a commencé, puis M. Léon Richer après une dame grecque, puis M. Colfavru, puis Mme Clémence Royer. C’a été le .bouquet. On a dû lever la séance sur un vrai tumulte.
- Mais, après le banquet, la soirée s’est prolongée jusqu’à minuit avec la plus franche cordialité —les hommes ayant immédiatement recouvré leur galanterie, dès l’instant qu’on ne parlait plus.
- Concours de musiques pittoresques
- C’est le jeudi 4 juillet, à deux heures après-midi qu’aura lieu au Trocadéro le grand concours international de musiques pittoresques.
- Ce concours comprend deux séries d’auditions :
- 1° Musiques des provinces de la France. — Tambourins, binious, musettes, cornemuses, bombardes, vielles, estudiantinas françaises.
- 2° Musiques des pays étrangers. — Mandolines, théorbes. guitares, cobzas roumains, mâche-é de ; l’île de Madère, balalaïka russe, czymbalum, flû ede Pan.
- Le concours aura lieu d’abord par classses d’instruments et sera suivi bientôt d’un grand concours d’honneur.
- Les médailles d’honneur à l’Exposition de peinture
- Les jurys des beaux-arts ont commencé leurs travaux. Voici la liste des médailles d’honneur qui ont été accordées par le jury dans les sections française et étrangère. La liste, pour être définitive, devra encox'e être soumise à l’appréciation du jury-supérieur. qui comprend les présidents de toutes les classes de l’Exposition.
- France. — MM. Dagnan-Bouveret. 35 voix; De-lau ;ay, 33; Jules Dupré, 31; Aimé Morot, 30; Lhermitte, 28; Gigoux, 26; Hébert, 26; Bernier, 25; Gormon, 24; Détaillé, 23; Jules Lefebvre, 22; Raphaël Collin, 22.
- Allemagne. — MM. Liebermann, Ulule.
- Angleterre. — MM. Alma-Taddema, Moore.
- Autriche. — M. Munkacsy.
- Belgique. — MM. Stevens, Courtens. Wauters,
- Espagne. — M. Jimenez.
- EtaU-Unis. — MM. Sargent, E. Melchers.
- Hollande. — M. Israels.
- Italie. — M. Boldini.
- Danemark. — M. Kroyer.
- Norvège. — M. Werenskjold.
- Suède. — M. R. Bergh.
- Finlande. — M. Edelfeldt.
- Russie. — M. Chelmonsky.
- Parmi les etrangers, ceüx qui ont obtenu le plus de voix sont: MM. Kroyer, 35; Sargent, 35; et Chelmonsky, 34. Les autres ont obtenu de 21 à 29 voix.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Lu soirée des jurés
- L’association des jurés français, dont le président est M. Berger, et le vice-président M. Prévet, député, offre aujourd’hui mardi, à l’Opéra, une soirée aux jurés étrangers. Le spectacle se composera de la Tempête, le nouveau ballet d’Ambroise Thomas, dont ce sera la troisième représentation. Cette fête promet d’être des plus brillantes.
- ."Vos soldats à l’Exposition
- Les détachements de 300 hommes de la garnison •de Paris continuent d’aller chaque jour visiter l’Exposition.
- C’est avec un vrai plaisir qu’ils se rendent dans les diverses parties du Champ de Mars ou des Invalides, mais il est à remarquer que les geleries de sculpture et de peinture ont plus spécialement leurs faveurs.
- lui musique du soir
- Les musiques civiles commencent à prendre le clnmiin du Champ de Mars. C’est fort heureux, car la soirée paraissait un peu triste dans le grand jardin central. Dorénavant, on aura de la musique tous les soirs, et nous sommes surs que les Sociétés qui sont inscrites obtiendront chaque jour un succès mérité.
- Les Danois à l'Exposition
- Une animation insolite régnait dimanche devant un hôtel inhabité de la rue de la Boétie.
- Elle était due tout simplement à un certain nombre de tapissières amenant environ quatre cents Danois, commerçants, ingénieurs, etc., débarqués à Paris pour visiter l’Exposition.
- Arrestation d’an lilou
- On a arrêté, samedi soir, vers dix heures et demie, en face des constructions de l’histoire de l’habitation. au quai d’Orsay, un nommé Georges Ri-boulot qui, à l’aide d’une fausse clef, récoltait la recette des bascules dy-nanométriques installées dans l’Exposition.
- Cet individu, qui avait été employé chez M. Dye, le représentant du concessionnaire de ces édicules, en avait été renvoyé récemment pour sa paresse. Ayant accompagné plusieurs fois M. Dye dans ses recettes, il connaissait le fonctionnement des appareils et avait fabriqué la fausse clef dont on l’a trouvé nanti.
- Les ouvriers de Milan à l’Exposition
- Le comité de Milan chargé de désigner les ouvriers qui doivent visiter l’Exposition de Paris, en a choisi 160 sur 352 concurrents.
- Le départ aura lieu le 12 juillet et le séjour à Paris sera de huit jours.
- Les Intermittences de lumière de la rue du Caire
- Décidément le côté du Champ de Mars situé entre les Arts libéraux et l’avenue de Suffren joue de malheur pour l’éclairage- électrique. Combien de fois déjà avons-nous signalé les défectuosités de ce service ? Quand nous serons à cent, nous ferons une croix— et ce sera bientôt— malheureusement poulies établissements placés dans ces parages.
- Avant-hier soir encore, vers dix heures, au moment de la plus grande animation, la rue du Caire a été subitement plongée dans la plus profonde obscurité. On a dû allumer les lanternes à gaz et faire évacuer. Jusqu’à ces derniers temps les interruptions sé'produisaient tantôt sur un groupe de lampes tantôt sur l’autre. Aujourd’hui on fait en grand — toutes les lampes s’éteignent ensemble ! C’est beau, le progrès!!
- Les visites présidentielles
- Mercredi, à deux heures, M. le président de la République viendra à l’Exposition.
- Il commencera sa visite par le pavillon des travaux publics au Trocadéro et ira ensuite visiter la section II, du palais des arts libéraux.
- 11 doit aussi, paraît-il, faire le même jour l’ascension de la Tour Eiffel.
- Mercredi 3 juillet, à quatre heures, au palais du Trocadéro, conférence par M. Rolland, ingénieur au corps national des mines :
- « La colonisation française au Sahara », avec projections par M. Molteni.
- Jeudi 4 juillet, à deux heures, séance d’ouverture du congrès international d’agriculture, au palais du Trocadéro.
- Séances du 4 au 11 juillet.
- DERNIERE HEURE
- 'très brillante soirée, hier, dans la section belge, éclairée à la lumière électrique et aménagée en salon-promenoir. C’était le comité exécutif belge qui offrait cette fête aux membres du jury et au haut personnel de l'Exposition. Beaucoup de monde, beaucoup de jolies femmes et d’élégantes toilettes, et un concert fort attray an t.
- LA FÊTE DU 10 JUILLET
- Nous avons dit récemment qu’une fête allait être offerte parles exposants français aux représentants de l’Etat, de la ville de Paris et à l’administration supérieure de l’Exposition.
- Une délégation des membres de la commission d’organisation, ayant à sa tête M. Larroumet,-directeur des beaux-arts, et M. Paul Sedille, chef du service des installations à l’Exposition, sVst rendue à l’Elysée pour inviter M. Carnot à y assister. Le président de la République a accepté.
- Cette fête, on le sait, aura lieu dans le palais de l’Industrie où, deux jours après, un grand bal sera donné en l’honneur des travailleurs qui, pendant près de trois ans, ont participé à la construction et à la décoration des merveilles architecturales qui aujourd’hui couvrent le Champ de Mars. La commission spéciale nommée en vue de l’organisation de ces réjouissances vient de se réunir et d’en fixer les dispositions les plus importantes en ce qui concerne la fête du 10 juillet.
- Dès maintenant la grande nef du palais,presque entièrement débarrassée des sculptures qui la peuplaient, est livrée aux ouvriers. Un immense plancher va être posé sur tonte la longueur du vaisseau central. Au milieu de ce plancher sera édifiée une estrade où sera logé . l’orchestre affecté aux danseurs. Des,,.gradins établis sur tout le pourtour seront aménagés pour les dames. Face aux Champs-Elysées,dans Taxe de la porte principale du palais, sera construite la loge présidentielle, que l’on ornera richement et d’où le président de la République et ses invités embrasseront du regard toute la salle.
- 1 Malgré les proportions peu ordinaires de cette salle de bal, pensant qu’elle ne suffirait pas aux danseurs, on a encore réservé à ceux ci le grand salon carré du premier étage et plusieurs salles qui l’avoisinent. Un deuxième orchestre sera i donc installé dans le salon carré. Des orchestres
- et des chœurs joueront encore dans un grand nombre de salons du premier étage, mais ces derniers seront réservés plutôt à la causerie qu’à la danse.
- Quant aux galeries de pourtour de la partie supérieure du palais, elles seront aménagées en promenoir et permettront aux spectateurs la vue grandiose de la salle en fête sous la profusion et l’éclat des lampes électriques, L’effet ne peut manquer d’être magnifique, d’autant plus qu’une décoration somptueuse, comprenant fontaines, massifs de fleurs et de plantes, tentures et oriflammes de toutes les nations, groupes de sculpture, etc., est arrêtée pour l’orneinentatiop du palais.
- Les préparatifs mis en train pour cette fête occasionneront des dépenses considérables. L’Etat, la Ville de Paris et l’Exposition y contribuent ensemble pour une somme de 700,000 francs. Toutefois, il convient de dire que l’installation, une fois faite; sera utilisée en partie en plusieurs circonstances : pour de nouvelles, fêtes, des distributions de récompenses, etc.
- Un de nos abonnés nous adresse la lettre suivante :
- Monsieur,
- Les cabines des ascenseurs de la tonr Eiffel portant des pancartes avec : « Défense de fumer », est-il tolérable que les employés desdit.es cabines fument? La semaine dernière, j’en ai vu un fumant une cigarette en même temps que nous montions de la deuxième à la troisième plate-forme.
- Cinquante personnes se trouvant empilées, serrées comme des harengs et debout dans ces cabines de l’asceriseur Edoux, il y a là un grand danger, car si le feu prenait à la robe d’une dame au milieu de cette agglomération, il adviendrait un épouvantable malheur.
- Il y a donc lieu défaire observer, je crois, rigoureusement la consigne.
- Agréez, etc.,
- UN ABONNÉ.
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- LISTE DES CONFÉRENCES
- ORGANISÉES PAR LA
- Commission supérieure des congrès et conférences-
- 3 juillet, à 4 heures, palais du Trocadéro. — M. Rolland, ingénieur au corps des mines y La colonisation française au Sahara. (Avec projections par M. Molteni.)
- 11 juillet, à 4 heures 1/2, cercle populaire (Esplanade). — M. Hodgson Pratt, président des « Wor-king men’s Club and Institutes union » : Les cercles populaires.
- 12 juillet, à 4 heures, palais du Trocadéro. — M. Qùinette de Rochemont, ingénieur en chef des ponts et chaussées : Les ports maritimes : le LIâvre.
- 15 juillet, à 4 heures, palais du Trocadéro. —• M. Lafenestre, conservateur adjoint au musée du Louvre : Histoire cle la peinture française depuis 1789.
- 17 juillet, à 4 heures, palais du Trocadéro. — M. de Lanessan, député, agrégé de la Faculté de médecine : La colonisation -dans Vextrême Orient,
- 18 juillet, à 4 heures, palais du Trocadéro. — M. H. de Lapommeraye, président de l'Association polytechnique : Les ancêtres cle la critique littéraire moderne. Chateaubriand et MmB de Staël.
- 19 juillet, à 4 heures, palais du Trocadéro.
- M. E. Trélat, directeur de l’Ecole supérieure d’architecture, professeur au Conservatoire des arts et métiers, ancien président de la Société de médecine publique : La salubrité dans la maison et clans la ville.
- 20 juillet, à 4 heures, palais du Trocadéro. — M. Courajod, conservateur adjoint au musée du Louvre : L’influence de la France dit Nord dans l'œuvre de la Renaissance.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- 20 juillet, à 4 heures, Cerçle populaire (Esplanade).
- — M. Ch. Lucas, architecte, vice-président de la section d’apprentissage de l’exposition d’économie sociale de 1889 : L’enseignement professionnel en France depuis 1789.
- 21 juillet, à 4 heures, palais du Trocadéro. — M. Monceaux, professeur au lycée Henri 1Y : Olym-pie. (Avec projections par M. Molteni.)
- 22 juillet, à 4 heures, Cercle populaire (Esplanade).
- — M.. Guieysse, répétiteur à l’Ecole polytechnique, actuaire de la société d’assurances « l’Union « : La participation aux bénéfices, les retraites et Vassurance.
- 23 juillet, à 4 heures, Cercle populaire (Esplanade). — M. Chaufton, docteur en droit, avocat à la cour d’appel et à la cour de cassation : Xes assurances contre les accidents.
- 24 juillet, à 4 heures, Cercle populaire (Esplanade). — M. Maze, sénateur, président de la commission supérieure de la Caisse nationale de retraites, directeur de la Revue des institutions de prévoyance : Lm Caisse nationale des retraites et le livret individuel.
- 25 juillet, à 4 heures, palais du Trocadéro. — M. Magne, architecte : Üarchitecture française du siècle. (Avec projections par M. Molteni.)
- 28 juillet, à 4 heures, palais du Trocadéro. — M. Pottier, attaché au musée du Louvre : La céramique grecque. (Avec projections par M. Molteni.)
- 29 juillet, à 4 heures, palais du Trocadéro. — M. le colonel Laussedat, directeur du Conservatoire des arts et métiers : Les écoles et les musées industriels aux Etals-XJnis en 1886.
- LA MISSION ANNAMITE A PARIS
- Hier matin, à neuf heures quinze, MM. Hauss-mann, représentant le sous-secrétaire d’Etat aux colonies, et Henrique, commissaire général des colonies à l’Exposition, ont reçu à sa descente du train arrivant de Marseille, sur le quai de la gare de Lyon, la mission annamite, dont nous avions annoncé la venue.
- M. Haussmann a souhaité la bienvenue aux hauts dignitaires annamites. Il a exprimé, au nom du gouvernement français, le vœu de voir se resserrer les liens qui unissent notre nation à l’Annam et il a souhaité que les membres de la mission remportent dans leur pays un excellent souvenir du séjour qu’ils vont faire dans la capitale de la France.
- Cette courte allocution prononcée, le représentant du sous-secrétaire d’Etat et le commissaire général des colonies sont montés en landau avec les voyageurs et les ont accompagnés rue du Quatre-Sep-tembre, dans nne maison où ils avaient fait retenir pour eux des appartements.
- La mission se compose de quatorze personnes appartenant à trois catégories :
- C’est d’abord un prince de la famille régnante, un ancien candidat au trône écarté pour son âge déjà avancé; il a environ soixante ans et est fils de l’empereur Minh-Mang. Deux hauts mandarins viennent ensuite. L’un est ministre des rites à la cour de Hué; l’autre est un ancien tong-duc de la province de Sontay. Un quatrième personnage remplissant les fonctions de conseiller d’Etat complète la première catégorie. Un interprète, M. Truong-Minh-Ky, professeur au collège des interprètes de Saigon, est spécialement attaché à leur service. Six personnages — secrétaires et lettrés — représentent la deuxième catégorie. Enfin, la troisième catégorie est formée de quatre domestiques qui accompagnent la mission.
- Tous ces personnages séjourneront à Paris pendant un mois environ.
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- ACCIDENT DE BALLON
- Un accident, dont les conséquences auraient pu être des plus graves, s’est produit, dimanche après-midi, avenue de Suffren, tout à côté de l’Exposition.
- A trois heures, un ballon monté par MM. Mayer, aéronaute, Georges Montorgueil, rédacteur au Paris, et Reggio, commerçant en vins, partait de la Nouvelle-Bastille.
- Mais soit que l’aérostat fût mal appareillé, soit qu’il fût trop lourdement lesté, il monta sans vitesse, se dirigeant vers la construction du panorama de Reichshoffen.
- Les assistants, se rendant compte du danger que
- couraient les aéronautes, leur crièrent : « Jetez du lest ! Vous êtes à la hauteur du panorama ! »
- Au même moment le ballon alla frapper contre le toit de la construction; il rebondit aussitôt et la nacelle alla se jeter sur la lanterne qui couronne la toiture. Les cordages s’embarrassèrent dans les armatures do cette lanterne et la nacelle se renversa.
- MM. Montorgueil et Reggio furent violemment lancés sur des échafaudages, où ils parvinrent à s'accrocher. Quant à M. Mayer, it tenta, mais en vain, de jeter l’ancre; par suite d’un faux mouvement, il fut précipité à son tour hors de la nacelle.
- Le ballon, délesté, continua son ascension. Il s'éleva avec une rapidité vertigineuse et bientôt fut invisible.
- Plusieurs personnes montèrent sur les toits du panorama et. munies de cordes, parvinrent à retirer les trois malheureux passagers de leur position critique.
- Ils furent transportés au poste médical de la Nouvelle-Bastille où ils reçurent les premiers soins.
- On reconnut que MM. Montorgueil ei Reggio n’étaient que légèrement blessés. Quant à M. Mayer, il a reçu des contusions assez graves à la cuisse gauche; il a été, sur sa demande, reconduit à son domicile.
- Les Entrées de 1878 et de 1889
- Voici, pour la deuxième quinzaine de juin, le relevé récapitulatif des entrés payantes aux Expositions de 1878 et de 1889 :
- En 1878 En 1889
- 16 juin (dimanche) 107.771 204.382
- 17 — 76.330 113.073
- 18 — 64.064 101.700
- 19 - 52.296 101.417
- 20 - 51.933 109.215
- 21 - 62.715 91.370
- 22 - 49.213 81.601
- 23 — (dimanche) 84.091 220.118
- 24 — 57.430 105.774
- 25 - 51.766 95.345
- 26 — 45.572 87.055
- 27 - 48.326 106.820
- 28 - 45.479 85.2o7
- 29 — ; 52.350 79.532
- 30 — (dimanche) 119.599 201.323
- Totaux .... 968.935 1.783.982
- Si on ajoute à ces chiffres
- ceux obtenus en mai et j uin
- pour les mêmes entrées... 2.374.442 4.210.592
- On obtient un total de... 3.343.377 5.994.574
- Soit en faveur de 1889 une
- différence de.............. 2. (351.197
- Et encore faut-il remarquer que le dimanche 30 juin 1879, jour de fête nationale, toutes les entrées avaient été gratuites.
- Voir à la Section Anglaise
- Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
- S’ENFILANT TOUTES SEULES; FABRIQUÉES PAR
- W, BARTLEET ET SOA’S
- Vente en gros à Paris : MM. les Fils de F. Charpentier, 36, M Sébastopol
- CONFÉRENCES-VISITES
- Organisées par le Comité des Congrès et Confèrences avec le concours de
- la Société centrale du Travail professionnel
- Mardi 9 juillet : M. Fleury, ingénieur, chef du secrétariat de la Compagnie de Suez. — Sujet de la conférence : les Voies navigables à l’Exposition. Mardi 16 juillet: M. Napoli, ingénieur,inspecteur
- principal du laboratoire des chemins de fer de l’Est. — Sujet de la conférence : les Appareils de précision.
- Mardi 23 juillet : G. Dumont, ingénieur, inspecteur principal, chef du service télégraphique de la compagnie des chemins de fer de l’Est, vice-président de la Société centrale du travail professionnel, secrétaire du comité de la classe 62. — Sujet cle la conférence : l’Eclairage électrique et les Fontaines lumineuses de l’Exposition.
- Mardi 30 juillet : Villard, ingénieur, membre du Comité consultatif des chemins de fer, président de la Société centrale du travail professionnel. — Sujet de la conférence : la Géographie et la statistique en 1889.
- Mardi 6 août : M. Boucheron, ingénieur, professeur à l’Ecole centrale des arts et manufactures, secrétaire du comité de la classe 58. — Sujet de la conférence : Teinture et impression.
- Mardi 13 août : M. Périsse, ingénieur-expert, président du comité de la classe 59.— Sujet de la conférence : Les machines à vapeur en feu à l’Exposition.
- Les conférences sont publiques et gratuites. Elles ont lieu à dix heures un quart du matin, dans le Palais des Enfants, à côté de la galerie des Arts libéraux (avenue de Suffren).
- Les dames sont admises à ces conférences-visites.
- On se procure le programme desdites conférences à l’Exposition, au bureau des congrès et conférences, 16, avenue de LaBourdonnais ; au palais du Trocadéro et au siège de la Société centrale du travail professionnel, 38, avenue de l’Opéra.
- LA BOURSE
- La liquidation s’effectue en baisse pour les rentes françaises. Le 3 0/0 a été compensé à 84 30 avecO 25 cle report. La place est encore très engagée et les positions à la hausse sont visées. L’Amortissable, qui a détaché son coupon trimestriel, se traite à 86 50 au comptant, ce qui représente une baisse de 0 60 sur samedi.
- La baisse des rentes françaises influe naturellement sur les valeurs, mais elle reste sans effets sur les fonds étrangers, qui sont tous très fermes et même en hausse, à l’exception de l’Egyptienne unifiée, celle-ci faiblit à451fr. parce que, d’après une dépêche de Londres, le gouvernement français a définitivement refusé son approbation à la conversion de la dette privilégiée.
- —------------------------4^ .......
- LES ASCENSIONS A LA TOI II
- A PIED
- m
- Montée au fer etage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier «le la pile Est.
- Montée du fer au 2* étage, par les escaliers Nord et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest.
- PAR ASCENSEUR " ' '
- Montée au fer étage, par les piles Est et Ouest.
- Descente du fer étage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- Montée au 5e étage :
- En partant du sol, par la pile Nord;
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du 2(' étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 b. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- GUIDE DE L’EXPOSITION
- on sept jours
- (Se munir du Guide illustré de l’Exposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket: 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de G millions). — Classe 3G, habillements des deux sexes. — Classe 34-, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32. tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe GO, carrosserie. — Classe 4G, blanchiment et teinture. — Classe 44. produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. — Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines. Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe' 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2% partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. —- Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord,broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Cail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte. Siam. Maroc, Japon, Restaurant “oumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au milliontiième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- I Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, coté de i’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rcz-de-chausséo par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier do l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège ; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voiries neuf salles côte de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Coutan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir les quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Cbamp de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté‘du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite '; de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de renseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aèrostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captifavec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaus-éc et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de Vintérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie ("côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon ue la
- Mer. Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des differents pays. —Théâtre des Folies-Parisiennes. —- Pavillon 'du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars â l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation,. postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux lés dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier élage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage: vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier)..
- Au troisième étage : salle de. glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 8d â 90 kilomètres.
- Passer la. matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue do Suffren, â l'extrémité du palais des Arls libéraux, derrière le pavillon du Chili.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- RENSEIGNEMENTS UTILES
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bas tille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma, Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. —Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- . Saint-Sulpice-Auteuil. — Peint d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre- Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pom de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée: Pont de Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante:
- Au Trocadéro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place do la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-Issy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saipt-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive dfbite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- A laPorte Rapp, par le tramway Bastille-Porte-Rapp.
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Pantliéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement, ; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et les Hirondelles.
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes a Gharenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pen-
- ant toutè la durée de l’Exposition,
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pont d’Iéna.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Iéna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- .Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg. V
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre,
- Service des bateaux omnibus. — Service de nuit de 10 heures à 11 heures du soir entre le Champ de Mars et V Hôtel de Ville, pendant la durée de l’Exposition, au prix de 25 centimes.
- Par autorisation spéciale de M. le Préfet de police en date du G juin courant, ce service partira du pont d’Iéna, en faisant escale aux stations suivantes ;
- lo Au pont de l’Alma, rive gauche.
- 2° Au pont de la Concorde, rive gauche.
- 3° Au pont Royal, rive gauche.
- 4° Au pont des Saints-Pères, rive gauche
- 53 Au Pont-Neuf, rive gauche.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies: Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées _ au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies à la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamolte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Conslantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.):
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement,— Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels ji
- Voitures pmAques. — Hôtels. — Cafés. — Débits, de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc. ,ecc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition: des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections:
- I. —Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Conslantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- IL — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de La-motte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin d.e fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 lieuses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures soir). Porte La Bourdonnais (lü heures matin à 6 heures soir).
- VI. — Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (t> heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert. (6 heures malin à 8 heures soir). Porle de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures malin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures differentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Becauville. — Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole m ililaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stalions intermédiaires : Carrefour Malar. —Palais des Produits alimentaires. —Tour Eiffel.
- (Distance maxime, à parcourir : 8 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 cen times, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’inférieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments, de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l'Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avecle Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade dés Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées parjour :
- Matin : 7h. 80. 10heures, midi..
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de, la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C — Des cabinets de" toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont .été placés aux endroits suivants • •
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant, le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun , des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdo'nnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar. ;
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Le Numéro : 15 Centimes.
- Jeudi 4 Juillet 1889.
- £e Série. — N°51.
- "bulletin officiel
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1881)
- ABONNEMENTS
- POUR Là DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements..............
- Etranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- 20 fr.
- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
- (CLASSE 58)
- Annonces........................ la ligne 3 fr.
- Réclames........................ — 5 »
- Faits divers.... .............. — 10 »
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blomfield Iiouse, Loudon-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de VExposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Chronique. — A propos de philosophie'. — Ordre des Travaux des Jurys. — Echos. — Préparatifs pour le Schah. — Le Congrès international de la Boulangerie. — La conservation des édifices du Champ de Mars. — Les premières Médailles de l’exposition des Beaux-Arts. —Au Palais du Trocadéro. — La Tour du Silence. — Mœurs javanaises. — Pour le 14 Juillet. — La Bourse. — Guide des Attractions. — Renseignements utiles. — Annonces et réclames.
- TONKiN
- Pouss-Pouss de Hanoï.
- CHRONIQUE
- On s’occupe toujours très activement de la conservation de quelques parties de l’Exposition : nous avons déjà cité les trois palais des Machines, des Beaux-Arts et des Arts libéraux.
- Nous avons également relaté l’opinion de MM. Alpliand et Berger. Voici maintenant celle de M. Tirard, président du conseil.
- il s’est rendu au sein de la commission qui s’occupe de la proposition Frébault, et il s’est prononcé catégoriquement pour la conservation des trois palais déjà nommés et, en plus, pour celle de la galerie de Trente mètres et du Dôme central.
- Nous déplorions justement, il y a quelques jours, que la belle oeuvre de M. Bouvard soit jetée par terre : voilà que l’espoir renaît et que le Dôme central semble bien près d’être sauvé.
- Réjouissons-nous-en avec M. Bouvard lui-même.
- Il demeure entendu que le reste du Champ de Mars serait transformé en un vaste square.
- Le président du conseil a seulement fait quelques réserves sur la forme de la proposition de M. Frébault. En conséquence, la commission a substitué à cette proposition une proposition de résolution invitant le gouvernement à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la conservation des principaux monuments élevés au Champs de Mars. La liberté d’action du gouvernement sera ainsi complète, tant au point de vue des négociations à engager soit avec le ministre de la guerre, soit avec le Conseil municipal de Paris. M. Frébault, qui a été nommé rapporteur, déposera son rapport à la fin de la semaine.
- Mais, en attendant le futur square, jouissons un peu du square présent.
- Elles auront passé par bien des vicissitudes et des péripéties, les pelouses et les allées de M. Alpliand.
- ANN AM
- Artiste du Théâtre annamite.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Rarement gazons auront vu tant de centaines de mille de personnes et, s’ils pouvaient parler, ils en raconteraient de toutes les couleurs. Mais, comme on les foulait aux pieds sans pitié et sans vergogne, on les a, comme on sait, entourés de palissades.
- Autre incident : ces palissades sont pointues, trop pointues même, et l’autre dimanche elles ont eu l’indiscrétion d’aller visiter l’abdomen d’un curieux, trop pressé de voir les fontaines lumineuses.
- Et voilà qu’on honnit ces pauvres palissades : on les avait réclamées à grands cris et maintenant il n’en faut plus.
- Contentez donc tout le monde !
- M. Alphand, pour faciliter la circulation des foules immenses des dimanches, va se résigner à déchiqueter ses belles pelouses, à les couper en morceaux comme de simples tartes de rhubarbe, et à y multiplier les sentiers.
- Sera-ce un remède efficace ? Sera-ce la lin des bousculades ?
- On ne saurait en répondre d’avance, et pourtant il y a de grandes chances pour que tout aille mieux, grâce au sacrifice de quelques mètres carrés d’herbes.
- A
- Ah! ces herbes, ces sentiers, si vous les voyiez le lundi !
- Quel chaos ! Quel capharnaüm ! Les balayeurs ont fort à faire, et il faut, pour ainsi dire, remettre tout à neuf.
- Un de nos confrères nous décrit d’une façon très pittoresque cette toilette du lundi :
- Morceaux de papier ayant servi à envelopper les victuailles, bouchons joyeusement enlevés des goulots et lancés au hasard, bouteilles vides qu’on n’a pas pu se résigner à remporter, croûtons abandonnés, bouts de cigares et de cigarettes, morceaux d’allumettes gisent par milliers au milieu des massifs, dans les allées, sur les pelouses et dans les bassins.
- Il faut faire disparaître tous ces reliefs, sabler à nouveau les avenues, réparer tant bien que mal le dommage causé aux gazons. Il y en a chaque fois pour quatre heures d’ouvrage ; aussi, le lendemain matin, voit-on arriver, au petit jour, de longues files de tombereaux et de brouettes qu’escortent ou traînent un régiment de cantonniers et de balayeurs. C’est l’attirail de la toilette du lundi.
- Sans perdre de temps, tous se mettent au travail; chaque homme se charge du nettoyage à la main d’un petit espace, puis il réunit ce qu’il a ramassé dans une brouette qu’il roule ensuite jusqu’à un tombereau dans lequel celte récolte va rejoindre le contenu des autres brouettes. Tout cela se fait très soigneusement, avec beaucoup d’ordre et de méthode.
- Les balayeurs du lundi doivent trouver 'bien des choses, sur ce sol où ont passé plus de deux cent mille personnes, mais en général rien de bien précieux.
- Ce sont naturellement,'et surtout, des objets de femme, des voilettes, des gants, des épingles à cheveux, voir même des écharpes, des foulards, etc., — ou bien des couteaux de poche, des sous, mais, rassurez-vous, rarement des billets de banque ou des pièces d’or. Le public du dimanche n’en a pas plein ses poches, et, en tous cas, il ne les laisserait pas tomber dehors.
- La gente balayante est honnête : tous les objets perdus sont portés au commissariat de police, où l’on peut aller les réclamer.
- F. L.
- Alors, il faut que nous aimions tous les épinards ? — ce qui est désagréable pour ceux qui
- 11e les aiment pas ! — ou que, comme le disent MM. les militaires, il faut prendre mesure sur une guérite pour habiller le régiment?
- Ce souille d’indépendance s’est exhalé de mon cœur en lisant l’article qu’un grand journal du matin vient de publier sous Je titre présomptueux... ou naïf de Philosophie de VExposition.
- Gomme si chacun ne portait pas en soi sa vue philosophique sur toutes choses; les choses elles-mêmes en étant dépourvues.
- Votre philosophie, la mienne et celle de Schoppenhauer font trois. La philosophie de chacun de nous est un verre de couleur qui fait voir les choses en bleu par les uns, en rose par d’autres, par d’autres en vert ou en gris, en jaune par un grand nombre.
- Et comme il ne faut jamais disputer des couleurs et laisser à chacun ses préférences chro-miques, j’en conclus que l’Exposition 11e comporte que l’expression philosophique que chacun de nous lui donne, suivant la couleur du verre qu’il a devant les yeux.
- Cette sortie de philosophie, indépendante et subjective étant terminée, je reprends l’idée du confrère dont je viens d’admirer le naïf enthousiasme.
- Il cherche renseignement à dégager de l’Exposition. Il suppose pour cela un homme de trente à quarante ans, ni savant ni illettré (il n’y a que les philosophes pour arranger ainsi leurs petites affaires en vue d’une conclusion adoptée à l’avance), ni spécialiste, lecteur d’un journal, électeur assidu. Et cet homme rare étant trouvé, il se demande ce que l’Exposition lui aura appris?
- Sur quoi notre philosophe s’égare sur le père Lacordère et sur la Tour Eiffel, sans rien préciser : ce qui est de la philosophie pure.
- Je crois qu’il faut faire une masse de distinctions, et poser en principe que chacun emporte de l’Exposition un enseignement ou un profit qui ne ressemble pas au profit et à renseignement qu’en emporte son voisin.
- <x Chacun pour soi et l’Exposition pour tous. »
- Il y en a qui ne viennent que pour voir la Tour... effet de sujétion; d’autres pour recevoir le coup de l’étonnement donné par le palais des Machines ; d’autres pour voir les inventions nouvelles, les collections exposées, les jardins, les galeries artistiques. Chacun a un objectif de préférence, primant les autres. Il y èn a enfin qui viennent pour s’amuser, pour vivre dans un milieu féerique et aimable (ce qui 11’arrive pas aux Allemands chez eux)-
- A
- Car c’est aux Allemands que s’adresse l’article auquel je fais allusion. Et notre confrère semble ému par les vilenies que les journaux de.M. de Bismarck débitent à l’endroit de notre Exposition.
- Paris, c’est une Corinthe qui ne sera qu’une Babylone l’année prochaine, une Carthage bonne à détruire, etc., etc... Et ce bon confrère prend cela au sérieux.
- Mais qu’il se rappelle donc que dans la grande invasion de 1870-1871 le million d’Allemands qui a traîné ses bottes sur notre sol pendant dix-huit mois n’a pas fait ses frais auprès des filles françaises ; et que, lorsque nos armées se sont, au commencement de ce siècle,promenées en Allemagne, ce fut une promenade de gloire et d’amours !
- Qu’il aille donc voir un peu à Berlin, où la prostitution est éhontée et où il se passe en plein jour des scènes qui feraient rougir l’asphalte du boulevard Montmartre à onze heures du soir. Et il haussera les épaules en entendant des accusations de corruption venant- de ce pays de vertus faciles.
- M-
- Ce qu’il y a de plus amusant, c’est que M. de
- Bismarck est en train de constater la vérité — philosophique, celle-là — exprimée par l’un de nos plus charmants conteurs cynégétiques. A propos de bottes... de marais, Elzéar Blaze énumère très longuement les qualités requises pour les avoir étanches. Puis, après deux pages de recommandations, il ajoute : « Mais cela n’empêche pas l’eau d’entrer par la cravate ! »
- Et l’eau est en train d’entrer par la cravate du Chancelier de fer.
- Il a mis l’Exposition en interdit.
- Il a empêché des souverains d’y prendre part officiellement : et les peuples y sont accourus.
- 11 a fait dire par ses reptiles qu’il y avait danger pour les Allemands avenir à Paris. Et les Allemands ont reconnu qu’ils y étaient plus tranquilles que chez eux.
- Il a empêché les compagnies de chemins de fer d’organiser des trains de plaisir : et les Allemands se groupent par centaines pour venir à Paris : avec cette différence qu’au lieu de prendre des trains de plaisir, ils prennent le train avec plaisir.
- Si bien qu’il m’arrive parfois, sous la Tour Eiffel, de rencontrer cinquante Allemands, rien qu’en passant du pied ouest au pied sud. Les Allemandes 11e sortent pas des fauteuils roulants. C’est une passion !
- Est-ce assez clair?
- Les bottes de marais qui empêchent l’eau de mouiller les pieds, ce sont les cent défenses du Chancelier. Mais l’eau qui entre par la cravate, c’est le million d’Allemands qui sera monté sur la Tour Eiffel à la fin de l’Exposition.
- Il aurait bien voulu jeter à travers le succès de notre Exposition l’incident suisse : mais l’Exposition n’en a même pas été atteinte ; peut-être allons-nous voir surgir quelque canard nouveau, éclos des œufs d’un reptile?
- Qu’importe ! Ce qui est certain, c’est qu’on n’arrive à brouiller les cartes qu’entre gens qui s’ennuient et que les gens qui s’amusent n’ont qu’une pensée: c’est-d’envoyer promener les « empêcheurs de danser en rmid ».
- Les gêneurs sont submergés. Le courant les entraîne.
- C. L.
- Classe 29
- Mercredi 3 juillet, à 9 heures : Japon, Portugal, Egypte, Danemark, Chili, République argentine, bolivie, Chine.
- Jeudi 4 juillet, à 9 heures : République dominicaine, Equateur, Guatémala, Hawaï, Monaco, Paraguay, Finlande, San-Salvador, Urugay, Venezuela, République sud-africaine, Algérie.
- Vendredi 5 juillet, à 9 heures : Colonies françaises.
- Samedi 6 juillet, à neuf heures du matin : An nam, Tonkin, Cambodge, Perse, Portugal (et ses colonies). '
- Classe 72
- Vendredi 5 juillet, à neuf heures du matin : Examendes produits suivants : Vinaigres,moutardes, condiments, sauces, sels raffinés.
- Samedi 6 juillet, à neuf heures et demie et le reste de la journée : Les colonies françaises (sucres, chocolats, cacaos, confitures, fruits confits et chicorées.)
- Classe 76
- Jeudi 4 juillet, midi et demi : Examendes produits de la classe 76.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- ÉCÜEÏOS
- Les Entrées à l’Exposition
- Le chiffre des entrées payantes s’est élevé, hier mardi, à 97,162.
- A la Tour
- Yoici le nombre des ascensionnistes pour la môme
- journée :
- 1er étage.................. 7.5C0
- Du 1er jm 2*ne............. 4.582
- 2me étage direct........... 1.856
- Du 2e étage au sommet... 3.770
- En tout............... 17.768
- Les réceptions
- Hier soir a eu lieu la réception des membres du jury international par le comité exécutif de la Belgique.
- Nous avons remarqué :
- MM. Tirard. président du conseil; Berger, directeur général de l’exploitation; de Brüyn, ministre de l’agriculture, de l’industrie et des travaux publics de Belgique; Carlier, commissaire général ; Eloy, de Nayer, de Savoye, membres du comité exécutif ; Ver Cruyssé, Bracq, Sabatier, etc., etc.
- côté La Bourdonnais, JJ Espérance de Javel, harmonie, sous la direction de M. Cl. Buatois;
- Au kiosque nn 4, jardin haut, côté Suffren, Y Harmonie des classes laborieuses, sous la direction de M. E. Belval.
- Demain soir, jeudi, au kiosque n» 1 (jardin bas, côté La Bourdonnais), VHarmonie de Yaugirard, chef, M. Esbacher.
- Au kiosque n° 2 (jardin haut, côté La Bourdonnais), ïHarmonie de Levallois-Pevret ; directeur, M. Boisson.
- Au kiosque n° 3 (jardin bas, côté La Bourdonnais) une société de Trompettes.
- Au kiosque no 4 (jardin haut, côté Suffren), Y Harmonie des Grands Magasins du Louvre; chef, M. Doussaint.
- Au Dôme central : une harmonie et, enfin, la société des Tambourinaires marseillais.
- Les Eromeiuides-Visites
- Jeudi 4 courant, dixième promenade-visite sous la direction de M. P. Begnard, membre du conseil de la société centrale du travail professionnel, ingénieur civil. On visitera la métallurgie du fer et de l’acier et la mécanique.
- Rendez-vous à dix heures du matin, devant le pavillon de la Presse (entrée par la porte Rapp). Les dames seront admises.
- Un charmant concert pour lequel Mlle Dufrane, de l’Opéra; Mlle de Pierpont, Mme Bosman, de l’Opéra; Mlle Lardinois, des Bouffes; MM. Guidé, Lhérie, Ch. de Bériot, Liégeois et Camille Perier, ont prêté leurs concours, a eu lieu de neuf heures à minuit, heure à laquelle on s’est séparé, non sans regret.
- Avis à la presse
- L’administration de l’organisation des fêtes nous prie de donner les renseignements suivants, concernant le. numérotage .et les emplacements des kiosques dans lesquels jouent les musiques militaires et autres, l’après-midi et le soir :
- Kiosque n° 1, jardin bas, côté La Bourdonnais, près du palais des Beaux-Arts :
- Kiosque n° 2, jardin haut, entre les sections étrangères et le pavillon de la Ville de Paris, côté de La Bourdonnais;
- Kiosque n°.3, jardin bas, près le palais des arts libéraux, côté Suffren;
- Kiosque n° 4, jardin haut, entre les sections étrangères et le pavillon de la Ville de Paris, côté Suffren.
- Avec ces renseignements, le public ne sera plus induit en erreur par le numérotage des kiosques.
- Marseille à l’Exposition
- Une société de tambourinaires marseillais, arrivée avant-hier soir à Paris, est venue hier matin donner une aubade sous les fenêtres des bureaux de M-. Al-phand, directeur général des travaux, qui leur a promis de leur accorder un emplacement pour qu’ils puissent se faire entendre dimanche soir dans les jardins de l’Exposition.
- Ces « excellents bons » habitants de la ville qui a le bonheur de posséder la Cannebière. mais qui « bisquent » de ne pas avoir la Tour Eiffel, sont partis enchantés de l’aimable accueil de M. Alphand.
- Soms Sa tour
- Hier après midi une poutre longue d’environ deux mètres est tombée sous la tour Eiffel.
- Elle a légèrement atteint une visiteuse au bras et un visiteur au mollet.
- C’est le vent qui a causé cet accident, heureusement sans gravité; cette poutre qui-était dans les échafaudages de fer et qui a servi à la pose de l’échelle de sûreté de l’un'des ascenseurs, avait glissé petit à petit et avait fini par. tomber.
- Aux liais du Palais de l’Industrie
- Outre les orchestres dirigés par Olivier Métra et Desgranges, on entendra, aux bals des 10 et 13 courant, la société cJioYaleles. EhfaiUs "de Licièce.
- Au ministère des. travaux publics
- Très brillante;.:ïéception, hier soir, au ministère des travaux publics; VTUUT . q ..........
- Une retraité aux 'flambeaux' a été faite' dans les sple'rididés. jardins du ministère par Y Harmonie du liaincy, ayec .le, concours d’upè partie des garçbns d'e bureaux, portant des torches et des lanternes.
- La musique au Champ de Mars
- Ce soir mercredi, au kiosque no 1, jardin haut,
- Les Voyageurs excentriques
- On se souvient du trajet original effectué de Vienne à Paris par M. Lœvy, notre confrère de Y ExlrablaM.
- Un Hongrois a trouvé mieux. M. Georges Bor-bély, professeur au lycée de Kolosvar (Hongrie), est parti lundi en vélocipède de Vienne pour se rendre à l’Exposition. Il effectuera également son retour en Hongrie en vélocipède.
- La Tour Eilïel
- On sait que demain une grande fête de nuit aura rfèu~à l’Exposition à l’occasion de l’inauguration de la statue de Bartholdi : La Liberté éclairant le monde.
- La Tour Eiffel sera splendidement illuminée.
- Le tarif des ascensions sera tout naturellement celui qui a été adopté pour les jours de grande solennité afin d’éviter l’encombrement.
- Rappelons que ce tarif, applicable à partir de 6 heures du soir, est de :
- 5 francs jusqu’à la B'e plateforme.
- 2 francs de la Ire à la 2e plateforme.
- 3 francs de la 2e à la 3e plateforme.
- Soit 10 francs pour l’ascension totale.
- Ilotes princiers
- Le président de la République vient d’adresser une lettre d’invitation au roi de Grèce, qui est arrivé à Aix-les-Bains, pour l’engager à venir à Paris à l’occasion de l’Exposition universelle.
- Le voyage du roi de Grèce à Paris était chose décidée en principe et l’invitation présidentielle n’est faite que pour donner une forme officielle à la visite du souverain de Grèce.
- Le prince Mustapha-ben-Ismaïl, ancien ministre du bey de Tunis, arxdvé à Paris dimanche, a fait hier matin l’ascension de la Tour Eiffel; il est monté jusqu’à la dernière plate-forme, tenant, a-t-il dit, à rapporter à Tunis la médaille commémorative distribuée aux excursionnistes.
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- La représentation extraordinaire de la Tempête donnée hier à l’Opéra en l’honneur des membres des jurys et des divers comités des Expositions universelles a été exceptionnellement brillante.
- Salle absolument comble, beaucoup de dames en grande toilette, des ministres et nombre de personnalités officielles.
- En haut du grand escalier, MM. Georges Berger, Charles Prévet, Bouilhet, Hetzel et Thurneyssen recevaient les invités pendant que la musique dé ta' garde républicaine, installée dans-le vestibule, jouait les meilleurs morceaux de son répertoire.
- Avant T ouverture, l’orchestre duthéâtre a magistralement exécuté la Marseillaise, que tous les assistants ont entendue debout.
- Enfin, à neuf heures un quart, c’est-à-dire après un assez long retard, la représentation a commencé, coupée par deux éntr’actes, l’un d*un quart d’heure et l’autre d’une demi-heure,
- pendant lesquels un véritable souper a été servi au buffet installé dans le grand foyer.
- Parmi les nombreux spectateurs exotiques-qui se trouvaient dans la salle, citons le roi Dinah-Salifou, accompagné de sa suite, qui a vivement excité la curiosité de tous.
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- PRÉPARATIFS POUR LE SCHAH
- S. M. le Schah tourne clans l’orbite de l’Exposition et bientôt l’on verra poindre à l’horizon le Soleil de Perse.
- Aussi s’occupe-t-on activement des travaux d’aménagement de l’hôtel où s’installera le monarque asiatique.
- Les manufactures des Gobeiins et de Sèvres, ainsi que le garde-meuble, ont déjà préparé les merveilles qui serviront à garnir avec splendeur le petit mais coquet hôtel de la rue Copernic.
- Quoique l’on n’ait pas encore arrêté définitivement le cérémonial qui sera observé pour l’arrivée du souverain persan en France, nous croyons savoir qu’un bâtiment portant le pavillon français ira le chercher à Douvres.
- Pendant la traversée de Douvres à Calais, la division navale de la Manche escortera notre hôte.
- A Calais, le Schah sera reçu, à son arrivée, par le général commandant le 1er corps d’armée et le préfet du Pas-de-Calais. Le Schah montera aussitôt dans un wagon-salon, qui le conduira par train spécial à Paris, où, sur le quai de la gare, M. Carnot, les ministres et le gouverneur de Paris lui souhaiteront la bienvenue.
- Après un repos de quelques instants, le cortège se rendra à l’hôtel de la rue Copernic.
- Le Congres international te la Bonlangerie
- Hier matin, le congrès s’est réuni en assemblée plénière sous la présidence de M. Cornet, président.
- Le congrès décide qu’une médaille sera remise aux membres de la délégation du congrès de 1884, comme témoignage de reconnaissance pour services signalés rendus à la corporation.
- Dans le même ordre d’idées, le congrès offre un objet d’art à M° Baîandreau.
- M. Izard, au nom de la troisième section, donne lecture de son rapport, dont voici les conclusions adoptées :
- 1° Vœu qu’un droit proportionnel à celui mis sur les blés et farines soit appliqué au pain étranger introduit en France;
- 2° Considérant qu’il est scientifiquement démontré qu’il est impossible que les pains sortant du four pèsent le même poids,
- Que la forme d’un pain ne soit pas indicative de son poids ;
- 3° Que la vente ait toujours lieu de gré à gré;
- 4° Que les pouvoirs publics soient invités à surveiller les agissements des sociétés coopératives et de consommation ; que ces sociétés soient soumises aux droits de patente, conformément à la loi, attendu que ces sociétés ne se bornent pas à fournir des marchandises exclusivement à leurs adhérents, et pour la consommation personnelle de ceux-ci.
- 5° Que la farine soit livrée en sacs de 100 kilos, toile perdue ;
- 6° Que la farine soit toujours cotée aux cent kilos.
- M. Martin, rapporteur de la quatrième commission, donne connaissance de son rapport:
- 1° Demande que les compagnies de chemins-de fer unifient leurs tarifs et qu’elles appliquent toujours le tarif le plus réduit, même sans que l’expéditeur le demande ;
- 2? Que la loi Nadaud sur les accidents, déjà adoptée par la Chambre des députés, soit rejetée par le Sénat; •.
- 3° Les tribunaux de commerce sont invités à renvoyer devant les chambres syndicales les affaires d’arbitrage.
- M. Baîandreau, président-rapporteur de la
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- commission de'législation, lit son rapport.il coud u 1 :
- 1° La proposition Yves Guyot sera reprise aussi lût la réunion de la prochaine législature ;
- 2° il sera demandé qu’elle vienne en prompte discussion.
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- LA CONSERVATION DES ÉDIFICES DU CHAMP DE MARS
- M. Tirard, président du conseil, s’est rendu, accompagné de M. Alphand, à la commission de la Chambre chargée d’examiner la proposition Frébault tendant à la conservation de certaines des constructions de l’Exposition.
- M. Tirard a déclaré qu’il était d’accord avec les auteurs de la proposition pour reconnaître qu’il convenait de conserver la galerie des machines, le palais des beaux-arts et celui des arts libéraux, le dôme central et la galerie de trente mètres qui part du dôme central pour aboutir à la galerie des machines.
- Ee reste des terrains du Champ de Mars serait transformé en jardins. Une voie carrossable serait établie entre ces jardins et les bâtiments conserves.
- Le president du conseil a seulement fait des réserves sur la forme dans laquelle la commission a été saisie. Sur ses indications, on a substitué à la proposition de loi une proposition de résolution qui aura simplement le caractère d’une invitation au gouvernement.
- Aux termes de la formule qui sera soumise aux délibérations de la Chambre, le gouvernement sera invité à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la conservation des principaux monuments élevés au Champ de Mars.
- _ La liberté d’action du gouvernement serait ainsi complète, tant au point de vue des moyens financiers à mettre en œuvre qu’au point de vue des négociations à engager soit avec le département de la guerre, soit avec le Conseil municipal de Paris.
- M. Frébault, qui a accepté le mandat de rapporteur, déposera son rapport sur le bureau de la Chambre avant la fin de la semaine.
- Les premières médailles de l’exposition
- DES BEAUX-ARTS
- Voici la liste des premières médailles proposées par le jury de peinture :
- France
- MM. Barrias, Benjamin Constant, Jean Béraud, G. Ferrier, A. Fourié, Friant, Hmbert, Le Blant, Emile Lévy, Luminais, Maignan, Merson, Mon-lenard, Pelouse, Rafaelli, Rapin, Renouf, Rixens, Tony Robert-Fleury, Tattegrain, James Tissot, Yayson. Vuillefroy, Wencker, Zuber, Barau,Blanc, Léon Glaize, Mme Demont-Breton, Demont, Boudin, Sautay, Emile Breton, Dubufe, Meissonier fils, Pointelin, Hannoteau, Jacques Saintin.
- Etranger
- Etats-Unis. — MM. Harrisson, Vail, Weeks, Hitchcoch.
- Suisse. — Mlle Breslau; MM. Giron, Burnaud.
- Belgique. — MM. Verhas, Vervée, Lamorinière, Clans, Verstraete, Struys.
- Section internationale. — MM. Michelena, Zacha-rian.
- Pays-Bas. — M. Mesdag.
- Suède. — MM. Larson, Zorn.
- Norvège. — MM. Heyerdal, Petersen.
- Danemark. — MM. Johansen, Ancher, Bâche.
- Espagne. — MM. Aranda, Madrazo, Alvarez.
- Autriche-Hongrie. — MM. Hynais, Payer, Ri-barz.
- Angleterre. — Sir Fred. Leighton, Burne-Jones, Ilerkomer, Hook, Orchardson, Whistler, Forbes, Leader, Reid, Shannon.
- Italie. — MM. Carcano, Barzano, Morelli, Segan-tini, Gardi, Sartoni.
- Allemagne. — M. Lcibh
- Russie. — MM. Markouski, Szymanokouski, Lehman n, Uarlamoff.
- Finlande. — M. Jarnefelt.
- Atin d’éviter tout malentendu, rappelons une fois encore que les décisions des jurys de classe doivent toutes être ratifiées par les jurys do groupe. Ces jurys de groupe ne seront constitués et n’entreront en fonctions que le 20 juillet prochain. Ils se composeront du bureau des jurys de classe et d’un certain nombre de jurés nommés par le ministre, commissaire général.
- Les décisions des jurys de groupe devront, à leur tour, être ratifiées par le jury supérieur. Ce jury supérieur, qui se compose de vingt et un membres dont nous avons publié déjà les noms, aura par conséquent à sanctionner l’attribution des récompenses décernées par les jurys de toutes les classes de l’Exposition.
- Enfin, puisque nous nous occupons ici surtout du jury de la classe de peinture, signalons un intéressant incident qui s’est produit il y a quelques jours
- M. Arts, vice-président du jury, où il représente la Hollande, a fait, au nom cie ses collègues étrangers, la proposition de décerner, avant toute récompense, une médaille d’honneur à l’ensemble de la section française de peinture, afin de rendre, a-t-il dit, un juste hommage à son admirable exposition.
- M. Meissonier, président du jury,- a remercié M. Arts de son aimable proposition, mais il n’a pas cru devoir l’accepter.
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- AU PALAIS DU TROCADÉRO
- Jeudi à deux heures et demie, dans la grande salle des fêtes, concours international et audition de musiques pittoresques.
- CONCOURS FRANÇAIS
- Classe A
- Instruments à bec et à percussion
- Galoubet et Tambourin
- le*' prix, médaille d’or, grand module.
- 2e prix, médaille de vermeil, grand module.
- 3e prix, médaille de vermeil, petit module.
- Après le concours de tous les tambourinaires, audition d’ensemble.
- Classe B
- Instruments à vent et à soufflet
- Biniou, musette, cornemuse, bombarde, etc.
- Ie1' prix, médaille d’or, petit module.
- 2e prix, médaille de vermeil, grand modnle.
- 3e prix, médaille de vermeil, petit module.
- 4e prix, médaille d’argent, grand module.
- Classe G
- Instruments à cordes et à roue
- Vielle
- 1er prix, médaille de vermeil, grand module.
- 2e prix, médaille d’argent, grand module.
- Classe D
- Instruments jouant ensemble, quelles que soient les combinaisons dessonnantes
- Musette et cornemuse, vielle et biniou, etc.
- 1er prix, médaille d’or, petit module.
- 2e prix, médaille de vermeil, grand module.
- 3e prix, médaille de vermeil, petit module.
- Classe E
- Groupes d’instruments divers
- EslucTianlinas
- 1er prix, médaille d’or, petit module.
- 2e prix, médaille de vermeil, grand module.
- 3e prix, médaille de vermeil, petit module.
- CONCOURS ÉTRANGER SOLI Classe A
- Instruments à cordes pincées
- Mandoline, cithare, Ihèorbe, guitare, machele, balalaïha, cobza roumaine
- 1er prix, médaille d’or, petit module.
- 2e prix, médaille de vermeil, grand module.
- 3e prix, médaille de vermeil, petit module.
- 4e prix, médaille a’argent.
- Classe B
- Instruments à cordes frappées
- Tympanons, czymbalum
- 1er prix, médaille de vermeil, petit module.
- 2° prix, médaille d’argent, grand module.
- Classe C
- Instruments à vent
- Flûte de Pan (naïou)
- 1er prix, médaille de vermeil, grand module.
- 2« prix, médaille de vermeil, petit module.
- Concours de groupes d’instruments divers
- 1er prix, médaille d’or, grand module.
- 2e prix, médaille d’or, petit module.
- 3e prix, médaille de vermeil, grand module.
- 4e prix, médaille de vermeil, petit module.
- Concours international d’excellence
- Une couronne de vermeil, décernée au soliste ou au groupe que le jury trouvera le plus méritant.
- LA TOUR DU SILENCE
- Il n’y a que les Anglais pour donner la note gaie.
- Pendant sa visite à l’exposition des Indes anglaises, M. Carnot a reçu une notice magnifiquement imprimée et enfermée dans un coffret en bois de santal, incrusté d’ivoire, qui lui a été offerte par deuxParsees, MM. Ardeshir et Byramji.
- Vous allez croire, sans doute, que M. Carnot aura trouvé dans la notice magnifique quelque image séduisante d’Indienne, quelque scène de mœurs du pays des jungles, si merveilleusement décrit par Méry.... qui n’y avait jamais été.
- Erreur. L’album en question est une notice illustrée sur la Tour du Silence.
- Et la Tour du Silence ?
- Eh bien! c’est le cimetière des Parsees, de Bombay, dont le modèle réduit est exposé au Champ de Mars.
- Les Parsees, adorateurs du feu, n’enterrent ni ne brûlent leurs morts. Ils sont déposés dans la Tour du Silence, séparés par sexes, et ce sont les vautours qui se chargent de la disparition des cadavres. Des canaux, remplis de pondre de charbon, laissent passer toutes les infiltrations en les purifiant.
- Ce que cela doit amuser M. Carnot!
- MŒURS JAVANAISES
- Qui ne connaît aujourd’hui le liampong javanais, de l’Exposition. La Revue scientifique nous donne sur les mœurs javanaises de curieux détails :
- Les poésies des Javanais ne peignent que l’amouv et ses jouissances. Leur langue est faite pour l’har-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- inonie, mais leur musique n’y répond pas; elle est monotone et traînante; ils psalmodient plutôt qu’ils ne chantent; ils ne connaissent que deux sortes de poèmes : le récit, qu’ils appellent « tcherita », est un mélange de fable et d’histoire où l’on voit les dieux et les rois se disputer l’empire de Java.
- L’autre genre de poésie comprend les chansons ou «pantouns»; ce sont de petits poèmes composés avec plus de goût; on y trouve quelquefois des comparaisons ingénieuses. En voici un exemple :
- « L’amour passe des yeux au cœur, comme l’eau des sources coule dans les rivières. L’amour, qui naît le premier jour qu’on se voit, est comme les torrents qui se précipitent des montagnes sans qu’il y ait plu. »
- La comédie est inconnue des Javanais ; ils n’ont, à proprement parler, qu’une sorte d’ombres chinoises. Voici un exemple des distractions théâtrales de ce peuple :
- Il y a quelques années, le sultan de Bangkalan, dans l’île de Madura, à l’est de Java, donna, à l’occasion du mariage d’un de ses lils, un spectacle qui sortait de la routine ordinaire. Il fit confectionner un grand nombre de mannequins que l’on costuma en Arabes, Hindous, Chinois et autres peuples d’Asie; on les mit sur des chevaux blancs et on les y attacha solidement. Un vaste cirque avait été construit pour les recevoir. Là, les animaux furent lâchés et abandonnés à eux-mêmes.
- Après qu’ils eurent sauté, henni, qu’ils se furent choqués et mordus les uns les autres, qu’ils eurent frappé la terre de leurs sabots, on les excita en lançant des pétards et des fusées. Alors eurent lieu les scènes les plus grotesques : les chevaux couraient et se démenaient, leurs cavaliers perdaient celui-ci son turban, celui-là. son chapeau; l’un les bras, l’autre les jambes, un autrè la tête, etc. D’autres encore pendaient le long des flancs de leur cheval et finissaient par tomber dans l’arène, où ils étaient brisés en mille pièces. Enfin, quand les coursiers furent épuisés et devenus plus calmes, on leur •ouvrit les portes du cirque et on. les laissa rentrer dans leurs écuries en traversant les rues de la ville traînant après eux des débris informes.
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- POUR LE 14 JUILLET
- DANS PARIS
- Nous avons annoncé, il y a quelques jours, que trois orchestres de cinquante musiciens, conduits par trois de nos meilleurs chefs d’orchestres, seraient installés, le jour de la Fête nationale, sur trois des plus grandes places de Paris.
- Voici la dénomination de ces emplacements :
- Place du Palais-Royal;
- Place de l’Hôtel-de-Ville;
- Place de la Bastille;
- Il ne nous reste plus maintenant qu’a connaître les noms des trois heureux chefs de ces trois or-•chestres.
- AU BOIS DE BOULOGNE
- En plus des orchestres qui seront installés sur les pelouses, trois musiques joueront pendant la journée et la soirée sur des bateaux qui se promèneront en faisant le tour des îles du grand lac.
- LA BOURSE
- Pas brillante, la liquidation des valeurs ; elle ressemble à la liquidation des rentes. Les reports sont chers, les différences à payer sont fortes et plus d’un client est accroché.
- On ciIo le nom d’un gros spéculateur qui n’a pu tenir le coup : mais il est habitué à sauter.
- Le 3 0/0 est à 84 après 83.75. Le coup est porté : le cours de 84 a été entamé. On reviendra à la charge, et bientôt c’est le cours de 83 qu’il faudra défendre. Ainsi se paient inéluctablement les exagérations de la hausse. Mais il faut se mettre en garde contre les exagérations de la baisse. Pour le moment, les capitaux disponibles doivent aller à la rente 4 1/2, aux obligations du Trésor et aux obligations de Chemins de fer. De ce côté, il n’y a pas de mécompte à redouter.
- Voir à la Section Anglaise
- Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
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- Vente en gros à Paris: MM, lesFilsdeF. Charpentier, 36, bd Sébastopol
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des Machines. — Pont roulant faisant le trajet .d’un bout à l’autre du palais, prix : .50 centimes. '
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Villè de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux, autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan. /
- De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marionnettes de Barnard pendant les entr’actes.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Lés vagues de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face delà rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin' officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l’avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième. Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de l’avenue deSuffren.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie', transatlantique etdiora-mas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face,
- Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes. Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face de la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉPO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture.- Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de VExposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan, phare tricolore.
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- Premier effet, de 9 heures 30 à 9 heures 50,
- Deuxième effet, de 10 heures à 10 heures 20.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- GRANDE FÊTE DE NUIT
- Le Jeudi 4 Juillet
- A l’occasion de l'inauguration, sur le mole du pont de Grenelle
- DE LA
- STATUE DE LA LIBERTÉ ÉCLAIRANT LE MONDE
- Offerte à la Ville de Paris par les Américains
- Projections électriques sur la Statue de la Liberté
- EMBRASEMENTS DE LA TOUR EIFFEL
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- Illumination complète du Troeadéro Feu d’Artifice à l’île des Cygnes
- PRIX D’ENTRÉE
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Derame, et ses merveilleuses transformations, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Ajoutons que la vaste salle du Grand-Théâtre, avec sa brillante exposition spéciale de produits français et exotiques, avec ses bars tenus par de charmantes serveuses, avec ses originales marionnettes, constitue un des lieux de promenade les plus pittoresques et les plus intéressants de l’Exposition.
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- 2e Série. — N° 52. Le Numéro : 15 Centimes. Vendredi 5 Juillet 1889.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- SOMMAIRE : Chronique. — Ordre des travaux des ' jurys. — Deux discours sympathiques. — M. Carnot à l’Exposition. — Echos. — Soirée à l’Opéra. — Les Gitanos au Grand-Théâtre. — L’anthropométrie. — L’Exposition de la principauté de Monaco. — Réclamations de l’Esplanade. — La Bourse. — Guide des attractions. — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et réclames.
- Ils sont vraiment charmants ces Hongrois, et parisiens en diable, avec un peu plus de poésie que nos boulevardiers : ils nous aiment beaucoup, et nous le leur rendons bien.
- Je m’en suis aperçu plus que jamais mardi soir, à la réunion toute cordiale tenue à la « Czarda hongroise ».
- Une cinquantaine de Hongrois de Paris et de Parisiens, qui avaient fait le voyage à Pesth avec M. de Lesseps, avaient voulu arrêter les dernières dispositions pour bien recevoir, dimanche prochain, plus de huit cents de leurs compatriotes qui vont débarquer à Paris, afin d'admirer les merveilles de l’Exposition et faire, en faveur de la France, une chaleureuse manifestation.
- Le président de ce comité, un de nos aimables confrères de la presse hongroise, M. JI10-lomon, s'est déjà rendu, il y a quelques jours, à Dijon, pour assurer aux excursionnistes le vivre et le couvert, à leur passage dans cette ville.
- Il a été parfaitement reçu par le maire de Dijon, M. Marchand, qui a même offert très gracieusement de mettre la salle de la mairie à la disposition des voyageurs.
- Et ils ne sont pas du commun, ces voyageurs: ils représentent une partie de l'élite du peuple hongrois; le député Helfy les conduit, accompagné d’une quinzaine d’autres députés, qui se promettent bien de pousser de nombreux eljen (vivats) en l'honneur de la France, afin d’effacer la mauvaise impression de la boutade deM. ïisza.
- Dans ce groupe, il y a dos gens de lettres, des savants, des artistes, des peintres, des musiciens, des avocats et plus de deux cents dames, au nombre desquelles quelques actrices de renom. Partis mardi de Buda-Pesth, ces Hongrois passent par l’Italie, par Milan, puis par Zurich et Dijon, pour arriver le 7 au soir à la gare de Lyon, où la plus cordiale réception les attend.
- Donc, mardi soir, on a bu d’avance à leur bienvenue : les toasts les plus variés et les plus sympathiques à la France ont été portés, aux accents berceurs ou entraînants de la musique des Tziganes.
- L’illustre peintre Munkaczy, qui occupait la place d’honneur à ce petit dîner improvisé, a été très fêté à propos de la suprême récompense qu’il vient d’obtenir dans la section des Beaux-Arts.
- Il nous a même donné un échantillon très curieux de son talent tout spécial de siffler des airs nationaux avec accompagnement de violon. On ne se lassait pas de l’écouter, et l'on ne s’est séparé qu'après un toast patriotique à Kossuth, le héros de la Hongrie.
- Un incident touchant : notre grand peintre français Jules Breton, qui passait par le quai d’Orsay, reconnut tout à coup Munkacsy, alla à lui et l'embrassa fraternellement, aux applaudissements de tous.
- # #
- Nous disions bien qu’ils y viendraient tous; en même temps que les Hongrois, voici quatre-vingt-deux étudiants finlandais, célèbres dans leur pays sous le nom de Muntpre musikanten (joyeux mu-
- siciens). Ces étudiants, qui ne sont point pour la plupart de tout jeunes gens, appartiennent ou ont appartenu à l’université d’IIelsingfors.
- Helsingfors est la capitale d’une province russe, la Finlande.
- Les « Joyeux musiciens » viennent à Paris à leurs frais pour visiter l’Exposition. Pendant les huit jours qu’ils resteront ici, ils comptent donner plusieurs concerts. Leur costume ne présente rien de particulier, mais, pour chanter en public, ils se coiffent d’une casquette de velours blanc. Ce sont, paraît-il, des artistes tout à fait remarquables.
- Ils ont été hier reçus de la façon la plus cordiale : M. Hjalmar Londen et plusieurs de ses collègues de la commission finlandaise à l’Exposition les attendaient sur le quai de la gare. L'Association des étudiants de Paris avait délégué aussi son président, M. Chaumeton, et une vingtaine des membres de son comité.
- Les voyageurs ont répondu aux souhaits de bienvenue qui leur étaient adressés en poussant par sept fois le lmrrah do leur pays.
- Leur président, M. Solstroem, les a répartis ensuite dans différents hôtels du Quartier Latin, où des chambres leur avaient été retenues. Les étudiants de Paris ont donné une petite fête en l’honneur de leurs camarades finlandais.
- D’autre part, malgré les dénigrements de quelques journaux prussiens, les Allemands arrivent en foule. Un office de touristes de Berlin fait partir chaque lundi une caravane pour l’Exposition de Paris. L’empressement est tel parmi les Berlinois, qu’il faut s’inscrire cette semaine pour les billets de la seconde quinzaine de septembre.
- Enfin, pour couronner le tout, le roi de Grèce, invité par le président delà République, a accepté son invitation et il se rendra Paris dès qu’il aura terminé sa cure à Aix.
- Nous fêterons comme il faut nos amis les Hellènes et leur sympàthique souverain.
- F. L.
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- ORDRE DES TRAVAUX «ES JURYS
- Classe 20
- Lundi 8 juillet : Décorateurs.
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- Le samedi 6 juillet, à 9 heures et demie : Le jury des récompenses visitera les produits des colonies françaises relevant de cette classe.
- Les sympathies des étrangers pour la France sont continuelles et il nous semble intéressant de donner le texte de deux allocutions prononcées par deux commissaires généraux à la der-nièrs visite présidentielle.
- Voici d’abord les paroles prononcées par M. le prince Georges Bibesco, sur le seuil de la section roumaine.
- Monsieur le président de la République,
- Au nom du comité national de Roumanie, je suis heureux de remercier le chef de l’Etat français de l'honneur qu’il fait à l'exposition roumaine, en I visitant sa section industrielle.
- J’ai à cœur, monsieur le président, d’ajouter que la Roumanie a tenu à accepter l’invitation de sa .grande sœur, la France, afin de lui prouver combien elle s’associe à ses efforts persévérants en fa-.veur de la paix, — cette magnifique Exposition en est la preuve vivante, comme en faveur de tous les progrès de la civilisation.
- • ,M. Carnot a répondu :
- Je vous remercie, prince, des bonnes paroles
- que vous venez de prononcer; nul ne saurait les apprécier mieux que moi, et je m’en souviendrai.
- A l'entrée de la section luxembourgeoise, M. Tony Dutreux, commissaire délégué, a parlé en ces termes :
- Monsieur le président,
- Au nom du comité luxembourgeois et de mes compatriotes ici présents, je vous souhaite la bienvenue dans notre modeste section, et vous remercie de l’honneur que vous lui faites en venant la visiter.
- .Des circonstances indépendantes de notre volonté nous ont malheureusement obligés à disséminer noire petite exposition sur trois points diü'érents du Champ de Mars et du quai d’Orsay.
- Aussi je vous, monsieur le président, de ne pas juger uniquement d’après la surface restreinte de cette section des sentiments de sympathie que les populations luxembourgeoises ont de tout temps éprouvés pour la France et du vif intérêt qu’elles portent au succès de l’œuvre vraiment merveilleuse à laquelle nous avons été sincèrement heureux de contribuer pour notre très modeste part.
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- M. CAUNOT A L’EXPOSITION
- Le président de la République, accompagné du commandant Ghamoin, a passé, hier encore, une longue et fatigante après-midi à l'Exposition. Arrivé à deux heures au Trocadéro, il a visité d’abord le pavillon du ministère des travaux publics.
- M. Carnot a été reçu au seuil du pavillon par M. Yves G.uyot, ministre des travaux publics, ayant à ses côtés MM. Berger, Alphand, et les principaux chefs de service de son ministère, les inspecteurs généraux des mines, des ponts et chaussées, des services maritimes, etc. Le petit chalet du Trocadéro s’était animé pour la circonstance, le grand phare placé au milieu avait été mis en mouvement. M. le président de la République, redevenu pour un instant M. l’ingénieur Carnot, s’est longuement arrêté au pavillon et s’est cordialement entretenu avec le nombreux personnel qui lui faisait les honneurs de l’Exposition.
- Le président s’est rendu de là, en voiture, au palais des Arts libéraux.
- Le programme de la journée comportait l’examen rapide des classes 6 à. 13. On comptait terminer par les instruments de musique, où M. Ambroise Thomas devait faire les honneurs. Mais les exposants ont arrêté tant de fois en route le président de la République, ils l’ont forcé à voir tant de détails intimes, qu’il a fallu écourter le programme et faire avertir M. Ambroise Thomas que la visite aux instruments serait renvoyée à une date ultérieure. r
- M. Carnot, escorté par MM. Tirard, président du conseil ; Fallières, ministre de l’instruction publique; Berger, directeur de T exploitation ; Ossude, inspecteur principal ; Mézières, de l’Académie française; Buisson, directeur de l’enseignement primaire au ministère; Mor-Lillet, député; de Mmes Toussaint et Malman-clie, inspectrices des écoles (les deux seules femmes-jurés de l'Exposition) ; Marie Kœnig, .inspectrice des écoles, etc., a parcouru les expositions de l'enseignement primaire et secondaire, les sections des arts libéraux de la Suisse, de l’Espagne, des Etats-Unis et du Portugal, la gravure, la librairie, la photog aphie, l’imprimerie et la. papeterie.
- Cette visite ne s’est terminée qu’après six heures et demie.
- A son arrivée au palais des Arts libéraux, M. Carnot a reçu des élèves de l’école professionnelle des fleurs et plumes im fort joli bouquet de fleurs artificielles; Un autre bouquet, de fleurs naturelles celte fois, lui a été remis quelques instants après par une jeune élève de l’école des sourdes-muettes de Rueil, qui a accompagné son offrande d’un compliment parlé fort intelligible et fort bien.tourné.
- Dans la section de renseignement libre, le président s’est arrêté devant''l’exposition du collège Sainte-Barbe, très bien présentée, avec ses modèles de dortoir-et dé salles de l’école préparatoire, son beau plan de Eontènay-aux-Roses, et son album photographique Avec vues du grand et du petit collège.
- I Dans la superbe salle des missions scitntifi-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
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- ques, M. et Mme Dieulafoy reçoivent le président et le conduisent à travers les èxpositions des missions archéologiques ou scientifiques. Salle remplie d’intérêt à visiter en détail. Ici, l’admirable reproduction du temple de Darius, dont M. et Mme Dieulafoy ont rapporté de si curieux spécimens de bas-reliefs émaillés. Le temple est là au complet, avec sa haute salle hypo-style, ses colonnades aux chapiteaux formés de deux têtes de bœufs accolées, ses frises où courent des théories de guerriers et de lions, statues chaldéennes, en balsate, statues de dieux et de déesses khmers ou cambodgiens, mosaïques tunisiennes. Tout cela est du plus haut intérêt. N’oublions pas au centre la victoire de Samothrace.
- Au cours dè sa visite aux travaux des élèves de la maison de la Légion d’honneur de Saint-Denis, le président de la Bépublique a promis à Mme Ryckebusch, la surin tendante, de visiter cet établissement (l’éducation aussitôt que ses occupattons le lui permettront.
- ÉCHOS
- Les Entrées à I’Exposilion
- Le chiffre des entrées payantes s’est élevé, hier mercredi, à 98,986.
- A la Tour
- Yoici le nombre des ascensionnistes pour la même
- journée :
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- 2me étage direct........... 2.038
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- Congres «les boulangers
- Mardi soir a eu lieu, au Grand-Hôtel, le banquet de clôture du congrès international des boulangers, sous la présidence de M. Yves Guyot, ministre des travaux publics. On remarquait MM. Munier, député de la Meurthe; Duchêne, Deloncle, Jacquemart, Frédéric Passy, députés ; Léon Donnât, Dossier, conseillers municipaux; Bompard, Anspach-Puissant, député belge; de Saint-Georges Armstrong, délégué de la République argentine; Massip, Gaston Morin, etc.
- A minuit, après les toasts de M. Cornet, président du congrès, et de plusieurs délégués étrangers, M. Yves Guyot a levé son verre à la liberté de la boulangerie française.
- Eue mission cocliincliinoise
- On sait, qu’en même temps que la mission annamite, dont nous avons parlé-hier, une mission co-chinchinoise, qui ne comprend pas moins de qua-torzH personnes, arrivait à Marseille par le Calédonien. Cette mission avait été retenue dans cette ville un jour de. plus par une question de préséance. Arrivé ce matin, à dix heures, à Paris, elle a été reçue, à la gare de Lyon, par M. Foulhoux, directeur des bâtiments civils de Goehincliine, représentant le commissaire général des colonies. Les Go-, chinchinois ont été conduits dans l’immeuble de la rue du Quatre-Septembre où la mission annamite est descendue, et où des appartements leur avaient été préparés.
- La mission se compose de dix hauts fonctionnaires et notables Gochinchinois, parmi lesquels deux phus (préfets), trois secrétaires représentants d’arrondissement, un-secrétaire du service régional, deux chefs de canton, enfin deux notables. Ce sont :
- Les phu Le-cong-Hung, de Mytho, chef de la mission, et Truong-ho-Long, de Soc-Trang.
- . Les secrétaires Li-van-Lui, de Vinh-Long ; Yo-van-Meo, de Ghaudoc, et Trân-ba-Diep, de Long-Xuyen.
- Le secrétaire régional Thai-van-Bon, de Tra-Vinh.
- Les chefs de canton Phan-du-lvlmnh, de Gantho, et Ng-v-Hung, de Gholon.
- Enfin les notables Dang-thanh-Binh, de Thanh-an, et Vo-Viet. de Bien-Hoa.
- Quatre domestiques les accompagnent.
- Le Concert égyptien
- Nous avons annoncé la fermeture provisoire de l’un des concerts égyptiens de la rue du Caire, situé près de la section de Perse. Ce concert a rouvert hier soir.
- Encore les détritus de la Tour
- Ce n’est pas Uni. Chaque jour nous parviennent encore des réclamations de visiteurs qui reçoivent, en passant sous la Tour, des détritus de cuisine et autres. Non seulement c’est fort désagréable, mais encore dangereux. Il est indispensable que l’administration y mette bon ordre, et au besoin inflige une punition exemplaire à ceux qui se livrent à ce bête d’exercice.
- Nos hôtes
- LE GRAND-DUC HÉRITIER DE BADE
- Dans le courant du mois d’août, le grand-duc héritier de Bade et la princesse Iiilda de Nassau, sa femme, passeront une huitaine de jours à Paris.
- On dit que le grand-duc héritier hésitait, d’abord, mais la grande-duchesse, que l’on continue toujours à appeler la princesse Hilda, de son nom de jeune fille, a beaucoup d’influence sur son mari et l’a décidé à faire le voyage de Paris.
- UN EILS DE KOI
- Le fils du roi du Saloum Guedel m’Bothe, le jeune prince Macodon m’Bothe, héritier du trône du Saloum, le fils du roi du Sme Bagnef, le jeune prince Lattgara, héritier du trône du Sme, Bira-him Lall, fils de Madior Tioro,— chef de la province de m’Gnick, dans Je Cayor, et le jeune prince du Wals, Samba Yamba, accompagnés de leur suite, sont venus à Paris pour visiter l’Exposition.
- LES AÙEXXOrS A PARIS
- Les Viennois ne vont pas manquer au Champ de Mars.
- A la date du 30 juin, il y avait près de 2,000 demandes de billets circulaires à prix très réduits, adressées aux administrations des chemins de fer.
- Avec ces billets circulaires, les Viennois ont la facilité de venir en France sans passeï par l’Allemagne, en prenant la ligne Bregenz-Zurich, ou bien, s’ils le préfèrent, ils peuvent passer à l’aller ou au retour par la Bavière, Stuttgard, Carlsruhe et i’Alsace-Lorraine.
- Parmi les hôtes prochains de l’Exposition, nous verrons le prince de Hohenlohe, statthalter d’Alsace-Lorraine.
- Les Hongrois à ï*aris
- Le 2 juillet, trois trains de plaisir avec 1.250 voyageurs sont partis de Budapest pour l’Exposition de Paris. Ces trains passeront par Zurich ou par l’Italie. Les voyageurs appartiennent pour la plupart aux classes instruites de la société.
- En Hôte empaillé
- On lit dans le Figaro :
- « Le tigre tué par le duc d’Orléans, au cours de son dernier voyage aux Indes, est arrivé hier à Paris.
- « Il est exposé dans la section anglaise au Champ de Mars. »
- Concerts et auditions musicales
- CONCERT AMÉRICAIN
- Le vendredi 12 juillet aura lieu, dans la salle des fêtes du Trocadéro, nn grand concert américain.
- Le programme sera exclusivement composé d’œuvres de compositeurs nés aux Etats-Unis.
- M. Franck van der Stulcen, le représentant de ces compositeurs, n’a rien épargné pour faire de ce concert une exposition musicale digne de ses compatriotes.
- CONCERTS POUR DIMANCHE
- Dimanche prochain, dans la soirée, deux sociétés musicales se feront entendre d^ns le jardin central du Champ de Mars.
- L’une est l’harmonie des Touristes lyonnais, dirigée par M. Godefroy, et qui comprend 70 exécutants.
- L’autre est l’Union chorale mixte et symphonique de Plaisance, chef : M. Stoesser.
- Cette dernière société présente cette particularité qu’elle se divise en trois sections :
- La première comprend 60 exécutants (hommes) :
- La seconde, 37 exécutants (dames);
- Et la troisième, 35 exécutants (orchestre).
- PÈTES MÉBIDIONALES
- Les fêtes méridionales de l’Exposition, organisées par les Cigaliers et les Félibres, commenceront jeudi. Elles dureront quatre jouis.
- Les deux poètes provençaux, Mistral et Rouma-nille. doivent y assister, ainsi qu’un grand nombre de notabilités du Midi.
- Aujourd’hui, au Trocadéro, à deux heures, fête des Tambourinaires et concours des musiques pittoresques de France et de l’étninger, sous la présidence de M. Paladilhe.
- Le 6 juillet, fête de la Cigale, à l’hôtel Continental, présidée par le minisire de l’instruction publique.
- Le 7 juillet, dimanche, fêtes félibréennes de-Sceaux. Jeux floraux, présidés par M. Jules Simon. Couronnement des bustes de Florian et d’Aubanel. Reconstitution des jeux delà Tarasque. Farandole. Cour d'amour. Fête de nuit.
- Le 8 juillet, fête des souvenances. Course de taureaux au quai de Billv, suivant la mode provençale et landaise, avec le concours des tambourinaires. Inauguration de la rue Jasmin à Passy,. sous la présidence de M. Deluns-Montaud. Salut à la statue de Lamartine, par Mistral et Clovis Hugues. Visite au tombeau du troubadour Catilan, au bois de Boulogne.
- Les étudiants üniamlais
- Mardi, cent quatre-vingt-deux étudiants de l’université de Finlande sont arrivés à Paris.
- Ces messieurs ont débarqué à six heures quarante-cinq du soir à la gare du Nord, où ils ont été reçus par MM.Hjalmer Londen, commissaire général de Finlande à l’Exposition ; Dreyfus, commissaire adjoint, et Ghaumeton, président de l’association générale des étudiants; plusieurs étudiants s’étaient, du reste, joints à leur président. M.Chau-meton leur a adressé l’allocution suivante :
- Messieurs,
- Soyez les bienvenus parmi, nous.
- Les étudiants de Paris sont heureux de recevoir leurs camarades de l’université d’Helsingfors.
- Notre maison d’étudiants est petite — 1a, fondation de notre Association ne date que de cinq ans — mais vous y serez toujours bien reçus et, pendant votre séjour à Paris, vous y trouverez des amis heureux de vous être utiles, s’ils le peuvent, et tout disposés à fraterniser avec leurs camarades de la Finlande.
- Je souhaite que les relations qui se créent actuellement entre les étudiants d’Helsingfors et les étudiants de Paris soient durables et cordiales, et je suis fier de vous serrer la main au nom des étudiants de l’Université de Paris.
- M. Carnot à l’Exposition
- Le président de la République, qui devait visiter hier le palais de l’Alimentation,- a remis sa visite à l’un des derniers jours de cette semaine.
- Hier, il a inauguré officiellement le pavillon du ministère des travaux publics, au Trocadéro.
- Accident
- Une grosse moulure en bois, toute hérissée de clous, ayant deux mètres environ de longueur et ne pesant pas moins de dix kilogrammes, est tombée, lundi après midi, de la première plate-forme de la Tour Eiffel, du côté du pilier ouest. Cette moulure, enlevée probablement par le vent, a blessé assez sérieusement deux personnes : M Faucheur, âgé de trente-quatre ans, demeurant rue Saint-Denis, et Mme Angevin, domiciliée au no 41 de la même rue.
- Les deux blessés ont été conduits au poste de secours du Champ de Mars, où ils ont reçu les soins du médecin de service.
- Le bal des ouvriers
- Le bal offert aux ouvriers qui ont participé aux travaux de l’Exposition n’aura pas lieu le 12 juillet, il est remis au lendemain.
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- M. Tirard, ministre du commerce, président du conseil des ministres, a inauguré, hier matin à dix heures, le coquet pavillon de l’Union du bâtiment, élevé derrière le palais du ministère de la guerre.
- M. Tirard a été reçu par MM. Decroix, archL teete, président de la société; Naveau, président d’honneur, et tous les membres du bureau.
- Le ministre du commerce a visité en détail les installations, toutes relatives à la construction et à la décoration des maisons et, en se retirant, a félicité les organisateurs d’avoir su faire tenir autant de choses dans le petit espace qui leur était concédé.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- SOIRÉE À L’OPÉRl
- La réunion des membres des jurys et des divers •comités des Expositions universelles (Paris 1878, Amsterdam 1883, Anvers 1885, Barcelone 1888 et Paris 1889) a pour président d’honneur M. Tirard, ministre-commissaire général de l’Exposition, et M. Teisserenc de Bort, ancien ministre du commerce, et pour président honoraire M. Dietz-Monin, •sénateur. >
- Le bureau effectif se compose de M. Georges Berger, directeur de l’exploitation, président; de M. Ch. Prévet, député, vice-président; et de MM J. Hetzel et Thurneyssen, secrétaires.
- Cette réunion a offert une soirée à l’Opéra aux membres des sections étrangères du jury international des récompenses de l’Exposition de 1889.
- Ces messieurs attendaient les invités au haut de l’escalier de l’Opéra. La salle était comble et les loges remplies de toilettes magnifiques. Je n’essaierai pas de faire une statistique des diamants qui ruisselaient dans les loges. Les pionniers du Cap n’en trouvent pas autant en six mois.
- Pendant les entr’actes, la musique de la garde républicaine se faisait entendre sous le vestibule «du foyer, le vestibule des mosaïques.
- Un buffet somptueusement servi, occupant presque toute la longueur du foyer, était ouvert pendant les entr’actes.
- L’orchestre a divinement joué l’ouverture de Guillaume Tell, de Rossini : puis on a joué le nouveau ballet (il n’en était qu’à la troisième représentation) : la Tempête.
- Ce ballet, dont la donnée appartient à Shakspeare, a, été écrit pour l’Opéra par M. Jules Barbier. Le grand compositeur français Ambroise Thomas en a écrit la musique.
- La représentation a été irréprochable, s’étant déroulée au milieu de décors merveilleux. Des princes africains ont assisté à la représentation, et je me demande ce qu’ils ont dû penser des choses féeriques qu’ils ont vues.
- Pour mon compte, j’ai admiré des décors qui sont de vrais tableaux, une mise en scène qui tient du prodige et des danseuses à faire damner les-fidèles de Mahomet ou de Confucius, que le hasard de la vie et l’occasion de l’Exposition amènent dans la «allé dorée de Charles Garnier. J’ai admiré surtout Mlle RositaMauri, qui justifie, comme comédienne aussi bien que comme danseuse, l’engouement dont elleest l’objet de la partdes habitués del’Opéra. ------------------------------:----------------.
- LES GITANOS AU GRAND-THÉATRE
- DE L’EXPOSITION
- Quoique l’Exposition contienne les types les plus étranges, on nous annonce l’arrivée très prochaine d’une smala de Grenade qui sera la < lionne » du Champ de Mars.
- Purs gitanos, depuis l’ondulation de leurs «cheveux bleuâtres j usqu’à la fine cambrure de leurs pieds de femme, ces sauvages indomptés de notre civilisation européenne ont été amenés à Paris avec des difficultés inouïes. Passionnés de liberté, sans patrie et sans joug aucun, ils vivent, depuis des mille ans, sous la tente ou dans des grottes mystérieuses et parlent entre eux une langue absolument inintelligible, tout en comprenant l’espagnol.
- Ce qu’il a fallu de diplomatie pour leur faire quitter les campements ensoleillés où ils sommeillent dans une éternelle paresse ! Ils résistaient même aux ordres de leur terrible capi-tan!
- Il ne faut pas confondre ces gitanos avec les bohémiens abâtardis de France, d’Angleterre «ou d’Autriche.
- Jamais ceux que le Grand-Théâtre de l’Exposition va nous montrer n’ont vu d’autres pays que les rochers brûlés de Grenade et de la Murcie. '
- Leurs mœurs, leurs danses, leurs types d’une beauté diabolique, frapperont les Parisiens eux-mêmes, si sceptiques qu’ils soient. Gare aux coups de foudre, mesdames!... Et vous, messieurs les copurchics, gare aux yeux démesurés et aux mouvements félins des gitanas bronzées !
- L’ANTHROPOMÉTRIE
- Mensuration des prisonniers
- M. Carnot s’est particulièrement intéressé à l’exposition du service d’anthropométrie de la préfecture de police, lors de sa visite au pavillon de la Ville de Paris.
- Le Malin fait remarquer que le service de l’an-
- thropométrie figure pour la première fois dans une exposition publique et que tout le monde connaît aujourd'hui les moyens employés pour reconnaître, en quelques minutes, entre plus de vingt mille signalements, le signalement et, par suite, le nom d’un homme arrêté par la police et ayant déjà subi une condamnation.
- L’anthropométrie judiciaire figure à l’Exposition en plusieurs endroits différents, chacune des administrations qui l’emploient ayant à cœur d’en exposer le mécanisme.
- C’est M. Alphonse Bertillon, l’innovateur de ce système, qui a lui-même présidé à l’installation de cette intéressante exposition.
- Lorsqu’on entre dans la partie du pavillon municipal affecté au service d’anthropométrie,un groupe de figurines, en grandeur nature, frappe d’abord les yeux. Il représente un agent en train de relever sur un détenu la mensuration de la longueur de la tête.
- Nous retrouvons là, soit dit en passant, le besoin d’exactitude réaliste de notre époque. Ne croyez pas que ces figurines ont été choisies au hasard dans une boutique quelconque — ce sont des copies exactes des modèles vivants nullement idéalisés. On nous dit que le modeleur, M. Hébert, s’est attaché à reproduire scrupuleusement la tête et l’ossature de Gamahut, le sinistre lutteur qui se chargea, il y a quelques années, d’assassiner, pour quelques francs payés d’avance, une vieille danfe.
- Voyez la photographie authentique de Gamahut, exposée dans une vitrine à côté d’autres scélérats célèbres; le mannequin est couvert des mêmes tatouages et reproduit fidèlement ce type de « pâle voyou », qui se glorifiait dans son monde d’être un assassin de profession.
- Quant au fac-similé d’agent-mesureur, sa qualité d’employé de la Sûreté perce sous la tenue correcte et gourmée que le modeleur a essayé de lui donner en le revêtissant d’une belle redingote neuve et de souliers vernis.
- Des photographies, fort bien faites, nous montrent les différentes phases de la mensuration d’un détenu. A côté, un grand tableau d’yeux artificiels merveilleusement bien exécuté, donne la nomenclature et la classification de toutes les nuances d’yeux qui ont été observées chez les criminels.
- M. A. Bertillon, membre de la Société d’anthropologie de Paris, s’est servi de cette statistique d’yeux, basée sur plus de vingt-cinq mille observations, pour calculer par département et dans les pays limitrophes de la France la fréquence des yeux marrons (vulgjo bruns). Il a étendu cette étude à d’autres caractères ethnographique : l’indice céphalique, la longueur du pied et la taille, dont nous voyons la répartition par département, figurée sur quatre grandes cartes de France.
- Un peu plus loin, un plan sur une grande échelle nous indique la distribution des pièces et l’emplacement du service d’identification, tel qu’il a été réorganisé, il y a trois mois, par M. Lozé, préfet de police.
- Ces mêmes, pièces ont été photographiées en pleine période de travail, au moment de l’arrivée des détenus. Nous y voyons, à côté de différents ateliers et laboratoires de photographie, très bien aménagés, la salle d’attente et le vestiaire des détenus avec ses stalles encombrées de vieux habits délabrés; la salle de-la classification alphabétique; la salle des mensurations proprement dite, avec ses détenus à moitié déshabillés dans les poses les plus diverses de la mensuration.
- Un instantané très réussi nous fait assister à une scène de reconnaissance : un récidiviste sous faux nom s’affaisse à moitié, atterré par la vue de son portrait qu’un agent vient de sortir des grandes armoires de classification. Eu dessous, un diagramme statistique nous apprend que cette reconnaissance est la deux millième signalée à la justice depuis trois ans.
- Une vitrine adjacente contient une collection des publications relatives au signalement anthropométrique.
- A côté d’une vingtaine de brochures extraites des revues françaises, nous remarquons une édition luxueusement imprimée et reliée des Instructions signaléliques pour le relevé du signalement anthropométrique, traduit en anglais par G. Muller, et publiée à Chicago par les soins de l’américan-Bertillon-bureau.
- L’Amérique du Nord vient, en effet, de fonder, au moyen d’une association privée des directeurs des pénitenciers entre eux, un casier anthropométrique central qui a reçu le nom de son inventeur français « Bertillon-bureau. »
- Une série de photographies anthropométriques a été envoyée tout spécialement pour l’exposition de la préfecture de police par les prisons des Etats-Unis. Les vêtements bariolés imposés aux détenus américains attirent de loin les regards.
- Une boîte de classification, envoyée également pour l’Exposition, achève de nous convaincre du
- soin et du luxe avec lesquels cette nation, pratique par excellence, applique le système.
- Du reste, la méthode d’identification anthropométrique qui a pris naissance à la préfecture de police de Paris, est en train de faire le tour du monde.
- La République argentine a décrété dernièrement l’organisation, dans sa capitale, d’un service d’identification, en prenant pour modèle, d’après le texte même de l’arrêté, « le service parisien ».
- L’original espagnol de ce décret figure à l’Exposition.
- La Chine et le Japon ont fait des commandes d’instruments de mensuration et de photographie à nos fabricants de Paris.
- Ainsi, l’internationalisation progressive de l’anthropométrie a eu cette conséquence inattendue d’amener les pays inféodés au yard et à l’inch à se servir du système métrique décimal, au moins pour la mesuration de leurs détenus !
- Petite cause, grand effet, si réellement il n’y a que le premier pas qui coûte.
- L’exposition k la Principauté k Monaco
- L’emplacement du pavillon qui renferme les produits de la principauté de Monaco a été choisi d’une façon particulièrement heureuse et favorable, sur la terrasse, à l’entrée du palais des Beaux-Arts. C’est un édifice d’une grande originalité, œuvre de M. l’architecte Ernest Janty, qui est en même temps le très courtois et gracieux commissaire de la principauté. Cet édifice se compose d’un bâtiment carré, flanqué aux angles de quatre campaniles, élevés de deux étages au dessus du vaisseau principal ; le premier est ajouré de deux arcades géminées, le second d’un seul arc, portant directement, sans pieds-droits.
- L’artiste a pris pour type ces campaniles de style lombard, dont on retrouve un si grand nombre d’exemples dans les constructions élevées depuis le quinzième siècle dans la rivière de Gênes, sous rinfluence des Visconti et des Sfoza.
- Tout, du reste, dans le plan de M. Janty, fend à rappeler quelque partie des monuments de la principauté ou de la région. C’est ainsi que la grande salle est éclairée, par des verrières qui par leurs dispositions reproduisent celles de la chapelle du palais de Monaco.
- L’artiste a fait servir avec bonheur à la décoration intérieure et extérieure de l’édifice les produits céramiques de la poterie artistique de Monte-Carlo.
- Les abords de l’édifice et les parterres qui l’entourent sont garnis des arbres et des plantes des réglons tropicales dont l’admirable collection acclimatée est une des plus grandes curiosités de Monaco et de Monte-Carlo.
- Cette bonne figure que Monaco fait dans le monde sera certainement accrue par les résultats de cette exposition, qui montre les grands progrès accomplis dans l’ordre des sciences comme dans celui de l’industrie. Le prince Charles III, en prenant l’initiative d’une importante publication historique, le prince Albert, son fils, en payant de sa personne, au plus grand profit des sciences naturelles, ont donné l’exemple dans leurs pays ; aussi l’exposition organisée par le prince Albert est la partie la plus justement admirée de l’exposition monégasque; elle occupe environ la moitié de la superficie du pavillon et elle est, à elle seule, suffisante pour intéresser vivement les visiteurs que leurs connaissances scientifiques mettent à même de comprendre les appareils qui y figu« rent. Ces appareils, dont quelques-uns très ingénieux dus au prince, sont destinés soit à cueillir dans les diverses couches de la mer le grand nombre de spécimens d’êtres, poissons ou crustacées, qui les peuplent, soit à aller enlever à 2, 3, 4 ou 5,000 mètres de profondeur, une certaine épaisseur des vases qui s’y trouvent avec leurs animaux si variés et si nombreux, en laissant les couches dans leur ordre de stratification, ce qui est très important pour l’étude à en faire.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Parmi les appareils imaginés par le prince, il -en est un qu’il paraît chérir tout particulièrement parce qu’il en a longuement médité le principe avant d’en faire l’ingénieuse application, qui lui donna les meilleurs résultats pour la cueillette d’animaux à diverses profondeurs .avec l’indica tion exacte de la profondeur de la couche d’où ils proviennent, ce qui est important à noter, car la vie anime des êtres très variés de forme et de constitution suivant cette profondeur.
- Le prince a pu dresser, en outre, une carte des courants de l’Atlantique, grâce à de nombreux flotteurs qu’il a fait lancer depuis plusieurs années dans ses voyages, à partir de points intelligemment choisis. Un grand nombre de ces flotteurs, qui se vérifiaient les uns les autres, ont été recueillis et l’authenticité leur a été donnée par les consuls et autorités des pays vers lesquels ils ont été entrainés.
- Toutes les recherches et expériences faites en mer par le prince sur son yacht à voiles Y Hirondelle, qui a essuyé plus d’une tempête, ont un double objet, le progrès de la science et l’humanité à secourir, en cherchant pour les naufragés et les voiliers en détresse des moyens de vivre au milieu des solitudes de l’Océan, jusqu’au moment d’une rencontre heureuse.
- C’est ainsi qu’il a pu faire connaître que ce grand nombre de petits poissons et crustacés alimentaires, qui vivaient pendant le jour à d’assez grandes profondeurs dans la mer, venaient frétiller à la surface à partir de dix heures du soir et s’offrir ainsi pour la pêche dans des conditions faciles à l’aide d’engins très simples.
- Nous ne saurions trop féliciter le prince Albert de Monaco du bel exemple qu’il donne de l’utilisation de sa fortune, de son intelligence et de son activité.
- Nous voudrions voir le plus grand nombre de ces riches possesseurs de yachts suivre cet exemples au lieu d’occuper souvent à d’inutiles plaisirs un si puissant moyen de recherches, pouvant servir la cause de la science et de l’humanité.
- Tandis que le prince Albert poursuit, sur l’Océan des recherches et des travaux qui intéressent le monde scientifique tout entier, la principauté développe et perfectionne les industries qui s’y sont créées depuis une vingtaine d’années. L’une d’elles, la typographie, a pris depuis peu de temps une véritable importance.
- C’est à Monaco même que le prince fait imprimeries résultats des campagnes scientifiques de Y Hirondelle. Une autre publication, dont l’honneur revient à la haute et intelligente initiative du prince régnant Charles III, a été la cause de la création de l’atelier scientifique à l’imprimerie monégasque. Nous voulons parler de la collection des documents historiques qui comprendra, en douze volumes, trois séries de publications, extraites des remarquables archives du palais de Monaco : les documents relatifs à la principauté, les chartes du comté de Re-thel, enfin la correspondance du maréchal de Matignon pendant les guerres de religion.. Le prince a confié cette publication, dont on voit de •suite l’intérêt pour l’histoire générale et surtout pour l’histoire de France, à un ancien élève de l’Ecole des chartes, qui a fait partie, pendant près de vingt ans du personnel si distingué des Archives nationales. M. Gustave Saige a littéralement créé les archives du palais de Monaco, dont il a mis plusieurs années à débrouiller les documents restés jusqu’alors dans la plus grande confusion. Les deux premiers volumes sont exposés et l’on n’a pas oublié l’accueil flatteur et élogieux qu’a reçu l’an dernier le tome premier à l’Institut et dans la presse.
- Citons en passant un autre ouvrage que. l’imprimerie de Monaco expose : les monnaies et médailles de Monaco, explication de la collection des monnaies monégasques, bijoux et médailles puniques, plusieurs grecques et romaines classées avec une haute compétence par M. Jolivot.
- Il y a bien d’autres productions à.citer, mais la place nous manque, car nous aurions, voulu parler longuement de la poterie artistique et du laboratoire, qui assurent à la population des débouchés de travail importants.
- Tel est l’ensemble rapidement indiqué de l’exposition monégasque, si coquettement disposée dans le charmant pavillon, cadre empreint
- de l’élégant talent de son architecte, M. Janty, auquel nous adressons nos plus sincères félicitations.
- Tout cela nous montre que la petite souveraineté de Ligurie peut, dans le domaine de la science aussi bien que dans celui de l’industrie que comporte son sol et son climat, faire bonne figure au milieu des grandes assises scientifiques et industrielles qui se tiennent au Champ de Mars.
- RÉCLAMATIONS DE L’ESPLANADE
- Les exposants de l’esplanade des Invalides se plaignent amèrement, dit le Petit Journal, qu’on ne tente rien pour attirer le soir les visiteurs de leur côté. Sans doute les portes de l’Esplanade sont ouvertes, mais on n’y vient guère que pour prendre le chemin de fer Decauville et pour s’en aller au plus vite vers le Champ de Mars. Pourquoi resterait-on, en effet?
- Le pavillon du ministère de la guerre est fermé, fermés aussi le palais des colonies, le souk algérien, le souk tunisien et les villages exotiques. Il n’y a pour toutes attractions, qu’un théâtre et un concert, établissements payants, et le pavillon des postes et télégraphes. C’est à coup sûr insuffisant pour justifier les deux tickets qu’on exige là tout aussi bien qu’au Champ de Mars et les visiteurs du soir sont en somme assez rares.
- Aussi les exposants et les concessionnaires de la plupart des établissements de l’esplanade des Invalides viennent-ils de signer une pétition pour que l’administration supérieure fasse cesser un état de choses qui leur est on ne peut plus préjudiciable. ---------------------..............__
- LA BOURSE
- Les émotions de la liquidation commencent à se calmer. Les acheteurs ont beau jeu, à condition qu’ils aient un peu d’énergie, car la Rente à 84 22 est bonne à mettre en portefeuille.
- Après les élections, on reverra le cours d,e 88. 11 y a quatre points à gagner en trois ou quatre mois pour ceux qui sauront attendre.
- L’amortissable est à 86 60 et le 4 1/2 à 104 70.
- Tous les fonds étrangers sont en hausse, même l’Egyp-tienne, qui se relève parce que l’on croit à la conversion de la Privilégiée.
- La France ne tardera pas à donner son consentement.
- Les valeurs de banques sont toujours calmes. La Banque de France a faibli à 3800. Peu de mouvements en actions de chemins de fer. C’est une faute. Aux cours actuels, les actions sont plus avantageuses que les obligations.
- Voir à la Section Anglaise
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- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposi-
- tion et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des républiques américaines. — Représentations de jour Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres inarion nettes de Barnard pendant les entr’actes.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues, de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertisse* ment, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face delà rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l’avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roitmain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des alméés; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de l’avenue de Suffren.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et cliora-mas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face, Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail dés indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face de la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition. De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes. De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Cadre. De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan, phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures 30 à 9 heures 50.
- Deuxième effet, de 10 heures à 10 heures 20.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1880
- cxi jso]pt jours
- (Se munir da Guide illustre de VExposition publié par le .Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 ticket* : S heures du matin.
- Entrée à 1 ticket: 10 heures du malin.
- Arriver par la porte. Itapp au centre de l’avenue de Ea Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant:
- SKCTIOXS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche.de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS Fil AN CA T SES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de-6 millions). — Classe 30, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles, et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe.33, soies et soieries (superbe, exposition lyonnaise). — Classe 32( tissus de laine. — Classe 3Ô, tissus de coton. — Classe GO, carrosserie. — Classe 40, blanchiment et teinture. — Classe 44. produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, liis et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement.. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. — Classe 43, chasse et pôche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines. Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2* partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse»
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage e.t corde rie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 61, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Coté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord,broderies anciennes. porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe). Cnil, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse,_ Egypte. Siam. Maroc, Japon, Restaurant .roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, .Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre nu milhonnièmc, Salvador, Dota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de, Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de poiimre en commençant par la. première salle de droit»', côté de i’avenue de Ea Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l'escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin: peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage do la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf utiles côté do l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du. vestibule.
- Descendre an rez-de-chaussée par lû'scalier du dôme et voir la. deuxième moitié du PahiL comprise entre le dôme et le côté de la. Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sepl salles : les d -ux. premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; doux suivantes, Russie; cinq dernières, Jlaüe.
- Mouler au premier étage par l’escalier do l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade do ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Norvège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais:, cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la ga-' lerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées au- ' tour du Balais et des pelouses du.jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Cou tan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir les quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- •Côté du jardin‘.section italienne.
- Côté de î’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix*-'suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue do Suffren : Suisse, Belgique, IPay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A. la suite do la section des Pays-Bas. médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l'escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- Èn face,côté de l’avenue dè Suffren,près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papete-. rie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième.partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaus-ric et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de Vintérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la
- Mer.— Pavillons des républiques américaines.— Pavillons des différents pays. — Théâtre des Folies* Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l'avenue de Suffren ; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont dTéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de là Seine, comprenant les machinés élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries deV quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries, vont du Chqinp de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Gzarda: hongroise ;: Portugal. . -
- Passerelle de l’Alma et fünnel du chemin de fer Dccauvilie.
- Palqis.de l’Espagne. ' :
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, bourreries,i moulins anglais,-, hollandais, etc. : 1 ' V...
- Pavillon de la République sud-américaine.
- / ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes' des colonies, palais central des colonies, G,ochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-; Paris. ;
- I Côté droit : .Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du rni- nistère de la "guerre, pavillon’ de l’aéroslation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation. V :-v.
- Sut le quai, station de départ du chemin de fer Decauville. I •
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par Tun des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter, les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des. curiosités rapportées,par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de, cette tour du Trocadéro-qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon destravaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
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- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux, derrière le pavillon du Chili.
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- La troupe Alexander, dans une pantomime inénarrable intitulée Le Duel entre deux rivaux, les acrobates le& Zwryl, les chiens admirablement dressés de Léo Karl, la petite Georgina Aix, qui, âgée de huit ans, exécute des exercices d’acrobatie extraordinaires, la brillante chanteuse mauresque Kara, le Paris-Quatuor qui enlève, avec un brio admirable, le chant patriotique : Quatre-vingt-neuf,
- Derame, et ses merveilleuses transformations, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Ajoutons que la vaste salle du Grand-Théâtre, avec sa brillante exposition spéciale de produits français et exotiques, avec ses bars tenus par de charmantes serveuses, avec ses originales marionnettes, constitue un des lieux de promenade les plus pittoresques et les plus intéressants de l’Exposition.
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- Samedi 6 Juillet 1889
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- ' SOMMAIRE : Chronique. — Inauguration de la statue de la Liberté. — Dernière heure. — Nouvelles de l’Exposition. — Echos. — Exposition des maisons d’éducation de ia Légion d’honneur. — Les Etudiants finlandais. — Les musiques pittoresques, — Les sous-officiers à l’Exposition. — La question des ventilateurs à l’Exposition. — La tour du silence. — Les ascensions à la tour. — La Bourse. — Guide des attractions. — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et réclames.
- CHRONIQUE
- C’était hier le 4 juillet, le mémorable anniversaire de la proclamation de l’indépendance des Etats-Unis, à laquelle a contribué si généreusement la France.
- Aussi, pour donner une grande fête à l’Exposition, l’administration a-t-elle bien fait de choisir cette date et de remplir la journée entière par des solennités de genres différents.
- Mais ce sont les Américains qui ont commencé, le matin, à dix heures, par un pieux pèlerinage à la tombe du général de La Fayette, qu’ils ont en grande vénération, et dont la statue équestre, en réduction, s’élève au seuil de la section des Etats-Unis.
- Le ministre des Etats-Unis à Paris, le commissaire général de la section de l’Exposition, M. le général Franklin, quelques soldats du piquet de l’infanterie de marine, auxquels nous avons adressé ici même des compliments si mérités; le capitaine Henry Clav Cochrane, le lieutenant Murphy, un grand nombre de membres du comité et de dames américaines sont venus, malgré l’heure matinale, et ont déposé des couronnes et des Heurs sur la tombe de La Fayette; les soldats ont tiré quelques coups de fusil en l’honneur cln grand mort, et l’on a battu et sonné aux champs.
- M. Edmond de La Fayette, sénateur, et quelques descendants du héros assistaient à cette cérémonie, grande dans sa simplicité, et qui est la reproduction exacte des honneurs funèbres rendus aux célébrités américaines.'
- Après une allocution du sénateur français, on s’est séparé, vivement impressionné.
- *
- * *
- Mais la solennité de l’inauguration de la statue de Bartholdi, la Liberté éclairant le monde, a été, on peut le dire, le clou de cette journée : on en trouvera plus loin les détails.
- On se rappelle cette colossale allégorie en cuivre martelé, qui a été expédiée par morceaux à New-York, sur un navire spécial ; on se souvient de la brillante inauguration qui eut lieu, il y a quelques années, dans nn fortin de la rade de New-York. Cette statue, de dimensions énormes, est déjà connue de tous les navigateurs qui fréquentent les ports américains, et son fanal étincelant dirige les arrivants.
- Certes, nous ne comparerons pas la Seine à l’Océan Atlantique, ni le môle de l’île des Cygnes, à Pilot de la haie de New-York ; ce spectacle est évidemment moins grandiose et moins imposant.
- Mais c’est l’intention gracieuse et amicale qu’il faut voir surtout dans cet échange de statues, dans ce va-et-vient de sympathies et de bons procédés.
- La France avait offert aux Etats-Unis une géante de bronze; la colonie américaine loi rend l’édition première de cette statue énorme, et noos la mettons à l’île des Cygnes, comme un souvenir durable de 1 amitié des deux grandes Républiques.
- C’était la municipalité de New-York qui avait fait les honneurs aux invités français; c’est la municipalité parisienne qui a fait les honneurs aux invités américains, à l’Hôtel de Ville : Cette
- réciprocité était bien naturelle, et tout s’est passé avec une cordialité et une largeur dignes de Paris.
- Le drapeau rouge et blanc au coin bleu parsemé d’étoiles (lotte gaiement à côté du drapeau tricolore et la confraternilé des deux nations s’est accentuée plus encore pendant cette grande journée.
- A
- 1.1 était écrit que la Tour Eiffel devait être le théâtre de toutes sortes d’incidents. Heureusement, nous n’avons encore aucun incident dramatique à relater et il faut espérer que pas un excentrique n’aura l’idée de se jeter de là-haut pour « se détruire », comme on dit en langage populaire.
- jusqu’à présent, nous n’avons qu’à rire : Hier, une bossue, vieille dame, qui avait trop présumé de ses forces, avait essayé de descendre par l’escalier, elle s’asseyait toutes les dix marches et gênait considérablement la circulation. Deux des ascensionnistes, vigoureux mais 'agacés des retards qu’ils subissaient, n’y ont pas été par quatre chemins: ils ont pris la bonne dame à bras et l’ont déposée sur le sol, à son grand contentement, du reste, car elle avouait être à bout.
- Mais, le comble des combles, c’est la lettre absolument authentique qui est arrivée à la société Eiffel, de la part de deux fiancés qui demandent l’autorisation de passer leur nuit de noces sur la troisième plate-forme de la Tour.
- L’amour, à ces hauteurs, doit avoir bien du ragoût; mais nous doutons fort que M. Eiffel consente à cette fantaisie d’hyménée, qui pourrait en amener d’autres beaucoup moins... nuptiales.
- F. L.
- Iiiaipration Se la Statue Je la Liberté
- Bien avant l’heure de la cérémonie, les curieux se mettaient des deux côtés du pont de Grenelle, décoré de mâts portant des oriflammes aux couleurs françaises et américaines.
- Bientôt arrivent les invités, M. Whitelaw-Reid, ministre plénipotentiaire des Etats Unis; le personnel de l’ambassade américaine; M. Spuller, ministre des affaires étrangères; les sénateurs, députés, conseillers généraux, conseillers municipaux, parmi lesquels MM. Chai;-temps,président du Conseil municipal, Jacques, président du Conseil général, etc.
- Vers deux heures, aux acclamations de la foule, tandis que la musique de la garde républicaine joue la Marseillaise, M. Carnot arrive en voiture, escorté par un peloton de cuirassiers. Il était accompagné du général Brugère et des colonels Lichtenstein et Toulza.
- En face de la statue, s’élevait une estrade décorée de drapeaux français et américains, et un dais de velours rouge, sous lequel devait prendre place le président de la République.
- Au pied même de la statue une tribune était disposée pour les orateurs.
- Au bas du pont étaient amarrés sept bateaux, décorés de trophées de drapeaux aux couleurs des deux pays, destinés à transporter, après la cérémonie, les invités à l’Hôte) de Ville.
- Le président de ia République vient prendre place sur l’estrade, ayant à ses côtés MM. Spuller, ministre des affaires étrangères: Whitelaw Reid, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire des Etats-Unis; Chautemps, président du Conseil municipal. Derrière eux, se tiennent les membres de la colonie américaine et les invités.
- Tandis que la musique de la garde républi-
- caine jouait l’hymne national américain, Jlail Columbia ! les applaudissements éclataient, nourris. Tous les assistants, debout, battaient des mains, et de chaleureuses acclamations se faisaient entendre : « Vive la République ! vive la liberté ! vive l’Amérique ! vive la France ! »
- Enfin les discours commencent. C’est d’abord M. Chautemps, président du Conseil municipal, qui remercie la colonie américaine du don qu'elle a fait à la Ville de Paris.
- Dans son discours, M. Chautemps rapproche les grandes dates de l’indépendance américaine de celles de la Révolution française. Il vante la paix, la liberté, la fraternité, qui passionnent les républiques, et termine en disant que la présence du président de la République, qui incarne d’une façon si autorisée les sentiments de la France, suffit à affirmer que la nation entière salue avec sympathie et respect la République des Etats-Unis d’Amérique.
- Après ce discours, M. Whitelaw-Reid monte à la tribune. Après avoir remercié le président de la République et la municipalité de Paris, qui fait un si sympathique accueil au présent de la colonie américaine, le ministre des Etats-Unis ajoute :
- « Nous sommes fiers aussi de sentir que la cérémonie par laquelle vous inaugurez cet emblème de la liberté éclairant le monde sera toujours associé à un événement historique de premier ordre, un événement aussi important que rfimporte quelle bataille qui ait jamais eu lieu, où que rétablissement de n'importe quelle dynastie.
- « Je veux parler de ce magnifique triomphe des institutions de paix et de liberté que nous montre le Champ de Mars, de ce déploiement d’inépuisables ressources et de superbe expansion d'une nation qui s’est consacrée sincèrement à développer les forces bienfaisantes d’un peuple libre.
- « Nos plus chaleureux remerciements à l’éminent citoyen, au président de la République, qui ajoute par sa présence à la dignité et à l’importance de cette solennité; merci, enfin, à cette généreuse, a cette grande et libre nation française qui, nous le savons, parle aujourd’hui à notre pays par votre voix. »
- M. Spuller a rappelé ensuite les motifs de sympathie qui depuis cent ans unissent la France et l’Amérique, motifs qu’il faut rechercher dans les services rendus et dans l’analogie des institutions.
- La cérémonie était terminée après ce discours et le président de la République est remonté en voiture pour rentrer à l’Elysée.
- Les invités sont alors descendus sur la berge et se sont embarqués sur les sept bateaux-mouches décorés de drapeaux américains et français entremêlés*
- Après une demi-heure de traversée, qui a semblé délicieuse à la suite de la chaleur accablante de File des Cygnes, et pendant laquelle les Américains ont admiré sur leur passage les monuments de la capitale, on débarquait vers quatre heures à i’Hôtel de Ville. M. Spuller, ministre des affaires éirangères, M. Poubelle, préfet de la Seine; M. Lozé, préfet de police ; M. d’Ormesson, directeur du protocole, presque tous les conseillers municipaux ornés de leurs insignes, quelques députés et sénateurs, ont accompagné les invités américains.
- On est entré par la salle Saint-Jean, on a traversé les salles du rez-de chaussée pour faire admirer le monument aux hôtes américains, puis l’on est monté par le grand escalier jusqu’à la salle à manger, où deux buffets parfaitement approvisionnés avaient été dressés.
- Tout le monde y a fait honneur.
- Pas de toast cette fois : réception tout amicale et sans cérémonie.
- Deux musiques, celte de la garde républicaine et celle de Y Harmonie de Javel, qui avaient déjà joué pendant la traversée de la Seine, ont exécuté, aux applaudissements de
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- tous, la Marseillaise et l'hymne national américain. Ce dernier a obtenu les honneurs du ter.
- On ne s’est séparé que vers six heures : pas un Américain n’oubliera cette superbe journée, qu’a favorisé le beau temps, qui ne se dément pas un jour, comme pour collaborer, lui aussi, au succès de toutes les fêtes de l’Exposition.
- DERNIÈRE HEURE
- L’Exposition avait hier son aspect des dimanches, même foule, mêmes dîneurs sur l’herbe, même encombrement des restaurants, même queim de visiteurs aux quatre guichets de la tour Eiffel ou de voyageurs dans les gares du chemin de ferDecauville. On sait qu’une grande fête de nuit avait été organisée en l’honneur de l’inauguration de la statue de la Liberté. A partir de cinq heures, le prix d’entrée était de cinq tickets; cela n’a pas empêché les visiteurs de venir en nombre considérable.
- .Dès six heures, la circulation était devenue très difficile dans les jardins du Champ de Mars où un grand nombre de promeneurs avaient déjà pris position pour bien voir les fontaines lumineuses.
- La fête du soir a été très belle, l’embrasement de la tour Eiffel., l’illumination complète du ITocadéro, les feux de bengale et les milliers de lanternes vénitiennes accrochées dans les arbres produisaient un effet réellement merveilleux.
- Quant au feu d’artifice tiré clans l’île des Cygnes et qui figurait au programme de la fête, on n’en a rien vu du Champ de Mais.
- Les Gitanas qui doivent jouer au Grand-Théâtre de l’Exposition arriveront ce soir à Paris. Nous recevons à la dernière heure des détails fort intéressants que nous publierons dans notre prochain numéro.
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- ÉCHOS
- Les Entrées à l’Exposition
- Le chiffre des entrées payantes s’est élevé, hier jeudi, à 137,392.
- Â la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la même
- journée :
- 1er étage................... 8.661
- Du 1er au âme............... 5.301
- âme étage direct............ â.031
- Du âe étage au sommet... 3.092
- En tout............... 19.085
- « L’Ang-elus » de Millet
- M. Antonin Proust a fait payer chez M. Paul Chevallier, commissaire-priseur, le bordereau de VAngélus, qui se montait avec les frais à 580,650 fr.
- Le tableau qui se trouvait encore à la galerie Sedelmeyer a été enlevé le matin et va être exposé à l’exposition rétrospective de l’art français au Champ de Mars.
- Les médailles des Beaux-Arts
- Le jury de peinture continuant ses opérations.a décidé de proposer des médailles de âe classe aux artistes dont les noms suivent :
- Angleterre. — MM. L. Fildès, A. Gow, J. Gré-gory, Waterhouse, C. Hunter, J. Knight, James Sant, Stone.
- Etats-Unis. — MM. A. Bridgman, C. Reinhardt, Gay, W. Allen, Ch. Davis, Knight-Ridgway, Chase, Mosler, Dewing, Weir.
- Russie. — MM. Swiedomski, Endogouroff, Niro-zenberg, Kouznetzoff, Pankiéwicz.
- Finlande. — MM. Lindkolm, Munsterhjelm, Wes-terholm, Galien, Berndtson.
- Allemagne. — MM. Relier, Olde.
- Italie. — MM. Bartolomeo Bezzi, Luigi Nono, Sartori, Maria Marlinetti, Corelli.
- Espagne. — MM Moreno Carbonaro, Rico, Sala y France s.
- Autriche-Hongrie. — M. Sochor.
- InternationaD. — MM. Souza Pinto, Thompson.
- Hollande. — MM. Kœmmerer, Gabriel, Neuhuys Roelofs.
- Danemark. — Mlle Wegmann.
- Norvège. — Mlle Kiétland, MM. Munthe, Went-zel.
- Suède. — MM. Nils Eorsborg, Josephson, Lilje-fors.
- Suisse. — Mlle Rœderstein.
- Grèce. — M. Théodore Ralli.
- Belgique. — MM. A. Hennebicq, Stobbaerst, Mme Collart, MM. Artan, Den Duyts, Khnopff.
- Les Congrès
- Aujourd’hui, vendredi 5 juillet, a lieu l’ouverture du Congrès international de l’Intervention des pouvoirs publics dans le prix des denrées, sous la présidence de M. Frédéric Passy.
- Los Barrières
- Les visiteurs de l’Exposition appiœndront avec une satisfaction certaine qu’ils ne seront plus exposés à s’ouvrir le ventre — non pas avec des sabres japonais — mais avec les pointes des barrières qui entourent les pelouses du jardin central.
- Ces barrières de bois sont remplacées par d’autres barrières formées de fers verticaux reliés entre eux par de solides fils galvanisés.
- L’Exposition et le papier timbré roumain
- D’après Y Indépendance roumaine, on observe depuis quelque temps une activité extraordinaire à la section du notariat du tribunal de Bucharest. Les employés sont sur les dents. C’est que les pétitions pour demander l’enregistrement des hypothèques pleuvent dru. Les prêteurs sont en liesse.
- Il paraît, ajoute ce journal, que l’Exposition de Paris exerce sur nos compatriotes une fascination irrésistible. On hypothèque ses immeubles pour trouver de l’argent. Si cela continue, le papier timbré va faire prime.
- Au Congrès international (l’Agriculture
- Il a été ouvert hier à deux heures sous la présidence de M. Jules Méline, ancien ministre de l’agriculture président de la Chambre des députés.
- A l’issue de la séance a eu lieu la réunion des sections, pour leur organisation intérieure.
- Aujourd’hui vendredi, à neuf heures du matin et à deux heures du soir, séances des sections.
- Demain samedi, à neuf heures du matin, séance générale. — Discussion sur le Crédit agricole. — Rapporteur : M. Emile Labiche. — Orateurs inscrits: M. Léon Say, etc.
- A deux heures, séances des sections.
- Au Théâtre international
- Définitivement samedi, à quatre heures, première représentation-répétition offerte à tous les membres de la presse. Le soir, première représentation pour le public.
- Le programme détaillé sera donné demain.
- La musique au Champ de Mars
- Samedi soir on entendra, de huit heures et demie à dix heures et demie, dans l’un des kiosques du Jardins du Champ de Mars, la société L'Harmonie du llaincy.
- Les Enfants des Ecoles à l’Exposition
- Dorénavant, cinq cents enfants des écoles municipales viendront chaque jour, sous la conduite de leurs maîtres, visiter l’Exposition.
- On a commencé hier jeudi cette réjouissance enfantine par les écoles du septième arrondissement, un de ceux avoisinant le Champ de Mars.
- Les objets trouvés
- On peut réclamer chez M. Mouquin les objets suivants, trouvés dans les jardins et galeries de l’Exposition :
- Le 19 juin : une sacoche avec vivres;
- Une broche en or ornée de douze pierres et d’une perlé.
- Le 21 juin : un portefeuille contenant des papiers et des tickets.
- Le 24 juin : un porte-monnaie contenant de l’argent et un ticket.
- Le 29 juin : un porte-bonheur en or.
- Avis aux perdants.
- Au Congrès d’ag-rlculture
- Demain samedi, à neuf heures du matin, séance générale. Discussion sur le crédit agricole. Rapporteur : M. Emile Labiche. Orateurs inscrits : M. Léon Say, etc.
- A deux heures de l’après-midi, séances des sections.
- Dimanche, excursion à la ferme d’Arcy-en-Brie.
- Départ de Paris (gare de l’Est, ligne de Belfort) par train spécial, à neuf heures précises du matin.
- Retour à Paris, à 6 heures 16 du soir.
- Les cartes spéciales d’excursion, délivrées au secrétariat, donneront seules accès dans le train spécial.
- Le nombre des excursionnistes étant limité, les membres du congrès qui désirent prendre part à cette excursion doivent retirer leur carte au secrétariat du congrès.
- NOUVELLES DE L'EXPOSITION
- Ce matin, à quatre heures, le Javanais Anan est décédé subitement dans le village javanais, sur l’esplanade des Invalides.
- L’exposition centennale va s’enrichir de nouveaux chefs-d’œuvre. On sait que depuis le 30 juin l’expo-silion des sculptures de Barye, qui avait été installée dans la salle Melpomène, à l’école des beaux-arts, a dû fermer ses portes, l’administration ayant besoin de cette salle. Le commissariat spécial des beaux-arts à l’Exposition vient de demander, par lettre adressée au président du comité d’organisation de l’exposition Barye s’il ne conviendrait pas d’exposer au moins une partie de l’œuvre du grand animalier sous le dôme du palais des beaux-arts, dans les salles de l’exposition centennale. Le comité, consulté, a aquiescé avec empressement à ce projet, et des ordres viennent d’être donnés pour le transfert des principales œuvres de Barye du quai Malaquais au Champ de Mars.
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- EXPOSITION DES MAISONS D’ÉDUCATION
- DE LA LÉGION D’HONNEUR
- C'est la première fois que les maisons d’éducation de la Légion d’honneur exposent leurs travaux scolaires, et il y a lieu de les féliciter d’avoir appelé le grand public à les juger.
- Une chose est particulièrement frappante, c’est la méthodemt la clarté qui ont présidé à son organisation. D’un coup d’oeil on embrasse en quelque sorte les trois enseignements donnés dans ces maisons : l’enseignement classique, l’enseignement artistique et l’enseignement professionnel.
- L’enseignement classique est représenté par les travaux scolaires des Loges, d’Ecouen et de Saint-Denis.
- L’exposition scolaire de chaque classe comprend un certain nombre de cahiers de devoirs journaliers, avec les corrections, et un cahier de spécimens de devoirs recopiés, après correction, en ayant pour but de déterminer la valeur de chaque cours et d’indiquer la direction qui lui est donnée.
- A Saint-Denis le cours supérieur termine la série d’une façon tout à fait sérieuse et remar-puable.
- Dans cet enseignement classique, on n’aurait eu garde d’oublier la couture. Chaque classe à sa vitrine d’ouvrages de couture, exécutés avec soin et indiquant un réel talent dans cet art, exclusivement féminin.
- L’enseignement artistique est représenté pas les dessins d’après la bosse et d’après nature des élèves du cours supérieur de Saint-Denis, où l’on sent la direction du maître, M. Jules Lefebvre. Il y a aussi dans les cartons de nombreuses études marquant les divers degrés des classes de dessin.
- La peinture sur porcelaine offre quelques spécimens honorables.
- La musique a donné ses programmes et de nombreux devoirs de solfège et d’harmonie.
- Quand à l’enseignement professionnel, la maison des Loges a produit de merveilleuses broderies, des travaux de lingerie fine et de confection, que les connaisseurs peuvent examiner de près.
- Par cette triple exposition, les maisons de la
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- Légion d’honneur ont prouvé qu’elles méritent le renom dont elles jouissent, même à l’étranger, ce qui peut paraître singulier, mais s’explique parce que Saint-Denis fut, pendant les trois quarts du siècle, la plus importante institution de France pour les jeunes filles; elle reçut pendant cette période de nombreux visiteurs qui venaient étudier son organisation.
- L’exposition de 1889 prouve qu’elle a gardé son rang, en faisant dans son organisation les modifications exigées par la loi de 1.88.1, et se maintient au niveau des progrès réalisés chaque jour dans renseignement des jeunes filles en France.
- Le passé répond donc de l’avenir, surtout que la haute et intelligente direction de la surintendante actuelle qui, bien que jeune encore, a déjà fourni une longue carrière dans cette sympathique maison de Saint-Denis, qui l’a vue, élève distinguée, parcourir ensuite tous les grades jusqu’au plus haut, que le grand chancelier, confiant dans son mérite, lui a conféré.
- Nous ne pouvons parler des maisons d’éducation de la Légion d’honneur sans reconnaître le rôle tutélaire qu’elles exercent sur les filles de nos braves officiers, qui, pleins de confiance dans les soins dont cette seconde famille entoure leurs enfants, puisent dans cette confiance des forces pour combattre au loin dans l’intérêt et pour l’honneur de la France. ---------------------^---------------------—
- LES ÉTUDIANTS FINLANDAIS
- Les étudiants finlandais, arrivés mardi soir à Paris, après cinq ou six jours de voyage, sont au nombre de quatre-vingt-cinq; ils forment une société chorale célèbre dans leur pays, où on les appelle Muntere Muslhanten, c’est-à-dire les joyeux musiciens; ils appartiennent tous ou ont oppartenu à l’Université d’Helsingfors.
- C’est à leurs frais que ces jeunes Finlandais viennent visiter l’Exposition; ils ont donné plusieurs concerts dans leur pays, économisant les recettes pour être à même d’entreprendre le voyage. Quatre ou cinq d’entre eux seulement avaient déjà visité Paris.
- Rien de bien particulier dans le costume des Finlandais; ils portent simplement une casquette blanche pour chanter en public.
- Les étudiants de Paris, qui avaient déjà souhaité la bienvenue aux Muntere Musihan-ten, à la gare du Nord, mardi soir, ont voulu donner unefêteenrhonneur de leurs camarades du Nord qui, avec une bonne grâce cnarmante, ont consenti à égayer la soirée par de joyeux refrains.
- On a applaudi vigoureusement les morceaux chantés par les habiles musiciens, sous la direction de M. G. Sohlstrom, leur chef actuel, qui fonda la société chorale en 1878. Une marche guerrière, très populaire en Finlande, a obtenu le plus vif succès.
- Au nom des étudiants de Paris, M. Chaume-ton a porté un toast en l’honneur des Finlandais. « Nous ne vous entendons pas, a-t-il dit, crier : Vive la France ! avec tant d’enthousiasme, sans nous sentir profondément émus! »
- M. Mechelin, au nom de ses camarades, a répondu à M. Chaumeton. S’exprimant dans le français le plus correct, il a invité tous ses compatriotes à pousser trois hurrahs en l’honneur de la France, invitation qui a été vite acceptée. Les étudiants français ont crié : « Vivé la Finlande ! » L’enthousiasme était à son comble.
- Puis, Finlandais et Français, enchantés les uns des autres, se sont répandus dans le quartier.
- Les Mentere Musihanten donneront deux concerts au Trocadéro ; l’un le 6, l’autre le 8 juillet. On nous prie d’annoncer que tousses journalistes parisiens seront admis sur la simple présentation de leur carte.
- M. Carnot doit inaugurer lundi le pavillon finlandais. A cette occasion, les « joyeux musiciens » donneront un grand concert.
- ms MjitmiËS mtmiswES
- Hier ont eu lieu, dans la salle des fêtes du Trocadéro, le concours international d’orchestres étrangers et les auditions des musiques pittoresques.
- La grande salle n’était pas remplie, mais néanmoins il y avait du monde.
- Nous avons entendu successivement le biniou, la bombarde, la cornemuse, la musette, la vielle, le tambourin et les orchestres des Roumains, des tziganes et des Serbes. Le grand succès a été pour l’estudiantina provençale.
- Cette représentation avait, d’ailleurs, un caractère assez original, et nos musiciens provinciaux, avec leur jaquette, leur salut, un peu gauche, leur émotion, et j’ajouterai le talent qu’ils ont déployé, ont conquis les applaudissements.
- Le jury, composé de M. Paladilhe, président; Gailhard, Madier-Montjau, Marmontel, Maurice Faure,. Tiersot, Bourgault-Ducoudray, Lajarte, Leydet, Pu Ion us, Salvayre, Maréchal et Léon Kerst, a décerné les récompenses suivantes :
- fraxgk : Instruments à vent et- à soufflet. — les prix : Ghassagne (Allier); 2e, Ambéry (Auvergne).
- Instruments à cordes et à roue : 1er prix, Mal-lochet (Allier); 2e, Yergne (Puy-de-Dôme).
- Biniou et Bombarde. — Prix unique : Péron et Icbard (Finistère).
- Instruments jouant par deux (binious, cornemuse et vielle) : 1er prix, Roudiérjet Mallochet; 2e, Ghassagne et Mallochet: 3e Denis et Mallochet.
- Tambourins et galoubets. — 1er prix : Guignon-net, d’Aubagne ; 2e, Arnoux, d’Aix : 3e, Sicard, d’Aubagne.
- Groupe d’instrumentistes divers. — Médaille d’or : Estudiantina provençale.
- Etranger : Mandoline. — 1er prix : Talamo, de Naples; 2e, Mlle d’Azevedo, de Madère.
- Cymbalum. — 1er prix, Tziga-Janos; 2e prix, Ilona et Deszo Kovacs, deux enfants de Budapest, le frère et la sœur.
- Flûte de Pan. — 1er prix, Gratchanesio; 2e prix, Dinicou.
- Concours de groupes, tziganes : 1er prix, Fcher Poldi; 2e prix, les Lautars roumains; 3e prix, les dames hongroises; -4e prix, Patikarus.
- Prix d’honneur international : Les tziganes de Feher Poldi.
- Médaille d’honneur, hors classe, aux tambourinaires d’Aix.
- US S0US-0FFIf,IERS A L’EXPOSITION
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- Le ministre de la guerre vient de prendre des dispositions, auxquelles nous ne saurions qu’applaudir, en faveur des sous-officiers de l’armée et en vue de leur faciliter le voyage à Paris pour venir visiter l’Exposition universelle.
- A cet eflet, AI. de Freycinet a décidé, suivant une circulaire qui a été adressée, il y a quelques jours, aux généraux commandant les corps d’armée, que dans chaque corps de troupe les sous-officiers qui en feraient la demande seraient envoyés à l’Exposition par séries d’un effectif déterminé.
- Ces sous-officiers voyageront à leurs frais, mais ils recevront une feuille de route — sans indemnité de route — qui leur permettra d’être placés en subsistance dans un corps de troupe de la garnison de Paris.
- La durée de leur séjour dans la capitale sera de sept jours, non compris le jour du départ de leur garnison, ni celui du départ de Paris, qui seront fixés par les généraux commandant les corps d’ar-
- mée, de concert avec M. le gouverneur militaire de Paris.
- Aussitôt arrivés à Paris, les sous-officiers devront se rendre au casernement qui leur aura été préalablement indiqué, afin d’y prendre connaissance des ordres donnés pour leur logement, leur nourriture et aussi leurs entrées à l’Exposition, dont le ministre a demandé la gratuite à son collègue du commerce.
- Tout le monde applaudira à ces mesures bienveillantes et à la pensée éminemment patriotique qui les a inspirées à M. le ministre de la guerre.
- Quant à nos jeunes sous-officiers, s’ils trouvent. — et nous n’en doutons pas —beaucoup d’agrément à ce voyage inispéré à la capitale, ils trouveront également grand profi t à visiter l’intéressante exposition militaire de l’esplanade des Invalides.
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- LA QUESTION DES VENTILATEURS A L’EXPOSITION
- On expérimente en ce moment, dans la Galerie des Machines, un système de ventilation appelé, d’après nos renseignements particuliers, à résoudre, de la manière la plus simple et la plus pratique, le problème à l’ordre du jour.
- Ce système a été imaginé par un constructeur français, M. Grosselin, de Sedan.
- Le directeur derexploitation, nous l’espérons, va s’empresser de l’adopter, non seulement pour la Galerie des Machines, mais encore pour toutes les autres galeries où le besoin s’en fait de plus en plus sentir. Il donnera ainsi satisfaction aux légitimes réclamations des exposants et du publie.
- LA TOUR DU SILENCE
- A l’occasion de sa visite au palais indien, AfM. Aïdeshir et Byramji, ont offert à AI. le président de la République un joli album couvert en bois de santal, incrusté d’ivoire, contenant la description et le plan de la Tour du Silence, située à Bombay.
- Gette tour est exposée pour faire voir la méthode employée par les Parsees, ou disciples de Zoroas-tre, pour l’inhumation de leurs morts.
- Afin d’empêcher le contact de la chair en putréfaction avec la terre, l’air et l’eau, que les Parsees considèrent commé éléments de la Deité, et par là même comme étant bienfaisant à l’humanité, ils n’enterrent ni ne jettent dans l’eau leurs morts, mais ils les exposent à l’action de la pluie et du soleil. Aussitôt qu’un cadavre vient d’être déposé, des bandes de vautours, toujours aux aguets, se jettent dessus et le déchiquètent complètement en moins de deux heures.
- Les tours sont de forme, cylindrique, d’une hauteur de 12 à 14 pieds, bâties en granit, avec 90 pieds de diamètre. Dans le centre se trouve un puits, profond de 15 pieds, avec un diamètre de 45, conduisant à quatre égouts, se croisant à angles droits, et qui se terminent en dehors des tours en trous
- remplis de charbon de Dois pour la purification des liquides découlant des tours et ainsi empêchent les mauvaises odeurs. Un parapet d’une hauteur de 14 pieds les entoure et empêche la vue à l’intérieur.
- La surface de la colonne solide est divisée en
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- compartiments arrangés en trois anneaux concentriques. Une fois consacrées, plus personne, excepté les porteurs officiels des morts, ne peuvent entrer dans les tours. Les cadavres sont placés dans les compartiments, d’où les os sont jetés dans le puits pour y être réduits en cendres. La poussière de tous les Parsees morts à Bombay depuis plus de deux siècles, repose dans cinq de ces tours.
- Ce système d’inhumation a beaucoup attiré l’attention dans l’Inde, et un grand nombre d’explorateurs, y compris S. A. R. le prince de Galles, ont visité les tours.
- La firme dont MM. Ardeshir et Byramji sont les propriétaires a exposé des modèles de ces tours à Londres en 1886 et à Glasgow en 1888. Ces modèles ont été offerts après aux musées de ces villes.
- LES AIGUILLES NOUVELLES À PINCE
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- Montée au Dr étage, par l’escalier de la jfile Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du 1er au étage, par les escaliers Nord et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest.
- PAR ASCENSEUR
- Montée au Fr étage, par les piles Est et Ouest.
- Descente du 1er étage, par les ascenseurs des mêmes piles. ~
- Montée au 2e étage :
- En partant du sol, par la pile Nord;
- En partant du 1er étage, parla pile Sud.
- Descente du 2e étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
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- LA BOURSE
- Les affaires manquent absolument d’entrain. Au début, on paraissait vouloir marcher en avant. Mais on a bien vite reconnu qu’il était inutile d’insister. En effet, après avoir coté 84 82, on est revenu à. 84 pour finir péniblement .à 84 05. L’Amortissable est à 88 60 et le 4 1/2 à 104 62. Les fonds étrangers sont à peu près dans les mômes dispositions. L’Italien perd le cours de 97. L’Egypte baisse à 454 87, le Hongrois est à 87, Les fonds russes faiblissent.
- Les valeurs ont l’air de vouloir se réveiller. Le Crédit foncier a revu le cours de 1330. Les chemins de fer sont mieux tenus.
- Voir à la Section Anglaise
- Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
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- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 8 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Cou tan.
- De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposi-
- tion et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais tles Arts littéraux, au milieu des pavillons des républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marion nettes de Barnard pendant les entr’actes.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Los vagues, de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en lace de la rue de l’Univcrsilé, devantle pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à Texlrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de Tavenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du (Pire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de Tavenue deSuffren.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures 'du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et diora-mas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face, Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face de la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 8 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition. De 8 à 11 heures, auThéâtre des Folies-Parisiennes. De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire. De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage éleetique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Goutan, phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Goutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures 30 à 9 heures 50.
- Deuxième effet, de 10 heures à 10 heures 20.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- . GUIDE DE L'EXPOSITION
- ©». isopt jours
- (Se munir du Guide illustré de VExposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à i ticket: 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp au centre de l’avenue de Ea Bourdonnais.
- Visiter les paieries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈHES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-llas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant (je 0 millions). Classe 30, habilhummus des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32. tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 00, carrosserie, — Classe 40, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 30, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. — Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. —Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines.
- Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29. maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2* partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et 'pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de I.amotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57. confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. —• Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le j ardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord,broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), G a il, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte,_ Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de là Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- I Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entre.r dans le palais par la porte centralo et visiter la section française do peinture en commençant par la. première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie iîapp, architecture et gravure.
- Voir imsuile' les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- fv'ciion rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Balais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centré : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les-sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter an premier étage par l’escalier de l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de Ea Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir ia fontaine monumentale Coutan. avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Noir les quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des.instruments de musique.
- An premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts liiiéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren: Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier do gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section do l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommesdles différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;,
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix) ; de l’exposition de Géographie (côté de la Seine),
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. — Théâtre des Folies* Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- llue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren ; ou pnv le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou ppr le Troca-dérp et le pont d'Iéria, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les .chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais dos produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Armani et Tonkin,. Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser lepontd’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition (Part rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre, dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans Ja partie haute bons restaurants.
- .Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des. travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que 1a. queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au. deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième élage: vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. G.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres. ®
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux, derrière le pavillon du Chili. .
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Derame, et ses merveilleuses transformations, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
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- SOMMAIRE : Appel à la Bienfaisance. — Chronique. — Ordre des Travaux des Jurys. — Les Gitanas à Paris. — Eclios. — Association chorale des Tunisie. — La Bourse. — Guide des Attractions. — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et Réclames.
- MM ”. — Variété :
- VESTIBULE CENTRAL DU PALAIS DES BEAUX-ARTS
- APPEL A LA BIENFAISANCE
- Une effroyable catastrophe vient de frapper notre grande industrie minière.
- Qui n’en connaît les épouvantables détails? Près de deux cents victimes ! presque autant de veuves! plus de trois cents orphelins !
- La Société des houillères de Saint-Etienne fait partie de la grande industrie française, si bien représentée à l’Exposition de 1889.
- Nous croyons que nul ne pourra passer devant l’emplacement' occupé par Y exposition des mines de Saint-Etienne, au palais des Machines (classe 48), sans prendre la résolution d’inscrire son nom sur les listes de souscription qui
- seront le Livre d’or de la charité et de la solidarité humaines.
- Le Bulletin officiel se met entièrement au service des comités d’initiative qui peuvent se former pour cette bonne œuvre.
- Il leur ouvre ses colonnes et met le salon du Bulletin officiel à leur disposition.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- CHRONIQUE
- Si l’on ne prend pas très prochainement des mesures pour égayer les soirées de l’esplanade des Invalides, un grand nombre d’établissements fermeront et cela deviendra encore plus triste — ce qui n’est pas peu dire.
- Une délégation d’exposants est allée trouver M. Spuller et M. Etienne pour présenter leurs doléances.
- Nous ne doutons pas un instant que la commission coloniale ne s’ingénie à donner des l’êtes, à créer des distractions spéciales à l’Esplanade, à y attirer et à y retenir le public.
- J’ai rencontré, hier, au buffet de l’Hôtel de Ville, M. Bartholdi, le célèbre auteur de la statue de la Liberté éclairant le monde : il rayonnait et il y avait de quoi, franchement.
- — Vous triomphez, pour la seconde fois, lui dis-je.
- — Oui, je suis bien heureux de la cérémonie d’aujourd’hui, me répondit-il : on a beau dire, être acclamé dans son pays, c’est toujours mieux.
- L’éminent sculpteur me pria alors de rectifier une erreur qui s’est accréditée à propos de sa statue.
- — Celle que l’on vient d’inaugurer à la pointe de l’île des Cygnes n’est pas du tout une réduction de celle qui s’élève à l’entrée de la rade de New-York, c’est l’édition première, le modèle original, édifié tout d’abord et qu’on n’a fait qu’agrandir pour exécuter la gigantesque statue qui est là-bas.
- « Ce modèle était même condamné à être détruit; c’est alors que les Américains l’ont demandé et l’ont fait couler en bronze pour l’offrir à la ville de Paris. Comme dimension, il est juste au quart linéaire de la statue de New-York. »
- Je remerciai M. Bartholdi de ses explications, et je continuai :
- — Pardon de vous importuner encore, mais est-ce sur vos indications que la statue a été placée face à Paris et regardant l’île des Cygnes, au lieu de regarder la Seine ? Cela a choqué tout le monde.
- Le fait est que rien n’est plus disgracieux que de voir uniquement, de la Seine, un grand piédestal nu, continué par le derrière de la draperie antique qui enveloppe la Liberté.
- Il semblait absolument logique que cette belle figure allégorique, le flambeau à la main, regardât la Seine et souhaitât, pour ainsi dire, la bienvenue à tous ceux qui entrent dans Paris par ce côté du fleuve.
- A New-York, la Liberté regarde-t-elle la ville ou la mer? La mer, bien entendu.
- M. Bartholdi est, d’ailleurs, de cet avis; il espère que la position de sa statue sera prochainement changée : il se peut, après tout, que pour la cérémonie d’hier on ait voulu qu’elle fit face au président de la République et aux personnages officiels venus pour l’inauguration.
- Allons, vite, un demi-tour!
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- Nous ne faisons que répéter qu’ils y viendront tous, et, chaque jour, des faits nouveaux nous donnent raison.
- D’après / Indépendance roumaine, on observe depuis quelque temps une activité extraordinaire à la section du notariat du tribunal de Bucba-rest. Les employés sont sur les dents. C’est que es pétitions pour demander l’enregistrement des hypothèques pieu vent dru. Les prêteurs sont en liesse.
- « Il paraît, ajoute ce journal, que l’Exposition de Paris exerce sur nos compatriotes une fascination irrésistible. On hypothèque ses immeubles pour trouver de l’argent. Si cela continue, le papier timbré va faire prime. »
- Voilà qui est absolument typique ; vendre ou hypotnéquer ses biens pour aller à l’Exposition de Paris !
- Il est évident qu’à l’étranger l’attrait doit être étonnant et que, suivant l’expression populaire, on vendra sa chemise pour se payer le voyage au Champ de Mars.
- F. L-
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- ORDRE DES TRAVAUX DES JURYS
- Classe 20
- Mardi 9 juillet :. Peintres.
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- LES G'ITANAS I PARIS
- Tout le monde connaît les bohémiens dont les tribus nomades viennent de loin en loin s’égarer sous le méridien de Paris.
- Personne ne connaît les gitanos de Grenade, pas même les Espagnols. Que dis-je? pas même les gens de Madrid ou de Séville.
- Depuis des siècles les gitanos de Grenade n’ont pas quitté leur trou, c’est le cas de le dire : cuir ils sont troglodites. Les gitanos de Grenade sont sédentaires. Depuis des siècles ils habitent des grottes dont la porte fait une tache noire dans un mur d’une blancheur aveuglante, couronné de cactus et d’aloès qui découpent un ciel de cobalt sombre.
- En résumé, ce type extravagant, sauvage et superbe, qu’on dirait arraché d’une fougueuse esquisse de Delacroix, audacieux dans ses danses, étonnant dans sa mimique, n’a jamais franchi les limites de l’Andalousie.
- Ce que Madrid même ne connaît pas, le Grand-Théâtre de l'Exposition va le faire voir à Paris. Et ce spectacle complétera l’extraordinaire collection d’exotiques du Champ de Mars et de l’Esplanade.
- Telle a été l’idée. Mais pour arriver à l’exécution !
- Pour cela, ce fut bien une autre affaire !
- Et qui n’a pas marché sur des castagnettes? Jugez-en.
- L’ami qui s’est chargé de l’ambassade s’est tout d’abord trouvé devant un demi-sauvage qui tenait aux grottes qui l’ont vu naître, et qui n’a va.it pour ainsi dire pas conscience du monde extérieur.
- — Paris! c’est donc loin? Est-ce aussi loin que Cordoue? Peut-on y aller à pied, ou faut-il faire la route sur nos ânes?
- Tête de l’ambassadeur du Grand Théâtre!
- - Et puis, ont-il ajouté, est-il vrai que l’on a trouvé à Paris le chemin du ciel, par une. grande, grande, grande échelle, comme celle de Jacob ?
- Nouveau mouvement de l’ambassadeur !
- Vous pouvez juger par là s’il était commode de conclure l’affaire et d arriver, par-devant un notaire andalou, à signer un contrat, en vertu duquel les gitanos seraient arrachés de leurs grottes et conduits sous l’ombre prodigieuse projetée par la tour Einel?
- Il a d’abord fallu faire un choix et former une troupe obéissant à un capitan. Puis il a fa1 lu les décider un à un à venir à Paris. Puis enfin, ces choses convenues, il a fallu faire passer le notaire par-dessus Je tout. Et quel notaire? L’Opéra-Comique en montre parfois de pareils.
- La uiscussion des articles du contrat a duré de huit heures à minuit : interminable ! Tous les quarts d’heure, il fallait glisser un douro. dans la main de l’appariteur pour réveiller le nonaire, dont l’heure était passé, et qui s’endormait.
- Puis il a fallu des témoins. Le premier s’approche.
- — Quel est ton âge?
- — Vingt-trois ans.
- — Et tu n’es pas au service?
- — Non, je me suis fait exempter en donnant 500 francs à chacun des médecins.
- — Tu as de la chance. Il m’en a conté 1700 fr. pour l’exemption de mon fils.
- Et le notaire a repris son rôle, jusqu’à quelque incident nouveau.
- Tout étant conclu et signé, il a fallu embarquer la bande, la plupart n’avait jamais mis les pieds dans un wagon.
- A l’arrivée à Paris, il faut les loger, les habiller et régler leur exhibition : car tout est nature et sans convention préalable dans ce qu’ils font là-bas. Ils dansent et chantent pour leur propre agrément, sous le gai soleil de l’Andalousie, cette merveilleuse préface de l’Orient.
- Leur état social, ou pour mieux dire intra-social est tel qu’il leur a, de tout temps, atiiré 'es fou lires, les vengeances et les noires légendes des puissants et superstitieux airmilieu (lesquels ils sont cantonnés.
- Et l’on y était d’aulant plus porté, que les femmes gitanas sont fort expertes dans l’art de dire la bonne aventure. Elles sont nécromanciennes et chiromanciennes de naissance.
- Leurs coutumes intimes sont un mystère pour les populations qui les environnent. G est. ce mystère qui les a fait souvent accuser de faire des sacrifices humains et (te boire du sang d’enfants égorgés dans certaines cérémonies.Le peuple qui ignore suppose tout !
- De leurs croyances et de leur culte on ne sait que ceci, c’est qu'ils sont les derniers reflets de vieilles religions asiatiques disparues depuis des siècles. Mais nul n’es.t admis à les pénétrer.
- Que dire de leurs danses? Elles sont loin, bien loin des acrobaties malsaines qui ont fait la fortune éphémère de la Goulue ou de Grille-d’Egout.
- Elles sont le plein épanouissement des joies et de^ passions de la vie, l’amour surtout. '
- C’est l’expression la plus vraie, la plus franche, la.plus gracieuse et la plus crâne des petits drames intimes qui remplissent la vie de ces enfants du grand soleil et de Ja bonne liberté.
- Rien d’absolument léglé, rien de compassé. La nature seule leur dicte cette mimique expressive (fui surprend et étonne le civilisé et qui ne tarde pas à le charnier, comme tout ce qui est sincère et vrai.
- Quand un gitano et une gitan a dansent pour exprimer la joie qu’ils éprouvent de s’aimer, quand le gitano s’enhardit, quand la. gitana recule effarouchée, puis accorde un baiser à son bien-affilé, toujours chorégraphiquement, la mimique est si juste, si précise,'si exacte, si nature, que toute parole serait inutile pour expliquer les sentiments des danseurs.
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- ÉCHOS
- Les Entrées à l'ËxposIüon
- Le chiffre des entrées payantes s’est'élevé, hier vendredi, à 82,726.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la môme
- journée :
- R1' étage................... 6.722
- Du 1er au 2>ne........... 4-, 258
- 2me étage direct.......... 1.886
- Du 2e étage au sommet ... 3.754
- En tout.............. 16.620
- Pour la Eêtc Nationale
- Au bois de Boulogne sera la société des trompes de chasse la Saint-Hubert, et au bois de Vincennes la société le Bien Aller.
- Les.trois orchestres de cinquante musiciens dont nous avons déjà parlé seront conduits : celui de la place du Palais-Royal par M. Doussaint-, celui de la place-de l’Hôtel-de-Ville par M. Mêlé, et celui de la place de la Bastille par Al. Galle, tous trois chefs d’orchestre connus.
- Les promenades-visites
- Dimanche matin, à dix heures, réunion devant le pavillon de la Presse pour la onzième promenade-visite organisée par la Société centrale du travail professionnel, qui sera conduite.par M. G.-L. Pesce,
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- ingénieur des arts et manufactures. On visitera les machines-outils et engins de levage.
- Les explications que le conférencier fournira aux visiteurs et les expériences auxquelles il les fera assister donneront à cette réunion un grand attrait et permettront d'en tirer un réel profit.
- Les dames seront admises.
- Au Congrès d’agriculture
- Jeudi, à deux heures, a eu lieu la séance d’inauguration, sous la présidence de M. Méline, président de la Chambre <Fs députés, qui avait à sa droite M. Lave, ministre de l’agriculture, et à sa gauche M. Duchartre, membre de l’Institut, président de la quatrième section.
- Sur l’extrade on remarquait MM. Gomot, Dévoilé, Tisserand,directeur de l’agriculture; de Dam-pierre, président de la société des agriculteurs de France; Foucher de Gareil, président de la société nationale d’encouvagement à l’agriculture; Dehé-rain, membre de l’Institut, professeur au muséum d’histoire naturelle, secrétaire général du congrès, et les présidents et les secrétaires des différentes sections.
- Trois discours ont été prononcés, le premier par M. Méline, le second par M. Dehérain et enfin le troisième par M. Faye au nom du gouvernement.
- Ensuite a eu lieu une réunion des membres du congrès dans Fs sections pour procéder à la composition des bureaux.
- Les séances générales auront lieu dorénavant au palais de la Chambre des députés.
- Les travaux du congrès ont été préparés d’une façon très remarquable par de très nombreux rup ports avant trait aux six sections dans lesquelles se divise le congrès.
- Ces rapports, distribués gratuitement à tous les membres, servent de base aux discussions.
- Vendredi matin à neuf heures et l’après-midi à deux heures, séances dans les sections.
- Lundi prochain, 8 juillet, à neuf heures du matin, séance générale ; à deux heures de. l’après-midi, séances des sec.ions.
- Les concerts an Champ de Mars
- Ce soir samedi, de huit heures et demie à dix heures et demie, au kiosque n» 4 (jardin haut, côté Suffren), concert donné par Y Harmonie du Raincy, sous la direction de son chef, M. Jules Chambroux.
- Demain dimanche aux mêmes heures, concerts :
- Au kiosque n° 1 Y Union chorale mixte et symphonique de Plaisance, dirigée par M. Sioesser 120 exécutants, chœur de dames. — Messieurs. — Orchestre).
- Au kiosque n° 2 Y Harmonie des Indépendants, dirigée par M. A. Iieavé.
- Au kiosque no 3 la Société chorale de Belleville, dirigée par M. Jouain.
- Au kiosque n° 4 Y Harmonie des Touristes lyonnais','dirigée par M. F. Godefroy.
- A la galerie Desaix
- Une audition à deux pianos a été donnée hier soir, de neuf heures à onze heures, par Mme et M. H. O’Kelly, qui se sont fait entendre et applaudir par un auditoire très choisi.
- Voici, du reste, les morceaux qui étaient au programme :
- Marche héroïque, Souvenir de Blidalq.et des variations sur un théine de Beethoven, de Saint-Saëns; Tarentelle de G. Pfeiffer, et le grand duo sur Don Juan, de Mozart; inutile de dire si tous ces morceaux ont été bien rendus, les applaudissements des cinq cents personnes présentes sont la pour le prouver.
- Les Visiteurs
- Le duc d’Aumale est venu, hier, visiter l’Exposition. Il était seul à son arrivée, mais il n’a pas tardé à être fort entouré.
- Le prix des Tickets
- A la porte Rapp, jeudi soir, jour de la grande fête de nuit, où, comme on le sait, l’entrée était de cinq tickets, le cours était de'l franc le ticket, pendant toute la soirée.
- Les pelouses e< les massifs
- Malgré l’affluence de visiteurs qu’avaitatdréslafête de nuit, il n’y a eu aucun dégât avant-hier soir et hier matin les jardiniers ôtaient ravis quand ils ont constaté que leurs Heurs et leurs plates-bandes étaient intactes.
- Nous croyons que l’administration a définitivement trouvé le meilleur système de clôture pour préserver les pelouses. Il consiste en trois forts fils de fer fixés à des fers à T placés verticalement.
- Ouvrier imprudent à la Tour
- Un ouvrier serrurier nommé Thomassin, âgé de qriaiaiite-trois ans, travaillait, hier matin, à la première plate-forme de la Tour Eiffel, à l’installation d’une sorte de passerelle sur la cage de l’ascenseur. Aussitôt que la Tour fut ouverte aux visiteurs un sous-chef du contrôle l’avertit d’avoir à suspendre son travail, que leva et vient de l’ascenseur rendait dangereux.
- Thomassin ne tint pas compte de cet avis qui lui fut répété deux fois. Une heure plus tard, au moment où il était penché au-T ssus du vide, l’ascen-ceur arriva et le heurta violemment. Le malheureux a eu le maxillaire inférieur fracturé; il a été transporté à l’hôpilal Necker.
- Les Enfants
- Au cours de la journée d’hier, quatre enfants de trois à sept ans ont été séparés de leurs parents et se sont perdus dans la foule. Us ont été conduits par des agents au commissariat de police où ils ont été réclamés au bout de quelque temps.
- Trouvaille
- On a trouvé hier dans le. Champ de Mars et déposé au commissariat de police un portefeuille cou-tenant pour 700 franes environ de billets de banque étrangers.
- Le propriétaire est venu le réclamer ce matin; c’est un Hongrois qui a été très heureux d’être remis en possession de son bien.
- Visite à la Tour Eiffel
- Le syndicat des ingénieurs mécaniciens anglais (mechanical Engineers), présidé par M. Cockrane, a visité hier matin la Tour.
- M. Eiffel a reçu et accompagné lui-même ces messieurs, qui étaient au nombre de trois cents environ.
- Dès huit heures et demie, afin que le service des ascensions du public ne fût point interrompu, l’ascenseur Otis de la pile Sud et l’ascenseur Edoux avaient été mis à leur disposition.
- La visite s’est terminée par un grand déjeuner à la première plate-forme, sous la présidence de MM. Cockrane et Eiffel.
- Nous informons ces messieurs que la liste complète de Furs noms paraîtra dans le numéro de demain et -pie trois cents numéros marqués au timbre du Figaro seront déposés aux bureaux de la tour EiiFl, pour leur être distribués gratuitement en souvenir de Fur ascension, au nom de la direction du journal.
- Visile présidentielle
- Le président de la République viendra lundi à l’Exposition.
- Les Exposants américains
- Jeudi, la plupart des exposants américains n’ont pas découvert leurs vitrines. Mais ils avaient remplacé les toiles vertes par d’immenses drapeaux aux couFurs nationales.
- C’était l’anniversaire de l’Indépendance des Etats-Unis.
- C"S décorations, très pittoresques, avaient attiré beaucoup de monde.
- Les Visiteurs de marque
- - On annonce que le prince de Iiohenlohe, stat-tlialter d’Alsace-Lorraine, viendra prochainement à Paris, pour visiter l’Exposition.
- Autre visite pour le mois poochain: celle du grand-duc héritier de Bade et de sa femme, la princesse Hilda de Nassau.
- Enfin on télégraphie de Biarritz que le prince Takahito d’Arizougawa, du Japon, le vicomte de Tanaka, ministre du Japon à Paris, Madrid et Lisbonne, M. T. Saitow, maître des cérémonies de l’empereur du Japon et maître de la cour du prince Maromo, attaché à la légation du Japon à Paris; M. Silvani, courrier de la légation du Japon à Paris, et leur suite, ont quitté Biarritz, venant de Madrid et âe rendant à Paris.
- ASSOCIATION CHORALE DES “ MM ’’
- MUNTRA MUSIKANTER (JOYEUX MUSICIENS)
- Association de V Université d’IIelsingfors
- Cetle société es.t composée de jeunes gens chanteurs amateurs sortant des meilleures familles. Ils ont fait leurs études à l’université et beaucoup d’entre eux occupent déjà des emplois dans les administrations du grand-duché.
- Leur programme est composé de chants populaires finnois, un peu mélancoliques, de chants suédois, beaucoup plus gais, d’airs Scandinaves, de chants de guerre ainsi que des marchas des armées de Gustave-Adolphe et de Charles XII.
- On sait que les Finnois furent comptés parmi les meilleurs soldats, et qu’ils s’entraînaient au moyen de chants guerriers. Chacun se souvient encore des succès obtenus par les chanteurs suédois qui remportèrent les palmes dans les concours de 1867 et dans les concerts du Trocadéro en 1878.
- La société finlandaise, toujours en rapport avec ses frères suédois d’Upsal, a été très bien reçue à Stockolm et à Gopet bague; elle fut même invitée par le roi de Danemark, et depuis quelques années, tous les ans, par S. M. l’empereur de Russie.
- Tel est l’historique deces deux concerts, dont l’un est.donné aujourd’hui et dont .l’autre sera donné le lundi 8 juillet.
- RHUM DE L'ÉTOILE Recommandé
- Exposition d’Haïti [porte Suffren)
- BARBANGOURT & C'ic, Port-au-Prince
- PLUSIEURS MÉDAILLES
- VARIÉTÉ
- TUNISIE
- GROUPE I
- Le groupe I de l’exposition tunisienne a été organisé par M. de LaBlanchère, directeur du Service des Antiquités et des Arts, institué depuis quatre ans dans la Régence. Ce service est naturellement le principal exposant. Mais, à côté de lui, plusieurs particuliers ont envoyé tout ou partie de leurs collections, qui forment un ensemble donnant exactement l’idée des richesses artistiques et archéologiques de l’Afrique. Déplus, divers artistes de France, que leurs voyages en Tunisie ont amené à reproduire les types des populations ou des aspects curieux du pays, exposent également leurs œuvres. Enfin, le Ministère de l’insiruction publique et des beaux-arts, dont M.- de La Blanchère est le délégué près la résidence générale, a bien voulu que l’exposition des missions archéologiques et scientifiques envoyées par lui en Tunisie depuis l’occupation française figurât dans les locaux de la section tunisienne. Le groupe I de cette section représente d >no d’nne manière complète l’activité française en Tu isie dans le domaine de l’archéologie, de la science et des beaux-arts. Il représente surtout l’état actuel d’une vaste enquête entreprise par le service sur 1e passé de ce pays, jadis si florissant,, aujourd’hui si déchu. Retrouver d’une façon précise la mesure et les causes de sa prospérité aux époques heureuses de son histoire, c’est éclairer, c’est guider sûrement les efforts de ceux qui préparent sa renaissance. Il importe de savoir et de montrer quelles ont été ses ressources, ses industries, sa production,, ses arts, sa population, comment il a pu être une des plus riches contrées du monde, et de donner pour exemple à l’action de la. France dans l’Afrique du nord ce grand précédent de la culture punique et de la colonisation romaine.
- Par suite, l’exposition du groupe I a surtout un caractère rétrospectif. Elle occupe particulièrement quatre salles; mais elle contribue à la décoration de plusieurs autres.
- Dans le patio, le pavement de la portion découverte est fait par une mosaïque romaine provenant de Carthage. Cette pièce, d’un dessin d’assez basse époque, mais d’une exécution technique excellente, représente, dans une zone circulaire, les douze mois de l’année, figurés par des personnages vêtus, accompagnés d’attributs variés, et, dans les écoinçons, les quatre saisons, également personnifiées, vêtues et munies d’attribut ; une bordure d’animaux sert de cadre. La mosaïque, dans son ensemble, a 7 m. 40 sur 8 m. 35; extraite expressément pour figurer à l’Exposition, et encore inédite, elle a été enlevée et replacée par les soins du directeur du service. Elle appartient par moitié au gouvernement et à M. Alphonse Busuttil, de Tunis, dont les droits sont à vendre, à charge de traiter ensuite avec l’Etat.
- Le fond du portique du patio est décoré de huit panneaux de faïence, tunisiennedatant, du siècle
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- dernier, et provenant de portions démolies du palais beylical duBardo. Deux au moins sont uniques. Tous représentent une industrie des plus intéressantes, presque entièrement perdue en Tunisie, et qu’il y aurait grand avantage à faire re-lleurir, s’ilso peut. Deux autres panneaux du même genre ornent d’autres parties du patio; et six,^dônt deux cachés par des draperies, décorent le Salon d’honneur.
- La salle située sous la coupole de la mosquée ' de Kairouan est consacrée aux aspects actuels de la Tunisie. Des aquarelles de MM. Rmillet, Simond, Cox, et Lallemand les reproduisent d’une façon saisissante dans leur brillante diversité._ Au sortir de cette salle, sous le portail, les deux niches ^latérales contiennent chacune une slele dediee à Saturne.
- Ces stèles ainsi que huit autres placées dans une salle voisine, appartiennent au musée du Louvre, auquel elles ont été offertes par le service des antiquités. Elles proviennent du sanctuaire de Saturne, dans l’ancienne ville de Thignica (Aïn-Tounga); elles y ont été mises à jour par les fouilles du service, en 1888. Elles sont importantes, par les représentations et les inscriptions qu’elles portent, pour l’histoire des cultes dans l’Afrique romaine.
- La salle de la Carte, qui les renferme presque toutes, est à gauche de la salle sous coupole en venant du patio. Ses murs sont décorés de quatre panneaux de faïences modernes, qui permettent d'apprécier mieux encore les produits plus anciens de cette même industrie.
- L’un des murs de cette salle est garni, au milieu, par une carte de la Tunisie ancienne et moderne au 200,000e, travail de géographie comparée, du à la maison Erhard, de Paris. A côté figurent un tableau de M. G. Pinel, représentant une Femme des tribus du Sud. et des photographies de la maison Garrigues, de Tunis.
- En face se voient : d’abord deux mosaïques romaines, du musée Alaoui, l’une provenant de ' Sousse, représentant un Chasseur attrapant des canards dans un fourré de papyrus) l’autre, venue de Sidi-el-Hani, et représentant une Tête de Glaucus, qui est peut-être le plus bel échantillon que l’Afrique ait fournie de l’art du mosaïste; — entre les deux, la reproduction en couleur d’une autre mosaïque romaine, découverte dans l’oasis de Gafsa, l’ancienne Capsa, et qui représente le Cirque ; elle est due au pinceau de M. le Dr Yeillon ,• — ensuite deux aquarelles et quatre photographies de M. le Dr d’Estournelles, représentant des sites de Tunisie, particulièrement de la Marsa, résidence de S. A. le bey pendant toute l’année, et du résident général de France pendant l’été; — puis un dessin de la mosaïque exposée dans le patio; — puis un tableau de M. S. Yinel, représentant Toued Gabês près de Djarra ; — une aquarelle de M. Bourrassié représentant un musicien nègre ; — et six carreaux de terre cuite d’époque chrétienne particulièrement curieux. Ils proviennent : cinq de Gillium, aujourd’hui Kassrin, et un, dû à M. Mangiavacchi, de Lamniana. aujourd’hui Henchir-es-Selloum; ils appartiennent au musée Alaoui, au Bardo, où le service des antiquités et des arts a rassemblé les collections dont les spécimens forment son exposition actuelle. Sur ces monuments sont figurés, avec un art des plus grossiers, mais plein de caractère, des animaux ou des scènes bibliques : l’un porte le Sacrifice d’Abraham, l’autre, Jonas sortant du monstre, un troisième, la rose mystique avec une invocation à la Vierge.
- Contre ce même mur sont exposées trois planches d’un travail de M. delà Blanchère sur Y aménagement de Veau dans l’Afrique ancienne. Frappé de l’impossibilité apparente où serait la Tunisie actuelle, qui souffre tant de la sécheresse, de nourrir la population énorme que les textes des auteurs et les ruines dont le sol est couvert nous y montrent aux temps anciens, l’auteur a cherché si vraiment les conditions climatériques étaient, à l’époque romaine aussi radicalement' autres que l’on pourrait le supposer. Il s’est promptement rendu compte qu’il n’en est rien, et que la différence n’était pas si immense qu’on l’avait cru d’abord. Il y avait plus d’eau en Afrique, mais il n’y en avait pas beaucoup plus. Seulement aucune portion n’en était livrée à elle-même. Depuis les ravins des montagnes jusqu’aux plaines et à la mer, toute l’eau courante était aménagée, suffisait à arroser le pays, et n’y causait pas les dégâts qu’occasionnent, chaque hiver, les crues suivies d’une sécheresse absolue.
- L’Afrique du nord est littéralement couverte d’ouvrages hydrauliques, dont plusieurs avaient déjà été isolément décrits et étudiés. L’auteur a pris pour type le versant est du massif du Zaghouan, la plaine de l’Enfida : il expose le système complet d’aménagement de leurs eaux, et reproduit les travaux d’art faits sur l’Oued-Boul et l’Oued-Kastela. Il en tire la conclusion consolante qu’il n’y a point d’empêchement théorique, d’impossiblité résultant de causes naturelles invincibles, au rétablissement de l’état ancien.
- Cette même salle renferme encore une aquarelle de M. Saladin, représentant le Mausolée des Fla-vtus à Kassrin, deux tableaux de M. Pinel, et une
- reproduction de la mosaïque du musée du Bardo, où est figuré le Triomphe de Neptune. Cette mosaïque, une des plus belles que l’on connaisse, est la plus grande qui ait jamais été enlevée, transportée, replacée. Mise au jour à Sousse, l’ancienne Ua-drumète, par le 4e régiment de tirailleurs, elle a été placée, par la direction des Antiquités,_ dans la grande salle du musée : elle a plus de 150 mètres carrés.
- Enfin, le milieu de la pièce est occupé par un plan en relief des temples de Sbcilla, l’ancienne Sufe-tula, de la cour qui les entoure et de la por te triomphale qui donne accès à celle-ci. Ce modèle a été exécuté pour la direction des antiquités et des arts, par MM. Saingery et Merlet, sous la direction et d’après les relevés de M. IL Saladin, architecte de la section tunisienne.
- La salle suivante, salle du Tombeau, qui s’ouvre d’autre part sur le jardin, est occupée au milieu par une double vitrine qui enveloppe une reproduction en grandeur d’un tombeau punique de Carthage. Cette construction, exécutée par la direction des antiquités et des arts, donne exactement le type des sépultures découvertes, il y a quelques années, par les fouilles du service des travaux publics. Le spectateur est supposé au fond du puits sur lequel s’ou-
- vrait chaque caveau ; la dalle de fermeture est en place, et c’est par un trou pratiqué dans la paroi que l’on regarde l’intérieur : on y aperçoit la sépulture telle qu’elle était au moment de la découverte. Le squelette, les poteries, les plats, la lampe sont replacés ainsi qu’ils étaient. Seul, le cothon corinthien, qui date le monument et le reporte au cinquième ou au sizième siècle, a été rattaché à la voûte, où sans doute il était suspendu et d’où il était tombé en se brisant du fond.
- Des deux vitrines qui flanquent le caveau, l’une appartient entièrement à deux exposants, M. le commandant Marchant et S. IC le cardinal Lavi-gerie.
- Ce dernier, qui a réuni à Saint-Louis de Carthage, par les soins éclairés du B. P. Delattre, des collections considérables, a envoyé un petit nombre de pièces empruntées à ce musée. Dans ce lot on remarque plusieurs stèles puniques dédiées à Tanitet à Baal Ilammon, dieux protecteurs de Carthage, et dont on peut voir des centaines d’exemplaires à la Bibliothèque nationale, à Paris; quelques spécimens des épitaphes du cimetière des esclaves et affranchis de la maison impériale, découvert par le R. P. Delattre, un Bélyle, ou pierre sacrée des anciens Carthaginois, et plusieurs têtes de diverses
- EXPOSITION DE IA COMPAGNIE IJEBJG
- Pï'osiïlilw alimoihaire*». Section («pmi «FOï's&y)
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- La Compagnie Liebig a été fondée à Londres, où elle a son siège, avec la coopération du baron Liebig, inventeur et créateur du procédé spécial pour la fabrication de l’Extrait de viande.
- L’Etablissement principal de la Compagnie est situé à Fray-Bentos, sur le fleuve Urugay, Amérique du Sud, Il forme,_ avec d’autres propriétés possédées par la Compagnie, un total d’environ 35,000 hectares, ce quilui permet, avec l’adjonction de prairies prises en location, d’entretenir un stock permanent d’environ 40,000 têtes de bétail. H y est employé environ 1000 ouvriers et pendant la saison d’été, de novembre à juillet, 1000 à 1200 bœufs y sont abattus journellement pour la fabrication de l’Extrait de viande Liebig.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- époques, remarquables à plusieurs égards : la plupart sont des portraits, où le caractère personnel est marqué d’une façon frappante ; l’une d’entre elles est un Auguste .jeune, voilé en pontife, qui est célèbre à juste titre.
- M. Clément Marchant, outre une tête de Sërapis, un très curieux chapiteau à figures et une dédicace gravée sur un fragment de tête égyptienne qui se trouvent dans d’autres endroits de la salle, expose dans cette vitrine une très intéressante série. Ce sont également des têtes d’empereurs et de particuliers d’époques très diverses, depuis les informes essais de l’art africain au berceau jusqu’aux produits non moins barbares de l’art byzantin au déclin. Quelques stèles puniques et épitaphes romaines, semblables à celles de Saint-Louis, quelques fragments parmi lesquels un chapiteau ionique curieux et un cippe à inscription grecque, un bas-relief qui représente un homme assommant un taureau, une stèle où la tête du bœuf est posée sur l’autel, une autre où le type sémitique du personnage est accusé comme à plaisir, une petite d’albâtre cypriote et deux têtes en pierre calcaire, d’un faire sommaire mais puissant, sont les morceaux les plus saillants de cette suite, qui provient presque tout entière de Carthage.
- L’autre vitrine accolée au tombeau est presque entièrement occupée par le Musée Alaoui, création du Service des Antiquités et des Arts, qui a été inauguré le 7 mai 1888. La plus grande partie est garnie d’objets provenant de Carthage et d’époque carthaginoise.
- Le rayon supérieur présente des spécimens de la poterie punique la plus ancienne, dont deux types également se retrouvent sur le rayon inférieur. Ce sont des vases faits au tour, de forme assez élégante et spéciale, caractérisés par les filets de peinture rouge et noire disposés en zones sur la panse ; l’un d’eux offre des zigzags arrondis qui rappellent de loin le décor des poteries tunisiennes modernes. Ces pots se retrouvent depuis les plus anciennes sépultures de Byrsa jusqu’aux temps tout voisins de l’époque romaine ; ceux qui garnissent le tombeau appartiennent à cette série.
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- Montée du fer au 2e étage, par les escaliers Nord et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest.
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- Montée au Ier étage, par les piles Est et Ouest.
- Descente dit étage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- Montée au 2e étage :
- En partant du sol, par la pile Nord;
- En partant dn 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du 2e étage:
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Snd;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et 3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
- RHUM DE L’ÉTOILE
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- Groupe VII. — Classe 72
- Nous avons eu l’occasion de goûter le rhum de M. Barbancourt, d’Haïti. Pur extrait de la canne à sucre qui, on le sait, est un des importants produits de l’île, ce rhum pour lequel son propriétaire a obtenu des récompenses dans tous les concours et expositions auxquels il a pris part, est déjà très apprécié. Voilà véritablement le rhum d’Haïti posé, car celui-ci est tout simplement exquis. Le goût suave de cette liqueur dépourvu de tout empyreume, sa pureté, son arôme, sa couleur nous font prévoir une terrible concurrence pour les rhums des autres îles et colonies, car M. Barbancourt, grand industriel, possède aux environs de Port-au-Prince, dans la grande et belle plaine du Guide-Sac, une magnifique usine dont la production, actuellement de cent barriques par mois, s’accroît sans cesse sous l’habile direction de ses chefs.
- Pour tous renseignements, s’adresser à M. Barbancourt, à l’Exposition, section d’Haïti, ou rue de Naples, 29.
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- LA BOURSE
- La lin de la liquidation est digne de son commencement et le détachement des coupons ne stimule pas du tout le marché. On reste au calme plat. Le comptant ne se décide pas encore à intervenir. Il laisse la rente française perdre le cours de 84 et paraît vouloir attendre des prix plus bas encore pour employer les énormes ressources dont il dispose.
- Toute la cote est atteinte «de la môme anémie. Les valeurs de crédit n’ont lien à en vier aux valeurs indistrielles, qui elles-mêmes ne peuvent pas recruter d’acheteurs sérieux.
- Il n’y a môme pas d’exception pour les fonds étrangers dont la lourdeur est manifeste. Les places allemandes n’osent pas pousser à la hausse, craignant des réalisations pour le compte du marché parisien. C’est le monde renversé.
- Il faut donc attendre. Dans quelques jours, les capitaux disponibles auront beau jeu.
- Voir à la Section Anglaise
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- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Pcdciis des Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 8 heures a 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coûtait.
- De 2 heures à 0 heures : Grand-Théâtre de l’Exposi-
- tion et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des républiques américaines. — Représentations de jour Promenoir avec exposition et bars. Les célèbres marionnettes de Barnard pendant les cntr’actos.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand*Théâtre de l’Exposition. — Les vaguer de la mer, ville japonaise, orchestre hongrois, divertisse' ment, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face delà rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l’avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de l’avenue deSuffren.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama cle la Compagnie transatlantique et diora-mas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face, Czojrda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc. '
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village clés colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOTJT-PARIS, en face de la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Pcdais du ministère cle la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grancl-Théâtre de l’Exposition. De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes. De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Cadre. De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 80 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les_ soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Goutan, phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Goutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures 30 à 9 heures 50.
- Deuxième effet, de 10 heures à 10 heures 20.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L’EXPOSITION
- o:ra.. tsoipt jours
- (Se munir clu Guide illustré de l'Exposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket: 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 3G, habillements des deux sexes. _ Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32. tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, tiis et tissus de lin. — Classe 30, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. — Classe 43, chasse et pèche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines. Galerie dx trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2^ partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse,
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57. confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe '54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par ,1e pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté dx l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique. Forges du nord,broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Cnil, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue do Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de Va,venue de Suffren. — Rue des Nations, Perse,_ Egypte.. Sium. Maroc, Japon, Restaurant roumain,' Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, .Hawaï, Guatemala, Paraguay, Republique dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de poiniure en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six. salles suivantes du môme côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin: peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du PalaL comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais première Allemagne; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier do l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-vvôge; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les'neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de renseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Coulan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le. soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir les quelques constructions placées à. droite et à gauche cle la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue do Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre do la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique..
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée ; galerie côté de l’avenue de.Suffren: Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par .l’escalier de gauche. En face l'escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dé Suffren,près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des differents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de.phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l'intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. —Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenne de Suffren ; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par lu Troca-cléro et le pont cl’Iena, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de ITlabitalion. — Les constructions'de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoirës, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade dos Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annarn et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des co-! tonies, palais central des colonies, Coehinchine et j Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-1 Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère. do la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, .grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par lé-chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux, trésors d’église; à ia sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapporLées par les explorateurs. Visiter la grandô salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble cle l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales cle la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre-dans la grotte, sous la cascade du. centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de.plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des. travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Oltis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier éiage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage: vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro. Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième élage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance cle 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée, dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre Je l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux, derrière le pavillon du Chili.
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- Le Numéro : 15 Centimes
- Lundi 8 Juillet 1889
- 2e Série. — N° 55.
- BULLETIN OFFICIEI
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- (près de la Direction Générale de ïExploitation).
- SOMMAI HE : Chronique. — Ordre des Travaux des Jurys. — Echos. — Un nouveau Théâtre. — Les Médailles des Beaux-Arts. — Programme du Grand Bal donné Le mercredi 10 juillet. — Variété : Tunisie (suite). — La. Bourse. — Guide des Attractions. — Guide de l'Exposition en sept jours. — Annonces et Réclames.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- CHRONIQUE
- Nous exprimions ici même, il y a quelques semaines, la crainte vague que l’Exposition universelle de Paris fût la dernière de ce genre, au moins d’ici à quelques années. Eli bien ! nous voilà détrompés.
- La presse anglaise se met en campagne : elle pousse le gouvernement et le parlement de la 'Grande-Bretagne à organiser très promptement une Exposition universelle à Londres.
- Et. ils n’y vont pas de main morte : ce n’est pas dans dix ans, ni même dans cinq ans; c’est tout de suite, c’est en 1891 !
- Voilà peut-être qui est un peu précipité.
- Il était fatal que le succès inouï et incontestable de notre Exposition dût faire ouvrir l’œil à nos voisins; et nous ne nous en plaignons nullement : au contraire.
- Voilà des luttes courtoises comme nous les aimons : la concurrence est l’âme du commerce, et cette vérité est surtout vérité quand il s’agit •d’expositiors.
- Les Anglais déclarent qu’il est de la dignité de la Grande-Bretagne de prouver qu’elle est capable de donner un spectacle aussi brillant que •celui qu’offre Paris cette année. Ils insistent sur ce fait que ce sont eux qui en 1851 ont organisé la première exposition internationale, et signalent tout l’intérêt qu’il y aurait à montrer, à quarante ans de distance, les progrès réalisés par l’industrie anglaise en même temps qu’à rappeler au monde le développement remarquable qu’a pris la puissance de l’Angleterre.
- Parfait! Que Londres rivalise avec Paris; que Londres fasse plus grand et plus magnifique si c’est possible, et nous nous en féliciterons au point de vue du progrès universel, du progrès humain, qui est le but suprême !
- Mais, en 1891, nous croyons que c’est trop tôt : on'ne rouvre pas, à si peu de distance, ces assises solennelles de la paix et du travail ; on ne dérange pas l’univers tous les deux ans, ou sinon l’on s’expose à des répétitions, à des redites.
- Sauf quelques inventions nouvelles, que verra-t-on ? La reproduction presque exacte des produits et des objets exposés en ce moment à Paris.
- Il est matériellement impossible de faire du nouveau, absolument du nouveau en deux ans ; les exposants de tous les pays ont fait cette année un grand effort; ne leur demandons pas plus qu’il n’est humainement possible de faire.
- Donc, que nos voisins les Anglais se calment ; qu’ils se recueillent un peu, qu’ils méditent et combinent une colossale exhibition, mais d’ici à cinq ou. six ans.
- Nous irons et nous espérons bien y briller encore quelque peu, même sur les bords de la Tamise.
- A
- Il sera dit que l’exotisme le plus varié, le plus étrange, le plus inconnu, sera acclimaté à l’Exposition de 1889.
- Déjà, à l’esplanade des Invalides, campent des peuplades qui n’avaient jamais pénétré en Europe et qu’aucun Parisien n’avait jamais vues; mais on va faire plus encore.
- On a réussi à amener du fond de l’Espagne, du fond des habitations sauvages qu’ils occupent dans les flancs des rochers aux environs de Grenade, dix femmes gitanas, cinq hommes et deux enfants.
- Ah ! ce ne sont pas là des danseurs d’opéra-comique: ce sont de rudes paysans de la race hindou, réfractaires à toute civilisation, à toute religion, des sortes de bohèmes très mystérieux,
- et, il faut le dire, entourés d’une très mauvaise réputation : ils volent les enfants, ils jettent des maléfices, ils jouent du couteau, ils sont prompts à la colère et à la vengeance.
- * Voilà bien de l’exotisme, et les amener à Paris, en pleine Exposition, était un véritable tour de force.
- Ils sont arrivés seulement vendredi soir, et ils ne débuteront (pue dans quelques jours. Ils sont si ignorants de tout que, quand on leur a proposé de venir à Paris, ils ont demandé s’ils devaient faire le voyage à pied, ajoutant qu’ils y renonçaient si c’était plus loin que Cordoue, ou bien qu’ils emprunteraient des ânes à leurs voisins. Ce qui les a fait surtout hésiter, c’est le bruit répandu là-bas, dans leurs rochers, que Paris était la proie de Jack l’Eventreur, et que les femmes n’obtenaient auprès de lui ni grâce ni merci.
- Finalement, ils sont venus en chemin de fer; après quelques jours de repos ils pourront nous donner des spécimens curieux (le leurs danses familières, où la danse du ventre (celle de l’homme et celle de la femme) jouent un grand rôle : mais nous les étudierons ailleurs en détail.
- F. L.
- ORDRE DES TRAVAUX DES JURYS
- Classe 64
- Lundi 8 juillet : assainissement de ville, vaccination, désinfection.
- Mardi 9 juillet : chauffage et ventilation (colonies).
- Classe 7
- Mardi 9 juillet, à dix heures du matin.
- Le jury examinera les produits des sections étrangères; ce sera la dernière visite.
- Classe 20
- Mercredi 10 juillet : Algérie et Tunisie.
- Classe 37
- Mardi 9 juillet, à neuf heures et demie : Algérie, Cocïiinchine, Gabon, Congo, Inde française, Nouvelle-Calédonie, Sénégal, Cambodge, Indo-Chine, Tahiti, Annam, Tonkin, Tunisie.
- ÉCHOS
- Les Congrès
- Le congrès international de l’intervention des pouvoirs publics dans le prix des denrées, a tenu, ce matin, sa séance d’inauguration, et constitué son bureau de la manière suivante : président, M. Frédéric Passy; vice-présidents, MM. Burdeau, Léon Donnât, Graham Brooks, délégué des Etats-Unis, le baron d’Estrelle; délégué du Brésil, Lalande ; secrétaires, MM. Falandreau, Lapierre, A. Buffalo vitch.
- M. Frédéric Passy a fait ressortir, en quelques mots, l’importance du congrès; son allocution a été vivement applaudie.
- ##
- Le congrès international de l’enseignement technique commercial et industriel commencera ses séances demain lundi et durera jusqu’au vendredi 12 inclusivement, sous la présidence de M. Gréard.
- Après-demain mardi, à 9 heures du matin, séance générale du congrès international d’agriculture au palais de la Chambre des Députés, à deux heures de l’après-midi, séances des sections au palais du Trocadéro.
- Les entrées
- Le ministère des finances vient de publier le fascicule de juin du Bulletin de statistique. Nous y relevons des renseignements intéressants relatifs aux entrées à l’Exposition universelle.
- Les entrées payantes jusqu’au 16 juin dernier se sont élevées à 4,414,974.
- Le chiffre correspondant des tickets jusqu’à ce même jour a été de 5,174,640.
- Les entrées gratuites (cartes d’abonnement,- d’exposants et de service) ont été pendant cette période de 586,690.
- Soit au total, 5,001,664.
- On vient de voir que le chiffre des tickets correspondant aux entrées est très supérieur à ces dernières. La différence, qui est de 759,666, provient du fait que, comme on le sait, le matin avant dix heures, le soir après six heures et durant certains jours de fête, le prix des entrées est de plusieurs tickets.
- Les entrées à un ticket ont été, jusqu’au 16 juin, de 3,879,323. Les entrées à deux tickets ont été, pour les matinées jusqu’à dix heures, de 103,510, et poulies soirées à partir de six heures, de 283,274, soit en tout, de 386,784. Les entrées à trois tickets (le jour de l’inauguratioai), de 111,294. Les entrées è cinq tickets (le 1er juin), de 37,573.
- Louable initiative
- Un exposant de la classe 55 a pris une initiative qui, nous en sommes surs, trouvera des imitateurs. La moitié du produit de la vente du dimanche 7 juillet, des jarretières fabriquées dans le palais des Machines, sera versée entre les mains du président de cette classe, au profit des veuves et enfants des mineurs victimes de la catastrophe de Saint-Etienne.
- On voit, que l’idée émise dans notre article de tête d’hier a été immédiatement adoptée et mise en pratique; elle fera son chemin et elle sera fructueuse.
- Encombrement du pont d’ïéna
- Il y aurait, croyons-nous, quelques mesures à prendre pour assurer, les soirs de fête, la circulation sur le pont d’ïéna. La sortie de l’Exposition, jeudi, a donné lieu à des bousculades inénarrables, et plusieurs de nos lecteurs nous écrivent pour se plaindre de la maladresse et de la mauvaise volonté des gardes républicains préposés au service. Si des accidents s’étaient produits, les gardes, nous assure-t-on, en auraient été la cause évidente, en formant une barrière parfaitement inutile au moment où la fête était terminée et où la foule se retirait.
- Le bal du IO juillet
- LES BILLETS
- Un grand nombre d’étrangers désirant assister au bal du 10 juillet offert, au palais de l’Industrie, par les exposants au Gouvernement et à la Municipalité de Paris, la commission de cette fête a décidé, dans sa séance du 5 de ce mois, uue des billets, au prix de 10 francs chacun, seraient déposés :
- A la direction générale des travaux, 22, avenue de La Bourdonnais ;
- Au palais de l’Industrie, porte n° 4 (avenue des Champs-Elysées);
- Et dans les principaux hôtels de Paris.
- Le bal du 13
- L’adjudicataire des buffets pour les deux bals offerts par les exposants au palais de l’Industrie a pris l’engagement de ne faire payer les consommations que moitié prix au second de ces deux bals qui, comme on le sait, est offert aux ouvriers qui ont contribué à la construction et à l’installation de notre magnifique Exposition.
- C’est là une excellente mesure qui sera très appréciée, nous pensons, par tous ceux qui sont appelés à assister à ce bal.
- La Marseillaise sera chantée, aux bals des 10 et 13, par la société chorale les Enfants de Lûlèce, avec le concours de l’orchestre et sous la direction d’Olivier Métra.
- L’affluence des étrangers
- On signale de Calais une augmentation considérable du trafic des voyageurs avec l’Angleterre par suite de l’Exposition.
- Pendant le premier semestre de cette année, le trafic via Calais-Douvres a été de 133,711 passagers, via Boulogne-Folkestone de 42,141, via Dieppe-Newhaven de 49,041.
- Ces chiffres offrent une augmentation de 56,635 passagers sur la période correspondante-de 1888, dont 25,822 pour Calais et 30,813 pour Dieppp.
- Quatre trains spéciaux sont partis hier de Budapest, amenant 1,300 Hongrois à Paris; deux de ces trains, avec 450 voyageurs, suivent la route de Bruck-Vienne ; les deux autres passent par Turin.
- A la Plaza de Toros
- On a introduit, hier, à la Plaza de toros, élevée rue de la Fédération, à Grenelle, les coutumes espagnoles. Le torero Lagartija a tué un taureau, ce qui lui a valu les acclamations d’une partie du
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- public et les protestations de l’autre. C’était un taureau fort paisible, une pauvre bête sans la moindre furie, qui paraissait plutôt ennuyée qu’agacée des passes de cape des autres toreros. Lagartija, après avoir choisi une épée, s’était avancé vers l’animal.
- Le premier coup n’ayant fait que le blesser, le taureau s’élança hors de l’arène, dans l’allée circulaire qui sépare la piste des spectateurs. On ouvrit une porte de cette seconde enceinte et il rentra dans l’arène, où deux nouveaux, coups d’épée du matador lui donnèrent la mort. Un spectateur s’évanouit, pendant que Lagartija, l’épée rouge de sang, saluait la loge du président de la course. Un instant après, des mules emportaient le cadavre du taureau. Si Lagartija a été acclamé, si on lui a jeté des oranges, des éventails, des gants, des cigares, d’autre part certains spectateurs ont si violemment protesté, que la police a dû intervenir pour dresser procès-verbal de l’incident.
- La Fête du 4 juillet à la section américaine
- Jeudi, à l’occasion de l’anniversaire de l’Indépendance, de nombreux exposants américains n’avaient pas découvert leurs installations, mais ils avaient remplacé les toiles vertes par d’immenses drapeaux aux couleurs nationales.
- L’effet général de la section des Etats-Unis était très pittoresque.
- Le délaissement de l'Esplanade
- On nous dit que les exposants de l’Esplanade des Invalides ont envoyé une délégation à MM. Spuller et Etienne pour expliquer la situation déplorable qui résulte pour eux du manque d’attractions le soir dans cette partie de l’Exposition.
- Un grand nombre d’entre eux se déclarent résolus à fermer complètement leur établissement si on ne tient pas compte de leurs réclamations.
- Le banquet des entrepreneurs
- Les entrepreneurs de l’Exposition offriront, le 20 juillet, un grand banquet à M. Alphand, directeur général des travaux.
- Les visites présidentielles
- Rien n’est encore décidé au suj-et de la visite de M. le président de la République à la Tour Eiffel. On croit qu’elle aura lieu mercredi.
- La musique au Champ de Mars
- Lundi soir, de huit heures et demie à dix heures et demie, la Société musicale des mineurs d’Abscon donnera un concert au kiosque N° 4 (jardin haut, côté Suffren).
- Les conférences-visites
- Mardi prochain, M. Fleury, ingénieur, chef du secrétariat de la Compagnie de Suez, fera une conférence-visite qui aura comme sujet: Les voies navigables àV Exposition.
- Cette conférence organisée par la Société centrale du travail professionnel et autorisée par la Commission supérieure des congrès et conférences aura lieu au Grand-Théâtre de l’Exposition (palais des Enfants), à dix heures un quart du matin.
- An Trocadéro
- Mardi 9 juillet courant, à deux heures un quart, sera donné dans la grande salle des fêtes du palais du Trocadéro, un grand concert, par la société La Dijonnaise, fanfare en ut, sous la direction de son chef, M. H. Chaussier, premier prix du Conservatoire de Paris, ex-premier cor de la société des concerts du Conservatoire de Paris, avec le gracieux concours de : Mmes Mary Tékley-Planel et Galliné; de Mlles Baldo, de Roskilde, Lucie Léon, pianiste âgée de six ans et demie, élève de M. Planel et de MM. Vergnet de l’Opéra, E. Boussagol, harpiste de l’Opéra, Auguez de l’Opéra, M. L. Planel, violoniste de S. M. la reine Isabelle, E. Mathé, pianiste, A. Ray, pianiste accompagnateur.
- Les instruments en ut, d’un nouveau système breveté, sont dus à l’inventiou de M. Chaussier.
- Le Schah de Perse à Paris
- Les employés et les ouvriers du garde-meuble ont pris possession de l’hôtel situé 48, rue Gopernic, où s’installera le schah de Perse. Cet hôtel, assez vaste, qui a été jadis la demeure de M. Guzman Blanco, a dû subir des réparations et des modifications. D’autre part, les meubles qui provieunent des' châteaux de Fontainebleau et de Compiègne, et qui sont classés sous le titre de « meubles d’appartement des invités », ont dû être restaurés et remis à neuf avant d’être apportés rue Copernic. De là un léger retard dans les travaux d’aménagement de l’hôtel qui seront terminés vers la fin de la semaine prochaine.
- Manque de permis
- Des incidents se sont produits dans les diverses sections de l’Exposition au sujet du droit de reproduction des modèles exposés. Une jeune dame anglaise, miss Claysse, correspondante de divers journaux anglais et américains, prenait des notes dans la classe du vêtement, lorsqu’un agent de service en cet endroit, croyant qu’elle dessinait, s’approcha d’elle pour lui demander si elle en avait l’autorisation. Miss Claysse, le voyant venir, referma précipitamment son calepin et ne voulut fournir aucune explication à son interlocuteur. Devant une attitude qui ne pouvait que faire naître des soupçons dans l’esprit du gardien de la paix, celui-ci, fort du règlement, pria miss Claysse de le suivre au bureau du commissaire de police. Là seulement la pseudo-délinquante voulut bien démontrer qu’elle n’était pas coupable, et elle fut aussitôt mise en liberté.
- Ce matin, c’est un délégué du gouvernement chilien que l’on amenait au commissariat. Celui-ci, chargé de relever des plans à l’Exposition, avait omis de se munir des autorisations nécessaires.
- Une singulière trouvaille
- Un gardien de la paix apercevant, vendredi, un attroupement dans la rue du Caire/s’approcha et vii avec stupéfaction, au centre du groupe de curieux, un corps d’enfant, entièrement nu,, de taille minuscule ; le petit cadavre a été porté au commissariat de police. Un médecin l’a examiné et a déclaré que le petit être avait été mis au monde par des manœuvres abortives. Une enquête est ouverte sur cette étrange affaire.
- Les Javanais
- Les funérailles d’Anan, le musicien javanais, mort subitement en plein concert, ont été marquées par quelques incidents intéressants. M. Santucci, commissaire de police du quartier, avait obtenu de l’administration de la Morgue l’autorisation de déposer provisoirement dans ce monument le cadavre, que l’on ne pouvait garder à l’Exposition; mais quand il s’est présenté pour faire enlever le corps, il s’est heurté à une résistance opiniâtre des Javanais du Kampong. Tous s’étaient massés autour du cadavre et refusaient de le laisser emporter, disant qu’il n’était pas mort, et ne pouvait pas mourir en dehors de son pays. « Pourquoi veut-il nous quitter, criaient-ils, il était bien ici, rien ne lui manquait, etc. »
- Fort embarrassé, le commissaire dut parlementer pendant une heure, grâce au concours d’un interprète. Il fit dire aux Javanais qu’Anan devait être transporté dans un vaste monument très décoratif, le temple de Notre-Dame, où le bien-être qu’il trouverait dissiperait certainement sa mauvaise humeur; que, d’ailleurs, ses compatriotes pourraient aller l’y voir le lendemain matin, lui porter du tabac, des friandises, etc.
- Les Javanais consentirent alors à livrer le corps dn musicien. Le lendemain, ils arrivaient à la Morgue en seize voitures: inutile de dire qu’Anan, persistant à ne pas ressusciter, ils ont dû se résigner à le laisser enterrer.
- Réception des ouvriers étrangers
- La commission de réception de la Bourse du travail a reçu hier soir, outre les délégués anglais, les ouvriers danois et hongrois qui se trouvent à Paris. Le citoyen Ribanier, dont le discours a été traduit dans les trois langues, a invité les travailleurs étrangers à suivre l’exemple de ceux de Paris, c’est-à-dire à fonder des bourses du travail.
- Un délégué anglais, le citoyen Wothom, a remercié les Français de l’accueil fait à la délégation anglaise, mais il a déclaré que, n’ayant pas reçu mandat de faire de la politique, il se tairait sur ce sujet. Les délégués hongrois et danois ont prononcé plusieurs allocutions. Tous se sont rendus ensuite dans un établissement voisin où des rafraîchissements étaient servis. Là, de nouveaux discours ont été prononcés, dont l’un parle citoyen Ling, délégué anglais.
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- UN NOUVEAU THÉÂTRE
- Le Théâtre international, le troisième de l’Exposition au Champ de Mars, a ouvert ses portes hier à quatre-heures.
- Il est situé derrière le palais de la République mexicaine, à côté du pavillon de la Mer.
- La décoration extérieure et intérieure de ce
- théâtre est de genre oriental. La représentation d’inauguration avait été offerte à la presse par M. Seymour Wade, le directeur.
- Pour bien marquer son caractère d’internationalité, l’orchestre nous a fait entendre les chants nationaux de divers pays.
- Puis est venu un « numéro » de préface, intitulé Gymnastiques de salon, par Mlle Lina et M. Vani qui sont des gymnastes extraordinaires pour le saut périlleux et les culbutes. Que de salons où l’on exécute des sauts moins péril-et des culbutes moins drôles assurément que ceux que nous a exhibés M. Seymour Wade.
- M. Seymour Wade a une manière à lui de faire Y Histoire de la Soie. Vers, cocons, chrysalides et phalènes sont autant de jolies filles qui symbolisent, en vivants tableaux, toute l’histoire de la soie. Il y a là certaine phalène, plus blanche que la blanche hermine, qui sort d’un cocon jaune, et qu’un injecté de M. Brown-Sequart ne rencontrerait pas sans accident entre chien et loup, à cette heure critique, attendue par les enfants de l’Islam, où l’on ne peut plus distinguer un fil blanc d’un fil noir... et dire que j’ai failli écrire : fille blanche et fille noire.
- Le troisième tableau, le dévidage du cocon, a fait, jeter un cri à notre confrère Talbotier.
- — Diable ! on en déviderait volontier.
- Le génie sorti du cocon sous l’aspect d’une phalène blanche fait apparaître le tableau final, le neuvième :
- « Les cinq parties du monde et Paris couronnant les beaux-arts et l’industrie. »
- Et la salle entière a demandé qu’on lui montre de nouveau ce beau tableau.
- LES MÉDAILLES DES BEAUX-ARTS
- Aux trente-huit sculpteurs français proposés pour la première médaille, il faut ajouter les noms de MM. Escoula, Enderlin, Granet et Guilloux.
- Voici, maintenant, les artistes étrangers proposés-pour la même récompense :
- Belgique. — MM. Mignon, Devillez, Charlier.
- Italie. — MM. Soldini, Danielli, Maccagnani.
- Danemark. — Saabye.
- Pays-Bas. — M. Leenhôff.
- Chili. — M. Arias.
- Finlande, M. Vallgren.
- Suède. — M. Eriksson.
- Suisse. —• M. Pereda.
- Le jury de sculpture a voté ensuite des médailles, de deuxième classe aux artistes dont les noms suivent :
- France. — MM. Captier, Etcheto, Cros, Baffier, C. Lefebvre, Allô nard, Becquet, Labatut, Lombard’ Levillain, Lefebvre-Deslonchamps, Thabard, Pecli, Et. Leroux, Boisseaux, Allasseur, Carnbos, Cordonnier, Dumilatre, Hexamer, Moreau-Vauthier, Lemaire (Georges), Pallez, Pépin, Pézieux, Roger, Salmson, Barrau, Charpentier, Leduc, Doublemard, Ringel, Truffot, Macquot, Tournois, Roulleau’ Laoust, Baujault, Massoulle, Léonard, Guglielmo’ Loiseau, Béguine, lVIarioton, Gauthier, Louis Noël, A. Dubois, Ferrari. ’
- Allemagne. — M. von Hayn.
- Suède. — M. Lindberg.
- Belgique. —MM.de Rudder, Samul, Paul Dubois, Namur.
- Espagne. — M. Querol.
- Grande-Bretagne. — M. Mullins-Ford.
- Italie. — MM. Bazzaro, Nono, Salvini.
- Russie. — M. Kafka.
- Chili. — M. Lagarrigue.
- Danemark. — M. Schultz.
- Le jury de sculpture a décidé de proposer qu’il soit décerné des médailles d’honneur aux artistes dont les noms suivent :
- France. — MM. Mercié, Barrias, Dalou, Injalbert, Roty, Noël, Turcan, Peinte, Lanson, Cariés.
- Belgique. — MM. Devigne, Van der Stappen, Dillens, Meunier.
- Grande-Bretagne. — MM. Gilbert, Leighton.
- Etats-Unis. — M. Bartlett.
- Norvège. — M. Sinding.
- Russie. — M. Tourgueneff.
- Italie. — MM. Gemito, Ferrari, Butti.
- Soit, au total, vingt-deux médailles d’honneur pour la classe de sculpture.
- Le même jury a, en outre, commencé ses travaux relatifs à la distribution des médailles de première classe. Voici une première liste :
- France. — Cain, Peynot, Delaplanche, Thomas, Aliar, Boucher, Saint-Marceaux, Coutan, Suclietet,
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Hugues, A. Lenoir, Millet, Aubé, Desca, Carlier, Pans, Yaltod, Mathurin Moreau, François, Gauthe-rin, Yerlet, Michel, Mme Bertaux, Desbois, Sul-Abadie, Steiner, Marqueste, Dupuis, Dampt, Blanchard, Daillion, Bonheur, Gardet, Gaudez, Guilbert, Aizelin, Fagel, H. Lemaire.
- Le jury de peinture, poursuivant la distribution des médailles de deuxième classe, en a attribué aux
- QITiVîHnfCs *
- MM. Glairin, Jeanniot, Bordes, Moutte, Guillemet, Aug. Flameng, Quilloux, de Gurzon, Géon, de p6nti6 ot Gros
- Berteaux, Guillon, Perraudeau, Doucet, Maurice Gourant. Ouost, Boutigny, Guetal, Loustaun.au, Olive, G. ~Busson, Agache, Petitjean, Ghartran, Thirion, Boger Jourdain,- Berne-Bellecour, Gaston Guignard, Lagarde, Y. Gilbert, Monchablon, Le Liepvre, Charnay, Julien Dupré, Fichel, Lapostolet, Machard, Gueldry, Japy, Pelez, Adrien Moreau, Gi-rardot, Weertz, Moreau de Tours, Hector Le Roux, Tanzi, Emile Martin, Max Claude, Billet, Toulrnou-che, Gagliardini, Toudouze, Marius Michel, Buland, E. Renard, Ed. Sain, Yarts, Durot, Albert Girard, Bompard, Félix-H. Lucas, Biîlotte, Brisepot, Rosset-Granger, Thiollet.
- Enfin le jury de gravure a arrêté la liste qui suit des médailles de P'e classe :
- Burin. — Jules Jacquet, Caujean, Didier, Bru-ney, Lamotte (France), et Meunier (Belgique).
- Gravure en manière noir. — Short (Angleterre).
- Eau-forte. — Lerat, Courtry, Champollion, Brn-net-Debaines, Lecouteux (France), Macbeth (Angleterre).
- Lithographie. — Sirouy (France).
- Bois. — Lepère, Réveillé, Baude (France), Kings-by (Etats-Unis).
- Voir à la Section Anglaise
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- PROGRAMME
- DU
- OR. AIVD BAH.
- Donné au palais de l’Industrie Le Mercredi 10 Juillet 1889
- PAR LES EXPOSANTS
- Au Grouvemeimnt et à la Municipalité de Paris
- La grande nef centrale du palais de l’Industrie, entièrement recouverte d’un parquet et décorée des plus belles tapisseries du mobilier national, avec tentures de velours, vélums, frises, écussons et trophées internationaux, sera ornée de plantes et brillamment éclairée au moyen de l’électricité et de rampes, de bouquets et de candélabres à gaz.
- Une estrade, élevée en faée de l’entrée principale, sera réservée au président de la République, au corps diplomatique, aux membres du gouvernement, au parlement et aux représentants de la municipalité de Paris.
- Au centre de la salle et devant cette estrade, un orchesttede 150 musiciens sera dirigé par M. Olivier Métra.
- Une deuxième estrade, élevée du côté est de la nef, sera réservée aux commissariats étrangers, à MM. les présidents de classes et membres du jury des récompenses de l’Exposition.
- Derrière cette estrade, la société des Enfants de Lutèce chantera les plus brillants chœurs de son répertoire.
- Des estrades pouvant offrir 12,000 places assises seront élevées sur toute la longueur des galeries du palais.
- Aux deux extrémités de la salle (côtés est et ouest) seront installés des buffets entourés de j ardins plantés d’arbres et d’arbustes.
- Au premier étage, entièrement éclairé à la lumière électrique, les trois salons du centre, décorés par le mobilier national, serviront également de
- salles de danse ; l’orchestre de soixante musiciens sera dirigé par Desgranges.
- Dans les salons d’angle se trouveront : l’orchestre Roumain, (pavillon nord-ouest); l’orchestre des Tziganes (pavillon nord-est) et les chœurs Finlandais, dans un salon de l’aile ouest, à gauche de l’arrivée du grand escalier intérieur.
- A côté de chacun de ces orchestres et chœurs seront installés des buffets.
- Des salons de repos sont aménagés dans l’aile nord du palais (côté des Champs-Elysées).
- Des estrades pouvant offrir 4,000 places assises seront installées sur trois des côtés de la galerie du premier étage, le quatrième côté devant servir de galerie de circulation.
- Il sera absolument interdit de fumer dans l’intérieur du palais de l’Industrie.
- Le jardin de Paris, annexé au Palais, servira de fumoir; il sera brillamment illumé et décoré, des effets de flammes de bengale seront ménagés dans les bosquets, un orchestre et des chœurs s’y feront entendre.
- Sept immenses vestiaires seront installés anx sept entrées du palais.
- RHUM DE L'ÉTOILE Recommandé
- Exposition d’Haïti {porte Suffren)
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- PLUSIEURS MÉDAILLES
- VARIÉTÉ
- TUNISIE
- GROUPE I
- (Suite)
- Gette céramique des tombeaux puniques de Carthage remplit également la partie droite du second rayon. On y voit les formes plus petites, décorées également de touches de rouge, de zones, de feuillages sommairement tracés, les soucoupes et les plats destinés à être placés près des morts, et enfin des poteries grecques, cothons, aryballes, petites phiaïes et autres, ornées de zones et figures d’animaux ; le commerce les apportait aux Carthaginois de l’époque, et, déposés dans léurs sépultures, ces objets étrangers permettent de les dater, à une ou deux générations près.
- La partie gauche du même rayon contient également des objets de Carthage, _ les uns d’époque punique, les autres d’âge romain. On remarquera des terres cuites, des poteries, un scorpion en bronze, un petit autel votif, et surtout un superbe mortier avec son pilon, tous deux en bronze. Ce bel objet, en forme de calathos, décoré de reliefs et pourvu de deux anses faites de têtes de chevaux, a été offert au Musée, par M. Sandwith, consul d’Angleterre. A titre de rapprochement, on a placé auprèjs de lui un grand fragment d’un seau en cuivre, également orné de reliefs d’un art barbare : l'un de ceux-ci est rattaché avec du plomb.
- Tout le troisième rayon est couvert par des lampes païennes, spécimens des nombreux monuments de ce genre qui se rencontrent en Tunisie. Il y a un total de cinquante-huit, réparties en quatre séries. La série mythologique, qui comprend dix-neuf pièces, dont sept sont consacrées aux divinités sidérales plus spécialement adorées en Afrique, renferme des sujets plus ou moins ordinaires. mais qu’il ôtait utile de montrer: Œdipe et le Sphinx, Diane chassant, VAurore et Céphale, Jupiter et son Aigle, Mercure avec ses attributs, et surtout de nombreuses Victoires, l’une dressant un trophée, l’autre écrivant sur un bouclier, une troisième offrant une couronne, etc. Une autre série contient des sujets variés, de fantaisie, par exemple-une Scène rustique,_ où quatre hommes luttent contre un taureau qui a lancé l’un d’eux par-dessus sa tête. Une petite série représente Y Amour ; et une dernière de dix pièces, est consacrée aux sujets relatifs aux spectacles et spécialement, aux gladiateurs; on y remarque plusieurs Scènes de combat dans l’amphithéâtre, et un personnage tout armé sur un bige traîné par deux loups.
- Une dernière série est destinée à montrer Vhistoire de la; lampe d’argile dans l’Afrique ancienne, au point de vue des formes et de la fabrication. On y voit les points de départ : la lampe presque ronde à belle couverte noire; la lampe punique, en terre grossière, simple soucoupe où deux plis sur les bords esquissent deux becs; la lampe indigène, vaisseau grossier, muni ou non d’une espèce d’anse qui le fait ressembler à un
- petit sabot; la lampe romaine enfin, ronde et sans anse, en terre légère, aux contours nets comme un petit bronze, ou plus massive, munie d’une queue forée. Les imitations de ces types, leurs reproductions, leurs amalgames se suivent très exactement dans cette série de spécimens, depuis les lampes en forme de poisson des nécropoles néopuniques jusqu’à celles, à plusieurs becs qui annoncent déjà les candélabres kabyles, et par delà le beau temps de l’Afrique impériale jusqu’aux lourds produits byzantins.
- Le quatrième et dernier rayon montre : à droite, un bétyle punique, en granit égyptien, unique par sa grosseur et par l’inscription très lisible, mais encore inexpliquée, de son revers ; à gauche, une autre pièce unique, une jarre, de la nécropole deTaparura, aujourd’hui Sfaks, qui a encore son bouchon, formé d’un lit de plâtre sur lequel est empreint le cachet d’un nommé Severinus. Sur ce même rayon, des carreaux de terre cuite, dont un, qui représente un cerf, appartient au commandant Marcfiant; deux autres sont du musée de Carthage; trois pièces appartiennent à M. Julien Poinssot, dont l’une est d’une très grande valeur ; c’est un verre byzantin, intact, avec inscription en relief.
- La vitrine à droite de la porte renferme dans le bas une série de lampes chrétiennes provenant du musée Alaoui et reproduisant les types connus des deux Hébreux rapportant la grappe de Chanann, du Chrisme, de la Croix gammée, de la Colombe, du Paon, de Y Agneau Pascal, du Calice, du Palmier, etc. Tout le reste est consacré à Hadrumètre, aujourd’hui Sousse. La nécropole néo-punique de cette cité a fourni une série céramique fort intéressante ; beaucoup de ce.s types communs sont restés dans la fabrication modernes, reproduits journellement, à s’y méprendre par des potiers de Nebel, de Tunis, de Sfaks et de Djerba. Parmi ces vases, sept sont très précieux; ils portent, en effet, des inscriptions néopuniques, en graffito sur un d’entre eux, char-bonnées sur un second, tracées au pinceau sur les autres. Presque tous ces vases contiennent des ossements ; plusieurs même ont encore leur couvercle scellé. Un ossuaire carré en plomb vient aussi de cette nécropole. La nécropole romaine, qui a été fouillée par M. le commandant de Lacomble, a donné des objets dont la plupart garnissent le troisième rayon. Ce sont des statuettes de terre cuite, du IF siècle de notre ère, environ. On y voit un lion, une Vénus ouvrant son manteau,, un Cavalier tè-nant une couronne, un dieu Bès, un Aly.s assis jouant de la lyre et surtout un sujet local, un q femme indigène sur son chameau avec sa provision d’eau dans deux cruches. Des fragments d’autres figurines sont dans le bas de la vitrine, ainsi qu’une lampe représentant un paysan dans sa charrette, unhnédail-lon où un Eros f unèbre dort sur une peau de ion, et surtout un second médaillon où se voit une ceurse dans le cirque, des biges attelés de chameaux, pièce unique qui sert de commentaire à un passage où Suétone attribue à Néron cette innovation.
- La vitrine à gauche de la porte ne contient, comme la précédente, que des objets provenant du musée Alaoui, excepté trois expositions particulières. M. le lieutenant Margier a envoyé huit belles lampes provenant de Bulla Regia, parmi lesquelles on notera surtout celle qui représente l’intérieur d’une forge : deux maréchaux accroupis causent en travaillant; des outils les entourent, et des fers à cheval sont pendus ou dispersés dans la boutique. M. l’ingénieur Aubert, de la compagnie Bone-Guelma, expose le produit de ses fouilles d’Utique, des figurines romaines, d’autres plus anciennes, parmi lesquelles des imitations phéniciennes de petits ouvrages égyptiens, divers objets, et quelques lampes, dont l’une, des plus curieuses, montre les bâtiments d’une ferme, et le fermier rentrant dans son chariot. Mlle Solange Massicault a adressé un lot provenant des environs de Sou-sse : trois vases de forme particulière, des lampes, un petit plat décoré et sept fioles de verre, de l’espèce vulgairement dite « laerymaloires. »
- Les rayons supérieurs renferment, outre un ossuaire en plomb, de forme ronde et à couvercle, trouvé à Sicca (aujourd’huiLe Kefi et d’autres objets extraits des tombeaux de cette localité, ustensiles et poteries, des séries céramiques provenant de divers points de la province, Dans le nombre figure une collection de petits vases trouvés àTacape (Gabès), dont l'un, offert au Musée par le lieutenant de Fieurac, est décoré d’une inscription en caractères néopuniques. Sur les rayons inférieurs se voit d’abord le contenu d’une grotte funéraire ouverte près de Thelepte. tout à côté de Fériana, par M. le docteur Vercoutre, et qui a fourni les produits d’une industrie dos plus primitives, de toutes petites
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- lampes et de tout petits vases moulés à la main et mal cuits, et trois informes figurines, une femme, un enfant, et sans doute un chameau. A côté, et sur deux rayons, sont rangés des objets choisis dans le premier produit des fouilles que le service exécute en -ce moment à la nécropole de Bulla Regia, aujoud’hui Hammam Darradji.
- Ces fouilles, dont la direction est confiée à M. le docteur Carton, ont mis au jour une foule d’objets déposés dans les sépultures. La vitrine contient, outre de nombreuses lampes, desquelles on a choisi, pour mettre dans le bas, une suite décorée d’animaux, quelques bronzes, un strigile, des fioles de verre, un très singulier vase en forme de bateau, d’autres en forme vague d’oiseau semblable à ceux que l’on peut acheter aux potiers arabes, des ornements circulaires en plomb, trois terres cuites, dont l’une est un coq, l’autre un chien, la troisième une tête d’Ethiopienne, des vases et poteries variés de forme et de décoration.
- Quelques pièces méritent une mention spéciale : ce sont d’abord deux rondelles de plomb, dont l’une est entièrement couvertes sur ses deux faces, de graffiti, vaguement semblables aux lettres puniques, espèce de talisman attaché à un mort, ensuite des couvercles de miroirs à reliefs, en cuivre doré, du second siècle de notre ère, dont l’un porte un buste de femme voilée entre deux têtes de pavot; enfin une petite coupe qui renferme un cosmétique rose, pulvérulent, accompagné d’une cuiller . et d’une pince de bronze.
- Au-dessus de la porte est un tableau de M. José Silbert, une Rue de Tunis. A droite et à gauche sont des aquarelles envoyées par le 4e régiment de tirailleurs et reproduisant les mosaïques trouvées dans la même maison que le Triomphe de Neptune ; une aquarelle de ce dernier est exposée dans la salle voisine. Les mosaïques ici représentées, et qui sont conservées dans la salle d’honneur du régiment, représentent les chevaux du propriétaire, une panthère apprivoisée, quatre chevaux vainqueurs couronnés par des génies.
- En face du tombeau punique, le service des antiquités et des arts expose un modèle en relief du temple de Dougga, l’ancienne Thugga, édifié à l’époque de Marc Aurèle, qui est peut-être le plus beau monument de l’architecture romaine en Afrique ; et derrière, un modèle en relief du mausolée punique de la même localité, si célèbre par l’inscription bilingue, libyque-punique, qu’il portait, et qui est maintenant à Londres. Ces deux modèles, comme celui de Sbeitla, ont été exécutés sous la direction et sur les relevés de M. Saladin. Avec eux on entre dans la salle des missions.
- Cette salle qui, par une triple baie formant loggia, a vue sur le jardin de la section, a été mise à la disposition du ministère de l’instruction publique de France, qui a chargé MM. René Cagnat, professeur au Collège de France, et Salomon Reinach, attaché au musée de Saint-Germain, d’y installer l’exposition des missions envoyées par lui dans la Régence depuis l’occupation française. A droite de la salle, une vitrine contient les publications des missions archéologiques faites sous la surveillance de M. X. Charmes, de l’InstituF directeur du secrétariat.. A gauche, une vitrine 'Semblable renferme celles des missions scientifique^ dont le chef est^ M. E. Cosson, de l’Institut. Au-dessus, à droite et _ à gauche, des panneaux groupent les photographies rapportées par chaque missionnaire du Ministère, et montrent ainsi aux yeux l’iiinéraire, les objets d’étude, les résultats de différentes missions. MM. Cagnat, Saladin, Babelon, Reinach, Letaille, Rouire, | Poinssot, Hamy! de LaCroix. Boulenger y figurent i chacun à son rang. Des moulages d’inscriptions im- j portantes ou détruites depuis le passage des explorateurs, des moulages de têtes et de monuments divers garnissent également cette salle, où sont enfin exposés en même temps des plans, des cartes, des dessins de MM. Saladin, Rouire, Letaille, etc.
- Le service des missions de Tunisie, indépendamment de ce résumé copieux de ses travaux dans la Régence, a placé quelques spécimens, destinés à rappeler les principales explorations, dans, le local affecté au ministère de l’instruction publique, au palais des Arts libéraux, au Champ de Mars. Dans ce même local, M. de la Blanchère, entre les mains de qui ce service est aujourd’hui centralisé,, expose une reproduction en fac-similé, d’un cimetière
- »
- chrétien africain du Vo et du VF siècles. Le type en est pris d’un petit ensemble de ce genre qui existait à Lamta, l’ancienne Leptiminus, et qui fut fouillé par MM. Cagnat et Saladin, Texereau, de La Blanchère et autres : huit tombes rangées l’une contre l’autre, et recouvertes chacune d’une dalle en mosaïque, y sont exactement reproduites; six sont empruntées à Lamta et restituées pour les parties manquantes; les deux autres, aux noms de Crispina et de Rogata, sont du cimetière chrétien de Taparura, (Sfaks).
- En dehors de l'exposition proprement dite du groupe I, quelques antiquités sont exposées en vente dans la section tunisienne : une belle mosaïque appartenant au général Baccouche, représentant des esclaves servant un repas, et une certaine quantité de pièces diverses apportées par un marchand. L’administration n’a pas à garantir l’authenticité ni la provenance de celles-ci, son contrôle n’allant pas au delà du magasin de la Goulette, d’où elles sont sorties pour être transportées par ses soins, comme les autres objets destinés à la vente, dans les locaux fournis par elle.
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- Le comptant tient entre ses mains le sort du marché. Tout dépendra de sa détermination au sujet de l’emploi de ses disponibilités. Si les départements envoient lundi des ordres d’achat, la spéculation reprendra confiance. Sinon, c’est le cours de 83 francs pour samedi prochain et de 82 francs pour la fin du mois.
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- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l’avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumam, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
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- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
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- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face, Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
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- Village des colonies françaises.
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- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition. De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes. De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire. De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêles)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposi-
- De 8 à 11 heures, éclairage électique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan, phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures 30 à 9 heures 50.
- Deuxième effet, de 10 heures à 10 heures 20.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
- «mW
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L’EXPOSITION
- en sept jours
- (Se munir clu Guide illustré de l’Exposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket: 10 heures du matin.
- Arriver parla porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTIIANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 3G, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32. tissus de laine. — Classe 3Ô, tissus de coton. — Classe GO, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, üis et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. — Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines. Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. -- Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES (2% partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie. — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corde rie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à 1 extrémité de ce palais, commencer la visi te du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes. presse, postes et télégraphes-station électrique, Forges du nord,broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), pail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue do Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris. 9
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- I Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la. porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle' de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six selles suivantes du môme côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier do l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark ; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique ; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Cou tan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir les quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de i’avenue cle Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de 1’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dé Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aëroslation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- _A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie ('côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la
- hier. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays.. — Théâtre des Folies* Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren; ou par le chemin de fer de.Gein-ture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéua, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l'Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l'agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin,. Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, villagede Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- .Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des. travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de. Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux, derrière le pavillon du Chili.
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- La troupe Alexander, dans une 'pantomime inénarrable intitulée Le Duel entre deux rivaux, les acrobates les, Zvvrvl, les chiens admirablement dressés de Léo Karl, la petite Georgina Aix, qui, âgée de huit ans, exécute des exercices d’acrobatie extraordinaires, la brillante chanteuse mauresque Kara, le Paris-Quatuor qui enlève, avec un brio admirable, le chant patriotique : Quatre-viwjt-neuf,
- De rame, et ses merveilleuses transformations, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Ajoutons que la vaste salle du Grand-Théâtre, avec sa brillante exposition spéciale de produits français et exotiques, avec ses bars tenus par de charmantes serveuses, avec ses originales marionnettes, constitue un des lieux de promenade les plus pittoresques et les plus intéressants de l’Exposition.
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- 2e Série. — N° 56.
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- SOMMAIRE : Chronique. — Ordre des Travaux des Jurys. — Reinettes et Grenouilles. — Eclos. — Les Médailles des Beaux-Arts. — Les Congrès. — Le Festival de 1889.. — A côté de l’Exposition. — Les Ascensions à la Tour. — Guide des Attractions. — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et réclames.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- CHRONIQUE
- La société chorale des étudiants finlandais d’IIelsingfors a débuté samedi au Trocadéro, et les Joyeux musiciens, comme ils s’appellent, retourneront dans leur pays plus joyeux encore, après l’accueil sympathique et les applaudissements chaleureux du public de l’Exposition.
- Ils sont joliment corrects ces jeunes gens, trop corrects même : habit noir, gants blancs, immobilité absolue ; ils tiennent à la main une petite casquette blanche à galon noir; ceux qui distribuent des programmes dans la salle portent, en plus, ime écharpe bleue et blanche en bandoulière; pas d’accompagnement d’instruments ; les choeurs soutiennent seuls la voix des solistes, et ces chœurs sont très larges, très amples : ils résonnent parfois comme l’orgue le plus puissant.
- Si vous voulez entendre les Joyeux musiciens, hâtez-vous, car c’est lundi qu’ils donnent leur second et dernier concert.
- Leur répertoire est composé de quarante numéros : des hymnes d’amour, des chants à la nature, puis à côté de cette mélancolie poétique, des chansons populaires, gaies, pittoresques ; la variété la plus grande règne parmi ces morceaux.
- Samedi, on a particulièrement applaudi le Chant de Suomi (c’est le nom finnois de la Finlande).
- En voici le texte :
- Ecoute retentir ces chants majestueux,
- Du scal de Vaïno :
- C’est le chant de Suomi !
- Ecoute le murmure des pins orgueilleux,
- Ecoute mugir les torrents impétueux,
- C’est le chant de Suomi !
- Partout une voix nous domine Partout des accords retentissent:
- C’est le chant de Suomi !
- Ami, as-tu un cœur,
- Dans la joie, dans la douleur Entends le chant de Suomi !
- Voici un autre échantillon de cette littérature musicale, simple et sincère :
- DANS LA FORÊT
- Sommeille dans l’ombre de la nuit,
- Chère amie, à la splendeur des étoiles !
- Le silence règne sur la terre et sur l’onde,
- Le gazon seul dans la nuit chuchote Et sur toi l’amour veille.
- Repose en paix,
- Comme l’oiseau dans son nid !
- Ma foi sera éternelle.-Dors en paix !
- Une autre romance, ayant le même titre : Dans la forêt, n’a pas moins de charme :
- Qu’il fait bon se promener . Dans la forêt ombreuse,
- Les arbres semblent rêver Et les fleurs embaument.
- Halloo, hallou !
- Là-bas, dans la belle clairière,
- Qu’il fait bon se promener !
- Quant à la note purement pittoresque, elle a été donnée par la « parade de Mollberg sur L tombe du caporal Bomann ». C’est moitié fantastique et moitié réaliste. Les étudiants qui étaient venus en grand nombre à cette première audition ont, à plusieurs reprises, salué les étudiants finlandais par une triple salve d’applaudissements.
- Mais voici cette parade :
- Place ! place ! — Voyez le prévôt tout empanaché Agiter sa hallebarde pour écarter la foule!
- [Bruit de tambour)... Voici le fifre, fier de ses petites moustaches,
- Rebondi, le teint florissant, qui sort sa flûte de laiton.
- Le tambour bat... . .
- Molberg en avant, dressé sur la pointe des pieds, Hurle et gronde,.
- Et crie : « Halte ! »
- Voici la procession... Camarades ! qui est mort dans cette ruelle ?
- Oui... le caporal Bomann, ce gros hydropique... [Bruit de tambour)... Voici Christian Vingmark, son plus proche parent,
- Avec son mouchoir blanc et sa perruque noire à rosette !
- Il marche au milieu du rang A coté de Bergstrom — puis vient Le garçon Edé Suivi d’un prêtre.
- Voici le souffleur d’orgues et le veilleur de sainte Catherine,
- Le patron de Sodom et celui de Krypin (1).
- [Bruit de tambour).,. Allez, la musique, que les triangles jouent !
- Les tambours font entendre leurs ras et leurs lias. Juste en face du corps de garde,
- Ivre, le visage en feu, le chantre au pas lourd, Porte en cadence Une pelletée de terre.
- A
- A propos de funérailles, il s’est passé samedi de curieux incidents à l’occasion de l’enterrement du Javanais mort subitement au Kampong de l’Esplanade.
- Un de nos confrères raconte à ce sujet :
- M. Santucci, commissaire de police du quartier, avait obtenu de poser provisoirement à la Morgue le cadavre que l’on ne pouvait garder à l’Exposition; mais quand il s’est présenté pour faire enlever le corps, il s’est heurté à une résistance opiniâtre des Javanais du Kampong. Tous s’étaient massés autour du cadavre et refusaient de le laisser emporter, disant qu’il n’était pas mort et ne pouvait pas mourir en dehors de son pays. « Pourquoi veut-il nous quitter; criaient-ils, il était bien ici, rien né lui manquait, etc. »
- Fort embarrassé, le commissaire dut parlementer pendant une heure, grâce au concours d’un interprète. Il fit dire aux Javanais qu’Anan devait être transporté dans un vaste monument très décoratif, le temple de Notre-Dame, où le bien-être qu’il trouverait dissiperait certainement sa mauvaise humeur ; que, d’ailleurs, s^s compatriotes pourraient aller l’y voir le lendemain matin, lui porter du ta-I bac, des friandises, etc.
- | Les Javanais consentirent alors à livrer le corps 1 du musicien. Le lendemain ils arrivaient à la Morgue en seize voitures : inutile de dire qu’Anan persistant à ne pas ressuciter, ils ont dû se résigner à le laisser enterrer.
- Bien touchant ce respect de la mort chez ces peuples primitifs : La séparation éternelle d’avec un être aimé est toujours cruelle, mais l’homme très civilisé s’y résigne par raison. Chez ces peuples encore enfants, le sentiment domine la raison : Us ne peuvent pas croire à la mort et ils supposent que le mort n’est qu’endormi.
- Oui, mais du grand sommeil !
- F. L.
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- ORDRE DES TRAVAUX DES JURYS
- Classe 64
- Jeudi 11 juillet : Section anglaise.
- Classe 20
- Jeudi 11 juillet, à neuf heures : Manufacture nationale de Sèvres.
- Classe 72
- Jeudi 11 juillet, à neuf heures, le jury des récompenses examinera les produits de la classe 72.
- Suite et fin des opérations pour les vinaigres, moutardes et condiments, sels, etc., etc.
- (1) Noms de deux tavernes dé Stockholm.
- REINETTES ET GRENOUILLES
- Si vous avez une femme ou une fille, vous qui lirez ces lignes, dites-moi si le sujet que je vais aborder n’est pas des plus sérieux?
- La toilette féminine est comme la boîte de Pandore. Tout en peut dériver; de la simple moue au cctsus belli! Combien de fois des drapeaux se sont dépliés pour des causes nées entre les plis d’un jupon?
- Ceci dit, en manière de précaution oratoire et pour prouver qu’une simple question de couleur de ruban ou de robe peut avoir une importance extraordinaire, je vais vous dire quelques mots de la couleur à la mode, de la couleur de l’Exposition.
- Cette couleur est le VERT, couleur de l’Espérance !
- Ce fait seul n’est-il pas charmant, féminin et français, d’avoir arboré la couleur de l’espérance en cette année de l’Exposition, qui apparaît comme le maximum des réalisations? Et n’est-ce pas le signal intuitif d’un élan nouveau, d’un vol intellectuel vers des espérances nouvelles ? N’est-ce pas dire : « L’Exposition est une étape. En route pour le nouveau, pour l’espéré ! »
- Il n’y a que les femmes pour avoir de ces fines rencontres. Et, ce qui en est le charme, c’est qu’elles sont toutes d’intuition, inconscientes et d’une extrême profondeur de vue.
- On a, tour à tour, depuis dix ans, vu dominer le rouge, le bleu et le jaune. Pour la première fois, le vert est à la mode dans la toilette des femmes.
- J’ai voulu rechercher la cause. J’ai interrogé à droite, interrogé à gauche, de grandes et de petites autorités : et je n’ai pas recueilli de réponses judicieuses. L’une d’elles, cependant, m’a frappé par sa grâce et son ingéniosité.
- — Mademoiselle, ai-je demandé à une jeune fille, pourriez-vous me faire savoir ce qui a mis le vert en faveur pour l’an de grâce 1889 ?
- — Oh ! monsieur, c’est bien compliqué. Pour nous autres, jeunes filles, ce qui nous a étonnées le plus, c’est l’infinie variété des nuances de vert qui nous ont été révélée par les admirables jardins créés au Trocadéro et au Champ de Mars par M. Alphand; que nous aimerions à tenir pour un magicien, si nous n’étions pas des petites « fin de siècle » qui ne croyons plus au surnaturel.
- — Fort bien : mais de là à la mode verte ?
- — J’y arrive, monsieur le trop pressé! Lorsque nos couturières et nos modistes ont flairé, dès l’automne dernier, notre admiration pour les innombrables nuances vertes de la nature... et de l’horticulture, elles ont déterminé le courant de ce printemps.
- — Parfait : mais le pourquoi de vos préférences ?
- — Que vous êtes insupportable avec vos questions! Et l’on dit que les femmes sont impatientes !
- « Vous avez, vous autres messieurs, inventé, pour cacher vos crimes et vos méfaits, ce fameux manteau « couleur de muraille », qui est passé de vos mauvaises habitudes au théâtre.
- « Nous autres, faiblesjeunes filles, nous avons recherché des robes et des chapeaux qui confondissent leurs tendres nuances avec les verts bosquets et les délicieuses pelouses du Champ de Mars et du Trocadéro. A vous la couleur muraille, à nous le vert tendre des feuilles naissantes !
- — Vous faites un geste d’impatience; qui me prouve que vous n’avez jamais analysé les costumes de ces fleurs que nous aimons tant et auxquelles, vils flatteurs ! vous ne cessez de nous comparer.
- « Pour vous, il n’y a que la rose épanouie, la rose dont les pétales ouverts exhalent le parfum le plus enivrant... au moment où ils vont
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- se flétrir et tomber, pour ne laisser au bout de la tige ({uTm fruit auquel on a donné un vilain nom.
- « Nous, nous guettons la naissance du bouton de cette rose, au moment où il se forme au bout de la branche. Quelle est alors la couleur de son habit ? Le vert. Le vert, c’est l’enfance de la rose. Le vert est encore la parure de sa jeunesse : car le bouton de la rose ne montre le rose qu’à travers le corsage vert qui craque sous le développement de la fleur naissante.
- «Le vert, toujours le vert! Est-ce qu’une rose dépouillée de ses feuilles vaut une rose en branche avec son accompagnement de verdure ?
- « Et puis, avez-vous jamais recherché de la reinette qui bavarde dans la feuillée ? Introuvable, insaisissable, échappant aux regards indiscrets, échappant aux convoitises, la bien jolie petite reinette... grâce à sa robe couleur de feuille fraîche qui la rend invisible, la confondant avec le buisson, tribune de son babillage. Eh bien ! nous aussi, jeunes filles de ce temps d’Exposition, nous entendons jacasser et bavarder sans être vues ; c’est pour cela que nous avons adopté les belles nuances vertes mises à la mode par ce bon M. Alphand, que nous aimons beaucoup sans le connaître, parce qu’il aime beaucoup les fleurs... nos sœurs! »
- A ce langage de jeune fille il ÿ a, et c’est humain cela! il y a l’éternelle chute des modes qui tombent aux mains, pour ne pas dire sur le dos, de ces personnes faciles, pour lesquelles chaque saison fait éclore un qualificatif et pour lesquelles la géométrie n’a pas eu assez de vocables. On a appelées horizontales, verticales, langeantes et ondulées et même trajectoires ces belles personnes qui croquent les héritages comme vous croqueriez un p aimer s Kuntler,
- Lorsqu’elles ne donnent pas l’idée d’une mode, elles l’adoptent et se l’adaptent.
- Et le vert ?
- Ces croqueuses de pommes vertes, ces mangeuse d’héritages en herbe, le connaissent b ien, le vert. Et les voici qui l’arborent.
- — Comme les reinettes aussi ?
- — Non... comme les grenouilles.
- C. L.
- ÉCHOS
- Les Entrées à I’Exposiüou
- Le chiffre des entrées payantes s’est élevé, hier .dimanche, à 203,427.
- A la Tour
- Yoici le nombre des ascensionnistes pour la même
- journée :
- 1er étage.................. 14.385
- Du 1er au 2me............ 8.359
- 2me étage direct.................
- Du 2e étage au sommet... 4.320
- En tout............. 27.064-
- Les étrangers à l’Exposition
- LE PRINCE DE BAVIÈRE
- Le duc Charles-Théodore de Bavière, docteur-médecin, va venir à Paris dans les premiers jours d’août. Le duc, frère de l’impératrice Elisabeth d’Autriche, s’est voué à la médecine, dans la petite ville de Tegern-See, en plein Tyrol bavarois. C’est un des oculistes les plus renommés de l’Europe.
- Mercredi dernier, le duc Charles-Théodore a fait avec succès, et pour la millième fois, L’opération de la cataracte.
- LES VISITEURS HONGROIS
- Yoici, au hasard d’une classification hâtive, les catégories des visiteurs hongrois qui nous sont annoncés :
- 11 députés, 1 président de cour, 1 préfet, 9 juges de cour d’appel, 7 professeurs d’université, le président de la Société des écrivains et des artistes, 4 procureurs royaux, 1 juge d’instruction, 1 conseiller royal, 4 maires, 27 publicistes, 23 juges de
- paix, 21 notaires, 31 étudiants, 101 avocats, 39 médecins, 97 professeurs, 17 curés et pasteurs, 55 propriétaires, 10 ingénieurs, 7 gardes généraux des forêts, 21 pharmaciens, 2 photographes, 51 négociants et industriels, 20 artistes, 5 ingénieurs de mines, 48 fonctionnaires et employés divers, 13 financiers.
- Ce qui fait en tout 026 hommes accompagnés de 225 femmes, leurs dames et leurs filles.
- Le conseil municipal de Paris a décidé que, jeudi prochain, à quatre heures de l’après-midi, il recevrait officiellement, à l’Hôtel de Yille, les visiteurs hongrois, leur souhaiterait la bienvenue et leur offrirait le vin d’honneur.
- Les Gitanas
- Les gitanas qui doivent débuter vers la fin de la semaine au Grand-Théâtre de l’Exposition ont lait hier leur première promenade dans le parc central, mais cette promenade a dû être abrégée à cause de la foule énorme qui, de suite, a formé escorte à ces demi-sauvages, et qui les gênait fort.
- Le type des gitanas et leurs accoutrements sont, en effet, si bizarres, qu’ils ne pouvaient manquer d’impressionner vivement le public.
- Visites présidentielles
- Le président de la République viendra aujourd’hui à l’Exposition.
- Il entrera par le pont d’Iéna, visitera le pavillon de Finlande, où le choeur des chanteurs finlandais se fera entendre devant lui, puis se rendra au pavillon de la Bolivie, et de là au palais des Arts libéraux, qu’il finira de visiffr.
- On sait que M. Carnot avait été forcé par l’heure avancée d’interrompre sa dernière promenade, et qu’il n’avait pu visiter que le premier étage de ce palais.
- Il lui reste à voir, par conséquent, tout le rez-de-chaussée, qui comprend les instruments de musique, la médecine et la chirurgie, les instruments de précision et les cartes. (Classes 13, 14, 15 et 16.) .
- Les Hongrois à Paris
- Les 850 Hongrois dont nous avons annoncé la venue parmi nous sont arrivés hier à Paris. Deux trains avaient été formés à Dijon.
- Le premier est entré en gare de Lyon à quatre heures moins un quart. Une foule considérable se pressait aux abords de la salle de réception.
- Une délégation du Conseil municipal, ainsi que la délégation des Français qui ont reçu naguère en Hongrie un accueil si sympathique, sous la présidence de M. de Lesseps, se sont portées sur le quai, à la rencontre des premiers arrivants. M. Boll, secrétaire du Conseil municipal, leur adresse quelques mots de bienvenue.
- Après’ lui, M. Ratisbonne prend la parole : son discours est vivement applaudi. . ,
- L’accueil fait aux Hongrois est des plus chaleureux.
- Sur les quais, dans les salles d’attente, au dehors, plus de deux mille personnes poussent des vivats, des « eljen » auxquels les Hongrois répondent par des cris de : « Yive la France ! »
- Le deuxième train est entré en gare à cinq heures dix.
- Deux autres discours sont prononcés, l’un par M. Stupuy, • conseiller municipal ; l’autre par M. Saissy, au nom de la presse française.
- Quinze breaks ont conduit les Hongrois à l’hôtel Moderne où la plupart d’entre eux ont élu domicile.
- Sur tout le parcours, des témoignages de sympathie ont été manifestés à nos hôtes par la population parisienne.
- Inaugurations
- Samedi, le commissaire général portugais a procédé à l’inauguration du pavillon que le Portugal a fait construire à l’Exposition, sur la berge de la Seine, à côté du palais des produits alimentaires.
- Ce pavillon, qui occupe une surface de 500 mètres, comprend un rez-de-chaussée et deux étages. 11 est dominé par une tour de 35 mètres de hauteur. Son style général est le Louis XV portugais, avec quelques détails empruntés aux monuments, de Belem, notamment au cloître de cette ville. A l’intérieur du pavillon on trouve surtout des produits alimentaires et agricoles des colonies portugaises et des faïences et des terres cuites émaillées imitant celles de Bernard Palissy.
- Au Trocatléro
- Hier, à deux heures, a eu lieu, dans la salle des Fêtes du Trocadéro, la distribution des récom-
- penses de la chambre syndicale et de l’Ecole d’horlogerie de Paris.
- Après un discours de M. Rodanet, vantant la supériorité des montres suisses et françaises, M. 01-lendorf, délégué par M. Tirard, a prononcé une allocution. Il a été procédé ensuite à la distribution des récompenses.
- Le prix du ministre (médaille d’honneur) a été donné à M. Hervé, employé pendant trente-quatre ans dans la même maison.
- Une médaille d’argent est décernée à M. Mazure, professeur à l’Ecole d’horlogerie de Paris.
- Deux médailles de bronze ont été accordées aux élèves Bunzli et Lechevalier.
- Un concert a terminé cette solennité.
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- Une dame qui, venue de Bordeaux, visitait hier l’Exposition, s’est arrêtée dans la maison de Pom-peï faisant partie de l’histoire de l’habitation. On sait que dans la cour de cette construction est établi un Italien, marchand de bijoux et de reproductions artistiques. Affriandée par l’étalage du marchand, la visiteuse voulut acheter là un souvenir de sa visite et elle choisit une bague en or, à ce que lui affirmait le marchand.
- Son emplette faite, la dame se retira; mais, ce matin, prise de soupçon, elle courut chez un horloger et ne tarda pas à ' apprendre de celui-ci que la bague vendue était un simple anneau de cuivre.
- Cette dame est venue porter plainte ce matin au commissaire de police de l’Exposition, et des mesures sévères vont être prises d’accord avec la direction contre le marchand italien.
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- LES MÉDAILLES DES BEAUX-ARTS
- Les noms des peintres étrangers qui ont été. nouvellement proposés pour la médaille de 2e classe sont les suivants :
- Italie. — Mme Romani.
- Espagne. — M. Araujo, Mme Ayrton de los Rios, MM. Hidalgo, Sanchez, Villodas.
- Autriche - Hongrie. — MM. Herschel et Schlomska.
- Angleterre. — MM. Bartlett, Charles, Clauset, Millet.
- Pays-Bas. — MM. Breitner, Maris, Hubert Vos, Mlle Schwartz.
- Danemark. — Mlle Anker, MM. Mois, Jern-dorff, Paulssen.
- Norvège. — MM. Sinding, Soot.
- Suède. — MM. Nordstrom, Qsterlind.
- Etats-Unis. — MM. Boggs, Donoho, Mac-Ewen, Howe.
- Une nouvelle liste de peintres français a obtenu le nombre de suffrages fixé pour la médaille de 2e classe. Ce sont :
- MM. de Coninck, G. Collin. Destrem, De* lahaye, Laroche, Binet, Kreyder, Delacroix, Jean Aman, Bauverie, Picard, Bergeret, Dinet, Hareux, Bloch, Cesbron, Gab, Ganay, J. Aubert, Bonnefoy, Cagniart, Lecomte du Nouy, Laugée, Schommer.
- Il a été décidé que tous les artistes qui auront obtenu un minimun de quatorze voix pour la médaille de seconde classe auront de droit la troisième médaille.
- Le jury de sculpture a donné ce matin un grand nombre de troisièmes médailles à des artistes français. Plusieurs ont été inscrits de droit sur la liste comme ayant déjà obtenu des suffrages pour la seconde médaille.
- En voici la liste :
- MM. Berthet, Cornu, Croisy, Delorme, Gâté, Gaulard, Gauquié, Gossin, Heller, Hercule, Hiolin, Holwek, Houssin, Kinsburger, Le Comte, Levasseur, Lormier, Martin (L.), Ma-thet, Menoue, Monbur. Oliva, Otlin Patey, Perrey, Perrin, Pilet, Quinton, Rolard, Rou-baud,* Rozet, Saint-Vidal, Taluet. Vernon.
- Le jury de la classe de gravure a terminé ses opérations. Nous avons publié déjà les noms des artistes proposés pour les médailles d’honneur et pour celles de première classe. Voici maintenant ceux qui sont proposés pour les médailles de deuxième classe :
- France : Gravure. — MM. Deveaux, Haus-soullier, Morse, Soudain.
- Eaux-fortes. — MM. Buhot, Desboutin, Gilbert, Laguillermie, Mathey-Doret, Mongin, Mouziès.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Gravure sur bois. — M. Gl. Bellenger. Lithographie. — M. Lunois.
- Etranger : Belgique. — MM. Danse (gravure), Michielo (gravure).
- Espagne. — M. Los Rios (eau-forte). Angleterre. — MM. Lowestam (eau-forte), Strang (eau-forte).
- Etats-Unis. — MM. Closson (gravure sur bois), Davis (gravure sur bois).
- Russie. — M. Moultanowski (gravure sur bois).
- Voici enfin les médailles de troisième classe: France : Gravure : MM. Annedouche, de
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- Eau-forte. — MM. Ardail, Boulant, Dammaii, Desmoulin, Gaenenke, Greux,Guérard,Kratké, Lalauze, Mlle Larivière, Lefort, Mme Louveau-Rouveyre, Manesse, Toussaint, Vion.
- Etranger : Belgique. — M. Lenain (gravure). Pays-Bas. —MM. Arendzen (eau-forte), Van der Weele (eau-forte).
- Suède. — M. Haegg (eau-forte).
- Suisse. — MM. Van Muyden (eau-forte), Pi-guet (eau-forte).
- Angleterre. — M. Wyllie (eau-forte). Etats-Unis. — MM. Aikman (gravure sur bois), Putnam (gravure sur bois).
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- LES CONGRÈS
- Samedi dernier a eu lieu, dans les salons de la présidence de la Chambre, la seconde réunion du Congrès international d’agriculture.
- Le Congrès a, sous la présidence de M. Méline, étudié la crise agricole dans les différents pays, son intensité dans chaque pays, quelles sont ses causes et quels remèdes il faut y apporter.
- La section compétente avait, sur le rapport préliminaire de M. -Emile Labiche, sénateur, conclu aux résolutions suivantes qu’elle soumet aux discussions du Congrès :
- « Le crédit dont jouit l’agriculture n’est pas suffisant pour les besoins de l’exploitation et l’amélioration du sol.
- « Des facilités de crédit données aux agriculteurs ne seraient pas de nature à leur être préjudiciables.
- « Il serait utile que des dispositions législatives intervinssent pour faciliter aux agriculteurs les moyens et les conditions du crédit. .
- « Le gouvernement ne doit pas intervenir pour accorder un concours, môme sous forme de surveillance ou de contrôle, à certains établissements de crédit fondés dans l’intérêt de l’agriculture. Il doit laisser à l’industrie privée le soin de créer des institutions de crédit fonctionnant sans aucune dérogation au droit commun.
- « Dans le cas où des dispositions législatives nou-yelles^seraient reconnues nécessaires,- les modifica fions à introduire dans lalégislation devraient avoir un caractère spécial à l’industrie agricole.
- « Il y aurait lieu notamment :
- « lo D’établir la liberté des conventions en matière de cheptel.
- « 2° D’autoriser le nantissement sans déplacement du gage d'une façon générale.
- « 3o D’autoriser un privilège en faveur du prêteur sur la récolte et les instruments aratoires, sans préjudicier aux droits du propriétaire.
- « 4-o De, permettre la commercialisation de certains engagements des agriculteurs. »
- M. Léon Say a expliqué dans un langage très lucide que tous les capitaux s’en vont vers l’industrie, que là est l’obstacle qu’il faut non pas renverser, mais tourner en créant des foyers de décentralisation qui fourniraient le crédit à l’agriculture qui, elle, est partout. Pour cette raison, il faut repousser toute création .d'établissement de crédit analogue au Crédit foncier. Il faut au contraire que l’Etat facilite, la tâche des caisses d’épargne privées qui, stimulées par la création des caisses d’épargne pos-
- tales, sont plus disposées à faire des placèments autour d’elles, des placements agricoles.
- Il faudrait aussi qu’une loi commercialisât les effets souscrits par les agriculteurs.
- Toutes ces réformes de détail ne sauveront pas l’agriculture, elles la soutiendront seulement : ce qui peut la sauver c’est un changement dans les mœurs : ce que le petit cultivateur peut, comme le petit boutiquier de Paris, espérer de sa terre c’est qu’elle le fasse vivre, lui et sa famille, et rien de plus. Aujourd’hui, il veut ses aises, il joue les soirs de marché le produit des ventes de la journée. Ce n’est qu’avec le temps, conclut M. Léon Say, et beaucoup de temps que l’agriculture pourra se relever.
- A la (in de la séance, M. Méline a annoncé que M. Fayc donnerait aux membres du Congrès une réception au ministère de l’agriculture mardi soir.
- LE FESTIVAL DE 1889
- Nous avons dit hier quel était le chiffre formidable de sociétés qui avaient répondu à l’appel du journal Y Orphéon pour participer au concours international et au festival de 1889. 507 sociétés, comprenant ensemble 22,000 exécutants, sont arrivées non seulement de la province, mais aussi de l’étranger. Orphéons, harmonies, fanfares, sociétés de trompettes, estudiantinas, quatuors à cordes, toutes les formes de la musique étaient ainsi représentées; et cela n’aura pas été l’une des moins puissantes attractions des l'êtes du Centenaire que cette formidable agglomération de musiciens, accourus de tous les coins de la France pour glorifier l’année illustre de laquelle est sortie l’émancipation des hommes.
- Les Concours
- Dès hier matin, les concours de groupes ont commencé dans certains préaux d’école des vingt arrondissements de Paris et dans certaines salles particulières, mises à la disposition des concurrents. Les résultats de ce concours ne seront connus et proclamés qu’aujourd’hui, à trois heures, dans le jardin des Tuileries, en présence de M. le président de la République. Mais nous pouvons déjà donner, sur la nature des morceaux, choisis ou imposés, une appréciation des plus favorables.
- Nous voilà, Dieu merci! débarrassés à tout jamais des insipides pas redoublés chers aux fanfares de jadis et des chœurs ridicules imposés aux orphéons par ces compositeurs amateurs qui faisaient, non sans raison, la terreur du pauvre grand Berlioz. Aujourd’hui, il n’est si petite fanfare qui ne s’attaque courageusement à la musique, à la vraie, à la seule, et qui ne s’en tire à son honneur.
- * C’est ainsi que les sociétés ont eu à lire, comme morceau imposé, dans la plupart des divisions, un délicieux thème de Beethoven, fort bien réduit par M. H. Kling. Les quatuors d’instruments à corde ont également joué du Beethoven, spécialement le dixième quatuor en mi bémol (op. 74), admirablement exécuté par le Quatuor Verviétois de Verviers (Belgique).
- Un regrettable incident s’est produit, au concours qui avait lieu dans le local de l’école de musique religieuse, 10, passage de l’Elysée des Beaux-Arts. Au moment où la Lyre de l’Isle-Jourdain allait attaquer son morceau de lecture à vue, un des exécutants fut saisi d’un malaise subit. Il ne voulut pas, néanmoins, abandonner son poste, et chanta courageusement sa partie, soutenu par ses camarades.
- Malheureusement, avant la fin du moreeau, le pauvre jeune homme tombait à terre. Quand on le releva, on constata avec une douloureuse surprise qu’il avait été frappé d’une congestion cérébrale et qu’il avait tout le côté droit paralysé. Il a été immédiatement transporté à l’hôpital.
- L’impression d’ensemble.des jurés de ces divers concours isolés tend à peu près unanimement à constater, chez toutes les sociétés, une tendance générale à une amélioration très sensible. Les instruments sont presque partout fort bien accordés, la conduite ne pêche plus comme elle faisait autrefois, les nuances sont mieux observées, et, chose capitale, la lecture à vue est incomparablement meilleure.
- Quelques années encore, et nos sociétés orphéo-niques ou instrumentales n’auront plus rien à envier à celles, tant vantées, de nos voisins d’outre-Rhin.
- Le grand festival
- Les gros nuages noirs qui couraient au-dessus de Paris vers la fin du concours de gymnastique avaient inspiré aux Parisiens de sérieuses craintes sur l’issue du festival.
- Fort heureusement, ces terreurs sont demeurées vaines. Le ciel a gardé son implacable sérénité, et la fête a pu avoir lieu telle qu’elle avait été conçue par ses organisateurs.
- Disons tout d’abord qu'une foule énorme avait envahi le jardin des Tuileries. Dès huit heures, la circulation était devenue difficile autour de l’enceinte palissadée réservée aux exécutants, et comme
- l'entrée du jardin avait été fixée à un franc, la recette a dù être des plus respectables.
- Malheureusement, des plaintes nombreuses se sont élevées au sujet des tribunes dont l’accès avait été fixé à 8, 5 et K) francs, suivant leur situation. Il est certain que les spectateurs qui avaient payé 1 franc étaient en droit de voir quelque chose, et il est non moins certain qu’ils n’ont absolument rien vu.
- De là quelques appréciations sévères à l’adresse des organisateurs; mais ceux-là n’étaient point rares qui se contentaient d’entendre distinctement et se déclaraient satisfaits.
- Le festival a commencé par une extraordinaire exécution de la Marseillaise, jouée et chantée par tous les membres de toutes les sociétés concurrentes, soit 22,600 exécutants, sous la direction de M. H. Abel Simon. Cette formidable masse a attaqué avec un ensemble et une maestria superbes la première phrase fortissimo de l’hymne national, que, du reste, M. H. Abel Simon a conduit d’une façon merveilleuse.
- L’effet a été prodigieux. Tous les spectateurs étaient debout, agitant leurs chapeaux et criant : « Vive la République ! »
- Le Chant du Départ, qui a suivi, a été exéculé si magistralement que les sociétés ont dû le bisser. Le citoyen Emile Richard, qui présidait le festival, a chaleureusement félicité M. H.-Abel Simon quand celui-ci, l’exécution terminée, est descendu de son estrade.
- Les sociétés chorales ont ensuite exécuté, sous la direction de leurs auteurs, les morceaux suivants :
- Division d’excellence : Chant du Siècle nouveau (Wormser).
- Division supérieure : Les Chênes lorrains (Bor-dogni).
- Première division : A l’ombré du Drapeau (Pa-liard).
- Deuxième division : La Jeune France (A. Saintis).
- Troisième division : Siècle et Patrie (J. Ritz).
- (Puis les harmonies, groupées de la même manière, ont pris la place des orphéons.
- Division d’excellence et supérieure : Nouvelle fantaisie sur Tancrède de Rohan, arrangée par Gitart (Ch. de Courcelles).
- Première division : Rotsiem, ouverture (G. Meister).
- Deuxième division : La Conquête des Lauriers (Suzanne).
- Troisième division : Dans les prés, sous les bois (H. Kling).
- Enfin sont arrivées les fanfares, qui ont exécuté à leur tour les morceaux suivants :
- Division d’excellence et supérieure : 1789-1889, Marche du Centenaire (M. Vanremvortel).
- Première division : Rotseim, ouverture (G. Meister).
- Deuxième division : Marche du peuple (Sover).
- Troisième division : Au Pays Basque (Peautrier).
- Entre temps, le jardin était parcouru dans tous les sens par des sociétés de trompettes qui sonnaient leurs plus joyeuses fanfares.
- A cinq heures du soir, la fête prenait fin, laissant au cœur de tous ceux qui y avaient assisté un inoubliable souvenir.
- Aujourd’hui à neuf heures, défilé des Sociétés devant le conseil municipal de Paris sur la place de THôtel-de-Ville, et allocution de M. Emile Richarl, président d’honneur du festival.
- A une heure, concours international d’honneur.
- A trois heures; au jardin des Tuileries, distribution des récompenses et audition des Sociétés couronnées dans ces différents concours.
- Cette dernière partie de la fête sera présidée par M. Carnot, assisté de M. Fallières, ministre de l’instruction publique.
- RHUM DE L'ÉTOILE Recommandé
- Exposition d’IIaïti {porte Suffren)
- BARBARC0URT & Cie, Port-au-Prince
- PLUSIEUKS MÉDAILLES
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- A côté de l'Exposition
- Nous avons raconté qu’à la représentation donnée vendredi à» la Plaza de Toros, rue de la Fédération, 26, un taureau avait été tué. A la suite de cet incident, M. Lozé, préfet de police, a, ainsi que nous l’avons fait prévoir hier dans nos nouvelles de la dernière heure, fait fermer l’arène. Voici le texte de l’arrêté qu’il a pris à cet égard :
- Nous, préfet de police,
- Vu la décision ministérielle du 24 avril 1889 autorisant M. Mariano Iiernando à organiser à Paris, pendant l’Exposition universelle, des courses de taureaux « sans effusion de sang ni mauvais traitements envers les animaux engagés » ;
- Vu les instructions de M. le ministre de l’intérieur nous chargeant d’assurer l’exécution de cette décision et les instructions générales sur la matière ;
- Vu la décision en date du 25 juin 1889 autorisant l’admission du public dans les arènes construites par le sieur Mariano Hernando à l’effet d’organiser les courses de taureaux dont il s’agit;
- Vu les conditions auxquelles cette autorisation a été accordée, et notamment les paragraphes 2, 4, 5 et 6 de cette autorisation, ainsi conçus :
- « Les courses ne devront être qu’un simulacre des véritables courses de taureaux, c’est-à-dire qu’elles consistex*ont uniquement en exercices d’agilité.
- « Les chevaux, s’il en est engagé dans les courses, ne devront paraître qu’à l’entrée de la cuadrilla et ne venir qu’à la parade.
- « Aucune piqûre pouvant amener l’effusion du sang ne devra être faite aux animaux, qui, du reste, aux termes de l’autorisation ministérielle, ne devront subir aucun mauvais traitement.
- « L’usage des banderilles fixées à une hampe et ,se terminant par des pointes pouvant s’enfoncer dans la chair de l’animal est interdit. »
- Attendu que, dès la première course offerte au public, le 30 mai 1889, aucune de ces conditions n’a été respectée par les organisateurs du spectacle ;
- Que les taureaux ont été banderillés et piqués et qu’il y a eu effusion de sang ;
- Que des chevaux montés ont pris part à la course.
- Attendu qu’à l’occasion de la deuxième course offerte au public, le 4 juillet courant, ces faits se sont renouvelés et que le taureau, une première fois blessé grièvement, a été mis à mort dans l’arène, sous les yeux des spectateurs ;
- Vu la loi du 16 août 1790, titre XI, article 3, paragraphe 5, et celle du 22 juillet 1791, article 46, paragraphe 1, les arrêts du gouvernement des 1er germinal an VII, 12 messidor an VIII :
- Arrêtons :
- Article 1er. L’admission du public dans l’arène sise rue de la Fédération, 26, où M. Mariano Her-nando a organisé des courses de taureaux, est et demeure interdite jusqu’à nouvel ordre.
- Art. 2. M. le commissaire de police du quartier de Grenelle est chargé de notifier le présent arrêté et d’en assurer l’exécution.
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- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud ;
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- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
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- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et3« jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
- Voir à la Section Anglaise
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- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, cle midi à 6 heures: Fonctionnement des machines au Palais des Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Cou tan.
- De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposi-
- tion et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des republiques américaines. — Représentations de jour Promenoir avec exposition et bars. — Dans la Salle Mau-îesque . la Belle Fatma et le Concert Tunisien.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vague, de la mer, ville japonaise, orchestre, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face delà rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l’avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième. Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de l’avenue deSuffren.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir.: Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et diora-mas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à G heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face, Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, milsique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face de la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama d l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SO S R
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition. De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes. De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du- Caire. De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Goutan, phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Goutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de 9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L’EXPOSITION
- en sept jours
- (Se munir du Guide illustré de l’Exposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket: 10 heures du matin.
- Arriver parla porte llapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECHONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries., — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, ths et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. — Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines. Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. - - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique, — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2* partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- sections étrangères
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- sections françaises
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- pourtour
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par ,1e pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord,broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Cail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de Vavenue de Suffrén. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris, •
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la. porte centrale et visiter la section française do peinture en commençant par la première salle de droite, côté de i’avenue de La Bourdonnais, puis les six selles suivantes du môme côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin: peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais :’première Allemagne; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier do l’extrémité du palais, côté de la Seine : voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective. ‘
- Passer par le vestibule pour voir ies neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Coutan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir les quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et pare
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dé Suffren,près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième, partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. —* Pavillons des différents pays. —Théâtre des Folies* Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren ; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries. moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine. esplanade
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de I’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère ; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration clés forêts, et du côté opposé pavillon des travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien^ Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux, derrière le pavillon du Chili.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le spectacle du Grand-Théâtre de l’Exposition, situé près du Palais des Arts Libéraux, côté Suftren, au milieu des.Républiques américaines, obtient chaque jour un vrai succès.
- La troupe Alexander, dans une pantomime inénarrable intitulée Le Duel entre deux rivaux, les acrobates les Zwryl, les chiens admirablement dressés de Léo Karl, la petite Georgina Aix, qui, âgée de huit ans, exécute des exercices d’acrobatie extraordinaires, la brillante chanteuse mauresque Kara, le Paris-Quatuor qui enlève, avec un brio admirable, le chant patriotique : Quatre-vingt-neuf,
- Derame, et ses merveilleuses transformations, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Ajoutons que la vaste salle du Grand-Théâtre, avec sa brillante exposition spéciale de produits français et exotiques, avec ses bars tenus par de charmantes serveuses, avec ses originales marionnettes, constitue un des lieux de promenade les plus 'pittoresques et les plus intéressants de l’Exposition.
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- Mercredi 10 Juillet 1889
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- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
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- NOS O RAYURES
- Les deux gravures de cette page représentent deux types fort éloignés l’un de l’autre sur la terre d’Afrique : le Kabyle et l’Egyptien.
- Il y a un abîme entre les deux types, que l’Exposition qui réunit tant d’hommes et de choses venus de tous les points du globe, met tout près l’un de l’autre : l’un au Champ de Mars, l’autre à l’Esplanade.
- Lorsque nous avons conquis l’Algérie, nous y avons trouvé diverses races, deux entre autres, l’Arabe et le Kabyle. L’Arabe est un homme de guerre et de caravane, qui se complaît dans les parties désertiques de l’Afrique septentrionale. Le travail lui répugne, la vie sédentaire lui pèse.
- Le Kabyle, au contraire, est un sédentaire, un laborieux, aggloméré à ce point, que, dans certaines des contrées qu’il habite, la population est d’une densité qui égale celle des contrées les plus peuplées de la France.
- Selon toute apparence, le Kabyle ou Berbère est le véritable indigène du nord de l’Afrique et l’Arabe en est le conquérant, étant le descendant des pasteurs qui ont envahi l’Afrique sous le drapeau du Prophète.
- Il y a même, ainsi que l’on peut s’en convaincre à la section algérienne, des Kabyles blonds ; et il est à peu près établi que ces Africains blonds sont les descendants des conquérants Vandales.j
- Les Arabes n’ont qu’une organisation de tribu et n’entendent rien à l’administration publique ou privée. Ils sèment le blé et l’orge sommairement et les récoltent tant bien que mal, ils font paître leurs troupeaux et c’est à peu près tout.
- Les Kabyles sont laborieux et intelligents. Ils cultivent avec soin et ne laissent aucune terre improductive autour de leurs villages. Et, chose curieuse, ils ont une organisation municipale assez analogue à la nôtre.
- Leurs villages sont tqujours juchés sur des pitons escarpés, faciles à. défendre contre les incursions des Arabes nomades, leurs incommodes voisins.
- Beaucoup de femmes kabyles portent entre les deux yeux, sur le front, un tatouage en forme de croix.
- C’est, dit-on, tout ce qui reste du passage de leurs ancêtres par la religion chrétienne.
- Lorsque les Vandales conquirent l’Afrique avec Gtenséric, ils imposèrent la foi du Christ. Et le tatouage servait à désigner les fidèles à la protection de l’envahisseur.
- L’ânier du Caire est aujourd’hui un type connu et adopté à l’Exposition. On a écrit beaucoup sur ces bons petits fellahs qui courent comme des lapins à côté de ces jolis ânes blancs, dont les culottes et les jarrets sont enjolivés d’arabesques taillées à bout de ciseaux.
- Il me rappelle toujours, avec un plaisir infini, les bonnes parties que j’ai faites aux Tombeaux des Califes, à Boulaq ou aux Pyramides, che^ vauchant sur les jolis ânes blancs du Caire. Et je sais gré au baron Delort d’avoir bâti sa ravissante rue orientale et d’avoir amené ici ânes et âniers, qui me rappellent mes charmantes chevauchées sur les bords du grand Nil, sous un ciel d’un bleu qu’on ne voit jamais au-dessus du drapeau de la tour Eiffel. C. L.
- Anier de la rue du Caire.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- SOMMAIRE. — Nos gravures. — Chronique. — Ordre des Travaux des Jurys. — Programme des Fêtes pendant l’Exposition. — Dernière heure. — Echos. — Nouvelles do l’Exposition. — Au Congrès d’agriculture.
- — Beaux-Arts. — Le grand bal de demain. — La conservation de l’Exposition. — Bolivie. — A côté de l’Exposition. — La Bourse. — Guide des attractions.
- — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et réclames.
- CHRONIQUE
- Il n’y a qu'un cri partout : de l’air! de l’air!
- L’orage qui n’a fait que passer sur Paris, dimanche, a laissé cependant toute une traînée d’averses qui ont singulièrement rafraîchi l’atmosphère .
- Il était temps, car les visiteurs de l’Exposition, après la longue série des beaux jours sans pluie que nous venons de traverser, commençaient à rôtir, littéralement.
- Nous ne cesserons pas de nous plaindre que l’aération des galeries intérieures est absolument insuffisante, pour ne pas dire nulle. Dans certaines sections, il est impossible de respirer ; l’air chaud, emmagasiné depuis des semaines, et qu’aucun courant ne pourchasse dehors, devient lourd et malsain; les représentants des exposants qui sont toute la journée à côté de leur vitrine sont bien à plaindre, et de deux heures à quatre heures, au plus fort de la chaleur, ils ne savent vraiment pas où se mettre.
- C’est un nid à apoplexies et à congestions.
- Et le temps s’avance, et l’été va être dans son plein, et malgré toutes les réclamations, on ne fait rien.
- Est-ce incurie? Est-ce économie? Ce qu’il faudrait à toutes forces, c’est multiplier les ventilateurs et les vélums. Un exposant du palais des Machines avait, dit-on, proposé un système de ventilation qui aurait atteint cinquante mille francs ; on a sans doute hésité devant la dépense, et c’est regrettable, car, malgré le vaisseau immense du hall de M. Dutert, on y étouffé.
- La foule y passe nombreuse, pressée, mais elle ne fait qu’y passer : elle a hâte de sortir de la fournaise.
- Où 1a. chaleur est particulièrement insupportable aussi, c’est au premier étage du palais des Arts libéraux, et notamment dans la section de l’enseignement, pourtant si intéressante à étudier. Eh bien ! l’on n’y va pas ; on ne monte pas l’escalier pour aller dans cette étuve : on n’étudie pas, on ne voit pas les progrès réalisés, et, finalement, l’on va s’affaler toute une après-midi à une table de café, puisqu’il n’y a que ce moyen de se rafraîchir.
- Et cependant, il faut que l’Exposition soit de plus en plus confortable pour recevoir ses hôtes. Nous annoncions hier l’arrivée de 850 Hongrois, appartenant aux classes élevées de la société ; dès leur entrée à l’Exposition, il est important qu’ils soient séduits, captivés, irrésistiblement enchaînés par le spectacle du monde en miniature qui défilera devant leurs yeux au Champ de Mars et à l’esplanade des Invalides.
- Ces Hongrois, va-t-on assez les choyer, les aduler î Ils aiment déjà beaucoup la France, ils en sortiront en l’adorant. On va les mener partout ; hier soir, ils étaient invités à la représentation de l’Eden-Théâtre ; pendant un entr’acte et pour faire honneur à nos hôtes, l’orchestre a exécuté une marche de l’un d’eux, M. Szabadi.
- Cette marche, très populaire chez les Magyars, est inédite en France. M. Massenet, qui l’entendit exécuter par l’auteur, lors de son voyage en Hongrie, pria ce dernier de vouloir bien lui en confier l’orchestration.
- L’offre fut acceptée avec joie.
- Bien qu’ils ne restent parmi nous que peu de jours, les Hongrois auront le temps de raisonner leur amour pour la France et de voir qu’il n’est pas mal placé.
- Ils vont aller au Panthéon, sur la tombe de Victor Hugo, à la place du Carrousel, au monument de Gambetta, au bal du Palais de l’Industrie, au parc de Saint-Cloud, à l’Opéra-Comique.
- Ils trouveront en nous un peuple chaud et franc, ouvert à toutes les sympathies franches et ne répugnant qu’aux fausses amitiés et aux caresses hypocrites. Rien que leur présence chez nous suffit pour nous faire oublier la boutade de M. Tisza.
- A ce propos, un jeune dessinateur de talent, M. R. Laudati, vient de publier une caricature très réussie du ministre hongrois, dont la gallo-phobie est une sorte de maladie chronique. Il nous représente- le monsieur en question, très barbu, très hirsute, •— comme il est réellement d’ailleurs, — venant incognito à Paris, pour se rendre compte de visu de l’Exposition universelle, dont l’idée seule l’empêche de dormir.
- Le malheureux! L’imprudent! Du haut de la Tour Eiffel qu’on aperçoit dans le lointain, une femme personnifiant la France et le progrès, lui lance en plein visage une poignée de rayons lumineux. Le Tisza n’a d’autre moyen de se préserver qu’un vaste parasol, aussi grotesque que sa personne. Piteux, honteux, criblé de traits aveuglants, il esquisse une sortie hâtive : Il y a de tous côtés des sifflets dans l’air, et aussi des vivats pour nos hôtes d’aujourd’hui :
- Eljen ! Eljen !
- ORDRE DES TRAVAUX DES JURYS
- Classe 72
- Mercredi 10 juillet : réunion générale.
- Jeudi 11 juillet : Tunisie, la Réunion (Esplanade).
- Vendredi 12 juillet : Martinique, Inde française, Guyane française, Guadeloupe, Gabon. Samedi 13 juillet. — Algérie.
- Jurys des récompenses
- Vendredi 12 juillet : Maison Genest et Hoscher.
- Samedi 13 juillet : Sections étrangères.
- Classe 20
- Vendredi 12 juillet, à neuf heures du matin, 16, avenue de La Bourdonnais.
- Samedi 13 juillet : 16, avenue de La Bourdonnais.
- --------------------------------------—
- PROGRAMME DES FÊTES
- PENDANT L’EXPOSITION
- Voici la liste des fêtes qui doivent avoir lieu encore durant l’Exposition :
- Mercredi 10 juillet
- Bal donné, au palais de l’Industrie, par les exposants, au gouvernement et à la municipalité de Paris, fête donnée aux frais des exposants.
- Vendredi 12 juillet
- Fête au Palais-Royal, en souvenir de Camille Desmoulins.
- Samedi 13 juillet
- Bal donné au palais de l’Industrie aux ouvriers de l’Exposition et aux syndicats ouvriers.
- Dimanche 14 juillet
- Fête nationale, secours aux indigents. Revue
- j des troupes. Revue des bataillons scolaires. Représentations gratuites dans les théâtres. Fêtes aux enfants des écoles à l’Hippodrome et dans les cirques. Fête de nuit donnée depuis le bois de Boulogne jusqu’au bois de Vincennes, en passant par l’avenue du Bois-de-Boulogne, la place de l’Etoile, l’avenue des Champs-Elysées, la rue de Rivoli, la place de l’Ilôtel-de-Ville, la place de la Bastille, la rue de Lyon, l’avenue et la place Daumesnilet le bois de Vincennes. Bals au Palais-Royal, sur la place do l’Ilôtel-de-Ville et de la Bastille.
- leux d’artifice aux Buttes-Chaumont, au parc de Montsouris et surl’île des ygnes, à Grenelle.
- Mardi 16 juillet
- fête du travail à l’Hôtel de Ville, donnée par la ville de Paris et à ses frais.
- Samedi 20 juillet
- Réception du schah de Perse ; programme à régler par le gouvernement.
- Samedi 27 juillet
- Banquet donné parles exposants français aux commissaires étrangers. (Eventuel.)
- Dimanche 4 août
- Grand festival des musiques militaires au palais de l’Industrie ; programme à régler avec lâ commission musicale de l’Exposition.
- Jeudi 5 septembre
- Représentations de Y Ode triomphale, par Mlle A. Holmès : 1° par invitation; 2° pour les enfants des écoles ; 3° gratuite ; 4° payantes.
- Samedi 21 septembre
- Inauguration du monument du Triomphe de la République, place de la Nation; la fête comprendra un défilé de délégations de l’armée de Paris et des sociétés patriotiques devant le président de la République.
- Dimanche 22 septembre
- Grand festival des musiques municipales d’harmonie au palais de l’Industrie ; fête donnée par l’Exposition, à ses frais.
- Lundi 30 septembre
- Distribution des récompenses ; fête donnée par l’Exposition, à ses frais; fête de nuit analogue à celle de l’inauguration, à la charge du fonds commun des fêtes.
- ------------^--------------
- DERNIÈRE HEURE
- M. Carnot présidera aujourd’hui à deux heures l’inauguration du pavillon de la Bolivie. Il se rendra ensuite au pavillon de la Finlande, où se feront entendre les chanteurs finlandais, qui ont obtenu dimanche un si brillant succès au Tro-cadéro.
- M. Carnot se rendra de là au pavillon du pétrole et au palais de l’alimentation, il visitera enfin l’élégant pavillon du Portugal, ouvert au public depuis quelques jours seulement.
- --------------------------------------------
- ÉCHOS
- Les Entrées à l’Exposition
- Le chiffre des entrées payantes s’est élevé, Itier lundi, à il8,757.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la même
- journée :
- 1er étage.................. 9.281
- Du 1er au 2me............. 5.906
- 2me étage direct.................
- Du 2® étage au sommet... 3.669
- En tout.............. 18.856
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Les conférences
- Jeudi 11 courant, à quatre heures et demie, au Cercle populaire, à l’esplanade des Invalides, conférence par M. Hodgson Pratt, président des Wor~ liingmen’s club and Inslüuies union; sujet : Les cercles populaires.
- Les congrès
- Le comité du congrès international de l’intervention des pouvoirs publics dans l’émigration et l’immigration s’est réuni le 4 juillet.
- Il a pris connaissance des adhésions déjà recueillies et a décidé d’organiser le travail du congrès de façon que les questions du programme soient autant que possible exposées par des rapporteurs spéciaux pour chacun des Etats intéressés et chacune des colonies françaises.
- Nous rappelons que le congrès s’ouvrira le 12 août dans la salle de l’exposition permanente des colonies au palais de l’Industrie et que les souscriptions sont reçues chez M. Armand Colin, éditeur, trésorier du comité, 5, rue de Mézières.
- Les étrangers et l’Exposition
- On télégraphie de Barcelone que des trains de plaisir pour l’Exposition seront organisés à partir du 14 juillet. Chaque train prendra 400 voyageurs. La durée du séjour à Paris sera de douze jours.
- Les pick-pockets
- On a arrêté, à la galerie des Machines, vis-à-vis les machines Marinoni, dimanche après-midi et d’un seul coup, trois voleurs à la tire qui cherchaient à exercer leur charmante profession dans les poches de leurs voisins.
- Ce sont les agents Pierartet Bouyer qui ont opéré ce coup de filet.
- Les ascenseurs de la tour
- L’ascenseur Otis de la pile Nord qui conduit les visiteurs directement du sol au deuxième étage n’a pas fonctionné pendant toute la journée de dimanche et pendant une partie de la journée de lundi par suite de diverses modifications qu’on y apporte dans le but de faire monter un plus grand nombre de voyageurs à chaque ascension. Jusqu’à présent, il prenait chaque fois trente personnes et dorénavant il pourra en prendre une cinquantaine.
- Les Concours d’IIortlculture
- Du vendredi 12 au mercredi 17 courant, exposition générale des produits de l’horticulture dans les jardins, les serres et sous les tentes du Trocadéro (5e époque).
- Ce concours portera sur les fleurs et plantes d’ornement, les plantes de nouvelle introduction, fleurs coupées, bouquets eLgarnitures, arbres, plantes, etc., fruits frais et conservés, fruits de la région du sud, légumes, etc.
- Sur la ligne Decauville !
- Un homme d’équipe du passage à niveau de l’ave- j nue de La Tour-Maubourg, un garde-barrière si- j gnaleur, a été tamponné dimanche soir, vers onze heures, en voulant empêcher deux passants de traverser la voie.
- Son état est satisfaisant. Les médecins n’ont constaté aucune fracture et il en sera quitte pour deux ou trois jours de repos.
- Pourquoi ne place-t-on donc pas, comme il en existe à tous les passages à niveau, des barrières sur rails au lieu de cordes ou de chaînes sous lesquelles les passants imprudents ou de mauvais plaisants sont toujours disposés à passer?
- Les Gitanos
- Les Gitanos ont fait hier l’ascension de la troisième plate-forme de la tour Eiffel.,
- Quand on leur a indiqué la direction de l’Espagne, les femmes ont éclaté en pleurs et- sont tombées à genoux. Ce n’est qu’avec la plus grande peine qu’on a pu les décider à descendre.
- Ils doivent débuter samedi au Grand-Théâtre.
- L’Espagne à Paris
- Un de nos amis, qui revient d’Andalousie, nous rapporte que ces jours derniers, à Séville, les engagements au Mont-de-Piété ayant décuplé, le gouverneur de la ville s’en émut et prescrivit une enquête.
- On acquit très vite la certitude que ce besoin d’argent venait de l’annonce des trains de plaisir pour l’Exposition.
- Tous les Espagnols qui ont quelques économies ou peuvent emprunter auelques pesetas, les consa-crent à un voyage à Paris.
- C’est un bon augure pour les mois d’aoùt et de septembre.
- Les étrangers à l’Exposition
- Les 850 Hongrois qui sont arrivés à Paris par deux trains spéciaux venaient de Turin. A leur départ de la capitale du Piémont, une foule nombreuse les a salués de chaleureuses acclamations.
- Un comité de publicistes et d’artistes, où sont entrées quelques-unes des personnalités qui ont pu apprécier en Hongrie l’hospitalité magyare, s’organise dans le but de recevoir cette caravane.
- Au Trocadéro
- Le grand concert américain du palais du Trocadéro aura lieu vendredi, comme nous l’avons déjà annoncé.
- Bien n’a été ménagé pour donner un grand caractère à cette solennité. M. Carnot, invité, a promis d’y assister et le ministre des Etats-Unis a retenu sa loge.
- De plus, afin de faire honneur au président de la République, la section américaine à promis d’envoyer au Trocadéro, ce jour-là, comme garde d’honneur, les soldats que tout le monde a admirés dans cette section.
- NOUVELLES DE L’EXPOSITÏON
- Le Temps a annoncé qu’une enquête était ouverte au sujet de la vente frauduleuse d’une bague, par un marchand italien installé dans l’une des bâtisse de l’histoire de l’habitation.
- Le vendeur, protestant contre l’accusation dont il était l’objet et affirmant que sa bague contenait de l’or, a toutefois reconnu qu’elle était le résultat d’un alliage. Des experts ont été nommés pour établir sur ce point la vérité. C’est seulement sur le rapport fait par ceux-ci que l'administration se guidera pour prendre contre le coupable telles mesures qu’il conviendra. En attendant, l'installation du marchand est toujours ouverte au public.
- En réponse aux demandes formulées par un certain nombre de porteurs de cartes d’abonnement, la Direction générale des finances de l’Exposition universelle fait connaître que l’exposition d’animaux vivants qui s’ouvrira prochainement aux Champs-Elysées est considérée comme une annexe de l’Exposition universelle.
- Toutes les cartes d’abonnement valables pour le Champ de Mars, le Trocadéro et l’esplanade des Invalides seront donc également valables pour l’exposition des Champs-Elysées. ---------------------------------------------
- Dimanche a eu lieu l’excursion à la ferme d’Arcy-en-Brie.
- Un train spécial a emmené les excursionnistes à neuf heures du matin.
- A la gare de Verneuil, des voitures ont conduit tout le monde jusqu’à la ferme, où a commencé l’excursion a travers champs.
- On a alors formé trois groupes à la tête desquels se sont placés, pour le 1er (groupe des étrangers et des principaux invités),: M. L. Nicolas, propriétaire-directeur de la ferme ; pour le2eM. Raymond, chef des cultures, et enfin, pour le 3e, M. Joulie, pharmacien-chef de la maison Dubois, chargé de l’étude des terrains.
- A midi trois quarts, au retour de l’excursion à travers les champs de la ferme, a eu lieu le banquet qui était présidé par M. Méline, président de la Chambre des députés.
- A la fin du repas, plusieurs speachs ou discours ont été prononcés ; M. Méline a ouvert le feu et MM. Reboul, préfet de Seine-et-Marne ; Feraud, représentant du Canada ; Holsène, représentant l’Italie; Bosen, représentant la Roumanie ; Riley, représentant les Etats-Unis ; Bouder, représentant la Suède ; Thoms, représentant la Russie ; Morghenthan, représentant la Suisse, ont répondu.
- M. Joulie a prononcé un discours technique remarquable, ainsi que M. de Bruyne, ministre de l’agriculture de Belgique.
- De très nombreux toasts ont été portés. Ceux à la Russie et à la Suisse ont été très chaleureux.
- On a ensuite visité les bâtiments de la ferme où l’on fait principalement le commerce de laiterie.
- C’est une vraie ferme modèle comme agriculture et comme commerce.
- Comme pour venir, un train spécial a ramené les invités pour l’heure du dîner.
- Réception très cordiale.
- Le ministre de l’agriculture recevra, mardi soir, à partir de neuf heures et demie, les membres du congrès international d’agriculture dans les salons du ministère, 76, rue de Va-rennes.
- ***
- Hier matin lundi, ont ea lieu au palais du Trocadéro les séances des sections de viticulture, d’enseignement agricole, de sucrerie et de sériciculture.
- Au Palais-Bourbon, séance sur la crise agricole.
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- Mercredi matin à neuf heures, séance générale au Palais-Bourbon; l’après-midi à deux heures, séances des sections dans les salles attribuées à cet effet, au palais du Trocadéro.
- Aujourd’hui mardi sera faite une visite expérimentale aux cultures de plantes pour graines, à Verrières, près Paris.
- Départ à une heure précise en voiture, retour pour six heures et demie. Rendez-vous des voitures à la place du Trocadéro.
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- Séance du 8 juillet
- Le congrès a continué la discussion relative au crédit agricole. Un délégué roumain, M. Bo-nesco a exposé l’organisation et le fonctionnement du crédit agricole dans son pays. Le système adopté participe à la fois du crédit mutuel et du crédit général. Des établissements de prêts fonciers ont été institués dans chaque district; ils ont émis des actions souscrites en général par les propriétaires, et la Banque d’escompte de l’Etat admet à l’escompte le portefeuille de ces établissements.
- M. Méline a fait ressortir cette dernière disposition du système roumain qui pourrait être mise en pratique chez nous : la Banque de France pourrait admettre à l’escompte le papier des syndicats et des banques agricoles et permettre ainsi aux agriculteurs de trouver de l’argent sur leur signature, par l’intermédiaire et avec la garantie de ces établissements.
- Le Congrès a ensuite voté les réponses aux questions élaborées par sa deuxième session, sur le rapport de M. Labiche. Il a établi en principe que le crédit dont jouit l’agriculture est insuffisant, mais que le gouvernement ne doit pas intervenir par un concours financier, ni par la création d’établissements spéciaux, mais par des dispositions législatives apportant des améliorations à la situation actuelle, telles que la liberté des conventions en matière de cheptel, le nantissement sans déplacement du gage, le privilège en faveur du prêteur sur la récolte et les instruments aratoires et la commercialisation de certains engagements des agriculteurs.
- Sur la question de l’assistance dans les campagnes, le congrès a adopté, à l’unanimité, les conclusions du rapport deM. Gomot et répondu affirmativement à toutes les questions formulées dans ce rapport.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- BEAUX-ARTS
- Les troisièmes médailles de sculpture
- Nous avons publié hier un cevlain nombre de médailles de troisième classe proposées par le jury de la classe de sculpture. Voici la suite de cette liste :
- France. — MM. d’Astanières, Barbaroux, Bottée, Bourgeois, Boutellier, Carlus, Mme Cazin, Châte-rousse, Glioppin, Chrétien, H. Cordier, Coulon, Da-gonet, Damé, Delhornme, Deloye, Engrand, Fossé, Fouques, Frère, Germain, Hiron, Huet, Laporte, Larroux, Lechevrel, Legunuit, Mabille, Maniglier, Félix-Martin, Mathieu-Meunier, Megret, Montagny, Louis Moreau, Morice, Ogé, Osbach, Pécon, Peter, Printemps, Ralfegault, Sanson, Schroeder, Mme Thomas Boyer, Vauréal, Voisin-Delacroix.
- Danemark. — MM. Aarsleff, Bissen, Mlle Bro-dersen.
- Espagne. — MM. Pardo de Tevera, Susillo-Se-villa.
- Belgique. — MM. de Tombay-Gaspar, Le Roy, Dillens, Samain.
- Etats-Unis. — M. Kitson.
- Finlande. — M. Runeberg.
- Grande-Bretagne. — MM. Brock, Browning, Pe-gram, Hébert Lee.
- Grèce. — Mme Gassaretti-Zambaco, M. Bouna-nos.
- Italie. — MM. Alegretti, Biggi, Bordiga, Belliazzi, Manganiello, Ramezotti, Paormis.
- Roumanie. — MM. Valbudéa, Georgesco.
- Serbie. — MM. Jowanowitch, Oubawkitch.
- Pays-Bas. — M. Vanhove.
- Suède. — MM. Ankermann, Lundberg, Mlle Alk-born.
- Suisse. — MM. J.-M. Reymond, Iguel.
- Mexique. — M. Contreras.
- Section internationale. — M. Aranjo Costa.
- Mentions honorables de la sculpture
- Une série de mentions ont été décernées ensuite aux sculpteurs suivants :
- France. — MM. Chereau, Démaillé, Récipon, Lagrange, Pompon, Mlle Sasse. Mme Weyl, Latour, Basset, Vaudet, Z. Astruc, Richard, Mme Besnard, Mme Bianchi, M. Stasse, Lami, Lebourg, Nelson, Mme Lemaire, Pechiné, Peyrol, Ftougelet, Benet, ' M. Cazin, Bourdel, M. Cadou, A. Chevalier, Collet, Debrie, Mme Descat, H. Dubois, de Gravillon, Guillon, E. Lambert, Mlle Lancelot, Plé, Rambaud. Robert, Tasset, Vernier.
- Allemagne. — M. Waegener. ,
- Belgique. — MM. Braecke, Geerts.
- Autriche-Hongrie. — MM. Pelczarski, Strobel.
- Danemarck. — MAL Brandstrap, Hogh, Dide-richsen.
- Etats-Unis. — MM. Adams, Warner.
- Finlande. — M. Altia.
- Grande-Bretagne. — MM. Jeffreys, Mac Lean, Sochos, Vitsaris.
- Italie. — MM. Astorri, Laurenti, Barcrglia, Laz-zerini, Bezzola, Pagano, Branca, Pandiani, Casini, Ripamonti, Crespi, Galmuzzi, Ginetti, Botinelli. Cochi, Felici, Maltoni, Quadrelli, Norfini, Avilla, Diès, Rosso, Vroubetzkoy, Vallani, Alarsili, Ancil-loti, Brentanchi.
- Norvège. — MM. Steibrok, Briin.
- Roumanie. — AL Stock.
- Russie. — AI. Adamson, Giedroye, Gunzbourg.
- Suède. — AL Ansénius, Aille Arosénius, AI. Roth-,in an.
- Suisse. MAI. Tropffet, Buvy, Kissling.
- Luxembourg. — M. Federspiel.
- Alonaco. — AI. Stecchi.
- Chili. — Al. Henningsen.
- Guatemala. — AL Ganegeri.
- Il faut ajouter à la liste des premières médailles de sculpture le nom de M. Raymond Barthélemy (France), et à celle dés secondes médailles le nom fie Al. Alalfatti (Italie).
- Mentions honorables de la Gravure
- Le jury de la classe de gravure a proposé un certain nombre de mentions honorables/En voici la liste :
- France : Gravure. — MM. Charles Deblois fils, Dubouchet, Oury.
- Eau-forte : 1VIM» Daumont, Delaunay, Fociller, Giroux, Muller, Alordant.
- Gravure sur bois. — Aille Jacob, AI. Vintrant.
- Lithographie. — AI AL Bahnet, Grenier.
- Etranger : Belgique. — AI Al. de Alerman (gravure), Lauwers (gravure).
- Pays-Bas. — Ai. AVitsen (eau-forte).
- Etats-Unis. — AIAL Davidson (gravure sur bois), Kruell (ici.), Wolf (ici.).
- Dans sa dernière séance, le jury de la.classe de peinture a décidé que tous les artistes qui auraient obtenu un minimum de quatorze voix pour la.seconde médaille seraient, d’oflice, inscrits sur la liste des peintres proposés pour la troisième.
- \7oici les noms des peintres français qui se trouvent dans ce cas :
- A1M. Garaud, Debat-Ponson, Aime Peyrol-Bon-heur, Valadon, Foubert, Ed. Fournier, IL Alotte, Gelhay, Eliot, Paul Flandrin, Aline Roth, Léon Couturier, Relance. Paul Robert, Boutet de Alonvel, Grolleron, Aime AÎuraton, Joseph Aubert, Grand-sire, Aime Diéterle, Armand Point, Brunet, Alain-cent, Dardoize, Laroche, Jeannin, P. Soyer, .Jules Laurens, Gallot, Joubert, Boudos, Emmanuel Ben-ner, Jean Renner, Ch. Hermann-Léon, Laurent,
- Voici maintenant les noms des artistes qui ont obtenu la même récompense (troisième médaille) après le vote du jury :
- Al M . Aimé Penet, Richemond, Deschamps., Ro-chegrosse, Commerre, Alarais, Bramtot, Firmin Girard, Ghigot, Alorlon.
- Hier matin, le jury a parcouru les salles du palais des beaux-arts, avant de procéder aux derniers votes.
- Il s’est réuni de nouveau, vers deux heures et demie, au dépôt des marbres.
- LE GRAND BAL DE DEMAIN
- Les préparatifs du grand bal de demain mercredi, au palais de l’Industrie, sont presque entièrement terminés. M. Alphand nous avait promis des merveilles. Il nous a tenu parole, si l’on en juge pour les quelques renseignements que nous avons recueilli de visu :
- La grande nef centrale du palais, entièrement recouverte d’un parquet et décorée des plus belles tapisseries du mobilier national, avec tentures de velours, vélums, écussons et trophées internationaux, sera ornée de plantes et brillamment éclairée au moyen de l’électricité et de rampes, de bouquets et de candélabres à gaz.
- Une estrade, élevée en face de l’entrée principale, sera réservée au président de la République, au corps diplomatique, aux membres du gouvernement, au Parlement et aux représentants de la municipalité de Paris.
- Au centre de la salle et devant cette estrade, un orchestre de 150 musiciens sera dirigé par Olivier Alétra.
- Une deuxième estrade, élevée du côté E. de la nef, sera réservée aux commissariats étrangers et à MM. les présidents de classes et membres du jury des récompenses de l’Exposition. Derrière cette estrade, la société des Enfants de Lutèce chantera les plus brillants chœurs de son répertoire.
- Des estrades pouvant offrir 12,000 places assises seront élevées sur toute la longueur des galeries du palais. Aux deux extrémités de la salle (côtés E. et O.) seront installés des buffets entourés de jardins plantés d’arbres et d’arbustes.
- Au premier étage, entièrement éclairé à la lumière électrique, les trois salons du centre, décorés par le mobilier national, serviront également de salles de danse ; l’orchestre de soixante musiciens sera dirigé par Desgranges.
- Dans les salons d’angle se trouveront : l’orchestre roumain (pavillon N.-O.), l’orchestre des Tziganes (pavillon N.-E.) et les chœurs Finlandais, dans un salon de l’aile Ouest, à gauche de l’arrivée du grand escalier intérieur. A côté de chacun de ces orchestres et chœurs seront installés des buffets. Des salons de repos sont aménagés dans l’aile nord du Palais (côté des Champs-Elysées).
- Des estrades pouvant offrir 4,000 places
- assises seront installées sur trois des côtés de la.galerie du premier étage, le quatrième coté devant servir de galerie de circulation.
- Il sera absolument interdi de fumer dans l’intérieur du palais de l’Industrie.
- Le Jardin de Paris, annexé au palais, servira de fumoir; il sera brillamment illuminé et décoré, des effets de flammes de Bengale seront ménagés dans les bosquets, un orchestre et des chœurs s’y feront entendre.
- Sept immenses vestiaires seront installés aux sept entrées du palais.
- Nous avons déjà indiqué le moyen de se procurer les billets d’entrée. Afin de ne point forcer les amateurs à courir jusqu’à l’Exposition, la direction a décidé que ces billets seraient mis à la disposition des acheteurs : au palais de l’Industrie (portes 1 et 4, avenue des Champs-Elysées), dans les grands hôtels, et dans les agences de théâtres. On les trouvera également dans l’enceinte même de l’Exposition, dans les cafés, restaurants, kiosques, sur les tables des vendeuses de catalogues et à la direction de l’Exploitation, 22, avenue de la Bourdonnais.
- A
- Les personnes se rendant en voiture aux bals donnés au palais de l’Industrie, les 10 et 13 juillet, pénétreront :
- D Par la grande porte centrale sur l’avenue des Champs-Elysées ;
- 2° Par les portes latérales portant les nos 1 et 4 sur cette avenue ;
- 3° Par des portes ménagées dans les clôtures de l’exposition d’agriculture et situées place de la Concorde, à l’entrée du Cours-la-Reine, et sur l’avenue d’An tin, au débouché de la rue Jean-Goujon.
- Une dernière entrée située au carrefour de l’avenue d’Antin et du pont des Invalides sera réservée an président de la République, aux ministres, aux bureaux du Sénat et de la Chambre des députés, aux préfets, au gouverneur de Paris, au gouverneur des Invalides, au grand chancelier de la Légion d’honneur et aux bureaux du conseil municipal et du conseil général. *
- Des vestiaires seront placés à côté de chaque entrée. Les personnes qui auront déposé leurs effets à ces vestiaires devront s’y représenter pour les retirer et pourront quitter la fête par des portes de sortie placées à côté des guichets d’entrée.
- Les personnes arrivant à pied entreront par toutes les portes, qui seront ouvertes à neuf heures et demie.
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- LA CONSERVATION DE L’EXPOSITION
- M. Frébaulfc a déposé hier son rapport sur la proposition tendant à la conservation de certaines parties du palais de l’Exposition. Voici le projet de résolution qu’il soumet à la Chambre :
- « La Chambre est d’avis qu’il y a lieu de conserver, parmi les monuments de l’Exposition universelle, tous ceux qui présentent de sérieuses garanties de solidité et de durée : c’est-à-dire la galerie des Machines, le dôme central, la galerie de trente mètres, le palais des Beaux-Arts, le palais des arts libéraux, et de convertir en jardins le reste des terrains du Champ de Mars.
- « Eile invite le gouvernement :
- « 1° A réserver, pour réaliser ce projet, les fonds'disponibles résultant des diverses" opérations de l’Exposition universelle ;
- « 2° A engager avec tous les intéressés des négociations afin de trancher toutes les questions financières ou autres qui se rattachent à la conservation des bâtiments désignés d’autres part et à présenter au Parlement les projets de lois nécessaires. »
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- BOLIVIE
- Président du comité : M. Halinas-Vega. — Vice-président : M. le comte cle Artola. — Délégué technique : M. André Bresson. — Délégué des mines: M. Rafael Pero.
- C’est la première fois que la'Bolivie ligure officiellement à une exposition universelle. Cela explique, ainsi que les difficultés de transport, le retard de cette exposition.
- Le clou de l’exposition bolivienne est une galerie de mines pour la construction de laquelle on a dû faire venir 25,000 kilos de minerais d’argent. Lacompagnie Huanchaca expose, en outre, des blocs d’argent brut et des barres de métal vierge dont la valeur dépasse 200,000 francs.
- Le pavillon bolivien a été construit par M. Fouquiau, architecte, sous la surveillance du consul Bresson, délégué technique de son gouvernement.
- On doit regretter que le comité exécutif n’ait pas adopté le projet de ce délégué, lequel — exposé au premier étage — reproduit les motifs d’architecture les plus caractéristiques des principaux monuments de Bolivie.
- ROUXEL, P d’Armes, 163, r. Montmartre, Paris. Drcatal.25c.
- A côté de ^Exposition
- Plaza de toros :
- Je n’ai pas vu, dit le Passant du Rappel, qu’on ait raconté la dernière course — celle qui a motivé la fermeture des arènes de la rue de la Fédération — telle qu’elle s’est passée..On a sensiblement atténué les choses.
- D’abord, il était parfaitement entendu, dès le début, qu’on tuerait le taureau. Le gros public était seul à l’ignorer. Il n’y a donc pas eu surprise.
- Le toréador Lagartija avait eu tout le temps d’étudier sa bête," de se préparer à l’expédier. Tous les goûts sont dans la nature. Mais quand on a pour métier d’exécuter pareille besogne, encore est-il qu’il faut la faire congrûment.
- Le taureau — un petit taureàu à poil frippé, l’air bon enfant — est arrivé en courant dans l’arène, avec des boules aux cornes, absolument désarmé. Les banderilles, qui se sont mises immédiatement à pleuvoir, l’ont eu bientôt cravaté de sang. Puis ç’a été le tour des picadores. A chaque coup de lance, on voyait monter à la peau de grosses gouttes noires. C’est alors que Lagartija, la cape sur le bras, s’est précipité, l’épée à la main. Par trois fois, il a piqué le taureau, sans réussir à trouver le joint. L’animal fuyait, secouant ses flèches enrubannées, dégouttant de sang. Ce n’est qu’a la quatrième reprise que l’épée s’est enfoncée — d’une longueur de quatre à cinq pouces — dans le cou baissé de l’animal. Elle y est restée, faisant croix. Le coup était encore une fois manqué. Le cœur n’avait pas été atteint. Beuglant, écumant, le taureau s’est sauvé avec l’épée.
- Alors le spectacle est devenu tout à fait révoltant. Trois hommes de la troupe sont accourus et, poursuivant la bête affolée, de la paume de la main, en pesant, ont de nouveau enfoncé le fer.
- A la quatrième pesée, l’épée avait à peu près
- disparu. Le taureau est tombé sur les genoux, puis s’est couché sur le flanc pour mourir.
- Je ne voudrais pas être accusé de sensiblerie, mais je doute que le goût de pareils spectacles entre jamais dans les mœurs parisiennes.
- Voir à la Section Anglaise
- Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
- S’ENFILAIT TOUTES SEULES; FA1HUQUÉES PAR
- W: KARTL.EET ET SONS
- Vente en gros à Paris : MT les Fils de F. Charpentier, 3 G, bd Sébastopol
- LA BOURSE
- La faiblesse continue à être à l’ordre du jour. Le 3 0/0 est à 88 40, l’Amortissable s’inscrit à 80, et le 4 1/2 0/0 varie peu à 104 30.
- Si l’on compare les prix actuels de nos fonds nationaux à ceux des fonds étrangers dont la valeur est bien assise, la comparaison est en faveur des rentes françaises, qui sont aussi solides et beaucoup moins chères. Il est donc permis de présumer q%ie les 800 millions environ qui représentent la valeur des coupons de juillet, trouveront leur avantage à acheter des rentes françaises, etenrayeront la baisse.
- La Banque de France, après avoir débuté à 3,800, est.en nouvelle réaction à 3,700.
- Le Crédit lyonnais est relativement bien tenu à 663. Nos grandes compagnies de chemins de fer, dont les actions sont des mieux classées, offrent une assez grande résistance à la baisse. Le Nord est à 1690, le Midi à 1155, l’Orléans à 1335, le Lyon à 1300 et l’Ouest à 935.
- Les fonds étrangers subissent la faiblesse générale : l’Italien à 94.20 et l’Egypte à 450.
- Le Busse 4 0/0 1889,” attaqué à nouveau par la presse reptilienne, recule avec calme de 30 centimes, à 94.20.
- Le Crédit foncier, contre qui une honteuse campagne à la baisse est engagée, fait 1250. Les portefeuilles sérieux doivent profiter de ce cours pour acheter ce titre qui est bon à prendre depuis 1300 fr.
- RHUM DE L’ÉTOILE Recommandé
- Exposition d’Haïti [porte Suffren)
- BARBARC0URT & Gie, Port-au-Prince
- PLUSIEUL-iS MÉDAILLES
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais clés Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons cle la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Goutan.
- De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposi-
- tion et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des répunliques américaines. — Représentations de jour Promenoir avec exposition et bars.— Dans la Salle Mauresque : la Belle Fatma et le Concert Tunisien.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, loir chant le Grancl-Théâtre de l’Exposition. — Les vague: do la mer, ville japonaise, orchestre, divertissement, but'* fet, glacier.
- Do 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face delà rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l’avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue clu Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de l’avenue de Suffren.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire cle l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et diora-mas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face, Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien/— Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village'clés colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama clu TOUT-PARIS, en face de la grille des Invalides.
- (côté di’oit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama d l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grancl-Théâtre de l’Exposition. De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes. De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire. De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Goutan, phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Goutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de 9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L'EXPOSITION
- oix sept jours
- (Se munir du Guide illustré de VExposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket : 10 heures du matin.
- Arriver parla porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. —Classe 87, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 82, tissus de laine. — Classe 3Ô, tissus de coton. — Classe GO, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, ûts et tissus de lin. — Classe 80, objets de voyage et de campement. — Classe 88, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. — Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines.
- Galerie de trente mètres. — Yestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique, — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2* partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- sections étrangères '
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- sections françaises
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57. confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts-cliimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord,broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Cuit, céramique, palais des Machines, restaurant Du val, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- I Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salies du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais :. première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier de l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côtéde l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique ; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la-galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Coutan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir les quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique. •
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux.' A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren,près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- _A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- / . Parc
- J Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. — Théâtre des Folies» Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais.. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren ; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces.galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine. esplanade
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salies du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d'ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure ; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère ; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage: vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escâlier).
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- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux, derrière le pavillon du Chili,
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- Dorante, et ses merveilleuses transformations, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
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- Série. — N° 58.
- BULLETIN OFFICIEL
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- (près de la Direction Générale de f Exploitation).
- SOMMAIRE : Partie officielle : Décrets. — Partie non officielle : Chronique. — Ordre des Travaux des Jurys. — M. Carnot à l’Exposition. — Dernière heure. — Echos. — Les Fêtes des Félibres. — L’Exposition des animaux. — La Bourse. — Guide des Attractions. — Renseignements utiles. — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et Réclames.
- PARTIE OFFICIELLE
- Par décret en date du 8 juillet 1889, rendu en exécution de la loi du 20 avril 1889, le président de la République française, sur la proposition du ministre de la guerre, vu la déclaration du conseil de d’ordre de la Légion d’honneur, en riale du 5 du même mois, portant que les nominations du présent décret sont faites en conformité des lois, décrets et règlements en Rigueur, a promu ou nommé dans la Légion d’honneur, en raison des services qu’ils ont rendus pour la préparation et l’organisation de 1 exposition du ministère de la guerre à l’Exposition universelle de 1889 :
- Au grade d'officier
- Cavalerie. — 6« rég. de chass. de Cossé Brissac (Augustin-Marie-Maurice), chef d’escadrons; 25 ans de services, 2 campagnes. Chevalier du 2 septembre 1871.
- Service de santé. - Chambé (Charles), médecin principal de Ire classe, secrétaire du comité consultatif de santé; 36 ans de services, 6 campagnes. Chevalier du 19 octobre 1870.
- Au grade de chevalier
- Service d’état-major. — Hunier (Christophe-Amédée), capitaine breveté au 82e régiment d’infanterie, détaché à l’état-major général (télégraphie militaire) ; 17 ans de services, 4 campagnes.
- — Saski (Charles-Gaspard-Louis), capitaine de cavalerie hors cadres, employé à l’état-major général (2e bureau); 19 ans de services, 2 campagnes.
- Officiers d’administration : Bureaux de l’intendance militaire. — Brouard (.Jean-Louis), officier d’administration de Re classe) ; 26 ans de services. 5 campagnes.
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- Par décret en date du 8 juillet 1839, le président de la République française, sur la proposition du ministre de la guerre, vu la déclaration du conseil de l’ordre de Légion d’honneur, en date du 5 du môme mois, portant que la nomination du présent décret est faite en conformité des lois, décrets et règlements en vigueur, a promu dans la Légion d’honneur :
- Au grade d'officier
- Walwein (François-Albert), architecte des bâtiments de l’exposition militaire de 1889. (Services exceptionnels). — Chevalier du 6 juillet 1885.
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- BULLETIN OFFICIEL UE L’EXPOSITION DE 1889
- PARTIE NON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- Dans la multitude des opérations du jury international, il est impossible qu’aucun incident ne se produise. Un voici un néanmoins, qui est tins regrettable, et (pii a pris naissance dans la! section de sculpture, à propos de la distribution des premières récompenses.
- Voici le texte de la lettre que M. Gain, T an imalier bien connu, qui est l’cmule et le continuateur du grand Baryc, vient d’adresser à M. Antonio Proust:
- Paris, 8 juillet.
- Monsieur le commissaire général,
- Je viens demander protection. A l’insu, j’en suis •certain, des membres du jury, il s’est passé un fait <pii ne s’est peut-être jamais présenté.
- J’apprends à l’instant qu’un des juges pour les récompenses de la sculpture à l’Exposition universelle est M. Romelli Raphaelo, deFlorence.
- Au mois de novembre 1888, à la 8e chambre correctionnelle, sur appel il a été condamné vis-à-vis de moi à 500 fr. d’amende, 500 fr. de dommages-intérêts, 500 fr. pour insertions dans des journaux à mon choix comme contrefaçon en marbre et albâtre d’animaux m’appartenant.
- Gi-joint je vous remets le jugement, afin que vous en preniez connaissance, car il faut que je le garde. Demain seulement j’en aurai la copie.
- Vous comprendrez assurément, monsieur le président, que je refuse la médaille de classe qui m’a été décernée quand, dans le jury qui me l’a votée, en dehors de mes camarades que j’aime et dont j’estime le talent et la loyauté, il s’est trouvé un contrefacteur dont le vote, bien entendu, a du m’être préjudiciable.
- Recevez, etc. auguste gain.
- Le cas est assez grave pour être examiné de près, car il pourrait n’être pas unique, et ces sortes de scandales doivent être évités à tout prix.
- Gela se résume à ceci : un exposant, un artiste refuse une médaille de première classe qui lui est attribuée parle jury de la section des Beaux-Arts. Il se plaint que, parmi les jurés, figure un artiste italien qui a été condamné par une des chambres correctionnelles de Paris pour contrefaçon de ses œuvres.
- A
- Evidemment, le plaignant a tout droit de croire que son contrefacteur, qui était en même temps son juge, n’a pas voté en sa faveur, et sa Mainte et son refus de médaille sont absolument
- I'
- motivés.
- Mais à qui peut incomber la responsabilité d’un tel incident?
- Est-il matériellement possible à un commissaire général de faire une enquête sur la situation morale de chaque juré et surtout sur la situation respective d’un juré vis-à-vis d’un exposant, au point de vue de la concurrence et du contentieux ?
- Dans une partie quelconque, dans une profession, dans un métier, tout le monde se connaît, tout au moins de nom et de réputation.
- Donc, si un fait de la nature du fait incriminé s’est produit, il n’est pas la plupart du temps ignoré des gens de la même profession.
- On se demande comment M. Gain, qui a certainement vu la liste des jurés des beaux-arts, n’a pas protesté immédiatement contre la nomination du juré italien : et comment le juré italien a pu avoir l’audace de poser sa candidature dans un pays avec la justice duquel il a eu des démêlés désagréables.
- En ce qui concerne le commissaire général, qui ne connaissait certainement rien au mo-
- ment de la nomination du jury, il lui a été bien difficile de soupçonner l’état du casier judiciaire du sieur Romelli Raphaelo, surtout, (pii venait au titre étranger et auquel on devait soupçonner patte blanche, sur le vu des papiers de son pays, qui pouvaient porter le plus beau néant.
- Si les empiètes sur les Français sont relativement faciles à faire, elles deviennent presque impossibles sur les étrangers.
- Bref, nous ne voulons pas anticiper sur les événements; attendons ce qui va se produire à propos de cet incident : Nous n’avions aujourd’hui qu’à y faire sommairement allusion.
- Mais, nous le répétons, M. Gain a eu ce grand tort de ne pas protester dès qu’il a eu connaissance de la liste du jury et d’éviter ainsi le scandale d’une protestation postérieure aux décisions dudit jury.
- lüer, je causais avec un des Tunisiens de l’Esplanade.
- — Eh bien ! es-tu content?
- — Oui, je suis content d’être venu en France; mais....
- — Mais quoi ?
- — Je ne gagne que quatre francs par jour.
- — Eh bien ?
- — Dame... pour s’amuser à Paris, il faudrait cinquante francs par jour!
- Et dites encore que nos Africains ne sont pas « dans le train ».
- ORDRE DES TRAVAUX DES JURYS
- Classe 64
- Du 14 au 21 juillet (expériences).
- -------------------------------------------—
- M. CARNOT A L’EXPOSITION
- Le président de la République a fait encore hier, à l’Exposition, une visite qui n’a pas duré moins de quatre heures, de deux heures à six heures.
- Il s’est rendu d’abord, en voiture, accompagné du général Brugère, au pavillon de la Bolivie, où Vont reçu M. Satinas Vega, chargé d’affaires intérimaire de la République de Bolivie, MM. le comte d’Artola, André Bresson, Alexandre De-vès, Drouin, Eric Besnard, etc.
- Ce pavillon se compose d’un principal corps de bâtiment surmonté d’une coupole et borné aux angles par quatre tours et d’une sorte d'annexe aménagée en une galerie de mines argentifères, pour laquelle on a dû faire venir vingt-cinq mille kilos de minerais. A l’intérieur du pavillon se trouvent, en outre, des barres d’argent vierge d’une valeur de 320,000 francs, des mines de Huanchaca et du Royal Potosi, des collections zoologiques et anthropologiques intéressantes, du coca, du café et toutes matières premières.
- M. Carnot a reçu, au cours de sa visite, comme cadeau du comité, un bloc d’argent pesant 4 kilos et valant environ 2,500 fr.
- Accompagné alors de MM. Berger, Turneys-sen, Monthier, Ossude et Dupuich, le président delà République s’est dirigé vers l’exposition finlandaise, qui occupe un élégant chalet en bois vernis, avec dôme central, à gauche de la tour Eiffel. Sur les degrés du pavillon se tétaient les «joyeux musiciens », étudiants d’Hel-singfors, dont nous avons déjà parlé longuement. Ils ont chanté superbement le Chant de Suomi, et deux autres hymnes nationaux ; un soliste, déjà remarqué aux concerts du Troca-déro, M. Filip Forsten, a été particulièrement applaudi.
- M. Carnot a été reçu par le directeur de la société chorale, M. Salstrom, et par MM. Lau-den et Dreyfus ; il a fort admiré les expositions intérieures : les granits, les bois, les broderies,
- les fruits sauvages, les conserves de poisson et de biscuits.
- Le cortège présidentiel s’est rendu de là au pavillon du pétrole, au pied du pont d’Iéna, si intelligemment aménagé par MM. Deutsch frères.
- Nous donnerons dans quelques jours une description détaillée et même un dessin de ce pavillon.
- Qu’il nous suffise de dire, pour aujourd’hui, que M. Carnot, dirigé par MM. Henry et Emile Deutsch, les laborieux continuateurs de leur père regretté, a visité tous les coins de cette exposition et s’est arrêté longtemps devant le panorama si exact et si artistique de Poilpot. représentant l’exploitation du pétrole en Pen-sylvanie, et l’exploitation du naphte dans la Caucase.
- On est alors passé dans l’exposition maritime et de sauvetage, dont M. Kisbec, ingénieur en chef des Messageries maritimes, a fait les honneurs : Le Président s’est arrêté devant les installations du Yacht Club, devant les pompes Thirioïi, devant T exposition Simoneton; il est monté dans Maman Poydenot, barque de la société de sauvetage; il a vu avec intérêt les appareils Diénert, le métal Delta, les cordages Turbot, le propulseur de M. Pombas, de Reims, puis les expériences de M. Hutinet pour avertisseurs d’incendie, et les appareils électriques, boussoles, etc., de M. Dumoulin-Froment.
- Il a traversé l’élégant salon de musique des Messageries maritimes; puis, dans l’annexe, il a regardé les générateurs des ateliers Fraissi-net, de Marseille; les expositions Duolos, Bos-sière, du Havre; Gaillard, etc.
- Sur la berge de la Seine, le yacht le Volage, dont le propriétaire est M. le baron de Grain-ville, et le port d’attache le Havre, a tiré en l’honneur du président une salve de vingt et un coups de canon. Ce joli yacht est de 104 tonneaux et porte huit hommes d’équipage.
- On traverse alors le pavillon de l’ostréiculture; parmi les curiosités, Tonvre-huître Radié, le fumoir pour poisson et viande,' et les parcs d’Arcachon.
- Le pavillon des chambres de commerce maritimes renferme les plans en relief de Bordeaux, Marseille. Cherbourg, Le Havre, Nantes, Boulogne, Calais, Dunkerque, la Rochelle, Rouen, Dieppe, etc.; puisque tous les présidents des chambres de commerce ont fait les honneurs, notamment MM. Pouyer-Quertier, Cyprien Fabre, Mallet, Huret-Lagache, Chanson, Petit, Pourpoint, etc.
- Grande cohue dans le palais de l’alimentation, qu’on a parcouru très rapidement et au milieu de bousculades effroyables. Au premier étage, le président ne s’est guère arrêté que devant la remarquable installation du chocolat Menier, qui lui a été présentée par M. Gaston Menier lui-même. Au rez-de-chaussée , le cortège a passé en courant par les brasseries, puis les vins; une petite halte s’est faite aux vins de Champagne, pendant que la fanfare de la corporation des tonneliers de Reims donnait une aubade ; quelques toasts et quelques verres de Champagne, et beaucoup de cordialité.
- M. Carnot a été reçu ensuite à la section portugaise par MM. Gérardo Perry -et Mariano Pina, secrétaire du comité, etle comte de Valbo, ministre du Portugal; enfin, après un quart d’heure de visite dans ce dernier pavillon, le président de la République a regagné, quai d’Orsay, sa voiture qui est repartie cpar l’avenue Rapp, après cinq heures et demie.
- Disons, pour finir, que le pavillon du Portugal est très luxueusement et très artistiquement aménagé : Le vin de Porto offert au président a terminé cette intéressante mais très fatigante visite.
- M. Montpellier, le sympathique officier de paix, n’a pu, malgré tous ses efforts, organiser le service d’ordre dans le palais de l’Alimentation où l’invasion dë la foule a été vraiment encombrante.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- DERNIÈRE HEURE
- M. le président de la République est venu à neuf heures un quart, ce matin, à l’Exposition; i] était en landau avec ses fils; Mine Carnot était dans un coupé. M.le président de la République venait visiter la tour Eiffel.
- Il a été reçu au pilier ouest par MM. Gteorges Berger, Eiffel, Salles, Thomas, les ingénieurs de la tour et quelques personnages de moindre importance qui se trouvent à toutes les réceptions ou inauguration. M. Carnot est monté dans h ascenseur du pilier ouest, qui, je m’empresse de rassurer le public, a admirablement fonctionné et a transporté le cortège officiel au premier étage.
- M.le président de la République a visité avec le plus grand intérêt la première plate-forme, puis il est monté an second et au troisième étage.
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- Les Entrées à I'ExposiCion
- Le chiffre des entrées payantes s’est élevé, hier lundi., à 111,197.
- A la Tour
- Yoici le nombre des ascensionnistes pour la même
- journée :
- 1er étage................... 9.391
- Du 1er au 2me...............5.053
- 2me étage direct............ 2.091
- Du 2e étage au sommet... 2.259
- En tout................ 19.391
- Les étrangers à l'Exposition
- LE PRINCE TAIER
- Le prince Taïeb, héritier présomptif du trône bey-lical de Tunis» parti avant-hier de Tunis, vient de débarquer à Marseille.
- S. A. le prince Taïeb est bey du camp, ce qui est le titre des princes héritiers. N’allez pas croire que le prince Taïeb soit un jeune homme. La succession beylicale appartient au plus âgé de Ta famille, si bien que le prince Taïeb, le frère du bey, a le pas sur les fils de ce dernier.
- Le second fils du bey Ali accompagne Taïeb-Bey. Le prince Mohammed est un charmant homme, élancé, élégant, parlant le français.
- Les princes tunisiens sont accompagnés de quatre aides de camp.
- S. A. le bey de Tunis a pris cent mille francs sur sa cassette pour les donner à cette mission.
- Le roi des Hellènes viendra à Paris à la fin de ce mois.
- La nouvelle est dès aujourd’hui certaine.
- Les voyageurs de commerce
- Le banquet de la Société de protection mutuelle des voyageurs de commerce aura lieu jeudi à sept heures précises.
- En raison de la foule qui assiège chaque soir les ascenseurs, les personnes qui doivent assister à cette fête sont instamment priées de se rendre a six heures, au plus tard, aux guichets.. Des tickets d’ascension seront remis aux souscripteurs mercredi et jeudi, jusqu’à deux heures, au siège de la Société, fri, boulevard de Strasbourg,
- 1 ‘1J i If l-sii.'Hv’uvv}
- Les exposants ouvriers
- L’annexe de l’Exposition universelle installée au pavillon de la ville de ' Paris (Cours-la-Reine) et comprenant ceux des exposants ouvriers, admis par les jurys, qui n’ont pu être classés au Ghamp-de-Mars, faute d’emplacement, a été ouverte hier.
- Les Hongrois
- Les chefs delà caravane hongroise ont tenu conseil hier matin.
- Ils ont décidé que tous les Hongrois se réuniraient mercredi pour aller au Panthéon porter une couronne sur la tombe de Victor Hugo. Puis les manifestants reviendront place du Carrousel déposer également une couronne sur le monument de Gambetta.
- Pendant ces divers pèlerinages, des discours seront prononcés, en hongrois, bien entendu : les poètes qui font partie de la caravane composeront des odes pour la circonstance.
- EljenîEljen!
- Les gitanas
- Un groupe d’Espagnols du sud de la Péninsule, qui était allé au-devant des gitan as de Grenade, vient d’envoyer aux gitanos et aux gitanas une riche caissse pleine de bijoux; boucles d’oreilles et broches aux femmes et chaînes de montre ou bagues pour les hommes.
- Lajoie de ces sauvages a été si grande, qu’ils n’ont point voulu quitter leurs bijoux pendant leur sommeil. Pitchili, le danseur fameux de la troupe, avait transformé sa chaîne de montre en collier, avec lequel il a du faire les rêves les plus dorés.
- Les gitanas débuteront probablement samedi au Grand-Théâtre.
- Les décorations du 14 juillet
- Le conseil supérieur de la Légion d’honneur est convoqué extraordinairement à l’effet d’examiner une nouvelle série de propositions en vue de nominations et de promotions à faire dans l’ordre à l’oc-tcasion du 14 juillet.
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- Le tonnerre a mis hier à l’épreuve la solidité de la Tour Eiffel, il est tombé sur la Tour vers six heures et demie,,ce qui a produit un bruit métallique violent. Les paratonnerres de la Tour ont très bien fonctionné et ont ainsi protégé toute l’Exposition.
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- LES FÊTES DES FÉLIBRES
- Tous les ans, les Gigaliers et les Félibres vont en pèlerinage réciter des vers sur le tombeau de Florian, le doux poète auduzien.
- Cette année, à l’occasion de l’Exposition, les fêtes félibréerines ont duré presque une semaine.
- Ils sont infatigables, ces fils du soleil !
- Jeudi, sous la présidence de Paladilhe, dans la grande salle du Trocadéro, ils ont fait entendre et applaudirleurs tambourins et surtout Vestudiantina marseil 1 aise.
- Samedi, ils ont festoyé à l’hôtel Continental, sous la présidence du ministre de l’Instruction publique.
- Joyeux banquet s’il en fût !
- Mais dimanche, à Sceaux, M. Jules Simon, quoique Breton, ayant bien voulu accepter la présidence, nos méridionaux ont jeté tous leurs feux et toutes leurs flammes pour montrer aux « gens du Nord >, qui les contemplaient surpris, ce que peuvent le soleil et le ciel bleu combinés sur des cervelles méditerranéennes.
- Vers trois heures du matin, au retour, le-quartier latin se réveillait rajeuni aux éclats de leurs refrains sonores.
- Enfin, lundi, ils ont débuté par une course de taureaux landais, au quai de Billy, à deux heures.
- Ce que ces Landais sont lestes, courageux et adroits !...
- Ils jouent littéralement avec la bête furieuse-qu’il franchissent d’un bond, en donnant une petite tape amicale sur son mutile rugissant, puis ils l’attendent de pied ferme, et, lorsque les cornes de l’animal frôlent leur poitrine... une pirouette, et les voilà hors de danger !
- Ces courses sont d’autant plus attrayantes que, loin de ressembler aux toréadors d’Espagne, les Landais ne versent pas une goutte de sang... si ce n’est le leur à l’occasion.
- Après un dîner fraternel, présidé par le grand poète Mistral, de grands breaks ont emporté au bois de Boulogne félibres et cigaliers, se rendant à la tombe du troubadour Catalan... dont bien peu de Parisiens connaissent l’histoire et même l’emplacement.
- Là, Mistral, Paul Arène, Clovis Hugues, Sextius Michel, Clovis Camille, les députés Faure et Gaillard, au pied du tombeau, sous un ciel étoilé sans nuages, au milieu du bois silencieux, ont dit les plus belles et les plus sentimentales poésies provençales.
- Puis, tout à coup, foin de la tristesse !
- Toréadors, poètes,'félibresses, se sont pris, par la main et en avant la farandole endiablée, au son du hautbois et du tambourin !
- Rien de plus étrange que cette antithèse, bien méridionale !
- Malheureusement, « l’aurore aux doigts de roses » a fait fuir les mltadores qui, en chantant les romances de Mireille, sont rentrés dans-ce Paris qu’ils s’entêtent àtraiter de « grisâtre » et que pourtant ils adorent autant que leurs rochers ensoleillés.
- F. D.
- Les opérations du jury de l’exposition installée au Cours-la-Reine auront lieu le 13 juillet et continueront le 14, si besoin en est. Le jury se réunira dans la grande salle du premier étage du palais de l’Industrie.
- La réception des animaux reproducteurs a eu lieu dans la journée d’hier. Les taureaux et les vaches faisaient queue à la porte, du côté de la place de la Concorde, en attendant que le public fasse queue pour aller voir ces pères des beefsteacks succulents qu’on entoure de « pommes nouvelles ».
- C’est égal ! voir des queues de vaches au Cours-la-Reine, c’est du nouveau.
- A;
- En voyant entrer ces taureaux magnifiques, puissamment râblés, dont la joyeuse destinée est de produire des veaux dont la viande blanche fait l’ornement du tourne-broche, et les « oncles » de ces derniers, les bœufs aux filets exquis. J’ai été pris de compassion pour ces pauvres petits taureaux d’Espagne pour lesquels la spada du matadore est censée être « le plus beau jour de leur vie ».
- Ce que c’est que la destinée ! Aux uns tout l’agrément, aux autres la pitoyable mort au milieu d’une arène, où ils sont lardés après que l’on a eu rendu préalablement leurs cornes inoffensives.
- Ah! s’ils pouvaient au moins perdre la boule.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- LES ASCENSIONS A LA TOUR
- A PIED
- Montée au fer étage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du 1er au 2e étage. par les escaliers Nord et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest.
- PAIl ASCENSEUR
- Montée au fer étage, par les piles Est et Ouest.
- Descente clu Ier étage, par les ascenseurs des mômes piles.
- Montée au 2e étage :
- En partant du sol, par la pile Nord ;
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du 2e étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- \ Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et 3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire. -----------------------------------------------
- LE GUIDE ILLUSTRÉ DE LA TOUR EIFFEL
- (prix : 1 franc)
- C’est un succès dépassant tout ce qu’on peut imaginer. Le Guide de la Tour Eiffel, le seul autorisé par M. Eiffel, a paru depuis quelques jours seulement et déjà trois éditions ont été enlevées comme par enchantement. Le Bulletin Officiel de VExposition, qui en est l’éditeur, a dû mèttre toutes ses presses à contribution pour que la vente ne subisse aucune interruption. Ce succès s’explique par la manière dont le petit volume est exécuté.
- D’abord une charmante couverture dessinée par Gil-Baer, avec un portrait de M. Eiffel d’une ressemblance frappante. Le texte contient tous les renseignements techniques et pittoresques nécessaires au visiteur : la rédaction en est claire, intéressante et amusante. De nombreuses gravures accompagnent le texte.
- Enfin, quatre superbes panoramas, donnant très exactement ce qu’on voit du deuxième étage de la Tour, c’est-à-dire Paris tout entier, complètent ce vade-mecum de l’ascensionniste.
- Le Guide de la Tour Eiffel est un joli vo-
- lume, richement illustré, qui est tout à la fois le compagnon et le conseiller le plus sûr de l’ascensionniste et le souvenir le plus charmant de l’ascension.
- Pour recevoir franco le Guide de la Tour Eiffel, adresser à l’administration du Bulletin Officiel, 16, avenue de La Bourdonnais (Exposition), 1 fr. 20 en timbres-poste.
- Voir à la Section Anglaise
- Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
- s’enfilant toutes seules, fabriquées par
- NV B AR TLKET ET SONS
- Vente en gros à Paris : MM. les Fils de F. Charpentier, 36, bd Sébastopol
- LA BOURSE
- On était très mai. disposé, à la première heure. Le comptant ouvrait à 83 fr. et le terme à 83 15. Puis, il s’est produit un revirement inattendu : la spéculation qui vendait à découvert depuis si longtemps et commençait à se laisser déborder par le comptant, a pensé qu’il y avait lieu de faire quelques radiais. Le 3 0/0 est remonté à 83 47 poui. finir à 83 42, Mais le comptant reste faible à 83 30, en baisse de 0 15.
- Les fonds étrangers ont, presque tous, accusé de meilleures tendances.l’Italien a gagné 0.10 494.30, l’Egyptienne Unifiée est à 449.68. Les Fonds misses sont demandés. Mais on constate une faiblesse qui s’accentue chaque jour sur les Fonds espagnols, en raison des discussions scandaleuses qui se sont produites à la chambre des députés.
- Les valeurs des établissements de crédit sont toujours délaissées. La Banque de France remonte cependant à 3,810. Le Crédit foncier est à 1,250.
- La Tour Eiffel est à 865 après 875.
- RHUM DE L'ÉTOILE Recommandé
- Exposition d’Haïti (-porte Suffren)
- BARBANC0URT & Port-au-Prince
- PLUSIEURS médailles
- guide des attractions
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de PExposi-tion et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des républiques américaines. — Représentations de jour
- Promenoir avec exposition et bars.— Dans la Salle Mauresque : li Belle Fatma et le Concert Tunisien.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, tou chant le Grand-Théâtre do l’Exposition. — Les vaguei de la mer, ville japonaise, orchestre, divertissement, buf fet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face delaruedorUniversité, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, a l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l’avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième. Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse dés aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de l’avenue de Suffren.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et diora-mas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face, Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama clu TOUT-PARIS, en face de la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama d l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition. De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Pparisiennes. De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire. De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan, phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de 9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- RENSEIGNEMENTS
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’arrivée : Troca-déro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée: Pont de l’Alma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la place de l’Étoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil ; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Prês avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à, la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée: Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée : Pont de Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette Idem.
- Avenue d’Antin-Issy. Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de la façon suivante :
- Au Trocadéro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Villette, et les tramways du' quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy et Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place do la République-Ecole miltaire, Saint-Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-Issy.
- Au pont de l’Alma, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche). s
- A laPorte Rapp, par le tramway Bastille-Porte-Rapp.
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se re/idre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Bapp sera egalement desservie par _ une station supplémentaire ; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés et
- 1.6S iL'iTO'ïtdi&VtQS.
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes a Charenton. .
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pen-
- ant toute la durée de l’Exposition.
- Le territoire de l’Exposition est desservi par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ au pontd’Iena.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Ièna au pont de TAlma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur^ de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Service des bateaux omnibus. — Service de nuit de 10 heures à 11 heures du soir entre le Champ de Mars et l’Hôtel de Ville, pendant la durée de l’Exposition, au prix de 25 centimes.
- Par autorisation spéciale de M. le Préfet de police en date du 6 juin courant, ce service partira du pont d’Iéna, en faisant escale aux stations suivantes :
- 1° Au pont de l’Alma, rive gauche.
- 2° Au pont de la Concorde, rive gauche.
- 3° Au pont Royal, rive gauche.
- 4° Au pont des Saints-Pères, rive gauche
- 53 Au Pont-Neuf, rive gauche.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Suffren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Moulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps,- Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies à la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)'
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à 0 fr. 50. — L’Heure. 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement, — Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels [ i
- Voitures pu^Lques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc. ,ecc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). — De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture (6 heures matin à six heures soir), forte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l’Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de feç (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 lieuses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- UTILES
- VI. Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (b heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. — Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole militaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. —Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 8 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lrc classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Lés services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire."
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé dans la cour des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l'Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées parjour :
- Matin : 7 h. 80, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exj < -sition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants •
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin. »
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L’EXPOSITION
- en sept jours
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- (Se munir du Guide illustré de VExposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket: 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. — Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines. Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. -- Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. —Classe 24, orfèvrerie.— Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2% partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie. — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51 arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à 1 extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de Vavenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes* station électrique, Forges du nord, broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Cail, céramique, palais, des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de Vavenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay République dominicaine, Uruguay/globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de. La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier do l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au i*ez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les oeuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Coutan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir les quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux, et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux* grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de i’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier siLué derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- . Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de Vintérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposi-tion de Géographie (côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. —* Pavillons des différents pays. —Théâtre des Folies* Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Bue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de lTIabitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans ies galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition._ C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure ; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).,
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer D matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux, derrière le pavillon du Chili.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Derame, et ses merveilleuses transformations, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Ajoutons que la vaste salle du Grand-Théâtre, avec sa brillante exposition spéciale de produits français et exotiques, avec ses bars tenus par de charmantes serveuses, constitue un des lieux de promenade les plus pittoresques et les plus intéressants de l’Exposition.
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- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de F Exploitation). *
- SOMMAIRE : Chronique. — Au Congrès d'agriculture. — Lu Ral du Palais de l’Industrie. — Dernière heure. —Echos. —Les Congrès. — Inauguration de la section portugaise. — M. Carnot à la Tour Eiffel. — La Revue du 14 juillet. — Le Ral de la présidence du Conseil. — L’affaire Gain. — Les Hongrois à Paris. — Une entrée solennelle. — Fumeurs ouvrez l’œil. — Bourse. — Guide des Attractions. — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et Réclames.
- Danseuses du kampong javanais.
- CHRONIQUE
- Voici la suite de l’incident Cain.
- M. Antonin Proust, commissaire spécial de la section des beaux-arts, a écrit à M. Gain la lettre suivante :
- Monsieur et cher maître,
- Le règlement du 27 mars a prévu les réclamations qui pourraient se produire au sujet des attributions de récompenses par les jurys de classe. Il a institué un jury de groupe chargé d’examiner ces réclamations et un jury supérieur devant lequel elles peuvent être portées en dernier ressort.
- Vous me permettrez de regretter que vous n’ayez pas cru devoir attendre la décision du jury de groupe, conformément au règlement du 27 mars, et que vous ayez communiqué à la presse la lettre que vous m’avez fait l’honneur de m’adresser.
- Veuillez agréer, monsieur et cher maître, avec l’assurance de ma vive sympathie pour votre haute situation artistique, l’assurance de mon profond regret.
- Le député,
- commissaire spécial des beaux-arts,
- Signé : Antonin Proust.
- Le président du jury de sculpture, M. Guillaume, a immédiatement conféré avec M. Antonin Proust sur les mesures à prendre eu la circonstance : car une difficulté se dressait devant eux, la dissolution de fait du jury, qui a terminé ses travaux depuis samedi soir.
- Après examen de la question, le commissaire spécial des beaux-arts et le président du jury de sculpture se proposent de convoquer, pour une date prochaine, les anciens membres du jury.
- Dans cette réunion, les jurés auront à décider s’ils doivent revoir les œuvres de M. Cain qui figurent au Champ de Mars, ou s’ils doivent purement et simplement confirmer la décision par laquelle ils accordent une première médaille à l’artiste.
- D’autre part, un de nos confrères a voulu se renseigner auprès de M. Raphaelo Romanelli.
- En son absence, M. Merlini, associé de la maison Romanelli frères, de Florence, lui a déclaré :
- Qu’à aucune époque M. Raphaelo Ramanelli, qui est professeur à l’académie de Florence, n'a été directement associé de la maison Romanelli,
- Types malgaches en tenue de cérémonie.
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- qui est gérée par ses deux frères Romano et Attilla, et que c’est par erreur que Raphaelo a été impliqué dans ce procès; (pie d’ailleurs M. Auguste Cain oublie de dire qu’il ne s’est point agi, devant le tribunal, de ses propres œuvres, mais bien des œuvres de son beau-père, M. Mène, dont il est l’héritier.
- M. Merlini déclare encore que, comme les lois garantissant la propriété artistique n’existent pas •en Italie comme en France, beaucoup d’œuvres d’artistes étrangers y sont contrefaites ; (pie c’est ainsi qu’il avait exposé chez lui les sculptures saisies, ignorant absolument qu’elles lussent la contrefaçon d’œuvres de M. Mène.
- L’ubiquité serait bien précieuse à l’Exposition; malheureusement ce don fabuleux n’a pas encore été trouvé par le célèbre Edison : nous ne désespérons pas qu’il y arrive, mais, pour l’instant, nous en sommes réduits à faire une chose à la fois et à n’être, en même temps, que dans un seul lieu.
- C’est ainsi qu’hier, pendant que je suivais la longue et très chaude visite de M. Carnot, on devait inaugurer l’annexe de l’Exposition universelle installée au pavillon de la Ville de Paris (Cours-la-Reine) et comprenant ceux des exposants ouvriers admis par les jurys et qui n’ont pu être classés au Champ de Mars, faute d’emplacement.
- M. Thovasne, ingénieur, entouré de plusieurs nonaeillers municipaux, devait présider l’inauguration de l’annexe ouvrière : elle a été retardée de quelques jours.
- Elle est intéressante à plus d’un point de vue, elle montre les efforts de quelques ouvriers de grand talent et de grande énergie, qui, n’ayant guère de ressources personnelles, mais quelque peu aidés par le Conseil municipal, ont exposé des modèles très remarquables.
- La typographie est largement représentée. A noter particulièrement un nouveau procédé de composition typographique pour l’écriture des cartes géographiques. Les instruments de chirurgie, la serrurerie, la cordonnerie, la coutellerie, la reliure, la cartonnerie, i’ébénisterie, le meuble, la peinture sur porcelaine, le fer forgé et ciselé, la tabletterie, la sculpture et ciselure sur bronze figurent avec honneur.
- Le public s’arrêtera certainement devant une pendule en bois tourné, un cadran géographique et cosmographique horaire, une locomotive et un bateau en vannerie. Les colonnes, gaines, bustes, groupes et cheminées exposés par la chambre syndicale ouvrière des peintres en décor de la Seine, attireront aussi l’attention, ainsi que les travaux des femmes (peinture, broderie, céramique, etc.).
- Mais le clou de l’exposition est l’invention due à un ouvrier tapissier.
- Il a trouvé le moyen de monter un lit en six secondés, et il est l’auteur d’un lit de milieu qui est le dernier mot de la commodité.
- Grâce à un système très simple, la personne couchée peut s’enfermer complètement avec les rideaux; veut-elle faire un peu de toilette, elle pousse un bouton et une psyché vient se placer tout doucement devant elle avec le nécessaire de toilette; se sent-elle fatiguée d’être assise dans son lit, elle appuie sur un autre ressort et le haut du lit devient un dossier de canapé.
- Le même inventeur expose une console-jardinière, très étonnante, et un nouveau système pour l’établissement des rideaux et tentures.
- L’entrée à l’annexe ouvrière est gratuite, mais pendant la durée des concours d’animaux, il fau-
- dra acquitter le droit d’entrée pour ces concours, l’exposition ouvrière y étant enclavée.
- L’inauguration n’a pas eu lieu mardi à cause de l’erreur d’un employé du ministère de l’agriculture, faisant fonction de commissaire au concours des animaux gras.
- Ce commissaire avait donné la consigne de façon à interdire l’entrée, sous prétexte que les invités qui se rendraient au pavillon de la Ville gêneraient l’installation du concours agricole.
- De nombreuses protestations se sont élevées et M. René Saint-Martin, secrétaire du Conseil municipal et président de l’exposition ouvrière, s’empressa de télégraphier au ministre pour 1 informer de ce qui se passait. La consigne ' fut enfin levée, mais trop tard pour que la cérémonie pût avoir lieu.
- Mais, ce qui est retardé n’est pas perdu.
- F. L.
- AU CONGRÈS D’AGRICULTURE
- Jeudi, à neuf heures du matin, a eu lieu la séance générale, au palais de la Chambre des députés.
- Le soir, à sept heures et demie, à l’Hôtel Continental, banquet international de l'agriculture.
- Dans l'après-midi de mardi a été faite une excursion à la propriété de Verrières-le-Buisson, près Sceaux, qui est depuis 1815 entre les mains de la famille de Vilmorin.
- Cette propriété est devenue, depuis quarante ans environ, le conservatoire des races végétales anciennes et le laboratoire de création et d’essai des races nouvelles.
- Ces cultures expérimentales qui s’y font, et qui comprennent annuellement environ 25,000 parcelles différentes, se rapportent :
- 10 A la production des graines d’élite pour la multiplication;
- 2° A l’essai des graines obtenues dans la production en grand, et au contrôle de cette production;
- 3o A la conservation des collections types qui servent de point de comparaison pour l’étude des races usuelles anciennes et nouvelles.
- Après une promenade-conférence à travers champs graines et fleurs conduite par M. de Vilmorin et M. Bourderioux, son chef'de cultures depuis trente ans déjà, un lunch a été offert à la propriété et les honneurs en ont été très gracieusement faits par Mme de Vilmorin, ses charmantes filles et amies, en visite au moment où les excursionnistes sont arrivés au château.
- A la suite du lunch les invités ont pu voir . une partie de la ravissante collection de fleurs qui vont venir figurer au concours général d’horticulture qui va s’ouvrir vendredi prochain, dans les jardins du Trocadéro.
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- LE BAL DU PALAIS DE L’INDUSTRIE
- 11 faut avoir vu ce spectacle étonnant pour se rendre compte des descriptions mirifiques que la presse en fait aujourd’hui.
- Pour .mettre à exécution un tel projet, il fallait une salle colossale comme la grande nef du palais de l’Industrie, il fallait les richesses du mobilier national, les splendeurs des Gobelins et les serres inépuisables de la Ville de Paris, il fallait aussi le génie de l’enchanteur Alphand et de ses dévoué et intelligents collaborateurs, au premier rang desquels se trouve M. Bouvard, dont l’éloge n’est plus à faire; il fallait enfin le goût, l’activité et le talent incontesté des ouvriers parisiens, de cette armée d’artistes peintres, décorateurs, tapissiers et jardiniers qui n’ont nulle part leurs égaux.
- Le palais de l’Industrie mesure 252 mètres de longueur sur 108 mètres de largeur ; à l’intérieur, la nef a 192 mètres de long sur 48 mètres de large; le faîte de sa coupole vitrée est à 35 mètres de hauteur. On a démoli en partie la première cloison, ce qui augmente encore de 20 mètres la largeur de la nef. La salle proprement dite a donc une superficie de 120,000 mètres.
- Nous avons déjà donné des détails sur la décoration générale du palais. Rappelons simple-
- ment qu’un plancher couvre entièrement le'ter-rain de la nef.
- Nous avons dit qu’un immense vélum jaune et bleu cache le plafond de cristal en donnant une teinte harmonieuse à la salle de bal.
- La grande nef est décorée des plus belles tapisseries de la Ville de Paris et du mobilier national, avec tentures de velours, frises, écussons et trophées internationaux.
- L’estrade, élevée en face de l’entrée principale, toute décorée de velours cramoisi à franges d’or, était réservée au président de la République, au corps diplomatique, au gouvernement, au Parlement et aux représentants de la municipalité parisienne.
- Derrière cette estrade, un salon de réception orné des plus belles tapisseries des Gobelins et des fleurs les plus rares avait été mis à la disposition des hôtes éminents, et dans ce salon se trouvait un buffet abondamment approvisionné par les soins du groupe de l’Alimentation de l’Exposition.
- Un autre buffet ouvert au public était installé sous le grand escalier placé à droite du palais ; deux autres buffets avaient été placés au premier étage.
- Tout autour du palais on avait élevé des estrades pouvant offrir 20,000 places aux spectateurs ; une tribune spéciale avait été réservée aux commissaires généraux étrangers, aux présidents des sections françaises et aux membres du jury international.
- L’éclairage était féerique, c’est avec une profusion inimaginable que la lumière était répandue partout, lustres, candélabres, suspensions, rampes de gaz, électricité sous toutes ses formes, éclairant ce palais enchanté et faisant ressortir la blancheur des chairs, scintiller les diamants et les ors des brillants costumes des officiers français et étrangers.
- Les deux fontaines placées à droite et à gauche de l’orchestre de Métra ont fait merveille. Mais ce qu’il estimpossible de décrire, c’est l’effet produit par la profusion des plantes, des arbustes, des fleurs et des jardins improvisés, disséminés avec un art exquis dans toutes les parties du palais, tant au premier étage qu’au rez-de-chaussée et dans le vestibule.
- Un peu avant onze heures, le président de la République, portant le grand-cordon de la Légion d’honneur, et Mme Carnot, en robe de soie jaune avec un devant de dentelles, ont fait leur entrée et ont pris place dans la tribune officielle.
- A côté d’eux, Mme Cunisset-Carnot, MmeBru-gère, le général Brugère en grand uniforme, MM. Le Royer, président du Sénat ; Méline, président de la Chambre des députés; Fallières, ministre de l’instruction publique; Jacques, président du conseil général ; Ghautemps président du conseil municipal ; un grand nombre de députés, de sénateurs, et le haut personnel de l’Exposition.
- M. Alphand, qui a reçu le président delà République à son arrivée dans la tribune, à remis à Mme Carnot, au nom du comité d’organisation, un fort beau bouquet.
- A l’arrivée du président, la foule déjà considérable s’est portée vers la tribune présidentielle et l’orchestre de deux cents musiciens, dirigé par Olivier Métra, placé au milieu de la salle, a accompagné la Marseillaise, chantée par la société des Enfants de Paris.
- Un cri immense de : « Vive la République ! » a salué le chef de l’Etat.
- L’aspect de la salle est merveilleux. Les Sénégalais, les Annamites, les Congolais et les Chinois, qui étaient venus en très grand nombre, paraissaient émerveillés. Il y avait de quoi l’être pour de plus raffinés qu’eux.
- Après la Marseillaise et la Marche des Volontaires, les étudiants Finlandais sont venus' se faire entendre. D’unanimes applaudissements leur ont témoigné le plaisir qu’ils avaient procuré, et le président de la République a tenu à remercier personnellement leur chef, en lui serrant cordialement la main et en le félicitant.
- Les tambourinaires sont venus ensuite donner leur joyeuse aubade au chef de l’Etat.
- Et puis les danses ont repris avec entrain sous l’archet joyeux du plus populaire des compositeurs.
- On dansait également au premier étage, dans le grand salon carré, où Desgranges conduisait le bal ; dans les deux salons situés aux extré-
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- mités du palais, où se trouvaient les Tziganes hongrois et les Roumains, ainsi que dans un salon où était installé l’orchestre des dames viennoises.
- Nous n’essaierons même pas d’esquisser une nomenclature des 30,000 personnes présentes.
- Tout le personnel diplomatique, politique, littéraire et artistique y était, ainsi, naturellement, que les présidents des classes françaises et les commissaires généraux étrangers qui offraient le bal et faisaient les honneurs avec beaucoup d’affabilité.
- Un peu avant minuit, le président de la République et Mme Carnot, au bras de M. Alphand, précédés d’huissiers et suivis de la maison militaire, ont fait le tour de la salle du rez-de-chaussée.
- Partout des acclamations, des vivats jusqu’à la sortie.
- Le bal a alors repris de plus belle et on a dansé jusque près de quatre heures du matin.
- DERRIÈRE HEURE
- Ïj« Concours agricole
- Rappelons que c’est aujourd’hui, au Cours-la-Reine, que s’ouvre le concours international agricole.
- L’enceinte du concours a une étendue superficielle de 120,000 mètres. Elle s’étend de l’extrémité du Cours-la-Reine à l’avenue d’Antin : puis, faisant retour du coté des Champs-Elysées, elle vient aboutir de chaque côté du pavillon central. La clôture a 1,600 mètres de longueur. Il y a 92 baraquements. On y compte 2,500 boxes pour les animaux de l’espèce bovine, 3,200 parcs pour les moutons et les porcs. Des loges, des cages, des volières, recevront 10,000 sujets des races ailées.
- Les Hongrois
- C’est aujourd’hui, à quatre heures, que nos hôtes seront reçus à l’Hôtel de Ville, où un vin d’honneur leur sera offert.
- M. Chautemps prononcera un discours de bienvenue. M. Helty, député hongrois, lui répondra.
- La réception aura lieu dans la salle des séances : la tribune A est réservée à la presse.
- Un lunch terminera cette cérémonie.
- ÉCHO S
- La Foudre
- Lundi soir, au début du gros orage qui a éclaté vers six heures, un formidable coup de tonnerre a retenti au-dessus du Champ de Mars en même temps qu’un éclair sillonnait la nue.
- Nombre de personnes ont aussitôt répandu le bruit que la foudre était tombée sur la tour Eiffel. C’était là une fausse nouvelle : la foudre est bien tombée à ce moment-là effectivement, mais elle est tombée près du Troeadéro, en dehors de l’enceinte de l’Exposition, et par conséquent à une distance fort raisonnable de la Tour Eiffel.
- Ce qui prouve une fois de plus que nos savants ont eu raison lorsqu’ils ont prédit que la Tour de trois cents mètres serait indemne.
- Dans les kiosques
- Ce soir, au kiosque n° 4, de huit heures et demie à dix heures et demie, la Société musicale du XIXe arrondissement donnera un concert.
- Au pavillon de la Marine
- Hier mercredi, pendant toute la matinée et pendant une partie de l’après-midi, des expériences très intéressantes ont été faites au pavillon de la Marine.
- On a expérimenté tous les modèles de pompes à
- incendie, d’échelles et de descenseurs en présence de MM. l’amiral Régnault de Prémenil, Gaudron, directeur des constructions navales au ministère de la marine; Pérignon, membre du jury; Prault, ingénieur, secrétaire du Bureau Veritas, etc., etc.
- Qui l’eût cru?
- Les Allemands qui font le voyage de l’Exposition font acte de politique. Le seul fait de franchir la frontière française est considéré par les reptiles du chancelier comme un acte d’hostilité à la politique d’i celui.
- Pour préciser, les voyageurs qui nous viennent d’Allemagne sont presque tous des -gens qui font de l’opposition à M. de Bismarck.
- Le voyage à Paris est devenu une chose politique: si on est loyal, on ne vient pas : la Post déconseille le voyage.
- Si, par contre, on est indépendant ou progressiste : on vient.
- Pauvre Bismarck. En être réduit à de pareilles extrémités !
- Les conférences
- Vendredi 12 juillet, à quatre heures, au palais du Troeadéro, conférence par M. Quinette de Roche-mont, ingénieur en chef des ponts et chaussées; sujet: Les ports maritimes : Le Havre.
- Cette conférence est une de celles organisées par la commission supérieure des congrès et conférences.
- Les Sociétés à l’Exposition
- Un grand nombre des Sociétés musicales qui sont venues à Paris pour prendre part au concours des Tuileries, sont venues visiter l’Exposition pendant les journées de lundi et mardi.
- Les Congrès
- Vendredi 12 courant, à trois heures de l’après-midi, séance d’ouverture du Congrès International des œuvres et institutions féminines, à la mairie du VIe arrondissement (place Saint-Sulpice.)
- La séance- d’ouverture du congrès international des cercles populaires a eu lieu aujourd’hui à quatre heures et demie, à l’esplanade des Invalides (cercle populaire).
- Au palais du Troeadéro
- Nous rappelons que c’est vendredi après-midi que doit avoir lieu, dans la salle des fêtes du Troeadéro, le grand concert américain.
- Les auditions musicales
- Vendredi soir, à neuf heures, à la galerie Desaix, audition de piano donnée par Mme Bordes-Pène et M. Marsick.
- PROGRAMME :
- 1. Sonate en fa majeur........... Grieg
- Allegro — Allegretto — Final.
- M>e Bordes-Pène, M. Marsick.
- 2. a. Prélude.................... Saixt-Saens
- b. Mélancolie................. Charrier
- c. Impromptu.................. P. Lacombk
- Mme Bordes-Pène.
- 3. a. Adagio....................... Marsick
- b. Scherzando...................... d°
- par I’Acteur.
- 4. a. Etude sur Freysch'ùtz, de Weber Stephen Heller
- b. Nocturne en ut dièze....... Chopin
- c. Etude en ut mineur.............. do
- Mme Bordes-Pène.
- 5. Danses hongroises............. Brahms-Joachim
- UES CONGRES
- Le congrès de l’enseignement technique, commercial et industriel a tenu sa séance d’ouverture lundi, à dix heures du matin, au Conservatoire des arts et métiers. Le président de la commission d’organisation était M. Gréard, de l’Académie française, vice-recteur de l’Académie de Paris. Vice-présidents : MM. Buhan, secrétaire général de la Société philomatique de Bordeaux ; Gauvet, directeur de l’Ecole centrale des arts et manufactures ; Poirrier, sénateur et président de la chambre de commerce de Paris; Siegfried, membre du conseil supérieur de l’enseignement technique. Secrétaire: M. Jourdan.
- Le congrès a examiné, dans cette séance, l’organisation générale de l’enseignement tech-
- nique dans les divers pays. A deux heures do l’après-midi, les membres du congrès ont visité, sous la conduite du directeur, M. Laussedat, le Conservatoire des arts et métiers et l’Ecole centrale.
- Inauguration de la Section portugaise
- Hier mercredi, à deux heures de l’après-midi, a eü lieu l’inauguration de la section Portugaise au quai d’Orsay.
- Les honneurs de cette inauguration ont été faits-par MM. le comte Valborn, ministre du Portugal à Paris, Eça de Queiroz, consul; comte de Ficalho, chambellan du roi ; Bordallo Pinheiro, Gerardo-Augusto Pery, trésorier; Mariano Pina, secrétaire; Camillo de Maraès, Carlos, Pinto, Coelho de Castro, Domingos, d’Oliveira, J. Andresen Junior, José-Guilherme Macieira, Luis d’Andrade Corvo visconde d’Azevedo Ferreira, visconde de Villar d’Allen, etc. etc., membres du comité portugais qui ont collaboré dans les travaux de la section. De très jolies femmes, et l’on sait si les Portugaises sont jolies quapd elles s’y mettent, ont jeté la note gracieuse et gaie dans ce milieu où la gaité est de rigueur.
- Le pavillon portugais, qui a sa façade sur la Seine, est l’œuvre d’un architecte français de grand talent, M. Hermant. M. Hermant a cherché a reproduire, dans cette construction, le style portugais duXVIIP-siècle et il y a pleinement réussi.
- Le pavillon seul occupe une surface de 500 mètres carrés. Il se compose d’un rez-de-chaussée, de deux étages, et d’une tour de. 35 mètres de hauteur.
- Un orchestre de vingt musiciens de l’Opéra-Comi-que, dirigé par M. Angély, a charmé les visiteurs.
- Gomme exposition, ce qui domine à ce pavillon ce sont les vins et liqueurs,, les denrées coloniales, les faïences d’art, l’exposition des forêts, les produits des mines, les collections de marbres, les conserves, les huiles, etc., etc.
- Toute la décoration artistique est due à M. Bordallo Pinheiro. Les carreaux hispano-arabes du bar;, les tuiles vertes vernies qui couvrent les toits du bar et le sol du rez-du chaussée, et toutes les grandes pièces décoratives en fayence, portent la marque de la fabrique de faïences de Caldas da Rainha,. fondée en 1884 par M. Bordallo Pinheiro.
- M. Carnot à la Tour Eiffel
- Hier matin, le président de la République a fait l’ascension de la tour de 300 mètres.
- M. Carnot est arrivé à neuf heures et demie accompagné de Mme Carnot et de ses deux fils et des commandants Cordier et Chamoin. Le chef de l’Etat avait tenu à faire cette visite en quelque sorte incognito, et seul le personnel de l’administration de l’Exposition et de la tour avait été prévenu. Le public n’a pas été admis à faire l’ascension dès l’heure habituelle.
- Le président a été reçu par M. Eiffel et M. Berger au pied de la pile ouest, dont l’ascenseur conduit au premier étage.
- Arrivé sur la première plate-forme, le groupe officiel a fait le tour de la galerie.
- Du premier au deuxième étage, l’ascension s’est faite par la pile sud. M. Eiffel et M. Ansaloni, directeur de l’exploitation de la tour, ont de nouveau fait faire à M. Carnot et à sa suite le tour de la plateforme. Puis, à l’aide de l’ascenseur, on a gagné la troisième plate-forme et les appartements deM. Eiffel, dont la décoration est à présent achevée.
- Là, Mmes Salles et Enoch et Mme Eiffel on fait les honneurs d’un lunch, servi à environ deux cent quatre-vingts mètres.
- Le président de la République, guidé par M. Eiffel, est monté au faîte de la Tour où flotte le drapeau tricolore. M. Carnot a chaleureusement félicité le constructeur de la Tour et s’est vivement intéressé aux explications techniques que celui-ci lui fournissait sur la marche des travaux.
- Pendant que M. Carnot était au sommet de la Tour, on avait laissé monter les visiteurs jusqu’à la deuxième plate-forme. Au moment où le président de la République redescendait, ceux-ci l’ont acclamé à plusieurs reprises.
- Vers,onze heures la visite prenait fin.
- M. Carnot a tenu à laisser au personnel de la Tour un souvenir de son passage.
- Il a fait remettre une somme de deux cents francs aux employés de l’administration.
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- Dans le gouvernement militaire de Paris, la fête du 14 juillet commencera au lever du soleil par des salves de vingt et un coups de canon, tirées non plus aux invalides comme les années précédentes, mais à l’île des Cygnes, au mont Valérien, au fort de l’Est (Saint-Denis), au donjon de Yincennes et à Versailles.
- De pareilles salves seront encore tirées à midi et à huit heures du soir.
- La revue de toutes les troupes du gouvernement militaire sera passée à Longchamps, à trois heures, par M. le général Saussier, en présence de M. le président de la République. l’Ecole polytechnique, l’Ecole de Saint-Cyr <u. des détachements de l’armée territoriale y prendront part, comme l’année dernière ; et en plus, des détachements des troupes coloniales qm auront certainement un grand succès.
- Les troupes seront libres après la revue. Les soldats pourront prendre part aux fêtes populaires ; ils ne seront tenus de rentrer dans les quartiers qu’à une heure du matin.
- Toutes les punitions disciplinaires seront levées.
- Le Bal I la Présiience k Conseil
- Le “Tout-Paris”, avec une forte rallonge de la province et de l’étranger, c’est-à-dire des cinq ou six parties du monde, était sur pied hier soir.
- Quarante mille au palais de l’Industrie et cinq mille au ministère du commerce : une armée de toilettes de bal et d’habits noirs : cent mille gants et cent mille bottines ou souliers chaussés ; trente mille voitures en mouvement. Un monde, quoi!
- Au moment de l’arrivée, les Champs-Elysées étaient tellement bondés que la circulation s’est figée et que la place de la Concorde elle-même s’est trouvée encombrée.
- Au ministère du commerce, le bal a été extrêmement brillant. Tous les exotiques étaient là et l’huissier d’annonce ne cessait d’appeler les envoyés, les délégués, les ministres des pays les plus reculés.
- Le roi Salifou, sa femme et sa suite, l’ambassade chinoise, la mission indienne, la mission annamite, les Cambodgiens, les Siamois ont assisté à ce bal, ouvrant, selon la race, de grands ou de petits yeux étonnés.
- M. et Mme Tirard ont reçu leurs invités avec une rare affabilité, et M. David Dautresme, chef de cabinet, s’est multiplié pour assurer la bonne ordonnance de cette belle fête.
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- L'AFFAIRE CAIN
- Il y a maintenant une « affaire Gain » à l’Exposition. Le célèbre sculpteur animalier, imitant en cela les rhinocéros et les lions, ses fougueux modèles, a, comme l’on dit dans les ateliers: tapé dans le tas sans regarder et un peu sans réfléchir.
- Il a écrit une lettre que notre chroniqueur F. L. a publié hier en en critiquant la trop hâtive publication.
- M. Antonin Proust lui a fait la réponse que
- l’on peut lire dans la Chronique du présent numéro, avec l’exposé des faits.
- Ce qui frappe dans les réponses de M. Mer-lini, c’est la desinvolturci avec laquelle cet honorable transalpin traite la question de contrefaçon. Il me semble que si messieurs les simili-sculpteurs ne se gênent pas sous le beau ciel de leur Italie, où la contrefaçon est « florentis-sante », ils devraient y mettre un peu plus de scrupule lorsqu’ils viennent « pratiquer » dans " un pays de propriété artistique.
- Il me semble également que M. Raphaelo Ro-manelli, membre d’académie, aurait dû désavouer des frères faisant sous ses yeux commerce de contrefaçons artistiques et réfléchir quelque peu avant d’accepter de faire partie d’un jury en France.
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- LES HONGROIS A PARIS
- Les touristes hongrois de passage à Paris se sont rendus hier à deux heures au Panthéon pour déposer une couronne sur, la tombe de Victor Hugo.
- Trop nombreux pour descendre dans le caveau où reposent les cendres du poète, ils ont dû se réunir dans la grande nef du monument et déposer leur couronne, entièrement composée de violettes et de roses et ornée d’un ruban aux couleurs hongroises sur la dernière marche du maître-autel.
- Le premier discours a. été prononcé par le docteur hongrois Varady, quia lait, en excellent français, l’éloge de Victor Hugo, qu’il a appelé : « le poète de tous les peuples amis de la paix et de la liberté. »
- A ce discours, M. Ratisbnne a répondu par quelques paroles au nom de l’Association internationale littéraire.
- Après lui, l’acteur Naday. du théâtre national de Buda-PeA, a récité une ode composée pour la circonstance, par le poète hongrois M. Bar-toki.
- Enfin le baron Orban, qui portait le costume national hongrois, a rappelé qu’il avait été pendant deux ans le compagnon d’exil de l’auteur des Misérables. à Jersey.
- Deux discours de M. Lockroy, au nom de la famille Hugo, et de M. Clovis Hugues au nom de la Chambre des députés, ont terminé la cérémonie à l’issue de laquelle les voyageurs hongrois se sont rendus place du Carrousel devant le monument de Gambetta.
- Là encore des discours ont été prononcés.
- M. Rakosy, député, a parlé le premier et a fait un parallèle entre Gambetta et Ko^suth. M Abranvi est venu ensuite lire une pièce de vers en l’honneur de Gambetta, dont nous traduisons le passage principal :
- Nous nous rappelons — c’est profondément gravé dans notre souvenir — que lorsque le joug de l’ennemi tomba sur les épaules glorieuses de la France — et tandis que tous nous versions des larmes amères, comme si l’on eût frappé notre mère devant nous — nous nous rappelons que c’est lui, l’immortel qui sortit de l’obscurité de la nuit, de l’Océan en sang, ceint d’une auréole de lumière comme un phare.
- Nous oubliâmes de pleurer alors. Epris d’admiration et méprisent silencieusement le vainqueur, nous présumâmes hautement nos hommages au vaincu. France glorieuse ! — Ouest radieux.,où se lève le jour de la liberté, ô notre mèo qui as ressuscité le monde, lu nous vois réunis.
- Nous ne sommes qu’un p dit peuple, une goutte d’eau, mais nous sommes purs et vrais comme des larmes de joie. — Tu rie nous en voudras pas si nous déposons une couronne à la mémoire de ton grand fils. — Nous l’honorons celle mémoire, car celui qui en est l’objet s’était dévoué à toi. — Nous
- nous courbons devant ton souvenir, car c’était lui qui relevait ta tête sanglante.
- Puis M. Burdeau, député du Rhône, a prononcé une chaleureuse allocution, et l’on s’est séparé jusqu’à demain.
- UNE ENTRÉE SOLENNELLE
- Etre un gros diamant est fort beau. Etre l’un des plus célèbres diamants du monde est plus beau encore. Mais avoir son histoire... comme les peuples malheureux, c’est extraordinaire pour un cailloux précieux.
- Oui, messieurs ! Oui, mesdames! Le diamant le « Sancy » est dans nos murs : je veux dire dans l’enceinte de l’Exposition.
- Le gros diamant a donc un rival : le « Sancy » qui doit sa célébrité à ses feux magiques d’abord et aussi aux péripéties si nombreuses qui ont été racontées par Germain Bapst dans Y Histoire des joyaux de la couronne. Cette pierre fameuse a fait son entrée samedi dernier dans la salle de la joaillerie.
- ROUXEL, hd’Armes, 163, r. Montmartre, Paris. Drcatal.25c.
- FUMEURS ! OUVREZ L’ŒIL
- La société contre l’abus du tabac vient de tenir ses assises et elle tient suspendue sur vos cervelles intoxiquées la nicotine de Damoclès.
- Le congrès international contre l’abus du tabac a tenu séance place Saint-G-ermain-des-Prés, dans la salle de la société d’encouragement de l’industrie nationale.
- Un centenaire, non fumeur, a été élu président d’honneur; c’est M. Renaudin, ancien vétérinaire militaire, né en 1785. On lui devait bien cela et la société contre l’abus du tabac fera bien d’entourer de toutes ses sollicitudes ce spécimen de « non fumeur » séculaire, réclame vivante de l’association,
- Le bureau a été ainsi composé :
- M. Dujardin-Beaumetz, de l’académie de médecine de Paris, médecin à l'hôpital Cochin; vice-présidents, MM, le docteur Drysdale, doyen-des médecins de l’hôpital métropolitaiu de Londres; Orner, médecin-major ; Leyssenne, Ortolan, officier supéT rieur de la marine, en retraite; secrétaire général, M. Decroix, fondateur de la société contre l’abus du tabac; secrétaires des séances, MM. Frank Spencer, Legnien, Marambat.
- Le bureau une fois constitué, on s’est occupé de 1 histoire du tabac, de son introduction en Europe, de ses propriétés et de ses principes toxiques. La proportion de nicotine descend, a dit M. Ortolan, quand les pieds de tabac sont très rapprochés, quand les feuilles sont nombreuses et placées très bas sur la tige. C’est pour cela que l’Allemand qui fume plus que nous s’empoisonne moins. Là-bas, la culture du tabac est libre ; en France, elle est réglementés, le nombre des feuilles par pieds est limité. Notre tabac contient jusqu’à 6 0/0 de nicotine.
- A deux heures, le congrès a continué ses travaux par l’étude des questions d’hygiène, de morale, et de pathologie générale et locale, se rapportant à l'usage du tabac. Hier, M. le docteur Pradel a traité de l’influence du tabac sur la grossesse et la lactation.
- M. Pradel cite d’innombrables cas d’avortements produits chez les ouvrières des manufactures du quai d’Orsay. M. Dujardin-Beaumetz fait remarquer qu’il ne s’agit ici que de l’intoxication par voie cutanée, et que les inconvénients signalés ont trait aux femmes qui manipulent continuellement le tabac et non aux femmes qui fument. Ces dernières n’éprouvent que les effets connus : troubles dans la digestion, angine des fumeurs, etc.
- M. Marambert a ensuite essayé, statistiques en main, de démontrer que l’abus du tabac est une des causes de l’abaissement de la moralité publique,
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Il constate que tous, les criminels, les joueurs, les débauchés, voire les bigames, fument et ont fumé dès l’enfance. C’est le cas de répéter : Qui veut trop prouver...
- Le congrès se terminera par un concert, le 11 juillet.
- Voir à la Section Anglaise
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- Le marché est toujours indécis. A l’ouverture, il paraissait assez bien disposé. Le 8 0/0 a débuté à 88 25 au comptant, à 83 47 à terme. Puis des offres sont arrivées. Le comptant est descendu à 83 05 et le terme à 83 25. On a fini au cours d’hier 83 30 au comptant, 83 40 à terme. La seule conclusion à tirer de ces cours, c’est que le niveau de 83 est toujours en discussion et qu’il peut être démoli au premier jour, à la première nouvelle.
- L’Amortissable est sans changement à 86 francs à terme à8620 au comptant; cet écart indique la préférence des capitaux de placement pour le 3 0/0 amortissable. Le 4 1/2 est ferme à 104 55.
- Les obligations Ville de Paris 1886 sont en grande baisse. On"a coté 375; alors que l’émission du 6 juillet s’était faite à 380. Ce n’est plus un mystère que le Conseil municipal a éprouvé un échec sans précédent, par son •outrecuidance. Quand on a besoin de 65 millions, on le dit.
- Les fonds étrangers sont sans changement. Calme plat pour toutes les valeurs. Le Suez est à 2250.
- RHUM DE L'ÉTOILE Recommandé
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- S’adresser, pour renseignements, 29, rue de Naples
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Goutan.
- _ De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des républiques américaines. — Représentations de jour Promenoir avec exposition et bars.— Dans la Salle Mauresque : la Belle Fatma et le Concert Tunisien.
- EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- PALAIS DU TROCADÉRO
- SALLE DES FÊTES
- -A.ULc3L±-tio:o.s musicales
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- SOUS LA DIRECTION DE
- M* V-âLDKT 33EPI STTJOKJEïJNr
- PREMIÈRE PARTIE
- 1. Dans les Montagnes (ouverture) A. Foote
- 2. Second Concerto pour Piano et
- Orchestre.............. E.-A. Macdowell
- Exécuté par 1’Auteur.
- 3. Mélodies..................... X...
- Chantées par Mlle Sylvania.
- 4. La Tempête (suite d’orchestre) Van derStucken
- Eiitr’acle 15 minutes
- DEUXIÈME PARTIE 5. Melpomène (ouverture drama-
- tique).................'. G.-W.Chadwick
- 6. Romance et Polonaise pour
- Violon et Orchestre........ H.-H. Huss
- Exécutées par M. Willis Nowell
- 7. a) Œclipe Roi (Prélude)... J.-K. Paine
- b) Scène de Carnaval....... Arthur Bird
- 8. Mélodies.................. X...
- Chantées par M,ne Maude Starvetta
- 9. Star Spangled Banner (Ouver-
- ture festivale).......... Dudley Buck
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vaguet de la mer, ville japonaise, orchestre, divertissement, buf* fet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face delà rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l’avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de l’avenue deSuffren.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et diora-mas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face, Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les ye.ux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face de la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama d l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition. De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes. De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire. De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Goutan, phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de 9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L’EXPOSITION
- oix sept jours
- (Se munir du Guide illustré de l’Exposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket: 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas. j
- SECTIONS FRANÇAISES j
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant J de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux ! sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — , Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et ! soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe i 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — ! Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non ali- ; mentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe ! 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, ; armes portatives, chasse. —. Classe 42, exposition ! forestière. — Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines, i Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. -- Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). —• Classe 20, Céramique, — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2$ partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE !
- _ i
- I
- Palais des Machines et pourtour Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre j suivant, en commençant par le côté droit en venant 1 de l’avenue de La Bourdonnais.
- sections étrangères Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS françaises
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie. — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59,. machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — ; Classe 63, génie civil.
- POURTOUR I
- Traverser le jardin central, longer le palais des j Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commen- 1 ver la visite du pourtour par le pavillon de Monaco, i Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastel- ! listes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; : station électrique, Forges du nord, broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de j la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), ; Cail, céramique, palais des Machines, restaurant ! Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’ave- j nue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant ! Duval. |
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, I Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant i roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte I Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- i
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie )
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, [ belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et j visiter la section française de peinture en commen- i çant par la première salle de droite, côté de I i’avenue de La Bourdonnais, puis les 'six salles sui- j vantes du même côté. Continuer par les trois salles j du centre et terminer par les sept salles côté du ! jardin. !
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; | voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de . la galerie Rapp, architecture et gravure. !
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de i La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Es- , pagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne; deux sui-| vantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier do l’extré- i mité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles : sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle ! côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège ; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, , et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles -côté de l’avenue de La Bourdonnais; cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la j Seine. j
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées au- i tour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine mo- : numentale Coutan, avec les jets d’eaux qui sont 1 éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la 'Ville de Paris, ! dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du j Dôme central. ;
- Voir les quelques constructions placées à droite et j à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE j
- Palais des Arts libéraux et parc Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au , centre de la galerie, entre les deux grandes orgues, i Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne. |
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe. J
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la i section des instruments de musique. 1
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de j la section des instruments de musique. '
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le ourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, j üisse, Amérique du Nord, Portugal. j
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de | l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, PayJBas. j Sections françaises des Arts libéraux. A la suite J de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, j instruments de précision, enseignement profession- j nel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et j. monter au premier étage par l’escalier de gauche. | En face l’escalier une porte conduit à la section de j l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en ; charpente : !
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux. j
- Au centre de l’édifice, aérostation. Au centre, j sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle. :
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles i de phares, ponts,'viaducs, tunnels. ,
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de 1a. galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Pare i
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la I
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. —Théâtre des Folies* Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de VHabitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren ; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadêro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadêro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadêro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadêro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadêro-qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre-dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des-travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la. queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux, derrière le pavillon du Chili.
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- BULLETIN OFFICIEL, DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Le spectacle du Grand-Théâtre de l’Exposition, situé près du Palais des Arts Libéraux, côté Suffren, au milieu des Républiques américaines, obtient chaque jour un vrai succès.
- La troupe Alexander, dans une pantomime inénarrable intitulée Le Duel entre deux rivaux, les acrobates les Zwryl, les chiens admirablement dressés de Léo Karl, la petite Georgina Aix, qui, âgée de huit ans, exécute des exercices d’acrobatie extraordinaires, la brillante chanteuse mauresque Kara, le Paris-Quatuor qui enlève, avec un brio admirable, le chant patriotique : Quatre-vingt-neuf.
- De rame, et ses merveilleuses transformations, etc., composent un programme aussi brillant que varié qui attire la foule aux représentations successives données dans l’après-midi et dans la soirée au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Ajoutons que la vaste salle du Grand-Théâtre, avec sa brillante exposition spéciale de produits français et exotiques, avec ses bars tenus par de charmantes serveuses, constitue un des lieux de promenade les plus pittoresques et les plus intéressants de l’Exposition.
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- Le Numéro : 3.S Centimes.
- Samedi 13 Juillet 1889
- 2e Série. — N° 60.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LA. DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements..............
- Étranger, le port en sus.
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M Seymour Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de /’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Rectification. — Echos. — Dernière heure. — Séance du jury de peinture. — L’affaire Gain. — Les Hongrois à Paris. — Le Concours agricole. — Les Banquets d’hier. — Les Gitanas au Figaro. — Le Banquet des voyageurs de commerce. — Qu’est-ce que Sali fou ? — Promenades dans les sections. — La Bourse. — Guide des Attractions. — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et Réclames.
- Malgache. Tirailleur malgache.
- CHRONIQUE
- J’aurais donné beaucoup, hier, pour être un Algérien, un Annamite, un Sénégalais ou un Chinois, enfin un de ces exotiques en costume national qui avaient été invités au bal du palais de l’Industrie, et qui écarquillaient les yeux devant cet éblouissement.
- On ne saurait trop le répéter : c’était inouï, et M. Alphand, qui n’en est plus à enregistrer ses victoires, en compte là une qui suffirait à illustrer.toute sa carrière.
- Transformer de la sorte, en moins de quinze jours, cette nef immense, où le Salon était encore installé tout récemment, c’est un véritable tour de force : tout a été prêt à heure dite, Témerveillement a été complet et a dépassé toute imagination.
- Nous avons déjà décrit hier la somptuosité de cette salle énorme avec son vélum jaune et bleu, ses fontaines, ses lustres électriques, ses orchestres entraînants, nous n’y reviendrons donc pas; mais nous voulons
- nous arrêter sur une idée qui fera bien ressortir le grandiose de l’Exposition universelle de 1889.
- A
- C’était en 1855, quelques années après la première exposition internationale du palais de Cristal de Londres. Paris voulut, lui aussi, avoir son exposition universelle.
- Pour cela on bâtit au beau milieu des Champs-Elysées la construction actuelle qui, à ce moment, parut considérable.
- Tous les exposants et tous leurs produits tinrent à l’aise sous la nef centrale; j’étais tout enfant alors, mais je vois encore les choses telles qu’elles étaient : les étroits passages entre les vitrines, l’entassement des installations diverses, les glaces de Saint-Gobain, les deux grands vitraux à chaque extrémité. Cela parut déjà étonnant.
- On édifia simplement au dehors deux annexes en planches pour y abriter les machines et les beaux-arts.
- Ah! ces baraques en planches!... On aurait dit un musée Tussaud de la foire de Saint-Cloud.
- Et, cependant, l’Exposition de 1855 eut son succès, et l’on y vint de
- très loin, et le palais de l’Industrie était regardé co;
- un monument
- Femme pahouïne.
- Pahouïn.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1833
- remarquable : il faut lui rendre, entre parenthèses, cette justice que, s’il a été dépassé depuis eu dimensions, il a rendu de tiers services depuis 1855. Que d’expositions de toutes sortes il a vues, depuis le salon annuel et le concours agricole jusqu’au concours hippique et aux centaines d’expositions spéciales qui s’v sont succédé.
- Eli bien! aujourd’hui, ce même palais de l’Industrie, qui était à lui seul une Exposition universelle, devient tout simplement la salle de bal de l’Exposition de 1889.
- Et, toutes proportions gardées, cela paraît absolument normal.
- Aux palais gigantesques du Champs de Mars il fallait une salle de bal également gigantesque. Tout devait être en rapport.
- ün se demande avec un certain elfroi ce que sera la prochaine Exposition universelle, quand le palais des Machines actuel sera réduit à lui servir de salle de bal! C’est une ville alors qu’il faudra construire entre Paris et Versailles, une ville tout entière, dans une plaine vierge.
- Oui sait? Nous verrons peut-être cela.
- A
- Mais, pour en revenir au bal d’hier, la vérité est... que nous n’en revenons pas, comme on dit familièrement.
- L’étonnement et l’admiration étaient d’ailleurs générales et la joie se relié tait sur tous les visages : C’était l’entrain, la cordialité, le contentement dans sa manifestation la plus sincère et la plus expansive.
- Je le répète : pour ressentir l’impression forte et vraie de ce spectacle absolument inusité, de ce bal monstre, qu’on ne reverra peut-être jamais, il aurait fallu avoir un cerveau de Chinois ou d’Annamite.
- Us en rêveront longtemps, les Orientaux qui y ont assisté : ils ont cru certainement voir s’ouvrir le paradis promis par Mahomet... MM. Al-phand et de Mallevoue peuvent en être fiers, les voilà aussi grands que le Prophète !
- F. L.
- -------------•4r--------------
- RECTIFICATION
- C’est par erreur que dans un de nos précédents numéros nous avons désigné M. Ranvier comme président de la classe 25. Le président est M. G. Gagneau, fabricant de bronzes, 115, rue Lafayette.
- ÉGHIOS
- Les Entrées à l’Exposiliou
- Le chiffre des entrées payantes s’est élevé, mercredi, à 110,196, et hier jeudi, à 127,150.
- A la 'four
- Voici le nombre des ascensionnistes pour les
- mômes journées : .
- 1er étage................ 10.001
- Du 1er au 2me............... 6.724
- 2me étage direct.. ......... 2.564
- Du-2e étage au sommet... 4.022
- En tout.............. 23.911
- Les auditions musicales
- Nous rappelons à nos lecteurs que c’est ce soir, à neuf heures, qu’a lieu à la galerie Desaix l’audition
- de piano, donnée par Mme Bordes-Pène et M. Marsick.
- La Territoriale à l'Exposition
- On a pu voir, pendant les journées d’hier et d’aujourd’hui, se promenant dans les galeries et les jardins de l’Exposition, un bon nombre des territoriaux .venus à Paris pour figurer à la revue du 14 juillet.
- On ne les voit, du reste, que sur le tard, car pendant la matinée et pendant une partie de l’après-midi, ils sont occupés aux exercices spéciaux de la période d’instruction.
- Au Trocadéro
- Aujourd’hui, à deux heures, aura lieu, dans la salle des fêtes du palais du Trocadéro, le grand concert américain que nous avons annoncé et dont nos lecteurs trouveront le programme, détaillé dans le présent numéro.
- Les étrangers et l’Exposition
- A comprendre parmi les visiteurs qui viendront prochainement voir l’Exposition de Paris, le prince Baudouin, fils aîné du comte de Flandres.
- Lejeune prince voyagera incognito, comme l’a fait récemment le prince de Galles. Cette visite aura lieu très prochainement, car le prince Baudouin devra être rentré vers le 20 août, pour prendre part au grandes manœuvres de l’armée belge qui commenceront vers cette époque.
- Juste réclamation
- Un de nos abonnés nous signale un fait qui contrarie un certain nombre de visiteurs à l’Exposition :
- Réglementairement, nous écrit-il, l’Exposition ferme à six heures, en ce qui concerne un grand nombre de galeries; or, on est fort déconvenu quand dès cinq heures et demie on se présente dans une classe quelconque, de voir MM. les employés des exposants recouvrir les objets de housses impénétrables. J’en ai souvent fait la remarque et, hier , encore, dans une, à cinq heures et demie, presque tous les objets étaient déjà dissimulés aux regards des visiteurs.
- Notre belle Exposition est si vaste qu’une demi-heure y a un prix considérable.'
- Concours pour la g-ravure des médailles
- C’est, avant-hier soir qu’est expiré le délai accordé aux artistes désireux de concourir pour la gravure des coins des deux médailles de bronze qui devront être distribuées aux exposants récompensés et aux collaborateurs de l’Exposition. Le jugement du concours sera prononcé incessamment.
- Rappelons que les lauréats devront remettre à la Monnaie, dans les deux mois qui suivront le jugement du concours, les poinçons et les coins nécessaires à la fabrication des médailles.
- Congrès des œuvres d’assistance en temps de guerre
- C’est le mercredi 17 juillet, à dix heures du matin, que s’ouvrira, au palais du Trocadéro, le Congrès international des œuvres d’assistance en temps de guerre.
- Le comité d’organisation a déjà reçu, outre les adhésions des membres principaux de la Société française de secours aux blesèés, de l’Union des femmes de France, de VAssociation des dames françaises, d’importantes adhésions étrangères : Brésil, Etats-Unis, Italie, Espagne, Belgique, Danemark, Roumanie, Grèce, Bolivie, Etat du Congo, etc., émanant soit des gouvernements eux-mêmes, soit des commissariats généraux étrangers à l’Exposition universelle, soit des comités de la Croix-Rouge.
- Les ministres de la guerre et de la marine ont autorisé les officiers et "assimilés des corps de troupes des armées françaises de terre et de mer à adhérer et à assister au congrès, dont les travaux porteront sur les questions suivantes : R extension des œuvres d’assistance en temps de guerre et développement de l’action des sociétés de secours; 2° prisonniers de guerre; 8° assistance aux femmes et enfants des soldats mobilisés; 4° assurances destinées à fournir immédiatement un capital aux veuves et orphelins des militaires morts à la guerre; 5° progrès médicaux-chirurgicaux accomplis depuis vingt ans dans les soins à donner aux blessés et malades des armées en campagne; 6° assainissement des champs de bataille; 7« conditions que doit remplir le matériel d’hospitalisation.
- Les rapports préliminaires sur ces questions seront adressés aux adhérents du congrès par les
- soins du secrétaire général du comité d’organisation, M. L. Renault, 30, rue du Cherche-Midi, à Paris. Cotisation d’adhésion : 10 francs.
- Eu panne
- « Pas d’avoine pas de jambes », disent les cochers. « Pas d’eau pas d’ascension », peut-on dire pour les ascenseurs.
- Un incident amusant, mais qui n’a pas laissé de produire quelque émoi parmi ceux qui y ont eu, un rôle, s’est produit hier à la tour Eiffel.
- L’ascenseur Edoux qui fait le service entre la deuxième plate-forme et le sommet de la Tour s’est arrêté dans sa marche, laissant les voyageurs qui y avaient pris passage dans une situation assez critique.
- Voici ce qui s’était passé :
- On sait que cet ascenseur est actionné par de l’eau emmagasinée dans un réservoir placé sur la troisième plate-forme. Des pompes à vapeur situées dans le pied delà pile sud font monter l’eau et maintiennent le réservoir constamment plein. Hier, un moment, la vapeur, qui est amenée du dehors et qui fait mouvoir les pompes, a manqué. Celles-ci, par suite, se sont arrêtées et l’ascenseur s’est ainsi trouvé entravé dans sa marche. Une demi-heure après, ce dernier recommençait à fonctionner.
- Quelques personnes, toutefois, prises de peur ou, trop pressées, sont redescendues par l’escalier ver-! tical réservé aux employés de la tour.
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- DERNIÈRE MEURE
- Aujourd’hui vendredi, M. et Aime Carnot assisteront à l’ouverture du cinquième concours de fleurs au Trocadéro. Le groupe de l’horticulture offrira ensuite un lunch au président dans l’élégant pavillon des forêts.
- A
- L’orphéon les Enfants de Constantine, qui a remporté deux prix au concours international de musique, jouera ce soir de quatre à cinq heures à l’exposition algérienne, où les Enfants de Bône, lauréats dans une autre section, ont joué hier soir, aux applaudissements de la foule.
- Ün lunch leur sera servi, comme à leurs camarades, par les soins du comité de l’exposition algérienne.
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- Le jury de peinture a siégé mercredi toute la journée.
- Il a décerné un certain nombre de médailles de troisième classe à des artistes français dont voici les noms :
- MAL Jean-Jacques Scherrer, Sicard, Watte-lin, Pharaon de Winter, Dubois (Algérie), Quignon, Allègre, Sauzay, Blayn, Paul Sebilleau, Kreyder, Veyrassat, Jean-Jacques Rousseau, Plassan, Le . Camus, Bourgogne, Isenbart, Masure, Jules.Didier, Chocarne-Moreau, Carte-ron, Bretegnier, Monginot, Ernest Michel, Gaudefroy, Coëssin de la Fosse, - Dauphin, Jules Gavé, Jean Bellel, Alaurin, Quinsac, Porcher, Jules Garnier, Paul-Emile Berton, Krug, Mery, Némoz, Laurent-Desrousseau, Bour-gain, Jules Ferry, Flick, Armand Beauvais, Bouchor, Urbain Bourgeois, Brielman, Badin, Ghoquet, Durangel, Dützschhold, Eug. Feyen, Gelibert, Kreutzer, de La Boulaye, Lebel, Lix, Mesté, Michel Lévv, Pinel, Rachon, Steinheil, Marins Roy, Reynaud, Ravanne. Rivey, Amé-dée Rosier, Dominique Rozier, Salzedo.
- Dans la section étrangère, voici les noms des artistes qui ont obtenu jusqu’à présent la même récompense (troisième médaille) :
- Etats-Unis. — Story (de droit), Cox, Ulrich, Simmons, Delachaux, Johnson, Gutherz.
- Grèce. — Gy sis, Vouros.
- Suisse. — Dufaux, Simon Durand, L.-E.Du-val, Léon Gaud, Monteverde, Odiér.
- Angleterre. — De droit : Knigt, Aumônier, Beadle, Calderon, Fisher, Kennington, Macbeth, Morris, Murray, Stokes, Wyllie.
- Ont été ensuite nommés au vote :
- A1M. Charlton, Grofts,Goodall, Rivière, Sniy-the, Starr, Woods.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Dans la section internationale, MM. Berna-delli etBoggio sont médaillés de droit ; M.Sclienk a été élu aux voix.
- Hier matin, le jury a visité de nouveau quelques-unes des salles de la peinture étrangère.
- M. Meissonier a ouvert, à deux heures et demie, la séance quotidienne, au dépôt des marbres.
- L’AFFAIRE GAIN
- Dans une entrevue que le sculpteur Gain a eue avec un de nos confrères et dont un journal du matin publie la relation, cet artiste a exprimé le regret d’avoir communiqué sa lettre de protestation à la presse. Il reconnaît, en outre, que son mécontentement est né surtout du fait qu’il n’avait pas obtenu la médaille d’honneur qu’il espérait.
- Au fond, il n’est pas mauvais que cet incident se soit produit, afin de montrer au pays où ileurit la contre façon, au milieu des orangers, que l’on se défend au pays où il est admis que les artistes soient les propriétaires de leurs œuvres et où il est défendu de les voler.
- Cet incident, d’ailleurs, n’est pas clos et ne le sera probablement pas avant quelques jours. L’idée qu’on avait eue un moment de convoquer derechef le jury de sculpture a été abandonnée comme étant contraire à la règle.
- Le conflit suivra donc la marche naturelle. C’est-à-dire que, conformément à ce que nous avons publié ici môme plusieurs fois, toutes les décisions du jury de classe devant être soumises à la ratification du jury dé groupe, le conflit sera naturellement réglé par ce dernier. Le jury de classe ira défendre devant lui toutes les décisions qu’il a prises, et notamment celle qui concerne la récompense accordée à M. Gain, et M. Gain pourra porter sa protestation devant cette autorité supérieure, s’il le juge nécessaire.
- Du reste, il ne faut pas croire que cette protestation soit, la seule qui se soit produite contre les décisions des divers jurys des. beaux-arts. Il s’en est produit au contraire un grand nombre. De chacune de ces réclamations il est fait, par les soins du commissariat spécial des beaux-arts, un dossier qui sera administrativement remis aux jurys de groupes, aussitôt que ceux-ci seront constitués. .
- Enfin, il convient de dire que. l’administration n’a pas choisi elle-même MM. les jurés étrangers. En vertu de l’article 2 du décret du 27 mars, ils ont été désignés directement par les comités étrangers. Leur nombre seulement a été déterminé paiy l’administration, suivant l’importance des expositions étrangères et le nombre des exposants.
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- LES ÜONGIiOIS A MOTEL'IH3 VILLE
- Hier, à quatre heures, a eu lieu dans la salle des délibérations du Conseil municipal la réception offerte à la délégation hongroise par la municipalité de Paris.
- M. Chautemps, président du Conseil municipal, a prononcé un discours patriotique, dans lequel il a dit que la date du 11 juillet 1889 serait une date mémorable pour la salle des séances du Conseil municipal, et qu’il a terminé par ces mots : « Au nom de la Ville de Paris, je salue le drapeau hongrois. »
- De nombreux Eljen ! Eljen ! ont été prononcés pendant le discours de M. Chautemps.
- M. Helfy, député au Parlement hongrois, a répondu au discours de M. le président du Conseil municipal par des paroles très flatteuses qui ont été fort applaudies.
- Entre le discours de M. Chautemps et celui de 1\1. Helfy, la musique de la garde républicaine a exécuté la célèbre Marche Hongroise, qui a été couverte d’applaudissements par tout l’auditoire.
- Après les discours les Hongrois se sont rendus, sur l’invitation de M. le président du Conseil municipal, dans les salons de l’Hôtel de Ville, où les attendait un magnifique lunch, luxueusement servi.
- La musique de la garde républicaine et l’orchestre hongrois de Feher Poldi ont charmé les invités pendant la réception.
- Parmi les 850 membres de la délégation se trouvent neuf membres du Parlement hongrois.
- Le soir, nos hôtes se sont tous retrouvés à
- rOpéra-Comique, où la municipalité parisienne leur offrait une représentation extraordinaire. On a joué Esclarmonde, et les applaudissements n’ont pas été ménagés à l’œuvre de Mas-senet et à ses interprètes.
- Au troisième acte, une magnifique corbeille de fleurs a été offerte à Mlle Sibyl-Sanderson, et M. Bouvet a été rappelé deux fois.
- Entre le troisième et le quatrième acte, l’orchestre a joué la Marche de Rakoczy au milieu de Tenthousiasme général. Enfin, la représentation s’est terminée par la Marseillaise, chantée par M. Mouliérat, qui a été saluée d’un tonnerre d’applaudissements,
- LE CONCOURS AGRICOLE
- 11 a fallu retarder encore l’ouverture du concours agricole. Après avoir fixé cette cérémonie au 10, puis au 11 juillet, elle n’aura plus lieu maintenant que demain samedi 13 juillet. Le concours prendra fin le 22 juillet. Le public sera reçu depuis neuf heures du matin jusqu’à six heures du soir. Il sera perçu à l’entrée deux tickets jusqu’à midi et un seul de midi à six heures. Le samedi 13, il sera perçu cinq tickets.
- Nous avons donné la description de l’exposition. Voici maintenant comment seront disposés les animaux qui ne cessent d’arriver chaque jour :
- Sur le Gours-la-Reine sont placées toutes les bêtes à cornes, et dans les grands pavillons le visiteur pourra admirer les plus beaux spécimens de taureaux, de génisses, etc., des races flamande, bretonne, normande, parthenaise, choletaise, vendéenne, nivernaise, charolaise, vosgienne, d’Aubrac, mar-choise, garonnaise, du Tarn, de Montbéliard, de l’Algérie, etc.
- Gomme le Gours-la-Reine ne suffisait pas pour l’installation de toutes ces races, on a été forcé de construire d’autres tentes dans l’allée située derrière le pavillon de la Ville de Paris et dans celle qui se trouve entre le palais de l’Industrie et le Jardin de Paris.
- Les races étrangères, parmi lesquelles on pourra remarquer celles de la Hollande, de la Suisse, de •l’Ecosse, des îles de la Manche, du Kerry, des Polders, de Durrliam, etc., sont placées au Gours-la-Reine, dans la contre-allée du quai, près de la place de la Concorde.
- Les volailles occupent le pourtour de la pelouse du pavillon de la Ville et de l’allée longeant le Jardin de Paris. On trouvera les verrats derrière le palais de l’Industrie. Près de là sont installées les cages à lapins.
- Les races superbes de moutons et de béliers se trouvent dans la partie des Champs-Elysées contiguë au Gours-la-Reine, entre le palais de l’Industrie et la place de la Concorde.
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- LES BANQUETS D’HIER
- M. et Mme Carnot offraient hier, aux officiers généraux et aux chefs de corps de l’armée de Paris, le grand dîner que le président de la République donne chaque année à l’occasion de la revue du 14 juillet.
- Parmi les principaux convives, citons les généraux Billot, Davoust, Thomassin, Ducos de la Hitte, Haillot, Gillon, de Kerhué, Bresson-net ; les amiraux Conte, Martin, de Marques-sac, Franquet, Caubet, etc.
- Un grand banquet a réuni hier soir, à l’Hôtel Continental, tous les membres du congrès international de l’agriculture dont les travaux viennent de prendre fin.
- M. Méline présidait, ayant à ses côtés M. Royer, président du Sénat, et M. Faye, ministre de l’agriculture. Parmi les convives assis à la table d’honneur, citons MM. Berger, Foucher de Ca-reil, Tisserand, Devès, Poubelle, Berthelot, Gomot, Louis Passy et des délégués étrangers.
- Au dessert, plusieurs discours ont été prononcés, notamment par M. Méline, qui a obtenu
- un grand succès en faisant une légère allusion à la séance mouvementée de la Chambre, qu’il a opposée aux paisibles réunions du congrès; par M. Faye et par M. Bauduin, délégué des Pays-Bas, qui parle le français comme un véritable Parisien.
- LES GITANAS AU “ FIGARO "
- Les Gitanas du Grand-Théâtre de l’Exposition ont donné, hier soir, à dix heures et demie, une représentation au Figaro. Ida bande était au complet, capitan entête : Gitanas et Gitanellas, Gitanos et Gitanellos, c’est-à-dire grands et petits/
- Cette fois on n’avait pas sous les yeux quelqu’une de ces troupes formées et dressées par un imprésario : mais bien des Gitanos cueillis
- 11 y a huit jours dans leurs grottes de Grenade, dansant comme ils dansent là-bas, bien plus pour leur plaisir, par passion, que pour gagner de l’argent.
- Le 1er juillet ces danseurs, ces danseuses étaient encore épars aux alentours de Grenade, se connaissant à peine, c’est-à-dire ne se connaissant que comme des gens appartenant à une même race,.et à une race à part. Et hier,
- 12 juillet, le Figaro avait leur première répétition d’ensemble dans ses bureaux de la rue Drouot.
- Avant d’arriver à Paris- ils n’avaient jamais été réunis.
- L’administration du Grand-Théâtre a tenu à les produire « nature », leur laissant le règlement de leurs danses, proscrivant la soie : tous leurs costumes, à Grenade, étant en cotonnades de couleurs voyantes et leur principal luxe étant l’abondance de fleurs qu’elles disposent dans leurs noires chevelures en forme de crêtes, ou de chenilles de casques si vous aimez mieux.
- Les Gitanellas de la troupe ont de quatorze à dix-huit ans. Elles ont le diable au corps. On n’a, en France, aucune idée de la furia de ces charmantes petites bohémiennes, dont les attitudes sont merveilleusement plastiques et qui seront de vraies révélations pour les artistes.
- Malgré leur parfum orientai, les danses des Gitanas s’éloignent absolüment de celles des aimées du Caire et de celles des Tunisiennes. Elles sont toutes de grâce, d’attitudes et de provocation. L’aimée s’isole, comme dans un monologue, et elle exprime seule tout ce qu’elle veut exprimer. La Gitana danse toujours avec son Gitano. Et si elle exprime des sentiments d’amour par sa merveilleuse mimique, c’est dans umduo, comme Marguerite et Faust dans le beau duo du jardin.
- La Gitanella piétine, lutine, provoque, triomphe et succombe. Jamais elle ne pleurniche dans ces curieux duos mimés avec un incroyable bonheur d’expression. Vous m’en direz des nouvelles lorsque vous aurez applaudi le « duo du Manteau », un pastel, un sujet d’éventail animé. C’est délicieux de grâce, de légèreté et d’expression.
- Hier, au Figaro, on a été enthousiasmé. Pensez donc, dans cette fournaise d’art, où l’on ne voit le plus souvent que des choses préparées, combinées, cherchées, alambiquées, voir quelque chose de vrai, de naturel, d’ardent, de saisissant !
- Aussi ce fut un vrai triomphe d’un bout à l’autre de cette « audition » intime. Les charmantes Gitanas ont été littéralement couvertes par une pluie de fleurs. On leur a offert des oranges et du champagne.
- Le champagne ! aucune de ces buveuses d’eau ne savait ce que c’était. Et comme elles ont écarquillé leurs grands yeux noirs lorsqu’elles ont senti le liquide enchanteur picoter la langue. On eut dit que le feu se mettait dans leurs yeux. Il n’est pas jusqu’à la toute petite gitanella. une danseuse de huit à neuf ans, qui n’ait
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- siroté sa flûte de champagne comme une chose exquise et inconnue.
- Quel horizon le Figaro a-t-il ouvert aux Gi-tanas du Grand-Théâtre en les recevantsi bien, en les applaudissant si fort?
- Mais, j’y suis. Il les a reçus en compatriotes. N’est-il pas, lui aussi, de Séville... Figaro?
- Les Gitanas ont dansé en famille chez Figaro : et cela leur portera bonheur à Paris. N’en doutons pas.
- Les premiers bravos qu’elles ont entendus à Paris, hier soir, sont ceux de Reyer, de Coquelin cadet, de Francis Magnard, de Beer, Calmette, Pigeonnât, René Martin, les invités du Figaro.
- LE BANQUET DES VOYAGEURS DE COMMERCE
- La Société de protection mutuelle des voyageurs de commerce donnait hier soir son banquet annuel... sur la première plate-forme de la Tour Eiffel.
- Autorisée depuis 1879, cette société se compose de près de sept mille membres, dont deux mille membres honoraires. Les sommes qu’elle a payées pour secours et services de toutes sortes aux sociétaires ou à leur famille s’élèvent à 750,000 francs. Son capital social est maintenant de 207,000 francs. La société s’occupe de faire rentrer les créances de ses membres et leur procure gratuitement des emplois. C’est donc une œuvre de haute utilité pour les voyageurs de commerce.
- Deux cent cinquante d’entre eux étaient réunis hier soir, sous la présidence de M. Henri Brisson, président d’honneur de la société, entouré de M. Georges Carton, président ; Charles Cerf, secrétaire général ; Maze, sénateur ; Steeg, Mesureur et Leporché, députés.
- Banquet des plus gais; seulement les convives ne tenaient pas en place et entre chaque plat s’en allaient contempler les fontaines lumineuses. Au dessert, on s’est rassis pour écouter les discours. M. Henri Brisson s’est levé le premier pour porter la santé de M. Carnot et engager ses auditeurs à demeurer fidèles à la République. MM. Carton, Maze, Mesureur et Steeg ont successivement pris la parole.
- Enfin, un voyageur de commerce, M. Christophe, a lu un à-propos en vers de sa composition : 1830-1889, Revue commerciale et industrielle,, qui a été fort applaudi..
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- QU’EST-CE QUE SALIFOU ?
- J’ai vu hier, de très près,le roi Dinah Salifou. la reine Philis, son épouse, son fils et sa. suite, au bai de la présidence du conseil.
- Si vous me demandez quelle a été mon impression en voyant le souverain du Nalous. je vous étonnerai sans doute en vous disant que. pour la seconde fois dans ma vie, la vue d’un personnage royal m’a donné le sentiment de la
- royauté, que ne peut faire naître la vue d’un monarque en redingote ou en habit noir.
- En 1861, envoyé par Y Illustration au couronnement de Kœnigsberg, j’ai pu voir Guillaume Ior devant un autel, couronne en tête, le manteau royal sur les épaules, tenant d’une main un sceptre et de l’autre le globe traditionnel. Et aussitôt mon esprit a associé cet aspect au roi de trèfle des jeux de cartes avec lesquels je bâtissais les châteaux de mon enfance.
- Dinah-Salifou, comme tous les chefs nègres, portait un bonnet grec en velours soutaché de rinceaux d’or. Pour faire honneur au président du conseil et aussi pour s’affirmer comme musulman,il a entouré ce bonnet cylindrique d’un enroulement de turban blanc. Et aussitôt j’ai vu en lui un de ces Rois-Mages que, tout petit, j’admirais sur les vieilles estampes.
- Et j’aurai beau faire, je verrai toujours en Dinah-Salifou un roi mage, le roi noir des vieux tableaux et des vieilles gravures.
- Et si vous me demandez encore : « Qu’est-ce que Salifou? » Je vous répondrai par des extraits du journal écrit par ce roi noir.
- Le Matin nous assure avoir eu communication de ce journal, écrit en langue arabe par Salifou, la langue des nègres ne s’écrivant pas.
- Je n’emprunte à ce journal que ce qui est relatif à l’Exposition.
- A la. tour Eiffel
- « Le 28, je suis allé à la tour Eiffel ; j’ai pris le chemin de fer aux Invalides. Aussitôt débarqué, M. Noirot (délégué du Sénégal) m’a mon tré la tour en me disant : « Voici le monument. »
- « J ai été tellement étonné par les morceaux de fer que je ne pouvais croire que c’était une œuvre humaine ; je pensais que c’était la divinité qui l’avait créée.
- « J’ai commencé par examiner les piliers et je pensais qu’il n’était pas possible que le cerveau d’un seul homme eût pu imaginer ce travail.
- cc Mais M. Noirot m’a convaincu que c’élait un ingénieur et un Français qui en avait dressé le plan.
- « Alors, je suis entré.sous 1a. voûte formée par les piliers; je regardais partout sans pouvoir me rendre compte de ce que je voyais.
- « M. Noirot m’a offert de monter ; je suis monté avec toute ma suite.
- « Au premier étage, j’ai tout visité. Au se-cond. j’ai été tout enchanté de trouver une imprimerie et d’être présenlé au chef de cette imprimerie. Le chef, dont je ne connais pas le nom, a été lui aussi très enchanté.
- ^ « Ce qui ma fort surpris, c’est que partout où j allais M. Noirot dépensait beaucoup d’argent. J'en ai été très ému, ma s je ne le lui ai pas dit.
- « M. Noirot m’a dit que nous étions à 115 mètres. Je n’ai pas voulu aller plus haut, remettant cela à un mitre jour.
- ? (( Ge fiüi m’a fort surpris, à ce second étage, c’est que des quatre côtés par où je regardais, je ne voyais pas le bout de la ville ; j’apercevais des maisons à perte de vue; et en dessous du monde partout.
- « Je ne pouvais pas m’imaginer que Paris était aussi grand que cela. »
- Aux Fontaines lumineuses
- « Le 4 juillet, je suis allé voir les fontaines
- lumineuses. J’ai été stupéfait de voir sortir de l’eau de différentes couleurs. Je n’ai pu me rendre compte comment cette eau était tantôt rouge, tantôt verte, tantôt dorée. J’en ai été tellement frappé que je ne savais plus que dire.
- « On m’a conduit ensuite dans une maison où il y avait les statues des grands personnages de la France. Je les ai regardés, mais mon esprit n’y était pas. Je pensais toujours aux fontaines lumineuses.
- « De là, je suis allé à la Galerie des Machines, j’y ai vu des grandes roues et des machines qui allaient toutes seules.
- « J’en ai été si étonné que j’ai traversé la galerie sans pouvoir prononcer un mot. A l’extrémité, j’ai demandé la largeur de la galerie: mais j’étais si saisi qu’il ne m’est pas venu à l’idée d’en demander la longueur.
- « Je n’ai plus rien voulu voir ensuite, tellement j’étais occupé par les fontaines lumineuses, et puis c’était l’heure de faire mon Salam. »
- Le couple royal
- Dinah Salifou est un homme de trente-cinq à quarante ans; son visage est d’un noir absolu, mais il n’a pas la lèvre épaisse ni le nez épaté des races méridionales de l’Afrique. Ses yeux, vifs, ont toujours l’air de chercher l’explication de ce qu’ils voient. Le roi porte la barbe taillée en collier, assez longue au bas du menton. Revêtu d’un burnous bleu et blanc, chaussé de bottines vernies, une canne à la main, il marche majestueusement et semble orgueilleux de sa dignité royale.
- Il habite un corps de bâtiment situé au fond d’une maison de la rue Fabert; ses appartements sont au troisième et au quatrième. Les autres étages ont été réservés aux princes sénégalais et à leur suite, ainsi qu’à celle du roi.
- Dinah Salifou habite avec la reine et son neveu, M. Dodde, employé au commissariat de la marine de Saint-Louis et qui sert d’interprète au couple royal.
- La reine est de petite taille, son visage est gai; sa bouche est presque toujours ouverte au rire, et laisse voir des dents admirables.
- Vendredi dernier, il lui est arrivé un accident : après trois mois, son espérance de maternité a été trompée. Quarante-huit heures après, elle était debout, et, hier soir, elle assistait à la soirée du président du conseil.
- Dinah Salifou reçoit dans sa chambre à coucher ; il est toujours assis sur un canapé, où il se Carre comme sur un trône.
- PROMENADES DANS LES SECTIONS
- Dans une promenade récente que nous avons faite à la classe 20, nous avons remarqué les productions de M. Jouneau, céramiste déjà très remarqué à l’exposition des arts décoratifs de 1884 et qui vient de se surpasser en 1889, avec ses faïences de Parthenay.
- Dans son paAÛllon, on admire particulièrement un plafond renaissance des plus artistiques et où tout est soigné et réussi à souhait : les caissons, les pendentifs, la coupole et les rinceaux.
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- Voici maintenant un reliquaire renaissance dont la composition ne mérite pas moins d’éloges, et une foule de bibelots des plus charmants.
- Ce qui fait la supériorité des œuvres de M. Jouneau, c’est qu’aux pâtes d’incrustation, connues déjà depuis les faïences d’Oiron, il a ajouté ces pâtes d’application qui donnent â la céramique une transparence d’une douceur extrême : ce n’est plus seulement l’art inférieur du potier, c’est de l’art dans la plus haute expression du terme, car la pâte dont se sert M. Jouneau, et dont la finesse est unique, supporte les modelages les plus délicats et le plus grand fini, même après l’épreuve du feu.
- Ancien élève statuaire de l’école nationale des Beaux-Arts, M. Jouneau tient â faire œuvre de style et voudrait créer une vraie renaissance céramique ; les œuvres qu’il expose cette année et qui ont eu l’hunneur d’être montrées au président de la Bépublique par M. Lauth, le président de la classe 20, méritent à plus d’un titre d’aller enrichir nos mimées nationaux.
- Voir à la Section Anglaise
- Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
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- LES ASCENSIONS A EA TOUR
- A PIED
- Montée au 4er étage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du fer au 2e étage, par les escaliers Nord et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest.
- PAR ASCENSEUR
- Montée au 1er étage, par les piles Est et Ouest. Descente du 1er étage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- Montée au 2e étage :
- En partant du sol, par la pile Nord ;
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du 2e étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud:
- Jusqu'au sol, par la plie Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets .
- Po ir le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le ‘Je étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les deuxième et troisième jusqu’à 10 h. provisoirement.
- L^s visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme-doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
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- (prix :
- DE U TOUR EIFFEL
- S KRANC)
- ruption. Ce succès s’explique par la manière dont le petit volume est exécuté.
- D’abord une charmante couverture dessinée par Gil-Baer, avec un portrait de M. Eiffel d’une ressemblance frappante. Le texte contient tous les renseignements techniques et pittoresques nécessaires au visiteur : la rédaction en est claire, intéressante et amusante. De nombreuses gravures accompagnent le texte.
- Enfin, quatre superbes panoramas, donnant très exactement ce qu’on voit du deuxième étage de la Tour, c’est-à-dire Paris tout entier, complètent ce vade-mecum de l’ascensionniste.
- Le Guide de la Tour Eiffel est un joli volume, richement illustré, qui est tout à la fois le compagnon et le conseiller le plus sûr de l’ascensionniste et le souvenir le plus charmant de l’ascension.
- Pour recevoir franco le Guide de la Tour Eiffel, adresser à l’administration du Bulletin Officiel, 16, avenue de La Bourdonnais (Exposition), 1 fr. 20 en timbres-poste.
- LA BOURSE
- Les petits vendeurs ont cru le moment propice pour se retirer du jeu. Leurs rachats ont relevé légèrement les cours du 3 b/0, pendant la première partie de la séance. Le 3 0/0 est remonté à 83 57. Mais, tout à coup, l’Extérieure espagnole a baissé de 73 7/8 à 72 11/16, soit de plus d’un point. On parlait de crise ministérielle et de baisse du change. Cet évènement inattendu a causé une vive impression. Le 3 0/0 est immédiatement retombé à 83 35. Tous les progrès de la journée ont été annulés.
- A part cet incident, le marché est absolument nul. Aucune variation sur les actions des banques, des chemins de fer et des affaires industrielles. On attend avec impatience la fin de la session. Ce n’est pas que les affaires aient chance de se ranimer après la séparation des Chambres. Mais, au moins, on sera tranquille.
- RHUM DE L'ÉTOILE Recommandé
- Exposition d’Haïti (porte Suffren)
- BARBANCOURT & Cie, Port-au-Prince
- PLUSIEURS MÉDAILLES
- S’adresser, pour renseignements, 29, rue de Naples
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- C est un succès (Finissant tout ce qu’on peut Imaginer. Le Guide de la Tour Eiffel, le seul autorisé par M. Eiffel, a paru depuis quelques jours seulement et déjà tAs éditions ont été enlevées coi urne par enchantement. Le Bulletin Officiel de J’Exposition. i\\\i en est l’éditeur, a dû mettre toutes ses [tresses à contribution pour que la vente ne subisse aucune inter-
- ne 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des républiques américaines. — Représentations de jour Promenoir avec exposition et, bars.— Dans la Salle Mauresque : la Belle Fatma et le Concert Tunisien.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, tous chant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre, divertissement, buf* fet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face de la rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballots.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l’avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre,au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Caire, bazars et. boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de l’avenue de Suffren.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et diora-mas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des. Produits alimentaires, bars de dégustation. En face, Czarda hongroise, cuisine exotique ; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face de la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama d l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition. De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes. De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire. De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Goutan, phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Goutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de 9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L’EXPOSITION
- on sept jours
- (Se munir du Guide illustré de l’Exposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket : 10 heures du matin.
- Arriver parla porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les. galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux j sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture, — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. — Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines, i Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais \
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, . bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — 1 Classe 29, maroquinerie. Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique, — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2% partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- ~
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre j suivant, en commençant par le côté droit en venant ! de l’avenue de La Bourdonnais. j
- sections étrangères
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie. — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; j station électrique, Forges du nord,broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Caii, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Elawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua,
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté dé l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles' du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles' côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salies latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par des sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier do l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voiries neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique ; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Coutan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir les quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. —* Pavillons des différents pays. — Théâtre des Folies* Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Bue de l’Habitation. — Quais.
- Invalides
- EsplantZÏÏe des
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont dléna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, com-prenantles machines élevatoires, la-station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine. esplanade
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie Qcôté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salie des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des-travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux,. derrière le pavillon du Chili.
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- Le Palais des Enfants subit, à partir du 13 juillet, une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’empare de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capiton, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- PALAIS DES ENFANTS
- et provocante; Mercédès Gruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soletad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du ûancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, eff soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon tiw Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Dernière heure. — Rapport du docteur Fréhault. — Echos. — Rectification. — Les Congrès. — Les Voyageurs de commerce à la tour Eiffel Visite présidentii Le. — Les Gitanas de Grenade à l’Exposition. — La Bourse. — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et Réclames.
- LE PAVILLON DU GAZ
- Les ateliers de l’imprimerie du Bulletin Officiel étant fermés le i l juillet, le journal ne paraîtra pas demain.
- -------;---^-----------
- CHRONIQUE
- On peut dire, dès maintenant-, en employant le cliché bien connu, que l’Exposition « bat son plein ».
- Cela commence à devenir de la frénésie, du délire ; on danse partout, on toaste partout, on fraternise, on chante, on s’embrasse : c’est un
- concert général plein d’harmonie et vingt-quatre heures ne suffisent pas au malheureux chroniqueur qui veut suivre un peu (rien qu’un peu) les cérémonies et les fêtes de chaque jour.
- C’est à en devenir fou : jugez-en.
- Prenez les dernières journées : les réceptions des Hongrois partout, à l’Hôtel de Ville, à l’Opéra-Comique, les promenades du président, les bals du palais de l’Industrie, ces bals colossaux où dansent 30,000 personnes; les banquets sans tin, et puis, demain, le 14 juillet, les fêtes populaires, la revue!...
- Je vous le répète, il y a de quoi aller directement aux Petites-Maisons.
- En égoïste, je ne pense naturellement qu’à l’accumulation des divertissements, qu’à la multitude des plaisirs auxquels je dois assister, — simultanément, si c’était possible.
- Mais, la vérité, c’est que toutes ces réjouissances sont comme un menu varié et immense offert aux visiteurs de Paris : On ne touche pas à tous les plats, on ne fait qu’effleurer les mets, tandis que votre serviteur, pour être un narrateur fidèle, doit aller jusqu’à l’indigestion, — ce qui est toujours très pénible.
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- Quand nous serons à dix nous ferons une
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- 2
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1833
- croix : les artistes deviennent remuants et réclament à outrance contre les décisions du jury.
- Nous avons déjà eu l’incident Gain : à un autre maintenant.
- Un peintre, M. Debat-Ponsan, qui avait exposé au Salon de 1887 un portrait équestre de Boulanger, a cru devoir refuser la médaille que venait de lui décerner le jury des beaux-arts de l'Exposition universelle.
- A un troisième mécontent.
- Voici la lettre que le peintre Léon Comerre vient d’adresser au président du jury :
- A Monsieur le président du jury de peinture (.Exposition universelle)
- Monsieur le président,
- En demandant l’admission de mes tableaux à l’Exposition universelle, je me soumettais, par cela même, à la décision du jury des récompenses; mais je ne pouvais prévoir, en ce moment, la classification inattendue que le jury réservait aux artistes français et de quelle manière il allait renverser la hiérarchie qu’ils doivent à leurs récompenses antérieures.
- Il a bien voulu me décerner une troisième médaille, permettez-moi de décliner cet honneur.
- J’écris aujourd’hui dans le même sens à M. le ministre du commerce, commissaire général de l’Exposition.
- Veuillez agréer, monsieur le président, l’expression de mes sentiments les plus respectueux.
- Léon Comerre, artiste peintre,
- Prix de Rome en 1875, 3e médaille en 1875, 2e médaille et hors concours en 1880, chevalier de la Légion d’honneur en 1885.
- Cette troisième réclamation nous semble, jusqu’à présent, une des mieux fondées ; un peintre qni a obtenu successivement toutes les médailles au Salon a quelque raison de s’étonner qu’on lui accorde généreusement une troisième médaille.
- MM. les jurés devraient, avant de prendre une décision, compulser sérieusement le dossier de chaque exposant, et surtout celui des artistes; car en fait de médailles le principe absolu c’est qu’on ne peut pas déchoir.
- Malgré tous ces petits incidents, la foule devient légion et l’étranger particulièrement se précipite sur Paris.
- Nous avions, il y a quelques jours, 400 Danois qui sont partis absolument ravis; nous avons encore, jusqu’après le 14 juillet, les 850 Hongrois; d’autre part, l’Espagne se remue : c’est à qui viendra à Paris ou empruntera quelques pesetas pour faire ce grand voyage; la fin de juillet et le mois d’août vont être étonnants!
- Au milieu de ce concert de toutes les nations, une seule note discordante* c’est la note allemande; en effet, le correspondant berlinois du Times annonce que l’empereur Guillaume II a interdit aux officiers allemands de visiter l’Exposition universelle de Paris.
- Pour qui sera la punition, sinon pour eux?
- Quant à nous, nous nous en passerons parfaitement.
- F. L.
- ----------------—-------------------------------
- DERNIÈRE HEURE
- Il est probable que le jury" de sculpture se réunira à nouveau pour statuer sur le cas de M. Gain.
- Un second vote aura lieu sans doute en faveur du célèbre animalier.
- Quant à M. Romanelli, réellement condamné à 500 francs d’amende, il a été nommé par le Comité italien au lieu et place du candidat de la commission des beaux-arts de l’Italie, M. Troelli.
- **#
- Un train de plaisir, venant de Belgique, est
- arrivé hier à Paris, amenant 2,500 personnes qui viennent visiter l’Exposition.
- Le jury de peinture s’est occupé, dans la séance de jeudi, des dernières récompenses de la classe I. Il a aussi commencé à dresser la liste des médailles de la classe II (peintures diverses et dessins). Voici les artistes français qui ont obtenu des premières médailles : M. Bida, Mme Cazin, MM. Doucet, Renouard.
- En tête de la liste des deuxièmes médailles vient M. Emile Bayard.
- -------------------------------
- M. le docteur Frébault, député de la Seine, a déposée lundi, sur le bureau de la Chambre des députés, le rapport suivant sur la proposition de loi tendant à la conservation de certains monuments de l’Exposition universelle de 1889 et à la transformation du reste des terrains du Champ de Mars en square.
- RAPPORT fait au nom de la commission (1 ) chargée d’examiner la proposition de loi de M. Frébault et plusieurs de ses collègues, tendant à la conservation de certains monuments de VExposition universelle de 1889 et ci la transformation du reste des terrains du Champ de Mars en un square, par M. Frébault, député.
- Messieurs,
- Dans la séance du 17 mai 1889, nos honorables collègues, MM. Frébault, Maillard, Camille Dreyfus, Duvaux, Achard, Pressât et Montaut ont déposé sur le bureau de la Chambre une proposition de loi tendant à la conservation de certains monuments de l’Exposition universelle de 1889 et à la transformation du reste des terrains du Champ de Mars en un square.
- Dans l’exposé des motifs de leur proposition, nos honorables collègues s’attachent à démontrer que c’est après un examen approfondi et sous la pression de la nécessité que, depuis 1867, le Champ de Mars a été désigné comme emplacement des Expositions qui se sont succédé.
- Us rappellent que toutes les commissions qui ont été chargées des travaux préliminaires auraient voulu, en choisissant un terrain qui ne fût affecté à aucun service public, pouvoir édifier des monuments définitifs et soustraire par ce fait l’Etat aux dépenses élevées et sans cesse renouvelées qu’entraîne à chaque Exposition nouvelle la construction des bâtiments qui doivent la contenir; que, malgré cette considération, elles se sont vues dans l’obligation de donner la préférence au Champ de Mars ; et ils en concluent que le Champ de Mars est désormais l’emplacement sur lequel doivent avoir lieu toutes les Expositions futures.
- Où pourrait-on, en effet, trouver un terrain qui, par sa proximité du centi’e de Paris, aussi bien que par son étendue et les facilités d’accès qu’il présente, serait dans des conditions aussi favorables que lui pour le succès des Expositions internationales ?
- D’un autre côté, disent-ils, l’opinion publique se prononçant avec énergie en faveur de la conservation, la seule objection grave qui pourrait être formulée contre notre projet serait basée sur la nécessité qu’aurait M. le ministre delà guerre de rentrer en possession du Champ de Mars pour les exercices militaires.
- Toute la question est donc de savoir si le Champ de Mars est un terrain de manoeuvres nécessaire à l’éducation de notre armée.
- D’une série d’arguments qu’ils ont placés sous vos yeux, ils tirent cette deuxième conclusion: Que le Champ de Mars ne répond plus aux besoins stratégiques de notre époque; que, tout au plus aujourd’hui, il peut servir à des manoeuvres de détail; qu’il ne réunit plus aucune des conditions que doit réunir un terrain de manœuvres; que, par conséquent, l’intérêt supérieur de la défense nationale n’étant point en jeu, personne ne voudra laisser anéantir les magnifiques monuments qui servent à abriter les splendeurs de l’Exposition, toutes ces merveilles de l’art et de la science.
- Votre commission a été unanime à admettre le principe de la proposition de nos honorables collègues; mais elle a pensé que s’il était urgent de donner satisfaction à l’opinion publique, qui se prononce si énergiquement pour la conservation, s’il était bon de conserver des monuments qui marquent une nouvelle étape dans les progrès de l’art, des monuments qui font l’admiration des innombrables visiteurs que Paris reçoit en ce moment, il était non moins essentiel, avant de vous proposer de prendre une décision, d’étudier minutieusement toutes les questions dont la solution peut seule
- (1) Cette commission est composée de MM. Remoiville, président; Magnien, secrétaire; Duvaux, Gautier, Ronde-leux, Tony Révillon, Crozet-Fourneyron, Maillard, Viette, Micliou, Frébault.
- vous permettre de porter un jugement éclairé sur la proposition qui est soumise à vos délibérations.
- _ Les bâtiments dont on vous propose la conservation ont-ils été construits de manière à leur donner la durée et à les mettre dans des conditions normales d’entretien?
- M. le ministre de la guerre croit-il pouvoir abandonner le Champ de Mars et, dans cette hypothèse, pourrait-on trouver à proximité de l’Ecole'militaire un terrain propre à le remplacer ?
- Quelles devraient être les conséquences financières de l’opération ?
- Votre commission n’a pas cru pouvoir trancher toutes ces questions sans s’être au préalable concertée avec le gouvernement et avoir pris l’avis des hommes spéciaux.
- Dès sa première réunion, elle a chargé son président de prier M. le ministre du commerce et de l’industrie, président du conseil, M. le ministre de la guerre, M. le ministre des finances et M. Alphand, directeur général des travaux de l’Exposition universelle, de venir conférer avec elle.
- M. Alphand a été entendu Je premier.
- Il estime que le palais des machines, la galerie de trente mètres, le dôme central, les palais des beaux-arts et des arts libéraux, ainsi que les jardins qui séparent ces derniers, doivent être conservés sans modifications.
- Les galeries des expositions diverses devraient être démolies. Pour convertir l’espace qu’elles occupent en un square, une somme de 300,000 francs serait nécessaire.
- Les dépenses à effectuer sur chacun des palais des beaux-arts et des arts libéraux seraient peu considérables et s’élèveraient à 50,000 francs environ pour chacun d’eux.
- Les galeries Rapp et Desaix, qui font suite aux deux palais, devraient être conservées ; elles sont solidement construites, couvertes en zinc : il n’y aurait rien à dépenser pour les mettre en état.
- La conservation de la galerie de 30 mètres nécessiterait une dépense de 100,000 francs.
- La couverture et les vitraux des divers palais étant en location, leur acquisition définitive entraînerait une dépense de 100,000 francs.
- Un million d’économie* sera réalisé sur la somme prévue pour les constructions de l’Exposition et allouée à cet effet par l’Etat.
- M. le directeur général des travaux estime, que 2 millions seront réalisés sur les diverses concessions. Il prévoit, en outre, une recette éventuelle provenant des tickets, qui seraient vendus par l’Etat, après épuisement des 30 millions Rie tickets joints aux bons du Crédit foncier.
- Dès aujourd’hui, le placement de 25 à 26 millions de ces premiers tickets paraît assuré; et cependant la province n’a pas encore donné son contingent de visiteurs.
- D’un autre côté, l’exposition d’agriculture, qui sera certainement très visitée, nécessitera l’emploi d’un nombre assez considérable de tickets.
- Une somme -de 3,500,000 francs a été versée à la direction générale de l’Exposition sur les 30 millions provenant de l’émission autorisée par la loi.
- Sur cette somme, 1.800,000 francs sont engagés tant pour les frais de l’éclairage électrique, que pour l’achat d’objets d’art,
- 1,700,000 francs pourront rester disponibles, car la tombola organisée dans l’intérêt de l’Exposition fera certainement face aux dépenses provenant des voyages des délégations ouvrières ou autres.
- La démolition des galeries des expositions diverses, dont les fermes de 25 mètres se vendront facilement et à un prix rémunérateur, produira 1 million. Déjà la ville de Bordeaux a fait des offres en ce sens.
- On peut donc affirmer, dès aujourd’hui, que la liquidation de l’affaire de l’Exposition donnera un boni de 5,700,000 francs. Il est important de noter que, sur ces 5,700,000 francs de bénéfice, la ville de Paris a le droit de concourir au partage dans la proportion de 8/25e ; mais par une délibération spéciale du Conseil municipal, elle a déclaré abandonner ce droit dans le cas où l’Etat voudrait rester propriétaire des bâtiments conservés.
- D’après M. Alphand, si l’État voulait céder une partie de ses droits à la Ville de Paris, celle-ci insisterait pour avoir la propriété des bâtiments et des terrains du Champ de Mars, depuis les rues Saint-Dominique et Desaix, jusqu’au parc qu’elle possède depuis 1879.
- L’Etat, en conservant le reste, trouverait là la galerie des Machines, qui lui rendrait d’immenses services.
- Le plan d’ensemble sera très beau, car, sans parler des jardins, les façades des Beaux-Arts et des Arts libéraux, en partie cachées par des constructions qui doivent disparaître, sont remarquables au point de vue architectural.
- A. la question des frais d’entretien, M. Alphand a répondu :
- Que les palais de Sydenham et Kensington étaient sans cesse occupés, qu’ils rapportaient beaucoup à la ville de Londres.
- Les grands locaux faisant absolument défaut à Paris, on pourrait louer avantageusement les palais
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- conservés pour y faire chaque année des expositions partielles.
- Les recettes à provenir de la location compenseraient largement les frais d’entretien.
- L’exposition des Beaux-Arts serait, par exemple, bien mieux installée dans le palais des Beaux-Arts de l’Exposition actuelle, qu’elle ne l’est dans le palais de l’Industrie, aux Champs-Elysées.
- Les 5,700,000 francs ne resteraient pas comme bénéfice à l’Etat, car outre les 000.000 francs de dépenses déjà prévues il faudrait acheter des terrains pour un nouveau Champ de Mars. Cette question a préoccupé la commission de l'Exposition dès le déliât de ses travaux. Elle a reconnu la possibilité d’acquérir près des fortifications, non loin de l’Ecole militaire et à un prix peu élevé, des terrains qui remplaceraient avantageusement le Champ de Mars actuel.
- Dans le cas d’un arrangement avec la Ville de Paris, la Ville aurait à donner a l’Etat une redevance, dont le taux serait à débattre, pour la cession qui lui serait faite des terrains occupés par l’ancien Champ de. Mars.
- Questionné sur la solidité des constructions dont on demande la conservation, M. Alphand a donné à la commission les assurances les plus formelles sur leur solidité complète.
- Votre commission vous demande la permission de corroborer, par quelques mots sur les conditions d’établissement des palais, la déclaration de M. le directeur général relativement à leur solidité..
- En 1878, le sol sur lequel repose la galerie des Machines avait été fouillé du coté de l’Ecole militaire aune assez grande profondeur pour l’enlèvement du sable, et huit des dix pieds de fermes qui se trouvent vers Ta.venue de Lamothe-Piquet ont dû être é'ablis sur pilotis
- Les pieux, battus au refus en aussi grand nombre que le permettait l’état du terrain, ont été récé-pôs, puis recouverts d’un béton de mortier de ciment.
- Sur ce béton,on a établi un massif de maçonnerie de meulière liourdée en mortier de ciment sur lequel les fermes sont venues s’appuyer.
- Du côté de la Seine, on est descendu jusqu’à la couche-de sable naturel, qui passe sur toute l’étendue du Champ de Mars, et on a fait en béton de meulière des fondations extrêmement considérables.
- Sur ces fondations s’élève la galerie dont toute l’ossature est en fer.
- Les parois verticales comportent une maçonnerie de briques et des châssis vitrés.
- La décoration extérieure est en métal, à l’exception de l’arc de la porte d’entrée sur l’avenue de La Bourdonnais et du remplissage des poutres à treillis des pignons, qui sont en staff peint.
- A la porte d’entrée de l’avenue de La Bourdonnais se trouve, d’on côté, un groupe de Barias, de l’autre un groupe de Ghapu. Ces groupes sont en plâtre, mais il suffirait d’une trentaine de mille francs poulies transformer en fonte et, par conséquent, les rendre inaltérables.
- Dôme central et galerie de trente mètres
- Le sol était très bon dans toute l’étendue de la surface, on est descendu jusqu’au sable naturel, et ou a construit les fondations en meulière hourdée de mortier de chaux hydraulique pour la galerie et inortFr de ciment pour le dôme.
- .L’ossature est en fer. La décoration extérieure est en métal, sauf pour ie porche du Dôme central, où se trouve une assez grande quantité de staff; les quatre griffons et la carène de la toiture sont également en staff.
- La statue qui surmonte le Dôme est en métal.
- Palais des Beaux-Arts et des Arts libéraux
- Les fondations de ces deux palais sont faites dans les mêmes conditions que celles du Dôme central.
- L’ossature est en fer ; les parois verticales sont en maçonnerie de briques, de pierre de taille et en châssis vitrés avec des terres cuites intereallées.
- Les modifications apportées aux porches des galeries Rapp et Desaix ont consisté à substituer des arcs en fer aux arcs en maçonnerie primitivement prévus.
- La décoration extérieure ne comporte pour ainsi dire pas de staff.
- Les palais dont nos honorables collègues proposent la conservation se trouvent dansées meilleures conditions de conservation et d’entretien..
- Comme vous pouvez le voir par ce qui précède, toutes les questions qui se rattachent au problème de la conservation des palais de l’Exposition ont été traitées par M. le directeur général des travaux avec une précision qui prouve sa hante compétence .
- Permettez au rapporteur de votre commission de les résumer au point de vue financier.
- Un million au moins d’économie sera fait sur les fonds destinés aux travaux.
- .Deux millions de bénéfices seront réalisés sur les diverses concessions.
- Ea recette déjà encaissée permet d’évaluer les recettes de l’avenir.
- Sur les 3,500.000 francs destinés aux dépenses de l’exploitation, 1,800,000 francs sont seuls employés; il reste donc 1,700,000 francs.
- Enfin la revente des matériaux des galeries des expositions diverses produira une somme d’un million.
- Total 5.700.000 francs. Cette somme sera plus que suffisanle pour pourvoir à tous les besoins que nous avons énumérés plus haut.
- La conservation de ces monuments, que les innombrables visiteurs qui parcourent chaque jour le Champ de Mars admirent autant que les objets qu’ils sont appelés à contenir, n’entraînerait aucune charge nouvelle pour les contribuables.
- Loin de là, lors de l’organisation de l’Exposition nouvelle, elle lui épargnerait une dépense de 17 millions.
- M. le ministre des finances, qui ne pouvait se rendre au sein de la commission, a répondu à son président qu’il ne voyait aucune objection à faire à la conservation des palais du Champ de Mars.
- Et M. le ministre de la guerre, qui se trouvait dans le même cas que lui, a déclaré :
- Qu’il était partisan de la conservation des palais et qu’il ne voyait aucun inconvénient à l’aliénation des terrains du Champ de Mars actuel, à la condition qu’on lui rendit, dans le voisinage de l’Ecole militaire, un nouveau terrain de manœuvres dans des conditions acceptables pour le gouverneur militaire de Paris.
- La question de la création, d’un nouveau terrain de manœuvres a, comme nous l’a appris M. le directeur des travaux, préoccupé la commission de l’Exposition dès le début de ses travaux.
- Une commission militaire est en ce moment chargée par M. le ministre de la guerre d’étudier les questions qui se rattachent à la recherche de ce nouveau terrain de manœuvres.
- L’éloignement de ce terrain de l’Ecole militaire ne saurait être un argument contre lui.
- Le major Kaulbars qui a écrit un livre, le meilleur, sur l’armée allemande, nous apprend qu’en Allemagne, tous les champs de manœuvres sont à une certaine distance des villes de garnisons qu’ils sont appelés à desservir et que la marche que les troupes ont à faire pour s’y rendre est considérée comme une condition très favorable à leur instruc lion, en ce sens qu’elle les habitue à la marche, à la fatigue, qu’elle les force à réagir contre la chaleur en été et les intempéries des saisons en hiver.
- L’adhésion de M. le ministre de la guerre à la proposition de nos honorables collègues s’explique d’autant plus facilement, que l’adoption de cçtte proposition permettrait de le mettre en possession, pendant l’hiver, d’un magnifique manège clos et couvert dans lequel l’infanterie et la cavalerie pourraient travailler,quelque rigoureuse que soit la saison.
- Le Champ de Mars actuel est absolument impraticable en hiver.Depuis les ncmbreuxremnmements de terrain qui ont eu lieu, les terres sont tellement mobiles, tellement imprégnées d’eau que, pendant la mauvaise saison, ni l’infanterie, ni la cavalerie ne peuvent l’utiliser pour leurs exercices.
- Dans cette admirable galerie, de 115 mètres de largeur sur 400 mètres de longueur, l’infanterie non seulement pourrait faire des manœuvres de bataillon, mais notre cavalerie aussi y trouverait l’espace nécessaire pour faire par escadrons de magnifiques charges à fond.
- Tontes les nations qui nous environnent ont construit des manèges couverts, beaucoup plus importants que ceux que nous possédons actuellement, mais, aucun de ces établissements ne pourrait être mis en ligne de comparaison avec notre admirable galerie des Machines.
- Ainsi donc, en adoptant la proposition de nos honorables collègues, on comblerait une lacune qui existe dans notre pays et on le placerait à ce point de vue en tête de toutes les nations européennes.
- Dans sa dernière séance, la commission a entendu M. Tirard, ministre du commerce et de l’industrie, président du conseil, -commissaire général de l’Exposition.
- « J’ai, a-t-il dit, manifesté clairement mon sentiment à l’égard de la conservation des bâtiments de l’Exposition universelle, lors de la discussion du projet de convention avec le Crédit foncier.
- « L’un des grands avantages de cette convention était de dégager l’Etat vis-à-vis de la société de garantie et de lui rendre sa liberté d’action.
- « Les déclarations que j’ai faites à cette époque m’ont valu une protestation de la guerre, qui craignait que je n’eusse trop engagé le gouvernement. Elle n’entendait à aucun prix être dépouillée d’un terrain qu’elle considérait comme lui appartenant.
- « Le Champ de Mars est une propriété domaniale, dont l’affectation peut être changée. Il est certain que, depuis quelques années, la guerre en a été privée pendant un temps fort long. Si l’on reconnaissait qu’il peut y avoir inconvénient à le faire, on pourrait lui offrir une compensation.
- « En ce qui conferne les ressources dont on disposerait après la liquidation des dépenses de l’Exposition, je ne partage pas absolument les espérances de M. Alphand sur les plus-values qu’elle doit laisser à sa suite. Une opération aussi vaste
- entraîne des aléas qu’il est difficile de prévoir, mais ce n’est pas une raison pour s’arrêter.
- « Avant de prendre une résolution ferme, je crois qu’il serait bon d’étudier un certain nombre de questions qui sont du domaine de l’administration et exigent des négociations assez longues.
- « En résumé, je pense que la Chambre devrait admettre le principe et laisser à l’administration le soin de régler toutes les questions de détail. »
- Comme vous pouvez le voir par la déclaration de M. le président du conseil, le gouvernement n’est pas moins précis que M. le directeur général des travaux sur la question de fond.
- L’accord qui existe entre lui et la commission n’étonnera personne de vous, car vous avez tous présents à l’esprit les éloquentes paroles que prononçait M,. Tirard lors de la convention avec le Crédit foncier :
- « En outre, nous n’avons plus à nous préoccuper de la démolition et de la revente des matériaux; de telle sorte que l’Etat, d’accord avec la Ville de Paris, aura la faculté de conserver tels ou tels bâtiments qui lui paraîtront utiles à conserver dans l’intérieur du Champ de Mars.
- « Et ceux qui, comme vous, ont pu visiter cette admirable Exposition, ces préparatifs qui, je l’espère, vont faire l’admiration du monde entier, comprendront sans peine qu’il y aurait un véritable sacrilège à faire disparaître des merveilles comme celles que l’on peut contempler dès à présent. « (Applaudissements...)
- Mais si le gouvernement adopte le principe, il croit qu’il serait bon de lui laisser le soin d’étudier un certain nombre de questions, qui sont plus particulièrement du ressort de l’administration. Aussi a-t-il demandé à la commission de proposer à la Chambre d’admettre le principe de la proposition de nos honorables collègues et de lui laisser toute liberté d’action pour prendre.les mesures, financières on autres, qu’il jugerait propres à assurer le succès de l’opération.
- La commission vient, en conséquence, vous demander de voler le projet de résolution dont la teneur suit, projet de résolution qui remplacerait le texte de la proposition de loi soumise à vos délibérations.
- PROJET DE RÉSOLUTION
- « La Chambre est d’avis qu’il y a lieu de conserver, parmi les monuments de l’Exposition universelle, tous ceux qui présentent de sérieuses garanties de solidité et de durée, c’est-à-dire la galerie des machines,fie dôme central, la galerie de trente mètres, le palais des beaux-arts, le palais des arts libéraux, et de convertir en jardins le reste des terrains du Champ de Mars.
- « Elle invite.le gouvernement:
- « A réserver, pour réaliser ce projet, tous les fonds disponibles résultant des diverses opérations de l’Exposition universelle ;
- « A engager,-avec tous les intéressés, des négociations, afin de trancher toutes les questions, financières ou autres, qui se rattachent à la conservation des bâtiments désignés d’autre part et à présenter au Parlement tout projet de loi nécessaire.» --------------- ................. ..—— —
- Les Entrées à. l’Exposilion
- Le chiffre des entrées payantes s’est élevé, vendredi, à 117,984.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la même journée :
- 1er étage.................. 10.386
- Du 1er au 2me.. .•......... 6.771
- 2mw étage direct............ 2.148
- Du 2« étage au sommet... 4.214
- En tout............... 23.519
- Congrès et conférences de l’Exposition
- Le lundi 15 juin, à quatre heures, arr Palais du Trocadéro, salie des congrès et conférences, conférence par M. Lafenestre, conservateur adjoint au musée du Louvre : La peinture française depuis 1789. Entrée libre.
- Le mardi 16 juin, à dix heures et demie du matin, au Grand-Théâtre (palais des Enfants, Champ de Mars), conférence-visite par M. Napoli, inspecteur principal du laboratoire des chemins de fer de l’Est:* Les appareils de précision.
- A deux heures, séance d’ouverture du Congrès de la participation aux bénéfices, au palais du Trocadéro. Séances du 17 au 19 juillet, au Cercle populaire (Esplanade des Invalides),
- A. cinq heures, séance d’ouverture du Congrès de bibliographie mathématique, au siège de la société mathématique, rue des Grands-Augustins, 16,
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Cinquième concours d’agriculture
- Ce concours est ouvert au Trocadéro. Les différentes classes du groupe IX y sont représentées, et il est l’un des plus importants parmi ceux qui auront lieu pendant la durée de l’Exposition. Il ne comprend pas moins de soixante et un concours partiels se répartissant sur :
- Classe 79. — Plantes d’ornement, plantes nouvelles, belle culture, fleurs coupées, ornementation en fleurs naturelles, corbeilles de plantes fleuries ou à feuillage, gazon.
- Classe 80. — Plantes potagères, plantes nouvelles, belle culture.
- Classe 81. — Fruits, fruits nouveaux.
- Classe 82. — Plantes de pépinières, arbres, tiges d’ornement, arbres-tiges d’alignement, arbres nouveaux, belle culture.
- Classe 83. — Plantes diverses (orchidées exotiques en fleurs, caladiums, caladiums nouveaux, gloxinias en variétés nommées, tydæas, nœgalia, achimènes et autres gesnériacées), plantes nouvelles, belle culture, culture spéciale.
- Une aimable invention
- Hier, on a fait devant de nombreux invités des expériences de tir avec la mitrailleuse Maxim, à l’esplanade des Invalides. On sait que cette arme est basée sur l’utilisation du recul, le coup parti.
- Dans un des essais, 101 coups ont été tirés en neuf secondes quarante centième.
- Enfoncée la montre du Marseillais « qui vous fait son heure en quarante minutes ».
- En fait de recul, voilà qu’on ne recule plus devant rien.
- On arrivera à moudre la mort comme un moulin moud le grain.
- Quelle aimable invention.
- Tous « capucins de cartes » alors?
- Alsace-Lorraine
- On écrit de Metz à la Post de Strasbourg que la population messine a montré un tel empressement à se rendre à Paris, à l’occasion de la fête du 14 Juillet, que les billets donnant droit à une place dans un des sept trains de plaisir organisés pour les journées du 11 et du 13 ont été fous, sans exception, vendus quinze jours à l’avance.
- Les empoisonnements de la rue du Caire
- Le chimiste-expert attaché au service médical de l’Exposition qui, à la suite de commencements d’empoisonnement que nous avons rapportés, avait été chargé de faire l’analyse des limonades et bonbons vendus rue du Caire, vient de déposer son rapport entre les mains du commissaire de police chargé de l’enquête.
- Ce rapport établit :
- 1° Que les substances employées à la confection des bonbons et limonades ne contiennent rien de nuisible ;
- 2° Que les indispositions qui se sont produites doivent avoir pour cause le séjour d’une limonade dans des vases contenant du plomb et du zinc;
- 3° Enfin, que tous les vases métalliques, quelle que soit leur nature, même très propres, doivent être proscrits delà préparation et de la conservation des bonbons et limonades.
- L’administration de l’Exposition a donné des ordres pour que la prescription préconisée en dernier lieu par le rapport soit méticuleusement observée.
- Le grand bal des ouvriers
- Ce soir, au bal offert aux ouvriers de l’Exposition et aux syndicats ouvriers, au palais de l’Industrie. M1VI. les sénateurs, députés, conseillers municipaux, maires et adjoints de Paris, seront reçus, seuls et isolément, à l’entrée réservée, au carrefour du pont des Invalides et de l’avenue d’Antin, sur la présentation de leurs médailles ou de leurs insignes.
- Canard aux ailes coupées
- C’est miracle, comme les canards éclosent dans les journaux du matin. Ce matin encore un journal annonçait gravement que la société des artistes français aurait décidé que les récompenses accordées par les jurys du groupe des beaux-arts de l’Exposition, ne seraient pas reconnues par cette société, c’est-à-dire qu’elles ne vaudraient pas à leurs titulaires l’admission hors concours aux salons annuels du palais de l’Industrie, ni aucune des prérogatives que leur donnent les médailles décernées par le jury du Salon.
- Nous pouvons, contrairement à l’assertion de ce journal, affirmer que ni le conseil d’administration, ni le comité des quatre-vingt-dix de la Société des artistes français ne se sont réunis et que, par conséquent, ils n’ont pris aucune résolution en ce qui concerne les médailles de l’Exposition. Cette question sera posée sans doute à la Société des artistes français. Mais jusqu’à présent elle n’en a pas été saisie. Les opérations des jurys des beaux-arts de l’Exposition ne sont d’ailleurs pas terminées.
- Il faut donc couper les ailes au petit canard de ce matin.
- Les maquettes de la médaille de l’Exposition
- Une exposition publique des maquettes présentées par les artistes qui ont pris part au concours pour la médaille de l’Exposition de 1889 aura lieu les lundi et mardi 15 et 16 juillet, de dix à quatre heures, à l’école des Beaux-Arts, salle de la Figure peinte, quai Malaquais.
- Le jugement sera rendu le mercredi, à une heure.
- Les étrangers et l’Exposition
- Le prince royal d’Annam, qui est à Paris depuis une semaine, est enthousiasmé de son séjour.
- Il vient d’écrire au roi d’Annam une lettre qui sera lue à la cour et dans laquelle il raconte les visites qu’il a faites à l’Elysée, les produits qu’il a vus à l’Exposition :
- « Nous avons été reçus partout admirablement, ajoute-t-il.
- « Mes yeux sont éblouis par les splendeurs de l’Exposition.
- « Les Français ont élevé une tour dont le sommet se perd dans les nuages. »
- Les ambassadeurs annamites se sont rendus chez le président du conseil, le ministre de l’intérieur et le ministre des affaires étrangères avec des cadeaux du roi d’Annam.
- Ces cadeaux consistent en produits du pays.
- Les employés du canal de Suez
- Nous lisons dans le Courrier de Port-Saïd, qui vient d’arriver :
- « La Compagnie du canal de Suez vient de prendre une décision qui montre combien est grande sa sollicitude pour ses agents.
- « Elle vient de décider d’envoyer à Paris, à l’Exposition universelle, en congé d’un mois, tous les agents, marins et ouvriers d’art qui en feront la demande. La Compagnie paiera aux agents la moitié de leurs frais de voyage et leurs appointements complets.
- « Aux ouvriers, elle paiera le voyage complet et le salaire.
- Le concours des animaux reproducteurs
- Le concours des animaux reproducteurs au Cours-1 la-Reine est ouvert.
- Cette exposition spéciale compte 2,500 boxes pour les animaux de l’espèce bovine et 3,200 parcs pour les moutons et les porcs. Des loges, des cages, des volières sont aménagées pour environ 10,000 sujets de races ailées.
- Grâce aux réclamations de la presse, ce concours a été considéré, à bon droit, comme une annexe de l’Exposition universelle, et les visiteurs ont droitd’y pénétrer avec les tickets ordinaires.
- Les prix sont fixés à deux tickets jusqu’à midi et à un ticket l’après-midi.
- Congrès de l’agriculture
- Le congrès international de l’agriculture, qui s’est réuni à Paris à l’occasion de l’Exposition univer-
- selle, vient de clore sa session par un grand banquet donné à l’Hôtel Continental, sous la présidence de M. Méline, président de la Chambre des députés.
- Trois cents convives, parmi lesquels M. Le Royer, président du Sénat; M. Faye, M. Spuller, S. E. Osman-Pacha, M. Bauduin, M. Devès, M. Develle, etc., etc.
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- RECTIFICATION
- A propos du compte rendu de l’accident qui s’est produit au chemin de fer Decauville, on nous prie de dire que cet accident, n’a eu aucune suite grave. La lettre de l’administration de M. Decauville ajoute : « Permettez-moidè vous faire observer que c’est précisément dans la partie de la ligne où nous n’avons pu obtenir l’autorisation de poser une clôture, malgré nos demandes réitérées, que cet accident est arrivé et non pas auprès des barrières. »
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- LES CONGRÈS
- Aujourd’hui, ouverture du congrès des « Œuvres et institutions féminines ». '
- Nous détachons de l’appel rédigé par le comité les lignes suivantes :
- « Le congrès de 1889 doit avoir pour effet de montrer que les femmes ont fait leurs preuves et qu’elles ont droit à la confiance et à la protection qu’on leur a refusées jusqu’à ce jour.
- « Dans son enfance, la jeune fille est trop souvent abandonnée sans aide et sans appui efficace; mariée, elle ne compte pas dans l’association conjugale et reste impuissante dans l’administration de sa propre fortune ; mère et tutrice, son influence est insuffisante pour l’éducation et l’établissement de ses enfants; enfin elle est placée au dernier rang dans la succession de son mari.
- « Malgré les misères, les déchéances, les infortunes auxquelles elle est plus particulièrement exposée, il semble que la femme tantôt dédaignée, tantôt oubliée par le législateur, soit à la fois dépourvue de ses droits et de la protection de la société.
- « Il est donc juste que dans notre congrès, à côté de l’exposition des œuvres accomplies, les vœux et les projets de réformes trouvent leur place pour la réalisation d’un avenir meilleur: mais sur ce terrain nous entendons agir avec calme, avec raison et avec prudence.
- « Nous resterons dans les limites des améliorations pratiques et possibles. En appelant à nous les femmes des nations étrangères, en constatant avec admiration tout ce qu’elles ont fait pour le progrès humanitaire, nous tiendrons compte cependant de la différence des milieux et des caractères.
- « Si' la France désire puiser à toutes les sources et s’inspirer de tous les foyers, elle apportera cependant dans ces études et dans la poursuite des réformes nécessaires la méthode qui convient à son caractère aussi bien qu’à son génie national.. »
- Voir à la Section Anglaise
- Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
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- Les YoyapR 4e commerce à la Tour Eiffel
- La Société de protection mutuelle des voyageurs de commerce a eu l’idée originale de donner son banquet annuel sur la première plate-forme de la Tour Eiffel, cfiez Brébant. Deux cent cinquante convives ont pris part, hier soir, à ce dîner en plein air, que présidait M. Brisson, député, entouré de MM. Maze, sénateur; Steeg, Mesureur, Desmons et Leporché, députés.
- Au dessert, M. Brisson a débuté par ces mots, qui traduisaient l’impression de tous : « Pourquoi parler ? Nous sommes tous écrasés par la grandeur des choses qui nous environnent. »
- Après avoir esquissé à grands traits le rôle moral de l’Etat républicain, après avoir dit combien les merveilles de l’Exposition dépassaient tout ce qu’avait rêvé l’imagination, M. Brisson a remercié les voyageurs de commerce du concours qu’ils avaient apporté à cette oeuvre nationale. Puis, il a ajouté : « Je suis des vôtres depuis huit ans et j’applaudis au développement de votre société. Mais ce développement s’arrêterait bien vite sous un autre régime, car espérer qu’une monarchie ou qu’une dictature laisserait vivre une société qui compte sept à huit mille membres, c’est se bercer d’illusions. Les institutions républicaines sont attaquées avec une extrême violence. Hé bien ! je suis heureux que ce banquet ait eu lieu sur la Tour Eiffel. En partant d’ici et en vous répandant dans le pays, vous pourrez dire par quelle œuvre grandiose la République a couronné ses dix-huit ans d’existence, cette œuvre dans laquelle se sont unis le génie démocratique et le génie de la France pénétrés de douceur, de grâce et d’amour de l’humanité. Combien, en face de ses merveilles, toute idée de dictature paraîtra, et vieille, et pauvre, et mesquine ! Les partisans de la dictature le sentent si bien, qu’ils rendent un hommage hypocrite à la République et qu’ils obligent ainsi leurs alliés, nos ennemis, à accepter, et le mot de République, et l’idée, et le fait. »
- M. Brisson a porté ensuite un toast au président de la République, au milieu des cris enthousiastes de : « Vive Carnot ! »
- M. Carton, président de la Société, a répondu qu’il était persuadé « que ce qui sortirait des prochaines élections serait non la dictature, mais la République plus forte ». Il a dit ensuite que le lieu du banquet avait été choisi de façon que les voyageurs pussent se trouver au milieu de leurs produits, c’est-à-dire au milieu des produits, du commerce et de Tindustrie. »
- M. Maze a bu à la santé de M. Carton, au nom de la mutualité tout entière, et M. Mesureur a bu à la prospérité de la société au nom de la ville de Paris. « Au moment où l’on dénigre, où l’on vilipende tout ce qui est français et républicain, permettez-moi, a dit M. Steeg, de porter un toast à la marque de fabrique de notre industrie nationale, à la vieille probité française. »
- D’autres discours ont été prononcés par MM. Desmons, Ducellier, Mallet : M. Brisson a porté un toast spécial à M. Delbrassine, délégué de la Société générale des voyageurs belges, qui a remercié en termes chaleureux.
- ROUXEL, ftd’Armes,163,r. Montmartre, Paris. Drcatal.25
- LES GITANAS DE GRENADE
- A L’EXPOSITION
- Ollè ! ollè ! Debout gitanas, les mains battent et les guitares ronronnent, le public est impatient ! Voyez tout ce beau monde, ces belles dames et ces beaux messieurs, comme vous n’en voyez jamais autour de vos grottes : ils vous attendent !
- La salle du Grand-Théâtre de l’Exposition était comble : une vraie première de public select !
- Si les gitanas n’avaient jamais rien vu de pareil, le public, de son côté, n’avait jamais vu les gitanas d’Andalousie; car ce que le Grand-Théâtre lui a montré hier n’a rien de commun avec les danses espagnoles qu’on a si souvent exhibées à Paris.
- J’étais à côté d’un monsieur que je n’eus pas de peine à reconnaître pour un compatriote de Velasquez. U semblait tout à la fois charmé et inquiet.
- — Inquiet... pourquoi?
- — C’est que l’on va juger par là de nos nobles danses espagnoles.
- — Ne croyez pas cela, lui ai-je dit. Notre public parisien ne confondra pas plus les danses des gitanas avec les danses de vos ballerines, qu’il ne confond un menuet avec une bourrée, ou la toilette de bal d’une duchesse avec le costume d’une Bretonne.
- — C’estjuste.
- — J’ajouterai encore que le Grand-Théâtre n’a point cherché le moins du monde à rééditer les catchuchas connues. Ce qu’il a voulu, ce à quoi il a réussi avec un grand succès, c’est à montrer un tableau de mœurs d’un pays d’Espagne, ou mieux encore d’une race particulière, étrange, étonnante, cantonnée en Andalousie.
- Il a poussé la fidélité de la représentation jusqu’à reproduire dans son décor les grottes qu’habitent les gitanes de Grenade, photographiées tout exprès pour servir de modèle au décorateur.
- La toile se lève sur un air espagnol. Au fond du tableau, les rochers couronnés de cactus, dans lesquels sont percées les grottes habitées par les gitanos.
- Sur le devant, des tables autour desquelles gitanos, gitanas et gitanellas sont groupés, causant, buvant, fumant.
- Soudain des cris se croisent. Ce sont les appels aux danseurs.
- Légère comme un oiseau, Mathilda s’élance enveloppée dans un châle, armée de l’éventail.
- Un danseur la suit, enveloppé dans un manteau. Du premier coup Mathilda a conquis son public. Sémillante, provocante, vive et souple comme une mésange, elle a des attidudes délicieuses. De ce moment le public est avec les gitanas. Il leur jette des fleurs, des oranges, des éventails, des cigarettes, il les applaudit et les acclame.
- Quelques natures prudes se sont effarouchées : Mais ce qui effarouche les uns attirera les autres. Est-ce une raison parce que deux de mes amis ne peuvent voir les petites Javanaises sans être agacés et énervés, pour que je ne prenne pas un certain plaisir à les aller visiter ?
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- La réputation des gitanas de Grenade ne date pas d’hier. Deux écrivains immortels les ont célébrées à trois siècles de distance. LaPreciosa de Cervantes (dans la Bohémienne de Madrid) est l’esquisse de YEsmeralda de Victor Hugo. Et nos gitanas du Grand-Théâtre sont faites YEsmeralda et de Preciosa. Plus encore, elles ont du sang de Carmen dans les veines, étant pour la plupart, comme Carmen, de simples . cigarières, qui dansent et chantent pour le plaisir de chanter et de danser.
- En cela, elles se distinguent encore des ballerines espagnoles que nous avons vues sur nos scènes.
- Ce ne sont ni des danseuses, ni des chanteuses de profession.
- Le hasard — lisez le Grand-Théâtre — les a réunies, les arrachant à leurs occupations habituelles pour en former une troupe appelée à compléter ces exhibitions exotiques qui sont une des principales causes du succès de notre Exposition.
- J Je constate ici le plaisir que nous avons tous
- éprouvé à la répétition générale à laquelle le Grand-Théâtre nous avait conviés par invitation.
- Et j’y reviendrai, aux gentilles gitanellas. Et je vous dis au revoir! Mathilda, Pepa, Anto-nia, Soledad, Lola, et toutes celles qui nous ont charmés.
- Ch. L.
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- Visite présidentielle
- Le président de la République et Mme Carnot ont honoré de leur présence l’ouverture du concours général d’horticulture, qui a eu lieu aujourd’hui à deux heures dans les jardins et les serres du Trocadéro.
- Ils ont été accompagnés dans leur visite par MM. Hardy, président du groupe de l’horticulture ; Berger, directeur général de l’exploitation; Thurneyssen et Dupuich, ses secrétaires; les commandants Cordier et Chamoin,de la maison militaire; Ossude, Monthiers, etc.
- Mme Carnot était entourée de Mmes Tirard, Berger, Dupuich, etc., etc.
- Ce concours est un des plus intéressants qui aient encore eu lieu dans l’espèce; on peut y voir des fleurs, fruits et plantes comme il existe peu de spécimens, et MM. les membres du jury auront fort à faire, nous pensons, pour décerner les récompenses.
- Plusieurs magnifiques bouquets ont été offerts à Mme Carnot.
- Très remarqué le cheik El Harray Ben Kritly, adjoint indigène, officier d’académie et membre du jury, avec son costume algérien et son manteau rouge écarlate.
- Un lunch a été offert au Président et à sa suite au pavillon des Forêts.
- MM. Tinayran, président du groupe; Sohier, etc., etc., ont fait les honneurs du pavillon et du lunch.
- L’équipage Servan, envoyé par M. Gavfier, auteur du pavillon, dissimulé derrière les feuillages, ainsi que l’orchestre des dames Hongroises du restaurant de France, se sont fait entendre pendant toute la durée du lunch.
- En sortant de là, le président de la République et Mme Carnot se sont rendus au pavillon de l’Australie, où M. Walker, commissaire général pour l’Australie et Mme Walker ont fait les honneurs.
- Le président a quitté le Trocadéro vers quatre heures et Mme Carnot s’est alors rendue au grand Concert Américain, où une loge lui avait été réservée.
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- Le marché ne s’est pas remis de la pénible impression causée par la baisse subite de la rente Extérieure espagnole. Il paraît démontré que la Banque d’Espagne est obligée de vendre ses rentes pour se procurer l’or nécessaire pour le paiement des coupons à l’étranger. Les fonds portugais sont attaqués pour un autre motif ; on sait qu’il y a une question litigieuse très grave entre le Portugal et l’Angleterre. L’Italie est écrasée par son déficit. En un mot, tous les fonds étrangers pour lesquels la Bourse avait montré tant de bienveillance, depuis un an, sont battus eu brèche avec des arguments auxquels il est difficile de répondre d’une manière péremptoire.
- Le 3 0/0 s’achemine vers les bas couis. Le Comptant à coté 83 et ferme à 83 20. Pour fin courant, on cote 83 30 après 83 10. Les fameux coupons de juillet tardent bien à venir sur le marché.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L’EXPOSIT:
- oul sept jours
- (Se munir du Guide illustré de l’Exposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket: 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe GO, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture, — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fus et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. — Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines. Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d'art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2* partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de i’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin: peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier do l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté. Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark ; deux suivantes, Norvège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- ^Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique ; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Cou tan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir les quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre ! suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie. — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Gâté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes • station électrique, Forges du nord,broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Cail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations Perse, Egvpte,. Siarn, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionmème, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Cbamp de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visi te par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-cbaassée ; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l'escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En_face,côté de l’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts in- . dustriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice., aérostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles i de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc |
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la I
- Mer. —• Pavillons des républiques américaines. —-Pavillons des différents pays. -—Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de ! l’avenue de Suffren ; ou par le chemin deferdeCein-j ture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-j déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollan-I dais, etc.
- ! Pavillon de la République sud-américaine.
- j ESPLANADE
- i A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonlrin,
- ; Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des co-! lonies, palais central des colonies, Cochinchine et i Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, éco-| nomie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aéroslation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et tràverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- ^Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage: vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la^ matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libérauxr derrière le pavillon du Chili.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Le Palais des Enfants subit, à partir d’aujourd’hui, une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’empare de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Ghivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitehiri », le danseur gitane renommé 'comblé’mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante ; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux tilles de Ghivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 2e Série. — N° 62
- Le Numéro : 153 Centimes
- Lundi et Mardi 15 et 16 Juillet 1889
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS POUR LA. DURÉE DE L’EXPOSITION Paris et Départements 20 t'r. Étranger, le port en sus. QUOTIDIEN ILLUSTRÉ Tiré à l’Exj osftion dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public (CLASSE 58) Annonces la ligne 3 fr. Réclames — 5 » Faits divers 10 » Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez AL Seymouu Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à Tintérieur de ïExposition, nu Pavillon du Bulletin Officiel. (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- FETE DU U JUILLET.
- L EMBRASEMENT DE LA TOUR EIFFEL ET LES ILLUMINATIONS.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1833
- .'SOMMAIRE. — Parti h officielle : Décrets. — Partie non officielle : Chronique. — Les Gitanos. — Echos. — La Fête nationale. — Guide des Attractions. — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et Réclames.
- PARTIE OFFICIELLE
- Par arrêté en date du 12 juillet 1889, le président du conseil, ministre du commerce,, de riodustrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889, a nommé membres du comité d’organisation du congrès international des sciences ethnographiques:
- MM.
- Berlhelot (André), maître de conférences à l’école •des hautes etudes.
- Foucaux (Ph.-Ed.), professeur au Collège de France.
- Franck (Adolphe), membre de l’Institut.
- Gaultier de Glaubry (X.), vice-président de la section orientale de la société d’ethnographie.
- Marceron (D.), membre du conseil central de la société d’ethnographie.
- Nadaillac (le marquis de), correspondant de l’Institut.
- Renan (Aryj, peintre.
- Viollet (Paul), membre de l’Institut.
- •--------------------
- Par arrêté en date du 12 juillet 1889, le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889, a nommé membres du comité d’organisation du congrès international de l’intervention des pouvoirs publics dans l’émigration et l’immigration :
- MM.
- Chandèze, chef du bureau de la législation au ministère du commerce, de l’industrie et des colonies.
- Van Imshoot-Ross.
- ----------:-----+>-------------
- Le président de la République française,
- Vu le décret du 8 novembre 1884;
- Vu la loi du 6 juillet 1886;
- Vu le décret du 28 juillet 1886 ;
- Vu le décret du 27 mars 1889, portant règlement du jury international des récompense ;
- Vu l’article 17 de ce même décret, ainsi conçu;
- « Il sera nommé pour chaque jury de groupe un président, deux vice-présidents et un secrétaire, qui pourront être choisis en dehors des membres du jury.
- « Un décret déterminera la proportion du nombre des Français et dos étrangers qui devront être appelés à ces fonctions.
- « Les nominations seront faites par décret, :sur la proposition du président du conseil, ministre du commerce, de Tindustrie et des colonies, commissaire général pour les groupes II à IX, et sur celle du ministre de rinstruction publique et des beaux-arts, pour le groupe I » ;
- Sur la présentation du président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général,
- Décrète :
- Art. 1er. — Par dérogation aux termes du paragraphe 2 de l’article 17 du règlement du jury, en considération de l’importance exceptionnelle du nombre des classes et des exposants des groupes VI, VII, VIII, le bureau du jury de chacun de ces groupes comprendra trois vice-présidents au lieu de deux.
- Art. 2. — Sont nommés:
- GROUPE II
- Education et enseignement matériel des procédés des arts libéraux
- M. Poubelle, préfet de la Seine, président (France).
- M. Sommerville-Pinkney-Tuck, commissaire général adjoint des Etats-Unis, vice-président (Etats-Unis).
- M. le docteur Gobât, membre du conseil des Etats, directeur du département de l’instruction publique du canton de Berne, vice-président (Suisse).
- M. Hetzel, libraire-éditeur, secrétaire du comité
- supérieur de révision, membre du jury des récompenses aux expositions d’Amsterdam en 1883 et d’Anvers en 188o, secrétaire (France).
- GROUPE III
- Mobilier et accessoires
- M. David-Perret, lieutenant-colonel d’état-major de l’armée fédérale, président (Suisse).
- M. Darcel, directeur du musée des Thermes et de l’hôtel de Gluny, vice-président (France).
- M. Elie Cataui, banquier, vice-président (Autriche-Hongrie).
- M. Charles Vergé, maître des requêtes au conseil d’Etat, secrétaire (France).
- GROUPE IV
- Tissus. — 'Vêlements et accessoires
- M. Méline, député des Vosges, président de la Chambre des députés, ancien ministre de l’agriculture (France).
- M. Joseph Leigh, maire de Ilockport, vice-président (Grande-Bretagne).
- M. le comte Zamoiski, propriétaire, vice-président (Russie).
- M. Gustave Roy fils, négociant en fils et tissus de coton, secrétaire (France).
- groupe v
- Industries extractives, produits bruts et ouvrés
- M. Sabatier, député, membre du comité exécutif belge, président (Belgique).
- M. Scheurer-Kestner, sénateur, membre des comités d’admission à l’Exposition de Paris de 1878, vice-président (France).
- M. Raphaël Igarzabal, vice-président de la commission de la République argentine à l’Exposition de 1889, vice-président (République argentine).
- M. Charles-Lodoïs Alphand, chef de service_ à_la compagnie du chemin de fer de l’Ouest, secrétaire (France).
- GROUPE VI
- Outillage et procédé, des industries mécaniques.
- Électricité.
- M. Picard, président de section au conseil d’Etat, président (France).
- M. le commandeur Frescot, ingénieur en chef de la compagnie des chemins de fer de la Méditerranée, vice-président (Italie).
- M. Belpaire, administrateur des chemins de fer de l’Etat, vice-président (Belgique).
- M. R.-H. Thurston, professeur à la « Cornell university » d’Ithaca, Etat de New-York, vice-président (Etats-Unis).
- M. Glasser, ingénieur en chef des ponts et chaussées, sous-directeur de la compagnie des chemins de fer du Midi, secrétaire (France).
- GROUPE VII
- Produits alimentaires
- M. Pasteur, de l’Académie française, président (France).
- M. Juan-Navaro-Reverter, ingénieur civil, député aux Cortès, vice-président (Espagne).
- M.. le conseiller Marianno Cyrillo de Carvalho, ancien ministre des finances, député, professeur de l’école polytechnique de Lisbonne, président du comité portugais à l’Exposition de Paris 1889, vice-président (Portugal).
- M. Vercruysse-Bracq, député, membre du comité exécutif belge, vice-président (Belgique).
- M. Camille Krantz, maître des requêtes au conseil d’Etat, secrétaire (France).
- GROUPE VIII
- Agriculture
- MM. Foucher de. Careil, sénateur, membre du conseil supérieur de l’agriculture, membre des comités d’admission et du jury des récompenses à l’Exposition de Paris en 1878, président (France).
- M. D.-A. Lyle, capitaine d’artillerie au service des Etats-Unis, commissaire militaire des Etats-Unis à l’Exposition universelle de 1889, aide de camp du commissaire général des Etats-Unis, vice-président (Etats-Unis).
- M. Alexandre de Blaramberg, vice-président (Roumanie).
- M. Ladislas Metto, membre du conseil de S. M. l’empereur, directeur du muséum national de Rio-Janeiro, vice-président (Brésil).
- M. Grandeau, directeur de la station agronomique de l’Est, secrétaire (France).
- ! GROUPE IX
- Horticulture
- \ r Sir Colville Barclay (baronnet), président (Grande-| Bretagne).
- M. J. Freiwald, président du comité exécutif néerlandais à Paris, délégué des colonies, vice-président (Pays-Bas).
- M. Plardy, directeur de l’école d’hoticulture de Versailles, vice-président (France).
- M. G. Sohier, constructeur de serres, secrétaire (France).
- Art. 3. — Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889, est chargé de l’exécution du présent décret.
- Lait à Paris, le 13 juillet 1889.
- Carnot.
- Par le président de la République-:
- Le président du conseil,
- ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général,
- P. Tirard.
- Le président de la République française,
- Sur le rapport du président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies,
- Vu la loi du 25 juillet 1873 sur les récompem ses nationales,
- Vu la loi du 15 avril 1889, relative aux récompenses à décerner à l’occasion de l’exposition universelle de 1889.
- Vu la déclaration du conseil de l’ordre, "en date du 12 juillet, portant que les nominations et les promotions du présent décret sont faites en conformité des lois, décrets et règlements en vigueur,
- Décrète :
- Art. 1er. — Sont nommés ou promus dans l’ordre national de la Légion d’honneur, les personnes dont les noms suivent :
- Au grade d'officier :
- M. Jules-Félix Coutan, statuaire, auteur des groupes décoratifs de la fontaine du jardin central de l’Exposition de 1889. Chevalier du 11 juillet 1885.
- M. Eugène Lantrac, ingénieur en chef de la compagnie de Fives-Lille. — A collaboré activement aux études définitives des fermes du palais des Machines à l’Exposition de 1889. Chevalier du 20 octobre 1878.
- M. Silvain Poirier, entrepreneur de charpentes,-Entrepreneur d’une grande partie des travaux de l’Exposition de 1889. Chevalier du Rr-mai 1878.
- Au grade de chevalier ;
- M. Victor-Auguste Blavette, architecte, inspecteur des bâtiments civils, premier inspecteur des travaux du palais des Machines à l’Exposition dé 1889.
- M. Gauthier, architecte, auteur de l’arè triomphal du pont de l’Alma et de la porte monumentale de l’esplanade des Invalides, près le ministère des affaires étrangères, à l’Exposition de 1889. !
- M. Gaston-Gharles-Eugène Hénard, architecte, premier inspecteur des travaux des palais des Beaux-Arts et des Arts libéraux à l’Exposition de 1889. .
- M. Emile Montel, architecte, vérificateur de la Ville de Paris, reviseur à la direction générale des travaux de l’Exposition de 1889 ; 24 ans de services.
- M. Montpellier; officier de paix, chargé du service de police à l’Exposition. A exercé une surveillance depuis le commencement des travaux; 16 ans de services à la préfecture de police.
- M. Louis-François Rosier, conducteur des ponts et chaussées, chef du bureau technique de la direction générale des travaux de l’Exposition de 1889 ; 24 ans de services.
- M. Henri-Jules' Saladin, architecte, ancien élève de l’école des beaux-arts. A construit le pavillon tunisien de l’Exposition de 1889. Auteur de nombreuses études sur l’architecture musulmane et orientale.
- Art. 2. — Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies et le grand chancelier de la Légion d’honneur sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret.
- Fait à Paris, le 13 juillet 1889.
- Carnot.
- Par le Président de la République :
- Le président du conseil, ministre du commerce, de VindusHie et des colonies,
- P, Tirard.
- -----------------------♦-------------------------
- Le ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts,
- Vu le déeret du 24 décembre 1885;
- Arrête :
- Sont nommés :
- Officiers de l’Instruction publique
- M. Alexandre Artus, artiste musicien, chef d’or-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- 3
- cliestre au grand théâtre de l’Exposition universelle. 1
- M. Ban g leux, attaché à la direction des travaux/ de l’Exposition,.:
- M. Marye, attaché au commissariat spécial de l’Exposition universelle.
- Le ministre de l'instruction publique et des beaux-arts,
- Vu le décret du 24 décembre 1885:
- Arrête :
- Sont nommés :
- Officiers d’académie
- M. Hérald-Ernest. Dumas, attaché au cabinet du ministre du commerce et de l’industrie (commissariat général de l’Exposition universelle)._
- ' M. Ernest-Augustin Lebarbier, attaché principal ‘au commissariat général de l’Exposition universelle.
- M. Jacques-Victor Ponsin, architecte-vérificateur jx.l’Exposition universelle de 1889.
- M. Saunois de Chevert, rédacteur au secrétariat tTe la- direction des travaux de l’Exposition universelle de 1889.
- - M. Hen ri-Edouard Meyer, attaché à la direction générale des finances de l’Exposition universelle de'1889. :
- M. Detrimont, attaché au commissariat spécial des Be.aux-Arts.
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- CHRONIQUE
- L’accueil si chaud fait aux excursionnistes hongrois, à Paris et à l’Exposition, devait avoir quelques échos sonores dans la presse de Buda-Pesth. Voici, àce sujet, ce que nous lisons dans le Lloyd :
- La signification de cette Exposition, n’est pas uniquement restreinte a la France. Sa splendeur ouvre de nouvelles perspectives.
- 11 faut remarquer tout d’abord que l’Exposition actuelle de Paris est un spectacle accompli, tel qu’il n’y en a jamais eu dans le même genre; toutes les autres Expositions universelles étaient restreintes pour ainsi dire au monde civilisé européen...
- Ce qui donne à l’Exposition de Paris un cachet particulier, c’est la participation des Orientaux, et cette apparition revêt un caractère très important, au point de vue de la civilisation.
- La seconde-considération qui s’impose, c’est que l’Exposition universelle a pu revêtir un caractère si imposant, dépassant toutes ses devancières, quoique la politique de la France soit moindre, à l’heure actuelle, qu’à une autre époque où il y avait des Expositions universelles...
- Si, malgré tout, le résultat a été bien,autre que beaucoup ne l’espéraient —> comme beaucoup le craignaient — la preuve est faite que l’intelligence et la civilisation constituent une puissance particulière, une grande puissance qui peut bien être .sujette aux alternatives de la politique, mais qui n’a pas absolument, besoin de végéter en dépendant de celle-ci.
- Aucune capitale européenne n’eût pu amener à bonne fin un pareil tableau des progrès de l’esprit humain et de ses conquêtes, comme l’a fait d’une manière grandiose la capitale de ce pays vaincu et humilié.
- Le journal hongrois dit, en terminant, que l’Exposition actuelle de Paris tourne à la confusion de tous ceux qui se sont entremis pour l’empêcher, comme aussi aux regrets de tous ceux qui n’ont pas voulu y prendre part, et qu’en somme elle sera une grande satisfaction nationale pour les Français.
- On est heureux — et nous les premiers — de lire de si bonnes, de si réconfortantes paroles, et nous ajouterons, des paroles aussi M’aies. Elles ne sont pas, en effet, dictées aux Hongrois par les vifs sentiments de sympathie qu’ils éprouvent pour nous, mais par le spectacle, vingt fois vu et vingt fois admiré déjà, des merveilles accumulées au Champ de Mars.
- * *
- J’insiste de nouveau sur Ta difficulté, pour ne
- pas dire sur Y impossibilité de rentrer chez soi le soir, en sortant de l’Exposition.
- J’ai voulu encore en faire l’expérience vendredi soir ; je suis parti vers dix heures et demie et, après avoir applaudi ferme les gitanes dont mon ami Ch. Lallemand vous a raconté Té-norme succès, je.suis sorti par le Trocadéro.
- Il était loin d’être onze heures, et l’employé préposé à la distribution des billets de tramways n’a donné aux postulants que des numéros pour la place Pigalle, et encore, « sans les garantir», a-t-il ajouté.
- — Et pour la Villette? demande quelqu’un.
- — 11 faut aller à l’Etoile.
- Ainsi donc, avant onze heures du soir, ce service si important de la longue ligne des boulevards extérieurs est, pour ainsi dire, déjà interrompu ; on vous donne, par une sorte de grâce, des numéros pour la place Pigalle, qui est aux deux tiers environ du trajet total et encore « on ne les garantit pas».
- Voilà comment la compagnie des omnibus tient ses promesses, et nous sommes à peine au milieu de la période de l’Exposition, et la foule des provinciaux et des étrangers va arriver plus compacte que jamais : il est vraiment dérisoire qu’un service public soit organisé de la sorte !
- Que reste-t-il au malheureux piéton, harassé par une journée de marches et de contre-marches? Il n’a plus que la ressource de héler, à grand prix et à grand’peine, un fiacre toujours récalcitrant, ou de s’enfourner, la plupart du temps pour un franc, dans une de ces tapissières cahotantes et branlantes d’où Ton sort moulu-, les reins brisés.
- Une réforme immédiate est indispensable, sinon, l’on n’ira plus à l’Exposition le soir, faute de pouvoir en revenir.
- LES GITANOS
- L’auteur de Don Quichotte de la Manche., l’immortel Gervantès, a écrit une nouvelle charmante qui a pour titre : la Bohémienne de Madrid. En écrivant cette nouvelle, Gervantès s’est proposé de peindre cette race étrange des Gitanos, tribus nomades ou troglodytes sédentaires, brillantes, pittoresques, animées, indépendantes surtout, que l’on trouve au fond de la Russie tout aussi bien qu’en Andalousie.
- Dans chaque pays on les désigne sous un nom particulier. Nous autres, nous les appelons Bohémiens ou Tziganes, parce que l’opinion s’était accréditée en France que c’étaient des hussites chassés de leur patrie. En Espagne, ils portent le nom. de Gitanos ou Jitanos : ce sont des Zingari en Italie, des Gypsies en Angleterre, des Zigenner en Allemagne et des Char ami pour les Arabes.
- En Hongrie, ils passent pour venir d’Egypte et on les appelle Phciraoh (peuple de Pharaon); en Moldavie et en Valachie on les appelle Cyganis, en Turquie Tchingènes et Sicih Hindou (Indiens noirs) en Perse.
- Après bien des discussions et d’innombrables études sur cette race extraordinaire, que l’on retrouve partout avec sa vivace indépendance, les ethnographes sont tombés d’accord sur ce point : qu’ils sont d’origine indienne et qu’ils viennent des rives du Sindy, l’ancien Judus. G’est là que se trouvent en effet, de nos jours, des peuples ayant le même type et parlant la même langue que les Bohémiens d’Europe.
- La Lola, Antonia et le petit garçon de 1a troupe du Grand-Théâtre portent, écrite sur leur figure, d’une façon indéniable, l’origine asiatique de la race.
- Entre eux les hommes s’appellent Borna,
- Kola (noirs) ou Sente, mot dont la ressemblance avec Sindy {Judus) est frappante.
- On ne connaissait pas les- Bohémiens au quatorzième siècle. Leur invasion en Europe paraît dater du milieu du quinzième siècle. Cependant quelques auteurs — la contradiction étant d’essence humaine — prétendent qu’il existait des Gitanos en Europe avant cette époque. Mais vous ne voudriez pas me laisser m’engager dans, une semblable polémique, et je vous avoue en toute sincérité que cette question-lâ m’intéresse à peu près comme une pomme peut intéresser une ablette.
- Les Gitanos sont parsemés sur tout le vieux continent. Et partout où ils sont, ils apparaissent extraordinaires, étonnants, pittoresques et pleins de caractère. Ceux et celles que nous montre le Grand-Théâtre sont tout à fait charmants dans leur sauvagerie.
- Je n’en demande pas davantage, et- je laisse les savants à leurs discussions,, comme je laisse les roses aux rosiers. Vous faisant remarquer en passant que les rosiers et les discussions se ressemblent étonnamment, étant également hérissés d’épines.
- ##
- En Alsace, le ziguiner (gitano) est l’équivalent du Croquemitaine. On en menace les enfants méchants.
- — Si tu n’es pas sage, les ziguiner vont t’emmener !
- Je n’ai qu’une crainte, c’est que mes compatriotes, devenus grands, et qui iront au Grand-Théâtre pour voir Mathilda, Pepa, Soledad, Lola, Antonia, ne soient pris de la folle envie de-réaliser, mais au rebours, la menace qu’on leur faisait quand ils étaient petits et qu’ils n’étaient pas sages.
- L’un d’eux ne me disait-il pas déjà avant-hier :
- - — J’ai bien envie de n’être pas sage.
- — Pourquoi?
- — On pourrait me menacer de me faire emmener par Pépa. la Ziguinère!
- — Et?
- —(.Et j’accepterais.
- — Polisson !
- Et le dialogue s’arrêta sur cette apostrophe..
- On trouve des gitanos dans toute l’Espagne, le plus souvent en troupes errantes qui obéissent à un roi dont la résidence est à Saragosse.
- Ceux de Grenade sont presque les seuls sédentaires. Et ils sont là plus de deux mille.
- Les tziganes moscovites,qui vivent à plusieurs milliers de kilomètres de leurs frères de Grenade, sont à l’état de tabors (tribus) obéissant à un chef élu. Les vieillards, les enfants et les infirmes sont nourris par les hommes valides, exerçant le plus souvent la profession de maquignons ou de colporteurs. Les femmes, disent la bonne aventure.
- Hommes et femmes sont musiciens ambulants. Et, chose des plus curieuses-,.leurs chants nationaux ressemblent à ceux des gitanos espagnols.
- « Il y a, dit Louis Viardot, dans le chant des « tziganes moscovites, des morceaux lents et « tendres qui ressemblent aux polos et aux. « tiranas d’Andalousie ; d’autres sont animés,
- « vifs et sémillants comme les séguidillas de « la Manche ou la jota de T Aragon. Sur ces « mouvements rapides, les femmes se lèvent,. « jeunes et vieilles, et se mettent à danser ou « plutôt à glisser sur le parquet, en donnant à « leurs bras et à leurs épaules,;,à leurs hanches,
- « à tout leur corps des frémissements bizarres,
- « des mouvements désordonnés qui les jettent « peu à peu dans une sorte de transport et « d’ivresse. C’est que, pour cette dernière res-« semblance, en Russie comme en Espagne, le
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- t< même air est à la fois un chant et une « danse. »
- Louis Viardot n’a-t-il pas décrit ainsi, il y a trente ans environ, d’un seul trait, les tziganes moscovites et les Gitanas espagnols, comme nous les voyons actuellement au Grand-Théâtre ?
- Ecoutez maintenant Cervantès, qui écrivait il y a trois cents ans.
- « La première apparition que Préciosa (sa « gitana, le modèle de laEsmeralda de Victor-« Hugo) fit à Madrid, ce fut un jour de Sainte « Anne, patronne et avocate de la ville, dans « un ballet ou figuraient huit bohémiennes « conduites par un bohémien, grand danseur.
- « Quoiqu’elles fussent toutes propres et bien « requinquées, Préciosa amouracha les yeux « de tous ceux qui la regardaient. Du bruit « que faisaient les castagnettes et le tambourin,
- « et de l’ardeur de la danse il s’éleva une ru-« meur, si bien que les petits garçons accou-« raient la voir, et les hommes l’admirer. »
- . Ne retrouvez-vous pas le tableau des Gitanas que nous voyons à l’Exposition dans ces lignes de Cervantès; et ne pressentez-vous pas que, des potaches aux barbons, on va s’amouracher de Matilda, de Pepa, de Soledad ou de Juana?
- Ce qui m’amuse dans ces filles bizarres, c’est^ leur folle passion pour la danse et pour le chant, leur extraordinaire et curieuse intuition des exigences du théâtre ; elles, ces cigarières d’hier,qui n’avaient jamais foulé les planchers!
- Francisque Sarcey serait à la noce, lui qui réclame à cor et à cri des figurations intelligentes, actives, animées, jouant la comédie à leur plan.
- Il verrait, ainsi que le spirituel confrère du Figaro de la tour l’a fait remarquer à M. Ambroise Thomas, combien les dons naturels, le sentiment inné de la scène, le besoin irrésistible d’exprimer sont supérieurs aux leçons du Conservatoire.
- On les a prises à Grenade le 1er juillet, là-bas, là-bas, au bout de la péninsule ibérique, les arrachant aux grottes couronnées de cactus ; et, douze jours plus tard, on les jetait sur la scène du Grand-Théâtre, devant un public de premières où se trouvaient des noms comme ceux de MM. Antonin Proust, Richepin, Catulle Mendès, amiral Grasset, duchesse de la Torre, Armand Gouzien, de Blowitz, Pereire, Jules Claretie, Bischoffeim, Guiraud, Mlles Mauri et Subra de l’Opéra, Périvier, de Saint-Geniez, Berardi, Mme Pauline Viardot, Eugène Manuel, Mme Magnin, MM. Bonnat, Delauuay, Munckazy, Chaplain, Coquelin cadet, le duc et la duchesse de Fernan-Nunez, Veil-Picard, le marquis de la Mina, Descoutures, X. Feuillant, Alfonso de Aldama, baron de Saint-Amarid, de Camondo, duc de Morny, de Marivault, etc.
- Aussitôt en scène, ces personnes au pied «ambré se sont senties à l’aise, comme chez «lies, « passant » à propos, constituant de petits tableaux mouvementés au second plan. Et cela d’instinct!
- Il fallait les voir ramasser les fleurs et les •oranges. Les fleurs surtout, qu’elles se fourraient aussitôt dans leurs chevelures, au point d’en être littéralement casquées ! sans le moindre souci du public, obéissant à leur humeur joyeuse, mutine, exhubérante.
- J’avoue que cela m’a joliment reposé du monde arrangé, compassé, préparé et hypocrite au milieu duquel le prétendu civilisé est condamné à vivre.
- Ch. L.
- ÉCHOS
- Les Entrées à l’Exposilion
- Le chiffre des entrées payantes s’est élevé, dimanche, à 146,892.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage................... 8.324
- Du 1er au 2me.......... 4.431
- 2me étage direct............ 1.656
- Du 2e étage au sommet... 3.366
- En tout............... 17.777
- A l’Esplanade des Invalides
- l’éclairage du soir
- Les exposants de la section des Colonies se sont syndiqués pour illuminer plus brillamment les villages et les abords des villages indigènes qui attirent de plus en plus la foule chaque soir à l’Esplanade des Invalides.
- ISapatrieinent
- L’Administration des colonies se dispose à rapatrier à la fin du mois les peintres et sculpteurs tonkinois qu’elle avait fait venir d’Hanoi pour décorer les bâtiments de l’Indo-Chine.
- Un certain nombre ont demandé à rester en France pour continuer à suivre le cours de français qui a été organisé depuis leur arrivée dans les bureaux du commissariat général.
- Les Piroguiers
- Les piroguiers du Sénégal et du Gabon-Congo ont mis à l’eau leurs pirogues qui vont être ama-rées dans le bassin de la classe 65, au pont d’Iéna.
- Ils vont commencer incessamment leurs exercices sur la Seine.
- Ces piroguiers sont au nombre de 48, dont 28 Sénégalais et 20 Congolais.
- Les pirogues sénégalaises se divisent en deux catégories : la première comprend les pirogues de mer qui sont creusées dans d’immenses troncs d’arbres au moyen du feu et qui sont beaucoup plus profondes que celles de la catégorie des pirogues de fleuves.
- Ces dernières, au lieu d’être rondes en dessous, sont plates et construites au moyen d’assemblage de fortes et longues planches en pitchpin pour le grand modèle et en sapin pour le petit.
- La pirogue grand modèle est manoeuvrée par dix-sept hommes et celle du petit modèle par dix hommes.
- Les Pous-pouss
- Jeudi prochain, 18 courant, partiront de Paris vingt pouss-pouss avec vingt-deux de leurs conducteurs, pour se rendre àRoyan, où ils vont exercer leur industrie, le Champ de Mars leur étant interdit.
- La situation sanitaire des indigènes
- Pour édifier les pessimistes qui disent que des épidémies régnent parmi les indigènes de l’Esplanade. Nous donnons la statistique suivante :
- Effectif des indigènes : 305 ;
- A l’infirmerie : 3;
- A l’hôpital : 2;
- Total des malades : 5.
- Il y a fort peu de malades, comme on peut le voir ; de ceux qui sont à l’hôpital, un seul est sérieusement atteint d’une pneumonie droite, compliquée depuis trois jours d’un ictère interne ; cependant, il ne semble pas être en danger. L’autre, un Annamite, est atteint d’eczéma de la jambe; il pourra sortir la semaine prochaine.
- A l’infirmerie, rien de sérieux.
- Départ du roi Dinah-Salifou
- Le roi Dinnh-Salifou, notre hôte, ainsi que sa suite, quitteront Paris à la fin du mois.
- Il s’embarquera à Marseille.
- L’administration des colonies prend des disposi-lions pour qu’il puisse s’arrêter à Lyon, afin 'de pouvoir lui faire visiter la ville et les établissements industriels.
- Au Palais algérien
- LA NOUVELLE RÉCOLTE
- Les différents échantillons des blés et farines de la récolte de 89 sont arrivés à l’esplanade depuis quelques jours déjà.
- L’administration de l’exposition algérienne a fait faire à la boulangerie spéciale de l’esplanade des petits pains avec cette farine, petits pains qui sont et seront distribués aux dames et aux enfants pendant plusieurs jours pour faire apprécier la nouvelle récolte.
- Les Vins d’Algérie
- On procède aussi, depuis quelques jours déjà, au pavillon de l’Algérie, à la dégustation publique et gratuite des vins algériens.
- Les jeudis et dimanches sont réservés aux commerçants, . , ....
- Cette operation, faite sous la direction de l’administration, a pour but de faire connaître aux visiteurs les vins du pays, afin de leur permettre de les apprécier comparativement aux mixtures de diverses natures qu’on leur sert trop souvent, malheuse-ment, sous le titre de vins d’Algérie.
- Les chevaux d’Algérie
- On admire en ce moment dans les dépendances de l’exposition algérienne de splendides juments poulinières de pur sang suitées, qui proviennent de la jumenterie militaire de Thiaret (province d’Oran).
- Avis aux amateurs.
- Elles ont été amenées et sont soignées par un spahi venu avec sa femme du fond de la province d’Oran, et qui occupe la tente en poil de chameau précédemment occupée par les deux Touaregs qu’on a pu voir à l’Esplanade et dans l’Exposition pendant une dizaine de jours.
- ' * A la galerie Desaix
- Vendredi soir a eu lieu l’audition de piano et violon donnée par Mme Bordes-Pène et M. Marsick.
- Un mjllier de personnes ont applaudi le talent de ces deux artkt’S.
- Nous avons aperçu dans l’auditoire MM. César Franck et Taffanel.
- Le violon dont s’est servi M. Marsick avait ceci de remarquable : il est l’oeuvre d’un amateur, employé de l’administration des Postes et a été cons-troits de toutes pièces par cet artiste-luthier, qui fait des recherches depuis dix-sept ans et qui a obtenu dans sa fabrication un résultat surprenant,
- Son violon peut supporter la comparaison avec les meilleurs violons italiens.
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- Le propriétaire du café persan situé rue de l’Habitation s’est aperçu en arrivant le matin qu’un vbl avait été commis dans son établissement.
- Ce vol, qui peut être évalué à trois cents francs environ, consiste en bijoux persans : épingles, broches, bagues, bracelets, etc., etc.
- h\ FÊTE NATIONALE
- Quoique cantonné dans l’enceinte de l’Exposition, le Bulletin officiel n’en doit pas moins constater que, malgré les averses infiniment trop répétées pendant ce 14 juillet, la fête nationale a été très belle dans Paris, le peuple parisien s’étant mis en branle pour célébrer le centenaire.
- Comme toujours, le clou de la journée a été la revue de Longchamps.Dèsdix heures du matin des files de voitures et des colonnes de piétons s’acheminaient vers le bois de Boulogne. C’est qu’il ne s’agit pas de « se lever tard, comme l’on dit, pour arriver matin », et les
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- bonnes places sont bien vite occupées sur les tribunes et autour de la piste.
- Si la revue est un clou dans nos fêtes publiques, il faut constater que, pour chaque revue il y a le clou du clou: c’est-à-dire le clou de la revue. Et c’est le peuple assemblé qui, d’instinct, décerne la palme du jour. Une fois, c’est le bataillon modèle Saint-Cyr ; une autre fois, c’est Polytechnique que l’on acclame plus particulièrement, ou les pompiers, ouïes artilleurs, ou les cuirassiers, ou les territoriaux. Hier, ce fut la troupe des exotiques formée l’Exposition, avec la population multicore de l’Esplanade.
- On avait formé un détachement de tous les tirailleurs des colonies, cantonnés en ce moment à l’Exposition : tirailleurs sénégalais, annamites, tonkinois, sakalaves, tous'1 avaient été groupés, et sous la conduite d’un cadre d’infanterie de marine, ont défilé à la satisfaction générale : les Asiatiques pieds nus, avec leur pantalon blanc, leur petit chignon, leur ruban rouge et leur chapeau de paille, ont enlevé des bravos par centaines de mille. S’ils ont quelque amour-propre militaire, cette parade sera le plus beau jour de leur vie.
- Pendant tout le temps de ce défilé, les cavaliers arabes, au nombre de vingt ou trente, se tenaient, en escorte, non loin du général. Saus-sier, et regardaient avec autant de curiosité que nous, bien sur, ce qui se passait là, devant eux, dans cette immense plaine de Longchamps.
- Or, les cavaliers, voyez les curieux caprices du hasard ! spahis en burnous rouge, arabes en burnous blanc et oudjaks, tunisiens en burnous bleu composaient nos couleurs nationales.
- Nous avions vu, à nos revues et dans des.carrousels, le burnous rouge des spahis d’Algérie ; mais nous n’avions pas encore vu les spahis sénégalais, coiffés du casque blanc. Nous avons aussi vu, pour la première fois, défiler des fantassins annamites, ces bons petits soldats, dont beaucoup portent sur la poitrine la médaille des braves, ni non plus les noirs Sakalaves.
- C’était aussi une première pour les « oudjaks » tunisiens, dont on admire chaque jour la fantasia sous les ormeaux de l’Esplanade.* ,
- Ces « oudjaks » sont les cavaliers au service des caïds et des contrôleurs civils de Tunisie. Le burnous bleu à liséré rouge est leur uniforme dans toute la Régence. Ils ont été envoyés à Paris avec leurs chevaux. On les a acclamés avec les cavaliers coloniaux qui ont servi d’escorte au général Saussier, gouverneur de Paris.
- Pendant la journée, beaucoup de monde, au Champ de Mars; mais pas dans les jardins. Saint-Médard ayant été affligé d’incontinence après de longues semaines de... privation, dues à l’intercession de MM. Alphand et Berger, a lâché ses écluses !
- On s’accoutumait, après tant de semaines de beau temps, à dire « le soleil de M. Alphand », le « soleil de M. Berger », comme on disait le « soleil d’Austerlitz ».
- C’est que c’est aussi un « Austerlitz » cette victoire de notre grande et belle Exposition : victoire de paix et de progrès remportée, non pas sur le monde entier, mais pour le monde entier !
- La pluie ayant rendu les jardins impraticables, la foule a envahi les galeries.
- Ce fut un prétexte pour aller applaudir les charmantes gitanas du Grand-Théâtre, si originales et d’une si gracieuse sauvagerie., qui dansent à ravir et à faire pâlir les aimées de tous les Orients.
- C. L.
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- t
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des républiques américaines. — Représentations de jour Promenoir avec exposition et bars. — Dans la Salle Mauresque : la Belle Fatma et le Concert Tunisien.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vaguer de la mer, ville japonaise, orchestre, divertissement, buf< fet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face delà rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, pi’ès du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l’avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de l’avenue deSuffren.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantiqzie et diora-mas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face, Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face de la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama d l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition. De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes. De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire. De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan, phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de 9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
- -------------------------♦-------:-----------------
- LES ASCENSIONS A LA TOUR
- A PIED
- Montée au fer étage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du 1^ au 2e étage, par les escaliers Nord et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest.
- PAR ASCENSEUR
- Montée au Ier étage, par les piles Est et Ouest.
- Descente du fer étage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- Montée au Pe étage :
- En partant du sol, par la pile Nord;
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du Pe étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire. Ê
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 malin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L’EXPOSITION
- en sept jours
- (Se munir du Guide illustré de l’Exposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket: 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche-, de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse-. — Classe 42, exposition forestière. •— Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines.
- Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art, — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. - - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2e partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres -— Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d’ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- sections étrangères
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS françaises
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie. — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57. confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe '53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce.palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord,broderies anciennes. porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Cail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval,, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l'avenue, de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte,. Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Plavvaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six. salles suivantes du môme côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le tome et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq’dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier de l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique ; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des peiouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Coutan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir les quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Cbamp de Mars, par ba teau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne..
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffrçp : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- Èn face, côté de l’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transportj modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche/vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon'dè la
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. —Théâtre des Folies* Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Bue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans ies galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture, Ces galeries, vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville. *
- Palais de l’Espagne;
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village dé Javanais, panorama, de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés., économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- . Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’îéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro-qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre-dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française ‘ et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des-travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs ;monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure;, vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier). •
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe.;, vue-très étendue sur Paris-et les-', environs-jusqifaune distance de 80 à. 90'kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au GrandrThéâtre de FEisposition, côté- de l’avenue de Suffren-,.. a l’extrémité du; palais des •Arts libéraux, derrière;le- pavillon dm Chili.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Paris. — Rouen. — nieppe. — Salut-valery. — Fécamp. — LeUavre. — Rouen. — iionfleur ou Trouvilie-oeauvUle. — Caen. — Paris.
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- Paris. — Rouen. —nieppe. — Saint-Valéry. -Fécamp.— Ce navre.—Rouen. — fionfleur ou Trou ville.—Cherbourg. — Caen. —Paris.
- »
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants subit, à partir d’aujourd’hui, une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’empare de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de rAlhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla-, Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gita-nos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- ! M. Pierre PETIT, photographe du Bulletin officiel, i se lient à la disposition des exposants. S’adresser à lui, i place Cadet, 17, 19, 21, à Paris, ou au Bulletin officiel,
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- 2e Série. — N0 63.
- Mercredi 17 Juillet 1889.
- Le Numéro : 15 Centimes.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l'intérieur de l’Exposition, nu Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de /’Exploitation).
- SOMMAIRE : Le Pavillon des Forêts. — À propos des Gitanas. — Le Concours agricole. — Ces Congrès. — Echos. — Les Garçons de café. — Les Drapeaux à l’Exposition. — Les Travaux de Paris. — Le Champ de Mars depuis la Restauration. — La Bourse. — Guide des attractions.— Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et réclames.
- LE PAVILLON DES FORÊTS
- LE PAVILLON DES FORÊTS
- Le pavillon des Forêts qui s’élève dans les jardins du Trocadéro, à droite en descendant vers la Seine, est une des constructions les plus pittoresques et les plus originales de l’Exposition.
- Ce chalet, construit dans la forêt de Fontainebleau, au carrefour de la Groix-de-Toulouse, sous la direction de M. de Gayffier, conservateur des forêts à Melun, est entièrement composé de bois coupés dans les forêts domaniales de l’Etat, et non rabottés ni vernissés.
- La façade est formée dé panneaux obtenus
- par la juxtaposition et l’assemblage de bois de formes et de couleurs diverses; les colonnes sont constituées par des arbres séculaires non écorcés.
- Aux quatre angles, les quatre portiques sont formés par d’énormes chênes couverts de mousse et de cryptogames avec fonds et voussures en bois naturel.
- La toiture est elle-même tout en bois.
- Il n’a pas fallu débiter moins de 1,800 mètres cubes pour la construction de ce pavillon, qui couvre une superficie de 53 mètres sur 37 et a 20 mètres de hauteur.
- Les frais de construction, faits par l’Etat, se sont élevés à 110,000 fr.
- La galerie principale du bâtiment a 43 mètres de longueur sur 16 de largeur; on y a réuni une collection de bois unique au monde : chêne et hêtre, chêne-liège, frêne, noyer, pin, châtai-gner, aulne, sapin, épicéa, tilleul, cerisier, poirier, érable.
- A l’intérieur, tout ce qui intéresse l’industrie forestière est reproduit dans une série de dessins, tableaux ou vues dioramiques.
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- bulletin Officiel de l’exposition de 1833
- AQ A —» , mi.hS *!£
- Du plus loin .([ne nos gitanos Je, Grepada l.çs . ont aperçus, ils les ont reconnus^ salù.és ay§c mie indescriptible joie, commeFles patents que bon revoit;aprfs une longue absence, O ?
- Ori les a réunis. Alors ce furent'des- embrassades et des échanges de paroles aussi incom-préhensibles'pbiïr'îeS’ EsOfignols-que. pouç les Français."".--' • ' *. i ’ ;
- - Ils, parlaieipUa.lan.gue_ des. bohéniiens, celle qui est comprise par les errants comme par les sédentaires, pal4 ceux qui sont nés sous le “chaud soleil de l’Andalousie, comme par ceux qui vivent s.ous les neiges de la Moscovie: Et ils ont donné raison à Henri Girard comme à tous ceux qui ont décrit’ces peuples qui sont sans patrie, tout en ayant pour patrie le monde entier.
- LE CONCOURS AGRICOLE
- Hier matin, à dix heures, le président de la République a visité le concours des animaux reproducteurs, qui vient de s’ouvrir aux Champs-Elysées.
- M. Carnot a été reçu à la porte de la place de la Concorde par M. Faye, ministre de b agriculture, et les membres des jurys, parmi lesquels on remarquait deux Bretons, portant fièrement leurs décorations sur leur costume pittoresque.
- M. Carnot a parcouru successivement les diverses parties de cette curieuse exposition, où bon voit des spécimens de toutes les races d’animaux domestiques de l’Europe, depuis les énormes vaches flamandes, les charolais à la robe blanche, les durhain anglais, jusqu’aux minuscules représentants de la race bretonne ; un peu plus loin, il s’est longuement arrêté devant les mérinos des bergeries de Rambouillet.
- La visite s’est terminée par la rotonde du Jardin de Paris, provisoirement fermé, où bon avait réuni pour la circonstance tous les prix d’honneur de l’espèce bovine ; deux superbes taureaux, l’un durham, l’autre appartenant à cette jolie race limousine à la robe café au lait, étaient surtout admirés.
- Ce qui n’était pas moins cuhieux, c’était les types des conducteurs qui présentaient les animaux; les Bretons surtout, avec leurs costumes bleu et jaune à bc liions d’or.
- Voici les principaux prix qui ont été distribués à ce-concours :
- Espèce bovine
- Races étrangères nées à l’étranger. — Prix d’honneur à M. Donald Macclennan.
- ' Grand prix d’ensemble : M. Nelson.
- Races françaises. —- Prix d’honneur : M. Char-rain, race limousine.
- Races étrangères nées en France. — M. Grollier, durham.
- ‘ Grand prix d’ensemble. — M. de Leobardy (Haute-Vienne).
- Espèce ovine
- Grand prix d’honneur : M. Ellys (Angleterre); 2e prix d’honneur : M. Signoret.
- Objets d’art : MM. Hellard (Eure), Delizy (Aisne) et Tiersonnier (Nièvre).
- Dans.cette yille, un..dîner,serqmffeHpim.la municipalité et la. (fliambrefle commerce.% ffl
- Re. août,Visite dip port de 'Rouen,. <$| dans la
- matinée, départ pour il'Havre par cF&m|| de fer.
- \Tisde du port du Havre et • dîner Itjoipé. par la chambre de commerce et le conseil municipal.
- Enfin, le lendemain 2 août, un steamer reconduira les membres du congrès du Havre à Rouen, où ils se sépareront.
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- ÉCHOS
- Les Entrées de lundi à TExpesi.ion
- Nous donnerons demain le chiffre, exact des. entrées [lavantes, qui dépasse 800,000- et double .dépouillement de's tickets n’est pas eiicorc' terminé à l’heure où nous mettons sous presse.
- Nous apprenons avec le plus grand plaisir que M, Le Balleur, chef du contrôle des entrées, sous-chef de bureau au ministère des finances, vient d’être nommé chevalier de la Légion d’honneur.
- Les Ouvriers italiens à l'Exposition
- Les délégués ouvriers de Milan, au nombre do 160, sont arrivés samedi soir à Paris, par la gare de l’Est, où les attendaient plusieurs conseillers municipaux et quelques représentants de la presse italienne. Ces délégués ont à leur tête M. Mappi, député. Une fanfare italienne, qui assistait à l’arrivée de la délégation, a joué successivement la Marseillaise et l'Hymne à Garibaldi. En outre, quelques discours ont été échangés.
- Les délégués apportent en don à la ville de Paris un drapeau où sont brodés ces mots : Milano àPa-rigi, 1889.
- Les délégués ne partagent en rien l’animosité qui règne dans les régions gouvernementales de l’Italie, où domine l’influence allemande.
- Ils viennent en amis de la France et ont été reçus en amis.
- En octobre, il en viendra près de mille à la fois, avec les mêmes sentiments.
- Le® banquets
- La commission royale australienne vient d’offrir, chez Voisin, nn banquet à divers membres des sociétés d’agriculture françaises et étrangères. L’Australie est Hère de ses vins, et, avec l’audace qui convient à un jeune pays, elle avait bravement mis, sur le menu, ses produits côte à côte avec ceux de nos meilleurs et de nos plus vieux crus de France. Au dessert, M. Watker, président, a porté la santé de la reine Victoria ; après lui, M. Teisson-nière, de la Société des agriculteurs de France, a bu au président de la République ; puis divers toasts ont été portés, dont l’un par le prince Léon Galitzin, qui a exprimé sa vive sympathie, pour la France.
- A la g-alorie Eïesaix
- Voici le programme de l’audition de piano qui sera donnée vendredi soir par Mlles Steiger et Cha-minade et M. Mariotti.
- 1. Polonaise pour violoncelle... Chopin
- 2. a Berceuse................. Chopin
- b Finale.................... Chopin
- 3. a Cantabile .......:....... Goltermann
- b Sérénade ................. G. Marie
- 4. a Inquiétude................. Pfeiffer
- b Etude...................... Mendelssoi-in
- c Passacaille............... Thomé
- d Appassionata (valse)...... Pfeiffer
- 5. a Intermezzo................. Chaminade
- b Pas des cymbales.......... Chaminade
- A PROPOS DES GITANAS
- A propos des gitanas que l’on applaudit si furieusement, notre confrère Henri Girard fait •ces très judicieuses observations;
- « Voici maintenant qu’arrivent les gitanos. Quelques-uns de ces types étranges ont ^abandonné la Castille, l’Aragon, la Manche,. l’Estra-madure, l’Andalousie, pour donner à Paris le spectacle curieux de leurs danses et rie leurs mœurs. Après les peuples civilisés, après ceux sur lesquels la France a étendu son drapeau protecteur, voici les représentants d une race inviolable, pure de tous les jougs, libre de ses destinées, dépourvue de ces individualités politiques que méprisait Anacharsis Clootz.
- « Les gitanos ne sont les esclaves d’aucune civilisation ; ils sont peut-être plus éclairés que nous : ils ne connaissent pas de frontières, n’ont pas d’armée, d’avocats, de tribunaux, de lois, de députés, de maîtres. Pour patrie, ils ont le monde, pour clocher le soleil, leurs ancêtres pour dieux.
- « Heureux hommes ! Est-il permis de les admirer ?
- « Leur race est répandue sur toute laterre. On les rencontre' sous différents noms en Espagne, en Italie, en France, en Angleterre, en Allemagne, en Russie, en Belgique, en Hollande, dans l’Inde, dans tout l’Orient. Il n’y a guère qu’en Amérique où ils n’aient pas pénétré. A Moscou et à Séville, en Angleterre et pn Italie, ils ont les mômes mœurs, la même langue, ils chantent les mêmes chansons accompagnées des mêmes danses. Ils se sont frottés à toutes les civilisations sans leur avoir rien emprunté.
- ................................. * * 5
- « Les gitanos, comme tous les bohémiens, d’ailleurs, vivent de peu. Ils professent un souverain mépris pour l’argent et un admirable dédain pour la fortune. Rousseau les aimait parce que, comme Diogène, ils jettent loin d’eux l’écuelle et boivent l’eau de la rivière dans leurs mains jointes.
- «Sites gitanos de l’ExpositionparcourentParis aujourd’hui, ils ne seront pas peu surpris de nous voir fêter l’anniversaire du 14 juillet 1789. N’ayant jamais connu de maîtres, ils n’ont à célébrer le souvenir de la prise d’aucune Bastille ! »
- J’ajouterai que si nos gitanas ont l’admirable dédain pour la fortune dont parle le confrère que je viens de citer, elles n’en ont pas moins une très vive attraction pour les choses utiles qu’on a l’imprudence de laisser à la portée de leurs mains. Filles n’ont aucune notion de ce droit que l’on nomme chez nous le droit de propriété.
- C’est à ce point que, conduites pour essayer des chaussures, elles se sont mises, le plus .simplement du monde, à mettre dans leurs poches toutes les bottines qu’elles trouvaient sous la main.
- Que dire à d’aussi jolis petits pieds, cambrés et agiles, qui ne demandaient qu’à être bien chaussés?
- On en a ri et on a laissé faire.
- On dit des gitanos que, lorsqu’ils sont tout enfants, c’est-à-dire au moment où ils sont capables d’exprimer le premier désir, on les place entre une guitare et une pièce de monnaie.
- Si l’enfant tend la main vers la guitare, il deviendra musicien, si c’est vers la pièce de monnaie que s’allonge la petite menotte, c’est que sa vie sera orientée vers le bien d’autrui, — par euphémisme parlant.
- — Est-ce vrai? demandai-je à ungitano que j’ai ' rencontré en Pologne et qui décrochait quelques mots d’allemand.
- — Oui et non.
- — Comment cela?
- — Dame ! il arrive le plus souvent que Fendant allonge les deux mains.
- Et voilà legitano photographié par lui-même : « Chapardeur et musicien ».
- ## .
- Au cours de la représentation de samedi, des bohémiens du Nord, de passage à Paris, sont entrés au théâtre pour voir leurs frères.
- Espèce porcine
- Prix d’ensemble : de Clercq (Yorkshire) et duc,de Hamiiton (Berkshire).
- . LES CONGRÈS .
- Le congrès international de navigation intérieure, qui siège à l’Exposition, fera une excursion en Seine qui a été organisée par le ministre des travaux publics.
- En voici le programme :
- .Départ de Paris le 31 juillet, à neuf heures du matin, par le chemin de fer jusqu’à Veriiôn, où lès membres du congrès s’embarqueront sun un bateau à vapeur qui les transportera Q.Rouen. i
- Mercredi soir, à neuf heures, audition d’orgues par 1M. Lamothe.
- Les Conférences
- . Jeudi, à quatre heures de l’après-midi, au. palais duTrocadéro, conférence par M. de Lapommeraye sur : Les ancêtres de la critique moderne : Chateaubriand et Mme de Staël.
- Le. même jour, promenade-visite sous ta direction de M, Henri Chevalier, ingénieur des arts et manufactures ; constructeur de matériel roulant de chemins de fer. ,
- On visitera ce qui concerne les chemins de fer et les transports.
- 1 Rendez-vous à dix heures du matin, devant le pavillon de la'Presse (entrée par la porte Ra,pp).
- ,Le$ dames seront admises, mercredi à quatre
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- /
- BULL]<:XINV 0.Fi'lCI.E4 pL LjLXI^SJTIQN PL 1889
- hçurès, ,au-rpgjap' du Trocadéro, conférence par M de Lanessan, député, agrégé de la Faculté, de, médecine sur" : •'•'L'a Colonisation dans l’extrême (Prient.
- Le concours d’aniinaux
- lies entrées payantes'se sont élevées pour ,1a journée de samedi à 1;85'L (entrées" à -cinq tickets) et pour celle de dimanche à 7,504.
- Le Shah (le i*crse
- ;L’arrivée du.shah dé Pers,e à. Paris est retardée de quelques jours, par suite de l’invitation que lui a- adressée la-reine d’Angleterre d’assister au mariage de sa'fille avec lord Fife. ' •
- Il arrivera, én France et à Paris l.é;29 juillet.. Il sera;conduit à' bord du Victoria and Albert jusqu’à; Cherbourg.
- .Nos lecteurs savent'q.ue, dans sa séance, d’hier, le cottsêil 'dès ministres a arrêté ..‘lé;- programme des fêtes qui seront donnnées èn l’honneur du monarque persan.,
- - Le Service des Omnibus
- De, nombreuses réclamations se. produisent dans le' public au sujet de l’heure tardive p' laquelle commence le service des omnibus pour.l’ExpbSition.
- iCe service ne commence qu’à'.une hêure.de.l’après-midi. Il' paraît évident <ju’il devrait commencer à dix heures du matin, au plus tard.
- Il y a là une véritable lacune à votnhlei'.: :.
- Lue Tour en papier
- On se rend, sur le lieu du concours par.la. ligne de Belfort (gare ‘’d’Kpieràinviile-Pontault-, embranche1 nién't Menier). " ”' ' ” ''
- Les Ecoles cbrumunulés, à. Paris
- Hier, au Trocadéroples élèves des écoles communales de la ville dé Paris ohtèhii-t -entendre- des choeurs sous la direction-.de M..' lL.fDanhause.r,. inspecteur principal de.-J’eipsjeigne.me.nt du chant... ..
- • Au programmé étaient inscrits, parmi lés compositeurs do.n.t or> exécutait les oeuvres : Rouget de ll’Isle, F. Ilalévy, Gounod, Flerold,. Laurent de H illé, ..Bazin, Meberheer, etc. ' .
- Le public a fait le plus chaleureux accueil aux huit cents exécutants qui occupaient toute l’estrade de la salle des fêtes.1 il est justéde. dire que cette manifestation musicale fait le plus grand honneur aux maîtres qui enseignent dans nos écoles. Jus-,tesae det diapason,; respect du .vyllnne.,' rendu expressif des nuances, tout cela été obtenu avec une remarquable précision...
- Plusieurs chœurs ont été hissés, et M. Danlnauser, avec sa belle phalange de jeunes artistes, s’est exécuté de très bonne grâce.
- Nous ne pouvons qu’adresser nos plus' sincères félicitations à ceux et-à celles qui;ont obtenu ce résultat, et espérons que la Ville se fera un plaisir de les en récompenser.
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- Les Garçons de Café
- • Le papier, on dehors de ses usages habituels déjà bien nombreux, a ou dans ces temps derniers dos applications fort diverses et tout à-fait en dehors' de celles auxquelles, son' peu de solidité semblait devoir se prêter. Orf l’a vu tour à touremployé pour. faire des bateaux, des panneaux, ’ des' portes, des roues de.véhicules, etc. .
- .On va aller au delà. Il paraît, en 'effet, que 'Fer-tains ingénieurs' américains, jaloux du succès de M. Eiffel, étudient les moyens de construire une tour en papier — sinon mâché,, du moins, comprimé. — Y arriveront-ils? voilà la question.. -
- Bien entendu, nous ne .signalons ce projet que sous toutes réserves.'
- Les entrées d’hier
- Si le nombre des entrées payantes, avant-hier. 14 juillet, a été 'relativement, modeste, celui d'hier lundi a dû faire compensation. .
- La foule était immense partout, è't à plusieurs reprises les guichets d’entréé n’ont'.' pu '• suffire -à la, masse de visiteurs.
- Les masses d’étrangers et de provinciaux que les chemins de fer ont déversées samedi soir sur Paris ont été détournées dimanche par la revue et les fêtes du 14 juillet dans Paris.
- On s’est rattrapé sur le jour suivan t. C’est ce qui a causé l’affluence inouïe île la journée d’hier, lundi.
- Il faut aussi ajouter que presque tous les bureaux et tous les ateliers étaient fermés hier.
- Banquet russe
- Le comité russe offre un dîner, demain mercredi, àsept heures et demie, à l’hôtel Continental, aux directeurs et aux: hauts fonctionnaires de l’Exposition.
- Les étrangers à l’Exposition
- :M. Louis Cruls, le directeur de l’observatoire de Rio-Janeiro, est arrivé à Paris pour représenter le Brésil dans les divers congrès scientifiques de l’Exposition.-
- Changement tle date de certains concours
- .Comme nous l’avons déjà dit, par suite de l’état des récoltes, les concours spéciaux des 4e et 5e groupés sont avancés.
- 4e groupe. — Matériel de laiterie. Appareils pour la conservation et le transport du lait, pour ,1g séparation de la crème, pour la fabrication du beurre et des fromages, écrémeuses, barrattes, presses, ustensiles. Presses et enveloppes pour la conservation et l’expédition des produits de la laiterie.
- 'Les 17 et 18 juillet, galeries du quai d’Orsay.
- •5e groupe. — Machines à faucher et à moissonner, rnoissonneuses-lieuses, machines-lieuses indépendantes, appareils chargeurs-élévateurs, presses portatives à foin et à paille.
- Le concours commencera le 19 juillet, a une heure de l’après-midi, et se continuera les 20. et 21 juillet, à partir.de. neuf heures du matin, sur. le domaine de Noisiel appartenant à MM. Menier.
- Los garçons de café employés à l'Exposition ne reçoivent aucun salaire de leurs patrons. Voilà, du moins, ce qu’un certain nombre de garçons ont déclaré dans une réunion qu’ils tenaient samedi soir, à onze heures et demie, au Casino de l'Exposition, avenue Lowendal. et où ils devaient examiner s’il y avait lieu pour eux de se mettre en grève. L’heure tardive de la séance s’explique par cette raison que les organisateurs voulaient permettre aux garçons de café deTExposition de venir prendre part à la discussion. Cent cinquante d’entre eux environ avaient répondu à leur appel. Après avoir exposé l’état de choses actuel qu’ils veulent faire cesser, la grève a été présentée comme étant le plus sùr moyen d’obtenir satisfaction. Quelques-uns voulaient la grève immédiate et demandaient aux assistants de se trouver hier matin, dès huit heures, aux portes de l’Ex.posi-tion, et d’empêcher, meme par la force, leurs confrères d’entrer.
- Le moyen a paru trop violent à la majeure partie de rassemblée qui, après une longue discussion, a.pris la résolution suivante : (Jne délégation de trois membres, les citoyens Louvet, Verdun et Biaise, ira soumettre les réclamations des garçons de.café à M. Berger et lui déclarer que, si l’état de choses actuel n’est pas modifié à bref délai, la grève sera résolue. Jeudi prochain, dans la, même salle et à la mùiie heure, aura, lieu une réunion où la délégation rendra compte de son mandat et où la corporation discutera les mesures à prendre.
- Jamais, c’est le cas d’employer l’expression, on n’en avait vu un pareil déploiement. Je n’entends pas parler ici des drapeaux qui ont été arborés dans Paris, c’est là l’affaire des confrères chargés de décrire l’aspect des mes.
- C’est de l’Exposition que je m’occupe.
- Là aussi on s’est piqué d’honneur, et l’on peut dire qu’il n’est pas une section, une galerie, une édicule quelconque qu’on n’ait orné de trophées de drapeaux.
- La disposition est à peu près partout la même :
- Au centre, ce pavillon • aux .trois couleurs dont nous sommes si légitimement fiers et cpii a flotté sur tous les points du globe, honoré et respecté tant
- qu’il n’a.pas été confié aux mains d’un seul homrnp.. Puis, s’étalant' en éventail.'dès drâpèauX deé diverses nations.J ' ' :1V,' •• : -
- La hampe du drapeau russe est clouée à celle dû drapeau français ; sur un fond jaune d’or, se détache l’aigle.noir à deux têtes ; plus loin, s’enroulent au caprice de la brise, les étendards suisses, belges,, américains, grecs. .
- Il y. aurait bien, là de quoi philosopher e.t'une admirable matière à mettre en vers latins, comme a dit le poète.
- Je ferai comme mon confrère Au-Courrier quotidien de T Exposition, je me. dispenserai de jouer ce mauvais tour à mes lecteurs.. Ils ont fait comme nous hier : ils ont vu ces trophées de drapeaux, mosaïque mouvante, ils ont apprécié tout le charme décoratif tiré d’éléments'si simples et produisant un :si grand effet.
- Nos hôtes, venus des quatre coins du globe, ont été heureux de pouvoir saluer en passant le drapeau de leur pays fraternellement accolé à celui de la France,. ' ' ‘ ‘
- Ils se retrouvaient ainsi un peu chez eux — ce-qui était la meilleure façon de les bien recevoir « clrz nous ».
- LES TRAVAUX DE PARIS
- ' Le pavillon des travaux de Paris, que tout bon Parisien doit, visiter, est des plus intéressants et des. plus instructifs. On peut, en le parcourant, se rendre un compte à peu près exact des soins et des travaux qu’ont coûtés et que coûte la plus belle-ville du monde, Paris, pour son embellissement et son entretien. Mais, suivez-nous plutôt.
- Tout d’abord, voici le service d’architecture ; là,, de nombreux plans en albums ou en châssis mobiles, des photographies de grand format, donnent la monographie des monuments et des constructions-de quelque importance qui ont été édifiés pour le compte de la Ville de Paris depuis l’Exposition de 1878. En première ligne, il faut citer la Sorbonne et l’Ecole de médecine, dont 011 a exposé les modèles en relief. Soit dit en passant, nous conseillons à l’architecte de l’hôtel des Postes de venir méditer dans cette salle.
- On ferait un volume, dix volumes même, avec ce qui a été écrit sur Paris. Ici, on peut l’étudier au point de vue technique devant une collection deséchantillons de tous les types employés pour le pavage de nos voles publiques. Les documents sur le-pavage en bois, encore une innovation depuis la dernière Exposition, offrent un intérêt tout particulier. A côté sont rassemblés les matériaux d’empierrement, cailloux, meulières concassées, porphyre de Voutré, grès de Fontainebleau, échantillons d’asphalte.
- Quand on est destiné à habiter la ville, on trouve-un intérêt capital à avoir des renseignements au sujet des trottoirs, des chaussées, des contre-allées, du balayage, de l’enlèvement des boues et immondices, des neiges, de l’arrosage et autres détails de ménage si l’on peut dire ainsi. Peut-être nous saura-t-on gré de relever quelques chiffres sur les tableaux de statistique appendus aux murs. On y apprend que la longueur totale des voies publiques à Paris est de 935,210 mètres, dont 730,794 plantés ; la superficie de ces voies est de 1,546 hectares.
- A propos d’une question primordiale et qui donne lieu à des discussions sans cesse renaissantes, on consulte avec intérêt les documents concernant le service des eaux publiques et industrielles. Des photographies et des aquarelles font voir les trois principales usines à vapeur qui accumulent l’eau de la Seine dans cinq réservoirs; ce sont, comme chacun sait, la pompe à feu de Chaillot, celle du quai d’Austerlitz et l’usine hydraulique d’Ivry.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 188S
- Outre les eaux du canal de l’Ourcq et l’eau de la Marne, réparties dans trois zones, Paris est encore alimentée par des eaux de sources : dans les quatre cinquièmes de la ville, par celles de la Vanne ; dans l’autre partie, par celles de la Dhuis.
- Tout cela, dit la Bataille, est bien insuffisant encore, mais en considérant les travaux accomplis, on voit que ce n’est point le talent ni l’habileté qui manquent — c’est comme en moult choses : l’argent. Ce n’est donc qu’une question de temps.
- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration
- Distribution et Bénédiction des drapeaux et étendards, 20 Juin 1816
- Louis XVIII, alors comte de Provence, avait appris la mort de son frère Louis XVI au château de Ham. Le 28 janvier 1793, il s’était empressé de reconnaître Louis XVII pour roi de France, mais, le8 juin 1795, le fdsde Louis XVI, victime d’un martyre odieux, mourait à son tour.
- Le trône étant vacant, le comte de Provence s’était proclamé roi lui-même et avait promis le pardon à tous ceux qui s’inclineraient devant son autorité.
- 11 était trop tard, la France s’était donnée à Bonaparte.
- Exilé pendant vingt années, ne soupçonnant pas les besoins du pays, Louis XVIII se comporta cependant à l’étranger avec une dignité devant laquelle tout le monde s’inclinait. Il attendait tout du temps et surveillait les événements avec autant de calme que de maturité d’esprit.
- Vint 1814: le 6 avril, le Sénat français, après avoir prononcé la déchéance de Napoléon, reconnaissait Louis XVIII comme roi de France, débarqué à Calais le 26 avril, le roi recevait quelques jours plus tard à Compiègne, puis à St-Ouen, les hommages des grands corps de l’Etat.
- Le 4 juin, en présence du souverain, le chancelier Dambray annonçait au Corps législatif la charte octroyée. On sait comment, le 20 mars 1815, le court règne de Louis XVIII fut interrompu par le retour de l’empereur, et comment, à son tour, l’empire disparut, entraînant le pays dans sa chute.
- Le 8 juillet 1815, Louis XVIII avait repris possession du trône. Un an après, le 20 juin, le lendemain de l’anniversaire de Waterloo, il distribuait les drapeaux à sa garde royale. La cérémonie n’eut point le caractère grandiose et saisissant des fêtes de l’empire.
- Au lieu de ces proclamations concises et nerveuses qui électrisaient les masses, au lieu de ces splendides déploiements de troupes qui passionnaient soldats et spectateurs, Paris assista à une manifestation terne, froide, saus élan, plus religieuse que militaire.
- Beaucoup de vieux soldats de la garde impériale avaient pris du service dans la garde royale. Ceux-là comparaient et faisaient de sombres réflexions. Combien les temps étaient changés !
- En 1804, la France était maîtresse du monde. L’armée avait à sa tête un homme qui s’appelait Napoléon. Elle avait derrière elle Valmy, Fleuras. Jemmapes, Marengo. Les derniers échos d’Ulm, d’Austerlitz, d’Iéna, de Wagram, de la Moskowa étaient à peine affaiblis.
- En 1816, la monarchie réapparaissait appuyée
- par l’étranger. Le roi était incapable de monter à cheval ; deux fois éconduit, deux fois ramené par l’invasion, il régnait sur une France qui n’était plus sûre d’elle-même.
- Sans doute, les blanches mains de la duchesse d’Angoulème et de la duchesse de Berry allaient attacher de brillantes cravates aux drapeaux de la garde royale, mais parmi les soldats présents à cette solennité, plus d’un pouvait se souvenir qu’un an plus tôt, le roi, assis à présent sur un trône mal équilibré, faisait des vœux pour les ennemis du pays.
- Lorsque le « roi de l’étranger » remit à ses régiments, les « drapeaux de la défaite» comme on les appela, plus d’un brave dût songer à « l’autre » qui, là bas, à Sainte-IIéiène, agonisait sur son rocher, victime d’un guet-apens misérable.
- Le défilé des régiments eut lieu en silence ; le roi, qui n’était pas très rassuré sur l’état d’esprit des troupes, l’avait ainsi prescrit.
- La veille, à six heures du soir et le jour même à neuf heures du matin, des salves d’artillerie avaient annoncé la cérémonie.
- Le roi. revêtu de l’uniforme de colonel-général de la garde, partit des Tuileries à midi' et demi. Il avait avec lui la duchesse d’Angoulème et la duchesse de Berry. Le duc d’Angoulème et le duc de Berry étaient à cheval de chaque côté de la voiture royale. L’artillerie de la garde annonça l’arrivée du roi au Champ de Mars. Un des maréchaux de Napoléon, Macdonald, duc de Tarente, major-général, vint l’v recevoir et le complimenter. Louis XVIÏI passa alors devant le front des régiments, puis se plaça sur son trône, ayant à sa droite Monsieur, le duc d’An-goulême et le duc de Berry, à sa gauche la duchesse d’Angoulème et la duchesse de Berry.
- Les colonels des régiments d’infanterie et de cavalerie de la garde s’avancèrent tour à tour au pied du trône et Clarke, duc de Feltre, ministre de la guerre, présenta à Louis XVIII les drapeaux et étendards de chaque régiment. Le roi, aidé de Monsieur, inclina alternativement les hampes vers la duchesse d’Angoulème et vers la duchesse de Berry,, qui attachèrent successivement les cravates. Des salves d’artillerie annoncèrent le moment où le roi remit les drapeaux aux colonels, puis celui où les colonels, escortés par des compagnies d’élite prises dans tous les régiments de la garde royale, arrivèrent près d’un autel dressé dans le Champ de Mars.
- Le grand aumônier de France bénit les drapeaux et étendards et s’adressant aux colonels dit :
- Messieurs, le rang que vous tenez dans l’armée française ; le nom que vous avez l’honneur de porter; la faveur du roi, qui vous a choisis pour veiller autour de sa personne sacrée ; le zèle avec lequel vous avez jusqu’ici répondu à sa confiance; la bravoure de la plupart d’entre vous, déjà connue de l’Europe entière ; la valeur et l’habileté des chefs qui vous commandent, accuseraient avec raison notre ministère, si nous entreprenions d’élever ici notre faible voix pour vous parler de courage et de fidélité.
- Non, messieurs, c’est un juste hommage qu’on se plaît à vous rendre; non, vous n’avez pas besoin de recevoir des leçons de valeur, de dévouement et de discipline. Emule, sans être rivale de ces fidèles compagnies, qui n’ont sur vous que le bonheur d’approcher le prince de plus près ; substituée à cette célèbre maison du roi, à qui la France dut plus d’une fois son salut et sa gloire, qui illustra les grands siècles de la monarchie, et qui fut souvent, par son intrépidité, la terreur de nos ennemis les plus redoutables, comme elle en fit l’admiration par la générosité et l’héroïsme de ses sentiments, la garde royale sait donner aussi dans toutes les occasions les plus beaux exemples des vertus militaires.
- Vous; n’aviez pas besoin, messieurs, de ce nouveau témoignage d’estime et de satisfaction que le roi vous destinait depuis longtemps et qu’il n’a réservé jusqu’à ce jour que pour vous le rendre plus précieux et plus cher, en vous le donnant en présence de toute son auguste famille; à défaut d’étendards, on vous aurait vus les yeux fixés sur le panache blanc des fils de Henri IV, serrer autour d’eux vos impénétrables bataillons, et former un rempart inaccessible.
- Mais, messieurs, il ne doit pas suffire à la garde royale de donner la première à toute l’armée, v
- l’exemple des vertus guerrières, il faut encore qu’elle soit le modèle des vertus religieuses.
- Un soldat de la garde royale doit être un soldat chrétien, non moins jaloux de servir son Dieu, que de servir son roi; aussi exact à remplir les devoirs essentiels de la religion; qu’à obéir aux ordres de ses chefs; attentif à faire son salut en même temps que son service... Les héros qui conservent au milieu des batailles les sentiments de la foi ne le .cèdent en rien à ceux que le siècle tout seul admire.
- Tel est, messieurs, le véritable esprit de cette cérémonie, c’est ce que doivent toujours vous rappeler ces enseignes que vous recevez aujourd’hui de la main du roi, que deux princesses du sang de Louis XIV ont ofnées des symboles touchants de là fidélité, heureux présages de la victoire,-que vous venez abaisser aux pieds des autels du Dieu vivant, et que la religion va vous rendre après les avoir sanctifiés par ses bénédictions et ses prières...
- La bénédiction achevée, les colonels se placèrent devant le front de leur régiment et firent recevoir les drapeaux et étendards aux cris de « Vive le Roi ».
- Le duc de Tarente prononça ensuite un discours sur les devoirs et les obligations de l’armée; puis il fit prêter aux troupes le serment de fidélité à leurs drapeaux. Ce serment prêté, le maréchal vint prendre les ordres du roi et défila à la tête de la garde.
- Après le défilé, le roi ayant fait approcher Macdonald, lui dit :
- Monsieur le maréchal, dites aux soldats de ma garde combien je suis satisfait de l’ordre que j’ai remarqué dans tous les régiments, de leur tenue, de leur instruction, de leur perfection dans les manœuvres, et surtout du bon esprit qui les anime; dites-leur epre j’ai remarqué le plaisir qu’ils ont témoigné à voir leur père, et à être passés en revue par leur colonel-général, ajoutez encore que je suis assuré qu’ils garderont jusqu’à la mort les drapeaux qu’ils viennent de recevoir de leur père et de leur roi. Dites-leur encore qu’ainsi que les anciens preux, ils se souviendront des mains qui y ont attaché les cravates.
- (A suivre,)
- E. Maindron.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Pour recevoir franco le Guide de la Tour Eiffel, adresser à l’administration du Bulletin Officiel, 16, avenue de La Bourdonnais (Exposition), 1 fr. 20 en timbres-poste.
- Yoir à la Section Anglaise
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- Tente en gros à Paris : MM, les Fils de F. Charpentier, 36, bd Sébastopol
- LA BOURSE
- La revue de dimanche a produil sur l’ensemble de la, population une impression profonde et rassurante dont la Bourse devait nécessairement tenir compte.
- La hausse d’aujourd’hui est la résultante de la confiance inspirée au pays par-un spectacle inoubliable. Le -défilé de nos troupes a prouvé aux plus incrédules que notre rente 3 0/0 n’était pas à son prix. Pour commencer, un l’a portée aujourd’hui de 83 fr. 45 à 83 fr. 90. Les 'Chambres parties, on pourra mieux faire. Les élections faites, on aura des ambitions plus larges. Un jour viendra •certainement, où le suffrage de tous dominera les.cris tumultueux des partis. En attendant, achetez du 3 0/0.
- Mais vendez de l’Italien, car le trésor de l’Italie est à sec. Vendez aussi de l’Espagnole extérieure, si vous en uvez, car l’avenir est sombre. Le Siècle pronostique un emprunt, comme seul moyen de rétablir l’ordre dans les finances, comme si emprunter était un moyen de payer ses dettes.
- On doit remarquer la hausse des obligations du Crédit foncier qui, depuis quelque temps, avaient été injustement dépréciées. A tous égards, on doit préférer les obligations du Crédit foncier aux obligations de la Ville de
- Parig
- La Tour Eiffel est à 800.
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- RÉPUBLIQUE ARGENTINE
- Gouvernement de Saint-Louis
- EMPRUNT 6 % OR, garantie de Fr. 12,500,000 ou liv. st, 500,000
- Loi du 23 Août 1888
- 25,000 Obligations de Fr. 500 ou liv. st. 20
- Rapportant 30 fr. par an ou 1 liv. st, 4 schillings
- Paiement semeslriel à Paris, Bruxelles et Londres (1er mai et 1er novembre) SANS AUCUNE RETENUE DES IMPOTS EXISTANTS Remboursables en 33 ans : Paris, Bruxelles, Londres
- 'Tirages : Avril et Octobre. — Remboursement : Mai et Novembre
- LE PROCHAIN TIRAGE AURA LIEU EN OCTOBRE 1889
- Le Gouvernement 'prend à sa charge tous impôts argentins créés ou à créer
- GARANTIES
- La totalité des Actions et des bénéfices de la Banque de la Province de Saint-Louis. — Les coupons de la Rente nationale 4 1/2 O/O or achetées parla •dite Banque, en emploi de tout son capital social. — Les patentes* contributions directes et contributions sur les bestiaux. — Une première hypothèque sur"envirou 600 lieues carrées de terres domaniales.
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- Les demandes
- seront servies par ordre d’inscription
- La cote officielle sera demandée à Paris et à Bruxelles
- ROUXEL, f1 d'Armes, 163, r. Montmartre, Paris. l>catal.25e
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes .divers, et les deux autres à droite et à gauché de la fontaine Coutan.
- De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais dés Enfants, situés à l’extrémité du palais des Arts; libéraux,':au milieu . des pavillons des républiques américaines, — Représentations de jour Promenoir avec exposition et bars.— Dans la Salle, Mauresque : la Belle Fatma et le Concert Tunisien.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vague; de la mer, ville japonaise, orchestre, divertissement, buf. fet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face delà rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l'avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre ou millionième. Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Cuire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de l’avenue dé Suffren.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et diora-mas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE ;
- De 8 heures du mâtin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face, Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face de la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama d l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures ; Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition. De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Pùrisiennes. De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire. De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan, phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de 9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
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- LES ASCENSIONS A EA TOUR
- A PIED
- Montée au Ter étage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du fer au Re étage, par les escaliers Nord et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest.
- PAR ASCENSEUR
- Montée au fer étage, par les piles Est et Ouest.
- Descente du ier étage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- Montée au £e étage :
- En partant du sol, par la pile Nord;
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du 2* étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
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- MJLLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION ., DE 1880
- GUIDE DE L’EXPOS
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- (Se munir dît -.Guide illustré de, l’Expo si kpn publié par le Bulletin officiel}.' - ’ ; - . fi; .-fi
- PREMIERE JOURNÉE
- groupes’ divers
- Entrée a 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket : 10 heures du matin.
- ..Arriver par la portefiRapp au centre de l'avenue de La Bourdonnais. , :, - : fi
- Visiter.les galeries des groupes divers,.sections françaises et étrangères,'dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- • Entrer à gauche'de la galerie .Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas. : ;
- SECTIONS FRANÇAISËS
- Classe AO, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 0 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classé-33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise)-.'— ('fiasse' 32, tissus do laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe CO, carrosserie. — -Classe 46, blanchiment j et teinture, — Classe 44. produits agricoles, non'ali- ' mentaires. — Classe 31, fils cl tissus dé lin! — Classe 39, objets de voyage.et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse.' — Classe; 42, exposition forestière. • - Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques.—Classe 47, cuirs et peaux.
- - Classe 41, produits de l'exploitation des mines. Galerie de troue mètres. — Vestibule, du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d'art. — Classe 26,.horlogerie. — Classe 29. maroquinerie. - Classe, 28, parfumerie..
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain).— Classe 20, Céramique. — Classe .24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES (2^ partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines el pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au Coin des -avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant, (50 centimes) pour avoir une idée d'ensembie de ia guiene.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes,'aquarellistes. presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord,broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Cail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval,. générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte,_ Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- ' TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supërieitr, Pavillons de la ,."A;-" • Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- Rapp; scnlpturc ...française, sculpture Hollandaise, belge et italLhne. -fi 1 t - , ' .-fi^fi, .
- Entrer .dami Itfi pitlais ' par fia porte’, centrale1 ët visiter .laS.secfion française de peinture.en commençant phr la première s'allo de’ droite/ ’ côté de l’aven ne de T,a Bourdonnais, puis les six salies! suivantes du'mémo côte. Continue]' par les trois salles du centre et terminer par les .sept salles coté du jardin. " - ) , -
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme y voir les neuf salles côté du jardin : peinture fran-: çaise (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage delà galerie Rapp,' architecture et gravure.
- Voir ensuite fi es-•.ne! R salles côlé;do l’avenue de La Bourdonnais : peinturé--tïanç,-lise (suite).
- Section îvivôspootiv-o dans les salles latérales du .vestibule. ~ . fi
- t Descendre an nez-de-chaussée par‘-l’qsçalier- du dôme et voir la deuxième moitié du'Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sectiohsétran-gères).
- Côté du jardin, sept -salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour-la Bussie. .
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq: dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier do' l’extré-;mîté du palais, côté do la Seine ; voir les trois’sali es sur la façade, de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark ; deux .sûivantesFNor-wège; suivante, Suède ;. trois suivantes, liollapde, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir ies neuf salles côtéde l’avenue de La Bourdonnais’: cinq premières, Belgique; deux'suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce. ’
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la1 virile aux Beaux-Arts par la section de renseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine. .
- Outre, les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Balais et des pelouses du jardin.
- Traverser lé jardin central, voir la fontaine monumentale Çoutan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à lâ lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir les quelques constructions placées à droite et. à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ do Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix .: instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions, musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côtéde l’avenuexle Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier, étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments do musique, fi
- Sections étrangères des Arts libéraux, dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-ehaussé.0; galerie côté de l’avenue de'Suffren: Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux, ,A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dé Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de. photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- -Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux dos arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aëroslation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la
- Mer-.- — Pavillons des républiques arpériçninçs.';.— pavillons’, des différents pays. —.Théâtre des Foliés-Parisiennes. -—'- Pavillon du Bulletin officiel dè l’Exposition. ; -aa.,
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Pue de l’Habitation. —- Quais.
- Invalides
- Esplanade des
- ;dprô.-èt le pont dTëhïi; ou par le fièlfémiri de' ifir 'Décâuville. . -.fi,.j- . ...
- . Visiter lès.cônstTu&tio'ns-de la,rü.e de l’Habitation. ;-r~. Les,constructions de la bêrge déjà Seine, 'co'm-fip r en an 11 és m a-ç’lï i‘h es e 1 e va to i r'e s fila statiÔn ceritri'ile (l’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation''ePde sauvetage,• le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
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- Palais des produits • alimentaires;. Czarda hongroise'; Portugal. . ' .
- 'Passerelle de l'Alma et tunnel du chemin de fer Dccauville. ....
- , . Palais dé l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries,, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc. g.-.,
- Pavillon de la République sud-américaino.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie., Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d'indigènes des ,-colonies, palais central des colonies, Cochinchina et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de.secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la .guerre, pavillon . dé l’aérostution, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin .de fer Dccauville.
- SIXIEME JOURNÉE
- , Troeadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Troeadéro, par les bateaux,., ou par le chemin de fer Decauvjlle et traverser le pontdTéna.
- # Visiter lesfi:salles du Troeadéro affectées à l’.expo-sition d'art rétrospectif ; aux trésors d’église; à ia sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande .salle des'fêtes. , '
- Monter dans la tour du TroeadéropaT l’ascenseur .Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble ‘de l’Exposition. C’est de cette tour du Troeadéro qu’on voit .le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la. belle galerie extérieure ; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon destravaux publics.
- SEPTIEME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suEe au guichet de l’ascenseur pour monter avant que laquelle ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement an deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- . Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage: vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du,Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama, superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de-Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libérauxr derrière le pavillon du Chili.
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- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants subit, à partir d’aujourd’hui, une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’empare de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitcm, leur chef, le roi dns Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gita-nos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Arrêté. — Les Refus de médailles. — Echos. — Les Récompenses des Beaux-Arts. — Le Concours des Animaux reproducteurs. — Le Banquet des Barbistes. — Ouvreurs, arroteurs, marchands de tickets, camelots, marchands de coco et pisteurs. — Le Champ de Mars depuis la Restauration. — La Bourse. — Guide des attractions. — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et réclames.
- Homme et femme canaques
- CHRONIQUE
- Les journaux avant annoncé la translation du tableau du regretté B. Ulmann : Voici le Libérateur du territoire\ — du musée de Versailles au palais des Beaux-Arts, je l’ai recherché.
- Ce tableau, qui fit si grande sensation lorsqu’il fut exposé, est tout à la fois bien et mal placé. Je m’explique.
- Accroché sur le côté d’un escalier, il pouvait être mieux placé : mais cet escalier donne sur la grande Galerie de sculpture (galerie Rapp), et on l’aperçoit fort bien de cette galerie. Ceux, qui admirent le « Lion étranglant un Crocodile », de Cain, n’ont qu’à lever les yeux pour voir le tableau de cette séance parlementaire mémorable, dont M. Thiers fut le lion.
- Un camarade d’Ulmann lit des démarches pour amener ce tableau renommé au Champ de Mars. Et pour obtenir cela, les affaires n’ont pas marché sur des roulettes. Lorsqu’une œuvre d’art est fixée dans un des musées nationaux, il faut une décision du chef de l’Etat pour l’en faire sortir, fût-ce temporairement.
- AL Carnot a donc dû intervenir pour amener le tableau d’Ulmann de Versailles à Paris.
- Et il faut l’en féliciter, car c’est vraiment une toile dramatique et saisissante.
- *
- Boum !
- Ça y est. La Limonade est en ébullition. Les sourds grondements de la grève remuent le sous-sol des « terrasses ». Les tabliers s’agitent et les vestes sont menaçantes.
- MM. les garçons de café ont envoyé des délégués à M. Berger, directeur général de l’exploitation, pour lui exposer les doléances de MM. leurs, collègues.
- Il paraît que le pourboire ne suffit pas pour « faire le garçon ».
- Etonnant, tout de même, cela.
- A voir les pourboires que l’on donne et le monde qu’il y a à l’Exposition, il semblerait que cela dût être plus que rémunérateur.
- Après tout, cela, ne me regarde pas : c’est à MM. les limonadiers à ramasser le caleçon... pardon, la serviette.
- Au fond, je ne redoute pas beaucoup cette grève expositionnelle..
- Types malgaches en tenue de cérémonie.
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- 2
- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1833
- car ils sont par centaines sur le pavé de Paris, les garçons qui rêvent de franchir la palissade de l'enceinte.
- La grosse question est toujours la grande chaleur qui règne dans les galeries. Il faut cependant décerner un bon point à l’administration de l’Exposition, qui vient de donner un commencement de satisfaction au public qui se plaignait avec raison de la température étouffante de la Galerie des Machines.
- Depuis deux ou trois jours on a installé sur les arbres de transmission de la force motrice un •certain nombre de petites palettes qui, entraînées par l’arbre, tournent assez rapidement pour agiter Pair et produire une légère ventilation.
- Si vous êtes comme « Jenny l’ouvrière », laquelle se contentait de peu, ce commencement de ventilation vous donnera satisfaction.
- Un promeneur de la Galerie des Machines, auquel ma figure semblait inspirer quelque confiance, me dit en regardant tourner les palettes :
- — Ali! monsieur, voilà encore un vent qui ne fera pas marcher des moulins.
- On est horriblement exigeant; c’est la maladie de cette « fin d’siècle ».
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- Ça n’a pas le moindre rapport avec l’Exposition et je m'expose à n’être pas cru sur parole en vous le disant.
- Cependant je l’ai entendu, de mes oreilles entendu, à l’un des restaurants des expositions diverses.
- Un monsieur lisait le compte rendu de la revue de Longchamps à son voisin. Arrivé au chapitre des accidents, il lui dit :
- — Il y en a eu fort peu... d’accidents !
- — Deux seulement ?
- — Oui, un dragon et un cuirassier ont été désarçonnés.
- — Toujours ces cavaliers !
- — Dame !
- —- Voyez-vous, mon cher, il n’y a que l’infanterie : c’est la reine des armées !
- __?...
- — Ne me parlez pas de la cavalerie. Est-ce que vous entendez jamais dire qu’un fantassin tombe de cheval? -
- Pas mort... Calino !
- G. L.
- Par arrêté du ministre de l’agriculture, en date du 16 juillet 1889, sont nommés chevaliers du Mérite agricole :
- MM.
- Charles Cotàrd, ingénieur, civil à Paris, membre du conseil supérieur de l’agriculture, vice-président du congrès d’utilisation des eaux fluviales à l’Exposition.
- Vacnerot, Jules-François-Joseph, conducteur des travaux des parcs et jardins de l’Exposition, à Paris. Nombreux services rendus en cette qualité. Lauréat dans les concours.
- Saillard, Àmable-Jean-Marie-Alphonse, ingénieur civil, sous-chef du secrétariat de la direction générale des travaux à l’Exposition universelle.
- LIS REFUS DE MÉDAILLES
- A chaque jour son petit refus... et même deux.
- C’est d’abord M. Jules Garnier, qui non seulement refuse sa récompense mais ajoute à son refus des commentaires peu agréables pour ses confrères.
- Voici sa lettre :
- Monsieur le président,
- Je m’empresse de décliner l’honneur que m’a fait le jury en me décernant une médaille, non pour le vain plaisir de me faire remarquer, mais pour attirer l’attention des gens de bonne foi sur la caducité dé
- ces sortes de récompenses dans le domaine des beaux-arts.
- Dé, môme que l’Académie couronne des œuvres littéraires d’un caractère spécial et abandonne les autres à leurs destinées, ainsi l’Institut, qui seul, chez nous, représente une doctrine, est seul en état, de récompenser ses adeptes et ses disciples! Mais puisque c'est par de.perpétuels et inévitables compromis que les jurés élus, de valeur et de tendances diverses et même discutées parviennent à s’entendre, que peuvent bien signifier leurs jugements.
- A mon humble avis,des centaines de médiocrités, appelées ainsi à croire en eux, parce qu’ils sont primés, sont plus dangereux pour l’art que les souffrances incomprises et fécondes d’un martyre de génie inutile, au vrai talent. Incertaines, comme guides, elles risquent de fausser l’opinion et d’abaisser les caractères : c’est ce qui les condamne.
- En ce qui me concerne, est-ce pour m’encourager qu’on a songé à moi? Il est bien tard! Est-ce pour me glorifier? Hélas ! j’ai plus d’orgueil que de vanité, et tous les honneurs du monde ne vaudraient pas pour mes œuvres la propre estime que j’en voudrais avoir.
- Agréez, monsieur le président, l’assurance de mon profond respect.
- Jules Garnier.
- Enfin M. André Brouillet écrit, de son côté, la lettre qui suit :
- Monsieur le président,
- Je vous prie d’ajouter mon nom àceux des arlistes qui refusent la médaille de 3e classe que le jury vient de leur accorder.
- . Je laisse aux artistes et au public le soin d’apprécier la façon dont les médailles de différentes classes ont été réparties.
- Veuillez agréer, monsieur le président, l’expression de mes sentiments les plus respectueux.
- André Brouillet.
- Médaille de 3o classe au Salon de 1884.
- Médaille de 2e classe et hors concours 1883.
- C’est le jury des Beaux-Arts qui n’est pas content!
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- Les étrangers à l’Exposition
- M. le président du Conseil municipal de Paris a reçu avant-hier, à l’Hôtel de Ville, M. le maire de Southampton, accompagné d’un, conseiller de la cour, M. Wise, et d’un shériff, M. Summerbee.
- Ces messieurs viennent d’arriver à Paris pour visiter l’Exposition et spécialement les services municipaux de la Ville, et sont accompagnés de plusieurs membres du conseil de Southampton.
- Les Conférences
- Vendredi 19 courant, à quatre heures, au palais du Trocadéro, conférence par M. E. Trélat, directeur de l’Ecole supérieure d’architecture, professeur au Conservatoire des arts et métiers, ancien président de la Société de médecine publique, sur : La salubrité dans la maison et dans la ville.
- Les enfants égarés
- Pendant la journée de lundi, quinze enfants ont été amenés aux bureaux de MM. Clément et Gué-nin, commissaires de police de l’Exposition, par des gardiens de la paix ou par des visiteurs.
- Treize de ces enfants ont été remis entre les mains de leurs parents, qui sont venus les réclamer, un autre a.-.été reconduit à son domicile par les soins de MM,, les commissaires, et le quinzième, qui était originaire de Caen, n’ayant pu donner son adresse à Paris, a été conduit aux bureaux du Dépôt de la préfecture, pour qu’il puisse de là être dirigé vers son pays.
- Curage nécessaire
- Les bassins des fontaines lumineuses sont propres, ne pourrait-on pas veiller à ce que celui de la fontaine Saint-Vidal, qui se trouve sous la tour Eiffel,
- soit nettoyé de temps à autre: le fond de ce bassin est complètement couvert par des immondices.
- Du. haut de la première plate-forme de la tour Eiffel et même des pavillons environnants, cela est d’un effet déplorable. '
- Concert (l’Arinouipiano
- Jeudi 18 juillet.,' à neuf heures du soir, aura lieu à la section Russe (galerie Desaix), la seconde audition de Y Armonipia.no Calclera avec prolongement, perfectionné et appliqué par M. Illavatch au piano et de Y Harnionium de Concert à 2 claviers, C octaves, 8 jeux 1/2, 31 registres, 4 genouillères, percussion, prolongement-double.
- Ces deux instruments seront tenus par M. V.-J. Illavatch.
- PROGRAMME :
- Harmonium
- 1. Air varié....................... J. Mien. Bach
- (1648-1694)
- 3. Introduction de l’opéra Lohenyrin. Wagxjîii
- 5. a) Prélude.................'.... Chopin
- b) Mazurka...................... Gilopix
- c) Perce Neige.................. Tsciiaïkovsky
- Armonipiano
- 2. à) Feuillet d’Àlhum............. Rlavatcii
- 6) Prélude...................... Chopin
- c) Eglogue...................... Tomaskk
- 4. a) La Mort et la Fille............ Schubert
- b) Chœur des Pèlerins de l’opéra Wagnkr-
- Tannhciuser................ Liszt
- 6. a) Andante...................... Gounod
- b) Marche Tchernomara, de l’opéra
- Ronslan et Ludmila......... Glinka
- D’après une transcription de F. Liszt.
- Conférence
- Ce soir, à quatre heures, M. de Lanessan, député, donnera au palais du Trocadéro une conférence, sur la colonisation dans l’extrême Orient.
- Drôle d’idée
- La Poil Mail Gazelle annonce le départ de Londres pour l’Exposition, d’une société de douze voyageurs qui, ayant l’intention de séjourner à Paris une quinzaine de jours sans se faire écorcher par les hôteliers et restaurateurs, emportent avec eux une grande tente, ainsi que des hamacs et une batterie de cuisine en fer-blanc.
- Ces touristes, parmi lesquels se trouvent six journalistes, choisiront un emplacement en dehors des fortifications où ils placeront leur hôtel ambulant.
- A tour de rôle, l’un d’entre eux sera chargé de garder la tente pendant que ses camarades iront visiter l’Exposition, et aussi de leur préparer les repas.
- C’est tout de même une drôle d’idée que celle qui consiste à dépenser le double pour faire des économies.
- Gribouille se jetant à l’eau de peur de se mouiller a devancé les douze voyageurs annoncés :par ,1a P ail Mail.
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- Les Récompenses des Beaux-Arts
- Nous avons déjà donné les noms des sept peintres américains inscrits en tête de la liste des propositions à la troisième médaille.
- Le jury a voulu se montrer particulièrement généreux pour les artistes des Etats-Unis, si Français par le talent, et, à ces premiers noms, il en a ajouté trente et un dont voici la liste :
- MM. W.-S. Allen, J. Caroll, Becwith, Edward Bell, F.-H. Blashfield, Robert-F. Bium, R.-B. Brandeege, Russell Butler, W.-A. Coffin, William Dana, W.-L. Dodge, H.-F. Famy, Ch.-F. Forbes, Frank Fowler, Miss Jane Gard-ner, Gilbert Gaul, R. Swain Gifford, James Hart, Ghilde Hassam, George Inness, Bol ton Jones, Miss Anna Klumpke, R.-C. Minor, H. Moore, Douglas Patrick, Clinton Peters, Ri-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- chards, Thayer, Wordsworth Thompson, L. Yonnoh, Horat.io Walker..
- Voici maintenant-les noms de ceuxjauxqnels le jury a décerné une mention :
- MM...John E. Breck, Bunyarj. Bristol, Brown, G. B. Butler, Ralph Cnrtis. H.. Den-man, Arthur W. Dow, Peter Gross, Maurits de Haas, Charles 1 laydon. F.-L. Henry, Wilson de Meza, J.-M. Entee, J. Craigg Nicoll, A. Parton, H.-G. Plumb, Ch.-S. Turner, Walter Shirlaw, Ch.-Thei'iaL E. Wedder. S.-Edwin Whiteman, W. Whistercdge, Alexander Wyant.
- Dans la classe 2 de l’exposition américaine des beaux-arts (dessins et peintures diverses), voici les noms des artistes récompensés :
- Première médaille. — MM. A. Abbey, Ch. Reinhart.
- Deuxième m'ulnillr. — MM. Low. Fred. 11e-nrington, Julius Rolshoven: miss Rosina, E. Sherwood, Robert Blum. William J. Whitte-more.
- Troisième médaille. — MM. Kenyon Cox, 'Alden J. Weir.
- Mention UonoraMe. — MM. W.-H. Drnke, Kathlein. II. Greatorex, Joseph Pennell, irwing R. Wiles.
- CONCOURS D’ANIMAUX REPRODUCTEURS
- ire DIVISION
- ESPÈCE BOVINE
- Animaux mâles et animaux femelles de races étrangères, nés et élevés cl l’étranger, amenés ou importés en France et appartenant soit à des étrangers, soit à des Français.
- ire CLASSE
- lîaces du littoral de la mer du Nord
- Ire Catégorie, Race Durham a courtes cornes (SliorÜiorued improved). — Animaux mâles de 1 à, 2 ans : Premier prix, 700 francs, M. Donald Maclennan, Angleterre; deuxième prix, 600 francs, S. A. R. le prince de Galles, Angleterre; troisième prix, 500 francs, M. Webb (Jonas), Angleterre; quatrième prix, 400 francs, Mme veuve Rijkewaert, Belgique.
- Animaux mâles de 2 à 4 ans : Premier prix, 700 francs, M. Nadaud (L.-C.), à Ghazelles, France; deuxième prix, 600 francs, M. Faich-Joncheere, Belgique; troisième prix, 500 francs, M. Sobry (Emile), Belgique; quatrième prix, 400 francs, M. Au-clerc (Georges-Constant) fds, France.
- Animaux femelles de 1 à. 2 ans: Premier prix, 800' francs, M. /Donald Maclennan, Angleterre; deuxième prix, 200 francs, S. A. R. le prince de Galles, Angleterre.
- Animaux femelles de 2 ans et au-dessus: Premier prix, 500 francs, M. Webb (Jonas), Angleterre; deuxième prix, 400 francs, M. Nadaud (L.-CJ, France; troisième prix, 300 francs, M. Au-clerc (Georges-Constant), fils, France; quatrième prix, 200 francs, Compagnie London and Provincial Dairy, Angleterre; cinquième prix, 150 francs, M. Bertron-Auger (Louis-Emile), France,
- 2e Catégorie. Rage Hereford. — Animaux mâles de i à 2 ans : Premier prix, 600 francs, M. Nelson (William), Angleterre.
- Animaux mâles de 2. à 4 ans : Premier prix, 600 francs, M. Fenn (Thomas), Angleterre ; second prix, 500 francs, M. d’Etchegoyen (Paul), France, Animaux femelles de 1 à 2 ans : Premier prix, 300 francs, M. Fenn (Thomas), Angleterre ; second prix.'no 46, le même.
- Animaux femelles de 2 ans et au-dessus : Premier prix, 350 francs, M. Fenn (Thomas), Angleterre ; deuxième prix, n° 48, le même ; mention honorable, Compagnie « London and Provincial Dairy », Angleterre.
- 4e Catégorie, rages des îles de la Manche (Jersey, Alderney, etc. — Animaux femelles de l an el au-dessus : Premier prix, 300 francs, M. Nicolas, Seine-et-Marne : deuxième prix, 200 francs,
- M. Ch an dora (Léon), Finistère; troisième prix, 100 francs, Mme Méeus (Hippolyte), Belgique
- 5e Catégorie, rage d’Ayr. — Animaux femelles de 1 an el au-dessus : Deuxième prix, 200 francs, Compagnie « London and Provincial Dairy », Angleterre.
- 6e catégorie, races sans cornes (Angus, Suf-folk, Aberdeen et Gallovay). — Animaux mâles de 2 à. 4 ans : Premier prix,500 francs, M. Colman (James-Jeremiah), Angleterre.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans : Premier prix, 300 francs, M. Colman (James-Jeremiah), Angleterre ; deuxième prix, le même.
- Animaux femelles de 2 a,ns el au-dessus : Premier prix, 400 francs, M. Colman (.James-Jeremiah), Angleterre; deuxième prix, 300 francs, Compagnie « London and provincial Dairy », Angleterre.
- 7° catégorie, rages des Highlands d’Ecosse. — Animaux femelles de 2 ans el au-dessus : Deuxième prix. Compagnie « London and provincial Dairy », Angleterre.
- 8fi catégorie, race de Keiiry. — Anima;ux mâles de 1 à 4 ans : Premier prix, 4.00 francs, M. Mahony (Pierce), Irlande.
- Animaux femelles de 1 an el au-dessus : Premier prix, Compagnie London and Provincial Dairy, Angleterre; deuxième prix, 200 francs, M. Mahony (Pierce), Irlande; troisième prix, le même.
- 9e catégorie, race hollandaise. — Animaux mâles de 1 à 2 ans : Premier prix, 500 francs, M. Huninga. (D.). Pays-Bas; deuxième prix, 400 fr., M. Wemaere (Ernest). France: troisième prix, M. Groneman (J.-L.-F.), Pays-Bas.
- Animaux mâles de 2 à; 4 ans : Premier prix, 600 francs, M. Michiels (Corneille), Belgique ; deuxième prix, 500 francs. M. Cousin (Adolphe), France; troisième prix, 400 francs, M. Tliiers (Emile), France.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans : Premier prix, 300 francs, M. Constant Philips, Pays-Bas; deuxième prix. 200 francs, M. Vaiboer, Pays-Bas; troisième prix, 150 francs, M. Herman, Pays-Bas.
- Animaux femelles, de 3 ans el au-dessus : Premier prix, 400 francs. M. Michiels (Corneille), Belgique ; deuxième prix, 300 francs, M. Derboven, à Paris; troisième prix. 200 francs. M. Meyer (F.). Pays-Bas.
- 10e Catégorie. Race des polders et des terrains bas du Nord, non comprises dans les catégories ct-dessus (Races de Wilster, du Marsh. Fonder h, Bridenborg. etc.). — Anima,ux mâles de 1 à 4 cois : Premier prix, 500 francs, M. Brouwer (W.~ D.-J.), Pays-Bas.
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- LE BANQUET DES BARBISTES
- Afin de fêter clignement leur camarade M. Eiffel, dont l’œuvre est, en ce moment, a mirée parle monde entier, les barbistes avaient organisé hier soir un brillant banquet dans les salons du restaurant Brébant,. au premier étage de la Tour de trois cents mètres.
- Quatre cents anciens élèves de Sainte-Barbe, dont quelques-uns venus des contrées les plus lointaines, s’y trouvaient réunis.
- M. Eiffel présidait, ayant à ses côtés le président du comité de l’Association amicale, M. Clovis Lamarre; le président du conseil d’administration du collège, M. Maurice Bixio, et le directeur, M, Charles Casanova,.
- A leurs côtés avaient pris place : les généraux Carrey de Bellemare, Béziat, Rolland, Vasseur et Pagès; le colonel Lichtenstein; MM. Bayle, Béral, L. Dubief,. Paul Decauville, I)u-rand-Claye, Lefebvre de Viefville, A. Liouville, G. Krantz, Henry Fouquier, Bérardi, Aulard, Rafalowich, Heurteau, Terrillon, Ghampetier de Ribes, F. Hémon, Emile Bayard, Georges Clairin, Bouwens, Bouilhet^ Boutcoulesco, Villard, Nutly, etc., etc.
- Au dessert, M. Eiffel a pris le premier la parole: Après avoir rappelé que les organisateurs du banquet avaient tenu à le donner dans l’enceinte même de l’Exposition, afin de rendre hommage aux efforts de tous ceux qui ont tra-
- vaillé à rendre celle-ci digne de la France, M. Eiffel a ajouté :
- . La France, n’est pas seulement grande par ses-littérateurs et ses artistes, elle l’est encore par ses industriels et ses ingénieurs : do tous Sainte-Barbe peut revendiquer une large part. Les sciences, dans son enseignement, y sont cultivées avec autant de distinction que les lettres.
- La puissance de son Association amicale montre combien est vivace l’esprit de solidarité de ses enfants, qui ont tous foi dans ses quatre siècles et demi' d’existence et de traditions libérales, lesquelles lui assurent pour de longues années encore l’estime et la sympathie du monde.
- M. Clovis Lamarre, président du comité de l’Association amicale des anciens barbistes, a répondu à M. Eiffel par une spirituelle allocution en vers, dans laquelle il a successivement fait l’éloge du grand ingénieur français et de son merveilleux travail, et aussi l’éloge des barbistes en général.
- Puis M. D. Boutcoulesco, président du Comité roumain, qui venait de parcourir plus de trois mille kilomètres pour participer au banquet, a demandé à parler au nom des camarades des pays étrangers. Il a porté avec grand succès un toast à la France et au collège qui, en la leur faisant connaître, leur a appris à la respecter et. à l’ai mer.
- Dans cette fête en l’honneur d’un ingénieur français, on ne pouvait oublier le < premier ingénieur de France » ; on a donc bu à M. Carnot; puis on a chanté, car il est de tradition que, dans tous les banquets barbistes, il y ait des chansons.
- C’est",au milieu de la plus franche gaieté que s’est terminée cette fête originale.
- ^ p.* •• aimarr . — ir~:------------------- -
- Ouvreurs, Arrêteurs, Marchands de Tickets, Camelots, Marchands de Coco et Pisteurs
- L’Exposition attire autour du Champ de Mars, et de l’Esplanade des Invalides toute une population de camelots dont le métier est de tirer le plus grand profit des visiteurs qui se pressent à ses portes. Jamais occasion aussi favorable n’a. été offerte aux « sans-métier », aux « meurt-de-faim » de toute espèce, de s’étaler avec plus, d’audace aux yeux des « aristos » et de se mettre avec un sans-gêne plus triomphant « au. service des bourgeois. »
- Dès que l’Exposition ouvre ses portes, les-camelots sont à leur poste. A huit heures du matin, ils ont déjà pris position. Marchands de-tickets, d’articles de Paris, de victuailles, et jusqu’aux « ouvreurs de portières » et aux « arrêteurs de voitures » ont leur « place » qu’ils se-sont chaudement disputée. Et jusqu’à onze heures du soir, ils sont là, fiers et hautains dans-leurs costumes dépenaillés, allant, venant, criant leur « marchandise », offrant leurs services, empressés toujours, polis ou grossiers suivant la « tête » du « type » qu’ils veulent « refaire ».
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- Dans ce monde-là, les marchands de tickets tiennent, le haut du pavé, les ouvreurs de portières les traitent d’« aristos », de « banquiers ». Ce dernier terme est une insulte giave pour un camelot.
- Hier, à l’avenue Iiapp, un pâle voyou se querellait.avec un de ces marchands de -tickets...
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 188S
- — Retourne à Mazas, d’où tu sors, disait le marchand au voyou.
- Ce dernier baissa la tête, puis il se rapprocha de ses « collègues », comme il les appelle, ceux qui, n’ayant rien à vendre, exercent le métier 'qui consiste uniquement à demander aux visiteurs qui sortent de l’Exposition :
- — Voulez-vous une voiture ?
- Alors, terrible, les poings serrés, il cria :
- — Sale banquier !
- Les « collègues » se pressèrent autour de lui, et, après une discussion très courte, un d’eux prononça à voix basse :
- — C’est bon, on lui fera son affaire, au banquier.
- Le marchand de tickets achète sa « mardi an-•dise » à la Bourse ou à des intermédiaires entre les gros dépositaires et les vendeurs au détail. S’il dispose de quelque avance, d’une centaine de francs au moins, il achète directement en Bourse et le crie bien haut aux camarades. C’est •« le gros marchand ». Il arrive aux portes de l’Exposition, un paquet de feuilles de tickets sous le bras et prend volontiers, pour assurer la vente, des aides auxquels il remet une ou deux feuilles seulement et qu’il surveille de près, car ils seraient capables, les feuilles vendues, de « s’esbigner » avec la « galette ».
- Ceux qui ne disposent que de petites sommes achètent leurs tickets à des intermédiaires qui tiennent marché ouvert dans deux ou trois cabarets borgnes avoisinant l’Ecole militaire. Ce sont « les petits marchands ».
- Il y a quelques jours, une cabale fut montée par les gros marchands contre une intermédiaire, riche, paraît-il, et qui, autour du Champ de Mars, avait provoqué une baisse énorme de la marchandise. Elle avait pour quelques milliers de francs de tickets, et, pour s’en débarrasser en une seule fois, elle les avait revendus aux petits marchands à un prix inférieur au «ours de la journée. Les marchands qui avaient acheté en Bourse jurèrent de se venger. Ils parlaient de dénoncer au parquet cette « accapa-reuse » et, s’ils n’obtenaient pas justice, de « lui faire passer le goût du pain. » Inutile de dire que l’accapareuse se porte à merveille et continue son petit métier.
- Il résulte de l’enquête que nous avons faite que les camelots gagnent, en moyenne, de cinq à sept francs par jour. Les « gros », évidemment, font de plus belles journées. Un d’eux déclare que, depuis l’ouverture del’Exposition, il gagne de dix à douze francs par jour. Il est vrai qu’il emploie des « auxiliaires » qui vendent pour son compte et auxquels il remet, à la fin de la journée, de trente à quarante sous. On le traite d’ignoble exploiteur.
- Le marchand de tickets est presque toujours accompagné, au portes du Champ de Mars et de l’Esplanade, du marchand de guides de l’Exposition qui, lui, passe aux yeux des « camaros » pour un « type très calé. » Il est, en tout cas, plus poli à l’égard des chalands.
- Les marchands d’articles de Paris, de tours Eiffel, de porte-bonheur Eiffel, de montres Eiffel et de vingt autres objets sur lesquels est dessiné ou gravée la tour, ou accompagnés d’une réduction minuscule de ce clou de l’Exposition, harcèlent aussi les visiteurs.
- — Achetez, monsieur, un souvenir de l’Expo-
- sition. .
- — Voilà, madame, un beau cadeau à faire à quelqu’un.
- Les marchands de coco, eux aussi, se sont
- mêlés à la bande des camelots. Us crient sur un ton lamentable :
- Coco frais, messieurs, buvez du coco frais.
- A l’heure des repas, d’autres, à travers les barrières qui les séparent de l’enceinte de l’Exposition. crient à tue-tête :
- Achetez le vin frais ! voilà du pain, voilà du vin ! Qui veut du saucisson ?
- Et ils font d’excellentes affaires, le dimanche surtout, les approvisionneurs ambulants.
- Hier, avenue de Suffren, à sept heures, un des marchands pliait la petite table sur laquelle étaient étalées ses provisions et disait à sa femme, une grosse personne au teint pourpré :
- Ma petite, décampons. Voilà une bonne journée. Trente francs de recette !
- Et ii faisait gaiement sonner les gros sous qu’il avait ramassés dans un mouchoir de poche.
- , # *
- Les « arrèteurs de voiture », dit la Justice, sont les types les moins intéressants de ce monde de camelots. Ils cherchent à tout propos querelle aux petits marchands qu’ils traitent de « bourgeois ». Leur costume et leur figure en disent assez long sur le métier qu’ils exerceraient s’ils n’étaient pas là sous les yeux de la police, et qu’ils exercent sans doute la nuit, dans les quartiers déserts.
- Leur tenue et leur conversation inconvenante attirent forcément l’attention. C’est une lèpre qui s’étale honteusement à la porte du palais du Champ de Mars. Ils s’approchent de vous, au moment où vous sortez de l’Exposition, et vous disent: « M’sieu, voulez-vous une voiture?» et ne manquent jamais, si vous refusez leurs services, de vous jeter à la face une grossièreté malpropre.
- La police cependant les surveille et se montre à leur égard d’une sévérité inflexible. Mais s’il n’y a pas d’agents dans le voisinage, malheur à qui repousse leurs avances.
- Si on observe avec attention ces individus dans « l’exercice de leur profession », on remarque non sans quelque surprise qu’ils ont de fréquentes conversations avec des personnes correctement vêtues et qui rôdent, elles aussi, autour de l’Exposition.
- Quel est l’objet de ces conversations, qui ont lieu toujours à voix basse? Quels sont ces hommes dont le costume paraît si correct à côté de celui de « l’arrêteur de voiture » ?
- L’individu à peu près correct est un « pis-teur ». Il parle plusieurs langues et se charge de servir de « cicerone » aux étrangers. L’arrêteur de voiture flaire ces derniers dans la foule et les désigne au pisteur.
- L’étranger qui a accepté les services de ce dernier pour visiter l’Exposition, demande souvent qu’on l’accompagne dans les quartiers déserts de Paris. Le pisteur est alors accompagné de l’arrêteur. Notre homme est en bonne compagnie.
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- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration
- (Suite)
- Revue de la garde nationale et de la garnison de Paris passée par Charles X (30 septembre 1824)
- Louis XVIII était mort le 15 septembre 1824. Le 25 du même mois, son corps avait été solennellement transporté à Saint-Denis.
- Le 27 septembre, Charles X entrait en grande pompe à Paris, pour y prendre possession du trône. Trois jours après, il se montrait au Champ de Mars dans une revue où se trouvaient réunis quarante bataillons fournis par la garde nationale, la garde et les régiments de ligne de la garnison de Paris, trente-cinq escadrons et six batteries d aitileiie, au total, vingt mille hommes environ.
- Toutes ces troupes étaient placées sous les ordres du maréchal duc de Ileggio. Elles avaient pris position à dix heures du matin.
- ? Charles X, accompagné du dauphin, des ducs d’Orléans et de Bourbon, à qui les titres d’altesses royales venaient d’être décernés, de ses aides de camp, des maréchaux de France, vint au Champ de Mars, par le pont Royal, le quai d üisav et 1 esplanade des Invalides. Le marquis de Latour-Maubourg, gouverneur de ITfôtel, l’attendait devant la grille avec son état-major. Les invalides formaient la haie sur toute l’étendue de l’Esplanade.
- Deux calèches suivaient le cortège du roi • dans l’une se trouvait la dauphine, Madame, duchesse de Berry, et le jeune duc de Bordeaux, en uniforme bleu de colonel de cuirassiers; dans la seconde étaient les nouvelles altesses royales, la duchesse d’Orléans et mademoiselle d’Orléans.
- La revue dura une heure et demie. Lorsqu’il eût passé devant les lignes, le roi se plaça devant l’Ecole militaire, et le major général, avant pris ses ordres, fit former les troupes par division pour le défilé.
- Les gardes à pied, précédés du maréchal Oudi-not et ayant à leur tête le duc de Montenart ouvrirent la marche. L’infanterie de la garde et la garde suivaient. La première division était commandée par le comte Partounaux ; la seconde division marchait sous le commandement du comte de Bourbon.
- Le comte Coutard commandait l’infanterie de ligne et le comte Bordesoulle conduisait la cavalerie. Les gardes du corps obéissaient aux ducs d’LIairé, de Mouchy et de Luxembourg.
- Charles X repartit à quatre heures un quart, et rentra aux Tuileries après avoir reçu quantité de placets le long de sa route.
- Le lendemain, paraissait un ordre du jour ainsi conçu :
- La garde nationale ne s’était jamais montrée plus zélée ni plus belle qu’à la revue d’hier. Le roi, satisfait de la superbe tenue des bataillons et escadrons, ainsi que de la précision avec laquelle ils exécutèrent les divers mouvements, a daigné charger le maréchal commandant en chef de leur exprimer son contentement.
- Sa majesté, touchée des marques de dévouement dont elle avait recuelli l’expression en parcourant les lignes, voulut bien aussi charger le maréchal commandant en chef de faire connaître à la garde nationale le plaisir qu’elle avait eu de se trouver au milieu d’elle.
- Le maréchal, en transmettant aux légions les témoignages d’une si honorable bienveillapce, ne doute
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- pas qu’elles n’y trouvent motifs de reconnaissance et d’encouragement.
- Cette revue ne présente pas de caractère particulier, mais elle est la première à laquelle Charles X ait présidé comme roi de France. Nous avons cru utile de la consigner ici.
- (A suivre,) E. Maindron.
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- C’est un succès dépassant tout ce qu’on peut imaginer. Le Guide de Ici Tour Eiffel, le seul autorisé par M. Eiffel, a paru depuis quelques jours seulement et déjà trois éditions ont été enlevées comme par enchantement. Le Bulletin Officiel de VExposition, qui en est l’éditeur, a dû mettre toutes ses presses à contribution pour que la vente ne subisse aucune interruption. Ce succès s’explique par la manière dont le petit volume est exécuté.
- D’abord une charmante couverture dessinée parGil-Baer, avec un portrait de M. Eiffel d’une ressemblance frappante. Le texte contient tous les renseignements techniques et pittoresques nécessaires au visiteur : la rédaction en est claire, intéressante et amusante. De nombreuses gravures accompagnent le texte.
- Enfin, quatre superbes panoramas, donnant très exactement ce qu’on voit du deuxième étage de la Tour, c’est-à-dire Paris tout entier, complètent ce vade-mecum de l’ascensionniste.
- Le Guide de la Tour Eiffel est un joli volume, richement illustré, qui est tout à la fois le compagnon et le conseiller le plus sûr de l’ascensionniste et le souvenir le plus charmant de l’ascension.
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- LA BOURSE
- Li marché se ranime. La séparation des Chambres cause une satisfaction qui se traduit par la hausse du 8 0/0 à 84 22, de l’Amortissable à 87 12 et du 4 1/2 à 104 95. Les fonds étrangers sont également plus fermes.
- La hausse est-elle durable? On n’oserait pas l’affirmer. Il est évident que les vendeurs de primes sont dans une situation très délicate, mais ils ont encore du temps pour se retourner. Il est vrai que certains établissements de crédit achètent afin de provoquer la hausse de leurs propres titres.
- La situation n’est pas encore franche. Les capitaux de placement doivent attendre : d’ici quelques jours on verra bien si le mouvement est sérieux ou bien si ce n’est qu’un coup de spéculation. Car en réalité, rien ne motive une hausse. Tout, au contraire, semble motiver l’absten-iisn. La période électorale réserve des surprises.
- La Tour Eiffel est à 802 50.
- - M
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêles)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures: Fonctionnement des machines au Palais des Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 8 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite .et à gauche de la fontaine Coulan.
- De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais des Arts libéraux, au milieu des* pavillons des républiques américaines. — Représentations de jour Promenoir avec exposition et bars.— Dans la Salle Mauresque : la Belle Fatma et le Concert Tunisien.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues, de la mer, ville japonaise, orchestre, divertissement, buf* fet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face de la rue de l’Université, devant le pavillon du 'Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l’avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Srlobe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur ' les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de l’avenue de Suffren.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et diora-mas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face, Czarda hongroise, cuisine exotique ; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face de la grille des Invalides. .
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama d l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition. De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes. De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire. De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Goutan, phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Goutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de 9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
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- TES ASCENSIONS A EA TOUR
- A PIED
- Montée au 1er étage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du 1er au étage, par les escaliers Nord et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest.
- PAR ASCENSEUR
- Montée au 1er étage, par les piles Est et Ouest.
- Descente du 1er étage, par les ascenseurs des mômes piles.
- Montée au 2e étage :
- En partant du sol, par la pile Nord;
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du Pe étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION'DE 18^0
- GUIDE DE L’EXPOSITION
- en sept jours
- (Se munir du Guide illustré de VExposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket: 10 heures du matin.
- Arriver parla porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visitei- les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 0 millions). — Cla-se 30, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32,. tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 00, carrosserie. — Classe 40, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, lîis et tissus de lin.—Classe 30, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. • - Classe 43, chasse et pêche..— Classe 45, produils chimiques. —Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines. Galerie de ironie mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27,. appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art. — Classe 20, horlogerie. — Classe 29. maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2* partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une ld.ee d/ensembie de ia galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- sections étrangères
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. —: Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes* station électrique, Forges du nord,broderies anciennes. porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Bail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant -oumam, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Ilawaï, Guatemala, . Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre h a rnillionriième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la ' porte centrale et visiter la section française de peinlure en commençant par la première salle de droite, coté de i’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin: peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de j la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du . dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : ies deux premières Autriche, les cinq suivanlcs Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Es- ; pagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier do l’extrémité du palais, côté do la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark ; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande,, et dernière, rétrospective,
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique ;. deux suivantes, Suisse ; deux suivantes, Grèce. . :
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite ; aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement j du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine. j
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la ga- j lerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées au* j tour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Coutan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter ies deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir les quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau j ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. ; Auditions musicales. j
- Côté du jardin : section italienne. j
- Côté de i’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique. !
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de ; la section des instruments de musique. 1
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, j Suisse, Amérique du Nord, Portugal. j
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l'escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren,près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (Voté de la Seine).
- Parc i
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la I
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. Pavillons des différents pays. —.Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren ; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars); ou par le Troca-déro et le pont d’Péna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l'Habitation, — Los constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans ies galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annarn et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de P aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pontd’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sciflpture comparée; a l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro-qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de su...- an guichet de l’ascenseur pour monter avant que la-queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs . monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Améric; t n.
- Au deuxième étage: vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand/Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux, derrière le pavillon du Chili.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants subit, à partir d’aujourd’hui, une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’empare de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla-, Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
- A I I p "y 93, Boulevard Sébastopol, ce qu’il
- §\ ^ Lw Et* £m V I n y a de plus curieux après l’Exposition : les
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- M. Pierre PETIT, photographe du Bulletin officiel, se tient à la disposition des exposants. S’adresser à lui, place Cadet, 17, 19, 21, à Paris, ou au Bulletin officiel, qui se charge de transmettre les ordres.
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- 2e Série. — N° 65.
- Le Numéro : 15 Centimes
- Vendredi 19 Juillet 1889.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LA. DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements.......'...... 20 fr.
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRE
- Tiré à l'Exp-sition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
- (CLASSE 58)
- Annonces........................... la li^ne 3 fr.
- Itéclnmes.......................... ...... 5 s
- Faits divers....................... — -jo j,
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Dlomfield llouse, London- Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Dernière heure. — Echos. — Le Pavillon argentin au Champ do Mars. — Le Concours des Animaux reproducteurs {suite). — Le Champ de Mars depuis la Restauration {suite). — La Bourse. — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et réclames.
- (Vue intérieure du Dôme central
- et d’un côté de la Galerie du premier étage).
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1883
- CHRONIQUE
- Ce que c’est que la tentation. Hier, en donnant F « écho » des douze yoyageurs anglais qui Tiendront planter leur tente sur les glacis des fortifications de Paris, j’ai éprouvé des démangeaisons de plume.
- Je ne saurais résister au désir que j’ai d’analyser l’opération de ces ingénieux insulaires.
- D’abord la P ail Mail Gazette nous annonce gravement que les douze voyageurs, dont plusieurs journalistes, ont l’intention de résider dans la capitale en s’installant en dehoi s des fortifications : ce qui est assez joli déjà.
- Et pourquoi vont-ils emporter une tente assez grande pour abriter douze ou quinze personnes, contenant des lits, de la batterie de cuisine, etc. ?
- Pour éviter d’être écorchés par les hôteliers et les restaurateurs de Paris.
- Je vais aligner les comptes de ces messieurs et j’admets en dépense le chiffre de 20 francs,, par tête et par jour, constituant le maximum d « écoi-chure » dont chacun d’eux pourrait pâtir. Pour douze personnes, 240 francs, et pour 15 jours, 3,600 francs.
- Donc, ces messieurs d’Albion, pour éviter de payer 3,600 francs, vont dépenser plus de 10,000 francs en frais de tente, de literie, de mobilier, de batterie de cuisine, de transport et de voiture.
- Gomment trouvez-vous le calcul ?
- Voulez-vous que je vous dise mon humble avis? Ce sont des fantaisistes honteux, qui n’ont pas eu le courage de dire qu’il leur plaît de faire un voyage excentrique et d’arriver à l’Exposition comme on arrive à Palmyre, en caravane, en vivant sous la tente.
- Et n’ayant pas le courage d’avouer cela à leurs concitoyens, ces messieurs ont fait dire par la Pall Mail Gazette que c’était pour échapper aux exigences des restaurateurs et des hôteliers de Paris.
- Quelle vaste blague !
- Les gitanas fov ever ! 11 n est question, dans la grande Ville, que de ces charmantes sauva-gesses et de leur extraordinaire entrain. Les noms de Pepa, de Mathilda, de Soledad, d’Àntonia et de Juana sont sur toutes les lèvres. Et comme il y a des âmes qui ont la charité à l’état pathologique, il en est qui se sont apitoyées sur la fatigue que doivent éprouver, le soir venu, après tant de trémoussements et de danses, les pensionnaires du Grand-Théâtre ?
- Tranquillisez-vous, âmes à bonté clichee, les gitanas ne se fatiguent pas.
- Voulez-vous savoir ce qu’elles font le soir après la représentation, en rentrant en troupe à leur domicile de la rue de la Smala ?
- Eh bien ! elles se remettent a danser, a chanter et à battre des mains, jusqu’à une ou deux heures du matin et jusqu’à... en incommoder les voisins.
- Ames bonnes! remisez votre compassion, et gardez-la pour d’autres occasions... et surtout pour d’autres jarrets.
- Si la police des gitanas est facile au point de vue des mœurs intérieures de la smala, leur ca-pitan n’en est pas sans avoir certains ennuis sous forme de réclamations des marchands des environs, chez lesquels les gitanas vont s’approvisionner. Les yeux de ces inconscientes paraissent conformés pour une vue en double, dans ce sens que chaque fois qu’elles achètent une unité elles sont tentées d’en emporter deux.
- Peu à peu, ces attrayantes personnes se feront
- aux exigences de notre civilisation et, finalement, elles s’y conformeront, car leur intelligence est fine et déliée au possible.
- Le Théâtre annamite est de ces choses que l’on ne va pas voir deux fois ; le goût pour les miaulements de chats qu’on écorche n’étant pas très répandu. Cependant les circonstances les plus imprévues peuvent vous soumettre à une récidive. C’est cê qui m’est arrivé.
- J’accompagnais, à l’Esplanade, des amis de province qui voulaient voir çà. Et je dus m’exécuter. Après avoir pris cinq entrées au guichet de ce théâtre, je présentai, pour moi sixième, ma carte de presse.
- — Impossible, m’a-t-on répondu, il faut faire une demande au directeur et, sans nul doute, il vous accordera l’entrée.
- Je souris de pitié, je donnai mes vingt sous et j’entrai avec mes amis de province, qui en eurent assez au bout de vingt minutes. Et nous sortîmes de la boîte à migraine.
- Je ne critique pas l’entrepreneur qui exploite les miaulements des acteurs annamites. Il a encaissé mes vingt sous et en cela il a fait son métier.
- Ce que je lui reproche c’est d’exiger de nous de lui écrire une lettre, sachant bien qu’un journaliste qui se respecte ne va pas prendre la plume pour écrire à un monsieur qu’il ne connaît pas, qu’il n’est pas obligé de respecter, ne sachant pas qui il est ni d’où il vient; et pourquoi?... pour ne pas payer une place de vingt sous.
- Lorsque j’écris l’enveloppe d’une lettre je sais à qui j’écris. Or, j’ignore même le nom de ce monsieur, ’qui m’a fait manifester l’intention d’entrer en correspondance avec moi.
- Et il attendra sous forme.
- **#
- J’ai fait, dans le Bulletin Officiel, plusieurs articles sur le Panorama de la Compagnie transatlantique à l’Exposition. J’y ai traduit une admiration sincère, et ce dans des termes qui ont dû faire plaisir à la Compagnie transatlantique en général, et à M. Pereire, son président, en particulier.
- Très occupé au Bulletin officiel, comme vous pouvez bien le penser, je n’avais pas revu le Panorama de la Compagnie transatlantique depuis deux mois.
- Avant-hier, l’idée me prit de revoir ce charmant spectacle.
- J’y allai tout bonnement en présentant ma carte de presse.
- A ma grande surprise, on me fit une réponse calquée sur celle du théâtre annamite.
- — Impossible. Ecrivez à M. Pereire. Faites-lui votre demande et, sans nul doute, il vous accordera l’entrée.
- Dans toute l’Exposition, le Théâtre annamite et le Panorama transatlantique sont les seules exhibitions où pareille exigence m’ait été formulée.
- Le journaliste qui aurait la bêtise de faire une demande l’exonérant d’une entrée de vingt sous serait tenu pour un minable ou pour un pignouf par M. Pereire lui-même. Et M. Pereire n’a sans doute pas réfléchi, lorsqu’il a mis la presse dans cette alternative, ou de se voir refuser l’entrée du Panorama nonobstant ses cartes, ou de s’amoindrir en formulant une demande, grotesque par son exiguïté même.
- ^ #
- M. Pereire a-t-il voulu spéculer sur les vingt
- sous des journalistes ? Je repousse une pareille supposition.
- Je connais le faste intérieur et les somptueux dîners du président de la Compagnie Transatlantique comme le légendaire sergent connaissait les truffes : « pour avoir un cousin qui avait un ami dont le beau-frère en avait goûté. »
- M ais ce que j’en sais, me montre que je n’ai pas le droit de supposer que M. Pereire a pris la mesure dont il s’agit dans le but unique d’encaisser mes vingt sous à la porte du Panorama, comme un simple entrepreneur de théâtre annamite.
- Mais alors, c’est tout simplement pour avoir de moi un autographe ? Si M. Pereire est collectionneur, il n’aurait eu qu’un mot à dire, et chac un de nous se serait empressé de lui envoyer quelques lignes pour répondre à son amabilité envers la presse.
- Il aurait eu bourre et balle : à côté de signatures cotées, d’autres, la mienne par exemple, qui ne valent pas les vingt sous en question. Mais qu’importe ?
- Je sens le besoin de le redire : Je ne comprends rien, absolument rien à cet ordre de M. Pereire, qui aboutirait à l’envoi de près de trois mille lettres de demande d’entrée gratuite au panorama : les journalistes qui le visiteront étant plus de trois mille.
- Et encore une fois, je crois que jamais M. Pereire n’a songé à l’encaissement des trois mille francs produits par les entrées des journalistes.
- En réalité, nous payons deux fois : à la porte pour entrer, dans nos journaux respectifs la plume à la main. Mais écrire... jamais. Nous « poussons » assez de lignes en dehors de cela.
- N’y a-t-il pas un vieux proverbe qui dit que souvent ce sont les cordonniers qui sont les plus mal chaussés?
- Ch. L.
- -------------------------:--
- DERNIÈRE HEURE
- Très brillant banquet offert hier à l’Hôtel Continental par le comité d’organisation de la section russe au haut personnel de l’Exposition.
- Présents : MM. Tirard, Spuller, Fallières, Faye, Berger, prince Galitzin, etc.
- ##
- Un vin d’honneur sera offert, aujourd’hui jeudi àùheures, à l’Hôtel de Ville, àladélégation milinaise, qui sera présenté© au Conseil muni** pal parM. Mafü, député au . parlement italien.
- MM. les membres de la presse seront reçus sur la présentation de leur carte.
- ÉCHOS
- M. Carnot à l’Exposition
- M. le président de la République visitera, demain vendredi, l’exposition de l’enseignement technique (classes VI, VII et VIII), puis l’exposition du ministère de l’intérieur (classe XVI) et les classes XV et XIV.
- Il traversera, dans le palais des Arts libéraux, les sections des F ays-Bas, de la Belgique et de la Suisse.
- Il terminera sa visite par la classe XIII (instruments de musique).
- M. Carnot n’aura plus à voir, après cette promenade, que la galerie des Machines. Il la visitera en deux fois.
- Les médailles de l’Exposition
- Le jury chargé de juger le concours pour les médailles de l’Exposition universelle de 1889 s’est réuni hier, à une heure et demie, à l’Ecole des beaux-arts, sous la présidence de M. Tirard, président du conseil, commissaire général de l’Exposition.
- Il a choisi la maquette de M. Loris Bottée pour
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- la médaille destinée aux exposants récompensés, et la maquette de M. Daniel Dupuis pour la médaille commémorative qui sera offerte à tous les collaborateurs de l’Exposition.
- Il a jugé, et, outre, qu’il n’y avait lieu d’accorder de mention à aucun des douze autres artistes qui avaient pris part au concours.
- L'Éclairage
- Beaucoup de visiteurs de l’Exposition se plaignent de l’état d’obscurité qui règne le soir aux alentours de la porte Desaix, à l’avenue de Suffren.
- Ne serait-il pas possible d’installer au-dessus de cette porte une rampe de gaz dont la lumière pût égayer un peu ce coin morne de l’Exposition?
- Les conférences
- Samedi, à 4 heures, au palais du Trocadéro, conférence par M. Courajod, conservateur adjoint au musée du Louvre sur : VInfluence de là France du Nord dans l’œuvre de la Renaissance.
- A la même heure, au Cercle populaire (Esplanade des Invalides) conférence par M. Ch. Lucas, architecte, vice-président de la section d’apprentissage de l’exposition d’économie sociale de 1889.
- Sujet de la conférence :
- L’enseignement professionnel en France depuis 1789.
- Trois Suisses et un porte-monnaie
- Trois Suisses avaient quitté leurs grandes montagnes au milieu desquelles Guillaume Tell s’est immortalisé, pour venir passer des jours heureux sous la grande ombre de là tour Eiffel.
- • Ils venaient de déjeuner au restaurant des Petites Marmites, et, l’addition étant payée, pour respirer plus à l’aise, ils allèrent prendre le café sur la terrasse du restaurant. Le café et le pousse-café pris, le trésorier de ce petit groupe helvétique se mit en devoir de payer.
- O surprise ! le porte-monnaie contenant la ca-gnote des tro-is Suisses'avait disparu.
- Jugez de leur désappointement.
- Pick-Pocket
- Hier, un nommé Brucelle, âgé de dix-neuf ans, a été pris dans la classe 20 en flagrant délit de vol à l’étalage. Il avait avec lui deux complices qui ont pu prendre la fuite. Brucelle a donc seul été envoyé au Dépôt.
- Escalade
- Egalement envoyé au Dépôt, le jeune Alfred De-frain, âgé de dix-sept ans, qui, par mesure d’économie sans doute, voulait pénétrer dans l’Exposition en escaladant les clôtures sur la berge, près de la gare du Champ de Mars.
- Argent trouvé
- Une somme de 400 francs en billets de banque a été trouvée hier dans l’Exposition par un visiteur qui a voulu garder l’incognito et qui a dépo sé cette somme âu poste de police.
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- LE PAVILLON ARGENTIN
- Au Champ de Mars
- Bâtie en fer et revêtue ou ornementée de fontes, faïences, grès, terres cuites, mosaïques, verres, cuivres, etc., etc., cette jolie construction a été combinée de telle sorte qu’on la peut entièrement démonter et remonter ; aussi dès maintenant sa future destination lui mérite-t-elle le titre de Palais des Expositions de Buenos-Ayres.
- Il y a là une œuvre d’autant plus intéressante que l’art et le goût s’y donnent la réplique à l’écart de toute banalité. On ne pouvait d’ailleurs moins attendre de M. Ballu, l’architecte choisi par la commission argentine.
- L’édifice est à deux étages, reliés entre'eux, à l’intérieur, par un coquet escalier enfer et en bois. Une large coupole, qui ne mesure pas moins de 9 mètres de diamètre, forme le couronnement que complètent quatre autres coupoles plus petites avec dômes de verres et frises de mosaïque, porcelaines que rehaussent des cabochons de verre diversement coloriés. Aux quatre angles des pylônes supportent des groupes décoratifs dus au talent de M. P. Barrias.
- Avec leurs mosaïques, leurs verres et leurs appliques à facettes, ces pylônes que terminent des mâts-porte-drapeaux constituent un genre de décoration tout à fait particulier. Sur les pylônes intermédiaires ainsi que sur les frises qui courent au-dessus des corniches, les revêtements de faïence s’agrémentent également de cabochons qui, le soir venu, concourent avec tous les autres, y compris
- ceux qui s’enroulent à la grande coupole, à l’illumination générale.
- Ainsi parsemé, enguirlandé d’électriques étoiles, ce pavillon nous fait volontiers rêver de quelque joli sabbat mené dans le jardin des enchantements par les fées du bon Perrault.
- Mais revenons au soleil et, faisant le tour du monument, payons un tribut de curiosité à ces loggias dont les balcons renflés piquent sur l’ensemble une autre note originale.
- Trois frontons se remarquent sur la façade principale :
- Celui du centre comporte un groupe allégorique de Hugues « La République Argentine s’appuie sur un taureau; un moissonneur et un forgeron sont à ses côtés. Cette œuvre aussi hardie qu’élégante est du meilleur effet. Les deux autres frontons formés de mosaïques exécutées d’après les cartons deMM. F. Barrias et Roll, représentent : l’un « un berger dans la Pampa », l’autre « un laboureur ». Les soubasse-I ments et la frise qui les couronne sont en grès ; la maison Muller qui les a fournis expose là une de ses nouveautés.
- L’encadrement des grandes travées de chaque façade est revêtu en faïence bleu turquoise de Par-viilié; les fers et les fontes sont dorés.
- A l’intérieur, les pendentifs de la grande coupole rappellent agréablement Tornementation des caravansérails persans et dans des espaces ménagés entre les arcs qui descendent de la coupole, l’architecture a eu l’heureuse idée de placer quatre sujets allégoriques en bronze qui sont : l’Agriculture, par Ch. Gautier ; le Commerce et l’Industrie, par Tur-can; l’Art, par Lefèvre, et la Science, par Pépin.
- Une petite coupole, ornée de quatre tableaux, correspond à chacun de ces pendentifs.
- Pour le pendentif de l’agriculture, ces tabeaux sont : la Pêche à Buenos-Ayres, la Vendange (Tony Robert Fleury), la Coupe de bois, la Canne à sucre (Saint-Pierre).
- Pour celui du commerce et de l’industrie : la Tannerie, la Métallurgie (Besnard), le Téléphone, les Chemins de fer (Gervex).
- Pour le pendentif de l’art : l’Architecture et la Sculpture (Jules Lefèvre) : la Peinture, la Musique (H. Lekans).
- Pour celui de la science : la Physique, la Chimie (L.-O.Merson), l’Electricité, l’Astronomie (Cormon).
- Les vitraux sont, pour la plupart, de verre ondulé et teinté, mais non peint. Le mérite de leur exécution revient à M. E. Oudinot, l’artiste bien connu.
- Il y a certainement là une innovation appelée par son originalité à jouer un rôle dans la décoration de l’avenir.
- Le groupe dont s’ornemente le grand vitrail qui fait face à l’entrée au-dessus du premier palier a été composé d’après le carton de Toché, C’est la République française recevant en 1889 la République Argentine au Champ de Mars.
- Les balustrades ornées de .cabochons sont, de même que les balcons extérieurs, tout en fer forgé.
- Barrias, Faivre, Duffert, Charnel ont décoré les tympans triangulaires des fermes. Laureins en a fait autapt pour la frise où Toussaint a reproduit les traits des célébrités de la République Argentine.
- En résumé, les nouveautés à signaler dans le Pavillon argentin sont nombreuses. Nous avons en effet nommé les grès, les vitraux, les porcelaines, les mosaïques de porcelaine. Ceux de ces produits qui par eux-mêmes ne constituent pas d’innovation en deviennent une par l’intelligente application qu’un architecte de talent en a su faire. A ce sujet nous réitérons la mention spéciale plus haut donnée à cet ingénieux emploi de verres pour cabochons-appliques et foyers électriques.
- Pour conclure nous ajouterons que la plupart des documents dont les praticiens se sont inspirés pour I la décoration ont été envoyés du musée de la Plata.
- COEOUES D’ANIMAUX EEPRODUCTEURS
- ire DIVISION
- (Suite)
- ESPÈCE BOVINE
- Animaux mâles et animaux, femelles de races étrangères, nés et élevés à l’étranger, amenés ou importés en France et appartenant soit à des étrangers, soit à des Français.
- 10e catégorie, Rage des polders et des terrains bas du Nord, non comprises dans les catégories ci-dessus (Races de Wilster, du Marsh, Ton-dern, Bridenborg. etc.). — Animaux femelles de 1 à 2 ans : Premier prix, 250 fr., M. Brouwer (W.-D.-J), Pays-Bas; deuxième prix, 200 fr.. M. Mi-chiels (Corneille), Belgique; troisième prix, M. Brouwer (W.-D.-J).
- Animaux femelles de 2 ans et au-dessus : Premier prix, 300 fr., M. Brouwer (W.-D.-J.), Pays-
- 8
- Basdeuxième prix, 200fr.,M. Micliiels (Corneille), Belgique; troisième prix, 100 fr., M. Derboven, France.
- 3e CLASSE
- Ilaces de l’Europe centrale
- lre catégorie, Races Bernoise, Fribourgeoise et Simmenthal. — I, Race Bernoise. — Animaux mâles de 1 à 4 ans : Premier prix, 600 francs, M. Frey (Rodolpe), Suisse; deuxième prix, 500 francs, M. Enderli (Charles), Suisse; troisième prix, 400' francs, M. Weber (J.-R), Suisse : prix supplémentaire, Ecole d’agriculture, Suisse ; Prix supplémentaire, M. Haldimann (G.), Suisse ; mention honorable, M. Bûcher (Jean), Suisse; mention honorable, M. Bosset (François), Suisse.
- Animaux femelles de 2 ans et au-dessus : Deuxième prix, 300 francs, M. Witschi-Glauser, Suisse ; troisième prix, 200 francs, M. Witschi frères, Suisse.
- IL Race Fribourgeoise, — Animaux femelles de 2 ans et au-dessus : Premier prix, 400 francs, M. Rouchès (Noël), France.
- III. Race Simmenthal. — Animaux mâles de 1 à, 4 ans : Premier prix, 600 francs, Société d’élevage des vallées de Simmenthal et Saanen, Suisse; deuxième prix, la même; troisième prix, la même.
- Animaux femelles de 2 ans et au-dessus : Premier prix, 400 francs, Société d’élevage des vallées de Simmenthal et Saanen, Suisse; deuxième prix, la même; troisième prix, la même; quatrième prix, la même; mention honorable, la même; quatre-mentions honorables, la même.
- 2_e catégorie, Races Schwitz et analogues. — Animaux mâles de 1 à 4 ans : Premier prix, 600-francs, Société pour l’amélioration du bétail, Suisse; deuxième prix, 500 francs, M. Enderli (Charles), Suisse; troisième prix, 400 francs, Société pour l’amélioration du bétail, Suisse; quatrième prix,. 300 francs, M. Stacheli (B), Suisse; prix supplémentaire, M. Schindler (M.), Suisse.
- Animaux femelles de 2 ans et au-dessus : Premier prix, 400 francs, M. Backmann (Jean), Suisse; deuxième prix, 300 francs, M. Burgi, Suisse ; troisième prix, 200 francs, M. Hasler (Casp.), Suisse; quatrième prix, M. Siacheli (Jos), Suisse.; cinquième prix,' 100 francs, M. Ryhmer (Charles),, Suisse; prix supplémentaire, le même.
- 3e catégorie, races du Glane et de Birken-field. — Animaux mâles de i à 4 ans : Premier prix, 400 francs, M. Chemery (Alfred), France.
- Animaux _ femelles de 2 ans et au-dessus :• Deuxième prix, 200 francs, M. Chemery (Alfred), France.
- 4e catégorie, Races diverses non comprises dans les catégories ci-dessus (races et sous-races autrichiennes, tyroliennes, dux, etc.). — Animaux mâles de 1 à 4 ans : Premier prix, 400 francs, M. Graber (Joseph), France.
- Animaux femelles de 2 ans et au-dessus : Premier prix, 300 francs, M. Graber (Joseph), France.
- 5e catégorie, Race des Grisons. — Animaux mâles de 1 à 4 ans : Premier prix, 600 francs, M. Kahler, Suisse; Deuxième prix, 500 francs, M. Casparis, Suisse.
- Animaux femelles de 2 ans et au-dessus : Premier prix,4-00 francs, M. Caflisch, Suisse; deuxième-prix, 300 francs, M. Lanicca (Martin), Suisse; troisième prix, 200 francs, M. Masuger, Suisse ; quatrième prix, 100 francs, M. Braun (Simon), Suisse; prix supplémentaire, M. Risch, Suisse.
- 5e CLASSE
- Ilaces diverses non comprises dans les catégories précédentes
- Animaux mâles de 1 à 4 ans : Premier prix, 400 francs, M. Lambert (Ernest), Belgique; deuxième prix, 300 francs, M. Mélin (Victor), Belgique; troisième prix, M. Graber (Joseph), France.
- Animaux femelles de 1 an et au-dessus : Premier prix, 300 francs, M. Guillermain, France;, deuxième prix, 200 francs, M. Teugels-Derboven (Isidore), Belgique ; troisième prix, 150 francs,. M. Michiels (Corneille), Belgique; quatrième prix, 100 francs, M. Rouchès (Noël), France ; mention honorable, Compagnie « London and Provincial Dairy », Angleterre.
- objets d’art
- Un objet d’art de 1,000 francs est décerné à M. Donald Maclennan, Angleterre ; un objet d’art de 500 francs est décerné à M. Michiels (Corneille), Belgique.
- prix d’honneur
- Un prix d’honneur de 1,500 francs est décerné à M. Michiels (Corneille), déjà nommé; un grand prix d’honneur de 2,000 francs est décerné à M. Fenn (Thomas), Angleterre.
- DIPLOMES D’HONNEUR
- Un diplôme d’honneur est décerné à la société du Herd-book néerlandais pour l’ensemble de son
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- exposition; un diplôme d’honneur est décerné à la société d’élevage des vallées de Simmenthal et Saanen (Suisse), pour l’ensemble de son exposition.
- BANDES DE VACHES LAITIÈRES
- (En lait)
- Ire catégorie, races de grande taille : Premier prix,- 1,000 francs, M. Michiels (Corneille), Belgique ; deuxième prix, 700 francs, M. Teugels-Der-boven (Isidore), Belgique.
- 2e catégorie, races de moyenne et de petite taille : Premier prix, 800 francs, M. Brouwer (M.-D.-J.), Pays-Bas.
- prix d’honneur
- D’une valeur de 500 francs, décerné à M. Michiels (Corneille), déjà nommé.
- 2e DIVISION
- Animaux mâles, et animaux femelles des races
- soit françaises, soit étrangères, nés et élevés en
- France.
- Ire catégorie, races normandes. — Animaux mâles de i à, 2 ans : Premier prix, 700 fr., M. Gil-lain (Victor), France; deuxième prix, 600 francs, M. Fanet (Gaston), France; troisième prix, 500 fr., M, Guesdon (Augustin), France; quatrième-prix, 400 francs, M. Ceran-Maillard, France ; prix supplémentaire, M. Rasset (Louis-Narcisse), France; prix supplémentaire, M. Noël (François), France ; prix supplémentaire ; M. Barassin (Gustave), France ; mention honorable , Mme veuve Noël, France ; mention honorable, M. Lecaudey (Pierre), France.
- Animnux mâles de 2 à 4 ans : Premier prix, 700francs, M.Guesdon (Augustin),France; deuxième prix, 600 francs, M. Gloria (Eugène). France; troisième prix, 500 francs, M. Lecoispellier (Gaston), France ; quatrième prix, 400 francs, M. Barassin (Gustave), France ; prix supplémentaire, M. Fanet (Gaston), France; prix supplémentaire, M. Gillain (Victor), France ; mention honorable, M. Guérin (Léon), France; mention honorable, M. Ménard, France ; mention honorable, M. Céran-Maillard, France.
- Animaux femelles de 1 à 4 ans : Premier prix, 300 francs, M. Lecoispellier (Gaston), France; deuxième prix, 200 fraaa.cs, M. Guesdon (Augustin), France; troisième prix, 150 francs, M. Gillain (Victor), France ; quatrième prix, 100 francs, M. Le-paulmier, France ; prix supplémentaire, M. Gillain (Victor), déjà nommé; prix supplémentaire, M. Fanet (Gaston), France ; mention honorable, M. Céran-Maillard, France; mention honorable, M. Noël (François), France ; mention honorable, M. Lecoispellier (Gaston), déjà nommé.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans : Premier prix, 400 francs, M. Castel (Thomas), France; deuxième prix, 300 francs, M. Gillain fils, France; troisième prix, 200 francs, M. Noël (François), France; quatrième prix, 100 francs, M. Lepaulmier, France; prix supplémentaire, M. Barassin (Gustave), France; prix supplémentaire, M. Céran-Maillard, France ; prix supplémentaire, M. Lecoispellier (Gaston), France; mention honorable, M. Fanet (Gaston), France; mention honorable, M. Gillain (Victor), France; mention honorable, M. Peschet, France.
- Animaux femelles de plus de 3 ans : Premier prix, 500 francs, M. Gillet (Alfred), France ; deuxième prix, 400 francs, M. Fanet (Gaston), France ; troisième prix, 300 francs, M. Plenry (Albert), France ; quatrième prix, 200 francs, M. Céran-Maillard, France ; deux prix supplémentaires, M. Guillermain, France ; prix supplémentaire, M. Lecoispellier (Gaston), France; Mention très honorable, M. Gillain (Victor), France; mention honorable, M. Fanet (Gaston), France ; mention honorable, M. Castel (Thomas), France ; mention honorable, VI. Barassin (Gustave), France : mention honorable, M. Tible, France.
- 2e catégorie, Rage Flamande. — Animaux mâles de 1 à 2 ans : Premier prix, 700 francs, M. Rancy (Auguste), France ; deuxième prix, 600 francs, M. Gruson-Cousinne, France; troisième prix, 500 francs, M. Morel (Maurice), France; quatrième prix, 400 francs, M. Ghestem (Alix), France ; prix supplémentaire, M. Ardaens (Stanislas), France; prix supplémentaire, M. Menne-Ganler, France; mention honorable, M. Deram (Victor), France; mention honorable, M. Cattœn (Louis), France.
- Animaux mâles de 2 à 4 ans : Premier prix, 700 francs, M. le vicomte de Noyelles, France; deuxième prix, 600 francs, M. Duriez (Edmond), France ; troisième prix, 500 francs, M. Lebecque, France, quatrième prix, 400 francs, VI. Bacy (Jules), France; mention très honorable, M. Morel (Maurice), France.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans : Premier prix, "250 francs, VI. Morel (Maurice), France; deuxième prix, 200 francs, M. Bacy (Jules), France; troisième prix, 100-francs, M. le vicomte de Noyelles, France; mention honorable, M. Lebecque (Arthur), France; mention honorable, M. Janssen (Edmond), France.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans : Premier prix,
- 300 francs, M. Lebecque (Arthur), France; second prix, 200 francs, M. Menne-Ganler, France; troisième prix, 100 francs, M. Morel (VIaurice), France; mention honorable, M. Blondé (Louis), France.
- Animcmx femelles de plus de 3 ans : Premier prix, 400 francs, VI. Lebecque (Arthur), France ; deuxième prix, 300 francs,M. le vicomte de Noy elles, France ; troisième prix, 200 francs, VI. Duriez (Edmond), France; prix supplémentaire, M. Cousin (Adolphe), France; prix supplémentaire, M. Guil-lermam, France ;• mention très honorable, M. Lebecque (Arthur), déjà nommé; mention honorable, M. Morel (Maurice), Franc®; mention honorable, M. Duriez (Edmond), précité.
- 3e catégorie, rages charolaise et nivernaise. — Animaux mâles de 1 à 2 ans : Premier prix, 700 fr., M. Joyon (Alfred), France; deuxième prix, 600 francs, VL Bourdeau (Achille), France: troisième prix, 500 francs, M. le comte de Saint-Vallier, France; quatrième prix, VI. Bourdeau (Achille), précité; prix supplémentaire, VI. Moreau (Claude), France.
- Animaux mâles de 2 à 4 ans : Premier prix, 700 francs, VI. Chaumereuil (Pierre), France; deuxième prix, 600 francs, M. Aucouturier (Gilbert), France; quatrième prix, 400 francs, VI. Seguinot (Ferdinand), France.
- Anima,ux femelles de 1 à: 2 ans : Premier prix, 300 francs, VI. Joyon (Alfred), France ;• deuxième prix 200 francs, M. Moreau (Claude), France; troisième prix, 150 francs, M. Tripier (Antoine), France; quatrième prix, 100 francs, VI. Berthier (Gabriel), France; Prix supplémentaire, M. Bardin (Frédéric), France.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans : Premier prix. 400 francs, VI. Chaumereuil (Pierre), France; deuxième prix, 300 francs. M. le comte de Saint-Vallier, France ; troisième prix, 200 francs, M. Joyon (Alfred), France; quatrième prix, M. le comte de Saint-Vallier, déjà nommé. Prix supplémentaire, M. Tripier (Antoine), France; Prix supplémentaire, M. le comte de Bouillé, France ; Prix supplémentaire, VI. Aucouturier (Gilbert), France.
- Anima,ux femelles de plus de 3 ans : Premier prix, 500 francs, VI. le comte de Saint-Vallier, France; deuxième prix, 400 francs, VI. Bardin (Frédéric), France; troisième prix, 300 francs, VI. Tripier (Antoine), France; quatrième prix, le môme; prix supplémentaire, M. le comte de Saint-Vallier, déjà nommé; prix supplémentaire, VI. le comte de Bouillé, France; prix supplémentaire, M. Moreau (Claude), France.
- 4e catégorie, Rage garonnaise. — Animaux mâles de 1 à 4 ans : Premier prix, 700 francs, VI. Ollivier (A.), France; deuxième prix, 600 francs, M. Régimon (Pierre), France; troisième prix, 500 francs, VI. Medeville, France; quatrième prix, 400 francs, M. Régimon (Jean). France; mention très honorable, M. Courrèges (Guillaume), France.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans : Premier prix, 250 francs, VI. BernèdefFrançois),France; deuxième prix, 150 francs, M. Riffaud (Pierre), France.
- Animaux femelles de 2 à, 3 ans : Premier prix, 300 francs, M. Olivier (A.), France; deuxième prix, 200 francs, VI. Bernède (François), France.
- Animaux femelles de plus de 3 ans : Premier prix, 400 francs, M. Régimon (Jean). France; deuxième prix, 300 francs, M. Bernède (François), France; troisième prix, 200 francs, M. Bazas (Antoine), France.
- 5e catégorie, Rage limousine. — Animaux mâles de 1 à 2 ans : Premier prix, 700 francs, M. Teisse-renc dd Bort (E.), France; deuxième prix, 600 fr., M. Rouard de Card (Joseph), France; troisième prix, 500 francs, M. de Léobardy (Charles), France; prix supplémentaire, M. Parry (Louis), France; prix supplémentaire, M. Lamy de la Chapelle, France; prix supplémentaire, M. Foussat (Marcellin), France.
- Animaux mâles de 2 à 4 ans : Premier prix, 700 francs. VI. Charain (Joseph), France; deuxième prix. 600 francs, VI. Foussat (Marcellin), F’rance; troisième prix, 500 francs, M. Delpeyrou (Albert), France; prix supplémentaire. M. Parry (Louis), France; prix supplémentaire, M. Lamy de La Chapelle, France; prix supplémentaire, M. Navières du Treuil (Adolphe), France,
- Animaux femelles de 1 à 2 ans : Premier prix, 250 francs, M. Teisserenc de Bort (E.), France; deuxième prix, le même ; troisième prix, 150 francs, M. de Léobardy (Charles), France; prix supplémentaire, VI. Parry (Louis), France; prix supplémentaire, M. Lamy de La Chapelle, France; mention honorable, M. Foussat (Marcellin), France; mention honorable, M. Duboucheron (Alexis), France.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans : Premier prix, 300 francs, M. de Léobardy (Charles), France; deuxième prix. 250 francs, M. Lamy, de La Chapelle, France; troisième prix, 150 francs, M. Cail-laud (Achille), France; prix supplémentaire, M. de Léobardy (Charles), déjà nommé; prix supplémen-
- taire, M. Teisserenc de Bort (E), France ; prix supplémentaire, VL Foussat (Marcellin), France; prix supplémentaire, M. Boudet (Paul), France.
- Animaux femelles de plus de 3 ans : Premier prix, 400 francs, VL Parry (Louis), France; deuxième prix, 300 francs, VL de Léobardy (Charles), France; troisième prix, 200 francs, VI. Gaillaud (Achille), France; prix supplémentaire, VI. Lamy de la Chapelle, France; prix supplémentaire, M. Teisserenc de Bort (E.), France; prix supplémentaire, M.Foussat (Marcellin), France; mention honorable, M. de Léobardy (Charles), déjà nommé; mention honorable, M. Navière du Treuil (Adolphe), France.
- 6e catégorie, Rage de Salers. — Animaux mâles de 1 à 4 ans : Premier prix, 700 francs M. Abel (Antoine), France; deuxième prix, 600 fr., M. Vidal (Pierre), France; troisième prix,500 francs; M. Couderc (Antoine), France; quatrième prix, 400 francs, M. Lapeyre, France.
- (A suivre)
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- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration (b>
- (Sicile)
- Commémoration de la prise du Trocadéro (31 août 1826)
- En 1823, vingt mille hommes de l’armée française, placés sous le commandement supérieur du duc d’Angoulême, assiégèrent Cadix. Les opérations militaires étaient poussées avec une grande énergie.
- Le 31 août, après un combat vif et meurtrier, les Français enlevaient d’assaut le Trocadéro et le fort San Luis, dont la possession les mettait, par suite de la campagne, dans une situation excellente.
- Le 3 octobre, Cadix capitulait. C’était un fait d’armes fort honorable pour l’armée et pour son chef, mais ce fait d’armes fut mal compris et mal jugé à Paris.
- Balzac, dans une brillante étude sur Louis XVIII, dit :
- « Les railleries indécentes qui accompagnè-« rent les succès rapides du duc d’Angoulême ne « purent manquer d’arriver à ses oreilles et de « lui prouver que la propagande révolution-« naire l’emportait sur le vieil esprit national. »
- Lorsque le duc d’Angoulême rentra en France, il ne fut point accueilli comme il méritait de l’être ; il semblait qu’on le rendît brutalement responsable des agissements du fournisseur concussionnaire Ouvrard, dont la scandaleuse fortune, outrageusement augmentée par l’expédition de 1823, fixait depuis longtemps l’attention des moins prévenus.
- En 1826, Charles X pensa qu’il était équitable de revenir sur cette impression aussi mauvaise qn’elle était irréfléchie. Il choisit le troisième anniversaire dé la prise du Trocadéro pour donner une fête militaire, dont la pose de la première pierre d’une caserne devint la raison apparente. La fête, fixée à huit heures du soir, devait rappeler dans ses grandes lignes le combat du 31 août 1823.
- La caserne qu’il s’agissait de construire devait occuper les hauteurs de Chaillot qui, à partir de ce jour, prirent le nom de Trocadéro.
- Sur l’emplacement de la future caserne, on avait élevé un arc de triomphe, sur la frise duquel on lisait :
- Au prince généralissime
- (l)Leühamp de Mars, 1750-1889, par Ernest Vf aindron.
- — Paris, Ludovic Baschet, 1 volume grand in-8c illustré.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Et plus bas :
- Son nom, ses vertus et sa gloire Sont à jamais inscrits au temple de Mémoire
- Quatre bas - reliefs décoraient les faces de l’arc et représentaient :
- Le prince récompensant la bravoure d’un soldat sous le feu de la place de Saint-Sébastien;
- Le prince refusant les honneurs qu’on lui avait préparés à Burgos;
- Le prince donnant l’exemple de la valeur et du sang-froid à la batterie de Santi-Petri;
- Le prince recevant le roi et la reine d’Espagne à Sainte-Marie.
- Cinq figures, Madrid, Barcelone, Valence, la Corogne et Cadix ornaient cinq niches ménagées dans l’attique.
- Deux trophées et un quadrige portant la France entre deux renommées, couronnaient le monument.
- Entre l’arc de triomphe et le palier supérieur des rampes de Chaillot, douze colonnes mili- taires chargées de drapeaux et d’armes rappelaient les actions principales de la campagne de 1823. Quatre grands trophées limitaient une voie triomphale. Des pots à feu, des trépieds et des girandoles éclairaient cette voie.
- Sur un tertre à droite de la position, on avait disposé pour le dauphin et la dauphine une tente, celle-là même qui avait servi au prince pendant la campagne. Quatre autres tentes avaient -été dressées à droite et à gauche pour les ministres, le corps diplomatique, les principaux fonctionnaires et les officiers généraux présents à Paris.
- Une enceinte réservée à l’extrémité septentrionale du Champ de Mars contenait 2000 invités, 2,000 hommes pris dans les régiments de la garnison de Paris et 500 invalides.
- Le dauphin et la dauphine arrivèrent à huit heures et demie. Le ministre de la guerre les reçut et les accompagna jusqu’à la tente du duc d’Angoulème. >
- Immédiatement, dix bataillons de la garde royale commandés par le maréchal de camp de Saint-Hilaire, se formèrent sur la rive gauche de la Seine, à droite et à gauche du pont d’Iéna et commencèrent un feu de mousqueterie. Des pièces d’artillerie les soutenaient. D’autres bataillons postés sur la rive'droite et représentant les Espagnols répondirent à ce feu. Au bout d’un quart d’heure, les bataillons de la rive gauche se formèrent en colonne d’attaque, traversèrent le pont et refoulèrent les Espagnols qui se replièrent sur les rampes de Chaillot. Les rampes attaquées à leur tour et enlevées, les vaincus se reformèrent en arrière de la position.
- Cette petite guerre terminée, le dauphin et la dauphine se rendirent à l’arc de triomphe et posèrent la première pierre de la caserne. Des salves générales d’artillerie et de mousqueterie et un bouquet de bombes terminèrent cette fête militaire, dont le Moniteur fit un pompeux récit.
- La fête, annoncée pour ce soir, dit le Courrier Français, a eu lieu malgré l’incertitude du temps; quelques gouttes de pluie, qui tombaient par intervalle, n’avaient point empêché une affluence considérable de se rendre au Champ de Mars et dans les environs. Les hauteurs de Chaillot étaient illuminées. La fête a commencé à plus de huit heures ; on a vu pendant une heure et demie un feu croisé de chandelles romaines plus ou moins nourri, une canonnade à bombes lumineuses et ensuite des flammes de bengale ; on savait, par le programme, que tout cela représentait l’attaque du Trocadëro et la pose d’une première pierre. Quand les fusées ont cessé de briller dans l’air, on a présumé que le fort était pris et la pierre posée, et les spectateurs ont repris paisiblement le chemin de leur domicile.
- Le Constitutionnel est encore moins enthousiaste. Après avoir reproduit le récit du Moniteur, il ajoute :
- Il est présumable que cette relation avait été envoyée à!avance au Moniteur ; le nombreux concours de citoyens qui s’étaient rendus au JËfamp de Mars et dans les environs, pour jouir delà fête militaire, dédiée à Mgr le Dauphin, trouveront sans doute que les pompeux récits du journal officiel s’accordent peu avec ce qu’ils ont vu. La fête
- a semblé mesquine, incomplète, et peu digne de , l’auguste prince qui en était l’objet. ,
- Le Moniteur riposte aigrement :
- D’où vient que les journaux libéraux sont si irri- ! tés d’une fête donnée en mémoire de la prise du : Trocadëro? Qu’y a-t-il de si offusquant pour eux ' dans ce souvenir d’une action si digne de la valeur -française, et d’une campagne si glorieuse et si utile ; pour notre patrie?
- Les uns regrettent que cette campagne ait renversé ce bien heureux gouvernement des Cortès, 1 qui devait faire, selon eux, le bonheur de l’Espagne, j à peu près comme l’Assemblée nationale et la Con- ! vention ont fait le bonheur de la France, et qui ( avaient en effet débuté de la même manière.
- D’autres, n’osant pas avouer qu’ils regrettent que la révolution d’Espagne, commencée par la capti- , vité du roi, n’ait pas reçu le complément de ce pre- ( mier acte, s’indignent de l’état actuel de ce pays, et triomphant aux moindres apparences de mauvais , temps, reprochent au ministre de la guerre d’avoir ' rappelé le souvenir d’une action qui est la gloire de notre époque.
- Que regrettent les uns ? L’illégitimité. De quoi sont blessés les autres ? De la légitimité.
- La légitimité a adopté de bonne foi et avec orgueil la gloire de la France sous les gouvernements même les plus atroces. L’illégitimité repousse la gloire de la France et la repousse avec horreur. Elle lui fait mal ; et quelque effort qu’elle fasse pour en paraître satisfaite, on voit que son sourire forcé est celui de la douleur et de la dissimulation du méchant. Cela est simple ; la France même usurpée était à la légitimité. La France sous le roi légitime n’est plus rien pour la révolution.
- Pourquoi cette noble campagne d’Espagne, la prise du Trocadéro, Lorca, Fiers, Gamgillo, Logro-gno et tant d’autres beaux faits d’armes leur causent-ils tant de fureur? Cela est encore tout simple.
- Le coup de canon de la Bidassao a foudroyé leur dernière espérance, les a blessés à mort; le Trocadéro les a achevés.
- Pourquoi encore cette fête offerte au prince généralissime a-t-elle tant affecté les partisans de l’illégitimité? C’est qu’elle a réuni toutes les gloires, qu’ils auraient voulu qu’il n’y en eût jamais d’autre pour la France que celle que nous avons acquise sous leur domination; gloire, au reste, qui doit nous être doublement chère, et parce qu’elle leur est étrangère, et parce qu’elle a couvert de son éclat et les crimes et "les maux enfantés par leur gouvernement. Ce n’est pas sans fruit que M. le Dauphin se montre aux soldats, et leur parle avec cette affabilité qui règle sa valeur sur le champ de bataille; ce n’est pas sans émotion et sans amour que les Français voient près de lui cetté épouse chérie, la fille de nos Rois, comme lui, comme le Roi, l’objet des •vœux de la France. Ce grand jour consacré de nouveau et replacé sous les yeux de la patrie charmée, est un jour de douleur pour les révolutionnaires. Cette attaque vive et brillante; cette prise de possession, en quelque sorte à main armée, d’une position qu’ils avaient vouée à un autre usage, tout ce qui se rattache de souvenirs et de pensées à cette fête, est pour eux, ils ne peuvent le cacher, une cause de douleur et de rage. Ce monument du Trocadéro, aperçu de tout Paris et vu au loin des plaines fertiles que la Seine arrose, va consacrer un nom qui ne sera jamais effacé. Ils le verront eux-mêmes toutes les fois qu’ils passeront sur les ponts de 1a. capitale ou sur ses promenades, et déjà ils croient y lire ce terrible arrêt pour la révolution :
- De la ligue à jamais le trône est renversé,
- Tu l’emporles, Bourbon, notre règne est passé.
- Le Courrier français piqué au vif répond :
- Nous lisons dans le Moniteur une violente phi-lippique contre ceux qui n’ont pas approuvé le programme arrêté par M. le ministre de la guerre pour la cérémonie du 31 août. Comme le Courier seul a publié quelques observations à ce sujet, il est bien obligé de prendre pour lui la terrible sortie du Moniteur. L’amour-propre blessé perce à chaque mot dans cette furieuse diatribe. On y apprend que tous ceux qui n’ont pas admiré le feu d’artifice militaire conçu, ordonné par M. de Clermont-Tonnerre et exécuté sous sa direction, sont des révolutionnaires qui voulaient soumettre l’Espagne au régime de la Convention, qui repoussèrent la gloire de nos armes par amour de l’illégitimité et par haine de la légitimité.
- Mais ces révolutionnaires se débattent en vain ; le coup de canon de la Bidassoa a foudroyé leur dernière espérance, les a blesssés à mort ; les fusées du 31 août les ont achevés; cette fête est pour eux une cause de douleur et de rage ; quand ils se promèneront ou quT7s passeront sur les ponts de la capitale, ils apercevront le monument du Trocadéro, et déjà ils croient y lire ce terrible arrêt pour la Révolution :
- De la ligue à jamais le trône est renversé,
- Tu Vemportes, Bourbon, notre règne est passé.
- On ne soupçonnait pas de si grands résultats ca-
- chés sous le divertissement militaire de la hauteur de Chaillot, et l’on est forcé de s’écrier après avoir lu le Moniteur : que de choses dans un feu d’artifice ! Pourtant il est encore bien des gens qui persistent à croire que la gloire de nos armes et les principes de la légitimité ne sont pas irrévocablement liés au succès plus ou moins éclatant des chandelles rlmaines et des fusées volantes imaginées par M. de Clermont-Tonnerre pour donner au Parisien l’idée d’une bataille, etc., etc. Lorsqu’on lit dans la Gazette de France : « S. E. le ministre delà guerre, suivi d’un seul aide de camp, paraît à sept heures moins un quart, et se fait rendre compte de toutes les dispositions », on se rappelle involontairement Bossuet disant, dans l’oraison funèbre du grand Condé : « A la veille d’un si- grand jour, et dès sa première bataille, il est tranquille tant il se trouve dans son état naturel... » Le voyez-vous comme il vole à la victoire ou à la mort? Et lorsqu’on songe qu’il s’agit, d’une part, de feu d’artifice, et de l’autre, de la bataille de Rocroi, il est bien permis de sourire, sans pour cela mériter le reproche de repousser la gloire de nos armes par amour de l’illégitimité, etc.
- (A suivre,) E. Maindron.
- ROUXEL, ûd’ArmeSjlôS, r. Montmartre, Paris. Drcatal.25c.
- LA BOURSE
- Les affaires sont languissantes, mais les offres, peu nombreuses d’ailleurs, trouvent leur contrepartie assez facilement pour qu’il soit possible de soutenir les cours sans grand effort.
- Le § 0/0 est à 84 25, F Amortissable à 87 20, le 4 1/2 à 104 90, l’Italien à 94 42, l’Extérieure espagnole à 78 1/16 en hausse d’un demi point. Cependant la situation financière de l’Espagne n’est pas brillante. Il faudrait, pour remettre le Trésor à flot, un emprunt de 1200 millions que nul ministre n’oserait lancer.
- La Banque de France est en reprise à 3820. Le Crédit foncier monte à 1272 50 et ses obligations sont très de-
- TY1 D ri P P Q
- La Tour Eiffel monte à 812 50.
- Voir à la Section Anglaise
- Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
- S’ENFILANT TOUTES SEULES, FABRIQUÉES PAR
- W BARTLEET ET SONS
- Vente en gros à Paris ; MM, les Fils de F. Charpentier, 36, bd Sébastopol
- LES ASCENSIONS A EA TOUR
- A PIED
- Montée au 1er étage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du 1er au 2& étage, par les escaliers Nord et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest.
- PAR ASCENSEUR
- Montée au étage, par les piles Est et Ouest.
- Descente clu Ier étage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- Montée au 2e étage :
- En partant du sol, par la pile Nord;
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du 2e étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets ;
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L’EXPOSITION
- en sept jours
- (Se munir du Guide illustré de l’Exposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket : 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 0 millions). — Classe 36, habillements des deux sex^s. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 00, carrosserie. — Classe 40, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fus et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. -- Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux. •— Classe 41,. produits de l’exploitation des mines.
- Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d'art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. -- Classe 28, parfumerie. — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique, — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2® partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une ld6e d'ensemble de la galerie. |
- visiter ièo càUoSôô <~iù io^--u£— &hTtUoScS dans l’ordre j suivant, en commençant par le côté droit en venant j de l’avenue de La Bourdonnais. j
- SECTIONS ÉTRANGÈRES !
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES !
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie. ;
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage, et corderie. —1 Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord,broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Caii, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue_ de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie I
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de i’avenue de La Bourdonnais, puis les six salies suivantes du môme côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivanlcs Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier do l’extrémité du palais, côté do la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wôge; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voiries neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce. j
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Coûtai), avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir les quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique. ‘ •
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée ; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et m.étiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie ("côté de la Seine).
- Parc i
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la I
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. — Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition. ...........
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Bue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren ; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américain.3.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure ; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère ; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des-travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux, derrière le pavillon du Chili.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Le Palais des Enfants subit, à partir d’aujourd’hui, une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’empare de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE — Partie officielle : Arrêté. — Partie non officielle : Chronique. — Ordre des travaux des Jurys. — De quelques Croix. — Echos. —Encore un Congrès. — Le Service médical à l’Exposition. — Le Concours d’horticulture. — Le résident général à la section tunisiene. — Les Italiens à l’Exposition. — Le Concours des Ani-maux reproducteurs )suite). — La Bourse. —Guide des Attractions. — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et réclames.
- LE PAVILLON DU MINISTÈRE DE LA GUERRE
- PARTIE OFFICIELLE
- Par arrêté, en date du 16 juillet 1889, du président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889, M. Bouffet, « conseiller d’Etat, directeur de l’administration départementale et communale au ministère de l’intérieur, a été nommé membre adjoint de la commission consultative de contrôle et de finances de l’Exposition universelle de 1889, pour y représenter le ministère de l’intérieur, en remplacement de M. Allain-Targé, démissionnaire. ------------------------«*,-----
- PARTIE NON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- La fraude se glisse partout, dès qu’il y a la moindre fissure quelque part.
- C’est ainsi qu’à l’Exposition, les fraudeurs n’ont pas tardé à savoir que, le Champ de Mars étant considéré comme entrepôt, les marchandises qui y entrent étaient exonérées de tous droits de douane et d’octroi.
- Qu’ont-ils fait alors ? Sous prétexte d’apporter des victuailles pour se réconforter, ils se chargent, dès le matin, de paniers énormes, voire même de valises, et le soir ils sortent avec leurs récipients, plus bourrés qu’à l’entrée de mille objets divers, échappant à tout droit.
- Ce manège va cesser.
- Dès aujourd’huiy en visitera à la sortie tous les colis suspects.
- Avis aux fraudeurs.
- Les quelques détracteurs en chambre qu’a en-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1883
- cor6 devers elle 1 Exposition, se rabattent a la dernière heure sur cette suprême critique .
- « l’Exposition est un bazar et une foire ».
- Or, cette critique, comme toutes les autres du reste, tombe absolument à faux; car l’administration a tout fait pour empêcher qu’aucun produit, sauf les produits de l’extrême. Orient, et d’une authenticité reconnue, ne fût vendu dans l’intérieur de l’Exposition ; elle n’v a certainement pas toujours réussi, mais ses efforts viennent de se manifester par un acte de vigueur, auquel nous ne saurions trop applaudir.
- Depuis trop longtemps déjà les petits marchands égyptiens, marocains, tunisiens, algériens, etc., tant ceux du Champ de Mars que ceux de l’esplanade des Invalides, se montraient récalcitrants à toute observation ; ils vendaient, malgré des défenses réitérées, des bibelots de toutes sortes, qui venaient bien de la rue du Caire, mais de celle qui est voisine de la rue d’Aboukir.
- Cette fois, l’exécution est radicale ; les deux cent cinquante bazars orientaux sont soumis à une inspection minutieuse, et fermés tout d’abord par mesure de précaution ; on ne les laissera se rouvrir que le jour où les marchands pourront exhiber des produits vraiment orientaux.
- C’est justice, car le public et les exposants avaient quelque droit de se plaindre, le premier qu’on l’exploitât, et, les seconds, qu on leur défendît de vendre quoi que ce fût, sous prétexte qu’ils n’étaient pas orientaux.
- Après cette mesure énergique, nous verrons bien si les marchands à fez et à turban viendront à résipiscence.
- A propos de la seconde critique « l’Exposi-est une foire », un de nos confrères raconte qu’une fermeture, non moins juste, vient d'être faite à l’esplanade des Invalides. C’est celle d’un établissement tout récemment ouvert. « Le propriétaire de ce lieu, dit notre confrère, avait jugé à propos d’y introduire comme servantes des demoiselles trop... familières. Il corsait, en outre, les attractions offertes à ses consommateurs en leur exhibant une femme colosse ornée d’une barbe de la plus gigantesque dimension. C’était vraiment trop à la fois.
- La femme sapeur a protesté avec une énergie désespérée contre, la décision qui la frappe par contre-coup : « Alors, parce qu’on a de la barbe, disait-elle, on ne peut plus nourrir ses enfants ! »
- Il va sans dire qu’on n’a rien écouté de ces doléances familiales, et que le sort de la femme à barbe est réservé à tous les phénomènes qui se tromperont de porte et qui prendront le Champ de Mars ou l’Esplanade pour la fête de Neuilly.
- Pour finir, nous mentionnerons deux nouvelles protestations d’artistes contre les décisions du jury des Beaux-Arts, celle de M. Laugée, qui refuse une médaille de deuxième classe qui lui a été décernée, dit-il, « par un jury à la composition duquel il a été étranger », et enfin celle de M. André Brouilhet et celle de M. Jules Garnier, qui refusent les médailles inférieures qu’on leur accorde.
- M. Jules Garnier, dans sa lettre très amère, proteste contre « la caducité de ces sortes de récompenses dans le domaine des Beaux-Arts. » Est-ce tout, cette fois ?
- ORDRE DES TRAVAUX DES JERÏS
- Jury des Récompenses (Classe 64)
- Lundi 22 : Eaux minérales.
- Mardi 23 : Eaux minérales.
- Jeudi 25 : Révisions d’expositions réservées et particulières.
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- La Commission de contrôle et de finances de l’Exposition de 1889 a autorisé la vente d’objets de provenance authentique des pays de l’Orient et de l’extrême Orient.Elle a voulu donner ainsi satisfaction au public et à des exposants venus à grands trais de contrées lointaines. Mais des abus se sont produits de la part de beaucoup d’occupants des comptoirs de ventes autorisées; ceux-ci ont' substitué aux véritables articles orientaux, des objets fabriqués à Paris, en Allemagne et en Angleterre; ils ont ainsi réalisé de gros bénéfices en trompant effrontément les acheteurs. A la demande des commissaires de l’Algérie, de la Tunisie, des colonies, de l’Egypte et du Maroc, M. Georges Berger a donné au service de la police et à celui de l’inspection des instructions formelles afin que la vente de tous objets ne provenant pas directement de l’Orient et de l’extrême Orient soit supprimée et rendue dorénavant impossible. Cette mesure aura, en outre, l’avantage de donner un commencement de satisfaction au commerce de détail de Paris qui a signé de nombreuses pétitions pour se plaindre des ventes qui se font dans l’enceinte de l’Exposition.
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- DE QUELQUES CROIX
- Nous sommes bien en retard pour féliciter les chevaliers et les officiers de la Légion d’honneur promus à l’occasion du 14 Juillet : mais mieux vaut encore tard que point.
- Et cependant quelques-unes d’entre ces nominations nous ont fait grand plaisir.
- C’est d’abord celle de M. H. Saladin, architecte. M. Saladin nous montre, à l’Esplanade, un vrai chef-d’œuvre de restitution. Il n’a, suivant l’expression consacrée des ateliers, rien fait « de chic ». Tout ce que vous admirez à la Section tunisienne est exact et précis, ayant été coté et relevé en Tunisie par M. Saladin. On a donc, par un merveilleux arrangement, une impression synoptique des divers modes de construction de là Régence.
- Et, je le redis, M. Saladin mérite la distinction qui vient de lui être conférée, autant par la sincérité de la reproduction que par son incontestable talent d’architecte.
- Le gouvernement, en mettant le ruban rouge à la boutonnière de M. Saladin, n’a pas oublié non plus qu’il décorait un savant archéologue dont les excellents et précieux travaux remplissent de nombreuses pages de la magnifique publication du Tour du monde, de Hachette, et que les brochures scientifiques publiées par lui ne se comptent plus.
- Une croix d’officier à laquelle applaudiront des millions de visiteurs : c’est-à-dire tous ceux qui, la nuit venue, à l’heure des Fontaines lumineuses, voient l’immense rayon du projecteur de la tour Eiffel se diriger sur le superbe groupe de la fontaine. Il n’en est pas un qui n’ait admiré, alors, dans son plus brillant éclat, l’aspect grandiose du groupe et la grâce des figures qui le composent.
- Et le nom de Goutan est alors sur toutes les lèvres, avec toutes les formules de l’admiration Gomment ne pas applaudir en rencontrant ce
- nom dans les colonnes du Journal Officiel, à la liste des promotions au grade d’officier de la Légion d’honneur, proposées par le ministre du commerce et de l’industrie ?
- Dans un autre ordre de mérites, il faut louer le ministre qui a conféré la rosette d’officier à M. Poirier, entrepreneur des grandes charpentes de l’Exposition de 1889. Ses mérites, sa valeur personnelle avaient déjà valu à M. Poirier la croix de chevalier. Les prodiges de hardiesse et d’exécution accomplis par lui pendant l’édification des constructions de l’Exposition, lui ont valu un avancement dans la Légion d’honneur.
- Si le gouvernement a honoré, dans la personne de M. Poirier, le constructeur hardi, il n’a pas oublié le travailleur acharné qui a mis de l’ordre dans ce chaos de travaux, dans ce monde surmené, d’où est sortie notre merveilleuse Exposition. Et nous avons tous applaudi des deux mains en lisant à YOfficiel la croix de chevalier de la Légion d’honneur conférée à M. Rosier, chef du bureau technique de la Direction des travaux de l’Exposition de 1889 : proposition du ministre du commerce et de l’industrie.
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- Je m’en voudrais de ne pas dire quel plaisir nous avons tous éprouvé en apprenant la décoration de M. Montpellier, officier de paix, chargé du service de police à l’Exposition.
- Affable et bienveillant, remplissant avec un incroyable dévouement une mission ardue et délicate, M. Montpellier appartient à ce petit groupe de loyaux et zélés serviteurs du bon ordre, auxquels on doit d’avoir vu des journées phénoménales, où les visiteurs s’engouffraient par centaines de mille par les guichets s’écouler sans encombre.
- Collaborateur éclairé de la direction et de l’inspectorat, M. Montpellier a reçu le 14 juillet la récompense d’honneur méritée par une longue carrière de droiture et d’abnégation.
- Ch. L.
- ÉCHOS
- Voici, pour la première quinzaine de juillet, le relevé récapitulatif des entrées payantes aux Expositions de 1878 et de 1889 :
- En 1878 En 1889
- 1er juillet. . 104.841 107.437
- 2 — 74.211 97.162
- 3 — 63.170 98.986
- 4 — 64,512 137.392
- 5 — 54.277 82.726
- 6 — 44.984 79.878
- 7 — (dimanche) 87.140 203.427
- 8 — 65.723 118.557
- 9 — 55.255 111.197
- 10 — 52.878 110.296
- 11 — 56.734 127.150
- 12 — «.... 48.211 117.984
- 13 — 36.927 140.934
- 14 — (diman., fête nat) 103.228 154.456
- 15 —• 67.090 309.650
- Totaux .... 979.181 1.997.232
- Si on ajoute à ces chiffres
- ceux obtenus en mai et juin
- pour les mêmes entrées... 3.343.377 4,210.592
- On obtient un total de... 4,322.558 6.207.824
- Soit en faveur de 1889 une
- différence de............. 1.885.266
- Toutefois, il est bon de faire remarquer que dans les chiffres que nous avons publiés pour les 13,14 et 15 juillet 1889, sont comprises aussi les entrées payantes au moyen de tickets dans l’enceinte de l’exposition des animaux,
- La Tombola
- On est en train d’organiser la grande tombola qui doit être tirée à la fin de l’Exposition.
- Comme en 1878, cette tombola sera l’occasion de nombreux achats dans le groupe des beaux-arts.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Les artistes français devront adresser les demandes d’acquisition (groupe 1, classes 1 à 5), à la direction des beaux-arts (bureau des travaux d’art), 3, rue de Yalois, avant le 31 juillet.
- Les commissaires étrangers sont priés d’adresser avant la môme date la liste des ouvrages dont leurs nationaux désirent l’achat, avec les indications des prix demandés.
- Ils sont en outre prévenus que les œuvres d’art seront examinées par la sous-commission française des travaux d’art, qui statuera sur les demandes faites.
- Ces indications, vont être affichées, par les soins de l’administration, dans toutes les salles du palais des beaux-arts.
- Encore les peintres
- M. Benjamin Constant a envoyé à M. E. Meis-sonier, président du jury de peinture, la lettre suivante :
- Monsieur le président,
- Je refuse la première médaille qui m’a été votée.
- Veuillez agréer, monsieur le président, l’assurance de ma respectueuse considération.
- BENJAMIN CONSTANT.
- Le Concours des médailles de l’Exposition
- Le jury chargé de juger le concours pour les médailles de l’Exposition universelle de 1889 s’est réuni hier sous la nrésidence de M. Tirard et a choisi la maquette de M. Loris Bo ttée, pour la médaille destinée aux exposants récompensés, et la maquette de M. Daniel Dupuis, pour la médaille commémorative. Il a décidé, en outre, qu’il n’y avait pas lieu d’accorder de mention.
- Le congrès de la participation aux bénéfices
- Le congrès pour la participation aux bénéfices tient en ce moment ses séances dans le cercle ouvrier situé dans l’exposition d’économie sociale, à l’esplanade des Invalides. Mardi, la séance d’inauguration a eu lieu au Trocadéro, sous la présidence de M. Levasseur, de l’Institut. Les principaux membres du congrès sont MM. Charles Robert, Goffi-non, Laroche-Joubert, Yan Sittard Neale, président du. Central Board des sociétés coopératives anglaises de consommation; d’Andreef, commissaire général des exposants russes; Yan Marke, de Delft, etc. Le congrès étudie les procédés employés par les patrons pour intéresser les ouvriers au travail qu’ils exécutent. Une communication fort curieuse a été faite sur le système appliqué par M. Dolge, en Amérique.
- La poste à la tour
- On a posé au pavillon du Figaro deux boîtes aux lettres où les visiteurs de la deuxième plate-forme peuvent, dès aujourd’hui, jeter leur correspondance. La dernière levée, faite par les soins de l’administration de la tour, aura lieu à cinq heures du soir.
- Dans quelques jours, le public trouvera à toutes les plates-formes, des cartes postales spéciales portant un timbre de la tour.
- ENCORE UN CONGRÈS
- — Allons bon ! Us manquaient à la kyrielle.
- — Qui donc ?
- — Les hypnotiseurs, parbleu !
- Ne voilà-t-il pas qu’ils vont se réunir à Paris du 8 au 10 août. Et ce ne sera pas de la petite bière, cette réunion-là. Vous pouvez en juger par les noms des présidents d’honneur.
- Ce sont les docteurs Charcot, Brown-Sequard, Brouardel, Azam, Charles Richet et Lombroso, et que parmi les adhérents on compte les docteurs G. Ballet, professeur à la faculté de Paris, l Beaunis, professeur à la faculté de Nancy, Bernheim, Dubois, conseiller municipal, Du-montpallier, médecin de l’Hôtel-Dieu, Forel, médecin en chef de l’asile d’aliénés de Zurich, Ladame, privat-docent de l’université de Genève, Liébault de Nancy, Liégeois, professeur à la Faculté de droit de la même ville, Emile Yung, professeur à l’Université de Genève, Yan Eeeden et Yan Renterghhem, d’Amsterdam, de Jong, de la Haye, Levinson,' de Saint-Pétersbourg, Semai, de Mons, Lloyd Tukey, de Londres, HubertNeilson, de Chatarn, Max Deissoir, de Berlin, Ireland, d’Edimbourg, etc., etc., sans compter le sympathique docteur Bérillon, qui a approfondi passionnément toutes les choses de l’hypnotisme, et auquel es't due l’organisation du prochain congrès.
- Par exemple, ce congrès a soulevé une question des plus délicates, celle de la publicité des séances.
- Rien de plus facile que de devenir hypnotiseur, et si chacun ayant assisté à une expérience publique voulait devenir à son tour opérateur, qui sait jusqu’où l’on irait sur cette pente ?
- L’hypnotisme n’est que le résultat de la suggestion et la suggestion elle-même a pour effet de déterminer une aptitude particulière à transformer en acte l’idée reçue. L’hypnotiseur, en se livrant à des expériences qui ne doivent être pratiquées que dans un intérêt médical, commet donc un attentat à la personnalité humaine, à la personne morale. Il est nécessaire, en conséquence, que ces expériences soient entourées de toutes les garanties de « moralité ».
- Les effets de la suggestion, effets qui sont probants, semble-t-il, peuvent développer dans le sujet, au gré de l’opérateur, les bons ou les mauvais penchants.
- C’est pourquoi la faculté d’hypnotiser doit être réservée aux seuls médecins, et l’administration a le devoir, qu’elle n’accomplit guère, ce semble, de bannir l’hypnotisme des salles de spectacle où, sous prétexte d’expériences scientifiques, on donne au spectateur la tentation de devenir lui-même opérateur.
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- Le Service mical à l’Exposition
- Les indispositions et les accidents inévitables qui se produisent journellement sur l’immense territoire de l’Exposition ont attiré sur le fonctionnement du service médical un certain nombre de réclamations et de doléances, qui ne sont pas toutes très fondées.
- On s’est plaint notamment que les personnes qui se trouvent indisposées ne puissent pas être secourues assez vite et à l’endroit même où l’accident se produit. On a reproché à certains médecins de n’avoir pas voulu, même dans des cas urgents, quitter leur poste de secours, sous prétexte que l’endroit où ils étaient appelés était situé hors de la circonscription qui leur est affectée.
- M. Alphand, voulant éviter toute espèce de conflit entre les médecins des différentes ambulances de l’Exposition, avait, en effet, dès le début, jugé utile de délimiter exactement le rayon sur lequel devait s’exercer la surveillance de chacun des postes de secours.
- On ne saurait l’en blâmer. Le médecin, appelé hors de la section qui lui est affectée, peut, au moment mênqe où il s’absente, avoir des secours urgents à porter sur un point quelconque de cette section. Il est donc indispensable que, sous aucun prétexte, on ne le fasse sortir du réseau où sa présence peut être à chaque instant nécessaire.
- Yoici, d’ailleurs, quelques-unes des dispositions essentielles qui viennent d’être prescrites à ce sujet par la direction générale. Le public a intérêt à les connaître.
- Dès qu’un accident se produit, soit dans les galeries, soit au dehors, un fauteuil roulant doit être réquisitionné, et le malade ou le blessé transporté au poste médical le plus proche.
- Si l’accident est assez grave pour empêcher le transport immédiat de la victime, le médecin de la section est prévenu d’urgence et deux gardiens sont misa sa disposition pour le service du brancard, l’infirmier ne devant en aucun cas quitter l’ambulance pendant l’absence du médecin.
- On le voit, les intérêts du public ont été très suffisamment sauvegardés par la direction générale des travaux. M. Alphand vient d’ailleurs de les rappeler en une circulaire adressée à son collègue, M. Berger, directeur général de l’exploitation, et dont une copie doit être adressée à tous les agents de l’administration et du service médical intéressés à en prendre connaissance.
- Ajoutons que les circonscriptions de secours ont été, d’une façon définitive, en vertu d’un plan annexé à la circulaire dont nous venons de parler, délimitées de la façon suivante :
- Le premier secteur de secours dépend du Poste central, situé au pavillon de l’exploitation.
- Il embrasse toute l’étendue du quai d’Orsay située entre le pont de l’Alma et le pontd’Iéna, et comprend la Tour Eiffel et toute la partie du Champ de Mars — jusqu’au Dôme central — qui va de l’allée centrale du jardin à l’avenue de La Bourdonnais.
- Le deuxième secteur dépend du poste de la Manutention. Il embrasse le Trocadéro, le pont d’Iéna,. la seconde moitié du Champ de Mars (jusqu’au Dôme central) située du côté de l’avenue Sufïren.
- Le troisième secteur a son poste à la Galerie des Machines; il comprend, outre cette galerie, tout le Palais des Industries diverses et les allées latérales placées en bordure de ces constructions.
- Le quatrième secteur couvre l’esplanade des Invalides et les quais jusqu’au pont de l’Alma.
- (Figaro).
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- LE CONCOURS D’HORTICULTURE
- On pouvait déjà dire du dernier concours de fleurs tenu au Trocadéro, qu’il était plus que brillant, qu’il était éclatant et ne laissait espérer rien de mieux. Cependant, le concours actuel lui est encore supérieur et présente quantité de fleurs sur tiges ou coupées qui épanouissent sous les vélums leurs délicates corolles nuancées de couleurs les plus brillantes et les plus variées.
- Outre les fleurs, il faut aussi admirer les fruits qui, sous forme de pêches, poires, cerises et raisins, ont un grand air de santé, contribuent à donner à l’ensemble de cette splendide exhibition un aspect des plus alléchants.
- Aussi, un public nombreux se presse-t-il devant ces merveilles de l’art horticole, contenant à peine son enthousiasme, ainsi qu’en témoignent les oh ! et les ah ! provoqués par ce qu’il voit.
- Sans avoir la prétention de donner les noms de tous les lauréats, nous signalerons dans la classe 79, pour plantes nouvelles obtenues de semis, ayant fait décerner un second prix à l’auteur (aucun premier prix n’ayant été décerné), M. Lévêque, pour ses Bégonia tuberculeux, et Mlle Perrin, pour ses oeillets nouveaux, genre de Paris.
- Un deuxième prix a été décerné également à M. Baron-Yiellard, pour les plus belles espèces ou variétés mises dans le commerce depuis l’Exposition universelle de Paris en 1878.
- Un premier prix a été donné à M. Kasavara pour sa collection de pillium ; un premier prix également à M. Flochard, pour une très belle collection d’œillets; un autre premier prix à M. Lévêque fils pour sa remarquable collection de rosiers en pots.
- Pour la catégorie des fleurs coupées, nous signalerons la belle exhibition de bégonia et de gloxinea, qui a valu un premier prix à M. Thié-bault aîné.
- Quant à l’ornementation en fleurs naturelles, nous avons beaucoup admiré ce qu’avait fait M. Adam Jeangirard, qui a d’ailleurs obtenu un premier prix.
- Notre admiration n’a pas été moindre pour le massif d’amarantes de M. Lecaron, qui produit le plus bel effet à l’extrémité du bassin de la cascade; il a bien mérité le premier prix que lui a décerné le jury.
- En continuant nos investigations dans le domaine de la classe 79, nous ne pouvons passer sous silence les belles pervenches de Madagascar, les phlox de Drumard, les cilosies de la maison Yilmorin-Andrieux.
- Si nous pénétrons maintenant dans la classe 80, c’est encore la maison Yilmorin-Andrieux qui obtient un premier prix avec félicitations de jury par une nombreuse et très intéressante collection de légumes, salades et produits maraîchers divers, dont un très beau lot exposé par la Société de secours mutuels des jardiniers de la Seine a fait décerner un premier prix à cette Société.
- Nous remarquons un peu plus loin des ananas en pots superbes de santé et qui ont valu un premier prix pour leur bonne culture à M. Grémont jeune.
- Dans la classe 81, fruits et arbres fruitiers, nous admirons des pêches superbes et appétissantes exposées par M. Grémont père, auquel le jury a décerné un premier prix. Un lot de rai-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- sins coupés non moins appétissants que les pêches, a valu un premier prix à son propriétaire, M. Salomon.
- Les fruits divers et les groseillers à tiges en fruits de M. Croux lui ont fait décerner un premier prix.
- Dans la catégorie des horticulteurs amateurs, nous signalerons comme très remarquables les vignes forcées, les arbres fruitiers forcés et les raisins coupés de M. Cordonnier.
- Enfin, nous voilà dans le domaine de cette classe 83, qui comprend toutes les merveilleuses productions obtenues dans la serre, ce laboratoire où l’horticulteur crée, développe et fait épanouir des fleurs aux couleurs les plus étincelantes comme les plus douces de ton et d’éclat. Ce sont d’abord les belles collections d’orchidées de MM. Martin, Horti, Bloch et Pee-ters, qui vous frappent par la délicatesse et la douceur de leurs nuances. Le jury les a appréciées, car il a décerné des premiers prix à chacun des horticulteurs que nous venons de nommer.
- Après les orchidées, ce sont les caladiums, ces feuilles-fleurs qui nous ont émerveillés.
- Nous avons remarqué les lots de MM. Torcy, Vannier et Bréchet, qui a obtenu un premier prix.
- Viennent ensuite les gloxinia de M. Dupan-loup, avec leurs corolles aux nuances vives et variées.
- Nous admirons plus loin la belle culture de serre de M. Lange, les collections de plantes fleuries de MM. Lange et Charron, et'enfin une remarquable collection de Begonia-rex de M. Brichet : puis des fougères herbacées de M. Coppe et les plantes de serre fleuries ef à feuillage de M. Chartier.
- La qualité de juré de MM. Jolibois, Chantin et Tuffaut ne doit pas nous empêcher de leur adresser nos plus vives félicitations pour leurs collections exposées hors concours.
- Le Résident général à la Section tunisienne
- M. Massicault, ministre résident général à Tunis, est arrivé à Marseille mercredi matin, et il a pris aussitôt le rapide de Paris, où il est arrivé à minuit.
- Hier, sans désemparer, M. Massicault a visité la section tunisienne, à l’Esplanade. Il était accompagné de Sidi-Mohammed-Djellouli, ministre delà plume, président du comité de l’Exposition à Tunis.
- M. Massicault a parcouru le pavillon central, le souk tunisien, et a assisté à la fantasia des spahis indigènes. Sa visite avait, du reste, un caractère absolument privé.
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- Les Italiens à l'Hôtel de Ville
- La délégation milanaise, drapeau en tête, s’est rendue hier, après-midi, à l’Hôtel de Ville, où un vin d’honneur lui était offert par le Conseil municipal.
- C’est dans la salle des séances, ornée des couleurs nationales italiennes et françaises, que la réception a eu lieu.
- Le président du comité franco-italien à l’Exposition universelle a présenté ses compatriotes en qqelques mots très bien venus, dans lesquels il a affirmé les liens d’amitié qui existent entre les deux peuples et déclaré que le cordial accueil de la Ville de Paris aurait ün grand écho dans toute l’Italie.
- M. Maffi, député au Parlement italien, a aussi remercié le conseil municipal de Paris qu’il a appelé « la ville cosmopolite ».
- « La démocratie et les ouvriers italiens, a ajouté M. Maffi, se joignent à la France qui,
- en célébrant le Centenaire, célèbre la révolution du monde et, par sa merveilleuse exposition, indique que le travail est la véritable noblesse. »
- En terminant son discours par ces mots : « Vive la France ! Gloire à la République française qui a appelé le monde entier au grand combat du travail ! » M. Maffi a remis à la ville de Paris un drapeau italien, symbole de la fraternité des deux peuples.
- Après une véritable salve d’applaudissements et une chaleureuse ovation, M. Chautemps, président du conseil municipal a répondu en ces termes :
- Je vous remercie, monsieur le député, et vous aussi, monsieur le président du Comité franco-italien, des paroles bienveillantes que vous venez de prononcer à l’adresse de notre pays, et je vous remercie également, messieurs les délégués, de la chaleur avec laquelle vous vous ôtes associés aux sentiments exprimés par vos éloquents interprètes.
- Notre gratitude, dépassant les limites de ce palais, et nos frontières elles-mêmes, s’étend à tous ceux qui, à Milan, ont salué par des acclamations enthousiastes votre départ pour la France, acclamations dont les journaux nous ont rapporté l’écho, et où les cris de : « Vive la France ! » se mêlaient à ceux de : « Vive l’Italie ! » comme aux jours de Magenta et de Solférino. (Bravos prolongés.)
- Nous sommes très trouchés, croyez-le bien, de ces démonstrations populaires, car nous tenons à l’amitié des peuples autant et plus qu’à celle des rois (Bravos), et l’amitié d’un peuple frère est à nos yeux particulièrement précieuse. (Applaudissements.)
- Frères, ne le sommes-nous pas par la langue, par le génie, par le sang, et l’union des races latines ne s’impose-t-elle pas aujourd’hui plus urgente que jamais? (Très bien.) Nos peuples n’ont-ils pas le devoir sacré de se soutenir mutuellement, non seulement pour eux-mêmes, mais pour l’humanité? (Applaudissements prolongés.)
- Nous savons fort bien, en dépit de certaines apparences, que ces sentiments n’ont pas cessé d’être ceux de la nation italienne, et c’est pourquoi, messieurs, nous recevons avec un grand bonheur et une profonde reconnaissance le présent superbe que vous nous apportez ; ce drapeau, sur lequel se trouvent inscrits, l’un à côté de l’autre, les noms des des deux grandes cités de Paris et de Milan, et dont les nobles couleurs ont vaillamment fraternisé avec les nôtres sur les champs de bataille et de l’indépendance italienne (bravos prolongés), nous le placerons dans notre musée municipa1; il rappellera aux Parisiens de l’avenir les sympathies du peuple italien pour la France et son adhésion aux principes proclamés par la Révolution dont vous êtes venus célébrer avec nous, messieurs, le glorieux centenaire. (Bravos).
- Messieurs, encore une fois, merci et vive l’Italie!
- (Bravos prolongés et cris de : « Vive la France ! vive Paris ! »)
- L’enthousiasme des assistants se manifestait hautement après ce beau discours. On passait alors dans la grande salle des fêtes où un buffet était installé.
- Très belle cérémonie, à laquelle il ne manquait que de la musique.
- On comptait sur la « Lyre italienne » qui n’a pu venir; aussi n’avait-on pas convoqué la garde de Paris, ce dont M. Chautemps s’est excusé avec beaucoup de bonne humeur.
- CONCOURS D’ANIMAUX REPRODUCTEURS
- (Suite)
- 2e DIVISION
- Animaux mâles et animaux femelles des races soit françaises, soit étrangères, nés et élevés en France.
- 6e catégorie, Race de Salers. — Animaux mâles de 1 à 4 ans : Mention honorable, M. Bergaud, Jean; mention honorable, M. Farmond, Louis; mention honorable, M. Rogeon, Louis.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans : 1er prix, 250 francs, M. Abel, Antoine ; 2e prix, 200 francs, M. Couderc, Antoine ; 3e prix, 100 francs, M. La-peyre ; mention honorable, M. Farmond, Louis; mention honorable, M. Bergeron, Jean; mention honorable, M. Vidal, Pierre.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans : 1er prix, 300 francs, M. Couderc, Antoine ; 2e prix, 200 francs, M. Lapeyre ; 3e prix, 100 francs, Mme Lenègre, Marie; mention honorable, M. Bergeron, Jean; mention honorable, M. Bergaud, Jean ; mention honorable, M. Vidal, Pierre.
- . Animaux femelles de plus de 3 ans : 1er prix 400 francs, M. Abel, Antoine; 2e prix, 300 francs’ M. Bergeron, Jean; 3e prix, 200 francs, M. Couderc’ Antoine; prix supplémentaire, Mme Lenègre, Marie-prix supplémentaire, M. Bergaud, Jean; mention honorable, M. Farmond, Louis; mention honorable, M. Lapeyre; mention honorable, M. Abel, Antoine!
- 7e catégorie, Race bazadaise. — Animaux mâles de 1 à 4 ans : 1er prix, 000 francs, M. Mé-deville, Numa; 2e prix, 500 francs, M. Olivier, A.; 3e prix, 400 franes, M. Cathalot, G. ; prix supplémentaire, M. Courrégelongue, Auguste; prix supplémentaire, M. Darquey, Elie; mention honorable, M. Courrégelongue, Marcel; mention honorable, M. Courrégelongue, Auguste, déjà nommé.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans : 1er prix, 200 fr. M. Cathalot, G. ; 2e prix, 150 francs, M. Courrege-longue, Auguste.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans .- lsr prix, 300 francs, M. Cathalot, G. ; 2e prix, 200 francs, M. Darquey, Elie; prix supplémentaire, M. Médeville, Numa.
- Animaux femelles de plus de 3 ans ; 1er prbt, 400 francs, M. Darquey, Elie; 2e prix, 300 francs! M. Cathalot, G; 3e prix, 200 francs, M. Courrege-longue, Auguste; prix supplémentaire, M. Médeville, Numa; mention honorable, M. Darquey, Elie, déjà nommé.
- 8e catégorie, race bretonne. — Animaux mâles de 1 à 2 ans : 1er prix, 500 francs, M. Guya-der, Louis; 2e prix, 400 francs, M. Gonan, Louis; 3e prix, 300 francs, M. Le Treste, Vincent; 4e prix’, 200 francs, M. Caill, Pierre; prix supplémentaire; M. Feunteun, Joseph; prix supplémentaire, M. Lanco, Auguste; prix supplémentaire, M. Feunteun,Yves; prix supplémentaire, M. Pernez, René; mention honorable, M. Laurent, Louis; mention honorable, M. Kernaleguen, Simon.
- Animaux mâles de 2 à 4 ans : 1er prix, 500 freines, M. Guyader, Louis; 2e prix, 400 francs’, M. Larbantec, Pierre; 3e prix, 300 francs, M. Bélé-guic, Emmanuel; 4e prix, 200 francs, M. Caudal, Joseph; prix, supplémentaire, M. Caill, Pierre; prix supplémentaire, M. Feunteun, Yves; prix supplémentaire, M. Feunteun, Joseph; prix supplémentaire, M. Laurent, Louis.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans : 1er prix, 200 francs, M. Guyader, Louis ; 2e prix. 150 francs, M. Laurent, Louis; 3e prix, 125 francs. M. Feunteun, Yves; 4e prix, 100 francs, M'. Laranthec, Pierre; prix supplémentaire, M. Le Guen; prix supplémentaire, M. Le Treste, Vincent; prix supplémentaire, M. Lanco, Auguste-Maximilien; mention très honorable, M. Poulhazan, Jean; mention honorable, M. Pernez, René; mention honorable, M. Conan, Louis..
- Animaux femelles de 2 A3 ans : 1er prix,250fr., M. Lanco, Auguste-Maximilien; 2e prix, 200 francs, M. Le Treste, Vincent ; 3e prix, 175 francs, M. Conan, Louis ; 4e prix, 150 francs, M. Feunteun, Joseph ; prix supplémentaire. M. Poulhazan, Victor ; prix supplémentaire, M. Caill, Pierre; mention très honorable, M. Rochard, Julien ; mention honorable, M. Lanco, Auguste-Maximilien, déjà nommé.
- Animaux femelles de plus de 3 ans : 1er prix, 300 francs, M. Larhantec, Pierre ; 2e prix, 250 francs, M. Lanco, Auguste - Maximilien, déjà nommé; 3e prix, 200 francs, M. Feunteun, Yves; 4e prix, le même ; 5e prix, 150 francs, M. Le Guon ; 6e prix, 100 francs, M. Feunteun, Joseph; prix supplémentaire, M. Guyader, Louis; prix supplémentaire, M. Caudal, Joseph; prix supplémentaire, M. Caill, Pierre; mention très honorable, M. Gy, Jules ; mention honorable, M. Pernez, René ; mention honorable, M. Gy, Jules, déjà nommé.
- 9e Catégorie, rages gasconne et garolaise. — Animaux mâles de 1 à 4 ans : 1er prix, 500 francs, M. Doumeng, Dominique; 2e prix, 400 francs, M. Dilhan, Edouard; 3e prix, 300 francs, M. Joly, Jacques; 4e prix, 200 francs, M. Dabrin, Antoine-'
- Animaux femelles de 1 à 2 ans : 1er prix, 250 francs, M. Dilhan, Edouard; 2e prix, 150 francs, M. Doumeng, Dominique.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans : 1er prix, 300 francs, M. Dilhan, Edouard; 2e prix, 200 francs, M. Galinier, Jean.
- Animaux femelles déplus de 3 ans : 1er prix, M. Dilhan, Edouard; 2e prix, 300 francs, M. Dabrin, Antoine.
- 10e catégorie, races des Pyrénées. — R Race de Lourdes. — Animaux mâles de 1 an à 4 ans : 1er prix, 500 francs, M. Omer-Mailhes (J.); 2e prix, 400 francs, M. Daube (Jean); 3e prix, 300 francs, M. Joly (Jacques).
- Animaux femelles de 1 à 2 ans : 1er prix, 200 francs, M. Omer-Mailhes (J.).
- Animaux femelles de 2 à 3 ans : 1er prix, 250 francs, M. Omer-Mailhes (J.).
- Animaux femelles de plus de 3 ans : 2e prix, 200 francs, M. Omer-Mailhes (J.).
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- 2° Races des vallées d’Aure et de Saint-Girons.
- — Animaux mâles de 1 à 4 ans : 1er prix, 400 francs, M. Omer-Mailhes (J.); 2e prix, 300 francs, M. Joly, Jacques; 3e pi'ix, 200 francs, M. Galinier, Jean.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans : 1er prix, 200 fr., M. Joly, Jacques; 2e prix, 150 francs, M. Galinier, Jean.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans: 1er prix, 250 fr., M. Dallas, Edouard; 2e prix, 150 francs, M. Galinier, Jean.
- Animaux femelles de plus de 3 ans : 1er prix, 300 francs, M. Omer-Mailhes, J.; 2eprix, 200francs, M. Galinier, Jean; 3e prix, 100 francs, M. Dilhan, Edouard.
- III. Races béarnaise, basquaise, Urt et analogues.
- — Animaux mâles de 1 à 4 ans : 1er prix, 40Ô fr., M. Lascassies; 2e prix, le même.
- Animaux femelles de i à 2 ans : 1er prix, 200 francs, M. Lascassies, Charles ; 2e prix, non décerné.
- Animaux femelles de2à3 ans : 1er prix, 250 fr., M. Lascassies.
- Animaux femelles de plus de 3 ans : 1er prix, 300 francs, M. Lascassies; 2e prix, le même; 3eprix, 100 francs, M. Daube, Jean.
- Ile catégorie, rage fémeline. — Animaux * mâles de 1 à 4 ans: 1er prix, 600 francs, M. Du-bourg, Léon; 2e prix, 500 francs, M.'.Cordier, F.-J. ; 3e prix, M. Dubourg, Léon; prix supplémentaire, M. Marie, Anatole.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans : 1er prix, 250 francs, M. Gordier, F.-J.; 2e prix, 150 francs, M. Dubourg, Léon; 3e prix, le même.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans : 1er prix, 300francs, M. Gordier, F.-J.; 2e prix, 200 francs, M. Marie, Anatole; 3e prix, 100 francs, M. Dubourg, Léon.
- Animaux femelles de plus de 3 ans ; 1er prix, 400 francs, M. Dubourg, Léon; 2e prix, 300 francs, M. Ballot, Auguste; 3e prix, 200 francs, M. Ballot, Charles.
- 12e Catégorie, Rage d’Aubrac. — Animaux mâles de 1 à 4 ans : 1er prix, 700 francs, M. Gau-ber t. Prosper; 2e prix, 600 francs, M. Jarrigeon, J.-B. ; 3e prix, 500 francs, M. Gazes, Alexis; 4e prix, 400 francs, M. Gazes, Paul.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans : 1er prix, non décerné; 2e prix, non décerné.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans : 1er prix, 300 francs, M. Gazes, Alexis; 2e prix, 200 francs, M. Gaubert, Prosper; prix supplémentaire. M. Gazes, Paul.
- Animaux femelles de plus de 3 ans : 1er prix, 350 francs, M. Gaubert, Prosper; 2e prix,250francs, M. Gazes, Paul.
- 13e catégorie, rage du Mézenc. — Animaux mâles de 1 a 4 ans : 1er prix, 600 francs, M. Michel, Régis; 2e prix, 500 francs, M. Ghanal, Pierre ; 3e prix, 400 francs, M. Eyraud, Louis.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans : 1er prix, 200 fr., M. Ghanal, Pierre; 2e prix, 150 francs, M. Michel, Régis.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans : 1er prix, 250 fr., M. Eyraud, Louis; 2e prix, 150 francs, M. Michel, Régis.
- Animaux femelles de plus de 5 ans : 1er prix, 300 francs. M. Ghanal, Pierre ; 2e prix, 200 francs, M. Eyraud, Louis; 3e prix, 100 francs, M. Michel, Régis.
- 14e Catégorie, rage parthenaise et .ses dérivées (nantaise, choletaise, vendéenne). — Animaux mâles de 1 à 4 ans : 1er prix, 700 francs, M. Chan-tecaille, François; 2e prix, 600francs, M. de la Mas-sardière; 3e prix, 500 francs,M. de Villebois-Mareuil, Roger; 4e prix, 400 francs, M. Jarrigeon, J.-B.
- Animaux femelles de i à 2 ans : 1er prix, 250 francs, M. Chantecaille, François; 2eprix, 150francs, M. de La Massardière ; 3e prix, 100 francs, M. Tis-seau, Louis.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans : 1er prix, 300 francs, M. Chantecaille, François; 2eprix, 200 francs, M. de Ponsay, Arthur ; 3e prix, 100 francs, M. de La Massardière.
- Animaux femelles de plus de 3 ans : 1er prix, 400 francs, M. de La Massardière; 2e prix, 300 francs, M. de Ponsay, Arthur; 3e prix, 200 francs, M. le comte de Briey; mention honorable, M. de la Massardière.
- 15e Catégorie, race tarentaise ou tarine. —• Animaux mâles de 1 à 4 ans : 1er prix, 500 francs, M. Duisit, Jean; 2e prix, 400 francs, M. Mayet, Charles; 3e prix, 200 francs,. M. Camus, Charles; prix supplémentaire, M. Martin, Honoré.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans : 1er prix, 200 francs, M. Duisit, Jean; 2e prix, .150 francs, M. Pivot, Maxime; prix supplémentaire, M. Mayet, Charles.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans : 1er prix, 250 francs, M. Duisit, Jean; 2e prix, 150 francs, M. Mayet, Charles.
- Animaux femelles de plus de 3 ans : 1er prix, M. Mayet, Charles; 2e prix, 200 francs, Martin, Honoré; 3e prix., 100 francs, M. Pivot, Maxime; prix supplémentaire, M. Mayet, Charles, précité; mention honorable, M. Duisit, Jean.
- 16e catégorie, Rage mqntbéliarde. — Animaux mâles de 1 à 4 ans : 1er prix, 400 francs, MM.Marc frères; 2e prix, 300 francs, M. Fournier, Frédéric; 3e prix, 200 francs, M. Graber, J.
- Animaux femelles de i à 2 ans : 1er prix, 200 fr., MM. Marc frères; 2e prix, 150 fr., M. Ferrand, Louis; 3e prix, 100 francs, M. Martin-Royer.
- Animaux femelles de 2 à 2 ans : 1er prix, 250 fr>j M. Martin-Royer; 2e prix, 200 francs, MM. Marc frères; 3e prix, 150 fr., M. Reuge, Frédéric.
- Animaux femelles de plus de 3 ans : 1er prix, 300 francs, M. Louys père ; 2e prix, 200 francs, M. Martin-Royer; 3e prix, 150 francs, MM. Marc frères; 4e prix, 100 fr., M. Graber, J.; Mention très honorable, M. Dupont-Saviniat.
- 17e catégorie, races vosgienne, meusienne, etc. — Animaux mâles de 1 à 4 ans : 2e prix, 300 francs, M. Graber, J.; 3e prix, 200 francs, M. Mercier, Pierre-Antoine.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans : 3e prix, 100 francs, M. Graber, J.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans : 1er prix, 250 francs, M. Graber, J.
- Animaux femelles de plus de 3 ans : 1er prix, 300 francs, M. Graber, J.; 2e prix, 200 francs, M. Coquereau, Charles; 3e prix, 150 francs, M. Lamy.
- (A suivre)
- Yoir à la Section Anglaise
- Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
- S’ENFILANT TOUTES SEULES, FABRIQUÉES PAR
- W BARTLEET ET SONS
- Vente en gros à Paris : MM, les Fils de F. Charpentier, 36, bd Sébastopol
- LA BOURSE
- La hausse des derniers jours était prématurée : elle a, par sa rapidité excessive, provoqué des ventes que . le marché n’était pas en état de supporter. Une vague inquiétude règne dans toute l’Europe, car ce n’est pas seu- ' lement à Paris que la baisse se fait sentir. Elle s’attaque non seulement aux rentes françaises, mais à tous les fonds étrangers. On affirme que la Turquie est entrée dans la triple-alliance et qu’elle se prépare activement à la guerre, contre la Bulgarie, la Serbie et le Monténégro. L’étincelle qui doit mettre le feu à l’Europe partirait de l’Orient.
- Il ne faut évidemment pas attacher trop d’importance à ces craintes propagées par les baissiers qui voyaient leur situation sérieusement menacée. Mais il convient néanmoins d’ètre prudent.
- Le 3 0/0 recule à 83 80, l’amortissable à 86 95,. le 4 1{2 à 104 85. Ce dernier n’a pas à se plaindre puisqu’il baisse de 0 05 seulement.
- L’Italien perd 0 42 à 94. L’Extérieure espagnole retombe à 72 1/2, le Hongrois à 84 17/32, le Russe consolidé à 89.
- Inutile d’ajouter que toutes les valeurs de banques et
- d'entreprises sont lourdes.
- •-.Cependant la Tour Eiffel arrive à 815, mais le Rio-Tinto descend à 253 75.
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 cen-I times.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. — Dans la Salle Mauresque : la Belle Fatma et le Concert Tunisien.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, tou chant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face delà rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l’avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses. s
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de l’avenue deSuffren.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures, du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et diora-mas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face, Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries- anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face de la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition. De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes. De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire. De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan, phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de 9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1880
- SUIDE DE L'EXPOSITION
- oin. sept jours
- (Se munir du Guide illustré de ^Exposition publié-par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket : 10- heures du matin.
- Arriver parla porte- Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les paieries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- sections étrangères
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne> Belgique,. Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS françaises
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 80, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38,, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. —Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines. Galerie de trente métrés. — Vestibule du palais
- des Machines. —Dôme central.
- Classe- 2.7, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie* — Classe 29, maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain).. — Classe 20, Céramique, — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2& partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une Idée d'ensemble de ia galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie. — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corde rie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts,et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes* station électrique, Forges du nord,broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap-, classe 27 (annexe), Bail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, _ Egypte,_ Siarn, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Etawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Yïlle de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne..
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de i’avenue de La Bourdonnais, puis les six salies suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin: peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage; de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles cô-lé de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxieme moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières. Autriche-, les cinq suivantes- Angleterre.
- Revenir par Jes salles- du centre dieux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Raiie.
- Monter au premier étage par l'escalier do l’extrémité du palais, côté de la- Serin-";- voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour- voiries neuf salles côtéde l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse;, deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la-fontaine monumentale Coutan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir les quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau i ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par ; la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales, i Côté du jardin : section italienne, j Côté de i’avenue-de Suffren : section russe.
- ; Entrer dans le Palais par la porte centrale de la i section des instruments de musique.
- ! Au premier étage de la galerie Desaix, suite de i la section des instruments de musique.
- ! Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne,. Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, .Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren,près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aéroslatinn. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et m,étiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de Vintérieur (côté de la galerie Desaix) ; de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la
- M-er. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. —Théâtre des Folies* Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren; ou per le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Trocadéro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions dé la rue de l’Habitation.. — Les constructions de la berge de la Seine, com-pronanties machines- élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la. cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libérauxy derrière le pavillon du Chili.
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- Le Palais des Enfants subit, à partir d’aujourd’hui, une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’empare de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux tilles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE — Chronique. — Arrêté. — Les Congrès ouvriers à l’Hôtel de Ville. — Visite présidentielle. — Echos. — Le Logement du Shah de Perse. — Les Piroguiers africains. — Les Reaux-Arts à l’Exposition universelle de 1889 (suite) (Allemagne). — Le Concours national de tir. — Le Concours des Animaux reproducteurs (suite). — La Bourse. — Guide del’Exposition en sept jours. — Annonces et réclames.
- SOUS LA TOUR EIFFEL. — les guichets d’entrée des ascenseurs.
- CHRONIQUE
- Avec les mois de vacances, août et septembre, Paris et l’Exposition vont voir défiler les étudiants de presque tous les pays du monde : il y a longtemps que Paris 11’avait pas vu de fêtes universitaires. L’honneur de les avoir ressuscitées revient à l’association générale des étudiants qui a adressé aux différentes associations d’étudiants l’invitation suivante :
- Chers Camarades,
- Parmi les fêtes de l’Exposition, 1’Université de Paris aura la sienne.
- La nouvelle Sorbonne sera inaugurée le 5 août 1889.
- Les étudiants de Paris, en cette occasion solennelle, seraient heureux, de réunir les délégations des Universités du monde entier.
- Une série de fêtes sera organisée par eux avec le concours de l’Etat et de la Ville de Paris.
- Nous espérons que vous voudrez bien accepter notre hospitalité fraternelle et venir célébrer avec nous la Science, la Paix et la Liberté.
- - Nul doute que cet appel si cordial, si vibrant, si jeune, ne soit entendu par tous les étudiants de France, d’Angleterre, d’Autriche-Hongrie, de Belgique, de Danemark, d’Espagne, de Grèce, de Hollande, d’Italie, de Portugal, de Roumanie,
- de Russie et de Finlande, de Serbie, de Suède et de Norvège, de Suisse, des Etats-Unis,^ du Canada et de l’Amérique du Sud, avec lesquels les étudiants de Paris entretiennent les meilleurs rapports.
- Beaucoup d’étrangers ont déjà envoyé leur adhésion ; il sera curieux et instructif de voir réunis, à l’inauguration de notre nouvelle Sorbonne, tous ces groupes de jeunes gens éclairés, libéraux comme on l’est à vingt ans et qui n’ont de passion que pour les grandes, nobles et belles choses.
- Ce seront les hommes de demain, et il est
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- capital qu’avant d’entrer dans la lutte âpre de la vie, ils emportent quelques bonnes impressions dans leurs pays.
- Il faut que la France laisse dans leur esprit et dans leur cœur une trace profonde et durable, et rien ne sera négligé pour cela.
- ##
- Qu’ils sont heureux, ces jeunes gens de la génération actuelle, de pouvoir profiter tout de suite, au sortir de leurs études, du spectacle imposant qu’olïre l’Exposition universelle!
- Il y a là, dans ce merveilleux Champ de Mars, le résumé de toutes les connaissances et de toutes les découvertes humaines, depuis que le monde est monde : cet étudiant grec ou roumain qui finit à peine son droit ou sa médecine, à Athènes ou à Bucharest, arrivera demain ; il sera d’abord étourdi, émerveillé, puis il se remettra petit à petit, il se recueillera, il examinera de près, il prendra des notes; et, en huit jours, il aura sur toutes choses des renseignements nouveaux, des éclaircissements étonnants.
- Ah ! Socrate et Platon ! Ah ! vous tous, grands hommes de la Grèce, grands savants et grands philosophes à longue barbe, qu’êtes-vous à côté de ce simple étudiant, presque imberbe?
- Après deux mille ans, vous les pères et les éducateurs, vous voilà joliment distancés par vos petits-neveux, qui seraient heureux, d’ailleurs, de vous guider au Champ de Mars, si vous vouliez bien, pour la circonstance, repasser l’Achéron.
- A
- Mais, revenons à notre étudiant.
- Après les choses sérieuses, après la Sorbonne, après les sections graves de l’Exposition, après les grands monuments dont est pleine notre capitale unique, on lui montrera aussi le Paris gai, le Paris qui s’amuse, l’éternel bal du quartier Latin : il verra de ses yeux que la gaîté française, que des nébuleux allemands voudraient bien noyer dans leurs brouillards, n’est pas morte le moins du monde : elle vit, elle saute, elle danse, et vous la verrez à l’œuvre, camarades anglais, autrichiens, hongrois, belges, danois, espagnols, grecs, hollandais, italiens, portugais, roumains, russes, finlandais, serbes, suédois, norvégiens, suisses et américains.
- Venez à nous, venez vite avec vos bannières flottantes et vos chants pittoresques, mêlez-vous aux jeux et aux rires des étudiants français, vous trouverez en eux 'les descendants charmants et toujours de bonne humeur du grand, du divin, de l’épanoui Rabelais dont la devise était que « le rire est le propre de l’homme ! »
- Le ministre de l’instruction publique et des beaux-arts,
- Vu le décret du 24 décembre 1885,
- Arrête : . ..
- Est nommé
- Officier de l’instruction publique :
- M. Millas (Marc), vice-président de Y Alliance française, chef des sections étrangères à l’Exposition universelle de 1889.
- ---------^----------
- Le ministre de l’instruction publique et des beaux-arts,
- Vu le décret.du 24 décembre 1885,
- Arrête :
- Sont nommés :
- Officiers d’académie
- MM. Gélin (Marius), publiciste (Bulletin Officiel de l’Exposition).
- Metz (Arthur), organisateur de l’exposition collective à l’Exposition universelle.
- Les Congrès ouvriers à l’Hôtel fle Ville
- Le Conseil municipal de Paris offrait hier soir un vin d’honneur aux délégués des deux congrès ouvriers qui se tiennent en ce moment.
- L’Hôtel de Ville était brillamment illuminé pour cette réception, à laquelle 4,500 personnes étaient conviées et qui en a réuni plus de dix mille.
- A neuf heures et demie, on se bousculait à l’ouverture des portes et un flot énorme montait le grand escalier d’honneur, en haut duquel M. Chautemps,président du Conseil municipal, M. Jacques, président du Conseil général, MM. Emile Richard et Joffrin, vice-présidents du Conseil municipal, entourés d’un certain nombre de leurs collègues, recevaient la foule des invités.
- Ceux-ci se répandaient immédiatement dans les salons. Un buffet était installé sur toute la longueur de la grande salle des Fêtes; un autre dans la serre de la grande salle à manger. Ils ont été envahis naturellement, mais on ne s’y montrait certes pas plus indiscret qu’à ceux des bals du high-life.
- Simultanément se faisaient entendre la musique de la garde républicaine, la Lyre italienne et le choral des Enfants de Lutèce.
- La Lyre italienne a obtenu deux triomphes : le premier en jouant la Marche de Garibaldi, accueil lie., par les cris de : « Vive l’Italie ! » ; le second, en faisant entendre la Marseillaise.
- VISITE PRÉSIDENTIELLE
- M. le président de la République est venu hier à deux heures et quelques minutes pour terminer la visite du palais des Arts libéraux qu’il n’avait pas pu terminer lors de sa dernière promenade au Champ de Mars.
- Il était accompagné de M. le général Brugère et a été reçu à son arrivée au palais par MM? Ti-rard, Constans, Ollendorf, Berger, Grison, Thé-venet, Lozé,Montrer,Dupuich,Lichtenstein, etc.
- On a d’abord visité l’Exposition de l’enseignement technique de l’Ecole centrale, puis on est passé à la section de géographie où le président a été reçu par MM, Levasseur, Bouquet de la Grye, membres de l’académie des sciences morales et politiques, MM le contre-amiral Clouet, Delagrave, etc., etc.
- M. Herbette, conseiller d’Etat, directeur de l’administration pénitentiaire, a fait à M. Carnot les honneurs de tout ce qui est exposé se rattachant à sa haute surveillance.
- Dans le courant de cette excursion, M. Gé-ruski nous a fait voir le numéro du 14 juillet dernier, une curiosité typographique, composé de sept feuilles, de sept pages comprenant 336 colonnes, 31.500 lignes et mesurant en composition, une longueur de 90 mètres 72 centimètres.
- Le travail de la composition de ce numéro a été exécuté en une nuit, de cinq heures du soir à neuf heures du matin,par un metteur en pages chef, 2 metteurs en pages, 86 compositeurs et 6 correcteurs.
- C’est un travail vraiment extraordinaire quand on le compare à celui de la plupart des grands journaux qui ne contiennent que 4,000 lignes de composition.
- A l’Exposition, l’établissement pénitentiaire pour jeunes filles, de Fouilleuse, remet au président une médaille en argent pour Mme Carnot en souvenir de cette visite.
- A la fin de cette visite, M. Herbette remet au président un album où se trouvent des gravures représentant les parties les plus intéressantes de l’exposition pénitentiaire, ainsi que celles des établissements y affectés.
- On passe ensuite aux instruments de précision où plusieurs expériences très intéressantes sont faites devant le président.
- Nous y voyons de merveilleux géomètres, tachéomètres, théodolites altazimutals, etc.,etc.
- M. Faye présente lui-même exposants et instruments exposés. Aux instruments de chirurgie, il est remplacé par le docteur Verneuil, professeur à la faculté de médecine, chirurgien
- des hôpitaux et président du jury de cette section, accompagné de MM. Tramond, naturaliste, des docteurs Petzer et Carnier, etc.
- _ A la section des Pays-Bas toute la commission néerlandaise reçoit M. Carnot ; nous remarquons MM. Freywald, O’Breen, Wunderly, Devriès, docteur Loos, Nearmans, colonel de Zuylen, Boas, etc., etc.
- Les honneurs delà section belge lui sont faits par MM. Carlier et de Puyd.
- A la section suisse il est reçu par MM. le colonel Voegli, de Bodmer, commissaire général, Amrein, professeur, Reverdin, etc., etc.
- La visite se termine à cinq heures et quelques minutes par la traversée, dans toute la longueur, de la classe XIII (musique, galerie Desaix) où le président est accompagné par M. Gand, vice-président de cette section et membre du jury. L’orgue électrique joue la Marseillaise, pendant le passage du président, et de nombreuses et chaudes acclamations lui sont faites au moment où il monte en voiture pour rentrer à l’Elysée.
- M. Berger, directeur général de l’exploitation, adresse à tous les gardiens de classes, aux commissaires de police et aux médecins de l’Exposition, une circulaire réglant « les dispositions à prendre en cas d’accident dans l’enceinte de l’Exposition ». Voici ces dispositions qui sont bonnes à connaître :
- Lorsqu’un accident surviendra dans une des classes, les gardiens iront sur-le-champ prévenir le poste médical dans la circonscription duquel se trouve îa classe où l’accident s’est produit. Ils réquisitionneront en même temps un fauteuil-roulant pour conduire le malade à l’ambulance.
- En cas d’accident très grave, c’est-à-dire si les blessés ou malades sont difficilement transportables, les gardiens préviendront d’urgence le médecin, et deux d’entre eux se mettront à sa disposition pour le brancard, l’infirmier ne devant pas quitter l’ambulance quand le médecin s’en éloigne.
- Les postes médicaux se subdivisent en quatre circonscriptions :
- Le premier, ou poste central, placé dans les bâtiments de l’exploitation, comprend toute la moitié du Champ de Mars située du côté de l’aVenue de La Bourdonnais, à partir du dôme central et du palais des sections industrielles, et tournant suivie quai d’Orsay se termine à la passerelle de l’Alma.
- Le deuxième, installé dans la galerie des machines au pied del’escalier central situé sous le grand vitrail du Zodiaque, embrasse dans sa circonscription la galerie des machines et le palais des sections industrielles ou groupes divers (de la classe 17 à la classe 63).
- Le troisième, établi dans les bâtiments de la douane ou de la manutention, derrière le pavillon du Mexique, comprend l’autre moitié du Champ de Mars située du côté de l’avenue Suffren, à partir du dôme central et des sections industrielles, puis le pont d’Iéna et enfin tout le Trocadéro.
- Le quatrième, situé aux Invalides, près du palais de l’hygiène et presque en face du palais cochinchi-nois, s’étend sur toute l’esplanade des Invalides et toute l’Exposition, du quai d’Orsay jusqu’à la passerelle de l’Alma.
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- En tout............... 20.808
- Ce n’est pas fini
- M. Benjamin Constant a envoyé à M. E. Meis-sonier, président du jury de peinture, la lettre suivante :
- « Monsieur le président,
- « Je refuse la première médaille qui m’a été votée.
- « Veuillez agréer, monsieur le président, l’assurance de ma respectueuse considération. »
- D’autre part, M. Maillard refuse à son tour la. ; médaille qui lui a été attribuée.
- Quand nous serons à cinquante nous ferons une croix !
- Tous alors ! ...........
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- L’exotisme à Paris
- Un déjeuner original, une « diffa » algérienne, réunissait hier, à l’esplanade des Invalides, une douzaine de Parisiens, officiers et civils. MM. les généraux Baillod, Delorme, de Kermartin, MM. les capitaines Grimblot, commandant de la jumenterie de Tiaret, Dalloz et Paul Levé, de l’état-major, M. l’ingénieur Rolland, M. Yallée de Lancey, auteur d’études remarquées sur le cheval arabe, MM. A. Périvier, Paul Bonnetain, Emile Berr et Duret, mangeaient le méchoui et le couscouss dans un décor tout à fait arabe, devant le café-concert des Aïssaouas, aux sons de l’excellente nouba des tirailleurs algériens.
- Cordiales et charmantes agapes. L’esprit seul était français, l’Afrique ayant fourni tout le menu, des plats aux vins, voire au champagne.
- Au dessert, les convives ravis ont vivement complimenté le cuisinier et la cuisinière de cette diffa improvisée : le spahi Ben-Kassem et la jolie Mme Ben-Kassem.
- Les achats de la tombola
- On nous prie de rappeler encore que de nombreux achats seront faits pour la tombola qui sera tirée à la fin de l’Exposition, et que les artistes français devront adresser les demandes d’acquisition (groupe 1, classes 1 à 5), à la direction des beaux-arts (bureau des travaux d’art), 3, rue de Yalois, avant le 21 juilllet.
- Les commissaires étrangers sont priés d’adresser avant la même date la liste des ouvrages dont leurs nationaux désirent l’achat avec les indications des prix demandés.
- Toutes les indications désirables à ce sujet vont, du reste, être affichées par les soins de l’administration, dans toutes les salles du palais des beaux-arts.
- Les tètes d’intliens momiliées
- L’Exposition abonde d’objets curieux qui passent .presque ignorés. Nous nous proposons d’en signaler quelques-uns à nos lecteurs sans avoir la prétention de suivre aucun plan, aucune méthode.
- Dans les pavillons de l’Uruguay et de l’Equateur, on trouve une série de petites têtes humaines, grosses comme le poing, parfaitement modelées et couvertes d’une forêt de cheveux noirs, longs et soyeux.
- A première vue, on se croirait en présence de quelques pommes de canne sculptées avec habileté. Il n’en est rien ; ces étranges trophées sont des têtes humaines, réduites et momifiées par un procédé mystérieux.
- Il existe dans l’Amérique du Sud toute une tribu d’indiens qui avait l’habitude de traiter ainsi les crânes des personnages célèbres après leur mort.
- Ils désossaient soigneusement tout l’encéphale et le rapetissaient par une série de manipulations qui sont demeurées inconnues.
- La tête comprimée ne dépasse guère la grosseur d’une orange sans rien perdre de sa physionomie ni de son modelé. Elle était ensuite embaumée avec des substances qui conservent aux cheveux et aux sourcils toute leur élasticité et leur brillant.
- On arrivait ainsi à obtenir des petits ancêtres portatifs et d’un aspect fort ornemental.
- Pendant que nous parlons momies, signalons des momies d’indiens intéressantes dans le palais de la Bolivie.
- Ce qui est le plus remarquable dans ces pièces, ce sont les yeux qui ont pris l’aspect de pierres précieuses d’un beau jaune translucide et éclatant.
- Le ventre de l’Exposition
- Yeut-on avoir une idée de la quantité de comestibles absorbée par les visiteurs de l’Exposition ?
- Plier matin, de six à neuf heures, il n’est pas entré par la porte A, — une des six portes affectées à cet usage, — moins de cent quarante-neuf voitures chargées de victuailles !
- Les Conférences
- Conférence au Cercle populaire (Esplanade des Invalides), par M. Charles Lucas, architecte, sur « l’enseignement professionnel en France depuis 1789 ».
- Le banquet des Maires
- Divers journaux ont annoncé que le banquet offert par la municipalité de Paris aux maires de France aurait lieu le 10 août. Cette date avait, en effet, été primitivement arrêtée par le conseil municipal; mais, en raison de l’impossibilité d’aménager assez rapidement le palais de l’Industrie, qui doit
- servir, le 4 août, au festival militaire, la fête des maires a été définitivement fixée au dimanche 18 août.
- Ce qu’il y a de certain, c’est qu’hier, aussitôt après la réception des délégués milanais à l’Hôtel de Ville, le président du Conseil municipal, M. le docteur Chautemps, a réuni dans son cabinet les membres du bureau et les conseillers présents afin de délibérer sur l’incident.
- Si nous sommes bien informé, le bureau aurait été chargé de faire auprès de M. Constans une nouvelle démarche dans le but d’obtenir qu’il revienne sur sa première décision.
- Les choses en seraient là.
- Les garçons de restaurants
- M. Berger a reçu hier les délégués des garçons de restaurants.
- Le directeur de l’Exploitation a répondu qu’il ne lui appartenait pas d’intervenir entre les patrons et leur personnel. 11 a renvoyé les délégués en leur conseillant de ne pas suspendre leur travail sous peine de se voir, eux et leurs camarades, remplacés immédiatement.
- Les mécontents devaient tenir une réunion hier soir, mais c’est à peine si une dizaine d’entre eux se sont présentés au local convenu.
- On peut donc considérer que l’incident est clos.
- Pourtant les garçons ont décidé qu’ils se réuniraient lundi prochain.
- Les services d’hygiène à l’Exposition
- Le laboratoire municipal vient de terminer sa première série de visites au Champ de Mars.
- Quinze analyses de vin ont été faites.
- Dix échantillons ont été jugés bons, cinq ont été retenus comme douteux; l’analyse a démontré qu’ils avaient été simplement additionnés d’eau.
- De son côté le service d’inspection de la boucherie a terminé hier son rapport sur les restaurants de l’Exposition.
- Le rapport constate qu’à de très rares exceptions près les prescriptions d’ordre sanitaire ont été observées partout.
- D’autre part, de nombreuses visites faites aux abords du pont d’Iéna ont amené da saisie de 175 kilos de saucisson avarié.
- Les débitants de ces marchandises nuisibles ont été expulsés des avenues Rapp et Suffren par les soins des officiers de paix de ces quartiers.
- Mort subite
- On a apporté hier matin vers onze heures, à l’ambulance située au rez-de-chaussée des bureaux de l’exploitation, le corps de M. Marquiset, député de la Haute-Saône, qui venait, d’après l’avis du médecin de service, de succomber à une congestion cérébrale.
- M. Marquiset était âgé d’environ soixante ans. Il était à visiter la section des beaux-arts lorsque les gardiens de la salle dans laquelle il se trouvait le virent tout à coup se frapper le front avec sa canne et se diriger en titubant vers un des divans; ils lui apportèrent alors une chaise sur laquelle ils l’aidèrent à s’asseoir, et où, après avoir remué deux ou trois fois la tête de droite à gauche, il ne tarda pas à rendre le dernier soupir. Son corps a été transporté à son domicile à Paris, 17, rue de Chateaubriand.
- LE LOGEMENT DU SHAH DE PERSE
- Nous avons dit que le souverain persan occuperait rue Copernic l’hôtel qui a appartenu à M. Gusman Blanco, ancien président de la République du Venezuela.
- Au rez-de-chaussée, un grand vestibule; à notre gauche, l’escalier d’honneur recouvert d’un beau tapis rouge et noir; à notre droite se trouve le salon des officiers du shah, très confortablement meublé, à la moderne, de tables en marqueterie, de bronzes, de fauteuils en vieux chêne, etc., etc.
- Au premier étage sont disposés les appartements spécialement réservés au souverain.
- D’abord, une petite entrée, élégamment meublée : une console, une table de milieu en bois doré, plusieurs bibelots de luxe, etc.
- De l’entrée, en allant à gauche, on rencontre la chambre à coucher.
- Elle est vaste, bien aérée; on n’a rien négligé pour en rendre le séjour attrayant. Le plafond,
- très élevé, est orné de jolies fresques; la tapisserie, d’un rouge foncé, est du meilleur goût. Le lit, magnifique, colossal, est surmonté d’un baldaquin en velours rouge. C’est un lit historique, car il a appartenu au duc de Berry. L’ameublement se compose, en outre, de deux meubles en marqueterie style Louis XIV employés jadis aux Tuileries et qui se trouvaient dernièrement dans la galerie des glaces à Versailles.
- Du plafond descend un lustre doré. L’éclairage se fera à la bougie, dont la clarté est mieux appropriée que le gaz ou l’électricité à une chambre de repos.
- Cette pièce donne sur une serre où poussent de verts palmiers, et où de jolies fleurs répandent de suaves parfums. C’est un paysage d’O-rient en miniature.
- Au bout de l’appartement royal estdisposée une petite chambre, un frais et délicieux boudoir réservé au « page mystérieux » qui accompagne le souverain persan dans son voyage.
- Le Matin a déjà dit ce qu’étaient ce jeune page et ses gardiens. Ceux-ci habiteront une chambre de style empire à côté de celle de la Circassienne.
- Un escalier particulier conduit delà chambre du shah à une sorte de tribune à l’italienne, d’où l’on peut voir les passants et même contempler la tour Eiffel, distractions qui seront sans doute appréciées par la Circassienne, dans les moments d’ennui, si elle s’ennuie à Paris.
- Le salon est du style Louis XV. Une jolie pendule repose sur la cheminée.
- La salle à manger, tout à côté, est magnifique.. Le dressoir, gigantesque, est en vieux chêne; la cheminée est monumentale. Un lustre doré descend vers le milieu d’une table en acajou plein,, autour de laquelle peuvent tenir trente convives.. Autour de la table sont placés des fauteuils en velours cramoisi.
- La vaisselle sera, naturellement, fournie par la manufacture de Sèvres.
- Au deuxième comme au troisième étage, il n’y a guère que des chambres à coucher, des cabinets de toilette,.de petits salons, le tout très confortablement meublé. Au deuxième, à gauche, se trouve une spacieuse salle de bain.
- Au troisième logeront les domestiques. Ils auront des lits en fer, qui sont au nombre de quinze.
- Le total des lits, autour de ce gîte princier, est de quarante.
- Un parc entoure l’hôtel. Les grands arbres offriront une fraîcheur salutaire au souverain oriental. Assis près d’une fontaine murmurante, il pourra rêver tout à son aise à ses palais de Téhéran.
- Le parc est assez vaste; il donne sur la rue Boissière, tout près de l’ambassade chinoise.
- Les plus beaux meubles qui garnissent l’hôtel viennent de Compiègne et de Fontainebleau; les autres, des magasins du mobilier national, quai d’Orsay.
- Les dépendances, écuries, remises, cuisines, offices, sont entretenus avec un soin et un luxe admirables.
- Ajoutons que c’est Mme Carnot qui recevra. Nasser-Eddin, rue Copernic, et qui lui fera les honneurs de l’installation confortable offerte par la République au roi de la Perse.
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- Les pirogues sénégalaises et gabonaises sont à l’eau, dans la Seine, près du pont d’Iéna.
- Les piroguiers ont fait hier leurs premières manœuvres.
- Deux pirogues de quinze mètres environ ont été mises à l’eau. Dans la première, huit rameurs et un chef du gouvernail, ou plutôt de la pagaye ; ce dernier dirige notre embarcation avec une sûreté merveilleuse. Les noirs sont debout, quatre à l’avant, quatre à l’arrière, mesurant, avec une précision absolue et un ensemble parfait, la puissance et l’inclinaison du coup de rames, lequel, au contraire de nos traditions nautiques, caresse la coque du bateau et bat
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE I88S
- l’eau sous ses flancs, pour imprimer plus de vitesse à la course.Il est midi; le soleil commence à brûler. Nos braves nautoniers demandent à faire chavirer notre embarcation, histoire de prendre un bain ; cette permission leur est d’ailleurs refusée.
- Deux dames qui, par faveur toute spéciale, ont pris place sur le bateau, jettent des cris d’épouvante, lorsque M. Laumann leur traduit la demande des piroguiers ; mais elles en sont quittes pour une courte frayeur, car, en ce moment, nous abordons, salués par les bravos des curieux que cette petite expédition a attirés devant le pont de la Concorde.
- La seconde promenade, qui a eu lieu à trois heures, a été suivie ou plutôt accompagnée d’une baignade dont l’aspect a fait la joie des promeneurs. En effet, à peine touchant la rive, nos huit rameurs gabonais ont demandé à M. La-touche, leur chef, la permission de prendre un bain et les voilà tous grouillant dans la Seine, et exécutant les fantaisies les plus audacieuses, l’un plongeant sous la pirogue, l’autre la faisant chavirer d’un bras, celui-ci culbutant les amarres, celui-là s’amusant à laver ses vêtements en faisant la planche.
- Les Sénégalais et les Gabonais sont d’excellents nageurs et des sauveteurs de profession. L’un d’eux, nommé Djouké, jeune garçon à la frimousse éveillée, a déjà opéré plusieurs sauvetages. Nous lui avons demandé, par l’organe de M. Lalouette, qui parle couramment la langue gabonaise, si les rapides de l’Ogooué étaient plus dangereux que la Seine, il a répondu : « C’est un jeu pour nous que de retirer quelqu’un d’un petit ruisseau. » - _
- Le « petit ruisseau » c’est la Seine ; ce qui nous donne une haute idée de l’Ogooué.
- LES BEAUX-ARTS
- A L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- (Suite)
- ALLEMAGNE
- Les personnes qui m’ont fait l’honneur de suivre les études succinctes que j’ai écrites déjà sur plusieurs sections étrangères de peinture, ont pu remarquer que j’ai toujours eu, en les rédigeant, une double préoccupation : la première, d’aider le public à se former rapidement une opinion sur l’œuvre artistique qu’expose chaque pays; la seconde, de donner à ces différentes expositions, la plupart du temps incomplètes, leur valeur relative, en notant les maîtres et les écoles insuffisamment représentés ou bien qui se sont abstenus.
- Cette dernière entreprise, dont on comprend sans peine les difficultés, offrait particulièrement d’obstacles pour l’Allemagne, qui, on le sait, a été représentée tardivement par un très petit groupe d’artistes ; j’essaierai cependant de donner une idée générale de la place qu’occupent dans l’art de ce pays, les auteurs de cette exposition réduite.
- Il y a plusieurs écoles de peinture en Allemagne. La plus populaire en Europe est peut-être celle de la peinture de genre, dite de Dusseldorf : elle n’a aucun représentant au palais des Beaux-Arts. En France, nous la connaissons principalement par les œuvres de Benjamin Vautier et surtout par celles de Knaus, qui depuis de longues années en est le maître incontesté.
- Bien des personnes se souviennent encore de ses premiers envois au Salon : « Le matin après une fête de village » — « L’incendie de la ferme » — « La famille de bohémiens », qui lui valurent alors du maître ès-critique, Théophile Gautier, de glorieux éloges : « M. Knaus, écrivait-il, a gagné ses éperons dans ce grand tournoi de l’art; bien peu de champions peuvent lui disputer le prix du genre.... »
- Ceux qui n’ont pas eu l’occasion de juger l’école d’après son chef, n’ont pas été au moins sans voir quelques compositions des disciples : de ces scènes familières dont leur pinceau sait raconter avec une grâce aimable les moindres épisodes et les pensées de chacun des personnages par l’expression de la physionomie. Il est généralement inutile de chercher une haute pensée morale dans ces peintures auxquelles manquent le sentiment pittoresque et la justesse des tons, mais on y trouve toujours une observation pleine de sagacité, exprimée sinon avec esprit, au moins avec « humour ».
- Rappelons enfin que les temps sont loin où l’école de Dusseldorf était à peu près circonscrite dans la ville dont elle porte le nom : aujourd’hui elle est généralement répandue par toute l’Allemagne et compte des membres réputés dans chacun des grands centres artistiques. Knaus habite aujourd’hui complètement Berlin; à Munich, c’est Defregger, autrichien de naissance, qui est le premier peintre en ce genre sympathique.
- Une seconde école de peinture, qui compte en Allemagne de nombreux adhérents, mais occupe très peu de place à l’Exposition, c’est celle qui s’attache à imiterla manière des anciens maîtres du XVIe ou du XVIIe siècle, et qui fleurit à Munich. Le premier de ses membres est le fameux portraitiste Lenbach ; il dispute ce rang glorieux à Frédéric-Auguste Kaulbach, le neveu de celui qui peignit si magistralement en fresque les grandioses allégories de l’escalier d’honneur du Musée national de Berlin.
- Ces deux écoles, auxquelles nous reprochons en France, non sans quelque raison, à l’une, le manque de pittoresque, à l’autre le défaut de sincérité, régnèrent de longues années en maîtresses absolues sur l’Art germanique. Peu à peu cependant, un artiste d’un talent indiscutable et tout à fait indépendant réussit à se faire une place à côté d’elles et à tourner de son côté l’admiration des « jeunes » qui se sont mis avec enthousiasme à sa suite : je veux nommer Menzel.
- L’exposition de peinture allemande qu’on voit au palais des Beaux-Arts, est presque exclusivement composée d’œuvres envoyées par les peintres que suscita ce mouvement révolutionnaire.
- La France encouragea jadis les efforts de Menzel, en lui donnant, à l’Exposition universelle de 1867, la croix de la Légion d’honneur.
- Cette année il a demandé que les six gouaches de lui qui figurent au milieu des envois artistiques de ses compatriotes, et ne le représentent pas suffisamment, soient mises hors concours. Elles sont toutes cependant de purs chefs-d’œuvre, et nous ne doutons pas que le jury ne leur eût attribué une médaille d’honneur. Son projet pour le Diplôme offert par la ville de Hambourg à M.Schwabe^l&eé comme un joyau précieux en un écrin de peluche grenat, est digne de cette exposition unique ; s’il est exécuté avec une merveilleuse finesse dans les détails, il est conçu dans son ensemble avec une largeur et une originalité qui ont pu faire comparer l’auteur à Meissonier lui-même. Le Maître-autel dans téglise d’Insbrueh est peut-être plus merveilleux encore : je crois qu’on n’est jamais arrivé à mieux traduire, même avec des procédés infiniment plus puissants que la gouache, l’air de grandeur sévère d’un intérieur de belle cathédrale. Lestons blancs de l’architecture, pour ne parler que de la technique, sont d’une rare exactitude, et leur éclat ne diminue en rien la valeur du centre lumineux de la composition, une petite fenêtre unique située très haut, à droite.
- Mais l’ouvrage où ressort de la manière la plus frappante l’extraordinaire savoir du maître, est, sans contredit, la peinture cataloguée sous cette rubrique : Le Moine quêteur. C’est une œuvre singulière où Menzel a su rassembler tous les effets de lumière possibles, depuis les reflets rougeâtres du feu jusqu’aux teintes délicates du clair obscur et aux taches d’or pâle des rayons du soleil. Le sujet en est aussi le plus étrange du monde : j’en donnerais une idée en disant qu’on a eu de longues hésitations pour lui trouver un titre : on inscrivit l’envoi lors de sa réception, sous les noms successifs d’Une Forge, Une Verrerie, et enfin du Moine quêteur. Je crois définitivement que c’est là simplement quelque grenier d’auberge en
- Bavière, dont le pittoresque désordre aura plu à l’artiste et où il aura eu la fantaisie de placer ce moine bizarrement éclairé d’une clarté sanglante. Je n’entreprendrai pas de décrire tout ce qui m’a charmé dans ce petit ouvrage : chaque détail est un chef-d’œuvre.
- Les trois gouaches du même peintre qui restent à citer sont de moindre importance, quoique fort remarquables. L’une est une étude très fine de Chanoines à l’église (76) ; les deux autres des souvenirs d’une visite à une Exposition japonaise (77-78).
- Encore une fois, je regrette ici avec tous ceux qui s’intéressent à l’art vraiment pur et grand, tant en France qu’en Allemagne, que Menzel n’ait pas envoyé à ce concours international, comme en 1878, des peintures à l’huile qui eussent fait connaître universellement son talent dans toute son originalité et sa puissance.
- André Saglio.
- (A suivre)
- CONCOURS NATIONAL DE TIR
- Le 8 août prochain s’ouvrira, à Vincennes, le grand concours national de tir, patronné par le Conseil municipal de Paris.
- Ce concours, qui est organisé sous la présidence de M. Carnot, sera d’un éclat sans précédent.
- Le comité d’organisation est présidé par MM. Mérillon, président de l’Union nationale des Sociétés de tir de France ; de Boutellier ; Dolfus, présidentdes Sociétés de tir de la région de Paris ; le lieutenant-colonel Henaut, et Boucher-Gadast, président de la fédération des Sociétés de tir du Nord. Le directeur des concours est M. F. Lermuseaux, président de la Société de tir de Clichy et secrétaire général de l’Union nationale des Sociétés de tir de France.
- Les nouvelles de l’étranger, que reçoit chaque jour le Comité, sont excellentes et font présager de l’immense succès qu’obtiendra le concours. En effet, de nombreuses adhésions lui sont déjà venues de Suisse, le pays des tireurs par excellence, de la Belgique, de l’Angleterre, de l’Italie et de l’Amérique.
- Mais ce qui lui donnera encore plus d’attrait, à cette fête, ce sera la participation de l’armée. Nos soldats prendront part au concours ; cinq catégories et 450 prix leur sont réservés.
- M. de Freycinet a décidé que tous les régiments de France seraient représentés; c’est dire que la lutte sera puissamment intéressante.
- L’installation du concours, à Vincennes, est admirable, grâce au zèle intelligent des organisateurs et à la bienveillance de M. le général Saussier.
- Les compagnies de chemins de fer ont elles-mêmes accordé une faveur exceptionnelle aux tireurs qui prendront part au concours : ces derniers auront droit individuellement au demi-tarif, sur la présentation de leur feuille de route.
- Nous le répétons en terminant : cette fête essentiellement patriotique sera certainement une des plus belles que l’on ait jamais vues.
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- CONCOURS D’ANIMAUX REPRODUCTEURS
- (Suite)
- 2e DIVISION
- Animaux mâles et animaux femelles des races soit françaises, soit étrangères, nés et élevés en France.
- 18e catégorie, rage Villard-de-Lans. — Animaux mâles de 1 à 4 ans : Premier prix, 400 fr.,
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- M. Faure, Zacharie; deuxième prix, 300 francs, M. Jalifier, Clovis; troisième prix, 200 francs, M. Collavet, Félicien; mention très honorable, M. Gaillard, Eugène.
- Animaux femelles de 1 à 2 a,ns : Premier prix, 200 francs, M. Giraud, Amédée; deuxième prix, 150 francs, M. Belle, Elie; troisième prix 100francs, M. Jalifier, Clovis.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans : Premier prix, 250 francs, M. Faure, Zacharie; deuxième prix, 200 francs, M. Belle, Elie; troisième prix, 150 fr;. M. Faure, François; mention honorable, M. Giraud, Amédée.
- Animaux femelles de plus de 3 ans : Premier prix, 300 francs, M. Faure, Zacharie; deuxième prix, 200 francs, M. Tratfort, Eugène; troisième prix, 150 francs, M. Rozand, Jean; quatrième prix, 100 francs, M Griat, Eugène; mention honorable, M. Tratfort, Eugène.
- 19e catégorie, race marchoise — Animaux mâles de 1 à 4 ans : 1er prix, 400 francs, M. Fau-vre, Ernest; 2e prix, 300 francs, M. Nadaud, Aristide; 3e prix, le même; prix supplémentaire, M. Dé-guison; prix supplémentaire, Mme de Paumule, Jeanne.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans : 1er prix, 200 francs, M. Nadaud, Aristide; 2e prix, 150 francs, M. Jarrigeon, J.-B.; 3e prix, 100 francs, M. Dé-guison.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans : 1er prix, 250 francs, M. Déguison ; 2e prix, le même.
- Animaux femelles de plus de 3 ans : 1er prix, 300 francs, M. Déguison ; 2e prix, 200 francs, M. Jarrigeon, J.-B.; 3e prix, le même; 4e prix, 100 francs, M. Nadaud, Aristide.
- 20e Catégorie, Rages françaises pures, non comprises dans les catégories ci-dessus. — Animaux mâles de l à 4 ans : 1er prix, 400 francs, M. Ballot, Charles; 2e prix, 300 francs,M. Ballot, Auguste; 3e prix, 200 francs, M. Monda fils.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans : 1er prix, 200 fr., M. Aucouturier, Gilbert ; 2e prix, 150 fr., M. Lamy; 3e prix, 100 francs, M. Medeville, Numa.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans : 1er prix, 250 fr., M. Aucouturier, Gilbert; 2e et 3e prix, non décernés.
- Animaux femelles de plus de 3 ans : 1er prix, non décerné; 2e prix, 200 francs, M. Rouchès, Noël; 3e prix, 150 francs, M. Chandora, Léon; 4e prix, 100 francs, M. Médeville, Numa.
- 21e Catégorie, rages algériennes. — Animaux mâles de 1 à 4 ans : 1er priy, 500 francs, M. Mohamed ben Saïb ; 2e prix, 400 francs, M. Samson, Gustave, père.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans : 1er prix, 300 francs, M. Sanson, Gustave, père; 2e prix, 250 fr., M. Mohamed ben Saïb.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans : 1er prix, 40o francs, M. Samson, Gustave, père; 2e prix, 300 fr., M. Mohamed ben Saïb; mention honorable, M. Duriez, Edmond.
- Animaux femelles déplus de 3 ans : 1er prix, 500 francs, M. Mohamed ben Saïb; 2e prix, 400 fr., M. Samson, Gustave, père.
- 22e catégorie, rages des pays de protectorat: et des colonies françaises. — Animaux mâles de 1 à4 ans : 1er prix, 500 francs, M. Samson, Gustave, père; 2e prix, 400 francs, M. Mohamed ben Saïd.
- Animaux femellesde 1 à 2 ans : 1er urix, 300 francs, M. Samson, Gustave père.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans : 1er prix, 400 francs, M. Samson, Gustave, père.
- Animaux femelles de plus de 3 ans ; 1er prix, 500 francs, M. Samson, Gustave, père.
- 23e catégorie, race Durham. — Animaux mâles de 1 à 2 ans : 1er prix, 700 francs, M. Si-rnioret, Henri; 2e prix, 600 francs, M. Grollier; 3e prix, 500 francs, M. le comte de Blois; 4e prix, 400 francs, M. Nadaud, L.-C.; 5e prix, 300 francs, M. Petiot, Emile; Prix supplémentaire M. Daudier, Daniel; prix supplémentaire, M. Auclerc, Constant; prix supplémentaire, M. Desprès, Ferdinand.
- Animaux mâles de 2 à 4 ans : 1er prix, 700 francs, M. Grollier; 2e prix, 600 francs, M. Fledin, Marcel; 3e prix, 500 francs, M. le comte de Blois; 4e prix' M. Grollier; 5e prix, 300 francs, M. Rivoal, Guillaume; prix supplémentaire, M. le comte de Blois; prix supplémentaire, M. Petiot, Emile; prix supplémentaire, M. Signoret, Henri; mention honorable, M. Tiersonnier.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans : 1er prix, 300 francs, M. le comte de Blois; 2e prix, 250 francs, M. Auclerc, Constant; 3e prix, 200 francs, M. Grollier; 4e prix, M. Auclerc, Constant; 5e prix, M. le comte de Blois; prix supplémentaire, M. Signoret, Henry; prix supplémentaire, M. Nadaud, L.-C., prix supplémentaire, M. Le Bourgeois.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans : 1er prix, 400
- francs, M. Grollier; 2e prix, 300 francs, M. Desprès, Ferdinand; 3e prix, 250 francs, M. le comte de Blois; 4-e prix, le même; 5e prix, 150 francs, M. Larzat, Elie; prix supplémentaire, M. Tiersonnier; prix supplémentaire, M. Petiot, Emile; mention honorable, M. Grollier, précité.
- Animaux femelles de plus de 3 ans : le1' prix, 500 francs, M. Larzat, Elie; 2e prix, 400 francs, M. Grollier; 3e prix, 300 francs, M. le comte de Blois; 4e prix, 250 francs, M. Auclerc, Constant; 5« prix, M. Grollier; 6e prix, M. le comte de Blois; prix supplémentaire, Mme veuve Gernigon; prix supplémentaire, M. Massé, Auguste; prix supplémentaire, M. Nadaud, L.-C.; mention honorable, M. de Clercq.
- 24e catégorie, rage d’Ayr. — Animaux mâles de 1 à 4 ans: Premier prix, 350 francs, M. Caill, Claude; deuxième prix, 300 francs, M. Broquet, Victor; troisième prix, 200 francs, M. Caill, Claude.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans : Deuxième prix, 150 francs, M. Caill, Claude.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans : Premier prix, 250 francs, M. Caill, Claude; deuxième prix, le même.
- Animaux femelles de plus de 3 an.s : Premier prix, 300 francs, M. Caill, Claude.
- 25e catégorie, rages hollandaises. — Animaux mâles tte 1 à 2 ans : 1er prix, 600 francs, M. Bon-duel, J.-B. ; 2e prix, 500 francs, M. Loumaye, Hyacinthe; 3e prix, le même.
- Animaux mâles de 2 à 4 ans : 1er prix,.600 fr., M. Tiers, Emile ; 2e prix, 500 francs, M. Geste, Théodore ; 3e prix, 400 francs, M. Bonduel, J.-B. ; prix supplémentaire, M. Cousin, Adolphe.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans : 1er prix, 250 francs, M. Loumaye, Hyacinthe; 2e prix, 200 fr., M. Tellier, Pauly ; 3e prix, 150 francs, M. Tiers Emile ; prix supplémentaire, M. GesR, Théodore.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans : 1er prix, 300 francs, M. Tiers, Emile; 2e prix, le même; 3e prix, 150 francs, M. Loumaye, Hyacinthe; mention honorable, le même.
- Animaux femelles de plus de 3 ans : 1er prix, 400 francs, M. Bonduel, J.-B. ; 2e prix, 300 francs, M. Cousin, iVdolphe; 3e prix, 200 francs, M. Loumaye, Hyacinthe; prix supplémentaire, le même; prix supplémentaire, M. Tiers, Emile.
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- Animaux femelles de 1 à 2 ans : 1er prix, 250 francs, M. Martin-Royer; 2e prix, 200 fr., M. Gra-ber, Joseph; 3e prix, 150 francs, M. Minangoin, Narcisse; mention très honorable, M. Caubet, J.-B.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans : 1er prix, 300 francs, M. Graber, Joseph ; 2e prix, 200 francs, M. Martin-Royer; 3e prix, 150 francs, M. Martenot, Charles; prix supplémentaire. M. Minangoin, Narcisse.
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- Cet indicateur donne les prix de toutes les attractions de l’Exposition, avec leur programme.
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- LA BOURSE
- Les rentes françaises et tous les fonds étrangers sont-en baisse. Le motif vrai de ce mouvement, c’est que l’on avait poussé trop vite à la hausse, mais on ne veut pas l’avouer et, pour donner un prétexte aux ventes il n’est question que d’un conflit prochain entre la Turquie et la Serbie. Il ne faut pas se laisser effrayer par ces racontars.
- Le S 0/0 est à 83 47, l’Amortissable a 86 70, le 4 R2 à 104 75. L’Italien est très offert à 93 55.
- Sur le marché des vàleurs, les affaires sont très languissantes .
- Une loi en date du 15 juillet 1889 autorise le liquidateur de la Compagnie de Panama à négocier les obligations à lots qui n’etaient pas placées le 4 lévrier 1889.
- La même loi dit que les sommes provenant de la négociation de ces titres seront insaisissables jusqu’à concurrence de 34 millions, somme jugée nécessaire pour régler les engagements pris vis-à-vis de tiers, pour conserver en bon état d’entretien le matériel et les travaux, et pour exécuter sur place un devis d’achèvement complet de l’entreprise.
- A cet effet, les grands établissements de Crédit se sont réunis pour émettre, le samedi 27 juillet, 357,894 obligations, au prix de 105 francs payable : 20 francs en souscrivant et 85 francs à la répartition.
- Les tirages sont au nombre do six par an jusqu’en 1913 et de quatre par an de 1913 jusqu’au complet amortissement des obligations.
- Jusqu’en 1913, chacun des tirages des 16 août, 15 décembre, 15 avril, comporte un lot de 500,000 francs et un lot de 100,000 francs, et chacun des tirages des 15 octobre, 15 février, 15 juin un lot de 250,000 francs et un lot de 100,000 francs, sans compter les lots secondaires.
- En totalité, il y a, par an, 366 lots pour 3,390,000 francs pendant la première période et 236 lots pour 2,200,000 fr. par an, pendant la seconde période.
- TES ASCENSIONS A TA TOIJR
- A PIED
- Montée au fer étage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du 1er au 2e étage, par les escaliers Nord et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest..
- PAR ASCENSEUR
- Montée au ier étage, par les piles Est et Ouest.
- Descente du ier étage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- Montée au 2e étage :
- En partant dn sol, par la pile Nord;
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du 2& étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au. sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-formë doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L’EXPOSITION
- en jours
- (Se munir du Guide illustré de l’Exposition publié par le Bullelin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée a 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket: 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries dès groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant:
- S MOTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 10, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32. tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 00, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture, — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. • - Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. —Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des. mines. Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie.- Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie.. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2* partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Ci y __
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotie-i-rquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une Klôe d'ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre' suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord, broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Caii, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte,_ Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons delà Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italb une.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de, geimure en commençant par la prenirro salle de droim, cèle de l’avenue de La. Bourdonnais, pais les six salies suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l'escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin: peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salies côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles laiémles du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la. Seine (secLions étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les dmix premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Ilaiie.
- Monter au premier étage par l’escalier de l’extrémité du palais, côté do la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège; suivante, S iè le ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voiries neuf salles côtéde l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-do-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des peiouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Coutan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir les quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de 1’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren,près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer 1a. section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. — Théâtre des Folies* Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren; ou par le chemin deferdeCein-lure (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars â l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grandpalais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le qnai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salie des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure ; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère ; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie*basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au déuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux, derrière le pavillon du Chili.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants subit à partir d’aujourd’hui, une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’empare de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capüan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gita-nos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 2* Série.— N° 68.
- Le Numéro : 15 Centimes.
- Lundi 22 Juillet 1>889
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LA. DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements..............
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
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- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
- (CLASSE 58)
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M Seymour ’Wade, Blomfield llouse, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE — Chronique. — Lie “ Toc” d’Orient. — Dernière heure. — Echos. — Le Champ de Mars depuis la Restauration {suite). — Exposition internationale, rurale et agricole de Buonos-Ayres. —Appareils pour la conservation des viandes. —Le Banquet des Entrepreneurs. — Sous la tente. — Nouvelles de l’Exposition. — La Bourse. — Cxdide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et réclames.
- CHRONIQUE
- graphique visée par son inspecteur : l’identité serait tout de suite établie.
- La question vaut certainement la peine d’être étudiée de près, et nous sommes persuadés qu’il suffira de la soumettre à l’administration pour que celle-ci l’examine et y fasse droit.
- ***
- On sait que les victuailles, qui entrent chaque jour à l’Exposition, sont soumises depuis quelques semaines à l’examen du laboratoire municipal.
- Les rapports du laboratoire municipal, du service d’hygiène et celui de l’inspection de la boucherie viennent d’être rédigés sur les analyses d’échantillons prélevés dans l’enceinte de l’Exposition.
- La moyenne de ces jugements est de nature à rassurer complètement l’opinion publique, surtout en ce qui concerne le vin, dont on fait, à l’Exposition, une si grande consommation .
- Dame, il y a peut-être bien un peu plus d’eau qu’il ne faudrait dans le vin, mais cela vaut mieux que des' substances nuisibles.
- Pour les marchandises colportées par les petits approvisionneurs ambulants, c’est un
- APPAREILS POUR LA CONSERVATION DES VIANDES
- Il v a déjà, dans le langage courant des habitués de l’Exposition, une expression qui a fait fortune, c’est celle des « grands mois » pour désigner août et septembre.
- On y compte plus encore que sur les précédants.
- Mais, les gourmands, que veulent-ils donc ? On arrive déjà après de 150,000 entrées payantes par jour. Eh! bien, en août et septembre ce sera l’ordinaire et ce chiffre sera même souvent dépassé.
- C’est facile à prévoir, car les vacances vont amener de la province et de l’étranger un flux inusité de visiteurs.
- Pensez donc qu’il y a, là-bas, sur les contins les plus éloignés du monde, des magistrats, des étudiants, des avocats qui attendent avec une impatience fébrile l’heure de la liberté pour s’envoler du côté de la Tour Eiffel, qui liante leurs rêves et dont l’image, cent fois répétée dans les journaux et dans les publications illustrées de toutes sortes, est devenue pour eux comme une obsession.
- Et pour ne parler que de la France, quel est le plus humble collégien, porteur d’un modeste prix de thème latin, voire même d’un accessit, qui n’obtiendra pas de papa et de maman un voyage de quelques jours à l’Exposition ?
- A
- Mais, à côté des professeurs de l’Université, qui, sans être riches, ont pourtant des ressources suffisantes, il y a les instituteurs, les simples et vaillants instituteurs de villages, qui méritent bien quelque considération.
- A ce propos, je trouve dans un journal la lettre suivante, d’un instituteur de Lyon, qui est intéressante à plus d’un point de vue :
- Je lisais, il y a quelques semaines, qu’un grand nombre de personnes entrent gratuitement à l'Exposition. J^e gouvernement ne pourrait-il pas faire bénéficier de cette faveur les instituteurs qui. de tous les points de la France, accourent à Paris ?
- Nous n’avons qu’un maigre traitement, et ceux des nôtres qui ont l’intention de se payer le grand voyage sont obligés de se priver même du nécessaire afin de pouvoir réaliser la somme indispensable.
- Ce n’est pas en quelques instants qu’on peut visiter les merveilles réunies au Champ de Mars, et l’instituteur, surtout, s’il veut étudier sérieusement les méthodes pédagogiques et les travaux scolaires exposés, devra retourner un certain nombre de fois à l’Exposition.
- Ces visites, qui en profitera le plus ? N’est-ce pas l’enfant du peuple ?
- La mesure que je propose ne donnerait lieu, dans la pratique, à aucun inconvénient, chaque instituteur, en voyage, étant porteur d’une carte photo-
- peu différent : nous parlons surtout des marchands qui vendent aux abords des portes en dehors.
- Au Trocadéro, notamment, on a saisi, en plusieurs fois, 170 kilogrammes de saucisson avarié et même tricliiné.
- Méfiez-vous du saucisson, ô visiteurs, et tout ira bien !
- F. L.
- Hier matin a eu lieu, dans le salon de la troisième et dernière plate-forme de la tour, une petite fête originale. M. Eiffel avait invité à un concert vocal et instrumental les jurés de la classe 63, qui est la classe des ingénieurs civils.
- Ces jurés se sont tous rendus à l’invitation
- de M. Eiffel avec une dizaine de dames.
- Relevons des noms :
- M. Baïhaut, président de la classe 63. et Mme Baïhaut ; M. Reymond,sénateur; M. Eiffel et son gendre, M. Salles ; M. Gr. Charton, ingénieur de la Compagnie du Midi et ingénieur en chef adjoint des constructions métalliques à. l’Exposition ; MM. Anatole Lefébure, et Lyon, directeur de la maison Pleyel.
- M. Lyon avait fait transporter un piano qui est acquis à l’ameublement du salon.
- Après le lunch, une de nos plus brillantes virtuoses a exécuté plusieurs morceaux, qui ont ravi l’assistance. Mlle Lyon, sœur du directeur de la maison Pleyel, a chanté avec le talent et la jolie voix qu’on lui connaît.
- Pour terminer la séance, M. Baïhaut, le président delà classe 63, a prononcé une allocution patriotique dont M. Eiffel était naturellement le héros. M. Eiffel a répondu.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1883
- LE “ TOC " D’ORIENT
- Nous ne saurions trop louer l’administration qui traque rigoureusement les marchands marocains et égyptiens qui s’entêtent à vendre des. articles d’Orient fabriqués à Paris dans le quartier du Temple.
- Cette question-là se présente sous trois faces qui montrent trois intérêts bien distincts :
- L’intérêt des industriels parisiens dont la spécialité est de fabriquer du simili-orient et qui voudraient pouvoir décupler les boutiques de Batignolles-Orient, tant l’affaire est bonne ; la masse inférieure du public se ruant sur le faux, parce qu’il lui est offert à vil prix.
- L’intérêt des autres exposants, auxquels les règlements interdisent la vente et qui peuvent dire : « On aautorisé la vente des articles de provenance orientale authentique, parce qu’ils ne font pas concurrence à nos produits. Mais si l'on permet à de faux Orientaux de vendre de faux objets d’Orient fabriqués à Paris, on autorise par là les fabricants parisiens de ces objets à vendre, alors que toute vente nous est interdite à nous autres fabricants européens. »
- L’intérêt d’un public désarmé contrelafraude, .auquel l’administration ne peut pas laisser vendre du faux pour du vrai : ce qui serait, de sa part, couvrir une tromperie sur la chose vendue.
- Assurément l’administration eût voulu être favorable à cette intéressante catégorie de fabricants parisiens dont les produits sont connus sous le nom d’articles de Paris et affectent souvent l’imitation des choses d’Orient. Mais elle n’a pu agir autrement qu’elle le fait, devant le contrat intervenu entre elle et les exposants, contrat résultant de l’adhésion de l’exposant aux règlements de l’Exposition et en vertu duquel toute vente, autre que celle des articles d’Orient, est interdite.
- Elle n’a pu davantage couvrir la vente d’articles fabriqués à Paris, en les laissant débiter sous le faux vocable de produits orientaux, souvent par de faux Egyptiens ou de faux Marocains, dont beaucoup sont tout simplement des Français parlant l’arabe, étant des juifs algériens.
- Certains vendeurs du bazar égyptien s’entêtent et prétendent avoir le droi t de vendre ce que bon leur semble sous le nom de marchandises -orientales. A peine les inspecteurs et commissaires se sont-ils éloignés, après avoir fermé leurs boutiques, qu’ils rouvrent effrontément sans avoir rien changé à leur étalage. Les agents de l’autorité ont dû, pour avoir le dernier mot, faire obstruer avec des planches clouées les étalages de plusieurs récalcitrants obstinés.
- ##
- Pour tenir la balance égale, l’administration qui n’avait reçu aucune plainte en ce qui regarde les marchands tunisiens, a néanmoins envoyé hier la commission d’expertise à la section tunisienne. Elle était accompagnée par M. Ossude, inspecteur principal, et M. Clément, j commissaire aux délégations.
- La commission a reconnu que, sauf quelques objets de très minime valeur, les marchandises vendues par les marchands de la Section tunisienne étaient sincères et de provenance orientale authentique.
- Il faut surtout en louer M. Charles Sanson, commissaire général de la section tunisienne. M. Sanson a été grand négociant dans la rue du Sentier et sa compétence commerciale est hors de pair. Il avait donc toute autorité pour surveiller certains marchands orientaux dans l’esprit desquels la sincérité et la fraude ne sont séparées que par une pelure d’oignon. Et il y tient la main, soyez-en convaincus.
- C. L.
- DERNIÈRE HEURE
- Les journaux de Lisbonne annoncent que le duc de Porto, second fils du roi de Portugal, viendra à Paris au mois d’octobre, pour visiter l’Exposition.
- On télégraphie de Berne :
- Dans sa séance tenue à Lucerne, le comité central des tireurs suisses a décidé, à l’unanimité, que des représentants de tous les cantons organiseraient un cortège pour prendre part officiellement au grand tir national français à Paris.
- M. Moïse Vautier, président du conseil d’Etat de Genève, est désigné pour y présenter la célèbre bannière fédérale, qui n’est jamais sortie de Suisse; le colonel Lotz de Sale lui a été adjoint comme porte-bannière.
- La bannière sera présentée le 12 août.
- Un don d’honneur, consistant en deux riches montres de Genève, a été voté.
- ÉCHOS
- Visite présidentielle
- Le président de la République viendra très probablement mercredi matin vers neuf heures et demie à l’Exposition pour visiter une partie de la galerie des Machines.
- Visiteur royal
- C’est dans le courant de la journée de lundi que doit arriver, à Paris, S. M. Georges Ry roi des Hellènes.
- Le souverain de Grèce vient à Paris pour visiter l’Exposition et ne sera jamais accompagné que par une ou deux personnes dans toutes les visites qu’il y fera.
- Le roi de Grèce compte garder le plus strict incognito.
- Les Congrès
- Demain lundi, à neuf heures, séance d’ouverture du Congrès de l’Utilisation des eaux fluviales.
- Les séances de ce congrès auront lieu du 22 au 28 juillet courant, au palais du Trocadéro et seront présidées par M. Guillemain.
- Les Conférences
- Demain lundi, à quatre heures de l’après-midi, au Cercle populaire de l’esplanade des Invalides, conférence par M. Guieysse, répétiteur à l’Ecole polytechnique, actuaire de la société d’assurances L’Union.
- Sujet : « Les assurances contre les accidents ».
- Dans les kiosques
- Les sociétés suivantes se feront entendre ce soir dimanche de huit heures et demie à dix heures, dans les kiosques ci-dessous désignés :
- Kiosque n°l: Harmonie, l’Echo de Saint-Denis:
- Kiosque n°2 : Harmonie Tessinoise;
- Kiosque no 3: Société de trompettes;
- Kiosque n° 4: Harmonie.
- Lég-er accident
- Hier, vers quatre heures et demie de l’après-midi, un marteau de menuisier est tombé de la Tour Eiffel entre la pile Nord et la pile Est, et a éraflé le bras d’un petit garçon de trois ans.
- Il a été aussitôt conduit à l’ambulance par un garde, où des soins lui ont été donnés.
- Aucune fracture n’a été constatée par le médecin de service, car, heureusement pour ce gentil bébé, il a été constaté qu’il n’avait été touché que par le manche du marteau.
- Conférences-promenades
- Les associations d’enseignement populaire : la Société pour V Instruction élémentaire, 14, rue du
- Fouarre; Y Association Polytechnique, 28, rue Serpente; l’Association Philotechnique, 24, rue Serpente, et V Union française cle la Jeunesse, 157j boulevard Saint-Germain, organisent des conférences-promenades qui auront lieu le dimanche matin à.l’Exposition.
- On se réunira à l’école communale de l’avenue Duquesne, 42, chaque dimanche, à neuf heures du matin, pour entendre les explications sommaires , des conférenciers, avant de se rendre àl’Expositiôn.
- Voici la liste des conférences du dimanche 21 juillet :
- A travers la Grande-Bretagne, l’Irlande et les Etats-Unis, par M. Garçon (Association Polytechnique).
- Gaz et éclairage, par M. Bullier (Association Philotechnique,).
- L’Exposition centennale des Beaux-Arts, par M. Castellar (Union française de la Jeunesse).
- On est prié de se faire inscrire au secrétariat de l’une des associations.
- Visiteurs de marque
- Parmi les visiteurs de la semaine prochaine nous verrons le duc de Norfolk, pair d’Angleterre et maréchal héréditaire de la Grande-Bretagne.
- Le duc de Norfolk tient à visiter l’Exposition | dans tous ses détails. Il s’intéresse beaucoup à ces grandes manifestations du travail.
- Ce grand seigneur anglais, jeune encore et catholique, jouit d’une fortune d’environ dix-huit millions de rente.
- Dans le petit village d’Arundel, pas loin de la Manche et tout près de son château, le duc de Norf olk a fait construire une magnifique église gothique, qui lui.a coûté près de trois millions.
- A 1’ exposition, le duc veut surtout étudier l’industrie métallurgique.
- Excursionnistes anglais
- Un groupe de quatre ingénieurs et ffe seize ouvriers de Birmingham doit arriver à Paris le 22 juillet.
- Ces ingénieurs et ces ouvriers viennent surtout pour visiter l’Exposition universelle et étudier avec soin les grands progrès que l’industrie a faits dans ces dix dernières années.
- En leur souhaitant bon voyage, le maire de Birmingham a rappelé aux ouvriers que leur visite à l’Exposition était un pas de plus dans la fraternité qui doit unir les ouvriers français et les ouvriers anglais.
- Ges ouvriers sont envoyés aux frais de la ville et de plusieurs riches négociants de Birmingham.
- Dîner de savants
- Hier soir, au Restaurant hollandais, à l’Exposition, a eu lieu le dîner mensuel des secrétaires des sociétés savantes.
- Pour une fois, les convives avaient fusionné avec le dîner des secrétaires et présidents des nombreux congrès tenus au cours de l’Exposition.
- Le repas était offert au grand organisateur de toutes ces réunions scientifiques du jour, à M. Ga-riel, ingénieur et membre de l’Académie de médecine.
- Inutile d’ajouter que, parmi les quatre-vingts convives présents à cette fête, les noms les plus connus de la science se trouvaient représentés.
- Parmi les assistants, nous avons remarqué aux cotés de M. Gariel, MAI. Levasseur, de Quatre-fages, membres de l’Institut; le prince Roland Bonaparte ; Ponchet, professeur au Muséum ; Eiffel, ingénieur; Hamy, Gheyson, ingénieur des ponts et chaussées ; Sébillot, Emile Trélat, architectes; docteurs Horteloup, Topinard, Constantin Paul, Dujardin-Beaumetz, Gillet de Grandmont, Magitot; G. Salomon, secrétaire général delà Société de crémation; Normand, architecte; Parvilleet Delaunay, etc., etc.
- Au dessert, plusieurs toasts des plus cordiaux ont été prononcés par AIAI. de Quatrefages, Gabriel, Levasseur, Normand, docteur Gillet de Grandmont, Topinard et Delaunay.
- Cérémonies funèbres
- AI. Alphand, commissaire général des fêtes du Centenaire et de l’Exposition, spécialement chargé de dresser le projet de cérémonie pour la translation des restes de Lazare Carnot, de Marceau, de la Tour d’Auvergne et de Baudin au Panthéon, a rendu visite au président de la République pour lui soumettre les détails de ce projet.
- Ce n’est que dans une prochaine réunion de la commission nommée en vue de l’organisation de
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- cette fête, que les décisions prises seront rendues j définitives.
- Les arbres nains du Japon
- On a été fort intrigué par les arbres nains exposés par les horticulteurs japonais. Il y a là des thuyas, des pins, des cèdres âgés de 100, 150 ans et qui ne dépassent pas une hauteur de 50 centimètres: On peut ainsi avoir de petites forêts dans des pots à fleurs et des sapinières sur un guéridon.
- On s’est demandé comment les Japonais arrivaient à produire ces difformités végétales : par la patience et le travail. Chaque branche qui pousse est couchée sur le sol et retenue dans cette position au moyen de tuteurs et de ligatures. La courbure est assez prononcée pour affecter la forme d’un angle droit; la partie supérieure de la branche continue à grossir pendant que l’autre s’atrophie et meurt. Toutes les fois qu’il naît un nouveau rejeton, on le traite de la môme manière. C’est en étouffant ainsi le développement de la végétation, en contraignant l’arbuste à prendre les dispositions les plus contournées qu’on arrive à produire ces avortons surprenants. Ce travail doit être continué par plusieurs générations d’horticulteurs, puisqu’il dure parfois 150 ans et plus.
- Le résultat est-il joli? C’est une question d’appréciation. Tout ce que nous pouvons dire, c’est que la vue de ces arbres nains explique aussitôt la forme bizarre et tourmentée des végétaux que les Japonais reproduisent sur leurs plateaux en laque, sur leurs bronzes et dans leurs broderies.
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- Les soirées du Grand-Théâtre de l’Exposition sont très brillantes. Le monde le plusinélégant se presse chaque soir au Grand-Théâtre, les hommes y viennent en habit et les dames en toilette de soirée. C’est aujourd’hui le rendez-vous à la mode. Citons parmi les spectateurs M. et Mme Alphonse de Rothschild, M. et Mme Gustave de Rothschild, M. Rouvier, ministre des finances, lord Lytton, ambassadeur d’Angleterre, et lady Lytton ; le personnel de l’ambassade, M. le comte d’Andigné et M. le comte Oscar de Poli, M. le comte de Chava-gnac, M. le vicomte Louis de Turenne, M. le prince de Suzan, M. le prince de Galitzine, M. le vicomte de Pourtalès, M. d’Estourmel, M. et Mme Ménard-Dorian, M. de Locqueyssie, M. Calmann-Lévy, M. Pierre Decourcelle, etc..
- LE CHAMP DE MARS
- depuis Sa Restauration W
- (suite)
- Une course à pied au Champ de Mars (4 septembre 1826)
- Fort goûtées autrefois, les courses à pied étaient tombées, à la fin du XVIIIe siècle, dans le plus profond discrédit. Il y avait bien, de temps à autre, quelques coureurs isolés, des « dératés » comme on les appelait ; mais les courses réglementées avaient à peu près disparu quand les fêtes de la période révolutionnaire les remirent un instant à la mode.
- Définitivement, elles s’éloignèrent avec le régime qui les avait fait renaître et cédèrent la place aux courses de chevaux qui, sous prétexte d’amélioration de la race, sont entrées aujourd’hui si intimement dans nos mœurs.
- Cependant, le 4 septembre 1826, une expérience intéressante avait lieu au Champ de Mars. A 5 heures précises, un jeune homme nommé Rummel paraissait dans l’enceinte et courait seul pour ne s’arrêter qu’après avoir fait six fois le tour de l’immense plaine.
- Il courait méthodiquement. Ses mouvements fort étudiés étaient moins rapides que réguliers et ne se ralentirent pas un moment.
- Chaque tour effectué, il saluait le public par un geste de la main et continuait. Les yeux des spectateurs pouvaient le suivre dans toute l’étendue du Champ. Il était vêtu d’un pantalon bleu et d’une veste écarlate.
- (l)Le Champ de Mars, 1750-1889, par Ernest Maindron. •— Paris, Ludovic Baschet, 1 volume grand in-8° illustré.
- Quelques secondes avant la quarante-huitième minute, il atteignit le but, salué par les applaudissements de la foule.
- En un peu plus de trois quarts d’heure, Rummel avait parcouru douze kilomètres. Cette course extraordinaire ne parut pas l’avoir fatigué outre mesure, car ayant accompli la tâche qu’il s’était donnée, il repartit presque aussitôt, toujours courant, et disparut aux regards du public ébahi.
- Dernière revue passée par Charles X (29 avril 1827)
- Epurée par les Bourbons, la garde nationale était res tée suspecte au gouvernement de Charles X, plus royaliste encore que le roi. Elle s’était, en effet, dans bien des circonstances, clairement prononcée pour la cause des libertés constitutionnelles.
- Dans les sphères politiques où la lutte était vive, les républicains, les bonapartistes et les orléanistes, étaient ligués contre les royalistes purs profondément divisés. M. de Villèle, président du Conseil, avait mécontenté ses amis et ceux-ci, croyant combattre seulement le ministère, ébranlaient en même temps la royauté mal assise.
- Faible par le nombre dans la Chambre des députés, l’opposition s’appuyait sur la masse de la nation et on ne l’ignorait pas en haut lieu.
- Le rejet par la Chambre des pairs de la loi sur le droit d’aînesse, présentée par le gouvernement; le rejet de la loi sur la presse, qui, si elle eût été votée, équivalait à sa suppression, presque à l’interdiction de l’imprimerie, avaient jeté dans le pays une stupeur profonde. Royer-Collard avait combattu énergiquement le projet. « C’est une loi des suspects qui mettrait la France en prison, sous la garde du ministère », disait-il.
- L’irritation s’accentuait. Des scènes scandaleuses s’étaient produites aux funérailles du duc de La Rochefoucauld, dépossédé brutalement, peu de temps avant sa mort, de la direction de l’Ecole de Châlons.
- Par ses votes indépendants à la Chambre des pairs, le duc s’était acquis au dehors une juste popularité. Le jour de ses obsèques, les élèves de l’Ecole tinrent à honneur de porter son cercueil, mais la police entra en lutte avec les manifestants. Le cercueil de La Rochefoucauld fut brisé dans la bagarre et les insignes de la pairie furent traînés dans la boue.
- C’était là de gros nuages. Charles X s’inquiétait, non sans raison. Devant l’impopularité grandissante de son ministère, il se sentait gravement atteint. C’est alors qu’il songea à reconquérir Paris en annonçant une revue de la garde nationale.
- Le maréchal Oudinot, qui la commandait, présentait ce projet comme devant produire un excellent effet sur la population parisienne ; M. de Villèle se montrait fort alarmé, le Dauphin l’appuyait avec énergie, partageant ses craintes.
- Le roi persista, jugeant que la revue ayant été officiellement annoncée, il pouvait y avoir danger à y renoncer; les journaux, d’ailleurs, engageaient vivement la garde nationale à s’abstenir de toute manifestation.
- Le 29 avril, vingt mille hommes à peine, tous bourgeois aisés, étaient réunis au Champ de Mars. Charles X n’y fut point mal accueilli tout d’abord, mais quand il eut passé les premières lignes en revue et à mesure qu’il avançait, les compagnies devinrent franchement hostiles. Sur plusieurs points, retentirent les cris de « A bas les ministres, à bas les jésuites ! »
- La revue s’acheva néanmoins, mais au retour, des groupes menaçants entourèrent les carrosses des princesses qui avaient voulu assister à la cérémonie. « A bas les jésuitesses ! » criait-on.
- Deux légions de la garde nationale défilant devant le ministère des finances et devant celui
- de la justice, firent entendre les cris de: « A. bas Villèle ! à bas Peyronnet ! »
- Les journaux de l’opposition triomphaient bruyamment. Désireux de répondre à leurs attaques, le Moniteur écrivait le 1er mai : « Plusieurs journaux ont donné quelques détails plus ou moins exacts sur la revue que le roi a passée dimanche dernier au Champ de Mars. Nous ne devrons en entretenir nos lecteurs que lorsque nous aurons réuni à cet égard les notes les plus sûres et les plus authentiques ».
- Le*lendemain, il publiait les lignes mélanco-B liques qui suivent :
- Nous nous proposions d'insérer le récit des faits que nous avons recueillis sur la revue de la garde nationale, maistous les journaux ayant rapporté un assez grand nombre de ces détails affligeants, nous n’avons pas cru nécessaire de publier ceux qu’ils ont laissés dans l’oubli, et nous pensons que leurs récits sont bien suffisants pour faire connaître et apprécier ce qui s’est passé.
- On a dit et répété que le roi Charles X, au moment où les cris « à bas les ministres », retentissaient au Champ de Mars, se serait arrêté et se retournant brusquement vers les mécontents, aurait prononcé ces paroles : «Je suis venu ici pour recevoir des hommages et non des leçons ». Il y a là une erreur qu’il importe de rectifier : le roi passa devant les lignes, calme, froid, dédaigneux et en apparence indifférent aux cris hostiles.
- Le soir, aux Tuileries, il ne se montra point trop irrité et commença la rédaction d’une lettre qu’il destinait à la garde nationale. « La journée n’a pas été mauvaise, dit-il à ses familiers, il y a bien quelques mutins, mais la masse est bonne ».
- M. de Villèle, au contraire, avait perdu tout sang-froid. Les princesses, vivement blessées ne cachaient pas leur dépit et insistaient près du roi pour qu’un exemple fût fait.
- Entrant dans cette voie funeste, M. de Villèle réclama nettement la dissolution de la garde nationale. La majorité du ministère se rangea à cet avis et demanda que l’effectif des troupes de ligne tenant garnison à Paris fût doublé. Le roi céda. Le 30 avril 1827, l’ordonnance de dissolution de la garde nationale parut au Moniteur„ Elle était ainsi conçue :
- CHARLES, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre, sur le rapport de notre ministre secrétaire d’Etat au département de l’intérieur,
- Avons ordonné et ordonnons ce qui suit :
- Art. 1er. La garde nationale de Paris est licenciée ;
- Art. 2. Notre ministre, secrétaire d’Etat au- département de l’intérieur, est chargé de l’exécution de la présente ordonnance.
- Donné à notre château des Tuileries, le vingt-neuvième jour du mois d’avril de l’an de grâce mil huit cent vingt-sept, et de notre règne le troisième.
- CHARLES.
- Par le roi :
- Le Ministre secrétaire d'Etat au département de l’intérieur,
- Corbière.
- Les journaux libéraux tonnèrent contre cette mesure aussi violente qu’inutile. Le Journal des Débats qui subissait l’influence de Chateaubriand, constata avec douleur que la royauté et l’opinion parisienne'se séparaient ouvertement.
- Les prétentions royales étaient excessives, en effet. Deux légions de la garde avaient manifesté; on eût compris, à la rigueur, que ces deux légions fussent frappées, mais la dissolution de toute la garde nationale ne pouvait qu’accroître les forces de l’opposition. Elle lui donna en effet, la force qui lui manquait encore.
- En désaccord profond avec les pairs, le ministère ne trouvant plus d’appui qu’auprès de la Chambre des députés, ne tardait pas à tomber, préparant par sa chute celle de la ligitimité.
- (A suivre)
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- FAÇADE DU PAVILLON DE LA RÉPUBLIQUE ARGENTINE
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- L’EXPOSITION INTERNATIONALE
- Rurale et Agricole
- DE BUENOS-AYRES
- Une exposition internationale, rurale et agricole s’ouvrira à Buenos-Ayres, capitale de la RépubliqueArgentine, le 20 avril 1890.
- Cette exposition sera organisée par la Société rurale argentine, sous les auspices du gouvernement de la République et avec l’appui du gouvernement de la province de Buenos-Ayres. Le gouvernement argentin a invité toutes les nations à prêter leur concours à cette exposition, qui comprendra :
- Les animaux des races chevaline, bovine, ovine, porcine, les animaux domestiques, etc.
- Les machines, instruments aratoires, outils et ustensiles agricoles, enfin tout ce qui se rapporte à l’élevage du bétail, à la culture et aux industries agricoles en général.
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- Etant donnés l’importance et le développement que l’agriculture et l’élevage acquièrent chaque jour dans la République Argentine, en raison de la nombreuse immigration étrangère, les éleveurs d’animaux de race et les fabricants de machines agricoles doivent profiter de l’occasion qui leur est offerte de trouver un excellent débouché pour leurs produits.
- Comme l’Exposition rurale internationale de Buenos-Ayres coïncide avec la fermeture de l’Exposition universelle de Paris, les exposants de celle-ci n’ont qu’à envoyer à Buenos-Ayres les produits qu’ils ont exposés. Il est inutile de dire que le gouvernement argentin offre toutes les facilités habituelles.
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- M. Julio Yictorica, directeur du département de l’agriculture et commissaire général de la section argentine à l’Exposition universelle de Paris, aidé parles ingénieurs agronomes, MM. Girola, Pagès et Nelson, représentent à Paris la Société rurale argentine. C’est à eux, dans le pavillon argentin du Champ de Mars, qu’il faut s’adresser pour obtenir tous les renseignements concernant les règlements de l’Exposition de Buenos-Ayres et pour se procurer des formules d’adhésion.
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- LA PROVINCE DE BUENOS-AYRES
- L’Exposition de la province de Buenos-Ayres dans le payillon argentin mérite une mention spéciale.
- Malheureusement, beaucoup des produits et objets exposés sont arrivés à la dernière heure.
- Cependant, nous appelons l’attention de nos lecteurs sur un plan en relief de la ville de la Plata, capitale de la province, fondée en 1882, en remplacement de la ville de Buenos-Ayres, érigée en capitale de la République.
- Il est admirable qu’en un si court laps de temps l’administration ait pu faire édifier un nombre aussi considérable de palais dont les photographies sont exposées dans le pavillon argentin.
- Nous appelons également l’attention sur la cathédrale actuellement en construction, qui sera certainement l’un des plus magnifiques temples du monde.
- Les vues photographiques, les plans, les livres et tous les documents relatifs à la province de Buenos-Ayres et à sa capitale qui, en sept ans, a vu sa population s’élever à près de 50,000 habitants, méritent d’être très sérieusement examinés.
- Parmi les livres que l’on peut se procurer dans la
- Section argentine, nous pouvons mentionner : le Recensement de la capitale de la République, en deux volumes, — Recensement de la culture et de l’élevage de la nation, — Description de la province de Mendoza, — Histoire de la Colonisation, de M. Calvet, — Les mines de la République, — Les mines de la province de San-Juan, et beaucoup d’autres travaux économiques, cartes, brochures, etc., de grande utilité pour ceux qui désirent connaître les ressources et les progrès de la jeune République Argentine.
- Appareils pour la conservation des viandes
- Des Français d’origine basque ont les premiers compris les services que pourraient rendre les importations de viandes fraîches de la République Argentine en France et en Angleterre,
- En effet, le nombre des moutons diminue chaque année; en France, de 32 millions qu’il était (en 1862), il est descendu à 22 millions (en 1882), et l’on peut juger du déficit de viande en Angleterre, lorsque l’on voit les importations de cette denrée sur ce pays s’élever (en 1884), à la somme de 25.531,000 livres sterling, soit, à 23 fr. 20 c., à 643,381,200 francs.
- Notre gravure représente les appareils employés pour la conservation des viandes par la congélation.
- Le froid dans les chambres des usines de Iluenos-Ayres, dans celles des navires et dans celles des dépôts en France et en Angleterre est obtenu au moyen de la détente de l’air comprimé produisant mécaniquement. sans adjonction d’aucun produit chimique, un air exempt d’humidité dont la température peut être abaissée à plus de 30 degrés au-dessous de zéro.
- Nous devons faire remarquer, en outre, que depuis plus d’un quart de siècle les éleveurs argentins achètent aux fermes de Rambouillet et du Berry leurs meilleurs animaux reproducteurs, et, par d’attentives sélections, sont parvenus à créer d’immenses troupeaux de qualité incontestable. Les produits importés proviennent donc d’animaux perfectionnés appartenant à nos meilleures races françaises.
- Façade du pavillon de la République Argentine
- Pour cette gravure, nous ne pouvons également que renvoyer nos lecteurs à l’article très complet que nous avons donné dans un des derniers numéros sur l’architecture du pavillon argentin.
- Le Banquet des Entrepreneurs
- Les grands entrepreneurs qui ont participé aux travaux de l’Exposition ont offert hier un banquet à M. Alphand dans un des restaurants du Champ de Mars.
- Parmi les convives, au nombre de cent cinquante environ, citons MM. G-. Berger, Gfrison, Bouvard, Dutert, Formigé, Laforcade, Popp, Decauville, Poirier, Manoury, Delion de Malle-voue, Beau, Monduit, etc.
- Au dessert, M. Manoury a pris la parole au nom des entrepreneurs et dans un discours souvent applaudi a rappelé la belle carrière de M. Alphand, les services éclatants qu’il a rendus à la Ville de Paris et les magnifiques résultats qu’il a su obtenir à l’Exposition de 1889.
- M. Alphand a remercié M. Manoury en termes chaleureux et a félicité à son tour tous les entrepreneurs qui ont participé aux travaux de l’Exposition.
- Dans son discours, il n’a pas oublié ,les ouvriers, collaborateurs modestes mais précieux, qui ont su résister à bien des sollicitations, repousser bien des mauvais conseils pour poursuivre avec dévouement et persévérance l’œuvre entreprise, dont le mérite leur revient en partie.
- Une courte allocution de M. Berger a terminé la série des discours.
- Avant de se séparer, les entrepreneurs ont
- remis à M. Alphand un magnifique album renfermant leurs signatures et orné d’aquarelles dues à nos artistes les plus en renom.
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- SOUS LA TENTE .
- La société de douze Anglais qui, durant son -séjour à Paris, logera sous une tente et dont nous parlions l’autre jour, a trouvé des imitateurs en Alsace.
- Une société composée d’une dizaine de personnes habitant Strasbourg se rendra, au commencement du mois prochain, en voiture à Paris où, pendant son séjour, elle logera sous une tente en dehors des fortifications. Ces voyageurs amènent avec eux un ancien turco qui fera leur ménage et veillera, pendant leur absence, à la sécurité de la tente.
- NOUVELLES NE L’EXPOSÏTÏON
- LES CENDRES DE NOS AÏEUX
- Le conseil a confirmé le choix fait parle ministre de l’intérieur, des fonctionnaires qui doivent aller chercher les cendres de Lazare Carnot et de La Tour d’Auvergne, pour les transporter au Panthéon le 4 août.
- M. Poubelle se rend à Magdebourg; M. Graux, préfet du Doubs, va au Neubourg.
- N. Noël Parfait, député, président du comité Marceau, se rendra à Nice pour aller chercher le coeur de Marceau, qui est actuellement conservé dans cette ville et qui sera placé au Panthéon.
- # # •
- Les marchands égyptiens et marocains ont encore' hier fait des leurs. Croyant jouer un bon tour à l’administration, iis ont refusé pour la plupart, le matin, d’ouvrir leurs boutiques, dans lesquelles ou leur avait interdit de vendre autre chose que des objets de provenance authentique.
- ÎVL Berger leur a aussitôt fait savoir que s’ils persistaient dans leur coup de tête, il les ferait expulser définitivement de l’enceinte de l’Exposition. La menace a eu un effet salutaire ; les récalcitrants, enfin persuadés qu’ils n’auraient pas le dernier mot, se sont soumis et tout est rentré dans l’ordre.
- #*#
- La musique très justement réputée des équipages delà flotte, composée de soixante-deux musiciens, quittera Brest le 26 courant, par le\train de onze heures du matin, pour se rendre à l’Exposition.
- Voir à la Section Anglaise Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
- s’enfilant toutes seules, fabriquées par
- W BARTIÆET ET SONS
- Vente en gros à Paris : MM, les Fils de F. Charpentier, 36, M Sébastopol
- LA BOURSE
- Pour finir la semaine, les cours se relèvent un peu. O11 avait baissé à cause de l’inquiétude suscitée par les nouvelles relatives à l’en trée de la Turquie dans la triple-alliance. Ces nouvelles étant démenties, les marchés financiers se tranquillisent un peu.
- Le 3 0[0 reprend à 83 80. L’Amortissable est à 86 95 et le 4 1/2 à 104 80. L’Italien remonte à 93 70. Les fonds Russes sont bien tenus, le 1880 à 89 1/2 et les Consolidés à 89 1/8. Le Turc a très bonne allure à 16 05. Bon nombre d’acheteurs ont la plus grande confiance dans cette valeur.
- Il n’y a pas de changements notables pour les Banques, si'ce n’est que l’ancien Comptoir d’Escompte remonte à 90 francs.
- Comme on devait s’y attendre, l’émission au prix dri 105 francs des obligations à lots de Panama sans intérêt, fait baisser les anciennes obligations à lots à 111 francs. IL y a encore 6 francs d’écart dont il faut profiter pour vendre et souscrire à l’émission.
- A 105 fr. avec remboursement à 400 francs, l’obligation à lots de Panama est, de beaucoup, la valeur _ la plus avantageuse des titres similaires. Le lot autrichien 1864, le lot de Vienne 1874 sont bien moins richement dotés et valent pourtant plus de 300 francs. L’arbitrage est indiqué.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L’EXPOSITION
- on jsojpt; jours
- (Se munir dit Guide illustré de VExposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JO UR NÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket: 10 heures du matin.
- Arriver parla porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les paieries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de B millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe GO, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe j 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, j armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition ! forestière. • - Classe 43, chasse et pêche. — Classe } 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux. '
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines, j Galerie de trente mètres. —. Vestibule du palais j
- des Machines. -— Dôme central. j
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29. maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique, — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2* partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale- du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une ldôe d'ensemble de ia galerie. |
- v isiter les classes uii rez-de-chaussée dans l’ordre j suivant, en commençant par le côté droit en venant ! de l’avenue de La Bourdonnais. j
- SECTIONS ÉTRANGÈRES !
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse. j
- SECTIONS FRANÇAISES i
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe i 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — j Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord,broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Caii, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant .roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie |
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salie do droite, côté de i’avenue de La Bourdonnais, puis les six salies suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté, du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivanfes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier de l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voiries neuf salles côtéde l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de Renseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Coutan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir les quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le
- ourtour de la galerie. Angleterre, Espagne,
- uisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. Enlace l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première-partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostatinn. Au centre, sons la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie ('côté de la Seine).
- Parc i
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la I
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. —Théâtre des Folies* Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salie des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’en semble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro-qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des-travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama-superbe, vue très^étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux, derrière le pavillon du Chili.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Envoi franco contre 1 fr. 20 en timbres-poste, adressé an Directeur du Bulletin Officiel, Champ de Mars.
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Gette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la .Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Le Numéro : 15 Centimes
- Mardi 23 Juillet 1889
- Série. — N° 69.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- SOMMAIRE — Partie officielle: Décrets.' — Partie non officielle : Chronique. — Un Adieu. — Dernière heure. — Echos. — Le Président de la République àNoisiel. — Un Numéro de F Officiel. — Au Banquet des Entrepreneurs. — Singulier chemin de fer. — Concours des Animaux reproducteurs {suite). — Réclamation. — L’Exposition la nuit. — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et réclames.
- PARTIE OFFICIELLE
- Le Président de la République française,
- Vu le décret du 8 novembre 1884 ;
- Vu la loi du 6 juillet 1886 ;
- Vu le décret du 28 juillet 1886;
- Vu le décret du 27 mars 1889, portant règlement du jury international des récompenses ;
- Vu le décret du 13 juillet 1889, nommant les membres du jury des groupes II à IX ;
- Sur la présentation du président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des co lonies, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889,
- Décrète :
- Art. 1er. — M. Charles Prevet, fabricant de conserves alimentaires, député, membre du jury des récompenses aux expositions d’Amsterdam en 1883 et d’Anvers en 1885, président de la classe 70-71 du jury des récompenses, est nommé président du jury du groupe VII (produits alimentaires), en remplacement de M. Pasteur, démissionnaire.
- Art. 2. — Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889, est chargé de l’exécution du présent décret.
- Fait à Paris, le 20 juillet 1889.
- Carnot.
- Par le président de la République :
- Le président du conseil, ministre du commerce, de l’indus-trieet des colonies, commissaire général,
- P. Tirard.
- Le président de la République française,
- Vu le décret du 8 novembre 1884;
- Vu la loi du 6 juillet 1886;
- Vu le décret du 28 juillet 1886;
- Vu le décret du 27 mars 1889, réglant l’organisation du jury international des récompenses;
- Sur le rapport du président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889,
- Décrète :
- Art. 1er. — L’article 19 du décret du 27 mars 1889 est modifié comme suit :
- « Font également partie dn jury supérieur :
- « M. Pasteur (Louis), membre de l’Académie française, secrétaire ' perpétuel de l’académie des sciences, président de la commission supérieure des congrès et conférences;
- « M. Simon (Jules), sénateur, membre de l’Académie française, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences morales et politiques, président de la commission supérieure d’organisation de l’exposition rétrospective du travail et des sciences anthropologiques;
- « Say (Léon), sénateur, membre de l’Académie française et de l’académie des sciences morales et politiques, président de la société d’économie politique, président de la commission d’organisation de l’exposition de l’économie sociale. »
- Art. 2. — Le président du conseil, ministre du
- commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition, est chargé de l'exécution du présent décret.
- Fait à Paris, le 20 juillet 1889.
- Carnot.
- Par le Président de la République :
- Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général,
- P. Tirard.
- ---------------------------------------------
- CHRONIQUE
- D’ici à la fin du mois, l’Exposition verra deux souverains régnants, — de ceux qui ne boudent pas, — le roi de Grèce et le shah de Perse.
- Le roi de Grèce est une figure sympathique entre toutes : c’est un roi libéral, qui aime la France comme l’aiment tous les Hellènes, et la meilleure preuve, c’est qu’il y vient.
- Et cependant il est sur le point de marier son fils aîné à la sœur de l’empereur Guillaume : ce qui ne l’empêche pas d’accepter l’invitation que lui a faite le président de la République : il est notre hôte depuis ce matin, et, naturellement, le meilleur de ses journées sera consacré à l’Exposition.
- Il est de notre devoir de respecter autant que possible son incognito, puisqu’il le demande ; mais quand nous le rencontrerons dans les galeries du Champ de Mars, on ne nous ôtera pas, espérons-le, le plaisir de le saluer avec enthousiasme et de crier : « Vive la Grèce ! vive notre mère la Grèce ! honneur à ses fils et à son roi ! »
- De plus, nous saluerons en George Ier un honnête homme, dans toute la force du terme ; c’est par son honnêteté même qu’il a su se concilier l’estime et l’affection du peuple grec.
- A ce propos, un de nos confrères publie quelques renseignements intéressants :
- Elevé au trône à l’âge de dix-sept ans, alors qu’il était encore, élève de l’école navale de Da-
- Danseuses du kampong javana’s
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1833
- nemark,le fils du duc de Glucksbourg était ignoré des Grecs autant qu’il le signorait lui-même.
- La façon dont il apprit que les Hellènes l’avaient choisi pour leur souverain prouve à quel point il s’attendait peu à cet honneur. Comme nous venons de le dire, le jeune prince, dont le père à cette époque n’était pas encore roi de Danemark, faisait ses études à l’école navale danoise.
- Un jour, pendant la récréation, il achevait de goûter quand il se mit à lire le fragment de journal dans lequel sa collation était enveloppée. Soudain il poussa une exclamation :
- — Tiens, dit-il à un de ses camarades, il parait que le Parlement grec a exprimé à mon père le désir de me prendre pour roi. Mais j’accepte; je vais dire à mon père que j’accepte.
- Et, en effet, le prince George accepta le trône qui lui était offert, quitta l’école et partit pour Athènes non sans une certaine émotion, en pensant au rôle difficile qu’il allait être appelé à jouer.
- Le jeune roi n’arriva donc pas au milieu de ses nouveaux sujets escorté de cette puissante alliée qu’on nomme la popularité; mais il avait deux qualités maîtresses : la droiture et la bonne foi, qui petit à petit devaient attirer vers lui les Hellènes que sa qualité d’étranger avait tout d’abord rendus •défiants.
- En présence de cette profonde honnêteté, le peuple grec, bien qu’un peu turbulent de sa nature, se sentit bientôt entraîné vers son chef et, aujourd’hui, l’on peut hardiment affirmer qu’il est peu de souverains enEuropeaussipopulaires que GeorgoP1'.
- Yoil à pour l’homme moral ; quant au physique du roi, c’est bien celui de l’homme du nord; il est grand, blond, mince, avec le front découvert, l’œil clair et franc, avec une longue moustache blonde.
- Ah ! dame, on ne le confondra jamais avec un grec, il est un peu froid, peu loquace, et il aime avant tout les choses scientifiques et pratiques; les arts l’attirent moins.
- Quoique très simple dans ses allures et dans sa tenue (il porte presque toujours un complet de couleur et un chapeau rond), il aime l’étiquette ; il tient sa suite à distance, il fait parfois rester la cour debout tandis qu’il s’entretient de choses futiles avec d’autres personnes.
- Au demeurant, le meilleur homme et le meilleur père du monde ; il va continuer dans Paris les promenades quotidiennes qu’il fait à Athènes, toujours avec un de ses enfants,
- Paris saura bien recevoir Georges Ier, en dépit de son incognito.
- #*#
- Après le roi de Grèce, le roi de Perse ou le Shah de Perse, ou, comme le veut un savant professeur de la Sorbonne, M. Darmsteter, le €hâ de Perse.
- Ya pour Châ, mais nous nous habituerons difficilement à cette orthographe, car nous avons depuis longtemps adopté l’orthographe anglaise: Shah.
- C’est la troisième fois qu’il vient à Paris ; il v est ramené par un attrait irrésistible, et, comme nous le disions il y a quelques semaines, toutes les étapes qu’il a faites dans les autres capitales de l’Europe n’étaient pour ainsi dire que des prétextes, que des zigzags : l’objectif de son voyage, le vrai et le seul objectif était Paris.
- On va le loger princièrement, on lui offrira des représentations de gala, le grand spectacle d’un festival au palais de l’Industrie, et le spectacle des spectacles, l’Exposition universelle !
- Que va-t-il en dire, grands dieux, lui qui, dans son journal intime, s’extasiait déjà devant l’Exposition de 1878, qui n’allait pas à la cheville de celle-ci !
- Témoin ce passage curieux de ses mémoires :
- Le bâtiment de l’Exposition est en fer et verre : on y voit des gens de toutes les nations et des objets de tous les pays de l’univers. Si je voulais décrire complètement le Trocadéro et l’Exposition,
- avec ses édifices, ses fontaines et cascades, ses jardins et parterres, ses avenues, ses pelouses, les innombrables et singuliers objets d’art arrivés de toutes les parties du monde, les sommes dépensées pour abriter les objets, pour les réunir et les classer, les bénéfices encaissés par la compagnie propriétaire de ce bazar, les foules assemblées là, les halles colossales, les joyaux merveilleux et les articles de tout genre valant depuis un sou jusqu’à des millions de francs, il faudrait se procurer un registre de la dimension du Chanameh et écrire de ce moment jusqu’à la clôture de l’Exposition, chaque jour sans interruption pendant vingt-quatre heures ; et même alors, je n’aurais pas achevé la dixième ni la centième partie de ma description, et il resterait une quantité de choses que je ne saurais nullement expliquer. Aucune description, à vrai dire, ne peut donner une idée réelle de cette Exposition; il faut la voir de ses yeux.
- A
- Est-ce assez oriental? Mais nous l’attendons à la description du Dôme central et de la Tour Eiffel : c’est là qu’il va pouvoir aligner des épithètes étonnantes et des comparaisons inusitées.
- Quant à la physionomie de Paris, elle n’a guère changé depuis 1878; quelques milliers de voitures de plus, peut-être.
- Déjà, en 1878, c’est le mouvement des voitures qui l’avait étonné, témoin ce passage de son journal :
- Du matin à la septième heure après le coucher du soleil, des voitures de toutes>formes et de toutes | hauteurs, y compris des omnibus à deux étages, passent là sans interruption avec un bruit continu qui ressemble à celui d’un fleuve. Aussi n’y a-t-il rien de dangereux pour les piétons, comme de traverser une place pareille; pas plus tard qu’hier, un jeune homme de dix-huit ans y a été écrasé sous les roues des voitures.
- Dans les rues de cette ville on n’entend que le roulement de voitures sans nombre, et le cri spécial des cochers, qui donne à mon oreille le son de oumamtédi, le claquement des fouets et le son des trompes dont se servent les conducteurs d’omnibus pour avertir les passants de se garer.
- A son dernier voyage, la lumière électrique commençait seulement à être adoptée. Yoici ce qu’il en disait à sa manière presque enfantine.
- Un ingénieur russe, nommé M. Jablochkof, c’est-à-dire M. Pomme, — car Jablochkof signifie pomme en langue russe, — a inventé une lampe merveilleuse, éclairée par l’électricité, et qui est maintenant en usage à Paris, quoiqu’elle ne soit connue encore ni à Saint-Pétersbourg, ni dans aucune autre capitale. Ici même, on nel’a établie que dans les rues avoisinant l’Opéra et un grand bazar appelé le Palais-Royal. H y a cinquante ou soixante de ces lampes électriques, illuminant les rues et changeant la nuit en jour. On ne s’aperçoit véritablement pas que la nuit est venue. La lumière est aussi forte que celle du crépuscule matinal, peut-être même plus vive. Les becs de gaz brûlant tristement à côté de ces lampes électriques font penser à la chandelle que le fou promenait en plein midi.
- Quel sera son émerveillement, quand il verra l’éclairage électrique de TExposition, les splendeurs du parc le soir, et surtout les fontaines lumineuses ?
- Je donnerais beaucoup pour être son secrétaire ce soir-là, afin de recueillir de première main ses impressions.
- UN ADIEU !
- Ils vont partir... ils sont partis ! Nous ne verrons plus1 les grands yeux mélancoliques des uns, ni les frisures dorées, ni non plus les formes rebondies des autres !
- Ils ont visité Paris comme de simples bourgeois de province, et, comme les touristes annoncés par la P ail Mail Gazette, ils ont vécu
- sous la tente pendant leur séjour sur les bords ombreux de la Seine.
- Et nous les suivons de nos vœux, en leur disant : « Croisez et multipliez ! >
- Quel vœu plus opportun pourrait suivre les animaux reproducteurs retournant à leurs chaudes étables et à leurs vertes prairies, après un séjour dans la capitale, séjour qui n’a été ,qu’une longue suite de triomphes, où la roche tarpéienne n’est pas voisine du Capitole : comme cela arrive aux pauvres animaux gras, pour lesquels les lauriers ont de si cruels lendemains !
- Si je fais l’éloge des animaux perfectionnés que nous venons de voir, c’est pour le fond, puisqu’ils nous assurent, par une sélection savante et par une brillante reproduction, un long avenir de châteaubriants aux pommes, de filets béarnaise, de selles d’agneau, de gigots de présalés, de têtes de veau à la tortue, de ris de veau, de côtelettes de mouton, de culottes et d’aloyaux.
- Pour la forme, c’est une autre affaire. Plus on va, plus on s’éloigne des formes judicieuses qui traduisent à l’extérieur la bonne construction de l’animal, pour l’amener aux formes utiles : si bien qu’en fait de reproduction, les animaux façonnés par les faiseurs de viande sont de déplorables sujets de reproduction... par l’objectif photographique.
- Un cervelas monté sur quatre allumettes avec une petite tête mal sculptée et mal proportionnée représente l’idéal du taureau Durham et des vaches, ses compagnes.
- Un manchon velu, duquel sortirait une minuscule petite tête pelée, représente assez bien les plus beaux types des moutons qui viennent de reprendre la clef des herbages. S’ils sont appelés à reproduire leur race, ils ne reproduisent en aucune façon, à la vue des spectateurs, les formes de leur corps entièrement disparues sous une toison formidable.
- On dit vulgairement d’une chose défigurée « qu’elle n’a plus forme humaine », appliquant cette formule un peu à tort et à travers. Je ne ferai pas cependant l’injure aux humains, mes honorables confrères, d’appliquer le dicton aux verats et aux truies à quadruple menton, dont le corps ne ressemble plus à rien du tout. Et, cependant, voyez la bizarrerie des choses d’ici-bas. Ilarrive que lorsqu’un cochon est engraissé outre mesure, son front s’avance, son nez se retrousse et il devient en quelque sorte la caricature de certains types humains, qui ont une certaine ressemblance avec les boules-terriers.
- ***
- Nous avons aussi à dire un adieu à ces coqs monstres qui ont changé le chant clair des coqs primitifs et purs, hérauts de l’astre-roi, dont la voix annonce l’aurore, en de vrais beuglements.
- Adieu surtout! pigeons romains gros comme des poules et culbutant petits comme des grives. Yous ne roucoulerez plus sous les maronniers du Cours la Reine; et, le soir, vous n’enten-| drezplus la phrase sonore et moqueuse du merle noir à bec jaune perché sur la cime des grands arbres des Champs Elysées, à l’ombre desquels s’épanouissent Ledoyen, les Ambassadeurs, l’Horloge et l’Alcazar d’été.
- Adieu tous !
- « Croisez et multipliez » !! !
- Ch. L.
- DERNIÈRE HEURE
- A deux heures a eu lieu hier, dans la salle des Fêtes du Trocadéro, la distribution des prix de la Société pour l’instruction élémentaire aux élèves de Paris et du département de la Seine.
- Le but de la société, fondée en 1815, par l’aïeul du président de la République, est, on
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- le sait, de faire passer des examens aux élèves des écoles communales laïques et de délivrer aux lauréats des diplômes de 1er, 2e et 3e degré, et des récompenses aux instituteurs et aux auteurs de livres concernant l’enseignement.
- M. Buisson, directeur général de renseignement primaire, délégué du ministre de l’instruction publique et des beaux-arts, présidait, ayant à ses côtés MM. Remoiville, député de Seine-et-Oise, président de la société; Aussel, vice-président ; Amiable, maire du 5° arrondissement, et les membres du conseil.
- Les prix offerts par M. Carnot, président de la République, ont été décernés à M. Julien Le long et à Mlle Sophie Letemple.
- Les médailles d’honneur offertes par M. Remoiville ont été données àM. Fernand Moreau, Jean Laurent, Gabriel Chauvin, Jean Brou, Léon Frémont et à Mlles Marie Demeusy, Juliette Israël. Augustine d’Eyssautier, Jeanne Gillet.
- Mlle Gabrielle Lachaud a obtenu le prix du ministre de l’instruction publique.
- MM. le docteur Collinau et Butez ont été nommés officiers de l’instruction publique, et M. Louis Roger, officier d’Académie.
- Un elaeik tunisien
- Le cheik Médina Mohammed-el-Asfouri, chevalier de la Légion d’honneur, président de la municipalité de Tunis, arrive ce matin à Paris.
- Il sera reçu à la gare de Lyon par le ministre de la Plume, M. Lanson, délégué général du gouvernement tunisien à Paris et M. Monge, interprète, secrétaire du comité tunisien à l’Exposition.
- Mohamed-el-Asfouri est un ami dévoué de la France.
- Le roi des Flellènes, George Ier, est arrivé hier à Paris, par l’express de onze heures vingt-cinq du soir, en gare de Lyon.
- Le roi était accompagné du colonel aide-de-camp ITadji-Petros, faisant fonctions de grand maréchal de camp, et de son secrétaire particulier M. Kélinski.
- MM. Delyannis, ancien président du conseil des ministres de Grèce, Griésis, conseiller d’ambassade ; le baron Erlanger, consul de Grèce en France, ainsi que MM. Bronza de Zandt et Hadjini-Michel, de Salonique, ont présenté leurs hommages au souverain au moment où il descendait du train.
- Le roi des Hellènes est descendu à l’hôtel de Bristol.
- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été ponr la journée d’hier dimanche, de 237,853, en y comprenant les 11,826 visiteurs du concours d’animaux vivants.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage................. 11.505
- Du 1er au j}me............. 6.403
- 2mfi étage direct..... 2.728
- Du 2e étage au sommet... 4.394
- En tout.............. 25.030
- Les services d’hyg-iène
- Les services d’hygiène ne chôment pas à l’Exposition.
- Le service d’inspection de la boucherie a terminé hier son rapport sur les restaurants de l’Exposition.
- Cette pièce constate que, à de très rares exceptions près, les prescriptions d’ordre sanitaire ont été observées partout.
- D’autre part, de nombreuses visites faites aux abords du pont d’Iéna, à l’extérieur de l’Exposition, ont amené la saisie de 175 kilogrammes de saucisson avarié.
- De son côté, le laboratoire municipal vient de terminer sa première série de visites au Champ de Mars. 11 a fait quinze analyses de vin, sur lesquelles
- dix échantillons ont été jugés bons et cinq retenus comme douteux.
- L’analyse a démontré que ceux-ci étaient simplement additionnés d’eau.
- Les musiques à l’Exposition
- La musique des équipages de la flotte, composée de soixante-deux musiciens, dont la réputation est très grande, quittera Brest le 26 de ce mois pour se rendre à l’Exposition où elle - donnera plusieurs concerts.
- Au Grand-Théâtre de l’Exposition
- On lit dans le Figaro :
- Le Grand-Théqtre de l’Exposition, devient chaque soir un rendez-vous du monde select : les Gitan as „ font fureur et on vient applaudir leurs danses si originales et si curieuses.
- Citons parmi les spectateurs : le baron et la baronne Alphonse de Rothschild, M. et Mme Gustave de Rothschild, M. Rouvier, ministre des finances; lord Lytton; ambassadeur d’Angleterre, et lady Lytton; M. le comte Oscar de Poli, M. le prince de Sagan, M. le prince de Galitzine, M. le vicomte de Pourtalès, M. le comte de Chavagnac, etc.
- Les fêtes d’août au palais de l’industrie
- La décoration actuelle du palais de l’Industrie, c’est-à-dire celle des dernières fêtes, ne sera que très peu Modifiée pour le festival offert au shah de Perse le 4 août et le banquet des maires le 18. Une immense estrade sera seulement dressée à droite de la tribune d’honneur pour recevoir le millier d’exécutants des musiques militaires, rassemblées ce jour-là. Des banquettes, placées dans toute la largeur de la nef, permettront de recevoir 15,000 invités environ, sans compter les places réservées dans les tribunes.
- Pour le banquet des maires, des tables seront installées sur toute la superficie du rez-de-chaussée, où se fait tous les ans l’exposition de sculpture; ces j tables donneront environ 12,000 mètres de couverts, I soit, en se serrant un peu, de la place pour 15,000 dîneurs. Les cuisines seront installées à l’endroit où se trouvent habituellement les écuries du concours hippique.
- Le Jury des beaux-arts
- Le président de la République a signé hier un décret constituant le bureau du Jury international des récompenses du groupe 1 (beaux-arts) de l’Exposition universelle. Ce bureau est ainsi composé:
- Président. — M. Meissonier.
- Vice-présidents. —M. Robert Rohmen, président du comité russe, et M. Henrique Medila, président du coînité espagnol.’
- Secrétaire, — M. Eugène Guillaume.
- Les ouvriers à l’Exposition
- 2,400 ouvriers et ouvrières des établissements Firmin Didot (papeterie, imprimerie), sont arrivés samedi à la gare du Champ de Mars pour visiter l’Exposition; ils étaient amenés de différentes usines par trois trains spéciaux.
- Musique en l’air
- Une petite audition musicale a été offerte samedi matin par M. Eiffel à plusieurs ingénieurs sur la troisième plate-forme de la Tour Eiffel.
- L’idée est charmante.
- Mais comment, si haut placés dans les airs, les musiciens s’y sont-ils pris pour jouer en mineur?
- Jamais musique n’avait été entendue à une telle altitude au-dessus de Paris.
- Un petit peuple
- Quinze mille oiseaux d’espèces variées, et presque tous minuscules, viennent d’être envoyés du Sénégal.
- Leurs piaillements et leurs battements d’-ailes font la joie des femmes et des enfants, et les jolies couleurs aux nuances vives et multiples attirent la convoitise de toutes les promeneuses.
- C’est la première fois, paraît-il, qu’un envoi d’oiseaux aussi considérable a été fait en Europe. Ces gentils volatiles, dont la taille ne dépasse pas, en moyenne, celle de nos roitelets de France, ont pu supporter une longue traversée, bien qu’entassés mille par mille dans des caisses grillagées mesurant un mètre cube environ.
- Les indigènes qui les ont amenés les retiraient, devant nos yeux, deux par deux, trois par trois, quelquefois même par poignées, suivant le volume des prisonniers.
- A peine libres, ils prenaient immédiatement leurs ébats, prouvant aux spectateurs ébahis que la fati-
- gue du voyage n’a ni alourdi la gracieuseté de leur vol, ni éteint la joie de leur gazouillement.
- II laut le voir pour le croire
- Une expérience des plus intéressantes va être tentée prochainement par un ingénieur nantais, inventeur d’un nouvel appareil de locomotion aérienne qui n’a aucun rapport avec les ballons-dirigeables.
- Cet appareil sera mû par un moteur léger établi tout spécialement et pouvant fonctionner pendant plusieurs heures.
- Dès que la construction sera terminée,l’inventeur se propose de venir à Paris.
- U planera au-dessus de l’Exposition et voyagera dans toutes les directions, quelle que soit celle du vent, lentement et à toutes vitesses, pouvant atteindre jusqu’à 150 et 200 kilomètres à l’heure.
- Congrès
- Nous rappelons que le congrès international d’assistance publique se tiendra à l’institution des Jeunes-Aveugles, boulevard des Invalides, du 28 juillet au 4 août.
- Il offre ceci de particulier que c’est-la première fois qu’un congrès de ce genre se réunit en France et même en Europe.
- Tous ceux qui s’intéressent aux œuvres de charité pourront assister aux séances qui présenteront certainement un intérêt exceptionnel.
- Les étrangers et l’Exposition
- Avant-hier est partie de Christiania pour Paris, sur un bateau à vapeur spécialement frété à cet usage, une importante délégation des sociétés chorales de la Norvège. Cette délégation, qui compte parmi ses membres de nombreuses personnalités appartenant à l’élite de la jeunesse, arrivera mercredi prochain et se fera entendre au Trocadéro le samedi 27.
- D’après les journaux de Lisbonne, le second fils du roi de Portugal, le duc de Porto, visitera l’Exposition en octobre prochain.
- Les accidents de ballons
- On sait qu’une catastrophe aéronautique s’est produite dernièrement à Manchester. Le jury anglais, auquel la question a été soumise, a exprimé le désir qu’une pétition soit adressée au gouvernement de la reine, pour empêcher le retour d’accidents provenant de l’inexpérience des aérostiers.
- La commission du congrès officiel des aéronautes-a décidé de faire voter une proposition de même-nature dans la session qui commencera le 31 juillet au Trocadéro, et de demander à tous les gouvernements d’exiger des aéronautes un brevet de capacité.
- Effets des fontaines
- Une dame accompagnée de son mari, s’est subitement trouvée mal, hier soir dimanche, vers dix heures et demie, auprès du grand jet des fontaines lumineuses.
- Elle a été immédiatement conduite sous l’un des vélums où les soins que nécessitait son état lui ont été donnés.
- Cette dame a, du reste, repris ses sens presque aussitôt; son mari l’a fait mettre dans un fauteuil roulant, et il n’a pas même été nécessaire de la conduire à une des ambulances établies à l’Exposition.
- Le Président le la Répilipe à Noisiel
- On peut considérer la journée d’hier à la fois comme un des voyages présidentiels et comme une des visites de M. Carnot à l’Exposition. On sait, en effet, que c’est à l’occasion des essais devant le jury, des machines agricoles du quai d’Orsay que le président de la République s’est rendu à Noisiel; d’autre part,la foule, les hauts dignitaires de la Compagnie qui ont reçu M. Carnot à la gare de l?Est,les gendarmes et les pompiers présentant les armes, les fanfares sonnant à l’arrivée à Ernerainville, rappelaient tout à fait les diverses excursions du président de la République dans les départements.
- M. Carnot, accompagné du général Brugère et du colonel Lichtenstein, est parti de Paris- à une heure quarante-cinq, par un train spécial organisé par le Conseil général de Seine-et-Marne, et oïl ont pris place également MM. Ti-rard, président du conseil ; Paye, ministre de
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- l’agriculture; YvesGuyot,ministre des travaux publics ; Méline, président de la Chambre; Pré-vet, député de Seine-et-Marne ; le haut personnel de l’Exposition : MM. Berger, Savoyc; le général Franklin, commissaire générai des Etats-Unis; Emile Simmonds, etc.
- A Emerainville, MM. Menier frères, dont le président de la République devenait l’hôte, sont montés dans le train qui a conduit les voyageurs jusque dans l’intérieur de l’usine de Noi-siel où le maire de Lagny a souhaité la bienvenue à M. Carnot.
- Après avoir vu fonctionner le barrage construit à cet endroit de la Marne, après avoir parcouru tous les ateliers de l’usine, le président de la République, dans un landau conduit à la Daumont, est allé visiter la vaste cité ouvrière qui constitue le village de Noisiel. La population l’a chaleureusement acclamé.
- Le train spécial a ramené M. Carnot à la ferme du Buisson, où il a suivi pendant une grande heure dans les champs les expériences des moissonneuses et des faucheuses.
- Le cortège s’est dirigé ensuite vers la tente du jury où un lunch avait été préparé et où Mme Menier mère était venue saluer le président de la République.
- M. Carnot, aux applaudissements de toute l’assistance, a attaché sur la poitrine de Mme Menier la croix du Mérite agricole, puis, après quelques instants de repos, a regagné, au milieu des acclamations, le chemin de fer dont l’embarcadère avait été décoré d’un fort bel arc de triomphe tout en gerbes de blé, pavoisé de drapeaux français, anglais et américains.
- Le président de la République, M. Tirard et les officiers de la maison militaire sont remontés en wagon à six heures. Les autres invités, •après avoir reconduit M. Carnot, se sont réunis pour le banquet, sous une vaste tente dressée dans la cour de la ferme, tente très élégamment décorée de verdure et de blé, et où six cent cinquante convives tenaient à l’aise.
- Au dessert, après un toast de M. Reboul, préfet de Seine-et-Marne, qui a bu à M. Carnot, M. Faye a prononcé une courte allocution dans laquelle il a remercié Mme Menier et ses fils, non seulement de leur aimable hospitalité, mais des services qu’ils ont rendus à l’agriculture; il a terminé en portant la santé des exposants et des membres du jury.
- M. Foucher de Careil a terminé la série des toasts en félicitant, au nom du Conseil général de Seine-et-Marne, Mme Menier de sa décoration.
- Puis ministres et invités ont regagné en toute hâte le train spécial qui partait à sept heures trente pour Paris.
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- UN NUMÉRO DE 1/« OFFICIEL »
- Le président de la République a visité vendredi le palais des arts libéraux.
- Dans le compartiment des archives, M. Jezierski, directeur du Journal officiel, a montré à M. Carnot le numéro du 14 juillet dernier, dont le volume •est extraordinaire.
- Qu’on juge de l’abondance de la copie fournie le 13 juillet par la monographie de l’exemplaire que M. Carnot a eu sous les yeux :
- Il comprend 7 feuilles de 16 pages, soit 336 colonnes et 31,500 lignes.
- Le travail de composition pour ce numéro monstre, commencé à cinq heures du soir, n’a été fini qu’à neuf heures du matin ; il a été exécuté par un metteur en pages, deux seconds, quatre-vingt-six compositeurs et six correcteurs.
- Son apparition, même avec quelques heures de retard, a été un véritable tour de force. Encore un détail : la composition, les paquets de caractères mis bout à bout, mesureraient une longueur de 90 mètres 72 centimètres, en caractères no 8 et 7. Un joli ruban.
- Le président a chargé M. Jezierski de féliciter le personnel ouvrier auteur du travail.
- AU BANQUET DES ENTREPRENEURS
- Nous nous faisons un plaisir de revenir sur ce banquet, dont nous avons déjà parlé, et de reproduire le texte de l’éloquent discours qu’y a prononcé M. Manoury :
- Monsieur Alphand,
- Nous vous remercions d’avoir accepté notre invitation. Les entrepreneurs sont fiers de voir au milieu d’eux l’homme de génie à qui Paris doit sa résurrection, et la France le succès de l’Exposition universelle. Vous avez, Monsieur, transformé le vieux Paris sans lui ôter son grand caractère, sans sacrifier un seul de ses monuments historiques. C’est vous qui l’avez agrandi, aéré, qui avez ouvert à travers les anciennes rues le nouveau réseau de communications, qui avez fait sortir de terre les édifices nécessaires à la splendeur et au libre fonctionnement de tous les services. Ces boulevards qui étalent les richesses de la fabrique parisienne, ces squares, plantés d’arbres, émaillés de fleurs, où nos enfants trouvent le soleil et la santé, nous vous les devons. Vous avez couronné votre grande et utile carrière par le coup d’éclat de l’Exposition du Centenaire. Jamais jusqu’ici on n’avait offert aux arts et à l’industie une installation aussi commode et aussi complète; jamais on ne les avait entourées d’un cadre aussi magnifique. Cette Exposition est comme la fête du monde, offerte à toutes les nations par la nation qui est la reine des élégances et la puissante initiatrice du progrès. Elle voit dignement le XIXe siècle dans la paix et la fraternité. Elle montre à tous les yeux les bienfaits et la puissance du travail. Elle rend le progrès visible. Elle consacre à jamais le nom du créateur de toutes ces merveilles. Vous avez associé à votre œuvre, et nous associons à votre gloire, les noms de MM. Bouvard, Contamin Dutert et Formigé, collaborateurs dignes de vous. Découvrir, protéger le talent, le mettre à sa véritable place, c’est la marque du grand administrateur. Messieurs, en buvant à nos grands ingénieurs-architectes, à nos hôtes illustres, c’est à la gloire de notre pays et de notre profession, c’est à la France que je bois!
- A M. Alphand !
- Puis, M. Alphand s’est levé et, dans une improvisation où la verve le disputait au bon sens, il a rendu justice à tous ses collaborateurs, réunis en une même pensée à ce banquet, comme ils l’avaient été pour mener â bien cette Exposition, qui avait si peu de partisans à ses débuts.
- Aussi a-t-il insisté sur ce point que l’honneur de l’œuvre commencée doit surtout revenir à ceux qui, dès le début, y ont eu foi.
- C’est la thèse coutumière à M. Alphand et il s’y tient avec d’autant plus de raison qu’il se sent absolument dans le vrai.
- Le banquet, où la plus franche cordialité n’a cessé de régner, n’a pris fin que vers minuit, alors que les visiteurs de l’Exposition étaient déjà partis.
- Singulier chemin de fer
- Un chemin de fer qui est aux autres chemins de fer ce qu’un cul-de-jatte est aux hommes qui marchent sur leurs jambes est le chemin de fer sans roues ni locomotive, installé à l’esplanade des Invalides et qui a été inauguré hier matin, à dix heures.
- M. Le Royer, président du Sénat; M. Jacques, président du conseil général de la Seine; MM. Th. Villard, Pilter, Deligny, Delpeuch, chef de cabinet du ministère des affaires étrangères, un grand nombre d’ingénieurs et de représentants de la presse, assistaient à cette inauguration.
- M. Barre, ingénieur, a reçu les invités et leur a fait les honneurs de la petite ligne établie en face du ministère des affaires étrangères. Les invités ont fait plusieurs voyages sur cette ligne, qui mesure environ deux cents mètres.
- Ce nouveau chemin de fer est un système dans lequel les roues sont remplacées par des patins qui glissent sans aucun frottement sur des rails de même largeur, grâce à une très
- mince couche d’eau sous pression, qui vient s’interposer entre eux.
- Cette nappe d’eau, au moment où elle s’interpose entre le rail et le patin, soulève le wagon et détruit tout contact avec le rail.
- Ce nouveau système supprime le bruit, la fumée, la trépidation et le mouvement du lacet: il a une puissance d’arrêt presque instantanée ; il permet de gravir et de descendre, avec la plus grande facilité d’arrêt, des rampes et des pentes de 4in50 par mètre.
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- CONGOÏÏRS D’AMAÜX REPRODUCTEURS
- (Suite)
- 2e DIVISION
- Animaux mâles et animaux femelles des races
- soit françaises, soit étrangères, nés et élevés en
- France.
- Animaux femelles de plus de 3 ans : 1er prix, 400 francs, M. Martin-Royer; 2e prix, 300 francs, M. Graber, Joseph ; 3e prix, 200 francs, M. Caubet, J.-B.; prix supplémentaire. M. Minangoin, Narcisse ; prix supplémentaire, M. Bertrandus.
- 27e catégorie, rages bernoise, fribourgeoise, simmenthal et analogues. — Animaux mâles de 1 à 4 ans : 2e prix, 500 francs, M. Dupont-Saviniat ; 3e prix, 400 francs, MM. Marc frères.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans : 1er nrix, 250 francs, MM. Marc frères; 2e prix, 200 fr., M. Martin-Royer.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans : Premier prix, 300 francs, MM. Marc frères; deuxième prix, 200 fr. M. Martin-Royer; troisième prix, 150 francs, M. Dupont-Saviniat.
- Animaux femelles de plus de 3 ans : Premier prix, 400 francs, M. Dupont-Saviniat; deuxième prix, 300 francs, M. Rouchès, Noël; troisième prix, M. Martin-Royer; Prix supplémentaire, M. Rouchès, Noël;
- 28e catégorie, rages étrangères diverses. — Animaux mâles de 1 à 4 ans: Premier prix, 500 francs, M. Chandora, Léon ; deuxième prix, le même; troisième prix, le même.
- Animaux femelles de 1 à 2 ans : Deuxième prix, 150 francs, M. Ballot, Auguste.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans : Deuxième prix, 150 francs, M. Ballot, Auguste.
- Animaux femelles de plus de 3 ans : 1er prix, 300 francs, M. Ballot, Auguste ; 2e prix. 200 francs, M. Rouchès, Noël.
- 29e catégorie, croisements durham. — Animaux femelles de 1 à 2 ans: 1er prix, 250 fr., M. Després, F.; 2e prix, 225 francs, M. Boisard, Désiré ; 3e prix, 200 francs, M. Gandon ; 4e prix, 150 francs, M. Grégoire, Léon ; 5e prix, 100 francs, M. Lamy ; mention honorable, M. Gudennec, Aimé.
- Animaux femelles de 2 à 3 ans : 1er prix, 300 fr., M. Després; 2e prix, 250 fr., M. Gandon, Charles ;1 3e prix, 200 francs,M. Cherbonneau,Alexis; 4eprix, le même ; 5e prix, 100 franc», M. Grégoire, Léon.
- Animaux femelles de plus de 3 ans : 1er prix, 400 francs, M. Desprez, F.; 2e prix, 300 francs, M. Nadaud, Louis-Cyprien ; 3e prix, 250 francs, M. Rézé, Léon; 4e prix, 200 francs, M. Ghesten, Alix ; 5e prix, M. Cherbonneau, Alexis ; prix supplémentaire, M. Grégoire, Léon ; prix supplémentaire, M. Cherbonneau, Alexis ; mention honorable, M. Copelle, Alfred ; mention honorable, M. Boisard. Désiré.
- objets d’art
- Un objet d’art de 1,000 fr. à M. Charain, Joseph; un objet d’art de 1,000 francs à M.Grollier; un objet d’art de 500 francs àM. Lebecque, Arthur; un objet d’art de 500 francs à M. Larzat, Elie.
- prix d’honneur
- Un prix d’honneur de 1,500 francs à M. Charain, Joseph ; un prix d’honneur de 1,000 francs à M. Larzat, Elie ; un grand prix d’honneur de 2,000 francs à M. de Léobardy, Charles.
- DIPLÔME D’HONNEUR
- Un diplôme d’honneur au Comice agricole de Montbéliard.
- MÉDAILLES D’OR GRAND MODULE
- Une médaille d’or grand module à M. Grollier; une médaille d’or grand module à M. de Saint-Vallier.
- BANDES DE VACHES LAITIÈRES (EN LAIT)
- lre catégorie, Rage de grande taille (hollandaise, flamande, normande, etc.). — 1er prix,
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- 1,000 francs, M. Derboven; 2e prix, 700 francs, MM. Marc frères; 3e prix, 500 francs, M. Castel, Thomas ; 4e prix, 300 francs, M. Gillet, Alfred; prix supplémentaire, M. Guillermain.
- 3e Catégorie, rages de petite taille (jersiaise, ayrshire, bretonne, etc.). — 1er prix, 800 francs, M. Coquereau, Ch.; 2e prix, 600 francs, M. Conan, Louis; 3e prix, 400 francs, M. Le Treste, Vincent; 4e prix, 200 francs, M. Baron, François; prix supplémentaire, M. Guyader, Louis.
- Prix d’honneur, 500 francs, M. Derboven.
- Ire DIVISION
- ESPÈCE OVINE
- Animaux mâles et animaux femelles des races éirangères nés et élevés à Vétranger, amenés ou importés en France et appartenant soit à des étrangers soit à des Français.
- 2e catégorie, rage southdown. — Animaux mâles de 18 mois au plus: 1er prix, 300 francs, M. Ellis, Edwin, Angleterre; 2e prix 250 francs, S. A. R le prince de Galles, Angleterre; 3e prix, 200 francs, M. le duc d’Hamilton, Angleterre; 4e prix, 100 francs, M. Toop, William, Angleterre.
- Animaux mâles de plus de 18 mois. — 1er prix, 300 francs, M. Ellis, Edwin, Angleterre; 2? prix, 250 francs, M. Toop, William, Angleterre; 3e prix, 200 francs, M. le duc d’Hamilton, Angleterre; 4e prix, M. Toop, William.
- Animaux femelles de 18 mois au plus (lots de 3 brebis) : 1er prix, 300 francs, M. Ellis, Edwin, Angleterre; 2e prix, 250 francs, S. A. R. le prince de Galles, Angleterre; 3e prix,200 francs, M. le duc d’Hamilton, Angleterre; 4e prix, 100 fr., M. Toop, William, Angleterre.
- Animaux femelles de plus de 18 mois (lots de 3 brebis) : 1er prix, 300 francs, M. le duc d’Hamilton, Angleterre ; 2e prix, 250 francs, M. Toop, William, Angleterre; 3e prix, 200 francs, M. Colman, Jere-miah-James, Angleterre; 4e prix, 100 fr., M. Ellis, Edwin, Angleterre.
- 3e Catégorie, Rages shropshire, oxfordshire-down, hampshire-down et analogues. — Animaux mâles de 18 mois au plus : 1er prix, 300 francs, .M. le marquis de Bristol, Angleterre,
- Animaux mâles de plus de 18 mois : 2e prix, M. le marquis de Bristol, Angleterre.
- Animaux femelles de 18 mois au plus (lots de 3 brebis). — 2e prix, M. le marquis de Bristol, Angleterre.
- Animaux femelles de plus de 18 mois (lots de 3 brebis). — 1er prix, 300 francs, M. Woods, Angleterre; 2e prix, 200 francs, M. le marquis de Bristol, Angleterre.
- 4e catégorie, races leicester, new-kent, rom-NEY-MARSH, LINCOLN ET ANALOGUES. — Animaux
- mâles de 18 mois au plus : Premier prix, 300 fr. M. Norris, G.; deuxième prix, 250 francs, M. Dud-ding, Henry; troisième prix, 200 francs, M. Cres-well, Richard-G., quatrième prix, M. Dudding, Henry.
- Animaux mâles de plus de 18 mois. — Premier prix, 300 francs, M. Dudding, Henry; deuxième prix, 250 francs, M. Greswell, Richard.-G. ; troisième prix, 200 francs, M. Norris, G.; quatrième prix, M. Greswell, Richard.
- Animaux femelles de 18 mois au plus (Lots de 3 brebis) : Premier prix, 300 francs, M. Greswell, Richard-G.; deuxième prix, 250 francs, M. Norris, G.; troisième prix, 200 francs, M. Dudding, Henry, quatrième prix, Le même.
- Animaux femelles de plus de 18 mois (Lots de 3 brebis) : Premier prix, 300 francs, M. Greswell, Richard, G.; deuxième prix, 250 francs, M. Norris, G.; troisième prix, 200 francs, M. Dudding, Henry.
- 5e catégorie, rages gotswold et analogues. — Animaux mâles de 18 mois ait plus ; 1er prix, 300 francs, M. Bagnall, Thomas-Owen, Angleterre.
- Animaux mâles de plus de 18 mois : 2e prix, 200 francs, M. Bagnall, Thomas-Owen, Angleterre.
- Animaux femelles de 18 mois au plus (lots de 3 brebis) : 1er prix, 300 francs, M. Bagnall, Thomas-Owen, Angleterre.
- Animaux femelles de plus de 18 mois (lots de 3 brebis) : 1er prix, 300 francs, M. Bagnall, Thomas-Owen, Angleterre.
- 6e catégorie, race cheviot. — Mâles : 2e prix, 200 francs, M. Robson, John, Angleterre.
- Femelles (lots de 3 brebis). — 2e prix, 200 francs, M. Robson, John, Angleterre.
- 7e Catégorie, Rage blackfaced. — Mâles : 2e prix, 200 francs, M. Robson, John, Angleterre.
- 8e Catégorie, Race des plaines basses et des polders (Texel, Frise, Marsh, Holstein, Schleswig, Danemark, etc.). — Mâles : 1er prix, 300 francs, M.Losseau-Staumont, Belgique; 2e prix, 250francs, M. Vital-Losseau fils, Belgique; 3e prix, M. Losseau-Staumont; 4e prix, le même; mention honorable, M. Vital-Losseau fils.
- Femelles (lots de 3 brebis) ; 1er prix, 300 francs,
- M. Losseau-Staumont, Belgique; 2e prix, 250 francs, M. Vital-Losseau fils, Belgique; 3e prix, 200 francs, Société Zuider-Legmeer, Pays-Bas; 4e prix, 100 francs, M. Losseau-Staumont; mention honorable, M. Vital-Losseau fils.
- 9e catégorie, races des pays des landes ou de bruyères. — Mâles : 2e prix, 250 francs, M. Lefebvre, Emile.
- Femelles (lots de 3 brebis) : 2e prix, 200 francs, M. Lefebvre, Emile.
- objets d’art
- Deux objets d’art de 500 francs à M. Ellis, Edwin, Angleterre.
- prix d’honneur
- Un prix d’honneur de 1,500 francs à M. Ellis, Edwin, Angleterre.
- (A suivre)
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- RÉCLAMATION
- Jusqu’à présent nous avons vainement réclamé que la circulation ne soit pas rendue impossible chaque soir, à l’heure des fontaines lumineuses, dans l’allée qui sépare le jardin central de la tour Eiffel ; les chaises obstruent complètement l’allée, de telle sorte que l’on ne peut aller d’un côté du Champ de Mars à l’autre.
- En outre, dans cette foule pressée, les pickpockets peuvent facilement exercer leur industrie; il y en a un hier qui glissait sa main dans ma poche; j’ai arrêté la main à temps, mais je n’ai pu arrêter le pick-pocket qui s’est dérobé dans la foule. Il serait cependant si facile d’avoir là deux gardiens de la paix pour empêcher cet envahissement de chaises.
- ROUXEL, ft d’Armes, 163, r. Montmartre, Paris. Drcatal.25c.
- L'EXPOSITION LA NUIT
- Que se passe-t-il, lorsque le Champ de Mars est, après onze heures du soir, plongé dans l’obscurité, et que le calme est si profond que l’on entendrait marcher un rat, là où une heure auparavant grouillaient ceùt mille contemporains, ou l’on n’entendait partout que rires et flonflons ?
- La fermeture est fixée à onze heures tapant ; c’est le cas de le dire, puisque c’est sur le tambour que l’on bat la retraite.
- A ce moment _ les gardiens sont massés au bout de la galerie de trente mètres auprès du beau quadrige-fontaine de Bartholdy. Ils se divisent en deux groupes, lesquels s’engagent, l’un à droite l’autre à gauche, dans la galerie des machines, puis se réunissent après avoir parcouru galeries, allées et jardins ouverts le soir au public, à l’entrée du pont d’Iéna, chassant devant eux les visiteurs attardés.
- C’est la battue du Champ de Mars. Au Troca-déro, à l’esplanade des Invalides et dans les galeries de l’agriculture, des battues sont aussi organisées, et à onze heures et demie il n’y a plus personne à l’Exposition.
- Notre confrère du Matin a eu la curiosité de suivre la battue, à travers les rues qui s’allongent et se tortillent du côté de l’avenue de Suffren, au milieu des pavillons pittoresques des Républiques américaines.
- Il arrive à la rue du Caire. Près du pavillon de la Roumanie il rencontre deux âniers de la rue du Caire, qui se querellent. Les gardiens les invitent à rentrer chez eux, mais ils protestent.
- — Boire, dit l’un d’eux, boire ! gagné sous pour boire.
- — Pas gagné, pas gagné, dit l’autre.
- Ils nous expliquent qu’ils ont joué entre eux une consommation à prendre dans un cabaret de l’avenue de Suffren, et que le gagnant — ou celui qui prétend avoir gagné l’enjeu — veut entraîner l’autre hors de l’Exposition. Le premier prétend franchir les barrières. Le perdant n’entend pas de cette oreille.
- Le brigadier met fin à la querelle et les reconduit à leur domicile, où nous pénétrons.
- Dans l’écurie, cinq ou six âniers seulement. Dans la grande salle située au-dessus grouille cette population étrange que le Caire nous a envoyée. Une vingtaine, pa* groupes de cinq ou six, jouent aux dés, ou plutôt à un jeu qui rappelle notre jeu de dés.
- Les dés de l’ânier sont des petits carrés d’écorce d’orange sur lesquels sont découpés de un à six trous, représentant les points de notre dé cubique. Les joueurs mettent ces petits dés dans la paume de leur main droite, puis ils font un mouvement d’avant en arrière pour les agiter en les faisant tomber sur le sol. Ils se passent ainsi du cornet à jouer. Les enjeux sont des gros sous. Quand nous arrivons ils font main basse sur les mises et éteignent la bougie qui les éclaire. Le brigadier les rassure et les invite à continuer leur partie, ce qu’ils font avec le plus grand plaisir.
- Dans la salle, à droite et à gauche, le long des murs, sur le sol, et enveloppés seulement d’une couverture, dorment les âniers que le jeu ne passionne pas ou qui ont trop joué la nuit précédente. Plusieurs, craignant le froid sans doute, sont pressés les uns contre les autres, sous les mêmes couvertures.
- Dans les galeries règne le plus profond silence. De loin en loin, on rencontre les gardiens dont les lanternes brillent dans l’obscurité. Dès qu’ils entendent le bruit de nos pas, ils se précipitent au devant de nous, criant :
- — Qui va là ?
- — Ronde!
- Ils saluent le brigadier et reviennent à leur poste. Tout récemment, le sympathique inspecteur général de l’Exposition, M. Ossude, faisait sa ronde de nuit. Chemin faisant, il est arrêté par deux gardiens qui ne le reconnaissent pas.
- — Qui êtes-vous? disent-ils à M. Ossude.
- — L’inspecteur général.
- — L’inspecteur général? Allons donc! Nous allons vous conduire au poste.
- Et ils allaient empoigner l’inspecteur lorsque ce dernier leur lit constater son identité.
- Nous rappelons cette petite anecdote pour montrer que le service des gardiens est bien assuré et que la police est mieux faite dans les galeries de l’Exposition que dans certaines rues de Paris.
- A deux heures du matin, nous rencontrons dans une des allées du Champ de Mars un groupe de cinq ou six personnes. Ils ont tous un falot à la main. Que font-ils là, à cette heure? Ils ont des bottes, des bottes qui vont jusqu’à mi-cuisse.
- Ils s’apprêtent à descendre dans un égout. A l’Exposition aussi, les vidangeurs ne perdent pas leurs droits... au contraire.
- Près d’eux, trois ouvriers disposent sur le sol des câbles métalliques. Ce sont des ouvriers électriciens. Ils ont une réparation à faire dans l’égout même.
- On sait qu’il n’y a peut-être pas d’endroit au monde, en ce moment, où on puisse trouver, comme à l’Exposition, un nombre aussi prodigieux de conducteurs d’électricité.
- A quatre heures, les maraîchers, les bouchers et les boueurs parcourent l’Exposition. Il y a les ordures de toute une ville à enlever et il y a aussi toute une ville à approvisionner de victuailles.
- A sept heures, l’ordre le plus parfait règne partout. Toutes les avenues sont propres, tous les restaurants sont approvisionnés, les agents placés aux portes prennent leur poste et attendent que l’Exposition ouvre ses portes à la foule des visiteurs.
- La ville endormie se réveille subitement et va étaler ses richesses aux cent mille personnes qui vont la visiter.
- Voir à la Section Anglaise
- Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- en sept jours
- (Se munir clu Guide illustré de VExposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket : 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant ,1e 0 millions). — Classe 30, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 00, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 30, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, cha.sse. — Classe 42, exposition forestière. • - Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. —Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines. Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.'
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2* partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idôe d’ensemble cle ia galerie.
- A isiter Iss classes du rez-da-chanssês dans l’ordre suivant, en commençant par ie côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord,broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Cail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l avenue, de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie j
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du môme côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étng'e par l’escalier do l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark ; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective. .
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce. i
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Coutan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir les quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale. .
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. ' En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dé Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie,, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostatinn. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèle de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de Vintérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie Lcôté de la Seine).
- Parc i
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la î
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. — Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides.
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren ; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale "d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires,; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de- la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs., Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre-dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon destravaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la topr et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux, derrière le pavillon du Chili.
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la R,osa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà, veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du üancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu ' par un claquement de* mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- ?v Série. — N° 70.
- Le Numéro : 15 Centimes.
- Mercredi 24 Juillet 18S9
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et a Londres, chez M- Seymour Wade, Blomfield Ilouse, London- Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE — Partie officielle : Décret. — Modification. — Partie non officielle : Chronique. — Dialogue sur les Gitanas. — Le roi de Grèce à Paris. — Echos. Réception du shah de Perse.— La Fête universitaire. — Bourse. — La République Argentine. — Annonces et réclames.
- PARTIE OFFICIELLE
- Le Président de la République française,
- Sur le rapport du président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889, et du ministre de l’instruction publique et des beaux-arts ;
- Vu l’article 17 du règlement du jury international des récompenses à l’Exposition universelle,
- Décrète :
- Article 1er. — M. Meissonier, membre de l’Institut, est nommé président du jury international des récompenses du groupe I (Beaux-Arts), à l’Exposition universelle.
- Art. 2. — M. Robert Rohmann, président du comité russe, et M. Enrique Melida, président du comité espagnol, sont nommés vice-présidents du jury international des récompenses dn même groupe.
- Art. 3. — M. Eug. Guillaume, membre de l’Institut, est nommé secrétaire général du jury international des récompenses du même groupe.
- Art. 4. — Le président dn conseil, minisire du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle, et le ministre de l’instraction publique et des beaux-arts sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret.
- Fait à Paris, le 20 juillet 1889.
- Carnot.
- Par le président de la République :
- Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition,
- P. Tiràrd.
- Le ministre de l’instruction publique et des beaux-arts,
- A. Faluères.
- —o—
- MODIFICA TION à l’article 2 du règlement annexé au décret du 24 mai 1889, concernant la tombola de VExposition de 1889.
- Sont compris parmi les intermédiaires autorisés à vendre des billets de la tombola de l’Exposition de 1889, les sociétés de crédit et les maisons de banque et de change qui auront été agréées par le ministre des finances.
- Paris, le 12 juillet 1889.
- Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, P. Tirard.
- Le ministre des finances, Rouvier.
- PARTIE NON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- Décidément, il va une question égyptienne et marocaine, et, ce qu’il y a de plus ennuyeux, c’est qu’elle menace de s’éterniser.
- Les exposants égyptiens et marocains viennent d’envoyer au Temps une sorte d’appel larmoyant
- S. M. LE ROI GEORGE, DE GRÈCE Visiteur de l’Exposition universelle
- où ils confessent leurs fautes. C’est déjà un premier point d’établi.; ils avouent enfin (ç’a a été long), que leurs produits ne sont pas authentiques, mais, que si on les empêche de les vendre, ce sera non seulement leur ruine, mais la ruine de l’industrie parisienne qui fabrique tous les bibelots dits orientaux.
- En réalité, disent-ils, l’article d’origine strictement oriental n’existe pas, ou du moins il est fort
- rare, grossier, mal façonné, hors de prix, et dans tous les cas n’a pas les préférences du public.
- L’Orient — le Maroc en particulier — ne produit que des articles végétaux et ne produit pas des articles manufacturés. Tous les articles orientaux qui sont de vente courante au Maroc sont fabriqués à Paris; un certain nombre d’entre eux avec de la matière première de provenance marocaine.
- Et plus loin :
- Notre pipe turque est un exemple topique de la puérilité de la mesure prise contre nous. Le foyer en terre rouge vient de Constantinople, mais le tuyau ornementé de filigranes dorés est de fabrication parisienne. Nous sommes autorisés à vendre le foyer, mais pas le tuyau : mais comment faire, les deux pièces étant reliées par une chaînette 1 D’autre part, comment reconnaître l’article algérien de l’article français t L’un et l’autre sont manufacturés indifféremment dans les ateliers de Paris ou d’Alger du même fabricant.
- Expulser de l’Exposition toutes - les imitations des articles étrangers par l’industrie parisienne, c’est décréter la fermeture même de l’Exposition.
- Ho ! ho ! messieurs les chevaliers du fez et du turban, un instant ! N’exagérons pas les choses!... Vous n’êtes pas l’Exposition; vous êtes tout au plus «la rue du Caire », c’est-à-dire une portion infinitésimale du Champ de Mars. Ne vous grisezpas de ce succès ; soumettez-vous comme tout le monde au règlement. L’Exposition n’est pas un bazar, et si vous voulez y vendre, n’y vendez que des objets authentiques : sinon, on vous fera fermer.
- Hier matin, à huit heures, on a attendu en vain le coup de canon réglementaire. Ce n’est évidemment pas là un gros événement, mais il est néanmoins à signaler. Cette lacune se produit ordinairement le lundi et il serait bon que l’administration y veillât.
- Dans les premières semaines, un petit canon placé à l’un des angles de la seconde plate-forme de la tour Eiffel, donnait, à huit heures précises, le signal de l’ouverture de l’Exposition.
- Ce coup de canon s’entendait mal, à cause du bruit des voitures et du va-et-vient des piétons. On a donc transporté le petit canon de la
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- deuxième à la troisième plate-forme; de là, on l’entend plus distinctement ; pardon, on l’entend quand il part, et presque toujours le lundi l’ouvrier chargé de le faire partir s’oublie dans les délices du vin de la veille et laisse en plan la kyrielle de gens qui attendent au dehors.
- Car, les horloges du voisinage ont beau sonner huit heures, ce n’est pas là l’heure officielle et l’on ne peut pas se régler absolument sur elles.
- L’idée de l’administration supérieure avait été excellente : le coup de canon, tiré de haut, entendu de toutes parts, à deux kilomètres aux environs, est un signal sérieux, irrécusable, mais c’est à la condition qu’il sera régulier.
- C’est cette régularité que nous demandons : si le service du lundi est au-dessus des forces de l’ouvrier préposé à cette fonction, qu’on en mette deux : un qui ne boira que le lundi, et un autre qui aura la permission de se livrer aux libations dominicales.
- Nous attendons cette petite réforme, de concert avec le nombreux personnel qui fait queue aux guichets le matin.
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- Ne quittons pas la Tour Eiffel sans raconter, d’après le récit d’un de nos amis, une petite histoire qui ne manque pas de piquant.
- Voici ce récit textuellement; nous ne voulons rien lui ôter de sa saveur toute particulière :
- Il y a quelques jours j’étais à Paris, visitant les merveilles de l’Exposition. Comme tout le monde, je voulus faire l’ascension de la Tour Eiffel; j’en •étais à la deuxième plate-forme admirant cet immense panorama qui se déroule sous les yeux et contemplant toutes ces beautés de la nature, lorsque je sentis une légère poussée; me retourner fut l’affaire d’un in-stant, et le spectacle qui s’offrit à ma vue, pour être moins pittoresque, n’en était pas moins amusant. Vous allez en juger : une jeune et fort jolie dame, un pied appuyé contre la balustrade, délicatement, entre les deux doigts, cueillait un petit animal dont les morsures, pour n’être pas mortelles, sont assez désagréables. Après un léger frottement, entre deux ongles bien roses, la dame écrasait la malheureuse, puis, s’approchant de moi avec un tout gracieux sourire, me dit, dans un langage moitié français, moitié anglais :
- — Monsieur, auriez-vous l’obligeance de m’offrir un peu de papier pour envelopper le petite folle, je veux la conserver comme souvenir de mon ascension.
- Je m’empressai de souscrire à sa demande. La bête fut enfermée et emportée.
- On ne peut évidemment pas rendre M. Eiffel responsable de toutes les piqûres produites par les insectes quelconques qui ont élu domicile dans la Tour ; mais tout le monde a remarqué que, notamment à la seconde et à la troisième plate-forme ne régnait pas la propreté la plus stricte. .
- Un coup de balai, s’il vous plaît, dans les détritus, un enlèvement des matériaux, des bois, des engins de toutes sortes qui encombrent encore certains coins, et tout ira mieux.
- Les intéressants insectes, dont il est question plus haut, n’ayant plus aucun réduit, seront bien forcés d’émigrer, un peu loin, sans chercher comme buen retiros les corsages des jolies visiteuses.
- DIALOGUE SUR LES GITANAS
- Je me trouvai hier avec un de mes amis au Grand-Théâtre de l’Exposition, où je vais de temps à autre me rafraîchir les yeux en voyant quelque chose de naturel et de vrai, par où le régisseur, le metteur en scène, le costumier et le maître de ballet n’ont pas passé.
- Cet ami est grand amateur de danse et il me tint à peu près ce langage :
- — Vous voyez ces Gitanas. Eh bien, elles me déroutent. Elle m’enlèvent une illusion, ou, pour mieux dire, elles ont détruit en moi un préjugé.
- — Tiens ! et comment cela?
- — Je croyais à l’obligation absolue d’une mise au point, d’une adaptation au théâtre, et je ne croyais pas possible de présenter au public, entre le manteau d’arlequin,une chose « nature ». Et cependant ça y est au Grand-Théâtre ! V
- Il n’y a pas à dire, les Gitanas que je vois se trémousser devant moi avec une grâce étrange et captivante, sont bien celles que j’ai vues en Andalousie, et elles sont comme je les ai vues en Andalousie.
- Là-bas, je m’étais bien dit : « Si l’on pouvait montrer cela aux Parisiens ! »
- Mais j’ai aussitôt ajouté : « Il faudrait les arranger, les mettre au point. Gomment les présenter avec ces tailles sans corsets, avec ces jupes pendantes faites de loques aux couleurs éclatantes? Gomment montrer des danseuses chaussées de mules?
- C’était là le préjugé... et mon erreur.
- — Péché avoué est à moitié pardonné.
- — Ge n’est pas tout. Lorsqu’on est à ce point dérouté et qu’on ne laisse cependant pas aller son esprit à la dérive, on se met à analyser les choses qui vous étonnent et vous renversent. Et c’est ce que j’ai fait.
- — Ah! voyons?
- — Prenons d’abord le costume. Nous concevons les ballerines avec des paires de jambes nues sortant d’un de ces abat-jour en papier plissé si fort à la mode en ce moment, le torse emprisonné dans un corset abrégé dans sa partie supérieure en raison directe de son prolongement vers le bas. De quoi il suit que, saufles jambes,... et encore? rien ne traduit plus à l’extérieur un corps ainsi environné. Il en résulte aussi que la danse qui ne peut exprimer aucun mouvement naturel de ce corps, que « l’œil ne sent plus », devient un exercice tout d’agilité, tout d’adresse, tout d’acquis factice.
- Lorsqu’une Gitanaest au repos, sa jupe n’est qu’un fourreau de parapluie multicolore*. Mais à la moindre agitation des hanches ou des reins, le corps se dessine, ses « intentions » se traduisent, ses mouvements « parlent ». Et cette jupe pendante n’est plus qu’une toile d’araignée entre le corps qui ondule Comme un serpent ou tressaute comme un cabri et les yeux grands ouverts de messieurs et mesdames du parterre et des galeries.
- G’est avec intention que j’ajoute mesdames à messieurs. Pour ceux-ci, point n’est besoin de faire de grandes phrases. Toutes les fois que vous leur présenterez des formes agréables dans des mouvements attirants, vous pouvez être certain que si le papillon vient à la chandelle, ils viendront,, eux, au papillon.
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- — Mais les dames?
- — Pour elles, mon cher, c’est un autre point
- d.e vue... très délicat à exprimer. Voulez-vous que je vous le dise : ce qui attire les dames, c’est................................... . .
- — G’est?
- — G’est que, elles aussi, emprisonnées comme les ballerines dans des corsets rigides, embarrassées dans des jupons compliqués (hier encore par des strapontins phénoménaux), elles sont fort en peine de faire valoir les qualités serpentines de leurs belles personnes, que les Gitanas leur donnent le spectacle de toutes les ondulations imaginables, et que c’est pour elles une véritable leçon de chose.
- — Je n’avais pas vu cela sous cet aspect.
- — G’est cependant ainsi. Et si je vous parlais
- de la mise en scène, de cette mise au point s1 chère à Sarcey ?
- — Allez-y.
- — De mise au point?... point. Elles dansent sur la scène du Grand Théâtre comme elles dansaient il y a trois semaines devant des grottes de Grenade ! Il faut louer l’administration du Grand-Théâtre de n’y avoir rien changé.
- U a fallu l’Exposition pour oser cela. J’en conviens.
- On nous montre, à l’Esplanade, des javanaises, des annamites, des tonkinois, etc., tels qu’ils se comportent dans les danses et dans les industries de leur pays. Le Grand-Théâtre nous montre de même les Gitanas. Rien déplus.
- Le courant étant à cette sorte de curiosité, on a accepté d’emblée, avec enthousiasme même, les Gitanas. Qui sait s’il eût été possible de les présenter «nature» en temps ordinaire? Et c’eût été grand dommage.
- Et puis elle sont arrivées à Paris au moment où le strapontin avait fait son temps, où la robe collante lui succédait, et où les dames, grandes et petites, peuvent essayer, la mode actuelle le permettant, des... traductions à la façon des Gitanas.
- — G’est curieux... comme vous m’ouvrez des horizons.
- — Voulez-vous bien vous taire, polisson ! G’est d’art que je parle.
- — Pardon ! continuez... je vous écoute.
- Je disais donc que : point de mise au point ! C’est-à-dire si... il y a une mise au point, mais, pour emprunter l’expression à messieurs les philosophes, je dirai qu’elle est ici subjective, ce qui veut dire que les Gitanas se sont mises au point elles-mêmes... et, à ce point, qu’un régisseur ou un maître de ballet n’aurait rien fait de mieux.
- Que voulez-vous que fasse un régisseur avec ces jolis serpents qui lui glisseraient sans cesse entre les doigts? On a donc, suivant un terme de messieurs les chimistes, laissé l’expérience à elle-même. Et on a bien fait :
- Le spectacle des Gitanas étant fait de danses, de ballets, de chants, de dialogues et de bruits qui s’enchaînent dans un certain ordre auquel un régisseur français n’aurait compris pipette, il a bien fallu les laisser s’arranger entre elles et arranger leur spectacle comme elles l’entendaient.
- Et puis il ne faut pas oublier que les Gitanas du Grand-Théâtre ne dansent ni pour vous ni pour moi. Elles dansent pour elles-mêmes, pour leur plaisir. Et, la représentation finie, elles rentrent chez elles pour continuer de danser encore, au grand déplaisir des voisins endormis.
- Gela étant, leur spectacle, réglé dans son ensemble de façon à former une représentation, leurs danses varient à l’infini.
- Une danse.est annoncée à deux, vous en voyez s’avancer trois ou quatre ou cinq, selon qu’elles sont en irain. G’est bien la danse annoncée sur le programme, mais augmentée d’une ou de deux danseuses, selon que la turlu-taine les prend ou que, par les cris et les provocations, tel ou telle est incité à se lever et à danser.
- Observez pendant la danse celles qui sont assises. Leurs pieds s’agitent, elles trépignent en mesure et font aux danseuses le double accompagnement des battements de mains et des trépignements. Quand l’une d’elles danse, tous sont en scène. Jelivre cette, observation à Francisque Sarcey, l’amateur judicieux des figurations intelligentes.
- — Vous ne m’avez rien dit de ces danseuses chaussées de mules ?
- — Les mules ne tiennent qu’au bout des orteils. N’avant pas de quartier, cette chaussure est à moitié indépendante du pied, et la semelle a contre le plancher des battements que les Gi-
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- tanas régularisent avec un art véritable, qui complète la symphonie des bruits dont elles accompagnent leurs danses. Il y a le ronron delagui-tare réduite au rôle de métronome, le bruissement du tambourin, le claquement des doigts, le battement des mains, le battement des pieds, les cris et les chants. Tout cela fait un ensemble étrange, curieux, nouveau surtout, qui enveloppe les danses attachantes des gitanas.
- — Je suis vraiment satisfait des détails que vous me donnez.
- — Et ce n’est pas tout encore.
- — Continuez.
- — Ah, mais non ! il y en a assez comme cela... pour une fois... savez-vous?
- Ch. L.
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- Le roi de Grèce a Paris
- Le roi de Grèce a passé une partie de la matinée d’hier à l’Exposition. Le roi n’avait annoncé sa visite à personne et est arrivé au Champ de Mars accompagné seulement d’un aide de camp.
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- Le président de la. République a reçu le roi de Grèce hier, à deux heures et demie.
- Le roi est arrivé en landau, ayant à sa gauche M. Delyannis, ministre de Grèce à Paris, et, en face, Hadji-Petros, son officier d’ordonnance, et le commandant Cordier.
- Les honneurs militaires ont été rendus dans la cour de l’Elysée par les soldats, au nombre de 40, composant le poste du palais.
- George Ier a été reçu au bas du perron par MM. le général Brugère, secrétaire général de la présidence, le colonel Kornprobst, officier de service, et le capitaine Noël, commandant militaire du palais.
- Le roi s’est entretenu très cordialement près d’une heure avec M. Carnot. Il a été présenté, sur sa demande, à Mme Carnot.
- Le roi s’est retiré à trois heures vingt.
- M. Carnot, accompagné de M. le général Brugère, lui a aussitôt rendu sa visite.
- ÉGSHOS
- La journée de dimanche
- Les menaces d’orage n’ont pas abouti, aussi l’affluence a-t-elle été considérable sur tous les points. Vers six heures, l’orage semblait s’amonceler sur le Champ de Mars, quand le vent, changeant de direction, a détourné les nuages.
- La soirée s’est achevée sans dommage, à part quelques gouttes de pluie, clairsemées, qui sont tombées à dix heures et demie.
- Quant aux incidents, il n’y en a eu que d’insignifiants; une douzaine d’enfants perdus qui tous ont pu indiquer leur domicile où des agents de la sûreté les ont reconduits; quelques jeunes écervelés surpris au moment où ils venaient d’escalader les palissades et envoyés au dépôt, enfin des petits marchands conduits au poste parce que, au mépris des règlements, ils colportaient et vendaient dans la foule du vin et des aliments ; voilà tout.
- Une distribution de prix
- La Société d’instruction élémentaire, dont le siège est 14, rue du Fouarre, a continué d’établir un concours entre les diverses écoles primaires de Paris et du département de la Seine. Depuis 1815, époque à laquelle elle fut fondée par Lazare Carnot, celui dont les cendres seront prochainement transportées au Panthéon, cette Société n’a jamais manqué de distribuer des diplômes aux écoles qui se distinguent le plus et aux auteurs de livres pédagogiques.
- Hier avait lieu au Trocadéro la distribution de ces prix.
- M". Buisson, directeur général de l’enseignement primaire, délégué du ministre de l’instruction publique et des beaux-arts, présidait, ayant à ses côtés MM. Remoiville, député de Seine-et-Oise, président de la société; Aussel, vice-président, et les. membres du conseil.
- Les prix offerts par M. Carnot,président de la République, ont été décernés à M. Julien Lelong et à Mlle Sophie Letemple.
- Les médailles d’honneur offertes par M. Remoiville ont été données à MM. Fernand Moreau, Jean Laurent, Gabriel Chauvin, Jean Brou, Léon Fré-mont et à Mlles Marie Demeusy, Juliette Israël, Augustine d’Eyssautier, Jeanne Gillet.
- Mlle Gabrielle Lachaud a obtenu le prix du ministre de l’instruction publique.
- MM. le docteur Collineau et Butez ont été nommés officiers de l’instruction publique, et M. Louis Roger, officier d’Académie.
- L’aventure du roi Salifou
- On a beau être roi nègre, on est exposé à des aventures semblables à celles de simples Européens, si exploités par ces temps d’exposition.
- Dernièrement, le souverain sénégalais recevait du directeur d’une entreprise parisienne une fort aimable lettre, dans laquelle on lui demandait s’il lui serait agréable de recevoir les coupures de tous les journaux dans lesquels il a été parlé de lui depuis son arrivée à Paris. M. Hedde, l’interprète du roi, qui n’était pas plus au fait que le souverain, lui traduisit cette lettre, et le roi des Nalous lui fit répondre qu’il acceptait avec empressement l’offre que l’on voulait bien lui faire. Deux jours après donc, il recevait toute la liasse des articles le concernant, et il avait déjà commencé à se les faire traduire, quand une désagréable surprise vint tout à coup le désenchanter. Le découpeur d’articles envoyait sa note, qui ne se montait pas à moin s de 140 francs. D’abord fort étonné, puis riant bien du procédé, le roi a refusé de payer la note.
- Un banquet
- Mercredi prochain, à sept heures et demie, les jurés français de la classe 73 se réuniront dans un banquet qui aura lieu à l’hôtel Continental.
- Ce banquet, auquel assisteront les directeurs de l’Exposition et les principaux chefs de service, sera présidé par M. Jarlauld, le président de la classe 73.
- Les fils du roi de Siam
- Le ministre de Siam en France et son personnel se sont rendus dimanche soir à la gare du Nord pour y recevoir les quatre fils du roi de Siam, les princes Kityakorn, Yoralk, Rabiphat, Ihadasak, Pravitr Vatanodom et Chira Pravat Yoradey.
- Ces jeunes gens viennent passer quinze jours à Paris pour visiter l’Exposition.
- L’interprète siamois de Paris, M. Xavier, a été au-devant d’eux jusqu’à Douvres, a débarqué avec eux à Calais et les a accompagnés jusqu’à Paris.
- Les princes tunisiens
- En quittant, dimanche, Monaco, les deux princes tunisiens, Taïeb bey, frère du bey, et Mohamed bey, second fils du bey, après avoir visité Nice, Cannes et Toulon, parcourront chacun de leur côté diverses parties de la France et ne se rejoindront que le 13 août à Blois, d’où ils se rendront ensemble à Paris, où ils seront les hôtes du gouvernement français dans l’hôtel de la rue Copernic que le shah de Perse habitera ces jours-ci.
- Visite présidentielle
- Comme nous l’avons déjà annoncé, le président de la République viendra mercredi matin pour visiter une partie de la galerie des machines.
- Il arrivera à neuf heures et demie et entrera par la porte du palais donnant sur l’avenue de la Bourdonnais, à côté de l’Ecole militaire.
- Les Tunisiens à Paris
- Le général Mohamed el Asfouri, président de la municipalité de Tunis, cheik Médina, accompagné de son interprète, est arrivé à Paris ce matin, à neuf heures trente-sept minutes
- 11 est descendu à l’hôtel Continental et compte rester à Paris un mois environ.
- Le général est un descendant direct des Maures d’Espagne et, de père en fils, ses aïeux ont été cheik Médina de Tunis.
- Il a fait le voyage avec Mme Massicault, femme de notre résident général à Tunis, qui avait avec elle son bébé, Pierre Ali.
- Le frère du bey de Tunis, Taïeb bey, qui aura du reste avec lui son neveu, fils du bey, ne viendra à Paris que vers la moitié du mois prochain.
- ltéunion des jurys
- Plier lundi, à quatre heures, a eu lieu la réunion générale des jurys de groupes composée des présidents de jurys de classes pour qu’il leur soit donné par M. Berger des explications sur ce qu’il leur reste à faire.
- La musique du soir
- Au kiosque no 4, on entendra le soir de huit heures et demie à dix heures et demie mardi, l’A-micale des Vie et Vile arrondissements ; Mercredi, Y Espérance de Javel; jeudi, La fanfare la Sirène.
- Les sociétés musicales
- L’Harmonie Crespin-Dufayel ne se fera plus entendre de quelque temps, le soir, dans les kiosques des jardins du Champ de Mars, par suite de la mort de la sœur de M. Dufayel.
- Exécution délinitive
- Hier, mardi, après midi, les. inspecteurs principaux, accompagnés de M. Guénin, commissaire de police, ont donné l’ordre définitif aux vendeurs placés autour du théâtre annamite de ne pas ouvrir aujourd’hui à moins qu’ils ne soient munis d’objets, de provenance coloniale.
- Les princes Siamois à l’Exposilion
- Le prince héritier de Siam, Kitiyahara, et ses trois jeunes frères, Pravitz, Chira et Rabi, se sont également rendus hier matin au Champ de Mars, où ils ont fait l’ascension de la Tour Eiffel. Ils. étaient accompagnés du ministre plénipotentiaire de Siam, Phya-Krai-Kosa, et d’une partie du personnel de la légation.
- Orchestre de foire
- Pour faire honneur à M. Alphand, qui assistait samedi soir à un banquet qui lui avait été offert au restaurant russe, les propriétaires de cet établissement avaient cru bien faire en plaçant à l’extérieur un orchestre de dix-huit musiciens, qui était si mal composé qu’il n’a fait qu’écorcher horriblement les oreilles de tous les visiteurs.
- Pourquoi donc ces messieurs ne se sont-ils pas adressés à l’administration qui, très probablement, leur aurait procuré, à peu de frais, une des excellentes sociétés dont elle peut disposer, et qui sûrement n’aurait pas demandé mieux que de prêter son concours.
- Le petit chemin de fer
- Pendant le courant de la journée'et de la soirée-de dimanche, les petits trains Decauville ont transporté entre l’esplanade des Invalides et le palais, des machines, environ 43,000 voyageurs.
- Rue du Caire et environs
- Quelques-uns des marchands qu’on avait fait fermer la semaine dernière, n’ont pas encore pu obtenir la permission de rouvrir leur étalage parce qu’ils persistent à ne vouloir vendre que des objets soi-disant exotiques, et qui, cependant, viennent directement des rues du Temple, Chariot, etc., etc.
- Ils ont tort, à notre avis, puisqu’ils peuvent, s’ils veulent bien s’en donner la peine, trouver des commissionnaires du quartier d’Hauteville qui ont des stocks considérables des marchandises qui leur sont nécessaires et qui ne demandent pas mieux que de les écouler.
- Puisque les visiteurs veulent de l’authentique plus ou moins grossier, vendez-leur en donc et ne vous entêtez pas à leur donner du joli fini parisien.
- Autour des fontaines
- Il y a un peu moins de bousculades maintenant,, le soir, autour des fontaines lumineuses, grâce au service de surveilfance et de circulation organisé par M. Alphand.
- Trente gardes du service spécial des parcs et jardins veillent à ce que le public ne se masse pas en de certains endroits, pendant que d’autres restent presque complètement inoccupés, ce qui produisait les bousculades et le bris des clôtures protégeant les. pelouses; les gardes indiquent maintenant poliment aux visiteurs les endroits d’où ils peuvent voir et veillent à ce qu’il y ait toujours un passage libre pour la circulation; comme cela tout le monde est content et le pillage des pelouses et des massifs est. évité.
- Un trente et unième garde est chargé de la surveillance et de l’entretien des cygnes et des canards placés dans les différentes pièces d’eau du parc du Ghamp de Mars.
- Un brigadier et un sous-brigadier dirigent la petite compagnie.
- Mais pourquoi ne prend-on pas des mesures d’ordre, pour empêcher que les chaises obstruent complètement l’allée entre la Tour Eiffel et le jardin central ?
- A la g-alerie Desaix
- Ce soir jeudi à neuf heures, dans cette galerie,, audition musicale au piano et sur la harpe.
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- Une arrestation
- La nuit dernière, vers minuit, M. Ossude, inspecteur principal de l’Exposition, et M. Thiébaud, officier de paix, faisaient leur ronde journalière dans le Champ de Mars, lorsqu’en passant près du restaurant Tourtel, ils entendirent les cris : « Arrêtez-le ! arrêtez-le ! » Ils coururent aussitôt, ainsi que les gardiens de la paix qui les accompagnaient, dans la direction d’où partaient les cris et aperçurent alors un individu qu’ils mirent en état d’arrestation; mais ils ne purent trouver les personnes qui appelaient.
- L’individu interrogé déclara se nommer Jules-Joseph Maxerat, garçon au restaurant Tourtel. On l’amena alors au restaurant, et là, on se trouva en présence de deux gardes de nuit qui montrèrent une porte forcée, celle de la pièce où on serre l’argenterie.
- Maxerat avoua qu’il était l’auteur de l’effraction mais prétendit qufil avait cherché à entrer pour prendre sa veste, oubliée par lui. Cette explication ayant paru peu vraisemblable, le garçon a été consigné au poste d’où il a été envoyé au dépôt hier matin, après avoir été interrogé par M. Clément, commissaire de police.
- Feu de cheminée
- Un feu de cheminée s’est déclaré hier soir, à neuf heures et demie, dans un restaurant du Champ de Mars voisin de l’avenue de La Bourdonnais. Les pompiers, prévenus immédiatement, ont réussi en quelques minutes à éteindre ce commencement d’incendie, dont les consommateurs ne se sont du reste pas aperçus.
- LA RÉCEPTION DU SHAH DE PERSE
- Le cérémonial de la réception de Nasser-ed-Din n’est pas encore tout à fait fixé; voici les seuls points définitivement arrêtés à l’heure qu’il est :
- A sa descente du train, le shah sera conduit dans Eun des salons de la gare Saint-Lazare, spécialement décoré pour la circonstance et dans lequel le président de la République, entouré des ministres, l’attendra.
- Des souhaits de bienvenue et des paroles de remerciements seront échangées dans cette entrevue très courte.
- Aussitôt après, le shah montera en voiture pendant qu’une musique militaire jouera dans la cour de la gare.
- Depuis la gare jusqu’à l’hôtel de la rue Copernic où des appartements ont été préparés pour le shah, des troupes feront la haie sur le passage du cortège.
- Une escorte de cavalerie l’accompagnera.
- Arrivé chez lui, le shah prendra possession de ses appartements et sa suite procédera à l’installation de ses bagages.. -
- Dans la journée, Nasser-ed-Din se rendra à l’Elysée, où il rendra officiellement visite à M. Carnot, puis il rentrera chez lui pour se reposer.
- A l’occasion de la présence à Paris du shah de Perse, le président du conseil et Mme Tirard donneront, le mercredi 31 juillet, à l’hôtel du ministère du commerce, 101, rue de Grenelle, un dîner suivi d’une réception sur invitations personnelles...
- Les sénateurs et députés, les membres du conseil municipal de Paris et du conseil général delà Seine, ainsi que les maires et adjoints de Paris, sont priés d’honorer cette soirée de leur présence. Us seront admis, avec leur famille, sur la présentation de leur médaille.
- LA FETE UNIVERSITAIRE
- L’association des étudiants se remue beaucoup à l’occasion de la réception des étudiants étrangers, lors de l’inauguration de la nouvelle Sorbonne.
- Elle recevra les délégations envoyées par les Universités, le vendredi 2 et le samedi 3 août. Les fêtes dureront huit jours. L’association mettra des logements à la disposition des délégués étrangers.
- Le nombre des délégués n’est pas limité. Chaque Université est priée de nommer deux chefs de délégation, auxquels seront transmis tous les renseignements concernant les fêtes.
- Une carte personnelle sera adressée à chaque délégué; elle leur permettra d’obtenir la réduction sur les chemins de fer et leur servira de carte d’entrée aux fêtes.
- Le programme des fêtes est ainsi fixé :
- 1° Inauguration de la nouvelle Sorbonne, le 5 août, sous la présidence de M. Carnot, président de la République française;
- 2° Fête au ministère de l’instruction publique, le 5 août, offerte par M. Fallières, ministre de l’instruction publique et des beaux-arts ;
- 3° Réception des délégués par M. Pasteur;
- 4° Fête à fLIôtel de Ville, le 8 août, offerte par la municipalité de Paris ;
- 5° Représentation de gala à l’Opéra;
- 6 o Promenade et banquet àMeudon;
- 7o Visites de l’Exposition et des établissements universitaires.
- L’emploi des soirées n’est pas encore définitivement fixé. On parle d’organiser une représentation à l’Odéon ou au Français.
- Pour répondre aux nombreuses sollicitations émanant d’étudiants, avec raison désireux de voir, pendant ces fêtes universitaires, exécuter une oeuvre de l’un d’eux, on pense que le sujet choisi sera : Camille Desmoulins, drame en vers spécialement composé en vue de cette soirée par un membre de l’association.
- Le comité d’honneur est composé de : MM. Pasteur, Renan, Liard, directeur de l’enseignement supérieur, Gréard, vice-recteur de l’Académie., Michel Bréal, du Collège de France, Lavisse, professeur à la Sorbonne, et les doyens de toutes les Facultés.
- Voir à la Section Anglaise
- Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
- s’enfilant toutes seules, fabriquées par W BARTLEET ET SONS
- Vente en gros à Paris: MM. les Fils de F. Charpentier, 36, bd Sébastopol
- URS
- Sous prétexte d’une insurrection imminente dans l’île de Crête, les vendeurs sont revenus à ^.charge. Le 3 0/0 baisse à 83 60. Si l’on craint une explosion en Orient, comment se fait-il que le Turc reste à . 16 francs; que les fonds russes, hongrois et autrichiens soient fermes? •
- L’Italien tombe à 93 10, à la suite des représentations faites par l’Autriche au sujet des cercles irrédentistes. La rente extérieure espagnole descend de 72 1/4 à 71 1/2.
- Les autres valeurs sont au très grand calme. Cependant l’action de la Tour Eiffel- monte à 825.
- L’émission de357,894 obligations à lots delà Compagnie de Panama qui se fera,le 27- courant, par les soins de tous les grands établissements de crédit, est une opération absolument différente de toutes celles qui avaient été présentées au public par l’ancienne Compagnie.
- Les souscripteurs ont à verser 105 francs dont une partie est applicable à des dépenses déterminées et dont le reste forme un capital de reconstitution placé de par la loi du 15 juillet 1889, à l’abri de toute atteinte.
- Ce capital de reconstitution, propriété de la Société civile des obligataires, assure le remboursement de toutes les obligations à 400 francs ou avec des lots nombreux, variant de 1,000 à 500,000 francs, dans un délai maximum de 99 ans.
- Les obligations ne portant pas intérêt, il ne s’agit donc
- pour le souscripteur que d’une loterie, mais avec des garanties de sécurité, absolue imposées par la loi du 15 juillet 1889, et dont tous les billets sont des numéros gagants êt ne diffèrent entre eux que par l’importance des lots et la date du remboursement.
- LA RËPDBLIQDE ARGENTINE
- A parcourir l’exposition de la République Argentine on ressent une profonde admiration pour les résultats merveilleux auxquels peut en quelques années arriver un peuple jeune, mais fort, sûr de lui-même et ayant foi dans son avenir.
- Et cependant les produits si variés de ses trois mille exposants, bien qu’ils permettent déjà de considérer cette République comme une nation des plus riches et des plus prospères, ne sont encore qu’une très minime partie des éléments de prospérité qu’offre ce pays.
- Aussi les Argentins peuvent-ils marcher à grands pas dans la voie du progrès, et nous applaudirons chaleureusement à tous leurs succès. Grande est notre sympathie pour celte nation amie, dont les habitants ont été surnommés, à juste titre, les Français de l’Amérique, et c’est avec un sincère plaisir que nous entreprenons cette étude des causes de la puissance d’un peuple que le siècle présent a vu naître à l’indépendance, et que le siècle prochain mettra au rang des premières nations.
- Sur un vaste territoire, offrant des régions propres à toutes les cultures, aux exploitations minérales, aux entreprises d’élevage, à l’indus-trte manufacturière et agricole, il ne manquait que des bras et des capitaux pour que la richesse surpassât les calculs les plus optimistes; aujourd’hui les travailleurs européens se chiffrent par milliers et les capitaux affluent, sûrs d’un emploi rémunérateur.
- Pendant l’année 1887, 142,786 immigrants ont débarqué à Buenos-Ayres. Le nombre en était plus considérable encore en 1888, où il s’éleva à 180,000, dépassant de 37,214 le chiffre de 1887. Gela représente une immigration quotidienne de 502 individus qui sont venus accroître la richesse publique par leur travail et apporter en même temps une notable amélioration à leur condition.
- La quantité d’immigrants a encore augmenté dans les quatre premiers mois de l’annéeT889, pour lesquels elle a été de 96?200, ce qui supposerait, si des circonstances imprévues et improbables ne modifient pas la situation, une immigration totale de 300,000 personnes pour l’année présente.
- Mais on a calculé que sur le territoire de la République Argentine 200 millions d’habitants peuvent vivre aussi heureux que ceux de notre beau pays de France. Le sol est donc loin de manquer pour les immigrants qui iront demander l’hospitalité à ce pays.
- A lui seul, le gouvernement argentin, malgré la libéralité avec laquelle il a toujours procédé à la répartition des terres publiques, possède un peu plus d’un million de kilomètres carrés à confier à la civilisation.
- En voyant dans le pavillon de la République Argentine, symétriquement alignés, mille échantillons de blé provenant de différents producteurs, cinq cents de maïs ou autres grains, on se demande ce que sera dans quelques années l’étendue de la terre cultivée. Voici, à ce sujet, quelques documents fournis par la statistique : en 1888, on a cultivé 2,359,918 hectares, soit 23,599 kilomètres carrés, c’est-à-dire à peine t pour 100 de la superficie totale de la République Argentine, évaluée à 289,429,841 hectares, — plus de cinq fois la superficie de la France.
- Si donc il arrive actuellement beaucoup d’immigrants, il peut encore en venir beaucoup plus. Il y a, on le voit, delà terre pour tous, et le sol est suffisamment fertile pour les nourrir.
- Sur le nombre d’hectares cultivés, 832,600 ont fourni du maïs et 824,099 du blé ; le reste a fourni les autres récoltes.
- Ainsi s’explique le nombre considérable des vitrines de la section des céréales dans le pavillon argentin. Or, l’étendue des champs en cul-
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- HLLLETIN QKE1CIEL DE L’EXPOSITfON DE 1889
- D
- ture ne peut que s’accroître par l’arrivée de l’immigrant et porter des fruits plus considérables.
- Les laines envoyées à l’Exposition n’ont pas été envoyées spécialement, mais prises simplement sur le marché afin de montrer ce qu’est l’article de commerce. Cet article, d’une abondance extraordinaire, est de qualité tout à fait supérieure.
- Les cuirs de bœufs et les peaux de moutons peuvent rivaliser avec les meilleurs, et n’auront aucunement à souffrir de la comparaisonavec les produits similaires dans le grand tournoi commercial de 1889.
- La République Argentine comptait, en 1888, 22,869,380 bêtes à cornes,
- 70,453,665 moutons, 4,398,262 chevaux , représentant ensemble une valeur approximative de un milliard huit cent cinquante millions de francs (1).
- Les éleveurs s’attachent beaucoup au perfectionnement des races et obtiennent à chaque génération de meilleurs produits. Les agriculteurs emploient les machines les plus perfectionnées et appliquent les principes de culture scientifique. Les uns et les autres marchent au premier rang parmi les nations les plus avancées.
- Des résultats ne s’obtiennent pas sans travail et sans dépenses considérables. Rien que pendant l’année 1887, on a importé dans la République argentine, pour l’amélioration des races : 1,506 chevaux et juments, coûtant 510,000 francs ;
- 46,316 moutons, d’une valeur de 645,000 fr. ; et 942 bêtes à cornes, d’une valeur de 781,500 fr. L’introduction d’animaux de race faite au cours
- (1) Nous avons cru devoir réduire en francs les chiffres exprimés en piastres (monnaie nationale) dans les documents officiels.
- La piastre nationale argentine vaut cinq francs ; il faut tenir compte, cependant, des fluctuations plus ou moins considérables qui se produisent.dans le change.
- TABLE DE CEDRE EXPOSEE DANS LE PAVILLON ARGENTIN
- des années précédentes représente également un chiffre de dépense très élevé, mais que compensent largement les résultats obtenus.
- La quantité des machines et outils d’agriculture introduits dans le pays pendant cette même année 1887, n’est pas moins importante. Ces instruments importés dépassent le nombre de 500,000, représentant une valeur totale de un million trois cent mille francs.
- Avec de tels éléments, une nation qui se présente à une Exposition universelle peut dire au monde, dans le langage éloquent des faits et des chiffres :
- — Voici les sources de mes richesses, voici les produits de mon travail : voilà ce qu’aujourd’hui j’apporte à cette grande fête du travail ; quels résultats n’atteindrai-je pas dans un avenir prochain?
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- La viticulture a fait également, dans la République argentine, des progrès surprenants. Ses échantillons doivent donner l’éveil aux producteurs de l’Europe. Actuellement, on cultive dans toute la République, et particulièrement dans les provinces de Mendoza, de San-Juan, de Santiago, de Gatamarca, de Gordoba, de Entre Rios et de Buenos-Ayres, 26,931 hectares de vigne. Grâce à l’excellente préparation dont des viticulteurs comme MAL Castro, Marenco et Huergo ont déjà su trouver le secret, leur exemple sera rapidement suivi dans d’autres provinces et il n’y aurait rien de surprenant à ce que, dans un espace de temps impossible à fixer, la République Argentine devînt une concurrente sérieuse de la production vinicole européenne.
- Pour les liqueurs, le pavillon argentin possède de remarquables échantillons qui, s’ils ne détrônent pas les produits similaires de l’Europe, occupent toutefois une bonne place dans ce genre d’industrie.
- Que MM. les fabricants argentins nous permettent cependant une simple observation sur la façon dont ils présentent ces articles : Les étiquettes de leurs liqueurs imitent un peu trop celles dont se servent les négociants européens. Sans doute on veut ainsi plaire à l’immigrant en lui donnant une marque analogue à celle
- EXPOSITION DES CÉRÉALES ET PRODUITS ALIMENTAIRES DE LA RÉPUBLIQUE ARGENTINE
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- qu’il a l’habitude de consommer. A notre avis, une marque offrant un certain cachet d’originalité ne saurait nuire à la vente de ces excellents produits.
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- . La nature, qui a prodigué tous ses dons à cette heureuse contrée, lui fournit aussi, grâce à la fécondité du sol, les essences les plus diverses de hois précieux. Les spécimens de ces bois qui figurent à l’Exposition de 1889 peuvent donner une idée de la puissance de la production des forêts vierges argentines. La richesse de ses échantillons minéralogiques laisse deviner les trésors que recèlent ses moindres collines et ses plus hautes montagnes.
- Mais pour ces richesses naturelles, dont l’existence ne dépend pas de l’homme, c’est la nature qui, par l'abondance de ses dons, fait appel au capital et au travail, et leur demande une union d’efforts qu’elle leur rendra au centuple.
- Pour exploiter avec succès les richesses minéralogiques qu’il faut arracher au sein de la terre, il est besoin de gros capitaux qui permettent de mettre en œuvre toutes les ressources que la science offre à l’industrie et à la mécanique. Ainsi seulement l’on parviendra à rendre le travail plus rapide et, par suite, plus rémunérateur.
- Il en est de môme, bien que dans des proportions moindres, de l’exploitation forestière. Les centaines d’échantillons de bois exposés dans le pavillon argentin, remarquables. les uns par leur épaisseur, les autres par leur hauteur — tels, par exemple, les planches de cèdre que l’on remarque dans la rotonde du pavillon — échantillons aux couleurs aussi variées qu’harmonieuses et si curieusement veinés, disent éloquemment que dans les forêts aux ombrages séculaires de la République Argentine, des milliers d’arbres vigoureux attendent impassibles le coup de la hache qui les abattra sur le sol, où la scie mécanique doit terminer l’œuvre de transformation qui fera de ces géants une source de richesse industrielle.
- Capital et travail, avons-nous dit, sont nécessaires pour faire de la République Argentine le centre dé richesse peut-être le plus productif du monde. Eh bien! ces éléments qu’on ne trouve pas toujours facilement réunis, ce pays, grâce à sa valeur propre, les acquiert chaque jour et les possédera à bref délai de la façon la plus complète. Les 7,706 kilomètres de chemins de fer actuellement en exploitation qui ont, en 1888, transporté 3,950,000 tonnes et 8,375,500 voyageurs avec 602 locomotives, 912 voitures et 14,324 wagons, sont peu de chose à côté de ce que réclament les besoins croissants du pays. En ce moment, on construit 4,790 kilomètres de voies ferrées, et d’autres grandes lignes projetées vont bientôt compléter le réseau général de la République.
- De tous côtés on entreprend des travaux publics essentiellement rémunérateurs : d’abord le grand port de Buenos-Ayres qui, conçu sur un plan gigantesque, doit être terminé en six ans, d’après les contrats passés entre le gouvernement et les entrepreneurs; la première partie a déjà été inaugurée; ensuite le port de la Plata, tout aussi grandiose mais exigeant moins de sacrifices en raison de l’heureuse configuration de l'emplacement choisi: ceux de Rosario, de San-Nicolas, de Bahia-Blanca et nombre d’autres moins importants mais qui donneront à la navigation, sur tout le littoral de la République, les facilités nécessaires- à .l’extension considérable qu’elle prend chaque jour.
- Tous ces travaux représentent des sommes considérables de capitaux appelés dans le pays, mais ceux-ci en attirent de nouveaux qui veulent participer aux gros bénéfices qu’ils produisent, bénéfices assurés par la prospérité toujours croissante du pays.
- Cette prospérité ne saurait être enrayée parce qu’elle repose sur un principe aussi simple que vrai. Chaque immigrant, en arrivant dans le pays, acquiert et met en exploitation un terrain qui, étant sans population, n’a pas de valeur. Il l’achète sans débours immédiat, grâce, agx facilités offertes par la loi, et il lui donne immédiatement une valeur triple par le seul fait de sa
- prise de possession. Les terrains déserts se peuplent ainsi rapidement. A côté du premier immigrant, un second, puis d’autres encore viennent former un noyau de population qui travaille, produit et attire vers lui les industries que réclame la vie en société.
- Le terrain, dès qu’il est occupé et cultivé, vaut cent fois plus qu’il n’a coûté, non seulement grâce à la valeur de la récolte, mais encore comme, capital. C’est un accroissement aussi assuré et aussi considérable que celui de la racine la plus vivace. Si l’immigrant veut revendre sa terre, il est toujours sûr d’en trouver un prix rémunérateur.
- Ainsi s’explique l’augmentation de la valeur de la propriété dans la République Argentine. Bien que le sol conserve un taux très bas dans la partie non encore peuplée, sa valeur s’élève pour l’ensemble à la somme de 13 milliards 604,963,900 francs. Le jour encore loin tain où tout le territoire sera peuplé, ce chiffre augmentera dans des proportions incalculables. Qu’il nous suffise de dire que dans le total que nous venons de donner, la capitale de la République Argentine figure à elle seule pour 538,944,535 fr.
- En face de la porte d’entrée du pavillon argentin, et sur la première plate-forme de l’escalier, on peut voir le modèle des billets de banque qui constituent la monnaie fiduciaire de la République. Il y en a depuis cinq centièmes de piastres (0 fr. 25 centimes) jusqu’à mille piastres (5,000 francs).
- Les banques qui, s’étant conformées à la loi des banques libres garanties, ont le droit d’émettre des billets, sont au nombre de quinze. Ces établissements possèdent ensemble un capital d’un milliard et mettent en circulation des billets pour une valeur de 755 802 480 francs, qui sont garantis par une somme égale déposée en fonds publics (4 1/2 p. 100) du gouvernement argentin. Il existe d’autres banques qui font exclusivement l’escompte et dont les capitaux s’élèvent à la somme de 350 millions, sans compter cent dix 'sociétés anonymes possédant un capital de 600 millions.
- Le système frigorifique pour la conservation de la viande tient une place très modeste dans le pavillon argentin. Il est cependant incontestable que si cette entreprise se développe, ainsi qu’il y a lieu de l’attendre d’un pays qui réalise ses projets avec une prodigieuse rapidité, elle pourrait avoir de grandes conséquences sur le commerce européen. En attendant que ses territoires immenses se peuplent de consommateurs, il y a dans la République argentine un superflu de viande de bœuf et de mouton qui, bien préparée au double point de vue de l’engraissement et de la conservation, peut envahir les marchés européens, où la viande acquiert chaque jour des prix plus élevés et deviendra bientôt un objet de consommation inabordable pour les classes peu fortunées.
- La viande conservée par le système frigorifique rencontre une concurrence très sérieuse dans l’expédition du bétail sur pied, dont on a fait et dont on continue à faire des essais heureux. La facilité des communications, la rapidité des bateaux à vapeur et l’activité avec laquelle on construit des navires spécialement aménagés à cet effet, doivent permettre facilement de mener à bien cette entreprise, qui toutefois peut se faire parallèlement à celle du système frigorifique, l’une complétant l’autre, ou bien le transport sur pied étant employé spécialement pour les bêtes à cornes et le système frigorifique étant réservé pour la viande de mouton.
- L’industrie argentine est représentée dans les branches principales, aujourd’hui émancipées de la tutelle étrangère :
- L’industrie meunière, aidée par l’excellente qualité des blés que produit le pays, travaille avec une perfection achevée.
- La distillerie donne des alcools qui suffisent aux besoins du commerce et rendent inutiles les importations.
- La fabrication des gants, des chemises, des corsets, des chaussures est à même de pourvoir aux besoins des habitants de la République.
- Les expositions de ces différents produits le prouvent et les chiffres des importalions confirment ces appréciations ; l’émancipation industrielle est presque complète.
- La corroierie ou industrie des cuirs produit tous les articles de consommation générale et expose même des spécimens de fabrication exceptionnelle et d’objets de luxe.
- A vrai dire l’industrie argentine n’a pas pris part au concours universel de 1889, parce qu’elle n’offre pas un . intérêt de curiosité particulier et qu’elle ne peut espérer trouver de débouchés de consommation extérieurs. Une récompense difficile à obtenir pour elle n’aurait, du reste, aucune influence sur ses progrès.
- En examinant les chiffres des importations relatifs aux boissons, aux substances alimentaires, aux tabacs, aux bois, etc., on trouve une diminution de 24 millions de francs qui, étant donnée l’augmentation de l’immigration en 1888, démontre que l’industrie et la production nationales ont alimenté le marché pour une somme presque double, puisque la consommation va toujours en augmentant.
- Les produits des mines figurent déjà en 1888 pour 7 millions et demi de francs dans l’exportation. Ce sont les premiers pas faits dans une voie nouvelle où il est à prévoir que la République Argentine marchera sous peu à pas de géant.
- La viande congelée, la farine et les autres produits ont figuré dans les exportations de la République en 1888 pour la somme de 40 millions de francs.
- Tous ces faits expliquent pourquoi l’industrie n’a pas dans le pavillon argentin une représentation aussi importante que celle des produits naturels du pays. Mais il ne faudrait pas croire pour cela que l’industrie argentine n’existe pas, elle marche sans bruit il est vrai, mais aussi sans s’arrêter un seul instant dans, la voie du progrès.
- Au milieu d’une telle richesse matérielle, il était nécessaire que la République Argentine montrât quelle était la situation relativement à l’instruction publique et au mouvement intellectuel du pays.
- Le conseil national d’éducation expose tout son matériel d’enseignement primaire, ses livres de classe, ses rapports, les modèles et les travaux des élèves.
- Du recensement de ces éléments, il ressort que la République Argentine compte 438 édifices destinés à l’enseignement et qu’on en construit 64 dans différentes provinces. Pendant l’année 1888, 7,332 maîtres ont donné l’enseignement à 254,608 élèves, répartis dans 8,227 écoles.
- L’instruction est obligatoire et gratuite.
- Une autre installation de quatre grandes vitrines contient les œuvres Jesplus remarquables de la production littéraire et scientifique de la République pendant ces dernières années.
- Sur les rayons de ces vitrines, on voit des volumes d’histoire, de droit, de mathématiques, de géographie, de météorologie, de statistique, d’agriculture, de littérature, en un mot une quantité de matériaux qui démontre surabondamment que dans la République argentine on n’oublie pas la parole de l’Evangile : « L’homme ne vit pas seulement de pain. »
- On peut dire en un mot que dans le pavillon de la République argentine on trouve de tout un peu, mais que ce peu doit être considéré comme excellent. Quant aux produits naturels du sol ils sont nombreux, et l’on ne saurait trop le répéter, de tout premier ordre.
- Il serait injuste de terminer sans accorder la part de félicitations qui lui revient trop justement au personnel auxiliaire du Commissariat général, qui a collaboré à l’installation des produits de la République Argentine.
- MM. Gallardo, Cabirau, Lixklet, Girola, Pagès, Ortega, Nelson, Caamano, Niederlein et Tello ont largement contribué à ce que le pavillon de leur pays soit l’un des plus brillants de l’Exposition et pût ouvrir ses portes le 6 mai 1889, jour même de l’inauguration générale de l’Exposition.
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- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitanaà la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du üancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Le Numéro : 1S Centimes
- Jeudi 2o Juillet 1889
- 2e Série. — N° 71.
- BULLETIN
- OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LX DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements.............. 20 fr.
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Annonces... Réclames... Faits divers.
- la ligne 3 fr.
- — 5 »
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- Tiré a l’Exposition dans'la Galerie des Machines, sous les yeux du public
- (CLASSE 58)
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londresf chez M. Seymour Wade, Blom/leld Ilouse, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE — Chronique. — Ordre des Travaux des Jurys. — Le roi de Grèce à l’Exposition. —• Echos. —La République Argentine. — Les Congres — Les Congolais au Grand-Théâtre. — Le Concours des Pompes à incendie.. — Le Concours d’Animaux reproducteurs (suite). — La Bourse. — Guide des Attractions. — Guide de l’Exposition en sept jours.— Annonces et réclames.
- GALERIE DE TRENTE MÈTRES, PORTE D’ENTRÉE DE LA CLASSE 32 (fils et tissus de laine)
- CHRONIQUE
- En chroniqueur zélé et consciencieux, je passe toutes mes journées à l’Exposition, mais je confesse que, le soir, j’abandonne souvent les fontaines lumineuses pour retrouver chez moi la clarté plus modeste de la lampe de famille.
- Or donc, lundi soir, j’étais paisiblement dans mes pantoufles, quanl, sur le boulevard exté-
- rieur, près duquel j’habite, j’entendis tout à coup une grande clameur.
- J’avoue que je ne pensais plus du tout à l’Exposition, ni aux exotiques et je ne me doutais pas que ceux-ci venaient de faire invasion dans mon quartier.
- Je descends, et je vois quatre grands breaks et quatre landaus, arrêtés devant la ménagerie Pezon, installée en ce moment au boulevard
- Rochechouart. C’était le roi Dinah Salifou avec sa famille qui était venu assister à une représentation de gala donnée en son honneur: les annamites, les tonkinois, les canaques, les sénégalais, en un mot tous les exotiques de l’Esplanade des Invalides l’accompagnaient.
- Le spectacle des lions, des lionnes et des ours, maîtrisés par un faible mortel et tenus en respect par un dompteur, les a émerveillés ; ils.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1833
- ont applaudi à outrance Edmond Pezon, toujours très vaillant, malgré la blessure que lui a faite récemment le fameux lion Brutus, et un amateur, M. Ernest Weill, qui a eu quelque fil à retordre avec une lionne; celle-ci prenant quelques privautés avec lui, il n’a pu se dégager de son étreinte qu’en lui allongeant sur le nez un maître coup de poing.
- Ces exotiques orientaux ont fait surtout un succès à l’ours blanc; car s’ils avaient déjà vu des fauves, ils n’avaient jamais contemplé l’habitant du pôle nord et. ils ne pouvaient croire qu’il vivait dans les glaces, n’ayant eux-mêmes aucune idée de ce que c’est que la glace.
- A la sortie, une ovation incroyable leur a été faite, et ils y ont répondu, du haut de leurs voitures; ils souriaient, ils saluaient comme de vrais souverains (passe encore pour Salifou), et ils agitaient leurs mouchoirs d’un petit air protecteur.
- Ah ! quand ils retourneront dans leur pays, ils n’auront plus guère de ces réceptions, et Paris doit leur sembler un vrai pays de cocagne.
- ##
- On sait que plusieurs grandes fêtes vont être données au Palais de l’Industrie, dans l’admirable décor qui a déjà valu à MM. Alphand et Bouvard des éloges si mérités : il va y avoir un grand banquet offert aux maires de France, puis un grand festival, auquel assistera le shah de Perse, et peut-être d’autres fêtes encore, car nous n’avons pas fini de danser.
- 11 est opportun de se demander quel sera le mode de paiement d’entrée à ces différentes fêtes.
- Le public porteur de tickets pourra-t-il entrer avec les tickets qu’il a payés lors de la souscription publique de trente millions, ou bien exigera-t-on de lui un paiement en argent?
- Il semble y avoir une certaine hésitation en ce moment, mais le résultat final ne me paraît pas douteux.
- On ne peut pas alléguer, en effet, que les fêtes données au Palais de l’Industrie soient des fêtes indépendantes de.l’Exposition : leur désignation même indique qu’elles en font partie. Bien qu’elles n’aient point lieu dans l’enceinte même du Champ de Mars, de l’esplanade des Invalides ou du Trocadéro, elles sont consécutives de l’Exposition et, qui plus est, les frais en sont payés avec une partie des trente millions souscrits par le public en vue de l’Exposilion.
- 11 serait donc juste de recevoir les tickets, puisque ces tickets ont été émis comme papier-monnaie de l’Exposition, pour les entrées ; on ne devrait donc pas refuser aux souscripteurs d’accepter ce papier qui, dans l’esprit de tous, devait donner accès à toutes les fêtes de l’Exposition.
- Pareille hésitation s’était produite au sujet de l’entrée du public à l’exposition des animaux reproducteurs qui, pas plus que le palais de rindustrie, ne se trouve dans l’enceinte même de l’Exposition. Elle ne s’est heureusement pas prolongée, et l’on a pu entrer dans cette exposition avec les tickets ordinaires.
- Reste la question du quantum. Je la crois facilement soluble, le cours des tickets étant à peu près stable entre 45 et 50 centimes devant les portes d’entrée.
- On pourrait admettre le taux de 50 centimes et demander deux tickets par franc, c’est-à-dire dix tickets si le prix d’entrée de la fête est fixé à 5 francs et vingt tickets s’il est fixé à 10 francs.
- ##
- Je me permets; d’ajouter à ce que je viens de
- dire quelques considérations d’un ordre plus élevé.
- Il reste dans les mains du public souscripteur une vingtaine do millions de tickets. Suivant que le taux des tickets variera, l’avoir des souscripteurs sera en hausse ou en baisse.
- Chaque variation de cinq centimes fait gagner ou perdre 10 0/0, c’est-à-dire 2 millions, au papier qu’ils ont en mains.
- L’administration de l’Exposition, la commission de garantie, la commission dite des 43 et le Crédit foncier doivent avoir à cœur de taire perdre le moins possible aux souscripteurs qui ont mis en eux leur confiance.
- Pour faire perdre le moins possible sur le cours des tickets, il faut faire en sorte qu’il s’en consomme le plus possible et qu’ils se consomment le plus vite possible.
- Il faut éviter, autant que possible, qu’il reste, pour les derniers mois, un solde jugé invendable et tombant alors à vil prix, à dix centimes peut-être.
- Outre <pie, si pareille baisse se produisait, les détenteurs des derniers millions de tickets seraient relativement lésés, l’Exposition, si réussie aujourd’hui, serait menacée de se terminer en queue de poisson.
- Je crois pouvoir dire avec tous les gens sensés, que le taux actuel des tickets a à peu près amené le prix des entrées au plus bas souhaitable : plus bas, ce serait l’Exposition galvaudée.
- Ces considérations doivent, ce me semble, être de quelque poids dans la décision; et je ne doute pas que ceux qui auront voix au chapitre en cette affaire ne sachent tenir haut les engagements pris envers les souscripteurs de bons et n’aient le souci de maintenir le relief de l’Exposition jusqu’à la dernière heure.
- F. L.
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- ORDRE DES TRAVAUX. DES JURYS
- Jury des récompenses (classe 64)
- Jeudi 25 juillet : Révisions d’expositions réservées.
- LE RQÏ DE GRÈCE Â L’EXPOSITION
- S. M. George Ier, roi de Grèce, est venu pour la première fois, hier matin, à l’Exposition.
- Sa première visite a été pour la tour Eiffel où il a, du reste, déjeuné au restaurant russe.
- Arrivé vers dix heures et demie, il a quitté l’Exposition à une heure. Il était accompagné par M. le ministre Delyanni et le commandant Cordier qui, comme on le sait, a été spécialement désigné pour accompagner le roi des Hellènes, pendant son séjour à Paris.
- Le roi a été reçu à son arrivée à l’Exposition par M. Tirard, président du conseil; M. Berger, directeur général, et le comte de Montholon.
- Les honneurs de la Tour lui ont été faits par MM. Eiffel, Couder, J. Charton, Ansaloni, etc., qui ont conduit Sa Majesté jusqu’à l’appartement que s’est fait faire M. Eiffel au-dessus de la troisième plate-forme.
- A son retour sur la seconde plate-forme, le roi a visité l’imprimerie du Figaro de la Tour, dont un numéro spécial lui a été remis en souvenir de son ascension ; après s’être inscrit au registre spécial, les principaux rédacteurs du grand et du petit Figaro lui ont été présentés par M. Berger, et ensuite on s’est dirigé vers le déjeuner.
- Il a été très respectueusement salué par la foule des ascensionnistes, très nombreux à ce moment, et très heureux de voir un prince régnant étranger approuver l’œuvre splendide d’un de nos grands ingénieurs.
- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 99,419.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- môme journée :
- 1er étage.................. 6.652
- Du 1er au 2me.............. 4.158
- 2me étage directement. ... 1.809
- Du2e étage au sommet... 3.771
- En tout............... 16.480
- Les congrès
- Demain jeudi, à deux heures, à l’Ecole des .Beaux-Arts, séance d’ouverture du congrès international de la propriété artistique, sous la présidence de M. Meissonier.
- Séances du 25 au 31 juillet inclus.
- Les conférences
- Demain jeudi, à quatre heures, au Palais du Trocadéro, conférencepar M. Magne, architecte ; sujet: L’architecture française du siècle, avec projections par M. Molteni.
- Les concerts au Trocadéro
- Jeudi, à deux heures et demie précises, sixième séance d’orgue, donnée par M. A. Decq, organiste de Saint-Honoré, professeur des écoles de la Ville de Paris.
- Samedi 27 et lundi 20 courant, à deux heures et demie précises, dans la salle des fêtes du Trocadéro, grands concerts avec orchestre donnés par les sociétés chorales de Norvège (120 exécutants). Auditions d’œuvres vocales et instrumentales èe- compositeurs norvégiens, sous la direction de M. O,-A. Groendahl, avec le concours de MM. Edvard Grieg, Jehan Svendsen, Andréas Groendahl, Richard Nor-draak, Ole Olsen, Halfdau Kierulf, J.-A. Reissiger, Johan Selmer, Otto Winter-Hjelm, Cathrinûs El-ling, etc., etc.
- L’orchestre sera conduit par M. Gabriel-Marie.
- Mme Muller, de la Source, MM. Alignez, de l’Opéra, Mlle Marcolini, M. Gardoni-Varille, du théâtre de la Monnaie de Bruxelles, MM. Pellegrini, Bruneau, Coupas, solistes de la garde républicaine, Garlgue, de l’Opéra, prêteront leur concours pour ce concert, qui, comme on peut le voir par la composition des artistes qui s’y feront entendre, promet d’être des plus intéressants.
- Le panorama du pétrole
- A partir d’aujourd’hui, l’Exposition panoramique et le pavillon du pétrole du pont d’Iéna seront ouverts le soir, les mardi, jeudi et samedi. Cela permettra de mieux apprécier les applications du pétrole à l’éclairage ; nous donnerons d’ailleurs dans quelques jours un article détaillé et une gravure du pavillon si intéressant de MM. Deutsch frères.
- Le nouieau drapeau américain
- A-t-on remarqué que, depuis le 4 juillet, les étoiles du drapeau des Etats-Unis, qui étaient au nombre de 38, sont maintenant au nombre de 42 ?
- La raison de ce changement vient de ce que, depuis le 4 juillet, les territoires de Washington, Montana, Nord et Sud Dakota sont devenus des Etats faisant partie de l’Union.
- La représentation de gaïa
- Le programme de la représentation de gala qui sera donnée à l’Opéra en l’honneur du shah de Perse n’est pas encore arrêté.
- La direction de l’Opéra a soumis plusieurs projets à M. Carnot.
- Disons seulement que le spectacle comprendra plusieurs fragments de différents ouvrages, et notamment de la Tempête.
- La représentation ne sera pas publique, et toutes les places seront occupées par les invités de M. le président de la République et de Mme Carnot. On prendra, pour y installer la loge présidentielle, quatre ou cinq premières loges de face, dont les cloisons seront enlevées. M. Alphand est chargé de la décoration et de Taménagement de la salle.
- Toujours les Orientaux
- En dépit des protestations et des réclamations élevées par les marchands orientaux, la direction de l’Exposition maintient avec fermeté la décision
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- qu’elle a prise au sujet de l’exclusion de l’article de Paris des éventaires marocains, égyptiens et autres.
- Pour assurer l’exécution de ces mesures, M. Clément, commissaire de police, accompagné de M. de Ligny et de M. Delort de Gléon, commissaires généraux, s’est rendu de nouveau, lundi, à onze heures, aux abords de la rue du Caire. Il a fait retirer, en sa présence, des boutiques tout ce qu’il y restait de marchandises non authentiques.
- Les vendeuses du Catalogue
- Ces dames ont reçu hier notification d’une décision de la direction générale de l’exploitation, réglementant les conditions dans lesquelles elles peuvent exercer leur industrie. Les vendeuses ne devront avoir qu’une seule table sur laquelle les exemplaires du catalogue seront placés bien en évidence; elles seront autorisées à vendre également quelques objets de peu d’importance; mais ces objets ne devront être étalés qu’en petit nombre sur les tables.
- Trop de vroitures
- Des mesures viennent d’être prises par l’administration pour empêcher que les voitures de fournisseurs, apportant les denrées aux restaurants et aux kiosques autorisés à vendre des victuailles, ne circulent toute la journée dans l’intérieur de l’Exposition. Ces voitures pourront, comme elles .l’ont fait jusqu’ici, entrer jusqu’à neuf heures et demie du matin. Mais il sera interdit aux commerçants de prendre livraison de marchandises après dix heures et demie du matin.
- De plus, les conducteurs des voitures devront, avant de franchir la porte d’entrée, justifier, par la présentation delà carte qui leur a été-délivrée par la direction, qu’ils ont bien le droit de le faire.
- Berlin'à Caris
- D’après l'Eventail de Bruxelles, la Tour Eiffel. l’Exposition et les spectacles exotiques qu’offre Paris en ce moment, exercent une attraction considérable sur les comédiens berlinois. La plupart de ceux-ci partent pour la Ville-Lumière, maintenant que la majeure partie des Théâtres de la capitale de l’empire sont fermés pour cause de canicule.
- L’inauguration de la Sorbonne
- On télégraphie de Vienne :
- Une société d’étudiants de l’Université de Vienne a décidé d’envoyer deux délégués à Paris pour prendre part à la fête d’inauguration de la nouvelle Sorbonne.
- Ces étudiants ont pris la résolution d’inviter leurs condisciples des autres écoles supérieures à se joindre à eux, afin de représenter dignement le corps des étudiants viennois à cette fête de la paix, de la liberté et de la science.
- Cependant les recteurs de l’Université et de l’Ecole polytechnique ont interdit l’affichage de cet appel, non pas à cause de l’invitation en elle-même, mais parce que la société d’étudiants s’attribue un caractère international qui semble avoir choqué le Sénat académique.
- Les médailles aux ouvriers
- Mercredi dernier, la ville de Paris a remis à M. Eiffel, par les soins de M. Armand Renaud, inspecteur en chef des beaux-arts, les bons qui doivent permettre aux ouvriers de la tour de 300 mètres de retirer ultérieurement les médailles d’argent ou de bronze votées en leur faveur par le conseil municipal.
- Ces bons, tirés sur japon, donnent, au moyen de l’héliogravure, un fac-similé, pris sur l’ébauche en plâtre, de la médaille future, dont l’exécution artistique, confiée à M. Levillain, ne pourra être terminée que dans le courant de 1890.
- Les preneurs de modèles
- Hier après-midi, un sculpteur-ornemaniste, de nationalité italienne, a été surpris par un gardien de la paix dessinant des modèles de meubles dans la galerie de la classe 17. Comme il n’avait pas d’autorisation, il a été conduit au bureau du commissariat de police, où M. Gfuénin l’a fait conduire à l’un des principaux inspecteurs de l’Exposition, qui décidera sur son sort.
- Le carnet qui a été saisi sur cet artiste était complètement rempli de modèles pris de droite et de gauche.
- Cet homme est, paraît-il, exposant de la section italienne.
- Nous reviendrons sur ce fait s’il y a lieu.
- Les Vélums
- Les deux grands vélums de droite et de gauche
- des jardins du Trocadéro ont été complètement remis à neuf; la nuit dernière, ça a été le tour de celui de l’esplanade des Invalides, auquel cent vingt ouvriers tapissiers ont travaillé pendant toute la nuit afin de ne pas gêner la circulation.
- Un peu de statistique
- Sait-on combien il existe à l’Exposition de... petits coins pour les Messieurs ? non, nous croyons ; eh bien, en voici la nomenclature :
- Au Champ de Mars.................. 150
- Au Trocadéro....................... 44
- Le long du quai d’Orsay........... 47
- A l’Esplanade des Invalides..... 42
- En tout.............. 283
- Sans compter les établissements à quinze centimes; on ne pourra plus se récrier cette fois. L’administration a, croyons-nous, donné satisfaction aux réclamations faites à ce sujet lors de l’ouverture de l’Exposition.
- L’Exposition le soir
- Le Champ de Mars est chaque soir de plus en plus fréquenté; à partir de sept heures, les promeneurs s’installent sur des chaises autour des fontaines lumineuses qui ne se colorent qu’à neuf heures. A neuf heures et demie, on se rend à la tour Eiffel pour voir le panorama illuminé de tout Paris, ou au Grand-Théâtre pouf applaudir les Gitanas.
- Trouvaille
- Un gardien du parc du Champ de Mars, nommé Pouilli, a trouvé avant-hier, vers deux heures et demie de l’après-midi, près de la tour Eiffel, un splendide bracelet en or, qu’il s’est empressé de déposer au bureau du commissariat de police.
- Halle de pickpockets
- Lundi, vers six heures du soir, un de ces souples industriels a été arrêté par les agents de la sûreté Giraudot et Gaudinot, au moment où il introduisait avec souplesse sa main dans la poche d’une bonne en promenade rue du Caire.
- Vers les onze heures, le même soir, les mêmes agents ont arrêté deux autres voleurs à la tire qui exerçaient leur industrie sur les poches des personnes qui attendaient l’omnibus au bureau de l’avenue Rapp.
- Enfin, hier mardi, vers deux heures de l’après-midi, les agents Garnier et Josset ont mis en état d’arrestation un ouvrier employé à la galerie des Machines qui, voulant offrir un éventail à sa femme, n’avait rien trouvé de mieux à faire pour cela que d’emporter une paire de ciseaux de chez lui pour pouvoir couper les cordons qui pourraient bien retenir l’éventail dont il avait fait choix.
- Il a été empoigné au moment où il venait de s’emparer de l’éventail d’une vieille demoiselle, qui a été tellement effrayée de son audace, qu’elle s’est presque trouvée mal.
- Tous ces beaux messieurs ont été envoyés au dépôt dans une voiture à deux chevaux d’icelui.
- Une des victimes des deux filous arrêtés avenue Rapp est venue dans l’après-midi d’hier voir au commissariat si son porte-monnaie ne serait pas parmi ceux trouvés sur eux et a été très heureuse quand, après en avoir donné le signalement, elle est rentrée en sa possession.
- Escaladeurs
- On a arrêté hier, vers quatre heures et demie de l’après-midi, les nommés David (Gaston) et Guille-maiü (Antoine), qui venaient d’escalader le treillage qui se trouve sur le quai d’Orsay, en face de l’avenue Sufîren, afin de s’introduire sans bourse délier dans l’Exposition.
- Ils ont été amenés au bureau du_ commissariat, et de là envoyés au Dépôt.
- Les commerçants algériens, marocains, tunisiens, égyptiens et autres orientaux se sont décidés à se conformer aux prescriptions de l’administration. Une tournée faite hier par M. Ossude, inspecteur principal, dans les divers bazars, a permis de constater qu’il ne s’y trouvait plus que des objets de provenance authentique. *
- Cette soumission durera-t-elle? .
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- Soirées toujours très sélects au Grand-Théâtre de l’Exposition. Nous avons remarqué MM. de Lesseps, Lockroy, le ministre de la plume de Tunisie, Toulmouche, Gervex, Stevens, Pré-vet, etc.
- Bouquets et rappels pour les Gitanas.
- LA RÉPUBLIQUE ARGENTINE
- à l’Exposition
- La République Argentine est l’un des premiers pays qui aient accepté l’invitation du gouvernement français à concourir au grand tournoi universel de 1889.
- Dès le 29 octobre 1886, en effet, un décret du président de la République Argentine, le docteur Juarez Celman, instituait la commission chargée de-diriger les travaux.
- Cette commission était composée de M. Anto-nino Cambacérès, président du Sénat national, comme président ; de M. Julio Victorica, directeur du département de l’agriculture comme commissaire général ; de MM. Silveyra, Jurado, Urien, Whaite, Huergo, Garcia Fernandez, Latzina comme membres; de M. le docteur Julio Fernandez, comme secrétaire.
- Plus tard, la commission fut augmentée d’autres personnalités de marque.
- Ensuite, on nomma délégué à Paris M. le docteur Eugenio Cambacérès qui, avec le concours d’une autre commission, devait se charger de faire construire le pavillon.
- Un autre décret du président Juarès disposait que quand tous les produits à exposer seraient réunis, M. Victorica, commissaire général, se chargerait de le faire transporter et installer à Paris, avec l’aide d’un personnel compétent.
- Par une fatale coïncidence, MM. Antonino et Eugenio Cambacérès, les deux frères, dont l’un était président de la commission de Buenos-Ayres et l’autre président de la commission de Paris, moururent presque en même temps, sans avoir eu la satisfaction de jouir de l’heureux résultat de leurs efforts patriotiques.
- On remplaça dignement M. Cambacérès de Buenos-Ayres par M. Eduardo Olivera, président honoraire de la Société rurale argentine, ancien élève.de l’Ecole d’agriculture de Grignon, auteur de différents ouvrages agronomiques et l’un des plus illustres et des plus persévérants éleveurs de moutons du Rio de la Plata, ainsi que l’on peut en juger par l’intéressante collection des produits de ses établissements qui figure dans le pavillon argentin.
- La présidence de la commission de Paris, dont fut chargé provisoirement M. Lezica, vice-président de la commission, a été confiée à M. Santigo Alcorta, ancien ministre d’Etat.
- Lundi matin a eu lieu au Trocadéro l’ouverture du Congrès de lTitilisation des eaux fluviales, sous la présidence de M. Guillemain, inspecteur général des ponts et chaussées. Ont été nommés vice-présidents, MM. Cotard, ingénieur civil, et Jacquet, inspecteur général des ponts et chaussées ; secrétaires, MM. Flamant, ingénieur en chef des ponts et chaussées, professeur à l’Ecole centrale, et Beaurin-Gressier, chef de la division de la navigation au ministère des travaux publics.
- Le congrès s’est occupé de la division en sections et de la constitution des bureaux des sections. Il tiendra sa première séance générale dans l’après-midi de mercredi. A l’issue des séances de travail que les sections tiendront pendant ces trois premiers jours de la semaine, les membres du congrès visiteront le réservoir de Montsouris, les machines élévatoires d’Ivry, le barrage du Port-à T Anglais, le canal et l’usine-hydraulique de Saint-Maur, le canal de Saint-Denis.
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- L’ouverture du Congrès des comptables a eu lieu hier soir à la mairie du 1er arrondissement. Ont été nommés : Président d’honneur par ac-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- vlamation, M. Muzet, conseiller municipal; président, M. Blanchard, président de la chambre des comptables de la Seine; vice-présidents, MM. Pisani (Italie) et Poulain (Rouen); assesseurs, MM. Guy et Groffier (Sociétés de Dijon et de la Loire); secrétaires, MM. Davant (Bourse du Travail) et Cerf.
- Après rénumération des Sociétés étrangères (anglaises, belges, espagnoles, italiennes et turques), provinciales (Sociétés de Caen, Dijon, Lyon, Grenoble, etc.) et parisiennes (Sociétés de secours mutuels, Bourse du Travail, Cercle des Comptables, etc.), M. Blanchard a mis en discussion Tordre du jour qui a été fixé ainsi qu’il suit :
- 1° Principes comptables ; 2° de la classification des comptes ; 3° inventaire et bilan; 4° de l’enseignement de la comptabilité et de l’établissement du contrôle de la comptabilité publique; 5° des applications méthodiques.
- La lecture des vœux sera faite dans la séance de clôture qui se tiendra le vendredi 25 juillet à la mairie du 1er arrondissement.
- Les Congolais au Grand-Théâtre
- Hier soir, les Congolais sont venus en troupe pour applaudir les charmantes Gitanas du Grand-Théâtre.
- M. de Brazza, toujours plein de sollicitude pour ses administrés de l’Esplanade, a tenu à les accompagner.
- Je doute que Pépa et ses compagnes aient jamais enlevé un succès pareil à celui qu’elles ont eu auprès de ces bons frères noirs. Aux frétillements des Gitanas, leurs bouches se fendaient jusqu’aux oreilles, ouvrant l’écrin d’ébène aux trente-deux touches d’ivoire.
- Et les Gitanas? Ce qu’elles se sont amusées?
- Ce n’est pas à dire.
- La soirée d’hier, au Grand-Théâtre, aura été une soirée particulièrement curieuse et pittoresque, au cours ininterrompu de son succès.
- CONCOURS DE POMPES A INCENDIE
- Le grand concours international de pompes à incendie doit avoir lieu à Vincennes les 29, 3o et 3i août et à Neuilly le ier septembre; aussi ne saurions-nous trop engager les compagnies qui désirent prendre part à cette solennité à envoyer leur adhésion le plus tôt possible.
- Les nouvelles de l’étranger que reçoit chaque jour le comité d’organisation sont excellentes et font présager de l’immense succès qu’obtiendra le concours.
- De nombreuses adhésions lui sont déjà parvenues d’Angleterre, de Belgique, de Suisse, d’Italie, etc., et nous espérons que les compagnies françaises se rendront en nombre à cette fête unique en son genre.
- En effet, c’est la première fois — et tout l’honneur en revient au comité — qu’on pourra voir réunis sur un même champ les représentants de tous les pays du monde.
- De cette lutte pacifique il se dégagera un renseignement dont nos compatriotes tireront profit, puisqu’il leur sera permis de comparer et d’étudier les différents modes de secours contre l’incendie, en usage en France et à l’étranger.
- Nous apprenons avec un vif sentiment de plaisir qu’à l’occasion de la réunion de tous ces soldats du devoir, le gouvernement, la ville de Paris et le régiment des sapeurs-pompiers préparent des fêtes — dont bientôt nous pourrons donner le programme, — fêtes qui surpassent en splendeur tout ce qui a pu être fait jusqu’à présent.
- Aussi engageons-nous les compagnies ou sub-
- divisions de sapeurs-pompiers à envoyer au plus tôt leurs adhésions au comité, car le temps presse, et il est de notre devoir de montrer aux étrangers que, quand il >s’agit d’humanité et de solidarité, le peuple français ne reste jamais en arrière.
- Les délais d’inscription expirant le 3i juillet, nous rappelons aux commandants de compagnie qu’ils doivent envoyer leur adhésion avant cette date à M. Volff, président du comité, avenue Bosquet, ou à M. Delphin, secrétaire-trésorier, 144, rue Montmartre.. .
- CONCOURS D’ANIMAUX REPRODUCTEURS
- (Suite)
- 2e DIVISION
- Animaux mâles et animaux • femelles des races
- soit étrangères, soit françaises, nés et élevés en
- France.
- lre Catégorie, Race mérinos. — Animaux mâles de 18 mois au plus : 1er prix, 300 francs, M. Delisy, Amédée; 2e prix, 250 francs, M. Hincelin, Emile; 3e prix, le môme; 4e prix, 175 francs, M. Camus-Viéville, Edouard; 5e prix, 150 francs, M. Japiot, Léon; 6e prix, 125 francs, M. Roger, Romain; 7° prix, 100 francs, M. Gilbert, Victor; prix supplémentaire, M. Conseil-Triboulet; prix supplémentaire, M. Legendre, Anatole; prix supplémentaire, M. Renard, Victor.
- Animaux mâles de plus de 18 mois: 1er prix, 300 francs, M. Hellard. Pierre; 2e prix, 250 francs, M. Lemoine; 3e prix, 200 francs, M. Camus-Vié-ville, Edouard; 4e prix, 175 francs, M. Japiot,Léon; 5e prix, le même; 6e prix, 125 francs, M. Roger, Romain; 7e prix, 100 francs, M. Sédillot-Delaleu; prix supplémentaire, M. Legendre, Anatole ; prix supplémentaire, M. Delizy, Amédée; prix supplémentaire, M. Archdeacon, Edmond; prix supplémentaire, M. Gilbert, Victor; mention honorable, M. Parend, Prosper.
- Animaux femelles de 18 mois au plus (lots de 3 brebis) : 1er prix, 300 francs, M. Delizy, Amédée; 2e prix, 250 francs, M. Japiot, Léon; 3e prix, 200 francs, M. Hellard, Pierre; 4e prix, 175 francs, M. Conseil-Triboulet; 5e prix, 150 francs, M. Royer, Romain; 6e prix, 125 francs, M. Lemoine; 7e prix, 100 francs, M. Hincelin, Emile; prix supplémentaire, M. Legendre, Anatole ; prix supplémentaire, M. Cugnot, Charles ; prix supplémentaire, M. Renard, Victor; prix supplémentaire, M. Gilbert, Victor; mention honorable, M. Chevalier, Edmond.
- Animaux femelles de plus de 18 mois (lots de 3 brebis) : 1er prix, 300 francs, M. Japiot, Léon ; 2e prix, 250 francs, M.Lemoine; 3e prix,200francs, M. Camus-Viéville, Edouard; 4e prix, 175 francs, M. Conseil-Triboulet; 5e prix, 150 francs,M. Roger, Romain; 6e prix, le môme; 7e prix, 100 francs, M. Delizy, Amédée; prix supplémentaire, M. Chevalier, Edmond; prix supplémentaire, M. Renard, Victor; prix supplémentaire, M. Hincelin, Emile; prix supplémentaire, M. Legendre, Anatole; prix supplémentaire, M. Hellard, Pierre ; prix supplémentaire, M. Sédillot-Delaleu; mention honorable, M. Dargent, Paul; mention honorable, le même.
- 2e Catégorie, rages françaises a laine longue (artésienne,. normande, picarde, etc.). — Mâles : 1er prix. 300 francs, M. Ballue, Jean; 2e prix, le même; 3e prix, 200 francs, M. Souday, Edmond; 4e prix, 100 francs, M. Boulay, Alexis; prix supplémentaire, M. Ouvry, Frédéric.
- Femelles (lots de3 brebis). — 1er prix, 300 francs, M. Ballue, Jean; 2e prix, 250 francs, M. Ouvry, Frédéric; 3e prix, 200 francs, M. Souday, Edmond; 4e prix, 100 francs, M. Ballue, Jean; prix supplémentaire, M. Ouvry, Frédéric.
- 3e Catégorie, rages françaises des pays de plaine a laine gommune (berrichon, solognot, etc.). — Mâles : 2e prix, M. Edme, Jean; 4e prix, 150 francs, M. Lefebvre, Emile; 5e prix, 100 francs, M. Baucheron de Lecherolle, Paul.
- Femelles (lots de 3 brebis) : 1er prix, 300 francs, M. Au couturier, Gilbert) ; 2e prix, le même;3e prix, 200 francs, M. Edme, Jean ; 5e prix, 100 francs, M. Lefebvre, Emile.
- 4e catégorie, rages françaises des pays de montagnes (Larzac, Laura guais, des pays de Causses, etc.). — Mâles : 1er prix, 300 francs, M. Delfour, Joseph; 2e prix, 250 francs, M. Farmond, Louis; 3e prix,200 francs, M. Gilet, Gabriel ; 4e prix, 150 francs, M. Caubet, Jean-Baptiste; 5e prix, 100 francs, M. Chanal, Pierre ; prix supplémentaire, M. Breuil.
- Femelles (lots de 3 brebis) : 1er prix, 300 francs, M. Barrère, Jean-Marie; 2e prix, 250 francs, M. Caubet, Jean-Baptiste; 3e prix, 200 francs, M. Ga-linier, Jean; 4eprix, 150francs, M. Delfour, Joseph;
- 5e prix, 100 francs, M. Breuil, Théodore; prix supplémentaire, M. Chanal Pierre.
- 5 catégorie, race de la Charmoise. — Mâles : 1er. prix, 300 francs, M. Guyot de Villeneuve; 2e prix, 200 francs, M. Poinet, André; 3e prix. M. Guyot de Villeneuve; mention très honorable, M. Guyot de Villeneuve, déjà nommé ; mention honorable, le même.
- Femelles (lots de 3 brebis) : 1er prix, 300 francs M. Poinet, André; 2e prix, 200 francs, M. Guyot’ 3e prix, 100 francs, M”>« Ve Delhomme, Alexandre-mention honorable, M. Guyot de Villeneuve, déjà nommé.
- 6e catégorie, dishley-mérinos. — Animaux mâles de 18 mois au plus .- 1er prix, 300 francs M. Triboulet, Camille; 2e prix, 250 francs, M. Cail-laux-Lemay, Alfred; 3e prix, 150 francs, M. Cugnot, Ch.; mention très honorable, M. Hellard, Pierre; mention honorable, M. Dupont-Saviniat ; mention honorable, M. Triboulet, Camille, déjà nommé; mention honorable, M. Longuet, F.
- Animaux mâles déplus de 18 mois: 1er prix, 300 francs, M. Triboulet, Camille; 2e prix, le même ’ 3e prix, 150 francs, M. Longuet, F.; prix supplémentaire, M. Cailleaux-Lemay. Alfred; prix supplémentaire, Mme veuve Chatriot ; Mention honorable, M. Aucouturier, Gilbert.
- Animaux femelles de 18 mois au plus (lots de 3 brebis) : 1er prix, 300 francs, M.. Triboulet, Camille; 2e prix, 250 francs, M. Longuet, Frédéric-3e prix, 150 francs, M. Caillaux Lemay; mention très honorable, M. Triboulet, Camille, déjànommé" mention honorable, le même. ’
- Animaux femelles de plus de 18 mois (lots de 3 brebis) : 1er prix, 300 francs, M. Hellard, Pierre-2e prix, 250 francs, M. Sarazin; 3e prix, 150 francs' M. Triboulet, Camille ; mention honorable, M. Cailleaux-Lemay, Alfred; mention honorable M Renard, Victor. ' ‘
- 7e Catégorie, races étrangères a laine longue (Dishley et analogues). — Animaux mâles de 18 mois au plus : 1er prix, 300 francs, M. Signoret Henri-François; 2e prix, 250 francs, M. Massé’ Auguste; 3e prix,. le même; prix supplémentaire’ M. Signoret, Henri-François; prix supplémentaire’ M. Massé, Auguste; prix supplémentaire, M. Signoret, Henri-François.
- Animaux'mâles de plus de 18 mois .- 1er prix 300 francs, M. Tiersonnier, Alphonse; 2e prix’ 250 francs, M. Massé, Auguste; 3e prix, le même-prix supplémentaire,. le même; prix supplémentaire, iM. Pluchet-Frissard; prix supplémentaire, M. Signoret, Henri-François.
- Animaux femelles de 18 mois au plus (lots de 3 brebis). Premier prix, 300 francs, M. Signoret, Henri François; deuxième prix, le même; troisième prix, 150 francs; M. Massé, Auguste; Prix supplémentaire, M. Tiersonnier, Alphonse.
- Animaux femelles de plus de 18 mois (lots de 3 brebis): Premier prix, 300 francs. M. Massé, Auguste; deuxième prix, 250 francs, M. Tiersonnier, Alphonse; troisième prix, 150 francs, M. Signoret,’ Henri-François; Prix supplémentaire. M. °Céran-Maillard.
- 8e Catégorie, races étrangères a laine courte (Southdown et analogues). — Animaux mâles de 18 mois au plus : Premier prix, 300 fr., M. le comte de Bouillé; deuxième prix 250 francs’, M. Tesserenc de Bort, E. ; troisième prix. 150 fr! M. Colas, Louis; Prix supplémentaire, M. Tiersonnier, Alphonse.
- Animaux males de plus de 18 mois .* 1er prix, 300 francs, M. Royneau-Heurteau; 2e prix. 250 fr ,’ M. Tiersonnier, Alphonse; 3e prix, 150 fr.'. M. Roland, Léon ; prix supplémentaire, M. Colas, Louis.
- Animaux femelles de 18 mois au plus (lots de 3brebis) : 1er prix, 300 fr., M. le comte de Bouillé; 2e prix, 250 francs, M. Tiersonnier, Alphonse; 3e prix, 150 francs, M. Teisserenc de Bort, E. ; prix supplémentaire, M. Roland, Léon.
- Animaux femelles de plus de 18 mois (lots de 3 brebis) : 1er prix, 300 francs, M. Tiersonnier, Alphonse; 2e prix, 250 fr., M. Colas, Louis; 3e prix, 150 francs, M. Roland, Léon.
- 9e Catégorie, croisements divers. — Mâles : 1er prix, 250 francs, M. Rasset, Louis-Narcisse; 2e prix, 200 francs, MM. Pluchet-Frissart et Cie; 3e prix, 150 francs, M. Edme, Jean ; 4e prix, 100 fr., M. Gillain fils, Victor.
- Femelles (lots de 3 brebis) : 1er prix, 250 francs, MM. Pluchet-Frissard et Cie; 2e prix, 200 francs, M. Rasset; Louis-Narcisse; 3» prix , 150 francs, M. Coret, Eugène; 4e prix, 100 francs, M. Gillain fils, Victor; mention honorable, MM. Pluchet-Frissard et Cie, déjà nommés.
- objets d’art
- Un objet d’art de 500 francs est décerné à M. Hellard, Pierrp; un objet d’art de 500 francs est décerné à M. Tiersonnier, Alphonse; un objet d’art de
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- 500 francs est décerné à M. Delizy, Amédée; un objet d’art de 500 francs est décerné à M. Massé, Auguste.
- grand prix d’honneur (1,500 francs)
- M. Signoret, Henri.
- Ire DIVISION
- ESPÈCE PORCINE (1)
- Animaux mâles et animaux femelles de races étrangères, nés et élevés à Vétranger, amenés ou importés en France et appartenant soit à des étrangers, soit à des français.
- Ire Catégorie, grandes rages de la Grande-Bretagne et de l’Irlande. — Mâles : 1er prix, 300 francs, M. Nadaud, L.-G.; 2e prix, 250 francs, M. Moons de Coen, Belgique; 3e prix, 200 francs, M. Duckering, Charles, Elmhirst, Angleterre; 4e prix, 100 francs, M. Haviland, Théodore.
- Femelles : 1er prix, 300 francs, M. Duckering, Charles, Elmhirst, Angleterre; 2e prix, le même; 3e prix, 200 francs, M. Eschler, David, Suisse; 4e prix, 100 francs, M. Nadaud, L.-C.; prix supplémentaire, M. Haviland, Théodore; mention honorable, M. Eschler, David, Suisse.
- 2e catégorie, petites et moyennes races de la Grande-Bretagne et de l’Irlande. — Mâles : 1er prix, 250 francs, M. Duckering, Charles, Angleterre) ; 2e prix, 200 francs, M. le duc d’Hamilton, Angleterre; 3e prix, le même; prix supplémentaire, M. Moons de Coen, Belgique; mention honorable, M. le duc d’Hamilton.
- Femelles : 1er prix, 200 francs, M. le duc d’Hamilton, Angleterre; 2e prix, 150 francs, M. .Duckering, Charles, Angleterre; 3e prix, le même; mention honorable, le même; mention honorable, M. le duc d’Hamilton ; mention honorable, M. Moons de Coen; mention honorable, M. d’Etchégoyen, Paul.
- objets d’art
- Un objet d’art de 500 francs à M. Duckering, Charles-Elmhirst, Angleterre; un objet d’art de 500 francs à M. le duc d’Hamilton, Angleterre.
- GRAND PRIX D’HONNEUR (1,000 FRANCS)
- A M. le duc d’Hamilton.
- 2e DIVISION
- Animaux mâles et animaux femelles de races soit étrangères, soit françaises, nés et élevés en France.
- Ire Catégorie, races normande et graonnaise. — Mâles : 1er prix, 300 francs, M. Guillaumin, Alexis ; 2e prix, 250 francs, M. Bry, René; 3e prix, 200 francs, M. Hervouin ; 4e prix, 100 francs, M. Lefebvre, Em'iie; mention honorable, le même; mention honorable, M. Bertrandus.
- Femelles : 1er prix, 250 francs, M. Sinoir, Ma-gloire; 2e prix, 200 francs, M. Hervouin, Pierre ; 3e prix, 150 francs, M. Bry, René ; 4-e prix, M. Hervouin, Pierre; prix supplémentaire, le même : mention honorable, M. Goussu, A.; mention honorable, M. Hertrandus : mention henorable, M. Ras-set, Louis-Narcisse.
- Mention honorable, M. Goussu, A., déjà nommé; mention honorable, M. Guillaumin, Alexis; mention honorable, M. Lefebvre, Emile; mention honorable, M. Bertrandus; mention honorable, M. Lefebvre, Emile, déjà nommé.
- 2e catégorie, races indigènes pures ou croisées entre elles, autres que celles de la première -catégorie. — Mâles : 1er prix, 300 francs, M. Bertrandus; 2e prix, 200. francs, M. Rancy, Auguste; 3e prix, 150 francs, Mme Jubléma; 4e prix, M. Cas-san, Joseph; mention honorable, M. Henry, François.
- Femelles : 1er prix, 300 francs, M. Péchaire, Auguste; 2e prix, le même; 3e prix, 150 francs M. Gillet, Alfred; 4e prix, 100 francs, Mme Jubléma; prix supplémentaire, M. Duthu, Louis; mention honorable, Mme Jubléma, déjànomméà; mention honorable, M. Cattoen, Louis; mention honorable, M. Gillet, Alfred, déjà nommé; mention honorable, M. Guillaumin, Alexis.
- 3e catégorie, races étrangères pures ou croisées entre elles. — Mâles : 1er prix, 300 francs, M Noblet, Auguste ; 2e prix, 250 francs, M. de La Massardière; 3e prix, 200 francs, M. de Glercq • 4e prix,' 175 francs, M. Bertrandus ; 5e prix, 150 fr , M Parry, Louis; 6e prix, M. de La Massardière ; Ve’prix, le même; mention honorable, M. de Glercq: mention honorable, le même ; mention honorable, M. Gaubet, J.-B. ; mention honorable, M. Guerault-Godard.
- Femelles : 1er prix, 300 francs, M. de Glercq ; 2e prix. 250 francs, M. de la Massardière; 3eprix, M de Glercq, déjà nommé; 4e prix, 175 francs, M Triboulet, Camille ; 5e prix, M. de la Massar-
- (1) Les premiers prix sont accompagnés d’une médaille •d’or, les deuxièmes prix d’une médaille d’argent et les •autres prix d’une médaille de bronze.
- dière, déjà nommé; 6e prix, M. de Clercq, déjà nommé ; 7e prix, M.de la Massardière, déjà nommé; mention honorable, M. de Glercq, déjà nommé; mention honorable, M. Oordier, J.-E.; mention honorable, M. Noblet, Auguste; mention honorable, M. Nadaud, L.-C.; mention honorable, M. Bertrandus.
- 4e catégorie, croisements divers entre races étrangères et races françaises. — Mâles : 1er prix. 300 francs, M. Noblet, Auguste ; 2e prix, 200 francs, M. Triboulet, Camille; 3e prix, 150 fr., M. Parry, Louis ; 4e prix, 100francs,M. Guillaumin, Alexis; mention honorable, M. Rasset, Louis-Narcisse; mention honorable, M. Le Gac, Hérvé; mention honorable, M. Ammeux-Van Hersecke.
- Femelles : let' prix, 300 francs, M. Le Gac, Hervé; 2e prix, 200 francs, M. Noblet, Auguste; 3e prix, 150 francs, M. Bertrandus; 4e prix, 100 francs, M. Triboulet,Camille; mention honorable, M. Parry, Louis; mention honorable, M. Guillaumin, Alexis; mention honorable, M. Lefebvre, Emile; mention honorable, Mme Jubléma; mention honorable, M. Goumard, Julien-Sicaire; mention honorable, M. Rasset, Louis-Narcisse.
- objets d’art
- Un objet d’art de 500 francs à M. Guillaumin, Alexis; un objet d’art de 500 francs à M. de Glercq.
- grand prix d’honneur (1,000 francs) à M. de Glercq, déjà nommé, pour son ensemble d’animaux.
- (A suivre)
- Voir à la Section Anglaise
- Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
- S’ENFILANT TOUTES SEULES; FABRIQUÉES PAR
- YV BARTLEET ET SONS
- Vente en gros à Paris : MM. les Fils de F. Charpentier, 36, bd Sébastopol
- LA BOURSE
- La nouvelle baisse de l’Italien à 92 67 et de l’extérieure espagnole à 71 1/4 exerce une influence fâcheuse sur toute la cote. Le 3 0/0 français est faible à 83 50. Le Turc qui avait si bien résisté jusqu’ici perd le cours de 16 francs.
- Les actions de banques sont sans affaires. Le Suez fléchit à 2247 50.
- On sait que tous les porteurs de titres de la Compagnie de Panama ont un droit de souscription privilégiée dans l’émissjon d’obligations à lots, sans intérêts, qui sera close le 27 juillet, aux guichets des grands établissements de crédit et de leurs agences et succursales.
- Il importe donc d’examiner les avantages que tireront, de cette émission, les porteurs d’actions et d’obligations anciennes de la Compagnie de Panama.
- En autorisant la négociation des obligations à lots non placées à la date de la mise en liquidation de la Société et en faisant disparaître la limitation de prix et de taux d’intérêt fixée par la loi de 1888, le Parlement a nettement indiqué aux porteurs de titres qu’il lui serait impossible désormais de leur rien accorder de plus, et que, s’ils ne profitaient pas de cette dernière faveur, sans exemple dans notre histoire financière, ils ne pourraient s’en prendre qu’à eux-mêmes de la ruine de leurs espérances.
- Si l’émission du 27 juillet obtient un grand succès, la tâche du liquidateur, en vue de la constitution d’une Société d’achèvement des travaux, sera singulièrement facilitée. Le liquidateur sera, en effet, en position de stipuler des conditions plus avantageuses en faveur des anciens titres.
- Si, au contraire, les porteurs s’abstiennent, si les promoteurs de la future Compagnie ne trouvent pas, dans l’empressement de tous les intéressés, un encouragement à poursuivre leurs études, les actions et les obligations n’auront plus rien à attendre.
- ROUXEL, fl d’Armes, 163, r. Montmartre, Paris. Drcatal.25c.
- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposi-:ion ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais dés Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. Deux
- situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Cou tan.
- ^ De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais. des Arts libéraux, au milieu des pavillons des républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars. — Dans la Salle Mauresque : la Belle Fatma et le Concert Tunisien.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, tou* chant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face delà rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de l’avenue deSufïren.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l’avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon danois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et diora-mas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits ^.alimentaires, bars de dégustation. En face, Czarda hongroise, cuisine exotique ; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. —•. Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOXJT-PARIS, en face de la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Expositioh.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Goutan, phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Goutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de 9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L'EXPOSITION
- 0:0. sept jours
- (Se munir du Guide illustré de VExposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket : 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant Oe 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et -oieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 02, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 3 >, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition l restière. - - Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. —Classe 47, cuirs et peaux. - Classe 41, produits de l’exploitation des mines. Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique, — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2* partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et a e Lamotte-JPiquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une idée d'ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans Tordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais-.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, ;i rts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux, — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans Tordre suivant :
- Côté de Tavenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord,broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Cail, céramique, palais des Machines, restaurant Üuval, générateurs à vapeur (parallèlement à Tavenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, _ Egypte, Siani, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par Tavenue Rapp. Visiter la Galerie
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de Tavenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du môme côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de Tavenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du. jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre. !
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de Tavenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier de l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voiries neuf salles côté de Tavenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, coté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Coutan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir les quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la .gare du Champ de Mars, par bateau ou par Tavenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de Tavenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts littéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de Tavenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de Tcnseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de Tavenue dè Suffren,près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aërostatinn. Au centre, sous lacoüpole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc i
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la I
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. —• Pavillons des différents pays. — Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de Tavenue de Suffren; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rne de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le qnai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à T anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur EdouÉ- Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
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- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- An premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à fine distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de Tavenue de' Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux,. derrière le pavillon du Chili.
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitcm, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla-, Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux tilles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 2e Série. — N° 72.
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- __ Echos. — Promenades dans les sections. — Le Roi
- de Grèce à l’Elysée. — Les Congrès. — Le, Concours d’Animaux reproducteurs (suite). — Le Champ de Mars depuis la .Restauration (suite). — La Bourse. — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et réclames.
- G H RONIQU E
- Le Pavillon du Pétrole
- Nous n’avons pu que signaler rapidement l’ouverture du pavillon du pétrole, si intelligemment installé par MM. Deutsch, au pied du pont d'Téna.
- Ce à quoi iis se sont attachés surtout, c’est à rendre visible aux yeux du public, et intéressante pour lui, une exposition qui risquait sans cela de passer presque inaperçue.
- Qu’on se figure, par exemple, des bocaux alignés dans des vitrines, et renfermant les huiles brutes ou raffinées, avec leurs nuances différentes : cela n’aurait qu’un médiocre attrait.
- Au contraire, si l’on présente l’industrie du pétrole sous toutes ses formes, depuis son origine, très peu connue de la masse, jusqu’à ses applications les plus nouvelles, les plus pratiques, en passant par les différentes phases de son élaboration, le public sera séduit, étonné, et suivra avec curiosité les différentes transformations du pétrole en ses divers produits : pétrole raffiné, essence, paraffine, etc.
- C’est là le but qu’ont poursuivi MM, Deutsch et qu’ils ont atteint avec un rare bonheur.
- Pour (commencer, ils ont eu une idée des plus originales : ils ont établi le siège de leur exposition à l’intérieur d’un vaste réservoir à pétrole destiné à être monté dans une de leurs usines, la raffinerie de Rouen, et pouvant contenir 2,500,000 litres; les rivets sont en plomb et le réservoir sera facilement démontable après l’Exposition.
- ##
- Mais d’où sort le pétrole ?
- Il faut être bien ignorant pouf ne pas savoir que le pétrole sort de terre, comme une source ; on le sait, mais il vaut bien mieux voir la source elle-même. Et c’est ce que nous a montré le peintre Poilpot dans deux toiles qui intéressent vivement tous les visiteurs. C’est à la fois artistique et technique : voici d’abord une vue riante du district de Washington, en Pen-sylvanie. Sur les collines verdoyantes sont installés, d’espace en espace, des derricks, sortes de puits artésiens, qui vont, dans les entrailles de la terre même, sonder les sources; des tubes en fer pénètrent jusqu’à 1200 et 1800 pieds de profondeur ; le pétrole est extrait, il coule dans une cuve et, de là, dans de vastes réservoirs comme celui où nous nous trouvons actuellement.
- Des wagons citernes sont à proximité., des trains entiers en sont formés et le pétrole brut est ainsi expédié dans les ports voisins pour être envoyé finalement aux raffineries du littoral ou d’Europe.
- g L’autre partie du panorama, pins aride, représente h exploitation du naphte dans le Caucase, à Bakou.; cette exploitation n’a guère été commencée qufil y a une dizaine d’années, mais elle est déjà en pleine prospérité. On voit, au milieu de ces sables désolés, des fontaines jaillissant jusqu’à 75 mètres de hauteur avec une pression de 30 à 40 atmosphères. Les couches sont tellement riches dans cette région que, très souvent, on n’a pas besoin de perforation.
- Souvent le feu se met dans un puits et l’incendie prend des proportions formidables, en lançant des tourbillons de. fumée rousse.. Tous ces incidents de F .exploitation du naphte sont rendus dans le panorama d’une façon très expressive.
- ##
- En descendant an rez-de-chaussée, Ton voit exposés dans la galerie circulaire tous les instru-
- ments qui servent au forage, au raffinage, à la distillation, au transport du pétrole brut, notamment des modèles de derricks et de steamers spéciaux, dans lesquels est emmagasiné le pétrole, à l’abri debout danger.-
- Des plans et des photographies d’appareils, enfin les produits si divers entrant dans ce liquide : éthers de pétrole, essences, pétroles raffinés, huiles lourdes pour le graissage, vaseline, paraffine, coke, etc.
- Sur l’autre côté de la galerie circulaire, on peut passer en revue, , dans des photographies ou dans des aquarelles très artistiques, les principales raffineries créées par MM. Deutsch, ou avec leur concours.
- En France : Pantin, Rouen, Saint-Loubès.
- En Espagne : Alicante, Barcelone, Santan-der, Séville.
- En Autriche-Hongrie : Fiurne, sur l’Adriatique.
- En Amérique : Philadelphie.
- Dans le Caucase : Bakou, Batouin.
- Mais cette exposition, déjà si curieuse, ne serait pas complète si MM. Deutsch n’avaient réuni, dans un pavillon à part, toutes les applications du pétrole. Ainsi l’on voit quel enseignement gradué renferme l’ensemble de cette double exposition; nous sommes partis du puits et nous arrivons à la lampe. Un grand nombre de fabricants d’appareils ont mis sous les yeux du public dans un local voisin, où l’on arrive par un couloir, les dernières inventions pour l’éclairage et le chauffage, les divers sytèmes de la fabrication du gaz de pétrole; on y voit aussi des moteurs puissants, et notamment une voiture américaine qui peut circuler par un moteur au pétrole ; mais nous ne pouvons entrer ici dans le détail de tous les ingénieux appareils qu’a fait naître cette industrie.
- C’est un tout complet, admirablement agencé, et qui fait le plus grand honneur à MM. Deutsch. Ils ont compris (pue cette industrie du pétrole, de création récente et dont leur père tant regretté avait été l’un des premiers promoteurs en 1860, devait prendre une place importante dans ce vaste ensemble de tous les progrès du siècle.
- Paul Demeny.
- M. CARNOT A L’EXPOSITION
- Le président de la République est arrivé à neuf heures et demie du malin, à la grande entrée du palais des Machines, accompagné de M.. le général Brugère. Il a été reçu à son arrivée par MM. Alphand, Berger, Vigreux, chef du service mécanique et électrique. Bourdon et Colignou, ingénieurs.
- A son entrée dans la section anglaise, messieurs Wood et Aylmer, MM. Chapman et Va si i u lui ont fait les honneurs.
- Le président a vu'très en détail les machines exposées, et le-s inventions nouvelles Font fort intéressé..
- Il .est passé de là dans la section des Etats-Unis où le général Franklin Ta reçu et guidé; une haie de soldats américains lui a rendu les honneurs pendant toute sa visite. Il s’est arrêté particulièrement dans les installations de lumière électrique, notamment à la magnifique exposition de 3a Compagnie Edison, .et il est entré quelques instants dans les cabines du téléphone et du phonographe.
- A la section belge, M. Carnot a été reçu par M. Cartier et a surtout admiré les machines énormes de la société CockerilL
- A la section suisse, les honneurs lui ont été faits par MM. Vôëgeli et Duplan.
- Montant au premier étage, le président a rencontré d’abord la taillerie de diamants de Cce-termans Henrieh, d’Anvers, où un « Vive Carnot » en diamant étincelait.
- Il a parcouru une partie du premier étage,
- voyant à droite les installations belge, suisse et américaine, et enfin, au centre, la colossale horloge de MM. Grillett et Johnston. M. Carnot a coupé avec des ciseaux un fil et le timbre sonore a retenti douze fois : il était midi et quart, et la sortie s’est effectuée au milieu de sympathiques acclamations.
- MM. Gillett et Johnston, qui ont une horloge et une cloche à la tour Eiffel, les ont inaugurées ensuite, en présence de quelques journalistes à qui ils ont offert un lunch au restaurant russe, si bien dirigé par M. Raffestein.
- " -------— ------— ----—--------------——.
- ÉCH O S
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 108,995.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
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- Ier étage.................. 7.003
- Du 1er au 2me.............. 4.577
- étage directement.... 1.975
- Du étage au sommet..........3.929
- En tout............... 17.484
- Visites ouvrières
- Plusieurs grands industriels ont eu l’idée excellente d’organiser en faveur de leurs ouvriers des excursions collectives à l’Exposition.
- (Samedi dernier, un train spécial de la Compagnie de l’Ouest amenait au Champ de Mars tout le personnel des ateliers d'un de nos principaux filateurs de Normandie. ’
- Le même jour deux mille quatre cents ouvriers et ouvrières des établissements Firmin Didot arrivaient à la gare du Champ de Mars pour visiter l’Exposition ; ils étaient amenés de différentes usines par trois trains spéciaux.
- Bon exemple à suivre.
- Visiteurs de marque
- On annonce la prochaine arrivée à Paris du duc de Norfolk, pair d’Angleterre et maréchal héréditaire de la Grande-Bretagne,
- Les sourds-muets
- Le petit cercle de la rue Drouot, 7, nouvellement fondé par un groupe de sourds-muets ; employés, artistes et ouvriers, offrait, lundi soir, un punch d’honneur aux nombreux sourds-muets étrangers attirés à Paris par l’Exposition.
- C’était un spectacle des plus curieux et bien fait pour exciter au plus haut point l’intérêt tout spécial du monde savant que de voir ces sourds-muets de tous les pays : Américains, Autrichiens, Belges Suédois et Allemands, causer entre eux, plaisanter discourir et se comprendre très naturellement sans interprète, sans peine et sans effort, à l’aide d’un seul langage universel, espèce de ^oiapück silencieux inventé par l’abbé de l’Epée il y a plus de ceiil ans..
- Soldats américains
- Dimanche, les paquebots Paris et Rouen ont amené à Dieppe un millier de voyageurs pour l’Exposition, Dans le nombre se trouvait un détachement de la milice de l’Etat de Massachussetts (Amérique), en armes et en uniforme. Ce détachement comprenait seize hommes et était commandé par deux officiers et deux sous-officiers, ces derniers portant chacun un drapeau. Le costume de ces soldats étrangers est bleu, avec manteau rouge en sautoir et képi.
- Toujours les âniers
- Les plaintes pieu vent sur le dos des âniers de la rue élu Caire : les galopades de leurs ânes sont vraiment effrénées le soir et, hier encore, ils ont renversé une dame qui, en tombant, s’est fait une contusion assez grave au poignet.
- Encore les pickpockets
- Trois pickpockets ont été conduits mardi au commissariat de police de l'Exposition. Tout d’a-feord, un nommé Etienne Goursat, arrêté rue du Caire, au moment où il venait de voler un porte-monnaie et où il tentait d’en voler un second. Puis un Autrichien-et un Marseillais, les nommés Vialé et Ruras, qui, s’aidant d’amples caoutchoucs, exploraient, i la station d’omnibus de l’avenue Rapp, les poches des voyageurs.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Auditions musicales
- Les samedis 27 et lundi 29 juillet auront lieu, au palais du Trocadéro, deux grands concerts donnés par 120 chanteurs norvégiens détachés des principales sociétés chorales de Christiania. Les programmes offriront les spécimens les plus remarquables de la musique Scandinave, notamment des œuvres vocales et instrumentales des célèbres compositeurs norvégiens Grieg et Svendsen.
- Un nombreux orchestre, composé de l’élite des artistes des concerts Lamoureux et Colonne, sous la direction de M. Gabriel Marie, a été réuni pour ces solennités artistiques.
- Voyages d’études
- Douze élèves de l’Ecole centrale des arts et métiers ont reçu une subvention du ministre des travaux publics, pour aller à Paris faire un voyage d’études à l’Exposition. Us sont partis hier.
- Le concours de tir
- Le comité central des tireurs s’est réuni à Berne pour s’occuper de la question de participation au tir de Paris. Il a été décidé que le point central de réunion des tireurs qui se rendront à Paris sera Dé-lémont, dans le Jura bernois. Des démarches seront faites en vue d’obtenir un train spécial à partir de Delle.
- Le comité a désigné MM. Steiner (Zurich), Thé-lin (Vaud), Bielmann (Fribourg) et Vautier (Genève) comme délégués des tireurs chargés de remettre le drapeau fédéral au comité du tir à Paris.
- Un cadeau sera offert au comité organisateur du tir.
- Tous les tireurs qui se rendront à Paris avec le train officiel devront avoir leurs armes. Les tireurs porteront les insignes des tireurs suisses au chapeau.
- Le Service d’hygiène
- Les services d’hygiène ne chôment pas à l’Exposition. Le service d’inspection de la boucherie a terminé son rapport sur les restaurants de l’Exposition. Cette pièce constate que, à de très rares exceptions près, les prescriptions d’ordre sanitaire ont été observées partout.
- D’autre part, de nombreuses visites faites aux abords du pont d’Iéna, à l’extérieur de l’Exposition, ont amené la saisie1 de 175 kilogrammes de saucisson avarié.
- De son côté, le laboratoire municipal vient de terminer sa première série do visites au Champ de Mars. Il a fait quinze analysés de vin, sur lesquelles dix échantillons ont été-jugés bons, et cinq retenus comme douteux. L’analyse à démontré que ceux-ci étaient simplement additionnés tl’éau.
- Dans les vignes
- Mardi soir, le capitaine d’un bateau amarré au quai d’Orsay (classé 65), étant en état d’ivresse, a franchi les palissades du Champ de Mars pour en sortir.
- Un gardien de la paix l’ayant aperçu, voulut l’emmener au poste, le capitaine l’invectiva à plusieurs reprises très grossièrement.
- L’irascible promeneur a été dirigé sur le dépôt, après interrogatoire de M. le commissaire de police Clément.
- Un ouvrage utile
- Le commissariat de l’exposition coloniale a préparé une série de monographies coloniales illustrées qui forment un ensemble de cinq volumes de quatre cents pages, avec cent vingt gravures par volume.
- Cette publication, qui a été faite sous la direction de notre confrère M. Louis Henrique, va être très prochainement mise en vente.
- Le tirage des trois premiers volumes en est terminé, les deux derniers suivront à quelques jours d’intervalle.
- L’ouvrage est orné de vingt cartes, d’un dessin extrêmement soigné, et dont tous les détails ont été contrôlés par le comité de géographie institué auprès de l’administration des colonies.
- Au Palais de l’Industrie
- Un millier d’exécutants militaires doivent prendre part au grand festival qui va être donné le mois prochain au palais de l’Industrie, en l’honneur de la visite du shah de Perse.
- A cette occasion, une estrade monumentale a été construite spécialement, sur la droite de la tribune ou seront placés le président de la République et ses invités.
- Cette estrade se compose de vingt-deux gradins,
- dont le premier et le dernier ont une largeur de deux mètres, et les vingt autres une largeur de soixante-quinze centimètres.
- Pour caser tous ces instrumentistes, il fallait bien cela.
- La tribune du conducteur de cet immense orchestre sera placée à trois mètres en avant du premier gradin.
- Le roi de Grèce à l’Exposition
- Le roi de Grèce s’est rendu hier matin à l’Exposition, où il a visité notamment la section grecque. C’est M. Vlasto, président du . comité grec, qui lui en a fait les honneurs.
- A la section russe, Sa Majesté a été reçue parle commissaire général, M. Poznansky, qui a eu l’honneur de présenter au roi les membres du comité russe présents. Le roi a commencé sa visite par les bronzes russes, d’où il s’est dirigé directement à l’exposition de M. Pavel Michailovitch Grunwaldt, de Saint-Pétersbourg, officier de la Légion d’honneur. Après avoir admiré le magnifique choix de fourrures et avoir félicité M. Grunwaldt sur son admirable exposition, Sa Majesté a choisi differents objets pour S. M. la reine et les musées d’Athènes. Le roi a écouté avec attention quelques explications d’un exposant, M. Schmidt de Riga, sur l’huile « Progress » et 1’ « Export-Ciment » et s’est arrêté devant les étoffes de M. Baranoff et les soieries Sa-paj nikoff.
- Autour des Kiosques
- Mercredi soir, les jeunes musiciens de la fanfare des VP et VIIe arrondissements, qui donnaient un concert au kiosque ne 4, ont joué avec tellement d’entrain deux des quadrilles de leur répertoire, que quelques couples de l’auditoire n’ont pu faire autrement que d’en « pincer un », au grand amusement des visiteurs qui ont applaudi ferme danseurs et musiciens.
- Les concerts
- Vendredi 2 août prochain, aura lieu, dans la grande salle des fêtes du Trocadéro, le concert d’orgue donné par M. Clarence Eddy.
- Nous donnerons demain ou après-demain, le programme détaillé.
- Le lendemain, samedi 3, sera donnée, au profit de l’Orphelinat alsacien-lorrain de Beding, la deuxième audition, redemandée du reste, du Messie d’Haendel.
- Mmes Caron et Rose Deschamps, MM, Vergniet et Auguez, l’orchestre et les cœurs de l’Opéra, sous la directien de M. Vianesi, prêteront leur concours à l’audition de cette magnifique œuvre, qui sera en même temps une œuvre de bienfaisance.
- Audition à la galerie Desaix
- Vendredi prochain, à neuf heures du soir, audition au piano donnée dans cette galerie,par M. Pierre René Hirsch, dont voici le programme :
- 1. II0 Rapsodie.......................... Liszt
- 2. Adagio cantabile de la Sonate pathétique Beethoven
- 3. Etude de Vélocité .................. Mathias
- 4. Prélude............................... Chopin
- 5. 8e Polonaise........................ Chopin
- 6. Prélude et Fugue.................... Bach
- 7. Chœur des Pileuses................... Liszt
- 8. Prélude, Fugue et Variations........ César Franck
- Accompagnés sur lTIarmomum par l’auteur.
- 9. XIIIe Rapsodie..'......'............ Liszt
- Prochain départ
- Le roiDinah Salifou, sera mis en route prochainement.
- Il s’arrêtera, comme nous l’avons déjà annoncé, à Lyon, visitera cette ville, et se rendra ensuite à Toulon, où il assistera aux expériences de l’escadre et où on lui fera visiter le port et l’Arsenal.
- Il sera ensuite embarqué sur un paquebot de la Compagnie Nationale, à destination de Saint-Louis.
- La Pagode des dieux
- La pagode des dieux, qui a été apportée de toutes pièces d’IIanoï et qui vient d’être réédifiée sur l’esplanade des Invalides pour les besoins du culte des habitants de ces parages, sera complètement achevée sous deux ou trois jours.
- Les bonzes ou prêtres pourront commencer le service religieux dans les premiers jours du mois d’août.
- Le public ne sera pas admis dans l’édifice pendant les cérémonies ; une balustrade circulaire sera aménagée autour de la pagode, pour permettre au public de voir sans entrer pendant lesdites cérémonies.1
- Les Annamites au théâtre
- Une loge a été mise à la disposition de M. le-commissaire spécial des colonies, afin qu’il puisse y envoyer les jeunes élèves annamites, de l’école-d’IIanoï, pour assister dimanche soir à la représentation de M. de Poitrceaugnac, et de pouvoir juger dè l’effet produit sur eux par le jeu des artistes de notre première scène.
- Les piroguiers
- Les piroguiers gabonnaïs et Congolais, qui du reste s’exercent déjà depuis quelques jours sur la Seine, aux abords de l’Exposition, doivent accompagner aujourd’hui le vapeur sur lequel vont ex-cursionner au barrage de Suresnes M. le ministre des Travaux publics ainsi que les membres du congrès International de l’utilisation des eaux fluviales.
- Don débarras
- On a enfin fait déguerpir les marchands de victuailles et de boissons, plus ou moins avariées, qui déparaient tant l’entrée de l’Exposition au pont d’Iéna.
- Un ordre supérieur ayant été donné à l’officier de-paix surveillant ce district, ils ont eu à déménager pendant la nuit d’avant-hier, et'maintenant on peut circuler librement et sans être obsédé par les offres-de ces marchands d’occasion, qui ne craignaient pas. de coucher sur les emplacements dont ils s’étaient emparés, pour faire leur commerce très illicite.
- Mari perdu
- Hier, vers les deux heures de l’après-midi, une dame est venue au bureau du commissariat de police, pour réclamer son mari qu’elle a déclaré avoir été perdu par elle sur la tour Eiffel.
- Après avoir attendu pendant un certain laps de temps, cette dame s’est décidée à aller chercher le susdit mari perdu dans les jardins de l’Exposition. Elle est revenue quelques instants après, accompagnée alors de son cher et tendre qui la cherchait aussi.
- Absolument authentique ! Gare les suites...
- A la porte Desaix
- On réclame, de plusieurs côtés, un peu de lumière à la porte Desaix, avenue de Suffren; le soir, ces abords sont vraiment trop tristes et une rampe de gaz ne serait pas de trop pour égayer ce coin de-l’Exposition.
- Une seconde Tour Eiffel
- Le bruit court que M. Eiffel vient d’être pressenti par un crésus américain (rien de M. Mackay) au sujet d’une tour semblable à celle de l’Exposition, à construire dans ses propriétés de Californie.
- Bis repetita... pourrait bien ne plus plaire.
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- M. d’Andreef, commissaire général de la section russe à l’Exposition universelle, vient de mourir subitement à Saint-Germain-en-Laye, hier à six heures du soir.
- C’est surtout à l’énergie de M. d’Andreef que la section russe est redevable de son organisation qui, comme on le sait, a rencontré bien des difficultés.
- C’est une seconde perte que le Comité russe a à déplorer parmi ses membres, depuis le commencement de l’Exposition.
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- PROMENADES DANS LES SECTIONS
- Nous avons déjà eu souvent l’occasion de parler de la section belge et de constater des progrès énormes dans différentes industries. D’après les personnalités les plus compétentes du métier, ce sont encore les belges qui présentent l’industrie du diamant sous la meilleure forme et qui donnent par le fini du travail, la régularité des facettes et le parfait poli, le plus d’éclat à cette matière précieuse. Mais cette industrie marche à grands pas dans ce pays et rivalise déjà avec la Hollande.
- Quelques chiffres éloquents le prouvent surabondamment : en France, où l’on peut s’étonner que la taillerie de diamants se développe si peu, il n’y a guère plus de mille ouvriers, et pourtant, il serait facile d’en former avec les bons sujets des écoles primaires; en Hollande, il y en a plus de 15,000, et à Anvers,
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 188S
- depuis quelques années seulement, on en compte 6,000.
- M. Léon Latini, d’Anvers, marche certainement à la tête des lapidaires belges; dans la section belge, il a étalé, dans un joli kiosque, quelques spécimens rares de son travail.
- Le plus curieux de cette exposition est, sans contredit, une croix en diamants, taillée d’une seule pièce, avec une perfection inouïe, et, d’après les spécialistes, un véritable tour de force ; en effet, on n’aurait jamais pu croire qu’il était possible de tailler un diamant dans cette forme.
- On ne connaît pas d’exemple d’un travail de ce genre.
- A côté de cette croix étonnante,on admire des pendeloques briolettes, et le nom du fabricant formé avec des lettres en diamants; ce qui prouve que M. Latini sait faire subir à cette matière si difficile à travailler toutes les transformations possibles.
- Nous le répétons, les résultats obtenus par la maison Latini prouvent que cette industrie fait en Belgique de véritables pas de géant.
- Le Roi de Grèce à l'Elysée
- Ainsi que nous l’avions annoncé, le président de la République et Mme Carnot ont donné, hier, en l’honneur de roi de Grèce, un dîner auquel n'assistaient qu’un petit nombre de convives. Le président avait à sa droite Mme Tira rd et à sa gauche Mme de Freycinet.
- Le roi George occupait la droite de Mme Carnot qui avait à sa gauche M. Tirard.
- Parmi les autres convives citons : MM. de Freycinet, Spuller, Rouvier, l’amiral Krantz, le général Brugère, le comte d’Ormesson, les amiraux Conte et Olry, le général Vasseur, Delyanni, le colonel Hadji-Pétros, Thon, Crié-sis, Antonopoulos, etc., etc.
- Le président de la République portait Je grand-cordon bleu de l’ordre du Sauveur, que M. Delyanni lui avait remis le matin même au nom du roi George.
- Voici le menu du dîner :
- Consommé national Crème de pois Saint-Germain Cassollettes à la Grecque Truite norvégienne Filet de bœuf Rossini Cannetons de Rouen Bigarade
- Carbonade d’agneau à la Niçoise Noisettes de cailles en caisses Filets de soles à la Russe Sorbets
- Dindonneaux truffés sauce Périgueux Mousse de foies gras à la gelée Petits pois à la Française Haricots verts maître d’hôtel Glace Athénienne Gâteaux mille-feuilles
- Champagne Montebello, grand crémant 1884
- Une réception à laquelle n’avaient été invités que les hauts fonctionnaires et les membres du corps diplomatique a suivi le dîner.
- La musique de la garde républicaine a exécuté différents morceaux parmi lesquels l’hymne national grec, puis les invités ont assisté à une scène de la Jeunesse, d’Emile Au-gier, jouée par M. Worms et Mme Baretta. Un monologue dit par Coquelin cadet a terminé cet intermède littéraire.
- LES CONGRÈS
- Les oeuvres et institutions féminines
- Le congrès des œuvres et institutions féminines a adopté les vœux suivants :
- 1° Mise en pratique des principes de 1789 en
- ce qui touche l’égalité civile des deux sexes ;
- 2° Que l’âge de protection des mineures soit élevé et que le séducteur supporte toutes les conséquences de la faute;
- 8° Que la femme puisse être témoin instrumentaire ; qu’elle puisse exercer les fonctions de tutrice et de membre d’un conseil de famille, alors même qu’il ne s’agit pas de ses propres enfants ;
- 4° Que la femme mariée puisse disposer libre-rément du fruit de son travail, quel que soit le régime matrimonial auquel elle est soumise, et qu’elle puisse également disposer de tous ses biens provenant de donation ou de succession, sous réserve des conditions spéciales de son contrat de mariage ;
- 5° Que les époux aient un droit égal pour l’éducation des enfants, pour le droit de correction, pour le consentement au mariage. En cas de conflit, il est réglé par le tribunal civil en chambre du conseil.
- La pisciculture
- Voici les principaux vœux formulés par le congrès de la pisciculture, qui s’est tenu, il y a quelques jours, à l’Hôtel de Ville-:
- Création, dans chaque département, d’une société de pisciculture ayant pour mission de protéger le poisson, au moyen de syndicats de propriétaires, et de s’occuper du repeuplement des cours d’eau. Toute liberté est laissée à ces sociétés, dont deux existent déjà dans le Cher et dans le Lot.
- Création d’un conseil supérieur de pisciculture, formé des délégués de ces sociétés. L’Etat pourra adjoindre à ce conseil deux ichtyolo-gistes. Ce conseil formera un centre d’informations auquel l’Etat devra avoir recours pour l’étude de toutes les lois ou règlements relatifs à la matière.
- Les sociétés départementales auront un Bulletin publié par le conseil supérieur.
- Une entente s’établira entre toutes ces sociétés pour obliger l’Etat à exécuter strictement les lois sur la pêche et le forcer à établir des échelles à poisson convenables, à tout barrage excédant un mètre de hauteur aux basses eaux. On rétablira de cette façon la pêche des poissons migraleurs, confisquée au profit des biefs inférieurs, sur tout le cours du fleuve, jusqu’aux sources.
- Enfin, les sociétés départementales créeront dans chaque bassin fluvial deux établissements, l’un vers l’embouchure, chargé de produire et de féconder des œufs de saumons; l’autre dans les régions supérieures du bassin, Chargé de recevoir les œufs fécondés, de les faire éclore, d’élever les alevins et de les disséminer dans les petits cours d’eau.
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- CONCOURS D’ANIMAUX REPRODUCTEURS
- (Suite)
- ANIMAUX DE BASSE-COUR
- ÉTRANGERS ET FRANÇAIS
- Les premiers prix consistent en une médaille d’argent et chacun des autres en une médaille de bronze.
- Ire Catégorie. Race de Crèvecœur. — Coqs : 1er prix, M. Lasseron, H. ; 2e prix, M. Lagrange. Etienne ; 3e prix, M. Voisin, René ; 4e prix, M. Ga-gnepain, Xavier; 5e prix, le même.
- Poules : 1er prix, M. Voisin; 2e prix, MM. Voitel-lier frères ; 8e prix, Mme Davoust-Périot ; 4e prix, M. Voisin, René ; 5e prix, M. Gagnepain, Xavier.
- 2e Catégorie. Race de Houdan. — Coqs : 1er prix, Mme Davoust-Periot; 2e prix, M. Ganier, Alfred; 3e prix, M. Philippe fils, Jules; 4e prix, M. Farcy, Ch. ; 5e prix, M. Philippe fils, Jules.
- Poules : fer prix, MM. Voitellier frères ; 2e prix, M. Farcy, Ch.; 3e prix, M. Gogue, Ernest; 4e prix, Mme Durand; 5e prix, Mme Davoust-Périot ; mention honorable, Mme Durand; mention honorable, la même; mention honorable, Mme Davoust-Périot.
- 3e Catégorie, race de la Flèche. — Coqs :
- I 1er prix, M. Farcy; 2e prix, Mme Davoust-Périot; 3e prix, M. Voisin, René.
- Poules : 1er prix, MM. Voitellier frères; 2e prix, M. Lejeune, Jean-Joseph; 3e prix, M. Farcy, Ch.
- 4e catégorie, race du Mans,. — Coqs : 1er prix, M. Farcy, Ch.
- Poules : 1er prix, M. Lejeune, Jean-Joseph; 2e prix, M. Farcy, Ch.; 3^ prix, MM. Voitellier frères.
- 5e catégorie, race de la Bresse. — Coqs : 1er prix, MM. Voitellier frères; 2e prix, M. Poin-telet; mention honorable, M. Lejeune, Jean-Joseph.
- Poules : 1er prix, m. Pointelet; 2e prix, Mme la marquise de Chauvelin ; mention honorable, M. Farcy, Ch.
- 6e catégorie, rage dé Barbexieux. — Coqs : 1er prix, M. Giet, Fernand; 2eprix, MM. Voitcl ier frères.
- Poules : 1er prix, M. Giet, Fernand ; 2e prix, M. Pointelet.
- 7e Catégorie, race de courtes pattes. — Coqs : 1er prix, m. Farcy, Ch.; 2e prix, M. Voisin, René ; Mention honorable, M. Lqjeune, Jean-Joseph; Mention honorable, MM. Voitellier frères.
- Poules : 1er prix, MM. Voitellier frères ; 2e prix, M. Farcy, Ch. : Mention honorable, le même; Mention honorable,' M. 'Pô'i'ntéîéty 'MêfittôTi"'lfofr6fâMg; M. Voisin, René.
- 8e Catégorie, races françaises autres que celles dénommées CI-DESSUS. — Coqs : 3e prix, M. Lejeune, Jean-Joseph; 4e prix, MM. Voitellier frères.
- Poules : 1er prix, M. Pointelet; 2° prix, M. Lejeune, Jean-Joseph; 3e prix, MM. Voitellier frères; 4-e prix, M. Philippe, Lmile.
- 9e catégorie, race c- >chinchinoise fauve. — Coqs : 1er prix, M. Point-let; 2e prix, MM. Voitellier frères; 3e prix. M. Lejeune, Jean-Joseph; mention honorable, M. Despeyroux, Jules; mention honorable, M. Lasseron, G.; mention honorable, M. Pihan, Edgard.
- Poules : 1er prix, M. Lagrange, Etienne; 2e prix. MM. Voitellier frères : 8e prix, M. Lasseron, H.; mention honorable. MM. Voitellier frères; mention honorable, M. Pointelet; mention honorable, M. Bouchereaux, A.
- Ile catégorie, Race cochinohinoise perdrix. — Coqs : 1er prix, M. Pointelet; 2e prix, M. Lejeune, J.-J.; mention honorable, le même.
- Poules : 1er prix, M. Lyjeune, J.-J.; 2e prix, le même; mention honorable, M. Pointelet.
- 12e catégorie, races cochtnchtnoises non classées ci-dessus. — Coqs : le' prix, M. Lejeune, J.-b; mention honorable, MM. Voitellier frères.
- Poules : 1er prix, M. Lejeune, J.-J.; 2e prix, MM. Voitellier frères.
- 13e catégorie, race brahmapoutra herminée.
- — Coqs : 1er prix, M. Pointelet; 2e prix, M. Lejeune, J.-J.
- Poules : 1er prix, M. Lejeune, J.-J.; 2e prix, MM. Voitellier frpres; 3e prix, les mêmes; mention honorable, les mêmes; mention honorable, M. Bouchereaux, A.; mention honorable, M. Lagrange, Etienne.
- 14e catégorie, race brahmapoutra foncée. — Coqs_fer; pçix, M-. L,ejeuiie,M,-J,; 22 prix, M- Rqin-telet.
- Poules : 1er prix M. Lejeune, J.-J.; 3e prix, M. Pointelet.
- 15e catégorie, race dorking argentée. — Coqs : 1er prix, M. Lejeune. J.-J.; 2e prix. MM. Voitellier frères; 3e prix. Mme Goldenberg, Renée, Alsace; mention honorable, M. Pointelet.
- Poules : 1er prix, MM. Voitellier frères ; 2e prix, M. Pointelet; 3e prix, M. Gaillard, H.; mention honorable’, Mme Golden berg, Renée, Alsace ; men-tion honorable, M. Voisin, René.
- 16e catégorie, race dorking foncée (couloured).
- — Coqs : 2e prix, M. Lejenne, J.-J. ; mention honorable, Mme Goldenberg, Renée, Alsace.
- Poules : prprix, M. Lejeune, J.-J. ; 2e prix, Mme Goldenberg, Renée, Alsace.
- 1 7e catégorie, races dorking non classées ci-dessus. — Coqs : 2e prix, M. Lejeune, J.-J.
- Poules : 2e prix, M. Lejeune, J.-J.; 3e prix, Mme Goldenberg, Renée.
- 18e catégorie, races espagnole, andalouse et de Minorque. — Coqs : 1er prix, M. Lejeune, J.-J.; 2e prix, M. Pointelet; 3e prix, M, Lejeune, J.-J., déjà nommé.
- Poules : 1er prix, M. Lejeune J.-J.; 2e et 3e prix, le même; mention honorable, M. Pointelet; mention honorable, MM. Abbot, frères.
- 19e catégorie, race de langsham. — Coqs : 1er prix, M. Lejeune; 2° prix, le même; 3e prix,
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- M. Desnoue, Gustave ; mention honorable, Mme Durand; mention honorable, M. Lagrange, Etienne.
- Poules : 1er prix, M. Lejeune, J.-L; 2e prix, Mme Maillet du Boullay; 8e prix, M. Desnoue; mention honorable, le même; mention honorable, M. Lejeune, J.-J.; mention honorable, M. Desnoue.
- 21e catégorie, rages de Hambourg. — Coqs : 1er prix, M. Pointelet; 2e prix, Mme Maillet du Boullay; mention honorable, M. Favez-Verdier; mention honorable, M. Lejeune, J.-J.; mention honorable, MM. Voitellier frères.
- Poules : 1er prix, M. Favez-Verdier ; 2e prix, Mme Maillet du Boullay; 3e prix, MM. Voitellier frères; mention honorable, M. Pointelet; mention honorable, M. Lejeune, J.-J.
- 22e catégorie, rage de Campine. — lre section : Bace de Campine à crête simple. — Coqs : 1er prix, M. Steenackers (Belgique); 2e prix, M. Lejeune,
- Poules : & prix, M. Steenackers (Belgique).
- 2e Section : Bace de Campine à crête triple. — Coqs: 1er prix. M. Lejeune. J.-J. ; 2e prix, le même; mention honorable, MM. Voitellier frères.
- Poules : 1er prix, M. Lejeune, J.-J. ; 2e prix, le même.
- (A suivre)
- RHUM DE L'ÉTOILE Recommandé
- Exposition d’Haïti (porte Suffren)
- BARBAN COURT & G[e, Port-au-Prince
- PLUSIEURS MÉDAILLES
- S’adresser, pour renseignements, 29, rue de Naples
- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration W
- (suite)
- Distribution des Drapeaux à la Garde nationale (29 août 1830)
- Le peuple s’était battu avec acharnement pendant les journées de juillet, « les trois glorieuses » comme on disait alors. Il avait donné généreusement son sang, pendant que celui qui devait être Louis-Philippe, ne sachant quelle contenance tenir, attendait non sans émotion que la tourmente fût apaisée.
- Lorsqu’il parut que définitivement le peuple était victorieux, les amis de la « branche cadette » s’apprêtèrent à tirer parti des circonstances et s’appliquèrent à se les rendre favorables.
- Le 31 juillet, Louis-Philippe acceptait la lieutenance générale du royaume et faisait arborer le drapeau tricolore sur l’Hôtel de Ville de Paris.
- Un nouveau règne allait commencer : celui de la bourgeoisie, dont on a dit plus de mal qu’on en pensait et qui, aux yeux de l’histoire impar-' tiale, ne sera ni sans intérêt ni sans gloire;
- Louis-Philippe était proclamé roi le 7 août. La garde nationale, qui avait , .combattu pour lui avec le peuple et l’acclamait sur les barricades, avait été son principal appui ; il pensa qu’il était juste de reconnaître ses services en distribuant un drapeau à chacune de ses légions. Le 29 août, le roi convoquait la garde nationale au Champ de Mars, attachant à chaque légion un-officier d’état-major chargé de diriger ses mouvements.
- La distribution des drapeaux devait primitivement avoir lieu le 22 août, mais, la faiblesse de l’instruction militaire des soldats citoyens obligea ce jour-là à des exercices préparatoires. La cérémonie fut alors remise aq 29.
- L’armement, l’habillement l’équipement laissaient fort à désirer. On les compléta pendant la semaine. Le 29, les douze légions à pied
- furent embrigadées. Elles se composaient, avec la légion à cheval, d’environ cinquante mille hommes. Après le défilé, chaque colonel devait ramener sa légion « en bon ordre » au lieu où elle s’était formée.
- A midi et demi, le roi, salué par vingt-et-un coups de canon, quitta le Palais-Royal. La légion à cheval de la garde nationale était venue l’y prendre. Le roi se plaça immédiatement après le deuxième escadron. 11 avait à sa droite le prince royal Ferdinand-Philippe, à sa gauche le duc de Nemours et autour de lui le ministre de la guerre, les maréchaux Moncev, duc de Conegliano, Oudinot, duc de Reggio, Mortier, duc de Trévise, comte Jourdan, marquis Maison, comteMolitor et de nombreux officiers généraux. Le cortège passa par la rue de Chartres, le Carrousel, le Pont-Royal, le quai d’Orsay, le pont des Invalides. A la grille du Champ de Mars, le roi fut reçu par Lafayette, général en chef, à la tête de son état-major.
- En arrivant vis-à-vis de la grille du Champ de Mars, la tête de la légion à cheval alla se placer dans un espace qui lui avait été réservé en avant du pont d’Iéna. Cette légion devait défiler la dernière et Louis-Philippe devait se placer au milieu d’elle pour retourner au Palais-Royal.
- Le roi, en arrivant devant l’Ecole militaire, mit pied à terre. Une tente avait été préparée pour le recevoir.
- La reine, les jeunes princes et les princesses se tenaient dans un pavillon à côté de la tente du roi.
- Deux détachements de citoyens blessés dans les journées de juillet et réunis sous un drapeau commémoratif, avaient été placés près de la tente royale. Dès que le roi parut, les légions l’acclamèrent, levant les bonnets et les shakos au bout des baïonnettes. Un espace suffisant pour que le roi pût passer avait été laissé entre chaque ligne. A droite de la première ligne on remarquait quelques députations des gardes nationales de différents points de la France.
- Une députation avait été choisie dans chaque bataillon parisien. Elle se composait de douze hommes, dont quatre officiers, quatre sous-officiers et quatre gardes nationaux, ayant un chef de bataillon à leur tête. Avant l’arrivée du roi, ces députations s’étaient rangées devant la tente royale. Les chefs de légion et de bataillon étaient au centre de leur députation.
- Le roi leur dit;
- Mes camarades,
- C’est avec plaisir que je vous confie ces drapeaux, et c’est avec une vive satisfaction que je les remets à celui qui était, il y a quarante ans, à la tête de vos pères dans cette môme enceinte.
- Ces couleurs ont marqué parmi nous l’aurore de la liberté. Leur vue une rappelle avec délices mes premières armes, symboles delà victoire contre les ennemis, .de, l’Etat,.,'Que.ceg. drapeaux soient .à l’intérieur la sauvegarde de l’ordiv public et de la liberté ! Que ces glorieuses couleurs, confiées_à votre patriotisme et à votre fidélité soient à jamais notre signe de ralliement.
- Vive la France !
- Les cris de « vive la France! vive le roi ! » répondirent à cette allocution. Lafayette, tenant les quatre drapeaux de chaque légion, prononça la formule du serment auquel succédèrent les mots « je le jnre » ! prononcés par les chefs de légion et les chefs de bataillon. Les députations retournèrent alors vers le front des légions et lorsque tous les détachements, porteurs des drapeaux, furent arrivés à leur rang, chaque colonel, les troupes présentant les armes, reçut le serment de sa légion au bruit de treize coups de canon tirés en l’bonneur des treize légions. Les hampes des drapeaux étaient surmontées du Coq gaulois, que la royauté nouvelle avait pris pour emblème.
- Le serment prêté, le roi parcourut toutes les lignes d’infanterie et de cavalerie, donnant partout des témoignages de satisfaction. Le défilé eut lieu ensuite.
- Ce n’est pas exagérer, dit le Moniteur, que de porter à cinq cent mille âmes le nombre de la population qui s’était mise en mouvement pour assis-
- ter à un si imposant spectacle; si l’on ajoute que cette innombrable population était entièrement livrée à elle-même, qu’elle seule établissait l’ordre, et que cet ordre a été parfait, on reconnaîtra qu’un tel résultat ne peut être obtenu que chez un peuple vraiment digne de cette liberté pour laquelle il a si glorieusement combattu.
- Le lendemain de la revue, Lafayette adressa à la garde nationale cet ordre du jour :
- La belle revue d’hier, l’admirable apparence de l’armée citoyenne, dont la rapide formation est en harmonie avec la rapidité du triomphe de la liberté; la manière dont la garde nationale s’est présentée sous les armes et a défilé devant le roi ont excité l’enthousiasme de l’immense population qui nous entourait et les justes éloges des généraux que la victoire a depuis longtemps qualifiés comme étant les meilleurs juges militaires. La présence do nos braves blessés de la grande semaine et de plusieurs de nos frères d’armes des départements complétait les jouissances de cette mémorable journée. Le générai en chef se borne aujourd’hui à se féliciter avec ses camarades de la garde nationale parisienne du superbe et patriotique spectacle qu’elle a donné dans cette mémorable journée. Quelles expressions d’ailleurs pourrait-il trouver après celles du discours prononcé par le roi en nous remettant les drapeaux,., et après la .lettre dont il s’empresse de faire part à ses frères d’armes ?
- La lettre du roi au général Lafayette était ainsi conçue :
- Il me tarde d’abord, mon cher général, de savoir comment vous vous trouvez après cette belle journée, car je crains que vous ne soyez bien fatigué; mais j’ai encore un autre objet qui me tient à coeur: c’est de vous demander d’être mon interprète auprès de cette glorieuse garde nationale, dont vous ôtes le patriarche, et lui témoigner toute l’admiration qu’elle m’inspire aujourd’hui. Dites-lui que non seulement elle a surpassé mon attente, mais qu’il n’est pas en mon pouvoir de lui exprimer tout ce qu’elle m’a fait éprouver de joie et de bonheur. Témoin de la grande fédération de 1790, dans ce même Champ de Mars ; témoin aussi de ce grand élan de 1792, lorsque je vis arriver à notre armée de Champagne quarante-huit bataillons que la ville de Paris avait mis sur pied en trois jours, et qui contribuèrent si éminemment à repousser l’invasion que nous eûmes le bonheur d’arrêter à Valmy, je puis faire la comparaison, et c’est avec transport que je vous dis que ce que je viens de voir est bien supérieur à ce qu’alors j’ai trouvé si beau, it que nos ennemis trouvèrent si redoutable. -
- Veuillez aüssi, mon cher général, exprimer à la garde nationale combien j’ai joui de ce qu’elle m’a témoigné, et combien mon cœur en est pénétré.
- Votre affectionné,
- Louis-Philippe
- Paris, le 29 août 1830.
- Le Globe est débordant de joie ;
- Depuis la fédération, dit-il, on n’avait pas vu un aussi beau spectacle. Dès onze heures du matin, des milliers de spectateurs garnissaient les tertres du Champ de Mars. Dans les contre-allées, des boutiques construites à la hâte, des cafés pavoisés de drapeaux tricolores, présentaient l’aspect d’une fête champêtre. Les orchestres ne manquaient pas, car des jeunes gens montés sur les arbres chantaient à gorge déployée la Parisienne et d’autres hymnes patriotiques.
- •Jamais chef d’ün peuple libre n’avait reçu un plus bel hommage.
- (A suivre,) E. Maindron.
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- LA BOURSE
- Après un début faible, le 3 OjO s’est relevé assez lestement et clôture, à terme et au comptant, à 83 72, en hausse de 0 22 sur hier. C’est le seul événement de la journée.
- Pour tous les autres fonds d’Etat, la Bourse est dans, le marasme le plus complet. On offre de l’Italien et personne n’achète. De 92 67, dernier cours d’hier, on est arrivé à 92 25 pour fermer à 92 60. Il ne serait pas impossible de décrocher le cours de 92 avant la liquidation.
- L’Egyptienne unifiée pourrait bien faiblir sérieusement au premier jour. Les porteurs de titres qui sont en bénéfice feront bien de ne plus hésiter à réaliser.
- Grand calme pour les valeurs. Le Crédit Foncier est à 1247 50. L’Obligation foncière 1885 s’obtient à 445 francs. Elle avait été émise à 435 et s’est négociée longtemps à 465. Elle reviendra certainement à ce cours.
- L’action Panama est en baisse à 40 francs, mais, qu’importe : la souscription aux obligations à lots marche bien.
- La Tour Eiffel s’est traitée à 855. Les recettes, au 23 juillet, s’élèvent à 2,193,249 65. On sait que sur cette somme il a été remboursé 1,020,000 aux actions.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- SUIDE DE L'EXPOSITION
- on sept jours
- (Se munir du Guide illustré de l’Exposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket : 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Liasse 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32. tissus de laine. — Classe 3Ô, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils ettissus de lin. — Classe 30, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. -- Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines. Galerie de trente mètres. —- Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe-29, maroquinerie. — Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique, — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2* partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et ne Lamotte-Biquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une Idée d'ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. —. Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse,. postes et télégraphes,; station électrique, Forges du nord, broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Caii, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse,) Egypte, Siam, Maroc, . Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Iiawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du môme côté. Continuer p'ar les trois^salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Es-pagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de. La Bourdonnais : première Allemagne; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier do l’extrémité du palais, côté do la-Seine; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark ; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux'suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Coutan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons deGa Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir les quelques constructions placées à droite* et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de -Suffren. Commencer la visite par la Galerie. Desaix. : instruments de . musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne'.
- Côté de i’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- ‘ Au premier étage de la galerie DeSaix, suite de la section des instruments de; musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Baisse, Amérique du Nord, Portugal.
- .'Descendre au rez-de-chaussée-; galerie côté de T’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé, derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin. :
- : En face, côté de l’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente : .
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostatinn. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares,, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. —Théâtre des Folies* Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des
- Invalidées
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren; ou par le chemin de fer de Ceinture' (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de riIabitaLion. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des-produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle’de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de. l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries,-beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- Esplanade
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par ’ les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville ;et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère ; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition déplantés du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (ILest interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage': salle de 1 glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux, derrière le pavillon du Chili.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- de-St-Cast, Pléneuf)..............
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- dès G h. 30 du soir. — Retour le Dimanche et Lundi seulement.—Les billets pour Si-Malo, E.antàï’Kiie, &t-BSrieuc, E.anaioii, Morlaix, Itoscoff et tSt-PHazaire sont valables, au retour, jusqu’au mardi inclus. - Les deux coupons d’un billet d'aller et retour ne sont 'valables qu’à la condition d’être utilisés par la même personne ; eu conséquence, la renie et l'achat des coupons de retour sont interdits. v °____
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889.
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanôs, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidüla-, Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante ; Mercédès Cruz, « La. Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà, veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tan-' dis que l’orchestre primitif des Gita-nos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
- ALLEZ VOIR y a de plus curieux après l’Exposition ^ les DIAMANTS LÈRE-CATHELAIN
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- Le Numéro : 15 Centimes
- Samedi 27 Juillet 1889
- 2* Série. — N° 73.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR Là DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements..............
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
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- (CLASSE 58)
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wadk, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenu© de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Groupe VII, classe 73. — Echos. — L’incident du jury de la céramique. — Journée à l’Exposition. — La Bourse.— Guide des attractions. — Guide de l’Exposition en sept
- L’explosion de la galerie des Machines, jours. — Annonces et réclames.
- rv.gliès de l’Exposition.
- LE VESTIBULE CENTRAL DU PALAIS DES BEAUX-ARTS
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- CHRONIQUE
- Il y a quelques jours, un de nos confrères a, lancé une nouvelle qui a au moins le mérite de la bizarrerie, et, si c’est un canard, il est d’un plumage original.
- il s’agirait d’un richissime américain qui aurait demandé à M. Eiffel de vouloir bien venir dans ses immenses propriétés de Californie pour y édiüer une tour absolument semblable à la tour du Champ de Mars.
- A la bonne heure ! Voilà qui est bien américain, et digne en tous points du pays des dollars. Cela devait se produire, ou si la nouvelle est apocryphe aujourd’hui, cela se produira demain.
- Comment voulez-vous qu’un crésus américain ne soit pas hanté par cette idée fixe, depuis le commencement de l’Exposition et depuis le succès colossal de la Tour Eiffel : « Comment, se dit-il dans ses rêves, il y a, là-bas, sur les bords de la Seine, une chose étonnante, inédite, absolument unique, une Tour enfer de 300 mètres, qui a coûté seulement huit millions de francs, et moi qui ai cent millions de dollars de rentes,je ne posséderais pas cette Tour ?... Allons donc ! »
- Maïs, comme il est matériellement impossible de transporter ladite tour, du Champ de Mars à San Francisco, même par des steamers spéciaux, il n’y avait qu’une chose à faire, c’était de proposer à M. Eiffel lui-même de venir opérer en personne, absolument comme Pierre Petit, sur les bords du Pacifique.
- Voyez-vous d’ici M. Eiffel émigrant là-bas, pendant deux ans, avec ses ingénieurs, ses ouvriers et ses matériaux ! Ce serait un tour de force qui deviendrait le digne pendant de celui du Champ de Mars.
- Quant à l’Américain, il n’en serait guère quitte à moins d’une vingtaine de millions... et encore! i
- Mais je parie que l’excentrique Crésus rêve Une spéculation pyramidale, et que s’il risque | vingt millions, c’est qu’il compte en gagner cent, sinon il ne serait pas digne d’être américain.
- A I
- Après les chaleurs étouffantes des premiers jours de l’été, l’atmosphère s’est si singulièrement refroidie, qu’on se croirait en automne en ce moment.
- Loin de nuire à l’Exposition, cette trêve de la canicule réjouit tous les visiteurs : seulement ils ont un peu modifié leurs toilettes d’été ; on ne voit guère que des messieurs munis de leurs pardessus et le foulard au cou, ou des dames avec des châles de laine et des'robes sombres.
- Mais, par ce temps frais, comme on est plus alerte pour parcourir les innombrables galeries !
- Plus de sueur incommode, plus de coup de soleil,: plus de soifs inextinguibles!... Mais il faut se hâter de profiter de cette accalmie, car le soleil d’août ne va pas tarder à briller de nouveau dans un ciel implacable, et il y aura encore bien des journées accablantes.
- En attendant, les galeries se sont aérées naturellement, en l’absence des ventilateurs tant de fois réclamés; des courants d’air se sont établis partout et l’Exposition y gagne cent pour cent.
- A certains carrefours même ce sont de véritables tourbillons; on ne sait comment se tenir, et surtout comment assurer l’équilibre de son chapeau : c’est un aperçu de ce que sera le Champ de Mars en septembre et en octobre, quand le vent dominera.
- C’est surtout sur la Tour Eiffel que les courants d’air sont triomphants. J’y étais hier, à
- l’heure ordinaire de la grosse chaleur, et l’on y avait véritablement froid. On ne voyait que collets de pardessus relevés, que figures pâles et presque grelottantes.
- Les exotiques seuls semblent malheureux pendant ces jours frais; quand ils ne sont pas littéralement rôtis, ils claquent des dents.
- C’est égal cette fraîcheur-là, est bien agréable et Ton ne peut que s’en féliciter au point de vue du succès grandissant de l’Exposition.
- ##
- Avec le roi de Grèce, avec le shah de Perse, nous allons avoir des délégations ouvrières de différentes parties du monde, et entre autres une délégation d’ouvriers américains qui se sont embarqués le 24 juillet, à New-York, sur le paquebot City-of-ltome.
- Cette délégation est composée de quarante-six ouvriers et quatre ouvrières, un par métier, qui ont été désignés par les syndicats ouvriers de toutes les parties des Etats-Unis et par quelques manufacturiers.
- Les frais de voyage et d’entretien de cette expédition sont supportés par la « Scripps League », qui est une combinaison de grands journaux publiés dans différentes villes des Etats-Unis, mais ayant une seule et même direction .
- Les délégués ouvriers sont chargés de rédiger, chacun pour ce qui concerne son métier, des rapports qui seront réunis et publiés en un volume.
- Plusieurs correspondants de journaux, artistes et photographes, accompagnent la délégation ouvrière.
- L’expédition, sans avoir un caractère officiel, a reçu l’appui moral de M. Blaine, secrétaire d’Etat, ainsi que d’un grand nombre de notabilités politiques et industrielles des Etats-Unis.
- La délégation débarquera à Liverpool, visitera quelques villes manufacturières de l’Angleterre et arrivera à Paris dans la seconde semaine du mois d’août.
- Après les princes, les ouvriers : tout le monde v viendra !
- F. L.
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- M. Pasteur ayant décliné la présidence du groupe VI, M. Prévet, député, a été désigné pour la présidence. On sait quelle grande situation M. Charles Prévet a su conquérir dans le monde industriel, et avec quelle incontestable compétence il a rempli les délicates fonctions de commissaire général délégué à l’exposition de Barcelone. A l’Exposition de 1889, il était unanimement désigné pour la haute situation de président du groupe VIT, laissé vacante par la retraite de 1VL Pasteur. M. Prévet a pour vice-président M. Navarro Reverder.
- La classe 73 (alimentation et boissons fermentées) comprend les boissons fermentées et dépend du groupe VIT. Elle est présidée par un homme d’une grande valeur dans cette partie des produits de l’alimentation, et d’une rare affabilité : M. Jarlauld. Il a pour vice-président M. le prince Galitzin, qui passe à juste titre comme l’homme le plus universellement compétent, quelle que soit la nature des connaissances relatives à la production vinicole. Il est également expert dans l’appréciation du sol, dans l’adaptation des cépages, dans la culture, dans la vinification des produits de tous les pays du monde. Sa mémoire est le Rotin des vins : tout s’y trouve.
- Le rapporteur de la classe est un des plus charmants Bordelais, et ce n’est pas peu dire.
- Compétent : pourquoi l’ajouter? puisque M. Féry d’Escland est Bordelais. La classe a pour secrétaire un homme dévoué, comme il. en faut pour ccs fonctions, M. Gabriel. ' ?
- 'La classe 73 est'subdivisée en trois sections : Vins; Spiritueux; Bières et Cidres, qui ont leurs présidents, leurs vice-présidents et leurs bureaux spéciaux.
- Le banquet
- La classe 73 a offert avant-hier un banquet de plus de quatre-vingts couverts à l’hôtel Continental.
- On a placé au centre de la table les présidents, vice-présidents, les membres des bureaux de classes et de subdivisions, ayant à leurs côtés les invités de marque.
- M. Jarlauld, qui présidait le banquet, avait M. Berger à sa droite et M. Prévet à sa gauche.
- Le prince Galitzin, placé en face de M. Jarlauld, avait à sa droite M. David Dautresme, chef de cabinet, représentant M. Tirard, qui, à ce moment, assistait au dîner donné à l’Elysée en l’honneur du roi de Grèce. M. Féry d’Escland était à la gauche du prince Galitzin.
- Puis, immédiatement après, venaient : MM. Gabriel, Navarro Reverder, Thurneyssen, marquis de Madella, Laporte, Vauvin, Monthiers, Dupuich, Maccieira, Steurs, Coulon, marquis de Vasselot, Cusenier, Malaquis, Blanche! et Duras.
- Les fonctions de commissaires avaient été confiées à MM. Savignon et Cirier-Pavard, membres du jury, et Allain fils, expert. M. Savignon, avec un entendement parfait, désignait à chacun la place qu’il devait occuper à la table ; MM. Cirier-Pavard et Allain fils occupaient le bureau à l’entrée.
- Citer les noms de tous les convives, ce serait citer l’élite du commerce des vins, spiritueux et des boissons fermentées en France et à l’Etranger. Les producteurs du monde entier y étaient représentés : Espagnols, Portugais, Italiens, Roumains, Chiliens, Mexicains, Australiens, Argentins ! C’était plus qu’un concert européen, c’était un concert universel.
- Au dessert M. Jarlauld a prononcé le toast suivant :
- Messieurs, ,
- Je porte un toast à M, Carnot, à l’homme d’Etat qui occupe si dignement, avec tanr d’impartialité et de courtoisie, le premier poste de la République, qu’il inspire l’estime et le respect à tous; les partis. — Il est des familles qui sont heureuses entre toutes. Lazare Carnot, il y a un siècle, nous a sauvés de l’invasion, son petit-fils, il y a deux ans, nous a sauvés de la guerre civile ;
- Yive Carnot !
- Je porte un toast aux souverains, aux présidents de République et aux pays étrangers qui se sont rendus à l’appel de notre pays, en nous envoyant en abondance les produits de leur sol et de leur industrie. C’est grâce à eux que nous pouvons présenter une exposition qui fait l’admiration du monde entier.
- Je bois à M. Tirard, le premier président du Conseil, qui, en choisissant le porte-feuille du commerce, nous a donné la preuve de l’intérêt qu’il porte à l’industrie, au commercent à l’Exposition. Je prie M. Dautresme, son chef de Cabinet, de lui en exprimer tous nos remerciements.
- Je bois à M. Alphand, qui, de sa baguette magique, a transformé la plaine aride du Champ de Mars en véritable jardin d’Armide et en superbes palais. Permettez-moi de rappeler ici, messieurs, que c’est M. Alphand qui a fait de Paris la ville élégante et saine par excellence. Et cet homme, qui a remué, depuis 40 ans, tant de millions et tant de millions, habite la maison de Socrate.
- Je bois à M. Berger, à l’organisateur incomparable, au travailleur sans relâche et toujours souriant, qui a surmonté tous les obstacles à force d’énergie, de ténacité et de bonne humeur. — Au début, messieurs, l’idée de LExposition a été vivement critiquée dans quelques pays; en France,, même, elle ne comptait pas de bien chauds partisans. — M. Berger, avec la foi qui transporte les montagnes, a visité les principales villes de France;;iT a même passé le détroit pour y porter la bonne parole. À sa voix chaude, autorisée, entraînante, les hésitations ont cessé, les doutes ont disparu. Le succès de LEx-position était assuré et vous savez, messieurs, quel succès inespéré, colossal, un succès qui dépasse tout ce qu’on avait pu rêver. Je vous propose donc
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- un toast tout spécial, tout particulier, pour-renier-; cier le facteur principal de l’Exposition de 1889. :
- Je bols à M. Prevet, dont les comités d'administration et d’installation ont pu apprécier, depuis; deux ans, l’initiative, l’esprit de décision et la facilité de travail. Je le remercie pour les services qu’il a déjà rendus à la classe 73 et je suis heureux de lui dire que nous sommes charmés d’apprendre '.qu’il est nommé chef de notre groupe 1 de l’alimentation.. .
- k-vNous .ne pouvions avoir un chef plus habile et plus sympathique.
- . Cet hommage rendu au chef de l’Etat, aux nations '"étrangères et à tous ceux qui ont concouru au succès lie l’Exposition, je bois à nos collègues, les jurés -étrangers et aux experts et je les remercie du concours empressé qu’ils nous ont donné dans la tâche longue, délicate et fatigante que nous avions à remplir. Il ne s’agissait pas moins, -en effet, de 28,000 échantillons à déguster et à classer. Nos opérations, commencées 25 juin dernier, sont à la veille d’être terminées, car nous avons travaillé du matin au soir.
- Mes chers confrères étrangers, la France vous est reconnaissante d’avoir quitté voire patrie, votre famille, vos intérêts, pour nous apporter le concours de votre expérience et de vos lumières: Quand'vous retournerez dans votre pays, vous direz à vos nationaux que vous avez vu la France économe, laborieuse, infatigable, se consacrant tout entière aux travaux de la paix féconde, qu’elle a horreur de la guerre, de la guerre matribus delestala.
- Vous pourrez ajouter que la France vous a donné deux exemples frappants et d’un ordre bien différent ’ de ses dispositions pacifiques, sa brillan te Exposition et sa calme et imposante revue du 14 j ni lie t.
- Je bois à la paix entre toutes les nations ; à la paix, but suprême et final de la vraie civilisation.
- .. M. le. prince Galitzin, v-ice-président de la classe 73, s’est levé ensuite ; et, dans une improvisation pleine de verve et de chaleur communicative, il a bu à notre chère France, foyer de lumières qui éclaire le monde entier, ou l’on trouve .tout, où .tout vient converger : où les membres de la classe 73 peuvent voir tous les cépages, tous les modes de vinification imaginables. Si M. Jarlauld a remercié les étrangers, lui, Russe, il remercie la France au nom des étrangers, Rassurant de toutes leurs sympathies.
- Je vous laisse à penser si les sentiments flatteurs pour la France exprimés par le prince Galitzin ont été applaudis.
- M. Berger, directeur général de l’Exploitation, a pris la parole, ensuite. Dans une improvisation des plus spirituelles, souvent inter- rompue' par les applaudissements, il a rappelé que l'Exposition, avait traversé des phases diverses, toujours'marquées par des banquets. Les banquets de l’époque des projets, les banquets de l’époque des constructions, les banquets de l’inauguration : aujourd’hui les banquets des jurys, demain ceux des récompenses. Mais quel banquet se justifierait mieux que celui du groupe VII, de l’alimentation et des boissons fermentées. Quel banquet plus français que celui des dégustateurs des plus merveilleux vins du monde, par le jury de la classe 73?
- M. Charles Prévet, orateur particulièrement doué et sympathique, a d’abord constaté que l’œuvre des jurys de classes, qui ont examiné des centaines de mille produits, a été accomplie avec tant de soin et de conscience que l’œuvre des jurys de groupes est devenue d’une extrême simplicité. Et il les en félicite.
- Pour ce qui est de la collaboration des jurés et des exposants étrangers, M. Prévet dit que nous y avons trouvé une grande satisfaction d’abord, puisque les nations étrangères sont universellement représentées à l’Exposition : et si brillamment, que l’on ne s’aperçoit même pas de l’absence haineuse de l’une d’elles.
- Nous trouvons un grand profit moral au concours des nations étrangères : car il apprend à-ceux qu’anime un patriotisme trop présomptueux qu’il .y a au-delà de nos frontières beaucoup de belles et bonnes choses et un extraordinaire développement intellectuel, dont nous pouvons tirer d’utiles leçons.
- Cette- exposition nous rendra plus justes dans nos appréciations et elle nous améliorera.
- L’immense.succès de. notre Exposition doit
- nous rendre plus cblrncs: et nous mettre en meilleur état de défense commerciale.
- Enfin, il én sortira une plus grande cordialité entre des'nations qui, sé connaissant mieux, s’apprécieront davantage.
- M. Prévet a été chaleureusement applaudi.
- Au café, M. Steurs, du Jury étranger, a proposé une souscription en faveur des victimes de la catastrophe de Saint-Etienne.
- Un plateau a été aussitôt mis en circulation et en quelques minutes il fut couvert de pièces d’or. Le produit a été de 1,217 francs.
- Ainsi ce charmant banquet a été clos par une œuvre de charité qui fait grand honneur aux convives de l’intéressante classe 73.
- Ch. L.
- ÉGH O S
- .Les entrées à 'l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 100,332.
- A la Tour
- Yoici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage.................. 5.233
- Du 1er au 2me.............. 3.108
- 2me étage directement.... 1.494
- Du 2e étage au sommet... 3.220
- En tout............. 13.055
- A la Tour Eiffel
- Au moment de mettre sous presse, nous apprenons que M. Harisson, fils du président des Etats-Unis d’Amérique, est à visiter la Tour en compagnie de quelques amis.
- C’est M. Eiffel lui-même qui fait les honneurs de son œuvre.
- Les Congrès
- Le congrès de la participation aux bénéfices vient de Clôturer ses travaux, sous la présidence de M. Ch. Robert et avec le concours de MM. Vansit-tard, Néale et Van Macken.
- Il résulte des discussions engagées à ce congrès que, dans la participation des bénéfices, une part doit être réservée à la constitution de caisses de retraites et qu’une caisse de dépôts doit mettre à l’abri ces épargnes. Enfin, le congrès insiste particulièrement sur ce fait que la participation aux bénéfices ne saurait être imposée par l’Etat, mais doit être le 'résultat de l’initiative du patron ou d’un vœu des ouvriers librement accepté par lui.
- ##
- C’est jeudi, à trois heures, dans l’hémicycle de l’Ecole des beaux-arts* que le congrès de la propriété artistique a tenu sa première séance, sous la présidence de M. Meissonier.
- Les séances continueront du 25 au 31 juillet.
- Après-demain dimanche 28 juillet, à deux heures, séance d’ouverture du Congrès international de l’assistance publique, sous la présidence du docteur Th. Roussel.
- Séances du 28 juillet au 4 août, à l’institution des jeunes aveugles.
- Dîner officiel
- A l’occasion du congrès international de l’hygiène et de l’assistance publique, le ministre de l’intérieur et Mme Constans donneront, le lundi 29 juillet, à l’hôtel du ministère, place Beauvau, un dîner suivi d’une réception ouverte.
- Les étudiants italiens
- Une dépêche de Rome annonce que le comité général de la Fédération démocratique des associations d’étudiants italiens, qui a son siège à Bologne, vient d’adresser à tous les étudiants démocrates de ITtalie et du monde entier un manifeste les invitant à paraître en grand nombre au congrès de Paris, pour affirmer la solidarité des forces radicales des divers pays, dont la jeunesse des écoles a toujours formé l’avant-garde.
- Les conférences
- Dimanche prochain, 28 courant, à quatre heures, au Palais du. Trocadéro, conférence faite par M. Pottier, attaché au musée du Louvre.
- Sujet de la conférence : La céramique grecque.
- 3
- Projections par M. Molteni.
- Le matin du même jour,, à dix heures,, réunion' devant le pavillon de la Presse pour la promenade-visite sous la direction de M. Henry Protat, préparateur de chimie au collège Ghaptal.
- On visitera l’orfèvrerie. Gomme pour les précédentes conférences-de ce genre, les dames seront admises;
- ' Dans les kiosques
- Ge soir vendredi, de huit heures et demie à dix heures, et. demie, concert, donné au kiosque no 4, par l’Union musicale et Harmonie de la Muette, sous la direction de son chef, M. Kakoslcy.
- Défense (le rien sortir
- Le commis d’un exposant étranger a été surpris, dans l’après-midi d’hier, au moment où, sur l’ordre-de son patron, il cherchait à sortir de l’Exposition un éventail garni de dentelles de 80 centimètres de diamètre qu’il venait de vendre.
- , 11 l’avait dissimulé sous un rnarc-farlané, le long de son dos. L’objet a été saisi.
- Tout s’arrange
- L’affaire des coupures de journaux envoyées-au roi Dinah Salifou est en voie d’arrangement. Il résulte d’une lettre qu’adresse à un de nos confrères la personne qui lui offrait de lui faire le service des. coupures, que le tarif des articles était joint ' à l’offre. Ge serait donc par suite d’un simple malentendu que le roi aurait cm que le service lui était fait gratuitement.
- M. Edison à Paris
- On annonce, pour le 10 août, l’arrivée de M. Edison à Paris..
- Les Ambassadeurs .annamites
- Us ne peuvent plus s’arracher aux séductions'vie-l’Exposition ; ils devaient s’embarquer à Marseille dans la première quinzaine d’août, mais ils ont résolu de prolonger leur séjour en France jusqu’au mois d’octobre.
- Ils sont enthousiasmés de Paris et font des achats, considérables dans 'les magasins. Ils dépensent, parait-il, sans compter et télégraphieront à Hué au ministre des finances pour lui demander deux ou trois cent mille piastres, lorsque leur trésor de voyage sera épuisé.
- Le mois prochain, ils quitteront Paris pour parcourir les principales,villes de France.
- Visiteurs de marque
- Le comte de Flandre s’est rendu hier à l’Exposition, accompagné du baron Beyens, ministre de Belgique, et dé M. Burnell, capitaine de lanciers, fils du général Burnell, aide-de-camp de la comtesse de Flandre.
- Sixième concours d’horticulture
- Vendredi prochain 2 août, commencera dans les-jardins, les serres, sous les tentes et les vélums du Trocadéro, le sixième concours horticole qui durera jusqu’au mercredi 7 inclus.
- Ge concours particulier se divise en différentes, catégories dont voici le détail :
- FLEURS ET PLANTES D’ORNEMENT
- I. Plante d’ornement,
- II. Plantes nouvelles.
- III. Belle culture. • - ‘ ,
- IV. Fleurs coupées (deux concours).
- V. Ornementation en fleurs naturelles (trois concours). • •
- VI. Corbeilles de. plantes fleuries ou à feuillage.
- PLANTES POTAGÈRES
- I. Plantes potagères.
- II. Plantes nouvelles (quatre concours).
- III. Belle culture (un concours).
- FRUITS BT ARBRES FRUITIERS
- I. Fruits (deux concours).
- II. Fruits nouveaux (cinq concours).
- PLANTES DE SERRE
- I. Plantes diverses.
- IL Plantes nouvelles (cinq concours).
- III. Belle culture (quatre concours).
- IV. Culture spéciale (deux concours),
- Couférences-promenades
- A partir d’aujourd’hui vendredi, M. le professeur Topinard dirigera à l’Exposition des conférences-promenades dans la section des sciences anthropologiques.
- On se réunira deux fois par semaine, le mardi et
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'LXPÜSlTluX DE Kvsa
- le vendredi, à dix heures et demie du matin, au palais des Arts libéraux.
- Les restes de Carnot
- La mission chargée d’aller à Magdebourg recevoir les cendres du grand Carnot doit partir à la fin de cette semaine.
- La cérémonie aura lieu le 3 ou le 4 août.
- Les cendres de la Tour d’Jttvergue
- C’est M. Graux, préfet du Doubs, qui a été chargé par le gonvernement d’aller chercher, en Allemagne, les cendrosdu Premier Grenadier de France, auquel on va décerner les honneurs du Panthéon.
- M. Graux, qui, pour la circonstance, a été nommé commissaire du gouvernement, passe par Munich, bien que ce ne soit guère son chemin. Il tient à remercier le gouvernement bavarois des honneurs qui vont être rendus à La Tour d’Auvergne, qui repose sur la terre de Bavière. Toute la garnison du district de Neubourg sera sous les armes, et c’est au son du canon que l’on mettra La Tour d’Auvergne dans le fourgon qui le ramènera en France.
- La difficulté, c’est que La Tour d’Auvergne et le commandant Forty, chef de la 46e demi-brigade, ont été enterrés dans la même bière et que leurs ossements sont mêlés. Impossible d’en faire le tri, et tous deux vont avoir ainsi les honneurs du Panthéon.
- A l’ambassade d’Angleterre
- Grand déjeuner hier, à l’ambassade d’Angleterre, en l’honneur du roi de Grèce. Lord Lytton, entouré de tout le personnel de l’ambassade, a reçu au bas du perron de l’hôtel le souverain, qui est arrivé à midi.
- A table, George 1er occupait la place d’honneur, ayant à sa droite la comtesse Lytton, M. Spuller, Mme Delyanni, sir Gecil Domville, et à sa gauche, lady Constance Lytton et M. Delyanni, ancien président du cabinet hellénique. Lord Lytton qui se trouvait en face du roi avait à sa droite la comtesse de Moltke-Hvitfeld, M. Delyanni, ministre de Grèce, le colonel Hadji-Petros et M. Talbot. A sa gauche se trouvaient lady Domville, le comte Hoyos, le comte d’Ormesson et M. Ernest Carnot, fils du président de la République.
- Après le déjeuner, le roi s’est longuement entretenu avec les invités de lord Lytton et à trois heures il prenait congé de son hôte.
- Au Trocadéro
- Nous rappelons que c’est samedi, à deux heures et demie précises, qu’aura lieu le premier concert donné par les sociétés chorales norvégiennes, sous la direction de M. O.-A. Grœndahl.
- On y entendra les œuvres des compositeurs norvégiens dont les noms suivent : Edvard Grieg, Joh. Selmer, O.-A. Grœndahl, O. Winther Kielin, J.-A. Reissiger et Johan Svensden.
- L’orchestre sera conduit par M. Gabriel Marie.
- A l’Esplanade
- Nous rappelons aux visiteurs qui désirent boire du vrai vin d’Algérie, que fous les jours de dix heures du matin à midi (dimanches exceptés) on peut déguster ces excellents vins, au palais de l’Algérie.
- Ce n’est pas faire une réclame, que de les recommander à l’attention du public, car les échantillons de vins qu’on lui fait goûter sont absolument identiques à ceux livrés en pièces, vins qui n’ont du reste aucun rapport, avec les espèces de mélanges ou de falsifications, vendues comme vins d’Algérie, chez la plupart des épiciers et débitants en vins de la capitale et des environs.
- Les visiteurs de la Tour Eiffel
- Hier matin jeudi, le conseil municipal de Leval-lois-Perret, où se trouvent les ateliers de M. Eiffel, est venu visiter la Tour sous la conduite de M. Go-bert, chef de ces ateliers.
- Ils ont commencé leur visite à neuf heures et demie, et ne sont repartis que vers midi, après avoir été voir jusqu’à l’appartement réservé de M. Eiffel, au-dessus de la troisième plate-forme.
- Escalade
- Le nommé Languedoc a été arrêté au moment où il venait de franchir la palissade qui se trouve à côté du ponton des bateaux des grands magasins du Louvre.
- M. Clément, commissaire de police, l’a envoyé au dépôt comme inculpé de filouterie au préjudice de l’Etat.
- Vol au palais de l’Alimentation
- Un employé de la boulangerie qui, pour travailler plus à son aise, avait retiré son gilet, dans lequel il avait laissé sa montre et sa chaîne en or, ne les a plus retrouvés lorsqu’il est allé pour voir s’il était temps d’aller déjeuner.
- Une enquête a été ouverte par M. Guénin, commissaire de police de service, aussitôt que la plainte lui est parvenue.
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- M. Dupuich, un des inspecteurs principaux du service de l’Exploitation, est atteint d’une indisposition qui le force à garder la chambre.
- Nous espérons que quelques jours de repos suffiront pour remettre sur pied ce très aimable et très vaillant inspecteur de l’Exposition.
- Les Gitanas du Grand-Théâtre
- Si les Gitanas attirent dans la journée tous les visiteurs de l’Exposition, le soir elles ont leurs habitués qui ne se lassent pas de les applaudir, tout en les bombardant de fleurs, de fruits, de cigares, cigarettes et de bonbons ; ce massacre vivant est le dernier sport à la mode, et les bohémiens ne s’en plaignent pas, surtout quand aux friandises se mêlent les pièces blanches, comme en jetait hier soir Francine Dela-roche en compagnie de jeunes altesses russes.
- Notés parmi les plus fervents : Glairin, Sara-sate, Lalo, Pailleron, Toulmouche, Lebrasseur, Gervex, Ricard, Berr, Zatorian, duc de Fernan-Nunez, marquis de la Mina, Mmes Laure Hey-mann, Miss Gléry, Brache, Fanny Signoret, Liabaster, Chartier, Depoix, etc.
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- GRANDE FÊTE DE NIAIT
- LE VENDREDI 2 AOUT
- EN L’HONNEUR DE
- S. M. le Schah de Perse
- Embrasement continu de la Tour Eiffel Jeu de toutes les fontaines lumineuses ILLUMINATION COMPLÈTE DU TROCADÉRO
- Prix d’entrée à la Fête de Nutt
- à partir de 5 h. du soir
- DIX TICKETS DE TJ3XT Fr.
- Paris, le 22 juillet 1889.
- Le Commissaire général des Fêtes, A. Alphand.
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- La visite du jury de la classe 20 (céramique) a donné lieu à un incident dont nous résumons ci-dessous les termes.
- Le jury de la classe 20, qui ouvrit ses travaux le 14 juin, ayant notifié à M. Berger son désir de procéder à l’examen de l’exposition faite par la manufacture de Sèvres, fixant d’ores et déjà sa visite au 12 juillet, une lettre du directeur de l’exploitation, en date du 6 juillet, avisait le jury d’une décision prise par le ministre de l’instruction publique et des beaux-arts par laquelle celui-ci mettait hors concours la manufacture de Sèvres et la manufacture de mosaïque, ainsi que celles des Gobelins et de Beauvais.
- En réponse à cet avis, une lettre fut rédigée
- et envoyée à M. Berger. Ce document, après avoir exprimé l’étonnement des jurés de la décision qui venait d’être prise, « décision contraire à tous les précédents, » y indiquait l’impossibilité pour le jury de renoncer à visiter les travaux des deux manufactures dépendant de la classe 20. Cet examen devait, en effet, fournir au jury un point de comparaison entre les meilleurs produits français et étrangers, et il était nécessaire que les progrès réalisés fussent signalés dans les rapports des jurés.
- Après diverses démarches qu’il serait trop long de mentionner, M. Fallières, ministre des beaux-arts, s’entretenait de la question avec M. Larroumet, directeur des beaux-arts, et il ne tardait pas à répondre que la manufacture de Sèvres avait toujours été mise hors concours dans les expositions précédentes. L’idée du ministre était qu’il ne fallait pas mettre en concurrence nos manufactures nationales avec les expositions privées.
- Le président du jury a été chargé de présenter à ce sujet ses observations au jury Gu groupe. Dans la première séance de ce jury, une lettre sera donc lue relatant les faits.
- Les observations qu’elle portera souligneront trois points principaux à l’encontre de la décision du ministre: les précédents (en 1878,1a manufacture de Sèvres a eu un grand prix), la contravention au règlement de l’Exposition ; enfin, elle indiquera que cette décision est contraire à la mission même des manufactures.
- Le jury de la tapisserie se propose, paraît-il, de protester de la même façon que le jury de la céramique en ce qui concerne les expositions des manufactures des Gobelins et de Beauvais. ----------------——-------------------
- l’Explosion de la Galerie des Machines
- Nous complétons les renseignements donnés dans notre numéro d’hier.
- Ce n’est pas une machine à vapeur qui a fait explosion, ainsi que le racontent quelquesjour-naux, mais bien la pompe à ammoniaque d’une machine à produire de l’air froid, et c’est du gaz ammoniac et non de la vapeur qui s'est échappé à grand bruit de l’appareil immédiatement après la détonation.
- Aucun accident de personne n’est à regretter, il faut s’en féliciter, car si une autre partie de la pompe que la calotte supérieure avait cédé, les débris de fer et de fonte au lieu d’être projetés verticalement auraient suivi diverses directions et produit autant de ravages que pourrait en faire un obus de gros calibre.
- L’explosion semble devoir être attribuée à un défaut d’entente entre le mécanicien chargé de conduire la machine qui distribue la torce motrice dans une partie de la galerie et celui qui fait fonctionner la machine frigorifique.
- Ge dernier qui, à un arrêt de la machine motrice, avait dû fermer le robinet desapompe, ne l’aurait pas ouvert en temps opportun lors de la remise en marche du moteur, et cela, dit-il, faute d’avis préalable.
- Gette fausse manœuvre dont nous n’avons pas à rechercher la responsabilité a été cause de l’accident.
- La pompe fonctionnant et comprimant le gaz ammoniac alors que le robinet était fermé, le gaz ne pouvait circuler ni aller se détendre (la détente a pour effet la production du froid) pour revenir ensuite se faire comprimer à nouveau, et la pression augmentait sans cesse. Or, comme le gaz ammoniac se détend considérablement à la chaleur alors que la compression développe une très haute température et que ces effets augmentent d’intensité sous l’influence d’actions réciproques, il est arrivé un moment où l’extension du gaz a été si puissante qu’elle a brisé son enveloppe. G’est, nous l’avons dit, la calotte supérieure qui a cédé. Les débris sont retombés fort heureusement presque au pied de l’appareil, dans la fosse du volant de la machine, ce qui explique pourquoi personne n’a été blessé.
- Gomme dans tout accident, même le plus tragique, il y a un côté comique, celui-ci a eu sa note gaie. Le gaz ammoniac, dont chacun connaît les effets, était à ce point répandu dans l’atmosphère, près du lieu de l’accident, que ceux qui se sont courageusement approchés pour porter les premiers secours ont été saisis
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- à la gorge et aux yeux avec une telle acuité, qu’ils ont dù précipitamment battre en retraite. Tous ces héros avaient été subitement transformés en pleurnicheurs et même en affolés. Cela a même déterminé un commencement de panique dans la foule. Mais le calme s’est bientôt rétabli et la Galerie des Machines a repris son aspect accoutumé.
- De cet accident, qui aurait pu avoir des conséquences graves, mais qui fort heureusement n’a produit que quelques dégâts matériels, un enseignement est à retirer. Il est à espérer que la leçon profitera, et que désormais toutes mesures seront prises pour éloigner de l’enceinte de l’Exposition l’apparence même d’un danger.
- A. S.
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- NOUVELLES DE L’EXPOSITION
- M. Carnot fera aujourd’hui, à deux heures de l’après-midi, une nouvelle visite à l’Exposition. Il verra successivement le pavillon des tabacs, le pavillon norvégien et la section française de la galerie des Machines.
- Le roi de Grèce s’est rendu hier matin, à neuf heures, à l’Exposition, accompagné du commandant Cordier; sa visite s’est terminée à onze heures.
- Le comte de Flandre, frère du roi des Belges, a également visité l’Exposition dans la matinée d’hier. Il est arrivé à neuf heures et demie, et a été reçu à la porte Rapp par M. Berger. Il a parcouru en détail la section belge, dont les honneurs lui ont été faits par le commissaire général, M. Carlier.
- Le congrès colonial tiendra sa séance d’ouverture le mardi 80 juillet, à dix heures du matin, au palais du Trocadéro.
- RHUM DE L'ÉTOILE Recommandé
- Exposition d’Haïti (porte Suffren)
- BARBARGOURT & Cie, Port-au-Prince
- PLUSIEURS MÉDAILLES
- S’adresser, pour renseignements, 29, rue de Naples
- Sous ce titre, nous ferons paraître une série d’articles, ayant pour but d’indiquer la meilleure manière de voir l’Exposition universelle, en signalant avec la plus grande indépendance les diverses industries et les différentes attractions méritant d’attirer d’une manière particulière les visiteurs de cette magnifique Exposition dont le succès dépasse toutes les prévisions.
- Nous nous adressons aujourd’hui aux personnes qui vont pour la première fois à ces grandes assises internationales et leur indiquerons un itinéraire leur permettant de se rendre compte rapidement de l’ensemble de l’Exposition, que nous continuerons après à visiter jour par jour et dans tous ses détails.
- Entrer à dix heures du matin par la porte de la Concorde au quai d’Orsay et suivre la grande voie centrale qui divise l’Esplanade des Invalides en partant du quai, pour aboutir en face de la grille des Invalides. L’Esplanade renferme l’exposition coloniale, le Panorama du Tout-Paris, côté gauche,
- et, de l’autre, les expositions de la Société française d e secours aux blessés, de l’économie sociale, un restaurant populaire où les portions sont aux prix modiques de 5 et 10 centimes, les palais des eaux minérales, de l’Hygiène, de l’Habitation et du Ministère de la guerre.
- Le panorama de Tout-Paris n’a de l’intérêt que pour les Parisiens, car il présente des célébrités parisiennes, littéraires, politiques, scientifiques et artistiques, et plus souvent des célébrités de mauvais aloi; beaucoup d’illustrations sont absentes.
- Le palais du ministère de la guerre, qui contient tous les modèles d’ornement, les ballons en usage pour le service de l’armée, le matériel de campagne, une exposition rétrospective des plus intéressantes et les portraits et bustes de nos grands généraux.
- En sortant du palais du ministère de la guerre, jeter un coup d’œil sur l’administration des postes et télégraphes et le palais de la dégustation.
- Prendre ensuite à la gare de la Concorde le train qui conduit au Palais des Machines. Le charmant parcours du chemin de fer Decauville permet de se rendre un compte exact de l’ensemble de l’Exposition qu’on traverse d’un bout à l’autre.
- Après avoir visité le palais des machines, magnifique et hardie construction, sortir par le grand vestibule situé au milieu et qui donne accès dans la galerie de 30 mètres qui conduit au jardin supérieur du Champ de Mars.
- Cette galerie présente un ravissant coup d’œil, tout à la fois imposant, grandiose, élégant et artistique sur chaque côté, il existe sept grands portails servant d’entrées et de sorties aux différentes classes industrielles.
- L’heure du déjeuner, après cette première partie de la promenade, étant arrivée, nous indiquons le restaurant Russe, dirigé par Léon, dont le nom seul suffit à établir la réputation de premier ordre justement méritée par cet établissement où mardi dernier S. M. le roi de Grèce, déjeunait avec M. Ti-rard, le président du Conseil des ministres.
- Après déjeuner, visiter le palais des beaux-arts, les jardins, les alentours de la Tour Eiffel et l’exposition mexicaine dont une des grandes attractions est l’exposition, et la vente des tabacs du Mexique, tabac d’importation nouvelle ayant un très grand succès auprès du public.
- A six heures, faire l’ascension de la Tour Eiffel et revenir dîner à un des restaurants de la première plate-forme, que l’on quitte après avoir assisté au spectacle vraiment féerique des fontaines pour gagner le Grand-Théâtre de l’Exposition (Palais des Enfants), terminant ainsi la soirée en voyant les danses originales et typiques des Gitanas qui viennent d’arriver de Grenade, sous la conduite de leur capitan. Ces danses gitanes sont bien la plus curieuse exhibition exotique qui se soit encore produite sur une scène parisienne; aussi, salle cemble tous les soirs et rendez-vous du Tout-Paris élégant et du Tout-Paris qui s’amuse.
- J. Reney.
- ROUXEL, fi d’Armes, 168, r. Montmartre, Paris. Drcatal.25c.
- LA BOURSE
- Grâce à la meilleure tenue des marchés étrangers, la Bourse paraît disposée à s’animer. Des achats importants, au comptant, ont relevé le 8 0/0 français à 84. La clôture s’est faite à 88 85.
- Encouragée par ce réveil, la spéculation est arrivée à 88 90 après 83 97. Il est évident que les vendeurs à découvert se rachètent pour ne pas être pris au dépourvu.
- L’amélioration s’étend aux fonds étrangers. L’Italien remonte à 92 95. Il a même coté 93 05, mais n’a pu s’y maintenir, car les offres sont toujours abondantes.
- L’Extérieure espagnole est à 71 11/16e. La Banque d’Espagne est sur le point d’obtenir d’un syndicat parisien une avance de 50 millions sur son stock de rente
- £11T101* 11S S cl t) 16
- Hausse du Turc à 16 10. Le Rio-Tinto remonte à 265 62.
- Toutes les valeurs, en général, sont plus fermes.
- Il y. a une exception pour le Canal de Corinthe qui faiblit à 90. On vend pour souscrire des obligations à lots de Panama, car l’émission du 27 juillet s’annonce décidément comme un grand succès.
- La Tour Eiffel est à 867 50.
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- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Yoir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des
- machines au Palais des Machines. — Pont roulant taisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- . De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des républiques américaines. — Représentations de four. Promenoir avec exposition et bars.— Dans la Salle Mauresque : la Belle Fatma et le Concert Tunisien.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, touchant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face delà rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle,, ballots.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de l’avenue de Suffren.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, côié de l’avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses. )
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et diora-mas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face, Czarda hongroise, cuisine exotique; musique de tziganes.
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les yeux du public.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face de la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre, — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- * TROCADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Concert égyptien, rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- • FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan, phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de 9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
- Voir à la Section Anglaise
- Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
- s’enfilant toutes seules, fabriquées par
- W BARTLEET ET SONS
- Vente en gros à Paris : MM, les Fils de F. Charpentier, 36, bd Sébastopol
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L’EXPOSITION
- ojol jours
- (Se munir du Guide illustré de VExposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS-
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket: 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de G millions). — Classe 30, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 00, carrosserie. — Classe 40, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. - - Classe 43, chasse et pèche. — Classe .45, produits chimiques. —Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines. Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes «Part. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. -- Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22,. papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. —- Classe 18, ouvrages du tapissier. —-Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verre-'rie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique, — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2% partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver- par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamoiie-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une Idée d'ensemble de la galerie.
- Visiter Iss classas du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57. confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 03, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côlë de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord,broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Caii, céramique, palais des Machines, restaurant Du val, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de Va,venue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, _ Egypte,_ Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la séct-ion française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du môme côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier . étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salies latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères). - '
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier de l’extrémité du palais, côté de la Seine ;voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis.; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wôge; suivante, Suède ; trois suivantes, .Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côtéde l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique ; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de Renseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Balais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir J a fontaine, monumentale Goutan, avec les .jets d’eaux qui aont éclairés le soir à.la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur,, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir les quelques constructions placées à droite'et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE .
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue dé Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée ; galerie côté "de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises <Fs Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- Eri face, côté de l’avenue dè Suffren,près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arls libéraux.
- Au centre de l’édifice, aërostatinn. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. —Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna,. ou par le chemin de fer Decau ville.
- Visiter les constructions de la rue de ITlabilation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines éiévatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les j galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides. .
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ; ' ’ ESPLANADE'
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies,- palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadèro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadèro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville. et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadèro affectées à l'exposition, d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l'anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadèro par l’ascenseur Edoux. Beau,panorama de Paris , ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadèro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- (Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètr ;s
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe.. Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux, derrière le pavillon du Chili.
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Dimanche 28 Juillet 1889
- 2* Série. — N° 74.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Réclames.......................... — 5 »
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M Seymour Wade, Blomfield Jlouse, London- Il ail.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Discours de M. Meissonier. — Échos. — M. Carnot à l’Exposition. — Le Banquet des Maires. — Chroniquetto. — Le Concours des Animaux reproducteurs (suite). —La Bourse.— Les ascensions à la Ti ur. — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et réclames.
- GALERIE DE TRENTE MÈTRES, PORTE D’ENTRÉE DE LA CLASSE 26 (horlogerie)
- CHRONIQUE
- M. Alphand continue à préparer des miracles, il avait fait danser 30,000 personnes au palais de l’Industrie; il va faire dîner 16,000 maires dans le même local.
- Il y a quelques jours, pour organiser ce banquet-monstre, il a mandé dans son cabinet M. Lasson, directeur de la maison Pôtel et Chabot,
- qui s’est chargé seul de l’organisation de ces agapes : on se rappelle avec quel succès il avait déjà installé les maires dans les galeries encore inoccupées d’un des palais du Champ de Mars, et avec quelle ponctualité il les avait fait dîner, grâce à un service merveilleusement distribué.
- Mais, lors de ce premier banquet, il ne s’agissait que de faire dîner trois mille maires; aujourd’hui, c’est de seize mille qu’il est question.
- Vous lisez bien : seize mille!
- Il faut remonter aux histoires rabelaisiennes les plus pantagruéliques et aux noces de Ga-maclie pour trouver un faible équivalent de ce dîner inouï.
- M. Alphand compte caser des dîneurs partout : sous la grande nef centrale du Palais de l’Industrie, 5,,500 convives pourront prendre place. Dans les bas-côtés, on pourra dresser 3,500 autres couverts ; enfin, dans chacune des
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- salles du premier étage (et il y en a trente-six)., où sont ordinairement appendus les tableaux du Salon, on pourra mettre, en moyenne, deux cents invités.
- Voici le menu qui leur sera offert :
- DINER DU 18 AOUT 1889 Potage à la Parisienne Truites saumonnées sauce française Filet de bœuf à la gelée Galantine de poularde truffée Dindonneaux nouveaux rôtis Pâté Potel
- Salades printanières Soufflés glacés Gâteaux des lies Gâteaux variés Dessert
- Vins
- Vieux Madère Médoc Pommard Champagne frappé Café et liqueurs
- Ce banquet phénoménal sera le digne pendant des deux bals du Palais de Flndustrie; sauf quelques petites modifications, la décoration splendide que tout Paris a déjà admirée restera la même, et rien que la vue de ces seize mille •dîneurs vaudra la peine qu’on se dérange.
- Mais ce n’est pas tout de faire dîner les maires de province, il fan t songer aux tout petits Parisiens, peu fortunés, qui grillent d’envie de visiter l’Exposition.
- A ce propos, l’Association des Etudiants a organisé parmi ses membres une souscription de tickets d’entrée ; elle s’est inscrite elle-même tpour deux cents tickets et elle a l’intention de 'distribuer ceux qu’on lui enverra d’autre part aux élèves des écoles primaires du cinquième ^arrondissement.
- Voici, relativement à cette souscription, une lettre intéressan te qu’un professeur à la Sorbonne, M. Lavisse vient d’adresser au comité de l’Association :
- Je vous envoie vingt tickets, et une petite histoire qui vous prouvera que l’Association vient d’avoir, une fois encore, une bonne idée.
- Ces jours derniers, une dame allait entrer à l’Exposition par la porte du quai d’Orsay. Un enfant •d’une douzaine d’années, tête nue (et pour cause), les vêtements à demi-usés, s’avança vers elle et lui •dit: « Madame, je vous en prie, faites-moi entrer. » La dame ne prit pas garde à lui tout d’abord. L’enfant insista : « Je suis venu de Montmartre; faites-moi entrer, je vous en prie. » La dame approchait du guichet :
- « Dire, soupira l’enfant, que je ne verrai jamais cela ! » Il avait parlé avec un si gentil accent de sincérité que la dame le regarda. Il avait une bonne petite tète intelligente et franche et toute triste : « Tiens, voilà un ticket » Le gamin saisit le.morceau de papier, le regarde : « Vous me le donnez, madame, vous me le donnez! » Ses yeux brillaient de joie, il avait envie de sauter au cou de sa bienfaitrice. Il se contenta de regarder encore le papier, qu’il embrassa. Il entra après la dame, qu’il se crut par politesse et par reconnaissance obligé d’accompagner, mais il tomba bientôt en arrêt devant un Tonkinois et sa petite voiture. Il aperçut tant de choses que l’envie le prit de courir pour tout voir : « Mudame, dit-il, il faut que j’aille là-bas ! » Et il étendait la main. Là-bas, cela voulait dire : bien loin, partout, à travers le monde.
- La dame voulut le rappeler. « Mais comment feras-tu quand tu auras faim?— Oh ! cela ne fait rien, madame. » Et le voilà parti si vite, qu’il n’y eut pas moyen de lui donner de quoi dîner. Cette histoire, je la sais de première main, car la dame dont il s’agit est ma femme.
- Il est donc possible que des petits enfants de Paris « ne voient pas cela ». C’est fort triste. Il appartenait aux étudiants de venir en aide à ces petits camarades.
- Votre exemple sera suivi et votre appel entendu.
- La presse ne vous refusera pas son concours à cette œuvre de vraie fraternité.
- Si vous m’en croyez, mes chers amis, faites vous-mêmes la distribution. Partagez-vous en escouades, Qu’il soit bien entendu que vos tickets seront pour les plus pauvres, non pour les forts en orthographe. Ce n’est pas une récompense scolaire que vous donnerez; il y en a bien assez. C’est un plaisir que vous apporterez à des malheureux. Quelle belle et bonne chse si, grâce à vous, il ne se trouve, après la clôture de l’Exposition, aucun enfant qui se dise avec un soupir : « Dire que je n’ai jamais vu cela ! »
- Cette anecdote est vraiment touchante et elle a engagé le comité de l’association des étudiants d’étendre, pendant huit jours, sa distribution de tickets à toutes les écoles communales de Paris et de la banlieue.
- C’est une œuvre méritoire qu’entreprennent là les étudiants, et l’on ne saurait trop les en féliciter.
- Il serait cruel, en effet, de penser que, pendant que l’univers entier passe à l’Exposition, il y aurait, à Paris, de pauvres petits qui seraient privés de ce grand spectacle : il faut qu’il entre par tous les veux de la jeune génération et qu’il leur aille au plus profond de l’esprit et du cœur.
- De la sorte, dès leurs premières années, ils auront eu l’impression vive et ineffaçable de la grandeur, de la puissance et de la richesse de notre beau pays, de notre France immortelle !
- Ces tickets-là, semés à bon escient dans ce terrain si fécond de l’enfance, seront de la graine de petits patriotes, de petits Français, fiers de leur pays et prêts à le défendre en toute occa-
- DISCOURS DE 1. IEISS0N1ER
- Voici le texte de l’important discours prononcé jeudi, par M. Meissonier, à l’ouverture du Congrès de la propriété artistique à l’Ecole des Beaux-Arts :
- Messieurs,
- Je vous salue et je le fais avec joie, avec reconnaissance, car vous êtes venus à notre appel pour traiter de cette question de la propriété artistique qui devient de jour en jour d’une importance telle pour les artistes qu’elle est presque pour eux la question capitale. Si vos délibérations peuvent servir de base à une loi, qu’ils ne cessent de réclamer, • qui les défendra contre un pillage éhonté, contre la possibilité de l’avilissement de leurs œuvres, vous leur rendrez un si grand service que tous ceux qui auront participé à ce congrès en seront fiers et auront droit à leur reconnaissance.
- 11 y a onze ans, en 1878, dans le premier Congrès de la propriété artistique que j’avais l’honneur de présider, toutes les questions touchant à cet intérêt vital des artistes, leur droit presque sacré d’être seuls maîtres de la reproduction de. leurs œuvres ont été traitées et résolues ; mais si grands qu’aient été les efforts de ceux auxquels le Congrès donnait mission de travailler pour que nos résolutions ne fussent des vœux stériles, ils n’ont pu réussir, avec l’aide pourtant d’un ministre tout dévoué à leurs intérêts, qu’à élaborer un projet de loi et à le faire représenter à la Chambre. A ce moment cependant ils ont pu croire que leurs efforts allaient être couronnés de succès par le vote de cette loi; mais, hélas ! la Chambre s’est dissoute et tout s’en est allé en fumée.
- Tout est donc à recommencer aujourd’hui, messieurs,, et notre but est en 89 le même qu’en 78.
- Est-ce à dire, cependant, que pour n’avoir pas obtenu alors la loi que nous attendions, nous n’ayons pas fait un pas en avant? . Non, bien loin de là, si beaucoup de pays s’en sont occupés et ont légiféré (tout à l’heure, M. Huard, l’éminent secré-, taire-général du comité d’organisation vous résumera quel est, en cette matière, l’état actuel de leur législation) dans notre France l’opinion, s’est formée et se prononce dans le sens que nous désirons, le seul vrai, le seul équitable : la reconnaissance du droit absolu de l’artiste en ce qui concerne la reproduction de ses œuvres, droit qu’il ne quitte que par un acte de sa volonté et pour lequel il n’est jamais obligé de stipuler de réserve.
- Voici ce que disait le projet de loi présenté à la Chambre en 1879, au nom du président de la République, parle ministre de l’instruction publique et des beaux-arts :
- . Article premier. — La propriété artistique consiste dans le droit exclusif de reproduction, d’exécution, de représentation. Nul ne peut reproduire, exécuter ou représenter l’œuvre de l’artiste; en totalité ou en partie, sans son consentement, quelles que soient la nature et l’importance de l’œuvre, et quel que soit le mode de reproduction, d’exécution ou de représentation.
- Art. 2. — Le droit de reproduction, d’exécution ou de représentation, appartient à l’artiste pendant sa vie, et pendant cinquante années à partir du jour de son décès, à son conjoint survivant et à ses héritiers et ayants droit.
- Art. 3. — A moins de stipulations contraires,
- « l’aliénation d’une œuvre appartenant aux arts du dessin n’entraîne pas par elle-même l’aliénation clu droit de reproduction. «
- Art. 4. — « L’aliénation du droit de publication n’entraîne pas par elle-même l’aliénation du droit d’exécution, de représentation et réciproquement. »
- Je me borne à citer ces quatre articles, ce.sont les seuls vraiment importants, parce qu’ils consacrent le droit absolu, inaliénable que conserve toujours l’artiste : celui de reproduire ou de faire reproduire son œuvre. Us prouvent clairement que ce droit, le seul que nous prétendions avoir, nous ne sommes pas tenus de le réserver.
- Je viens de vous rappeler cette solution de la première question posée dans le Congrès de 1878, parce que nous vous la représentons aujourd’hui, identiquement la même sous cette forme :
- Quelle est la nature du droit de l’artiste, sur son œuvre, soit qu’il s’agisse du peintre, du sculpteur, de l’architecte, du graveur, du musicien ou du compositeur de musique ?
- Vous allez avoir à la discuter, vous verrez si vous voulez la résoudre dans le même sens ou dans un autre. Mais, permettez-moi de vous le demander au nom de mes chers confrères, dont je suis bien sûr d’être le fidèle interprète : résolvez-la comme elle l’a été en 1878.
- Voulez-vous que je vous dise pourquoi nous y tenons tant, pourquoi nous la regardons, cette solution, comme notre sauvegarde, notre véritable palladium ; c’est tout simplement parce qu’ayant un droit elle ne nous oblige pas à faire un acte pour le conserver, comme le veut la jurisprudence actuelle.
- Cela paraît bien peu de chose de faire cet acte, de stipuler authentiquement cette réserve et l’on nous dit : pourquoi ne le faites-vous pas, les autres le font bien? c’est bien facile! Eh bien non ! ce n’est pas facile, ce l’est si peu que c’est même impossible !
- Si nous nous tenons dans ce noble milieu des artistes qui font leur œuvre pour le bonheur de la faire, avec l’amour de leur art et aussi avec la pensée qu’ils ajouteront peut-être quelque chose au domaine intellectuel, et des hommes désintéressés qui. consacrent leurs fortunes à l’acquisition de ces œuvres qu’ils aiment et admirent, avec ceux-là nous ne pouvons demander de faire un contrat, et ici permettez-moi de rappeler ce que je disais il y a onze ans : « Cela ne s’est jamais fait'et ne nous demandez pas de changer des habitudes qui nous honorent, ainsi que les amateqrs ; nous ne le pour-• rions ni les uns ni les autres. Entre eux et nous laissez subsister ce sentiment délicat qui fait qu’en achetant l’œuvre, ils ne nous, laissent pas voir le marché. »
- Ceci était dit, pensant à ceux qu’on appelle maîtres et aux amateurs qui regardent leur galerie comme leur gloire; puis, songeant à ceux d’entre nous dont les commencements sont difficiles, j’ajoutais :
- « Ne demandez donc pas ce contrat. Si c’est chose impossible pour ceux qui ont le rare bonheur de voir leurs œuvres recherchées, combien ce l’est plus encore pour ceux qui, plus jeunes et moins heureux ne sont pas toujour sûrs de recueillir le fruit de leur travail Quand l’amateur entre chez eux, mais c’est la Providence ! cette Providence est peut-être un hasard, un caprice, c’est l’occasion, il faut la saisir, elle pourrait s’envoler en allant chez le notaire, même pendant que le pauvre artiste présenterait la plume et le papier. »
- Voilà mes paroles d’autrefois et si je les répète, c’est que vraiment je n’en puis trouver d’autres, faisant mieux ressortir l’impossibilité de faire un acte dans certaines conditions, dans celles surtout qui sont les plus honorables pour l’art.
- Quand il ne s’agira que d’un but spéculatif, tout sera facile, c’est évident; l’acheteur et le vendeur font un marché, ils sont, comme on dit : à deux de jeu, ils font leurs conditions au mieux de leurs intérêts réciproques ; certaines délicatesses, mille fois plus puissantes qu’on ne le croit, n’ont pas à intervenir. Que la probité seule préside.à l’affaire et tout sera bien.
- J’ai peut-être été long, excusez-moi, messieurs, et cependant je me suis bien gardé d’aborder d’autres questions, qui sont du domaine juridique, je les laisse à d’autres plus experts que moi; j’ai seulement voulu vous parler de celle qui pour nous est vraiment la question mère, celle qui consacre sans réserve nos droits sur la reproduction, les droits que nous réclamions avec justice.
- N’est-ce pas assez pour le propriétaire de l’objet
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- même, tableau ou statue, d’en avoir la possession souveraine, de pouvoir le montrer, et si c’estun homme indigne, le cacher, l’anéantir à sa fantaisie sans qu’aucune juridiction puisse intervenir, si ce n’est sa condamnation de l’opinion publique? faut-il encore qu’il possède le droit de faire de cette œuvre, qui contient toute notre âme, des reproductions déplorables, déshonorantes, qu’il puisse même consacrer ces reproductions à je ne sais quel usage ? ici je ne fais pas de fantaisie : ne voulait-on pas tout dernièrement se servir d’un de mes dessins pour la marque de fabrique et l’enseigne de je ne sais quelle liqueur. Eh bien il faut, pour nos intérêts, pour notre honneur, que cela ne puisse avoir lieu. Comment ! parce que, légitimes possesseurs d’un droit, nous n’avons y)as cru devoir le déclarer par écrit, nous pourrions être pillés et défigurés! Ce serait monstrueux ! Faites, messieurs, il en est grand temps, que la loi stipule qu’un contrat est nécessaire à l’acquéreur de l’œuvre d’art pour avoir le droit de la reproduire. Nous cesserons d’être inquiets, dénaturés/volés môme, et comme cela, messieurs, et comme je l’ai dit au commencement, ce sera un honneur pour le grand Congrès d’avoir contribué à donner enfin aux artistes cette sécurité dont ils ont tant besoin. Us seront heureux et reconnaissants quand ils diront que c’est à vos travaux qu’ils la doivent.
- Est-il besoin de dire que cet éloquent plaidoyer en faveur de la propriété artistique est très applaudi. Aussitôt après, M. Meissonier donne la parole au secrétaire général, M. Iiuard, qui expose le programme des travaux du Congrès, M. Huard rappelle tout d’abord que, parmi les questions qui figurent au programme, se trouve un grand nombre de celles qui ont été déjà résolues par le Congrès de 1878. Il propose de les affirmer de nouveau énergiquement, il fait observer à ce sujet qu’à la suite dudit Congrès, neuf lois nouvelles ont été promulguées dans différents pays :
- Espagne. — 10 janvier 1879.
- Pays-Bas. — 28 juin 1881.
- Italie. — 18 mai 1882.
- Suisse. — 23 avril 1883.
- Hongrie. — 26 avril 1884.
- Belgique. — 22 mars 1886.
- Portugal. — 1er juillet 1887.
- Tunisie. — Janvier 1889.
- Principauté de Monaco. — Mars 1889.
- En dehors des différentes questions résolues par le Congrès de 1878, il s’en présente de nouvelles. Ce sont les suivantes :
- 1° Y a-t-il lieu de régler la propriété des œuvres posthumes ?
- 2° Quelles sont les modifications à apporter aux traités internationaux et notamment à la convention internationale de Berne en 1886, en ce qui concerne la propriété artistique ?
- 3° Quelles pourraient être les mesures à prendre à l’égard des pays qui n’ont pas encore de traités internationaux en matière de propriété artistique ?
- 4° Y a-t-il lieu d’établir, dans les différents Etats, une législation uniforme relativement au droit des auteurs ?
- 5° Est-il utile de fonder une association artistique internationale ouverte aux sociétés artistiques et aux artistes de tous les pays ? quelles en pourraient être les bases?
- M. Huard propose, au nom de la commission d’organisation, de discuter avec soin toutes ces questions et de les résoudre au mieux, c’est-à-dire dans l’intérêt de tous.
- Auparavant, M. Meissonier sollicite la nomination d’un bureau définitif; mais à la demande de M. Mack les pouvoirs du bureau actuel sont confirmés. Toutefois, il est procédé à l’adjonction de trois membres étrangers comme présidents d’honneur.
- Voici les noms de ces membres :
- Belgique : MM. J. de Borghrave, Goffîn, Victor Jaulet.
- Principauté de Monaco : M. de Rolland.
- Grèce : M. Pandia Raki.
- Mexique : MM. Alfredo Rablet, Jésus Contreras.
- Roumanie : M. Grant.
- En terminant, M.Romberg, ancien directeur des beaux arts de Belgique, lequel est égalœ ment nommé président d’honneur, a rappelé que la Belgique a donné, en 1858, les premières lois sur la propriété artistique.
- DERNIÈRE HEURE
- Le roi de Grèce a quitté Paris hier à quatre heures par la gare du Nord viû Calais.
- Les dépêches reçues la veille présentant l’état de santé de son beau-père, le grand-duc Constantin, comme inquiétant, il avait eu un instant l’idée de différer son départ pour l’Angleterre, mais hier matin, des nouvelles plus rassurantes lui étant parvenues, il a résolu de partir.
- Avant de quitter Paris, le roi George a fait déposer sa carte chez le ministre des affaires étrangères et a reçu M. le colonel Lichtenstein, qui est venu le saluer au nom du président de la République.
- A Calais, le roi de Grèce s’est embarqué sur un paquebot spécial Empress qui l’a conduit à Douvres.
- Son frère, le prince royal de Danemark, qui, comme lui, va assister au mariage de la princesse Louise avec le comte Fife, l’avait précédé de quelques heures en Angleterre.
- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 84,889.
- A la Tour
- Yoici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage................. 4.542
- Du 1er au 2me............. 2.843
- 2me étage directement. ... 1.071
- Du 2e étage au sommet... 2.873
- En tout............. 11.329
- Une Conférence
- Samedi, à quatre heures, M. le Dr H. Poupon donnera au pavillon de l’Union des Femmes de France, à l’esplanade des Invalides, une conférence sur le But et l’organisation de l’Union des Femmes de France et son rôle en temps de guerre.
- Les Congrès
- Les travaux du congrès de la propriété artistique auront lieu dans l’ordre suivant :
- 26 juillet (vendredi), 3 heures, travail de commissions;
- 27 (samedi), 3 heures, séance publique;
- 29 (lundi), 3heures, travail de commission ;
- 30 (mardi), 3 heures, séance publique;
- 31 (mercredi), 3 heures, séance publique.
- Le congrès de chimie tiendra le lundi 29 juillet, à huit heures et demie du soir, sa séance d’ouverture au conservatoire des Arts et Métiers.
- Le congrès des traditions populaires tiendra, à deux heures et demie, le lundi 29 juillet, au Troca-déro, sa séance d’ouverture.
- Le congrès pour l’étude des questions relatives à l’alcoolisme, tiendra sa séance d’ouverture, le lundi 29 juillet, à 8 heures du matin, à la Société d’horticulture, 84, rue de Grenelle.
- Les cendres de Carnot et de La Tour d’Auvergne
- M. Poubelle, préfet de la Seine, ne partira pas avant dimanche pour Berlin et Magdebourg, où il doit aller chercher, le 1er août, les cendres de Carnot.
- D’autre part, M. Georges Graux, préfet du Doubs, qui se rend en Bavière pour y chercher les restes de La Tour d’Auvergne, est venu prendre des instructions à Paris hier jeudi. Il est reparti dans la soirée par l’Orient-Express pour aller directement à Munich,
- Les têtes tlu palais de l’Industrie
- Nous avions, avec quelques confrères, demandé que le prix d’entrée aux fêtes données au palais de l’Industrie soit acquitté au moyen de tickets de l’Exposition, en s’appuyant sur cette raison que ces fêtes sont payées par les souscripteurs du capital de garantie de l’Exposition universelle.
- Il paraît que-nous nous étions trompés.
- Les dépenses occasionnées par les fêtes payantes qui seront données au palais de Plndustrie sont imputées sur le crédit de deux millions voté par le
- Parlement et la ville de Paris pour la célébration du Centenaire de 1789.
- Cette somme de deux millions n’a aucun rapport' avec les recettes et les dépenses de l’Exposition.
- C’est dans le but de donner aux fêtes du Centenaire Un éclat que ne permettrait pas de leur donner la somme qui leur est affectée qu’un prix d’entrée à certaines de ces fêtes a été établi.
- Il est donc nécessaire que le montant de ces entrées soit recouvré en argent et non en tickets.
- La Cantate de l’Exposition
- Jeudi après-midi, a eu lieu au Conservatoire, sous la présidence de M. Ambroise Thomas, la réunion des membres de la commission des auditions musicales (section I). Cette réunion a été provoquée par un incident soulevé au sujet de la cantate de l’Exposition.
- M. Gabriel Vicaire avait été désigné comme le-lauréat du concours ouvert pour cette cantate. M. Gounod devait en écrire la musique; il s’est récusé au dernier moment, et M. Gabriel Vicaire a été laissé seul avec sa cantate, sans musicien...
- La commission a discuté les mesures à prendre pour donner une solution à cette affaire.
- Les ambassadeurs annamites
- Jeudi matin, ils ont visité Mazas et la Santé.
- Notre organisation pénitentiaire les a vivement intéressés.
- Le prince royal annamite a suivi avec beaucoup d’attention toutes les explications qui lui ont été fournies. C’est, du reste, un des hommes les plus remarquables de notre époque. Il écrit actuellement, en vers chinois, ses impressions de voyage, qu’il a l’intention de publier dès son retour à Hué. Cet ouvrage sera dédié à l’empereur de Chine.
- Des taureaux partout
- La Plaza de Toros du bois de Boulogne doit être inaugurée dans quelques jours : on parle d’une véritable solennité, à laquelle assisteront l’ex-reine d’Espagne Isabelle, le shah de Perse et le président de la République.
- Les travaux, poussés avec une activité extrême, touchent à leur- fin, tant pour les arènes proprement dites que pour les annexes et, avant peu, Paris sera doté d’un magnifique monument de plus..
- Invasion anglaise
- On télégraphie de Calais que 1,300 personnes ont débarqué jeudi, dans cette ville, se rendant à l’Exposition.
- Etudiants hongrois
- Les étudiants de Budapesth ne pouvaient rester sourds à l’appel généreux lancé par les étudiants de Paris à la jeunesse universitaire de tous les pays.
- A Budapesth, aussitôt reçu le manifeste de Paris,, les étudiants des diverses Facultés se sont réunis et ont nommé une délégation.
- D’autre part, l’Université de Kalozsvar, la deuxième ville universitaire de Hongrie, vient de procéder à la nomination d’un certain nombre de délégués.
- La jeunesse hongroise sera donc brillamment représentée à Paris au congrès international des étudiants.
- Tailleur récalcitrant
- Un tailleur, nommé Cottinot, qui était entré à l’Exposition avec des paquets contenant des articles concernant son métier, sans qu’on lui fasse de difficultés, croyait pouvoir les sortir de la même façon,, mais il comptait sans le règlement qui interdit de sortir aucun paquet, sans une autorisation écrite-émanant des bureaux de l’administration.
- Un gardien de la paix lui en ayant fait poliment l’observation, il prit la chose de haut. Il menaça et injuria l’agent, qui l’emmena de force au bureau de M. Guénin, commissaire de police.
- Procès-verbal a été dressé contre lui pour injures envers un des agents de l’autorité dans l’exercice-de ses fonctions, et pour tentative d’infraction au règlement.
- Il n’a pas été envoyé au dépôt parce qu’il a pu justifier d’un domicile à Paris.
- Un incident de la visite du Président
- Hier, au moment où M, Carnot sortait du pavillon norvégien, Mlle B..., artiste lyrique, et sa mère, très-élégamment mises, se sont mises à crier : Yive Boulanger ! Yive le roi !
- Les gardiens de la paix leur ayant fait remarquer l’inconvenance de ces vivats, ces dames les ont alors invectivés grossièrement en leur disant : Sales sergots ! sale police !
- Là-dessus, les agents les ont emmenées au bureau
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- de M. Clément, commissaire de police de l’Exposition, qui leur a dressé procès-verbal pour cris séditieux et injures envers les agents de l’autorité dans l’exercice de leurs fonctions et qui, vu leur arrogance, les a envoyées se calmer au dépôt.
- A
- André, un petit garçon de cinq ans, se promène avec son papa', dans le vestibule où se trouve la reproduction en chocolat, grandeur nature, de la statue de la Vénus de Milo.
- Le dialogue suivant s’engage alors entre papa et bébé :
- — On peut en manger de la statue, dis p’tit père ?
- — Non, mon chéri, car si tout le monde en mangeait, il n’en resterait bientôt plus.
- — Mais si on peut en manger,pisqu’elle a déjà pus de bras.
- Le corps de M. d’Andreef a été transporté hier matin, de Saint-Germain-en-Laye et déposé à l’église russe, à deux heures de l’après-midi.
- On attend l’arrivée de la famille qui vient de Russie. On .fixera alors le jour des obsèques. ---------------------+------------------------
- M. CARNOT A L’EXPOSITION .
- M. le président de la République a visité hier pour la deuxième fois la galerie des Machines. Arrivé à deux heures au Champ de Mars par la porte du pont de l’Alma, il a été reçu par M. Berger, directeur de l’Exposition. M. Carnot était accompagné du commandant Chamoin.
- Avant de descendre au Dôme central, M. le président de la République a visité rapidement le pavillon du ministère des finances dans lequel se trouve exposée la fabrication des tabacs. Fort curieuse petite salle du reste, avec ses reproductions de nos grandes manufactures de Dijon, Châteauroux, Marmande, Morlaix, etc. Toujours entourée de curieux, l’installation du centre où une demi-douzaine d’ouvrières empaquettent le « scaferlati ». Ce que l’on regarde dans les vitrines les cigares à 5 francs !
- De l’exposition des tabacs, M. Carnot s’est rendu au pavillon norvégien, où l’attendaient les chanteurs dont nous parlons plus loin, et qui rivalisent de talent et d’originalité avec les chanteurs finlandais que nous avons tant fêtés. Le « Chant à la Norvège », qu’ils ont exécuté magistralement, leur a valu une marque précieuse de sympathie de la part de M. Carnot, qui, en les félicitant, a manifesté son désir de voir ce morceau inscrit au répertoire de la garde républicaine.
- Une visite à l’isba russe, où M. Carnot se voit offrir, suivant la coutume populaire, le pain et le sel, et le cortège se rend à l’exposition de Sèvres et à celle des Gobelins, installées toutes deux sous le Dôme central. M. Carnot, reçu par MM. Deck et Gerspach, a longuement examiné les cartons qui sont destinés à la décoration du salon d’Apollon à l’Elysée. Il a accepté de M. Gerspach, pour Mme Carnot, une tête en tapisserie, exécutée par une élève de deuxième année de la manufacture nationale.
- Après avoir traversé la céramique, M. le président de la République arrive enfin à la galerie des Machines, principal but de sa visite. Il doit parcourir, en effet, tout l’immense quadrilatère qui, du côté de l’avenue de la Bourdonnais, renferme les expositions des classes 56 et 58, en particulier le matériel d’imprimerie, l’exploitation des mines et l’exposition métallurgique.
- Ces deux dernières sont particulièrement intéressantes. L’exposition des mines, celle des houillères surtout, est des plus grandioses. Reproductions des exploitations elles-mêmes, des puits et des galeries au moyen de réductions admirablement réussies ; nous avons admiré cela depuis l’ouverture de l’Exposition universelle. Devant chaque compartiment, chaque mine, le personnel des ingénieurs attend le [
- président de la République — un camarade pour beaucoup d’entre eux. Aussi la visite se prolonge-t-elle; chaque exposition, chaque ma-' chine arrête et intéresse M. Carnot.
- Notons, parmi tant d’autres remarquables, l’exposition de MM. A.-L. Taverdon et Charles Taverdon, qui contient des machines-outils pour le travail des roches et des métaux, un nouveau procédé de fabrication de pièces mécaniques, un système de canalisation applicable à la ventilation de la force motrice et l’éclairage électrique, un moteur torpille, etc. Mais nous reviendrons, d’une façon détaillée, sur ces intéressantes inventions.
- Si complet qu’ait été son examen, M. Carnot devra, du reste, encore revenir lundi à la galerie des machines,
- Inutile de dire que sur tout son parcours M. le président de la République a été l’objet des manifestations les plus sympathiques.
- LE BANQUET DES MAIRES
- Notre chroniqueur habituel parle aujourd’hui, dans sa causerie, du banquet des maires. Voici quelques détails supplémentaires :
- La table d’honneur, pour le président de la République, les ministres et autres invités de haute marque, sera placée sur une estrade exhaussée de deux mètres, qui sera dressée en face de la grande porte, sous l’horloge. Cette table sera de cinquante couverts.
- De là, M. Carnot aura le coup d’oeil de la principale salle du festin, qui comprendra environ 6,500 couverts.
- Le nombre des convives pourra s’élever de 16,000 à 20,000 et peut-être à 25,000.
- Il s’agissait de trouver une maison qui assumât la responsabilité de servir, nous ne dirons pas à jour fixe, mais à la même minute, 20,000 potages, 20,000 portions de poularde truffée et le reste à l’avenant. Et le linge de table, et la vaisselle, l’argenterie, le cristal ! Puis, recruter pour le service un personnel de choix qui ne comprendra pas moins de douze cents maîtres d’hôtel ou garçons de service, cent vingt cuisiniers, trois cent cinquante marmitons, et ensuite, pour le dessert, une quarantaine de pâtissiers, personnel appelé à manipuler des montagnes de victuailles.
- Si le Palais ne suffit pas on installera des dîneurs dans les hangars voisins.
- Les musiciens du cabaret roumain ont, il faut en convenir, un singulier costume. Il nous est difficile de nous habituer à ces vestes rondes, blanches et soutachées en noir. Q’ont-ils fait des pans de ce trop court vêtement?
- Parbleu! ils en ont fait des flûtes... de Pan !
- (Il n’est pas de moi).
- La flûte de Pan n’existait plus depuis de longues années que dans l’ornementation, à titre de tradition. Des attributs de musique qui se respectent ne peuvent se passer de flûte de Pan.
- On en voit aussi aux lèvres des bergers pseudo-pyrénéens qui parcourent les rues, suivis de chèvres étiques dont le lait est appelé à rendre des forces aux anémiés. Mais cela ne compte pas comme musique.
- Les musiciens du cabaret roumain sont excellents.... lorsqu’ils exécutent des morceaux qui vont à leur tempérament et qui peuvent exprimer les instruments dont se compose leur or-
- chestre. Airs nationaux, valses, tzardas, etc., c’est parfait.
- Mais, pour Dieu, qu’ils n’abordent pas les opéras. J’ai entendu écorcher par eux cette pauvre Lucie. Non! la flûte de Pan donne à ce malheureux Edgard et à sa"touchante fiancée des façons de piferares qui vous choquent. Les Roumains ont joué cela à contre-temps, hors de tout rythme et de toutes données, à faire fuir les musiciens un tant soit peu sérieux.
- Je leur recommande la « Sagesse des Nations ». Elle leur apprendra à quelles conditions « les vaches sont bien gardées. »
- A
- Puisque je suis au cabaret roumain, j’ai constaté l’absence d’une des jolies Roumaines qui tiennent le bar — et qui ont barre sur les jeunes et vieux beaux qui voltigent autour de leur comptoir.
- Je me suis informé : et l’un des garçons m’a confié qu’elle avait abandonné la limonade pour le huit-ressorts.
- Ce qui prouve que les Roumaines aux yeux d’anthracite sont, comme tout ce que l’on voit dans les galeries.... exposées.... fortement exposées, même.
- Témoin celle qui a pris la clef des boulevards.
- J. Tano.
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- SIMPIÆ OBSERVATION
- Il nous semble que l’administration, voulant offrir au shah de Perse une belle fête, le 2 août, aurait dû mettre l’entrée à cinq tickets, par exemple, pendant la journée, pour éviter la cohue le soir.
- Car, bien que l’entrée soit de dix tickets, à partir de cinq heures, il est évident qu’on viendra en foule avant cinq heures, et il est à craindre que le souverain persan n’ait devant ses yeux toute la soirée que le spectacle d’une immense bousculade.
- CONCOURS D’ANIMAUX REPRODUCTEURS
- (Suite)
- ANIMAUX DE BASSE-COUR
- ÉTRANGERS ET FRANÇAIS
- 23e catégorie, rage de combat. — Coqs : 1er prix, M. Bouchereaux, A.;2e prix, M. Lejeune, J.-J.; 3e prix, M. Lagrange, Etienne; mention honorable, M. Lejeune, déjà nommé; mention honorable, Mme Maillet du Boullay.
- Poules : 1er prix, MM. Voitellier frères; 2e prix, M. Lejeune; 3e prix, le même; mention honorable, M. Bouchereaux, A.; mention honorable, M. Des-peyroux, Jules ; mention honorable, M. Géré, Orner; mention honorable, M. Lejeune, déjà nommé.
- 24e catégorie, rages russes, allemandes, malaises et analogues. — Coqs : mention honorable, M. Lejeune; J.-J.
- Poules : 3e prix, M. Lejeune, J.-J.
- 25e catégorie, rages de Padouis et analogues. — Coqs : 1er prix, M. Pointelet; 2e prix, M. Des-peyroux, Jules; 3e prix, MM. Voitellier frères; 4e prix, M. Lejeune, J.-J.; mention honorable, le même; mention honorable, M. Thouin, Maurice.
- Poules : 1er prix, M. Despeyroux ; 2e prix, M. Lejeune, J.-J.; 3e prix, M. Favez-Verdier ; 4e prix, M. Nys fils, Belgique ; mention honorable. M. G. Charles; mention honorable, le même; mention honorable, M. Debeauvais ; mention honorable, M. Lejeune, J.-J.; mentions honorables, MM. Voitellier frères ; mention honorable, M. Nys fils; mention honorable, Mme Maillet du Boullay ; mention honorable, M. Pointelet.
- 26e Catégorie, Races étrangères diverses
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- AUTRES QUE CELLES DÉSIGNÉES CI-DESSUS. — lre SeC-
- tion, Grandes Races (Leghorn, d’Ancone, Dominique, Plymouth rock, Wyandotte, coucou de Malines, Braiiel, Scotch-Grey, Sultane, Yokohama, etc. — Coqs : 1er prix, MM. Abbot frères ; 2e prix, M. Lejeune, J.-J. ; 3e prix, le même ; 4e prix, Mme Maillet du Boullay; 5e prix, M. Lejeune, J.-J.; mention honorable, Mme Maillet du Bouîlay.
- Poules : 1er prix, M. Lejeune, J.-J. ; 2e prix, MM. Abbot frères; 3e prix, M. Lejeune, J.-J.; 4e prix, M. Pointelet;5e prix, MM. Voitellier frères; mention honorable, M. Lejeune, J.-J.; mention honorable, Mme Maillet du Boullay ; mention honorable, M. Lejeune.
- 2e section (petites races), Bantam. Nègres, Nan-gasaki, etc. — Coqs : 1er prix,, M. Lejeune, J.-J. ; 2e prix, le même; 3e prix, MM. Voitellier frères ; 4e prix, M. Lagrange, Etienne; 5e prix, Mme Maillet du Boullay; mention honorable, M. Pichot, Pierre.
- Poules : 1er prix, M. Lejeune, J.-J.; 2fi prix, Mme Maillet du Boullay; 3e prix, MM. Voitellier frères; 4e prix, les mêmes; 5e prix, M. Lejeune, J.-J., déjà nommé.
- 27e catégorie, dindons. — lre section (variété noire). Mâles : 1er prix, M. Bertrandus; 2e prix, M. Bouchereaux, A.; 3e prix, M. Gagnepain, (Xavier).
- Femelles : 1er prix, MM. Voitellier frères; 2e prix, M. Bertrandus; 3e prix, M. Bouchereaux, A.; 4-e prix, MM. Voitellier frères.
- 2e section (variétés -diverses/ — Mâles .- 1er prix, Mme Goldenberg, Renée; 2e prix, M. Lejeune, J.-J.; 3e prix, M. Lagrange, Etienne; mention honorable, M. Lejeune, J.-J.; mention honorable, Mme deBau-dicour, Pros per.
- Femelles : 1er prix, Mme Goldenberg, Renée; 2e prix, Mme de Baudicour, Prosper; 3e prix, M. Lejeune, J.-J.; 4e prix, le même; mention honorable, M. Pointelet.
- 28e catégorie, oies de Toulouse. — Mâles : 1er prix, Mme la marquise de Chauvelin.
- Femelles : 1er prix, MM. Voitellier frères; 2e prix, M. Bertrandus ; 3e prix, M. Bouchereaux, A.; 4e prix, MM. Voitellier frères.
- Femelles : 1er prix, MM. Voitellier frères ; 2e prix, M. Gagnepain,Xavier; 3e prix, M. Pointelet; 4e prix, Mme la marquise de Chauvelin; mention honorable, M. Bertrandus; mention honorable, M. Lagrange, Etienne.
- 29e catégorie, oies diverses. — Mâles : 1er prix, VI. Pointelet; 2e prix, Mme Goldenberg, Renée, Alsace; 3e prix, M. Lasseron; mention honorable, MM. Voitellier frères.
- Femelles : Ie! prix.,Mme Goldenberg, Renée, Alsace; 2e prix, M. de Simet, Firmin, Belgique ; 3« prix, M. Lagrange, Etienne; 4e prix, M. Pointelet; mention honorable, VI. Lasseron.
- 30e Catégorie, Canards de Rouen. — Mâles : 1er prix, M. Pointelet ; 2e prix, MM. Voitellier frères; 3e prix, M. Bouchereaux, A. ; mention très honorable, Mme la marquise de Chauvelin ; mention honorable, M. Lejeune, J.-J. ; mention honorable, MM. Voitellier frères.
- Femelles: 1er prix, M. Lejeune, J.-J. ; 2e prix, M. Bertrandus; 3e prix, M. Bouchereaux; 4e prix, Mme la marquise de Chauvelin ; prix supplémentaire, MM. Voitellier, frères; mention honorable, M. Farcy, Charles; mention honorable, M. Loyau’ Pierre; mention honorable, M. Quilbeuf, Gustave.
- 31e catégorie, canards d’aylesbury. — Mâles : 1er prix, M. Lejeune, J.-J.; 2e prix, MM. Voitellier frères.
- Femelles : 1er prix, MM. Voitellier frères ; 2e prix, M. Lejeune, J.-J.; mention honorable, M. Pointelet.
- 32e catégorie, canards du labrador. — Mâles : 1er prix, M. Bouchereaux, A.; 2e prix, M. Lagrange, Etienne; mention honorable, M. Lejeune, J.J.
- Femelles .- Ie1' prix, M. Pointelet; 2e prix, M. Co-quereau, Ch.; mention honorable, M. Lagrange, Etienne; mention honorable, M. Gagnepain,Xavier; mention honorable, le même.
- 33e catégorie, Canards de Pékin. — Mâles: Premier prix, MM. Voitellier • frères : deuxième prix, M. Lejeune, J.-J., deux mentions honorables ; mention honorable, M. Bertrandus; mention honorable Mme Goldenberg, Renée, Alsace.
- Femelles: Premier prix, M. Lejeune, J.-J., deuxième prix, MM. Voitellier frères; M. Lejeune J.-J., trois mentions honorables; mention honorable, V1M. Voitellier frères.
- 34e catégorie, canards divers. — Mâles : Premier prix, MM. Voitellier frères; deuxième prix, M. Bouchereau; mention honorable MM. Voitellier frères; M. Lejeune, J.-J., trois mentions honorables.
- Femelles : 1er prix, MM. Voitellier frères; 2e prix, M. Lejeune, J.-J.; mention honorable, le même; mention honorable, M. Gagnepain, Xavier.
- 35e catégorie, pintades (lots de 1 mâle et 2 femelles). —1er prix, M. Lasseron; 2e prix, M. Lagrange, Etienne; 3e prix, M. Lejeune, J.-J.; mention honorable MM. Voitellier frères; mention honorable, VI. Crignon, H.
- 36e catégorie, pigeons (présentés par couple).— Grosses races comestibles, Romains, Montauban, etc. : 1er prix, VI. Breschet, Jean-Pierre; 2e prix’ MM. Voitèllier frères; prix supplémentaire, M. Leu-det, Léon; prix supplémentaire, MM. Voitellier frères; prix supplémentaire, M. Thomas, Pierre; prix supplémentaire. M. Thersen, Théophile; mention honorable, M. Lagrange, Etienne; deux mentions honorables, MM. Voitellier frères; deux mentions honorables, M. Breschet, Jean-Pierre; deux mentions honorables, M. Leudet, Léon.
- Moyennes races comestibles et d’agrément : 1er prix, M. de Okecki; P prix, MM. Voitellier frères; deux prix supplémentaires, M. Pointelet; prix supplémentaire, M. Courant, J. ; mention honorable, M. Pointelet, déjà nommé; deux mentions honorables, MM. Voitellier frères, déjà nommés; mention honorable, M. Crignon, IL; mention honorable, M. Safray, Armand-Joseph.
- Petites races dites de volières : 1er prix, M. Leudet, Léon; 2e prix, M. de Okecki; sprix supplémentaire, M. Ganier, Alfred; prix supplémentaire, M. Lasseron^ H.; prix supplémentaire, M. Leudet, Léon, déjà nommé; prix supplémentaire, M. Pointelet; prix supplémentaire, M. Vincelet, Félix; prix supplémentaire, MM. Voitellier frès ; deux mentions honorables, M. Lallement, Amédée ; mention honorable, M. Lasseron, H., déjà nommé ; mention honorable, M. Leudet, Léon, déjà nommé; trois mentions honorables, M. Pointelet, déjà nommé; trois mentions honorables, M. Vincelet, Félix, déjà nommé; deux mentions honorables, MM. Voitellier frères, déjà nommés.
- Races voyageuses : 1er prix, M. Lasseron, H.; 2e prix, M. Courant. J.; 3e prix, M. Thumara, Arthur; 4e prix, MV1. Voitellier frères; prix supplémentaire, M. Crignon, PI.; prix supplémentaire, M. Perrollet, A.-T.; prix supplémentaire, M. Stercq, Victor; deux mentions honorables, M. Baudet, Ferdinand; mention honorable, M. Boucher, Antoine; mention honorable, M. Lagrange, Etienne-mention honorable, M. Lasseron, IL., déjà nommé-mention honorable, M. Crignon, H., déjà nommé.
- 37e catégorie, lapins et léporides. (Mâles et femelles adultes concourant isolément.) — Lapins béliers : 1er prix, M. de Okecki; 2e prix, M. Petit. François; 3e prix, M. Lasseron; mention honorable, VI. Petit, François, déjà nommé; mention honorable, M. Naudin, Louis; mention honorable, M. Petit, François, déjà nommé; mention honorable, M. Naudin, Louis, déjà nommé; mention honorable, VI. Lasseron, déjà nommé.
- Lapins communs :1er prix, M. Pointelet;2eprix, M. de Okecki; 3e prix, M. Petit, François; mention honorable, M. Lagrange, Etienne : mention honorable, M. Debeauvais; mention honorable, M. Bou-chereaux, A.; deux mentions honorables, M. de Okecki, déjà nommé; mention honorable, M. Petit, François.
- Lapins russes : 1er prix, MM. Voitellier frères; 2e prix, M. Leudet, Léon; 3e prix, M. Charles, G.; mention honorable, M. Bouchereaux, A.; mention honorable, M. Crignon, H.; deux mentions honorables, VI. Gagnepain, Xavier; mention honorable, MM. Voitellier frères, déjà nommés.
- Lapins à fourrure ou argentés : 1er prix, M. Loyau, Pierre; 2eprix, M. Lasseron; 3e prix, MM." Voitellier frères; mention honorable, M. Boutillier, Eugène ; mention honorable, VI. Crignon, H.; mention honorable, M. Gagnepain, Xavier; mention honorable, M. Lejeune.
- Lapins angora ou de peigne: Premier prix, M. Naudin, Louis; deuxième prix, VI. Lardé, Cy-rille-Amédée ; troisième prix, M. Naudin, Louis, déjà nommé; mention honorable, M. Lardé, Cy-riïle-Amédée, déjà nommé; mention honorable M. Naudin, Louis, déjà nommé; mention honorable, M. Mathey, Fernand; mention honorable, M. Naudin, Louis.
- Léporides : 1er prix, MM. Voitellier frères; 2e prix, M. Desnoue, Gustave; 3e prix, Mlle de Okecki; mention honorable, M. Crignon, H.; mention honorable, M. Lardé, Cyrille-Amédée; mention honorable, VT. Lasseron.
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- LA BOURSE
- Lès dispositions du marché sont excellentes, bien qu’elles ne se traduisent pas encore par une grande hausse. Mais les achats du Comptant s’animent et le 3 OjO arrive à 84 05. Le Terme est monté à 84 10. Mais en dernière heure, il est revenu à 83 92. Les fonds étrangers ont suivi la même marche e.t la fin de la séance n’a pas tenu tout ce qu’avait promis le commencement. Néanmoins, il y a, sur toute la ligne, une notable amélioration.
- La Tour Eiffel fait son apparition à la cote officielle, à 890.
- C’est demain le dernier jour de la souscription aux 357,894 obligations à lots de Panama.
- Ce qui doit frapper le porteur d’obligations à lots de Panama, c’est qu’il peut, grâce à l’émission du 27 Juillet, acheter à 105 francs des titres cotés 120 francs, et qui, comme le billet de loterie, ne rapportent actuellement aucun intérêt.
- En même temps, il a dû déjà se douter que le cours de^ 120 francs n’exprime que la cote d’une période de gêne dont l’émission actuelle peut marquer la fin; en sorte que l’obligation, en remontant, entraînera avec elle le billet de loterie. Il n’esc même pas nécessaire de bénéficier des lots pour commencer à avoir une plus-value de capital.
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- Montée au fer étage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du 1^ au Pe étage, par les escaliers Nord et Sud ; descente par les escaliers Est et Ouest.
- PAR ASCENSEUR
- Montée au P? étage, par les piles Est et Ouest.
- Descente du P* étage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- Montée au 2e étage :
- En partant du sol, par la pile Nord;
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du 2e étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et 3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L'EXPOSITION
- en sept jours
- (Se munir du Guide illustré de VExposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket: 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Pliasse 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe. 32, tissus de laine. — Classe 3Ô, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blonchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. • - Classe 43, chasse et pèche. — Classe 45, produits chimiques. —Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines.
- Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie.- Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2* partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamolte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une Idée d'ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- sections étrangères
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS françaises
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie. — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord,broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Cail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du môme côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté-du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté-de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier do l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les oeuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Coutan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir les quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Gbamp de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments cle musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre i’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l'escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostatinn. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. —Théâtre des Folies* Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalidées
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren ; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habïtation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer, dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Gochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE Trocadèro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadèro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadèro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadèro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadèro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure ; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères.. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètr is
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe,. Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux, derrière le pavillon du Chili.
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- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Paîais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus* curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitcm, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Gette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Ghivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del .no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Le Numéro : 15 Centimes
- Lundi 29 Juillet 1889
- 2° Série. — N° 75.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LÀ DURÉE DE L’EXPOSITION
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blom/ield Ilouse, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l'intérieur de l'Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Echos. — Le Concert des Sociétés chorales Norvégiennes. — Congrès et Conférences. — Les Tunisiens à Paris. — Réception au ministère de la marine. — Le Champ de Mars depuis la Restauration (suite). — Le Restaurant Russe du premier _étage de la Tour Eiffel. — La Bourse. — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et réclames.
- CHEMIN DE FER DECAUVILLE DE L’EXPOSITION 1. Station des Invalides. — 3. Le grand tunnel. — 4. Station de la Galerie des Machines. — 5. Une locomotive.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- CHRONIQUE
- On no s’occupe guère en ce moment, tant à Paris (pi’à l’Exposition, cpm de l’arrivée du shah de Perse, et l’on prépare pour lui de magnifiques fêtes.
- Nous en avons déjà donné l’énumération et nous n’y reviendrons pas aujourd’hui.
- C’est de la personne même du shah de Perse que nous parlerons. Les renseignements commencent à abonder sur Nasser-ed-Din, qui est vraiment un grand souverain.
- Depuis qu’il est sur le trône, la Perse a marché d’un mouvement lent, mais ferme, vers le progrès. Grâce à Nasser-ed-Din, ce pays est aujourd’hui doté de l’union postale, du télégraphe, du gaz, de l’électricité ; un chemin de fer est en voie de construction ; on a ouvert le fleuve Ka-roum à la navigation commerciale ; le shah a donné des instructions aux gouverneurs de toutes ses provinces pour faire établir entre les villes des voies ferrées, prélude de l’établissement de chemins de fer.
- De plus, la New Oriental Bank Corporation a établi à Téhéran une banque privée; tout dernièrement, le baron de Reuter y a obtenu du souverain, en même temps que l’autorisation d’ouvrir une banque d’Etat, la concession des mines.
- En outre, le règne de Nasser-ed-Din a vu l’instruction publique prendre un grand essor. A Téhéran, à Tauris, de véritables Universités sont constituées, où sont enseignées toutes les sciences, depuis Part militaire jusqu’à la médecine, en passant par les mathématiques, les langues étrangères, etc., etc.
- Tous ces avantages obtenus en si peu de temps, font présager pour la Perse une ère de prospérité réelle; c’est à son souverain qu’elle le devra.
- Les légendes les plus fausses ont été répandues sur le caractère du shah, que l’on a dépeint comme débonnaire en dehors de ses Etats et sanguinaire envers ses sujets. Le shah n est pas du tout un tyran, bien qu’il détienne le pouvoir absolu ; à l’encontre de quelques-uns de ses prédécesseurs au trône qui faisaient bon marché de la vie de leurs sujets, Nasser-ed-Din est clément non seulement par raison, mais par nature, et il rendit, l’année dernière, sur la proposition de sir Drummond Wolff, ministre •d’Angleterre en Perse, un édit, communiqué à toutes les puissances européennes, déclarant que, dans ses Etats, « les biens et la vie de tous ses sujets étaient en complète sécurité ».
- 11 s’occupe d’ailleurs, avec une activité dévorante, des intérêts de son pays. Ce prince oriental s’accommode mal, en dépit de son origine, de la mollesse des harems. Toujours à cheval, voyageant à travers ses provinces, il ne fait jamais de longs séjours dans son palais de Téhéran.
- La chasse est un de ses passe-temps favoris, mais elle ne lui fait pas oublier le soin des affaires, auxquelles il consacre chaque jour plusieurs heures, lisant et annotant les lettres qui lui sont envoyées.
- A
- D’autre part, un de nos confrères, qui a in-terwiévé l’éminent explorateur de Perse, M. Dieu-lafoy, a recueilli de sa bouche des renseignements curieux dont quelques-uns nous paraissent intéressants à reproduire.
- Le shah, d’après M. Dieulafoy, est un homme froid, résolu et courageux : « Il y a quelques années, la Perse était agitée par de fanatiques
- religieux, les Babis. Le shah réprima cette agitation avec une rigueur tout orientale. Mais cette rigueur ne fit qu’augmenter le fanatisme zélateur des Babis. Gomme Nasser-ed-Din, un jour, s’en revenait de la chasse, qu’il aime avec passion et où il a eu maintes fois l’occasion de donner des preuves de sa bravoure, deux Babis le surprirent au moment où il se trouvait seul, séparé de son escorte. Les deux fanatiques se précipitèrent à la tête du cheval de Nasser-ed-Din, et tirèrent sur lui un coup de pistolet qui ne l’atteignit pas. Mais le shah, avec le plus grand sang-froid, se dressa, et, d’un violent coup de poing, étendit à terre le premier de ses adversaires. Quant à l’autre, il l’assomma avec le manche de son kandjar, puis, sans montrer la moindre émotion, il continua sa marche un moment interrompue. »
- Quant à la famille et au sérail du shah, voici ce qu’a raconté M. Dieulafoy :
- « Le shah de Perse est marié quatre fois. 11 a trois fils : l’aîné, âgé de trente-huit ans, est fils d’une esclave; il ne peut régner. C’est un homme très intelligent, très remuant. La succession reviendra donc au second fils, issu d’une princesse, dont il a hérité une très grande dévotion; il vit entouré de religieux et ne sévit jamais que pour des questions de dogme; le troisième fils du shah est lieutenant du royaume, et se contentera toujours du titre de généralissime des armées qu’il porte dès maintenant.
- « Le sérail du shah se compose au plus d’une cinquantaine de femmes, ce qui est peu pour un souverain oriental. Les servantes sont comprises dans ce nombre, car il est de règle en Orient que toutes les femmes qui habitent le palais du roi lui appartiennent.
- « La favorite — « Pureté de l’Etat », c’est son nom en français — est la fille d’un savetier de Téhéran; elle seule, de toutes les concubines, pourrait avoir quelque influence sur son maître ; elle a, en effet, trouvé moyen de le distraire; elle le suit dans toutes ses chasses, se prête à toutes ses fantaisies, — et, enfin, est depuis de longues années dévouée à sa personne. Elle est âgée de quarante-cinq à quarante-huit ans. »
- Ajoutons 'quelques mots sur le jeune enfant dont ont parlé plusieurs journaux, et qui accompagne le shah :
- « C’est tout simplement le fils de sa masseuse, d’un caractère très espiègle et dont les fantaisies et les drôleries divertissent le shah. Il l’aime beaucoup, en effet, et même lui a conféré le titre d’altesse royale; c’est le bouffon de nos anciens rois. »
- « Le shah, ajoute enfin l’éminent archéologue, est l’homme qui s’ennuie le plus sur la terre. Avec ses cent millions d’or et de pierreries entassés dans des coffres, avec le pouvoir le plus absolu qui soit, il s’ennuie. Il veut se distraire. Et lui plaire, c’est avant tout savoir l’amuser.
- « La tour Eiffel, sans doute, l’intéressera; je suis sûr que les fontaines lumineuses le conquerront tout à fait et qu’il voudra en voir à Téhéran l’année prochaine ! »
- A
- On sait qu’il existe là-bas, tout là-bas, au bout de l’Esplanade des Invalides, un panorama intitulé prétentieusement Tout-Paris, et où M. Castellani a peint, d’une façon très médiocre d’ailleurs, et fort peu ressemblante, quelques centaines de personnalités des lettres, des arts, des théâtres, voire même du ruisseau, puisque « la Goulue » y figure.
- Déjà plusieurs incidents se sont produits à propos de ce panorama. Le peintre avait placé
- au dernier plan le président de la République et au premier plan M. Boulanger, côte à côte avec M. Turquet.
- On lui fit retirer M. Boulanger, auquel il substitua le shah de Perse.
- Mais maintenant voilà que le général Nazare-Aga s’est justement ému de voir son souverain, très piteusement représenté, figurer au milieu de cette compagnie boulangiste, lui l’hôte officiel du gouvernement français.
- Le général Nazare-Aga s’est donc plaint au ministre de l’intérieur, qui a transmis la plainte à l’administration du panorama. M. Castellani aurait, paraît-il, promis de faire disparaître le shah de Perse, et cela avant le 20 juillet : nous voici le 27 et les choses sont dans le même état qu’avant la réclamation de l’honorable ministre de Perse.
- M. Castellani peut-il s’entêter à laisser l’image imparfaite du souverain persan à la place où il l’a mise? C’est une suprême inconvenance, que le gouvernement, aussi bien que l’administration de l’Exposition, ne peuvent tolérer.
- Ou M. Castellani cédera, ou son panorama sera fermé ; c’est une des deux solutions qui s’imposent.
- Nous sommes d’autant plus heureux d’appuyer cette protestation, parfaitement fondée, du général Nazare-Aga, que nous nous préparons, avec toute la presse vraiment française, à faire à notre hôte l’accueil le plus chaleureux et le plus respectueux à la fois.
- Il ne faut pas que, dès son entrée à l’Exposition, Nasser-ed-Din soit choqué par une insulte gratuite, faite à sa personne par un peintre-commerçant !
- F. L.
- DERNIÈRE HEURE
- M. Castellani a cédé : il a laissé enlever de son panorama le portrait du shah de Perse.
- Aujourd’hui dimanche, ouverture du congrès d’Assistancepublique. Le comité d’organisation est ainsi formé.
- Président, M. Roussel (le docteur Th.), sénateur ; vice-présidents, MM. Bourneville (le docteur), député ; Chautemps (le docteur), conseiller municipal de Paris; Monod, directeur de l’Assistance publique en France.
- Le congrès durera jusqu’au 4 août.
- La séance d’ouverture sera présidée par le ministre de l’intérieur.
- ##
- Un de nos collaborateurs part ce soir pour Cherbourg, d’où il nous enverra tous les détails sur l’arrivée du shah de Perse.
- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 85,141.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage.................. 5.885
- Du 1er au 2me.............. 3.658
- . 2me étage directement,... 1.679
- Du 2e étage au sommet... 3.408
- En tout.............. 14.630
- Le banquet des maires
- Contrairement aux informations données par certains journaux, la date du 18 août, choisie pour le banquet des maires, n’a pas été modifiée.
- Cette date est irrévocablement fixée.
- Toujours les âniersî
- Les âniers de la rue du Caire sont vraiment insupportables.
- Avant-hier, la dame M..., concessionnaire d’un des restaurants établis près du Dôme central, a été
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- renversée, dans la rue du Caire, par un âne égyptien lancé au galop. Mme M... a été transportée au poste médical, évanouie et couverte de contusions !
- La Pagode Indienne
- La pagode des Dieux, qui a été apportée de toutes pièces d’IIanoï et qui vient d’être réédifiée sur l’esplanade des Invalides, est aujourd’hui terminée.
- Les bonzes pourront, dans quelques jours, commencer leur service religieux.
- Le public ne sera pas admis dans l’édifice pendant les cérémonies du culte; une balustrade sera aménagée autour de la pagode pour permettre au public de voir sans entrer pendant les offices.
- L’Angelus
- La magnifique toile de Millet, Y Angélus, est malheureusement partie pour l’Amérique; rappelons que l’artiste a fait au pastel une copie de son œuvre et que ce pastel, propriété de M. Roederer, du Havre, figure à l’Exposition dans la section rétrospective de l’Ecole française.
- Pauvres petits oiseaux !
- La température s’étant malheureusement mise au froid, les jolis habitants de la volière des colonies en souffrent beaucoup : il en meurt des centaines par jour.
- Tournées d’inspection
- Vendredi, M. Berger, accompagné de M. Clément, commissaire de police, a fait lui-même trois fois le tour de la galerie des Machines pour intimer à des industriels qui s’y étaient faufilés l’ordre de déménager sans délai leur installation et leur matériel. Ces industriels, à l’aide de machines exposées, fabriquaient toutes sortes de travaux qu’ils vendaient indûment sur place.
- En ce qui concerne les marchands orientaux, tout est rentré dans l’ordre.
- Visiteurs de marque
- Le comte de Flandre a fait vendredi matin, à l’Exposition, une nouvelle visite. Accompagné par MM. Carlier, commissaire général de la Belgique, Sabattier et Steurs, députés, il s’est rendu à l’esplanade des Invalides, où il a successivement parcouru l’exposition militaire, les sections coloniales, le Cambodge, le kampang javanais et les maisons ouvrières du groupe de l’économie sociale.
- En brouette
- Prochainement, trois voyageurs arriveront à Strasbourg, venant de Vienne, pour se rendre à Paris, avec une brouette comme unique moyen de locomotion, ce qui dépasse assurément en singularité le voyage de Vienne à Paris exécuté récemment en fiacre. Les voyageurs sont : un cocher de fiacre, un garçon boucher et un ami de ce dernier. Le garçon boucher a été brouetté jusqu’à Linz. Les trois touristes comptent être rendus au pied de la tour Eiffel le 5 août.
- Les chanteurs norvégiens
- On les a applaudis hier au Trocadéro et on les applaudira encore lundi. Ce chœur est formé des meilleures voix choisies dans la société chorale des étudiants, et dans celles du commerce, des artisans, des ouvriers, des officiers et de la loge maçonnique de Christiania.
- Ces diverses sociétés se sont fait entendre en Norvège, dans des fêtes nationales ou d’un carac tère exclusivement musical. Celle des étudiants a, en outre, participé à toutes les réunions des Universités Scandinaves depuis 1845 et a donné, avec les étudiants d’Upsala en 1878 dans la salle du Trocadéro, sous la direction de M. Behrens, un concert très applaudi par le public parisien.
- Emplacements occupés par les musiques pendant la Fête de nuit du Vendredi, 2 Août.
- Le balcon du Dôme central sera occupé ce soir-là, par la Société chorale des Enfants de Lutèce; et le centre du Dôme sera lui-même occupé par la musique des équipages de la flotte, de Brest.
- Au kiosque n° 1, une fanfare de cors de chasse; au kiosque n° 2, l’Harmonie de la Muette; au kiosque n'° 3, une société de trompettes; et enfin au kiosque n° 4, l’Harmonie du Bon Marché.
- Les musiques de la flotte
- La musique des équipages de la flotte, de Brest, arrivée avant-hier, se fera entendre mardi soir, de huit heures et demie à dix heures* et demie, au kiosque n» 1; jeudi, à la même heure, au kiosque no 4,
- et enfin au dôme central vendredi soir, à la grande fête de nuit donnée en l’honneur du shah de Perse.
- Cette musique comprend soixante-deux exécutants, qui sont conduits par M. Karren, chef d’orchestre émérite.
- Celle des équipages de Toulon, qui doit, ainsi que la précédente, prendre part au festival militaire donné le 4 août au Palais de l’Industrie, arrivera à Paris dans deux ou trois jours et sera logée ainsi que celle de Brest à l’Hôtel des Invalides.
- Dans les Ministères
- Une fête sera donnée au ministère des travaux publics le vendredi 9 août.
- LE CONCERT
- DES SOCIÉTÉS CHORALES NORVÉGIENNES
- Nous avons eu le plaisir d’applaudir hier les sociétés chorales norvégiennes, qui se sont fait entendre dans la grande salle des fêtes du palais du Trocadéro.
- Les chœurs étaient dirigés par M. O.-A. Grœndahl et l’orchestre par M. Gabriel Marie. Le piano était tenu par M. Agathe Grœndahl, compositeur en renom.
- Le succès des chanteurs suédois a été énorme. Iis ont dû bisser chacun de leurs morceaux. Et, certes, ils se souviendront avec joie de l’accueil qu’ils ont reçu chez tous; tout comme vous-mêmes nous garderons l’éternel souvenir d’hôtes aussi charmants.
- Dans le programme qui s’est déroulé dans ce remarquable concert, je dois signaler deux ravissantes Mélodies populaires de Johan Svens-den, le refrain populaire RoetnamsUnut de Grieg et la Sérénade, paroles de L. Winthen et musique de H. Kierulf. Ces* morceaux sont d’une originalité qui a captivé le public et l’a enthousiasmé.
- M. Th. Lammers, chanteur d’opéra et professeur de chant à Christiania, a obtenu le plus vif et le plus légitime succès dans les soli chantés par lui.
- Voici la composition du comité de voyage des concerts des chanteurs norvégiens.
- Anderssen, Otto, chef d’institution, président.
- Hammond, Th., chef de bureau, caissier.
- Harbitz, Edm., licencié en droit, secrétaire.
- Gruner, H. Ghr., capitaine d’infanterie.
- Gulbrandsson, J. P., relieur.
- Salicath, I. L., capitaine du génie.
- On voit par là dans quelles classes de la société sont recrutés les chanteurs que nous venons d’applaudir de si grand cœur.
- A
- Le deuxième et dernier concert aura lieu demain lundi 29 juillet.
- La salle des Fêtes sera bondée.
- J. Tano.
- CONGRÈS ET CONFÉRENCES
- Les Congrès aéronautique et colombophile auront leur séance d’ouverture au Trocadéro séparément à neuf heures du matin, le mercredi 31 juillet.
- A trois heures, le même jour, les deux Congrès auront une séance commune au Trocadéro.
- Le congrès pour l’étude des questions coloniales aura sa séance d’ouverture, au Trocadéro, le mardi 30 juillet à 10 heures du matin.
- Le mardi 30 juillet, à dix heures et quart, M. Villard fera au Grand-Théâtre (Champ de Mars), une conférence visite sur « la géographie et la statistique en 1889 ».
- La conférence qui devait être faite aujourd’hui dimanche, à quatre heures, au palais du Trocadéro,
- par M. Pottier, attaché au musée du Louvre, est remise à une date indéterminée.
- Celle que devait faire M. le colonel Laussedat, directeur du Conservatoire des Arts-et-Métiers, demain lundi, est supprimée par suite de la maladie grave d’un des membres de la famille du colonel.
- Demain lundi 29 courant, auront lieu les séances d’ouverture de trois congrès internationaux :
- 1° Au Palais du Trocadéro, de celui : des traditions populaires, dont les séances auront lieu du 29 juillet au 1er août, sous la présidence deM. Ploix; 2o Au Conservatoire des Arts et Métiers, de celui : de chimie, dont les séances auront lieu, du 29 juillet au 4 août, sous la présidence de M. Berthelot; 3° Au siège de la Société contre l’abus de l’alcool, rue de Grenelle, 84, de celui : pour l’étude des questions relatives à l’alcoolisme, sous la présidence de M. Bergeron.
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- EXCURSION
- Les membres du congrès international de l’utilisation des eaux fluviales partiront demain lundi pour faire leur troisième excursion, dont voici l’itinéraire :
- Départ de Paris pour Tergnier à 3 heures 45 de l’après-midi; visite des -appareils de traction mécanique des bateaux et du halage; coucher à Boulogne.
- Le mardi 30, visite de l’ascenseur des Fontinettes et du port de Calais. Retour à Paris à 9 heures 30 du soir.
- Un visiteur de l’Exposition, embarrassé pour s’y orienter, écrit au Figaro pour proposer un ül d’Ariane qui consisterait à donner un numéro d’ordre à chaque division et subdivision, de telle sorte qu’en partant du numéro 1 et en suivant Tordre des numéros, on prendrait le chemin le plus court et le plus facile pour tout voir.
- Tout serait numéroté à la file, et tel pavillon qui offre le moindre dédale, prendrait, suivant l’occurence, les numéros nécessaires.
- Nous crayons savoir qu’à l’époque de l’organisation cette idée a été émisé, mais des considérations particulières l’ont fait rejeter.
- LES TUNISIENS A PARIS
- Si nous autres Français nous avons orienté-nos voyages d’agrément vers la terre de l’antique Carthage, les • Tunisiens ne s’orientent pas avec moins d’ardeur vers le pays sur lequel tourne l’ombre immense de la Tour de trois cents mètres.
- Nous avons aujourd’hui à Paris bon nombre de personnages marquants de la Régence, en attendant les princes tunisiens qui occuperont l’hôtel de la rue Copernic, après le départ du shah de Perse.
- Comme beaucoup de nos confrères ont inexactement parlé de ces hôtes, nous croyons devoir rétablir les désignations avec toute la précision possible.
- C’est d’abord S. E. Sidi Mohammed Djellouli, ministre de la plume (c’est-à-dire garde des sceaux et chancelier du gouvernement tunisien).
- S. E. le ministre de la plume est un homme charmant, d’une grande finesse d’esprit, et si dévoué à la France qu’il a appris notre langue, quoique ayant atteint la cinquantaine. Sidi Mohammed Djellouli a pour aide de camp son propre fils, Si Moktar Djellouli, un tout jeune homme ayant le grade de commandant.
- S. E. le ministre de la Plume a dans sa suite M. Klil-Bou-Hajeb, interprète du gouvernement tunisien, homme de grande valeur et très instruit. C’est le fils du plus grand poète tunisien de ce siècle-ci. Il est chef de rédaction aux finances.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Nos confrères ont placé dans la suite du ministre de la plume le gouverneur et président de la municipalité de Tunis, général Moham-med-el-Asfouri. C’est un tort. Le général As-fouri est venu à Paris trois semaines après le ministre de la plume, et indépendamment de lui.
- Le général Asfouri représente à Paris la ville de Tunis, cité de deux cent mille âmes. Il est accompagné par M. Hassen Beljaoua, premier interprète de la municipalité.
- Le général Asfouri est un descendant des Maures d’Espagne, immigrés en Tunisie lors de l’exode. Et il s’en fait gloire. II. suffit du reste de le voir pour trouver en lui le type le plus pur de la race qui a jeté pendant un temps un si grand éclat sur le monde. Le général Asfouri est le type de l’urbanité et de la bienveillance. Ses titres arabes sont Scheich el Médina (chef de la Cité) et Amine el Amine (chef des chefs de corporations). Il a des attributions judiciaires au civil et au correctionnel, étant juge d’appel des sentences prononcées par les amines et juge au premier degré au criminel. Ses sentences pénales peuvent aller en appel à YOuzara (tribunal musulman).
- Il est bon de rappeler à ce propos que la justice musulmane est restée indépendante et autonome à côté de la justice française dont relèvent les Européens.
- M. Hassen est un interprète de premier ordre, arabisant distingué et parlant notre langue avec.toutes ses finesses.
- Le général Asfouri, comme le ministre de la plume, s’est mis sur le tard à étudier le français, qu’il comprend déjà et qu’il commence à parler.
- Nous avons aussi, à Paris,le général Sadok el Bahri, Bacli-Hambci (chef de la gendarmerie). Lui aussi se pique d’apprendre et de parler la langue de Voltaire. Et il y réussit. Le général Bach-Hamba est un fanatique de Paris. Il y vient chaque été passer un mois ou deux. C’est un des plus riches propriétaires fonciers indigènes delà Tunisie.
- A Paris également le poète tunisien Si-Scheich-Snoussi, juge au tribunal pénal musulman (ouzara). Il a écrit en langue arabe un poème sur la Tour Eiffel.
- A signaler aussi M. Nooman-Couri, chef de section d’Etat au gouvernement tunisien. M. Couri est Syrien d’origine et chrétien. Il est arabisant de première force d’une part, et licencié en droit français d’autre part. C’est vous dire que c’est un homme distingué entre tous. La France est sa vraie patrie.
- Un autre personnage de marque vient de quitter Paris. C’est le général Zaouch, qui était aide de camp de S. A. le bey Ali, alors que celui-ci n’était encore que Bey-du-Camp.
- Ch. L.
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- la réception au ministère de la marine
- M. l’amiral Krantz et Mme Krantz ont donné hier, au ministère de la marine, un grand dîner qui a été suivi d’une soirée des plus brillantes.
- La table, qui comprenait soixante couverts, était dressée dans le grand salon du ministère.
- M. l’amiral Krantz avait à sa droite Mme Delyan-nis, et à sa. gauche Mme Consians.
- Mme Krantz avait à sa droite M. Constans, et, à sa gauche M. Delyannis.
- Etaient également invités : MM. Spuller, Rou-vier, M. et Mme Faîtières, M. et MUe Faye, Al., Mme et Mlle Yves Guyot, M. et Mme Etienne, M. Lozé, M. Condamo, ministre du Pérou; le prince Mien-Trien; Van-Bao, ministre des rites ; Nguyen-Tuong, membre du conseil privé ; M. le comte d’Ormesson; MM. les colonels Lichtenstein et Kornprobst; M.le commandant Chamoin et Mrae Chamoin ; M. le capitaine de frégate Cordier et MmeGordier; MM. Go-dron, directeur des constructions navales; d’Ambly, directeur du matériel ; M. le vice-amiral Cloué et Aime Cloué, les contre-amiraux Gervais et Régnault de Premesnil ; le général Rousseau ; les capitaines
- de vaisseau de la Bédollière, de la Ghauvinière, AL Delacroze, secrétaire particulier du ministre, etc.
- Pendant toute la durée du dîner et de la réception, les musiques de la flotte de Brest et de Toulon se sont fait alternativement entendre. Elles ont joué, au commencement du repas, la Marseillaise, et lorsqu’on s’est levé dé table, le Chant du départ.
- Le grand escalier d’honneur- des ministres présentait l’aspect le plus pittoresque, les troupes indigènes formaient la haie des deux côtés de l’escalier. Sakalaves, Tonkinois, Sénégalais, Gabonais, noirs, jaunes ou bronzés, étaient l’arme au pied, immobiles sur les marches. Seuls leurs yeux blancs roulaient furieusement dans leurs orbites à la vue des belles dames en toilette de bal. Un rêve de Afa-homet pour ces braves troupiers, qui presque tous ont versé de leur sang pour la France, ainsi qu’en témoignent les médailles qui brillent sur leurs uniformes.
- A la réception les officiers indigènes, annamites, sénégalais et sakalaves ont eu le plus vif succès.
- On y a remarqué aussi le scheick el Alédina, maire de Tunis, le général Asfouri, que l’amiral Gervaix a présenté au ministre de la marine. L’amiral Krantz s’est longuement entretenu avec le général Asfouri.
- C. L.
- RHUM DE L'ÉTOILE Recommandé
- Exposition d’Haïti (porte Suffren)
- BARBANCOURT & die, Port-au-Prince
- PLUSIEURS MÉDAILLES
- S’adresser, pour renseignements, 29, rue de Naples
- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration W
- (suite)
- Remise des drapeaux à l’armée
- Ainsi qu’on vient de le voir, la garde nationale avait reçu ses drapeaux le 29 août 1830, mais l’armée n’avait pas encore les siens.
- Louis-Philippe résolut de les lui distribuer le 27 mars 1831.
- Cette fête fut extrêmement remarquable. Le roi sut lui imprimer une sorte de caractère intime qui lui est resté bien personnel.
- La journée du 27, dit un témoin, était destinée à une dès solennités militaires des plus imposantes : la remise des drapeaux aux troupes. Que de pensées graves fait naître l’aspect de ces signes de ralliement autour desquels se décideront peut-être les destinées de la patrie ! Que de généreuses émotions éveille le serment des guerriers qui viennent jurer de mourir pour sa défense! Neuf régiments d.’infanterie, onze régiments de cavalerie, huit batteries d’artillerie et deux compagnies de sapeurs, auxquels se trouvaient réunis six bataillons et un escadron de la garde nationale, devaient concourir à cette cérémonie.
- Ces troupes avaient été momentanément embrigadées. L’infanterie formait deux divisions sous les ordres du lieutenrnt général Ledru des Essarts et des maréchaux de camp Dariveles, Fabvier, Rumigny et Cubières. La cavalerie formait également deux divisions sous les ordres des lieutenants-généraux Gérard et Colbert, et des maréchaux de camp Merlin, Rigny, Marbot et duc d’Orléans. L’artillerie était sous les ordres du général Gourgaud.
- Le lieutenant-général Pajol, commandant la première division militaire, avait le commandement suprême.
- Un pavillon élevé avait été construit pour recevoir le roi, devant l’Ecole militaire, à cent mètres de la façade. Les drapeaux étaient groupés devant le pavillon; à gauche de celui-ci et à cinquante mètres de distance, l’infanterie était rangée en colonne serrée par régiment; à droite et à la même distance, la cavalerie était en bataille par brigade, sur quatre lignes ; l’artillerie occupait le quatrième côté du parallélogramme, qui correspond à l’Ecole militaire.
- Le roi partit à onze heures du Palais Royal. Il était précédé et suivi de détachements de la
- (l)LeCàamp de Mars, 1750-1889, par Ernest Maindron. — Paris, Ludovic Baschet, 1 volume grand in-8° illustré.
- garde nationale à cheval et accompagné du duc de Nemours, du ministre de la guerre et de nombreux généraux. Des salves d’artillerie annoncèrent son arrivée au Champ de Mars. Il mit pied à terre et monta au pavillon, accompagné des ducs d’Orléans et de Nemours, et entouré des maréchaux Soult, Mortier, Molitor, Gérard et d’un certain nombre d’officiers de sa maison.
- Des détachements composés du colonel, de quatre officiers, de quatre sous-officiers et de huit soldats de chacun des régiments présents, formaient un demi-cercle au pied du pavillon royal, du côté opposé à l’Ecole militaire.
- L’intérieur du Champ de Mars présentait alors l’aspect le plus imposant. A gauche, on voyait des masses épaisses d’infanterie hérissées de baïonnettes; à droite, les longues lignes de cuirassiers qui formaient des murailles de fer, les casques étincelants des dragons, les banderolles des lanciers les brillants escadrons de chasseurs et de hussards. Les tertres étaient garnis d’une immense population ; une partie n’ayant pu trouver place, était allée couvrir les coteaux de la Seine.
- Louis-Philippe, avant de remettre les drapeaux aux colonels, leur dit :
- Mes chers camarades,
- C’est dans vos rangs que j’ai commencé à servir mon pays, et je m’enorgueillis de pouvoir vous rappeler que les divers changements de fortune qu’il m’est tombé en partage de subir dans le cours de ma carrière, n’ont jamais altéré ni ma fidélité à ma patrie, ni les sentiments dont j’étais animé quand j’avais le bonheur de combattre avec vous pour la défense de sa liberté et de son indépendance nationale.
- Il y a précisément quarante ans que, comme aujourd’hui, je présentais au 14-e régiment de dragons que je commandais alors, des étendards portant ces trois couleurs, que nous avons reprises avec tant de joie, et que le patriotisme et la valeur des soldats français ont rendues si glorieuses pour la France et si redoutables pour ses ennemis.
- J’aime à vous dire combien je suis heureux de revoir notre brave armée plus belle et plus forte que je ne l’ai jamais vue; combien je jouis de me retrouver au milieu des successeurs de mes anciens frères d’armes, et de vous témoigner le plaisir que j’éprouve en vous présentant moi-même vos nouveaux drapeaux. Vous leur serez fidèles dans la paix, comme vous le seriez dans la guerre, si vous vous trouviez appelés à les défendre dans les combats contre les ennemis de la patrie; et c’est avec confiance que j’en remets la garde à votre honneur, à votre courage et à votre patriotisme.
- Le maréchal-ministre de la guerre présenta alors les drapeaux au roi qui les remit au colonel de chaque régiment.
- Soult, à cette occasion, prit la parole :
- Chefs, officiers et soldats, dit-il, voilà vos drapeaux ! ils vous serviront de guide et de ralliement partout où le roi le jugera nécessaire pour la défense de la patrie.
- Vous jurez d’être fidèles au roi des FTançais et à la Charte constitutionnelle, et d’obéir aux lois du royaume.
- Vous jurez de sacrifier votre vie pour défendre vos drapeaux, pour les maintenir sur le chemin de l’honneur et de la victoire. Vous le jurez !
- Et chaque colonel à l’appel de son régiment répondit ;« Je le jure! » Des salves d’artillerie annoncèrent le serment, puis les tambours battirent au drapeau et les musiques jouèrent.
- La revue commença ensuite. Louis-Philippe parcourut les lignes, et en premier lieu celles de la garde nationale. Au centre de chaque régiment de ligne il s’arrêta et remit à un certain nombre d’officiers, de sous-officiers et de soldats des décorations de la Légion d’honneur.
- Vers deux heures Louis Philippe était revenu devant le grand balcon de l’Ecole militaire où se trouvaient la reine et la famille royale. Toutes les troupes formant cinq divisions et comptant 50,000 hommes se massèrent en colonnes serrées.
- Elles ont défilé ensuite devant Sa Majesté, dit le Moniteur. Dans ce moment, tout Paris a pu apprécier les efforts qui ont été faits pour la formation de l’armée nationale et les rapides progrès qui ont été obtenus de nos jeunes soldats.
- La garde nationale a montré cette régularité, cette tenue, qui lui ont valu depuis longtemps Tad-miration de ses compatriotes et des étrangers. L’in-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- LE RESTAURANT RUSSE DU PREMIER ÉTAGE DE LA TOUR EIFFEL
- fanterie a défilé ensuite, l’arme à volonté, avec une aisance et un aplomb qui n’appartiennent qu’aux vieilles troupes, avec cette vivacité qui caractérise la jeunesse française, et qui présage des victoires. Tous les régiments ont mérité des éloges ; on a pourtant remarqué le 8e et le 13e d’infanterie légère. Le 4e bataillon du 66e, qui vient d’être formé, se distinguait par l’excellent choix des hommes qui le composent, par leur tenue et par leur instruction, r?,L’artillerie s’est montrée à la hauteur de son ancienne réputation, et digne de rivaliser aujourd’hui avec celle que l’on regardait comme la plus belle de l’Europe. La cavalerie était remarquable par la beauté des chevaux. Les cuirassiers ont défilé au trot, la cavalerie légère au galop.
- La revue était terminée à quatre heures et demie. Le lendemain, le lieutenant-général Pa-jol publiait l’ordre du jour suivant :
- Soldats, le roi a été content de vous à la revue d’hier, il me charge de vous le témoigner. Soldats, le ministre de la guerre a vu aussi avec plaisir le résultat de votre bonne volonté et du zèle de voa officiers à vous instruire; ce sera la plus précieuse récompense de vos travaux, puisqu’il a offert la preuve de ce que pourraient faire sur un champ de bataille les troupes de la lre division, si elles étaient appelées à la défense de la patrie.
- De son côté, le général Lobeau adressait à la garde nationale, le soir de la revue, l’ordre du jour suivant :
- Le général en chef se félicite d’avoir à exprimer aux 2e, 4e, 6e, 8e, 10e et 12e légions de Paris, ainsi qu’à la légion de cavalerie, toute la satisfaction du roi pour la magnifique tenue des bataillons et de l’escadron qu’elles ont présentés à la revue de ce jour. Leur instruction n’a pas échappé non plus à l’attention de S. M. dans les différents mouvements qui ont eu lieu. Un zèle soutenu pouvait seul produire ces rapides et brillants résultats, qui bientôt ne laisseront plus rien à désirer.
- (A suivre,) E. Maindron.
- LE RESTAURANT RUSSE
- du premier étage de la Tour Eiffel
- Nous disions, il y a quelques jours, qu’on avait inauguré une horloge colossale sur la Tour Eiffel. De, son timbre majestueux elle sonne tous les quarts d’heure et redonne ainsi la notion du temps aux visiteurs émerveillés qui seraient capables de la perdre tout à fait, surtout s’ils déjeunent ou s’ils dînent au restaurant russe, au centre duquel est installé le grand cadran.
- La gravure que nous publions ne peut donner qu’une idée imparfaite de l’élégance de cette construction en bois verni, dans le style des auberges russes avec plus de confort moderne.
- Les repas, à de petites tables séparées, y sont servis avec une distinction extrême par les soins du propriétaire, M. Raffestin, bien connu dans le monde des gourmets ; sa cave (une cave à soixante-quinze mètres au-dessus du sol !) est fournie des meilleurs vins, qui accompagnent bien la cuisine, de tous points exquise.
- De plus, aucune crainte d’être, comme on dit vulgairement, « écorché » au restaurant russe; si les mets y sont succulents, l’addition y est des plus raisonnables et à la portée de tous les touristes.
- Le soir, c’est le rendez-vous de la meilleure société et, de plus, le panorama de tout Paris se déroule aux pieds des dîneurs, dans toute sa grandeur. Depuis l’ouverture de l’Exposition, l’établissement de M. Raffestin ne désemplit pas : que sera-ce en août et en septembre?
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- Nous signalons à nos lecteurs Y Indicateur de la vie à t)on marché, qui vient de paraître.
- Cet indicateur donne les prix de toutes les attractions de l’Exposition, avec leur programme.
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- Cette prime consiste en plusieurs bons de déjeuner et dîner, au prix de 3 fr. 75 et 4 fr. 75 au restaurant franco-américain.
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- On trouve Y Indicateur de la vie à don marché au Salon international de lecture, terrasse des beaux-arts.
- ROUXEL, hd’Armes, 163,r. Montmartre, Paris. Drcatal.25c.
- LA BOURSE
- On a débuté faiblement pour finir en reprise au cours de clôture d’hier, c’est-à-dire à 83 92 pour la rente française 3 0/0. Mais le comptant reste en arrière. Il était hier à 84 05. Il s’arrête à 83 15. Ce sont les élections de demain qui paralysent les bonnes dispositions du marché,
- L’Italien est immobile. L’Extérieure espagnole s’enlève à 72 13/32. On fait remarquer qu’en Espagne la prime sur l’or n’est que de 5 pour 1,000 ; qu’elle est de 10 en Autriche, de 25 en Russie, de 65 dans la République Argentine, ce qui n’empêche pas les fonds de ces états de se coter plus avantageusement que les fonds espagnols.
- Le Rio-Tinto est en hausse à 278 12.
- La Tour Eiffel monte à 902 50.
- Voir à la Section Anglaise
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L’EXPOSITION
- oxx sept jours
- (Se munir du Guide illustré de VExposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket : 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — •'Tasse 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — dusse 00, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition | forestière. • - Classe 43, chasse et pêche. — Classe j 45, produits chimiques. —Classe 47, cuirs et peaux. !
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines. | Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais J
- des Machines. — Dôme central. j
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. -- Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique, — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2* partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et ae Lamoùe-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une Idée d'ensemble de la galerie.
- Visiter las classas du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES I
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse. j
- SECTIONS FRANÇAISES I
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie, i
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, ' arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — ! Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de Vavenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord, broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Cail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, _ Egypte,_ Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salies du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier de l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark ; deux suivantes, Nor-wège ; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côtéde l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, , Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Coutan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardhi supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir les quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren,près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostalim. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie ('côté de la Seine).
- Parc j
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la I
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. — Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel do l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Bue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren ; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin- de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure ; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètres
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe.. Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux, derrière le pavillon du Chili.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguiclilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comi-'qire : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux tilles de Chivo. dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement demains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Le Numéro : 15 Centimes.
- Mardi 30 Juillet 1889
- 28 Série. — N° 76,
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LA. DURÉE DE L’EXPOSITION
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- QUOTIDIEN ILLUSTRE
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- Réclames......................... — 5 »
- Faits divers..................... — 10 »
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Partie officielle : Décret. — Partie non officielle : Chronique. — Programme de la Fête de nuit du 4 août. — Le déjeuner du Portugal. — Echos. — Le Champ de Mars depuis la Restauration (suite). — Guide de l’Exposition en sept jours. — Renseignements utiles — Annonces et réclames
- LE PAVILLON DU TONKIN
- PARTIE OFFICIELLE
- Le Président de la République française,
- Vu le décret du 8 novembre 1884 ;
- Vu la loi du 6 juillet 1886 :
- Vu le décret du 28 juillet 1886 ;
- Vu le décret du 27 mars 1889, réglant l’organisation du jury international des récompenses ;
- Vu les décrets des 13 et 20 juillet 1889, nommant les membres du jury des groupes II à IX et du jury supérieur ;
- Sur la présentation du président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition universelle de 1889,
- Décrète :
- Art. 1er. —L’article 19 du décret du 27 mars 1889 est modifié comme suit :
- « Fait également partie du jury supérieur :
- « M. Berthelot (Marcellin-Pierre-Eugène), membre de l’Institut, sénateur, ancien ministre de l’instruction publique et des beanx-arts. »
- Art. 2. — Le président dn conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général de l’Exposition univer-
- selle de 1889, est chargé de l’exécution du présent décret.
- Fait à Paris, le 27 juillet 1889.
- • Carnot.
- Par le président de la République :
- Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, commissaire général,
- P. Tirard.
- PARTIE NON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- Les temps frais, dont nous nous félicitions ces jours-ci, ont dégénéré en pluies torrentielles et, de nouveau, la boue a reparu, tant au Champ de Mars qu’à l’Esplanade des Invalides.
- Les chemins étaient, avant-hier, transformés en véritables petits canaux, et, dans les grandes voies, c’étaient des mares, des lacs, que les da mes contournaient à grand’peine et avec force zigzags.
- Mais c’est surtout à l’Esplanade que le piéton avait à patauger dans de désagréables cloaques,
- notamment dans la parlie la plus fréquentée, celle qui avoisine le chemin de fer Decauville.
- M Alphand, qui a l’œil partout, devrait bien faire empierrer les chemins qui, en temps de pluie, sont d’ordinaire les plus inondés.
- Le soleil a enfin reparu hier, et il est à espérer qu’il ne nous quittera plus de si tôt, mais il faut compter avec les pluies inévitables de la fin de septembre et d’octobre.
- Il y a des gens grincheux qui vous disent : « Bast! l’Exposition est finie! »
- Pas du tout, elle bat son plein et les « grands mois » ne sont pas encore commencés. Ce n’est donc pas le moment de se laisser aller à la négligence ; il faut tenir la main à tous les services, et particulièrement à celui de la viabilité.
- Ces petits détails sont surtout vus par nous qui fréquentons quotidiennement l’Exposition ; quant aux étrangers ils se laissent séduire avec raison par la grandeur de l’ensemble, témoin ces impressions de voyage de M. Spooner, sénateur des Etats-Unis (Visconsin).
- Il écrit textuellement dans la Tribune de New-York, à son retour de Paris :
- « C’est simplement grandiose. Un magnifique
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- succès, sous tous les rapports, et qui mérite le temps et l'argent qu’il en coûte pour le voir. Je dois dire, par parenthèse, que ce que Ton dit des prix exorbitants demandés par les hôtels de Paris est singulièrement exagéré.
- « D’après ma propre expérience, je puis dire que les prix ne sont pas de beaucoup plus élevés que d’ordinaire. Il n’y a pas de doute que l’Exposition rapportera aux Français une grosse somme d’argent, assez probablement pour les indemniser de ce qu’ils ont, perdu à Panama.
- « Beaucoup d’Américains sont, je pense, un peu désappointés de la section des Etats-Unis. La partie mécanique est bonne, mais notre quote-part, en somme, est bien maigre. »
- Voilà des témoignages d’admiration précieux à recueillir pour nous et ils sont innombrables depuis le commencement de l’Exposition.
- Quant aux voyageurs excentriques, ils continuent, eux aussi, à venir à Paris par toutes sortes de moyens de locomotion : Nous avons déjà annoncé, dans nos échos, que trois touristes, venant de Vienne, avaient parié de faire le voyage en brouette, en se faisant véhiculer alternativement. Ces trois Viennois sont arrivés samedi ma-tion, à onze heures, à Strasbourg : ce sont les sieurs Edourd Feichtinger, âgé de vingt-sept ans, cocher; Alfred llübner, âgé de vingt-six ans, et Joseph Braschl, âgé de vingt-neuf aus, tous deux garçons boucliers.
- Les trois Viennois ont quitté Strasbourg à cinq heures du soir pour se rendre à Wasselonne, et de là à Saverne.
- La brouette qu’ils emmènent avec eux ressemble à celles dont on se sert pour le déchargement des bateaux chargés de moellons. Sur le devant du véhicule se trouve une pancarte avec l’inscription : « En trente! jours de Vienne à Paris. » Une petite malle en bois, peinte en noir, contenant quelques effets des voyageurs, sert de siège à celui qui se fait brouetter.
- Le trio a mis dix-huit jours pour venir de Vienne à Strasbourg; les brouetteurs, pour gagner leur pari, devront être arrivés le 6 août.
- Seront-ils aussi exacts que le journaliste qui est arrivé récemment en fiacre ?
- Nous verrons bien.
- Tout se produit donc, à l’Exposition : à côté des manifestations les plus grandioses de T activité humaine, les petitesses, les sottises et les passions mesquines.
- Ainsi, hier, la rue du Caire a été le théâtre d’un enlèvement à rebours.
- Expliquons-nous: ce n’est pas du rapt d’une aimée qu’il s’agit, c’est tout le contraire : il s’agit d’un jeune égyptien, au teint bistré, un simple ânier, avec sa longue robe bleue et ses pieds nus, dont les charmes ont séduit trois hétaïres de bas étage, et qui a failli être la victime de ces nouvelles dames Putipjhar.
- Elles avaient circonvenu amoureusement leur proie et elles l’entraînaient vers une des sorties de l’Exposition, quand les allures étranges de ce cortège attirèrent l’attention d’un gardien.
- Les quatre personnes, ravisseuses et ravi, furent menées au commissariat de police,qui garda un instant les dames Putiphar, tout en relâchant le moderne Joseph.
- Après tout, serait-il resté Joseph ?
- Et pour finir par un mot pas plus horrible qu’un autre, nous dirons que les donzelles ont été maintenues en état d’arrestation et que l’E-
- gyptien a été relâché, parce qu’en présence du flagrant délit, il n’v avait pas à nier (!)
- F. L.
- l'estival des Musiques militaires Françaises
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- PALAIS I>E L’I ADISTltlE
- Le Dimanche 4 août 1889
- GRANDE FÊTE DE NUIT
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- Semblables à celles des deux bals des 10 et 13 juillet
- PARTIE MUSICA LE : 1,200 EXÉCUTANTS Sous la direction de M. WETGE Chef cle musique de la Garde Républicaine
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- Garde Républicaine.
- Equipages de la Flotte................... Brest.
- — — ................... Toulon
- 1er Régiment du Génie.................... Versailles
- Ecole d’Artillerie....................... Versailles
- — — Vincennes
- — — ......................... Orléans
- — — ....................... La Fèro
- 3e Régiment de Génie................... Arras
- 24e —• de Ligne.................... Paris
- 31e — — .................. Paris
- 101e — — .................. Paris
- 51e — — .................. Beauvais
- 39° — — .................. Rouen
- 74e — — .................. Rouen
- 78° — — Bélhurie
- 72e — — .................. Amiens
- PROGRAMME DU FESTIVAL 1
- MARSSIIjIjAISEI
- HYMNE NATIONAL PERSAN
- 1. Ouverture à’Egmont..................... Beethoven
- 2. Marche religieuse d’Alceste............. Gluck
- 3. Les Erinnyes, air de ballet des Saturnales Massenet
- 4. Ouverture de- la Muette de Portici..... Auber
- 5. Troisième marche aux flambeaux......... Meyerbeer
- 6. Polonaise de Dimitri................... Joncières
- 7. Sylvia (cortège de Bacchus)............ L. Délires
- 8. Le Diamant, introduction et galop...... E. Jonas
- Le Festival commencera à 9 heures très précises et les portes du Palais seront ouvertes à 8 heures.
- PRIX D’ENTRÉE s 3 FRANCS
- Payables aux tourniquets établis sous les portes 1, 2, 3, 4 du Palais sur l’avenue des Champs-Elysées et à la porte 5 sur le pignon du côté de la place de la Concorde.
- Paris,, le 25 juillet 1889.
- Le directeur général de l’Exploitation, G. Berger.
- L,e commissaire général des Fêles,
- A. àlphand.
- '«tfi
- Le 26 juillet, les jurés des récompenses de la classe 73, représentant le Portugal, ont offert au café Riche, à MM. les jurés français et étrangers et à quelques experts,leurs collaborateurs, un déjeuner, afin de les remercier d’avoir participé aux travaux fatigants de dégustation de tous les vins exposés à la section portugaise. Et ils étaient nombreux.
- Depuis les vins du Minho, vins du nord de l’Espagne, à forte couleur et excellents pour le coupage, jusqu’aux vins de Sautavem, vins du sud qui rendent de si grands services au commerce bordelais, tout a été dégusté. Naturellement, les honneurs étaient réservés aux grands vins d’Oporto, qui pour la plupart ont été remarquables. Les vins de cinquante, soixante-
- quinze et cent ans se coudoyaient comme s’il y en avait en une mer en réserve.
- Le déjeuner était des plus brillants. Les invitations avaient été faites au nom de MM. le vicomte de Villar Allen, Andresen Junior, et J. Macieira. Les menus des mieux choisis et des plus variés avaient été dessinés pour la circonstance par M. J. Macieira, aussi fin dessinateur que négociant intelligent.
- Les invités étaient les suivants :
- MM. Jarlauld, le prince Galitzin, le marquis de la Medella, Gabriel Guiraud, Guichard, Ail ain, Avansays, Garcia del Salto, Régnier, Ribeiro, Vielhomme, H. Savignon, Jurgensen, Bernasconi-Scéti, membres titulaires du jury, MM. Allain fils, Cuvillier, Henri, et Stenaken experts de la même classe. Plusieurs notabilités portugaises, parmi lesquelles, M. le vice-consul du Portugal, M. Mariano, M. Pina, homme de lettres et plusieurs autres, en tout une quarantaine de couverts.
- Il a été d’abord porté un toast très sympathique à S. M. le roi don Luiz Ier par le président M. Jarlauld. M. le vicomte de Villar Allen, en remerciant M. Jarlauld de ce toast à sa nation, a remercié chaleureusement tous les jurés des travaux énormes qu’ils avalent accomplis avec un dévouement dignes d’éloges; il demandait qu’on profitât de cette réunion des grands négociants du monde entier, pour faire une Sainte-Alliance, en vue de courir sus aux fabricants de vin d’imitation, qui trompaient le public tout entier en usurpant les grandes marques de tous les produits naturels du sol.
- Le prince Galitzin a répondu qu’il souscrivait de grand coeur au vœu du vicomte de Villar Allen, et il ajoutait que déjà, dans toutes les sections de la classe 73, il avait été fait des procès-verbaux de protestation, partout où on avait vu mettre à l’étranger des étiquettes portant les noms de nos grands crus de France, tant pour nos vins que pour nos cognacs.
- Avec sa verve habituelle, le prince Galitzin a bu à l’Exposition universelle qui avait scellé l’amitié entre tous les peuples présents à cette exposition, et notamment celle de son pays avec la France.
- M. le marquis de Medella a bu à la prospérité du Portugal, nation-sœur de l’Espagne.
- M. Macieira a bu à l’Espagne, à la France et à tous les pays étrangers représentés-à ce banquet.
- M. Mariano Pina, tout en reconnaissant qu’il n’avait pas le droit de parler au nom du Portugal agricole et viticole, puisqu’il ne s’était pas associé à ses travaux, demandait à lever son verre en réponse au toast du marquis de Medella, à l’Espagne littéraire et artistique, qui avait produit de si grands écrivains et de si grands artistes ; maîtres desquels on s’inspirait et desquels on s’inspire encore dans son pays.
- Je bois à l’Espagne' de Cervantes !
- Je bois à l’Espagne de Lope de Vega, de Guillen de Castro, de Calderon, de Rojas !
- Je bois à l’Espagne de Murillo, de Velasquez, de' Ribera, de Zurbaran, de Goïa!
- Le prince Galitzin, à son tour, s’est levé et a bu au Portugal de Camoëns, de Miranda, de Vasco de Gama, de Diaz, d’Albuquerque !
- M. Mariano Pina a répondu en remerciant le prince, et il a rappelé que la Russie avait donné Tolstoï, le romancier russe contemporain qui avait fait école en Portugal.
- M. Macieira n’a pas. voulu quitter la table sans boire à l’Exposition universelle, à laquelle il devait d’avoir connu tous les convives honorables de ce déjeuner et particulièrement au -prince Galitzin, dont les relations sont si charmantes et dont le savoir est si vaste.
- C’est le prince Galitzin qui a eu le mot de la fin (prière au compositeur de ne pas mettre : faim). Répondant aux paroles flatteuses de Macieira, il a levé son verre, en s’écriant :
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- « L’Espagne a la Sierra nevada et la Sierra marina ! Moi j’ai Macieira, et je bois à cet excellent ami ! »
- Le mot a fait fortune parmi les convives.
- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 249.955
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage................. 12.082
- Du 1er aa 2me.............. 6.708
- 2rae étage directement.... 2.785
- Du 2e étage au sommet... 4.467
- En tout.............. 26.132
- La Tombola
- Samedi a eu lieu, sous la présidence de MM. Tirard et Berger, une- réunion de la commission de la Loterie de l’Exposition.
- Il a été décidé que la remise faite aux détenteurs de billets serait élevée de 2 à 5 0{0, et que les comités allaient acheter conditionnellement des lots qui seraient exposés dans les galeries.
- Les Commissions étrangères
- Les commissions étrangères de l’Exposition universelle ont constitué un bureau permanent. Le général Franklin, commissaire général des Etats-Unis d’Amérique, a été nommé président, et MM. Gentili di Giuseppe et Duplan, secrétaires.
- Les commissaires étrangers se sont réunis hier au siège du commissariat de Belgique, pour s’occuper de la question des récompenses aux. exposants.
- Visiteurs de marque
- Samedi, M. Russel B. Harrison, fils du président de la République des Etats-Unis, a fait l’ascension de la tour Eiffel. Il était accompagné du consul général des Etats-Unis, M. J.-L. Rathbone et de quelques personnes amies.
- Un gardien infidèle
- Un nommé Pierre Poupion, gardien au pavillon de Gochinchine, s’appropriait depuis quelque temps les objets dont la garde lui était confiée; un grand .nombre de bijoux en or avaient été engagés par lui au Mont-de-Piété.
- Ces engagements fréquents attirèrent l’attention de l’administration du Mont-de-Piété; elle en prévint la direction de l’Exposition qui ne se doutait nullement de ces vols. Hier, à trois heures, ce gardien infidèle a été arrêté et envoyé au dépôt.
- Mesures contre les âniers
- L’administration de l’Exposition s’est décidée à faire droit aux nombreuses réclamations contre les âniers de la rue du Caire. Samedi, M. Berger a écrit à M. Delort de Gléon, commissaire général de la section égyptienne, pour lui déclarer que les mesures les plus sévères allaient être prises afin d’éviter le retour des accidents.
- Il est formellement interdit aux âniers de faire galoper leurs ânes, et chaque personne qui se promènera à âne dans l’Exposition recevra une petite rnotice rappelant les instructions données par le directeur général de l’exploitation à cet égard, et la rendant solidairement responsable avec l’ânier de l’exécution de ces prescriptions. En cas de contravention, procès-verbal sera immédiatement: dressé.
- On les amuse
- Oui, on les amuse, les exotiques, et l’on a raison : cela leur ôte toute idée de mal faire et de s’amuser à nos dépens.
- Ainsi, ce soir, les soixante Sénégalais de l’Exposition, qui comptent parmi eux quatorze princes, se rendront avenue de Suffren, pour assister à l’intéressant spectacle de la prise de la Bastille.
- A. cette visite, succéderont celles des Annamites, des Canaques, des Congolais, etc.
- Un dîner intime
- Samedi soir, au Restaurant français, on fêtait entre Français et Américains le peintre Renouf, retour d’Amérique, dont l’Exposition au Champ de Mars est très remarquée. On a toasté ferme à sa première médaille.
- Ve sortez ni jambes, ni tète !
- Il est bien curieux l’assemblage d’affiches multicolores, rédigées en toutes les langues et placardées sur le parcours du chemin de fer Decauville, de l’esplanade des Invalides à la galerie des Machines.
- .Délicate attention pour ceux qui ne savent ni l’hébreu, ni le malais, ni le chinois; la compagnie a fait coller au-dessous de chaque affiche une petite bande pour indiquer en quelle langue elle est rédigée. Apprendre comment se disent à 'Pékin, Singapour, Pétersbourg, Londres, etc., etc., les mots tète et jambe, c’est pour les voyageurs du Decauville une distraction qui en vaut bien une autre.
- VouvreIIes arrivées
- Samedi, mille quatorze passagers sont débarqués à Calais et sont partis immédiatement pour l’Exposition. Cinq cents pompiers de diverses villes d’Angleterre et d’Ecosse, venant prendre part au concours international et visiter l’Exposition, sont attendus à Calais dans les premiers jours d’août par paquebot spécial.
- Tireurs étrangers
- On mande de Milan qu’un certain nombre de tireurs de la Société du tir national se rendront au concours de Paris. L’administration des chemins de fer leur accorde une réduction de 50 0[0 sur le tarif ordinaire.
- Conférences dominicales
- Les associations populaires la Société pour l’instruction élémentaire, 15, rue du Fouarre ; l’Association polytechnique, 28, rue Serpente ; l’Association philotechnique, 24, rue Serpente et l’Union française de la Jeunesse, 157, boulevard Saint-Germain, organisent des conférences-promenades qui auront lieu le dimanche matin à l’Exposition.
- On se réunira à l’Ecole communale de l’avenue Duquesne, 42, chaque dimanche, à neuf heures du matin, pour entendre les explications sommaires des conférenciers avant de se rendre à l’Exposition
- Les Conirrès
- Le congrès international pour l’étude des questions relatives à l’alcoolisme se tiendra du 29 au 31 juillet, rue de Grenelle, 84.
- La séance d’ouverture aura lieu le lundi 29 juillet, à neuf heures très précises, sous la présidence de M. Léon Say, sénateur.
- Les congrès aéronautique et colombophile tiendront leur séance d’ouverture au Trocadéro, séparément, à neuf heures du matin, le mercredi 31 juillet.
- A trois heures, le même jour, les deux congrès auront une séance commune au Trocadéro.
- Les soldats américains
- Samedi, à onze heures, seize Américains sont partis en rangs, drapeaux en tête, de la section des Etats-Unis et sont allés se grouper devant la fontaine monumentale Formigé et Goûtant, pour se faire photographier.
- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration C1)
- (mile)
- Revue de la garde nationale. — Distribution des Croix de Juillet
- Le 15 mai 1831, Louis-Philippe passait en revue toutes les légions de la garde nationale de Paris et de la banlieue.
- 11 s'agissait cette fois de distribuer aux combattants de Juillet, la croix récemment créée-pour eux. Cette revue devait avoir lieu le 1er mai. Elle fut renvoyée au 8, puis au 15, à cause de l’incertitude du temps. Les élections d’officiers et de sous-officiers qui devaient avoir lieu avant le 15 furent également remises au lundi 16.
- Cet ajournement s’explique d’une manière toute simple, dit le Moniteur, par le désir que le roi éprouve de remercier, dans la revue du 15, de son-dévouement et de ses services, la garde nationale telle qu’elle existait depuis notre révolution, telle qu’elle a traversé les circonstances au milieu desquelles a éclaté son zèle infatigable. Le retard apporté aux opérations électorales, par suite de ce désir délicat du roi, ne peut donc être accueilli qu’avec reconnaissance par cette garde nationale de juillet, d’août, d’octobre, de décembre, de février, que le roi a besoin de revoir avec tous ses souvenirs, pour que sa fête soit complète.
- Le 15 mai le ciel fut magnifique.
- Dès huit heures du matin, les légions de la garde nationale étaient sous les armes, en tenue de parade, et se rendaient de leurs quartiers respectifs au Champ de Mars, où elles occupaient les positions fixées par l’état-major. Les légions de la banlieue étaient placées à la gauche de l’Ecole militaire. La garde nationale à cheval et l’artillerie étaient adossées au pont.
- A onze heures trois quarts, le roi, escorté d’un nombreux état-major, sortit du Palais-Roval, accompagné de la reine et du duc de Nemours. Des détachements de la garde nationale à cheval ouvraient et fermaient la marche.
- Arrivé au Champ de Mars, le roi fut reçu par le généra] Jacqueminot.
- Dès qu’il eut mis pied à terre, le Conseil municipal, ayant à sa tête le préfet de la Seine, vint lui présenter ses hommages. Conformément à l’ordonnance du 13 mai, le roi remit aux sous-préfets de Sceaux et de Saint-Denis, et aux maires des douze arrondissements de Paris, les modèles des croix de juillet qui devaient être distribuées à un certain nombre de citoyens. Cette croix consistait en une étoile à trois branches, en émail blanc, montée en argent et surmontée d’une couronne murale. Le centre de l’étoile, divisé en trois auréoles émaillées aux couleurs nationales, entouré d’une couronne de chêne, portait à la face : 27, 28, juillet 1830, et pour légende : Donné par le roi des Français ; le revers divisé comme le centre de la face, portait le Coq gaulois en or avec cette légende : Patrie et Liberté.
- Elle était suspendue à un ruban moiré, de couleur bleu d’azur, avec liseré rouge.
- Le citoyen décoré de la croix de juillet devait prêter serment de fidélité au roi des Français, et d’obéissance à la charte constitutionnelle et aux lois du royaume.
- Les honneurs militaires devaient être rendus à la croix de juillet comme à celle de la Légion d’honneur.
- Lorsque les croix eurent été distribuées, le roi remonta à cheval et parcourut les lignes des troupes. Il décerna la croix de la Légion d’hon-
- (l)Le Champ de Mars, 1750-1889, par Ernest Maindron. — Paris, Ludovic Baschet, 1 volume grand-in-8° illustré.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- neur à trois gardes blosses sous les armes, par (ies coups do piorros pendant 1 une desdernîeies émeutes.
- A deux heures un quart, toutes les lignes ayant été passées»en revue, les légions se formèrent en colonnes serrées pour défiler. Pendant qu’elles exécutaient ce mouvement, Louis-Philippe fit le tour du Champ de Mars, dont les tertres étaient couverts de spectateurs. Puis il revint se placer devant l’Ecole militaire et le défilé commença. Les légions avaient à leur tête, le général comte de Lobau, le général Jacqueminot, les sous-préfets de Saint-Denis et de Sceaux et les maires des communes de la banlieue.
- Le Moniteur rendant compte de cette revue écrivait ceci :
- La revue de ce jour répond à tout ce que l’on devait attendre delà solennité qu’un ajournement inévitable n’a rendue que plus complète et plus brillante. C’est un attribut des gardes civiques que d’offrir avec toute la pompe militaire d’un corps d’élite, un air de liberté et d’aisance qui imprime à leurs réunions l’aspect d’une fête. L objet de la revue qui était, pour la garde nationale de saluer 1 anniversaire de la fête du roi, et, pour le roi, de resserrer les liens qui l’unissent à elle (au moment ou quelques-unes de ses parties vont changer dé cadie, sans changer d’esprit), lui donnait surtout ce caractère. . .. .
- Toutefois, les graves souvenirs des services que la garde nationale a rendus depuis neuf mois étaient présents à tous les esprits. On savait que cette solennité était destinée par le roi à en consacrer la mémoire. Ce déploiement de légions citoyennes, cette affluence de toute la population, qui semblait aussi venir remercier la force pacifique qui a protégé son repos et son travail ; ce mouvement prodigieux d une foule dans le sein de laquelle la politesse française faisait presque seule la police ; ces bouquets enlacés dans les baïonnettes, ces acclamations, ces adieux, ces souvenirs, ces espérances ; tout ce que la liberté et la patrie doivent déjà et demandent encore à cette milice généreuse ; que d’attraits attachés à cette réunion 1 Quelle garantie elle donne à la société ! Qu’il est utile de voir se produire de temps en^ temps, comme un lien nouveau formé entre le trône et le peuple, comme un rendez-vous de paix et d’union offert à tous les citoyens ralliés sous le même uniforme, sous le même drapeau.
- Voyez en effet comme, dans tous les Etats, tour a tour s’introduit l’imitation de cette organisation puissante qui donne aux principes 1 autoiité des armes, et aux armes, et aux armes le sentiment du patriotisme ; qui ennoblit l’obéissance en l’éclairant • qui discipline les opinions particulières en les encadrant dans l’intérêt général. On peut se fier à l’instinct des sociétés du soin de veiller à la conservation de leur bien-être. Aussi, en 1827, un pouvoir jaloux préludait-il, en France, à la violation des lois par le licenciement de la garde sous la protection de laquelle ces lois étaient placées. Et depuis neuf mois on a vu comment cette même garde nationale a démenti les accusations d’esprit anarchique qu’on n’avait pas craint d’élever alors contre elle. C’est que tous les intérêts privés ont chacun un point qui les rattache à l’intérêt général. La société armée ne tournera pas ses armes contre elle-même. Elle se défendra, et avec elle, le gouvernement qui la protège.
- Le comte de Lobau, à la suite de cette revue, rédigea l’ordre du jour suivant .*
- Le général commandant en chef la garde nationale de Paris et de la banlieue s’empresse de remplir auprès de ses camarades une mission bien douce, celle de leur faire connaître la satisfaction que le roi lui a témoignée, à plusieurs reprises, durant la revue mémorable de ce jour, tant sur la tenue que sur l’instruction des différents corps de la garde nationale.
- S. M. a été frappée des progrès rapides que révélait un ensemble dont il n’appartenait peut-être qu’à des Français de donner en si peu de temps le spectacle à leurs concitoyens et à 1 Europe, spectacle si rassurant pour l’ordre et pour la paix.
- Au moment d’adresser à ses camarades ces témoignages d’une auguste approbation, le général commandant en chef reçoit de la main du roi une lettre dans laquelle S. M. exprime avec tant de bonté ses sentiments, qu’elle ne laisse plus à celui qui a eu le bonheur de la lire le premier, que le besoin de la communiquer immédiatement à ses camarades, et de les associer à la reconnaissance que ce noble langage inspire si naturellement.
- « Au général comte de Lobau,
- Vous savez, mon cher général, que j’avais voulu célébrer ma fête de la manière qui me convenait le mieux, en revoyant encore une fois la garde nationale de Paris et de la banlieue, telle
- qu’elle avait été formée par l’organisation spontanée de juillet et d’août. Je voulais, avant que cette organisation eût subi les changements prescrits par la loi qui règle sa constitution, témoigner à 1a. garde nationale que, par son zèle patriotique et tout volontaire, elle a surpassé en instruction, en discipline et en dévouement tout ce que je pouvais attendre d’elle et tout ce que la France pouvait en espérer. Je ne crains pas de le dire, mon cher général : l’histoire des nations ne présente pas d’exemple d’un élan aussi généreux et d’un résultat aussi brillant, et mon orgueil national me porte à croire qu’il n’y avait que des Français qui en fussent capables.
- « Mais j’ai encore d’autres dettes à acquitte/ envers la garde nationale. Je dois d’abord lui témoigner la reconnaissance de la nation et la mienne pour cette activité, cette patience et ce sang-froid, souvent plus difficiles que le courage, avec lesquels elle a si puissamment concouru, au milieu des circonstances pénibles que nous avons eu à traverser dans les neuf mois qui viennent de s’écouler, à (ta répression des tentatives d’agitation, et au rétablissement de l’ordre public sans lequel il ne saurait y avoir ni liberté, ni prospérité pour la France.
- « Je dois ensuite m’acquitter de ma dette personnelle et témoigner à la garde nationale combien mon coeur est pénétré de l’accueil qu’elle m’a fait, des sentiments qu’elle m’a manifestés, et de l’affection qu’elle me témoigne en toute occasion. Je sens ce que je dois à la connaissance qu’elle a de mon patriotisme, et à la garantie que présente ma longue carrière ; de ma fidélité à mon pays et de mon dévouement à la cause sacrée de ses. libertés constitutionnelles. Mais que la garde nationale connaisse aussi tous les sentiments que je lui porte; qu’elle sache combien je m’identifie à elle dans tous les services qu’elle rend à la patrie, et combien elle doit toujours compter sur ma vive et sincère affection.
- « Je ne puis trouver, mon cher général, de meilleur interprète auprès de la garde nationale que celui qui remplit si dignement le poste important où ma confiance vous a placé. Veuillez donc lui faire connaître tout ce que je viens de vous exprimer. J’y ajoute bien sincèrement l’assurance de tous mes sentiments pour vous.
- « Louis Philippe. »
- (A suivre.,) E. Maindron.
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- Nous recevons de Cherbourg, à la dernière heure, la dépêche suivante de notre correspondant particulier :
- Sons un ciel gris et pluvieux, la ville de Cherbourg est absolument calme. Néanmoins, les autorités font de grands préparatifs pour recevoir notre hôte.
- Samedi quatre bâtiments de guerre sont arrivés de Brest, tout pavoisés. Ce sont le Suf-fren, le Marengo, Y Océan, et YEpervier croiseur-torpilleur.
- Aujourd’hui, lundi, un train spécial amènera dans l’après-midi Nazare Aga et trois officiers supérieurs qui représenteront le président de la République.
- Le shah est attendu, venant d’Angleterre, entre sept et huit heures. Une visite officielle lui sera aussitôt rendue à bord par les autorités du département et par les délégués du gouvernement. Il couchera à bord. Le débarquement n’aura lieu que mardi matin au port militaire.
- Notre hôte royal passera sous un immense arc de triomphe qui va du lieu de débarquement jusqu’au train spécial qui doit arriver à Paris à quatre heures, amenant le shah et sa suite. Les honneurs militaires seront rendus par les troupes de mer et de terre sur tout le parcours du cortège, de l’Arsenal à la gare.
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- Montée au fer étage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du fer au 2& étage, par les escaliers Nord et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest.
- PAR ASCENSEUR
- Montée au ie>' étage, par les piles Est et Ouest.
- Descente dit ier étage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- Montée au 2e étage :
- En partant du sol, par la pile Nord;
- En partant dn 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du 2e étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et3é jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- RENSEIGNEMENTS UTILES
- MOYENS DE TRANSPORT
- Omnibus et tramways. — Le résumé suivant contient l’indication de toutes les lignes d’omnibus passant ou aboutissant directement à l’Exposition, ou qui s’y rattachent par correspondance. Il y en a vingt dont on peut commodément se servir.
- Madeleine-Auteuil. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Trocadéro-Gare de l’Est. — Point d’ariivée: Trocadéro.
- Madeleine-Bastille. — Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points a’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Porte Saint-Martin-Grenelle. — Points d’arrivée: Invalides, Ecole militaire.
- Bastille-Grenelle. — Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l’Alma. Point d’arrivée : Pont de l’Alma.
- Bourse-Passy. — Correspondance à la place de l’Etoile avec Taitbout-la-Muette. Point d’arrivée : Trocadéro.
- Champs-Elysés-Petite-Villette. — Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l’Est; à .la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l’Alma par Madeleine-Auteuil).
- Place de la République-Ecole militaire. — Point d’arrivée : Ecole militaire.
- Ou bien: Correspondance à Saint-Germain-des-Pres avec les tramways du Pont de l’Alma. Point d’arrivee : Pont de l’Alma.
- Panthéon-Place Courcelles. — Correspondance à_ la Concorde avec les tramways du quai. Point d’arrivée: Trocadéro.
- Saint-Sulpice-Auteuil. — PGint d’arrivée : Ecole militaire.
- Louvre-Saint-Cloud. — Point d’arrivée : Pont de l’Alma ou Trocadéro. Ou bien: correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d’arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
- Louvre-Passy. — Idem.
- Louvre-Versailles. — idem.
- Louvre-Vincennes. — Correspondance au Louvre avec Les tramways du quai. Point d’arrivée : pont de l’Alma ou Trocadéro.
- Bastille-Pont de l’Alma. — Point d’arrivée : Pont de Alma.
- Gare de Lyon-Pont de l’Alma. — Idem.
- Rue Taitbout-La Muette. — Point d’arrivée: Trocadéro.
- Trocadéro-La Villette.. Idem.
- Avenue d’Antin-Lssy. Point d’arrivée: Invalides ou Ecole militaire.
- Bastille-Chambre des Députés. — Point d’arrivée: Invalides.
- En résumé, l’Exposition est desservie directement de ta façon suivante:
- Au Trocadéro: par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l’Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-La Vil-lette, et les tramways du quai qui amènent les voyageurs rà la porte de Magdebourg.
- A l’Ecole militaire, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Avenue d’Antin-Issy ot Bastille-Chambre des Députés.
- A l’Esplanade des Invalides, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, Place do la République-Ecole miltaire, Saint-’Sulpice-Auteuil et avenue d’Antin-lssy.
- Au pont de t.’A dm a, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-Cloud, Louvre-Passy, et Louvre-Versailles (Rive droite), Bastille-Pont de l’Alma et Gare de Lyon-Pont de l’Alma (Rive gauche).
- A laPorte Rapp, par le tramway Bastille-Porte-Rapp.
- Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l’Exposition. Ce sont :
- Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Cour-•eelles et Louvre-Vincennes.
- Une ligne nouvelle, Trocodéro-Ceinture, fonctionnera prochainement ; il est probable que la porte Rapp sera egalement desservie par une station supplémentaire; mais rien n’est encore décidé.
- Bateaux. — Le service est assuré par deux Compagnies: les Bateaux-Om,nibus et les Express fusionnés et .Igs jHHy'OTi'Cl&l'l&s•
- La ligne desservie en amont et en aval s’étend de Su-resnes a Charenton.
- L’horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pen-
- ant toute la durée de l’Exposition,
- Le territoire de l’Exposition est desservi ^ par 7 pontons.
- Rive droite. — Deux.pontons de departau pontdlena.
- Rive gauche. — Cinq pontons de départ et d’arrivée, groupés du pont d’Ièna au pont de l’Alma.
- Aux abords de l’Exposition, 6 pontons.
- Rive droite. — Deux pontons de départ et d’arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
- Rive gauche. — Deux pontons de départ et d’arrivée au pont de l’Alma ; deux pontons de départ et d’arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur de l’avenue de Suffren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Magasins du Louvre.
- Service des bateaux omnibus. — Service de nuit de 10 heures à 11 heures du soir entre le Champ de Mars et VHôtel de Ville, pendant la durée de VExposition, au prix de 25 centimes.
- Par autorisation spéciale de M. le Préfet de police en date du 6 juin courant, ce service partira du pont d’Iéna, en faisant escale aux stations suivantes ;
- 1° Au pont de l’Alma, rive gauche.
- 2° Au pont de la Concorde, rive gauche.
- 3° Au pont Royal, rive gauche.
- 4° Au pont des Saints-Pères, rive gauche.
- 5° Au Pont-Neuf, rive gauche.
- Chemin de fer. — L’Exposition est desservie directement par la station du Champ de Mars, située près de la Seine, à l’avenue de Sutiren.
- Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d’heure en quart d’heure, dans chaque sens, jusqu’à l’heure de fermeture de l’Exposition.
- Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes.
- Le Champ de Mars est en outre relié à la ligne de l’Ouest par des trains partant d’heure en heure, dans chaque sens.
- Stations desservies : Javel, les Wulineaux, Billancourt, Bas-Meudon, Pont de Sèvres, Pont de Saint-Cloud, Suresnes, Longchamps, Puteaux. Le premier de ces trains arrive au Champ de Mars à 7 h. 44; le dernier en repart à 12 h. 24 soir.
- Voitures de place. — En dehors des entreprises particulières de transport qui pourront être autorisées au cours de la période de l’Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies à la place du Trocadéro, à l’avenue de Lamotte-Piquet, à l’avenue Rapp, à l’Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-Bourbon, et au pont de l’Alma (quai de la Conférence.)*
- Course, 1 fr. 50. — Pourboire de 0 fr. 25 à] 0 fr. 50. — L’Heure, 2 francs.
- L’ARRIVÉE
- Vente de tickets. — Il n’y a pas de tourniquets aux portes de l’Exposition. On ne peut donc y pénétrer qu’à la condition de s’être muni à l’avance d’un ticket.
- Le prix du ticket est de 1 franc.
- La vente des tickets a lieu :
- Obligatoirement. — Dans tous les bureaux de poste. — Tous les bureaux télégraphiques. — Tous les bureaux de tabac.
- Facultativement.— Dans un très grand nombre d’établissements privés, autorisés par l’administration des finances, tels qu.
- Voitures pu^Lques. — Hôtels. — Cafés. — Débits de vins et liqueurs. — Libraires. — Marchands de journaux, etc. ,ecc.
- On trouve aisément des tickets aux portes de l’Exposition : des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
- Tarif des entrées. — De 8 à 10 h. matin, 2 tickets (2 fr.). —De 10 h. matin à 6 h. soir, 1 ticket (1 fr.). — De 6 h. à 12 h. soir, 2 tickets (2 fr.). — Le dimanche soir, 1 fr.
- Les portes d’entrée. — Vingt-deux portes d’entrée donnent accès dans l’Exposition.
- Elles sont réparties en six sections :
- I. — Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 h. soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir.)
- II. — Section de la Seine. —Porte de l’Ostréiculture "(S heures matin à six heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à six heures soir). Porte des Produits alimentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l’Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte dupont de l’Alma amont (6 heures matin à8 heures soir).
- III. — Section Rapp. — Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
- IV. —Section de l’Ecole militaire. — Porte de Lamotte-Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Du-pleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir).
- V. — Section du Chemin de fer. — Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 lieuses soir). Porte d’Iéna (6 heures matin à 11 heures soir). Porte La Bourdonnais (10 heures matin à 6 heures soir).
- VL Section du Trocadéro. — Porte du Trocadéro (b heures matin à 11 heures soir), Porte Delessert (6 heu res matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir).
- La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets, qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes.
- LES TRANSPORTS A L’INTÉRIEUR DE L’EXPOSITION
- Chemin de fer Decauville. — Un chemin de fer intérieur à voie étroite est établi de l’Esplanade des Invalides à l’Ecole m ilitaire ; il longe le quai d’Orsay et l’avenue de Suffren.
- Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. — Palais des Produits alimentaires. — Tour Eiffel.
- (Distance maxima à parcourir : 8 kilomètres 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
- Wagonnet de lre classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue.
- Départ de 10 en 10 minutes, — la Compagnie se réservant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l’exigent.
- Les services fonctionnent tous les jours, de 9 heures du matin à minuit.
- Fauteuils roulants. — Un service de fauteuils roulants est organisé à l’intérieur de l’Exposition.
- Tarif : 2 fr. 50 l’heure, plus 70 centimes par quart d’heure ou fraction de quart d’heure supplémentaire.
- SERVICES PUBLICS
- Police intérieure. — Un poste de police est installé darrua cou.i des bâtiments de l’Exploitation, 16, avenue do jl.' Boumcnnais. Un commissaire de police s’y trouve en permanence.
- Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l’Exploitation.
- Postes de secours. — Le poste central est également dans le pavillon de la Direction de l’Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
- Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Machines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l’Esplanade des Invalides.
- Postes, télégraphes, téléphones. — Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l’avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse, avec lequel il communique.
- Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d’ouverture est prolongé jusqu’à onze heures du soir.
- Sept levées par jour :
- Matin : 7 h. 30, 10 heures, midi.
- Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
- Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
- Des boîtes supplémentaires sont placées dans l’Exposition.
- Tabacs. — Quinze débits de tabacs sont installés dans les kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
- La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.
- Cabinets de toilette, W.-C. — Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
- Des water-closets (5 et 15 c.) ont été placés aux endroits suivants •
- Trocadéro : à l’entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
- Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d’Orsay) et à l’entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l’Exposition ; côté La Rourdonnais, à l’entrée du vestibule Rapp et près des Bureaux de l’Exploitation.
- Quai d’Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
- Esplanade des Invalides : à côté de la station.du chemin de fer Decauville et derrière les expositions d’hygiène et d’économie sociale, sur la rue Fabert.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L’EXPOSITION
- en sept jours
- (Se munir du Guide illustré de l’Exposition publié par le Bulletin officie]}.
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket: 10 heures du matin.
- Arriver parla porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche,.de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. —- Classe 34, dentelles et passementeries. —
- Cliasse 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 3Ô, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe j 30, objets de voyage et de campement. — Classe 38, j armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition ! forestière. •- Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. —Classe 47, cuirs et peaux. 1
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines, j Galerie de trente mètres. — Vestibule dupalais j
- des Machines. — Dôme central. j
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, ! bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. -- Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique, — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2* partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et ne Lamocte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une Idée d'ensembie de la galerie.
- Visiter iss classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant j de l’avenue de La Bourdonnais. j
- SECTIONS ÉTRANGÈRES j
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse. j
- SECTIONS FRANÇAISES !
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie. — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57. confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe > 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — 1 Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord,broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Caii, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse,_ Egypte,_ Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du môme côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin: peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l'escalier du dôme et. voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères). -
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier de l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, .Danemark; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côtéde l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Coutan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du. Dôme central.
- Voir les quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Cbamp de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de 1’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren,près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostation. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (Voté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. —Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars);* ou par le Trocadéro et le pont d’Iéna, 'ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élèvatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESI'LANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE Tt vcadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif; aux. trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre* dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie bflbse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des-travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mèlr ;s
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage: vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libérauxr derrière le pavillon du Chili.
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes .qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Série.
- N° 77.
- Le Numéro : 1S Centimes
- Mercredi 31 Juillet 1889
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Réclames....................... — 5 »
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour AVade, Blomfield Ilouse, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- LE CHAH DE PEHSE
- A PAttlS
- —o—
- Nasser-Ed-Din,roi (chah) de Perse est Plié te de la France depuis ce matin. Il arrive aujourd’hui même à la gare Saint-Lazare, à 4 heures de l’après-midi.
- De ce monarque de l’Orient, dont le règne est un mélange de tendances vers le progrès et d’absolutisme, nous ne pourrions dire ici que ce qui a été dit dans toute la presse depuis huit jours.
- Le chah Nasser-ed-Din est un homme brusque et bienveillant, très artiste, aimant la peinture et la musique. 11 dessine agréablement et est réputé comme calligraphe, talent très apprécié dans un pays où l’écriture est faite de fioritures.
- La suite du chah se compose de quarante dignitaires et officiers. On y remarque d’abord le premier ministre, Emine-Sultan, le personnage le plus puissant du royaume après le chah, qui l’a formé lui-même pour ces hautes fonctions et qui se plaît à l’appeler son élève. C’est un diplomate accompli et un parfait galant
- S. M. NASSER-ED-DIN, Chah de Perse.
- homme, tout jeune encore, car à peine est-il âgé de trente-quatre ans. Quelques journaux le qualifient de grand-vizir, par une erreur d’ailleurs excusable : la vérité est qu’Emine-Sultan en remplit les fonctions sans en avoir le titre (sadr’azam), par la raison que ce titre lui aurait interdit d’accompagner le chah en Europe. Il se qualifie donc simplement de vizir-azam, ou ministre principal.
- Le président du conseil d’Etat, Emine-Eddouleh, accompagne également le roi de Perse, ainsi qu’E-timad-Sultan eh , ministre de la presse. Le ministre de l’instruction publique, qui devait d’abord être du voyage, a fait un crochet sur la Mecque pour y accomplir ses dévotions et conquérir ainsi le titre envié de hadji ou saint. Quant au ministre des sciences, il est resté à Vienne aux mains d’un oculiste.
- Disons à ce propos que les organes de la vue sont fréquemment affectés en Perse par le rayonnement solaire et que le chah a pris, depuis son dernier voyage à Paris, l’initiative d’un changement considéré comme très hardi, en adoptant une visière mobile
- CHEMIN DE FER DECAUVILLE DE L’EXPOSITION.
- Station de la Tour Eiffel.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- qui s’attache à l’occasion sur le bonnet national. t
- Parmi les hauts dignitaires de la suite du chah, citons encore ; le directeur général des douanes persanes, M. AntoineKitabgi, le docteur Tholozan, notre compatriote, médecin en chef du chah et ancien chirurgien de l’armée française, établi en Perse depuis trente-cinq ans ; le secrétaire intime, Emine-Kalveh ; le frère de lait du roi, premier chambellan; le gendre du roi, Madjid-Eddouleh, intendant général du palais ; la maison militaire, composée de sept officiers généraux et la maison civile, composée de sept chambellans ; enfin le favori du roi, Aziz-Sultan, entant de huit à neuf ans que Nassir-ed-üine a pris en affection depuis le berceau et qu’il emmène partout avec lui.
- Deux ou trois pages, le dentiste de la cour et treize domestiques complètent le personnel de la suite royale. Le chah, lui-même, a décidé par un excès de discrétion, que la domesticité serait réduite à ce chiffre pour ne pas taxer outre mesure la libéralité de ses hôtes. On sait que, dès la première nouvelle du voyage projeté par Nasser-ed-Din, M. de Balloy, notre ministre à Téhéran, avait été chargé de lui oftrir officiellement l’hospitalité de la République française. C’est sur l’avis de l’acceptation du chah que l’hôtel de la rue Copernic lui a été préparé par l’administration du garde-meuble.
- On remarquera qu’aucun des fils du roi de Perse ne fait partie du cortège. Le prince héritier, Mouzzafar-ed-Dine-Mirza, qui est le portrait vivant de son père par la figure et par le caractère, a dû rester dans son gouvernement de Tauris. Naïeb-Sultaneh, fils cadet du chah, est chargé de la régence en sa qualité de ministre de la guerre, gouverneur de Téhéran. Un troisième fils, Zilli-Sultaneh, qui est en réalité l’aîné, mais qui n’a pas rang de prince royal parce que sa mère est de naissance obscure, est en disgrâce et rélégué dans le gouvernement d’ïspahan.
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- CHRONIQUE
- L’incident Castellani s’est fort heureusement vite terminé : le peintre en question, assez coutumier du fait, a crié très haut et pour rien, en somme.
- On ne peut que féliciter le conseil d’administration du Tout-Paris, d’avoir fait enlever sans retard le portrait du chah de Perse : rien n’était plus juste que cette satisfaction demandée par le général Nazare Aga ; de la sorte, aucun nuage ne sera soulevé à l’arrivée de son souverain, et c’est ce que tout le monde devait désirer.
- Mais il y a un autre petit incident à l’horizon depuis quelques jours. Un journal avait publié très légèrement, pour ne pas dire très méchamment, un télégramme de Berlin, d’après lequel les chanteurs finlandais, venant de Paris, et retournant dans leur pays, auraient jeté dans le Rhin une couronne qui leur aurait été offerte à leur départ de Paris.
- Gela paraissait bien invraisemblable au premier abord, surtout après les marques de sympathie qu’on avait données à l’Exposition aux « joyeux musiciens, » et après la cordialité qu’ils nous avaient montrée, notamment lors de la visite présidentielle au pavillon finlandais.
- D’autre part, on ne se rappelait pas qu’aucune couronne leur eût été donnée.
- Voici heureusement le fin mot de l’incident, et la presse berlinoise est prise une fois de plus en flagrant délit de mauvaise foi, car, dans l’esprit du télégramme, c’était une signification injurieuse pour la France qui était donnée à ce fait.
- Eh bien! le bouquet et non la couronne dont
- il a été question a été offert, le jour de leur départ, aux « Muntere Musikanten », par une jeune Suédoise, fille de M. Per Lamm, libraire établi à Paris; et M. Lamm a reçu des étudiants finlandais une lettre relatant le fait relevé par la presse allemande et lui disant que les fleurs étant fanées, ils les avaient noyées dans le fleuve pour ne pas les profaner sur la terre allemande.
- Si donc, il y a eu intention injurieuse, c’est à l’adresse des Allemands, et non à notre adresse.
- D’autre part, la dépêche suivante adressée à l’Association des écoles supposerait, si le fait relevé par la presse allemande était vrai, de la part des Finlandais, une duplicité que nous ne pouvons admettre.
- « IIelsingeors, 24 juillet. — Prions les étudiants français d’agréer nos remerciements chaleureux et sincères pour leur accueil fraternel, dont nous garderons toujours un souvenir ineffaçable.
- » M. M. «
- Tout est bien qui finit bien.
- A
- On sait que le fils de M. Eiffel est parti en Amérique depuis quelques semaines en compagnie d’un jeune ingénieur, M. Gré, avec lequel il se propose d’étudier les ponts et les principaux ouvrages des ingénieurs américains.
- Le New-York Herald ne s’est pas fait faute d’interviewer M. Eiffel fils :
- « Nous ne sommes arrivés que depuis quelques jours, a dit M. Eiffel au représentant du Herald, et nous ne retournerons à Paris que lorsque nous aurons visité le Niagara, le Colorado et les principales villes des Etats-Unis. Nous étudions actuellement le pont de Brooklyn, qui est une construction vraiment merveilleuse.
- « Bien que nous soyons ici depuis peu de temps, nous avons déjà vu bien des choses qui nous ont particulièrement intéressés, entre autres le chemin de fer aérien. »
- M. Eiffel s’est fait un plaisir de raconter au représentant du Herald comment son père avait construit sa fameuse tour. « J’ai entendu dire, a-t-il ajouté, que les Américains avaient l’intention de construire une tour rivale ayant le double de la hauteur de celle de Paris; je crois la chose possible, mais j’ignore si le projet est sérieux. »
- Ainsi donc, c’était bien un canard que la nouvelle, lancée il y a quelques jours, de l’édification de la seconde tour Eiffel.
- Si les Américains font quelque chose, ils le feront eux-mêmes ; et s’ils font une tour de mille mètres, eh bien ! laissons-les faire sans envie, ils n’arriveront toujours que seconds dans cette grande course au clocher !
- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre ' des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 112.350
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- môme journée :
- 1er étage............ 8.204
- Du 1er au 2me........ 5.400
- 2me étage directement,... 2.131
- Du 2e étage au sommet... 4.062
- En tout........ 19.797
- Les congrès
- CONGRÈS DES TRADITIONNISTES
- Un congrès des traditions populaires s’est réuni hier 29 juillet, à deux heures et demie, au palais du Trocadéro, pour la nomination du bureau et le programme général.
- Les 30 et 31 juillet, 1er et 2 août, les séances auront lieu, à la môme heure, à la mairie du 6e arrondissement, place Saint-Sulpice.
- Le bureau du comité d’organisation se compose de MM. Ploix, président; Brueyre, Girard de Rialle, Léger, vice-présidents ; Paul Sébillot, secrétaire général; Blémont, Rosières, secrétaires adjoints; Cer-teux, trésorier.
- De nombreuses communications ont été annoncées. Un banquet réunira les traditiormistes présents à Paris, le dernier jour du congrès.
- LE CONGRÈS COLONIAL
- Le congrès colonial, présidé par M. Barbey, tiendra sa première séance aujourd’hui 30 juillet, à dix heures du matin, au palais du Trocadéro.
- Les séances ultérieures auront lieu au Collège de France, à neuf heures et demie du matin et à trois heures de l’après-midi.
- Déjà trois questions sont retenues comme devant être traitées en assemblée générale :
- De l’influence de l’instruction européenne sur les races indigènes (rapporteur, M. G. Le Bon) ;
- De la colonisation pénale (rapporteur/M. Le-veillé) ;
- Des diverses méthodes de gouvernement des colonies (rapporteur, M. Rambaud).
- D’autres questions encore seront probablement traitées, notamment les questions algériennes et l’organisation comparée des diverses colonisations étrangères.
- Les excursions du Congrès de P utilisation des eaux fluviales.
- Le mercredi 31 juillet, départ à huit heures du mutin pour Vernon, visite de la Seine entre Vernon et Rouen, coucher à Rouen.
- Le 1er août, dans la matinée, visite du port de Rouen; dans l’après-midi, visite du port du Havre, coucher au Havre. ’
- Le 2 août, visite de la Seine entre le Havre et Rouen. Séparation définitive à Rouen. M. le ministre des travaux publics a pris la direction des parties de cette excursion comprises entre Vernon et Rouen et entre le Havre et Rouen, qui s’effectueront sur des bateaux de l’administration. Le prix de cette dernière excursion n’est pas encore fixé. Des programmes détaillés de chacune des excursions seront remis aux membres du congrès.
- La fête de vendredi
- Toujours à l’occasion de la fête du 2 août, on nous demande ;
- Le prix de la fête étant fixé à dix tickets à partir de cinq heures du soir, fera-t-on sortir les personnes qui n’auront donné qu’un ticket ?
- Les personnes qui nous interrogent peuvent se rassurer: les visiteurs entrés avec un ticket pourront rester le soir absolument comme les jours ordinaires. On ne fera sortir personne.
- Une seconde question concerne l’heure de la fermeture. A ce - sujet rien n’est changé : l’Exposition fermera comme d’habitude à onze heures du soir,
- La fête de dimanche
- Dimanche soir, en même temps que le grand festival donné en l’honneur du chah de Perse au Palais de l’Industrie, on illuminera les principaux points culminants, de Paris et des environs en souvenir des, feux de joie allumés par toute la France le soir du 4 août 1789.
- Ces embrasements seront faits avec des pots de feu de ben gale rouge et des pots de fumée.
- A la Tour Eiffel l’embrasement sera continu de neuf heures et demie à dix heures et demie.
- La représentation de l’Opéra
- Pour la représentation de gala qui doit être donnée le mardi 6 août en l’honneur du chah de Perse, le président de la République a loué toute la salle de l’Opéra.,
- Une loge d’honneur pouvant contenir soixante personnes sera installée sur l’emplacement des trois derniers rangs des fauteuils d’amphithéâtre. Dans cette loge prendront place, auprès du président de la République, le chah de Perse et les principaux personnages de sa suite, les présidents du Sénat et de la Chambre, les ministres, le sous-secrétaire d’Etat aux colonies, le gouverneur militaire de Paris, le préfet de la Seine, le préfet de police, les membres du conseil supérieur de la guerre, etc., etc.
- Des premières loges sont réservées au corps diplomatique, aux bureaux des Chambres, à chacun des ministères, au Conseil d’Etat, à l’Institut, au conseil général de la Seiue, au conseil municipal de Paris, etc.
- Les autres invitations ont été réparties entre les
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
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- différents corps de l’Etat et' administrations publiques. Une très large part a été faite au personnel de l’Exposition auquel on a affecté près de la moitié de la salle.
- En outre, des places ont été réservées à la presse.
- Les divers ministères et le commissariat général de l’Exposition ont été chargés de la désignation des personnes auxquelles les invitations seront adressées. Les cartes au nom de M. le Président de la République seront envoyées par les soins du secrétariat général de la présidence.
- Toutes les places étant dès aujourd’hui attribuées, les demandes d’invitation ne peuvent être utilement adressées à l’Elysée.
- Jury supérieur
- M. Marcellin Berthelot, membre de l’Institut, sénateur, ancien ministre de l’instrution publique et des beaux-arts,1 est nommé membre du jury supérieur de l’Exposition.
- Le jury de sciMpturc
- Le jury de sculpture s’est réuni une dernière fois hier matin, du Champ de Mars, sous la présidence de M. Guillaume, pour examiner quelques réclamations qui avaient paru motivées.
- La plus importante était celle d’un artiste italien, M. Galvi, dont l’œuvre avait semblé méritante, mais dont on avait rayé la mention sur l’observation du jury de la section italienne qu’il était mort depuis longtemps.
- Le prétendu défunt a protesté vivement contre cette allégation, dans une lettre adressée au président de la classe 8, et prouvé par l’énergie toute méridionale de son style qu’il était parfaitement vivant. .
- Sa mention a donc été rétablie à l’unanimité.
- Le jury a ensuite été voir plusieurs travaux qu’il avait omis d’examiner, entre autres un ivoire sculpté, exécuté par un artiste des Philippines; maté rien ne lui a. semblé mériter une nouvelle addition à la liste des récompenses.
- Eis simples visiteurs
- Mme Carnot, accompagnée d’un de ses fils, est venue en simple visiteuse à l’Exposition avant-hier.
- L’employé du guichet ne savait trop ce qu’il devait faire, en voyant ces deux visiteurs de marque lui présenter chacun leur ticket.
- Ils sont entrés par la porte mondaine, c’est-à-dire la porte Rapp.
- Utile vérification
- Toujours soucieuse de l’authenticité et de la sincérité des marchandises et des produits vendus dans l’Exposition la direction de l’exploitation a fait prélever il y a quelques jours des échantillons des vins et des différentes denrées débités au public par les kiosques et les a fait analyser par le laboratoire municipal.
- Lé laboratoire vient de faire connaître le résultat de cette analyse, d’où il résulte que les échantillons sont satisfaisants, à l’exception de ceux fournis par deux kiosques. Ces deux kiosques vont être l’objet de mesures de répression.
- Ailiers
- M. Berger vient de compléter les règlements de police relatifs aux âniers de la rue du Caire.
- A l’avenir les dames et les enfants ne pourront plus monter à âne qu’accompagnés d’un cavalier monté ou marchant tout près de la tête de la bête.
- Sage mesure
- L’administration vient d’interdire d’une façon absolue la vente des liqueurs dans les kiosques de l’Exposition, qui ne devront débiter que des victuailles et du vin.
- Dans la Tour
- En prévision du grand nombre de visiteurs que les vacances doivent amener, l’administration de la tour Eiffel va apporter aux ascenseurs américains des piliers Nord et Sud des améliorations destinées à augmenter le nombre des voyageurs transportés.
- A cet effet, l’ascenseur du pilier Sud sera arrêté trois jours de cette semaine, à partir de mardi, et celui du pilier Nord le sera pendant une partie de la semaine suivante.
- L’ascenseur vertical du sommet va recevoir également quelques modifications destinées à augmenter sa vitesse et, par conséquent, sa puissance de transport; mais ces modifications se feront sans interrompre aucun service.
- Pour éviter les accidents que pourrait amener la chute des matériaux pendant les travaux, on a clos
- de treillages le quart du dessous de la Tour, c’est-à-dire toute la partie comprise sous le pilier sud.
- On va s’arranger de façon à ce que les travaux de ce pilier soient complètement terminés pour vendredi, jour de la fête de nuit, afin que le passage soit libre partout dans la soirée.
- Les travaux à exécuter au pilier sud ne seront donc commencés que dans la journée de samedi.
- Dîner de jury
- Un dîner de vingt-deux couverts a été donné hier soir au pavillon Humphreys, par M. Prece, vice-président du jury de la classe 02 (section anglaise de la galerie des machines.
- Parmi les invités se trouvaient : sir Polydor Key-ser, président de la commission britannique, ancien lord-maire de Londres, et M. Aylmer, secrétaire honoraire de cette r. ème commission.
- Au dessert quelques paroles chaleureuses ont été dites par sir Polydor Keyser et M. Prece, pour remercier M. Tirard des bons procédés dont il a usé envers les jurys des classes d’exposants anglais.
- Vol
- Lundi, à cinq heures, un garçon de l’un des restaurants du Champ de Mars engageait la conversation avec une vendeuse de catalogues, dans la section russe, puis quelques minutes après sé dirigeait vers la section suisse.
- Aussitôt après le départ du garçon, la vendeuse s’aperçut qu’un objet avait disparu de son étalage. Elle prévint un gardien qui conduisit le garçon au commissariat de police, d’où il a été envoyé au dépôt.
- Un marchand de nougat, nommé Ahmet Okassi, installé dans une des maisons* de l’histoire de l’habitation, avait laissé la nuit dernière une somme de 250.fr. dans un tiroir, qu’il avait négligé de fermer à clef. Dimanche matin il s’est aperçu que cette somme avait disparu. M. Clément a reçu la plainte du trop confiant marchand.
- Il faut avouer aussi que le bon Ahmet-Okassi a été par trop naïf et imprudent.
- Rébellion
- Avant-hier, un garçon fruitier, nommé Dieude-gard, ayant voulu passer avant son tour au ponton du pont d’Iéna, fut invité par un gardien de la paix à se retirer.
- Non seulement il refusa d’obtempérer à cette invitation, mais il frappa l’agent à coups de pied et à coups de poing. On a envoyé ce trop irascible personnage au dépôt. Là ses nerfs se calmeront, en attendant la leçon que lui inüigera le tribunal de police correctionnelle.
- Chacun son tour
- En arrivant ce matin à sept heures, un de nos employés s’est aperçu qu’on avait démastiqué un carreau de notre bureau de vente et à l’arrivée dn chef vendeur, il a été constaté qu’on avait volé une somme de 45 francs en monnaie de billon, qui se trouvait dans le, tiroir d’une table.
- De plus, le voleur s’est emparé de la clef d’une des pièces du pavillon, contenant une grande quantité de marchandises.
- - Ce vol a dû être fait par quelqu’un de bien au courant des habitudes du vendeur, car il témoigne d’une-rare audace, le poste de police se trouvant à vingt pas à peine de nos bureaux.
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- L’ÉTOILE GITANE
- Le succès des Gitanas de Grenade qui va sans cesse grandissant chaque jour aurait pu dispenser la direction du Grand-Théâtre de l'Exposition de faire de nouveaux sacrifices après ceux qu’elle s’est imposés pour amener à grands frais ces bohémiens du fond de l’Espagne. On nous assure que des pourparlers ont été engagés avec la plus célèbre danseuse gitane et que les pourparlers ont abouti. D’après les renseignements que nous avons recueillis, cette danseuse serait tout à fait extraordinaire ; ses succès ont été très retentissants en Espagne, et le public parisien, qui se passionne pour les nouveautés, voudra voir et applaudir celle que les Gitanes ont surnommée la « reine des danseuses. » Nous annoncerons à nos lecteurs le jour où elle débutera sur le Grand-Théâtre. Nous ne pouvons que
- féliciter la direction, qui, pouvant se contenter du spectacle si intéressant et si pittoresque qu’elle nous donne, a voulu satisfaire la curiosité du Parisien et sa passion pour l’inédit en lui montrant la gitana la plus renommée de l’Espagne.
- Dernière Heure
- Notre correspondant particulier nous télégraphie, 9 heures 55 du matin :
- Le chah est arrivé hier soir à onze heures à Cherbourg sur le yacht de la reine d’Angleterre. Ce matin, à sept heures, des salves d’artillerie ont été tirées de la digue et de la tour qui se trouve à l’entrée de l’arsenal; à huit heures un quart le chah quitte le yacht, s’embarque sur le canot qui lui a été envoyé par la préfecture maritime.
- Ce canot de gala est armé de trente-deux marins et orné d’une tente superbe. Il aborde à huit heures et demie sur le quai où il est reçu par le vice-amiral Zédé, préfet maritime, entouré de tout son état-major en grand uniforme, ainsi ainsi que par les autorités civiles et militaires que nous avons nommées hier. .Le chah porte un costume militaire de la plus extrême simplicité, le ceinturon seul garni de merveilleuses émeraudes lui donne un cachet oriental.
- Le vice-amiral Zédé le conduit sous une tribune brillamment pavoisée par les oriflammes et les signaux en usage dans la marine. C’est là qu’i nt lieu la réception et la présentation des officiers persans et français.
- La cérémonie terminée, le train qui était arrivé jusqu’au quai, s’avance jusqu’au pied de la tribune, et-le chah prend place dans ce train spécial composé d’un wagon-salon et d’un wagon restaurant, le train s’ébranle au son de l’hymne national persan et arrivera sans aucun arrêt à Paris à quatre heures, à la gare Saint-Lazare. Le temps est plendide.
- VARIÉTÉ
- Congrès international des Sourds-Muets
- C’est la suidité qui fait le mutisme.
- Entre l’ouïe et la parole, dit le Temps, il existe,, sinon un rapport de cause à effet, du moins une très étroite connexité. Le sourd, en effet, sons l’in-, fluence d’une émotion, est capable d’émettre des sons ou plutôt des cris, dont il n’aura qu’imparfai-tement la conscience, par l’effort musculaire seulement et non par l’audition.
- L’oreille est l’éducateur du larynx et le guide du chant; on dit de quelqu’un qui chante faux : « Il n’a pas d’oreille»; ce qui signifie qu’il n’apprécie' pas avec exactitude les intervalles musicaux par l’ouïe, qui, dès lors, ne conduit plus avec la précision voulue la tension des cordes vocales.
- Il faut admettre, en général, que la surdité est héréditaire. L’infirmité s’acquiert, sans doute; elle débute chez un individu, mais elle est essentiellement transmissible, et, après avoir sauté quelquefois par-dessus deux ou trois générations, elle reparaît tout à coup, en vertu des lois mystérieuses de l’avatisme, comme la folie, le strabisme, les déviations imprimées au squelette par des contractures des muscles, etc,, affections qui ont leur point de départ dans une imperfection organique du système nerveux central.
- Il y a deux catégories de sourds. Dans l’une, il faut placer ceux dont la surdité est absolue et congénitale; ceux-là n’ont pas, ne peuvent pas avoir l’idée du son et ne connaissent de la parole que l’effort musculaire qui produit la voyelle articulée. Dans l’autre catégorie, il y a beaucoup de degrés. Certains enfants naissent avec une surdité'plus ou moins complète, laquelle reste plus ou moins longtemps stationnaire, ou bien va s’aggravant plus ou moins vite jusqu’à devenir absolue ou relative.
- La classification que nous venons d’indiquer est importante pour l’intelligence des questions qui seront exposées plus loin. L’idée du son et de l’adaptation de l’effort musculaire à la production du son est plus ou moins développée et consciente suivant
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 188S
- le temps qu’a persisté l’ouïe chez l’enfant et suivant le degré de sensibilité conservé par l’oreille. Des enfants qui n’ont que peu ou point parlé ont pu entendre les sons et avoir gardé quelque conscience du mécanisme nécessaire pour les produire ; d’autres, qui ont d’abord entendu imparfaitement et parlé de même ont pu perdre l’usage de l’ouïe et ensuite de la parole; tous ces sujets ne sont pas des sourds-muets absolus, et nous estimons que les effets satisfaisants en diverse mesure, obtenus au moyen de l’enseignement de la parole aux sourds-muets concernent principalement cette dernière catégorie. L’enseignement réveille, en ce cas, des sensations, des souvenirs inconscients et lointains déjà, et l’adaptation musculaire du larynx est produite au moyen de perceptions antérieures, restées latentes ou vagues, qui suppléent en quelque mesure à la direction de l’ouïe et qui s’affermissent par l’habitude.
- Que lés maîtres qui font parler les sourds-muets le contestent et qu’ils veuillent s’attribuer tout le mérite de triompher d’un obstacle réputé longtemps insurmotable, cela se comprend si on considère les difficultés énormes de la tâche, les résultats parfois étonnants de la méthode et l’amélioration qu’elle apporte à la situation si pénible du sourd-muet; sans prétendre en rien diminuer le mérite des maîtres, nous demandons pourtant, au nom de la physiologie et de la science, qu’il soit tenu compte des conditions dans lesquelles le but doit être poursuivi et le succès espéré.
- Le congrès s’est ouvert, le 10 juillet, dans une des salles de la mairie du sixième arrondissement. Tous les pays étrangers y avaient envoyé des délégués; car les sourds-muets forment une immense famille, sans acception de nationalité. L’infortune rapproche ceux que la société écarte. Plusieurs délégués avaient obtenu des subventions de leur gouvernement. La présidence d’honneur avait été dévolue à M. Hugot, sénateur de la Côte-d’Or, et la présidence effective à M. Duzuzeau, professeur à l’Institution nationale des sourds-muets, promoteur du congrès. Au bureau, nous avons remarqué MM. Chambellan, Théobald, Gallaudet. Ce dernier jouit, par l’éducation des sourds-muets, d’une grande réputation en Amérique.
- Les étrangers avaient été l’objet d’attentions touchantes ; leurs frères français les attendaient aux gares d’arrivée; chacun d’eux connaissait d’avance le groupe auquel il appartenait et qui avait pour guide et pour interprète un membre français du congrès, dont l’adresse était indiquée.
- Durant les huit jours consacrés aux travaux et aux délibérations, les questions suivantes ont été débattues : Le sourd-muet dans la société ; le sourd-muet au travail; le sourd-muet et les lois de son pays.
- C’est là la partie sociale et morale des études du congrès; la partie historique concerne l’histoire des bienfaiteurs des sourds-muets depuis l’abbé de l’Epée jusqu’à nos jours. On a voulu ainsi payer une dette de reconnaissance envers ces maîtres qui se sont généreusement dévoués à ceux que l’on s’était accoutumé à traiter comme des parias.
- La réunion provoquée par l’Association amicale des sourds-muets français et les discours échangés avaient pour but, sans toutefois aborder la discussion sur la prééminence ou le choix des deux méthodes rivales, la méthode orale pure et le langage des signes, de prouver que les résultats obtenus depuis un siècle sont dus à ce langage, et qu’il est universel. En second lieu, on voulait célébrer solennellement le centenaire de l’abbé de l’Epée, mort en juillet 1789.
- C’est le premier congrès de sourds-muets qui ait été tenu. Des congrès de médecins, de professeurs et de physiologistes s’étaient réunis précédemment ; celui de Milan, dans lequel plusieurs savants français tinrent un rôle très honorable, avait assumé la tâche de trancher la question entre le langage des signes et la méthode orale pure; il se prononça en faveur de celle-ci. Heureusement tout arrêt, même celui d’une académie ou d’une réunion temporaire de savants, est sujet à révision. On montra aux congressistes de Milan des sourd-muets parlant plus ou moins indistinctement et d’une façon très désagréable; ils écrivirent même . sous la dictée du maître, en lisant sur ses lèvres en mouvement les sons prononcés. Cela tenait du miracle.
- Le congrès, fasciné, convaincu, ébloui, acclama la méthode orale, qui supprimait, disait-on, le mutisme èn même temps que les inconvénients de la surdité. Mais-on avait oublié de s’enquérir des antécédents des enfants sur lesquels la méthode avait
- réussi, et de demander la proportion et la situation pathologique de ceux sur lesquels elle avait échoué ou n’avait donné que des résultats très imparfaits. Cette enquête eût peut-être éclairé la question mieux que les prodiges dont on faisait montre.
- Quoi qu’il en soit, le congrès actuel des sourds-muets, auquel on ne saurait refuser la compétence en cette matière, s’est naturellement occupé des deux méthodes, bien qu’il eût été entendu que, pour ne point passionner les débats, elles resteraient en dehors du programme. Tous les membres, à de rares exceptions près, ont reconnu que la méthode d’articulation offre d’immenses avantages (il conviendrait d’ajouter : quand elle est praticable), surtout en ce sens qu’elle met le sourd-muet en rapport direct avec le parlant. Mais l’avis commun a été que le langage clés signes est indispensable pour l’intelligence de la phrase, pour le développement des facultés intellectuelles de l’élève et surtout pour lui inculquer les idées abstraites. On en a donné cette preuve que les élèves de l’Institution nationale de Paris, bien qu’ayant été instruits uniquement avec la méthode articulée, et malgré les mesures les plus rigoureuses, font tous les signes et les font aussi bien que ceux qui les ontprécédés. Le langage des signes s’impose et la prescription dont on cherche à le frapper sera vaine.
- C’est la méthode mixte qui a prévalu au congrès,
- Le 15 juillet, la réunion, conduite par M. Dusu-zeau, était à Versailles, où l’on inaugurait une plaque commémorative sur l’emplacement de la maison paternelle de l’abbé de l’Epée. De là, les sourds-muets se sont rendus autour de la statue du plus illustre de leurs bienfaiteurs et, après avoir déposé plusieurs couronnes, ont mimé quelques discours, que la foule des passants regardait non sans étonnement. Un banquet terminait le mercredi les travaux et les excursions.
- A la soirée d’adieu, offerte le lendemain par l’Association des sourds-muets français aux délégués étrangers, M. Dusuzeau a remercié M. Hugot de son bienveillant concours et félicité les délégués de leur empressement à se rendre à l’invitation de nos compatriotes. 11 a rappelé que, quand le hasard mit l’abbé de l’Epée en présence de deux jeunes filles sourdes-muettes, il chercha fous les moyens possibles de se faire comprendre d’elles. Il eut recours d’abord au dessin, puis aux signes. Il découvrit dans le langage des signes une source intarissable d’instruction. Sa renommée se répandit avec rapidité dans toutes les parties du monde. Il proclama à la face de l’Europe étonnée que la langue parlée par les sourd-muets est la langue universelle. « Votre présence ici, a ajouté M. Dusuzeau, n’en est-elle pas la preuve ? »
- Les prodiges accomplis par l’abbé de l’Epée avaient attiré à Paris des prélats, des ambassadeurs, des savants, des princes, des souverains qui publièrent partout les résultats dont ils avaient été témoins. Les plus célèbres instituteurs, entre autres Gallaudet, qui répandit la méthode des signes en Amérique, en tirèrent de grands avantages.
- L’abbé de l’Epée répondit avec fermeté aux attaques de ses nombreux rivaux et s’attacha de plus en plus au langage des gestes, tandis que ceux-ci préconisaient le langage articulé.
- M. Dusuzeau reconnaît les généreux efforts tentés par des maîtres aussi savants que dévoués pour faire parler tous les sourds-muets. Il n’entend pas cependant qu’on sacrifie le langage des signes, qui constitue une langue universelle, au langage articulé; l’un est nécessaire à l’autre; ils se complètent réciproquement. C’était, d’ailleurs, la pensée de l’abbé de l’Epée. « Bénissons donc, a-t-il dit en terminant, celui à qui nous devons le bienfait de pouvoir, nous tous, accourus des pays les plus divers, nous comprendre avec la. plus grande facilité. Unis dans un même sentiment de respect, de gratitude et d’amour, glorifions la mémoire de notre père, de notre premier maître : honneur à l’abbé de l’Epée ! »
- Les sourds-muets du monde entier garderont le souvenir de cette réunion, qui a rapproché dans une étreinte fraternelle, sous l’égide de la France, au milieu des fêtes éclatantes du centenaire de toutes les émancipations, les innocentes victimes d’une infortune aujourd’hui en bonne voie de réparation, grâce au dévouement d’un Français.
- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration W
- (suite)
- Fêtes à l’occasion de l’anniversaire de Juillet 1830.
- (26, 27, 28, 29 Juillet 1832)
- Sortie des trois journées de 1830, la monarchie parlementaire se devait à elle-même de célébrer dignement l’anniversaire de cette mémorable époque.
- En 1832; les fêtes commencèrent le 26 juillet.
- A onze heures du matin seize jeunes filles, douze pour les arrondissements de Paris, quatre pour les arrondissements de Sceaux et de Saint-Denis, choisies dans les familles des combattants de Juillet, se rendirent à l’IIôtel de Ville pour y signer leur contrat de mariage. Ces jeunes filles, dotées généreusement par la Ville,' devaient se marier le 28 juillet.
- Le 27, par le soin des maires de Paris et des administrateurs des bureaux de bienfaisance, on distribua des vivres aux ménages inscrits « dans les bureaux de charité » des douze arrondissements.
- Le 28, de midi à dix heures du soir, des divertissements publics furent donnés à la population aux Champs-Elysées, à la barrière du Trône et au Champ de Mars. Le 29, le roi passa la revue de la garde nationale et des troupes de la garnison, échelonnées de la barrière du Trône à l’Arc de Triomphe de l’Etoile.
- Les théâtres donnèrent des spectacles gratuits et le soir des feux d’artifice furent tirés sur plusieurs points de la capitale.
- Le 28, à six heures du matin, des salves d’artillerie annoncèrent la célébration de la deuxième journée des fêtes.
- Vers midi, la population affluait au Champ do Mars. À deux heures, commençaient des courses de chevaux montés et de chevaux libres, suivies d’une course de chars et d’une course de cerfs. Ces exercices furent terminés par des courses à pied, qu’exécutèrent les élèves du gymnase normal du colonel Amoros et un peloton de soldats avec armes et bagages.
- Dans l’intervalle, entre les courses de chevaux et les courses à pied, on donna aux assistants le spectacle d’une ascension aérostatique.
- La première et la deuxième des courses de chevaux furent fournies par douze chevaux montés: la troisième et la quatrième par douze elle' vaux libres.
- Les deux chevaux montés et les deux chevaux libres vainqueurs aux premières courses formèrent ensuite deux nouveaux groupes qui se disputèrent définitivement les prix. Pour ces courses, le cirque formé au milieu du Champ de Mars avait deux mille trois cents pieds de circonférence et était garni de toiles et de trophées sur tout le développement de son périmètre à l’intérieur et à l’extérieur.
- Un stade de quatre cents mètres de longueur avait été préparé devant les pavillons réservés pour les coureurs à pied.
- Ces coureurs, au nombre de cent vingt, divisés en plusieurs pelotons, étaient revêtus de costumes uniformes et portaient tous une ceinture tricolore.
- Il y eut des courses d’enfants, d’adolescents, d’hommes et de soldats avec armes!
- Des prix et des couronnes furent décernés aux vainqueurs, au bruit des fanfares et des applaudissements de la foule, par le maire du dixième arrondissement M. Desgenettes, président des exercices.
- Dans cette journée fort intéressante, le succès appartint aux élèves du colonel Amoros. Voici ce qu’en, dit un journal de l’époque :
- (l)LeChamp de Mars, 1750-1889, par ErnestMaindron. — Paris, Ludovic Basehet, 1 volume grand in-8° illustré.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Les exercices gymnastiques devenus désormais un des éléments de l’éducation militaire et civile, ont augmenté l’intérêt et la pompe des fêtes nationales. Les élèves du gymnase normal, dirigé par le colonel Amoros, ont fait au Champ de Mars diverses espèces de courses, dont un public nombreux a su apprécier les avantages, en distinguant ces exercices utiles de ces jeux funambuliques, qui n’ont d’autre but que de satisfaire une vaine curiosité.
- Bientôt, plusieurs des principales villes de France pourront augmenter l'intérêt de leurs fêtes publiques par de pareils exercices. On annonce que des gymnases vont être établis dans la plupart des divisions militaires, sous la direction du colonel Amoros, fondateur de l’éducation gymnastique en France.
- Ce n’était pas sans peine que le colonel Amoros avait fait adopter les procédés d’éducation qui, après lui, devaient malheureusement tomber dans l’oubli pour être repris seulement de nos jours.
- Le colonel Amoros eut une existence singulière. Il s’appelait don Francisco Amoros y Ondéano et était né à Valence en 1770. Il fit dans l’armée espagnole les campagnes de 1792 et 1793 et parvint en trois ans au grade de major-général. Le traité de Bâle ayant mis fin à la guerre entre la République française et l’Espagne, Amoros s’occupa des moyens d’améliorer le système administratif espagnol et fit agréer le plan d’un ministère de l’intérieur qui n’existait pas encore. Une pension de vingt mille réaux lui fut accordée à cette occasion. On le chargea en même temps de la fondation à Madrid d’un établissement militaire selon la méthode de Pesta-lozzi. En 1807, l’éducation de l’Infant don Vincent de Paul lui fut confiée. 11 réunissait les titres de colonel, de Régidor de S an-Lu car et de membre du conseil royal des Indes. L’avènement de Ferdinand VII amena sa disgrâce.
- Elu plus tard membre des Cortès de Bayonne, qui appelèrent au trône d’Espagne Joseph, un des frères de Napoléon, Amoros fut nommé par le nouveau roi conseiller d’Etat, intendant général de la police et commissaire royal dans les provinces de Burgos et de Guipuscoa. En 1812 il s’efforça, mais en vain, de prévenir la chute de Joseph. Réfugié en France en 1814, il devint un des rédacteurs du Nain Jaune.
- Pendant les Cent jours, Amoros entra dans la garde nationale de 'Paris. Le retour des Bourbons le fit renoncer à la politique. Dès lors, il s’occupa de faire adopter les méthodes gymnastiques dont il avait fait d’heureux essais en Espagne. Il eut, à ce sujet, bien des préventions à vaincre, mais il sut en triompher. Nommé officier de la Légion d’honneur, inspecteur des gymnases militaires, directeur du « gymnase normal militaire » qu’il avait fondé place Du-pleix, et directeur du « gymnase orthosomatique » situé dans la rue Jean-Goujon; il mourut dans l’abandon le plus complet en 1848.
- Réjouissances publiques à l’cccasion du mariage du duc d’Orléans (14 juin 1837)
- En l’année 1809, le 25 novembre, Louis-Philippe avait épousé Marie-Amélie, fille de Ferdinand IV, roi des Deux-Siciles. Il en eut dix en-fants
- L’aîné des,fils était Ferdinand-Philippe-Louis-Charles-Rosolin-Henri, né le 3 septembre 1810, et mort le 13 juillet 1842, à la suite d’un événement déplorable. Ferdinand-Philippe, espiit distingué, le plus populaire de tous les membres de sa°famille, a laissé derrière lui les regrets du pays tout entier.
- Les autres entants de Louis-Philippe étaient .
- Louise-Marie-Thérèse-Charlotte-Isabelle, née
- le 3 avril 1812, mariée au roi des Belges et morte le 11 octobre 1850;
- Marie- Christine - Caroline- Adélaïde -Françoise-Léopoldine, née le 12 avril 1813 et morte à Pise le 2 janvier 1839. La princesse Marie s était consacrée à la statuaire; on lui doit une Jeanne d’Arc à laquelle on accorde justement quelque valeur ;
- Le duc de Nemours, né le 25 octobre 1814 ;
- Mademoiselle de Montpensier, née le 28 mars
- 1816, morte le 20 mai 1818;
- Mademoiselle de Beaujolais, née le 3 juin
- 1817, mariée au prince de Saxe-Cobourg-Gotha, en 1843 ;
- Le prince de Joinville, né le 14 août 1818 ;
- Le duc de Penthièvre, né le lfir janvier 1820, mort le 2 juillet 1828;
- Le duc d’Aumale, né le 16 janvier 1822;
- Le duc de Montpensier, né le 31 juillet 1824.,
- Le duc d’Orléans avait un peu moins de vingt ans quand son père prit possession du trône. Lorsque la révolution de juillet éclata, il commandait, à Joigny, le 1er régiment de hussards.
- Justement inquiet, il partit pour Paris.
- Arrivé à Montrouge, il y acquit la certitude que les siens no couraient aucun danger immédiat. Il regagna alors le siège de son commandement pour revenir, le 3 août, au matin, cette fois à la tête de son régiment, le premier qui soit ainsi entré dans la capitale avec le drapeau tricolore.
- Ferdinand-Philippe, avant les événements de 1830, portait le titre de duc de Chartres. Devenu duc d’Orléans par l’avènement de son père au trône, il prit part, en 1832, au siège d’Anvers, et, en 1835, à l’expédition de Mascara en Algérie. Pendant l’été de 1836, il visita les cours d’Allemagne et se fiança à la princesse Hélène de Meckleinbourg - Schvérin, sœur du duc.
- Le mariage fut célébré, le 30 mars, à Fontainebleau.
- Les nouveaux époux furent reçus à Paris avec enthousiasme.
- Il faut remonter aux époques les plus mémorables de notre glorieuse révolulion de juillet, dit le Journal des Débats ; il faut se rappeler l’admirable enthousiasme qui accueillait au sein de la population parisienne, le roi qu’elle avait élu sur ses barricades; il faut se reporter par la pensée et presque par l’imagination, tant cette époque semblait désormais loin de nous, à cette grande et décisive revue de la garde nationale de Paris, au Champ de Mars, à la fin du mois d’août 1830, pour se former une idée de l’accueil qui a été fait aujourd’hui, par les citoyens de notre patriotique cité, à la princesse Hélène de Mecklembourg, à l’épouse du prince royal, à la fille de notre monarque constitutionnel !
- Mais tout Paris l’a vu ! tout Paris a assisté à l’entrée de la duchesse d’Orléans dans ses murs ; et Dieu nous garde d’affaiblir par nos réflexions une émotion encore si récente et si vive ! Nous ne voulons que raconter, en historiens fidèles, ce que nous avons vu nous-mêmes. Nous voulons montrer tout ' Paris saisissant l’occasion de montrer à son roi l’enthousiasme que tant de calomnies n’a-vaient pas altéré, quoique les terreurs de la politique l’eussent contraint à se taire ; nous voulons montrer Paris renouant plus fortement que jamais des liens que la violence des factions n’avait pu briser! Car tel est le résultat de cette grande journée : ce n’est pas seulement la princesse royale qui est entrée aux Tuileries, qui a été confiée au dévouement et à l’honneur de notre généreuse population ; c’est le Roi qui a été rendu à J a France, c’est la liberté qui a été rendue au Roi ! c’est la révolution de Juillet qui a retrouvé les conditions d’existence de la Constitution monarchique : la sécurité du roi fondée sur la confiance hautement manifestée des citoyens. En effet, quel avenir pouvait se promettre un pays où tout ie monde était libre, excepté le Roi? La liberté rendue à la personne royale, c’estla France qui commence à se reposer et à croire à son avenir !
- Des réjouissances publiques eurent lieu à Paris à l’occasion de ce mariage. Elles étaient organisées par la municipalité.
- Le 13 juin, des dons de vêtements furent accordés aux enfants des écoles gratuites communales ét des salles d’asile. Le 14, eurent lieu des distributions de secours aux ménages pauvres et de livrets de caisse d’épargne aux meilleurs élèves des écoles primaires. Ces livrets étaient donnés au nom duc d’Orléans.
- Le 15, un banquet devait être offert par la ville de Paris, au roi et à la famille royale, qui avaient promis d’y assister. Immédiatement après le banquet, un bal devait être donné dans les salons de l’Hôtel de ville.
- De deux heures de l’après-midi à la nuit, des jeux, des spectacles et des divertissements publics furent organisés.
- Aux Champs-Elysées : où deux théâtres représentaient des pantomimes militaires à grand spectacle, et où quatre orchestres étaient réservés aux danseurs.
- Un mât de cocagne garni de cinq prix avait trouvé de nombreux amateurs.
- Au Jardin des Tuileries, vers huit heures du soir, il y eut un grand concert au pavillon de l’Horloge.
- A la Barrière du Trône, on avait installé :
- Un théâtre de pantomimes;
- Quatre orchestres de danse et un autre mât de cocagne.
- Au Champ de Mars, la fête était plus animée encore. On y avait construit une redoute représentant la citadelle d’Anvers attaquée et défendue par vingt-quatre pièces d’artillerie. Ce spectacle pyrotechnique se termina sans incident par un superbe bouquet de bombes.
- A neuf heures, deux feux d’artifice furent tirés simultanément : sur le quai d’Orsay et à la barrière du Trône. Dans la ville, Tillumma-tion était générale.
- (A siàvre). E. Maindron.
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- LA BOURSE
- Le marché salue par de la hausse les résultats connus des élections du 28 juillet. Le 3 0/0 monte à 84 50, l’À-mortissable à 87 17, le 4 1/2 à 105 05. Les fonds étrangers ont leur part. L’Italien est plus ferme à 93 20, l’Extérieure. espagnole monte à 72 3/4, le Russe consolidé à 89 3/16, le Turc à 16 10.
- Le succès de l’émission des obligations de Panama cause une exellente impression sur le marché. Les actions des établissements de crédit qui avaient ouvert leurs guichets pour la souscription, profitent des bonnes dispositions de l’épargne.
- Le Suez est en hausse à 2270.
- En résumé, les dispositions du marché sont bonnes et font prévoir une liquidation en faveur des acheteurs.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- DE L’EXPOSITION
- O M- £»0]P>t jours
- (Se munir du Guide illustré de l’Exposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket : 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. —
- 'liasse 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32. tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 30, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. -- Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- , - Classe 41, produits de l’exploitation des mines. Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. -- Classe 28, parfumerie. — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis-et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. —
- ( fiasse 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26,' mosaïque.
- sections étrangères (2* partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles-suivantes du même côté. Continuer par les trois^salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier do l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etajs-Unis; première salle côté du jardin, Danemark ; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voiries neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des peiouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Coutan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir lec quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machinas, au coin des avenues de La Bourdonnais et ne l .ainotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une Idée d/ensernhie de ia galerie.
- YLlter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie. — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes,'aquarellistes. presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord, broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Gait, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à Tave-nue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, _ Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Palais des Arts libéraux et pare
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales. N
- Côté du j-ardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier otage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de. la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre an rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette-classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur,, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aéros talion. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie ('côté de la Seine).
- Parc
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie j Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. —Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Bue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Trocadéro et le pouf fi’léna, ou par le• chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines éievatoires, la, station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A. gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris. , ’
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser lé pont d’iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure ; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètrjs
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pôur monter avant que la queue ne soit formée.
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- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russa. Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l'après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux, derrière le pavillon du Chili.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capiton, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade - où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont Tune, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Le Numéro : 15 Centimes
- Jeudi 1er Août 1889
- 2e Série. — N° 78.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS POUR IA DURÉE DE L’EXPOSITION Paris et Départements 20 fr. Étranger, le port en sus. QUOTIDIEN ILLUSTRÉ Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public (CLASSE 58) Annonces la ligne 3 fr.. Réclames — 5 » Faits divers — 10 » Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres,, chez M Seymour Wade, Blomfield Ilouse, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE : Chronique. — Arrivée du Chah de Perse. — Les Congrès. — Echos. — Les pompiers belges à Paris. — Restauration {suite). — Bourse. — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et réclames Les Banquets. — Le Champ de Mars depuis la
- GALERIE DE TRENTE MÈTRES, PORTE D’ENTRÉE DE LA CLASSE 41 (produits de l’exploitation des mines et de la métallurgie)
- C HRONIQU E
- LA RUE OU L’ON s’àMUSE
- C’est la rue du Caire, soit ! Mais à condition de ne pas dépasser les bornes, ainsi que l’ont
- fait trois jeunes fumistes, qui ont choisi comme objectif un inoffensif conducteur de fauteuil roulant.
- Savent-ils ces trois jeunes toqués si l’un d’eux ne sera pas, par suite de fréquents revers de la fortune, réduit à conduire des fauteuils roulants
- à la prochaine Exposition? Leur conduite de samedi soir me paraît contenir quelque pronostic de ce genre.
- Voici leur cas. MM. C. D. et P.
- — Etes-vous libre? dit l’un d’eux au conducteur.
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- BULLETIN OFFICIEL DE I/FX POSITION DE 1889
- — Oui, répondit le conducteur de fauteuil.
- — Eli bien, vive la liberté ! imbécile; répondit celui qui avait interpellé V.
- Le conducteur trouva cette plaisanterie de mauvais goût et en exprima énergiquement son mécontentement.
- Alors les jeunes gens tombèrent sur lui à coups de’ canne et lui mirent la ligure dans un tel état que Ton dut le conduire à l’ambulance de l’avenue de La Bourdonnais.
- Procès-verbal a été dressé contre MM. C., î). et P.
- Le tribunal correctionnel leur apprendra qu’il faut respecter les professions humbles, dans lesquelles se cachent souvent les plus intéressantes infortunes.
- Si j’étais leur juge, je me montrerais sévère à l’endroit de MM. C., 1). et P., leur conduite étant sans aucune circonstance atténuante.
- A;
- UNE HISTOIRE DE RECONNAISSANCE
- La reconnaissance est une belle chose, et même une vertu plus rare qu’on ne le pense. Je n’en dirai pas autant de cette espèce particulière de reconnaissance que délivre le Mont-de-Piété, surtout lorsqu’elle résulte de l’engagement d’objets volés.
- C’est ce que doit reconnaître, depuis qu'il est sous les verrous, le nommé Pou pi on (Pierre), gardien du .palais de Gochincbine, qui s’appropriait depuis quelque temps les objets dont la garde lui était confiée:: un grand nombre de bijoux en or avaient été engagés par lui au Mont-de-Piété.
- Ces engagements fréquents ;attirèrent il’atten-tion de l’administration du Mont-de-Piété; elle en prévint la direction de l’Exposition, qui ne se doutait nullement de ces wok.
- Il a été arrêté -et •.conduit au Dépôt où il pourra méditer à Peike sur la'fragilité de la .reconnaissance !
- A
- Le tout n’est pas M’acheter dans l’enceinte de l’Exposition Mes (Objets qui ifont votre Ibonheur. Il faut pouvoir îles sortir de ïFenceinfe. Cfiest îlà | -le hic! i
- Les agents Me service aux portes are llaissenrt ! pas sortir de paquets. îEt ils sont dans leur Mroit! le plus absolu, déposition tétant (constituée en ; entrepôt. Les îmaædhandises «qui «V rtaouweiïtj n’ayant pas \pmé Me «droite, Môiv.ent îles payer ià j la sortie.
- Cet état de (choses, pour t'âtoe legal cett tcorrect, n’en est pas imains ijgûGrë Mu plus igrimfl in ombre des visiteurs Me inE^position.
- Il faudrait publier cela de jjdlu-s possible. 3$e serait-il pas possible de filacer bien en vue des notices qui indiqueraient exactement au public quelles sont des formalités méoessaires pour pouvoir emporter les objets achetés? On éviterait ainsi bien des mécontentements.
- A
- Les morts qui se portent comme la Tour Eiffel ne sont pas rares. En voici encore un qui réclame. C’est le mort qui parle. Ce mort-vivant est un sculpteur italien dont l’œuvre avait paru mériter une récompense, mais dont on avait rayé la mention, sur l’observation du jury de la section italienne qu’il était mort depuis longtemps. M. Calvi, qui se porte parfaitement, a protesté avec la dernière énergie, contre ceux qui l’ont enterré vif.
- Comment trouvez-vous ce jury italien qui ne sait pas qui des siens est vivant ou mort ? On n’a pas idée de cela... en province. Mais tout arrive en cette épatante Exposition.
- Bien entendu que la mention de M. Calvi a été rétablie et tout étant bien qui finit bien., je n’ai plus qu’à tirer le rideau sur cet incident en disant au sculpteur italien : Calvi ne cailas'l
- Ch. L.
- ARRIVÉE DU CHAH DE PERSE
- Pour faire suite à la dépêche de Cherbourg que nous avons publiée hier, nous dirons qu’aucun incident ne s’est produit pendant le voyage.
- Toute la suite du chah a déjeuné, en deux fournées, dans le wagon-restaurant, et à quatre heures quinze, on arrivait à Paris.
- A Paris
- L’arrivée du souverain persan a provoqué un vif mouvement de curiosité de la part de la population parisienne. Dès deux heures, la foule commence à se masser aux abords de la gare Saint Lazare et sur les trottoirs des rues que doifc,jparcourir le cortège. L’arrivée successive des régiments qui viennent prendre position pour former la haie occupe les curieux et leur fait prendre patience.
- A trois heures et demie, tous les préparatifs sont terminés .et chacun est à son poste. Les rues avoisinant la gare ont été barrées, la cour du Havre est complètement «évacuée. Des mâts à‘Oriflammes tricolores -et blanches et vertes, couleurs de la Perse, ont été plantés-; le garde-meuble a fourni ses plus belles tentures, ses tapis les plus moelleux. Des écussons de drapeaux ont été places au-dessus des portes -d’entrée et :à l’intérieur de la.gare.
- L’accès des quais .n’est laissé, -en principe, qu’aux personnages .officiels. .Buccessiwemenlt la foule voil défiler le personnel de l’ambassade de Perse, la .colonie persane de Paris et les per-. sosnines 'qui .sent -décorées «d’ordres persans. •
- M. d’Drmesson, M. Mo’lard et fous lies foaao- \ fionnaires du protocole vont et viennent «en tons1 -sens, placent les députations, donnent Achaoun laursMernières instructions.. Le préfet de police, ;. revêtu d’un 'habit brode tout flambant neuf, se promène sur le quai en compagnie du chef de j police municipale.
- A quatre heures, arrivée-du président de la j République, accompagné des ministres et de î toute sa maison militaire. M. Uarnot, guidé par M. d’Ormesson, se rend dans le salon d’bon-1 neur pour attendre le moment précis où Je .train ; «entrera en .gare. -
- Les homreurs militaires
- La boiie est formée 4e la façon suivante :: sur ; de «quai'fit dans laigare, un bataillon de la garde : afépulMliicaine «avec .drapeau «et .musique ;; rue du Havre Mt irue 'Tteonchet, le Ù*6e .régiment d’infan- : tfiiiie;; place Meda Madeleine,«quatreescadrons: 4u l’4® dragons:; -place de la Concorde, le l!le ; d’artillerie, lie HNB* bataillon defihasseurs à pied, : les 31e fit T19e régiments d’infanterie.; -avenue I des Champs-Elysées, le 16e dragons:; ;ati ir.and-: point, le 6e cuirassiers ; place «de inEtalle, itreibs : batteries du 22e d’artillerie :; irue Lflrperaiiie,, le ; 28e d’infanterie. «
- Les troupes «sont placées sons le «commande-1 ment des .généraux Riu et Saint-Mars. I
- Derrière cette haie, partout la foule s’est massée sur plusieurs rangs de profondeur. Les fiacres, les tapissières, les voitures à bras s’arrêtent au débouché des rues. On loue des places. Bientôt on apporte des échelles et les curieux s’entassent sur les échelons chargés à craquer. Les arbres, les becs de gaz, tout sert d’observatoire improvisé aux gamins que les objurgations des gardiens de la paix sont impuissantes à faire descendre.
- Beaucoup de fenêtres ont été louées ; quelques magasins ont mis les volets par précaution. Bref, sur toute l’étendue de l’itinéraire que doit parcourir le chah, l’aspect de Paris est celui des grands jours de fête et la vie ordinaire est momentanément suspendue.
- Arrivée du train
- A quatre heures quinze, le train spécial pénètre dans la gare. Les troupes présentent les armes, la musique de la garde joue l’hymne national
- persan. M. Carnot quitte le salon d’attente et s’avance jusqu’au wagon-salon. •
- Le «chah descend; les salutations officielles sont échangées et les deux chefs d’Etat se dirigent vers le salon d’honneur. Des acclama» tions retentissent sur leur passage. M. Carnot remercie de la main ; de temps à autre, le chah fait le salut militaire avec gravité.
- La sortie de la gare s’organise alors. Ce n’est pas sans peine. Les mesures d’ordre ont été très pial prises par la préfecture de police. Les consignes données aux gardiens de la paix et aux gardes de Paris sont contradictoires, aussi des bousculades se produisent-elles un peu partout. Le cortège officiel est coupé à deux ou trois reprises. Nassar-ed-J)in et M. Carnot gagnent enfin leur voiture.
- Dès qu’ils paraissent sur les marches de la gare, de tous côtés les tambours et les clairons battent et sonnent aux champs, les musiques jouent, les drapeaux s’inclinent, la foule crie : Vive Carnot! Vive la République! Vive le chah ! Ve spectacle serait très grandiose si les cris des gens qui s’écrasent aux portes et le fracas des vitres brisées ne venaient jeter une note discordante au milieu de tout cet apparat.
- Le cortège se met en marche dans l’ordre suivant :
- Dans la voiture de l’introducteur des ambassadeurs, précédant celle du président de la République, se trouvent le prince Mirza, secrétaire de la légation de Perse, le commandant Bazin et un aide des cérémonies.
- Dans la voiture du président, attelée à la Daumont, prennent place S. M. le «chah et le président de la République : sur le devant, le grand-vizir et le président du conseil. Cette voiture est un magnifique landau huit ressorts, attelé de quatre beaux «alezans. Les postillons, en culottes blanches et bottes vernies, portent une veste «de velours bleu galonnée d’argent et une casquette de .jockey de même sorte. Derrière -se tiennent deux valets de pied :à!a livrée «du président. Deux «officiers supérieurs galopent ;aux ipoittieres..
- Dans la «deuxième viditure:: de ministre de la guerre, le «ministre des affaires «étrangères, le général Brugère, le général Brault.
- Dans la îtrôisième voiture.: le général Saus-Hsieogle général Stazaire-Agha, M.. de Balloy, le jeune .Azis^es-Bulitaaa.;
- ©ans la quatrième vniïfcure le préfet de po-lioe, Medjd-fil-DovIé, le général Bérenger, EtimadsessSifitaneh
- Dans la «cinquième voiture : Amin-Khalvat, .Sadik-es-Siiltaneh, le lieutenant-colonel Korn-iprobst, le docteur TMazaaa :;
- Dans la sixième voiture:: les (deux officiers «de la maison 4u président «et l’aide Me camp du gouverneur militaire Me Paris :
- Dans la septième voiture:: Je général Djehan ((EiirMian, le général .Nassr-ol-Môlk, Mirza-Abdoullah-Khan, Hrza-Mohamineâ-Khan ;
- Dans la huitième voiture:: Aboul Hassan Khan, .Ahmend [Khan, «Mirza iMizam, Mirza Riza Khan;
- Dans:1a «neuvième voiture :: Lnlam Ali Khan, Maihomed Ba-shir Khan, Akber «Khan, Meddi Khan:;
- Dans la dixième voiture:: Hassan-Khan, Mor-feya-Khan, Lhapour-Khan, Mir-Mahomed-Khan.;
- Dans la onzième voiture:: JAziz Khan, Fakhr ol Âttiba, Hybennet Khan:;
- Dans la douzième voiture;: M. Kétabji et les aides des cérémonies.
- Les autres personnes de la suite du chah se rendent directement rue Copernic.
- Le cortège ainsi composé et escorté par deux escadrons de cuirassiers se rend par la rue Tronchet, la rue Royale, la place de la Concorde, les Champs-Elysées, l’avenue du Bois-de-Boulogne et l’avenue Malakoff, à l’hôtel de la rue Copernic, où est placée une garde d’honneur.
- L’hôtel de la rue Copernic
- L’hôtel qu’occupera le roi de Perse a appartenu à la Banque de France ; nous pouvons dire « a appartenu », puisque le lendemain même du jour où le gouvernement en avait fait la location, pour y installer notre auguste visiteur, la Banque le vendait — à raison d’à peine deux millions, quand il en a coûté six — à un riche hidalgo mexicain, don Salvador Malo.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- En face d’une immense grille, d’un beau caractère, on pénètre sous une façon de péristyle d’bonnètes proportions, quoique relativement bas, où l’on admire la Captive de Geoffroy. Le plafond, à caissons, est sculpté et fouillé dans la pierre même.
- Puis on entre dans l’hôtel dont la pièce principale est une immense galerie, d’environ quinze mètres de hauteur sur vingt-cinq de longueur et dix de largeur. C’est l’ancienne salle des Fêtes; elle s’éclaire par le haut au moyen d’un plafond en glaces dépolies et par une porte monumentale en fer forgé à quatre panneaux de glaces, haute de dix mètres, large de cinq et ouvrant sur -un jardin d’hiver, communiquant lui-même avec le parc. Le parquet disparaît soirs un merveilleux tapis de Smyrne, à magnifiques bordures rouges.
- Au milieu de cette galerie, en regard de la véranda, on a élevé un trône enveloppé de velours de soie cramoisie. Du sommet d’un, dais d’or qui le surmonte et forme une couronne impériale, se détache une large et ample draperie écarlate, avec de larges pièces de velours, où s’accrochent à d’énormes glands des torsades et de-s crépines d’or.
- C’est là qu’on avait, de prime abord, pensé à dresser un lit, imaginant de faire de cette splendide pièce la chambre royale.. Mais te chah se propose de recevoir, et tout d’abord le- corps diplomatique le lendemain même de son arrivée. C’est pourquoi ledit a été démonté et transporté plus loin.
- De chaque côté du trône s’étendent deux panneaux, de quatorze mètres de dimension,, tout en soie marron, à immenses bordures en peluche rouge et velours, brodées de grandes palmes de soie écarlate. Au pied du trône, deux gigantesques lampadaires, à branches de bronze doré, se dégagent de vases de porphyre signés J.. Gély.
- Tout à l’extrémité, un escalier enroule ses spirales de fer forgé et mène a une loggia d’une dimension proportionnée à cette salle du Trône, qu’elle complète. Une monumentale cheminée en bois sculpté, peinte en grisaille, laisse un ravissant médaillon, tout encadré de guirlandes de roses au milieu desquelles on admire une image de femme indolemment rêveuse.
- C’est cette loggia qui a été, au dernier moment, transformée en chambre à coucher.
- Et, particularité bizarre, le chah couchera dans l’ancien lit du duc de Berry, pendant qu’il aura près de lui l’ancienne table de nuit de l’impératrice Eugénie.
- Le petit Eziz-es-sultan dormira dans le lit occupé par le prince impérial., alors qu’il était encore enfant.
- La Visite à l’Elysée
- Feu après le souverain persan est ensuite remonté dans une autre voiture attelée également à la Daumont, et s’est fait conduire, avec les principaux membres de sa suite, au palais de l’Elysée, pour rendre sa visite à M. le président de la République.
- Les piqueurs et les valets de pied de la voiture royale portaient la livrée rouge et verte, les couleurs de la Perse.
- Au cours de l’entretien des plus cordiaux que le chah de Perse a eu avec M; le président, ce dernier l’a présenté à Mme Carnot qui s’est entretenue un. instant avec lui.
- Le soir, le chah a dîné en nombreuse compagnie et s’est retiré dans ses appartements,, heureux de sa première journée à Paris, et répétant le mot qui nous a été rapporté par un grand dignitaire persan : « Ici, nous sommes chez nous f »
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- L E §' G.OK.<&RÈ;&
- L’Assistance publique
- Voici le programme dm congrès- d’assistance publique, dont les travaux dureront toute cette semaine
- IL Dans quelle, mesure l’assistance publique doit-elle avoir un' caractère obligatoire ? Résultats obtenus clans les pays où.l'obligation existe.
- 1T.. De l’organisation, méthodique d'e- la biènfàb sauce. : étude dés-systèmes divers-fôndésuurles d'eux-principes suivants :. l'° faire précéder, toute- delir vrance'de secours d’une enquête sur l’a situation
- matérielle et morale du solliciteur (Charüy organisation Societies, bureaux spéciaux d’enquête, etc.); 2° n’accorder aux indigents valides que des secours efficaces, c’est-à-dire-facilitant aux malheureux les moyens d'arriver à subvenir à eux-mêmes par l'e travail (coopération des sociétés, des personnes- bienfaisantes et des- administrations d’assistance publique); organisation des visites-à domicile, etc-,
- III. Des modes de placement des enfants quisont à la charge des administrations publiques, et dés moyens- pris ou à prendre pour assurer leur mise en valeur physique, intellectuelle et morale.
- IV. De l’organisation de l'assistance médicale dans les campagnes.
- Congrès aéronautique
- C’est jeudi que le congrès aéronautique tiendra sa première séance, au Trocadéro, sous la présidence de M. Janssen, qui prononcera un discours sur l’état actuel de la navigation aérienne et sur l’art d’élever les pigeons voyageurs.
- Les discussions scientifiques auront lieu vendredi et samedi.
- Dimanche, les membres du congrès etles invités se réuniront à Meudon où un banquet termine la session.
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- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants à, été pour la journée d’hier de 94.286.
- A la Tqur
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage-........... 9.231
- 2me étage directement,... 5.977
- Du 2e étage au sommet... 3.919-
- En tout........ 19.127
- M. Le Balleur, chef du contrôle des entrées de l’Exposition, sous-chef de bureau au ministère des finances, vient d’ètre élu conseiller général du canton de Buchy, arrondissement de Rouen.
- 11 était le concurrent du marquis de Givrlle, conseiller sortant.
- Nos sincères félicitations.
- Les conférences
- Après-demain jeudiLer août, à dix. heures-du matin, réunion- devant le pavillon de la Presse pour, la. promenade-vis-ite faite sous la direction de M. Georges Dureau, administrateur-rédacteur du Journal des Fabricants de sucre.
- On visitera tout ce qui'concerne, l’industrie et.le commerce^ du, sucre.
- I¥os- visiteurs- cite- marque-
- Son Excellence Essad-Pacha, ambassadeur de Turquie àParis, est décidément un des visiteurs-les plus assidus de l’Exposition. Hier encore, il a passé la pins grande partie-de l’après-midi dans les- galeries, et ne s’est retiré que fort tard, après s-être arrêté; quelques- instants, suivant son habitude, au pavillon des tabacs turcs.
- L'Inauguration de la- Sorbonne
- Une circulaire, adressée par l’Association générale des étudiants aux étudiants français et aux universités-de l’étranger,, trace. les grandes lignes delà réception qui sera.-- faite aux; étudiants-qui se rendront à. l'inauguration de la nouvelle Sorbonne.
- L Association recevra;, les-délégations le vendredi 2’août et le lendemain, samedi.
- Le programme des fêtes est ainsi fixé :
- lp Inauguration de la nouvelle Sorbonne, le 5 août, sous la présidence de M. Carnot, président de la République française;
- 2° Fête au. ministère de l’instruction publique,le: 5 août, offerte par, M. Faîtières, ministre de. l’instruction publique et des- beaux-arts-..
- 3p Réception des- délégués par M. Pasteur,
- 4o Fête à l’HôTel de Ville le 8 août, offerte par 1a, municipalité de Paris..
- 5o Représentation de gala à, l’Opéra-.
- 6° Promenade et banquet à.Meudon..
- 7o Visites de l’Exposition, et- des établissements universitaires-
- L’emploi dés- soirées- n’est pas-encore fixé; mais-om - cherche à- organiser une-représentation a l’Odèon eh i une autre à là Comédie-Française.
- ; Le - Comité, d’honneur de cas.- fêtes- est. composé de ; MAL. Pasteur,,Renan, Liard/Gréard e.t des do.yenss de toutes les-facultés,.
- Trains (h* plniwir
- ! Compagnie d’Orléans. — A l'occasion d'e l’Expo-
- sition universelle- de 1889, un train de plaisir sera-mis à la disposition des populations des départements de^ la Haute-Garonne, du Tarn, et du Tarn-et-Garonne, pour leur permettre de se rendre à Paris.
- Ce train partira de Toulouse le jeudi 1er août, à 2. h. 40; du soir.
- Chemin de fer d’Orléans. •— Un train de- plaisir pour Bordeaux partira de Paris le vendredi 2' août,, à 11 h. 45 du soir. Le retour à Paris aura lieu le mardi 13 août, à 11 h. 27 du matin.
- Prix des places (aller et retour) : 2e classe, 40 fr. ; 3e classe, 28 fr.
- M.
- Chemins de fer de l’Ouest (une journée à l’Exposition universelle). — Train de plaisir à marche rapide du Havre, d’Yvetot et de Rouen, arrivant directement à l’Exposition à la gare de Paris-Champ de Mars le dimanche 4 août, aller et retour dans la même journée.
- ------------------------------
- Au festival des musiques militaires françaises qui aura lieu au Palais de l’Industrie, le 4 août 1889, MM, les sénateurs, les,députés,, les conseillers municipaux et les conseillers généraux de la Seine, les; maires et adjoints de Paris, qui voudront bien y assister, seront reçus, à toutes les portes sur la présentation de leur médaille. Seront également reçus à toutes les portes MM. les officiers de la garnison de Paris,, en uniforme.
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- LES POMPIERS BELGES A PARIS
- Hier à midi, les volontaires-pompiers d'e Pénrvvelz, ville de la province- du Hkinaut (Belgique) ont déjeuné en corps au restaurant Alsacien-Lorrain.
- Ils étaient au nombre de quarante-huit hommes et cinq officiers.
- Cette compagnie est commandée par M. Jules Baugnies, conseiller provincial’, dont les sous-* ordres MM. J. Cornez, capitaine ; F. Kensier, lieutenant; G. Wallon et E. Baugnies, sous-lieutenants sont to 11 s- d e s i n dùs-t ri e 1 s- d e la ville..
- Les hommes sont, eux, tous de très bons ouvriers, dont lapins grande-partie' sont employés dans les ateliers et magaains de leurs chefs.
- Arrivés dimanche matin, voici le tableau de l’emploi de leur temps depuis leur départ :
- Départ de. Pémwelz,. samedi. 27,. à 8- h. 14 soir ; arrivée à Paris le 28, à 4 h. 35 matin, Débarbouille-ment général aux lavabos de la gare.
- Première journée, Dimanche
- Déjeuner avec les- provisions apportées. Promenade en corps- : Boulevard' de Magenta, place de là République,.Halles centrales-,. 3\4 d'heure d’arrêt.. — Rue des Halles, de Rivoli, boulevard-de-Sébastopol, avenue Victoria, Hôtel de Ville, 15 minutes d'arrêt'. — Les quais, le Louvre, le Carrousel, lès Tuileries;, place- de la- Concorde, Champs-Elysées;, rues Pierre-Charron^ de Long.ch.amps, hôtel, 15>miL nutes d’arrêt..— 9 heures, entrée à- l’Exposition.; 12. heures, grand déjeuner au. restaurant Franco-Américain; promenade, libre; dîner a l’hô'tel, à’ 7 heures-; rentrée à l’Expositibn à 8 h. T|2 pour voir l'embrasement, de la tour Eiffel et lés fontaines- lumineuses,Coucher à 10 heures-..
- Deuxième journée5, Lundi»
- Sonnerie-dû réveil àùlieures-, Déjeuner; à7’heures-départ en bateau, du.pont de l’Alma aui pont d’Austerlitz ; jardin des Plantes ; caserne des sapeurs-pompiers-, T heure: pour'Ta visiter. — Promenade en voiture-(si ])o*sible)-pour visiier Paris-et ses curiosités'». — Déjeuner à-. 18; heures 1/2, Bouillon Duval sur le boulevard!;, promenadb libre: —Dîner . à l-hôtel, à 7 heures; à I millieu res 1/2, Hippodrome; coucher à- minuit.
- Troisième jpurnée, mardi,
- Eeverr eh déjeuner' comme- le - liindii Promenade an: bois de Boulogne..— Exposition. A 12’heures, dîner lau premier étage de là. tour Éiffell —A 2; heures-, chemin de fer Decauville pour aller visiter l’Esplanade-des-In valides-, — Souper,.près-la gare-dir Nord,. \ à;7 heure* eh demie.
- Départ' de. Paris à 9,h»,45 soir.
- Arrivée: à Péruwelz, mercredi,, à 6 IL 14 m.
- | Ils- logeaient à l’hôtel Longchamp et. ils ont,
- ; parait-il». été: très bien traités.
- Un sergent' et* un caporal dès sapeurs-pom-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- piers de Paris avaient été chargés par le colonel de les piloter pendant leur séjour dans la capitale, tâche à laquelle ils ont fait le plus grand honneur, nous a-t-il été dit par tous ces braves gens.
- Hier soir, ils se sont réunis pour dîner au Grand Bouillon Parisien, boulevard Poissonnière.
- M. Carlier, commissaire général de la Belgique, invité à ce déjeuner, et ayant été obligé de partir la veille pour Bruxelles, s’était fait remplacer par le capitaine A. E. Tydgadt, attaché au commissariat général de l’exposition belge, un homme très aimable et rempli d’affabilité.
- De nombreux toasts ont été portés à la Belgique et à la France, et on s’est séparé avec force promesse de se revoir des deux côtés de la frontière.
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- LES BANQUETS
- Hier matin M. Charles Sanson, commissaire général de la section tunisienne, a reçu, dans son charmant cottage de Maisons-Laffitte, les sommités tunisiennes présentes à Paris.
- Le déjeuner a été tout intime. Les convives étaient M. Massicault, ministre-résident général, S. Exc. Mohammed-Djellouli, ministre de la plume et garde des sceaux; le général El Asfoüri, Scheich el Médina, gouverneur et maire de Tunis ; le général Bach-Hamba, le fils du ministre de la plume; M. Nooman Couri, directeur du gouvernement tunisien; M. Hassen, interprète de la municipalité, et M. Monge, secrétaire du comité tunisien de l’Exposition.
- Madame Sanson a reçu ses invités de la façon la plus gracieuse.
- #*#
- Le banquet des chanteurs norvégiens a eu lieu hier soir. Nous en rendrons compte dans le numéro de demain, la place manquant aujourd’hui.
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- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration CD
- (suite)
- Réjouissances publiques à l’occasion du mariage du duc d’Orléans Catastrophe au Champ de Mars (14 juin 1837)
- La fête du Champ de Mars amena, après le feu d’artifice, un épouvantable accident.
- Un peu avant onze heures, la foule qui était considérable, s’étant portée en masse vers une des grilles avoisinant l’Ecole militaire, un effroyable encombrement se produisit. On s’entassait et on s’étouffait. Vingt-quatre personnes moururent asphyxiées ; douze- blessés furent transportés à l’hôpital militaire du Gros-Caillou. Cet événement, dès qu’il fut connu, causa dans la ville une profonde émotion. Le lendemain, les journaux ennemis du roi la grossirent encore et prétendirent que l’administration n’avait rien su prévoir. Le gouvernement fut attaqué de la manière la plus vive et la plus injuste.
- Plusieurs journaux persistent, s’écrie la Charte de 1830, à insérer dans leurs colonnes des renseignements inexacts sur l’événement du Champ de M°ars; il y a même des feuilles qui s’abstiennent de reproduire, en regard des relations exagérées qu’elles donnent, _ les seules versions exactes fournies sous la garantie de l’autorité.
- Nous ne voulons pas juger ce procédé, nous nous bornerons à présenter de nouvelles rectifications contre plusieurs faits énoncés. Tant que la vérité ne sera pas mieux connue, nous suivrons le même système.
- Un journal annonce que plusieurs personnes ont succombé aux blessures reçues mercredi; que le chiffre des décès s’élève aujourd’hui à trente-huit que des victimes ont été précipitées dans la rivière3, et que deux cadavres ont été retirés des eaux. Le chiffre des morts et des'blessés est celui que nous
- (1) Le Champ cle Mars, 1750-i889, par Ernest Maindron.
- Paris, Ludovic Baschet, 1 volume grand in-8° illustré.
- avons déjà donné; il y a eu vingt-quatre morts et vingt blessés, dont douze seulement par suite de l’encombrement de la foule sur un seul point; huit ont été blessés ailleurs et d’une manière différente. Parmi ces vingt blessés, dix-sept étaient sortis hier de l’hospice du Gros-Caillou, et tout-à-fait hors de danger : Aucune victime n’a été précipitée dans la rivière; aucun cadavre n’a été retiré des eaux...
- On a prétendu que les portes des grilles avaient été fermées au Champ de Mars, parce que le roi se trouvait dans l’enceinte et qu’on voulait éviter autour de lui l’encombrement de la foule. Cette assertion est dénuée de toute vérité. Le roi n’est pas venu dans la soirée au Champ de Mars, et toutes les portes des grilles sont constamment restées ouvertes...
- On persiste à parler de vols commis à main armée, de mutilations atroces et de traitements horribles exercés sur des femmes évanouies ; nous sommes heureux de pouvoir dire, pour l’honneur de l’humanité, et pour la sécurité de la capitale, qu’il n’y a rien de vrai dans tous ces bruits.
- Les cuirassiers et les soldats casernes à l’Ecole militaire étaient venus au secours des blessés, avec un zèle digne des plus grands éloges. Le général Durocheret, et voyant le danger, avait, de son côté, fait ouvrir la grille du grand pavillon du Champ de Mars, par laquelle plus de vingt mille personnes s’échappèrent.
- Dans cette douloureuse circonstance, tout le monde avait fait son devoir. Bien des soldats s’étaient conduits en héros.
- Le lendemain de l’événement, les ministres se rendirent aux Tuileries pour informer le roi du malheur survenu pendant la nuit. Après en avoir conféré, on estima que le banquet et le bal qui devaient avoir lieu le lendemain à l’IIôtel de Ville devaient être ajournés.
- Le Conseil municipal de Paris se montra d’un avis différent. Cependant le roi insista pour que la fin des cérémonies fût remise au lundi 19. « Supprimons ces fêtes, » dirent alors quelques journaux. Le Journal des Débats répondit :
- Après l’accident funeste qui est venu troubler si douloureusement les réjouissances publiques, tout le monde a paru d’abord approuver la simple remise des fêtes préparées à l’Hôtel de Ville de Paris. Quelques journaux maintenant vont plus loin : ils voudraient que l’on renonçât complètement à ces fêtes, et que tant de préparatifs déjà faits, tant de dépenses consommées fussent perdus. Nous concevons la pensée qui a porté quelques personnes à exprimer ce voeu ; il n’a rien que d’honorable.Nous ne le confondons pas avec ces misérables exagérations d’une douleur factice, qui, dans un deuil si juste, ne cherchent qu’une occasion d’insulte et de sinistres présages. S’il y a quelque chose de triste au monde et de répugnant, c’est'de voir l’esprit de parti établir sa polémique haineuse et ses calculs égoïstes sur un accident déplorable, qu’on n’exploiterait pas si bien si l’on en était plus sérieusement touché. On a été jusqu’à faire un odieux rapprochement entre l’accident de mercredi dernier et l’attentat du 28 juillet 1835, l’attentat de Fieschi, comme s’il y avait quelque proportion entre un accident et un crime ! Pour nous, nous ne dirons pas même ce que nous pourrions dire... N’est-ce pas assez d’avoir ajourné les fêtes de l’Hôtel de Ville? Serait-il convenable de les supprimer?...
- S’il ne s’agissait que de renoncer à quelques heures de plaisir, le sacrifice ne coûterait guère ; il serait bientôt fait. Mais la fête de l’Hôtel de Ville est une fête publique : c’est l’hommage que la ville de Paris, que la capitale du royaume offre, par l’organe de son Conseil municipal, à l’héritier du trône. Quelque funeste qu’ait été l’accident de mercredi dernier (et personne ne le déplore plus que nous, nous n’y trouvons aucune compensation !), ce n’est pas une bataille perdue, une de ces calamités qui tiennent tout un royaume en douleur et en effroi ! La compassion pour les victimes a été générale, tout Paris a été attristé sans faire étalage de sa tristesse... Tout ce qui exagère est suspect d’hypocrisie et de fausseté... Faudra-t-il maintenant prolonger le deuil avec une affectation qui aurait quelque chose d’outré ?
- # •••Si encore la ville de Paris n’avait rien préparé, si les dépenses n’étaient pas faites, on concevrait qu’un ajournement plus long retardât le moment des fêtes que la ville veut offrir au roi et à sa famille. Mais quoi ! l’Hôtel de Ville va-t-il rester paré jusqu’à ce qu’on juge que les familles qui ont perdu quelques-uns de leurs membres sont consolées? Ou bien va-t-on arracher ces tentures, jeter ces fleurs, briser ces constructions élégantes, chefs-d’œuvre du goût et de l’art, et perdre en un moment le fruit de tant d’ingénieux efforts ? Est-ce que les fêtespubliques ne^sont pas des ornements de la civilisation? Est-ce qu’elles ne contribuent pas à la douceur et à l’élégance des mœurs ? Est-ce qu’elles n’excitent pas le
- génie des arts et les progrès de l’industrie ? Quelles sont donc les mains qui ont élevé et décoré ces salles brillantes, sinon des mains d’ouvriers, sinon des classes laborieuses que la richesse fait revivre en se répandant sur elles par l’industrie ? Qui gagnera à la destruction en pure perte de tant d’apprêts ? La fête de l’Hôtel de Ville, si elle a lieu, va mettre en mouvement mille industries qui perdront un jour de.gain, un jour comme il y en a peu dans l’année, si on suprime cette fête. Non, quoi qu’on en dise, ces jours de fête et de pompe sont des jours utiles, nécessaires à la population industrieuse d’une ville comme Paris. Si les riches en profitent par quelques cours moments de plaisir, les classes laborieuses en profitent bien plus par les occasions d’industrie qu’elles y trouvent.
- La population aisée se passera très facilement d’une fête à l’Hôtel de Ville; ce sera une véritable perte pour la population ouvrière et commerçante.
- Nous abrégeons ce que nous pourrions dire sur ce sujet. Qu’on suspende la fête de l’Hôtel de Ville plus ou moins longtemps ; qu’on la supprime tout à fait; ce ne sera jamais là un grand événement politique. Nous serions des premiers à en conseiller la suppression, si les convenances semblaient l’exiger réellement. Ceux auxquels cette fête doit être offerte ont assez montré la sympathie qu’il y a dans leur âme pour toutes les douleurs; ils n’ont pas besoin de fêtes, ils n’ont besoin que de l’amour du pays; ils ne sont heureux que de son bonheur. C’est la ville de Paris qui va les chercher; c’est elle qui ne veut pas perdre cette occasion de leur témoigner son dévouement et son amour. La fête est pour Paris. Le Conseil municipal s’est décidé à ne pas la supprimer pour les motifs que nous venons d’énoncer simplement, et nous ne pensons pas que les hommes qui auraient mieux aimé de bonne foi que la fête.n’eût pas lieu, fassent un crime au Conseil municipal d’avoir pris un parti plus conforme aux intérêts de la population.
- Les fêtes eurent lieu le 19 juin.
- Obéissant au jugement du public, l’Académie française crut devoir proclamer solennellement les noms de ceux qui, au péril de leur existence, dans la nuit du 14 juin 1837, avaient sauvé d’une mort horrible bon nombre de leurs concitoyens. Le 9 août, la Compagnie décernait des couronnes aux généreux sauveteurs dont les noms lui étaient connus. Pierre Lebrun, interprète de l’Académie, prononçait le discours suivant :
- Je ne craindrai pas de réveiller une impression trop pénible en reportant d’abord votre esprit vers l’événement qui, il y a si peu de temps encore, a attristé des réjouissances publiques etla fin de ce jour consacré par la Ville de Paris à une union royale qui venait de donner au pays et à la couronne, avec tant de sujets de joie, tant de gages de sécurité ; journée digne de ne laisser aucun triste souvenir ! car elle a donné lieu à de si nobles mouvements, à des sentiments si beaux, depuis les derniers rangs du peuple et de l’armée jusqu’aux premiers degrés du trône, que l’impression douloureuse qu’elle rappelle cède bien vite à l’admiration qu’elle inspire.
- Vous vous êtes reportés au Champ de Mars, et à la nuit du 14 juin.
- Vous connaissez l’événement: vous savez de quel encombrement subit, après la fête terminée, la foule, pressée de sortir du Champ de Mars, avait obstrué le passage de la grille voisine de l’Ecole militaire. Une femme suffoquée tombe, ceux qui la suivent trébuchent sur elle, poussés par la foule croissante qui se précipite et qui les écrase sous ses pieds. De là un grand désordre, un affreux, tumulte, des cris de détresse, des blessés, des mourants, des morts, des malheurs enfin, qui, restés heureusement en petit nombre, devenaient incalculables sans le dévouement, la présence d’esprit, l'humanité intelligente d’un homme, que d’autres hommes courageux se sont empressés d’imiter.
- L’adjudant Martinel, dû 1er qe cuirassiers, se trouvait en ce moment devant le quartier de son régiment, voisin de la grille : il entend le tumulte, il accourt, il se jette au-devant de la foule, qu’il cherche à repousser de ses efforts, de sa voix, de ses prières, pour rendre plus libre le passage, et pour en retirer les victimes; mais la foule, ignorante autant qu’épouvantée de ce qui se passe, pousse toujours en avant, s’amoncelle de plus en plus, et accroît le péril de tous les efforts qu’elle fait pour en sortir. Dans la lutte, un if illuminé se renverse et barre le chemin. C’est presque vainement alors que le brave Martinel, aidé de quelques cuirassiers, s’efforce d’arracher les malheureux, renversés et blessés, à une mort imminente. Il a bientôt compris qu’il n’existe qu’un moyen de les secourir et de prévenir de plus grands désastres ; ce moyen c’est de couper la foule au-dedans de la grille.
- Il court au quartier du régiment ; on sonne à cheval; il n’attend pas lui-même que les hommes de garde soient prêts, car il n’y a pas un seul moment à perdre. Entraînant sur ses pas quelques cuiras.
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- siers, il se jette à pied dans l’intérieur du Champ-de-Mars ; il se fait jour à travers la foule, qu’il écarte de toute la force que prête à sa force ordinaire le sentiment de la mission qu’il s’est donnée; il met, pour arriver au plus fort du péril toute l’ardeur que les autres mettent à s’en tirer. Il y pénètre enfin, guidant le cuirassier Spenlée, qui, seul de ses camarades, a pu continuer à le suivre; et là, s’adossant à la foule, à la façon d’un guerrier d’Homère, il travaille avec une admirable énergie à dégager le passage, à relever ceux qui ne sont plus, à sauver ceux qui respirent encore. Un vieil invalide évanoui et un jeune soldat sont emportés dans ses bras et arrachés par lui à la mort, et successivement un jeune garçon, une femme, une petite fille, neuf personnes enfin. On le voit sortir, rentrer sans cesse ; en tirant des victimes de la foule il a failli y rester; n’importe, il y revient pour en chercher encore; il ne croit jamais avoir fini sa tâche. Epuisé, haletant, rien ne peut assouvir cet insatiable besoin dont l’humanité le tourmente ; il poursuit sa besogne héroïque, au péril continuel de sa vie, donnant à tous l’élan, encourageant tout le monde de sa voix comme de son exemple. Le cuirassier Spenlée, électrisé par lui, sauve à la fois de la terrible bagarre un homme et un enfant. Les officiers de son régiment y sont aussi dignement représentés que les sous-officiers et les soldats. Le porte-étendard Mitz se précipite pour délivrer une femme qu’on écrase; le lieutenant G-russ, qui emportait une jeune fille sans connaissance, se fait encore mettre un jeune garçon sur les épaules et lutte une demi-heure contre la foule sous ce double fardeau ; il tombe près de périr. Martinel, renversé lui-même, était sur le point de succomber.
- C’est alors qu’on vit un curieux et touchant spectacle; c’est alors qu’un piquet de cuirassiers, envoyé pour mettre une digue à l’immense flot qui envahissait la grille, parut de loin, au-dessus de la foule, exécutant la manœuvre de salut dans cette mêlée d’espèce nouvelle. On voyait ces braves, consternés et silencieux, s’avancer pas à pas, lentement, avec prudence, sur des chevaux qui, comme s’ils eussent été intelligents de l’humanité de leurs maitres, semblaient marcher eux-mêmes avec précaution.. Il était touchant de voir de tous côtés des mains s’élever vers eux comme vers des libérateurs, et leur tendre des enfants dont ils chargeaient la croupe et le cou de leurs chevaux. A force de lenteur et de ménagement, un à un, deux à deux, en longue et patiente file, ils sont parvenus à enfoncer peu a peu la foule : ils l’ont enfin coupée ; ils ont posé la digue à sa masse immense; la grille est dégagée, les communications sont rétablies, le peuple s’écoule. Officiers, colonel, général, rétablissent l’ordre, complètent les mesures de salut, organisent celles de secours. Alors la scène change, et c’est un autre genre d’exercice qui est offert à l’humanité des soldats et des citoyens ; . les uns et les autres s’unissent pour secourir les victimes, pour les mettre en lieu d’asile; on établit dans la caserne des ambulances; les cantinières deviennent des sœurs de charité; on apporte les blessés, on leur prodigue les soins les plus délicats et les plus attentifs. Dés jeunes filles, en revenant à elles, épouvantées de se trouver entre les bras de soldats, se rassurent bientôt en voyant le respect dont on les environne. Il était beau de trouver dans tous ces hommes de guerre tant de sentiments de douce et délicate pitié, de sentir des cœurs si humains palpiter sous les cuirasses. Empressés, attentifs, debout toute la nuit, ils apportaient incessamment aux blessés leur linge, leurs matelas, leurs couvertures : aussi admirables dans cette veille de charité, qu’ils le furent jamais dans un jour de bataille.
- Messieurs, au milieu de tant de braves gens, c’est une grande gloire d’avoir pu être remarqué. Il a été bien honorable pour Martinel, quand-tant d’autres avaient plus ou moins droit à la récompense, d’avoir ‘ été nommé par tous comme celui qui l’avait méritée, .et nous, quand cette approbation universelle est venue nous demander pour lui la couronne que- nous accordons aux actions vertueuses, nous l’en avons pu juger d’autant plus digne, que nous avons cru reconnaître à ses dévouements successifs qui, dans une heure, se sont renouvelés assez de fois pour honorer toute une vie, les caractères auxquels on reconnaît la vertu, je veux dire la constance, la .continuité, l’entier oubli de soi-même. En voyant Martinel si à son aise au milieu du danger, accomplissant des actions si difficiles d’une manière si naturelle, nous nous sommes dit : « Cet homme a l’habitude de telles actions ; il les trouve trop simples à faire pour en être à son essai. » Alors nous avons cherché dans sa vie, et voici ce que nous avons trouvé.
- Mais à quoi bon raconter ici les divers faits de .dévouement, de courage et d’humanité qui ont honoré sa carrière; sa promptitude a se piécipitei, en toute occasion, pour sauver des malheureux, soit dans la rivière, «oit dans les incendies, partout où il y a un danger à courir, partout où il trouve à bien faire? Que deux traits suffisent pour donner ici l’idée de tous les autres.
- En 1820, à Strasbourg, un soldat était tombé dans la rivière de l’Ill, près des écluses d’un mou-
- lin ; la place ne laissait guère de chance de salut, et c’en était fait du malheureux. Aux cris d’une femme au désespoir, Martinel, qui passait, s’élance tout habillé, sans regarder s’il y va ou non pour lui de la vie; il nage droit vers l’écluse, et là, s’appuyant d’une main au poteau de la vanne, il se dispose à saisir de l’autre au passage le malheureux, qu’un courant rapide emporte vers la roue du moulin. Il le voit venir, enfoncé déjà de plusieurs pieds sous l’eau ; il faudrait quitter son appui pour le saisir, mais il sera entraîné lui-même; il le quitte cependant, saisit le corps, passe sous la roue du moulin avec lui, emporté par la rapidité du courant, et reparaît bientôt de l’autre côté de l’écluse sans avoir lâché le malheureux, qu’il rapporte au bord, et qu’on rend à la vie.
- Une autre fois, à Strasbourg encore, ce n’est plus dans l’eau, c’est dans le feu qu’il se jette, c’est dans un péril plus grand et plus certain, dans une poudrière, qu’un incendie est près de faire sauter ; et c’est un sentiment d’humanité exaltée qui le pousse, car, au-dessus de cette chambre, qui renferme un baril de poudre et mille paquets de cartouches, il y a une infirmerie, où neuf de ses camarades sont retenus dans leur lit. De tous côtés on se sauvait. Martinel décide plusieurs hommes à secourir avec lui l’infirmerie, et il monte, sans s’apercevoir que l’incendie qui augmente a déjà empêché ses compagnons de le suivre. Il arrive seul à la porte d’une chambre voisine de celle où sont les cartouches ; il trouve, par fatalité, cette porte fermée ;.d’un banc.il se fait un bélier et l’enfonce ; mais là, près de passer outre, et, comme il allait se précipiter, de grandes flammes le repoussent. Alors sa résolution chancelle, il recule, il va redescendre; puis il pense tout à coup que le feu s’approche des cartouches, et que, s’il manque de résolution, ses camarades vont sauter : l’instinct de sa propre conservation alors ne l’arrête plus, il s’élance, en fermant les yeux, à travers la flamme, et les habits, les mains, le visage, les cheveux noircis, brûlés, il trouve avec bonheur les cartouches encore intactes ; il repousse, il écarte les amas de papier d’enveloppe que le feu allait gagner, il paraît à la fenêtre, il crie, il appelle : « De l’eau ! de l’eau ! » Sa présence dans la poudrière rassurant ses camarades sur l’imminence du péril, ils montent : la chambre des cartouches est inondée, et les neuf malades sont sauvés !
- De tels faits, que nous ignorerions encore si d’autres faits plus récents ne les eussent mis en lumière, auraient suffi pour lui mériter notre choix. Certes, Messieurs, ce n’est pas un dévouement ordinaire qui lui fait affronter ainsi l’eau, le feu, tous les dangers. Quand, après l’avoir vu à Strasbourg, en 1820, et même à Nancy, en 1817, se prodiguer partout où l’humanité lui montre un bon emploi de sa force et de son courage, nous le retrouvons, en 1837, à Paris, dans le Champ de Mars, le même au bout de vingt années; quand nous le voyons couronner ses dévouements habituels par un dévouement si vraiment admirable, nous ne pouvons hésiter à lui décerner un prix que ses camarades, ses officiers et tous les témoins de son action lui accordent d’ailleurs d’une voix si unanime. Nous ne nous sommes pas contentés d’écouter cette voix de loin ; nous avons été nous-mêmes interroger sur place l’admiration qu’il a inspirée ; nous nous ' sommes transportés au lieu qui a vu son dévouement; nous avons entendu les généraux, les officiers, les soldats, les citoyens, les victimes sauvées, les magistrats delà cité; nous avons écouté, dans la caserne, ses émules eux-mêmes ; et ceux qu.i pouvaient prétendre le plus à lui disputer le prix ont été les plus ardents à déclarer qu’il en était le plus digne, et qu’il avait remporté l’honneur de la journée.
- L’Académie française décerne le grand prix des actes vertueux à Mathieu Martinel, du village de Hombourg, département de la Moselle, adjudant sous-officier au 1er régiment de cuirassiers.
- L’Académie, en le lui décernant, est heureuse de songer qu’elle couronne, avec lui et en lui, ce grand nombre de braves dont les dévouements se sont signalés autour du sien, dans la soirée du Champ de Mars. Elle voudrait pouvoir détacher en quelque sorte, pour chacun d’eux, une feuille de la couronne qu’elle décerne à l’adjudant Martinel. Le lieutenant Gruss, le porte-étendard Mitz, le cuirassier Spenlée, sont dignes assurément d’être nommés après lui, devant cette assemblée, avec le même honneur qu’ils l’ont été devant leur régiment, par l’ordre du chef même de l’armée.
- Mais tous les corps présents au Champs de Mars y ont apporté, si je puis parler ainsi, leur contingent de dévouement., de zèle et d’humanité. Les ordres du jour de cinq régiments ont signalé des noms dignes aussi de louanges : le lie de dragons, ceux du brigadier Budy, de Vigier, de Rivallier et de Schuburu; le 19e léger, le musicien Schirack et les chasseurs Blondin et Michaud; le 27e, ]e 44e et le 51e de ligne, le sous-lieutenant Thirion, les sergents Charpentier et Bellanger, et les braves Robert, Blanc et Cornus. L’Académie n’a rien à ajouter à l’honneur qui leur a été fait : elle le proclame. Honneur aux chefs de pareils soldats! Honneur aux soldats dont l’humanité égale le courage !
- C’est un beau et noble spectacle que le concours de tant de dévouements. Messieurs, si la place où je suis assis peut donner à mes paroles une autorité qu’elles n’ont pas par elles-mêmes, j’oserai féliciter l’armée; elle a bien mérité du pays; elle a gagné bien mieux qu’une bataille : elle a sauvé des citoyens. Je la féliciterai de cette union sympathique, de ces secours qu’elle a prêtés, de cette manière nouvelle de fraterniser dans le Champ de Mars avec eux. Qu’il me soit permis de féliciter aussi la patrie en voyant ses régiments faire un aussi noble emploi de l’oisiveté de leur courage; qu’il me soit permis d’être fier d’appartenir à un pays où tout se tourne en honneur, jusqu’à des calamités même ; où un événement, fût-il malheureux, ne semble venir que pour mieux développer toute la noblesse des âmes, et n’être enfin qu’une occasion solennelle, pour le peuple, de connaître tout ce que valent ses défenseurs; pour l’armée, de sentir qu’elle est du même sang et de la même famille; pour le prince, de manifester les généreuses sympathies qui le rendent de plus en plus cher à Tune et à l’autre; pour l’Académie enfin, de témoigner hautement combien les lettres sont amies des armes, et ont de plaisir à louer tout ce qui concourt à relever leur gloire, tout ce qu’elles font de beau et d’utile, tout ce qu’elles dévouent, au bien de la patrie, de courage et de générosité!
- (A suivre). E. Maindron.
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- Entrer à gauche de la- galérte Rlipp ;;; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Rds.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant dé.(nmillions)i — Classe 36) habillements des deux sexes, — Classe 34,. dentelles et. passementeries. — üiasse'35, articles dé lingerie..— Classe 33,. soies.et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe GO, carrosserie. — Classe 4G, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires: — Classe 31, fils ettiss-us dè lin. — Classe 39, objets de voyage, et de.-campement. —Classe 38, armes portatives,, chasse. — Classe- 42), exposition forestière. • - Classe 43;. chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. —Classe-47, cuirs et peaux. — Classe 41„produits de l.’exploitation.-des,mines.
- Galerie de trente mètres-. — Vestibule du palais des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art'. — Classe 26, horlogerie. — Classe’29, maroquinerie; - Classe 28, parfumerie. — Classe 22) papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries..-- Classe 18; ouvrages du tapissier.— Classe 117,. meubles. — Cl’asse' 19, cristaux et vemer rie (belles- glaces de- Saint-Gobain). — Classe 20) Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe;26, mosaïque.
- sections étrangères (2^ partie)
- Russie.'— vestibule- de 15*mètres— Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp;
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais dès Machines' et pourtour
- Arriver par la porte 'principale du palais d.es Machines, an coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamoue-Piq net.
- Monter sur le- pont roulant (50 centimes) pour avoir Une ïctee .-(Tcrmeinijie-deici galerie.
- v isiter ,<ès ola-sses uir lez-da-chao-ssée dans lordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie. — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers.— Classe 51,. arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. —Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe- 63; génie civil..
- RO C RT OU R.
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité' de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans Lordre suivant :
- Côté de l’avenue: de La-Four donnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord,broderies anciennes,, porte Rapp, société de Mariemont. (annexe de la Bèlgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Caii,. céramique, palais des Machines, restaurant Du-val, générateurs à vapeur (parallèlement à Lave-nue dé Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffrew. —Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes,. Hawaï,. Guatemala,. Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au million,nième,, Salvador,. Lota. Nicaragua...
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur,, Pavillons de là Ville de Parts.
- Entrée par L'avenue Rapp. Visiter, la Galerie'
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge*oti italienne.
- Entrer dans le palais- par la porte centrale et .visiter la.section français-ede peinture on- comment çant par la- première salle -de droite, côté de l'avenue de La Bourdonnais, puis les-six, salles-s-uL van tes-du môme côté. Continuer par les- trois salles du centre et terminer par les. sept salles, côté du jardin.
- Monter au premier, étage par l’escalier, dm dôme; voir les-neuf salles côté du jardine peinture française (suite).
- Faire Le tour de la galerie du. premier: étage de la-galerie Rapp, architecture et. gravure.
- Voiivensuite les neuf salles côté.de Lavenue de La Bourdonnais : peinture française (suite),
- Section rétrospective dans Les - salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par L’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté; de la Seine (sections étram gères);
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, lès cinq suivantes Angleterre.
- R'evenir par les salles du c.ept.i*-e : doux pour l’Espagne, une pour la Russie..
- Terminer par les sept salles- côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes,. Russie ; cinq dernières-,;. I faliè.
- Monter au premier étage par l’escalier do l’extrémité du palais, côté do la Seine ; voir lès trois sall’es sur la façade dè ce côté, Etats-Unis-; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes,, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voiries neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : cinq premières, Belgique; deux suivantes,, Suisse;.deux suivantes,. Gï’ôce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux. Beaux-Arts par la section de l’enseignement du d'essin placée sous la - galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées* au-tour du Palais et: des peious-es-d" jardin.
- Traverser le jardin, central,, voir lu fontaine monumentale Coulan, avec Les jets- d’eaux, qui: sont éclairés le soir à la lumière-électrique.
- Visiter les-deux pavillons- de la Ville de Paris, dans' le jardin supérieur, à droite et:à gauche du Dôme central..
- Voir: lec quelques constructions placées-S1 droite et à; gauche de la rivière*, centrale;.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des' Arts libéraux et pare
- Arriver par fa gare du Champ de Mars,.par bateau ou par l’avenue de S'il il lien. Gom îmmcer l’a visite par lu Gâterie Desaix : instruments de musique,, au centre die-lh; galerie., entre*lès-deux-, grandes, orgues. Auditions, musicales,.
- Côté du jp-rdiu : section italietmo...
- Gotedè. La venue de Suffinm :. section. russe...
- Entrer dans-le Palais par. Le porte: centrale, de la section des instrumen ts- de musique.
- Au premier otage de la gâterie Desaix, suite de là. section dès instruments de. musique..
- Sections étrangères dès- Arts libéraux dans. le. pour tour, de la galerie. Angleterre,.. Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté dè L'avenue de Sulfren : Suisse,. Belgique, Pày-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux, A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie,, instruments de précision,.enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier dè gauche.. En face l'escalier une porte conduit: ri ia sectimi de l’enseignement primaire,, secondaire et supérieur, façade côté du jardin..
- En- fàce,.côté de 1? avenue dè'Snffi,en,,;prés îa.g:aterie Desaix r épreuves- et appareils <te! photographie,, dessin et: plastique., imprimerie' et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de Lédilice central en charpente ::
- Pèemrère partie, côté dè la Sème,. anthropologie-,, ethnographie. Voir dans la cour les' hommes dès différents âges se livrant aux travaux, dès arts industriels ;
- Deuxième pv.rtie : Arts libéraux"..
- Au centre de l’édifice', aéroslafiow.. Au centre, sous l'a coupole, grand ballon captif avec-sa nacelle;.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles d'e phares-,, ponts,, viaducs, tunnels:
- Quatrième partie : Arts et métiers*..
- ; Descendre au. rez-de-chaussée-et visiter la partie : inférieure de Fédlfice-en* charpente.. Au centre-, re-i marquer la section dès Théâtres'.
- J A droite- et à* gauche-, vitrines d*u Mi/mstère de i Vïntériew' (côté de- là- ga-lèrie Desaix)'-;; de- l’exposition de Géographie’ (côté de la Seine).,
- Para )
- Grand/I’héâtre de LExposition*.. — Pavillon de là I
- Mer. — Pavillons des républiques- américaines. — Pavillons des- différents-pays. —Théâtre des Folies* Parisiennes-. — Pavillon, du Bulletin officiel, de-l’Exposition^.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue. de. VHabitation. — Quais. — Esplanade des Invalides-.
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton, de: ]javenue*de Suffrem; ou par le chemin de fer de Ceim-tïï.ve-(gare du cha.mp-de Mara);. ou par le Trocar déro'ètTe pont d’Léna, o.u par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les-"consfructibns-de la. rue de LHabitatiom — Les constructions- de la berge-de la Seine,, com^ prenant lès machines élevatoires, la* station.centrale-d’électricité; le- panorama- du pétrole, le matériel, de navigation et de-sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de; commerce maritimes..
- Entrer dans les galeries- des-, quais renfermant tout.ce qui, concerne L'agriculture. Ces-galeries vont du Champ de Mars- à l’.esplanade des-Invalides..
- Palais dès. produits alimentaires; Czardài hongroise.;. Portugal.
- Passerelle de,llAlma. et tunnel) du chemin; de)fer Decauville..
- Palais de,l’Espagne.,
- Sections--étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries,.beurreries*, .moulins anglais,, hollandais, etc.
- Pavillon de la- République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin,. Sénégal, Madagascar, villages- d’indigènes- des- colonies, palais central, des- colonies, Goehinchine’ et Gàmbo.dge, village: dè Javanais, panorama dte Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours-aux blessés;, écos-nom ie sociale, eaux minérales, grand palaisMiu mi<-nislère dè la. guerre, pavillon, de Laéroslàtiony postes et. télégraphe, grand* pavillon' de* dégusta*-tiom
- Sur le quai; station:*.dè départ dte chemin:dè fe-ff Decauville..
- SIXIÈME JOURNEE
- Trocadéro.
- Arriver par L'un dès omnibus ou-tramways de lài station du Trocadéro, par- les- bateaux,, ou. par te chemin de fer Decauville et traverser le pont d-'Léna.
- Visiter Les salles du Trocadéro affectées- à 1?exposition-d’àrt rétrospectif ; aux trésors d’église-; à la sculpture' rum parée-; h Làn-t-hropologie-; exposition, dès curiosités rapportées par les explorateurs-. Visiter la- grande-salie des fêtes.
- Monter, dans La tour dii Trocadéro par l’ascenseur Edoux.. Beau panorama dè Paris ei vue d’ensemble de LExposiïibn. G’es-t: d:e cette tour du Trocadéro-qu’on voit lè mieux: lès dimensions colossales de la, tour Elffél).
- Parcourir la- b elle galerie extérieure; descendre; dans la grotte,, sous la. cascade du centre.,
- Jardin
- Visiter le jardin :, Horticulture française et étrangère;, machines, horticoles françaises et étrangères.. Curieuse exposition de.-plan tes du. Japon..
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie-basse r Pavillon édifié par l’admî-nrstration dès forêts, et du côté opposé-pavillon* des travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300' mètr ;s:
- Arriver-avant dix heures et se mettre dè suite- au guichet de L ascenseur pour monter avant, que la queue ne soit formée*.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.,
- Uum dès ascenseurs; monte directement an i deuxième étage (pile nord).
- An premier étage :: galerie èxtériènr.e;;, v-uôi snr.
- : Pa-rte et suinTfExposition.
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- * Au deuxième*étage: vue plus étendue;.galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W.. G,
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla-, Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- *
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Le Numéro : 15 Centimes
- Vendredi 2 Août 1889
- 2® Série. — N° 79.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LA. DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements..............
- Étranger, le port en sus.
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- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
- (CLASSE 58)
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour XVade, Blomjield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- LE PAVILLON DE LA REPUBLIQUE DU CHILI
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- LA RÉPUBLIQUE DD CHILI
- Dans ce qu’on appelle couramment « le coin des Amériques » un pavillon très remarqué est celui du Chili dont l’architecte est M. Picq.
- C’est une construction carrée en fer, avec quatre tourelles angulaires, un dôme central, des balcons latéraux, d’une grande légèreté, d’une grande élégance ; à l’intérieur, un rez-de-chaussée, vaste, aéré, lumineux, et une galerie au premier étage, le tout très artiste-ment décoré et contenant les produits très variés du pays.
- Un peu d’histoire et de géographie
- Et d’abord, que veut dire ce nom, bizarre pour une oreille française : le Chili? Il vient d’un mot indigène, tchili, qui signifie « neige », allusion directe aux neiges éternelles qui couronnent les sommets des hautes montagnes de cette Républiquo.
- Le Chili a commencé par être, pendant trois siècles, une capitainerie générale sous la dépendance de l’Espagne : C’était bien haut, c’était bien loin, aussi l’Espagne se souciait peu de cette longue bande de terrain, resserrée •entre la Cordillière des Andes et la mer. Sa largeur varie de 170 à 800 kilomètres, et sa superficie générale, y compris les îles, ne dépasse pas 753,216 kilomètres carrés, comprenant plus de 38 degrés de latitude et occupe plus de la moitié de la longueur de l’Amérique du sud.
- Après avoir subi silencieusement le joug de l’Espagne durant plus de trois cents ans, le Chili leva l’étendard de la révolte en 1810, et -c’est de cette révolution que date son indépendance. De 1813 à 1820, la lutte fut âpre et sanglante contre ses anciens dominateurs ; des hommes de cœur et de génie y dépensèrent leur force et leur sang : ce sont, en premier, Jan-Martin et O’Higgins, dont les images glorifiées se dressent aujourd’hui sur la plus belle promenade publique de Santiago.
- Tant et si bien que, le 23 avril 1844, l’Espagne reconnut elle-même l’indépendance du Chili.
- Tout récemment, en 1865, le Chili soutint une dernière lutte contre l’Espagne, et enfin, depuis 1879 jusqu’à 1883, une guerre engagée contre ses deux voisins alliés du Nord, les républiques du Pérou et de la Bolivie, lui valut un triomphe éclatant et définitif ; et, depuis cette époque, la République chilienne, en pleine paix, en pleine prospérité, fait des pas de géant.
- Elle a une belle capitale, Santiago, fondée en 1541, mais qui, malgré sa respectable origine, est devenue une ville absolument moderne : peu de capitales, même européennes, ont des rues de 5 kilomètres de long et de 80 mètres de largeur, comme!’Alameda ; Santiago a aujourd’hui plus de 250,000 habitants et la seconde ville de la République. Valparaiso, n’en a pas moins de 180,000.
- Quant à la disposition topographique du pays elle est absolument unique; quelle est'la contrée du monde, même la plus montagneuse, comme la Suisse, qui a des pics de la hauteur de l’Acoucagna, atteignant 6,834 mètres, c’est-à-dire 2,000 mètres de plus que le Mont-Blanc. Les cours d’eau, descendant de la chaîne des Andes, perpendiculairement, vont directement à la mer et arrosent tout le pays. 80 rivières, 400 canaux arrosent plus de deux millions d’hectares, dont la fertilité est assurée par toutes ces irrigations. Ajoutez à cela un climat sain et tempéré, et une absence absolue de maladies endémiques et malignes et vous ne vous étonnerez pas de l’excellente situation de l’agriculture, à laquelle s’ajoute la richesse des mines naturelles.
- L’enseignement et l’économie sociale
- A l’abri de secousses politiques, ayant à sa tête des présidents qui sont tous arrivés au
- terme de leur mandat, chose rare dans les républiques sud-américaines, le Chili a actuellement comme président M. José-Manuel Balmaceda, élu pour cinq ans en 1886 ; elle a, de plus, deux Chambres et un pouvoir judiciaire.
- Cette jeune et vaillante république a compris tout de suite que l’instruction publique devait être la base de tout Etat libéral ; elle y a donné tous ses soins et y consacre tous ses efforts ; on peut dire que les progrès accomplis dans ces dernières années sont considérables.
- L’enseignement est gratuit et libre : l’Etat se réserve seulement le droit de surveillance. La vulgarisation de l’instruction est en ce moment très rapide. Voici quelques chiffres qui le prouveront.
- En 1886, 50,000 enfants fréquentaient -826 écoles ; en 1887, il y avait 862 écoles avec 70,000 élèves; en 1888, il y avait 950 écoles avec 81,362 élèves. En 1885, le budget de l’instruction publique s’élevait à 12,500,000 francs, auxquels il faut ajouter 2,500,000 francs fournis par les communes. Aujourd’hui, ce budget est de plus de 25 millions de francs. Il n’y a pas une commune sans école gratuite. Ajoutons que le corps électoral n’est composé que de citoyens âgés de plus de vingt et un ans qui savent lire et écrire, jouissant d’une certaine rente, ce qui mènera bientôt au suffrage universel.
- L’enseignement secondaire est représenté par vingt-deux lycées, ayant plus de 4,600 élèves ; le lycée de Santiago, fondé en 1813 par son premier président don Bernardo O’Higgins, a plus de 1,000 élèves.
- L’enseignement supérieur est donné par cinq facultés (droit, médecine et pharmacie, sciences physiques et mathématiques, sciences morales et politiques et beaux-arts, enfin théologie). En 1886, cet enseignement était suivi, par 968 élèves.
- L’enseignement professionnel est donné par un Institut agricole, cinq écoles pratiques d’agriculture, deux écoles d’arts-et-métiers, trois écoles des mines, une école des beaux-arts, un conservatoire de musique, des écoles militaires et navales, des écoles de télégraphie, d’art vétérinaire, des écoles normales d’hommes et de femmes.
- Quel est l’Etat européen de trois millions d’hommes, et n’ayant pas chez-lui plus de cent mille étrangers, qui pourrait exhiber de telles statistiques ? .
- Parlons maintenant des revenus publics :
- En 1859, ils se montaient 4 27,320,825 francs. En 1888, les recettes étaient de 250 millions de francs, et les dépenses ordinaires de 175 millions de francs.
- Est-ce assez éloquent ?
- Tous les services publics sont fort bien organisés. L’assistance publique, dont le budget est de 10 millions de francs, a de très beaux hôpitaux, des maisons de maternité et des asiles d’enfants trouvés. Le Chili appartient à l’Union postale, et le service des postes y est très bien fait. Il y a actuellement 2,654 kilomètres de chemins de fer en exploitation et 1,200 kilomètres en construction. L’Etat a fait poser 12,000 kilomètres de fiJs télégraphiques (il n’y en avait que 2,000 en 1874).
- Les moyens de transport et de communication sont d’un confortable et d’une rapidité souvent inconnus même dans les Etats européens : le premier chemin de fer qui ait sillonné l’Amérique du Sud a été construit au Chili en 1851 ; les tramways circulent dans Santiago et dans les villes plus importantes depuis trente-cinq ans; le gaz et l’électricité éclairent toutes les villes. Bref, c’est le progrès sur toute la ligne, le progrès incessant, sérieux et durable.
- Les chemins publics ordinaires sont au nombre de 800, et représentent plus de 66,000 kilomètres de parcours. Les chemins vicinaux sont au nombre de 2,000, et représentent 4,000
- kilomètres. Il y a 78 cours d’eau, sur lesquels 4,500 kilomètres sont navigables.
- L’exportation, qui comprend les produits naturels et industriels, est supérieure à l’importation.
- Cette dernière comprend principalement les tissus, les machines, l’orfèvrerie, la bijouterie, les vins de France, les sucres raffinés, les vêtements, les articles de Paris, etc.
- Voici le mouvement commercial de 1886 :
- Importation.............. 249.951.930 fr.
- Exportation. ..... 262.180.375 fr.
- Commerce intérieur . 763.727.520 fr.
- Total. . . . .1.263.859,815 fr.
- En 1888, le chiffre de l’exportation s’est élevé à 365,449,775 fr.
- La prospérité financière n’est pas moins grande. De nombreuses banques fonctionnent très régulièrement, sans que jamais il y ait un désastre important à signaler et elles favorisent singulièrement le commerce et l’agriculture.
- A l’Exposition
- Le gouvernement chilien a été des premiers à donner son adhésion à l’Exposition universelle de 1889. Un comité a été formé, dont M. Carlos Antunez, ministre plénipotentiaire du Chili en France, est le président, et dont M.Eugène Guzman est le commissaire général; citons encore M. Julio Puga Borne, secrétaire général, qui a présidé à l’installation du pavillon actuel et qui a rempli les mêmes fonctions au Chili, à la dernière exposition de 1888. Ils ont mis toute leur intelligence et tout leur talent à organiser l’exposition du pavillon que nous avons décrit plus haut, et ils ont pleinement réussi.
- Les échantillons des produits miniers sont au nombre de plus de 4,000. C’est là une des grandes richesses du pays. De 1843 à 1887 les mines de cuivre et d’argent du Chili ont fourni un rendement de 2,962,023,045 francs.
- Le Chili est surtout riche en cuivre, en argent et en salpêtre. Ce pays produit un tiers du cuivre du monde entier, c’est-à-dire environ quarante mille tonnes. Il a le monopole du salpêtre et du guano, mais bientôt ces gisements seront mis à la portée de la libre exploitation. En 1888, l’exportation des salpêtres a été de 784,289,831 kilogrammes, valant 170 millions de francs. Le salpêtre donne plus de 90 millions de francs de droits d’exportation. Les'autres minéraux sont l’iode, le borax, le manganèse, etc. En 1881, le chiffre des matières minérales exportées atteignait 235 millions de francs ; en 1888, il atteignait 366,034,650 francs. Le pays produit aussi, seul de toutes les contrées de la côte Ouest du Pacifique, du charbon dont tous les navires voyageant dans ces parages viennent s’approvisionner
- Quant à l’agriculture, autre grande richesse du pays, elle est représentée par les céréales, dont on fait beaucoup d’exportation, et par un grand nombre d’autres produits. Le pays est riche en blé, orge, lin, chanvre, colza, luzerne, dont il exporte les graines en Angleterre, en France, en Allemagne. Les vignes ont une sérieuse importance, et cela depuis longtemps. On trouve des pieds très vigoureux, d’origine espagnole, qui ont deux siècles d’existence. Il y a une trentaine d’années, on a implanté au Chili des vignes françaises. En somme, la viticulture est très développée. Les vignes produisent annuellement trois millions d’hectolitres de vins qui rappellent les vins de Bordeaux, et d’autres les vins de Bourgogne. Dans toutes les expositions, depuis l’année 1865 et à l’Exposition de Barcelone, les vins chiliens ont été classés immédiatement après les vins fran* çais de même nature.
- Nous aurions encore beaucoup à dire sur les produits maraîchers de la zone tempérée, sur le foin pressé, dont le Chili alimente toute la côte du Pacifique, sur la production des fruits qui
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- est considérable, sur l’élevage de l’espèce bovine qui donne une production annuelle de 850,000 têtes, de l’espèce ovine qui donne de 3 à 4 millions de têtes dont la laine constitue un grand commerce d’exportation, et de l’espèce porcine, sur les beurreries mécaniques, sur la belle race des chevaux, sur l’exportation des cuirs qui atteint près de dix millions de francs, sur les bois, sur la meunerie, sur la fabrication des tissus de laine, des machines et instruments agricoles, de la fonderie, de la métallurgie en général, des sucreries et des raffineries de sucre, etc.
- Parallèlement à ce mouvement industriel et commercial, les arts sont en grand honneur au Chili: on admire à juste titre les oeuvres de peintres tels que Mlles Elguin et Castro, MM. Pedro Lira, Jarpa, Swinburn et Correa, ou de sculpteurs tels que M. Arias, l’auteur de la belle Descente de Croix exposée au centre de la salle du rez-de-chaussée, et Lagarrigue, l’auteur de Giotto, œuvres remarquables, médaillées récemment par le jury des Beaux-Arts.
- La France exerc® depuis longtemps une , grande influence sur le Chili, dans toutes les' branches de l’activité humaine, et, ce qui prouve que le gouvernement chilien estime notre industrie, c’est la commande faite par lui aux forges et chantiers de la Méditerranée, de deux avisos à vapeur, de deux croiseurs rapides et d’un cuirassé, à la suite d’un concours entre les plus importants chantiers de l’Europe. L’amiral La Torre, président de la commission, a donné la palme aux constructeurs français qui l’ont emporté, cette fois, sur les constructeurs anglais, fournisseurs habituels.
- Conclusion
- C’est un spectacle vraiment curieux et, à tous les points de vue, digne d’admiration, que celui d’une République neuve, ardente au travail, tout entière aux progrès de la paix, du commerce, des arts et de l’industrie, dont les recettes ont été l’an dernier de 250 millions seulement et dont le mouvement commercial est d’un milliard et demi par an !
- Ce pays attend son grand avenir du vaste champ qu’il offre, par ses richesses naturelles, à l’homme de travail et il a une grande confiance dans l’intluence que peut exercer sur lui le capital étranger et l’industrie individuelle qu’apporteront ceux qui émigrent à la recherche d’une fortune rapide, dans cet hospitalier pays.
- A cet effet, il donne toutes les facilités désirables aux travailleurs qui veulent émigrer, et il entretient des agences d’émigration dans les principales villes de l’Europe.
- Les liens étroits qui unissent la France et le Chili ne feront que se resserrer davantage à la suite de cette brillante exposition, et tous nos vœux sont pour la prospérité toujours grandissante de cet Etat éminemment honnête et travailleur.
- Paul Demeny.
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- MODIFICA T ION S à introduire au règlement
- annexé au décret du 24 mai 1889, concernant la tombola de VExposition (art. 1 et 2).-
- La remise allouée aux intermédiaires autorisés à vendre les billéts de la tombola est fixée à 5 0/0. ’
- La vente des billets delà tombola pourra être faite dans l’enceinte de l’Exposition par toute personne qui aura été préalablement agréée par l’administration de l’Exposition.
- Toute personne qui achètera au moins 100 billets à la caisse centrale du Trésor, chez les trésoriers-payeurs généraux, les trésoriers-payeurs de l’Algérie et les receveurs des finances, aura droit à la remise de 5 0/0 sur le prix des billets achetés.
- Le prix des billets non vendus par les débitants de tabac, dont le concours aura été rendu obligatoire par le ministre des1 finances, leur
- sera, remboursé, jusqu’à la date qui sera fixée ultérieurement.
- Paris, le 30 juillet 1889.
- Le président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, P. Tirard.
- Le ministre des finances, Rouvier.
- Approuvé : .
- Le président de la République,
- Carnot. -
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- TRANSLATION au Panthéon des restes de Lazare Carnot, Marceau, La Tour d’Auvergne et Baudin, et pose de Ici première pierre commémorative en l'honneur de Hocite et de Kléber, le 4 août 1889. (Loi du 10 juillet 1889.)
- En exécution de la loi du 10 juillet 1889, la cérémonie de la translation au Panthéon des restes de Lazare Carnot, de Marceau, de La Tour d’Auvergne et de Baudin, et de la pose de la première pierre du monument commémoratif en l’honneur de Hocite et de Kléber, auront lieu au Panthéon, le dimanche 4 août 1889, à neuf heures et demie très précises du matin.
- Cette cérémonie sera présidée par le président de la République., assisté des présidents du Sénat et de la Chambre des députés et des ministres.
- Le président de la République, entouré de sa famille et de sa maison militaire, prendra place à la droite du catafalque élevé sous le péristyle du Panthéon. Les représentants des familles de Marceau, La Tour d’Auvergne et Baudin, seront placés à la suite dans la même partie du péristyle.
- Les présidents du Sénat et de la Chambre des Députés et les ministres prendront place à la gauche du catafalque.
- Sont invités à se réunir sous le péristyle aux places réservées à cet effet :
- MM. les sénateurs et députés, le grand chancelier de la Légion d’honneur, le gouverneur militaire de Paris, les généraux membres du Conseil supérieur de la guerre.
- Les députations du conseil d’Etat, des grands-croix, grands-officiers de la Légion d’honneur et du conseil de l’ordre, de la cour de cassation, de la cour des comptes, du conseil supérieur de l’Instruction publique, MM. les membres de l’Institut.
- La députation de la Cour d’appel, l’état-major du ministre de laguerre,l’état-major du ministre de la marine, l’état-major du gouverneur militaire de Paris, les gouverneurs et sous-gouverneurs de la banque de France, les gouverneur et sous-gouverneurs du Crédit Foncier de France, les directeurs et chefs de cabinet des ministères, le préfet de la Seine et le secrétaire général, la députation du conseil de préfecture de la Seine, le préfet de police et le secrétaire général, le Conseil municipal de Paris et le conseil général de la Seine, les directeurs et sous-directeurs des préfectures de la Seine et de police, les maires et adjoints de Paris.
- Les députations du corps académique, du tribunal de première instance de la Seine, du tribunal de commerce, de la chambre de commerce, des juges de paix, des conseils des Prudhommes, des commissaires de police, des corps des ponts et chaussées et des mines.
- Les députations des armées de terre et de mer prendront place à l’intérieur du Panthéon à droite et à gauche de la grande porte, derrière le catafalque.
- Des places seront réservées en avant du catafalque entre la grille et le perron du péristyle aux délégations suivantes :
- Députation du département de la Côte-d’Or, municipalité de Maubeuge, municipalité de Chartres, prytanée militaire de La Flèche, association amicale des anciens élèves du Prytanée militaire de la Flèche, école polytechnique, école spéciale militaire de Saint-Cyr, école normale, école centrale, association générale des étudiants des facultés et écoles supérieures de Paris, association polytechnique, association philotechnique, société pour l’instruction élémentaire.
- Un détachement du 46e régiment d’infanterie de ligne (régiment de La Tour d’Auvergne) rendra les honneurs.
- La cérémonie commencera par un discours du président du conseil des' ministres. Deux autres discours seront prononcés par les rapporteurs de la loi du 10 juillet 1889 au Sénat et à la Chambre des députés.
- Les discours terminés, les troupes de la garnison de Paris défileront sur la place du Panthéon, devant le catafalque.
- Immédiatement après le défilé, le cortège qui doit transporter à travers le Panthéon les restes de Lazare Carnot, de Marceau, de La Tour d’Auvergne et de Baudin pour les descendre dans le caveau qui leur est destiné, sera formé de la manière suivante :
- En avant des cercueils : les délégués du gou- -vernement chargés de la translation des restes et de l’organisation de la cérémonie, les membres delà Commission d’organisation.
- En arrière des cercueils : le président de la République et sa maison militaire, les représentants des familles de Lazare Carnot, de Marceau, de La Tour d’Auvergne et de Baudin, les présidents du Sénat et de la Chambre des députés, les ministres, le grand chancelier de la Légion d’honneur, le gouverneur militaire de Paris, le préfet de police, les présidents du Conseil municipal de Paris et du Conseil général de la Seine et deux membres de chacune des délégations invitées à la cérémonie.
- Les personnes composant ce cortège sont seules admises à descendre dans les caveaux et à assister à la cérémonie d’inhumation.
- Après le passage du cortège dans le Panthéon, les autres invités placés sous le péristyle et en avant du monument pénétreront dans le Panthéon où des places leur seront réservées dans le transept sud pour assister à la cérémonie de la pose de la première pierre du monument commémoratif en l’honneur de Hoche et de Kléber.
- Le président de la République, accompagné des personnes qui l’auront suivi dans les caveaux, procédera à cette cérémonie et se retirera immédiatement après.
- Pendant le parcours du cortège et pendant la durée de la cérémonie dans l’intérieur du Panthéon, la musique de la garde républicaine se fera entendre.
- MM. les sénateurs, députés, conseillers municipaux de-Paris et conseillers généraux de la Seine, maires et adjoints de Paris, seront reçus sur le vu de leurs insignes à la porte principale du monument.
- Les autorités militaires seront en grande tenue/les corps constitués et les autorités civiles en costume officiel et les membres des députations en frac avec leurs insignes.
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- CHRONIQUE
- Je suis arrivé mardi de Cherbourg avec le chah de Perse et, sans revenir sur le récit officiel du voyage du monarque asiatique, je parlerai de quelques petits détails curieux.
- D’abord, le chah n’avait pas fait de grands frais d’uniforme comme à son premier voyage, et beaucoup d’affamés de pittoresque ont été un un peu désillusionnés en ne voyant pas briller sur son bonnet d’astrakan la fameuse aigrette en diamants qui lui a valu tant de succès à Paris en 1873.
- Il la réserve probablement pour les grandes solennités, de même que sa tunique ornée d’énormes diamants carrés; mais, à l’Exposition, il en verra qui les valent !
- En revanche, l’émeraude énorme de son ceinturon d’or a attiré l’œil, dès son arrivée dans l’arsenal de Cherbourg, de même que son petit favori, Eziz-ès-Sultan, haut comme une hotte, espiègle comme un écureuil et portant un petit sabre recourbé, car il est, paraît-il, grand maréchal de la Cour.
- Après le déjeuner ce bambin, oubliant le décorum, s’est endormi dans le wagon-restaurant, comme un simple mortel ; son gardien a voulu le réveiller en lui passant un peu d’eau
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- sur la figure, mais il a alors quelque peu résisté.
- Parmi les personnages de la suite, fai aussi remarqué un jeune persan, d’allures très féminines; serait-ce la jolie circassienne que le chah a rencontrée en voyage?... Mystère et discrétion.
- 11 faisait chaud dans le train spécial : aussi, la consommation de glace qu’ont faite les Persans a-t-elle été énorme : ils ne peuvent pas se passer de glace ; dans leur pays, on la fabrique à très bon marché, et les plus pauvres en ont.
- A Caen, plus un atome de glace ; il fallait voir la mine désespérée de certains grands dignitaires ! Enfin, à Mézidon, on a pu s’en procurer un peu. Quant au chah, il a déjeuné seul dans son wagon, de poulet froid, de glaces, de fruits et de pâtisserie.
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- Le mot que je citais à la fin de mon compterendu d’hier : « Ici nous sommes chez nous », m’a été rapporté par un grand dignitaire persan, dans le trajet de Cherbourg à Parix, pendant le déjeuner quia eu lieu dans le wagon-restaurant.
- Le chah, qui voyage depuis deux mois et demi, qui a été reçu officiellement et cérémonieusement à Pétersbourg, à Berlin, à Bruxelles et à Londres, n’avait qu’un but : l’Exposition de Paris.
- A Londres, le chah ne s’est guère amusé, et il attend avec impatience son arrivée à Paris pour se délasser un peu des contraintes de l’étiquette officielle : « Les Français sont le seul peuple vraiment aimable, vraiment accueillant » telle est l’opinion du souverain persan.
- Il se promet de faire à l’Exposition des visites fréquentes, car la renommée aux cent bouches a porté jusqu’à lui l’écho du succès colossal de notre exhibition nationale.
- Il montera même à la Tour Eiffel, après que ses ministres auront fait l’ascension, et lui auront donné leur impression.
- De son hôtel de la rue Copernic, il peut apercevoir la Tour, et, dès mardi soir, les commentaires ont été nombreux,parmi noshôtespersans, sur cette construction hardie « qui se perd dans les nuages », suivant l’expression d’un autre oriental.
- Pendant sept jours, le chah va avoir des fêtes, données en son honneur chez le président du conseil, chez le président de la République, à l’Exposition, au ministère des affaires étrangères, au palais de l’Industrie, à l’Hippodrome, à l’Opéra ; mais il se peut très bien qu’il reste plus de sept jours à Paris, et nous le souhaitons vivement.
- Le docteur Tholozan m’a affirmé hier que, malgré ses cinquante-neuf ans, le chah était encore très résistant, et que tous ces voyages ne le fatiguaient nullement; c’est, d’ailleurs, l’impression qu’il a produite mardi sur tout Paris, quand il est arrivé à la gare Saint-Lazare.
- La ville de Paris va lui prouver qu’elle sait bien traiter ses hôtes.
- Les Obsèques du général d’Andreeff
- Ce matin ont eu lieu, à l’église russe de la rue Daru, les obsèques du général d’Andreeff, commissaire général de la section russe.
- Etaient présents : le comité russe, au complet ; M. Spuller, ministre des affaires étrangères; M. le comte d’Ormesson, directeur du protocole, M. Berger et tout le haut personnel de la direction de l’Exposition.
- Les sections étrangères étaient représentées par leur bureau international permanent, ayant à sa tête son président et un nombre très considérable de commissaires généraux.
- M. Poznansky, commissaire général, a prononcé le discours suivant :
- A peine calmé de l’impression produite par la mort de M. Popoff, son président, le comité de la section russe vient de subir une nouvelle perte douloureuse dans la personne de M. Eug. d’Andreeff, son commissaire général; dans cette triste situation, c’est une consolation pour la famille du défunt et pour le comité de vous voir réunis au moment solennel, pour nous exprimer vos condoléances; daignez donc, messieurs, accepter notre chaleureuse gratitude.
- M.Andreeff était un éminent savant et économiste distingué, ancien professeur de l’Institut des forêts, ensuite directeur de l’Institut technologique à Ply, il changea ces fonctions pédagogiques en occupant une haute position dans la hiérarchie administrative ; notre gouvernement lui confiait des missions pour étudier la situation de l’industrie dans le pays et à l’étranger; grâce à son intelligence et à son ardeur du travail, il a réussi à faire valoir l’importance de l’industrie rurale pour la Russie et à démontrer à qui de droit la nécessité et l’utilité de l’éducation professionnelle pour notre pays.
- Membre de presque toutes nos sociétés scientifiques et de plusieurs sociétés savantes étrangères, M. d’Andreeff a pris une part très active dans l’organisation et dans les travaux de toutes les expositions industrielles nationales et internationales, qui ont eu lieu depuis une trentaine d’années. Dernièrement encore il a organisé à Saint-Pétersbourg une exposition des ouvrages de femmes, qui a fait sensation; en un mot son nom figurait partout où il s’agissait du bien-être économique et du progrès de la Russie, ses mérites seront appréciés par tous et j’espère par ceux aussi qui l’ont méconnu.
- Quand on m’a fait l’honneur de me proposer d’organiser la participation de l’industrie russe à l’Exposition actuelle j’ai prié M. d’Andreeff de se mettre à la tête de cette entreprise et de travailler ensemble afin que notre industrie ne manque pas au rendez-vous de l’industrie et du progrès de l’Univers, convoqué par la France. M. d’Andreeff ne m’a pas refusé son concours compétent, la tâche n’était pas facile, vu que c’était pour la première fois que nos exposants devaient prendre part par initiative privée et à leurs propres frais, sans subvention quelconque; mais nous avons compté sur la sympathie dont jouit en Russie la France et sur les bons offices que'nous témoigneront les autorités françaises et nous ne nous sommes pas trompés.
- Au moment où nos espoirs devaient se réaliser grâce au travail énergique de notre très regretté commissaire général, il vien t de succomber aune maladie, dont il souffrait depuis des années. Il est mort comme un brave soldat sur le champ de bataille en défendant sa patrie, parce que jusqu’au dernier moment de sa vie il n’a pas cessé de s’occuper de la réussite de notre entreprise.
- Quelques jours avant sa mort il me rappelait sans cesse combien nous devons être reconnaissants aux autorités françaises et surtout à l’administration de l’Exposition pour les bons services qu’elles nous ont rendus. Si je rends hommage à cette bienveillance, c’est pour vous prier, Messieurs, de la continuer afin que nous puissions mener à bonne fin notre tâche pour la gloire et la dignité de la Russie.
- Après ce discours de M. Poznanski, la parole a été prise par M. Besson, ingénieur :
- Messieurs,
- En ma qualité de membre de la Société impériale technique de Russie, je vous demanderai la permission de consacrer quelques paroles à la mémoire du regretté défunt.
- Notre Société, qui jouit d’une grande notoriété, a eu l’honneur de compter parmi ses fondateurs, M.d’Andreef, qui se distinguait comme un desmembres les plus énergiques et les plus utiles à l’œuvre.
- Toute sa vie a été consacrée au bien-être de sa patrie et au développement de notre science, de notre commence et de notre industrie. Tous les membres de notre société, qui ont jamais eu l’honneur de _ travailler sous la direction de M.d’Andreef, s’inclinaient devant ses talents et son énergie inépuisable.
- La mort de M. d’Andreef est un coup irréparable pour notre Société, et c’est avec un fort chagrin que nous assistons à cette triste cérémonie. Je me crois autorisé d’exprimer, au nom de la Société, la plus vive douleur, causée par la perte terrible qu’elle fait dans la personne de M. d’Andreef.
- Il pe nous reste pour nous consoler que la conviction que les idées de ce grand homme lui survivront. On l’a connu chez nous non seulement dans le monde savant, mais parmi les représentants de l’industrie, que nous nommons l’industrie rurale, et tous ceux qui connaissent plus ou moins l’influence de cette industrie sur la vie économique de notre patrie sauront apprécier à leur juste valeur les éminents travaux du défunt pour cette industrie; je crois pouvoir exprimer ici les regrets les plus sincères des artisans, ouvriers et ingénieurs russes.
- Il ne nous reste qu’à souhaiter pour notre société et notre industrie des collaborateurs aussi honnêtes, aussi énergiques et aussi instruits.
- Communication a ensuite été donnée des dépêches suivantes, arrivées à Paris à l’occasion de la mort du général d’Andreeff :
- Le comité de la Société d’encouragement du commerce et de l’industrie russes, profondément affecté de la mort de son vice-président d’Andreeff, dont toute la vie et les travaux ont été consacrés au service de la patrie, vous prie de transmettre à la famille ses sentiments de condoléances les plus sincères et de poser sur son cercueil une couronne de fleurs.
- Pour le comité :
- Le secrétaire général : Lovansky.
- La perte d’Andreeff, fondateur et membre honoraire de la Société polytechnique russe, a plongéles membres de la Soceété dans une profonde affliction, son activité honnête, infatigable et pleine d’initiative restera vivante dans notre souvenir. Paisse cette pauvre couronne témoigner que sa pensée ne périra pas avec sa vie.
- La Société technique russe déplorant la mort d’Eugène d’Andreeff, vous prie de déposer une couronne sur le cercueil du défunt, au nom de la Société.
- Vice-président : Ghercevanoff.
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- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 93.304.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage................ 10.051
- Du 1er au 2me............. 6.518
- Du 2e étage au sommet... 4.025
- En tout............. 20.594
- Au dôme central
- Le balcon du dôme central sera occupé, le soir du vendredi 2 août, jour de la fête de nuit, par la Société chorale des Enfants de Lutèce, et le centre du dôme sera lui-même occupé par la musique des équipages de la flotte de Brest.
- Au kiosque no 1, une fanfare de cors de chasse; ' au kiosque no 2, l’harmonie de la Muette ; au kiosque no 3, une Société de trompettes, et enfin, au kiosque no 4, l’harmonie du Bon Marché.
- Au pavillon Bolivien
- On vient de recevoir au pavillon de la Bolivie une grande quantité de caisses contenant des soies, combustibles, minerais, échantillons d’or et d’argent, instruments de musique indigène. Ces objets seront exposés dans quelques jours.
- Les antivaccinateurs
- Un congrès qui ne manquera pas d’originalité est celui des antivaccinateurs, qui se tiendra à Paris les 1er, 2 et 3 septembre prochain. Ges messieurs forment une ligue dont le siège est à Charleroi. Lé vœu qu’elle soumettra au vote des congressistes est ainsi formulé :
- « La ligue des antivaccinateurs, convaincue que c’est l’hygiène et non la vaccine qui fera disparaître la petite vérole, réclame la liberté de la vaccination et de la revaccination, et l’abolition de toute contrainte législative ou administrative à ce sujet. »
- Respectons les statues
- Le public des dimanches n’est décidément pas raisonnable.
- Dimanche dernier, par exemple, le long de la galerie du palais des Beaux-Arts, de véritables grappes humaines étaient suspendues aux groupes et aux
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- statues placés devant un restaurant où des Tziganes quelconques faisaient de la musique.
- La belle statue en marbre de « ïtosmonda » supportait, à elle seule, huit individus.
- Le public français doit à sa réputation de respecter les œuvres d’art; il est déplorable de voir que les agents de police soient nécessaires pour les protéger.
- Les ouvriers romains
- Le conseiller Achille Grandi et le président du -comité pour l’envoi des ouvriers romains à l’Exposition de Paris, Giovanni Garafalo, ont été reçus par le syndic de Rome.
- Il s’agissait de savoir absolument à quoi s’en tenir au sujet de la subvention de 5,000 francs promise par la municipalité.
- M. Guiccioli a déclaré que la somme était à la •disposition du comité.
- Les ouvriers romains vont se mettre en route incessamment.
- Scandale à l’Exposition
- Mme Eugénie Buffet— un très joli meuble devant qui on danserait volontiers — est la jeune délinquante qui a manifesté à l’Exposition, le 26 juillet, dans la galerie norvégienne, sur le passage du président de la République.
- Elle comparaissait hier, à la lie chambre, sous la prévention d’outrages aux agents.
- — Vous êtes âgée de vingt-deux ans, madame, lui dit M. Tardif, président ; vous êtes artiste dramatique. Vendredi dernier, sur le passage de M. le président Carnot, après avoir crié : « Vive Boulanger !...
- — C’est ma mère, monsieur, qui a poussé ce cri.
- — ... vous avez injurié les agents : « Sales ser-
- gots ! sale police ! » avez-vous dit aux. gardes qui étaient intervenus.
- — C’est ma mère, monsieur.
- Mais des témoins viennent affirmer que les paroles outrageantes ont bien été prononcées par la prévenue, et le tribunal condamne Mme Buffet à quinze jours de prison.
- Le premier dîner du Chah
- Le chah a dîné mardi à sept heures et demie; les •convives étaient nombreux et le menu suivant leur a été servi :
- Potage printanier Consommé royal Nic-Nac au parmesan Ombres chevaliers Sauce tartare
- Selle de Behaigne aux giroles Noisette d’agneau aux petits pois Canetons bigarrade Sorbets au Porto Poulet de grains rôti Salades
- Fonds d’artichauts demi-glace
- Haricots verts à l’anglaise Gâteau suédois
- Glaces prophètes '
- Fruits — Desserts
- Les fêtes pour le chah
- Le comité des travaux de l’Exposition s’est réuni mardi, sous la présidence de M. Alphand.
- On a traité la question relative à l’organisation •des fêtes qui seront données à l’occasion de la présence du chah de Perse. Ces fêtes paraissent devoir revêtir un caractère exceptionnel.
- Déjà, la veille, des membres de la commission générale s’étaient concertés à ce sujet avec M. Parmentier, secrétaire de M. Tirard, président du conseil des ministres.
- On se propose de faire une très large part aux membres des commissions étrangères, à leurs représentants, dans les invitations aux représentations qui seront données à l’Opéra.
- M. Edison
- Edison, ainsi que nous l’avons annoncé ces jours derniers, va s’embarquer pour la France.
- Notre confrère Emile Durer vient de recevoir une lettre du célèbre électricien, le prévenant de son départ de New-York, le 3 août, sur le paquebot la Bourgogne.
- « Le Messie »
- Le Messie, dont on annonce la deuxième audition pour le 3 août au Trocadéro dans la salle des Fêtes, est une œuvre magistrale qu’on a rarement entendue à Paris.
- Nous aurons donc là une excellente occasion de faire connaissance avec le chef-d’œuvre d’Hændel.
- Quant aux étrangers si nombreux parmi nous en ce moment, ils sauront apprécier une interprétation hors de pair, dont les noms de Mmes Rose Caron et
- Deschamps, de MM. Yergnet, Auguez et Vianezi garantissent le succès.
- Musiciens belges
- La Société musicale de Sainte-Marie - d’Oigny (Belgique), comprenant quatre-vingts exécutants, est attendue à l’Exposition. Elle donnera le 11 août un concert dans le kiosque no 1.
- Concert d’org-ue
- Demain vendredi, à deux heures et demie, dans la salle des fêtes du Trocadéro, septième séance d’orgue donnée par M. Clarence Eddy, organiste de l’auditorium delà première église presbytérienne et du cercle musical d’Apollo, à Chicago (Etats-Unis), avec le concours de Mlles Christine Nielson et Caroline Chaucherau.
- La Maccarona
- Le Grand-Théâtre de l’Exposition, qui avait fait tant de sacrifices pour nous amener les Gitanes de Grenade nous réserve une nouvelle surprise. Nous apprenons en effet que la plus célèbre des gitanes, la Maccarona, dont les triomphes ont été si retentissants en Espagne, arrivera à Paris, sous quelques jours, pour danser au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- Dernière Heure
- Dîner chez M. Tirard
- Hier à sept heures, le chah s’est rendu au dîner que lui offrait, dans l’hôtel du ministère du commerce, le président du conseil des ministres,
- Conformément à l’étiquette, S. M. Nasser-Ed-din présidait le dîner ; il avait à sa droite Mme Tirard et à sa gauche Mme Constans. M. Tirard, qui lui faisait face, avait à sa droite Mme de Freycinet et à sa gauche Mme Krantz.
- Assistaient en outre au dîner : S. A. Amin-Sultan, S. E. Amin-ed-Dovlé, le générai Nazare-Aga, Estimad-ed-Saltané, Medj-el-Dovlé, Amin Khal-vat, M. Le Royer, M. Constans. M. et Mlle de Freycinet, M. Rouvier, M. Spuller, M. l’amiral Krantz, M. et Mme Fallières, M. et Mlle Faye, M. et Mme Etienne, Mme et Mlle Magnin, M. de Balloy, M. et Mme Humbert, MM. Alphand, Berger, Grison, les généraux Saussier, Davoust d’Auerstædt, Billot, Brugère, Carrey de Belle-mare, Bessonnet, Brault, Maillot, Bérenger, l’amiral Gervais. MM. Jules Simon, Pasteur, Berthelot, Léon Say, Teisserenc de Bort, Sabatier, Meissonier, Lozé, Picard, sir Coville Barclay, M. le comte et Mme la comtesse d’Ormesson, M. et Mme Fortin, M. Carnot fils, le colonel Lichtenstein, le colonel Kornprobst, le commandant Bazin, MM. Mollard, Parmentier, Gautier, Dautresme, Rouché, David Perret, Parent.
- La musique des équipages de Toulon s’est fait entendre pendant toute la durée du repas.
- Le chah assistera aujourd’hui, après-midi, à une représentation de « Buffalo-Bill ». Le soir, dîner et réception à l’Elysée.
- LE CHAH DE PERSE A L’EXPOSITION
- Le chah est venu hier après-midi pour la première fois à l’Exposition. Il est arrivé à quatre heures moins le quart avec toute sa suite et est entré par le pont d’Iéna.
- . En descendant de voiture entre le pont et la Tour il a été reçu par MM. Alphand, Berger, Bouvard, Le Balleur, Thurneyssen,. Montier, Dupuich, Ossude, etc., par tout le personnel des directions.
- Sa Majesté persane était accompagnée du Grand-Vizir, du général Bérenger, spécialement attaché à sa personne par le président de la République, du ministre de France à Téhéran, du docteur Tholozan, et de toute sa suite.
- Le Chah s’est longuement arrêté à contempler la Tour, puis il s’est dirigé vers le pilier est dans lequel il est entrée ; tout le monde croyait qu’il allait prendre l’ascenseur, mais il n’en a rien été ; S. M. est ressortie et s’est engagée alors sous le vélum de gauche.
- Le chah s’est arrêté devant un kiosque où il a commencé ses achats de bibelots, trois petites tours-Eiffel-pelotes qu’il a fait, du reste, très grassement payer.
- Il a ensuite continué sa promenade et s’est arrêté pour regarder le bassin des fontaines lumineuses et le groupe Goutan, puis il est entré dans la galerie de trente mètres par le Dôme Central qu’ila regardé avecbeaucoup d’attention, marquant son admiration.
- Puis il s’est dirigé vers la tapisserie de Maze-rolle qu’il a examinée en connaisseur.
- Dans la galerie, il a remarqué un magnifique lit qui se trouve sur la droite; à gauche, remarqué aussi de très belles fourrures.
- Pendant la plus grande partie de sa promenade, le chah a été suivi par un maître d’hôtel, qui était chargé de lui donner de l’eau glacée aussi souvent qu’il en demandait.
- Sa Majesté s’est assise un moment sur un banc, devant la fontaine de Bartholdi, au bout de la galerie de 30 mètres. A ce moment est arrivé son représentant en France, Nazar-Agha, qui a salué son souverain.
- Le chah reprend alors sa promenade, en montant l’escalier de gauche conduisant à la galerie du premier étage du palais des Machines; arrivé en haut de cet escalier, Sa Majesté est très acclamée et applaudie par la foule des visiteurs accourus sur son passage ; il remarque ensuite un magnifique brillant noir, exposé dans la vitrine de M. Coetermans, consul général de Perse à Anvers, et en même temps marchand et tailleur de diamants; quelques instants après cette pierre lui est présentée par M. Coetermans lui-même, et Sa Majesté s’en rend acquéreur au prix de 32,000 francs.
- On s’engage jusqu’au quart à peu près de la galerie, et lemhah retourne alors sur ses pas en disant en bon français : « Il fait trop chaud. »
- On descend dans la galerie de 30 mètres, où Sa Majesté recommence ses petits achats de bibelots par un encrier Tour Eiffel en bronze ; on passe ensuite par la métallurgie, les classes 31, 32, 33, 36, 40, où les petites vendeuses font encore de très belles affaires.
- S. M. achète un guide bleu du Figaro à l’une, une canne Tour Eiffel à l’autre, puis s’arrête un instant devant une poupée qui fait un pied de nez, devant les oiseaux chanteurs mécaniques ; on suit alors l’aile droite des sections étrangères, en longeant les cafés et restaurants jusqu’à la galerie Rapp, aù coin de laquelle S. M. s’arrête pour faire interroger un africain du plus beau noir, qui se trouve aux premiers rangs delà foule; il lui est dit que cet homme est de Madagascar et qu’il ne parle qu’anglais.
- On entre ensuite dans la galerie Rapp, où le chah fait une pause devant le groupe de Fré-miet, « le Dénicheur d’ours », puis on prend la galerie centrale du palais des beaux-arts où, les achats de Sa Majesté se continuent par une glace de poche, avec Tour Eiffel, deux porte-monnaie avec Tour Eiffel, un plan de l’Exposition, un album de vues photographiques, une Tour Eiffel baromètre, puis, en face du pavillon des aquarellistes, par six petites jumelles breloques avec vues de la Tour et une paire de flambeaux Tour Eiffel en bronze.
- On prend alors l’allée bordant l’avenue de la Bourdonnais, où l’orchestre hongrois charme un moment les oreilles de Sa Majesté avec VHymne national hongrois et ensuite la Marseillaise. Sa Majesté leur fait remettre cent francs. Au cabinet de lecture, Sa Majesté achète encore au moins une vingtaine de grandes vues chromographiques de l’Exposition, puis des albums de vues.
- A six heures moins un quart, après deux
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- heures pleines de promenade, Sa Majesté le chah monte en voiture à la porte Rapp, ainsi que sa suite, pour rentrer à l’hôtel de la rue Copernic.
- La Norvège, notre sœur du Nord, est aujourd’hui un centre de rayonnement musical qu’illustrent des compositeurs de premier ordre, comme Briey, Johan Svendsen et Selmer. Les sociétés chorales de Christiania peuvent passer pour les premières en Europe.
- Ces sociétés, composées de jeunes gens du meilleur monde de la capitale de la Norvège, se sont fait entendre à Paris le 27 et le 29 juillet. Et l’on sait quel succès fou elles ont obtenu dans notre monde musical.
- Avant-hier, les chanteurs norvégiens se sont réunis en un immense banquet à l’hôtel Continental (près de 300 couverts).
- Ce banquet superbe, plein de cordialité, a été clos par une série de toasts dont la France a eu les honneurs. Tous les orateurs ont bu à la prospérité de la « belle France ». A chaque parole chaleureuse et affectueuse pour la France, la salle croulait sous les applaudissements.
- M. de Baetzmann, commissaire général de la Norvège; M.Nicolaysen, secrétaire général; M.Fognèr, vice-commissaire ; M. Groendal, compositeur, et M. Andersen, directeur des chœurs, ont tour à tour levé leurs verres pour saluer la France et pour exprimer les sentiments de sympathie et d’affection qui animent tous les Norvégiens à l’endroit de notre chère patrie.
- M. Berger semble prédestiné à porter Fesprit français au milieu des étrangers nos hôtes. Et il y réussit à merveille, sa parole fine et légère couvre toujours de belles et bonnes pensées. Cette fois il a pris pour thème la gaîté de coeur qui est la dominante des Français et qui efface bien des petits défauts. Et c’est le cœur gai que nous entendons les paroles affectueuses de nos frères du Nord. M. Berger rappelle l’accueil touchant qu’il a lui-mème reçu en Norvège.
- MM. Laurent de Rillé et Commettant ont répondu en célébrant la haute valeur musicale de la Norvège, et au nom des sociétés chorales françaises ils ont bu aux sociétés chorales norvégiennes. M. Pellerin, un Français, a porté un toast en norvégien.
- Après les toasts, les chanteurs ont entonné l’air national de Norvège qui commence par ces mots :
- Ja vi elshe dette Landet... (oui ! nous aimons ce pays...), musique de Nordrak, sur les paroles du grand poète Bjoernson.
- Bonne soirée pour notre patriotisme. Vive la Norvège f
- LES CONGRÈS
- La séance d’ouverture du congrès international de la propriété industrielle aura lieu le samedi 3 août, à deux heures, au palais du Troca-déro, sous la présidence d’honneur de M. Tirard, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies, et de M. Teisserenc de Bort, sénateur, président du comité d’organisation. Les séances du congrès se tiendront du lundi 5 au samedi 10 août à l’Ecole des sciences politiques, rue Saint-Guillaume, 27.
- Les questions du programme sont réparties entre plusieurs sections, qui ont chacune rédigé un rapport préliminaire que recevront les membres du congrès et qui servira de base aux discussions. Ces sections, au nombre de quatre, sont : section des questions internationales, section des brevets d’invention, section des marques de fabrique et de commerce, nom com-
- mercial, nom de localité, récompenses industrielles; Section des dessins et modèles industriels. Elles se réuniront le matin à neufheures pour préparer les questions qui seront discutées l’après-midi en assemblée générale.
- Le congrès de 1889 examinera dans ses effets et ses conséquences la convention internationale de 1883, et recherchera les mesures ïes plus propres à assurer la sécurité des transactions commerciales entre les diverses nations et à établir la garantie internationale des œuvres intellectuelles.
- Dans sa séance de mardi, présidée par M. Bourgeois, député, ancien sous-secrétaire d’Etat, le congrès international d’assistance publique s’est occupé du rapport de M. le docteur Roussel, sénateur, sur l’assistance médicale dans les campagnes.
- M. Lejeune, ministre de la justice de Belgique, assistait à cette séance dans laquelle MM. le docteur Angel Gavino (Mexique), de Mello Yiana (Portugal), le docteur Bagenoff (Russie), le docteur Severeano (Roumanie), Milan Vas-sitch (Serbie), le professeur Palacky (Bohême), le député Fanderlich (Autriche-Hongrie), le docteur A. Costa (République Argentine), le docteur Wanos (Hongrie), Haie (Etats-Unis), ont fait de très intéressantes communications au sujet de l’état de la question dans leurs différents pays.
- Le congrès international pour l’étude des questions relatives à l’alcoolisme s’est ouvert mardi, à neuf heures du matin.
- En l’absence du docteur Bergeron, éloigné de Paris pour cause de santé, le docteur Dujar-din-Beaumetz, vice-président du comité d’organisation, a souhaité la bienvenue aux nombreux délégués étrangers et français présents à ce congrès. Il a remercié particulièrement M. Le Royer, président du Sénat, et M. Léon Say, qui assistaient à cette première séance. Ce dernier a été nommé président du congrès et les délégués officiels, qui sont au nombre de vingt-quatre, envoyés par les pays étrangers, ont été proclamés présidents d’honneur.
- M. Léon Say a pris place au bureau, assisté de MM. de Vaucleroy, Cauderlier, Wallens-teen, Drysdale et Minor. Après avoir spécifié dans son discours les points sur lesquels devait être appelée l’attention des membres du congrès, il a abordé l’examen de la première question, qui a pour titre : « Des débits de boissons et de la consommation des alcools. »
- M. Yvernès, rapporteur, a ouvert la discussion, et successivement MM. Cauderlier, de Vaucleroy et Petithan, pour la Belgique ; M. Milliet, pour la Suisse; M. Drysdale, pour l’Angleterre, et M. Iscovesco, pour la Roumanie, ont pris successivement la parole.
- Les chiffres invoqués par les différents orateurs présentent le plus grand intérêt ; ils ont montré les faces multiples sous lesquelles se présente dans les différents pays cette graye question de la consommation des alcools et de l’augmentation des débits de boissons.
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- La 5e section du congrès d’agriculture a terminé ses travaux par une étude de la sériciculture. Aujourd’hui, l’industrie séricicole a reconstitué, grâce aux travaux de M. Pasteur, une race indigène, qui permet de lutter contre la concurrence des soies d’Orient venant par le canal de Suez.
- Dans la 6e section, MM. de La Sicotière, sénateur, Oustalet, de Nansouty, Prilleux, etc., se sont occupés des alliés et des ennemis de nos récoltes ; ils ont repris les travaux des congrès de Budapesth et de Vienne, pour étudier la protection des oiseaux; ils ont indiqué les moyens de repeupler nos côtes et nos cours d’eau, et de lutter contre les insectes qui, en France et en Algérie, causent de si terribles désastres.
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- PROGRAMME
- DU
- FESTIVAL DU 4 AOUT
- au Ihiïais de l’Industrie
- La fête commencera à neuf heures du soir ; le palais sera entièrement décoré et illuminé à l’électricité et au gaz, comme pour les bals qui ont été donnés les io et i3 juillet.
- L’orchestre, sous la direction de M. Wettge, chef de musique de la garde républicaine, se composera de douze cents exécutants fournis par les musiques de la garde républicaine, des équipages de la flotte de Brest et Toulon, des iei et 3e régiments du génie, des écoles d’artillerie de Versailles, Vincennes, Orléans et La Fère, des 24e, 3 ie, 39e, 5 ie, 72e, 73e, 74e et 101e de ligne.
- Cet immense orchestre exécutera successivement la Marseillaise, YPïymne national persan, Y Ouverture d’Egmon, de Beethoven ; la Marche religieuse d’Alceste, de Glück : les Erinnyes; air de ballet des Saturnales, de Massenet; Y Ouverture de la Muette de Portici, d’Auber; la Troisième marche aux Flambeaux, de Meyerbeer ; la. Polonaise de Dimitri, de V. Joncières ; Svlvia (cortège de Bacchus), de L. Delibes ; le Diamant, introduction et galop, de E. Jonas.
- Les portes du palais de l’Industrie seront ouvertes à huit heures du soir.
- Le prix d’entrée est fixé à trois francs, payables aux tourniquets établis aux portes nos i, 2, 3 et 4, sur l’avenue des Champs-Elysées, et 5 sur le pignon du côté de la place de la Concorde.
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- La réponse des primes pour le 8 0/0 s’est faite à 84 50'. En conséquence presque toutes les primes ont été levées. Les acheteurs se trouvant chargés de ferme ont cherché-à se faire reporter : ils ont payé de 0 18 à 0 18. D’autres ont préféré vendre ; de là un mouvement de tassement qui a ramené le 8 0/0 à 84 30.
- L’Italien est offert à 93 10.
- L’Extérieure espagnole à 72 1/2 est assez ferme, de même que le Russe 1880 à 89 13/16, et le Turc à 16 12.
- L’Egyptienne unifiée est à 448 75.
- Le Crédit foncier se traite à 1260 et l’Obligation foncière -1885 à 450.
- L’action de la Tour Eiffel monte à 1010 francs. C’est la seule des valeurs dites « de l’Exposition » qui fasse bonne figure; tout le reste : Gaz, Omnibus, Voitures, Eden,.. Hippodrome, Grévin, Bateaux-Parisiens, Grand-Hôtel,, tout est délaissé.
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de FAlhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante ; Mercédès Cruz, « La Lola »; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux tilles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse-de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elias sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original,.qu’exécutent les danseurs au repos.
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- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Annonces... Réclames... Faits divers.
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- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
- (CLASSE 58)
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londresy chez M. Seymour Wade, Blom/ield Ilouse, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Partie officielle : Arrêtés et Décrets. — Partie non officielle : Chronique. — •Jury supérieur. — Fêtes du 4 août. — Echos. — Le Chah de Persejt Paris. — Le bal de la présidence du conseil. — Les Banquets. — Les Congrès. — Bourse. — Guide des attractions. — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et réclames. 1
- TOUR EIFFEL. — galerie du pourtour du premier étage
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- PARTIE OFFICIELLE
- Par arrêté du ministre de F agriculture, en date du 31 juillet 1889, sont nommés chevaliers du Mérite agricole, à l’occasion du concours international d’animaux reproducteur :
- MM.
- De Lariboisière, agriculteur à Louvigné-du-Dé-sert (Ille-et-Vilaine), membre du jury du concours international. Organisateur d’une beurrerie.
- Béglet, agriculteur-éleveur à Trappes (Seine-et-Oise). Nombreux prix d’honneur dans les concours régionaux et généraux. Membre du jury du concours international.
- Bazangeon, directeur de l’école pratique d’agriculture d’Aumale (Seine-Inférieure), membre du jury dans les concours et au concours international.
- Doisneau (Léonce), éleveur à la Selle-Craonnaise (Mayenne). Nombreuses récompenses dans les concours. Membre du jury au concours international.
- Duffourc-Bazin, professeur d’agriculture du département des Landes,membre du jury du concours international.
- Chevalier, professeur d’agriculture du département du Morbihan, vétérinaire de l’armée en retraite, membre du jury du concours international.
- Lanco, vétérinaire à Vannes (Morbihan). Quatre prix dont une médaille d’or dans la race bretonne.
- Reclus, professeur d’agricultnre du département de la Haute-Vienne, commissaire du concours international.
- Sicre, instituteur-comptable à la ferme-école de Royat (Ariège), commissaire au concours international.
- Moussu, répétiteur chef de service à l’école vétérinaire d’Alfort, chef du service sanitaire au concours international.
- Delizy (Amédée), agriculteur à Montemarroy (Aisne). Lauréat de 2 médailles d’or et d’un prix d’honneur.
- Dilhan, Edouard, agriculteur, à Sainte-Marie (Gers). 5 prix, dont 3 médailles d’or dans la race gasconne. Nombreuses récompenses dans les concours.
- Chantecaille, François, agriculteur à Ghavagne (Deux-Sèvres). Lauréat de 3 médailles d’or dans la race parthenaise.
- Mayet, Charles, agriculteur à Bourg-Saint-Maurice (Savoie). Lauréat de 5 prix, dont une médaille d’or.
- Grégoire, Léon, agriculteur à Almenèche (Orne). Nombreuses récompenses dans les concours. Lauréat de 3 prix pour ses animaux de croisement durham.
- Dabat, Léon, rédacteur au ministère de l’agriculture, commissaire-secrétaire au concours international.
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- Le président de la République française,
- Sur le rapport du président du conseil, ministre du commerce, de l’industrie et des colonies,
- Vu la loi du 25 juillet 1873 sur les récompenses nationales ;
- Vu la loi du 15 avril 1889, relative aux récompenses à décerner à l’occasion de l’Exposition universelle de 1889 ;
- Vu la déclaration du conseil de l’ordre, en date du 31 juillet 1889, portant que les nominations et les promotions du présent décret sont faites en conformité des lois, décrets et règlements en vigueur,
- Décrète :
- Art. 1er. — Sont nommées ou promues dans l’ordre de'la Légion d’honneur les personnes dont les noms suivent :
- Au grade d’officier
- MM.
- Boutet, Antoine - François - Daniel, vétérinaire, maire cle Chartres (Eure-et-Loir). Membre du jury dans les concours régionaux et généraux et au concours international, membre du comité consultatif des épizooties; 43 ans de services. Chevalier depuis 1879.
- Malo, Armand-Louis, inspecteur général honoraire de l’agriculture, membre du jury du concours international; 43 ans de services. Chevalier du 16 août 1879.
- Au grade de chevalier
- MM.
- Baillet, Louis-René, vétérinaire-inspecteur, chef du service de l’abattoir de Bordeaux (Gironde), membre du jury dans les concours et au concours international.
- Bénard, Jules, agriculteur à Coupvray (Seine-et-
- Marne), membre du jury des animaux vivants (espèce ovine). Services exceptionnels; plus de 30 ans de services agricoles.
- Dufour, Pierre, directeur de la ferme-école de Montât (Lot), membre du jury dans les concours généraux et régionaux et au concours international; 37 ans de services agricoles.
- Gilbert, Ernest, agriculteur à Montigny-le-Breton-neux (Seine-et-Oise), lauréat de prime d’honneur, membre du jury dans les concours et au concours international.
- Graber, Joseph, agriculteur à Couthenans (Haute-Saône), lauréat de 4 médailles d’or, 1 médaille d’argent et 2 médailles de bronze au concours international des animaux.
- De Lapparent, Henri-Louis, inspecteur général de l’agriculture, chef de service au concours international d’animaux reproducteurs; 15 ans de services. Titres exceptionnels.
- Nadaud, Louis-Gyprien, agriculteur à Ghazeilles (Charente), lauréat de 8 prix, dont 3 médailles d’or. Nombreux prix d’honneur dans les concours généraux agricoles.
- Peuch, François, professeur à l’école nationale vétérinaire de Toulouse, membre du jury ; 24 ans de services.
- Perdrix, Jules, agriculteur à Bazoilles-sur-Meuse (Vosges), lauréat de prime d’honneur, membre du jury dans les concours et au concours international; 40 ans de services.
- Randoing, Jean-Henri, inspecteur général de l’a-griculiure, chef de service au concours international d’animaux reproducteurs; 15 ans de services. Titres exceptionnels.
- Sagnier, Henry, rédacteur en chef du Journal de l’Agriculture, membre du jury du concours international d’animaux reproducteurs. Services exceptionnels.
- Tardy, Désiré, directeur de la ferme-école de La Roche (Doubs), membre du jury; 4-2 ans de services agricoles.
- Fait à Paris, le 31 juillet 1889.
- Carnot.
- Par le Président de la République :
- Le président du conseil, ministre du
- commerce, de l’industrie et des colonies,
- P. Tirard.
- --------------^---------------
- Par décret du président de la République, en date du 1er août 1889, rendu sur la proposition du ministre de l’agriculture, ont été promus au grade d’officier du Mérite agricole, à l’occasion du concours international d’animaux reproducteurs :
- MM.
- Guilbaud, Jean-Athanase, agriculteur, président du comice agricole de Ghantonnay (Vendée). Chevalier du 38 mars 1885.
- Chasles, Eugène, agriculteur à Prunay-le.-Gillon (Eure-et-Loir). Chevalier du 12 juillet 1884.
- Vassilière, Léon, inspecteur général de l’agriculture. Chevalier du 25 février 1885.
- PARTIE NON OFFICIELLE
- CHRONIQUE
- Le public est très friand de tous les détails concernant le chah de Perse, à qui la population parisienne fait de continuelles ovations depuis son arrivée.
- A l’Exposition, un maître d’hôtel, portant une carafe d’eau glacée, l’a suivi pendant toute sa visite: il a bu quatre à cinq fois. Il a fait la joie des petites vendeuses, comme nous l’avons dit hier, en leur achetant toutes les variétés possibles de Tour Eiffel.
- Si jamais un cataclysme renversait l’œuvre de M. Eiffel, on pourrait en retrouver des spécimens à Téhéran; car toute la cour du chah de Perse va en être littéralement peuplée.
- A la soirée de la présidence du conseil, quelques détails curieux à relever; en sortant delà salle à manger, le chah s’est arrêté devant un des gardes républicains qui faisaient la haie sur son passage. Il a examiné son fusil et lui a demandé quel en était le système. Ensuite, il le lui a pris des mains, il l’a armé et il a fait jouer deux fois la gâchette.
- Rencontrant M. Pasteur, le chah s’est entre-
- tenu assez longuement avec le savant et lui a demandé sa méthode pour la guérison de la rage ; mais comme il le questionnait au sujet de l’envoi possible, à Paris, des Persans qui pourraient être mordus, M. Pasteur lui a dit que la distance de Perse à Paris était trop grande.
- En rentrant dans le salon, le chah s’est avancé vers le général Riu qui, la veille, à la gare Saint-Lazare, commandait la garde républicaine et qui, au moment où il montait en voiture, était venu le saluer de l’épée.
- « Je vous reconnais, lui a-t-il dit, général; c’est vous qui, à Paris, m’avez salué le premier au nom de l’armée française. »
- Quelques instants après, Nazare-Aga lui présenta le général Davout d’Auerstædt. Le chah s’est empressé de tendre la main à ce dernier en disant: « Davout? Ali! oui, le fils du grand soldat de Napoléon Ier... Je suis très heureux de faire sa connaissance ! »
- MM. Carolus Duran et Garnier lui ont été ensuite présentés. Il a demandé à ce dernier combien d’années avait exigé la construction de l’Opéra.
- Il allait se retirer quand il a rencontré dans l’antichambre le roi nègre Dinah-Salifou qui arrivait avec son fils. Il a été frappé de son costume bizarre et il a demandé quel était ce personnage.
- Quand il a su qui il était, il est rentré dans le salon : il a invité Dinah-Salifou à s’asseoir au* près de lui et, après quelques instants d’entretien, il lui a demandé de venir le voir le lendemain à l’hôtel de la rue Copernic qu’il habite.
- À côté du chah de Perse, il y a l’étranger ordinaire.
- L’étranger triomphe, l’étranger règne chez nous, et nous autres, pauvres Français, pauvres Parisiens, nous sommes relégués au second plan.
- C’est une invasion pacifique, mais une invasion tout de même.
- On ne serre la main qu’à des étrangers, on ne coudoie que des étrangers, on ne trinque qu’avec des étrangers de toutes couleurs: des jaunes, des bistres, des rouges, des noirs. On ferait un volume d’anthropologie avec l’énumération seule des types que l’on rencontre en montant à la Tour Eiffel.
- Mais, sans parler de toutes les races qui se mêlent momentanément à la nôtre, les trois types de touristes, qui dominent à l’Exposition, sont l’Anglais, l’Américain et le Russe : ce sont les plus riches des voyageurs — à tout seigneur, tout honneur.
- Les Anglais sont cosmopolites et veulent tout voir, leur guide à la main; ils montent à la Tour Eiffel tous les jours, mais, au fond, ils sont très jaloux de nous, parce que nous les avons devancés dans une construction colossale comme celle-ci.
- Ils se vengeront, soyez-en sûr, en élevant une tour de mille mètres, — s’ils le peuvent !
- Les Américains fréquentent surtout le Palais des Machines ; toujours pratiques, ils prennent des notes, des prospectus et des boissons américaines variées aux bars ad hoc, pendant que les fraîches misses flirtent gentiment avec les jeunes compatriotes qu’elles ont rencontrés.
- Les Russes se promènent un peu partout, mais plus particulièrement au palais du ministère de la guerre et dans les galeries des Beaux-Arts : ils recherchent les lieux où l’on s’amuse et paient largement.
- Et je ne parle pas des Allemands, qui viennent en catimini, qui admirent tout, en gro-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- gnant, et qui se sauvent, sans vouloir avouer tout haut que « c’est beau ! », mais en le pensant tout bas.
- Les Italiens, les Espagnols, sont bien reconnaissables à leur type méridional : S’amuser, s’amuser partout, tel est leur rêve 1
- Les Belges boivent et mangent, et ils confessent avec bonhomie que Paris vaut bien Bruxelles, savez-vous ?
- Quant aux Hongrois, ce sont de vrais Parisiens, et ils sont ici comme chez eux.
- F. L.
- JURY SUPÉRIEUR
- BUREAU
- MM.
- Président d’honneur : Le président du Conseil, ministre du commerce,, de l’industrie et des colonies.
- Vice-présidents d'honneur : Le ministre de l’instruction publique et des beaux-arts et le ministre de l’agriculture.
- Président : Teisserenc de Bort, sénateur, ancien ministre de l’agriculture et du commerce.
- Vice-président s : Dietz-Monnin, sénateur, ancien président de la chambre de commerce de Paris, ancien directeur de la section française à l’Exposition de Paris en 1878. A. Poir-rier, sénateur, président de la chambre de commerce de Paris.
- ' MEMBRES
- MM.
- Christophle, gouverneur du Crédit Foncier, député, vice-président de la commission de contrôle et de finances.
- Dautresme, député, ancien ministre, vice-président de la commission de contrôle et de finances.
- Pasteur (Louis), membre de l’Académie française, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences, président de la commission supérieure des congrès et conférences.
- Simon (Jules), sénateur, membre de l’Académie française, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques, président de la commission supérieure d’organisation de l’Exposition rétrospective du travail et des sciences anthropologiques.
- Say (Léon), sénateur, membre de l’Académie française et de l’Académie des sciences morales et poli tiques, président de la société d’économie politique, président de la commission d’organisation et président de jury de l’exposition d’économie sociale.
- Meissonier, membre de l’Institut, président du jury du groupe I.
- Rohmann, commissaire délégué pour la section russe des beaux-arts, vice-président, du jury du groupe I.
- Melida (Enrique), directeur spécial des beaux-arts de la section espagnole, vice-président du jury du groupe I.
- Poubelle, préfet de la Seine, président du jury du groupe IL
- Somerville Pinkney-Tuck, commissaire général adjoint des Etats-Unis, vice-président du jury du groupe IL
- Le' docteur Gobât, membre du conseil des Etats, directeur du département de l’instruction publique du canton de Berne, vice-président du jury du groupe IL
- David-Perret, lieutenant-colonel d’état-major de l’armée fédérale, président du jury du groupe III.
- Darcel, directeur du musée des Thermes et de l’hôtel de Ciuny, vice-président du groupe
- III.
- Elie Cattaui, banquier, membre du comité général austro-hongrois, vice-président du jury du groupe III.
- Méline, député, président de la Chambre des députés, ancien ministre de l’agriculture, président du jury du groupe IV.
- Joseph Leigh, maire de Stockport, vice-président du jury du groupe IV.
- Le comte Zamoiski, propriétaire, membre du comité russe, vice-président du jury du groupe.
- IV.
- Sabatier, membre de la Chambre des repré-
- sentants, membre du comité exécutif belge, président du jury du groupe V.
- Scheurer-Kestner, sénateur, vice président du jury du groupe V.
- Ÿgarzabal (Raphaël), vice-président de la commission de la République argentine à l’Exposition de 1889, vice-président du jury du groupe V.
- Picard, président de section au Conseil d’Etat, président du jury du groupe VI.
- Frescot (le commandeur), ingénieur en chef de la Compagnie des chemins de fer de la Méditerranée, vice-président du jury du groupe VI.
- Belpaire, administrateur des chemins de fer de l’Etat belge, vice-président du jury du groupe VI.
- Thurston (R. H.), professeur à la Cornell--University d’Ithaca (Etat de New-York), vice-président du jury du groupe VL
- Brevet (Charles),député,commissaire général de la République française à l’Exposition de Barcelone en 1888, président du jury du groupe VIL
- Navarro Reverter (Juan), ingénieur civil, député aux Cortès , vice-président du jury du groupe VII.
- Marianno Cyrillo de Carvalho (le conseiller), ancien ministre des finances, député, professeur de l’Ecole polytechnique de Lisbonne, président du comité portugais, vice-président du jury du groupe VIL
- Vercruysse Bracq, membre de la Chambre des représentants, membre du comité exécutif belge, vice-président du jury du groupe VII.
- Foucher de Careil, sénateur, membre du conseil supérieur de l’agriculture, président du jury du groupe VIII.
- Lyle (D.-A.) capitaine d’artillerie au service des Etats-Unis, commissaire militaire des Etats-Unis à l’Exposition universelle de 1889, aide de camp du commissaire général des Etats-Unis, vice-président du jury VIII.
- Blaremberg (Alexandre de), vice-président du jury du groupe VIII.
- Ladislas-Netto, membre du conseil de S. M. l’Empereur du Brésil, directeur du muséum national de Rio-Janeiro, vice-président du jury du groupe VIII.
- Sir Colville-Barclay, baronnet, président du jury du groupe IX.
- Freiwald (J.), président du comité exécutif néerlandais à Paris, délégué des colonies, vice-président du jury du groupe IX.
- Hardy, directeur de l’Ecole d’horticulture de Versailles, vice-président du jury du groupe IX.
- Gréard (Octave), membre de l’Académie française et de l’Académie des sciences morales et politiques, vice-recteur de l’Académie de Paris, membre du conseil supérieur de l’instruction publique, président du comité du groupe II.
- Lemoine (H.), fabricant de meubles et sièges, président de la Chambre syndicale de l’ameublement, membre delà Chambre de commerce, président du comité du groupe III.
- Dauphinot, membre de la Chambre de commerce de Reims, président du comité du groupe IV.
- Frémy, membre de l’Académie des sciences, directeur du Muséum d’histoire naturelle, président du comité du groupe V.
- Andréef (D’), commissaire général de la Russie.
- Bibesco (le prince Georges), commissaire général de la Roumanie.
- Carlier (Jules), membre de la Chambre des représentants, commissaire général de la Belgique.
- Gibert (Armand-B.), commissaire général de la Serbie.
- Van der Vliet, président du comité néerlandais.
- Wood, commissaire délégué de la Grande-Bretagne.
- Kentaro Yanagiya, commissaire général du Japon.
- Alcorta (Santiago), président du comité de la République argentine.
- Antunez (Carlos), ministre, président du comité du Chili.
- Camondo (le comte A. de), président du comité italien.
- Cavalcanti (le vicomte de), commissaire général du Brésil.
- Diaz (le colonel Juan), ministre, président du comité de l’Uruguay.
- Diaz Mimiaga (Manuel), commissaire général du Mexique.
- Franklin (le général W. B.), commissaire général des Etats-Unis.
- Lopez (Mafias), président du comité espagnol.
- Médina (Crisanto), ministre, commissaire général du Guatémala,
- Médina (Francisco), ministre, commissaire général du Nicaragua.
- Melicio (le vicomte de) président du comité de Lisbonne.
- Pandia-Ralli, président du comité hellénique.
- Pector, commissaire général du Salvador.
- Voegeli-Bodmer (le colonel), commissaire général de la Suisse.
- Etienne, député, sous-secrétaire d’Etat au département des colonies.
- Muller, conseiller du gouvernement, commissaire spécial de l’exposition algérienne.
- Sanson, commissaire spécial de l’exposition tunisienne.
- Alphand, directeur général des travaux.
- Berger (Georges), directeur général de l’exploitation.
- Grison, directeur général des finances.
- Vigreux, chef du service mécanique et électrique.
- Monthiers (Maurice), chef du service de la section française.
- Dautresme (D.), chef du cabinet du ministre du commerce, de l’industrie et des colonies et du commissariat général de l’Exposition.
- Larroumet, directeur des beaux-arts.
- Proust (Antonin), commissaire spécial des beaux-arts.
- Tisserand, directeur de l’agriculture, conseiller d’Etat.
- SECRÉTAIRES
- MM.
- Trélat (Marcel), auditeur au Conseil d’Etat.
- Hetzel (Jules), libraire-éditeur, membre du jury des récompenses aux expositions d’Amsterdam en 1888 et d’Anvers en 1885.
- Mallevoue (de), secrétaire de la direction générale des travaux.
- Thurneyssen (Emile), secrétaire de la direction générale de l’exploitation.
- Savoye, secrétaire de la direction générale des finances.
- IJémon, chef du cabinet du ministre de l’instruction publique et des beaux-arts.
- Rivière, chef du cabinet du ministre de l’agriculture.
- Rouché, sous-chef du commissariat général de l’Exposition.
- Baumgart, sous-chef de bureau des travaux d’art et des manufactures nationales au ministère de l’instruction publique et des beaux-arts, secrétaire du comité du groupe I.
- Delorme, sous-directeur du commerce extérieur au Ministère du commerce, de l’industrie et des colonies, secrétaire du comité du groupe II.
- Meynard, fabricant d’ébénisterie d’art, membre des comités d’installation à l’Exposition de Paris en 1878, secrétaire du comité du groupe III.
- Talamon, négociant en draps, ancien président de la chambre de commerce et de l’industrie des tissus et des matières textiles, secrétaire du comité du groupe IV.
- Chevrier, chimiste/pharmacien de première classe, secrétaire du comité du groupe V.
- Glasser, ingénieur en chef des ponts et chaussées, sous-directeur de la compagnie des chemins de fer dû Midi, seérétaire du comité du groupe VI.
- Charles Varey, publiciste, membre du jury des récompenses aux expositions d’Amsterdam en 1883 et d’Anvers en 1885, secrétaire du comité du groupe VII.
- Alphonse Hardon, ingénieur civil, agriculteur et viticulteur, conseiller général de Seine-et-Marne, secrétaire du comité du groupe VIII.
- Georges Sohier, constructeur de serres, secrétaire du comité du groupe IX.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- fil*' hk
- COMMISSARIAT GÉNÉRAL DES FÊTES
- FÊTES DU 4 AOUT 1889
- A 9 heures et demie du malin Place du Panthéon, cérémonie de la translation au Panthéon des restes de CARNOT, MARCEAU, LA TOUR D’AUVERGNE ET BAUDIN
- Pose de la première pierre d’un monument commémoratif élevé au Panthéon en l’honneur de HOCHE et de KLÉBER
- Défilé des troupes de la garnison de Paris sur la place du Panthéon
- A 8 heures du soir
- Grand festival des musiques militaires françaises au Palais de l’Industrie
- Entrée : H francs par personne
- A 9 heures et demie du soir Embrasement des hauteurs de Paris
- Montmartre, Belleville, Buttes-Chaumont, Réservoir de Montsouris, Parc de Montsouris, Réservoir de Ménilmontant,
- Sommet de la colonne de la Bastille,
- Sommet de la Tour Eiffel. rEn souvenir de la nuit du 4 août 1789 date de l’abolition des privilèges.
- Le commissaire général des fêtes, A. ALPHAND.
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- DERNIÈRE HEURE
- Le chah a décidé hier que dimanche après déjeuner, il irait à Versailles. Il s’y rendra en voiture, en traversant le bois de Boulogne. M. Fallières, ministre de l’instruction publique et des beaux-arts, accompagnera l’hôte du gouvernement.
- Pour aujourd’hui vendredi, tout à l’Exposition. Dans l’après-midi, visite à l’Esplanade des Invalides, sans doute; le soir, la grande fête de nuit annoncée.
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- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 93.431.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage................ 8.689
- Du 1er au 2me............ 5.791
- Du 2e étage au sommet... 3.723
- En tout.............* 18.203
- Nettoyage matinal
- L’administration vient d’adresser aux gardiens de classes une circulaire leur enjoignant d’avoir à faire le nettoyage de leurs galeries entre six et huit heures du matin.
- Des mesures disciplinaires très sévères seront appliquées aux brigadiers de classes dont les salles ne seraient pas accessibles au public dès huit heures.
- Les étudiants bruxellois
- On mande de Bruxelles que les étudiants de l’U-
- niversité de Bruxelles se rendront en grand nombre à Paris pour assister aux fêtes de l’inauguration des nouveaux locaux de la Sorbonne. Outre la délégation officielle, quarante-cinq étudiants se sont déjà fait inscrire comme voulant se rendre à Paris.
- Une fête à l’Esplanade
- Les titulaires des diverses concessions de l’esplanade des Invalides se proposent de tenir une réunion prochaine dans le but d’obtenir de M. Berger l’autorisation d’organiser chez eux une fête de nuit.
- Pourquoi, disent-ils, des fêtes au Champ de Mars et jamais de fêtes à l’Esplanade ?
- L’Esplanade n’a commencé d’être ouverte le soir au public, que longtemps après le Champ de Mars, et la plupart des marchands s’y sont imposé des dépenses très considérables en vue d’y créer des attractions et de donner un peu de gaieté à cette partie de l’Exposition.
- Nous applaudissons des deux mains à tous les projets de fêtes que l’on présentera.
- Les princes sénégalais
- Tout le monde a rencontré à l’Esplanade ou au Champ de Mars, voire à la dernière fête du palais de l’industrie, les jeunes princes sénégalais. Ces jeunes gens ne se déplaisent pas, paraît-il, parmi nous, et refusent même très énergiquement de se conformer aux ordres de prochain départ qu’ils ont reçus
- Les quatre jeunes princes sénégalais, dont le plus âgé n’a pas treize ans, se sont rendus, à cet effet, auprès du contre-amiral Vollon, afin de le prier d’user de son influence pour faire prolonger leur séjour en France. Le plus jeune d’entre eux, le prince Seima, a exposé le cas : « Nous sommes venus, a-t-il dit, invités par le gouvernement, et je ne comprends pas qu’on nous donne seulement une ou deux journées pour faire nos malles.» L’amiral •a promis aux jeunes princes d’obtenir pour eux une prolongation de séjour.
- Le gouvernement a ajourné leur départ jusqu’au 8 ou 10 août.
- Ce qu’ils sont contents !... Ils en auraient rougi de plaisir s’ils avaient pu.
- Les Florentins
- La Société florentine des artistes et des ouvriers qui visitera l’Exposition de Paris, au nombre de 150 personnes, a décidé que le départ de Florence aura lieu le 10 août.
- Cette Société logera dans le voisinage de l’Exposition.
- Encore des excentriques
- Deux membres du Velos-CIub de Barcelone, qui se proposent de visiter notre Exposition universelle, vont entreprendre sur leur bicycle le voyage de Barcelone à Paris.
- Le Festival de dimanche
- Au festival qui sera donné dimanche prochain, 4 août, au palais de l’Industrie, par les musiques militaires françaises, les sénateurs, députés, conseillers généraux de la Seine, maires et adjoints de Paris, seront reçus à toutes les portes sur ia simple présentation de leur médaille. Les officiers de la garnison de Paris en uniforme seront également admis sans payer.
- Comment sortir ses achats ?
- Beaucoup de personnes se plaignent des difficultés qu’elles éprouvent à pouvoir emporter de l’Exposition les objets qu’elles y achètent. Les agents de service aux portes, se retranchant derrière la consigne qui leur a été donnée, refusent absolument de laisser sortir avec des paquets.
- La raison de cette interdiction est que l’Exposition a été constituée en Entrepôt; les marchandises qui y sont entrées n’ont pas payé de droits ; elles doivent donc en payer à la sortie.
- Mais la plupart des acheteurs ignorent cet état de choses. Ne serait-il pas possible de placer bien en vue des notices qui indiqueraient exactement au public quelles sont les formalités nécessaires pour pouvoir emporter les objets achetés? On éviterait ainsi bien des mécontentements.
- Saucissonniers et camelots
- Les abords du Champ de Mars sont encombrés, comme chacun a pu le constater, de marchands de comestibles et de liquides, à la grande joie des promeneurs qui se soucient fort peu d’être écorchés vif dans les restaurants de l’intérieur.
- Toutefois, l’excès en tout est nuisible, et M. Berger a fait évacuer les abords des grilles du pont
- d’Iéna, particulièrement encombrés de vendeurs de saucissons et débitants de litres à seize.
- * Cela ne s’est pas fait sans protestations du reste ; on examinera les plus méritoires, et vous verrez que, sous une huitaine, tout le monde sera de nouveau à son poste.
- Même chasse aux camelots qui encombraient les abords de la Galerie des Machines, et qui, malins, se sont simplement transportés près des « monuments » de l’habilation humaine,où, parait-il,on va les relancer de nouveau.
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- LE CHAH DE PERSE A PARIS
- Le chah de Perse a reçu hier, à une heure et demie, la visite du roi Dinah-Salifou. Le monarque africain est venu en voiture avec une suite de six personnes.
- A son entrée dans l’hôtel de la rue Copernic, les factionnaires ont présenté les armes.
- Le roi portait le grand costume royal qui consiste en une sorte de chasuble brodée et ornée de larges soutaches d’or, un pantalon noir à larges bandes d’or et un bonnet rond très élevé et soutaché également d’or.
- La suite du roi était habillée de vastes robes bottantes bleues ou blanches; le premier ministre portail un chapeau panama ; les autres membres de la mission étaient nu-tête.
- Le roi a été reçu immédiatement par le chah, qui s’est entretenu très amicalement avec lui sur 1a géographie des possessions du monarque nègre et sur les mœurs de ses peuples. L’entrevue a duré une demi-heure.
- Au moment de la séparation, le chah a manifesté le désir d’avoir la photographie de Dinah-Salifou; ce dernier a promis de la lui envoyer dans la journée.
- Chez Buffalo
- Accompagné des mêmes personnes que la veille, le souverain a quitté à trois heures la rue Copernic. Deux pelotons de dragons escortaient les six voitures du cortège de Sa Majesté.
- A l’entrée des arènes, le chah est reçu par le général llanrion-Berthier, maire de Neuilly, en grand uniforme, et par les directeurs de la Buffalo Bill-Wild West Company.
- L’organisateur de la fête, M. Mallevoue, secrétaire de AL Alphand, conduit Sa Majesté jusqu’à la loge qui lui est destinée, la grande loge du milieu, fort élégamment drapée de damas rouge rehaussé d’or et ornée de plantes vertes. Aux côtés du souverain prennent place le général Bérenger, M. de Balloy, le grand-vizir Emin-Sultan et quelques hauts dignitaires persans; les autres personnes de sa suite se groupent derrière, dans des stalles. Deux ministres, MM. Rou-vier et Constans sont dans une loge voisine.
- La représentation est publique et le vaste cirque a été littéralement envahi. Assistance superbe. Beaucoup de jolies femmes vivement intéressées par l’arrivée du monarque asiatique. Le spectacle d’un bout à l’autre ne laisse rien à désirer; le personnel de la Company tient, naturellement, à se surpasser. Le chah n’est pas le dernier à applaudir aux bons endroits. Nonchalamment assis, les jambes croisées l’une sur l’autre, derrière une table garnie de carafes d’eau glacée, l’indispensable boisson, il promène sur tous les coins de la piste une puissante lorgnette.
- Les exercices de tir de miss Anna Oakley l’intéressent infiniment, lui qui est aussi un tireur de premier .ordre- Il daigne sourire aux danses des Indiens. Mais par exemple il rit à gorge déployée en présence des sauts invraisem-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
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- blalfles des chevaux sauvages que l’on essaie de monter. Etant donné le soin que mettent les Orientaux à ne point manifester leurs senti ments, Nasser-Ed-Din doit s’amuser prodigieusement.
- La représentation finie, le chah se retire, Des applaudissements saluent son passage, et le général Hanrion Berthier peut prendre sa part de l’ovation, car on crie tout à la fois : Vive Je chah de Perse! vive M. le Maire !
- En traversant le camp des Indiens pour aller à sa voiture, le chah s’approche d’une tente où plusieurs Peaux-Bouges sont accroupis. Il fait à l’un d’eux, le plus remarquablement laid, signe de venir, et lui donne une pièce d’or. Puis il essaie de l’interroger sur son pays, son âge, le nombre de ses enfants. L’Indien a empoché la pièce d’or, mais il ne répond rien, et pour cause ; il ne comprend pas.
- La visite est terminée. Dans le même ordre qu’à l’aller, le cortège s’en retourne. A six heures, il arrive rue Copernic.
- A l’Elysée
- A sept heures un quart, le chah, accompagné des personnages de sa suite, est arrivé à l’Elysée. Au moment où son landau a franchi la porte d’entrée, les troupes de garde, colonel en tête, ont rendu les honneurs.
- Au seuil du palais, le souverain a été reçu par le général Brugère et le colonel Lichtens-cein. M. Carnot s’est ensuite avancé et, après avoir souhaité la bienvenue à Nasser-ed-Din, l’a conduit dans le salon d’honneur où se trouvaient Mme Carnot et la maison militaire du président.
- Quelques instants après, le dîner a été annoncé par un huissier de la façon suivante : « Madame la Présidente est servie. »
- Nous notons ce détail parce qu’il avait été question un moment de faire dire : « Sa Majesté est servie. » Ce n’est qu’après réflexion qu’on a décidé de faire prévaloir l’usage français qui veut que la maîtresse de la maison conserve toujours ses prérogatives.
- Au moment de passer dans la salle à manger, le chah a offert le bras à Mme Carnot, tandis que M. Carnot conduisait Mme Tirard.
- La table était dressée dans la grande salle à colonnes et très luxueusement ornée.
- Nasser-ed-Din occupait la place d’honneur, ayant à sa droite Mme Carnot et à sa gauche Mme de Freycinet. Le président de la République avait à sa droite Mme Tirard et à sa gauche Mme Constans.
- Parmi les autres convives se trouvaient les ministres, les généraux Saussier et Brugère, et les personnages de la suite du chah.
- Le menu, d’une teinte bleu-pâle, portait dorés, sur un côté, la lettre C, et, sur le recto, le Lion de Perse tenant un glaive. Il était ainsi composé :
- Consommé national,
- Bisque d’écrevisses.
- Petites croustades Talleyrand.
- Truite saumonée sauce Montpellier.
- Filet de bœuf à la Godard.
- Canetons de Rouen, sauce ronennaise.
- Côtelettes d’agneau bergère.
- Timbale de macaroni milanaise.
- Homard en bellevue.
- Sorbets.
- Dindonneaux truffés sauce Périgueux.
- Mousse de foies gras glacés.
- Fonds d’artichauts à la lyonnaise.
- Haricots panachés Glace orientale.
- Gâteau persan.
- Champagne Montebello grand crémant 1884.
- Pendant le dîner, la musique des équipages de la flotte de Toulon a exécuté l’hymne national persan et différents morceaux.
- Après le repas il y a eu concert et réception à laquelle deux mille personnes avaient été invitées.
- Les artistes de T Opéra-Comique ont d’abord joué 1 ’Amour médecin, de Ferdinand Poise, puis l’orchestre, dirigé par M. Danbé, a exécuté différents fragments d’opéra.
- Le chah s’est contenté d’assister à la première I partie du concert et a semblé prendre grand intérêt au spectacle. A plusieurs reprises, il s’est tourné vers le président de la République pour lui communiquer en souriant ses impressions ou pour lui demander des explications.
- La pièce terminée, le souverain asiatique s’est levé pour se retirer. Il a traversé majestueusement tous les salons, accompagné du président de la République et des invités les plus marquants.
- Rien de curieux comme ce défilé dans lequel se trouvaient le roi Dinah-Salifou et la reine sénégalaise, le prince annamite et nombre de hauts personnages en uniformes étincelants.
- Nasser-ed-Din a été reconduit jusqu’au perron du palais par M. Carnot, entouré de sa maison militaire.
- Au moment où Je souverain persan a quitté l’Elysée, la foule, qui était très considérable sur la place Beauveau, l’a salué par des hourrabs très chaleureux.
- (Le §al de la présidence du, <§onseil
- Hier soir c'était un éblouissement continu à à la présidence du Conseil. M. et Mme Tirard ont eu pour hôte le chah de Perse qui est resté à leur bal jusqu’à onze heures un quart.
- Il a été le lion de la soirée. J’ai pu le voir de très près, et je l’ai trouvé peu changé depuis 1873. Il a un peu épaissi, et c’est tout.
- Ceux qui comptaient voir un monarque étincelant de pierreries ont été volés. Le chah était vêtu avec la plus grande simplicité. On dirait que Sa Majesté persane s’est inspirée du souvenir de Napoléon Ier, que l’on voyait simplement vêtu — petit chapeau et redingote grise — au milieu d’états-majors chamarrés sur toutes les coutures.
- Le chah s’est entretenu avec plusieurs généraux et amiraux et les a questionnés en français. Les amiraux qui voient tous les pays et qui ne craignent pas « mer méchante » font l’admiration de ce roi-soleil des temps modernes.
- Le chah parti, le roi Salifou a été fort entouré. Il ressemble de plus en plus à un roi mage. Hier il portait une chasuble noire brodée d’or, qui lui donnait un air tout à fait sacerdotal. Il avait à ses côtés un joli petit négrillon, son fils.
- ##
- Son Excellence le ministre de la plume de Tunisie, le général Bach Hamba, ont assisté au bal de Mme Tirard. J’y ai aussi vu le Scheich el Médina en éclatant costume tunisien, tout brodé d’or. Il avait avec lui M. Hassen Belona-chia, interprète de la municipalité de Tunis.
- Je n’en finirais pas si je devais citer ici tous les grands personnages français, étrangers et exotiques qui ont assisté à cette magnifique soirée, l’une des plus brillantes qui aient été vues à Paris.
- Les cheminées étaient délicieusement ornées de bouquets et de guirlandes de fleurs naturelles. Je n’ai jamais rien vu de plus gracieux et de plus réussi.
- UES BANQUETS
- M. Massicault, ministre-résident général à Tunis et Mme Massicault ont offert à dîner sur la tour Eiffel, au restaurant français, à S. Ex. Mohammed Djellouli, ministre de la plume; au général Mohammed el Asfouri, président de la municipalité, et au général Sadak el Bahri, bac Hamba, à M. le baron d’Estournelles, commissaire délégué de l’administration des protectorats au ministère des affaires étrangères.
- Ce dîner, auquel ont pris part Mmes Sanson et Mlle Solange Massicault, a été tout intime. Le résident a bu : à la Tunisie ! et le ministre de la plume : à la France !
- Les personnages tunisiens que nous venons de
- citer ont été émerveillés en voyant s’allumer les mille feux du Champ de Mars comme par enchantement, à la tombée de la nuit, et en voyant tout d’un coup sortir du bassin central ces merveilleuses fontaines lumineuses.
- Samedi, S. Ex. le ministre de la plume recevra à déjeuner chez lui, avenue Marceau, les convives d’hier, de la tour Eiffel.
- C. L.
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- LES CONGRÈS
- Le Congrès international de l’assistance publique a terminé hier la discussion relative à l’assistance médicale dans les campagnes. Après avoir entendu un excellent exposé, très clair et très nourri de faits, du docteur Dreyfus Brisac et un excellent résumé de M. Monod, les résolutions suivantes ont été adoptées :
- L’assistance médicale obligatoire en faveur des indigents malades comprend les soins médicaux et la fourniture des remèdes à domicile ou à l’hôpital. L’indigent malade doit être hospitalisé, s’il est établi qu’il ne peut pas être utilement soigné à domicile.
- L’assistance médicale est due, à défaut de la famille, par l’imité administrative la plus petite (commune ou paroisse) à ceux des indigents malades qui ont chez elle leur domicile de secours. C’est elle qui doit dresser la liste des indigents admis à l’assistance médicale. Cette liste doit être toujours révisable. La commune ou paroisse doit être financièrement intéressée à sa limitation. Plusieurs communes doivent pouvoir se syndiquer pour assurer l’assistance médicale.
- L’organisation doit être faite par une unité administrative supérieure à celle de la commune. Elle doit être telle que les communes ou paroisses plus riches aident les communes ou paroisses plus pauvres, que les départements ou provinces plus riches aident les départements ou provinces plus pauvres ; le tout avec le concours financier et sous le contrôle effectif de l’Etat.
- Le matin, les membres du Congrès avaient visité le dépôt de mendicité de Nanterre, où l’entretien d’un individu coûte 92 centimes par jour.
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- LA BOURSE
- La liquidation des rentes françaises se fait en hausse. Le 3 0|0 est compensé à 88 55 et les reports sont faciles à traiter de 0.13 à 0.17. Les baissiers ont un mauvais quart d’heure à passer.
- Pour lin courant, on cote 84 67. L’Amortissable est à 87 45 et le 4 1\2 à 104 07, coupon détaché.
- L’Italien est toujours difficile à vendre et tombe à 92 90. Lo baisse paraît irrémédiable. Sur toutes les places italiennes, la liquidation est rendue pénible par l’absence de capitaux.
- On remarque le relèvement de l'Egyptienne unifiée à 451 25 et la fermeté de toutes les valeurs ottomanes. C’est de ce côté que paraît devoir se porter la spéculation. Le Rio-Tinto est à 271 25. Le Suez est indécis à 2270.
- La Tour Eiffel se tient à 1000 francs.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L’EXPOSITION
- osept jours
- (Se munir du Guide illustré de l’Exposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket: 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 00, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture, — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe '39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. -- Classe 43, chasse et pêche. — Classe -45, produits chimiques. —Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines. Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2* partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Valais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Larnotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une Idée d'en semble de la galerie. 6
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ETRANGERES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie. — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord,broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Çail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à rave-nue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte,_ Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du môme côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l'escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier de l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Ünis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voiries neuf salles côtéde l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les oeuvres de seulptuie réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Coutan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons ' de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche dis Dôme central.
- Voir lec quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Gbamp de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier otage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escaher situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix : éprèuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostatinn. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. — Théâtre des Folies* Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel d* l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de 3’avenue de Suffren; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et te pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le-chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art, rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la four du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble-de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre-dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère ; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon destravaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètr ;s
- Arriver avant dix heures et se mettre dë suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la-queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe. Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de-Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libérauxf derrière le pavillon du Chili.
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gita-nos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- 2e Série. — N° Si.
- Le Numéro : 15 Centimes
- Dimanche 4 Août 1889
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR LA. DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements..............
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Annonces... Réclames... Faits divers.
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- — 5 »
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- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres,, chez M Sey.moüp. XVaüh, Uhmfield Ilouse, London-Wall.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- SOMMAIRE. — Chronique. — Le schah de Perse a Paris. — Les échos. — Translation de cendres. — Les Nations étrangères à l’Exposition de 1889. — Les Congrès. — La/Bourse. — Guide des attractions. — Annonces et réclames.
- CHRONIQUE
- L’autre soir, le scliali de Perse ayant demandé à voir le roi Dinah Salifou, on s’en fut en toute hâte réveiller le bon roi noir qui dormait déjà les poings fermés.
- Quel réveil ce dut être. À peine fut-il habillé, qu’on l’embarqua dans une voiture avec son fils. Dix minutes plus tard, il était au milieu d’un essaim de jolies femmes dans des salons ruisselants d’or, éblouissants de lumière, enguirlandés de fleurs naturelles. Mahomet n’a rien promis de pareil à ses fidèles : un rêve d’une nuit détachée des mille. On comprend que Dinah-Salifou quitte à regret cette Capoue enchanteresse, pour retourner sous le ciel torride sous lequel s’exerce son pouvoir.
- Il a demandé et obtenu une petite rallonge à son séjour. Il ne quittera les rives de la Seine que le 14 août.
- Le roi nègre s’embarquera à Marseille avec sa femme et son fils Ibrahim, pour rejoindre la capitale du royaume des Nalous.
- Dinah-Salifou emporte des présents du président de la République. M. Carnot lui a offert des armes, un lit en cuivre et des instruments de musique.
- La reine n’a pas été oubliée. Mme Carnot lui a adressé des étoffes de soie brillantes du plus grand prix.
- La popularité don t jouit le schah de Perse, depuis son arrivée à Paris, est une popularité de bon aloi, qui ne fait que s’accroître chaque jour, et que le monarque asiatique semble fort apprécier.
- Partout où je l’ai vu et suivi jusqu’à présent, depuis Cherbourg jusqu’au pied de la Tour Eiffel, en passant par les réceptions officielles de la présidence du Conseil, de l’Elysée et par la représentation de Buffalo, le chah a été acclamé.
- Mais, c’est surtout à l’Exposition qu’il est populaire, depuis sa première visite. Ce n’est pas seulement à cause des libéralités qu’il a semées un peu partout, c’est à cause de son air bon et bienveillant, de sa curiosité à tout regarder, à se rendre compte de tout, à interroger celui-ci et celui-là, un soldat, un nègre, un homme du peuple, les humbles la plupart du temps.
- C’est pour cela que le peuple lui rend les bravos et les vivats, ce que lui, le roi des rois, lui donne en petite monnaie et en sympathie.
- L’autre jour, à la porte Rapp, une bonne grosse femme du peuple a fendu la foule et a présenté sa main au chah : « Bien le bonjour, Monsieur le schah ! » s’est-elle écriée avec bonhomie .
- Le schah lui a serré la main, mais il en rit encore.
- Bref, le voilà baptisé « bourgeois de Paris », et il en est très heureux; le voilà populaire à la façon familière, bonne et affable de ces califes d’Orient des Mille et une nuits, qui n’hésitaient pas à descendre dans la rue pour voir de plus près le peuple, pour partager ses plaisirs et soulager ses misères.
- ##
- L’autre jour le hasard mit en ma présence un gamin de Levallois-Perret. J’eus l’idée de lui parler de celui qu’ils appellent entre eux, à l’école, « l’homme à la Tour ».
- — Alors, tu es de Levallois?
- — Oui, m’sieu, je suis de la commune à Eiffel.
- — Tu le connais donc, M. Eiffel?
- — Si je le connais ! Je le regarde souvent descendre de sa voiture, pour entrer dans son bureau.
- — Et vous êtes fiers, vous autres de Levallois, d’avoir M. Eiffel parmi vous.
- — Dame ! il v a encore assez d’entrepreneurs et de rois ; mais il n’y a, au monde, qu’un auteur d’une Tour Eiffel... m’sieu Eiffel. Voilà pourquoi nous sommes fiers, à Levallois. Et puis, il nous a promis de nous montrer, lui-même, sa Tour.
- — Je comprends.
- — Il n’v a pas beaucoup d’écoles qui pourront se vanter d’ça !
- L’homme à la Tour a tenu parole : Les enfants des écoles communales de Levallois-Perret ont visité la Tour, avant-hier matin, accompagnés par M. Eiffel, en personne, qui leur a lui-même montré et expliqué son œuvre.
- Je comprends l’enthousiasme de mon petit interlocuteur.
- La justice répressive a souvent à connaître de ces escroqueries au plat, qui consistent dans la paisible 'consommation d’un dîner, pour le règlement duquel le consommateur sait n’avoir pas un rouge liard dans son gousset. Les restaurateurs des boulevards extérieurs et des barrières y sont pris fréquemment.
- Mais, ce qui est commun dans le monde inférieur qui hante les restaurants « extérieurs », est fort rate dans un monde meilleur (?).
- Cependant, tout arrive ! Témoin ce monsieur mis avec une certaine recherche — sans compter celle d’un bon dîner — qui s’est présenté dans un des restaurants du Champ de Mars, et se faisait servir un copieux dîner. Au moment de payer l’addition, il a déclaré qu’il était absolument sans argent.
- Conduit devant M. Guénin, commissaire de police, il a été reconnu pour un nommé S..., appartenant à une excellente famille suisse, et déjà arrêté pour le même motif... habitué alors ?
- Afin que rien ne trouble la digestion d’un aussi « facile » dîner, M. Guénin a envoyé le bonhomme au dépôt.
- Et il y a encore fies gens pour dire que les dîners sont hors de prix dans les restaurants de l’Exposition !
- LE SCHAH DE PERSE A PARIS
- A la suite de l’entrevue que le schah de Perse a eue avant-hier avec le roi Dinah-Salifou, Nas-ser-ed-Din a donné au roi des Nalous un magnifique sabre enrichi de diamants.
- Cette arme a été portée hier à Dinah-Salifou par M. de Balloy, ministre de France en Perse, et par le général Mirza-Riga-Khan, aide de camp du roi de Perse.
- Le schah est rentré jeudi soir du palais de la présidence, profondément touché de l’accueil sympathique qui lui a été fait à l’Elysée.
- Le roi a travaillé ensuite jusqu’à une heure avancée de la nuit. Il s’est fait lire par M. Mo-hammed-Hassan-Khan-Etemad-el-Sultaneh,son ministre de la presse, les journaux européens et en particulier les journaux parisiens de toute nuance qui se sont occupés de lui, et a dicté à un secrétaire les notes destinées à la rédaction du journal de voyage qu’il se propose de publier dès son retour à Téhéran.
- Le schah a reçu hier matin, vers onze heures et demie, la visite de M. le baron de Moren-
- heim. L’ambassadeur de Russie était en grand uniforme et il portait le grand cordon de la Légion d’honneur.
- A deux heures, il s’est rendu au musée du Louvre.
- Au Louvre
- Sa voiture était escortée par un peleton de cuirassiers.
- Le souverain a pénétré dans le palais par la porte donnant sur la place de Saint-Germain-l’Auxerrois, il a été reçu à l’entrée par MM. Fal-lières, ministre de l’instruction publique, Lozé, préfet de police, Kaempfen, directeur des musées nationaux, Larroumet, directeur des beaux-arts, et l’amiral Paris.
- Nasser-ed-Din s’est rendu directement à la galerie des antiquités persanes, où il a été reçu par M. et Mme Dieulafoy.
- Le schah a vivement félicité M. et Mme Dieulafoy sur l’installation de ces galeries, il a adressé quelques mots gracieux à Mme Dieulafoy, qui portait un costume masculin et lui a fait cette question :
- — Vous portiez déjà ce costume à Téhéran, n’est-ce pas, madame ?
- Mme Dieulafoy s’est inclinée en signe d’assentiment.
- De là, il s’est rendu à la galerie des antiquités égyptiennes, où M. Revilant et le docteur Tholozan lui ont donné des renseignements explicatifs.
- En quittant le Louvre, le schah s’est rendu au Palais-Royal, puis de là, au jardin des Tuileries.
- La fête de nuit
- La grande attraction de la fête d’hier soir n’était ni l’embrasement « continu » de la Tour, ni le jeu, toujours merveilleux cependant, des fontaines lumineuses, ni les mille et mille lanternes vénitiennes suspendues aux arbres des allées, ni les projections électriques sur le Dôme ou sur la statue colossale de la République — l’attraction était la visite de S. 1YL le schah. Dame ! il n’avait pas été donné à tout le monde de le rencontrer l’autre jour dans sa visite imprévue au Champ de Mars !
- Aussi quelle foule, bon Dieu ! Dès troisheures de l’après-midi, le défilé commençait aux guichets. A cinq heures, le Champ de Mars était plein. A huit heures, lorsque nous y rentrons, allées et gazons sont noirs de monde. Les escaliers ressemblent à des amphithéâtres garnis de spectateurs. La Tour Eiffel est prise d’assaut. Impossible de grimper sur ses plates-formes, qui, paraît-il, sont encombrées ; — on ne craint pas, je l’espère, qu’elles dégringolent sous le poids des spectateurs! — les ascenseurs sont consignés.
- Huit heures et demie. Voici S. M. le schah, qui arrive par la porte Rapp, accompagné du président de la République et de leurs maisons respectives. Les autorités administratives, les ministres, le préfet de la Seine, le préfet de police, font les honneurs de l’Exposition au souverain persan.
- Le cortège s’engage sous le dôme central et monte au balcon extérieur. Une acclamation immense le salue. On crie : « Vive le schah ! vive la République! » Par-ci par-là, des groupes chantent la Marseillaise. Les musiques militaires jouent, un chœur chante sur la balustrade du dôme. Le spectacle est grandiose.
- Voici les fontaines lumineuses, la Tour embrasée. Mais tous les yeux restent fixés sur le balcon où la foule cherche le schah, ses diamants célèbres, son aigrette. Qu’un bouton d’uniforme scintille là-haut, ce ne peut être que le diamant du monarque! Et l’on acclame de confiance. Mais il est dix heures, le balcon se vide, le souverain s’apprête à quitter l’Exposition. Quelques minutes, et il ressort par la porte Rapp, emportant certainement de cette fête splendide un souvenir ineffaçable.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Dernière Heure
- Le schah devait venir à 9 heures et quart.
- MM. Berger, la commission persane, etc., l’ont attendu jusqu’à 11 heures à la porte des affaires étrangères.
- Un train spécial Decauville, wagons verts, avec banquettes en satin vert, armoiries persanes, trône au fond et drapeaux français et persans, était préparé. En plus, deux wagons-salons et une voiture de première classe.
- Arrivé avec quelques dragons et le grand-vizir, le docteur Tholozan, il a été reçu par M. Decauville. Le train l’a mené à la galerie Desaix ; il a parcouru l’annexe russe, l’exposition de la République Saint-Marin, celle de la Grèce, dont il admire les tapis, celle de la Serbie où on lui montre du vin du pays et celle du Japon.
- La visite continue.
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- ÉCHOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 215.718.
- Les ëntrées à dix tickets ont dépassé 10.000.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage................ 18.525
- Du 1er au 2me............. 7.098
- Du 2e étage au sommet... 4.225
- En tout............. 25.448
- Visiteurs de marque
- Parmi les princes qui sont venus incognito à Paris visiter l’Exposition, signalons le prince Dom Miguel de Bragance, fils de feu l’ex-roi de Portugal. Le prince vient de quitter Paris après y avoir passé, trois jours.
- L’exposition centennale des Beaux-Arts
- Le catalogue général officiel de l’exposition centennale de l’art français du Champ de Mars vient de paraître ; il comprend quatre cent soixante-cinq numéros ; il est précédé d’une intéressante préface de M. Antonin Proust, où le commissaire des beaux-arts donne des détails sur l’organisation de l’exposition rétrospective, et les noms de tous ceux qui sont venus en aide au comité d’organisation.
- En terminant, M. Antonin Proust remercie vivement les collectionneurs qui ont prêté les œuvres exposées.
- Un don princier
- Au moment de l’organisation de l’exposition rétrospective des beaux-arts au Troeadéro, M. Antonin Proust avait demandé à Mlle Grandjean de permettre l’exposition de plusieurs pièces remarquables qu’elle possédait. Mlle Grandjean vint elle-même donner son adhésion à M. Antonin Proust et prévint le commissaire des beaux-arts de son intention de léguer toute sa collection à l’Etat.
- A l’inauguration de l’exposition rétrospective, M. Antonin Proust présenta Mlle Grandjean au président de la République. Mlle Grandjean pria M. Carnot de bien vouloir officiellement accepter, pour le musée de Cluny, toute sa collection, qui comprend des objets remarquables de la Renaissance, des bronzes d’art, des sculptures, des émaux de Limoges, des armes, des objets de premier ordre du dix-huitième siècle, des tableaux de la même époque, et surtout des pièces uniques en porcelaine tendre de Sèvres, parmi lesquelles un vase très remarquable, à fond rose pompadour, mesurant à peine 40 centimètres et valant à lui seul plus de 250,000 francs.
- Le président de la République remercia vivement Mlle Grandjean et examina attentivement chacune des pièces de cette collection, qui se trouve exposée au Troeadéro.
- Ajoutons que, d’après M. Proust, cette collection vaut près de 4 millions.
- Lés fêtes dü 4 août
- .A neuf heures et demie du matin, à la place du Panthéon, cérémonie de la translation au Panthéon
- des cendres de Carnot, Marceau, La Tour d’Auvergne et Baudin, dont nous avons donné hier les détails.
- Les troupes de la garnison de Paris défileront sur la place du Panthéon.
- A. huit heures du soir, grand festival au Palais de l’Industrie, festival dont on a déjà vu le programme.
- A neuf heures du soir, en souvenir de la nuit du
- 4 août 1789, où les privilèges furent abolis, embrasement des hauteurs de Paris : Belleville, Montmartre, Buttes-Chaumont, Réservoirs de Montsou-ris, Réservoirs de Ménilmontant, sommet de la Colonne de Juillet, sommet de la Tour Eiffel.
- La république sud-africaine
- La république sud-africaine exposera, à partir d’aujourd’hui, dans son pavillon situé à l’Esplanade des invalides, des lingots de minerais d’or dont la valeur totale s’élève à trois millions et demi. Tous les mois, cette exposition sera renouvelée par le métal extrait le mois précédent des mines de cette république.
- Un service de garde sera spécialement organisé devant les vitrines contenant ces échantillons d’or.
- Les Etudiants
- Le programme des fêtes universitaires organisées par l’Association générale des étudiants de Paris, avec le concours de l’Etat et de la ville de Paris, à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle Sorbonne, est arrêté de la façon suivante :
- 1° Réception des délégations, les 2 et 3 août;
- 2° Représentation de gala à l’Opéra, le 4 août;
- 3° Inauguration de la Sorbonne, le 5 août ;
- 4° Réception au- ministère de l’instruction publique, le 5 août;
- 5° Réception des étudiants par M. Pasteur, et visite à l’institut Pasteur, le 8 août;
- (P Réception à l’Hôtel de Ville, le 6 août;
- 7° Excursion et banquet à Meudon, le 12 août ;
- 8° Le 9, le 10 et le 11 août, visite à l’Exposition et aux principaux établissements universitaires.
- Le nombre des adhésions reçues jusqu’à ce jour, soit des Universités françaises, soit des Universités étrangères, est considérable.
- Il atteindra certainement le chiffre de 700.
- Le comité adresse à tous les membres de l’Association et à tous les étudiants de Paris le plus chaleureux appel. Ils voudront tous contribuer par leur présence à l’entier succès de ces fêtes.
- L’ambassade annamite
- La date de son départ est fixée pour le 11 août.
- Le prince d’Annam ne se rendra pas directement à Marseille. Il partira avec les ambassadeurs le 6, de Paris, s’arrêtera deux jours à Lyon, où la municipalité. lui prépare une réception, visitera les principales manufactures de soie, et se dirigera ensuite sur Toulon, afin de voir notre arsenal.
- L’épée de La Tenu* d’Auvergne
- Le bureau du conseil municipal vient de décider que, lors du transfert au Panthéon des cendres de Carnot, Baudin, La Tour d’Auvergne et Marceau, l’épée de la Tour d’Auvergne, déposée au musée Carnavalet, figurerait sur le cercueil du premier grenadier de France.
- On sait que cette épée a été donnée à la ville de Paris par Canzio Garibaldi.
- Mort subite
- Jeudi soir, à sept heures, dans la galerie des machines, M. R..., marchand de vins en gros, est tombé frappé d’une attaque d’hémoptysie foudroyante.
- Transporté immédiatement à l’ambulance,M. R... n’a pas tardé à succomber, malgré tous les soins qui lui ont été prodigués par le docteur Devillers.
- Après les constatations d’usage, le corps a été transporté au domicile du défunt.
- Concours (l’horticulture
- Le sixième concours d’horticulture, .qui durera jusqu’au 7 août, est ouvert au Troeadéro depuis hier.
- Les Congrès
- Lundi, séances d’ouverture des congrès internationaux dont voici la désignation :
- Congrès de zoologie ;
- Congrès de dermatologie et de syphiligraphie;
- -• Congrès de médecine mentale;
- Congrès pour l’amélioration du sort des aveugles.
- Les séances des trois premiers auront lieu du
- 5 au 10 août, et celles du dernier du 5 au 8.
- Mutations
- M. Dulac, commissaire de police, a remplacé depuis le 1er août 'M. Clément pour le service de l’Exposition; lundi, ce sera au tour de M. Guénin à être remplacé, et c’est M. Brissaud, un de ses collègues, qui sera chargé de prendre la suite de son service.
- Nous sommes heureux de pouvoir remercier ici MM. Clément et Guénin pour l’affabilité avec laquelle ils ont toujours traité et fait traiter nos confrères de la presse et nous-mêmes, et nous espérons que nous serons bientôt en aussi bon termes avec leurs successeurs que nous l’avons toujours été avec eux.
- Circulaire
- Une nouvelle circulaire de M. Danel, sanctionnée par M. Berger, vient d’être adressée aux dames vendeuses de catalogues. Ai>rès quelques modifications dans les prix de vente des volumes, cette pièce porte le paragraphe suivant, qui a jeté parmi les quatre-vingt-dix marchandes de l’Exposition le plus grand émoi :
- « Mesdames les vendeuses doivent écouler au moins quatre à cinq volumes par jour ; celles qui n’obtiendront pas ce minimum se mettront dans le cas d’être remplacées. »
- Retour au pays
- On ne verra plus de fantasia à la section tunisienne des Invalides. Les neuf cavaliers arabes qui jusqu’ici y faisaieut des évolutions, chaque jour, si brillamment sous les yeux du public, ont eu la nostalgie du pays. Ils ont demandé avec insistance à rentrer en Tunisie ; et le commissaire général, considérant que leur entretien et celui de leurs chevaux étaient une lourde charge, s’est montré disposé à les laisser partir. Ils quitteront Paris demain.
- Le Grand Théâtre de l’Exposition
- Dans quelques jours, lundi ou mardi, nous verrons, paraît-il, la merveille de toutes les Espagnes, la senora Maccarona, reine des bohémiennes de Grenade.
- La supériorité est telle que les gitan as du Grand Théâtre, si jalouses d’ordinaire, s’inclinent devant elle et attendent même avec impatience son arrivée.
- Le Grand Théâtre, qui est déjà devenu le rendez-vous du high-life., n’aura certes plus assez de places quand apparaîtra « l’étoile de Gitanie ! »
- A propos du scliali
- , Plusieurs de nos confrères ont commis une erreur en citant le chiffre du cadeau que le schah a offert, avant-hier soir, à la gracieuse « chefesse » d’orchestre du restaurant franco - américain, tenu par MM. Rivière et Tissonnier.
- Gomme le dit. Daudet, les Parisiens sont un peu Gascons, et ils ont vu double.
- Le schah n’a donné que cent francs en pièces d’or russes. C’est, du reste, suffisamment oriental que de payer cinq louis cinq minutes de musique. Il est vrai que la musique était excellente et la « chefesse >> bien jolie !
- Remplacement nécessaire
- A l’occasion de la visite du schah, et de la grande fête de nuit, on a remplacé la plupart des draj3eaux et oriflammes, qui ornent le dessus des vélums des jardins du Champ de Mars, ainsi que ceux placés sur les palais des Beaux Arts et des Arts libéraux; nous pensons que bientôt viendra le tour de ceux qui sont sur la galerie des machines, qui ressemblent à de vrais chiffons, ainsi que ceux de la passerelle de l’Alma qui sont, eux aussi, en un piteux état.
- Mm0 Carnot à l’Exposition
- Avant-hier, à quatre heures et demie précises, Mme Carnot s’est présentée, accompagnée de son plus jeune fils, au guichet numéro 26 (porte Rapp).
- Reconnue immédiatement par le contrôleur, qui ne savait trop ce qu’il devait faire, Mme Carnot et son fils lui ont remis chacun leur ticket, en lui faisant signe de rester calme et se sont alors introduits incognito dans les galeries de PExposition.
- Les conférences
- Demain dimanche, promenade-visite sous la direction de M. F.-G. Baignères, membre du conseil de la Société centrale du travail professionnel par qui ces conférences instructives ont du reste été organisées ; ingénieur des arts et manufactures,' sous-inspecteur du service télégraphique au chemin' de fer de l’Est.
- Industrie visitée et sur le sujet de laquelle sera
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- faite la conférence : application de l’électricité aux -chemins de fer.
- Comme pour les autres conférences de ce genre, on se réunira, à dix heures du matin, devant le pavillon de la presse.
- A la galerie Desaix
- Une note de la semaine passée est restée sur le « marbre » dans nos ateliers, à la composition, nous nous empressons delà donner pour réparer notre oubli involontaire :
- M. Pierre-René Hirsch nous a offert vendredi dernier à la galerie Desaix un concert des plus intéressants : cela a été toute la soirée une longue suite de bravos et d’applaudissements cent fois jus-tifiés pour le jeune maître, un de nos virtuoses les plus appréciés dans le monde musical. Rappelons quelques morceaux admirablement exécutés : Y Adagio, cantabile de la Sonate pathétique, de Beethoven, la VHP Polonaise, de Chopin, le Chœur des Pileuses et la XIIF Rapsodie, de Liszt.
- On doit aussi à M. César Franck d’ajouter à ce brillant succès en accompagnant l’exécutant sur l’harmonium avec Prélude, fugue et variations, morceau de sa composition.
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- TRANSLATION DE CENDRES
- On télégraphie de Nenbourg, à la date du 1er août :
- La cérémonie de la remise aux délégués français des restes de La Tour d’Auvergne a eu lieu aujourd’hui, à midi.
- Les délégués français ont été conduits au monument par M, Kopp, président du district gouvernemental de Souabe, représentant la Bavière.
- Un bataillon du 15e régiment, rangé en carré, entourait le monument.
- Devant les personnages officiels, les restes de La Tour d’Auvergne ont été placés dans le cercueil français, puis deux allocutions ont été prononcées, l’une en allemand, par M. Kopp. l’autre en français, par M. Graux.
- Pendant le transport du cercueil à la gare, une musique militaire a joué des airs funèbres.
- Le cercueil a été placé dans un wagon avec de nombreuses couronnes offertes par les autorités de Neubourg.
- Trois salves de mousqueterie ont été tirées à ne moment.
- Une foule énorme a assisté à la cérémonie.
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- On télégraphie d’autre part de Magdebourg, à la même date, que M. Poubelle a assisté, au cimetière Carnot, à la mise en bière officielle du cercueil qui a été placé dans un coffre garni de velours rouge, à poignées de cuivre et clous de même métal. M. Poubelle l’a fermé lui-même avec un cadenas. Puis le coffre contenant les précieux restes a été recouvert d’une pièce de velours tricolore à franges rouges, et placé sur deux tréteaux, au milieu des plantes vertes qui décorent la chambre mortuaire où il a été déposé. Puis, procès-verbal de l’exhumation a été rédigé et signé par M. Poubelle, le bourgmestre, le représentant du président de la province et MM. Carnot.
- On s’est rendu ensuite à l’emplacement de l’ancienne tombe où tout a été remis en état.
- Le tumulus a été reconstruit et la pierre tombale replacée. On ne se douterait jamais que le sol a été bouleversé comme il l’a été hier.
- Aujourd’hui sont arrivés des hussards qui doivent prendre part à la cérémonie. La pompe militaire de demain est, paraît-il, inusitée en Allemagne. Le gouvernement allemand a dérogé aux usages pour s’associer à l’honneur rendu à Carnot.
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- LES NATIONS ÉTRANGÈRES
- et l'Exposition de 1889
- Le Bulletin Officiel se pique d’offrir à ses lecteurs une rédaction originale. Mais toute règle souffre exception. Et nous ne dérogerons pas en reproduisant ici un article fort bien fait, paru dans le Figaro ces jours derniers. Nous ne pensons pas autrement et nous ne pourrions mieux dire qu’il est dit dans cet article.
- L’APOGÉE
- Il y a bien des façons de voir l’Exposition. Les uns étudient de préférence son côté utilitaire, d’autres y cherchent surtout la distraction et le plaisir. Les moralistes se demandent si elle n’ajoute pas au relâchement universel, elles philosophes de l’école de Schopenauher signalent avec mélancolie le contraste entre cette formidable puissance industrielle et l’insuffisance croissante de débouchés. Chacun la regarde avec ses préoccupations particulières ou ses intérêts personnels. Pour moi, qui ne suis ni fabricant, ni exportateur, ni moraliste ou philosophe de profession, je ne puis me défendre de l’envisager par-dessus tout au point de vue patriotique, de ne voir en elle qu’une grande victoire nationale, et, à défaut d’autres lauriers, de recueillir comme autant de couronnes pacifiques les témoignages d’admiration et de sympathie conquis par elle à la France.
- Les lacunes, les taches, les verrues disparaissent à mes yeux dans ce glorieux ensemble ; c’est le pays relevé et triomphant qui se dresse devant le monde avec sa tour légendaire ; et s’il y a du chauvinisme dans cette appréciation, j’en brave le reproche pour me consoler des hontes et des bassesses par tout ce qui enthousiasme et réconforte.
- Oui, cette exposition est une victoire française, la première que nous ayons remportée depuis vingt ans, et la plus enviable que nous puissions remporter, parce qu’elle nous a rendu la confiance en nous-mêmes, qui est le gage de toutes les autres.
- Quand la France, essentiellement impressionnable et nerveuse, éprouve le découragement, elle n’est capable de rien ; mais dès qu’elle a retrouvé le sentiment de sa force et de son génie, elle redevient capable de tout; et c’est précisément la disposition d’âme que lui a donnée le spectacle de son Exposition grandiose. Elle a vu au Champ de Mars, comme dans un miroir, tout ce qu’elle avait encore de jeunesse et de virilité; elle a compris tout ce qu’elle pouvait encore espérer de l’avenir, et elle l’attend désormais avec une tranquillité fière.
- Se trompe-t-elle ? Se berce-t-elle d’illusions ? Les peuples vont le lui dire, c’est le témoignage de toutes les races et de toutes les civilisations qui va l’instruire d’elle-même. Ecoutons-le.
- Je dis toutes les civilisations et toutes les races, car il n’y en a peut-être pas une seule qui manque à ce magnifique concert, à commencer par ses rivaux et par ses ennemis eux-mêmes.
- Invoquons d’abord l’Allemagne et l’Italie, ces deux alliées de la jalousie et de la haine.
- A Berlin, malgré toutes les malveillances officielles, le mouvement est devenu si irrésistible que l’armée même en était atteinte, et les demandes de congé s’y produisaient en si grand nombre que le gouvernement a cru devoir prendre une mesure de rigueur interdisant le voyage de Paris à tous les officiers.
- On avait aussi voulu tenir les peintres à l’écart, mais ils n’ont pu se résigner à rompre le contact avec l’art français, et les principaux d’entre eux, notamment le petit-fils de Schiller, sont venus, avec les sculpteurs prussiens, « s’instruire » chez nous, suivant le mot de la Gazette nationale, ajoutant avec indépendance : « Il ne faut pas se laisser aveugler par les dissentiments politiques et nous devons nous garder de ne pas accorder à l’Exposition de Paris toute l’importance qu’elle a réellement ».
- D’autres feuilles impartiales, le Tagéblatt, la Gazette de Voss, constatent que les Allemands affluent au Champ de Mars, qu’ils sont émerveillés de ce qu’ils y voient, et qu’il serait « insensé, non seulement d’ignorer, mais de dénigrer l’oeuvre colossale de la France. »
- Le Tageblatl avoue que les architectes allemands sont stupéfaits des conceptions hardies de nos ingénieurs et que le gouvernement, si dédaigneux en apparence, se fait adresser par des émissaires cachés de longs rapports sur les principales œuvres du Champ de Mars.
- A Francfort, l’impression est la même. Les journaux de ce grand foyer germanique protestent, dans l’intérêt même de l’Allemagne, contre toute dépréciation de l’œuvre française, « qui fait non seulement honneur à une nation, mais à une époque ». Et l’un de ces journaux ajoute textuellement: « Aucun pays n’a plus d’intérêt que l’Allemagne à se rendre bien compte de la victoire incontestable que remporte la France avec des armes pacifiques. »
- A Berlin même, le mouvement est tel que chaque lundi de nombreuses caravanes partent, contre vents et marée, pour l’Exposition de Paris, et qu’il faut s’inscrire dès maintenant aux agences pour avoir des places dans les dernières semaines de septembre.
- N’a-t-on pas été jusqu’à dire que l’empereur Guillaume II n’aurait imaginé son excursion bizarre aux mers du Nord qu’afin de s’échapper sans bruit pendant une relâche aux îles Lofoden, et d’aller incognito voir, aux bords de la Seine, le spectacle qui éblouit le monde ? La nouvelle semble risquée, mais est-il téméraire d’attribuer en partie l’agitation extraordinaire que témoigne le jeune souverain au dépit que lui inspire le triomphe de la France et à l’effacement de sa propre grandeur ainsi reléguée à 1‘arrière-plan ?
- Les informations les plus sûres disent qu’il ne peut plus tenir en place; et, de fait, à peine est-il revenu de sa visite à la Suède qu’il annonce l’intention de visiter le Danemark, la Belgique, l’Angleterre, peut-être l’Espagne, puis la Grèce, et même Constantinople, bien que le Sultan ne doive pas lui rendre sa visite! En réalité, c’est le spectre de Paris qui l’obsède, et c’est pour le fuir qu’il se précipite ainsi à travers les océans et les empires. Mais les terres et les mers trompent également son attente : la terrible image le suit partout, et dans les fiords glacés de la Baltique comme dans les eaux bleues de la Corne d’Or, c’est toujours Paris, le rutilant Paris qui se dresse devant lui comme un implacable fantôme !
- Lutetia, non urbs, sed orbis ! disait déjà avec envie, il y a trois siècles et demi, son prédécesseur Charles-Quint !
- Et l’Italie ? L’attitude hostile de son gouvernement n’a pu arrêter l’élan de ses populations, et de Sicile, do Naples, de Rome, de Milan, de Gênes, des flots de visiteurs partent sans relâche pour cette Exposition qui empêche M. Crispi de dormir. Il y a plus : le ministère de la guerre a dû se condamner à l’envoi d’un certain nombre d’officiers d’artillerie et du génie pour étudier la partie militaire de l’Exposition, et les ministères de la marine et de l’agriculture ont été contraints d’envoyer également des missions spéciales au Champ de Mars.
- A Messine, une démonstration sympathique a été faite devant le consulat de France, et le consul a dû se présenter au balcon pour saluer la foule.
- A Rome, une souscription publique a réuni 40,000 francs pour envoyer 300 ouvriers visiter l’Exposition, et le soir de la grande revue annuelle que passe le roi, le sujet principal du feu d’artifice était... la façade même du grand palais de l’Exposition !
- A Milan, une souscription publique a donné 36,000 francs et la municipalité 10,000 pour envoyer 300 ouvriers de tous les corps d’état porter « à la France industrielle et pacifique le témoignage de leur amicale admiration », et quelques jours après, la Chambre de commerce de Milan, soumise à l’élection, était nommée tout entière parmi les partisans d’une réconciliation économique avec la France.
- N’est-ce pas expressif, en face des armements même auxquels le gouvernement italien cherche à donner un caractère de provocation à l’adresse de notre pays?
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- L’Angleterre s’est appliquée à nous faire oublier par de multiples témoignages la fâcheuse abstention de son ambassadeur à la cérémonie d’ouverture de l’Exposition. Une adresse signée de 204 membres du
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Parlement a été remise à JM. Carnot par une députation chargée de lui exprimer à la fois les regrets et les sympathies de la nation. Le lord-maire de Londres, les maires de Southampton, de Manchester, de Liverpool sont venus confirmer ces dispositions, et on annonce la visite prochaine du lord-maire de Dublin, accompagné de la municipalité et des principaux membres irlandais de la Chambre des communes.
- Quant aux délégations ouvrières, elles sont en nombre tel qu’elles dépasseront de beaucoup celles qui sont venues visiter notre Exposition de 1878.
- L’Autriche ne se montre pas moins empressée, et la Hongrie, en dépit des sombres pronostics de M. Tisza, multiplie ses contingents aux rives de la Seine. C’est par trains de 800, de 1,200 voyageurs que les magyars nous arrivent, tantôt par la Suisse, tantôt par l’Italie, afin d’éviter le mauvais vouloir des compagnies allemandes; et, malgré la triple alliance, c’est aux cris de : Vive la France ! que partent de Pesth, de Prague, de Salzbourg, d’Ins-pruck les visiteurs de l’Exposition universelle; comme c’est également aux cris enthousiastes de : Vive la France ! qu’ont été salués au retour, dans toute la Bohême, les gymnastes tchèques débarquant de Paris avec des rosettes aux couleurs françaises.
- La Russie n’est pas au-dessous de ces manifestations. Depuis deux mois, toutes les places des trains rapides sont retenues à Saint-Pétersbourg et à Moscou, et les organes de nuances diverses ne tarissent pas sur le merveilleux spectacle du développement industriel de la France. C’est le Gradja-nine de Saint-Pétersbourg, c’est la Gazette de Kiew, c’est la Gazette de Moscou qui chantent des hymnes à ce sujet. L’un d’eux appelle l’Exposition « la plus belle manifestation pacifique du siècle », eïlcNord, organe de la chancellerie, dit avec éloquence : « En face de l’Exposition, on comprend combien il serait oiseux pour des hommes d’Etat français de rêver de faire grand : ils n’ont qu’à laisser la France agir toute seule. D’elle-même, naturellement, sans risques ni aventures, elle fait grand par ses savants, ses artistes, ses ingénieurs, ses industriels. »
- Et la cordialité des peuples était scellée l’autre soir dans un banquet offert par les organisateurs de la section russe à la haute administration du Champ de Mars.
- En Suède, le sentiment a été si vif qu’il a provoqué une crise ministérielle contre le cabinet coupable d’avoir refusé de prendre part à l’Exposition et de se faire représenter à la cérémonie d’ouverture. Une interpellation véhémente a eu lieu au Storthing, le ministre des affaires étrangères a dû donner sa démission; plus de cent membres du Parlement ont formulé une protestation contre l’attitude du gouvernement; une autre adresse a été signée par les professeurs des Universités, par des écrivains, des industriels, des savants, Nordensk-jold en tête, et dans une série de banquets enflammés la sympathie pour la France s’est traduite dans un lyrisme débordant. Un orateur s’est écrié : •« Même si nous ne savions pas que notre destinée, ainsi que celle des petites nations, dépend de l’avenir de la France, nos vœux ne seraient pas moins ardents pour la grandeur et l’honneur de ce noble pays ! » — Et l’organe officieux de Stockholm disait en même temps : « On a beau crier de tous côtés que nous sommes une nation germanique, nous pouvons affirmer que nos sympathies sont ailleurs. Le cœur a sa logique à lui; il nous attire irrésistiblemet vers l’endroit où s’élève le plus grand monument pacifique de l’Europe. »
- Et c’est au lendemain même de la visite de l’empereur Guillaume II à Stockholm, que l’organe du gouvernement faisait entendre cet expressif langage !
- Faut-il noter les sociétés chorales norvégiennes, parties de Christiania sur un vapeur spécialement affecté à ce voyage, les chanteurs finlandais si ac--clamés au Trocadéro, et ces étudiants d’Upsal et de Lund, d’Heidelberg et de Leipsik, de Turin et de Salamanque, d’Oxford et de Glascow, de Kazan et de Kiew, de Boston et de Philadelphie, de Constantinople et du Caire, empressés de nous apporter, à propos de l’inauguration de la nouvelle Sorbonne, l’adhésion chaleureuse de la jeunesse des deux mondes?
- Le Danemark, la Belgique, la Suisse ont montré le même élan.
- C’est par séries de 400 que se succèdent les touristes danois à notre Exposition, et la municipalité
- de Copenhague a voté un crédit important pour l’envoi de délégations ouvrières.
- Les municipalités belges, le Conseil cantonal de Genève, la ville de Barcelone ont voté des allocations dans le môme but, et à la suite de la manifestation caractéristique faite au Sénat espagnol, sur l’absence de l’ambassadeur de la reine régente à l’ouverture de l’Exposition, Castelar s’écriait avec lyrisme aune autre tribune : « Tant que l’Allemagne ne pourra pas en faire autant, la lampe électrique rayonnant du haut de la tour Eiffel, comme la lumière de tous les progrès modernes, pèsera plus dans la balance que tous les boulets de ses canons... »
- La Hollande, la Grèce réclament leur place dans ce cortège, et le prince Bihesco, président du comité roumain, franchissait hier trois mille kilomètres pour venir apporter en hâte son toast à la France, « qui ne cesse de grandir au sein de la paix, en faisant admirer au monde civilisé une œuvre de titans ! »
- C’est le même sentiment qui inspirait le vice-président de la République argentine, s’écriant au banquet tout récent des délégués des nations étrangères : « Nous qui avons toujours distingué la France à la tête des peuples, portant avec éclat le drapeau de la civilisation et du progrès, nous faisons des vœux pour que dans l’avenir elle soit, comme dans le passé et dans le présent, le guide des peuples nouveaux, qui la suivront avec admiration et avec amour ! »
- On sait que plus de 200,000 passagers ont été retenus à New-York jusqu’à la fin d’août; que des services de bateaux supplémentaires s’organisent dans l’Amérique du Sud, où l’on ne peut suffire aux demandes; que le Maroc, après la Chine, nous envoie une ambassade extraordinaire ; et que, bon gré, mal gré, les princes suivent dans ce mouvement les peuples. C’est une fascination sans exemple qui, de tous les points du globe, attire invinciblement les visiteurs de toute langue et de toute race.
- C’est le prince et la princesse de Galles, avec leurs cinq enfants; c’est le roi de Grèce et le comte de Flandres; ce sont les princes Charles et Eugène de Suède, les grands-ducs de Russie, les princes égyptiens, fils du Khédive, les quatre fils du roi de Siam, le frère et l’héritier du bey de Tunis, le second fils du roi de Portugal, le prince héritier de Monténégro, le roi noir du Sénégal, les princes cuivrés de l’Annam, le schah de Perse attendu aujourd’hui; tous les scintillements, toutes les bigarrures ! C’est la vision de Pathmos où l’ange fait le dénombrement indéfini : 12,000 de la tribu de
- Juda, 12,000 de la tribu de Zabulon, 12,000... 12,000...
- Mais, de. tous ces témoignages, le plus touchant, celui qui nous va le plus au cœur, n’est-il pas le témoignage de l’Alsace-Lorraine, de ces frères captifs qui se montrent fiers de la victoire française, qui se cotisent pour venir contempler la grandeur de la patrie, et auxquels le spectacle du Champ de Mars arrachait l’autre jour ce cri de l’âme : « Vive la France! La revanche est faite! »
- Non, pas encore; mais l’outil est forgé : il n’y a plus qu’à attendre !
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- LES CONGRÈS
- Le congrès colombophile s’est ouvert hier. Voici son programme :
- 1° Lois protectrices contre le braconnage.
- 2o Formation de syndicats dans les centres colombophiles et leurs attributions.
- 3° Réduction des tarifs de transport. Nécessité du convoyage gratuit.
- 4° Dépêches par pigeon voyageur. Photomicroscopie.
- 5° De l’internement du pigeon voyageur et de ses conséquences.
- 6° Origines du pigeon voyageur. — Races. — Sélection. — Consanguinité.
- 7° Physiologie. — Maladies. — Mœurs. — Instincts d’orientation.
- 8° Hygiène. — Emplacement du colombier.
- 9° Marquages. — Mise en paniers. — Contrôle à exercer jusqu’à l’heure du lâcher.— Constatations actuelles comparées avec les appareils automatiques.
- 10° Progrès delà colombophilie jusqu’à ce jour. ***
- Voici également le programme du congrès de sténographie, dont la réunion est prochaine :
- I. Histoire de la sténographie. Les questions de méthodologie ne pourront être traitées oralement, mais seulement sous forme de mémoires distribués aux membres du congrès,
- IL Sténographie parlementaire. — Histoire des services officiels; leur fonctionnement actuel; améliorations possibles à y apporter.
- HL Sténographie extraparlementaire. — Ses applications aux débats judiciaires, à la rédaction des actes, au commerce, à la télégraphie et à la téléphonie, à la presse, à la médecine.
- Machines sténographiques.
- Physiologie et hygiène du sténographe.
- IV. Enseignement. — Théorie de l’enseignement de la sténographie. Moyens à prendre pour en répandre l’étude et la pratique : cours, conférences, associations, concours. Application de la sténographie à l’étude des sciences, aux lettres et aux arts.
- Son rôle dans l’instruction à tous les degrés et dans l’éducation des sourds-muets. Emploi de la phonographie comme écriture des colonies.
- RHUM DE L'ÉTOILE Recommandé
- Exposition d’Haïti (porte Suffren)
- BARBANC0URT & G'w, Port-au-Prince
- PLUSIEURS MÉDAILLES D’OR ET D’ARGENT
- S’adresser pour renseignements et vente, 29, rue de Naples.
- COMMISSARIAT GÉNÉRAL DES FÊTES
- FÊTES DU 4 AOUT 1889
- A 9 heures et demie du matin
- Place du Panthéon, cérémonie de la translation au Panthéon des restes de CARNOT, MARCEAU, LA TOUR D’AU VERONE ET BAUDIN
- Pose de la première pierre d’un monument commémoratif élevé au Panthéon en l’honneur de HOCHE et de KLÉBER
- Lé/îlé des troupes de la garnison de Paris
- sur la place du Panthéon *
- A 8 heures du soir
- Grand festival des musiques militaires françaises au Palais de l’Industrie
- Entrée : 3 francs^ par personne
- A 9 heures et demie du soir
- Embrasement des hauteurs de Paris
- Montmartre, Belleville, Buttes-Chaumont, Réservoir de Montsouris, Parc de Montsouris, Réservoir de Ménilmontant,
- Sommet de la colonne de la Bastille,
- Sommet de la Tour Eiffel.
- En souvenir de la nuit du 4 août 1789 date de l’abolition des privilèges.
- ROUXEL, ffd’Armes, 163, r. Montmartre, Paris. Drcatal.25e.
- LA BOURSE
- Excellente journée pour notre marché. Le 3 OpO a revu le cours de 85 et cette hausse a grandement facilité la liquidation des valeurs, d’autant plus que les capitaux do reports étant très abondants, et les opérations à reporter étant de très mince importance, on a trouvé de l’argent presque pour rien.
- Tous les fonds étrangers sont en hausse et les valeurs commencent à s’animer.
- L’émission des obligations à lots sans intérêt de Panama, qui a eu lieu le 27 juillet, avait pour but de permettre au liquidateur de payer certaines dettes exigibles, d’entretenir les travaux et le matériel dans l’Isthme, et de subvenir aux frais de la commission technique dont le rapport doit, s’il y a lieu, précéder la constitution d’une nouvelle société d’exécution.
- Ce but a été complètement atteint et le liquidateur recevra la totalité des sommes pour la réalisation desquelles il avait sollicité et obtenu la loi du 15 juillet 1889.
- Le nombre des souscripteurs a été considérable, ce qui assure le parfait classement du nouveau titre et lui permettra d’arriver rapidement à niveler ses cours avec ceux des obligations libérées à lots déjà cotées. Le cours de ces dernières était aujourd’hui de 120 fr.
- Voir à la Section Anglaise
- Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
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- Vente en gros à Paris : MM. les Filsde F. Charpentier, 36, bd Sébastopol
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L’EXPOSITION
- oix sept jours
- (Se munir du Guide illustré de l'Exposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket : 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. —- Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines.
- Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2® partie)
- ~ Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et ae LainoUe-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une Idée d'ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie, i — Classe 52, matériel des usines agricoles.-— Classe j 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, ' arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — ! Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe i 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer.— Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l'avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord, broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Cail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de , Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, _ Egypte,_ Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite). •
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendis au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier de l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir lès trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Cou tan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés Je soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir lec quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et pare
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères fies Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord, Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aërostatinn. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l'intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. Pavillons des différents pays. —Théâtre des Folies* Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel d$ l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars â l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de i’aéroslation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre-dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des. travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètrjs
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe. Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain, j Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie ex-, lérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de j Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux,
- I derrière le pavillon du Chili.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Gruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane-des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou. danse du ventre.
- EIBs sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Le Numéro : 15 Centimes
- Lundi 5 Août 1889
- 2e Série. — N° 82.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du public
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- Réclames......................... — 5 »
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- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres chez M. Seymour Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de ïExposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
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- LE DOME CENTRAL
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
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- SOMMAIRE : Chronique. — Les hôtes tunisiens. — La céramique à l’Exposition. — Eclios. — Les restes de La Tour d’Auvergne au Panthéon. — Le sehah de- Perse ù Paris. — lies congrès. — Le Champ de Mars depuis la Restauration (suite). — La Bourse. — Guide de l’Exposition en sept jours. —• Annonces et réclames.
- CHRONIQUE
- C’était fatal : On a eu la maladresse de demander dix tickets à partir de cinq heures pour la fête du sehah de Perse et la cohue est arrivée avec un ticket avant cinq heures.
- Ce qu’il fallait, c’était demander cinq tickets de midi à cinq heures, et dix ensuite.
- Aussi l’encombrement a-t-il dépassé tout ce qu’on peut imaginer.
- Des queues interminables se sont formées, dès trois heures de l’après-midi, à tous les guichets et beaucoup de visiteurs, malgré deux heures d’attente, ont échoué au port.
- Quand le coup de canon est parti, à cmq heures précises, annonçant que les dix tickets étaient exigibles, le désappointement a été inénarrable.
- Un de nos confrères raconte à ce su jet que de véritables scènes de désespoir se sont produites :
- « Nous avons vu, dit-il, une famille de quatre personnes, qui arrivait de la campagne et se préparait à dîner gaiement à l’Exposition, fondre en larmes à la pensée qu’elle manquerait cette occasion unique de voir en même temps le sehah et la fête de nuit. Quarante tickets pour les quatre, c’était au-dessus des sacrilices possibles.
- « Puis sont arrivés les retardataires qui avaient attendu jusqu’au dernier moment, les uns à pied, courant à toutes jambes, les autres en voiture. Mais la fatale affiche : dix tickets, se dressait devant leurs yeux.
- « Quelques-uns, après avoir hésité un instant, se résignaient à donner les dix tickets, d’autres se concertaient quelque temps avant de prendre une résolution ; mais le plus grand nombre rebroussaient chemin la mine piteuse. »
- Jamais on n’a tant dîné dans le pare, car à huit heures il n’y avait plus de victuailles dans les restaurants.
- On a tout abîmé, tout piétiné. En dépit des consignes, en dépit des barrières, on s’est installé sur les gazons qui, le lendemain matin, n’existaient plus.
- Ah! cette soirée-là coûtera cher à l’administration qui devrait réellement montrer plus de vigueur et d’énergie.
- Le Champ de Mars, le samedi matin, avait l’air d’un vrai champ de bataille : on enlevait par tombereaux les papiers graisseux, les reliefs des repas improvisés en plein air, et les jardiniers cherchaient, tant bien que mal, à réparer le désordre de la veille.
- Quant à la fête de nuit, personne ne l’oubliera, car elle est inoubliable. Ni le sehah, en l’honneur duquel elle a été donnée, ni les centaines de mille de personnes qui y ont assisté.
- Du haut du balcon du dôme central, oh il avait pris place, à côté du président de la II époque et des ministres, Nasser-ed-Din a eu le spectacle le plus étonnant que jamais poète persan ait pu rêver et, du reste, il a semblé émerveillé .
- Malgré la magie de l’illumination générale du parc central, malgré l’attrait toujours nouveau des fontaines lumineuses, et l’embrasement presque continu delà Tour Eiffel, un peu contrarié par le vent qui soufflait de côté, le public, littéralement entassé dans les jardins, sur les pelouses, partout où il y avait un pouce carré de libre, n’a eu qu’un objectif, le schali !
- D’abord, le souverain s’était installé, avec le
- président de la République, sur un balcon latéral; mais ce que la foule attendait avec impatience, c’était son apparition au balcon central.
- A ce moment, l’enthousiasme a été indescriptible : de la Tour, un large faisceau .de rayons électriques a été dirigé sur le groupe-officiel, et une immense acclamation s’est fait entendre : « Vive le schali ! vive Carnot ! »
- C’était vraiment beau. Et, cependant, il nous reste de la cohue, des bousculades, de l’envahissement des pelouses, une impression désagréable et pénible.
- Il faut, à tout prix, plus d’ordre, plus de discipline et une fermeté sans égale, pour empêcher que le parc soit livré de la sorte à l’invasion dévastatrice.
- F. L.
- LES HOTES TUNISIENS
- Un de nos hôtes les plus distingués nous quitte ce soir. C’est S. E. Mohammed Djellouli, ministre de la plume et garde des sceaux de S. À. le Bey de Tunis, un des hommes les plus affables qui soit. Sidi Mohammed Djellouli a passé plus d’un mois à Paris. Il ne nous aura pas quittés sans avoir exprimé hautement son attachement à la France et sans avoir montré son admiration pour notre belle Exposition.
- Hier, samedi, le ministre de la plume a reçu à déjeuner quelques amis. Plusieurs dames : Mme Massicault, Mlle Massicault, Aime et Mile Sanson se trouvaient parmi les convives de Son Excellence.
- Sidi Mohammed Djellouli part avec le général Sadak El Bahri Bach Hamba.
- Le général El Bahri est plus connu à Tunis sous le titre de Bach-Hcinïba (chef de la gendarmerie). C’est une des physionomies de la Régence. Avec sa belle prestance, sa figure réjouie, son humeur allègre, ses réparties vives et souvent gauloises, le Bach-Hamba a été créé et mis au inonde pour aimer Paris et pour y être adopté. Et comme il vient chaque année passer nn ou deux mois chez nous, le voilà en passe de devenir une des physionomies de nos boulevards.
- Le fils du ministre de la plume, Si Moktar Djellouli, part avec son père : mais avec.esprit de retour. Nous espérons revoir bientôt ce charmant jeune homme, qui viendra se perfectionner dans l’usage de la langue française, qu’il parle déjà fort convenablement.
- A
- Nous avons encore à Paris, pour quelque temps, le général Mohammed el Asfouri, gouverneur et président delà municipalité de Tunis (Scheich el Médina), un des hommes les plus aimables que je connaisse, et des plus intelligents.
- Le général El Asfouri loge à l’Hôtel Continental avec son secrétaire, AI. Hassen Belouh-chia, premier interprète de la municipalité de Tunis.
- A
- S. A. le prince Taïeb, frère du Bey, Bey du camp, héritier présomptif du trône tunisien, grand-officier de la Légion d’honneur, a visité l’est de la France et 1a Suisse en attendant que le départ du Schali de Perse laisse libres les appartements de la rue Copernic, que le prince tunisien doit occuper.
- La mission tunisienne envoyée par le Bey à l’Exposition se compose de deux princes de sa famille : son frère, le prince Taïeb, et le prince Mohammed, son second fils.
- Pendant que le prince Taïeb visitait l’est de la France, le prince visitait les régions pyrénéennes. Il vient de quitter Cauterets pour Bordeaux et Arcachon, où il est actuellement.
- Dès que les appartements de l’iiôtel de la rue Copernic seront libres, le prince Taïeb, venant de Genève, et le prince Mohammed, venant d’Arcachon, se rejoindront à Blois. Ils visiteront ensemble le château de la Touraine, et puis ils prendront la direction de Paris avec leurs suites. Ce sera alors l’arrivée officielle de la ïnission tunisienne à l’Exposition de 1889.
- On ne verra plus de fantasia à la section tunisienne des Invalides. Les neuf cavaliers arabes qui jusqu’ici y faisaient des évolutions, chaque jour, si .brillamment sous les yeux du public, ont eu la nostalgie du pays. Ils ont demandé avec insistance à rentrer en Tunisie, et le commissaire général, considérant que leur entretien et celui de leurs chevaux étaient une lourde charge, s’est montré disposé à les laisser partir. Ils quitteront Paris aujourd’hui.
- Dernière Heure
- Am ministère «les affaires étrangères
- Hier soir, il y avait grand dîner au ministère des affaires étrangères en l’honneur du souverain asiatique. Gomme à l’Elysée et au ministère du commerce, Nasser-ed-Din occupait à table la place d’honneur, ayant à sa droite Mme Tirard et à sa gauche Mme Constans.M. Spuller, assis en face de lui, avait à ses côtés MmeKrantz et Mme Fallières.
- Les autres invités étaient au nombre de cent.
- Un très beau concert, coupé de fragments de ballets, a suivi le dîner.
- Le Menuet de Don Juan, dansé par Mlles Invernizzi, Grangé, Monier et Ricotti et MM. Le-cerf, Stilb, Atari us et Girodier, de l’Opéra, a semblé plaire d’une façon particulière au souverain asiatique.
- La Sabotière de la Korrigane a valu à Aille Alauri un gros succès. Ailles Simonnet et Auguez et MAL Taskin et Taffanel se sont également fait chaleureusement applaudie.
- Le concert s’est terminé fort tard, trop tard peut-être au gré du sehah, qui a l’habitude de rentrer chez lui de bonne heure et qui n’a pu se retirer hier qu’à minuit passé.
- Après son départ, la foule des invités a continué à circuler assez longtemps encore dans les salons et dans le jardin du ministère qui avait été admirablement illuminé.
- Ce matin, à dix heures, Nasser-ed-Din, accompagné de sa maison et des fonctionnaires de sa suite, se rendra en voiture à Versailles, où il passera la journée. Le soir, il assistera au grand festival de nuit donné en son honneur au Palais de l’industrie.
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- LA CÉRAMIQUE A L’EXPOSITION
- Nous venons de faire une visite à la classe 20 et nous avons éprouvé un réel plaisir en admirant les faïences artistiques de AI. Jouneau, de Parthenay (Deux-Sèvres). Ce qui nous a frappé tout d’abord en entrant dans le pavillon de cet artiste, c’est un plafond Renaissance formé de caissons aux pendentifs coquets, une corniche bien conçue et une couronne aux rinceaux de haut goût, ornée de pendentifs du plus haut relief et garnie de statuettes; ce plafond est une œuvre magistrale qui n’avait jamais été osée. Au milieu, nous voyons ensuite un bijou : c’est un reliquaire Renaissance; cette pièce, qui a coûté cinq années de travail à l’artiste, est l’objet privilégié de AI. Jouneau.
- Autour du pavillon, sur des étagères, une
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- foule de bibelots artistiques. Ils feront la joie des gens de goût.
- En voyant tant- de belles choses on se rappelle' les faïences d’Oiron, mais, pour les gens compétents, il y a une différence, un grand pas fait en avant. M. Jouneau a emprunté aux faïences d’Oiron les pûtes d’incrustation et il a ajouté des pâtes d’application qui donnent ces effets si doux à l’œil.
- M. Jouneau est un céramiste statuaire, un ancien élève de l’école des beaux-arts et naturellement amoureux de la forme; cet artiste tient à faire œuvre de style et ce n’est qu’après avoir donné une base vraie à son idée qu’il se met en quête de tous les motifs décoratifs dont il use avec tant de bonheur.
- M. Jouneau a la légitime prétention de faire école, de-créer une vraie Renaissance de la céramique.
- Nous espérons que les directeurs de nos musées nationaux lie laisseront pas échapper ces merveilles d’un style si français; un artiste ne fait qu’un chef-d’œuvre et M Jouneau ne peut faire mieux; aussi le gouvernement saura conserver au pays ces bijoux qui font tant l’admiration des connaisseurs.
- M. Carnot, président de la République, accompagné de M. Lauth, président de la classe 20, a visité dernièrement l’exposition de cet artiste; le président lui a serré la main en le priant d’accepter ses compliments de vive sympathie,.
- M. Jouneau est un artiste qui fera grand honneur à son pays, toujours si fier de produire des talents nouveaux et originaux.
- ___------------------*#>--------------------
- iSGETOS
- Les entrées à l’Exposition
- Le. nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 86.134.
- A Sa Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage.................. 8.809
- Du l«r au 2me.............. 6.064
- Du2e étage au sommet... 3.649
- En tout............... 18.522
- La tète de l’Hippodrome
- Pour la représentation donnée lundi soir, en l’honneur du s ch ah à l’Hippodrome, le spectacle sera, à peu de choses près, le même que celui de ces ’ours derniers.
- La représentation commencera vers neuf heures.
- Une tribune spéciale, sera aménagée au-dessous du buffet, pour le schah et sa suite.
- Il y aura profusion de drapeaux et d’oriflammes de toutes nations, au plafond et autour de la salle ; des écussons aux armes des différents pays, au-dessous de faisceaux de drapeaux variés.
- Les places restées disponibles sont déjà toutes retenues, et le soir de la représentation, avec 1 éclairage splendide, la décoration et la composition de la salle en tant que spectateurs, il nous semble que ce sera un spectacle des plus curieux sous tous les rapports.
- Le sixième concours d’horticulture
- Gomme nous l’avons annoncé ces jours derniers, le concours particulier de la sixième époque s’est ouvert vendredi.
- Il durera jusqu’à mercredi prochain.
- Nous y avons remarqué de splendides plantes potagères, melons, légumes, etc., etc.
- Les premiers prix pour ces produits, qui font venir l’eau à la houche, tant ils sont appétissants, ont encore été décernés, comme aux concours précédents, à MM. de Vilmorin et C*e et à la Société de secours mutuels des jardiniers de la Seine.
- Quant aux fleurs, on ne peut en dire qu’une chose : c’est que le charme est complet, pour la vue comme pour l’odorat.
- Et dire que nous avons encore à notre avoir quatre de ces splendides concours !
- Les Congrès
- Après-demain mardi, quatre nouveaux congrès
- internationaux vont avoir leur séance d’ouverture; en voici la désignation :
- Congrès de psychologie physiologique;
- Congrès de l’enseignement secondaire et supérieur;
- Congrès des sciences géographiques;
- Congrès de photographie.
- Les séances des deux premiers se tiendront du 6 au 10 août; celles du troisième, du 6 au 12 août, et celles du quatrième, du 6 au 17 août.
- A rcs|danade des Invalides
- Hier après-midi a eu lieu la clôture du congrès colon i al in terna t ion al.
- A. cette occasion une le te a été donnée dont voici le programme :
- A 3 heures 1/2
- Berge de la Seine (Esplanade des Invalides) Piroguiers sénégalais et Gabonais
- A 4 heures 1/2
- Représentation au Théâtre Annamite A 5 heures Sur la place de Papeete a Tonkinois, Partie d’Echocs humains, n Tahitiens, Chants, c Pahouins, .Jeux divers.
- d Sénégalais, Défilé d’un Convoi de ravitaillement.
- A 6 heures 1/2
- Kampong Javanais, Représentation spéciale
- A 7 heures 1/2 Pavillon Cochinchinois
- Dîner servi par MM. Mxgi-iel et Chevet
- A 9 heures
- Défilé du Dragon (fête annamite)
- Ce congrès avait pour président, MM. Barbey, ancien ministre, Disler, Conseiller d’Etat; pour vice-président, M. Isaac, sénateur; pour secrétaire général, M. Léveillé, de la faculté de droit, et comme trésorier, M. Raffart.
- Les escaladcurs
- Hier, vers les deux heures de l’après-midi, deux agents de la sûreté, en tournée en amont du pont de l’Alma, remarquaient quatre individus qui rôdaient le long du parapet.
- Quelques instants après, ils retrouvaient dans une des galeries du palais de l’Alimentation, leurs quatre rôdeurs.
- Interrogés par eux sur la façon dont ils s’étaient introduits dans l’Exposition et, après quelques réponses embarrassées, ils ont fini par avouer qu’ils avaient escaladé le parapet.
- Ces quatre jeunes drôtes, dont l’un est chiffonnier et les autres n’ont pas de profession, et qui s’étaient introduits dans l’Exposition, avec l’espoir d’en sortir Jes poches bien garnies,ont été envoyés au dépôt par les soins de M. Dulac, l’un des commissaires de police dei’Exposition.
- Ah théâtre annamite
- On a changé ces jours derniers le spectacle de ce théâtre; la pièce qu’on donne maintenant a pour titre : Vo-Haû, qui fait suite à celle qui était donnée précédemment : Le roi de Duong.
- C’est une épopée mêlée de chants et de. pauses.
- L’action se passe au pays royal de Duong et est rendue par douze principaux artistes, se'décomposant en deux artistes femmes, un bébé de quatre mois et le reste en artistes hommes.
- La pièce est subdivisée en vingt deux scènes basées sur les entrées et sorties - des personnages avec le plus d’exactitude possible.
- Les scènes se passent;
- Dans le palais de Hoaï ;
- Dans la montagne ;
- Dans la demeure de Teit ;
- Devant le palais de la Régente, la nuit.
- Le « Messie » au Trocadéro
- La seconde audition du célèbre oratorio de Haen-del, donnée samedi dans la grande salle des concerts du Trocadéro, au profit de l’orphelinat de Béding (Alsace-Lorraine), a été de tous points merveilleuse.
- Mme Carnot assistait à l’audition. Dans une loge de face, le ministre du bey, gouverneur de Sfax.
- Mme Caron, MM. Yergnet et Auguet, de l’Opéra. Mme Descharnps, l’admirable Carmen de l’Opéra-Comique, apportaient à cette solennité artistique le concouis de leui impeccable talent. Le fameux duo « Il garde ses ouailles » entre le soprano et le contralto, Mmes Caron et Deschamps, a soulevé les applaudissements enthousiastes de la salle.
- Chœurs et orchestre, sous la direction de M. Via-nesi, au-dessus de tout éloge.
- Les Dégâts de la Tète de nuit
- Les dégâts occasionnés hier soir au Champ de Mars par la foule, dans les jardins de M. Alphand, ne s’élèvent pas à moins de 15,000 francs, en seules plantes brisées ou en gazons défoncés. En dehors de cela il faudra, pour remettre en état les pelouses et les plates-bandes, employer pendant quinze jours vingt hommes, qui travailleront douze heures. Ceux-ci touchant six francs par jour, cela fera donc un surcroît de dépenses de 2,000 francs environ. Soit 17,000 francs de perte.
- A ce propos, un tait plaisant se produit. On sait que depuis 1 ouverture de l’Exposition, chaque dimanche apporte sa part de dégradations aussitôt réparées. A cet usage, la direction des travaux détenait en réserve, dans sa gazonnière d’Auteuil, 25,000 mètres de gazon. Après les emprunts successifs qui ont été faits à ce dépôt, c’est à peine s’il en reste 2,000 mètres. Avant peu le jardinage de l’Exposition va donc se trouver dans l’impossibilité de remédier aux dégâts.
- Trop expansive
- Lue vendeuse de victuailles, qui stationnait hier soir aux abords de la porte Rapp, la nommée Ta-veau, âgée de cinquante-huit ans,ji été mise en état d’arrestation et envoyée au Dépôt, pour avoir crié : « Vive Je roi! A bas la Eôjmbiique » au moment où M. et Mme Carnot quittaient l’Exposition.
- Le banquet des maires
- D’après les renseignements qui ont été fournis par M. Chautemps, président du conseil municipal, au ministre de l’intérieur, le nombre des maires qui assisteront au banquet du 18 août peut être évalué à 60 0[0, ce qui ferait un total de 22,000. -
- Les Tètes futures
- Hier matin, conseil présidé par M. Carnot.
- Les ministres se sont préoccupés des détails des fêtes qui seront données, ces jours-ci, au schah de Perse et des mesures d’ordre qu’elles comportent.
- Tous les bonheurs à la fois
- Un bonheur n’arrive jamais seul. C’est ce qu’a constaté hier notre hôte noir, le roi Dinah Salifou, en recevant les insignes de la Légion d’honneur et en recevant aussitôt après la visite de M. de Ralloy, ministre de France à Téhéran, et Mirza-Nizam-Khan, aide de camp général du schah, qui lui ont porté le sabre enrichi de diamants et de pierres précieuses que le souverain persan a offert au roi des Nalous.
- _ On se demande pourquoi ces attentions particulières du roi de Perse pour son cousin noir. La réponse est simple, Dinah-Salifou est musulman.
- L’ « Angélus » de Millet
- Plusieurs journaux ont annoncé que le tableau Y Angélus sera expédié samedi pour New-York, via le Havre. Ce renseignement est inexact : Y Angélus restera encore six mois en Europe. Les Américains ont l’intention, ainsi que nous l’avons du reste annoncé, d’exposer ce chef-d’œuvre de l’école française dans les principales villes de l’Europe et au bénéfice d’une œuvre française.
- Ajoutons enfin que le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique, tenant compte du sacrifice fait par Y American Art Association pour acquérir ce tableau, fera remise à M. Sutton des-droits d’entrée. Le gouvernement américain, voulant saluer Y Angélus comme le chef-d’œuvre de l’école française moderne, le laissera entrer en franchise de droit.
- Les droits d’entrée sur les œuvres d’art étant de 33 0[0 sur la valeur réelle, c’est donc une remise de 200,000 francs que fait le gouvernement des Etats-Unis.
- La fontaine de Saint-Vidal
- On se décide enfin à terminer l’aménagement de la fontaine de M. de Saint-Vidai, placée sous la tour Eiffel. -
- Les zingueurs achèvent de revêtir les vasques situées entre les statues assises, de larges plaques de zinc : les jets d’eau placés dans le massif central vont pouvoir fonctionner et l’effet en sera alors très beau.
- Cri du cœur
- Cri du cœur d’un reporter-en présence des fêtes accumulées dans le mois courant :
- — Le mois d’août... ce sera le mois dur !
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- aij ivvvriiftox
- Ce matin, à cinq heures trente-cinq, est arrivé à Paris, en gare du chemin de fer de l’Est, le train, parti hier à sept heures dix de Munich, emportant les restes de La Tour d’Auvergne. M. Graux, préfet du Doubs, et M. Dupontavice du lleussey, major au 10e d’artillerie, représentant la famille, accompagnaient le cercueil enfermé dans un wagon à bagages français, scellé et richement orné de draperies et de Heurs.
- M. Bouvard, architecte de la ville, membre de la commission d’organisation de la cérémonie, qui devait prendre possession du corps au Panthéon, attendait seul sur le quai de la gare. Après s’être fait connaître, M. Bouvard a donné quelques ordres pour le transport du cercueil, qui s’est effectué dans un fourgon des pompes funèbres.
- Une grande couronne de roses, offerte par les républicains de Nancy, a été mise sur cette voiture, ainsi que quelques couronnes de lauriers voilées de crêpe. Puis MM. Graux et Dupontavice du lleussey sont montés dans une première voiture suivant le fourgon. Le coupé de M. Bouvard venait ensuite.
- Il était environ six heures et demie lorsque le funèbre convoi est arrivé au Panthéon. Là, six croquemorts attendaient, ainsi qu’un piquet d’infanterie composé d’un sergent, d’un caporal et de quatre hommes sous les ordres du lieutenant Pourchet, du 46e de ligne, ancien régiment de La Tour d’Auvergne.
- Un gardien attendait à la porte de derrière du monument de Soufllot.
- Lorsque le fourgon s’est arrêté, les soldats ont présenté les armes. Les employés des pompes funèbres se sont immédiatement emparés de la bière et l’ont descendue dans la crypte, suivis seulement de MM. Bouvard, Graux, Dupontavice du lleussey et Pourchet, et précédés d’un gardien portant une lanterne.
- Arrivés au caveau, où récemment les cendres de Marceau ont été placées, les croquemorts ont placé la bière sur un soubassement de pierre, à gauche de l’entrée.
- Déjà le cercueil où les cendres de Marceau seront renfermées pendant la cérémonie de demain se trouvait là, sur un soubassement identique et faisant face à celui sur lequel venait d’être déposé le cercueil de La Tour d’Auvergne. Une étoffe de velours étoilée d’argent le recouvrait. C’est avec un drapeau tricolore frangé d’argent que l’on a recouvert celui de La Tour d’Auvergne.
- Cette opération terminée, M. Bouvard adonné à M. Pourchet quelques indications sur le service de garde dont il était chargé, puis les assistants sont remontés dans l’ancienne salle du baptistère, aujourd’hui devenu le bureau de l’architecte, où le procès-verbal suivant a été dressé :
- RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
- Procès-verbal
- Du dépôt des restes de La Tour d’Auvergne (Théo-phile-Malo Corret de), premier grenadier des armées de la République, né à Carhaix. (Finistère), le 23 novembre 1743; tué à l’ennemi à Oberhausen (Bavière), le 27 juin 1800,
- Effectué par M. Graux,
- Entre les mains de M. Bouvard.
- L’an mil huit cent quatre-vingt-neuf, le trois août, à sept heures du matin, au Panthéon, soussigné Joseph-Antoine Bouvard, architecte de la ville et du gouvernement, commissaire général adjoint
- des cérémonies du Centenaire de 1780, déclarons avoir reçu des mains deM. Gustave-Cunstant Graux, préfet du Doubs, délégué du gouvernement, les restes de La Tour-d’Auvergne (Théophile-Malo Corret de)
- Et nous en avons remis la garde à M. Pourchet, lieutenant au 40» de ligne, commandant le piquet d’honneur préposé à la surveillance du cercueil jusqu’à la cérémonie du 4 août 1880, qui aura lieu à neuf heures et demie du matin.
- En foi de quoi, nous avons signé le présent procès-verbal, lesdits jour, mois et an que dessus.
- Bouvard, G. Graux, Pourchet.
- Ce document a été signé à quatre exemplaires, qui sont destinés, savoir : l’un à M. Bouvard, l’autre à M. Graux, le troisième à M. Pourchet, enfin le quatrième aux Archives nationales.
- Les assistants se sont ensuite séparés, M. Pourchet est immédiatement allé prendre sa garde, jusqu’à demain matin, un factionnaire relayé de deux heures en deux heures demeurera à la porte du caveau.
- Exposition universelle de 1889
- SITUATION comparative des entrées payantes constatées pendant les mois de mai, juin et juillet pour les Expositions de 1889 et 1878.
- 1° Nombre des entrées payantes
- 1889 i Du 0 au 31 mai.... Du 1er au 30 juin.. ( Du 1er au 31 juillet 2.208.045 1 3.786.529-4.037.669 ) 10.032.243
- 1878 ( Du 1er au 31 mai.. ) Du 1er au 30 juin.. 1 Du 1er au 31 juillet 1.269.675 ) 1.929.768 1.803.344 1 5.002.787
- En plus en 1889 5.029.456
- 2° Nombre de TICKETS REÇUS
- 1889 i Du 6 au 31 mai.... Du 1er au 30 juin.. 1 Du Ie1' au 31 juillet 2.610.812 ) 4.338.869 4.544.196 ' 11.493.877
- 1878 ' * Du 1er au 31 mai.. Du 1er au 30 juin.. ’ Du 1er au 31 juillet 1.278.860 1 1.954.103 1.823.176 1 5.056.139
- En plus en 1889 6.437.738
- ♦
- LE SCHÂH DE PERSE A PARIS
- Le scliafs gastronome
- Pour compléter la physionomie du souverain persan, il est curieux de savoir ce qu’il mange et comment il le mange. C’est même extrêmement curieux et pas banal du tout. Le schah fait montre dans le choix de ses aliments, et dans sa manière de les prendre, de l’originalité très réelle qui forme, au dire de tous ceux qui l’approchent, le fond de son caractère.
- Disons tout de suite que Nasser-ed-Din a un appétit exorbitant. Il mange à de fréquents intervalles et par quantités extraordinaires. Il n’y a nulle irrévérence à révéler ces détails que Sa Majesté ne cherche aucunement à tenir secrets : Yoici le menu de son déjeuner d’hier : cinq ou six œufs frits aux tomates, quatre côtelettes de mouton, un poulet rôti et quantité de fruits : pêches, cerises et bananes, sans compter plusieurs plats persans non moins compliqués que copieux.
- Cela n’est qu’un petit déjeuner, pris à neuf heures; un peu plus tard le schah déjeune pour tout de bon; vers le milieu de l’après-midi, il se fait servir « son thé », puis il dîne vers sept heures, pour tout de bon aussi.
- Veut-on savoir ce que le souverain appelle son thé? C’est, par exemple, des pêches qu’il assaisonne assez ordinairement de vinaigre fortement épicé et dans lequel trempent des oignons hachés; un bouillon d’agneau et de poulet agrémenté d’œufs, safran, choux-fleurs, oignons, citrons et de certains pois spéciaux, apportés de la Perse ; une pastèque que le schah vide à l’aide d’une cuiller, un plat de riz au beurre, un riz excellent, à grains longs et minces, qui vient de Perse aussi. Le thé, comme
- on voit, n’est qu’un accessoire. Sa Majesté n’ignore pas l’usage de la cuiller et de la fourchette, mais elle préfère généralement ne pas s’en servir. Nasser-ed-Din mange presque tout avec ses doigts, même la soupe, toujours très épaisse.
- Le schah prend ses repas seul, dans sa chambre, servi par deux maîtres d’hôtel français en culotte et bas de soie noir ; quatre serviteurs persans se tiennent debout derrière le souverain.
- Sur la table dressée, tous les plats sont placés à la fois et le schah puise au gré de son caprice. Il commence très bien par les pêches pour finir par le potage, il mange quelquefois tout en marchant.
- Pour le thé, il arrive souvent que le souverain s’asseoit à terre les jambes croisées. On lui apporte généralement les aliments dans la marmite même où ils ont cuit ; poui le rôti d’agneau dont il est très friand, les cuisiniers procèdent ainsi : ils découpent la viande par petites languettes ; chaque languette enfilée dans une broche et grillée à la main. Les broches paraissent sur la table.
- Le Schah ne mange presque jamais de bœuf, mais il fait de mouton, d’agneau et de volaille une effrayante consommation. Pour lui seul, on prépare douze poulets par jour.
- Bref, le schah rendrait, sous le rapport de l’appétit, des points à Louis XIV, de pantagruélique mémoire.
- Ajoutons qu’en bon musulman, Nasser-ed-Din ne boit que de l’eau.
- JLe Ndaala et la, presse
- Nasser-ed-Din se préoccupe beaucoup de ce qui peut être écrit sur son compte. Chaque matin, son ministre de la plume a mission de lui apporter tous les journaux qui viennent de paraître. Il les lit très consciencieusement et les annote au crayon bleu.
- Il est très sensible à l’éloge; par contre une appréciation désobligeante l’affecte énormément. Un exemple frappant :
- Lorsque le souverain persan, dernièrement, était à Berlin, il reçut — il y a toujours de bonnes âmes — un paquet de journaux français contenant sur son compte quelques plaisanteries plus ou moins spirituelles. Il entra dans une violente colère et déclara bien haut qu’il renonçait à son voyage en France.
- Nos excellents amis les Allemands ne manquèrent point, on le conçoit, de l’encourager dans cette résolution, lui représentant que, à Paris, le plus mauvais accueil lui était réservé, que la France était en révolution et que sa vie n’y serait pas en sûreté. On eut grand’peine à le détromper; M. Carnot lui-même dut intervenir et envoyer une série de lettres rassurantes.
- La population parisienne a répondu, et de la bonne sorte, à ces ineptes calomnies d’oufre-Rhin.
- LES CONGRÈS
- Samedi s’est ouvert, au Trocadéro, le congrès de la propriété industrielle.
- Le programme de ce congrès se divise en quatre sections.
- Dans la première, on s’occupera des questions internationales, des brevets d’invention, de la limitation qu’on doit apporter à la faculté, pour les étrangers, d’obtenir des brevets, et du droit des étrangers à la protection légale.
- La section II est relative à l’examen préalable qui doit précéder la distribution des brevets.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Les produits chimiques et pharmaceutiques ou les procédés propres à obtenir ces produits doivent-ils être compris parmi les inventions brevetables ?
- La section III est consacrée aux marques de fabrique et de commerce et aux récompenses indiscutables.
- Le droit à la marque doit-il être fondé sur l’antériorité de la déclaration ou l'antériorité de l’usage ?
- Quelles mesures préventives ou répressives y a-t-il lieu de prendre pour assurer l’exécution des règles d’ordre public qui seraient enfreintes à l’occasion du dépôt d’une marque ?
- Du dépôt et de ses effets : les droits du déposant doivent-ils être limités au produit ou à la catégorie de produits pour lesquels la marque a été créée ?
- Quels sont les meilleurs moyens d’empêcher l’usurpation des récompenses industrielles dans I l’intérêt de l’industriel récompensé, des fabri-cants-de produits similaires et du consomma- J
- leur? J
- Dans la section IV, on s’occupera des dessins et modèles industriels.
- Voici les principales questions posées à ce sujet :
- Est-il possible d’établir un critérium qui permette de distinguer les dessins et modèles industriels et les œuvres artistiques ?
- Est-il nécessaire d’avoir deux lois différentes pour les dessins et modèles industriels et pour les œuvres artistiques ?
- Dans le cas où on jugerait préférable d’avoir deux lois distinctes, quelles mesures conviendrait-il d’adopter relativement : 1° à la durée du droit? 2° aux formalités à remplir pour en assurer la protection? 3° à la juridiction compétente pour réprimer les usurpations ?
- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration W
- (suite)
- Les Ateliers nationaux et la Fête de la Concorde.
- (21 Mai 1848)
- En France, ce n’est pas, comme on le dit communément, par des chansons que tout commence ou finit, c’est bien plutôt par des banquets.
- Nous y avons des banquets artistiques, littéraires, industriels, réformistes, républicains, légitimistes, orléanistes, bonapartistes, électoraux; des punchs d’indignation, des vins d’honneur, etc., etc. On s’y perdrait s’il fallait les nommer tous, d’autant mieux qu’il y a dans tous les partis des nuances qui les distinguent et que les •banquets les plus colorés sont nécessairement les ennemis acharnés, irréconciliables des plus pales.
- Nous n’avons rien innové; c’était déjà comme cela en 1848 et, depuis cette époque, cela n’a rien fait que croître et enlaidir.
- Louis-Philippe a été renversé par un banquet
- réformiste.
- Organisé par l’opposition à la tête de laquelle se trouvait Odilon Barrot, ce banquet devait avoir lieu aux Champs-Elysées, le 20 février. Mais les conseillers du roi, Guizot et Duchâtel, s’v opposèrent parce qu’on devait s’y occuper exclusivement des réformes et du droit de réunion réclamés par le pays.
- Le jour du banquet fut alors renvoyé au 22 février; les organisateurs, afin de se conformer aux ordonnances de police, avaient décidé que la réunion aurait lieu, non plus aux Champs-Elysées, mais bien dans un terrain particulier, situé rue de Chaillot et appartenant à M. bitot. Un seul toast devait être porté par Odilon Barrot : « A la réforme et au droit de réunion ».
- Un programme avait été dressé pour la marche des invités qui devaient se réunir devant l’église de la Madeleine et en partir à onze
- (1)LeChamp de Mars, 1750-1889, par ErnestMaindron.
- — .Paris, Ludovic Baschet, 1 volume grand in-8® illustré.
- heures et demie. En présence de l’attitude résolue du gouvernement, l’opposition, au dernier moment, renonça sagement à son projet et déposa à la Chambre, une demande de mise en accusation du ministère.
- Le 24 février rendit toutes ces dispositions in utiles.
- Le lendemain, un gouvernement provisoire, composé de Dupont (de l’Eure), Lamartine, Crémieux, Arago, Ledru-Rollin, Garnier-Pagès et Marie était constitué. Il distribuait les ministères et proclamait la République.
- Garnier-Pagès, maire de Paris faisait afficher la proclamation suivante :
- Le gouvernement de la République française s’engage à garantir l’existence de l’ouvrier par le travail;
- Il s’engage à garantir le travail à tous les citoyens;
- Il reconnaît que les ouvriers doivent s’associer entre eux pour jouir du bénéfice de leur travail;
- Le gouveimement provisoire rend aux ouvriers, auxquels il appartient, le million qui va écheoir de la liste civile.
- C’est ce jour-là, que Lamartine se trouvant à l’Hôtel de Ville en présence d’une foule affolée, rugissante et qui réclamait le drapeau rouge, prenait la parole, électrisait la foule et lui faisait comprendre son devoir.
- ... Si vous m’enlevez le drapeau tricolore, disait-
- il, sachez-le bien, vous m’enlevez la moitié de la force extérieure de la Franee ; car l’Europe ne connaît que le drapeau de ses défaites et de nos victoires dans le drapeau de la République et de l’Empire.
- En voyant le drapeau rouge, elle ne eroira voir que le drapeau d’un parti. C’est le drapeau de la France, c’est le drapeau de nos armées victorieuses; c’est le drapeau de nos triomphes qu’il faut relever devant l’Europe. La France et le drapeau tricolore, c’est une même pensée, un même prestige, une même terreur au besoin pour nos ennemis.
- Songez combien de sang il vous faudrait verser pour faire la renommée d’un autre drapeau.
- Le drapeau rouge, je ne l’adopterai jamais, et je : vais vous dire dans un seul mot, pourquoi je m’oppose à son adoption de toutes les forces de mon patriotisme : c’est que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec la République et l’Empire, avec vos libertés et vos gloires, tandis que le drapeau rouge n'a fait que le tour du Champ de Mars, traîné dans le sang du peuple.
- Le 26 février, le gouvernement, fidèle à ses promesses, décrétait « l’établissement immédiat d’ateliers nationaux ». C’était un pesant boulet qu’il s’attachait au pied.
- L’organisation du travail était, en effet, une tâche lourde et difficile. Pensant que la question n’était point insoluble, Louis Blanc s’était consacré à son étude. Dès que les ateliers nationaux furent constitués, le Champ de Mars reçut un nombre considérable de terrassiers chargés de niveler le sol et de combler les fossés.
- L’atelier du Champ de Mars, placé sous la haute direction du ministre de la guerre, avait été réglé et organisé par la direction du génie qui y employa successivement près de six mille hommes.
- Les travaux ne marchaient cependant pas avec toute la régularité désirable. Il avait fallu dans les ateliers ouverts élever des poteaux, sur lesquels on avait placé l’inscription suivante :
- Tout paresseux est un voleur.
- Il y eut, il faut bien l’avouer, beaucoup de « pauvres ouvriers sans ouvrage » qui, visés directement par l’inscription ci-dessus, ne voulurent point se considérer comme atteints. Pour ces étranges travailleurs, qui ne faisaient guère qu’exercer leur gosier, tantôt l’enflammant, tantôt le rafraîchissant, Paris devint ville conquise. Tous les jours, la capitale était sillonnée par eux; ils cherchaient du travail, là où ils savaient n’en pouvoir trouver, criant à la trahison et accusant le gouvernement et les ateliers nationaux de ne point leur fournir libéralement les moyens de ne rien faire.
- Les promenades succédaient aux manifestations ; les esprits se surexcitaient, Paris pouvait tout craindre pour sa tranquillité.
- Ce fut la jeunesse des écoles, intelligente et généreuse, qui enraya ce mouvement d’esprit dont les tendances devenaient inquiétantes.
- Le 3 avril, à dix heures du matin, elle se réunit sur la place du Panthéon et, dans le plus grand ordre, se rendit au Champ de Mars. Là, une réunion avait lieu, où on discutait les moyens d’obtenir, par la violence, des sacrifices en faveur de la classe ouvrière ; ces sacrifices devaient être réclamés « aux riches » ; on parlementa, on s’entendit, et la jeunesse des écoles « fraternisa », comme on disait alors, avec les ouvriers; elle travailla avec eux pendant une partie de la journée, et revint à Paris, recueillant sur son passage, avec les applaudissements des bons citoyens, des offrandes nombreuses qu’elle versa au gouvernement, pour les travailleurs qui méritaient qu'on les secourût.
- Quelques jours après, Paris s’éveillait au milieu d’émotions nouvelles. Le gouvernement réorganisait la garde nationale et décidait que tous les grades seraient donnés à l’élection; seules, les places d’officiers d’état-major devaient être réparties entre les écoles et les corporations ouvrières.
- (A suivre). E. Maindron.
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- FÊTES DU 4 AOUT 1889
- A 9 heures et demie du matin
- Place du Panthéon, cérémonie de la translation au Panthéon des restes de CARNOT, MARCEAU, LA TOUR D’AUVERGNE ET BAUDIN
- Pose de la première pierre d’un monument commémoratif élevé au Panthéon en l’honneur de HOCHE et de KLÉBER
- Défilé des troupes de' la garnison de Paris sur la place du Panthéon
- A 8 heures du soir
- Grand festival des musiques militaires françaises an Palais de l’Industrie
- Entrée : §» francs par personne
- A 9 heures et demie du soir
- Embrasement des hauteurs de Paris
- Montmartre, Belleville, Buttes-Chaumont, Réservoir de Montsouris, Parc de Montsouris, Réservoir de Ménilmontant,
- Sommet de la colonne de la Bastille, Sommet de la Tour Eiffel.
- En souvenir de la nuit du 4 août 1789 date de Vabolition des privilèges..
- Voir à la Section Anglaise
- Les Nouvelles Aiguilles à Ressort
- s’enfilant toutes seules, fabriquées par
- W BABTIÆET ET SONS
- Vente en gros à Paris: MM. les Filsde F. Charpentier, 3 6, M Sébastopol
- LA BOURSE
- Les dispositions du marché sont excellentes. Le 3 0/0 a conquis le cours de 85 et s’y tient. Espérer mieux est permis. Toutefois, il est sage d’attendre le comptant et de voir quelles sont ses intentions.
- Les fonds étrangers suivent tous les rentes françaises à l’exception de l’Italien qui ne peut pas monter 0.10 sans provoquer aussitôt de nombreux ordres de vente. Quiconque en France, possède des valeurs italiennes, n’a qu’un rêve : s’en défaire. Chacun s’est fixé un prix et vend dès que cette limite est atteinte. Mais il faut maintenant abaisser les prétentions. Vendre à 93, c’est le conseil de la sagesse. D’ici la fin de l’année, la détresse du Trésor italien aura fait de grands progrès.
- L’action de la Tour Eiffel qui était arrivée à 1,010 revient à 925. La part de fondateur passe de 625 à 590.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION I)E 1889
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- o n sept j o tul :e° s
- (Se munir du Guide illustré de l’Exposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket: 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 0 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. —-'Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32. tissus de laine. — Classe 80, tissus de coton. — Classe GO, carrosserie. — Classe 46, blanchiment e t teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 80. objets- de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45. produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines..
- Galerie de ironie mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes «Part. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES (2® partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite). !
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section-rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier do l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark ; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté dé l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, ! Grèce. '
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite i aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées au-, tour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Coutan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche dis Dôme central.
- Voir lec quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et ae Lamotie-Piqaet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes), pour avoir une Idée d'ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie. — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe
- 57. confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe
- 58, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- ' POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de Vavenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord, broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Cail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, _ Egypte,. Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier otage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord. Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostatrm. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix) ; de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. —'Théâtre des Folies-Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont. d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE Ti •ocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’ïéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jard'-n
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètrjs
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au ! guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur T Ex position.
- Quatre restaurants : Français, Russe.. Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- I Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de I Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux, I derrière le pavillon du Chili.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Ghivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Ghivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- EIIbs sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gita-nos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par. un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Le Numéro : 15 Centimes
- Mardi 6 Août 1889
- 2e Série. — N° 83,
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR Là DURÉE DE L’EXPOSITION
- Paris et Départements..............
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
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- Tiré à l’Exposition dans la Galerie des Machines, sous les yeux du publie
- (CLASSE 58)
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres„ chez M. Seymour Wade, Blomfield House, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de. l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Charbonnage de Mariemont et de Bascoup. — Chronique. — Festival du Palais de l’Industrie. — Echos. — Les exposants de la Perse. — Le gala do l’Opéra-.. — L’Illumination du 4 août. — Le Schah de Perse à Versailles. — Les Grands Hommes au Panthéon. — Sauvages civilisés. — Le Champ de Mars depuis la Restauration (suite). — Guide des attractions. — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et réclames.
- PAVILLON DES CHARBONNAGES DE MARIEMONT ET DE BASCOUP
- SOCIÉTÉ ANONYME DES CHARBONNAGES
- DE MARIEMONT
- et Société charbonnière de Bascoup
- La réputation de ces deux importantes sociétés charbonnières, distinctes l’une de l’autre mais dont l’administration supérieure est commune, n’est plus à faire. Elles ont été créées au début de ce siècle et tiennent maintenant un des premiers rangs, non seulement en Belgi-
- que, mais même en Europe, parmi les grandes industries qui marchent à la tête du progrès comme organisation et comme outillage.
- Les grandioses installations de Mariemont et de Bascoup sont en quelque sorte devenues classiques dans l’art des mines; elles sont principalement l’œuvre de feu M. Arthur Warocqüé, le précédent administrateur délégué, président de la Section belge à l’Exposition de Paris de 1878; de M. Lucien Guinotte, alors directeur des sociétés, aujourd’hui leur administrateur-directeur général; de M. Alphonse Briart, ingénieur en chef de l’exploitation et membre de l’académie des sciences de Belgi-
- que ; de M. Julien Weiler, ingénieur en chef du matériel et économiste bien connu ; de M. Edmond Peny, ingénieur en chef des constructions et des transports, secrétaire général des deux sociétés, que nous avons eu l’avantage de connaître pendant qu’il dirigeait, à l’Exposition, l’installation des produits exposés qui font l’objet de cet article.
- Tout a été dit et redit sur ces deux sociétés charbonnières, sur leurs installations vraiment remarquables, sur les qualités si justement appréciées de leurs produits et sur leurs institutions ouvrières et humanitaires. Celles-ci ont été souvent citées comme modèles, et la bien-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- faisance inépuisable des Warocqué, qui pendant plusieurs générations ont dirigé ces charbonnages, n’a fait qu’ajouter à leur réputation.
- Actuellement elles ont pour administrateur délégué M. Georges Warocqué, membre de la chambre des Représentants de Belgique, et comme nous l’avons dit plus haut, pour administrateur-directeur général, M. Lucien Gui-notte, qui s’est acquis comme ingénieur un rang très élevé dans le. monde industriel.
- Déjà, en 1873, elles recevaient à l’Exposition universelle de Vienne, pour la perfection _ de leurs appareils et l’importance de leur exploitation, la plus haute récompense, et elles n’ont pas cessé, depuis cette époque, de recueillir des distinctions analogues dans tous les grands concoursinternationaux auxquels elles ont pris part. Aussi ne parlerons-nous que très brièvement des objets-exposés dans leur élégant chalet. Celui-ci, établi le long de l’avenue de La Bourdonnais, presque en face du vestibule conduisant au Dôme central, a 24 mèlres de longueur sur 14 mètres environ de largeur. Il présente sur façade une grande rosace dessinée avec beaucoup de goût et un avant-corps orné de grandes glaces entre les deux entrées. La toiture est couronnée d’un élégant clocheton au-dessus duquel flotte le drapeau national belge.
- A l’intérieur, ce chalet, décoré par des trophées de drapeaux et d’outils de mineurs, par des pyramides de briquettes etc., abrite, comme pièce principale, une admirable reproduction au dixième de l’une des installations du charbonnage de Bascoup : celle du siège n° 5 à Trazegnies, qui a fait déjà, tant à cause de son importance et de la perfection de son outillage que de sa judicieuse disposition d’ensemble, l’objet d’intéressantes publications.
- Ce siège, par suite de son éloignement des autres exploitations de la Société, comporte tous les services sans distinction : épuisement, extraction, aérage, warocquère, atelier de triage, lavoirs à charbon, chaufîoirs et lavoirs-bains pour ouvriers, bureaux et bains pour les ingénieurs et les porions, salle des blessés, laboratoire, téléphone, remises, forges, écuries, etc. Ce modèle, qui ne mesure pas moins de 16 mètres sur 7 mètres environ, représente avec une exactitude parfaite tous les détails de cette vaste installation. Nous y distinguons, dans l’atelier de triage, comme pièce vraiment remarquable, une grille à cinq classements fonctionnant à l’aide d’un moteur à gaz dissimulé dans un cabinet de l’avant-corps.
- Nous remarquons encore parmi les objets exposés un magnifique plan en relief.à 1/1000 des concessions des deux charbonnages, une warocquère réduite au l/5e et- qui fonctionne, des plans et diagrammes nombreux, l’exposition de l’école industrielle de Morlanwelz, patronnée et subsidiée par les deux sociétés charbonnières.
- L’attention des consommateurs de charbon sera particulièrement attirée dans cette brillante exposition par les échantillons des produits de ces houillères, qui offrent toutes les variétés demandées par l’industrie et le commerce.
- Les charbons de Mariemont et de Bascoup, les premiers sous forme de tout-venant, les seconds plus spécialement sous forme de gaille-teries et gailletins, jouissent d’une réputation exceptionnelle en France et en Belgique pour le chauffage domestique. Sous forme de tout-venant et'fines, ils sont non moins appréciés comme combustible de générateurs à vapeur.
- Trois énormes blocs, pesant chacun près de deux mille kilogrammes, démontrent la parfaite cohésion de ces charbons et leur peu de friabilité.
- Les menus obtenus au triage sont lavés après subdivision en grains de différentes dimensions et en poussiers. Ceux-ci sont employés à la fabrication de briquettes ou agglomérés dont la teneur en cendres est inférieure à 5 0 0.
- Ces agglomérés, fabriqués par la Société de Mariemont, sont en usage dans les plus grandes compagnies de chemins de fer et de navigation; c’est là, nous semble-t-il. leur meilleure recommandation (1).
- Nous terminons cet article sur ces deux so-
- (1) Pour la vente en France, ces sociétés sonl représentées par MM. Michel de Gliislclles, quai de Brabant, à Gharlerqi ; Dévé, boulevard Magenta, l,2i, à Paris; Hannier, rue de A’estes, 111, à Reims.
- - >
- ciétés minières importantes, en faisant remarquer que près de la moitié de leur production, qui atteint douze cent mille tonnes environ par an, est expédiée en France. Les gailleteries de Bascoup trouvent leur débouché principal à Paris, où elles sont très recherchées. Nul (loute que la large participation desdites sociétés à notre grand concours international ne contribue puissamment à accroître leur clientèle française.
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- CHRONIQUE
- J’ai donné hier, en dernière heure, quelques notes préliminaires sur la première partie de la visite du schah de Perse à l’Exposition.
- Dans la section persane, il a été reçu par M. Lemaire, organisateur de l’Exposition et directeur en chef des musiques de Perse. La vaste salie avait pris un air de fête et tous les membres de la commission étaient sous les armes. Partout des Heurs, des tapis, des drapeaux, une tente en tapisserie au centre et un lunch, dressé à gauche.
- Le schah a examiné en détail presque toutes les vitrines, les faïences et porcelaines à reflets métalliques, les armes anciennes, etc.
- 11 a repris alors le Decauville et, arrivé à la station de la Tour Eiffel, oh ses voitures l’attendaient, lui et sa suite, M. Berger lui a demandé s’il voulait monter :
- — Non! non! a-t-il répondu très énergiquement.
- Puis, tout à coup, se ravisant, il s’est dirigé d’un pas assuré vers le pilier sud.
- Mouvement d’attention générale.
- Montera-t-il ? Ne montera-t-il pas ?
- Il monte, mais pas par l’ascenseur, à pied, d’un pied vaillant, suivi de M. Berger, du général Bérenger, de la suite ordinaire et de quelques journalistes esclaves de leur devoir.
- il s’arrête à presque tous les paliers, il regarde d’en haut Bétonnant panorama qui devient de plus en plus petit à mesure qu il monte. D’en bas, la foule l’acclame et il salue avec bonhomie.
- Mme Ansaloni, femme du directeur de la Tour monte avec nous. Le schah l’aperçoit.
- — Vous êtes bien courageuse, madame, lui dit-il.
- **#
- Le voilà enfin arrivé à la première plateforme : il avait quelque appréhension ; mais, maintenant il est ravi : il fait le tour extérieur, il admire toutes les faces du panorama, lorgnette en main ;. il achète quelques bibelots, des canifs Tour Eiffel, des vues panoramiques prises de différentes hauteurs, et la foule lui fait ovations sur ovations.
- Il accoste un vieux campagnard et lui dit :
- — Vous êtes monté avec vos jambes?
- Le vieux, très embarrassé, ne répond qu’en balbutiant.
- Plus loin, le schah demande à M. Berger, devant le parc central :
- — Combien de mètres de largeur?
- — Cinq cents mètres.
- — Ah ! très bien ! très bien ! C’est très remarquable.
- Le souverain continue sa promenade : il est tout à fait à son aise maintenant, il fait le tour des différents restaurateurs; au restaurant russe, il reçoit d’une jolie russe un beau bouquet de roses et au restaurant d’Alsace-Lorraine autre bouquet; il sourit aux coquettes filles d’Alsace qui portent si crânement leur coiffure à grands nœuds noirs.
- Enfin, le cortège s’arrête chez Brébant et prend
- place dans un cabinet réservé. Un déjeuner très copieux, quoique improvisé, lui est servi. Le schah fait honneur aux mets, car il est une heure passée et l’appétit est venu : omelettes, selle de pré-salé, riz, poulet rôti, bombe glacée, fruits, etc.
- Le schah se lève et fait encore un petit tour sur la première plate-forme, après avoir reçu.
- A
- Va-t-il montera la seconde plate-forme ?
- Il en a joliment envie ; il regarde monter et descendre l’ascenseur; il est sur le point de s’y installer; il hésite encore, et finalement il redescend à pied.
- il passe rapidement à travers le pavillon de l’isthme de Suez, et se repose un instant dans le pavillon finlandais.
- Mais il est très fatigué, et il y a de quoi !
- Il remonte en voiture avec toute sa suite et rentre rue Copernic; voilà une journée qui comptera dans ses impressions de voyage !
- One de notes à rédiger pour les mémoires de Sa Majesté !
- F. L.
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- LE FESTIVAL DD VALAIS DE L’INDUSTRIE
- La grande fête de nuit', donnée au Palais de l’Industrie par les musiques militaires françaises, prendra une place d’honneur parmi les fêtes de l’Exposition de 1889.
- L’immense vaisseau avait été brillamment illuminé à l’électricité et au gaz. Des cordons lumineux dessinaient les arêtes de l’armature métallique. Des lustres, des appliques, des lanternes versaient sur la foule de véritables flots de lumière. Le spectacle était absolument féerique.
- Le festival ne devait commencer qu’à neuf heures. Mais dès huit heures les guichets avaient été ouverts et la foule, une foule énorme, s’y était déjà amassée. A neuf heures, la circulation était devenue à peu près impossible.
- Dix-sept musiques militaires ont participé au festival : la garde républicaine, les équipages de la flotte de Brest et de Toulon, les 1er et 3e régiments du génie, les écoles d’artillerie de Versailles, Vincennes, Orléans et La Fère, et les 24e, 31e, 101e, 51e, 39e, 74e, 73e et 72e régiments de ligne.
- Cette masse d’exécutants (douze cents environ), avait été placée sous la direction de M. Wettge, l’éminent chef de musique de la garde républicaine.
- L’installation avait été admirablement comprise. Imaginez une estrade monstre, adossée au fond du palais, du côté qui regarde la place de la Concorde. Les musiciens avaient été placés là, non point comme dans les festivals ordinaires, par corps, mais au contraire par familles d’instruments, les flûtes avec les flûtes, les clarinettes avec les clarinettes, les trombones avec les trombones, et ainsi de suite.
- Debout sur une haute tribune, drapée de velours rouge à crépines d’or, et située en face de l’estrade, M. Wettge tenait ainsi tous ses exécu-t ints dans la main.
- Neuf heures, le président de la République fait son apparition dans la loge officielle salué par une formidable acclamation.
- M. Wettge lève son bâton de commandement et, dans un unisson formidable, la Marseillaise éclate, remplit les voûtes du palais, gronde, rugit, tempête, pendant que debout et chapeau bas, les auditeurs écoutent avec une respectueuse émotion.
- Un ne peut s’imaginer l’effet produit par notre hymne national, exécuté dans des conditions semblables. Une autre chose peut bien être préférée, l’audition en plein air avec les voix, non
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- pas des masses chorales, mais de la foule. Berlioz, du reste, qui a fait pour la Marseillaise l’admirable orchestration que l’on sait, avait écrit, au moment de l’attaque : « Au.r armes, citoyens ! » cette indication superbe : « ici, tous ceux qui ont du cœur et de la voix ! »
- I)isons-le tout de suite: cette exécution a été incomparable. L’aocord des instruments entre eux, surtout, est une chose tout simplement stupéfiante.
- Immédiatement après l’exécution de la Marseillaise, le schali de Perse est venu s’asseoir aux côtés de M. Carnot, et les musiques ont salué son arrivée en exécutant l’Hymne persan.
- A ce moment le coup d’œil de la salle est merveilleux. La foule, absolument compacte, ne peut plus guère se mouvoir. Et dans le fond, sur l’estrade, où les uniformes étincellent, les musiciens, s’éventant avec leurs cartons de musique, donnent l’illusion d’un vol de papillons blancs qui battent des ailes.
- A l’hymne persan a succédé la merveilleuse ouverture d’Eymond, de Beethowen.
- Puis dans l’ordre suivant, la marche religieuse d’Alceste, de Gluck, l’air de ballet (saturnales) des Erinnyes, de MasseneL l’ouverture de la Muette de Portici, d’Auber, la Troisième marche aux Flambeaux, de Meyerbeer, la polonaise de Dimitri, de V„ foncières, le cortège de Bacchus, de Sylvia, de Delibes, et le Diamant, de Jonas.
- Tout cela a été exécuté, non seulement avec une correction irréprochable, mais avec une délicatesse de nuances tout simplement stupéfiante.
- M. Wettge a conduit cette armée en grand chef d’orchestre.
- ÉCHOS
- Visiteur de marque
- Le Novosti annonce le départ de M. Likhatchoff, maire de Saint-Pétersbourg, pour Paris.
- De la tenue, s. v. p.
- Il se trouve des visiteurs de l’Exposition qui viennent y dîner en plein air, et qui réellement commettent des plaisanteries du plus mauvais goût.
- C’est ainsi qu’avant-hier au soir, on rencontrait partout des bouteilles brisées que les dîneurs avaient jetées à terre, après les avoir vidées; des dessous de bouteilles étaient même restés sur les bancs.
- Plusieurs personnes ont été blessées.
- Toujours l’invasion anglaise
- Le nombre des voyageurs qui débarquent chaque jour à Calais, pour venir visiter l’Exposition, augmente sans cesse. Samedi' douze cent seize passagers, parmi lesquels Mlle Hatzfeld, fille de l’ambassadeur d’Allemagne à Londres, sont arrivés d’Angleterre.
- Banquet monstre
- D’après les renseignements qui ont été fournis par M. Chautemps, président du Conseil municipal, au ministre de l’intérieur, le nombre des maires qui assisteront au banquet peut être évalué à 60 0/0, ce qui ferait un total de 22,000.
- Les entrées de vendredi
- On a pu être surpris du chiffre relativement peu élevé des entrées de dimanche (215,718), comparativement à l’encombrement du Champ de Mars ; il y a lieu de remarquer que, contrairement à ce qui se produit d’ordinaire, les visiteurs, au lieu de se renouveler plusieurs fois dans la journée, sont restés jusqu’au soir dans l’Exposition, de sorte qu’à un
- moment donné le public s’est trouvé en réalité plus nombreux qu’il ne l’avait jamais été jusqu’alors.
- Un nouveau commissaire
- M. Brissaud, commissaire de police du quartier Bonne-Nouvelle, prend à partir de demain le service de l’Expos.ition, en remplacement de M. Gué-nin, qui terminait hier sa période d’un mois.
- Le roi nègre à la Tour
- Samedi, quelques instants après le schah de Perse, le roi Dinah Salifou, accompagné de la reine Philis, a fait l’ascension de la tour Eiffel.
- La reine dormait le bras au commandant Noirot. Le roi marchait seul, derrière elle, en grand costume, la croix de la Légion d’honneur sur son burnous sombre, et coiffé d’une calotte de velours violet, soutachée de broderies d’or. Il était suivi des jeunes princes et d’un musicien.
- Et les ticket m ?
- Nous demandions dernièrement, en fixant le chiffre des entrées à l’Exposition à ce jour, le nombre correspondant de tickets versés aux divers guichets.
- La différence n’est pas si grande qu’on aurait pu le supposer. Pour 10,032,233 entrées au 31 juillet, le nombre des tickets déposés est de 11,701,820, soit 1,609,787 tickets de différence.
- D’autre part, si l’on dresse, pour les trois mois déjà écoulés, la moyenne quotidienne des entrées et la même moyenne quotidienne des tickets, on trouve que pour 116,554 entrées par jour, on a dû verser 135,655 tickets.
- En résumé, depuis l’ouverture de l’Exposition, le nombre des tickets quotidiens surpasse d’environ vingt mille celui des entrées.
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- LES EXPOSANTS DE LA PERSE
- On ne sait pas assez que l'exposition de la Perse est faite par deux Français dont les magnifiques collections constituent presque exclusivement l'exhibition de ce pays étonnant, qui fut pour ainsi dire le berceau de tous les arts orientaux.
- L’exposition de ces deux belles collections, œuvres de savantes, patientes et longues recherches, a été le motif de l'adhésion de S. M. le Schah. Aussi faut-il en savoir gré à M. le général Lemaire, commissaire de l’Exposition et à M. Jules Richard-Khan, secrétaire-interprète du Schah. Sans leurs merveilleux envois, Sa Majesté persane n’eût pas eu de motif d’adhésion.
- Le général Lemaire est un homme fort aimable, très intelligent et très actif,qui a su donner à l’exposition de la Perse sa physionomie gracieuse et séduisante. Il n’en est plus à rechercher les louanges.
- M. Jules Richard est arrivé à Téhéran en en 1843. De 1843 à 1848, époque de son avènement au trône, le schah actuel, alors un enfant (il avait 16 ans lors de son avènement) a été l’élève de M. Jules Richard, qui a été son professeur de français. Après son avènement, Nazer-ed-Dine s’est attaché M. Richard comme premier secrétaire-interprète. M. Richard remplit donc ces hautes fonctions depuis plus de quarante ans et le schah lui porte une réelle affection.
- Le gala de S'Opéra
- La représentation de gala de l’Opéra, offerte hier soir aux étudiants par le ministre de l’instruction publique et Mme Fallières à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle Sorbonne, était la première des fêtes universitaires dont nous avons donné le programme ; elle a été admirablement réussie.
- Talma se vantait d’avoir joué un jour devant un parterre de rois ; les artistes qui ont chanté hier Guillaume Tell pourront dire qu’ils ont
- eu, un soir, un public plus difficile peut-être encore à réunir : deux mille spectateurs recrutés dans l’élite intelligente de la plupart des nations.
- Londres, Liège, Budapest, Bologne, Anvers, Oxford, Cambridge, Philadelphie, etc., presque toutes les facultés de France étaient représentées hier soir à l’Opéra.
- Les étudiants, en bérets, en casquettes, en chapeaux de toutes formes et de toutes couleurs, quelques-uns en robe et bonnet carré, d’autres chaussés de bottes à éperons, couverts d’une pelisse à brandebourgs et coiffes d’un bonnet à aigrette, peuplaient presque toute la salle, depuis l’orchestre jusqu’au dernier amphithéâtre. Les premières loges seules avaient été réservées pour les doyens, les recteurs, les professeurs et leurs familles.
- Le ministre de l’instruction publique occupait avec Mme Fallières l’avant-scène du balcon, à droite de la salle ; MM. Bouvier et Théve-net sont venus l’y rejoindre au cours de la soirée.
- M. Carnot est arrivé à la fin du second acte de Guillaume Tell, l’orchestre a aussitôt attaqué- la Marseillaise, et la salle entière debout a salué le chef de l’Etat de longues acclamations.
- Et lorsque, quelques instants après, M. Mel-chissédec, en costume de pioupiou, a chanté la Marseillaise, l’enthousiasme a redoublé.
- L’artiste, placé au pied d’une estrade décorée d’un buste de la République, entouré de tout le personnel de l’Opéra, tenant en main le drapeau français, a dû bisser tous les couplets de l’hymne national: quand le rideau s’est baissé, tous les étudiants debout, agitant bonnets, bérets, casquettes ou chapeaux, ont poussé un formidable cri de : Vive la France !
- M. Carnot a quitté l’Opéra après le troisième acte de Guillavtme Tell. A sa sortie, les étudiants l’ont reconduit jusqu’à sa voiture en criant : « Vive la France ! Vive la République! Vive Carnot!
- A la fin dé la représentation, le public a également manifesté chaleureusement en faveur des artistes. Mme Bossmann, MM. Duc, Dresse et Bérardi avaient d’ailleurs été rappelés après chacun des actes.
- Lorsque l’orchestre, pour terminer la soirée, a eu joué une dernière fois la Marseillaise, les étudiants français ont fait entendrede « ban » traditionnel qui est, comme l’on sait, la plus haute marque d’approbation ou d’enthousiasme de la jeunesse de nos écoles; les étudiants étrangers ont répondu par le cri de : « Vive la France! » puis tous se sont dispersés par « monômes » le long des boulevards ou de l’avenue de l’Opéra.
- L'ILLUMINATION Oü 4 AOUT
- L’anniversaire de la nuit fameuse du 4 août, a été fêté hier soir par un embrasement général de toutes les hauteurs dominant Paris.
- Dès neuf heures, du sommet de la Tour, les mille feux de Paris semblent former un firmament renversé; la soirée est cependant très brumeuse; la ligne des grands boulevards est à peine vis.ible; seule la rue de Rivoli est en pleine lumière de la Bastille jusqu’à la place de la Concorde.
- A neuf heures et demie, à un signal parti de la tour Eiffel, on voit s’allumer en même temps les fiamm.es rouges du parc de Montsouris, de la colonne de Juillet, des Buttes-Chaumont et des hauteurs de Montmartre. Montsouris est un peu caché par la brume.
- Les feux de la Bastille, plus rapprochés, brillent avec une extraordinaire intensité et font sortir de l’ombre l’Hôtel de. Ville. L’illumination des Buttes-Chaumont, d’un rouge ardent, ressemble à un grand incendie. A côté des feux de Montmartre, apparaît, le point Liane, identique à une étoile, .du Moulin de la Galette.
- A droite de 1a. tour Eiffel, on aperçoit le palais de
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- l’Industrie illuminé en l’honneur du festival militaire.
- Au-dessus de tous les feux, dominant prodigieusement toutes les lumières, le phare de la tour Eiffel projette ses grands bras lumineux. La façade du dôme central, éclairée par les feux de la tour, se dessine très nettement.
- Vers dix heures, un ballon apparaît à une cinquantaine de mètres au-dessus du sommet de la Tour Eiffel; mis en lumière par un rayon parti du réflecteur de la Tour, il fait une tache blanche dans le ciel, de plus en plus brumeux. Il reste un moment dans les airs, puis redescend lentement.
- Peu à peu, entre dix heures et demie et onze heures, tous les feux s’éteignent, et la Tour Eiffel renonce également à briller, imitant les étoiles qui ù ce moment disparaissent derrière un rideau de nuages.
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- LE SCHAH DE PERSE A VERSAILLES
- A midi et demi, le schah de Perse arrrivait à Versailles.
- Il avait quitté l’hôtel de la rue Copernic à onze heures, après avoir reçu la visite des princes sénégalais, du prince d’Annam et de l’am-bassade annamite.
- Le schah était accompagné du général Beren-ger, du comte de Balloy, d’Emine-Sultan, grand ministre, du maréchal Mouchin-Khan, ambassadeur de Perse à Constantinople, et de ses quatre grands chambellans. Le prince a traversé le bois de Boulogne, Saint-Cloud, Ville-d’Avray et a fait son entrée à Versailles à midi et demi, par les avenues de Picardie et de Saint-Cloud.
- Partout, sur son passage, le schah a été l’objet de nombreuses marques de sympathie.
- A l’hôtel des Réservoirs l'attendaient :
- MM. Fallières, ministre de l’instruction publique: Jules Comte, directeur des bâtiments civils et de Gourlet, inspecteur général du palais; Hémon, chef de cabinet; Kæmpfen, directeur des musées nationaux; Lefèvre, maire de Versailles, etc., etc.
- Après le déjeuner, c’est-à-dire vers une heure, on s’est dirigé vers le château. Le schah a longuement admiré le musée, s’arrêtant à chaque pas et demandant des explications surtout sur les sujets militaires.
- Puis on a fait jouer devant lui les grandes eaux dont l’heure avait été avancée pour lui permettre de rentrer à temps à Paris, assister nu grand festival du palais.de l’Industrie.
- Il était trois heures lorsque le schah de Perse est monté en voiture aux acclamations d’une foule énorme qui abandonnait la fête de gymnastique pour assister au départ du souverain asiatique.
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- LES GRANDS HOMMES AU PANTHÉON
- Dimanche, à neuf heures et demie, en présence d’un immense concours de population et au milieu d’un recueillement profond, a eu lieu la translation au Panthéon des restes de Lazare Carnot, Marceau, La Tour d’Auvergne et Baudin.
- Le président de la République était présent; il a pris place à côté du catafalque dressé au centre de la galerie extérieure du Panthéon.
- Plusieurs discours très patriotiques, très chaleureux, ont été prononcés, d’abord par M. Tirard, président du Conseil, puis par M.-Maze et par M. Noël-Parfait, député qui a lu quelques strophes vibrantes de Victor Hugo.
- Un défilé de troupes a eu lieu devant le catafalque ; à onze heures, le dernier pelo ton disparaissait ; les cercueils ont été alors enlevés et
- descendus dans les caveaux, en présence du président de la République et d’une cinquantaine de personnes.
- Enfin, a eu lieu à l’extrémité du transept, la pose de la première pierre du monument commémoratif.
- Cette cérémonie, si simple et si grandiose à la fois, a vivement impressionné l’assistance devant qui se dressaient les grandes ombres des héros appelés à l’immortalité par leur vaillance, leur probité et leur patriotisme.
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- SAUVAGES CIVILISÉS
- J’étais hier à l’Esplanade, dit un rédacteur du Gil Blas, et je m’étais attardé à contempler la façon dont les petits princes comprennent le maniement du fusil... à pierre. Il était tard et déjà on avait fait évacuer le campement.
- Tout à coup j’entendis derrière moi un bout de dialogue :
- — Qu’est-ce qu’il fait celui-là?
- — Bah! c’est sans doute un journaliste; ils ont tous les privilèges.
- Je me retournai .. c’était un des petits princes, un de ceux qui sont venus au Gil Blas nous faire visite à leur arrivée à Paris... A Dakar, on leur a enseigné le français, ils le parlent avec pureté, et ils mettent une certaine coquetterie à se servir de cette langue lorsqu’ils s’imaginent qu’un Européen les écoute...
- Celui qui lui avait donné la réplique était un grand diable de noir qui nous souriait en montrant ses dents blanches, d’un air qui voulait dire :
- — Hein ! Comment la trouvez-vous, celle-là? Je parle français aussi bien que vous...
- Mon embarras était extrême.
- Heureusement que M. Noirofc survint... M. Noirot, administrateur de nos possessions sénégalaises, est l’homme du monde le plus aimable : il voulut bien nous présenter... j’appris ainsi que le grand diable de nègre était Bou-Bakar-Abdoul, un lettré sénégalien qui parle dix-neuf langues ou dialectes — pas un de plus, pas un de moins.
- Bou-Bakar, avant l’Exposition, n’était jamais venu en Europe... C’est dire que la France lui était absolument inconnue : il ne connaissait notre pays que parce que nos nationaux, résidant au Sénégal, avaient pu lui en dire...
- — Mais j’ai beaucoup voyagé en Afrique, nous a-t-il expliqué, dans une contrée où les tribus se détestent, où, de peuplade à peuplade, on se considère comme des ennemis mortels... Dans ces conditions, vous voyez combien doit être difficile de s’assimiler les usages des peuples que l’on rencontre... J’y suis parvenu pourtant. Je parle dix-neuf langages, y compris le français, que j’ai appris à Dakar...
- « C’est ce qui fait que je n’ai pas tardé à comprendre les mœurs de France... Cela m’a été d’autant plus facile, que tout le monde ici nous marque de la sympathie... On est à notre égard d’une obligeance extrême, à tel point que, quelquefois, — et cela nous humilie, — on nous parle petit nègre... »
- Nous étions confondus... Bou-Bakar avait l’air de « la connaître dans les coins?... L’idée nous vint de montrer ce Parisien du Sénégal à nos amis...
- — Avez-vous été au Jardin de Paris?
- — Eh bien ! venez-y ce soir...
- — Oh non! pas ce soir... Nous devons aller au Cirque d’Hiver.
- — Vous irez une autre fois.
- — Non pas... D’abord, le roi Dinah-Salifou, mon maître, doit s’y rendre et puis, c’est Ici qu’est le mouvement (sic).
- — Qui diable vous a enseigné cette expression?
- — Des journalistes !... il en vient ici tous les jours... et même, à vous dire vrai, je les ai en méfiance... ils nous invitent à dîner, mais d’une telle façon qu’on dirait qu’ils n’ont qu’une envie, celle de se moquer de nous... Le roi Dinah-Salifou n’était pas à Paris depuis deux jours que déjà il dînait à un endroit qu’on appelle les Faucheurs. A mon sens, il aurait mieux fait de n’y pas aller, de faire comme moi... on a dû le tourner en ridicule...
- — Ne croyez pas cela et venez avec moi lundi au Jardin de Paris.
- — Eh bien ! c’est entendu, venez me prendre ici. »
- A ceux qui pourraient croire que nous exagérons, pour les besoins de l’article, le parisianisme de Bou-Bakar, nous conseillerons d’aller faire un tour au campement des Sénégalais de l’Esplanade, dix minutes de conversation les édifieront.
- Nous eûmes la curiosité de demander à Bou-Bakar ce qui, chez nous, l’avait le plus étonné.
- — L’agriculture et la police, nous répondit-il.
- — L’agriculture ?
- — Eh ! oui. Au Sénégal, on ne travaille la terre que lorsque cela est absolument nécessaire... On est très paresseux, et le travail est exactement proportionné aux besoins...
- « C’est ce qui fait qu’à partir de Marseille, j’ai été très étonné lorsque j’ai vu que tout le pays était cultivé... Mon étonnement a cessé lorsque je me suis rendu compte de la population de votre pays... Je me suis dit qu’en eflet, le nombre considérable d’habitants réunis sur un territoire, étroit relativement, rendait nécessaire le travail de tous.
- « Et c’est alors que mon étonnement pour la seconde fois s’est manifesté. Comment! vous êtes nombreux et vous courbez la tête devant les quelques hommes de police qui sont chargés de vous surveiller. Ah! si la police de votre pays avait affaire à mes amis, à ceux que j’ai laissés là-bas au Sénégal, combien elle aurait de la peine ! »
- Bref, il ne sortait pas de là, l’agriculture et la police, et, lorsqu’on l’interrogeait sur les femmes il se bornait à admirer les sentiments maternels dont il reconnaissait qu’elles étaient animées :
- — L’autre jour, nous disait-il, un enfant a été écrasé, toutes les femmes se sont empressées autour de lui et lui ont donné leurs soins, comme si cet enfant avait été le leur... Dans notre pays, cette bonté-là n’existe pas... »
- Voici que, pour ce qui est de Paris, que Bou-Bakar semble bien connaître.., vêtu de blanc des pieds à la tête, il se promène tout le jour sur les boulevards ; les mauvaises langues de l’Esplanade affirment qu’il ne compte plus ses conquêtes... mais sur ce point il est, comme nous l’avons dit, d’une discrétion extrême.
- La tour Eiffel l’a impressionné :
- — Quels hommes, a-t-il dit, que ceux qui ont pu concevoir cela...
- M. Carnot l’a également conquis :
- — Figurez-vous, nous a-t-il dit hier, que votre président n’a trouvé qu’un mot pour nous,, c’est celui-ci : « Amusez-vous ! » Que demander de plus ?
- ROUXELj Pd’ArmeSjlGS, r. Montmartre, Paris. Drcatal.25c.
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- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration (U
- (suite)
- Les Ateliers nationaux et la Fête de la Concorde.
- (21 Mai 1848)
- Le 17 avril, les « ouvriers ;>, auxquels il restait bien peu de temps pour s’occuper de leurs travaux, se rendaient au Champ de Mars, drapeaux et tambours en tête, pour procéder à ces élections ou tout au moins pour les préparer.
- Cela eût été simple et n’eût présenté aucun danger, sauf pour les femmes et pour les enfants, attendant le pain du jour, mais, comme une traînée de poudre enflammée, le bruit s’était répandu dans Paris que nombre d’exaltés, membres des sociétés communistes, s’étaient confon-
- (1) Le Champ de Mars, 1750-1889, par Ernest Maindroü. — Paris, Ludovic Bascliet, 1 volume grand in-8° illustré.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889 -
- dus avec les ouvriers et cherchaient à fomenter des troubles, visant directement le gouvernement provisoire. Le rappel fut immédiatement battu dans les rues et la garde nationale se prépara à faire face à la manifestation projetée.
- Il était une heure quand les « travailleurs » marchant par corporation et en colonnes serrées, quittèrent le Champ de Mars, précédés par une bannière sur laquelle on pouvait lire :
- Abolition de l’exploitation de l’Homme par l’homme.
- Organisation du travail
- Tout ce monde se rendait à F Hôtel de Ville. Au pont Notre-Dame, la garde nationale ferma le passage, coupant court ainsi à toute velléité de résistance. C'était une journée perdue.
- Le soir même, le cahne le plus parfait régnait dans la capitale. Une fois de plus, les Parisiens qui, d’ailleurs, commençaient à s’y habituer, en étaient quittes pour la peur.
- Désireux de se décharger d'un fardeau trop lourd et de remettre leurs pouvoirs entre les mains d'un gouvernement régulier, les membres du gouvernement provisoire avaient décidé, le 5 mars, de convoquer les collèges électoraux, à l'effet d’élire, le 9 avril suivant, les représentants du peuple à l’Assemblée nationale.
- Le temps matériel manquant pour préparer les élections, elles furent remises au 23 avril ; on se souvient qu’il s'agissait, pour la première fois, de mettre en pratique le suffrage universel, organisé par Ledru-Rollin.
- A Paris, la lutte fut relativement mesurée, mais en province, elle donna lieu à de graves et sanglants désordres : le calme réapparut cependant et l’Assemblée nationale, régulièrement constituée, put fixer sa première séance au 4 mai.
- Pour célébrer cette date, on avait résolu de préparer une fête nationale à laquelle la province fut invitée à se faire représenter. La fête dut être remise au 10 mai puis au 14 ; afin d’expliquer ce retard, qui pouvait être mal interprété, le gouvernement fit savoir que les délégués provinciaux n’étaient pas tous arrivés, mais on n’ignorait pas, dans les sphères politiques, que les hésitations gouvernementales provenaient d’une cause plus grave ; les communistes s’agitaient et parlaient ouvertement d'un mouvement révolutionnaire dont la fête de la Concorde aurait été l’occasion. Il devenait donc nécessaire, avant toute chose, d’enrayer ce mouvement et pour cela on reporta définitivement la cérémonie au 21 mai.
- Charles Blanc, alors directeur des Beaux-Arts, prépara un programme qui ne fut point goûté de tout le monde et donna lieu à de vives
- O
- .récriminations.
- « Toujours le même plagiat des temps passés, disait Alexandre Dumas, dans son journal : Le Mois. Nous aurons les bœufs à cornes dorées, les chœurs de jeunes filles. Les vers ne seront pas de Chénier ou de Lebrun, la musique ne sera pas écrite par Gossec. Voila toute la différence. )>
- Le 11 mai, les délégués du Luxembourg avaient placardé leur protestation.
- Le 13 mai, les détenus politiques avaient fait afficher un placard montrant les mauvaises dispositions dont ils étaient animés.
- Les amis de la Pologne avaient également fait connaître leur sentiment sur la fête qui se préparait.
- L'enthousiasme faisant défaut, Paris ne songeait guère à s’amuser. Seule, une dame dont l'histoire n'a pas conservé le nom, prenait la fête au sérieux. Le 10 mai, elle avait adressé à l'Assemblée une pétition ainsi conçue :
- Citoyens représentants, je suis une belle femme, âgée de 25 ans, j’ai cinq pieds huit pouces, et je pèse 220 kilogrammes. Je demande à représenter la liberté dans la fête qui aura lieu le 14 mai. Je crois que personne ne peut figurer avec autant d’avantages que moi, dans cette solennité.
- Comment fut accueillie cette alléchante ouver-
- ture, nous l’ignorons ; ce que nous savons, c'est que, malgré cette attraction imprévue, la solennité s'annonçait mal.
- Paris vivait au milieu des transes perpétuelles; les ultra-révolutionnaires, chaque jour plus violents et plus déterminés, conspiraient ouvertement, poussant le ministère aux mesures les plus propres à émouvoir la population.
- On sentait bien qu’on se trouvait en présence d’une situation pleine de périls ; personne n’ayant l’énergie nécessaire pour calmer cette effervescence dangereuse, la capitale en était arrivée à considérer l’émeute comme un mal chronique avec lequel il lui fallait vivre en bonne intelligence.
- Le 15 mai, les démocrates assemblés à la place de la Bastille avaient décidé de se livrer, bannières et drapeaux déployés, à une manifestation dont le but restait mystérieux. 11 y avait là, tant à la place que sur les boulevards, environ vingt mille manifestants. Tout ce monde se groupa sur la place de la Concorde, puis constatant que l'Assemblée n’était pas gardée et qu’un coup de main était facile, les meneurs en décidèrent immédiatement l’envahissement.
- Tout le monde connaît cet événement déplorable et nous n’avons pas mission d'en retracer l’histoire, il nous suffira de dire que la garde nationale, appelée en toute hâte, put pénétrer dans la Chambre quand une partie des émeu-tiers l’eut abandonnée et qu’avec les gardes nationaux rentra la plus grande partie des représentants.
- Une fois encore les agitateurs étaient défaits et l’ordre rétabli ; Paris songea alors à la fête de la Concorde et se prépara à la célébrer.
- Cette fois, il n'était plus question de retarder la cérémonie, on était au 17 mai et la cérémonie devait avoir lieu le 21.
- (A suivre). E. Maindron.
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- GUIDE DES ATTRACTIONS
- (Voir le Programme officiel des fêtes)
- LE JOUR
- CHAMP DE MARS
- Le matin, de 8 heures à dix heures : Visites à l’Exposition ; prix d’entrée : 2 tickets.
- L’après-midi, de midi à 6 heures : Fonctionnement des machines au Palais des Machines. — Pont roulant faisant le trajet d’un bout à l’autre du palais, prix : 50 centimes.
- JARDIN
- De 3 heures à 5 heures : Musiques militaires dans les quatre kiosques du jardin du Champ de Mars. — Deux situés entre les pavillons de la Ville de Paris et les galeries des groupes divers, et les deux autres à droite et à gauche de la fontaine Coutan.
- De 2 heures à 6 heures : Grand-Théâtre de l’Exposition et Palais des Enfants, situés à l’extrémité du palais des Arts libéraux, au milieu des pavillons des républiques américaines. — Représentations de jour. Promenoir avec exposition et bars.— Dans la Salle Mauresque : la Belle Fatma et le Concert Tunisien.
- De 2 heures à 6 heures : Pavillon de la mer, tou< chant le Grand-Théâtre de l’Exposition. — Les vagues de la mer, ville japonaise, orchestre, divertissement, buffet, glacier.
- De 1 heure et demie à 6 heures : Théâtre des Folies-Parisiennes, en face delà rue de l’Université, devant le pavillon du Bulletin officiel. — Concert-spectacle, ballets.
- Rue du Caire, bazars et boutiques; concert égyptien, danse des aimées; promenades sur les ânes blancs d’Egypte, derrière le Palais des Arts libéraux, côté de l’avenue deSufïren.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des pastellistes français, à 1 extrémité du Palais des Beaux-Arts, près du pavillon de Monaco et de la direction de l’Exploitation.
- De 10 heures à 6 heures : Pavillon des aquarellistes, à côté du pavillon des pastellistes, à l’extrémité du Palais des Beaux-Arts, coié de 1 avenue de La Bourdonnais.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Globe terrestre au millionième, Pavillon des Républiques américaines, Pavillon chinois, Palais indien, Restaurant roumain, musique; Pavillon marocain, bazars; concert marocain, danses.
- SUR LE QUAI (devant la Tour)
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir Histoire de l’habitation. — Boutiques et cafés, occupés par des orientaux en costumes nationaux.
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Panorama du pétrole international.
- Panorama de la Compagnie transatlantique et diora-mas des grands ports desservis par la Compagnie.
- GALERIES DE L’AGRICULTURE
- De 8 heures du matin à 6 heures du soir : Palais des Produits alimentaires, bars de dégustation. En face, Czarda hongroise, cuisine exotique ; musique de tziganes..
- Pâtisseries et laiteries anglaises.
- ESPLANADE DES INVALIDES
- De 2 heures à 6 heures : Concert algérien et Concert tunisien. — Spectacle varié, danses, etc.
- Travail des indigènes sous les- yeux du publie.
- Village des colonies françaises.
- Village javanais, spectacle, musique, danses.
- Panorama du TOUT-PARIS, en face de la grille des Invalides.
- (côté droit)
- Palais du ministère de la guerre. — Panorama de l’armée française.
- De 3 heures à 5 heures : Devant le Palais, musique Militaire les mercredis et vendredis.
- TROGADÉRO
- De 8 heures à 6 heures : Dans le Parc, exposition d’horticulture. Fleurs et plantes exotiques.
- Dans le Palais, exposition des trésors d’églises.
- LE SOIR
- De 8 à 11 heures, au Grand-Théâtre de l’Exposition.
- De 8 à 11 heures, au Théâtre des Folies-Parisiennes.
- De 9 à 11 heures, au Co)icert égyptien', rue du Caire.
- De 9 à 11 heures, au Pavillon de la mer.
- De 8 à 11 heures, éclairage électrique du Palais des machines et fonctionnement des machines. — Eclairage électrique de la galerie de 30 mètres et du Dôme central.
- FÊTE DE NUIT
- Tous les soirs, de 8 heures à 11 heures : Tour de 300 mètres, illuminations, projections électriques sur Paris et sur la fontaine Coutan, phare tricolore.
- Fontaines lumineuses. — Effets d’eau, éclairage électrique et multicolore des jets d’eau de la fontaine Coutan et de la rivière de 40 mètres.
- Premier effet, de 9 heures à 9 heures 20.
- Deuxième effet, de 9 heures 40 à 10 heures.
- Troisième effet, de 10 heures 20 à 10 heures 50.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- E DE raPÛSITIOH
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- ASe munir du Guide illustré de VExposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket: 10 heures du matin.
- Arriver parla porte Rapp an centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. _ Classe 34, dentelles et passementeries. — Classe 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32. tissus de laine. — Classe 3Ô, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44. produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. —- Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe '42, exposition forestière. -- Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. —Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines. Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. - Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES (2* partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, coté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du môme côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier de l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique ; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux' Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculptuie réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Coutan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir lec quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et ae Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une ld.ee d'ensemble de la galerie.
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie. — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord,broderies anciennes, porte Rapp,. société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap,, classe 27 (annexe), Bail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de là Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- Palais des Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- •Au premier otage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le
- ourtour de la galerie. Angleterre, Espagne,
- uisse, Amérique du Nord. Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée ; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aërostatinn. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix) ; de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. —Théâtre des Folies-Parisiennes. —• Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des
- Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et ie pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Hahïtation. — Les constructions de la berge de la Seine, com-prenantles machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ges galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annarn et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur ls quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’expo-j sition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la ; sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visi-; ter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- I Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- i Jardin
- ! Visiter le jardin : Horticulture française et étran-j gère; machines horticoles françaises et étrangères.
- | Curieuse exposition de plantes du Japon.
- | Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon dea travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètr js
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Gombaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage ; galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain, j Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de 1 Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux, I derrière le pavillon du Chili.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c'est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu'on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Cola » ; Antonia Perez, un type gitane-des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras,ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Ellvs sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des, Gita-nos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Mercredi 7 Août 1889
- 2e Série. — N° 84
- Le Numéro : 15 Centimes.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS POUR LA. DURÉE DE L’EXPOSITION Paris et Départements 20 fr. Étranger, le port en sus. QUOTIDIEN ILLUSTRÉ Tiré à l’Exposition dans la Galerie, des Machines, sous les yeux du public (CLASSE 58) Annonces la ligne 3 fr. Réclames — 5» Faits divers — 10 » Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M. Seymour Wade, Blomfield Ilouse, London-Wall.
- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Les petits goûters. — Chronique. — Inauguration de la nouvelle Sorbonne. — Echos. — Les Congrès. — . Le Sclialt de .Perse à Paris. — Chasse aux fraudeurs.
- — Le Champ de Mars depuis la Restauration (suite). — La Bourse. — Guide des attractions. — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et réclames.
- DÉGUSTATION DU CACAO VAN HOUTEN (A gauche du Dôme central)
- Les petits goûters
- Rien n’est charmant comme les goûters à l’Exposition.
- Il est quatre heures, et depuis le matin on a parcouru les longues galeries. — On a dépensé son attention à toutes les vitrines, on est fatigué, on demande grâce et l’estomac, à peine lesté à l’heure du déjeuner, crie famine.
- Où s’asseoir? On est avec des dames, que le
- brouhaha des cafés effraie, on est avec de ravissants bébés, auxquels il est impossible de faire prendre de ces boissons frelatées, qui, ces jours derniers, ont occasionné des maladies si graves que l’administration a cru devoir intervenir pour imposer les analyses du laboratoire municipal.
- Mais on a faim, que faire?
- C’est très simple : on est aux environs du dôme central. Là, à gauche, une jolie façade de maison en briques rouges, des tables et des sièges rustiques mais d’un grand confortable,
- de jolies servantes hollandaises fraîches et roses, les bras nus, vous sollicitent.
- Asseyez-vous : demandez, pour vous, pour madame et vos enfants une tasse de cacao et vous ferez tous ensemble un goûter délicieux, réconfortant, sain et bon. C’est comme un velours sur l’estomac et cela coupe la journée d’une façon très agréable entre le déjeuner et le dîner.
- Du reste, qui est-ce qui ne connaît pas le cacao van Houten?
- Cet aliment, nutritif au premier chef, est re-
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- BULLETIN OFFICIEL DE L'EXPOSITION DE 1889
- -connu par tout le monde comme étant préférable aux chocolats, à cause de l’absence du beurre de cacao ; c’est une graisse qui ne peut que nuire à l’estomac et qui est la substance essentielle des chocolats.
- Le cacao van Houten est un aliment qui mérite d’être popularisé et qui est recommandé aux malades et aux convalescents.
- Les médecins les plus autorisés ont déjà donné des attestations qui défient toute critique.
- Le fondateur de la maison van Houten a cherché, depuis le commencement du siècle, à lutter contre les défectuosités du chocolat, et il est arrivé, grâce à des efforts incessants, à débarrasser les fèves de leur superflu de graisse, tout en conservant au résidu sa force, son arôme agréable, sa pureté, et en arrivant à préparer la boisson que nous louons plus haut.
- Le pur cacao soluble a d’abord été adopté par l’Angleterre ; mais, peu à peu, tous les pays y viennent.
- Trois boissons se disputent actuellement les suffrages des consommateurs: le café, le thé et le cacao.
- Eh bien ! c’est le cacao qui est victorieux.
- La statistique le prouve surabondamment: de 1878 à 1879, la consommation du cacao est restée à peu près stationnaire et n’a guère dépassé six millions de livres par an, mais à partir de 1880 la progression a été considérable et a atteint quinze millions de livres. C’est un succès mérité auquel on ne peut qu’applaudir et ce ne sont pas seulement les petits goûters de l’Exposition qui affirmeront le succès du cacao Van Houten, c’est son adoption définitive dans toutes les familles pour les déjeuners et les collations intimes.
- CHRONIQUE
- La caractéristique de l’Exposition actuelle, c’est « le colossal ! »
- Les constructions d’abord, la Tour Eiffel ensuite, et, qui plus est, les fêtes de toutes sortes qui se succèdent dans l’Exposition ou aux environs.
- C’est comme une fièvre intense de grandiose, de surprenant, de non encore vu : une fois le mouvement donné dans ce sens à la première solennité, tout a suivi.
- La série commence à compter.
- Nous avons eu successivement le bal de trente mille personnes au Palais de l’Industrie et, dans le même décor féerique, nous aurons, sous peu de jours, vingt-deux mille maires qui dîneront à l’aise.
- Avant-hier, sous la nef immense, la Marseillaise était exécutée par 1,200 musiciens, et l’enthousiasme a été tel que j’ai cru un instant que la coupole allait s’écrouler sous les vivats.
- Le matin, aux Tuileries, autre chose colossale : un lâcher de trente mille pigeons 1
- Toutes les sociétés colombophiles de France avaient envoyé leurs pigeons voyageurs àM. Tol-lard, convoyeur de la fédération de la Seine.
- On avait installé les cages en demi-cercle, dans T’espace situé entre le grand bassin des Tuileries et la place de la Concorde.
- Un premier départ a eu lieu à 9 heures 8 pour les pigeons des sociétés de la Gironde et du midi de la France. Les pigeons, après avoir hésité et tournoyé un instant, ont pris leur vol •du côté de l’obélisque, et ont bientôt disparu dans la direction du sud.
- Le second départ, de beaucoup le plus important, a eu lieu à neuf heures et demie. Plus de 25,000 pigeons, appartenant à la Fédération colombophile roubaisienne des quarante et une .sociétés de Roubaix, aux sociétés de Reims (le Pigeon franc-rémois, le Courrier rémois, etc.),
- aux sociétés de Charleville, de Cambrai, de De-nain, de CRauny, etc., ont pris leur vol à la fois, formant un immense nuage de plumes d’un gris bleuâtre, et fendant l’air avec un grand bruit d’ailes.
- Tous les pigeons, guidés par l’instinct, ont pris d’abord la direction du Nord, puis ils sont revenus en tournoyant, incertains de leur route ; enfin, sûrs cette fois, ils ont repris leur direction première.
- Des appareils de photographie instantanée avaient été installés sur des échafaudages pour reproduire le départ des pigeons à la sortie des cages et ensuite le vol à une centaine de mètres de hauteur.
- ***
- Tout cela devient effrayant, pyramidal, et pourrait bien ébranler les cerveaux faibles; nous arrivons à donner à tout des proportions tellement démesurées que l’optique ordinaire, celle du sens moyen, celle de la raison, risque fort d’être faussée au moins momentanément.
- L’intention est louable, sans doute, de la part des organisateurs de toutes ces belles fêtes, et le schali de Perse, qui y assiste, s’il nous juge par la hauteur de la tour Eiffel, par le nombre des danseurs de nos bals, des dîneurs de nos banquets et des musiciens de nos orchestres, doit nous prendre, sans nul doute, pour un peuple de géants.
- Soit : mais le tout sera de se maintenir à ces hauteurs.
- A
- Nous avons commencé, dans une précédente chronique, à noter tous les mots typiques prononcés de ci de là par le schali : nous continuons.
- Avant-hier, dans sa visite au château de Versailles, Nasser-ed-Din a particulièrement regardé les tableaux militaires; il s’est arrêté notamment devant la Prise de Gonstantine, VAttaque de la citadelle d’Anvers et la fameuse Prise de la Smalah.
- 11 contemple très attentivement aussi, dans les salles voisines, la Bataille ’de Magenta, et se fait indiquer les noms des personnages qui y figurent. Devant la toile représentant la Fédération des gardes nationaux le 14 juillet 1790, qui eut pour théâtre, comme on sait, le Champ de Mars, le schali demande à quel endroit du tableau se trouverait la tour Eiffel.
- Bien amusant ce détail, et qui prouve une fois de plus comme l’imagination du monarque oriental est hantée par le colosse de fer, dont il n’a encore osé escalader que le tiers.
- Dans la galerie des glaces, où, le 5 mai dernier M. Carnot et les grands corps de l’Etat se trouvaient réunis pour célébrer le centenaire de l’ouverture des Etats généraux, le schah rappelle cette cérémonie et demande des renseignements sur les places occupées par tels ou tels personnages; il est toujours très friand de ces menus détails.
- A un moment il entend, non loin de sa voiture, des camelots — ces gens ne respectent rien — crier à tue-tête : « Demandez, demandez !... la manière de traiter les femmes comme elles le méritent! » O ombre du grand roi!
- Nasser-ed-Din part d’un éclat de rire, et il faut séance tenante qu’on aille lui acheter la petite brochure contenant la précieuse recette.
- Reste à savoir si les fontaines lumineuses du Champ de Mars n’ont pas éclipsé pour lui les splendeurs, déjà bien anciennes, du bassin de Neptune.
- F. L.
- Inanpration 3e la nouvelle Sorbonne
- Un tiers seulement de ce qui constituera l’immeuble de la nouvelle Sorbonne est actuellement achevé ou à peu près.
- C’est ce tiers, affecté aux services administratifs de l’Académie de Paris, et contenant en outre un magnifique amphithéâtre de trois mille places, qui a été inauguré hier par le ministre de l’instruction publique, en présence du président de la République, de plusieurs anciens ministres de l’instruction publique, des ambassadeurs d’Angleterre et d’Italie, de députés, parmi lesquels nous avons remarqué nos amis MM. Barodet, Sigismond Lacroix, Bour-neville. Etaient aussi présents, M. Chautemps, président du Conseil municipal de Paris; M. Jacques, président du Conseil général de la Seine, plusieurs conseillers municipaux, parmi lesquels celui du quartier, M. Deschamps, les membres des diverses académies, enfin tout le monde de la maison, si l’on peut ainsi parler, c’est-à-dire les conseils généraux des diverses Facultés, les professeurs. Tout le reste de l’immense amphithéâtre était, pour le parterre, occupé par les étudiants, et pour les tribunes, par des invités parmi lesquels beaucoup de dames, et en particulier Mme Carnot.
- Le programme de la cérémonie comprenait un discours du recteur de l’Académie, M. G-réard; une conférence sur l’histoire des mathématiques, qui a été faite par le doyen des professeurs de sciences, mais que personne n’a entendue, le pauvre M. Hermithe n’étant plus jeune; un discours du président du Conseil municipal, et, pour clore, un discours du ministre actuel de rinstruction publique, M. Faîtières.
- « Il y a quatre ans, presque jour pour jour, a dit M. Gréard, en posant la première pierre de la Sorbonne restaurée et agrandie, nous exprimions l’espoir que le Centenaire de 1789 en verrait l’inauguration. Grâce à la remarquable diligence avec laquelle les travaux ont été conduits, nous sommes prêts. Et parmi les satisfactions que nous devons à cette heureuse échéance, pourrais-je omettre le concours si empressé des représentants des Universités étrangères ? Saisissant l’occasion, de l’Exposition universelle et de ses congrès, ils ont eu à cœur de se joindre ici aux délégations des universités françaises. Qu’ils soient assurés que nous sentons tout le prix de ces gages de confraternité ! »
- L’orateur a ensuite retracé l’histoire de la Sorbonne, mais sans sortir de cette forme.de littérature universitaire malheureusement bourrée de lieux communs et de formules toutes faites. Sous ce rapport la nouvelle Sorbonne aurait beaucoup à marcher et vivement si elle ne veut pas rester outrageusement retardataire.
- M. Faliières, d’ailleurs, a paru comprendre tout l’effort qui reste à accomplir pour élever l’enseignement à la hauteur de la mentalité contemporaine.
- Ce passage de son discours, où il s’adressait aux étudiants aussi bien qu’aux professeurs est à retenir.
- « Il y a cent ans, les universités de l’ancien régime agonisaient. Abandonnées depuis longtemps déjà par cet esprit vivant qui avait fait autrefois de l’Université de Paris la grande clarté du moyen âge, elles mouraient pour n’avoir pas reconnu un nouveau principe de vie dans le nouvel esprit qui, depuis Descartes, avait tout conquis et tout occupé, les sciences de la nature après les mathématiques, les sciences de l’homme après celles de la nature.
- « A leur place, la Révolution avait rêvé d’établir de vastes écoles encyclopédiques, où toutes les sciences se fussent rencontrées, s’animant mutuellement dans une harmonie comparable à celle des lois de la nature et des facultés de l’esprit humain.
- « Cet admirable programme n’aboutit pas. Après trois quarts de siècle, vous l’avez repris, messieurs. Nous le reprenons avec vous. »
- Pour notre part nous en acceptons l’augure, et les professeurs entendront; car on meurt pour ne pas vouloir reconnaître les nouveaux principes de vie.
- M. Chautemps avait à faire, au nom de la Ville, remise du monument à l’Etat; car on
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- sait que la nouvelle Sorbonne est construite, partie aux frais de Paris, partie à ceux de l’Etat.
- « Le rôle du président du Conseil municipal qui, a-t-il dit, est d’affirmer devant vous l’intérêt que portent à la cause de l’enseignement supérieur les représentants de la population parisienne serait d’ailleurs un soin superflu : les sacrifices consentis pour la reconstitution de la Sorbonne sont, à cet égard, le plus éloquent des discours : ils disent assez qu’à nos yeux la puissance et la prospérité d’un pays sont intimement liés au sort qu’il sait faire à ses savants, à ses écrivains, à ses artistes, et que les sommes consacrées au développement des hautes études ne se traduisent pas seulement en progrès industriels, mais en une élévation du niveau moral et intellectuel de la nation tout entière, qui centuple la valeur de l’individu et assure à un peuple l’avantage sur ses rivaux. »
- Mais lui aussi, manifestant les désirs si souvent exprimés des esprits de progrès, a déclaré qu’il y avait à faire ce qui n’a pas encore été fait, et il a laissé percer le désir et l’espoir que la municipalité serait bientôt admise à l’initiative et à la lutte pour le progrès de renseignement supérieur.
- Voici ses paroles à ce sujet :
- « Est-ce à dire, messieurs, que les vœux du Conseil municipal soient dès maintenant satisfaits? Ce serait méconnaître toute l’étendue de son ambition : adversaires résolus de la centralisation et de l’uniformité quand elles ne sont point imposées par des nécessités supérieures, nous nous souvenons de la noble et féconde rivalité qui animait autrefois, dans certains pays, des universités voisines, et nous avons la témérité de penser qu’en accordant à la ville de Paris le droit d’organiser des cours d’enseignement supérieur, les pouvoirs publics feraient œuvre utile pour la science et pour la République. »
- Ces visées d’avenir ont trouvé un retentissant écho dans cette jeunesse qui, en.effet, doit avoir soif du savoir, comme elle a marqué aux paroles suivantes de M. Ghautemps, qu’elle avait soif de liberté.
- « L’impression que nous éprouvons ici, disait l’orateur, est celle d’un profond respect, et c’est bien à tort que l’on accuserait les démocraties d’avoir banni d’elles-mêmes ce sentiment élevé; dédaigneuses à l’égard des prétentions de la fortune et de la naissance, elles s’inclinent devant la science, et ceux-là sont. les premiers à reconnaître la souveraineté bienfaisante des savants et des penseurs, qui sont le moins disposés à subir une autre domination. »
- L’allusion fut immédiatement saisie, et c’est par une triple salve d’applaudissements que les étudiants la soulignèrent et y répondirent.
- Quand la solennité officielle fut terminée aux sons de la Marseillaise, ce fut la fête impromptue qui commença; l’ovation chaleureuse à toutes les délégations de la province et de l’étranger que tous les orateurs officiels avaient déjà remerciés d’avoir de tant de points du monde de l’étude accepté si cordialement l’invitation des étudiants-français.
- Après les vivats de reconnaissance et de fraternité, tous ces représentants de tant d’écoles diverses se réunirent en cortège, qui, bannières en tête, parcourutles principales voies du quartier en chantant la Marseillaise.
- Hier soir a eu lieu, au ministère de l’instruction publique et des beaux-arts, le dîner officiel offert par M. et Mme Fallières, à l’occasion de l’inauguration des nouveaux bâtiments de la Sorbonne,
- Mme Fallières faisait les honneurs avec sa bonne grâce accoutumée et présidait la table.
- Le dîner a été suivi d’une brillante réception sur invitations personnelles. Les invitations ont été très nombreuses. La plupart des fonctionnaires de l'enseignement supérieur, de l’enseignement secondaire, de l’enseignement primaire, des délégués des Conseils généraux, des Facultés, accompagnés de leurs dames, ainsi que beaucoup d’étudiants, se pressaient dans les salons et dans les jardins de l’hôtel de la rue de G-renelle.
- Salons et jardins avaient été richement décorés et éclairés pour la circonstance.
- Pendant toute la durée du dîner et de la réception, l’excellente musique de la garde répu-
- blicaine a exécuté les meilleurs morceaux de son répertoire.
- Un bal qui s’est ouvert après la réception et qui s’est prolongé fort avant dans la nuit, a dignement clos cette belle fête universitaire.
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- ÉCHOS
- Les entrées à* l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 140.256.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage................. 10.936
- Du 1er au 2me.............. 7.142
- 2° étage direct............ 2.o61
- Du 2e étage au sommet... 4.209
- En tout.............. 24.848
- Les Congrès
- Aujourd’hui,, séances d’ouverture de quatre nouveaux congrès internationaux :
- Congrès de psychologie physiologique. — Congrès de l’enseignement secondaire et supérieur. — Congrès des sciences géographiques. — Congrès de photographie.
- Les séances des deux premiers se tiendront du 6 au 10 août; celles du troisième, du 6 au 12 août et celles du quatrième du 6 au 17 août.
- A qui le tour ?
- Pardon ! je voulais écrire : « A qui la Tour ? » Et ce n’est pas un lapsus, car les deux peuvent se dire, tout comme lurbci ruil et barba ruunt.
- Paris a sa tour, la Tour Eiffel. Voici que la Suisse vient d’en inaugurer une petite, un entant de tour (ce n’est pas un mot), une tourette de cent pieds, modèle Eiffel, à Eschenberg, hauteur voisine de Winterthur.
- Si la petite tour de Winterthur n’est pas haute, par contre elle est bâtie à 595 mètres au-dessus du niveau de la mer.
- Si la Tour Eiffel était là, on verrait la Suisse tout entière et l’on s’élèverait à 900 mètres au-dessus des flots inconstants de l’Océan.
- M. Eiffel est en Suisse. Ira-t-il voir la réduction de son colosse du Champ de Mars ?
- Plus haut que sou roi !
- Le général Mirza Riza Khan, aide de camp général du sçhah de Perse, a fait samedi soir, à neuf heures, l’ascension de la tour Eiffel,
- Il est monté intrépidement jusqu’au sommet de la Tour, au-dessus de la troisième plate-forme.
- A l’Esplanade
- Le service des musées coloniaux et des renseignements commerciaux vient d’être ouvert au public, à l’esplanade des Invalides.
- Ce service, placé sous la direction de M. des Tournelles, commissaire-adjoint de l’exposition coloniale, comprend les trois sections suivantes :
- lre section. — Echantillons et produits étrangers.
- 2e section. — Renseignements commerciaux, exportation de la France aux colonies.
- 3e section. — Renseignements commerciaux, exportation des colonies en France.
- On a annexé à ce service un cabinet de lecture où le public trouvera gratuitement la collection très complète de nos journaux coloniaux, et un grand nombre de feuilles étrangères.
- Un numéro persan
- Le numéro franco-persan du Figaro de la tour a paru dimanche à midi.
- Plusieurs personnages de la suite de S. M. le schah de Perse se trouvaient sur la deuxième plateforme de la tour, ou moment où les premiers numéros sortaient des presses. Il les ont enlevés immédiatement par paquets de 25 et de 50 exemplaires et la foule a aussitôt suivi leur exemple. Pendant toute l’après-midi, les visiteurs se sont littéralement écrasés au guichet de vente du Figaro.
- Le treizième dimanche
- Dimanche il y a eu, comme d’habitude, une foule considérable au Champ de Mars. Les mêmes incidents que précédemment se sont produits. C’est ainsi qu’un certain nombre de dîneurs ont imaginé de briser, après les avoir vidées, leurs bouteilles
- dans les avenues; d’autres avaient laissé des reliefs-deleur repas, os, croûtons de pain, sur les bancs.
- Ce sont là des plaisanteries de très mauvais goût. Si l’administration tolère ces petits dîners champêtres, il ns faut pourtant point lui faire regretter, par un tel manque de savoir-vivre, l’amabilité de ses procédés.
- Une nouvelle à sensation
- On assure qu’Arsens Rlondin, dont la périlleuse-ascension de la Seine a fait tant de bruit il y a quelques années, ferait, sur un fil de fer tendu tout exprès, le trajet de la Tour Eiffel au dôme central de l’Exposition.
- Ce qu’il y a de plus extraordinaire, c’est qu’Arsens Rlondin a fait à ce sujet un pari qu’on dit être de cent mille francs; il s’est engagé à faire le trajet qui est considérable, en moins de cinq minutes. Pour arriver à ce résultat, il devra courir s.ur le fil de fer au grand galop, d’un. point extrême a l’autre.
- Le jour où Arsens Rlondin fera cela, il y aura du monde à l’Exposition, — l’administration pourra, sans hésitation, demander dix ou vingt tickets aux. visiteurs.
- Fêtes à l’Esplanade
- M. Berger, directeur général de l’exploitation, s’est rendu à l’esplanade des Invalides où il a conféré-avec plusieurs commissaires généraux étrangers.. Dans cette conférence, il a été décidé en principe* que des fêtes orientales, auxquelles on chercherait à donner tout l’éclat possible, seraient organisées à l’esplanade, si délaissée le soir jusqu’à présent. .
- Ce ne serait que justice.
- Une juste révocation
- Un gardien des galeries. industrielles, nommé-IL, qui avait interpellé grossièrement des visiteurs,, de nationalité étrangère, a été révoqué par arrêté du directeur général de l’exploitation.
- La leçon est bonne.
- Trop encombrants
- Le service d’inspection est passé avant-hier dans tous les bars étrangers de l’Exposition et les a invités à mettre immédiatement de côté les objets encombrants dont ils avaient embarrassé leurs abords.
- LES CONGRÈS
- Dimanche à quatre heures, s’est tenue dans, le grand amphithéâtre de la Faculté de médecine, la séance d’inauguration du Congrès international d’hygiène.
- La salle, décorée magnifiquement, était remplie d’une foule d’hygiénistes venus de tous les-points du monde. Vingt-huit nations sont représentées à ce congrès qui compte environ six cent cinquante membres, parmi lesquels les délégués de l’Académie de médecine, des principales sociétés savantes de la France et de l’étranger, des ministères, des conseils d’hygiène, d’un grand nombre de municipalités, etc.
- M. le docteur Brouardel, doyen de la Faculté-de médecine, qui présidait la séance, a prononcé un important discours, fréquemment applaudi, dans lequel il a indiqué la marche progressive de l’hygiène publique depuis douze ans, les services que cette science a rendus pour l’assainissement des villes, les services qu’on attend d’elle pour l’assainissement des ports, pour la protection contre les falsifications, etc. L’orateur estime que la science théorique est assez forte pour que maintenant on puisse avec profit passer aux actes.
- La France, par exemple, perd chaque année, par variole et par fièvre typhoïde, 25 à 30,000-jeunes hommes de dix-huit à trente ans; l’hygiène permettraitde les conserver à leur famille,, à leur patrie. Il suffit de le vouloir.
- Après les allocutions courtoises de plusieurs délégués étrangers, le docteur H. Napias, secrétaire général, a exposé l’ordre des travaux du congrès et remercié tous ceux qui ont aidé à sa réussite et tout particulièrement les représentants de la presse, qui n’ont pas marchandé leur concours.
- Les congrès scientifiques
- Celui de l’alcoolisme a eu lieu du 29 juillet au 1er août. M. Léon Say a ouvert la discussion en montrant que l’alcoolisme augmente de jour en jour, exerçant sur l’état physique et moral
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- des buveurs une action néfaste qu’il faudrait enrayer.
- La situation de l’Etat est difficile, comme l’a bien démontré dans son rapport au Sénat M. Claude, car d’une part il doit protéger l’industrie nationale des alcools, et, d’un autre côté, entraver la passion du consommateur. L’Etat peut-il surveiller la qualité des alcools ? Il faudrait au préalable que les chimistes s’entendissent, car suivant la production d’un pays et sa situation économique le pas est donné à l’alcool de fruit sur l’alcool d’industrie et réciproquement. On se heurte contre les politiques quand on songe à restreindre la quantité d’alcool consommée. L’alcool est, paraît-il, un puissant agent électoral, car, depuis le suffrage universel, on voit progresser l’alcoolisme.
- Le congrès doit rechercher la solution de ces deux questions : Quels sont les meilleurs moyens de surveiller la qualité des alcools et •ceux à mettre en action pour limiter la consommation des alcools ?
- Plusieurs moyens sont proposés.
- M. Yvernès, après avoir montré les relations qu’il y a entre l’accroissement de la consommation de l’alcool et le développement de la criminalité et de la folie, propose des lois restrictives analogues à celles qui furent très sévèrement appliquées en Finlande en 1887, et qui ont amené une réduction considérable de la proportion d’alcool consommé par chaque individu.
- Ainsi, de 1874 à 1880, cette quantité atteint 6 litres 10. Après la première application des lois, elle tombe en 1883 à 4 litres 63, en 1887 à 3 litres 55, en 1888 à 2 litres 06.
- En France, le chiffre du débit a augmenté de 15 0[0 depuis douze ans. Les crimes et les cas de folie ont augmenté dans une progression parallèle.
- MM. L. Say, Yvernès, Caudelier, sont d’avis de restreindre le nombre des débits de vin.
- M. Drysdal, délégué du Medical Tempérance Society, de Londres, propose un procédé plus radical : c’est de supprimer totalement l’usage des boissons fermentées.
- M. Couderlier répond que cette abstinence ne convertira personne dans un pays qui produit du vin comme la France, que, du reste, l’alcoolisme est de date récente et que c’est l’alcool de mauvaise nature, à l’aide duquel on frelate le vin, qui est cause de l’intoxication.
- M. le pasteur Neiff propose de diminuer le nombre des débits et de moraliser la clientèle par les lois sociales et surtout par l’action individuelle, en obtenant des buveurs le renoncement absolu .aux boissons alcooliques.
- Le président met aux voix les vœux suivants :
- 1° Le congrès, après discussion, admet que la progression de l’alcoolisme marche de pair avec celle de la criminalité, de la folie et des suicides. •
- 2° Il pense que la diminution du nombre des débits de boissons est un des moyens de réduction de l’alcoolisme et invite le gouvernement à prendre des mesures pour réaliser cette réduction.
- M. Lancereaux, qui vient d’arriver, affirme que c’est là un vœu bien platonique dont un gouvernement démocratique comme le nôtre n’aura cure. Je suis un peu bien de son avis.
- Ce n’est pas là une conclusion pratique. Puisqu’on reconnaît que ce sont les alcools de mauvaise nature qui sont cause de l’alcoolisme, qu’on les proscrive absolument, qu’on fasse une guerre à mort aux fabricants de fausses liqueurs et de vins frelatés. Qu’on saissise leurs produits, qu’on ferme leurs distilleries, qu’on les écrase d’épouvantables amendes qui les ruinent une fois pour toutes et les empêchent de recommencer. Yoilà qui sera à merveille. Mais supprimer le vin ou l’alcool à l’ouvrier. Allons donc ! Ce sont pour lui deux aliments précieux, quand ils sont de bonne nature. Le vin et l’alcool, à condition qu’on les prenne en quantités raisonnables, sont des toniques et des stimulants utiles, presque indispensables même aux gens qui, mal nourris, sont obligés de faire une grande dépense de force physique.
- Le peuple a pour le vin un faible qui est peut-être un préjugé, mais un préjugé fondé sur un principe juste et parfaitement respectable. Ce qui ne l’est pas, c’est l’industrie de ces em-
- poisonneurs qui s’enrichissent en vendant des produits frelatés et qui n’ont pas honte de compromettre à jamais, dans un but de lucre personnel, la santé de leurs concitoyens. Pour ceux-là, l’Etat doit se montrer inexorable. C’est son intérêt pur et simple, car les alcooliques, alors qu’ils deviennent aliénés ou déments, ne peuvent plus travailler. Ils encombrent les asiles et les dépôts de mendicité. Leurs enfants scrofuleux, idiots, épileptiques ou rachitiques ne sont jamais bons à rien, et c’est encore à l’Assistance publique qu’ils doivent réclamer le pain quotidien. — Tout cela pour le bénéfice de quelques industriels sans vergogne ! — Eh bien non, un tel état de choses n’est pas supportable, et il faut espérer qu’un jour viendra où les Congrès d’hygiène seront plus catégoriques, où l’Etat comprendra mieux, ses intérêts et qu’un moment enfin nous aurons la satisfaction de voir châtier, comme ils le méritent, les empoisonneurs ennemis du Laboratoire municipal.
- LE SCHAH DE PERSE A PARIS
- De toute la matinée d’hier, le schah de Perse n’est pas sorti de chez lui; il a reçu l’ancien premier ministre du bey de Tunis, Mustapha-Ben-Ismaïl, avec qui il a tenu une longue conversation.
- De son côté, hier matin, le grand-vizir Emin Sultan est allé à l’Exposition en compagnie du général Mirza-Nizam, aide de camp de Sa Majesté. Ils ont tous deux examiné des machines dont ils désirent faire l’acquisition et les ont, non sans exciter un certain étonnement chez les constructeurs, examinées avec une compétence remarquable,
- Mirza-Nizam, pour sa part, est un ingénieur de grand mérite. Il est très fier de son titre d’ancien élève de notre Ecole polytechnique, sorti le premier de sa promotion il y a quelque vingt ans.
- Huatriëme visite à l’Exposition
- A deux heures de l’après-midi, le schah, pour la quatrième fois depuis son arrivée à Paris, s’est rendu à l’Exposition.
- Il est descendu devant la porte de l’Esplanade, dite porte des affaires étrangères. D’abord il est entré au pavillon de l’Algérie, où il a vu successivement la galerie des beaux-arts, la galerie des vins et la salle consacrée au département d’Oran.
- Le schah Nasser-ed-Din s’est complaisamment arrêté à la section tunisienne. C’est que, dans tout l’Orient, Tunis jouit d’une certaine réputation de sainteté et que ses habitants passent pour les plus policés et les plus civilisés du monde musulman. La sellerie et les broderies tunisiennes sont en renom en Asie comme en Afrique.
- Le roi de Perse a parcouru les souks, et il est entré directement chez les frères Barbouchi, qui lui ont fait un profond salut à l’arabe. Le schah les a reconnus comme musulmans. Il a acheté chez eux une fermia, veste de femme violette soutachée d’or et d’argent fin, d’un très grand prix.
- Les marchands ont salué le souverain musulman au passage et lui ont offert des souvenirs. Le Ka-houadji lui a offert le café arabe. Il s’est montré généreux envers tous.
- En sortant des souks, Nasser-ed-Din a pris plaisir à assister, au concert tunisien, à la fameuse danse du ventre. A l’une des danseuses qu’il avait distinguées, il a fait donner une pièce d’or.
- La jeune Africaine, peu au fait du langage des cours, a exprimé sa gratitude en disant : « Merci, mon chéri !» Et Sa Majesté a daigné sourire de cette boutade un peu... familière. A ce moment est survenu le général Si-Mohammed-Assoury, chef de la municipalité de Tunis, que M. Berger a présenté au souverain.
- Après avoir traversé rapidement le pavillon central des colonies, le pavillon de la Cochinchinë, le village tonkinois, la pagode d’Ancore et le Ivam-pong javanais, le schah est entré à l’exposition du ministère de la guerre.
- Il a admiré surtout les gigantesques proportions du canon Ganet de soixante-six mille kilogrammes.
- Puis on l’a conduit devant la mitrailleuse Maxim dont on a, sous ses veux, fait jouer le mécanisme-Mais, Sa Majesté désirant voir le fonctionnement complet du canon, o.i a chargé la pièce et tiré sur une plaque de tôle, une cinquantaine de balles, ce. en deux secondes, au grand ébahissement de la plupart des assistants.
- Un coup d’oeil sur le ballon militaire dirigeable Renard et Krebs, et l’on retourne au chemin de fer entre deux haies de soldats coloniaux qui rendent les honneurs.
- Arrivé à la porte Desaix, le souverain demande à descendre, et va au pavillon indien faire de nombreuses acquisitions : boîtes sculptées, objets en argent ciselé, écrans, éventails et riches étoffes. On rçvient au pont d’Iéna, où l’escorte et les voitures attendent; mais le schah, au moment de partir, aperçoit le panorama transatlantique et il faut l’y conduire.
- A l’intérieur il s’arrête longtemps devant une des vues qui représente un salon de paquebot et tout à coup s’écrie : « Le schah est mat! » On se regarde avec étonnement, il s’agit tout simplement d’une partie d’échecs que jouent deux personnages peints sur la toile. L’un des joueurs vient en effet de gagner la partie en faisant mat le roi (le schah) de son adversaire.
- En sortant du panorama, le souverain est aussitôt monté en voiture pour regagner son hôtel, enchanté comme toujours des nombreuses manifestations de sympathie qui s’étaient produites sur son passage.
- ISrOUVELIjBS
- L’administration de l’Eden-Theâtre vient d’être avisée officiellement que le schah de Perse, accompagné de toute sa suite, assistera jeudi à la représentation d ’Excelsior.
- La représentation de gala donnée hier soir é l’Hippodrome en l’honneur du schah, a parfaitemen t réussi.
- Le souverain persan est arrivé à huit heures quarante minutes, accompagné seulement par les officiers de sa suite et du général Bérenger.
- La direction de l’Hippodrome avait tendu une grande loge à son intention.
- Un chemin spécial, garni d’arbres verts, partant de l’extérieur des premières, conduisait à la loge.
- Le plafond de la salle, complètement pavoisé, offrait un merveilleux coup d’œil.
- A l’entrée du schah, l’orchestre a exécuté l’hynn.c persan, qui a été vivement applaudi par les sp< c-tateurs.
- Beaucoup de jolies toilettes dans la salle.
- Plusieurs ovations ont été faites au schah qui répondait en se levant et en saluant de la main les spectateurs.
- CHASSE AUX FRAUDEURS
- Plusieurs délégués de fabricants d’articles d’Orient sont venus trouver M. Berger, auquel ils ont expliqué le tort que leur fait la récente application du règlement interdisant la vente d’objets orientaux fabriqués à Paris.
- M. Berger s’est retranché derrière le règlement et a déclaré qu’il ne pouvait nullement autoriser la vente, même partielle, des produits visés par sa dernière circulaire.
- M. Berger, accompagné de son chef de cabinet, M. Thurneyssen, a parcouru hier matin toutes les
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- galeries de l’agriculture et l’esplanade des Invalides, et décidé que des mesures seraient prises pour éviter le retour d’un certain nombre d’abus qui s’ôtaient produits dans les kiosques et les différents établissements de consommation.
- A
- Un concessionnaire de l’esplanade des Invalides s’était vu interdire dans un des deux kiosques qu’il exploite la vente de certaines denrées.
- L’administration ayant fait fermer l’un de ces kiosques, après plusieurs avertissements, le concessionnaire eut l’idée géniale de porter dans son second établissement toute la marchandise interdite.
- L’inspecteur principal a trouvé là plaisanteiûe de mauvais goût, et les deux kiosques ont été fermés hier.
- A
- Les inspecteurs du service du laboratoire municipal ont fait neuf saisies de vins dans les différents kiosques du Champ de Mars.
- Quelques-uns des échantillons prélevés étaient colorés artificiellement, les autres étaient à la fois plâtrés et colorés.
- Les débitants de ces liquides seront traduits en police correctionnelle. Bonne leçon et bon exemple à l’adresse des confrères.
- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration W
- (suite)
- Le programme publié le il mai était conçu dans les termes suivants :
- PROGRAMME
- FÊTE DU CHAMP DE MARS
- Le 14 mai sera célébrée à Paris la seconde fête de la République nouvelle. Cette cérémonie empruntera, comme la première, de l’attitude du Peuple, le caractère de grandeur qui convient à l’une des futures institutions de la démocratie.
- Dès huit heures du matin, les boulevards seront occupés par une double haie de troupes de ligne et de la garde nationale. Cette haie s’étendra de la Bastille à la Madeleine, et se prolongera par la grande avenue des Champs-Elysées et par l’allée des Veuves jusqu’au pont d’Iéna. Une partie des troupes et de la garde nationale occupera le Champ de Mars et y attendra l’arrivée du cortège.
- Sur la ligne des boulevards s’élèveront trente-deux piédestaux sur lesquels seront placés, à l’avance, les produits les plus remarquables du travail. Cha • cun de ces édifices, entouré de jeunes filles vêtues de blanc, servira de point de réunion aux délégués des corps de métiers, désignés par le sort pour transporter au Champ de Mars les chefs-d’œuvre des diverses industries. Dans l’intervalle des stations prendront place, en ordre de marche, sans armes et dans une fraternelle confusion, les gardes nationaux, soldats de ligne, gardes mobiles, marins et travailleurs.
- En tête de chaque corporation marcheront quatre ouvriers portant les instruments des divers métiers, qui seront réunis sous une même bannière, et cette, bannière sera accompagnée elle-même des drapeaux de la garde nationale et de l’armée,
- A neuf heures du matin, des salves d’artillerie donneront le signal de la fête.
- A ce signal, les membres de l’assemblée nationale et ceux du gouvernement partiront de la colonne de la Bastille, et formeront la tête du cortège.
- L’état-major de la garde nationale ouvrira la marche.
- Viendront ensuite :
- Les membres du corps diplomatique ;
- Les députations des blessés de février, des condamnés politiques, des décorés de juillet, etc.;
- Les délégués des départements ;
- Les députations de la magistrature, de l’Institut et des corps savants ;
- Les délégués du Luxembourg, patrons et ouvriers ;
- Les noirs affranchis ;
- Les députation polonaise, allemande et italienne;
- Les délégués de la presse et des artistes ;
- Les vétérans de la grande armée et de la garde impériale.
- La garde nationale à cheval et des escadrons de cavalerie de l’armée fermeront la marche.
- Au fur et à mesure que le cortège défilera, les gar des nationales et troupes échelonnées suivront su marche.
- Sur la place de la Madeleine stationnera un ch:r attelé de seize chevaux de labour.
- (lYLeChamp de Mars, 1750-1889, par Ernest Maindro' . - Paris, Ludovic Baschet, 1 volume grand in-8° illustre.
- Ce char, d’une forme simple et rustique, portera trois arbres, un chêne, un laurier, un olivier, symboles de force, d’honneur et d’abondance, et une charrue au milieu d’un groupe d’épis et de fleurs.
- Des cordons, tombant de ce char, seront tenus par des laboureurs.
- En avant, marchera un chœur d’orphéonistes chantant des hymnes patriotiques. Derrière, suivront les jeunes filles, élèves du Conservatoire de musique, dont les chants alterneront avec ceux des orphéonistes.
- A l’entrée du .Champ de Mars, à l’extrémité du pont d’Iéna, s’élèveront deux pyramides surmontées des drapeaux nationaux dès peuples révolutionnaires.
- Sur la pyramide de droite, on inscrira les noms des peuples d’Italie et d’Allemagne qui ont conquis la liberté. Au pied seront adossées trois figures: la France, l’Allemagne, l’Italie, se. donnant la main.
- Autour et au pied de la pyramide de gauche, se grouperont les figures allégoriques de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité, se donnant la main. Sur cette môme pyramide seront rappelés les noms des 86 départements, représentés à cette fête nationale par leurs délégués.
- A leur entrée dans le Champ de Mars, les diverses sections du cortège seront saluées par des chœurs.
- Un cirque de forme antique sera dessiné au milieu du Champ de Mars,,
- De chaque côté de l’entrée faisant face au-pont d’Iéna seront placées des statues représentant l’agriculture et le commerce. A l’autre extrémité faisant face à l’Ecole militaire seront les statues de l’Armée et de la Marine.
- A l’entour de ce cirque, trente-deux piédestaux, reliés entre eux par des tentes, seront destinés à recevoir les trophées de l’industrie.
- Au milieu du cirque s’élèvera une immense statue de la République, dont le piédestal sera assis sur une large base circulaire disposée en gradins, où l’on montera par quatre escaliers terminés à la partie supérieure par quatre lions de proportions colossales.
- A l’extrémité du Champ de Mars, devant l’Ecole militaire, s’élèvera une vaste estrade en hémicycle dont les places seront occupées par les membres de l’Assemblée nationale et du Gouvernement, les membres du corps diplomatique et les délégués des députations énumérées plus haut.
- Des hauteurs de Chaillot, l’artillerie annoncera l’arrivée du cortège par des salves répétées.
- Les travailleurs, les jeunes filles, les gardes nationales et troupes de ligne, portant ou accompagnant les chefs-d’œuvre, viendront les déposer sur les piédestaux, après avoir tourné le cirque jusqu’à l’extrémité qui fait face à l’Ecole militaire, et par laquelle ils pénétreront dans l’enceinte.
- Les drapeaux et bannières seront groupés autour de la statue de la République en un vaste faisceau.
- Le char de l’agriculture suivra la même route que les chefs-d’œuvre, et s’arrêtera à l’extrémité dü cirque, du côté de l’Ecole militaire.
- Divers chœurs se réuniront autour du char, vis-à-vis l’hémicycle, et feront entendre des chants composés pour la cérémonie, pendant que les gardes nationales et les- troupes défileront devant l’Assemblée.
- Un ballon pavoisé aux couleurs nationales s’élancera dans les airs.
- Le soir, le Champ de Mars sera éclairé par une splendide illumination, qui se prolongera sur le quai de Billy, l’allée des Veuves, l’avenue des Champs-Elysées, la place de la Concorde et le jardin des Tuileries. Un feu d’artifice, représentant la prise de la Bastille, sera tiré sur la place où s’élevait cette forteresse.
- A la même heure, une gerbe de feu jaillira du sommet de l’arc de triomphe de l’Etoile, dont la masse sera éclairée par des flammes de Bengale.
- Tel est, en résumé, le programme de la fête du 14 niai. Toutefois, cet, ordre réglé d’avance laissera quelque place au concours imprévu et sympathique de la population. Il est dans l’esprit des Etats républicains que chacun prenne spontanément part aux manifestations du sentiment public. Les citoyens sont donc invités à éclairer et à orner les dehors de leurs maisons pour concourir à la pompe de cette journée, bien que la beauté des fêtes de la République consiste moins dans la magnificence des décorations et l’éclat des tentures que dans ces élans d’enthousiasme qui s’échappent de la grande âme du peuple assemblé.
- (A suivre). E. Maindron.
- LES ASCENSIONS A LA TOUR
- A PIED
- Montée au U1’ étage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier,de la pile Est.
- Montée du ier au 2<s étage, par les escaliers Nord .et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest.
- PAR ASCENSEUR
- Montée au iei' étage, par les piles Est et Ouest.
- Descente du 1er étage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- Montée ait 2e étage :
- En partant du sol, par la pile Nord;
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente du 2® étage : -
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
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- LA BOURSE
- Un grand nombre des clients habituels de la Bon.- c ont pris leurs vacances. Us n’ont plus rien à faire sur U marché, la liquidation étant heureusement terminée. Le calme se prolongera vraisemblablement jusqu’à la liquidation de (quinzaine, à moins qu’une surprise de la politique ne vienne troubler la quiétude des boursiers.
- Le 3 0/0 est à 84 95, l’Amortissable à 88 20, le 4 1 2 à 104 25.
- L’Italien est en baisse nouvelle à 92 97. Il a même coté 92 75. L’Italie fait de bruyants armements à la Spezzia. Ce n’est pas le moyen d’encourager les capitalistes français à conserver en portefeuille de la rente italienne.
- Les fonds russes sont très fermes, c’est de ce côté que vont les amateurs de valeurs étrangères.
- Le Crédit foncier est recherché à 1275. Les obligations foncières 1885 ont coté 450.
- L’action de la Tour Eiffel est à 853 75, coupon n° 2 de 100 francs détaché. La part bénéficiaire est à 540.
- Voir à la Section Anglaise
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L’EXPOSITION
- oix sept jours
- (Se munir du Guide illustré de VExposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket: 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp au centre de l’avenue de La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 6 millions). — Classe 36, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — (basse 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32, tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture, — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 39, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse.'— Classe 42, exposition forestière. • - Classe 43, chasse et pèche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- — Classe 41, produits de l’exploitation des mines. Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d’art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. -- Glasse 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain). — Classe 20, Céramique, — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2* partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotie-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une Idée d'ensemble de la galerie. .
- Visiter les classes du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- sections étrangères
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie.
- — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57,. confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de Va,venue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord,broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe), Bail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer dans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier de l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark ; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique ; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce. j
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les oeuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Cou tan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche do Dôme central.
- Voir lec quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des Arts libéraux et parc Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier étage de la galerie Desaix, suite de i la section des instruments de musique. _ j
- Sections étrangères des Arts libéraux dans le : ourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, I uisse, Amérique du Nord, Portugal. J
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dè Suffren,près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aéros tatinn. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et m.ëliers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la i
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. —Théâtre des Folies*. Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel de l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de l’avenue de Suffren ; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’Habitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hongroise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud-américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des. colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE
- Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure ; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètrjs
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe.. Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libéraux, derrière le pavillon du Chili.
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- GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- Le Palais des Enfants a subi une transformation capitale : c’est une exhibition exotique des plus curieuses qui s’est emparée de la scène.
- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla-, Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lasci ve
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans,estdéjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Eli es sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exé-cufent les danseurs au repos.
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- 2e Série. — N° 85.
- Le Numéro : 15 Centimes
- Jeudi 8 Août 1889
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
- ABONNEMENTS
- POUR IA DURÉE DE i/EXPOSITION
- l'iris cl Départements.............
- Étranger, le port en sus.
- QUOTIDIEN ILLUSTRÉ
- Annonces... Réclames... Faits divers,
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- (CLASSE 58)
- Les Annonces sont reçues aux Bureaux du Journal, et à Londres, chez M Seymouh Wade, Blomfield Ilouse, London-Wall.
- D un faix : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Chronique. — Le Scliah cle Perse à Paris. — Echos. — Les Congrès. — Le concours de tir. — Une restitution du Parthénon. — Le Champ de Mars depuis la Restauration {suite). — La Bourse. — Guide de l’Exposition en sept jours. — Annonces et réclames.
- LES GITANAS AU GRAND-THÉATRE DE L’EXPOSITION
- S. M. le Schah de Perse a assisté hier à la représentation des Gitanas.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- CHRONIQUE
- Déjà trois mois!... C’est à peine croyable, car nous avons tellement marché de merveilles en merveilles et de fêtes en fêtes que le temps a passé comme le vent.
- Les dates sont là, pourtant : l’Exposition s’est ouverte le 6 mai et nous voici au lendemain du Il août !
- Le Ilot humain qui a déjà passé à travers les galeries du Champ de Mars va devenir plus énorme encore avec le temps des vacances ; août et septembre nous ménagent une série de journées étonnantes.
- Pendant les quatre-vingt-neuf premiers jours, .on aura compté 10,341,255 entrées, correspondant à un peu plus de douze millions de tickets; la durée entière de l’Exposition devant -être, jusqu’au 31 octobre, de cent soixante-dix-neuf jours, on peut espérer avec « les grands mois, » vingt à vingt-deux millions de visiteurs, et une dépense de vingt-cinq millions de tickets.
- En forçant un peu, et avec quelques fêtes bien réussies, on pourra sans peine arriver à trente millions de tickets.
- C’est le résultat qu’il faut atteindre.
- Sont-ils assez irritables, assez nerveux, assez grincheux les exposants du groupe I.
- Or, vous savez que les exposants du groupe I ce sont MM. les artistes, MM. les peintres et sculpteurs qui ont déjà fait, à eux tout seuls, plus de bruit que tous les autres exposants -ensemble.
- On se rappelle la série interminable de lettres, toutes plus outrecuidantes les unes que les autres, dont ces messieurs les mécontents ont inondé les journaux; la série semblait enfin close et nous croyions être à l’abri des incessantes réclamations de ces génies méconnus qui veulent tous, à peu d’exceptions près, une récompense supérieure à celle qu’on leur a accordée, quand il vient d’apparaître à l’horizon un nouveau point noir.
- Le Journal officiel vient d’enregistrer la nomination de M. Puvis de Chavannes au grade de commandeur de la Légion d’honneur, et déjà les mécontents se révoltent.
- Ils auraient voulu que cette nomination ne fût que la conséquence du travail de révision du jury supérieur, qui ne commencera guère ses opérations, avant le 20 août, et ils murmurent parce que M. Puvis de Chavannes est récompensé à part.
- Il est à souhaiter que ce nouvel incident ne se prolonge pas. Cela finirait par jeter un véritable discrédit sur la caste des artistes.
- En ce qui concerne M. Puvis de Chavannes, dont la manière peut être contestée, mais qui est néanmoins une de nos illustrations artistiques, qui a fait au Panthéon, à Lyon, à Amiens, à la Sorbonne, des fresques magistrales et qui a obtenu déjà les plus grandes récompenses, il ne nous semble pas exagéré, ni injuste, qu’on lui ait décerné une distinction suprême, comme couronnement de sa carrière et comme consécration de sa haute réputation.
- ##
- Les excentriques voyageurs qui avaient fait le pari d’aller de Vienne à Paris' en brouette, ont fait leur entrée luqdi à trois heures par la porte Rapp.
- C’est une excursion originale que celle que viennent d’accomplir avec succès ces trois Viennois : Alfred Hnebner, Joseph Braschl et Edouard
- Feichtlinger, les deux premiers, garçons bouchers, et le dernier, cocher.
- L’un d’entre eux était assis sur une petite malle noire contenant leurs effets placés dans la brouette que tramaient les deux autres. La brouette était ornée d’un drapeau autrichien et d’un drapeau français, de rubans tricolores, de fleurs et de feuillages disposés avec le meilleur goût. A leur arrivée, ils ont été acclamés par la foule qui les a suivis jusqu’aux bâtiments de la direction. Là, les trois voyageurs sont montés au cabinet de M. Berger, à qui ils ont offert un magnifique bouquet; ils ont sollicité l’autorisation de monter immédiatement à la troisième plateforme de la tour Eiffel, où ils avaient parié avant leur départ de Vienne de se trouver le 5 août, à cinq heures du soir. Cette autorisation leur a été accordée, et les trois voyageurs en ont aussitôt profité, on laissant toutefois leur brouette dans le vestibule de la direction.
- Ces courageux marcheurs ont trouvé chacun, à leur arrivée à Paris, une médaille commémorative qui leur était adressée par la municipalité de Vienne.
- Aux Viennois la palme en effet pour les voyages excentriques- jusqu’à l’Exposition : nous avons eu le voyage en fiacre,- voici le voyage en brouette.
- A quand la troisième invention drolatique?
- F. L.
- LE SCJIA1I DE PERSE A PARIS
- A l’Exposition
- Dans l’après-midi, le schah de Perse a fait à l’Exposition une nouvelle visite, la cinquième.
- A trois heures, Sa Majesté, accompagnée comme d’ordinaire, est montée en voiture, rue Copernic.
- Par l’avenue des Champs-Elysées, l’avenue de l’Alma, on gagne le quai de Billy et le pont d’Iéna que l’on traverse. Devant la Tour Eiffel, le schah met pied à terre. Sur son passage partout la foule est énorme et la curiosité vivement excitée.
- Nasser-ed-Din porte un pantalon bleu à passepoil rouge, il est couvert d’une tunique noire à jupe plissée, la même que les jours précédents, mais les boutons qui agrafent ce vêtement ae sont plus en or, mais bien en diamants. Chaque bouton, fait d’un gros brillant entouré de plus petits, est un joyau magnifique.
- On prend à droite pour se rendre au pavillon du Brésil, mais à chaque instant le schah arrête son cortège pour se retourner du côté de la tour Eiffel, qui décidément l’obsède. Il la regarde à travers ses lunettes qu’il a retirées et qu’il place devant ses yeux, au rebours, les branches en avant.
- Sur la route on rencontre un nègre qui offre au public des binocles-réclames, des binocles dont chaque verre est remplacé par un petit rond de papier avec un œil dessus.
- Eziz es Sultan rencontre aussi un joli succès. L’enfant préféré suit en effet son maître.
- On pénètre dans le pavillon du Brésil, où l’attention du schah est sollicitée surtout par le quartier de roc qui tomba du ciel il y a quelques années à Bendego.
- De là on se rend au pavillon du globe terrestre, qui est le but principal de la présente visite. Nasser-ed-Din aune véritable passion pour la géographie, et pendant près d’une heure, un long bâton de bambou à la main, il arpente la galerie qui court en grimpant tout autour de rénorme sphère.
- Il s’arrête plus longtemps qu’ailleurs, cela va sans dire, en face de la Perse, et c’est lui alors qui donne des explications : « Pays très chaud, dit-il, en montrant Téhéran, sa capitale,
- mais tout près, grandes montagnes, avec des neiges... tout le temps. » Il ajoute : « Chez nous beaucoup de charbon partout, malheureusement pas de bonnes routes pour le transport. »
- Et il explique à M. Berger et à tous les assistants qui ont formé le cercle autour de lui, comme quoi la Perse serait un des plus riches pays du monde si les communications y étaient plus faciles.
- Un peu plus loin, son bâton rencontre un mot : « Nassarbod ». « Ce n’est pas Nassarbod, dit-il, c’est Nass’r abad, Abad, en persan, veut dire bâti. Nass’r abad est le nom d’une forteresse que j’ai fait construire. » Et il demande que l’on rectifie l’inscription.
- On entre ensuite au Grand-Théâtre, où la salle est comble. A l’entrée de Sa Majesté tous les spectateurs se lèvent et applaudissent. Le schah pendant quelques minutes regarde danser les Gitanas, et particulièrement la nouvelle danseuse populaire, la Maccarona, qu’il applaudit, puis il sort et se dirige vers le pavillon du Mexique, où il reste longuement devant des vi- -trines qui contiennent une collection très intéressante de fauves et d’oiseaux empaillés.
- Il termine son excursion par une visite à la taillerie de diamants hollandaise de MM. Boas frères. Il aadmiré la belle collection de diamants bruts et taillés, enfermés dans les vitrines du centre ; il a accepté d’un des propriétaires un minerai où brillent quelques parcelles de la précieuse matière, mais il n’a fait aucun achat, bien qu’on lui ait présenté quelques beaux spécimens.
- Après un coup d’œil au clivage, Sa Majesté s’est retirée à cinq heures vingt.
- On attend vivement sa visite dans les sections françaises, jusqu’à présent un peu délaissées.
- A l’Opéra
- Une représentation de gala offerte au souverain persan par le président de la République a eu lieu le soir à l’Opéra.
- A cette occasion la salle de M. Garnier avait subi une légère transformation. Les trois premières loges de face avaient été réunies et n’en formaient qu’une seule, destinée aux deux chefs d’Etat et aux principaux personnages officiels.
- Derrière la loge on avait dressé une tente qui servait de salon et de buffet.
- Devant, à droite et à gauche du fauteuil que devait occuper Nasser-ed-Din, se trouvaient deux immenses couronnes de feuillage en argent retenues par de larges rubans bleus.
- Le président de la République, accompagné de Mme Carnot, est anivé le premier, quelques secondes avant neuf heures. Peu après Nasser-ed-Din arrivait à son tour avec sa suite.
- Au moment où M. Carnot pénétrait dans la salle, l’orchestre avait joué la Marseillaise. Il a entonné l’hymne persan lorsque le schah a fait son entrée.
- Nasser-ed-Din portait cette fois un uniforme constellé de diamants.
- Les épaulettes étaient formées uniquement avec des pierres précieuses ; ses boutons étaient en diamants, sa poitrine brillait de mille feux ; enfin un baudrier ruisselant de pierreries retenait son sabre, dont le fourreau et la poignée étaient entièrement recouverts de rubis, de perles et de diamants.
- Sur la poitrine du président de la République, on voyait également briller la décoration que le schah lui a donnée ces jours-ci.
- Nasser-ed-Din a pris place au centre de la loge, ayant à sa droite M. Carnot et Mme Carnot à sa gauche.
- Sur le même rang se trouvaient les femmes des ministres et les hauts personnages de la suite du schah.
- Il était neuf heures quand la représentation a commencé. Le programme portait le deuxième tableau du deuxième acte du Cid et des fragments du ballet de la Tempête.
- L’acte terminé, Nasser-ed-Din s’est rendu
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- dans les coulisses où il a dit deux ou trois mots à Mlle Invernizzi, puis il est remonté dans sa loge où il s’es fait présenter M. de Lesseps.
- Plus que le Cid, la Tempête a fixé son attention. Quand le rideau s’est levé pour laisser voir la mère de Miranda dans les nuages, Nasser-ed-Din a paru très étonné et s’est tourné vers M. Carnot pour lui exprimer sa surprise.
- Cependant le spectacle ne l’a pas charmé à ce point qu’il ait voulu le voir jusqifiau bout. A la fin de l’avant-dernier tableau, le schah s’est levé, a pris congé du président et de Mme Carnot et s’est retiré accompagné jusqu’au bas de l’escalier par le général Brugère et MM. Ritt et Gailhard.
- Quant àM. et Mme Carnot, ils sont restés jusqu’à la fin de la représentation.
- Voyages d’ouvriers
- M. Gounouilhou, directeur des journaux la Gironde et la Petite Gironde, vient de mettre à la disposition du chef de ses ateliers une somme de cinq mille francs pour l’envoi de vingt-cinq de ses meilleurs ouvriers à l’Exposition universelle.
- L’éclairage électrique
- On se plaint toujours-des irrégularités de l’éclairage électrique.
- Vendredi soir, après'la fête, la foule se retirait par la porte Rapp, seule issue qui restât à ce moment.
- Or, la galerie de sculpture était dans l’obscurité la plus complète, les électriciens éteignant leurs lampes à onze heures précises.
- M. Eiffel eu voyage
- M. Eiffel, qui s’est ÿendu en congé à Evian, a été l’objet dans cette ville d’une chaleureuse réception Me la part de la population. Une foule nombreuse accompagnant la fanfare s’est rendue à l’hôtel des Bains pour lui souhaiter la bienvenue. M. Mézières a présenté l’éminent ingénieur et l’a remercié au nom de la France pour l’immense part qu’il a apportée au succès de l’Exposition.
- M. Eiffel a répondu en termes émus, et c’est aux cris de ; « Vive la France ! vive la République ! » que s’est terminée la petite fête sur les bords du lac Léman.
- Une rue Eiffel à Dijon
- On sait que le constructeur de la Tour est né à Dijon.
- Le conseil municipal de cette ville vient d’adopter une proposition tendant à donner le nom de M. Eiffel à l’une des rues de la cité.
- Craintes exagérées
- Les dégâts causés par la foule dans la soirée de vendredi sont moindres qu’on avait dit. Au lieu de 15,000 francs, ils ne dépassent pas 6,000.
- Quant aux inquiétudes manifestées pour les réserves de gazon, on assure qu’elles sont peu fondées et que la direction des travaux ne serait nullement embarrassée pour renouveler ses réserves, au cas où celle de la gazonnière d’Auteuil deviendrait insuffisante.
- Départ du prince d’An nam
- Le ministre:de l’intérieur vient de recevoir en audience de congé le prince d’Annam et sa suite.
- M. Gonstans a dit qu’il espérait que le prince allait emporter dans son pays un bon souvenir de l’accueil qu’il avait reçu en France.
- L’ambassade annamite quittera Paris le 11 août.
- Les Anglais à l’Exposition
- Pendant le mois de juillet, le trafic des voyageurs avec l’Angleterre a été de 82,124, dont 81,200
- viâ Dieppe et Newhaven, 10,449 vid Boulogne et Folkestone.
- Le trafic des sept premiers mois de cette année a été de 300,007 passagers dont 174,170 vid Calais et Douvres, 80,247 viâ ' Dieppe et Newhaven, 51,590 viâ Boulogne et Folkestone.
- Ges chiffres donnent une augmentation de 86,000 passagers sur la période correspondante de 1888.
- Gardien impoli
- Il nous est parvenu, à maintes reprises, des plaintes au sujet de la parfaite inconvenance dont certains surveillants témoignent à l’égard du public.
- Un gardien, le nommé IL.., qui avait grossièrement interpellé des visiteurs de nationalité étrangère, a été révoqué, hier, par le directeur général de l’Exposition.
- Proverbe persan
- Si tu vas en guerre, fais une prière; si tu vas en mer, fais-en deux, si tu te maries, fais-en trois.
- Toute l’Afrique y passera
- Jusqu’à présent les souverains noirs nous venaient de la côte occidentale; voici venir les grands chefs de la côte orientale.
- Le bey de Gibouti, Bourhan-Abou-Beker, accompagné de l’interprète militaire d’Obock, vient de débarquer à Toulon. Le bey a une trentaine d’années et porte une tunique bleue avec de belles broderies d’or au collet et aux parements, et un pantalon blanc.
- Arrivée de Tchèques
- Jeudi, à onze heures, arrivera à Paris, par train spécial, un nouveau convoi d’excursionnistes tchèques. composé de 360 personnes, appartenant surtout au monde de l’enseignement.
- C’est le troisième convoi de visiteurs qui nous arrive de Bohême, dont le peuple témoigne ainsi de de son ardente sympathie pour la France.
- L’avenir des ânes du Caire
- L’Association des hôteliers de la haute Engadinc a l’intention de faire l’acquisition de cinquante ânes et ânesses qui se trouvent à l’Exposition de Paris, au bazar du Caire, pour les mettre à la disposition des touristes.
- Le temple bouddhique
- Les peintres annamites sont occupés à décorer les murailles du temple destiné à recevoir les statues de Bouddha.
- Au milieu du sanctuaire, on installe un autel à gradins recouvert de draperies rouges.
- Dans quelques jours, Paris comptera un culte de plus. Heureusement celui-ci pèsera Tort peu sur notre budget national.
- Le jury supérieur
- M. Berger, directeur général de l’exploitation, vient d’adresser à tous les présidents des jurys de groupes une circulaire pour les informer que le jury supérieur, appelé à dresser la liste définitive des récompenses, tiendra sa première séance le 20 août, date fixée par le règlement.
- Dîner de musiciens
- Hier matin, les chefs et sous-chefs des musiques militaires qui ont pris part au festival donné avant-hier soir au palais de l’Industrie, se sont réunis en un banquet sous la présidence de M. Berger, dans un des restaurants du Champ de Mars.
- Encore l’apoplexie
- Avant-hier soir, à huit heures moins un quart, un propriétaire de Lagny, M. François Humbert, âgé de soixante-neuf ans, est tombé foudroyé par une congestion cérébrale au moment où il sortait d’un châlet de nécessité situé près de la porte Rapp. M. le docteur Dandieu, appelé aussitôt, n’a pu que constater la mort.
- Ce triste accident a causé parmi les promeneurs une émotion qui a été assez longue à se calmer.
- Sans bras
- Comme Ducornet, le célèbre peintre sans bras, une jeune Suissesse privée de bras dessine, parait-il, fort bien avec son pied. On nous assure que cette jeune artiste va être autorisée à montrer ses talents au Champ de Mars.
- — C’est égal, s’écrie Guibollard en lisant cette nouvelle, si Guillaume Tell avait été comme sa jeune compatriote, ce cruel Gessler ne serait pas tombé sous le trait de sa légendaire arbalète.
- — Quand elle aura fini son Exposition, ajoute Calino, elle pourra encore gagner sa vie à l’école des Beaux-Arts en posant l’Agriculture.
- . Un titi parisien dit aussi son mot :
- -- En v’ià une qui fait mentir le proverbe des-gens chics.
- — Comment cela?
- — Dame! on dit des gens chics, qu’ils ne se mouchent pas du pied!
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- LES CONGRÈS
- Le Congrès international de médecine mentale s’est ouvert lundi, à trois heures, dans le grand amphithéâtre du Collège de France. M. Fairet a été nommé président : MM. Bail et Morel, de Bruxelles, vice-présidents ; M. Ritti, secrétaire général.
- M. Falret lit un rapport sur la première question du programme: Obsessions avec conscience' (intellectuelles, émotives et instinctives). Il n’y a pas encore bien longtemps que la conscience de son état excluait l’idée d’une maladie mentale. Cependant Esquirol, Baillarger publiaient déjà des observations de folie avec conscience.. Aujourd’hui, tous les médecins sont d’accord1 pour admettre ces formes morbides singulières.. Certaines idées, certaines émotions, certaines impulsions s’imposent au malade d’une manière irrésistible. Il reconnaît qu’elles sont fausses, mensongères, malsaines, il veut les repousser,, il les combat, elles s’imposent à lui malgré lui. Celui-ci ne peut voir un rasoir sans se sentir poussé à se couper la-gorge; cet autre n’ose s’approcher d’une fenêtre, il sait l’impuîsion qui l’entraînerait à se jeter dans le vide; celui-là est obsédé par l’idée du vol ; ce dernier par l’idée de l’homicide.
- Ces troubles, pour variés qu’ils soient, ont ce même caractère d’être reconnus pour ce qu’ils sont par la conscience du malade et de dominer sa volonté. L’hérédité joue ici un rôle si essentiel que. Magnan a pu désigner cette forme de folie sous le nom de folie héréditaire. D’autres l’ont nommée folie des dégénérés, à plus juste titre-peut-être. Elle est rémittente, avec des intervalles d’apaisement assez longs pour avoir permis de croire à une guérison solide; elle-n’est jamais tout à fait isolée dans sa manifestation symptomatique, mais elle s’accompagne d’angoisse, de doute, de symptômes émotifs variés; au contraire, jamais elle ne s’associe à des hallucinations, elle ne se transforme pas en quelque autre variété de l’aliénation mentale ; elle n’aboutit jamais à la démence et ce n’est qu’à titre d’exception qu’elle s’accompagne du délire de persécution ou du délire mélancolique.
- Les conclusions du rapport de M. Falret seront publiées, et le congrès les discutera.
- Le congrès a écouté avec un grand intérêt le rapport de M. Morel, de Gland, sur les travaux des délégués de la commission internationale nommée au congrès d’Anvers pour établir les bases d’une bonne statistique internationale des maladies mentales. M. Morel propose le classement suivant :
- 1, manie; 2, mélancolie; 3, folie périodique-(folie à double forme, etc.) ; 4, folie systématisée progressive; 5, démence vésanique; 6, démence organique et sénile; 7, paralysie générale; 8, folie névrosique (hystéro-épileps.ie, hypocondrie, etc.); 9, folies toxiques; 10, folie-morale et impulsive; 11, idiotie.
- M. Falret fait remarquer qu’il ne s’agit pas là d’une classification scientifique,/ mais uniquement d’un classement qui puisse être adopté-par toutes les nations, par tous les médecins, pour faciliter la création d’une statistique sérieuse que chacun pourra consulter avec fruit.
- Sous le bénéfice de ces observations, le Congrès adopte les conclusions de la commission d’Anvers.
- Les sociétés protectrices des animaux de Paris, Lyon, Rouen, Cannes, Pau, Le Havre,Dunkerque, Nice, Alger, Philippeville et Oran viennent de se réunir en congrès, 84, rue de Grenelle,
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- au siège de la société mère. Les délibérations ont occupé six séances.
- L’assemblée s’est partagée en trois commissions. A la première a été confiée la recherche des moyens les plus propres à améliorer la condition du cheval de travail ; les questions de transport, d’embarquement et de débarquement des animaux parterre et par eau, leur installation dans les halles et marchés figuraien t également à l’ordre du jour de cette commission.
- A la deuxième incombait la recherche des moyens à prendre pour assurer la protection des chiens abandonnés ; elle avait à s’occuper aussi des fourrières, des refuges, des procédés d’abatage rapide des animaux destinés à l’alimentation. Enfin, la deuxième commission devait étudier les mesures à prendre pour combattre l’usage des divertissements où des animaux vivants sont soumis à de mauvais traitements.
- Les moyens de propagande et la création d’une fédération des Sociétés protectrices françaises constituaient la tâche de la troisième commission.
- Après l'audition de nombreux rapports, le Congrès a adopté les vœux suivants :
- Suppression des œillères.
- Obtention d’une réglementation de la longueur et de la forme du fouet.
- Suppression de la mèche.
- Emploi, pour les chevaux employés par l’industrie, d’un mors droit, gros et sans gourmette.
- Suppression de l’enrênement.
- Adoption de musettes permettant au cheval de respirer et facilitant le drainage des poussières.
- Obligation pour tous les cochers d’être munis d’un seau en toile et d’une éponge pour rafraîchir les chevaux.
- Création de poste de secours pour les chevaux, analogues à ceux organisés par la Société du Havre et où l’on trouve des bandes, du vinaigre et tout ce qui est nécessaire pour donner les premiers soins aux chevaux blessés.
- Tous les membres du congrès se sont trouvés d’accord pour blâmer le mode actuel de transport des animaux, mais quand il s’est agi d’établir à qui remonte la responsabilité de cet état de choses, les avis ont été tellement partagés qu’aucune décision précise n’a été adoptée. En thèse générale on voudrait surtout que le bétail eût plus d’air et d’espace dans les wagons, que les volailles ne fussent pas barbarement empilées dans des paniers, et qu’on ne les laissât pas des journées entières sans boire une goutte d’eau.
- Il convient de dire à ce propos, que depuis quelques mois le transport du bétail est l’objet d’une surveillance toute spéciale de la part de fonctionnaires institués à cet effet par le ministère de l’agriculture.
- Le congrès a pensé qu’avant de proposer aux pouvoirs publics une réforme radicale des moyens de transport appliqués aux animaux, il était indispensable de posséder des modèles mieux établis de wagons et de boxes. Aussi a-t-il ouvert un concours auquel les inventeurs sont invités à prendre part. Des récompenses et des encouragements leur seront attribués, et lorsqu’on se trouvera en présence de [modèles satisfaisants et de modes de transport suffisamment confortables, on les vulgarisera par tous les moyens possibles et notamment par voie d’affichage.
- En ce qui concerne la protection des chiens abandonnés et les refuges, le Congrès s’en est rapporté à l’initiative privée pour les mesures à prendre.
- Enfin, la fédération des Sociétés protectrices des animaux organisées en France, a été adoptée en principe.
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- DERNIÈRE HEURE
- C’est ce matin, à dix heures, que doit avoir lieu la visite des délégations d’étudiants à l’institut Pasteur, et c’est pour demain jeudi la réception organisée par la municipalité. Les invitations sont libellées comme suit :
- « La municipalité de Paris prie M. de lui faire l’honneur d’assister à la réception des membres des Congrès scientifiques et des étudiants français et étrangers, qui aura lieu dans les salons de l’Hôtel de Ville, le 8 août, à neuf heures et demie du soir. »
- Le lendemain vendredi, M. Claretie, directeur du Théâtre-Français, offrira une matinée aux étudiants.
- DNE RESTITUTION DD PARTHÉNON
- On va exposer au palais des Arts libéraux une restitution en relief du Parthénon qui fait sensation parmi les archéologues et les architectes. Elle est à l’échelle du 20e. Elle a été exécutée par M. Jolly. sculpteur, sur les dessins et sous la direction de M. Chipiez, le savant collaborateur de M. Perrot, pour Y Histoire de l’art dans l’antiquité.
- Cette restitution a été commandée par le Muséum métropolitain d’art de New-York.
- Un riche citoyen de cette ville lui a légué sa fortune pour la création d’une collection historique de modèles d’architecture.
- Le musée fait donc exécuter par le monde entier des reproductions en relief des monuments les nlus célèbres ; il en formera une galerie qui sera la première'^ de ce genre et qui ne manquera pas d’être imitée par les autres nations civilisées.
- Mais revenons à la restitution du Parthénon par M. Chipiez. Pourquoi fait-elle sensation? C’est d’abord parce que jamais reproduction poussée aussi loin n’avait encore été tentée en relief du célèbre temple athénien; c’est, ensuite, qu’elle offre enfin une solution satisfaisante à un problème qui n’a point cessé de tourmenter jusqu’ici archéologues et architectes.
- Comment le Parthénon était-il éclairé?
- Les murs n’étaient percés d’aucune fenêtre, la lumière n’entrait donc point par les côtés. Elle devait forcément venir d’en haut. Mais comment ? C’est ce qu’on ne pouvait imaginer.
- Les uns supposaient que le toit était tout simplement ouvert. Cette hypothèse paraît déjà bien invraisemblable quand on se rappelle que la Minerve de Phidias, placée dans le temple, était faite d’or et d’ivoire: ce sont là des matières précieuses qu’on n’expose pas aux intempéries. Elle devient tout à fait absurde quand on songe que la statue a été conservée dans le temple au moins huit cents ans. L’ivoire n’aurait pas supporté huit siècles de pluie.
- Les autres supposaient une ouverture, mais protégée soit par un vélum, soit par une toiture fixe, une sorte de lanterne. Un vélum n’aurait pas duré huit cents ans. On le renouvelait, dira-t-on. L’explication est bonne pour les temps prospères, mais pendant ces huit cents anque de périodes de misère où ce soin aurait été oublié ! Du reste, la perfection de l’édifice, qui lui eût assuré l’éternité sans l’invention de la poudre, écarte l’idée d’une chose aussi éphémère qu’un vélum. La lanterne n’est plus admissible, car tout ce qu’on voit des toitures des temples antiques atteste que rien ne rompait la ligne droite de leur arête.
- La conjecture de M. Chipiez ne soulève aucune de ces objections.
- De chaque côté du toit, et dans le sens de la longueur, il suppose une large et profonde entaille
- carrée formant rainure. Le fond de cette rainure s’appuie d’un côté sur la colonnade intérieure, dont la fonction est ainsi expliquée, et, de l’autre côté, sur le mur. Le côté de la rainure vers le temple est percé de métopes vides par lesquelles la lumière tombe à grandes nappes dans la cella. L’eau de pluie amassée dans la rainure s’écoule par des chenaux qui la conduisent au bord du toit. D’en bas la rainure e§t invisible, et la pente du toit a toujours l’air d’être formée d’un, plan continu.
- Il est difficile avec des mots de bien faire ressortir l’ingéniosité de cette conception. Il faut lavoir sur la reproduction en relief. Elle est si naturelle qu’il est étonnant qu’on n’y ait pas songé plus tôt, et elle est si vraisemblable que c’est évidemment la vérité.
- En dehors de cet intérêt technique, la restitution de M. Chipiez attirera quiconque a quelque goût pour l’architecture.
- LE CONCOURS DE TIR
- C’est jeudi prochain 8 août que s’ouvre au polygone de Yincennes le concours national de tir.
- L’inauguration solennelle en sera faite par M. Carnot, président de la République, le dimanche Il août, à deux heures.
- Le dimanche suivant, 18 août, les tireurs de la Suisse et des autres nations étrangères seront reçus à Yincennes par la municipalité de cette localité et par le comité du concours.
- A cette manifestation viendront se joindre les délégations des sociétés suisses de Paris, ainsi qu’un grand nombre de sociétés françaises de Paris et des départements.
- Le cortège ainsi formé partira de la gare de Yincennes à deux heures de l’après-midi pour se rendre au champ de tir où les diverses sociétés seront présentées à M. le ministre de la guerre.
- La veille, samedi 17 août, les tireurs suisses seront reçus à leur arrivée à la gare de l’Est par une délégation du Conseil municipal de Paris et par les organisateurs du concours, qui leur souhaiteront la bienvenue.
- Les délégués de la municipalité parisienne in viteront les tireurs étrangers à un vin d’honneur à l’Hôtel de Yille pour un des jours de la semaine suivante.
- Le troisième dimanche du concours, 25 août, aura lieu dans l’enceinte du champ de tir une fête de gymnastique et d’instruction militaire à laquelle prendront part un grand nombre de sociétés.
- LE CHAMP DE MARS
- depuis la Restauration W
- (mite)
- Le 13 mai on publia une addition au programme primitif :
- FÊTE DU 14 MAI
- ADDITION AU PROGRAMME
- Le cortège se réunira non plus à la Bastille, mais à la place de la Concorde.
- A lexception des membres de l’Assemblée nationale et du Pouvoir exécutif, toutes les personnes faisant partie du cortège se réuniront sur la place de la Concorde, dans l’ordre suivant :
- (l)Le Champ de Mars, 1750-1889, par ErnestMaindron. — Paris, Ludovic Baschet, 1 volume grand in-8° illustré.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- Le maire de Paris;
- Les maires d’arrondissement et leurs adjoints;
- Les cinq cents jeunes filles dont les noms ont été tirés au sort en nombre égal pour chaque corporation :
- Celles qui doivent accompagner les chefs-d’œuvre seront amenées par les travailleurs des diverses 'Corporations ;
- Les membres du corps diplomatique ;
- Les députations des vainqueurs de la Bastille, des blessés de Février, des condamnés politiques, des décorés de Juillet, etc. ;
- Les délégués des départements;
- Les députations de la magistrature, de l’Institut et des corps savants ;
- Les délégués du Luxembourg et ceux des ateliers nationaux ;
- Les noirs affranches ;
- Les députations polonaises, allemandes, italiennes, etc.;
- Les délégués de la presse et des artistes ;
- Les vétérans de la grande armée et de la garde impériale ;
- Les députations des écoles.
- Le char de l’agriculture stationnera devant la Madeleine, entouré des laboureurs et des orphéonistes.
- Viendront ensuite les corporations, qui partiront, avec leurs chefs-d’œuvre, des stations qui leur sont désignées dans l’ordre suivant, et où elles devront •être rendues dès sept heures du matin :
- 1. A la Madeleine. — Les boulangérs.
- 2. Rue Godot. — Machine à vapeur de défrichement.
- 3. Rue Caumartin. — Imprimeurs.
- 4. Rue Neuve-Saint-Augustin. — Charpentiers de la rive gauche.
- 5. Rue de la Paix. — Tapissiers, passementiers, fleuristes.
- 6. Rue Chaussée d’Antin. — Manufacture des tabacs.
- 7. Rue de Choiseul. — Imprimeurs lithographes.
- 8. Opéra-Comique. — Luthiers et facteurs de pianos.
- 9. Rue Richelieu. — Bourreliers.
- 10. Rue Vivienne. — Imprimeurs en relief sur étoffes.
- 11. Rue Montmartre. — Bazar de voyage.
- 12. Rue Saint-Fiacre. — Maréchaux ferrants.
- 13. Rue du Sentier. — Passementiers.
- 14. Rue Poissonnière. — Armures de luxe.
- 15. Rue Hauteville. — Orfèvres.
- 16. Rue Mazagran. — Porcelaine.
- 17. Porte Saint-Denis. — Charpentiers compagnons de la Liberté.
- 18. Porte Saint-Martin. •— Bronzes pour gaz.
- 19. Théâtre Saint-Martin. — Tailleurs de pierre.
- 20. Rue de Lancry. — Zingueurs.
- 21. Château-d’Eau. — Bronzes d’art.
- 22. Rue Faubourg-du-Temple. — Marbriers.
- 23. En face de l’Opéra-National. — Forges.
- 24. Rue d’Angoulême. — Estampeurs.
- 25. Rue de Crussol. — Fourniers.
- 26. Rue Ménilmontant. — Tourneurs.
- 27. Rue Neuve-de-Bretagne. — Meubles de boule.
- 28. Rue du Pas-de-la-Mule. — Papiers peints.
- 29. Place de la Bastille. — Ebénistes.
- Les personnes munies de Billets verts seront -seules admises sur l’estrade du Champ de Mars. Les Billets blancs donneront entrée dans l’Ecole Militaire.
- Le jour venu, Paris avait subi instantanément une transformation profonde.
- La fête de la Concorde fut admirable. Pris par le temps, les préparatifs n’étant pas ache vés, les Parisiens y travaillèrent joyeusement pendant une partie de la journée, ne songeant pas que le lendemain devait apporter avec lui des préoccupations nouvelles.
- Deux jours plus tard, les membres de la commission du pouvoir exécutif adressaient à la population la proclamation suivante ;
- PROCLAMATION
- A LA GARDE NATIONALE, AUX TRAVAILLEURS ET A L’ARMÉE
- Citoyens,
- La journée du 21 mai comptera parmi celles dont la France a le droit d’être fière : c’est la fête de la Goncorde, de la Paix et du Travail; c’est l’élan unanime et fraternel du peuple armé; c’est la République ralliant autour d’elle tous les cœurs.
- Il fallait montrer au monde que, si chaque citoyen est un soldat, tous les soldats sont frères, et que la •garde nationale, les travailleurs et l’armée sont les bras d’un même corps dont la démocratie est l’âme et la vie.
- L’Assemblée nationale, les déléguée accourus de tous les départements, trois cent mille hommes sous les armes sortis d’une seule cité, les travailleurs exposant au milieu du peuple les chefs-d’œuvre des
- industries ; les compagnons des devoirs, autrefois divisés, aujourd’hui se donnant la main sous l’ins-; piration puissante de la fraternité ; la jeunesse de nos écoles, une population immense, tout a représenté dans ce jour solennel la majesté de la France, son union, sa force, sa richesse, ses espérances et ses inépuisables ressources.
- Citoyens, soyons heureux d’une si noble fête : jamais la Nation 'n’en avait vu de plus fraternelle. Il est beau d’inaugurer sous ces calmes auspices les travaux de l’Assemblée qui va donner une constitution au pays ; il est beau de présenter aux yeux de l’Europe attentive cet admirable exemple de concorde et de puissance .
- Oui, citoyens, grâce à cette union intime des forces vives de la Patrie, nous aurons tous contribué à lui assurer cette République honnête et morale, qui s’appuiera sur la justice et la probité, et qui saura donner pour base inébranlable à notre sainte devise Liberté, Egalité, Fraternité, l’amour et la confiance de tous.
- Les membres cle la commission du pouvoir exécutif,
- Arago, Garnier-Pagès, Ledru-Rollin Marie, Lamartine.
- Le secrétaire, Pagnerre.
- Quels que fussent les sacrifices que le gouvernement s’étaient imposés, et on va voir qu’ils étaient considérables, la question du travail restait pendante.
- En 1848, les ateliers nationaux eurent deux directeurs :
- M. Emile Thomas, pendant sa gestion, du 5 mars au 23 mai, a fait emploi d’une somme totale de 7,240,000 francs, soit 96,530 francs par jour.
- M. Lalanne, aujourd’hui sénateur et membre de l’Institut, a dépensé, du 23 mai au 23 juin, 4,150,000 francs, c’est-à-dire 138,330 francs par jour.
- La République de 1848 a donc disposé, en faveur des classes ouvrières, d’une somme totale de 11,390,000 francs. On ne saurait affirmer que les ouvriers lui en aient été reconnaissants ; leur situation leur paraissait intolérable. Perclus de douleurs, rompus de fatigues, ils ne retrouvaient leur intelligence et leur force qu’au moment précis où ils devaient recevoir leur salaire. Les fêtes seules les sollicitaient; le 6 juin, le gouvernement se préoccupait de leur donner une nouvelle preuve de sa mansuétude, en laissant organiser le banquet des travailleurs à vingt-cinq centimes, puis à cinquante centimes par tête et pour lequel 165,000 souscripteurs s’inscrivirent dans les bureaux ouverts à cette occasion.
- Quoique. le banquet des travailleurs nous éloigne quelque peu de notre cadre, nous voulons en donner le programme qui nous semble avoir une saveur particulière :
- PROGRAMME DU BANQUET DES TRAVAILLEURS
- Le rendez-vous est fixé à dimanche (onze juin), à onze heures, place Dauphine, à la Madeleine et à la Bastille.
- Les signataires devront marcher sur quatre rangs, dans le plus grand ordre; les chansons patriotiques sont interdites.
- La musique des divers régiments de Paris, placée en tête, exécutera des marches guerrières et des fanfares républicaines, telles que : Le Réveil du Peuple, Les Girondins et La Marseillaise.
- A deux heures précises on se mettra à table par sections et divisions: chaque nom sera sur l’assiette de chaque signataire ; il n’y aura pas de linge de table, mais une immense toile cirée se déroulera sur neuf cent quatre-vingts tables, formant l’effectif du banquet.
- I Le repas se composera de veau rôti, de salade, de fromage, d’une demi-bouteille de bière, d’un verre de vin et d’un petit verre d’eau-de-vie. Chacun apportera son pain et son couvert.
- Douze marchands de vins, traiteurs de diverses barrières, seront chargés des fournitures de bouche de ce festin phénoménal : tous les morceaux seront coupés d’avance, on ne reviendra pas deux fois au plat.
- Au dessert, au lieu de toast, ce qui prolonge indéfiniment la fête, les cent mille signataires entonneront à la fois la Marseillaise...
- Après le repas, qui devra être terminé de bonne heure, des groupes de danses se formeront dans le bois, à la lueur des torches; toutes les jeunes filles des environs pourront y prendre part; la plus grande décence devra y être de rigueur.
- Le banquet de 0.50 centimes, qui devait être installé aux fortifications de Paris, près du bois de Vincennes, n’eut pas lieu; absolument comme pour celui qui avait donné naissance à la révolution de février, les événements de juin en empêchèrent la réalisation.
- (A suivre). E. Maindron.
- ROUXEL, fid’Armes, 163,r. Montmartre, Paris. Drcatal.25c.
- LES ASCENSIONS A EA TOUR
- A PIED
- Montée au 1er étage, par l’escalier de la pile Ouest; descente par l’escalier de la pile Est.
- Montée du ier au 2e étage, par les escaliers Nord et Sud : descente par les escaliers Est et Ouest.
- PAR ASGENSEUR
- Montée ait ier étage, par les piles Est et Ouest.
- Descente dit 1er étage, par les ascenseurs des mêmes piles.
- Montée au 2e étage :
- En partant du sol, par la pile Nord;
- En partant du 1er étage, par la pile Sud.
- Descente clu 2e étage :
- Jusqu’au 1er étage, par la pile Sud;
- Jusqu’au sol, par la pile Nord.
- Du deuxième étage au sommet, l’ascenseur est obligatoire.
- HEURES D’ASCENSION
- On délivre des billets :
- Pour le 1er étage, de 10 h. matin à 10 h. soir;
- Pour le 2e étage et le sommet, de 10 h. 1/4 matin à 9 h. 1/2 soir.
- La première plate-forme reste ouverte au public jusqu’à 11 h. soir; les 2e et3e jusqu’à 10 h. provisoirement.
- Les visiteurs qui désirent monter jusqu’à la troisième plate-forme doivent prendre au guichet du deuxième étage un billet supplémentaire.
- RHUM DE L’ÉTOILE Recommandé
- Exposition d’Haïti (porte Suffren)
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- PLUSIEURS MÉDAILLES D’OR ET D’ARGENT
- S’adresser pour renseignements et vente, 29, rue de Naples,
- LA BOURSE
- La séance d’aujoui/d’hui est bien pareille à celle d’hier: même absence de clients et d’affaires, même somnolence, mais aussi même fermeté. Le 3 0;0, qui avait ouvert à 84.82, en légère réaction et qui avait même coté 84.80, s’est enlevé à 84.97 pour finir à 84.90. L’amortissable est à 88.50 et le 4 1/2 à 104.25.
- Il s’est produit un mouvement de reprise sur l’Exté-rieure espagnole qui remonte à 73 3/16, en hausse de 3/8-Les fonds russes sont fermes. Le Turc monte à 16.35. Mais l’Italien est toujours excessivement difficile à .vendre. Au comptant il tombe à 92.70, malgré les efforts de’ la spéculation qui fait coter 93 à terme.
- Les actions de chemins de fer ont de bonnes dispositions.
- La Tour Eiffel est à 872.50.
- Voir à la Section Anglaise
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- GUIDE DE L’EXPOSITION
- en sept jours
- ’ (Se munir clu Guide illustré de VExposition publié par le Bulletin officiel).
- PREMIÈRE JOURNÉE
- GROUPES DIVERS
- Entrée à 2 tickets : 8 heures du matin.
- Entrée à 1 ticket: 10 heures du matin.
- Arriver par la porte Rapp au centre de l’avenue La Bourdonnais.
- Visiter les galeries des groupes divers, sections françaises et étrangères, dans l’ordre suivant :
- SECTIONS ÉTRANGÈRES
- Entrer à gauche de la galerie Rapp ; Grande-Bretagne, Belgique, Danemark, Pays-Bas.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 40, jouets. — Classe 37, joaillerie (diamant de 0 millions). — Classe 30, habillements des deux sexes. — Classe 34, dentelles et passementeries. — 'liasse 35, articles de lingerie. — Classe 33, soies et soieries (superbe exposition lyonnaise). — Classe 32. tissus de laine. — Classe 30, tissus de coton. — Classe 60, carrosserie. — Classe 46, blanchiment et teinture. — Classe 44, produits agricoles non alimentaires. — Classe 31, fils et tissus de lin. — Classe 80, objets de voyage et de campement. — Classe 38, armes portatives, chasse. — Classe 42, exposition forestière. Classe 43, chasse et pêche. — Classe 45, produits chimiques. — Classe 47, cuirs et peaux.
- - Classe 41, produits de l’exploitation des mines.
- Galerie de trente mètres. — Vestibule du palais
- des Machines. — Dôme central.
- Classe 27, appareils de chauffage. — Classe 25, bronzes et fontes d'art. — Classe 26, horlogerie. — Classe 29, maroquinerie. — Classe 28, parfumerie.
- — Classe 22, papiers peints. — Classe 21, tapis et tapisseries. — Classe 18, ouvrages du tapissier. — Classe 17, meubles. — Classe 19, cristaux et verrerie (belles glaces de Saint-Gobain).— Classe 20,
- ( :êvamiquô. — Classe 24, orfèvrerie. — Classe 26, mosaïque.
- sections étrangères (2* partie)
- Russie — vestibule de 15 mètres — Etats-Unis, Italie, Suisse, Norvège, etc.
- Terminer par la galerie Rapp.
- DEUXIÈME JOURNÉE
- Palais des Machines et pourtour
- Arriver par la porte principale du palais des Machines, au coin des avenues de La Bourdonnais et de Lamotte-Piquet.
- Monter sur le pont roulant (50 centimes) pour avoir une Idée d'euseinbie de la galerie.
- Visiter les niasses du rez-de-chaussée dans l’ordre suivant, en commençant par le côté droit en venant de l’avenue de La Bourdonnais.
- sections étrangères
- Angleterre, Amérique, Belgique, Suisse.
- SECTIONS FRANÇAISES
- Classe 58, matériel de papeterie et d’imprimerie. — Classe 52, matériel des usines agricoles.— Classe 57, confection des objets mobiliers. — Classe 51, arts chimiques. — Classe 54, filage et corderie. — Classe 59, machines pour divers travaux. — Classe 53, machines-outils. — Classe 61, chemins de fer. — Classe 63, génie civil.
- POURTOUR
- Traverser le jardin central, longer le palais des Beaux-Arts et, à l’extrémité de ce palais, commencer la visite du pourtour par le pavillon de Monaco.
- Continuer dans l’ordre suivant :
- Côté de l’avenue de La Bourdonnais. — Pastellistes, aquarellistes, presse, postes et télégraphes; station électrique, Forges du nord, broderies anciennes, porte Rapp, société de Mariemont (annexe de la Belgique), diamants du cap, classe 27 (annexe). Bail, céramique, palais des Machines, restaurant Duval, générateurs à vapeur (parallèlement à l’avenue de Lamotte-Piquet), deuxième restaurant Duval.
- Côté de l’avenue de Suffren. — Rue des Nations, Perse, Egypte, Siam, Maroc, Japon, Restaurant roumain, Serbie, Grèce, Saint-Marin, Chine, porte Desaix, Indes, Hawaï, Guatemala, Paraguay, République dominicaine, Uruguay, globe terrestre au millionnième, Salvador, Lota. Nicaragua.
- TROISIÈME JOURNÉE
- Beaux-Arts, Jardin supérieur, Pavillons de la Ville de Paris.
- Entrée par l’avenue Rapp. Visiter la Galerie
- Rapp; sculpture française, sculpture hollandaise, belge et italienne.
- Entrer clans le palais par la porte centrale et visiter la section française de peinture en commençant par la première salle de droite, côté de l’avenue de La Bourdonnais, puis les six salles suivantes du même côté. Continuer par les trois salles du centre et terminer par les sept salles côté du jardin.
- Monter au premier étage par l’escalier du dôme; voir les neuf salles côté du jardin : peinture française (suite).
- Faire le tour de la galerie du premier étage de la galerie Rapp, architecture et gravure.
- Voir ensuite les neuf .salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : peinture française (suite).
- Section rétrospective dans les salles latérales du vestibule.
- Descendre au rez-de-chaussée par l’escalier du dôme et voir la deuxième moitié du Palais comprise entre le dôme et le côté de la Seine (sections étrangères).
- Côté du jardin, sept salles : les deux premières Autriche, les cinq suivantes Angleterre.
- Revenir par les salles du centre : deux pour l’Espagne, une pour la Russie.
- Terminer par les sept salles côté de l’avenue de La Bourdonnais : première Allemagne ; deux suivantes, Russie; cinq dernières, Italie.
- Monter au premier étage par l’escalier de l’extrémité du palais, côté de la Seine ; voir les trois salles sur la façade de ce côté, Etats-Unis; première salle côté du jardin, Danemark; deux suivantes, Nor-wège; suivante, Suède ; trois suivantes, Hollande, et dernière, rétrospective.
- Passer par le vestibule pour voir les neuf salles côté de l’avenue de La Bourdonnais: cinq premières, Belgique ; deux suivantes, Suisse; deux suivantes, Grèce.
- Descendre au rez-de-chaussée et terminer la visite aux Beaux-Arts par la section de l’enseignement du dessin placée sous la galerie ouverte, côté de la Seine.
- Outre les œuvres de sculpture réunies dans la galerie Rapp, une foule d’autres sont disséminées autour du Palais et des pelouses du jardin.
- Traverser le jardin central, voir la fontaine monumentale Coutan, avec les jets d’eaux qui sont éclairés le soir à la lumière électrique.
- Visiter les deux pavillons de la Ville de Paris, dans le jardin supérieur, à droite et à gauche du Dôme central.
- Voir lec quelques constructions placées à droite et à gauche de la rivière centrale.
- QUATRIÈME JOURNÉE
- Palais des'Arts libéraux et parc
- Arriver par la gare du Champ de Mars, par bateau ou par l’avenue de Suffren. Commencer la visite par la Galerie Desaix : instruments de musique, au centre de la galerie, entre les deux grandes orgues. Auditions musicales.
- Côté du jardin : section italienne.
- Côté de l’avenue de Suffren : section russe.
- Entrer dans le Palais par la porte centrale de la section des instruments de musique.
- Au premier otage de la galerie Desaix, suite de la section des instruments de musique.
- • Sections étrangères des Arts libéraux dans le pourtour de la galerie. Angleterre, Espagne, Suisse, Amérique du Nord. Portugal.
- Descendre au rez-de-chaussée; galerie côté de l’avenue de Suffren : Suisse, Belgique, .Pay-Bas.
- Sections françaises des Arts libéraux. A la suite de la section des Pays-Bas, médecine et chirurgie, instruments de précision, enseignement professionnel. Prendre l’escalier situé derrière cette classe et monter au premier étage par l’escalier de gauche. En face l’escalier une porte conduit à la section de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, façade côté du jardin.
- En face, côté de l’avenue dé Suffren, près la galerie Desaix : épreuves et appareils de photographie, dessin et plastique, imprimerie et librairie, papeterie et reliure.
- Visiter la partie supérieure de l’édifice central en charpente :
- Première partie, côté de la Seine, anthropologie, ethnographie. Voir dans la cour les hommes des différents âges se livrant aux travaux des arts industriels ;
- Deuxième partie : Arts libéraux.
- Au centre de l’édifice, aérostatinn. Au centre, sous la coupole, grand ballon captif avec sa nacelle.
- Troisième partie : Moyens de transport, modèles 1 de phares, ponts, viaducs, tunnels.
- Quatrième partie : Arts et métiers.
- Descendre au rez-de-chaussée et visiter la partie inférieure de l’édifice en charpente. Au centre, remarquer la section des Théâtres.
- A droite et à gauche, vitrines du Ministère de l’intérieur (côté de la galerie Desaix); de l’exposition de Géographie (côté de la Seine).
- Parc i
- Grand-Théâtre de l’Exposition. — Pavillon de la I
- Mer. — Pavillons des républiques américaines. — Pavillons des différents pays. — Théâtre des Folies* Parisiennes. — Pavillon du Bulletin officiel d« l’Exposition.
- CINQUIÈME JOURNÉE
- Rue de l’Habitation. — Quais. — Esplanade des Invalides
- Arriver par le bateau et débarquer au ponton de i l’avenue de Suffren; ou par le chemin de fer de Ceinture (gare du champ de Mars) ; ou par le Troca-déro et le pont d’Iéna, ou par le chemin de fer Decauville.
- Visiter les constructions de la rue de l’flabitation. — Les constructions de la berge de la Seine, comprenant les machines élevatoires, la station centrale d’électricité, le panorama du pétrole, le matériel de navigation et de sauvetage, le Panorama transatlantique, les chambres de commerce maritimes.
- Entrer dans les galeries des quais renfermant tout ce qui concerne l’agriculture. Ces galeries vont du Champ de Mars à l’esplanade des Invalides.
- Palais des produits alimentaires; Czarda hon* groise; Portugal.
- Passerelle de l’Alma et tunnel du chemin de fer Decauville.
- Palais de l’Espagne.
- Sections étrangères de l’agriculture.
- Pâtisseries, beurreries, moulins anglais, hollandais, etc.
- Pavillon de la République sud*américaine.
- ESPLANADE
- A gauche : Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Sénégal, Madagascar, villages d’indigènes des colonies, palais central des colonies, Cochinchine et Cambodge, village de Javanais, panorama de Tout-Paris.
- Côté droit : Sociétés de secours aux blessés, économie sociale, eaux minérales, grand palais du ministère de la guerre, pavillon de l’aérostation, postes et télégraphe, grand pavillon de dégustation.
- Sur le quai, station de départ du chemin de fer Decauville.
- SIXIÈME JOURNÉE Trocadéro
- Arriver par l’un des omnibus ou tramways de la station du Trocadéro, par les bateaux, ou par le chemin de fer Decauville et traverser le pont d’Iéna.
- Visiter les salles du Trocadéro affectées à l’exposition d’art rétrospectif ; aux trésors d’église; à la sculpture comparée; à l’anthropologie; exposition des curiosités rapportées par les explorateurs. Visiter la grande salle des fêtes.
- Monter dans la tour du Trocadéro par l’ascenseur Edoux. Beau panorama de Paris ei vue d’ensemble de l’Exposition. C’est de cette tour du Trocadéro qu’on voit le mieux les dimensions colossales de la tour Eiffel.
- Parcourir la belle galerie extérieure; descendre dans la grotte, sous la cascade du centre.
- Jardin
- Visiter le jardin : Horticulture française et étrangère ; machines horticoles françaises et étrangères. Curieuse exposition de plantes du Japon.
- Dans la partie haute bons restaurants.
- Dans la partie basse : Pavillon édifié par l’administration des forêts, et du côté opposé pavillon des travaux publics.
- SEPTIÈME JOURNÉE
- Tour de 300 mètr,s
- Arriver avant dix heures et se mettre de suite au guichet de l’ascenseur pour monter avant que la queue ne soit formée.
- Ascenseurs Ottis et Combaluzier.
- L’un des ascenseurs monte directement au deuxième étage (pile nord).
- Au premier étage : galerie extérieure; vue sur Paris et sur l’Exposition.
- Quatre restaurants : Français, Russe, Alsacien-Lorrain et Anglo-Américain.
- Au deuxième étage : vue plus étendue, galerie extérieure, Imprimerie du Figaro, Bar, W. C.
- Du deuxième au troisième étage ascension par l’ascenseur Edoux (Il est interdit de monter par l’escalier).
- Au troisième étage : salle de glaces, Panorama superbe, vue très étendue sur Paris et les environs jusqu’à une distance de 80 à 90 kilomètres.
- Passer la matinée dans la tour et l’après-midi au Grand-Théâtre de l’Exposition, côté de l’avenue de-Suffren, à l’extrémité du palais des Arts libérauxT derrière le pavillon du Chili.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- Envoi franco contre 1 fr. 20 en timbres-poste, adressés au Directeur du Bulletin Officiel, Champ de Mars.___________________
- Drapeaux et ISannièrcs
- COUVFUTURES, GILETS ET PLASTRONS
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- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la Seguidilla ; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique : Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La. Lola » ; Antonia Perez, un type gitane-des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse-de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- Elles sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif des Gitanos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement demains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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- Vendredi 9 Août 1889
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- Le Numéro : 15 Centimes.
- BULLETIN OFFICIEL
- DE L’EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
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- Bureaux : 16, Avenue de La Bourdonnais (CHAMP DE MARS), et à l’intérieur de l’Exposition, au Pavillon du Bulletin Officiel
- (près de la Direction Générale de l’Exploitation).
- SOMMAIRE. — Chronique. — Echos. — La Maccarona. — Le Scliah de Perse à Paris. — Protestation de députés norvégiens. — Les Etudiants chez Pasteur. — Au Grand Ballon captif Godard. — Le Musée de la Révolution. — Les Congrès. — La Bourse. — Annonces et réclames.
- LE ROI DINAH-SALIFOU, LA REINE PHILIS ET LEUR FILS
- Ces princes Noirs quitteront Paris le 14 août.
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
- CHRONIQUE
- C’est avant-hier, à la représentation de gala de 'l’Opéra, que le schah de Perse a pour la première fois depuis son voyage actuel à Paris revêtu son uniforme de gala : diamants aux épaulettes, diamants sur la poitrine, diamants au ceinturon, diamants aux écharpes, diamants au sabre et aigrette étincelante à son bonnet d’astrakan.
- Jusqu’à présent, dans toutes ses visites à l’Exposition, ou ailleurs, il n’avait porté qu’un uniforme des plus simples, agrémenté seulement de temps en temps de boutons d’émeraudes ou de diamants.
- D’aucuns ont fait courir le bruit qu’il ne voulait pas humilier le président de la République par son faste.
- Que cela soit vrai ou non, il est évident que dans les cérémonies officielles, le président de la République, avec son simple habit noir, ne présente aux imaginations populaires rien de bien somptueux. A ce propos un de nos confrères a agité la question de modifier cette extrême simplicité.
- A défaut d’un costume spécial, qui relèverait encore la dignité personnelle du chef de l’Etat en présence des souverains et ambassadeurs étrangers, et, au lieu de porter en écharpe le grand cordon de la Légion d’honneur, le président de la République porterait, à l’exemple des grands d’Espagne, un collier d’or ou de diaman ts supportant une croix enrichie de perles, et couvrant la poitrine sous l’habit noir traditionnel.
- Cela n’a encore rien d’officiel, mais c’est évidemment dans l’air, et cette petite révolution de palais pourrait bien s’accomplir un de ces jours, sans que personne y trouvât à redire. — Au contraire !
- A
- Je suis très scrupuleusement toutes les visites du schah de Perse à l’Exposition et j’ai été particulièrement surpris de ceci : n’importe où Nasser-ed-Din se trouve dans le Champ de Mars, n’importe où il passe, n’importe où il s’arrête, chaque fois que la silhouette de la Tour Eiffel se dessine, près ou loin de lui, il se retourne sur elle et la toise de haut en bas : et ce n’est pas une fois, c’est dix fois, et toujours avec le même regard mêlé d’admiration et d’inquiétude.
- C’est une véritable obsession : le monarque persan ne peut pas détacher ses yeux du colosse de fer qui se dresse devant lui, plein d’inconnu, plein d’audace, plein d’une majesté diabolique.
- Est-ce le regret de ne pas être monté jusqu’au sommet qui le tourmente? Est-ce le problème de cette gigantesque construction qu’il cherche à résoudre, en contemplant l’enchevêtrement arachnéen de ses solives de fer ? Est-ce le désir caché de faire élever dans ses Etats une tour semblablè?
- Personne n’en sait rien, et bien avisé serait celui qui devinerait les pensées secrètes du schah de Perse : il n’en est pas moins vrai que son attention est, pour ainsi dire malgré lui, constamment arrêtée devant l’œuvre de M. Eiffel.
- Avant-hier, pendant sa visite si intéressante au « Globe terrestre », on lui montrait un tableau comparatif des hauteurs des différentes montagnes de l’univers; comme il regardait l’Hi-malaya, son œil se porta sur la figuration presque microscopique de la tour Eiffel, qui faisait bien piteuse mine à côté des grands pics -asiatiques.
- Le schah se paya là une petite vengeance, bien
- innocente d’ailleurs, contre la tour, la maudite tour, la fatale machine qui hante ses rêves :
- — « Ali ! ah ! ah !... la tour Eiffel !... » s’écria-t-il en éclatant de rire et en la montrant du doigt d’un petit air de mépris.
- ##
- Nous n’en avons pas fini avec les voyageurs excentriques.
- Voici que deux membres de l’aristocratie espagnole, M. Mareno, gentilhomme de la reine, et le vicomte Jrueste, ont fait le pari de se rendre en voiture à deux chevaux de Madrid à Paris. Ils ont quitté Madrid le 24 juillet, et ils arriveront à Paris vers le 15 courant.
- Les Espagnols vont décidément disputer la palme aux Viennois, car nous attendons encore, ces jours-ci, sous la Tour Eiffel, des vélocipé-distes, partis récemment de Barcelone.
- Mais, qui pense encore au Turc, au pauvre Turc parti à pied de Constantinople et qui n’a pas l’air de faire beaucoup de bruit en route.
- Pourvu qu’il n’arrive pas quand l’Exposition sera fermée!
- F. L.
- Les entrées à l’Exposition
- Le nombre des visiteurs payants a été pour la journée d’hier de 130.354.
- A la Tour
- Voici le nombre des ascensionnistes pour la
- même journée :
- 1er étage................ 11.249
- Du 1er au 2me............ 7.330
- 2e étage direct............ 2.182
- Du 2e étage au sommet... 4.419
- En tout.............. 25.180
- Le Banquet des Maires
- Un certain nombre de maires ayant écrit, les 5 et 6 août, à M. le président du conseil municipal de Paris, pour lui demander s’il était encore temps d’adhérer au banquet du 18 août, le bureau du conseil informe ses invités que les adhésions seront reçues jusqu’au 12 août.
- Le conseil municipal convie au banquet des maires un certain nombre de généraux, d’amiraux et de hauts fonctionnaires.
- Le programme des fêtes complémentaires, lequel comprendra des réceptions diverses, sera prochainement publié.
- Les Etudiants
- Les étudiants des universités étrangères venus à Paris sur l’invitation de leurs camarades français, se.sont reposés mardi de leurs fatigues des jours précédents en allant pour la plupart passer la soirée à l’Exposition et admirer les fontaines lumineuses.
- Les autres se sont contentés • de parcourir le quartier Latin et d’en visiter les brasseries les plus réputées.
- Les fêtes universitaires ont recommencé hier par une visite à M. Pasteur et à l’Institut de la rue Dutot.
- Le ministre de l’Instruction publique
- M. Fallières a quitté Paris hier matin, pour prendre quelques jours de repos.
- Il sera de retour pour le congres des instituteurs. Il doit en effet, à l’occasion de ce congrès, recevoir au ministère de l’instruction publique et clés beaux-arts les instituteurs délégués.
- Sur la Tour
- Mme G. Carnot, mère du président de la République, a fait, ce matin, l’ascension de la Tour. Elle était accompagnée de M. A. Carnot, frère du président et sous-directeur de l’Ecole des mines, de Mme A. Carnot, sa bru, et de M. Paul Carnot, son petit-fils.
- Les honneurs de la Tour ont été faits à Mme Carnot par MM. Sales et Thomas.
- La distribution des récompenses
- La distribution des récompenses décernées par
- les jurys aux exposants aura lieu le 30 septembre.
- L’administration compte donner à cette solennité beaucoup d’éclat; M. Berger organise dans ce but, un concert qui sera une des solennités musicales d la saison.
- Les visiteurs de marque
- Vers la (in de la semaine arrivera à Paris le bey de Jibouti, Bourhane-bey, qui se trouve actuellement à Marseille.
- Bourhane-bey, qui a succédé à son père au sultanat de Jibouti, qui se trouve à 00 kilomètres d’Obock, a dû cet honneur a son intelligence rare, il n’est pas l’aîné de la famille. Son père a eu trente-cinq enfants dont vingt sont encore pleins de vie, quatorze garçons et six filles.
- Le bey de Jibouti voyage avec un seul domestique et un officier distingue qui lui sert d’interprète, M. Ochschlager.
- Les Egyptiens à 8‘nris
- Une mission littéraire qui se rendra bientôt ù. Stockolm est de passage à Paris. Elle est composée de S. Ex*;. Abdallah Pacha Eilay, ancien sous-secrétaire d’Etat a l’instruction publique, comme président, de son fils Emine Bey Abdallah, chef du parquet du tribunal indigène du Caire; de Cheikh llarnza Eattiiallah, inspecteur des écoles égyptiennes et de Cheikh Mahmoud Omar, comme membres.
- Congrès de magnétisme
- Un grand congrès international de magnétisme animal aura lieu à Paris, du 21 au 27 octobre prochain. Demander le programme à M de Meissas, président, 0C, rue Condorcet, Paris.
- Défense de vendre* son kiosque
- L’administration s’est aperçue que quelques concessionnaires avaient cédé ou vendu leurs kiosques, malgré l’interdiction formelle qui leur en est faite par le règlement. MM. Alphand et Berger viennent de décider que les titulaires de ces kiosques seraient déchus de leur concession.
- Don voyage, MM. les âniers !
- Depuis l’ouverture de l’Exposition, les âniers de la rue du Caire étaient la cause de désordres et de scandales répétés. Pour rétablir l’ordre, M.. Delort de Gléon, commissaire général de la section égyptienne, s’est décidé à prendre une mesure énergique. Mardi soir, à huit heures, quinze des cinquante âniers ont été embarqués à la gare de Lyon, pour être rapatriés.
- Dîner de musiciens
- Ainsi que nous l’avons annoncé, un banquet a réuni mardi matin, dans un des restaurants du Champ de Mars, sous la présidence de VI. Berger, les chefs et sous chefs des musiques militaires qui ont pris part au festival de dimanche dernier. MM. Thurneyssen, Delpech, Blondot, Jonas, Joncières, Oscar Commettant, Th. de Lajarte, assistaient également à ce banquet.
- MM. Berger, Jonas, Wettge et Commettant ont adressé quelques paroles de remerciement aux musiciens qui ont collaboré au festival.
- Les Congrès
- Ce matin à huit heures a eu lieu au Palais du Trocadéro, la séance d’ouverture du congrès international, pour l’étude de la transmission de la propriété foncière.
- Les autres séances, jusqu’au 14 courant, auront lieu à l'hôtel des Sociétés savantes.
- Au Trocadéro
- Dimanche prochain 11 août, à deux heures, aura lieu dans la grande salle des Fêtes du Trocadéro le grand festival des sociétés chorales françaises (dix-huit cents chanteurs), avec le concours gracieux de l’Harmonie du Bon Marché, dirigée par M. Paulus, ancien chef de musique de la garde républicaine.
- Les chœurs seront conduits par M. Vianesi, chef d’orchestre de l’Opéra.
- Les principaux chœurs sont les suivants :
- Le vin du Gaulois, de Gounod; le Chœur des Romains à’Hérodiade, de Massenet ; la Kamarins-haï a, de Laurent de Rillé, et le trio de Guillaume Tell, de Rossini, dont les récitatifs seront dits par MM. Duc, Melchissédec et Gresse, de l’Opéra.
- Le lendemain lundi, à 1 heure et à 4 heures, concours de ces mêmes sociétés chorales françaises entre elles.
- A la section égyptienne
- Les véritables exposants de cette section sont très heureux des mesures qui ont été prises par
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- BULLETIN OFFICIEL DE L’EXPOSITION DE 1889
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- M. Berger, directeur général de l’Exploitation, contre ceux de leurs confrères, qui vendaient des articles de Paris comme objets de provenance orientale. et se disposent à lui faire une adresse de remerciements, pour la fermeté avec laquelle M. le Directeur général a su faire respecter leurs droits.
- Les ouvriers ù l’Exposition
- Le Conseil municipal de Bordeaux a voté, dans sa séance d’hier soir, une somme de 2,000 francs pour l’envoi d’ouvriers à l’Exposition universelle.
- Auditions musicales
- Avant-hier soir, a eu lieu à la galerie de Beauvais, l’audition au piano donnée parM»^ Roger-Miclos, audition qui devait avoir lieu vendredi dernier, et qui avait été remise, à cause de la fête de nuit, donnée en l’honneur du schah de Perse.
- Cette excellente artiste, dont la virtuosité et le charme ont enthousiasmé le nombreux public qui assistait à ce concert, a exécuté les huit morceaux du ,programme avec un talent et une maestria extraordinaires.
- Nous avons remarqué dans l’auditoire, très choisi du reste, un grand nombre d’artistes peintres et sculpteurs, et quelques-uns de nos confrères, venus là spécialement pour applaudir l’aimable auditrice et son grand talent.
- La Fileuse, de Chaminade, a été bissée, et la fantaisie Hongroise, de Liszt, a également obtenu un énorme succès.
- Dans la ville
- A l’occasion de l’anniversaire du 10 août, il y aura bal populaire avec orchestre de soixante musiciens, de neuf heures du soir à deux heures du matin, sur les places de l’Hôtel-de-Ville et de la Bastille.
- A la galerie Desaix
- Ce soir jeudi, à huit heures trois quarts, audition donnée par Mme Lucie Palicot au piano pédalier d’Erard.
- Demain soir vendredi, à neuf heures, dans la même galerie, audition au piano donnée par Mlle Hoffman, jeune fille de dix-sept ans, un premier prix du Conservatoire de Bruxelles de cette année.
- M. Casella prêtera son concours à cette intéressante audition dont voici le programme :
- 1. Suite dans le style ancien (Op. 40).... Ed. Grieg
- Præludium — Sarabande — Gavotte et Musette — Air Rigaudon.
- 2. a. Nocturne........................ Chopin
- b. Danse bohémienne................ Casella
- 3. Romance.............................. Tschalkowsky
- 4. Menuet............................. Pâderewski
- 5. Romance en fa...................... A. Rubinstein
- 6. a. Sous l’ombrage (pensée musicale).. Casella
- b. Chanson napolitaine............. Casella
- 7. Dans des Ombres (Légende).......... A. Dupont
- n° 1 des Contes du Foyer.
- 8. Polonaise en mi &.................. Chopin
- Le môme soir, dans la même galerie et à la même heure, sera donnée par M. Georges Lamothe, organiste de S. M. la Reine d’Espagne,, une audition d’orgues, avec le concours de Mme Blouet-Bastin, violoniste, et Mlle Yan Donghen, pianiste, dont voici le programme :
- 1. Adagio du Grand Septuor............ Beethoven
- Mmes Blouet-Bastin, Yan Donghen, M. G. Lamothe.
- 2. Nocturne en mi b................... Chopin
- Exécutée sur le piano par Mlle Yan Donghen
- 3. Rêverie du soir.................... G. Lamothe
- Exécutée sur l’orgue à double expression Par M. G. Lamothe,
- 4. Fantaisie-Ballet................... De Bériot
- Exécutée sur le violon par Mme Blouet-Bastin.
- 5. La Patrouille, duo caractéristique., LefébureWely
- Mlle Yan Donghen, M. G. Lamothe
- 6. a. Derrière l’éventail, marivaudage... G. Lamothe
- b. Pendant la valse, impromptu.... G. Lamothe
- Exécutés sur le piano par Mlle Van Donghen
- 7. Souvenir de Varsovie, fantais.-mazurka G. Lamoti-ie
- Exécutée sur l’orgue à double expression Par M. G. Lamothe.
- 8. La Traviata, trio de concert....... Verdi
- Mmes Blouet-Bastin, Yan Donghen, 'M. G. Lamothe.
- 9. La Retraite, épisode milit. (redemandé) G. Lamothe
- Exécuté sur l’orgue à double expression Par M. G. Lamothe.
- Voyageurs excentriques
- Les paris sont toujours .ouverts pour les voyages excentriques à Paris. Deux membres de l’aristocratie espagnole, M. Moreno, gentilhomme delà reine, et le vicomte Irneste, ont parié de se rendre de Ma-
- drid à l’Exposition en voiture à deux chevaux. Ils ont quitté tytadrid le 24 juillet et arriveront à Paris vers le 15 courant. C’est moins bien que le voyage en brouette de Vienne à Paris, mais ce n’est encore pas mal.
- A la Tour Eillel
- Les étudiants de Paris se proposent de piloter lundi matin dans la Tour Eiffel 1,500 à 2,000 de leurs camarades étrangers venus à Paris sur leur invitation.
- Ils ont avisé à cet effet les administrateurs de la Tour, qui leur ont du reste très gracieusement répondu qu’ils étaient tout à leur disposition.
- Le petit chemin de 1er
- Sait-on combien cette petite ligne, dont tous les visiteurs de l’Exposition apprécient tant l’utilité, a transporté de voyageurs payants, depuis le jour de l’ouverture jusqu’au 31 juillet dernier i Non.
- Eh bien ! voici le chiffre rond : 2,448,000, et cela sans comprendre la plus grande partie du personnel de l’Exposition, qui est transportée gratis, et dont on peut bien évaluer le chiffre à 2,000 par jour au bas mot.
- Vol au pavillon Suédois
- Un vol avec effraction qui fait présumer chez son auteur, avec une certaine audace, une parfaite connaissance des lieux, s’est produit hier soir, entre sept et huit heures, dans le pavillon suédois situé au centre des jardins à gauche de la Tour Eiffel.
- On sait que ce pavillon comporte plusieurs exhibitions, parmi lesquelles une exposition.de bijouterie, se composant de bracelets, colliers et autres bijoux, dont quelques-uns sont faits sous les yeux du public par des ouvriers en costume du pays. Une jeune Suédoise, également en costume national, en surveille la vente.
- , La jeune Suédoise avait eu jusqu’ici le soin, en renfermant les valeurs, de les mettre, pour plus de sûreté, dans un énorme verre en argent ciselé dont le couvercle fermait hermétiquement. Ignorant de cette circonstance, le voleur, qui cherchait certainement ces pièces, remua sans se douter de rien le précieux vase. En fin de compte, pressé par l’heure, il se retira en emportant trente-trois broches en argent. Dans sa précipitation, il a oublié sur le sol un trousseau de fausses clefs qui lui avait permis d’ouvrir la porte du pavillon.
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- LA MAÇCARONA
- Les débuts de la Maccarona au Grand-Théâtre ont été des plus brillants.
- La célèbre Gitana a été acclamée hier soir et a été bombardée de fleurs et d’oranges.
- M. Jules Ferry assistait à la représentation.
- LE SCHAH DE PERSE A PARIS
- Hier, Nasser-ed-Din a visité le parc des Buttes-Chaumont et présidé une distribution de prix aux élèves des écoles communales du 19e arrondissement.
- Partie à deux heures de la rue Copernic, avec une simple escorte de cinq dragons, sa voiture, dans laquelle avaient pris place, aux côtés de Sa Majesté, deux dignitaires de sa maison, a gagné le parc Monceau par l’avenue du Bois-de-Boulogne et l’avenue Hoche.
- On traverse au pas, comme il est prescrit, le parc Monceau, au milieu des nombreux groupes d’enfants qui interrompent leurs jeux pour voir passer le souverain. On arrive au boulevard de Courcelles, et, tout le long de la ligne de tramways, on suit les boulevards extérieurs jusqu’à la rue Secrétan.
- Le schah de Perse retrouve dans ces quartiers populeux les mêmes manifestations de curiosité et de sympathie qui l’ont accueilli partout où il est passé jusqu’ici.
- A partir du boulevard de la Chapelle, ses voitures sont assaillies par une nuée de gamins qui courent aux portières, s’accrochent aux ressorts, et qui crient comme père et mère : «Vive le schah! Vive la Perse! » Sa Majesté commande aux dragons de les laisser faire. En échange de leurs bons souhaits, les bambins
- reçoivent une abondante distribution de menue* monnaie.
- Rue Secrétan, où la pente est assez raide, on modère un peu l’allure pour laisser souffler les. chevaux ; tous les habitants du quartier sortent sur leurs portes, se penchent aux fenêtres. Là encore, beaucoup d’acclamations. Sur les flancs, du cortège, les gamins galopent toujours, et. c’est dans cet équipage que le schah arrive aux. Buttes-Chaumont, devant le Diorama.
- A la grille, il met pied à terre et gravit le* raidillon qui conduit au plateau de Puébla.
- On découvre de là un spectacle splendide ; Nasser-ed-Dih est dans le ravissement.
- — Montmartre? interroge-t-il en montrant un. point à l’horizon.
- — Oui, majesté, répond le général Bérenger..
- — Combats sanglants pendant la guerre ?
- —- Non, sire, on ne s’est battu à Montmartre-qu’au moment de la Commune.
- — Alors, Prussiens pas occupé Montmartre?: Ah ! tant mieux !
- Et, prenant aux mains d’un aide de camp une grosse lorgnette, le schah promène longtemps cet instrument sur les divers quartiers de Paris.
- Nasser-ed-Din, désirant ensuite se rapprocher du lac, on se remet en route. Pour se garantir du soleil, il ouvre un parasol, qui n’est autre qu’un vulgaire parapluie emprunté à une: des personnes de sa suite.
- Sur le pont, d’où l’on domine un très pittoresque fouillis de verdures et de rochers, il fait halte pour admirer. On parvient au belvédère où M. Garcin, adjoint au maire du dix-neuvième arrondissement, vient souhaiter la bienvenue à Sa Majesté.
- — M. Mathurin Moreau, maire de l’arrondissement, explique M. Garcin, est retenu en ce-moment à une distribution de prix.
- Prévenu en toute hâte de l’arrivée de Sa Majesté, il m’a délégué pour la recevoir. Et il ajoute :
- — Ce serait pour nous un grand honneur si Sa Majesté consentait à paraître quelques instants parmi nos enfants.
- — Volontiers, répond Nasser-ed-Din ; tout à. Theure.
- Puis il reprend sa lorgnette et continue à interroger le général Bérenger.
- — A quel endroit les Prussiens pendant le. siège ?
- — Tout autour de Paris, siré.
- Il demande encore :
- — Où Enghien? où Saint-Denis?
- On lui indique Enghien et Saint-Denis.
- — Armée allemande là aussi ?
- Mais s’apercevant que ces questions ravivent de douloureux souvenirs, il s’interrompt aussitôt.
- Le schah s’engage ensuite sur la pente-abrupte et glissante qui, du belvédère, mène à la cascade ; il prend grand plaisir à voir s’ébattre à travers les pelouses les gamins qui se bousculent pour le suivre.
- Dans la grotte, il s’assied pour regarder la chute d’eau qui se brise à ses pieds avec fracas. Il interroge encore ; on lui apprend que la cascade a trente-deux mètres de hauteur et qu’elle ne débite pas moins de 240,000 litres d’eau par heure.
- — Petit Niagara ! s’exclame Sa Majesté,
- En sortant de la grotte, le schah rencontre un vieux vendeur de lorgnettes qui semble lui offrir sa marchandise.
- Le souverain accepte, choisit une lorgnette et fait donner trois louis au marchand.
- Celui-ci se jette à genoux pour les recevoiry au grand étonnement du souverain, peu habitué à des témoign âges de gratitude aussi excessifs, depuis qu’il voyage en Europe.
- Pendant ce temps les ouvriers et ouvrières-du quartier qui ont appris la visite du schah ont déserté l’atelier et sont venus en foule aux abords du parc. C’est au milieu d’une affluence
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- extraordinaire que Nasser-ed-Din quittant à regret la magnifique promenade, regagne sa voiture pour se rendre, non loin de là, au stand de gymnastique de l’arrondissement où se donnent les prix.
- Fort bien drapé et pavoisé, ce stand,construit en planches, a été transformé en une salle aussi vaste que magnifique où quinze cents élèves sont assis sur des bancs.
- Le maire de l’arrondissement, M. Mathurin Moreau, s’avance jusqu’au seuil pour recevoir le royal visiteur ; il le conduit sur l’estrade, où Sa Majesté prend place dans le fauteuil de la présidence.
- A son entrée, un orchestre a joué la Marseillaise, et tous, parents et enfants, se sont levés pour l’acclamer.
- La cérémonie continue. Il ne reste plus que les prix d’honneur à distribuer aux jeunes filles. Successivement les lauréates défilent devant le souverain qui place lui-même sur la tête de quelques-unes d’entre elles la traditionnelle couronne de lauriers.
- Au bout de quelques minutes, Sa Majesté se retire au milieu d’un véritable enthousiasme. A la porte du stand, Mlle Gaumont, fille d’un commerçant du quartier, lui offre un superbe bouquet de roses. Après avoir gracieusement remercié, le schah fait porter le bouquet dans sa voiture. Le cortège se reforme, et par les rues d’Allemagne, Lafayette, les boulevards Magenta et de Strasbourg, les grands boulevards et l’avenue des Champs-Elysées, il regagne la rue Copernic, enchanté de l’emploi de sa journée.
- ' Dans la soirée, le schah s’est décidé à faire une longue promenade dans Paris.
- Après avoir suivi les boulevards, sa voiture, accompagnée de deux autres où la suite avait pris place, s’était engagée dans la rue du Faubourg-Montmartre, puis dans la rue Grange-Batelière, lorsqu’au milieu de cette rue un de ses chevaux s’abattit. L’autre cheval, brusquement arrêté, glissa et tomba également. •
- Tandis que toute la suite se précipitait pour relever les chevaux, le schah descendit de sa voiture et alla prendre place dans la troisième au milieu des acclamations d’une foule assez considérable , qui s’était rapidement rassemblée.
- Au bout de quelques minutes, les trois voitures se remettaient en marche pour rentrer rue Copernic.
- Protestation (le députés norvégiens
- Quarante-sept députés norvégiens viennent de protester contre l’absence du ministre des deux royaumes Scandinaves auprès du gouver • nement français, à l’inauguration de l’Exposition universelle, où la Norvège est très officiellement représentée.
- Parmi les signataires de cette protestation se trouvent M. Arctander, ancien président du Sénat et qui fut ministre de l’intérieur de 1884 à 1888, dans le cabinet Sverdrup; M. Astrup, qui fut ministre des travaux publics à la même époque; M. Lange, ancien président de la cour suprême et président du Sénat ; M. Engelhardt, président de la Chambre, et les pasteurs Wexelsen et Ebbesson.
- Voici, d’ailleurs, le texte de cette protestation :
- A M. le président de la République française, Monsieur le président,
- Les soussignés, membres actuellement en session auStorthingdu royaume de Norvège, ont appris avec indignatian que le représentant diplomatique de la Norvège dans la capitale de la France, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de Norvège et de Suède, a négligé de faire au nom de notre nation, ainsi qu’il l’aurait dû, les honneurs de notre exposition, lors de la visite officielle faite à la section norvégienne par le président de la République
- et les autres autorités françaises, après l’ouverture de l’Exposition universelle.
- Comme les Français, nos nobles hôtes, ne connaissant pas le fond des choses, pourraient peut-être, au moins en partie, mettre ce manque d’égards au compte de la nation norvégienne, les représentants du peuple soussignés éprouvent le plus vif désir de dissiper un tel malentendu.
- Nous déclarons donc que la grande majorité du peuple norvégien, loyal et amoureux de liberté, se rappelle avec une profonde reconnaissance la lutte de la France pour la liberté, il y ajuste cent ans, en considération des bienfaits inestimables dont, nous aussi, nous sommes redevables à cette lutte glorieuse.
- La nation norvégienne a eu le bonheur de pouvoir conserver intacts, plus que tant d’autres nations de l’Europe et sans les voir compromis par toutes les réactions du siècle, les fruits conquis par la grande Révolution pour le bénéfice commun des peuples, et nous sommes profondément convaincus qu’elle réussira aies conserver encore si l’avenir lui réservait de nouvelles épreuves.
- Exprimant bien haut ce vœu cordial : « Vive la France et son grand peuple! » nous vous présentons, monsieur le président de la République, l’assurance de notre profond respect.
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- LES ÉTUDIANTS CHEZ PASTEUR
- Hier matin, à dix heures, la rue des Ecoles présentait une animation extraordinaire.
- Les étudiants français et étrangers s’étaient réunis devant le siège de l’Association générale des étudiants, pour aller, bannières déployées, présenter leurs hommages à M. Pasteur.
- Tous ces jeunes gens, chantant la Marseillaise, se sont rendus par le boulevard Saint-Michel, le boulevard Saint-Germain, la rue de Rennes et la rue de Vaugirard jusqu’à l’institut delà rue Dutot, où ils sont arrivés à onze heures.
- M. Pasteur les attendait au haut du perron, accompagné de ses petits-enfants et entouré de MM. Chamberland, Roux et Loir, ses collaborateurs; de MM. Treille, député de Constantine; Bis-chofïsheim, Lavisse, professeurs à la Sorbonne; Liard, directeur de l’enseignement primaire, et des docteurs Chantenesse, Claris, Valery-Radot et J.-B. Pasteur.
- Les bannières des étudiants se sont inclinées devant le vieux savant. Après quoi, M. Chaumeton, président de l’Association des étudiants, a prononcé un discours très applaudi, dans lequel il a fait ressortir toute la noblesse de la mission que s’est imposée M. Pasteur, tous les avantages qu’en retire l’humanité.
- « Alors que d’autres savants, a-t-il dit en substance, emploient leur science à rechercher des substances qui servent aux hommes à se détruire entre eux, vous, vous avez passé votre vie à rechercher les moyens de conserver l’existence de vos semblables. Votre tâche est noble et belle, et nous venons vous payer ici le juste tribut de notre admiration. »
- M. Pasteur a répondu par quelques paroles émues et a remercié particulièrement les délégués des Universités étrangères d’être venus lui apporter leurs vœux et fêter sa « cinquantaine d’étudiant. »
- Après avoir serré la main de tous, M. Pasteur les a conduits à travers son institut, qu’il leur a fait visiter en détail.
- Le soir, les étudiants ont été reçus à l’Hôtel de Ville par la municipalité de Paris.
- Au grand Ballon captif Godard
- Aujourd’hui jeudi, à trois heures de l’après-midi, doit avoir lieu une ascension en ballon libre, au parc d’aérostation Godard, avenue Kléber.
- Les voyageurs sont : le prince de M..., un de nos confrères de la Presse et l’aéronaute Louis Godard.
- Le ballon qui doit servir à l’ascension a nom Le Marceau, et cube 400 mètres.
- Il sera gonflé par les appareils de Gabriel Yon,
- à l’hydrogène pur. Ce gaz a cet avantage sur le gaz bicarboné ou gaz d’éclairage, qu’il peut enlever un poids de 1,150 grammes par mètre cube, tandis que le gaz ordinaire n’enlève que 650 à 700 grammes au plus par mètre.
- D’autres ascensions libres auront lieu régulièrement deux ou trois fois chaque semaine dorénavant; les amateurs n’ont qu’à s’inscrire.
- Avec des aéronautes tels que MM. Louis et Alfred Godard, et M. Camille Dartois, ce genre de voyage n’est plus qu’une excursion agréable et originale, car, sans flatterie, ces messieurs connaissent leur art à fond. Ce qui tend à le prouver, c’est qu’avec leur ballon captif, qui en est à sou 58°jour de gonflement, ils n’ont encore eu aucun accident ou accroc, et que sur 481 ascensions qu’ils ont faites, et dans lesquelles un total de 4,898 personnes ont été ascension-nées, personne n’a eu à se plaindre de la façon dont ils fout manœuvrer leur matériel, bien au contraire, beaucoup de ces personnes ont pris goût à ce genre... tV excursion et y sont revenues souvent.
- Le gonflement complet est maintenu par 120 mètres cubes d’hydrogène pur, qu’on donne en pâture chaque jour à cette grosse boule, dont la déperdition est de 4 0/0 en moyenne, par vingt-quatre heures.
- Depuis vendredi dernier, on fait chaque jour, après dîner, des ascensions de nuit, et le ballon est alors éclairé par un réflecteur électrique, qui permet de suivre de terre toutes ses évolutions dans l’espace.
- Le panorama de Paris et de l’Exposition en particulier est une chose très curieuse à voir, la nuit, à 500 mètres au-dessus du plancher des vaches.
- Le parc Kléber est du reste fort bien éclairé par douze très fortes lampes électriques et par deux cent cinquante autres lampes à incandescence qui permettent d’y voir comme en plein jour. Une machine à vapeur de 25 chevaux sert spécialement à l’éclairage.
- Un excellent orchestre de vingt musiciens charme les oreilles des visiteurs, ou de ceux qui accompagnent les ascensionnistes, et des distractions de tous genres sont éparpillées à droite et à gauche, dans les massifs d’arbres, les corbeilles de fleurs, et les pelouses de verdure.
- LE MUSÉE DE LA RÉVOLUTION
- Un grand nombre de documents, absolument inconnus jusqu’à ce jour, viennent d’enrichir le Musée de la Révolution française. Parmi les pièces qui figurent au nouveau catalogue de ce musée si intéressant, nous remarquons, outre le portefeuille de Diderot, avec des gouaches de Moreau le jeune (collection Moreau-Chaslon), une pendule donnée par Marie-Antoinette à une de ses dames de compagnie (collection Forgeron), et la lettre suivante de La Tour d’Auvergne à Carnot, ministre de la guerre, pour le remercier du sabre d’honneur que lui avait décerné le premier Consul (collection Etienne Charavay).
- 8 Floréal, an VIII.
- Citoyen ministre,
- Je dois placer le seul de mes titres à la distinction glorieuse qu’il a plu au premier Consul de ne m’accorder, dans les impressions beaucoup trop flatteuses que vous lui avez données des qualités que vous avez cru appercevoir en moi. Cette prétention de votre part, qui serait faite pour m’éblouir, m’inspire seulement le désir de la mériter.
- Dans ces sentiments, je supplie le premier consul
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- de m’accorder pour le moment d’au Ire distinction que celle qui me mettrait à portée de justifier sous ses « ieux « le titre honorable du plus ancien des grenadiers de l’armée française, en me permettant de rejoindre mes braves frères d’armes, en cette qualité; telle est mon unique ambition; je m’estimerais heureux que le premier consul l’envisageât d’un œil et de la môme bonté dont il a toujours regardé le dévouement des Français à la cause de la liberté, celui du soldat comme celui du général.
- Salut et respect,
- Le citoyen La Tour d’Auvergne-Corret.
- J’accepte avec une reconnaissance respectueuse le sabre d’honneur qui m’a été accordé par le héros qui a acquis sur tous les Français sensibles à l’honneur et à la gloire les mêmes droits que la patrie, dont les destinées lui sont confiées.
- LES CONGRÈS
- Le Congrès des traditions populaires
- Le congrès des traditions populaires est terminé ; c’est le premier de ce genre qui ait été tenu en France, et il aura, nous voulons l’espérer, des suites durables et fécondes, car c’est dans la tradition populaire qu’est le germe de toute poésie vibrante, et de toute histoire consciente.
- Parmi les manuscrits déposés, il convient de citer ceux de MM. Lelaud : Rapports des Tziganes de VEurope avec les traditions populaires ; %bs-ter : Caractères de l’improvisation populaire. Les improvisations se rapportent à des coutumes traditionnelles. L’improvisation parmi les Basques et les Béarnais ; Krohn : la méthode, Folkloriste ; Henry Carmon : Le Recueil des traditions estoniennes, de M. Jahdle Hurt; Arthur Hermann, Folklore Magyar ; Kartovicz : Folklore polonais ; Emile Blémont : Fonctions sociales et la tradition, remarquable travail de notre confrère, établissant d’une éloquente façon l’influence de la tradition populaire sur l’établissement des démocraties en Europe. Stanislas Preto : Traditions italiennes. Le rôle des animaux et particulièrement des poissons dans la tradition. De Varigny : La survivance des mythes bibliques dans les traditions populaires à Hawaï ; le travail fort remarqué de M. Jean Fleury sur le rôle de l’ancien paganisme slave dans les Chansons populaires de la Russie.
- Parmi les vœux émis par le congrès, signalons le plus pratique. « La commission, constatant avec satisfaction l’existence actuelle de plusieurs musées ethnographiques où le Folklore se trouve spécialement représenté, notamment à Stockholm, Helsing-fors, Christiania, la Haye, Moscou, Paris, exprime le vœu que l’institution des musées d’art populaire le généralise dans tous les pays, que des relations internationales s’établissent à cet effet entre les sociétés traditionnistes et que des catalogues soient rédigés pour être échangés, comparés et centralisés aux divers centres de la culture des traditions populaires. »
- A aussi été adopté le vœu de M. Cordés, demandant que l’on adopte d’une façon générale les classifications delà Folklore Society en donnant moins d’importance au sommaire et en subdivisant l’index alphabétique en incidents, personnages (animaux, etc.), lieux et objets, et qu’au point de vue pratique les tables soient rédigées suivant les méthodes bibliographiques, prenant par exemple pour modèle la Bïbliotheca belgica de Vander Haghen, afin de pouvoir faire les échanges entre les diverses sociétés folkloristes.
- Enfin, le congrès en se séparant a émis le vœu que les congrès internationaux de traditions populaires deviennent fréquents et que le premier à venir se tienne en Angleterre.
- Par les soins du congrès et en son nom, a été donné, à la salle des fêtes de l’hôtel des Sociétés savantes, un concert organisé par M. Jules Tiersot, le musicien bien connu, et M. Certeux, l’actif trésorier de la Société des traditions populaires. Il a eu un très grand succès, et parmi les Chansons étrangères on a surtout applaudi trois chansons Russes chantées par Mlle Daily Rispanen, et parmi les chansons françaises : En passant par la Lorraine, ronde lorraine, chantée par M. Melodia, avec accompagnement d’un chœur, et la Mort du mari, chanson normande, par Mme Montaigne-Marsibert.
- Le banquet du congrès des traditions populaires a été fort animé, très cordial. On a vivement applaudi le discours de M. Zmidgrowski, faisant tous ses vœux pour le relèvement de la « France intégrale » ; celui, fort sympathique, mais non politique, de M. Dragomanoff, délégué 'de la Russie, et puis les chants populaires de M. Tiersot, les chants populaires lillois, dits avec entrain parleur auteur, le célèbre chansonnier lillois, JÆ- Laurent Desrousseaux; un conte russe, fort bien conté par M. Dragomanoff; des poésies italiennes par M. Stanislas Preto, et une chanson anglaise par M. Lelaud, l’hymne national tchèque par Zmidgrowski.
- Le Congrès des aveugles
- Lundi matin, le congrès international pour l’amélioration du sort des aveugles a tenu sa séance i d’ouverture sous la présidence de M. Martin, directeur de l’Institution nationale des jeunes aveugles de Paris. Les vice-présidents étaient MM. le comte de Beaufort et Claveau. Le congrès examinera quelles sont les professions les plus lucratives pour les jeunes aveugles, dans quelle mesure l’enseignement intellectuel peut être donné aux enfants aveugles, selon la profession qu’ils sont aptes à exercer et s’il y a lieu de leur créer des écoles spéciales.
- Le congrès se terminera jeudi prochain par un banquet. Les séances auront lieu chaque jour à deux heures. Dans la matinée, des visites seront faites à Tasile des Frères de Saint-Jean de Dieu, rue Lecourbe, 223; à l’école Braille, rue Monginot, 5, à Saint-Mandé ; à l’hospice des Quinze-Vingts. Un concert sera donné mardi 6 août, à huit heures et demie, par les élèves et professeurs aveugles de l’Institution nationale.
- Le Congrès de l’Alliance française
- A la même heure avait lieu l’ouverture du Congrès de l’Alliance française, association nationale pour la propagation de la langue française dans les colonies et à l’étranger, à l’école des sciences politiques, rue Saint-Guillaume, sous la présidence de M. Colonna Ceccaldi, conseiller d’Etat, ministre plénipotentiaire. Les fonctions de secrétaire étaient remplies par M. Foncin, inspecteur général de l’Université.
- Le programme de ce congrès comprend les questions suivantes : de l’enseignement du français en Indo-Chine et de l’alphabetquoc-ngii; 2° de l’orthographe du français dans l’enseignement colonial ; 8° de 1’enseignement du français en Algérie et en Tunisie; 4° des livres d’enseignement français pour les écoles indigènes.
- Les membres du congrès, répartis par séchons pour l’étude de ces quatre questions, M. Emonnier, directeur de l’Ecole coloniale, a abordé immédiatement l’étude de la première. Après avoir constaté que la population annamite, étant très malléable peut devenir française en trois générations, M. Emonnier signale l’obstacle à renverser, le quoc-ngû, cette langue annamite, hybride, insuffisante, inventée par les missionnaires français, espagnols et portugais, qui, ily a plusieurs siècles, imaginèrent d’écrire avec l’alphabet latin les mots annamites tels qu’ils les entendaient prononcer.
- La journée de mardi sera prise par les travaux des sections ; mercredi, les solutions proposées et les résolutions à prendre seront discutées dans une séance générale de clôture qui sera suivie d’un banquet chez Véfour.
- Le Congrès de Zoologie
- Le congrès international de zoologie s’est réuni lundi au Muséum, sous la présidence de M. Milne-Edwards, de l’Institut. Ont été nommés : vice-présidents; MM. Perrier et Vaillant, professeurs au Muséum d’histoire naturelle; secrétaire général, M. Blanchard, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris ; secrétaires-adjoints, MM. Fil-hol, sous-directeur à l’Ecole pratique des Hautes-études, le baron J. de Guerne et Jullien, ancien présidents de la société zoologique de France.
- Les principales questions qui occupent le congrès sont les suivantes :
- lo Des règles à adopter pour la nomenclature des êtres organisés et de l’adoption d’une langue scientifique internationale (M. le docteur Blanchard, rapporteur) ;
- 2° Détermination dos régions du globe dont la faune est insuffisamment connue et dans lesquelles il y a lieu de faire des recherches (rapporteur, M. le docteur Fischer) ;
- 3° Des services rendus par l’embryologie à la classification des animaux (rapporteur, M. Edm. Perrier) ;
- 40 Des relations qui existent entre la faune actuelle et les faunes fossiles (rapporteur, M, Filhol).
- Le congrès tiendra ses séances l’après-midi jusqu’au 10 août.
- Le Congrès des sciences géographiques
- En ouvrant lundi la session du congrès international des sciences géographiques, M. Ferdinand de Lesseps a prononcé une allocution, où, après avoir rappelé que la Société de géographie de Paris est la plus ancienne de toutes, il a tracé le programme des travaux que devront se partager les divers groupes au nombre de sept.
- M. de Lesseps a terminé en ces termes :
- « Avant de vous inviter à vous rendre dans les locaux affectés aux travaux des groupes, je vous propose, messieurs, d’envoyer à . S. A. I. le grand-duc Constantin, président de l’une des plus anciennes et des plus brillantes sociétés de géographie, les vœux sincères du congrès international des sciences géographiques pour le prompt rétablisse-I ment de sa santé. Nous prions M. le général baron 1
- Kaulbars de vouloir bien transmettre à Son Altesse l’expression de ces vœux. »
- /
- Le Congrès de psychologie physiologique
- Le congrès international de psychologie physiologique s’est ouvert avant-hier dans l’amphithéâtre du laboratoire de physiologie à la Faculté de médecine. La première séance n’a guère été qu’une séance d’organisation.
- M. Ribot a insisté sur le rôle chaque jour plus grand de la physiologie dans les études psychologiques. M. Charles Richet a indiqué les trois grands sujets que le congrès aura à traiter : l’hérédité, les hallucinations, l’hypnotisme. Les travaux commenceront demain ; aujourd’hui on s’est contenté de choisir un bureau définitif et de nommer des présidents d’honneur.
- Voici la composition du bureau : Président, M. Charcot; vice-présidents, MM. Ribot et Magnan ; secrétaire général. M. Ch. Richet; secrétaires particuliers, MM. Gley et Marillier.
- Ont été nommés présidents d’honneur : MM. Del-bœuf (Belgique); Galton et Sidgwick (Grande-Bretagne) ; Ramon Fernandez (Mexique); Wundt (Allemagne) ; Meynert et Benedikt (Autriche) ; Mono et Movielli (Italie) ; Setschenoff (Russie) ; Retzius (Suède)-; Lange (Danemark); W. James, et Riley (Etats-Unis); Hersen et Cari Vogt (Suisse).
- Le Congrès de photographie
- Le congrès de photographie a été ouvert mardi à deux heures, au Trocadéro, sous la présidence de M. Janssen, de l’Institut, assisté de MM. Wolf, de l’Inslitut, et Davanne, vice-président de la Société française de photographie.
- Le principal but que se propose d’atteindre le Congrès est l’uniformité dans le mode de mesure de la longueur locale des objectifs, l’uniformité dans l’indication de l’effet photométrique, dans les dimensions des plaques, l’unité dans le mode de détermination de la sensibilité des préparations photographiques. A ces questions techniques, le comité d’organisation proposera aux membres du congrès l’examen de quelques questions économiques et légales, notamment la question relative aux formalités de douanes pour la circulation des préparations sensibles et celle de la protection de la propriété artistique des œuvres photographiques.
- Le congrès, dans cette première séance, après les allocutions d’ouverture, a résolu la question de l’unité dans les dénominations des procédés photographiques et de la simplification des expressions techniques. Les prochaines séances du congrès se tiendront à la Société de photographie, 76, rue des Petits-Champs. Le 19, au Trocadéro, séance de clôture, suivie d’un banquet.
- Le Congrès de la propriété industrielle
- Le congrès de la propriété industrielle a adopté les deux résolutions suivantes :
- 1° Il est impossible d’établir un critérium qui permette de distinguer les dessins et modèles industriels et les œuvres artistiques ; 2° il n’est pas nécessaire d’avoir deux lois différentes pour les dessins et modèles industriels et pour les œuvres artistiques.
- Cette dernière décision a été prise à l’unanimité des voix.
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- On annonce de Londres qu’il n’y a plus d’or français à la Banque d’Angleterre. Tout le stock a été retiré à destination de Paris. Il est incontestable que l’Exposition universelle laissera après elle une quantité d’or considérable que viendra augmenter le blé vendu à l’étranger car, cette année, la France exportera des céréales au lieu d’en importer. On peut donc envisager l’avenir sans crainte, aussi la Rente française est-elle ferme à 85 07 après 85 15, ce qui est très beau par ce temps de vacances. L’Italien remonte à 03 10, et l’Extérieure à 78 7;16. Les antres fonds étrangers sont sans changements.
- La Banque de France paraît vouloir atteindre 3900. Le Crédit foncier reste aux environs de 1280. Les actions de Chemins de fer progressent lentement, mais sans s’arrêter.
- On affirme que l’Exposition sera prorogée au 80 novembre. La Tour Eiffel est demandée à 885.
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- 2° Une Machine en blanc, de même système, format double raisin, avec arrêt facultatif du cylindre, cylindre de sortie de feuilles, Receveur mécanique, chargeurs mobiles, rouleurs toucheurs commandés, distribution plate et cylindrique ;
- 3° Une Presse à retiration, nouveau modèle, format quadruple raisin, munie de deux Receveurs mécaniques, avec table à encrer cylindrique et table à encrer plate, cylindres de sortie de feuilles, chargeurs mobiles, toucheurs commandés. Elle imprime en retiration avec un seul margeur et en blanc sur chaque cylindre avec un ou avec deux margeurs ;
- 4° Une Active, presse typographique à pédale, machine à cylindre, avec Receveur de feuille mécanique; elle imprime le format coquille. La Presse exposée est construite avec encrage cylindrique ;
- 5° Une Utile, Presse typographique à pédale, système à platine;
- 6° Une Presse lithographique, nouveau modèle perfectionné, pour impression en chromo, format double carré ;
- 7° Une Presse lithographique, même modèle, format grand aigle, avec arrêt facultatif du cylindre, double table à encrer, l’une plate, l’autre cylindrique, chargeurs mobiles, rouleaux toucheurs commandés, nouveau mouilleur breveté Genet, propriété de la maison Marinoni, et mouillage automatique ;
- 8° Une Diligente, nouvelle Machine lithographique pour impression sur zinc en noir ou en couleur, dite avec temps d’arrêt, et arrêt facultatif du cylindre; cette Presse est munie d’un cylindre de sortie de feuilles et d’un Receveur mécanique; elle est disposée également pour la réception à la main ;
- 9° Une Machine Rotative pour illustrations ; cette nouvelle Machine, dont plusieurs du même type fonctionnent déjà en France, en Angleterre et en Italie, peut faire à volonté soit la retiration et une deuxième couleur sur l’un des côtés, soit imprimer avec trois couleurs
- d’un seul côté; l’encrage est perfectionné et très complet. Elle est construite avec décharge continue, Receveur mécanique pour feuilles entières non pliées et plieuses mécaniques ;
- 10° Une Machine Rotative double, c’est-à-dire formée de deux Machines accouplées pouvant fonctionner ensemble ou séparément avec une ou deux bobines de papier. Cette Machine produit à volonté des journaux de 4 pages, des journaux de 6 pages formés de deux parties encartées et des journaux de 8 pages formés également de deux parties séparées de 4 pages, ces deux parties étant réunies et encartées mécaniquement. Cette machine plie mécaniquement avec trois plis les journaux à 4, à 6 et à 8 pages ;
- 11° Une Machine Rotative, nouveau modèle perfectionné, cons-. truite pour imprimer sur deux clichés de chaque page, un journal de petit format, machine ayant une très grande production, avec dispositions rendant toutes les fonctions très rapides et très faciles ;
- 12° Une Machine Rotative, cette Machine est montée à la suite de la machine à papier de MM. Darblay, de même système, construite pour imprimer sur un seul cliché de chaque page un journal de petit format ;
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- 13° Une Machine Rotative, montée dans l’imprimerie spéciale installée par le journal LE FIGARO ;
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- Douze Gitanas et quatre Gitanos, avec leur capitan, leur chef, le roi des Gitanes, viennent d’arriver de Grenade où l’on a été les chercher à grands frais, dans les grottes qu’ils habitent près de l’Alhambra.
- Cette troupe, absolument typique et qu’on n’a jamais vue à Paris, compte les danseurs les plus populaires de l’Andalousie : Chivo, le fameux danseur de la SeguidiUa; Antonio de la Rosa, dit « le Pitchiri », le danseur gitane renommé comme mime comique ; Pépa, la gitana à la danse lascive
- et provocante; Mercédès Cruz, « La Lola » ; Antonia Perez, un type gitane des plus remarquables; Soledad et Mathilda, les deux filles de Chivo, dont l’une, âgée de douze ans, est déjà veuve.
- Les danses gitanes les plus typiques sont : la Panadeiras, ou la danse de joie, la Seguidilla, le Baile del no-vio ou danse du fiancé, le mariage ou la Boda, l’Alléo et enfin le Tango ou danse du ventre.
- ELUs sont, pour la plupart, généralement accompagnées de chants, tandis que l’orchestre primitif deAGita-nos, composé de quelques guitaristes, est soutenu par un claquement de mains d’un effet très original, qu’exécutent les danseurs au repos.
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